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Voiture électrique – “C’est un formidable mirage automobile”

Alors que la crise des carburants bat son plein, François-Xavier Piètri, éditorialiste Economie chez TF1 et Présentateur du « Club de l’Economie » sur LCI et TF1, auteur de « Voiture électrique : Ils sont devenus fous ! », dénonce le mirage de la voiture électrique :

Tout comme le gaz azerbaïdjanais, les vidéos de torture vont bientôt circuler jusqu’en Europe

Simon Abkarian, cinéaste, comédien et metteur en scène, Français d’origine arménienne, dénonce dans une tribune du Figaro les actes de barbarie perpétrés par des soldats azéris sur des soldats arméniens faits prisonniers, atrocités filmées par leurs auteurs avec leurs téléphones portables et diffusées sur internet. L’artiste interpelle Ursula von Der Leyen :

[…] Comment transposer l’horreur? Lorsque les soldats de l’armée régulière azerbaïdjanaise violent, mutilent et démembrent Gayané Abgaryan, la soldate arménienne, ils ne se posent pas la question de la valeur du plan, ni de la lumière, ni du cadre, ni de l’impact de leurs «images». Ils ne se posent aucune question d’ailleurs. Un soldat filme. Il a le soleil dans le dos. Son ombre se projette sur le cadavre couché et mutilé de Gayané. Les bras de la soldate sont entravés dans sa vareuse au-dessus de sa tête. On ne voit pas ses mains. Torse nu, on dirait une prêtresse qui se cambre en brandissant un calice invisible vers d’antiques dieux. Des écritures au feutre noir souillent sa peau blanche. Un caillou est enfoncé dans l’orbite de son œil gauche, sûrement parce qu’il osait les prendre pour cible. L’ombre du «caméraman» s’éloigne, élargit le plan, se promène sur d’autres cadavres. Cette fois ce sont des hommes, des militaires arméniens. Ils sont méconnaissables. C’est un Golgotha. Puis l’homme qui filme revient sur le cadavre de Gayané qu’il semble affectionner. Elle est la «pièce maîtresse» de cette œuvre macabre. Sa peau de marbre irradie ce triste spectacle. Un léger coup de botte fait bouger ses seins dénudés. Dans sa bouche dépasse un doigt qui se termine par un ongle manucuré, rose pâle. Le sien, celui de Gayané. Où sont les autres? Sous la vareuse? Ce doigt manucuré enfoncé dans sa bouche, était-ce celui qui appuyait sur la gâchette de son fusil de précision? Est-ce pour cela qu’ils l’ont coupé? Pour la punir?Gayané était tireuse d’élite. J’éteins la vidéo. Puis je me dis: «Pourquoi ses jambes sont-elles enterrées jusqu’à son vagin?». Je visionne de nouveau la vidéo, et je vois ce que je n’ai pas voulu voir la première fois. Ses jambes ne sont pas enterrées, mais ont été découpées à la hauteur de son bassin. Elles ne sont plus là, ses jambes. Une Vénus de Milo à l’envers, une «œuvre» contre nature. Pourquoi lui couper les jambes? J’essaie de comprendre. Est-ce parce qu’elle repoussait de ses pieds ses agresseurs, qui tentaient de la violer? Je m’imagine la taille de la lame qui mène à l’horrible scène puis je tombe sur le regard éperdu de Gayané et je renonce.

[…] Depuis le Xe siècle, c’est le même scénario qui constitue l’identité nationale des Turco-Azéris: faire souffrir leurs minorités, surtout la plus symbolique d’entre elles, les femmes. Ici pas de paroles ni de texte qui puissent atténuer la violence inouïe qu’a subie le corps de Gayané. Les phrases improvisées tournent autour d’une vingtaine de mots ; la même rhétorique raciste anti-arménienne, enseignée depuis le primaire jusqu’aux grandes écoles. […]

En ce moment même, où vous finalisez les termes de votre deal avec l’Azerbaïdjan, la vidéo en question fait fureur sur les réseaux sociaux de Bakou. Filmer et diffuser est un pas en avant, «un progrès» pour un pays qui s’assume et se vautre dans sa barbarie et son sadisme.

[…] Tout comme le gaz azerbaïdjanais, ces vidéos de l’indicible vont bientôt circuler jusqu’en Europe. Quand vous serrerez de nouveau la main de monsieur Aliyev, votre partenaire «digne de confiance» , avec qui vous riez et plaisantez allègrement, n’oubliez pas que vous signez un pacte avec ce que la dictature a produit de pire et que vous concluez un deal contraire aux aspirations démocratiques de l’Europe. En agissant ainsi, vous étouffez le meurtre de Gayané et tous ceux qui suivront. Vous êtes donc, vous dont le poste exige une probité politique absolue et sans faille, une complice de cette barbarie sans nom. Willy Brandt doit se retourner dans sa tombe. Quel triste naufrage. Je redoute le jour où, de désillusions en désillusions, je ne saurais plus écrire le mot démocratie, et ce sera à cause de gens comme vous.

Malgré leurs uniformes qui sont ceux d’une armée conventionnelle, les soldats azerbaïdjanais se comportent en hordes barbares et prédatrices. Ils rejoignent ainsi le camp de Daech. Souvenez-vous, Madame, des «mises en scène» mortifères où les djihadistes décapitaient, brûlaient, lapidaient des hommes et des femmes sans défense. Jusqu’à ce que les forces kurdes, des femmes notamment, les arrêtent à Kobané. Il y a dans cette vidéo qu’ont «réalisé» ces soldats sans honneur un but, un seul: faire peur. Provoquer chez les Arméniens une sidération. Les faire fuir de leurs terres ancestrales. Les Azerbaïdjanais sont protégés en premier chef par leur état-major. Ils sont le triste écho de leur général en chef, Ilham Aliyev, qui voit les Arméniens comme des chiens qu’il faudrait chasser. Nous ne sommes plus des humains mais des sous-hommes animalisés. Ils sont «couverts» et ils le savent.

Ils savent qu’aucun gouvernement ni aucune instance ne les poursuivra en justice. Ils savent qu’ils sont l’alternative au gaz russe. Sinon pourquoi prendraient-ils le risque de se mettre à dos la très sélective communauté internationale? Comme leurs grands frères turcs négationnistes, ils perpétuent une tradition féminicide, ritualisée et célébrée depuis des siècles. Et ce n’est pas le corps seul de la femme qu’ils veulent posséder puis détruire, mais l’utérus même qui enfante et qui tient en son sein l’histoire du peuple des Arméniens. La matrice: c’est là, dans cette «terre», qu’ils veulent planter leur étendard frappé de la lune étoilée. Les femmes grecques, kurdes, assyriennes, yazidies, alévies et chaldéennes ne le savent que trop bien, Madame. Pour ces hommes à la pensée testiculaire avec qui vous faites affaire, l’acte de bravoure passe par la conquête et la dévastation du corps féminin. Ainsi soumis, possédé, souillé et marqué, il ferait (selon leur délire) perdre à l’ennemi honneur et virilité.

[…] Madame la présidente, pourquoi ne pas condamner «ces courts-métrages» de l’horreur qu’affectionnent les soldats de l’armée régulière azerbaïdjanaise? Pourquoi financer et «coproduire» le «long-métrage» à venir, celui qui racontera la chute définitive du peuple des Arméniens?Comment pouvez-vous accepter un si mauvais scénario? Pourquoi le faites-vous? Pour le gaz azerbaïdjanais? C’est le même que le russe et vous le savez!

L’école de la République : un bien bel amalgame

Un hold-up sémantique selon Anne Coffinier (version texte sous la vidéo) :

Parler d’ « école de la République » est un hold up sémantique. Cette dénomination est certes passée dans les us et coutumes. Nul ne songe plus à la remettre en question. Pourtant, la République n’appartient ni à l’Education nationale ni même à l’Etat. Ce sont les citoyens qui l’incarnent et la font vivre par leurs initiatives. Faire comme si « école publique » et « école de la République » étaient des synonymes est une usurpation d’identité lourde de conséquences. « Mal nommer les objets, c’est ajouter à la misère du monde », écrivait Albert Camus dans Poésie 44. Et dans L’homme révolté, il précisait sa pensée : « La logique du révolté est de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel ». C’est l’impérieux devoir qui nous incombe aujourd’hui pour sauver notre école française. Rien de juste ni de bon ne peut sortir d’un amalgame.

Si l’école publique est l’école de la République, alors quelle sorte d’école peut bien être l’école privée ? Une école hors de la République ? Ce n’est certainement pas du goût du Secrétariat général de l’Enseignement catholique, qui souligne que ses établissements scolaires sont associés par contrat au service public de l’éducation. En particulier depuis le Secrétaire général Malartre, l’Enseignement catholique se démène pour prouver sa loyauté et son obéissance à l’Education nationale. Le SGEC en est même arrivé à organiser, depuis mai 2022, avec force moyens, des formations à la laïcité de 6 jours, que doivent suivre tous ses enseignants et directeurs. Alors qu’on sait que nombre d’écoles n’ont de catholiques que le nom, à quand une formation obligatoire à la catholicité pour tous les directeurs et enseignants de l’Enseignement catholique ? Les priorités de l’Enseignement catholique sont, on le constate, assez claires.

Quant à l’école à la maison et les écoles privées hors contrat, elles ont fait l’objet d’amalgames volontaires et répétés nuisant à leur image, en particulier à l’occasion de l’adoption de la loi séparatisme en août 2021. Choisir l’école à la maison ou l’école hors contrat procéderait de motivations séparatistes : il s’agirait d’un choix de l’entre-soi, trahissant fondamentalement une défiance à l’égard des institutions publiques. Bref, tout choix autre que celui de l’école publique serait anti-républicain. C’est sur cette arnaque intellectuelle que le gouvernement a pu faire adopter la scolarisation obligatoire et l’interdiction de l’école à la maison. Sans le moindre chiffre. Sans le moindre fait.

Quand on voit l’état de l’école publique, on sait bien que la première raison qu’ont les parents de choisir une alternative à cette dernière est de chercher une école…. qui soit une école, un lieu sûr où la transmission des savoirs et savoir-être est organisée de manière sereine et bienveillante.

Notre bon ministre Pap, qui a placé ses enfants dans un établissement privé, ferait-il donc un choix anti-républicain ? Il n’est pas le seul car l’on trouve dans cette Ecole Alsacienne les rejetons de toute la Macronie. On aurait donc des ministres et députés de la République qui placeraient leurs enfants dans un cadre situé « hors de la République » ?

Allons bon ! Tout cela est passablement grotesque et hypocrite. Il est temps de désigner les choses par leur nom. Si le problème, c’est islamisme, il faut le traiter spécifiquement, au lieu de noyer le poisson en jetant le discrédit sur les alternatives à l’Education nationale. C’est d’ailleurs prioritairement dans de certains établissements de l’Education nationale qu’il faudra combattre les menées islamistes prioritairement. Mais il est malhonnête et contre-productif de tenter de jeter l’anathème sur l’école à la maison et les écoles indépendantes en général en instrumentalisant la peur viscérale de l’islamisme qui parcourt la société française.

Non seulement l’école indépendante et l’école à la maison ne sont pas anti-républicaines, mais il est même assez probable, au regard de l’incapacité de l’école publique à se réformer, que ce sont ces formes libres d’instruction, aptes à innover, à faire du sur-mesure et à se remettre rapidement en question, qui seront au cœur des solutions éducatives de demain.

Meurtre de Lola : un condensé de nos maux

Au-delà du caractère barbare de l’assassinat de cette fillette de 12 ans, les détails de l’instruction montrent un condensé des maux subis par notre pays.

La suspecte, Dahbia B, est une immigrée algérienne arrivée légalement en France en 2016 avec un titre de séjour étudiant. Une Obligation de quitter le territoire (OQTF) lui a été délivrée le 21 août 2022 car les services de police ont constaté le défaut de son titre de séjour lors d’un contrôle dans un aéroport. Cela ne l’a pas empêché de rester en France.

La suspecte aurait entraîné la victime jusqu’à l’appartement de sa sœur, vivant dans le même immeuble que l’enfant, lui aurait imposé de se doucher avant de commettre sur elle des atteintes sexuelles et d’autres violences ayant entraîné la mort.

Outre la principale suspecte, un homme âgé de 43 ans a également été mis en examen lundi pour “recel de cadavre”. Suspecté d’avoir hébergé et véhiculé la suspecte et d’avoir aidé à transporter le corps, il a été placé sous contrôle judiciaire et laissé libre.

La presse a évoqué un moment un trafic d’organes. On pourrait y voir aussi un aspect satanique, avec des inscriptions marquées sur le corps de la victime.

Libération s’obstine à taire l’identité des quatre suspects algériens : Dahbia B., Amine K., Friha B. et Rachid N.

Ni Darmanin, ni Dupond-Moretti, ni Emmanuel Macron n’ont réagi. Ce dernier a évoqué la répression de la manifestation du FLN en 1961. N’est pas Aylan qui veut :

Nous avons sous nos yeux la faillite complète d’un gouvernement.

L’Institut pour la Justice organise une manifestation :

La sécularisation de l’universalisme catholique

Laurent Dandrieu a été interrogé dans le dernier numéro de Monde & vie à propos de son nouvel ouvrage Rome ou Babel. Extraits :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Monde et vie ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Lecture perverse dans un collège de l’enseignement catholique

Une mère de famille nous alerte sur un livre donné à étudier en classe de troisième dans un collège privé catholique en Ille et Vilaine : Tout doit disparaitre de Mikael Ollivier. Ce roman paru en 2007 est une chronique sensuelle de l’adolescence, sous couvert de dénonciation de la surconsommation.

Les parents de Hugo partent enseigner pour quatre ans à Mayotte. Seul élève blanc de sa classe, Hugo a du mal à s’adapter. C’est alors qu’il vit une relation sexuelle à 14 ans. Les scènes sont explicites. Et Zaïnaba lui apprend qu’elle attend un enfant… Revenu précipitamment en France, tout le choque et le révolte : les slogans tapageurs, les clients survoltés, les dépenses incessantes. Hugo s’éloigne et rejoint un groupe organisé de « casseurs de pub ».

Lancement de la chaîne Youtube de Claves

A retrouver ici.

L’abbé Alexis Piraux demande “Qu’est ce qu’un homme chrétien ?”

L’abbé Vernier, à travers le parcours Kephas, propose de redécouvrir les vérités fondamentales de la foi :

A voir aussi, le cours de l’abbé Rabany sur “Le pape a-t-il toujours raison ?” :

7 Femen renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

Après 10 ans de procédures, diligentées par Me Jérôme Triomphe, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris vient d’infirmer enfin le non-lieu rendu en faveur des Femen, suite à leur contre-manifestation violente du 12 novembre 2012, provocante et injurieuse, lors de laquelle elles avaient surgi dans la manifestation organisée par plusieurs associations contre le « mariage pour tous ».

La chambre de l’instruction renvoie les 7 Femen devant le tribunal correctionnel de Paris pour être jugées.

Elle reconnaît :

  • L’organisation par les Femen d’une manifestation non déclarée.
  • L’infraction d’organisation d’une manifestation non déclarée commise par les Femen.
  • L’infraction de participation à une manifestation en étant porteur d’une arme. En l’occurrence les Femen étaient porteuses d’extincteurs « susceptibles de présenter un danger pour les personnes », détournant ainsi la destination normale d’un extincteur.
  • L’infraction de violence volontaire.
  • L’infraction d’exhibition sexuelle, constituée par l’association du fait de montrer leurs seins et du port de voiles de religieuses et de porte-jarretelles ainsi qu’à des slogans (« sperme, fuck, ») relevant du domaine sexuel et de la reproduction.

Il faut noter que le Parquet avait été beaucoup plus empressé à faire condamner très rapidement et lourdement ceux qui avaient réagi contre cette agression.

Cette affaire prouve une fois de plus la nécessaire utilité de l’AGRIF qui s’obstine à réclamer justice et qui réussit à l’obtenir en effet à force d’opiniâtreté.

La vie après la mort

Les pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier proposent durant les 30 jours du mois de novembre un programme pour nous préparer à la mort et au jugement, avec une vidéo de formation, un texte de méditation tiré des meilleurs auteurs de la tradition chrétienne et un exercice pratique. S’inscrire en ligne.

Annonce LA VIE APRÈS LA MORT from Fraternité Saint-Vincent-Ferrier on Vimeo.

« Il faut qu’il y ait même des hérésies »

De Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau, suite à l’annonce par lesévêques de Belgique néerlandophone de la mise en place d’une sorte de bénédiction pour les couples homosexuels, engagés dans une relation « stable et fidèle » :

[…] On pourra évidemment penser que nous assistons là à un épisode supplémentaire de la propagande qui se déploie fortement aujourd’hui pour respecter au sein de l’Église, non pas seulement les personnes, mais les unions homosexuelles elles-mêmes. En réalité, cette décision des évêques de Belgique néerlandophone forme l’arbre qui cache une forêt. Des bénédictions de couples homosexuels sont déjà pratiquées depuis plusieurs années par de nombreux prêtres à travers le monde, et notamment en France. Une fois de plus, un texte épiscopal ne fait que légitimer une pratique déjà existante. Toutefois, le militant interrogé par La Croix pointe d’une certaine manière la véritable conséquence d’une telle décision. Quand le journaliste lui demande s’il ne craint pas un rappel à l’ordre de Rome, « par peur du schisme », il répond tranquillement : « De toute manière, tous les ingrédients du schisme sont là… » Sur ce point, on sera bien d’accord avec lui. Mais encore faut-il que les autorités compétentes le disent également. Clairement et publiquement.

Sortir de la confusion

Nous pouvons certes tous aujourd’hui analyser les positions des uns et des autres et donner notre avis. Mais nous autres laïcs, nous ne sommes pas l’Église enseignante mais l’Église enseignée, même si au­jourd’hui, en raison de la tentation démocratique et antihiérarchique qui traverse l’Église, la confusion s’installe entre les deux. Dans sa première épître aux Corinthiens, saint Paul déclare, de manière étonnante : « il faut qu’il y ait même des hérésies ». Allons dans ce sens. Nous demandons donc aujourd’hui la première charité que les autorités légi­times, en l’occurrence le Pape et les évê­ques, sont seules à pouvoir et à devoir nous donner : la charité de la vérité. Et celle-ci passe par une sortie de la confu­sion. Et si cette sortie doit prendre la for­me de la reconnaissance officielle d’un schisme propageant des erreurs contraires à la foi catholique, il faut l’affirmer ouvertement. Non pas pour s’en réjouir ou se croire à l’abri dans une sorte de bonne conscience. Non, il faut que le schisme, aujourd’hui en quelque sorte latent, soit déclaré pour que nous, fidèles de l’Église catholique, nous sachions clairement où se situe la ligne de partage de l’erreur et de la vérité.

Nous autres de « la classe moyenne du Salut »

En septembre 2019, de retour d’un voyage en Afrique, le pape François a abordé ce thème du schisme. Dans un pontificat qui se veut ouvert au dialogue avec tous, il déclarait pourtant : « moi, je n’ai pas peur des schismes ». Soyons honnêtes : il visait un improbable schisme que l’on pourrait qualifier de « conservateur » ou de « traditionaliste ». François ajoutait également dans la même déclaration : « Je prie pour qu’il n’y en ait pas parce qu’il y va de la santé spirituelle de beaucoup de gens. »

Avec tout le respect que l’on doit à la fonction ponti­ficale et au Pape, il semble pourtant que la « santé spirituelle » du peuple chrétien, de ceux qui appartiennent à cette « classe moyenne du salut », selon l’expression de Joseph Malègue, goûtée justement par François, nécessite au contraire de sortir de la confusion, des zones d’ombre, du flou, entretenu ou non volontairement, du manque de clarté. Le Christ nous y invite clairement, en affirmant en saint Matthieu (5, 37) : « que votre parole soit : oui, oui ; non, non. Ce qui est en plus vient du Malin. » Ailleurs, le Christ déclare : « Il n’est pas bon de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » Nous avons plus que jamais besoin de ce pain de la vérité, même si comme la Samaritaine nous sommes prêts à nous contenter des miettes qui tombent.

Un guide officiel pour se soumettre à l’idéologie du genre

Le Haut Conseil à la propagande l’égalité entre les hommes et les femmes (pardon : entre les femmes et les hommes) vient de publier un guide visant à

donner des consignes pour adopter ce que l’on appelle une communication institutionnelle non sexiste, qui concerne plusieurs domaines d’expression (langage, images, composition de groupes…), suivant en cela sa démarche d’intégration de l’égalité dans l’ensemble des outils et politiques publiques.

Il y a des personnes, payées avec nos impôts, qui ont rédigé ce manuel de plus de 70 pages…

Netflix décrypté

Journaliste, Édouard Chanot a travaillé pour Sputnik News à partir de 2016, avant de diriger la rédaction parisienne de 2020 à 2022 et sa censure par l’Union européenne. L’Empire Netflix, l’emprise du divertissement est son premier ouvrage publié dans la collection Désintox, qui est consacrée aux médias.

En deux décennies, Netflix s’est imposé dans l’intimité de 220 millions de personnes à travers le globe, happées par son service de vidéos à la demande (VOD). La firme californienne a créé et imposé un modèle de divertissement, portant un coup redoutable au cinéma. Mais le colosse audiovisuel a-t-il les pieds d’argile ? Management impitoyable, productions idéologiquement biaisées (à fortes doses de propagande LGBT, woke, etc.), monopole remis en cause par Disney et Amazon, dépendance et lassitude du public, Édouard Chanot nous livre son constat critique sur les faiblesses, mais aussi les forces de cet empire du divertissement : jusqu’où étendra-t-il son emprise ?

Nous vivons actuellement un doux optimum, comparable à ceux de l’Empire romain ou du beau Moyen Âge

Olivier Postel-Vinay, qui vient de publier Sapiens et le climat, une histoire bien chahutée, écrit dans Valeurs Actuelles :

Limoges, 30 juin 1282 : les raisins sont mûrs ! Mi-mars 1283, à Colmar : le blé est en fleur ! C’était la fin de l’optimum médiéval, la période de réchauffement qui a vu s’élever les cathédrales. Le vin anglais s’exporte en France, car « il n’est pas inférieur au vin français en douceur », note, en 1120, le moine historien Guillaume de Malmesbury. On fait du vin dans le Sud de la Norvège et on cultive des céréales jusqu’à Trondheim, à 500 kilomètres au nord d’Oslo. Les Vikings exploitent des fermes au Groenland et, en Chine, où s’épanouit la civilisation Song (la plus sophistiquée de la planète), les citronniers remontent jusqu’au nord du fleuve Jaune. Mais voilà : tout optimum a une fin. […]

L’un des problèmes de notre temps est ce que l’historien François Hartog appelle le présentisme. C’est vrai dans tous les domaines, mais particulièrement manifeste à propos du climat. Nous avons le nez sur le guidon du présent, sans chercher à le rapporter aux événements passés, qui devraient pourtant l’éclairer. La terrible sécheresse de l’été dernier ? Elle était moins sévère que celle de 1947. Les récentes vagues de chaleur ? Aux États-Unis, les records des années 1930, lors du Dust Bowl évoqué par Steinbeck dans les Raisins de la colère, n’ont toujours pas été effacés. En France, certains records de la période chaude que notre planète a connue à cette époque tiennent toujours : 41 °C à Chaumont et Vesoul en 1921, près de 45 °C à Bourg-en-Bresse ! Reprenant les annonces de climatologues militants au moindre événement marquant, les médias nous abreuvent de “sans précédent”, un cliché asséné sans examen.

[…] Le “grand optimum” de notre holocène triomphant, qui a présidé à l’invention de l’agriculture au Proche-Orient et en Chine, a connu des périodes pendant lesquelles il faisait manifestement plus chaud que de nos jours, entrecoupés d’épisodes comparables au petit âge glaciaire. De longues sécheresses dévastatrices ont précipité la chute de civilisations entières, depuis Sumer jusqu’aux Mayas, en passant par l’ancien royaume égyptien, les cités de l’Indus, Mycènes, Cnossos et les Hittites. L’avènement d’une période froide et pluvieuse a clairement contribué à la chute de l’Empire romain. Le petit âge glaciaire a favorisé la peste noire, qui a tué en Europe une personne sur trois. Après avoir emporté les temples d’Angkor, il a dévasté l’empire des Ming, permettant aux Mandchous d’imposer leur joug sur la Chine. Ce moment, le milieu du XVIIe siècle, « a vu plus de cas d’effondrement d’États autour du monde qu’aucun âge précédent ou subséquent », écrit l’historien Geoffrey Parker. C’est toute notre histoire qui en réalité peut et doit être revisitée et repensée à la lumière de ce que nous apprenons sur les changements climatiques du passé et leur impact sur l’aventure humaine. Un constat s’impose, une leçon s’en dégage. Le constat : nonobstant les cris d’orfraie qui nous assaillent au quotidien, nous vivons actuellement un doux optimum, comparable à ceux de l’Empire romain ou du beau Moyen Âge. La leçon : notre espèce a fait montre d’une belle faculté d’adaptation, dont on ne voit pas pourquoi, nouvelles technologies aidant, elle ne serait pas à même de faire à nouveau preuve si le réchauffement actuel venait à s’accentuer. […]

Retour en images sur la manifestation pour le maintien de la statue de Saint Michel aux Sables d’Olonne

La manifestation organisée par la mairie des Sables d’Olonne, avec le soutien de Conseil Départemental de Vendée, a rassemblé environs 800 personnes au pieds de la statue de Saint Michel pour la défendre contre son déboulonnage demandée par une sombre association de laïcards. Les manifestants venaient de Vendée et d’ailleurs, catholiques ou non, mais tous avec le désir de défendre les valeurs et l’histoire de France. Les manifestants ne lâcheront pas la statue de sitôt.

La précieuse ridicule

Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, souhaite faire adopter un nouvel uniforme pour les femmes militaires enceintes. L’un de nos lecteurs réagit :

Les personnels féminins militaires enceintes vont-elles bientôt posséder un uniforme dédié à leur grossesse ?

Comment cette idée saugrenue a-t-elle pu surgir dans l’esprit du ministre des Armées. Tout simplement en voyant une aide de camp, de son cabinet, adapter sa tenue de cérémonie à son état de femme enceinte sûrement de plusieurs mois au vu des photos. Cette jeune officière au lieu de porter chemise manche longue, cravate et vareuse boutonnée, elle s’est présentée en chemisette non rentrée dans le pantalon, sans cravate et vareuse ouverte lui donnant l’air plus débraillée que militaire.

Le ministre des Armées voyant le résultat aurait dû surseoir à la mise en œuvre de cette trouvaille inepte, le temps de se concerter avec les chefs d’état-major des différentes armées parce que la tenue militaire c’est l’image des armées et des militaires. Au lieu de cela, le ministre des Armées, garant de la discipline militaire, a autorisé l’accoutrement et en plus a demandé à la commission de la tenue de se pencher sur la question afin d’industrialiser un tel modèle.

Certains pourraient penser que la situation des femmes enceintes ne serait pas prise en compte dans les armées sur le plan vestimentaire et qu’à partir d’un certain nombre de mois, ces dames déambuleraient nues dans les bureaux. Évidemment ce n’est pas le cas, et pour prendre en compte les différentes situations individuelles, il est prévu, par textes réglementaires, que le personnel féminin en état de grossesse peut, sur sa demande, être dispensé du port de l’uniforme à partir du troisième mois de grossesse, par décision du commandement de la formation administrative. Ainsi la femme enceinte dans les armées peut revêtir une tenue dont elle peut adapter le confort en fonction de son état.

L’accord du ministre des Armées pour cette première excentricité dans la tenue militaire interpelle à plus d’un titre :

  • en cet période où le pétrole se fait rare (crise ou grève), le ministre des Armées pourrait appliquer le dicton «on n’a pas de pétrole mais on a des idées» des années 1970 afin de répondre à la sobriété exigé par le gouvernement. Or en l’espèce créer une ou des tenues (tenue de cérémonie, tenue de service courant, treillis) pour 34000 femmes militaires ne serait pas une économie mais au contraire un coût supplémentaire certainement chiffré en millions d’euros ;
  • cette première transgression n’est-elle pas un quitus donné à toutes les revendications proposées par des personnels militaires qui chercheraient à se distinguer avec le risque de porter atteinte l’image impeccable de l’uniforme militaire qui participe à la fascination générée auprès du public. C’est cette rigueur de la tenue militaire qui impose le respect et véhicule l’image de forces armées solides, rigoureuses et fiables. C’est pour cela que les armées françaises ont codifié les règles relatives au port de l’uniforme avec une mise en application soigneusement contrôlée par les chefs de corps («L’uniforme ne doit comporter que des effets réglementaires. Il doit être porté, au complet, avec la plus stricte correction»). Finalement l’uniforme ne peut être porté n’importe comment et dans le cas contraire cela pourrait créer un désamour entre la nation et ses militaires attifés de tenues baroques tout en démotivant les jeunes générations à s’engager dans une institution qui n’est plus rigoureuse ;
  • en créant des tenues militaires adaptées aux femmes enceintes c’est leur retirer le moment de choisir de se mettre dans une tenue confortable et adaptée à leur état de grossesse (actuellement elle peuvent revêtir la tenue civile à leur demande écrite). C’est aussi les rendre corvéables à souhait puisque porteuses d’une tenue de service avec le risque de créer une compétition à celle qui sera le plus longtemps au travail. D’une certaine manière c’est gommer leur état de grossesse ;
  • enfin, le fait que le ministre des Armées ait créé une telle jurisprudence dans le port de la tenue militaire sans avoir eu la prudence de se concerter préalablement avec les chefs militaires, laissent entendre une reprise en main ferme de l’administration civile sur l’institution militaire.

En conclusion, un laisser-aller à première vue minime mais aux conséquences négatives importantes tout cela à la suite de la proposition d’une officière qui se ridiculise toute seule sans l’intervention des personnages de la pièce de Molière (La Grange et Du Croisy) et devenant par là même non «congruente à l’habit».

Chronique des barbares

Le corps d’une adolescente de 12 ans a été découvert recroquevillée dans une boite en plastique vendredi soir dans le 19e arrondissement de Paris. Au moins huit personnes auraient été placées en garde à vue.

Ses parents se sont inquiétés en ne la voyant pas rentrer du collège vendredi après-midi. Ils ont alors signalé sa disparition à la police et ont partagé des photos de leur fille sur Facebook. Les caméras de surveillance de l’immeuble montrent l’adolescente entrer dans le bâtiment, mais elle disparaît ensuite. Une jeune femme inconnue que l’on voit également sur les images de vidéosurveillance a par la suite demandé de l’aide pour déplacer une grosse malle dans une voiture.

La découverte du corps de Lola a eu lieu plus tard dans la soirée. Un sans-abri a contacté la police vers 23 heures, après l’avoir trouvée dans une malle en plastique opaque, dans la cour intérieure de la résidence où vivait la victime. L’adolescente a été retrouvée ligotée et recroquevillée, égorgée.

La jeune femme visible sur les images de vidéosurveillance a été interpellée samedi matin à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) et placée en garde à vue. Trois personnes ont été arrêtées vendredi soir, à proximité du lieu où a été découvert le corps de Lola. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue. Dimanche matin, quatre de ces six gardes à vue étaient toujours en cours. Parmi les suspects : Dahbia B., Amine K., Friha B. et Rachid N., tous nés en Algérie, au moins l’un d’entre eux est en situation irrégulière en France.

L’enquête permet désormais d’établir que l’adolescente est morte asphyxiée. Des “inscriptions” ont été découvertes sur son corps. L’hypothèse d’un crime motivé par un hypothétique trafic d’organe est avancée.

A propos de la condamnation de la France par la CEDH suite à la condamnation d’un outrage public à la pudeur commis dans une église

Analyse de Jean-Luc Thiver-Joly, Docteur en droit privé :

Par un arrêt rendu le 13 octobre 2022 par la CEDH, dans l’affaire Bouton c. France (requête n°22636/19), la France a été sanctionnée pour avoir condamné une FEMEN à une peine d’emprisonnement avec sursis, en répression d’un délit d’outrage public à la pudeur commis dans l’église de la Madeleine à Paris.

Grégor PUPPINCK a écrit dernièrement, dans un article très intéressant, que les arrêts de la CEDH du 25 octobre 2018 et du 13 octobre 2022 de la CEDH, procèdent de deux raisonnements juridiques contradictoires.

Une réflexion s’impose car il semble au contraire, que ces décisions procèdent du même esprit.

Revenons sur l’arrêt rendu le 13 octobre 2022 de la CEDH. Rappelons d’abord que la Cour a considéré que le comportement immoral de la FEMEN était une « performance » parfaitement légitime dans une église, pour les motifs suivants :

  • « Une peine de prison infligée dans le cadre d’un débat politique ou d’intérêt général n’étant compatible avec la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention que dans des circonstances exceptionnelles (diffusion d’un discours de haine ou d’incitation à la violence, etc …), il n’a pas été rapporté que le comportement de la FEMEN requérante ait été injurieux ou haineux, mais que l’action visait à dénoncer la position de l’Église catholique sur l’avortement » ; et que celle-ci « avait pour seul objectif de contribuer au débat public sur les droits des femmes ».
  • « La sanction pénale infligée à la requérante en répression du délit d’exhibition sexuelle n’avait pas pour objet de punir une atteinte à la liberté de conscience et de religion mais la nudité de sa poitrine dans un lieu public. La Cour en déduit que les juridictions internes n’avaient pas, eu égard à l’objet de l’incrimination en cause, à procéder à la mise en balance entre la liberté d’expression revendiquée par la requérante et le droit à la liberté de conscience et de religion protégé par l’article 9 de la Convention ».
  • La Cour a décidé enfin que la sanction était disproportionnée à la gravité des faits en ce que les juridictions françaises se sont « bornées à examiner la question de la nudité de sa poitrine dans un lieu de culte, sans prendre en considération le sens donné à sa performance, ni les explications fournies sur le sens donné à leur nudité par les militantes des Femen ».

Aujourd’hui dans le contexte social de «libéralisation des mœurs», ou plutôt de dégénérescence morale de la société, la notion juridique d’« atteinte à la moralité publique » semble définitivement révolue. De grandes réformes législatives ont contribué à la destruction de cette notion, en particulier l’abrogation de l’article 283 du Code pénal en France. Depuis lors, le juge répressif n’est plus tenu d’examiner si l’infraction est constitutive d’un outrage aux bonnes mœurs. De ce fait notamment, la Cour européenne n’entre en voie de condamnation à l’encontre des auteurs de contenus obscènes, qu’en fonction du seuil de gravité des dommages subis par les victimes (voir article sur la loi Avia). Enfin, le juge de la CEDH définit la mesure de la « gravité » en fonction du seuil de tolérance social, mais également et surtout des valeurs sociales. Ce principe est ostensible à travers le dispositif de l’arrêt du 13 octobre, la CEDH estimant que la sanction des juridictions françaises est disproportionnée à la gravité des faits, en ce que la France n’a pas jugé l’acte de la Femen au regard du but politique et social que celle-ci revendiquait.

Dans l’affaire jugée par la CEDH le 25 octobre 2018 E.S. c. Autriche (requête n°38450/12), rappelons que la CEDH avait condamné une requérante pour dénigrement de doctrines religieuses, lui reprochant d’avoir fait des déclarations insinuant que Mahomet avait des tendances pédophiles.

La CEDH avait estimé que :

  • « Dans le cadre d’une discussion animée, il n’est pas compatible avec l’article 10 de la Convention de faire des déclarations accusatrices sous le couvert de l’expression d’une opinion par ailleurs acceptable et de prétendre que cela rend tolérable ces déclarations qui outrepassent les limites admissibles de la liberté d’expression. »
  • «Que les déclarations de la requérante étaient susceptibles de provoquer une indignation justifiée ; que ces propos n’avaient pas été tenus d’une manière objective contribuant à un débat d’intérêt général (par exemple sur le mariage d’un enfant), mais pouvaient uniquement être compris comme ayant visé à démontrer que Mahomet n’était pas digne d’être vénéré. La Cour souscrit à l’avis des tribunaux nationaux selon lequel Mme S. était certainement consciente que ses déclarations reposaient en partie sur des faits inexacts et de nature à susciter l’indignation d’autrui.

Dans cet arrêt, l’incertitude pesant sur la notion d’« objectivité des propos censés contribuer à un débat général » rend aléatoire l’appréciation exacte de la notion « d’indignation suscitée par le débat ». Le juge est évidemment contraint de définir cette mesure. Mais il le fait au regard du seuil de tolérance social.

Conclusion

On peut par conséquent déduire de ces arrêts de la CEDH du 25 octobre 2018 et du 13 octobre, qu’ils répondent à la même logique, car dans les deux cas le juge européen définit souverainement des limites « admissibles ou tolérables » de la liberté d’expression, en s’attachant à promouvoir les revendications ayant un but politique « légitime », c’est-à-dire en d’autres termes, toutes les actions « politiquement correctes. »

En conséquence, la préservation de notre liberté de culte catholique est menacée puisqu’elle est de moins en moins socialement reconnue.

À nos Rosaires !

Jean-Luc Thiver-Joly Docteur en droit privé

La musique sacrée

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Elizabeth Sombart
  • l’Abbé Guillaume Antoine, Aumônier de la fédération française des petits chanteurs
  • Olivier Bardot, Chef de chœur et fondateur du chœur Stella Maris

Neuvaine à saint Raphaël

Un ami prêtre nous demande de communiquer ceci:

La traditionnelle fête de saint Raphaël aura lieu le lundi 24 octobre. Cet archange nous est connu dans la Bible par le Livre de Tobie, mais aussi par ses apparitions qui nous ont été rapportées par les saints. Depuis Tobie et Sara,  nombreux sont ceux qui ont bénéficié de son aide dans beaucoup de domaines : mariage, santé, voyages, finances, logement, trouver un bon conseiller, le combat spirituel, etc… Nous vous proposons de faire une neuvaine en son honneur du 16 au 24 pour préparer sa fête. Pour recevoir les méditations et les témoignages de cette neuvaine vous pouvez écrire à [email protected]. Tous les jours la neuvaine sera récitée de 20h à 20h30. N’hésitez pas à transmettre le message.

Et la Castille redevint la Maison du Bon Dieu

Dernière actualité des Archives diocésaines de Fréjus-Toulon relative au Séminaire de la Castille :

Nous célébrons en ce 16 octobre 2022, le centenaire de la première rentrée à la Castille du Grand Séminaire de Fréjus qui avait été expulsé de ses locaux historiques en 1906, suite à la loi de séparation.

Pour l’occasion, les Archives diocésaines de Fréjus-Toulon publient les documents principaux (lettres, notes et convention) témoignant du cheminement de Monsieur et Madame Frédéric Aubert dans leur volonté de faire de la Castille une maison de prière, conformément à la volonté implicite de leur fils Charles récemment défunt. Cheminement de foi et d’espérance qui mènera les parents brisés de l’idée d’une Trappe à celle d’un Séminaire diocésain, de Dom Chautard à Monseigneur Guillibert.

Si Frédéric Aubert ne vécut pas assez longtemps pour voir l’aboutissement de cette fondation, nul doute que son épouse resta en pleine communion de coeur et d’esprit avec lui, lorsqu’elle signa avec Mgr Guillibert une convention « morale et spirituelle » supposée perdurer au-delà de la succession des évêques et de l’évolution du cadre juridique de l’oeuvre.

Trop humble pour prétendre égaler en vertu son mari et ses deux enfants disparus, Madame Aubert espérait avec confiance qu’avec l’installation du Grand Séminaire, La Castille redeviendrait la « Maison du Bon Dieu » d’où sortiraient des saints (lettre du 10 septembre 1922).

Les belles figures de l’Histoire : sainte Hélène

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas, pour évoquer sainte Hélène :

 

Le “symbole d’une relation au monde renouvelée”

Paix Liturgique a célébré à sa manière, ce samedi 15 octobre, devant la nonciature apostolique, 14bis avenue du Président-Wilson, de 12h à 12h 30, l’anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, le 11 octobre 1962 :

« Imputer la crise de l’Église à Vatican II, ce serait comme imputer la crise climatique au GIEC », écrit froidement – c’est le cas de le dire en matière de réchauffement ! – l’historien Denis Pelletier dans Le Monde du 11 octobre. Ah, si la crise de l’Église pouvait n’être que de l’ordre de la crise climatique, un réchauffement d’1,1° depuis la fin du XIXe siècle…

Et le théologien de Lyon, Jean-François Chiron, dans Vatican News (Vatican II: retour aux sources et conversion, l’Église en dialogue avec le monde – Vatican News) résume bien le fond du problème : « Le refus de la réforme liturgique apparaît comme le refus du symbole d’une relation au monde renouvelée. » C’est en effet tout le problème de la réforme liturgique qui « inculture », fort maladroitement d’ailleurs, le culte chrétien dans une culture moderne qui s’est édifiée contre le catholicisme. Et tout naturellement, cette liturgie renouvelée gomme, en ce qui concerne le rite de la messe, ce que ce monde moderne ne comprend pas, sa puissance signifiante du sacrifice eucharistique, de l’adoration de la présence réelle du Christ sous les saintes espèces, de la sacralité du sacerdoce hiérarchique, de la transcendance de l’événement que vivent ceux qui y participent. Non moins logiquement, notre refus de la réforme est critique de cette « vision renouvelée » du monde, arbre dont les fruits sont devant nos yeux.

Le trésor de la messe traditionnelle, qu’on a voulu évacuer en suite du Concile, et que des fidèles, des prêtres et quelques évêques ont continué de faire vivre, on tente à nouveau de nous l’arracher. Cela ne se fera pas.

C’est pour le dire que nous prions et veillons devant la porte du représentant du pape, que manifestent les fidèles de Washington et d’autres lieux dans le monde, que prient les fidèles parisiens de Saint-Georges de La Villette, de Saint François Xavier, de N.D. du Travail, avec les fidèles opprimés de Saint-Germain-en-Laye.

Le motu proprio Traditionis custodes à l’épreuve de la rationalité juridique

C’est le titre d’un article du père Réginald-Marie Rivoire, de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, paru dans un recueil intitulé Spiritu ferventes, bouquet d’articles de fond sur des sujets brûlants en hommage à l’abbé Bernard Lucien. Cet article est une étude canonique du motu proprio Traditionis Custodes, de sa lettre d’accompagnement et des réponses de la Congrégation pour le culte divin. Sous l’angle de la rationalité, cette lecture examine le statut juridique de ces documents et souligne comment nombre de principes fondamentaux du droit canonique sont mis à mal par ces nouvelles normes. En voici quelques extraits :

Terres de Mission : L’eschatologie, réponse au djihad ?

Terres de Mission reçoit Michel Bastit, professeur de philosophie, pour parler du récent Congrès thomiste qui s’est tenu à Rome.

Puis, l’essayiste Jean-François Chemain présente son dernier ouvrage sur la Guerre juste (reprise de sa thèse d’histoire du droit).

Enfin, la théologienne Françoise Breynaert propose une piste novatrice d’évangélisation (et, au minimum, de discussion avec les musulmans) : la proposition de l’eschatologie chrétienne, dont le dévoiement est à la source du djihadisme.

Saint-Michel aux Sables d’Olonne

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

En ce 15 octobre 2022, a eu lieu aux Sables d’Olonne (Vendée), une fête en l’honneur du Saint patron des « paras », l’Archange St Michel.

Et ce fut également l’occasion de défendre la statue St Michel, située place St Michel, devant l’église St Michel, que la tristement célèbre association d’athées extrémistes, des « Libres penseurs », proche de la franc-maçonnerie, souhaite faire retirer. Ladite statue se trouvant sur le domaine public, la justice, toujours aussi peu clairvoyante, a donné raison aux Khmers athées.

Mais c’était sans compter sur la population, les anciens paras, et les élus. M. Retailleau s’était fait excuser mais avait appelé à venir manifester, et M. de Villiers était représenté. La fronde qui s’oppose au déboulonnage de St Michel, est menée par le maire actuel de la ville des Sables, M. Yannick MOREAU (ex-UMP / LR).

Sous un ciel gris, plusieurs centaines de personnes, emmenées par l’amical des anciens paras, ont marché du jardin de la Liberté, vers la place St Michel. Là, un hommage a été rendu au Saint patron des paras. Monsieur le Maire a prononcé un très beau et profond discours visant à défendre la statue, et les principes qu’elle représente. Principes laïcs, mais aussi religieux. M. Moreau a ainsi rappelé dans son discours que : « si la République est laïque, la France, elle, est chrétienne ». Ce qui lui a valu un tonnerre d’applaudissements. Tout en évoquant que St Michel avait également une dimension qui allait au-delà de la foi pour les paras, qui, indépendamment de leur croyance, se réunissaient autour de leur Saint Patron, exemple de courage et d’abnégation militaire.

Il s’est également interrogé sur la suite des demandes des « libres penseurs » : devrons-nous déchristianiser le nom des communes ? Retirer de tout le domaine public le moindre signe à connotation religieuse, ce qui reviendrait à effacer un pan de notre histoire ? Les églises elles-mêmes sont-elles condamnées à disparaître au nom de la neutralité laïque ? Les vacances calées sur des fêtes religieuses également ? Et que dire de Noël, qui comme on le voit dans certaines de nos villes dirigées par les écologistes, se transforme en une pseudo-fête sans âme et sans sens !? Et la ville des Sables, comme de nombreuses autres, doit-elle disparaitre au prétexte qu’à l’origine se sont des moines qui ont asséché les marais et permis l’émergence de la citée ?

A n’en pas douter, M. Moreau a placé le débat sur le fond. Il a évoqué, à travers l’exemple des Sables d’Olonne, un mal bien plus profond qui traverse notre société et qui la mène à une forme de suicide, oubliant son histoire, ses racines, ses croyances. Si la statue de St Michel des Sables se trouve sur cette place « que » depuis 2017, elle est présente depuis 87 ans dans la commune, ayant trôné durant des dizaines d’années au milieu de la cour de l’école St Michel. Cette statue fait partie de la citée. Tout comme le blason de la ville se voit orné de la très Sainte Vierge vers laquelle se sont tournées des générations de marins pêcheurs, la statue a inspiré des générations de Sablais.

M. Moreau a fait l’annonce que tous attendaient ; à savoir que la statue de St Michel terrassant le Dragon ne quitterait pas cette place !

Enfin, M. le Maire a conclu son discours par un « Vive St Michel, Vive les Sables d’Olonne, et surtout, Vive la France ! ».

Si comme le démontrent certains sondages, la France se déchristianise, tout n’est pas perdu, loin de là. Dans l’adversité ou lorsque l’on touche de façon trop flagrante à son histoire, une partie des Français, les plus courageux, les gardiens, les plus au fait de la valeur de la tradition à transmettre, se lèvent. Et un jour, ces veilleurs, ces lumières dans le noir, guideront les âmes errantes, perdues d’avoir suivi sans discernement ceux que le porteur de lumière a attirés à lui. L’Archange St Michel, jadis son frère d’armes, lui inspire la plus grade crainte, à lui comme à ses serviteurs de la « libre pensée ».

Abbé Raffray : que les chrétiens n’aient pas peur d’être des signes de contradiction

L’abbé Matthieu Raffray (IBP) est interrogé sur Livre noir : euthanasie, saccage des églises, place du catholicisme aujourd’hui en France, le phénomène des prêtres sur Tiktok…

Dix-neuvième dimanche après la Pentecôte

Introït : Salus populi

Les chants du propre de la messe du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte sont tous tirés des psaumes, à l’exception cette fois de l’Introït, qui est d’ailleurs assez exceptionnel.
C’est le seul Introït de tous les dimanches de l’année dont le texte ne soit pas strictement scripturaire, bien qu’on trouve des textes voisins en de nombreux passages de la Sainte Écriture.  Ensuite, c’est un des rares Introïts (il n’y en a que deux ou trois) où c’est Dieu qui parle ; la plupart des autres étant des prières que nous adressons au Seigneur ou des affirmations de notre adoration ou de notre confiance.

Salus populi ego sum, dicit Dominus : de quacumque tribulatione clamaverint ad me, exaudiam eos : et ero illorum Dominus in perpetuum.
Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur. De quelque détresse qu’ils crient vers Moi, je les exaucerai, et Je serai pour eux le Seigneur à jamais.

On voit que Dieu parle ici en des termes très consolants et très encourageants pour le peuple élu et à travers lui pour nous tous qui en sommes les héritiers, nous incitant à une prière confiante, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser. En ces derniers dimanches de l’année liturgique, marqués par l’approche de la fin du monde qui sera un temps d’épreuves (nous nous en apercevons déjà), Il nous invite à la patience et à la persévérance finale. La mélodie de cet Introït est très douce. Le Seigneur nous parle ici avec la tendresse d’un père pour ses enfants. Cependant la deuxième phrase, très affirmative, a davantage de mouvement avec trois cadences qui se répètent pleines d’assurance. On retrouve la douceur dans la dernière phrase avec la calme descente de Dominus et la belle montée contemplative de in perpetuum. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 77, dans lequel le psalmiste raconte au peuple d’Israël toutes les merveilles que le Seigneur a accomplies en sa faveur, malgré ses infidélités :

Attendite popule meus legem meam : inclinate aurem vestram in verba oris mei.
Mon peuple, soyez attentif à mon enseignement, Tendez l’oreille aux paroles de ma bouche.

Graduel : Dirigatur

Le texte du Graduel du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 140, prière suppliante de David entouré d’ennemis et levant les mains vers le ciel pour supplier le Seigneur.

Dirigatur oratio mea sicut incensum in conspectu tuo, Domine.
Elevatio manuum mearum sacrificium vespertinum.
Que ma prière monte comme l’encens en votre présence, Seigneur, et que mes mains de lèvent comme un sacrifice du soir.

Le sacrifice du soir chez les hébreux était précisément le sacrifice de l’encens, dont la fumée s’élevant vers le ciel est une belle image de notre prière montant vers Dieu. Comme David et comme le prêtre à l’autel, nous pouvons répéter ces paroles exprimant l’intensité des demandes que nous adressons à Dieu. La mélodie très expressive évoque bien cette prière qui monte vers Dieu comme la fumée de l’encens, par une grande montée progressive culminant sur l’accent du mot incensum planant dans les hauteurs, puis elle redescend calmement s’abaissant en une profonde adoration sur le mot Domine. La deuxième partie comprend encore deux grandes montées à l’aigu souples et élégantes, puis la dernière phrase évoque le sacrifice du soir de façon plus grave et paisible quoique suppliante.

Alléluia : Confitemini

Nous retrouvons dans l’Alléluia du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte le premier verset d’un psaume, comme pour presque tous les Alléluias de ce temps liturgique avec quelques exceptions comme celui de dimanche dernier. Et nous retrouvons également comme pour la plupart de ces Alléluias un chant de louange et d’acclamation au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance. C’est ici le début du psaume 104, grand cantique d’action de grâces, reprenant tous les bienfaits dont le Seigneur a comblé son peuple tout au long de son histoire.

Confitemini Domino, et invocate nomen ejus : annuntiate inter gentes opera ejus.
Célébrez le Seigneur et louez son nom, Annoncez ses œuvres parmi les nations.

La mélodie de l’Alléluia courte et ramassée se termine par une grande montée à l’aigu très enthousiaste. Le verset léger, joyeux et plein d’allant se conclut également par cette finale.

Offertoire : Si ambulavero

Le texte de l’Offertoire du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 137, chant d’action de grâces de David, exprimant sa reconnaissance au Seigneur qui l’a toujours protégé.

Si ambulavero in medio tribulationis, vivificabis me, Domine : et super iram inimicorum meorum extendes manum tuam, et salvum me fecit dextera tua.
Même si je m’avance au milieu des dangers, vous me gardez en vie, Seigneur. Vous étendez la main au-dessus de mes ennemis en fureur et votre droite me sauve.

C’est une prière magnifique, pleine de reconnaissance et de confiance, avec la belle image de la main du Seigneur étendue au-dessus de nous pour nous protéger. Nous l’invoquons en cette fin d’année liturgique, tournée vers la fin des temps, pour nous préparer à affronter le jugement dernier. La mélodie très développée est d’un bout à l’autre très affirmative et pleine d’assurance. On retrouve à la troisième phrase sur les mots extendes manum tuam une mélodie de l’Offertoire Angelus Domini du dimanche de Quasimodo. Elle décrivait alors l’ange du Seigneur descendant du ciel pour annoncer la Résurrection ; ses belles courbes très élégantes évoquent maintenant la protection qui nous vient aussi du ciel. Enfin on remarquera pour finir les longues tenues répétées représentant la droite du Seigneur étendue au-dessus de nous.

Communion : Tu mandasti

L’antienne de Communion du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte, comme celle des deux dimanches suivants, est tirée du psaume 118, souvent utilisé dans la liturgie et particulièrement à cette période de l’année. C’était déjà celui de l’Introït du dix-septième dimanche, il y a deux semaines. On sait qu’il est le plus long du psautier, entièrement consacré à une méditation prolongée sur la loi de Dieu, sa volonté et le bonheur que l’on éprouve à s’y soumettre. Cette loi divine y est désignée par une dizaine de substantifs, à peu près synonymes, qui reviennent presque sans exception dans chacun des 176 versets du psaume, et que l’on peut traduire par loi, enseignement, commandement, ordonnance, précepte, etc. L’antienne d’aujourd’hui est prise dans les premiers versets du psaume :

Tu mandasti mandata tua custodiri nimis : utinam dirigantur viæ meæ, ad custodiendas justificationes tuas.
Vous avez commandé d’observer totalement vos commandements. Faites que mes voies soient dirigées vers l’observation de vos préceptes.

En ces jours où nous méditons sur la fin des temps, ou tout au moins sur la fin de notre vie, qui approche, quel que soit notre âge, nous prions pour que notre conduite demeure jusqu’au bout fidèle à la volonté divine. La mélodie de cette antienne est simple et légère, pleine de délicatesse avec des accents bien soulignés. Elle se fait plus suppliante dans la deuxième phrase, se terminant par un balancement répété autour des mêmes notes qui reviennent avec une insistance de plus en plus marquée.

Manifestation aux Sables d’Olonnes pour conserver la statue de Saint-Michel

Emmenée par le maire des Sables d’Olonnes, Yannick Moreau, la manifestation a réuni plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles de nombreux élus et des anciens parachutistes.

 

 

 

La Valse de l’adieu pour redécouvrir la France du début du XIXe siècle

Dans son nouveau roman La Valse de l’adieu, Philippe de Villiers nous offre une plongée dans la France post-révolutionnaire, de l’Empire à la Monarchie de Juillet. L’histoire, que l’auteur affirme être réelle, commence le 8 août 1808. Sur la route qui le mène à la nouvelle ville de La Roche-sur-Yon, l’Empereur s’arrête aux Quatre-Chemins de L’Oie. Il passe en revue les Vendéens, ce peuple qu’il a qualifié de géants, lesquels n’ont pas été loin de faire échouer la grande Révolution (dite française). À chacun, il pose la question :

  • Que faisiez-vous pendant la Grand’Guerre ?

  • Sire, j’étais neutre, lui répond le maire Jean Rogronille, qui est aussi un luthier réputé.

L’Empereur le foudroie :

  • Vous n’étiez qu’un jean-foutre !

Jean Rogronille, qui a caché son passé pour faire oublier son engagement dans la chouannerie, se trouve emporté par l’Histoire. Contraint de s’engager dans la Grande Armée, il participe à la retraite de Russie, pendant laquelle il est fait prisonnier. Il rencontre Frédéric Chopin. Il participe aussi à la tentative de soulèvement orchestrée par la duchesse de Berry en 1832. Avec ce roman, Philippe de Villiers nous fait redécouvrir l’histoire, en nous immergeant dans le quotidien de l’époque, allant jusqu’à utiliser le patois vendéen. Néanmoins, cela ne l’empêche pas de distiller aussi quelques réflexions politiques bienvenues, comme celle-ci :

La liberté sans frein du Code civil – le droit d’user et d’abuser de sa propriété – doit être dénoncée au nom du principe supérieur, cher à saint Thomas : la propriété ne se justifie que si elle a une fonction sociale. La parole de l’Eglise peut sauver la société. Elle est signe de contradiction pour les libéraux et les forces de l’argent. Le libéralisme est une maladie de l’âme. Le catholicisme sera social ou ne sera plus…

 

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