La Cour européenne des droits de l’homme refuse de s’interroger sur la place des personnes trisomiques dans le paysage publicitaire français
Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :
La Cour Européenne des droits de l’homme (CEDH) vient de rendre sa décision dans l’affaire qui opposait la Fondation Jérôme Lejeune ainsi qu’Inès (porteuse d’une trisomie 21), à l’État français.
Rappel des faits : en mars 2014 à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune, en partenariat avec l’association italienne Coordown, coproduisait la vidéo « Chère future maman ». 15 personnes porteuses d’une trisomie 21, originaires de différents pays européens, s’adressaient à une femme enceinte d’un enfant porteur de ce handicap, afin de la rassurer sur son avenir. Elles exprimaient chacune dans leur langue, en des termes émouvants, le fait qu’elles puissent être heureuses malgré ce handicap.
Quelques semaines après son passage sur des chaînes de la télévision française (M6, Canal+ et D8), le CSA (aujourd’hui ARCOM) censurait le clip en interdisant sa diffusion dans un cadre publicitaire, au motif qu’il
« ne peut pas […] être regardé comme un message d’intérêt général […] puisqu’en s’adressant à une future mère, sa finalité peut paraitre ambigüe et ne pas susciter une adhésion spontanée et consensuelle.»
La Fondation Jérôme Lejeune choisissait alors de contester la décision du CSA devant le Conseil d’État. Son recours ayant été rejeté, elle déposait une requête devant la CEDH, afin que la discrimination et l’atteinte à la liberté d’expression des personnes trisomiques soient condamnées. En septembre 2021, la CEDH acceptait d’examiner cette affaire.
Aujourd’hui, jeudi 1er septembre 2022, la CEDH a déclaré irrecevables les requêtes de la Fondation Jérôme Lejeune et d’Inès, estimant que les requérants ne pouvaient pas être considérés comme « victimes », au sens de la Convention européenne des droits de l’homme. Ainsi, la Cour refuse de statuer sur la discrimination et la violation de la liberté d’expression des personnes trisomiques. La voix d’Inès n’a donc pas été écoutée.
Il en résulte que cette vidéo demeure interdite de diffusion dans un cadre publicitaire et qu’elle ne pourrait être diffusée qu’au sein d’une émission « encadrée et contextualisée », que le téléspectateur choisit de regarder. Selon le CSA, le téléspectateur ne doit pas être confronté au bonheur des personnes trisomiques, sous prétexte qu’il puisse « troubler la conscience » de certains.
Cette vidéo a été diffusée dans 9 pays, sur de grandes chaînes nationales et très appréciée par la presse internationale. Elle a également été présentée à l’ONU le 21 mars 2014, et a reçu plusieurs Lions d’Or au festival international de la Créativité. Aucune autorité administrative étrangère ne l’a censurée. Pourtant, la Fondation Jérôme Lejeune rappelle que seules deux plaintes ont entrainé la censure de cette vidéo, visualisée plus de 8 millions de fois sur Youtube.
En permettant une différence de traitement des personnes trisomiques, la France fait figure d’exception, ce que la CEDH semble cautionner en refusant de statuer au fond. La Fondation Jérôme Lejeune invite le CSA à revenir sur sa décision afin de mettre fin à cette discrimination, et ce d’autant plus que le contexte actuel favorise largement l’inclusion des personnes trisomiques.
Plaidoirie pour la paternité
Les éditions Artege ont publié un ouvrage sur la paternité, Nous, pères, qui sommes sur terre, qui regroupe 12 témoignages de pères de famille. Ceux-ci font part de leur expérience et de leurs épreuves : stérilité, deuil, handicap, addiction, violence, absence… Tous révèlent le vrai sens de leur paternité : ce don que l’on reçoit d’en haut, et qui se vit, jour après jour, sur terre. Les auteurs de ce livre ont décidé de reverser leurs droits d’auteurs à l’association La Tilma, maison qui héberge des femmes enceintes en difficulté, le plus souvent… parce que le père est parti. Extrait :

La Russie ne lâchera pas la Crimée
Katya Kopylova, diplomate et juriste russe francophone, a accordé à Livre Noir 2h d’entretien à Yalta en Crimée. L’occasion de tout aborder y compris les questions délicates. Cette diplomate connaît bien la France puisqu’elle a travaillé au sein de l’ambassade russe à Paris pendant plusieurs années. Elle est aujourd’hui rentrée à Moscou. Risque nucléaire, annexion ou rattachement de la Crimée à la Russie, Poutine malade ou pas, crimes de guerre, etc. Un peu long mais intéressant :
Comment la police fausse les chiffres des contrôles
Linda Kebbab, policière et déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police-FO, révèle :
« Sans gêne, on nous demande de fausser les chiffres des contrôles de police. Choquant, indigne, nous méritons mieux que de faire le sale boulot de vos statistiques mensongères. »
#RodeosUrbains : Sans gêne, on nous demande de fausser les chiffres des contrôles de police.
Choquant, indigne, nous méritons mieux que de faire le sale boulot de vos statistiques mensongers. ⬇️ https://t.co/03UiTlm3pp— Linda Kebbab (@LindaKebbab) August 31, 2022
L’instruction demande d’assimiler tout contrôle routier à la lutte contre les rodéos :

Caricature humiliante : Sandrine Rousseau devrait-elle cesser de parler ?
Sandrine Rousseau, député Europe Écologie-Les Verts, a déclaré mercredi 31 août sur le plateau de Quotidien, qu’il y avait des limites à la caricature à ne pas franchir car « c’est très humiliant pour les personnes discriminées dans la société » d’être caricaturées. D’après celle qui se décrit comme écoféministe, « on peut très bien rire sans être humiliant » et « sans susciter derrière des raids [numériques] d’autres personnes ».
Sur Twitter, elle est ridiculisée par un compte parodique nommé Sardine Ruisseau. Le problème c’est que l’originale est parfois plus hilarante que la parodie. A tel point que parfois, on en vient à confondre les deux comptes :

Alors : pour cesser de s’humilier, Sandrine Rousseau doit-elle se taire ?
Seul un évêque de France sur cinq s’est risqué à signer un décret d’application de Traditionis Custodes
De Côme de Prévigny dans Renaissance catholique, à propos de l’application de Traditionis Custodes en France :
[…] Compte tenu du poids du traditionalisme en France, les évêques n’ont pour l’heure rien organisé dans la précipitation et seules une vingtaine de messes ont été supprimées, généralement en raison de déplacements de desservants. Alors que 20 % des prêtres sont ordonnés dans notre pays pour célébrer l’ancien missel, que les mouvements de jeunesse qui y sont attachés sont les plus féconds en termes de vocations et d’engagement, il aurait été périlleux de procéder à une liquidation de cette mouvance, sans parler du poids financier qu’elle représente pour des diocèses à l’équilibre économique incertain. D’ailleurs, malgré les signaux hostiles venus de Rome et les intempéries exceptionnelles, l’édition 2022 du pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, organisé par l’association Notre-Dame-de-Chrétienté, fut l’une des plus marquantes puisque 15 000 marcheurs ont sillonné les routes de Beauce, preuve du décalage qui se creuse entre les directives romaines qui voudraient supprimer le rite ancien et toute une jeunesse qui semble au contraire y aspirer.
Aussi, seul un évêque de France sur cinq s’est risqué à signer un décret d’application de Traditionis Custodes tandis que la moitié d’entre eux l’ont fait dans la foulée de la publication du Motu Proprio, dans le but essentiel d’apaiser tous ceux qui, au-delà des attachements liturgiques, avaient été contristés par le texte pontifical et désarçonnés par la résurgence de cette guerre fratricide. Les évêques de diocèses importants, comme Lille, Bordeaux, Lyon, Versailles, Bayonne, Nanterre ont immédiatement signé des textes manifestant leur sollicitude à l’égard de tous les fidèles attachés à la messe traditionnelle. « Sachant les inquiétudes que suscite le motu proprio chez certains d’entre vous, je veux exprimer mon désir de poursuivre un dialogue que mes prédécesseurs ont initié avec tous ceux d’entre vous qui cherchaient à œuvrer pour l’unité de l’Église et la paix entre catholiques », écrivait par exemple Mgr Jean-Paul James.
Sans doute l’épiscopat a-t-il été rassuré par l’audience que François a accordé à ses représentants, le 10 septembre 2021. À ceux qui requéraient de pouvoir agir en fonction du contexte particulier de leur pays, le pape a répondu favorablement. À l’archevêque de Paris qui lui demandait s’il pouvait maintenir des paroisses birituelles, le pontife romain a également donné son accord. Toutefois, cet équilibre ne doit pas masquer les crispations locales. Dans bien des villes, le succès de la messe traditionnelle a contribué à clairsemer la fréquentation des autres églises, au grand dam de leurs responsables. Et lors de la réunion des évêques de la province de Lyon, les membres réunis se sont retrouvés pour imposer, dans les lieux de culte où est célébré l’ancien rite, une messe nouvelle un dimanche par mois, comme principal moyen d’application du Motu Proprio. Si la mesure n’a pas encore été trop pratiquée, elle témoigne de l’état d’esprit des autorités ecclésiastiques qui se retrouvent finalement à l’unisson du pape pour ramener à terme toutes les brebis vers le bercail du Concile.
Avant de devenir archevêque de Toulouse, Mgr Guy de Kérimel était encore il y a peu à la tête du diocèse de Grenoble et, de ce fait, membre de la province de Lyon. Il est le premier, depuis Traditionis custodes, à avoir mis en pratique l’alternance (une fois par mois) des messes selon le nouveau missel et selon l’ancien pour forcer les fidèles à s’acclimater aux réformes. Il est également l’un des très rares évêques de France à avoir édicté une ordonnance par laquelle il restreignait la célébration du missel tridentin, comme l’ont également fait l’archevêque de Strasbourg, l’évêque du Mans, ou encore l’évêque de Saint-Denis de la Réunion qui l’a purement et simplement supprimée.
L’archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, fut pionnier en la matière puisqu’il avait dénoncé le contrat le liant à la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre avant même la publication du Motu Proprio. S’en est suivi un mouvement de contestation très marqué qui, comme à Grenoble, témoignait de l’exaspération des fidèles tributaires de cette décision. Il leur était demandé de retrouver une unité à travers le nouveau rite qui, précisément, propose des formes d’une variété inouïe tant son application est large et peu contrôlée. Néanmoins, la décision la plus symbolique prise par un évêque, car elle touche le principal diocèse de France, est celle qu’a prise Mgr Michel Aupetit le 8 septembre 2021, en supprimant la moitié des lieux de culte où était célébrée la messe traditionnelle dans la capitale. Seules Sainte-Odile, Saint-Eugène, Saint-Roch, Sainte-Jeanne-de-Chantal et Notre-Dame-du-Lys peuvent encore entendre s’élever les saints mystères au sein de l’archidiocèse de Paris. Et l’on se demande bien quel signal sera attendu pour poursuivre cet élagage afin de pouvoir concrétiser le souhait ultime du pape consistant à faire revenir tous les fidèles vers la réforme.
Car c’est bien de Rome qu’est venu le coup le plus incisif qui semble constituer une menace à l’endroit de tous les évêques si peu réactifs. En interdisant à l’évêque de Fréjus-Toulon de procéder aux ordinations annuelles quelques jours avant qu’elles ne se tiennent, les autorités romaines ont souhaité, par la voix du cardinal Ouellet, sanctionner la trop grande part accordée par Mgr Dominique Rey aux tenants de l’ancien rite. Tout en faisant mine d’accorder des exceptions au Motu Proprio, le pape et les dicastères semblent décidés à exercer une réelle pression sur le monde traditionnel qui risque d’avoir à subir les visites canoniques les plus impromptues dans les années qui viennent.
Ces points de crispation constituent quelques tests. Car nombreux sont les évêques qui épient d’un côté le bâton romain et de l’autre les remous qui s’emparent des prêtres et des fidèles décidés à ne rien abandonner. Devant ce dilemme, la plupart tentent de passer le plus inaperçu possible et de ne pas rallumer des mèches liturgiques qui risquent de s’enflammer aux quatre coins du pays. Sans doute est-ce la raison du peu d’empressement sur le sujet qui s’observe dans les diocèses.
Toutefois, la principale conséquence de ce statu quo est la fin de l’essor de la messe traditionnelle au sein des diocèses. Sans doute Mgr Bernard Ginoux avait-il mesuré cet aspect puisqu’il avait érigé in extremis une paroisse personnelle dans son diocèse, dans le quartier de Gasseras à Montauban, juste avant la publication du Motu Proprio. Quelques jours plus tard, cette possibilité ne lui aurait plus été permise. De même, le risque est fort de vivre dans les prochaines années une forme de réduction progressive des effectifs par un non-renouvellement des desservants, par les départs en retraite, tous les arguments étant bons pour ne pas prolonger, ici ou là, l’expérience de la tradition.
Cette décision aura cependant le mérite de clarifier les principes et de ragaillardir les volontés. Le combat pour la défense de la messe traditionnelle commençait à s’éloigner dans le temps, son accès tendait à se banaliser et le choix en sa faveur pouvait, en bien des occasions, s’apparenter à une préférence esthétique, une option parmi d’autres. Le pape a bien insisté pour affirmer que « les livres liturgiques promulgués par les saints pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du concile Vatican II, [étaient] l’unique expression de la lex orandi du rite romain ». Or une telle sentence ne peut que laisser grandir l’idée que l’ancien rite, dans la mesure où il est si drastiquement limité, ne saurait véhiculer la même foi. Dans le même temps, les œuvres traditionnelles ne cessent de se fortifier. La plus ancienne et la plus importante, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a d’ailleurs vu ses lieux de culte progresser en effectifs de façon significative au cours des dernières années, à la faveur des confinements et des décisions romaines. […]”
La crise d’approvisionnement électrique en France n’est en aucun cas due à la guerre en Ukraine
Fabien Bouglé, auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les énergies renouvelables de l’Assemblée nationale, est interrogé dans Le Figaro à propos duConseil de défense consacré à l’approvisionnement en gaz et en électricité de la France. Extraits :
[…] Notre pays avant cette crise énergétique était un des leaders mondiaux en production et en exportation d’électricité. Le fait que le président de la République réunisse simplement maintenant un Conseil de défense sur le sujet montre que nos gouvernants subissent la crise et ne l’ont pas du tout anticipée alors que de nombreux acteurs avaient alerté depuis bien longtemps les pouvoirs publics sur la mauvaise stratégie consistant à sortir du nucléaire. Il y a encore seulement quatre ans le président Macron fermait Fessenheim une centrale nucléaire dans la fleur de l’âge qui avait été entièrement modernisée et actait la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035.
Cette réunion de vendredi est plutôt l’expression d’un constat d’échec de 20 ans de politique énergétique française qui n’a eu de cesse de se calquer sur l’Energiwende allemand en multipliant les énergies renouvelables éoliennes et panneaux solaires et en délaissant notre patrimoine nucléaire. Et nous en payons aujourd’hui le prix. Si Emmanuel Macron entame avec ce conseil de Défense une véritable «disruption énergétique» à la française au lieu de s’enferrer dans le modèle de nos voisins allemand qui est un échec retentissant alors là oui cette rencontre au sommet aura du sens. Mais il est à craindre qu’il n’aboutisse in fine qu’à des mesurettes sparadrap dans une logique de communication politique.
Le gouvernement explique la crise énergétique par la seule guerre en Ukraine. Jean-Bernard Levy, patron d’EDF, estime-lui que c’est avant tout la loi de fermeture des 14 réacteurs nucléaires, toujours en vigueur, qui a affaibli notre pays. Qui dit vrai ?
Il faut être clair: la crise d’approvisionnement électrique en France n’est en aucun cas due à la guerre en Ukraine. Malheureusement l’idéologie antinucléaire et pro-renouvelable est prédominante dans les sphères du pouvoir et a contaminé un grand nombre de représentants de l’État profond impliqués dans la politique énergétique. Cela signifie que même si le Président Macron a eu conscience de l’erreur stratégique de la sortie du nucléaire en envisageant une volte-face remarquée sur le sujet d’abord dans son plan d’investissement 2030 en octobre 2021 puis lors des annonces de Belfort en février 2022, la loi prévoyant la fermeture de 14 centrales nucléaires a fait un mal considérable à la filière électrique française et à EDF. Les Français et les entreprises françaises vont payer, dans les prochains mois et les prochaines années, 20 ans de politique et de propagande antinucléaire fomentées et exacerbées par des jeux d’accord politiciens entre certains partis de gauche et des partis politiques qui se prétendent écologistes.
Cet état d’esprit de délaissement de notre joyau industriel nucléaire cumulé à des lois envisageant à terme une sortie du nucléaire en France a contribué à une forme de désinvestissement technologique et industriel dans la filière. Comment voulez-vous que le patron d’EDF Jean-Bernard Levy investisse dans une filière d’avenir quand la loi lui demande de fermer 14 réacteurs nucléaires. Oui, la loi de fermeture des réacteurs nucléaires mais aussi l’arrêt de la centrale de Fessenheim ou du programme Astrid de production d’électricité par les déchets des premières centrales, toutes ces décisions politiques ont contribué à un affaiblissement majeur de la qualité d’approvisionnement électrique dont nous payons le prix aujourd’hui.
La guerre en Ukraine en tout cas pour ce qui concerne l’électricité n’a absolument aucun rapport avec l’arrêt de 32 réacteurs sur les 56 en production soit pour des raisons de maintenance soit pour des suspicions de corrosions sur des tuyaux de système de sécurité. Ces problèmes sont la conséquence immédiate du délaissement technologique du nucléaire en France évoqué préalablement et non de la guerre en Ukraine. Ni Zelensky ni Vladimir Poutine ne sont responsables du fait que les gouvernements successifs français ont souhaité se désengager de la filière nucléaire. […]
La filière nucléaire est donc bien menacée par les opérations de guerre économiques fomentées par des opérateurs comme Greenpeace ou WWF qui militent pour nous contraindre à adopter le mix électrique voisin. […]
Saint-Marin légalise l’avortement
Fin septembre 2021, la population de la République de Saint-Marin avait décidé, par référendum, que l’avortement n’était plus un crime. En effet, son code pénal stipule, dans une règle datant de 1865, que toute personne qui se procure un avortement ou en est complice risque de six mois à trois ans de prison, avec une circonstance atténuante en cas de grossesse extraconjugale.
Hier soir, le Grand Conseil a approuvé la loi réglementant l’avortement par 32 voix pour, 7 contre et 10 abstentions. Parmi les aspects les plus controversés figurent la contraception d’urgence et l’éducation sexuelle dans les écoles, ainsi que le rôle des “structures associatives” qui peuvent “soutenir les mères”. Concrètement, il sera possible de profiter de la loi dès son entrée en vigueur, prévue le cinquième jour après sa publication légale.
I-Média – Algérie, Macron en mode paillasson
Découvrez les images des manifestations de dimanche dernier à Belgrade. Des événements boudés par la presse française.
06:48 Algérie : Macron fait le paillasson Le déplacement officiel de Macron en Algérie est un véritable succès ! Du moins à en croire nos chers médias nationaux. Les médias algériens et les images sur place racontent une autre version de l’histoire. Revenons ensemble sur l’humiliation de Macron à Alger.
18:23 Revue de presse
37:12 Hassan Iquioussen : l’imam en cavale Voilà un feuilleton dont les médias ont raffolé cet été : l’âpre bataille judiciaire entre Gérald Darmanin et Hassan Iquioussen. L’imam, proche des Frères Musulmans, est aujourd’hui en cavale. Retour sur la plus grosse opération de communication de l’été.
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe censure ses élus
Nicolas Bauer, chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), regrette l’évolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe :
[…] Entre mars 2020 et mai 2022, des diplomates au Conseil de l’Europe s’amusaient — ou s’inquiétaient — du « Covid long de l’Assemblée ». C’était alors bien souvent la “Commission permanente” qui assurait la continuité de l’action de l’Assemblée parlementaire. Cette Commission, composée tout au plus de 10 % des parlementaires, a voté une centaine de textes « au nom de l’Assemblée »… et souvent à distance. Cette procédure “parlementaire” a non seulement été marquée par l’absence des députés, mais aussi de tout débat public.
Les restrictions sanitaires ont bon dos. […] À présent, c’est enfin le « retour à la normale » et il est à nouveau possible de passer les portes de l’institution, comme autrefois. Les députés s’en réjouissaient, mais ils ont vite déchanté. Ils subissent l’impact concret des restrictions budgétaires sur leurs conditions de travail. Surtout, ils constatent que les obstacles à leur travail parlementaire se multiplient et se normalisent. Le Président, le Bureau et l’administration de l’Assemblée parlementaire accroissent leur pouvoir et marginalisent les initiatives qui ne vont pas dans leur sens.
L’illustration la plus éloquente est la modification de la procédure pour poser des questions écrites au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. C’est l’une des prérogatives les plus ordinaires des parlementaires : interroger l’exécutif. Grâce à cette procédure, le Conseil de l’Europe s’était penché en avril 2021 sur le problème des “juges Soros” de la CEDH, en situation de conflit d’intérêts. Il va aussi devoir apporter des réponses à deux questions de mars 2022 sur la vaccination anti-Covid. Ces sujets gênent, si bien que les questions écrites seront désormais « filtrées ».
Depuis juin 2022, le Règlement confie au Président de l’Assemblée le pouvoir de décider de la recevabilité des questions écrites. L’actuel Président est Tiny Kox, député néerlandais d’extrême-gauche. […]
L’organisation de conférences par les parlementaires du Conseil de l’Europe est désormais également soumise à un contrôle très strict. Ces conférences étaient habituellement l’occasion pour un député de rencontrer des ONG, ainsi que de promouvoir des sujets ou des idées. Pour réserver l’une des spacieuses salles du Conseil de l’Europe, il lui suffisait d’envoyer un simple courriel. Désormais, il lui faudra remplir un formulaire et se soumettre à des règles strictes.
C’est l’administration de l’Assemblée parlementaire qui a pour rôle de sélectionner les conférences qui pourront se tenir. Il y en aura maximum deux par jour, uniquement à 13h, et avec un maximum de 30 participants. Dans le formulaire imposé en juin 2022, il est notamment indiqué qu’une « préférence sera donnée à des organisations ayant un statut consultatif auprès du Conseil de l’Europe ». Autrement dit, un député qui invite un représentant islamiste de FEMYSO sera privilégié par rapport à un député qui inviterait une organisation non accréditée au Conseil de l’Europe. […]
Reste la mission principale de tout membre d’un parlement : rédiger des propositions de texte, pour les soumettre au vote. C’est le Bureau de l’Assemblée parlementaire, composé principalement de son Président et de ses 19 Vice-Présidents, qui décide de la suite à apporter à un texte. Il peut écarter une proposition de résolution, sans apporter de justification. Ce pouvoir est important, car déposer une proposition de résolution est le seul moyen pour des députés ou une commission parlementaire d’amener l’Assemblée à débattre d’un texte ou d’un sujet. Les membres du Bureau peuvent donc empêcher un débat parlementaire.
C’est ce qui s’est passé à la suite d’une récente proposition de résolution, signée par 22 députés de tous les bords politiques et de 11 nationalités différentes. Le texte était intitulé « La justice fiscale en faveur des familles avec enfants ». Il proposait d’encourager les États à adopter des mesures concrètes de prise en compte des responsabilités familiales dans le calcul de l’impôt. Le député islandais Birgir Thórarinsson, à l’origine de la proposition, se dit « surpris » qu’elle soit jetée à la poubelle, d’autant plus que le sujet n’a jamais encore été traité par l’Assemblée. M. Thórarinsson dit « ne pas savoir pourquoi », car la décision qu’il a reçue du Bureau ne contient que trois mots : « Classement sans suite ». […]
Julien Dray et l’intolérance LGBT
Même la gauche commence à s’apercevoir de la tyrannie LGBT. Comme en témoigne ce tweet de Julien Dray, ancien militant trotskiste devenu député PS et fondateur de SOS Racisme, à propos de l’affiche du Planning familial sur les hommes “enceints”:
Que des personnes se sentent différentes et veuillent aller jusqu’au bout de ce ressenti je le respecte et peut le comprendre et le defendre. Que l’on veuille forcer une société à accepter cela comme un aboutissement naturel devient aussi une forme d’intolérance .
— Julien Dray (@juliendray) August 19, 2022
En voilà une bonne question!
Alors que tous les médias de propagande nous bassinent avec la merveilleuse ristourne étatique sur le carburant qui soutient notre fameux pouvoir d’achat, voici une excellente question de Charles Gave: un entrepreneur paie 80 000 euros par an pour que son collaborateur récupère après impôts 24 000, tout le reste partant à l’Etat. Au fait, on peut répondre à Charles Gave: l’Etat s’en sert pour financer les associations de l’anti-France et de la culture de mort, la propagande et les officines des copains…
Voilà pourquoi j’apprécie #CharlesGave https://t.co/HTZV1Pc1fg
— G-William Goldnadel (@GWGoldnadel) August 30, 2022
Tentative de dégradations dans l’église du Gesù, à Nice
Lu ici :
La soirée aura été particulièrement agitée mardi dans l’église du Gesù, au cœur du Vieux-Nice. Peu avant 21h, une mineure s’est introduite dans l’édifice religieux, qu’elle a tenté de dégrader avant de monter sur l’autel, a-t-on appris de source policière. L’adolescente a bousculé un sacristain qui se trouvait sur place et mordu jusqu’au sang les policiers venus l’appréhender. Déjà connue pour des faits similaires, elle a été placée en garde à vue.
Les fonctionnaires présentent des blessures aux bras causées par les morsures mais également des griffures. La mineure leur a également craché dessus.
Le prêtre, responsable des lieux, présent au moment des faits et entendu par la police, a décidé de ne pas porter plainte, l’intrusion de la jeune femme, qui pourrait souffrir de troubles psychiatriques, ne présentant aucun caractère antireligieux, selon ses déclarations.
La nature et le rôle du cardinalat selon le cardinal Brandmüller
Le consistoire a vu les cardinaux se réunir autour du Pape François. Il s’est déroulé à huis clos, mais il a surtout été scindé, sur ordre du Pape, en groupes linguistiques, ce qui a empêché un dialogue direct entre tous. À l’âge de 93 ans, le cardinal allemand Brandmüller a derrière lui une longue carrière d’historien de l’Église. Il a notamment été président, de 1998 à 2009, du Comité pontifical de sciences historiques, et est coutumier de propositions concernant le rôle des cardinaux dans l’Église catholique. L’intervention qu’il avait préparée… n’a pas été prononcée. La voici :
La convocation d’un consistoire après si longtemps appelle une réflexion sur la nature et le rôle du cardinalat, surtout dans les circonstances actuelles. Il convient également de souligner que les cardinaux ne sont pas seulement des membres du conclave qui élit le Pape.
Les véritables devoirs des cardinaux, indépendamment de leur âge, sont formulés dans les canons 349 et suivants du code de droit canon. On peut y lire ceci :
« Les Cardinaux assistent le Pontife Romain en agissant collégialement quand ils sont convoqués en corps pour traiter de questions de grande importance, ou individuellement, à savoir par les divers offices qu’ils remplissent en apportant leur concours au Pontife Romain surtout dans le soin quotidien de l’Église tout entière ». Et « apportent leur aide au Pasteur Suprême de l’Église surtout dans les Consistoires » (canon 353).
Cette fonction des cardinaux trouve à l’origine son expression cérémonielle dans le rite de l’« aperto oris », d’ouverture de la bouche. Ce rite manifestait le devoir d’exprimer avec franchise sa propre conviction, son propre conseil, surtout en consistoire. Cette même franchise – le Pape François parle de « parrhésie » – qui fut si chère à l’apôtre Paul.
Mais pour le moment, malheureusement, cette franchise est remplacée par un étrange silence. Cette autre cérémonie, celle de la fermeture de la bouche, qui faisait suite à l’« aperitio oris », ne faisait pas référence aux vérités de foi ou de morale, mais aux secrets de fonction.
Il faudrait pourtant aujourd’hui souligner le droit, et même le devoir, des cardinaux de s’exprimer clairement et avec franchise quand il s’agit de vérités de foi et de morale, du « bonum commune » de l’Église.
L’expérience de ces dernières années est bien différente. Lors des consistoires – convoqués presque exclusivement pour les causes des saints – on distribuait des cartons pour demander la parole, suivaient alors des interventions naturellement spontanées sur l’un ou l’autre sujet, et c’était tout. Jamais de débat, jamais d’échange d’idées sur un thème précis. Une démarche sans doute totalement inutile.
La suggestion présentée au cardinal doyen de communiquer à l’avance un thème à discuter afin que l’on puisse préparer d’éventuelles interventions est restée lettre morte. Bref, depuis au moins huit ans, les consistoires s’achevaient sans la moindre forme de dialogue.
Et pourtant, le primat du successeur de Pierre n’exclut en rien un dialogue fraternel avec les cardinaux, qui « sont tenus par l’obligation de coopérer étroitement avec le Pontife Romain » (canon 356). Plus les problèmes de gouvernement pastoral sont graves et urgents, plus l’implication du collège des cardinaux est nécessaire.
Quand, en 1294, se rendant compte des circonstances particulières de son élection, Célestin V voulut renoncer à la papauté, il ne le fit qu’après d’intenses échanges et avec le consensus de ses électeurs.
Une conception des rapports entre pape et cardinaux très différente de celle de Benoît XVI qui – et c’est un cas unique dans l’histoire – a, pour des raisons personnelles, renoncé à la papauté à l’insu de ce collège de cardinaux qui l’avait élu.
Jusqu’à Paul VI, qui augmenta le nombre des électeurs à 120, il n’y eut que 70 électeurs. Cette augmentation du collège des cardinaux de presque le double de membres était motivé par l’intention d’aller à la rencontre de la hiérarchie des pays lointains de Rome et d’honorer ces Église par la pourpre romaine.
Avec pour conséquence inévitable que l’on a créé des cardinaux qui n’avaient aucune expérience de la Curie romaine et donc des problèmes de gouvernement pastoral de l’Église universelle.
Tout cela a des graves conséquences quand ces cardinaux des périphéries sont de nouveau appelés à élire un pape.
Une grande partie des électeurs, sinon la majorité, ne se connaissent pas l’un l’autre. Et malgré cela, ils sont là pour élire l’un d’entre eux pape. Il est clair que cette situation facilite les manœuvres de groupe ou de factions de cardinaux pour favoriser leur propre candidat. Dans cette situation, le risque de simonie sous toutes ses formes n’est pas à exclure.
Pour conclure, il me semble qu’il faudrait sérieusement réfléchir à l’idée de limiter le droit de vote au conclave, par exemple aux cardinaux résidents à Rome, tandis que les autres, tout en restant cardinaux, pourraient partager le « statut » des cardinaux de plus de quatre-vingts ans.
Bref, il me semble souhaitable de revoir les charges et les compétences du collège des cardinaux.
Victoire de l’AGRIF contre l’imam Mohammed Tataiat
Bernard Antony, Président de l’AGRIF, communique :
Notamment sur plainte de l’AGRIF, l’imam Mohammed Tataiat, de nationalité algérienne, a été condamné ce 31 août 2022 par un arrêt de la IIIe chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Toulouse, pour ses propos antisémites tenus le 15 décembre 2017 lors de son prêche aux fidèles de la Grande Mosquée En Nourr de Toulouse dont il est le recteur.
La Cour lui a infligé une peine de 4 mois de prison avec sursis ainsi que la condamnation à payer à l’AGRIF, d’une part, une somme de 1 500 € en réparation de son préjudice moral et de l’autre, une somme de 2 000 € au titre des frais irrépétibles exposés par les parties civiles.
Il a été en outre condamné à faire insérer dans Le Figaro, Le Monde et La Dépêchele communiqué suivant :
« Par arrêt de la chambre des appels correctionnels de Toulouse en date du 31 août 2022, Mohamed Tataiat a été déclaré coupable du délit de provocation publique à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une religion, par parole, écrit ou image ou moyen de communication par voie électronique, et a été condamné à quatre mois d’emprisonnement assorti en totalité d’un sursis simple ».
L’imam avait notamment cité au début de son prêche le hadith du prophète (paroles) :
« Le jour du jugement ne parviendra que quand les musulmans combattront les juifs, le juif se cachera derrière l’arbre et la pierre et l’arbre et la pierre diront oh musulman, oh serviteur de Dieu, il y a un juif derrière moi, viens et tue-le… »
Il est à noter que durant les deux procès, devant le Tribunal correctionnel et devant la Cour d’appel, Mohamed Tataiat, qui selon ses propos exerce en France depuis 37 ans à la demande de l’État algérien sa fonction d’imam, a exigé d’être assisté par un traducteur afin de pallier sa prétendue insuffisance de maîtrise de la langue française qu’en réalité, comme nous avons pu le vérifier, il comprend et parle parfaitement.
Cela renforce la demande de son expulsion du territoire français que l’AGRIF adresse à monsieur Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Cultes du gouvernement.
Messe traditionnelle : les rassemblements devant la nonciature se poursuivent
La nonciature apostolique à Paris se situe au 10 de l’avenue du President-Wilson, à deux pas du pont de l’Alma et à moins de 200 mètres de la station de métro du même nom. Mais, à cause d’une réglementation administrative qui interdit de manifester à moins de 100 mètres d’une ambassade, notre manifestation se déroule devant le 14 de l’avenue du Président-Wilson. Des fenêtres de la salle à manger, le nonce et ses attachés de nonciature peuvent nous apercevoir.
Vous avez toujours déclaré vos manifestations ?
En effet, d’abord parce que cela est obligatoire et aussi parce que notre « liberté d’expression » est par le fait protégée par la police de la République… En plusieurs occasions la police, bienveillante et très discrète, nous a gardés de mauvais coucheurs. […]
Mais que faites-vous au cours de cette manifestation hebdomadaire ?
Précisons tout d’abord que la manifestation est courte : elle débute à 12 h précise et dure 45 minutes pendant lesquelles nous récitons un chapelet entrecoupé de chants et d’annonces à propos de la situation et des brimades faites en suite de Traditionis custodes aux catholiques attachés à la foi, au catéchisme et à la liturgie traditionnelle. Nous avons même composé une sorte d’invocation litanique adressée au pape Benoit pour qu’il intervienne pour nous aider à rétablir la paix liturgique. […]
Mais avez-vous eu des relations avec la nonciature ?
Nous avons forcément insisté pour être reçus. Ce qui a eu lieu le mardi 29 mars, où deux de nos représentants ont été reçus longuement par Mgr Migliore, nonce apostolique, et ont pu tenir des propos très francs et directs, les réponses du représentant du pape ne l’ayant pas été moins. Le nonce leur a confirmé que l’offensive lancée contre la liturgie traditionnelle par le motu proprio Traditionis custodes réinterprétait le motu proprio Summorum Pontificum : selon Rome, d’une part Summorum Pontificum n’accordait qu’une tolérance provisoire aux fidèles attachés à cette liturgie dans le but de le mener progressivement vers la liturgie réformée, ce qui avait échoué, et d’autre part, la seule lex orandi n’était autre que celle de la liturgie nouvelle.
Nos représentants ont fortement expliqué que les catholiques attachés à cette liturgie étaient déterminés à défendre la célébration de la liturgie traditionnelle, messe et sacrements, au sein même des paroisses et des diocèses, sans se laisser réduire à un ghetto marginal auquel on accorderait quelques droits sacramentels. Ils ont fait clairement entendre que ces catholiques étaient prêts à appliquer la consigne du pape François : il faut savoir, quand il y a lieu, « mettre le bazar ».
Croyez-vous au total que cette initiative est utile ?
Même si nous ne sommes qu’une poignée de veilleurs, nous représentons le nombre immense de ceux qui restent et resteront fidèles à la liturgie traditionnelle. Je crois que cette action a valeur d’étincelle significative pour faire comprendre aux ennemis de la paix les risques qu’ils prennent …
Justement, comment voyez-vous l’avenir ?
D’abord, nous prions pour que cesse la politique entreprise par les ennemis de la paix. Mais « aide-toi… » : ils doivent savoir que nous sommes déterminés et que nous ne lâcherons rien. Qu’ils viennent voir nos églises et chapelles : elles sont toujours aussi pleines et même de plus en plus. C’est ce que nous allons signifier en reprenant notre manifestation le samedi 3 septembre à 12 h, jusqu’à établissement de négociations sérieuses pour préparer les voies à une liberté de la messe traditionnelle. […]
L’éclatement et la recomposition du judaïsme après la chute du Temple de Jérusalem
Savant spécialiste des Écritures et du judaïsme ancien, André Paul a été longuement interrogé dans L’Homme Nouveau. Il poursuit depuis des décennies l’étude de la formation de la Bible et des racines juives du christianisme. Il revient notamment sur les conséquences de la destruction du Temple de Jérusalem :
La destruction du Temple a changé totalement l’organisation de la société judaïque. Elle fut la cause majeure de l’émergence du « judaïsme », fondé, lui, exclusivement sur la Torah. Jusqu’à la fin du VIe siècle et le début du VIIe, c’est-à-dire la domination arabe, il y aura deux pans géopolitiques d’implantation juive. L’un occidental, dépendant de Rome puis de Byzance avec une juridiction chrétienne à partir du milieu du IVe siècle, comprenant la Palestine (c’était son nom). Jérusalem n’existait plus, son nom étant même oublié de certaines populations jusqu’à sa réhabilitation chrétienne par Constantin. Le deuxième pan correspondait à la Babylonie, avec surtout l’Irak actuel, des secteurs de l’Iran et des parties orientales de la Syrie. Ici régnèrent d’abord les Perses sassanides, qui, à la différence des monarques chrétiens de Constantinople, ne brimaient pas les populations juives. C’est là que l’on composa le Talmud de Babylone. Des sessions de formation étaient organisées sous l’égide du « Chef de l’Exil », ou Exilarque, sorte d’homologue du pape de Rome qu’une généalogie fictive faisait remonter à David. Les responsables juifs du Bassin méditerranéen venaient étudier dans les grandes universités de Babylonie, installées à Bagdad après sa fondation par les Abbassides en 762.
Comment la partie babylonienne s’est-elle imposée ?
Quand, à la fin du VIe et au VIIe siècle, les Arabes ont tout occupé, de l’Égypte à l’Irak en passant par la Palestine et la Syrie, le magistère de Babylonie imposa sa juridiction à l’ensemble des Juifs, jusqu’en en Afrique et en Espagne. L’Exilarque et les Excellences ou Geonim qui dirigeaient les universités talmudiques s’installèrent à Bagdad, généralement en bonne intelligence avec les maîtres du Califat. Cette situation perdura jusqu’au XIIe siècle. Dans l’intelligentsia juive, des questions ont été ouvertes et débattues pendant cette période pour savoir qui, de Babylone ou de Jérusalem, avait le leadership dans l’histoire ancienne des Juifs. On s’employa même à démontrer que la Babylonie, et non le pays de Jérusalem, était la terre originelle et donc la plus ancienne des Juifs. Il y aura débats et controverses. Il est vrai que, jusqu’à 1948, Jérusalem n’aura été la capitale politique d’une nation vraiment indépendante que sous les Hasmonéens et sous Hérode le Grand, ce qui équivaut à un siècle et demi. Après le XIIe siècle, la grande communauté régulée depuis Bagdad explosa, et ce fut la division. Il n’y aura plus jamais la société juive, mais des sociétés culturellement, linguistiquement et culturellement de plus en plus différenciées. […]
S’il y a eu un changement important entre la société judaïque et le judaïsme rabbinique, quelles conséquences dans les rapports avec les chrétiens ?
Dans la mesure, je l’ai dit, où le judaïsme a radicalement écarté tout ce qui relevait de la culture gréco-judaïque et opéré une relecture dépréciative de ce qu’il lui restait de la production extatique ou visionnaire, il m’apparaît erroné de parler de « frères aînés dans la foi ». Seul le mot « ancêtres » pourrait à la rigueur convenir. Je crois que les chrétiens gagneraient à apprendre à lire le Talmud (et non pas l’Ancien Testament) avec les juifs, et que, réciproquement, ceux-ci gagneraient à lire saint Paul avec les chrétiens.
L’engouement pour les écoles indépendantes, les formules d’éducation alternative, est durablement installé en France
Extrait d’un entretien donné par Anne Coffinier sur Boulevard Voltaire :
La nomination de Pap Ndiaye à l’Education nationale n’a pas manqué de susciter de vives inquiétudes, en avez-vous été témoin chez des parents d’élèves ?
Oui, cette nomination a suscité des craintes et ses premières annonces ne vont pas dans le bon sens. Il en va ainsi de l’annonce de la multiplication des contractuels et de la titularisation en masse de ces derniers pour le printemps 2023. Cela démontre que l’Etat ne croit plus en sa capacité à attirer par les concours des personnes de qualités et à les former efficacement au métier de professeur, et qu’il se résigne à dispenser un enseignement fortement dégradé à nos enfants.
Sur la question du wokisme de Pap Ndiaye, il faut raison garder. Un ministre obéit à son président. Il ne fera pas exception à la règle. Il y a une vie avant le gouvernement et la vie de gouvernement. Nous attendons de voir quelle sera sa politique à l’égard de l’innovation et de la liberté scolaire. C’est trop tôt pour le dire. Il y a peu de chances néanmoins que ce ministre se voit reconnaître le droit de tourner le dos à la politique d’endiguement de la liberté scolaire (écoles indépendantes comme instruction en famille) qu’a menée son prédécesseur sous la houlette du président Macron.
Avez-vous constaté une augmentation des effectifs depuis sa nomination et, si oui, peut-on parler d’un « effet Pap Ndiaye » qui expliquerait l’engouement pour les établissements privés indépendants ?
L’engouement pour les écoles indépendantes, disons les formules d’éducation alternative, est durablement installé en France comme à l’étranger. La nature de ces écoles est à l’image des évolutions de fond de la société : désir d’une meilleure qualité de vie, d’un plus grand respect de l’environnement, d’un développement précoce de l’autonomie des êtres, de l’ouverture à autre chose qu’à l’univers scolaire, désir d’implication des parents dans l’éducation scolaire …
L’essor des écoles indépendantes est une tendance lourde, légèrement entamée cette année par les effets décourageants de la loi dite « renforçant le respect des principes de la République », mais aussi par le Covid, qui a entravé la capacité de financement des établissements. Cette tendance de fond résulte d’un changement de perspective de la société sur l’école. Je ne crois pas une seule seconde au tarissement des écoles indépendantes, ni, à l’inverse, à un “boom” qui viendrait de la peur suscitée par le nouveau ministre de l’Education nationale. L’envie d’alternatives en éducation a des racines bien plus profondes et c’est très rassurant ! […]
A la veille de la rentrée, bon nombre de professeurs manquent encore à l’appel. Comment redorer le blason d’un métier qui ne fait plus rêver ?
En payant significativement mieux les enseignants et en les recentrant sur leur mission première au lieu de leur ajouter des fonctions annexes qui les épuisent. C’est la première urgence. Il convient aussi de restaurer la discipline au niveau de l’établissement pour qu’ils puissent faire leur métier dans la sérénité et le respect. A cela, doit s’associer un changement de regard collectif sur le savoir et la transmission, ce qui nécessite une révolution culturelle de grande ampleur dans laquelle l’Etat doit prendre toute sa place. Si le savoir, la recherche, la vie de l’esprit ne retrouvent pas leur place en haut de la pyramide des valeurs de notre société, alors l’enseignant restera prolétarisé comme il l’est actuellement dans les représentations collectives. Si nous ne tournons pas le dos de manière volontariste à la fascination morbide qui nous travaille actuellement pour la déconstruction, la méfiance à l’égard de la transmission et la haine de soi civilisationnelle, nous ne pourrons pas sauver les enseignants.
Il faut engager une grande réflexion sur la place du savoir dans la société, le rôle de l’enseignant au XXIe siècle, à l’heure où l’information brute tient trop souvent lieu de connaissance. Que reste-t-il de l’acte d’enseignement à l’heure d’internet ? Que voulons-nous qu’il reste ? Comment recréer une relation maître/élève qui soit créatrice et stimulante ? Et il faut, évidemment, que les enseignants soient les acteurs de cette réflexion. Pas qu’ils continuent d’être marginalisés, réifiés, instrumentalisés par le discours voire par l’action politique. Ce n’est pas dans un débat chaperonné par l’Education nationale ou des assises nationales qu’une telle réflexion pourra se déployer, mais à l’échelle des écoles, en lien avec les familles et les élites locales. Il ne sera pas facile de trouver les moyens de faire évoluer intelligemment le métier d’enseignant. Il va falloir tâtonner et essayer des voies nouvelles. Les écoles indépendantes pourront constituer à cet égard des laboratoires de service public pour inventer les modes d’apprentissage de notre temps. […]
Alexandre Douguine n’a pas eu de réelle influence politique
De Jacques Sapir, dans Valeurs Actuelles, à propos d’Alexandre Douguine :
[…] On prétend, voire affirme, que [le père de Daria Douguine] est l’éminence grise de Poutine, un père Joseph, un Raspoutine. Rien de tout cela n’est vrai. Alexandre Douguine est un représentant de ce courant d’idées russe, le slavophilisme, mâtiné de restes staliniens. Ses tentatives pour créer un parti “national-bolchevique”, puis “eurasien” n’ont mobilisé que des cénacles très réduits. Il n’a pas eu de réelle influence politique, se satisfaisant d’une position marginale et n’intéressa que des politiciens de second ordre. Il devait occuper le poste de directeur du département de sociologie des relations internationales à l’université de Moscou, mais ses positions le firent rapidement exclure de ce poste en 2015.
Douguine a influencé les cercles nationalistes russes, mais son aura ne s’étend guère au-delà. L’image de l’homme qui murmurait à l’oreille de Poutine relève de la mythologie complotiste, hélas reprise par nombre de journalistes qui sont pourtant les premiers à la condamner. Cette image flatte aussi les imaginaires, à droite comme à gauche. Cela ne la rend pas plus réaliste pour autant. Non seulement Douguine est en contradiction avec le projet modernisateur que poursuit Poutine depuis 2000, mais ses visions apocalyptiques sont à l’opposé de la pratique froide, rationnelle et méthodique de la politique et de la diplomatie russes. La politique russe est faite par des gens comme Sergueï Lavrov ou Sergueï Choïgou, pas par Alexandre Douguine.
Etes-vous un chien, un chat, un poisson rouge, un fer à repasser … ?
C’est ce que vous pouvez répondre dans une enquête envoyée par American Express à ses clients sur leurs habitudes de consommation :

Les collectivités doivent s’engager à protéger nos enfants de la propagande woke
Appel aux élus locaux du Forum Ecole & Nation (forum transpartisan coordonné par Gilles Ardinat, élu municipal de Frontignan) :
L’idéologie woke (portée par des militants d’extrême-gauche prétendument « éclairés ») redouble de vigueur depuis quelques mois en France. A la faveur du succès notable de la NUPES, l’activisme des « déconstructeurs » s’intensifie dans les médias et plus encore à l’université*. Avec la nomination en mai dernier de M. Pap N’Diaye à la tête de l’Education Nationale, les pires dérives sont à craindre. En effet, M. N’Diaye a démontré tout au long de sa carrière d’historien une proximité inquiétante avec les thèses « progressistes » et « antiracistes » portées par la gauche la plus radicale. L’entrisme de l’extrême-gauche dans nos écoles est déjà très puissant : de nombreux syndicats de professeurs, associations de parents d’élèves ou éditeurs politisés véhiculent d’ores et déjà tout ou partie du discours woke. Avec un ministre au passé politique aussi marqué, il ne fait aucun doute que cette offensive idéologique va s’accélérer dans nos écoles, collèges et lycées.
Face à un tel péril, les élus locaux ont un rôle majeur à jouer en protégeant nos enfants de cette propagande de plus en plus délirante. Forts de leur légitimité issue des urnes, nos conseillers municipaux (pour la maternelle et le primaire), départementaux (pour les collèges) et régionaux (pour les lycées) peuvent agir pour l’intérêt supérieur des élèves dont ils ont la responsabilité. Même si le ministère garde l’essentiel des compétences, les collectivités ont la possibilité de limiter l’endoctrinement de la jeunesse française en faisant valoir le principe de neutralité politique du service public d’éducation.
Les leviers pour mener cette contre-offensive salutaire sont nombreux : via les compétences obligatoires relevant du scolaire et du périscolaire, via les subventions, la communication institutionnelle ou les vœux adressés au gouvernement. Même les élus d’opposition peuvent, avec les questions orales ou les amendements faire entendre la voix de la sagesse dans nos assemblées locales, comme l’a fait notre coordinateur national pour la commune de Frontignan**. Outre les mesures concrètes, les interventions massives des élus de proximité auraient une forte portée symbolique : le délire woke ne progressant que par l’inaction des gens de bon sens, la mobilisation d’élus de tous bords montrerait que les dingueries LGBTQI+, la théorie du genre ou les discours « décoloniaux » immigrationnistes n’ont pas leur place dans des établissements d’enseignement.
Nous invitons donc tous les élus locaux attachés à l’intégrité du service public à utiliser les moyens que procure la démocratie locale pour mettre un coup d’arrêt à la propagande gauchiste insidieuse dont l’objectif est de corrompre nos enfants par des méthodes et des discours scandaleux.
Intervention de Gilles Ardinat, élu du groupe d’opposition divers droite rassemblant des adhérents du Rassemblement national, de Debout la France et même des sympathisants de Jean Lassalle, au Conseil municipal de Frontignan, en faveur d’une politique éducative sans endoctrinement des enfants. Il propose 4 éléments pour améliorer les activités scolaires et périscolaires:
- dénoncer l’hypocrisie gauchiste du “vivre ensemble”,
- refuser la propagande LGBTQI+, immigrationniste et européiste à l’Ecole,
- défendre la neutralité du service public,
- respecter les opinions des parents d’élèves.
La France se reconstruira par ses familles et ses foyers
Mgr Marc Aillet animera le prochain week-end “les 24 heures du couple” les 22 et 23 octobre (Les 24h du Couple à Fontgombault (36) (weezevent.com) prochain à l’abbaye de Fontgombault. Depuis qu’il est prêtre, il nourrit un zèle de prédilection pour les époux et les fiancés, spécialement ceux qui peinent. Il répond à quelques questions.
Vous serez les 22/23 octobre prochain à l’abbaye de Fontgombault pour animer une session pour les couples, spécialement ceux qui cherchent un nouveau souffle. Que souhaitez-vous leur dire ?
Nul ne s’approche du Christ sans repartir consolé et fortifié. La grâce de Dieu est toujours communiquée à ceux qui aspirent à entrer humblement dans ce chemin de croissance, au jour le jour, un pas après l’autre. A ceux qui peinent et craignent de venir, car ils ont peur d’ouvrir certains dossiers, je dis : n’ayez pas peur, le Seigneur répare tout en douceur !
C’est-à-dire ?
La douceur du Christ c’est sa Mère. Elle comprend et soigne comme aucun autre les blessures intérieures. Elle est la mère des couples, elle veut les fortifier et les accompagner ! Je recommande à ce sujet la neuvaine à Marie qui guérit et refait les couples, à laquelle j’ai donné l’imprimatur, et qui porte de beaux fruits. (Pour se la procurer : https://www.life-editions.com/product-page/marie-qui-refait-les-couples)
Pourquoi un retrait de 24 heures ?
Comment souhaiter du bien à son couple sans prendre le temps de le restaurer, de le réorienter vers la lumière ? 24h c’est peu de choses, c’est aussi le rythme de la journée et l’amour se vit au quotidien, jour après jour. Vivre une coupure pour une nouvelle soudure !
Y a-t-il des situations sans issue ?
Malgré les péchés et les blessures, nous savons que le dernier mot revient toujours à la miséricorde divine. Quand tout semble impossible, que le désespoir nous brise l’âme, quand la monotonie des jours est lourde comme un ciel d’orage… Tout est encore possible avec Marie qui guérit les couples.
Un dernier mot Monseigneur ?
La France se reconstruira par ses familles et ses foyers. Si nous aspirons au redressement de notre patrie, il nous faut aussi considérer avec attention et délicatesse les plus fragiles d’entre nous. Et un jour où l’autre, nous sommes tous fragiles. Oui, les époux, les familles sont au centre de mes préoccupations de pasteur. Déjà, je porte dans ma prière ceux qui viendront à Fontgombault prochainement.
Pour s’inscrire c’est ici :
Le monde des Schtroumpfs
Diplômé de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), docteur ès-lettres, titulaire d’un DEA de Sciences de l’éducation, Yves Morel, longtemps fonctionnaire de l’Éducation nationale, vient publier un petit ouvrage original sur Les Schtroumpfs ou le refus de venir au monde.
Certains ont compris dans Les Schtroumpfs de Peyo une utopie, une société collectiviste et totalitaire, de type stalinien ou maoïste. D’autres y ont discerné une analogie avec le fascisme. Et beaucoup n’ont pas manqué de relever du racisme, de l’antisémitisme et de la misogynie chez les petits lutins. Selon l’auteur, ces interprétations politiciennes portent à faux. Non, les Schtroumpfs ne sont ni communistes, ni fascistes, ni racistes ni gays ou transsexuels, ni misogynes. Et leur communauté n’est ni une utopie, ni un kolkhoze ou une commune populaire, et n’a rien de totalitaire. En réalité, le monde des Schtroumpfs est la négation du nôtre. Ils sont des êtres restés à l’état de fœtus qui refusent de venir au monde et préfèrent se lover dans la sécurité de cet utérus qu’est leur village. Le Grand Schtroumpf, à la fois grand-père gâteau, père et mère, les maintient dans cet état, car chacune de leurs tentatives d’imiter les humains se solde par un échec. Les Schtroumpfs représentent le refus de naître et de s’intégrer à un monde dangereux frappé par le péché des origines.
Selon l’auteur, le monde des Schtroumpfs est sorti de l’imagination d’un artiste extrêmement sensible, qui n’aimait guère le monde en lequel il vivat, brutal, et en rêvait d’un autre, paisible, accueillant, insouciant et douillet. Cette aspiration à un monde enchanté caractérisa Pierre Culliford, vrai nom de Peyo. Elle constitue la source d’inspiration de son oeuvre.
Refusant de réduire cette bande dessinée à notre quotidien politique et social, l’auteur rappelle ainsi que la puissance de l’imagination demeure au service d’une réalisation destinée avant tout à nous distraire de ce quotidien.
Il n’y a pas d’urgence climatique
Un message a été préparé par un réseau mondial de 1200 scientifiques et professionnels. La déclaration en anglais est ici. Il faut cesser de gouverner par la peur :
Les sciences du climat doivent être moins politisées, tandis que les politiques climatiques doivent s’inspirer davantage de la science. Les scientifiques doivent tenir clairement compte des incertitudes et des exagérations dans leurs prédictions de réchauffement climatique, tandis que les dirigeants politiques devraient évaluer de façon dépassionnée les coûts réels ainsi que les bénéfices projetés de leurs mesures.
Des facteurs naturels aussi bien qu’anthropiques causent le réchauffement
Les archives géologiques révèlent que le climat terrestre change depuis que la planète existe, avec des phases naturelles chaudes et froides. Le Petit Âge glaciaire n’ayant pris fin que vers 1850, il n’est pas surprenant que nous connaissions à présent une période de réchauffement.
Le réchauffement est beaucoup plus lent que prévu
Le monde s’est réchauffé à une vitesse moitié moindre que celle que le GIEC avait prévu en se fondant sur la modélisation du forçage anthropique et de l’équilibre radiatif. Cela nous indique que nous sommes encore loin de comprendre le changement climatique.
Les politiques climatiques s’appuient sur des modèles inadéquats
Les modèles présentent de nombreuses lacunes et ne constituent pas, même de loin, des outils valables pour une politique mondiale. Ils exagèrent l’influence des gaz à effet de serre tels que le CO2. De plus, ils ignorent le caractère positif d’une atmosphère enrichie en CO2.
Le CO2 est la nourriture des plantes, le fondement de toute vie sur Terre
Le CO2 n’est pas un polluant, il est en réalité essentiel à la vie sur Terre. La photosynthèse est un immense bienfait. Davantage de CO2 est un bénéfice net pour la nature, car celui-ci verdit la Terre. Le CO2 additionnel dans l’air a favorisé la croissance de la biomasse végétale à l’échelle globale. Il a également un effet positif sur l’agriculture, dont les rendements augmentent dans le monde entier.
Le réchauffement climatique n’a pas accru les catastrophes naturelles
Il n’y a aucune preuve statistique que le réchauffement climatique intensifierait les ouragans, les inondations, les sécheresses et autres catastrophes naturelles, ni qu’il les rendrait plus fréquentes. Il existe en revanche des preuves abondantes que les mesures de limitation des émissions de CO2 sont à la fois néfastes et coûteuses.
Les politiques climatiques doivent tenir compte des réalités scientifiques et économiques
Il n’y a pas d’urgence climatique. Il n’y a donc aucun fondement à la panique ou l’alarmisme. Nous nous opposons fermement aux projets à la fois néfastes et irréalistes qui viseraient à réduire à zéro les émissions de CO2 en 2050. À l’avenir, si la science crée de nouvelles connaissances et la technologie crée de nouvelles capacités, et elles le feront certainement, nous aurons amplement le temps d’actualiser nos politiques. L’objectif d’une politique globale doit être celui de la prospérité pour tous, grâce à une énergie fiable et bon marché. Ce n’est que dans une société prospère qu’hommes et femmes ont accès à une bonne instruction, que les taux de naissances sont modérés et que les gens prennent soin de leur environnement.
Fin de l’abondance ou ruine délibérée ?
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Le Landerneau politico-médiatique ne bruisse que de cela : le président a-t-il eu raison d’avertir solennellement que nous vivions la « fin de l’abondance » ?
Mais, avant de se poser la question de l’opportunité, il serait judicieux de s’interroger sur le contenu même du message.
Or, celui-ci est particulièrement confus – une sorte de quintessence de « en même temps » macronien que les gens bêtement attachés au principe de non-contradiction, comme moi, ont bien du mal à déchiffrer !
En soi, pourtant, rien de plus facile à comprendre que ce message « churchillien » : nul besoin d’être surinformé pour savoir que les mois à venir vont être durs pour beaucoup de Français, du fait de l’inflation et de la remontée des taux d’intérêt.
Après avoir vécu à crédit pendant des décennies, nous allons être brutalement sommés de passer à la caisse.
Et dans les pires conditions qui soient puisque la dette publique a très peu servi à investir et beaucoup à acheter la paix sociale (et aussi, il faut bien l’avouer, à importer la guerre ethnique sur notre sol, ce qui est une étrange façon d’acheter la paix sociale !).
Notre État régalien est en ruines, notre État-providence irréformable. Mais le service de la dette publique, déjà l’un des principaux postes de dépense, va devenir, avec la hausse des taux d’intérêt, la principale dépense de l’État, c’est-à-dire de nous tous, contribuables français – dépense parfaitement improductive (d’autant plus qu’il va falloir emprunter pour payer les intérêts de la dette !).
Oui, le message de M. Macron semble à la fois clair et évident.
Pourtant, le contexte de sa diffusion le brouille considérablement.
D’abord, il est assez étrange de donner ce genre d’avertissement solennel dans le cadre d’un conseil des ministres filmé (sans, semble-t-il, que les ministres eux-mêmes en aient été avertis, ce qui les a contraints à assurer le « service après-vente » d’une déclaration qui les avait cueillis à froid).
Pourquoi diable le chef de l’État a-t-il choisi cette curieuse façon de communiquer, sinon pour que les commentateurs se perdent en conjectures et donc perdent de vue le contenu du message au profit du décor ?
Par ailleurs, si l’on veut jouer à Churchill en 1940, on choisit la gravité et on ne multiplie pas les « cartes postales » montrant un été présidentiel digne de la « jet set ». Comment prendre au sérieux un appel « au sang et aux larmes » venant d’un adolescent attardé qui, la veille, paradait sur son jet-ski ?
Je crois, hélas, que ce brouillage est parfaitement intentionnel et illustre, une nouvelle fois, le « en même temps ».
Or, le « en même temps », ce n’est pas d’abord la voix de la raison qui écoute les bons arguments de la gauche comme de la droite. C’est le refus du choix politique et le refus du principe de non-contradiction.
Depuis longtemps, nos dirigeants se complaisent dans les nuées de l’utopie. Mais, ici, c’est pire encore : M. Macron parle et agit (c’est d’ailleurs la même chose pour lui) comme si toute la réalité n’était que décor de théâtre et que rien de stable ni de fiable n’existait.
Pourtant, qu’on l’oublie ou qu’on la méprise n’y change rien, la réalité continue à exister et, plus on l’ignore, plus elle se rappellera violemment à nous.
Oui, M. le Président, nous vivons effectivement la fin de l’abondance. Mais c’est à vous et à vos prédécesseurs que nous le devons : vous avez délibérément choisi de ruiner les Français en les faisant payer pour « toute la misère du monde » et en leur faisant financer les groupuscules les plus anti-français. Cette ruine touche à son terme. Merci aux oligarques qui ont si bien ravagé la France !
Au coeur de la guérilla karenni
Le photographe Siegfried Modola a pu entrer clandestinement au Myanmar (ex-Birmanie), pays fermé où se déroule une guerre entre la toute-puissante armée birmane, au pouvoir depuis son putsch de 2021, et une rébellion multiforme. Avec l’armée karenni, l’une des plus anciennes guérillas ethniques de la région, il s’est rendu sur la ligne de front.
Ce reportage a été réalisé grâce à l’appui logistique de l’association Village Karenni.

Extrait :
[…] Regroupés au sein de l’État Kayah (la plus petite des sept subdivisions administratives du Myanmar), les Karennis en savent quelque chose. Créée en 1957, leur armée est l’une des plus anciennes guérillas indépendantistes du pays. Raison pour laquelle des milliers d’opposants et de militants prodémocratie ont rejoint ses maquis après les événements de 2021. Ce mouvement de résistance, dirigé par le NUG (National Unity Government, gouvernement d’unité nationale) et issu de la désobéissance civile, a souhaité passer à la vitesse supérieure : la lutte armée.
Un tournant majeur pour l’armée karenni, qui retrouve un deuxième souffle avec le ralliement d’une jeunesse, certes sans expérience militaire mais qui rêve d’en découdre avec un pouvoir honni. Revers de la médaille, l’État Kayah se trouve désormais dans le collimateur de l’état-major et Tatmadaw y multiplie les offensives, ne faisant aucune différence entre les civils et les autres…
C’est autour de Loikaw, capitale de l’État Kayah, que se concentre la violence depuis un an. Et c’est là-bas que Siegfried Modola s’est rendu avec l’armée karenni : « Le 7 janvier 2022, à la nuit tombée, un groupe de soldats karennis m’a récupéré du côté thaï. En évitant les routes et les gardes-frontières, via des itinéraires clandestins connus d’eux seuls, nous avons marché à grande vitesse pendant trois heures. Nous sommes arrivés dans une cabane en bambou, à côté d’une base de la guérilla et d’un campement pour IDP (Internally Displaced Person, déplacés internes). Contrairement aux réfugiés, les IDP n’ont pas encore franchi la frontière et sont toujours en territoire birman, fuyards dans leur propre pays en quelque sorte. Il y avait environ 250 familles dans ce cas-là. Plusieurs d’entre elles se cachaient dans la forêt par peur des raids aériens. De fait, on entendait des aéronefs survoler la zone plusieurs heures par jour. »
L’explication de cette peur lui en sera donnée par un officier de l’armée karenni, le commandant Ooreh : « Tatmadaw sait très bien que les IDP sont sous notre protection : c’est nous qui leur prodiguons sécurité, nourriture, soins, etc. En ciblant leurs campements (il en existe des dizaines comme celui-ci en Birmanie), l’aviation sait qu’elle nous touchera forcément. C’est l’un de nos handicaps : il faut à la fois qu’on s’occupe des civils et qu’on fasse la guerre. »
Ce travail social a un avantage : la guérilla karenni est « dans le peuple comme un poisson dans l’eau » conformément au précepte maoïste. Quand on fait la révolution, c’est une condition sine qua non. Mais il comporte aussi un inconvénient : il s’effectue au détriment des opérations militaires. Un dilemme que le commandant Ooreh résume à sa façon : « Au lieu d’acheter des munitions et de l’armement, on investit dans l’alimentation ou la médication pour les IDP. » Les armes ! Un souci constant pour l’armée karenni, qui s’équipe au compte-goutte sur le marché noir (pour les fusils d’assaut type M16 et AK-47) ou directement… Sur le champ de bataille.
« Les Karennis connaissent le terrain et sont des combattants aguerris , aussi agiles que mobiles, experts dans l’art de l’embuscade et de l’escarmouche, explique Siegfried Modola. Leur tactique est celle du hit-and-run : frapper fort et s’évanouir dans la nature après avoir infligé le maximum de pertes. Leurs objectifs : les avant-postes birmans et les convois militaires. Ces actions coup de poing sont l’occasion de récupérer les armes de l’ennemi abattu ou capturé. Malgré tout, le rapport de force est inégal. Dans leur arsenal, la puissance de feu ne dépasse pas le mortier de 81 mm. En face, Tatmadaw dispose d’une véritable artillerie, d’hélicoptères russes de transport (Mi-17) et de combat (Mi-24 et Mi-35), ainsi que de chasseurs Mig-29. C’est David contre Goliath. » […]
120 nouvelles écoles indépendantes en 2022
Communiqué de la Fondation pour l’Ecole :
Cette année a encore été très créative : de nouvelles écoles, toutes différentes et toujours plus nombreuses, ont vu le jour cette année, portant à plus de 2500 le nombre d’écoles indépendantes en France. L’ampleur de ce mouvement trouve sans doute une de ses causes dans la loi du 24 août 2021 confortant les principes de la République (dite loi contre les séparatismes).
Cette loi a en effet porté un grand coup à l’Instruction en famille (IEF) puisqu’elle a supprimé le régime de déclaration pour le remplacer par un régime d’autorisation. Dorénavant, l’instruction en famille n’est plus une liberté mais une possibilité accordée avec parcimonie aux parents.
À compter de cette année scolaire, l’IEF peut être autorisée pour 4 motifs bien spécifiés : raisons de santé/handicap ; activités sportives ou artistiques intensives ; itinérance ou éloignement ; situation propre. Ce dernier cas est apprécié de manière très stricte par l’Administration. On constate en effet que la grande majorité des demandes s’appuyant sur ce motif est rejetée.
Ne pouvant instruire leurs enfants avec leurs propres méthodes et programmes, les parents éconduits se tournent alors naturellement vers les écoles indépendantes : soit en y scolarisant leurs enfants, soit en créant une nouvelle école pour compléter le paysage déjà bien riche des écoles indépendantes.
Plus de 120 nouvelles écoles ont vu le jour en 2022, venant encore enrichir le paysage éducatif français, apportant une réponse adaptée à la variété des besoins éducatifs des enfants et proposant aux parents des alternatives et des options complémentaires de celles de l’Education Nationale.
La part des établissements secondaires créés augmente encore (+3% par rapport à 2021). Ainsi, 51% des nouvelles écoles recensées sont des établissements secondaires et 49% des établissements primaires.
Depuis quelques années, la part des écoles Montessori diminue au profit d’écoles appliquant plusieurs pédagogies actives (Montessori mais également Freinet, Steiner, Decroly, etc…). Ainsi, 22,5% des écoles créées en 2022 appliquent la pédagogie Montessori contre 26% en 2021. Les nouvelles écoles indépendantes semblent de plus en plus soucieuses d’adapter les modes d’apprentissages au profil de chaque élève, en piochant dans les multiples pédagogies actives existantes, ainsi que dans les avancées des neurosciences. Les “autres pédagogies actives” représentent cette année encore la première tendance avec 41,5% des écoles créées (+12,5% par rapport à 2021). Cette augmentation impressionnante peut s’expliquer par la baisse du nombre d’écoles démocratiques (-6% par rapport à 2021). Les écoles à pédagogie classique ne cessent d’augmenter, passant de 11% en 2021 à 15% en 2022, reflétant probablement l’inquiétude des parents quant au niveau scolaire général et la volonté de certains créateurs de revenir aux méthodes ayant fait leurs preuves.
Comme en 2021, 85% des écoles sont aconfessionnelles et 11% sont des écoles catholiques.
61% des écoles recensées sont implantées sur des communes de moins de dix mille habitants et 33% sur des communes de moins de deux mille habitants, en milieu rural.
La Troménie de Marie arrivera à Sainte Anne d’Auray le 10 septembre
La Troménie de Marie est une marche de 12 semaines avec une statue de Notre-Dame de France sur une calèche tiré par un cheval. Elle s’inscrit dans les 100 étoiles de Marie. Une récolte d’intentions aux Cœurs unis de Jésus et Marie est organisée pour l’arrivée à sainte Anne d’Auray.
La Troménie de Marie est partie de Nantes le 18 juin pour arriver à Sainte Anne d’Auray le 10 septembre. La statue de Notre Dame de France est tirée par une calèche tractée par un cheval de trait. Un meneur et un groom contrôlent cet attelage, suivi par des pèlerins de tous âges, de tous milieux, venus de la France entière. Ces personnes marchant au pas de la jument, chantent et prient Notre Dame présentant Jésus pour la France et sa conversion. La Troménie vient de quitter le Finistère pour le Morbihan.
Pour un expulsé, combien de clandestins encore chez nous ?
Gérald Darmanin se félicite de la validation par le Conseil d’Etat de l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen, avec lequel il s’était bien entendu lors d’une séquence électorale…. Nous attendons désormais l’expulsion effective (l’individu est en fuite…) :
Pour Gérald Darmanin, la validation de l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen est une "grande victoire pour la République" pic.twitter.com/LhwuvX4dOM
— BFMTV (@BFMTV) August 30, 2022
Selon l’agence européenne de garde-frontières Frontex, l’année 2021 a été marquée par une augmentation de 57% du nombre des franchissements illégaux des frontières extérieures de l’espace Schengen détectés par rapport à 2020, qui ont atteint le chiffre vertigineux de 200 000.
Le dernier communiqué de Frontex confirme cette année la tendance à l’accélération des flux d’immigration clandestine. A fin juillet 2022, l’agence recensait plus de 155 000 entrées clandestines détectées depuis le début de l’année, un chiffre en hausse de 86% par rapport à la même période en 2021. Ce recensement ne prend pas en compte les personnes arrivées dans l’Union européenne pour fuir le conflit en Ukraine.
Les informations sur l’ampleur de l’immigration clandestine qui arrive en France en 2022 sont à ce stade parcellaires. A la frontière entre l’Italie et la France, sur la seule semaine du 18 au 24 juillet, 887 migrants auraient été interpellés par des membres des forces mobiles françaises et, pour 90% d’entre eux, remis aux autorités italiennes. Durant le premier trimestre 2022, 32 900 décisions de quitter le territoire français (OQTF) ont été notifiées à des étrangers en situation irrégulière présents en France, un chiffre supérieur à ceux des mois précédents. Mais, dans la même période, seuls 3 175 retours effectifs de clandestins ont été comptabilisés par les autorités françaises.

