L’Ukraine, fuite en avant d’un économie en ruine depuis l’indépendance
De Pierre-Antoine Pontoizeau, pour le Salon beige:
Il serait interdit d’analyser la situation politique ukrainienne car certains veulent réduire le monde à ce dualisme enfantin, avec les forces du bien du côté de l’Ukraine et les forces du mal du côté russe.
Or, la situation de l’Ukraine résulte d’une succession de choix effectués par les mauvais maîtres de l’Ukraine depuis l’indépendance. L’Ukraine vit en effets les ultimes soubresauts d’un régime en faillite qui précipite chaque jour un peu plus les populations ukrainiennes dans le chaos. Nous nous appuyons sur une documentation institutionnelle publique, une note de la direction du Trésor français du 22 décembre 2020 par exemple, les données publiques de la banque mondiale et du FMI, ainsi que les analyses d’institutions financières, dont les organismes de notation qui publient régulièrement, dont nous faisons ici synthèse.
La destruction des activités productrices
Au 30e anniversaire de l’indépendance, ce pays disposait d’un potentiel économique, scientifique et de ressources considérables. Il est devenu l’un des plus pauvres de toute la région eurasiatique. Le constat est sans appel. Sur le plan industriel déjà, des activités ont sombré des années 90 aux années 2020. Plusieurs exemples l’illustrent parfaitement. Les productions de bus de Lviv ou d’automobiles de Zaporojié ont été abandonnées. Le géant industriel Antonov n’a pas produit le moindre avion depuis 2015. Les chantiers navals de la mer Noire ont quasiment disparu.
L’appauvrissement des populations
La Banque mondiale fait état d’une jeune génération au niveau d’éducation faible avec un système de santé très déficient. Sur le plan démographique, le taux de natalité s’effondre depuis l’indépendance, alors que le taux de mortalité ne cesse de s’envoler : hygiène, défaut de soins, malnutrition, etc. Les jeunes aspirent à travailler dans les États voisins, dont la Pologne où le nombre de travailleurs immigrés a sensiblement cru depuis 2014. Les institutions internationales signalent que le taux de chômage, officiellement de 10%, est en fait bien supérieur aux statistiques de l’Etat. Plus grave encore, l’indice du capital humain n’a pas évolué favorablement depuis 2010. L’Ukraine est en dessous de ses principaux voisins d’Asie centrale.
La mauvaise gestion générale du pays s’observe dans une hausse incessante des prix à la consommation, plus de 10 % en 2021, donc avant la guerre, sur les produits de première nécessité. Certains produits ont même doublé. Le gaz a augmenté d’un tiers. Les institutions internationales disaient déjà que le pouvoir d’achat de l’Ukrainien était un des plus faibles d’Europe en 2019, avant la guerre là encore. Ces institutions estiment que le pouvoir d’achat a baissé de 30% depuis l’indépendance, mettant les Ukrainiens loin derrière les Russes, les Biélorusses ou les Kazakhs.
L’Etat ruiné et endetté
Sur un plan plus financier, les décisions récentes des organismes de notation (Fitch et Standard & Poors) de positionner l’Ukraine en quasi risque de défaut, entérinent autant cette situation catastrophique, antérieure à la guerre, que l’incapacité de l’Ukraine à supporter et prolonger le prix de la guerre, au lieu de négocier. L’économie avait plongé en 2014 et 2015, montrant une fois encore que les révolutions coutent chères. La monnaie s’est aussi effondrée, presque divisée par 4 face au dollar de 2013 à 2021. Les incertitudes politiques, dont le climat hostile au respect des accords de Minsk, a conduit les entrepreneurs et les investisseurs à anticiper le risque de guerre, affaiblissant plus encore l’économie du pays. Or, rappelons-le, il appartenait autant au pouvoir ukrainien de respecter ces accords qu’à la partie russe – ce qui n’a pas été fait.
Une oligarchie prédatrice hostile au bien commun
Le bilan sur trois décennies démontre la nocivité d’une oligarchie prédatrice qui accaparent les fonds publics, bradent des activités, détruit les outils industriels. La dégradation est très profonde. Les analyses les plus récentes, mais toujours avant la guerre, faisait état d’un « pic mortel », d’un point de rupture d’une économie à l’agonie. Alors, la guerre serait de ce point de vue une véritable fuite en avant, la stratégie du maquillage d’une oligarchie qui a ruiné le pays en trois décennies pour ses intérêts personnels. Voilà une réalité politique et économique dont je redis au lecteur inattentif une dernière fois, qu’il s’agit du bilan de l’indépendance à 2020, donc avant la guerre. La menace du défaut de paiement est donc antérieure à la guerre là aussi. Les investissements sont faibles attestant bien d’une économie de prédation des oligarques sans projets économiques pour le pays, et d’une faible attractivité pour les internationaux, du fait des notations en matière de corruptions et des pratiques mafieuses peu encourageantes.
Une guerre évitable mais la fuite en avant se poursuit
Alors pourquoi aller à la guerre plutôt que de respecter les accords de Minsk et de protéger les populations des désastres d’une guerre évitable ? Là est la vraie question et la vraie responsabilité des élites ukrainiennes. Le ministre des Finances ukrainien, Serguii Martchenko, craignait le coût insupportable de la guerre au-delà de quelques mois. Le FMI et la Banque mondiale estiment que le PIB chutera de 50% à fin 2022, ruinant le pays. On estime que chaque mois de guerre coûte a minima 10 milliards de dollars. Il était donc imprudent et irresponsable d’aller au conflit et de créer les conditions de l’agression. Aucun géopoliticien ne peut nier aujourd’hui que la violation des accords de Minsk est un fait avéré résultant des décisions des dirigeants ukrainiens.
Outre l’incapacité à assumer économiquement le coût de la guerre, la guerre elle-même induit une dévastation des infrastructures et la perte probable de près de 80.000 à 100.000 hommes jeunes déjà, au rythme de quelques centaines par jour, depuis près de 200 jours de guerre, sans oublier les handicapés à vie. Est-ce un hasard si l’Ukraine lance actuellement un recrutement de masse des hommes en âge de se battre ? Là, j’ose évoquer comme Raphaël Lemkin (juriste international fondateur du concept et des définitions du génocide) des décisions au caractère génocidaires, à l’encontre de son propre peuple. Fuite organisée des populations, déplacement forcé, persécutions des minorités en cours, envoi à la mort de toute la jeunesse ukrainienne. Or, un Etat peut toujours éviter la guerre, négocier, arrêter le massacre et envisager la paix, c’est aussi l’honneur d’un dirigeant. Les plus récents propos des dirigeants ukrainiens poussent au sacrifice une jeunesse déjà dévastée.
Concluons. De 1991 à 2020, avant la guerre, ce pays a été ruiné par des dirigeants qui préfèrent maintenant la guerre à la négociation. La responsabilité de la situation incombe autant à ces dirigeants ukrainiens qui ont refusé l’application des accords de Minsk qu’à la volonté impériale de Poutine qui a saisi l’occasion, comme un féodal aux aguets. Il est simplement infantile et irresponsable de maintenir le fantasme du gentil et du méchant. Il est coupable de refuser le sens du discernement et l’analyse historique de ce pays. C’est même un peu criminel vis-à-vis des populations ukrainiennes que de prolonger indéfiniment un sacrifice absurde qui maquille les forfaits d’une élite contre son peuple, un peuple aujourd’hui autant martyrisé par les décisions de leur dirigeant et leur entêtement que par l’action des Russes.
Appel à la paix et résistance à la haine et à la guerre, devoir des chrétiens du monde entier
Voilà pourquoi il est urgent de faire un appel à la raison, un appel à la paix, l’appel à la raison d’être même des institutions européennes qui se sont construites sur « plus jamais ça ». Or, ces institutions trahissent leur raison d’être pour aller à la guerre et pousser à la haine. Nous devons nous élever et exiger de l’Europe et de nos dirigeants nationaux qu’ils soient des promoteurs de paix par la diplomatie. L’hiver sera terrible pour eux, peut-être pour nous sans aucune raison légitime. Pendant ce temps, d’autres puissances dans le monde poursuivent leurs coopérations et leurs développements. Certains sont devenus fous, bêtes et méchants. Ne cédons pas à leur piège sordide : vindicte, haine, misère, révolte et incitation à la guerre.
Le nombre des avortements pratiqués légalement en Pologne a été dix fois moindre en 2021 qu’en 2020
C’est le fruit de la nouvelle législation qui protège davantage la vie de l’enfant à naître. Selon le ministère de la santé, le nombre d’avortements est tombé à 107 (cent-sept) l’année dernière. En France c’st 230 000…
Fin octobre 2020, le Tribunal Constitutionnel (TC) polonais a jugé que l’avortement eugénique était inconstitutionnel. Jusqu’à la publication de l’arrêt du 22 octobre 2020, le droit polonais prévoyait que le droit à la vie était protégé dans la phase prénatale, à l’exception de 3 circonstances décrites dans la loi sur la planification familiale.
« La loi fonctionne et a permis de sauver des personnes concrètes », déclare Magdalena Korzekwa-Kaliszuk, avocate et psychologue, présidente de la Fondation du groupe Proelio. Les années précédentes, le nombre d’avortements enregistrés par le ministère de la Santé était de 1 076 (en 2018 et 2020) et de 1 110 en 2019.
Selon Magdalena Korzekwa-Kaliszuk, si la loi n’avait pas été modifiée à la suite de l’arrêt de la Cour, l’année dernière également, un millier d’enfants auraient perdu la vie avant leur naissance en Pologne, principalement en raison d’une suspicion de trisomie 21.
« Une bonne loi a une influence positive sur l’attitude des gens. D’une part, elle renforce la conviction que le droit à la vie ne doit pas dépendre du diagnostic d’un état pathologique. D’autre part, le fait de ne pas pouvoir tuer un enfant pour des raisons eugéniques signifie que les médecins n’auront plus aucune raison de suggérer ou même de faire pression sur les parents pour qu’ils avortent ».
En Pologne, comme ailleurs, des pressions ont souvent été exercées sur les femmes pour qu’elles avortent pour des raisons eugéniques.
Les organisations pro-avortement affirment que, suite à la décision du TC, les femmes polonaises choisissent l’avortement à l’étranger. Selon le député de gauche Joanna Scheuring-Wielgus, ils se compteraient « par milliers ». Mais aucune preuve n’est fournie pour étayer cette affirmation.
Comment Macron tente de contrôler les médias
Depuis cinq ans, Emmanuel Macron use de multiples ressorts pour accentuer sa mainmise sur les médias : lois anti-fake news, organe de déontologie, commission de régulation, subventions sous conditions :
Juin 2020. Une chute de 60 % des ventes en à peine deux mois. Des pertes estimées à 1,9 milliard d’euros. Des recettes publicitaires qui s’évaporent. Une offre numérique qui peine à séduire. La presse française paye un lourd tribut à la pandémie de Covid-19. Alors l’État décide de donner un coup de pouce aux titres qui souffrent. Le Figaro, le Monde, Libération … La majorité des grands médias touchent d’importants subsides : 483 millions d’euros, exactement. Seuls quelques titres font exception à la règle. Votre journal, Valeurs actuelles, est l’un de ces parias. « À ce niveau-là, c’est pire que de l’exclusion », estime Marc Baudriller, rédacteur en chef de Boulevard Voltaire. Le journaliste parle de ce qu’il connaît : le site n’a jamais perçu de subventions.
« À vrai dire, cette année, on craignait que l’État nous ampute de notre numéro de commission paritaire, qui nous permet de faire la demande. On va demander des aides, évidemment, mais on n’a pas beaucoup d’espoir. Elles dépendront de la pertinence du dossier. »
La décision s’inscrit dans la logique élyséenne. En décembre 2021, un décret impose que les journalistes doivent sortir d’une école de journalisme ou être détenteurs d’une carte de presse. Sous peine de voir cette précieuse manne des aides à la presse réduites comme peau de chagrin.
« C’est une mesure réellement discriminatoire, estime Richard de Seze, directeur de la rédaction de Politique magazine. Beaucoup de membres de notre rédaction n’ont pas leur carte de presse et n’ont pas fait d’école. Ça ne fait pas pour autant d’eux de mauvais journalistes. »
Frédéric Taddeï, Élise Lucet… Les exemples de Rouletabille qui ne remplissent pas lesdits critères sont pourtant légion.
« Il y a une dérive autoritaire de Macron, qui décide arbitrairement de qui peut être journaliste. Si Marine Le Pen avait fait ça, on aurait dit que la presse était muselée. »
L’essayiste Paul Melun lui préfère l’épithète d’« illibéral ».
« Macron est un imposteur du libéralisme. Il se prétend libéral comme Justin Trudeau ou Olaf Scholz, alors que l’histoire démontre qu’il tend vers l’illibéralisme. »
Car l’héritage macronien regorge de ce genre d’exemples. Nous sommes en juillet 2018. Le président est accusé d’avoir couvert Alexandre Benalla, ce chargé de mission à la présidence de la République ayant usurpé la fonction de policier et violenté des manifestants lors des mobilisations du 1er Mai, place de la Contrescarpe, à Paris. Le chef de l’État est acculé, coincé face à cette grosse polémique. La presse revêt les atours parfaits de la victime expiatoire. « Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité », proclame-t-il dans la cour de l’Élysée. Le Landerneau journalistique s’inquiète.
Un an plus tard, le chef de l’État réalise son rêve : la création d’un organe de déontologie. […] Son but ? Répondre « à la crise de confiance du public envers les médias et aux tentatives de manipulation de l’information », si l’on en croit le leitmotiv disponible sur son site. Mais qui se cache derrière cette instance ? Des régulateurs, répartis en trois collèges : les journalistes, les médias et le public. Votre magazine, Valeurs actuelles , en fait encore les frais. En 2020, le CDJM estime que le journal, « en plaçant et en représentant Mme Danièle Obono dans une situation dégradante, ne respecte pas la dignité humaine », après la parution du roman de l’été mettant en scène la députée de La France insoumise au temps de l’esclavage.
« Emmanuel Macron se sert de toute structure institutionnelle ou politique qu’il peut créer pour exercer une forme de contrôle sur tout ce qui émane des médias, ce contre-pouvoir fondamental , alerte Paul Melun. Or, la déontologie journalistique ne se décrète pas d’en haut : elle se confirme ou s’infirme selon la véracité des infos que vous donnez. Emmanuel Macron ne fait pas confiance à la main invisible du journalisme. »
Les décisions de ce type se multiplient. L’entretien de Juan Branco par Apolline de Malherbe dans le cadre de l’affaire Griveaux « témoigne d’une partialité envers l’interviewé qui dépasse la liberté d’investigation journalistique », tandis que la couverture de Paris Match montrant un Piotr Pavlenski menotté, allongé sur le sol et face contre terre « se justifie » et « ne porte pas atteinte à la dignité de la personne représentée » …
Valeurs actuelles n’est pas le seul à souffrir des leçons du CDJM. Selon les avocats Christophe Bigot, Basile Ader et Richard Malka, dans le Figaro, en 2020, « ce Conseil de déontologie est l’idiot inutile d’une vision qui ignore tout de la tradition française de la liberté d’expression. […] Ses décisions sont non seulement dépourvues de sens mais sont dangereuses. » L’histoire leur donnera raison. Le CDJM voit son rayonnement s’effriter. En cinq ans, il n’a rendu que 72 avis.
[…] Depuis septembre 2021, l’État dispose de sa propre instance de traque des fake news : la commission Bronner. Composé de 14 historiens, chercheurs, politologues, le comité fait la chasse aux « personnes qui ne vivraient pas dans le même monde mental », engendrant « des volontés de sécession avec la République ». Comprenez : les anti-vax représentent un danger pour la démocratie. « Cette instance a tous les atours d’une commission fantoche », dénonce Paul Melun. Fantoche, certes, mais pas anecdotique. Fin 2021, la commission Bronner remet son rapport au gouvernement, lui soumettant deux propositions. La première veut intégrer la responsabilité civile du diffuseur dans la loi sur la confiance dans l’économie numérique par la voie de l’amendement suivant :
« Toute diffusion par voie numérique d’une nouvelle que l’on sait être inexacte et qui porte préjudice à autrui engage la responsabilité civile de celui qui la commet ainsi que de toute personne qui la rediffuse en connaissance de cause. »
La seconde proposition prévoit la possibilité de saisir l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) pour quiconque éprouve une « difficulté pour obtenir l’intervention et la coopération d’une plate-forme » au retrait d’un contenu. En d’autres mots, une loi Avia déguisée. Porté par la députée LREM Laetitia Avia, le texte ambitionnait, en 2020, de réguler « les contenus haineux sur Internet ». L’initiative portait déjà la patte Macron. […] La loi est largement censurée par le Conseil constitutionnel. La proposition phare du texte, qui contraignait les plates-formes à supprimer les contenus en moins de vingt-quatre heures ? Supprimée. […] Création d’un parquet spécialisé dans les messages de haine en ligne, simplification du signalement d’un contenu, naissance d’un observatoire de la haine en ligne auprès du CSA… Une poignée de mesures mineures survit à la guillotine du Conseil constitutionnel. Nicole Belloubet, ministre de la Justice, et Cédric O, chargé du texte, jurent de « retravailler le dispositif ».
La loi Avia, ou le symbole du rapport tempétueux de Macron avec la presse ?
« Emmanuel Macron n’a eu de cesse depuis cinq ans, par réflexe pavlovien, de museler une partie de l’opinion et des médias. La loi Avia le montre bien. Sous la présidence de François Hollande, force est de constater que la presse était beaucoup plus tranquille », estime Marc Baudriller. « Le rapport qu’entretenait François Hollande avec la presse était beaucoup plus sain , abonde Paul Melun. Contrairement à ses deux prédécesseurs à l’Élysée, Emmanuel Macron est plus redoutable dans son rapport aux médias, car il prend ses décisions au nom du bien et de la vérité. C’est la fourberie ultime du macronisme : vous faire avaler des couleuvres d’illibéralisme avec un sourire Colgate et une chemise blanche de cadre sup’. »
[…]
Petit rappel aux royalistes de pacotille: être royaliste, c’est avant tout, être catholique.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Que ce soit par souci d’originalité, snobisme, désir de vivre dans une société bien ordonnée (maurrassiens) ou tout simplement par ignorance, il y a toute une flopée d’individus qui tout en étant athées et n’ayant que faire du fait religieux, se prétendent royalistes. Sans le savoir, ces personnes nuisent énormément à la crédibilité du régime monarchique. Il convient donc de rappeler qu’en toute dernière analyse, la seule légitimité de la monarchie repose sur «l’élection» du roi par Dieu. Cette élection étant confirmée avec le sacre du monarque par le Pape ou par un évêque de la sainte église catholique. Une monarchie où le roi n’est pas «l’oint» du Seigneur n’a, au fond, guère plus de légitimité qu’une simple mafia. Cela est essentiel, il ne faut jamais l’oublier.
De cette évidence, en découle une autre. En effet, le roi étant l’élu de Dieu, pour que son élection ait un sens et à moins d’être un imposteur, il se doit nécessairement d’appartenir à la seule vraie religion; c’est à dire le catholicisme. C’est pourquoi, les monarchies reposant sur des spiritualités viciées, comme les monarchies protestantes d’Europe du nord (Royaume unis compris, où dans les églises anglicanes, les gays sont «mariés»), n’ont rien à envier, en matière d’abomination, aux pires républiques et démon-craties, infestées par le politiquement correct (France, Allemagne, États-Unis, etc…). En effet, nous trouvons dans ces sinistres «royaumes» (plus du diable que de Dieu) les habituelles infamies de la culture de mort: meurtre des enfants à naître, mariage contre nature, théorie du genre etc…Quant aux monarchies “catholiques” comme l’Espagne ou la Belgique, je rappelle que leurs monarques n’y ont en gros aucun vrai pouvoir et que par conséquent, elles ne sauraient être considérées comme de vraies monarchies.
À l’instar des tièdes et des faux chrétiens qui tout en se réclamant du Christ, sont trop lâches pour condamner frontalement l’avortement ou le mariage d’abomination du même sexe (voir sur l’homosexualité les propos de Saint Paul dans Romains 1:26-27), et ainsi nuisent gravement à l’Eglise, les royalistes de pacotilles qui, in fine, ne croient ni en Dieu ni en diable, nuisent profondément à la crédibilité de la monarchie catholique française. Non, être royaliste n’est pas un jeu; ce n’est pas être membre d’un énième «Lions club» du coin; c’est croire que « l’oint du Seigneur », si telle est la volonté de Dieu, peut réussir, là où la république ne peut qu’échouer.
Jean-Pierre Aussant
La perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE serait-elle de nature à affaiblir la domination de la gauche progressiste à Bruxelles ?
Traduction par Olivier Bault d’un article de Marek Jurek, ancien président de la Diète polonaise et ancien député au Parlement européen, paru en polonais dans l’hebdomadaire Do Rzeczy du 11 juillet 2022 sous le titre Ukraina i Christianitas: nadzieje i złudzenia (Ukraine et chrétienté : espoirs et illusions). La perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’UE serait-elle de nature à affaiblir la domination de la gauche progressiste à Bruxelles ? C’est un leurre et Marek Jurek rappelle l’occasion manquée par la Pologne :
[…] La perspective de l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne a en revanche un effet glaçant sur l’Allemagne et la France. En effet, indépendamment des coûts financiers de l’intégration, celle-ci impliquerait – du point de vue du tandem franco-allemand – une déstabilisation démographique et politique de l’UE, une réduction radicale de sa « pilotabilité ». Ces préoccupations de l’establishment européen conduisent certains à conclure que, si elle devenait membre de l’UE, l’Ukraine pourrait sérieusement renforcer l’opinion chrétienne en Europe, contribuant ainsi à stopper la décadence de notre civilisation. Indépendamment de la nature théorique de cette perspective, elle mérite qu’on y réfléchisse. Après tout, l’Ukraine est déjà membre du Conseil de l’Europe.
Nous nous en souvenons probablement tous [en Pologne] : de tels espoirs, qui étaient même accompagnés d’un programme, ont déjà été formulés il y a 20 ans à l’occasion de l’intégration prochaine de la Pologne dans les structures de l’UE. C’est saint Jean-Paul II qui avait exprimé cela avec la plus grande force le 18 mai 2003, lors de la canonisation de l’archevêque Pelczar et de Mère Ledóchowska à Rome :
« L’entrée dans les structures de l’Union européenne, avec des droits égaux à ceux des autres pays, est pour notre nation et pour les nations slaves voisines l’expression d’une justice historique […]. Il n’y aura pas d’unité en Europe tant qu’elle ne sera pas fondée sur l’unité de l’Esprit […], ces pays ont une grande mission à accomplir sur le Vieux Continent […] de l’Union de Lublin à l’Union européenne ! »
Dans cette vision, la Pologne, soutenue par les autres nations d’Europe centrale, devait désormais jouer le même rôle vis-à-vis de l’Europe occidentale que celui qu’elle avait autrefois joué vis-à-vis de l’Europe orientale, par le biais de l’union dynastique avec la Lituanie et d’une union ecclésiastique avec la Ruthénie [avec l’Église gréco-catholique censée ramener les chrétiens orthodoxes à Rome, ndlr.]. En partageant sa souveraineté, la Pologne devait partager ses valeurs. Les hommes politiques se réfèrent volontiers à cette vision de « l’accomplissement d’une mission importante », non pas pour changer l’UE, mais pour convaincre les Polonais que l’UE va se changer elle-même.
Jean-Paul II, en revanche, supposait autre chose. À l’article 7 de l’exhortation « Ecclesia in Europa » (promulguée un mois après le discours cité ci-dessus), il écrivait que l’on tente aujourd’hui « de donner à l’Europe un visage qui exclut son héritage religieux, en particulier son âme profondément chrétienne, fondant les droits des peuples qui la composent sans les greffer sur le tronc irrigué par la sève vitale du christianisme ». Il ne s’agissait donc pas pour le Saint-Père d’inverser un processus social anonyme, de changer le « climat » culturel, mais d’arrêter la « création de droits » qui détruisent l’âme chrétienne de l’Europe. Ces espoirs ont été enterrés avec le Pape.
Lors des négociations du traité de Lisbonne, la Pologne n’a exigé ni des clauses sur le respect par l’UE de la vie chrétienne des peuples d’Europe, ni l’inscription des droits de la famille au catalogue des valeurs de l’UE. Les autorités polonaises n’ont même pas envisagé une véritable action politique en faveur des droits de l’opinion chrétienne au sein de l’Union européenne. Elles ne vivaient que des rêves illusoires d’une bonne place à la table libérale. C’est pour ces rêves qu’elles ont accepté d’inclure des « minorités » non précisées et une « non-discrimination » tout aussi imprécise dans le catalogue des « valeurs » de l’Union européenne (dans l’article 2 modifié du traité de l’UE). […]
L’Union européenne a profité de la guerre en cours pour forcer l’Ukraine à finalement ratifier cette convention du genre, après dix ans de refus. Le parlement ukrainien l’a ratifiée à une majorité de 90%. Cet événement démontre à la fois la pérennité du réflexe d’attachement à l’ordre social naturel, qui avait pendant des années été à la base de la résistance populaire au communisme, et la facilité avec laquelle l’Ukraine a accepté de porter atteinte à cet ordre social naturel au nom d’un rapprochement plus poussé avec l’Occident. […]
Après les événements du mois dernier, il est clair que l’Ukraine, laissée à elle-même, sera un pays soumis à la même pression idéologique que les pays d’Europe centrale. Pire encore, en tant que pays ayant davantage besoin d’aide et déjà auparavant plus endommagé socialement, elle sera plus vulnérable à cette pression. L’Ukraine pourrait effectivement être un facteur de l’opinion chrétienne en Europe si la Pologne – en tant que plus gros pays d’Europe centrale – se lançait dans une véritable action politique en vue d’organiser l’opinion chrétienne européenne. Mais nous n’avons pas voulu le faire avec les pays d’Europe centrale, ce qui était la partie la plus facile. À aucun moment non plus, la devise « ni Poutine ni Soros » n’est devenue le principe de notre politique orientale, même si la perspective d’un libéralisme avancé s’étendant à l’est et au sud ouvrait la perspective très dangereuse d’un encerclement moral et d’un isolement de la Pologne.
Dans le cas de l’Ukraine, nous n’avons rien fait pour aller au-delà de la routine démocratique-libérale dans quelque mesure que ce soit. Rien n’indique aujourd’hui que cela soit sur le point de changer. Si nos dirigeants ont si facilement et si volontiers oublié les appels de Jean-Paul II, pourquoi devraient-ils s’intéresser à la voix de l’Ukraine chrétienne, perdue dans la tourmente de la guerre ?
Ce que nous dit la tentative d’égorgement de Salman Rushdie sur l’aveuglement de l’Occident
De Stéphane Buffetaut, vice-président du CNIP, ancien député européen, pour le Salon beige:
Il y a quelques jours un disciple posthume de l’ayatollah Khomeini a tenté d’égorger Salman Rushdie lors d’une conférence donnée dans l’Etat de New York. La « fatwa » lancée contre le romancier il y a 33 ans n’avait jamais été abrogée. Cela nous rappelle que le fanatisme musulman ne connaît aucune limite ni temporelle ni géographique. Le mode opératoire de l’attentat correspond aux prescriptions de Mahomet dans le Coran, qui recommandait à ces disciples de « frapper au cou » leurs adversaires (Coran 8.12 et 47.4).
Mais ce drame est aussi un rappel de l’invraisemblable inconséquence de l’Occident en ce qui concerne l’Iran qui ne fut considéré longtemps que comme un réservoir de pétrole dans lequel l’Anglo-Persian Oil Company (APOC) devait pouvoir puiser, puis, à la suite du renversement de Mossadegh, un consortium où les Britanniques et les Américains se taillaient la part du lion.
Le Shah d’Iran avait tenté de moderniser son pays par sa « révolution blanche » qui prévoyait une vaste réforme agraire, le vote des femmes et une réforme judiciaire. Mais celle-ci dut affronter l’opposition du clergé chiite (notamment de Khomeini), premier propriétaire terrien et qui voyait dans la réforme judiciaire une tentative de se libérer de la charia. Le souverain avait choisi l’Occident, dans un contexte de guerre froide, mais finit par indisposer les USA au moment de la crise pétrolière. Peu à peu, ceux-ci en vinrent à décider de « lâcher » Reza Pahlavi, malade, et en butte à l’agitation suscitée par l’imam, gracieusement reçu en France par le Gouvernement de Giscard d’Estaing et soutenu par Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Michel Foucault. Ce qui prouve que l’islamo-gauchisme n’est pas une nouveauté.
A la conférence de la Guadeloupe, qui réunit, du 4 au 7 janvier 1979, Valéry Giscard d’Estaing, Jimmy Carter, James Callaghan et Helmut Schmidt, le Président américain fit savoir que les USA ne soutenaient plus l’Empereur d’Iran mais lui préféraient Khomeini ! La suite est connue: prise des otages américains d’abord, fiasco de la tentative de délivrance et quarante trois ans de relations conflictuelles avec l’Iran, sans omettre la déstabilisation du Moyen-Orient par Hezbollah interposé, ni oublier le triste sort réservé au peuple iranien. Quant aux communistes, marxistes léninistes et autres maoïstes iraniens qui avaient soutenu la révolution, ils jouèrent le rôle des « idiots utiles » chers à Lénine et finirent emprisonnés, pendus ou en exil.
Ainsi donc la tentative d’assassinat de Salman Rushdie est en quelque sorte une conséquence lointaine de l’irresponsabilité de choix politiques américains et plus largement occidentaux. Mais cette irresponsabilité, causée par des vues à court terme où par les intérêts de firmes multinationales et ceux du complexe militaro industriel étatsunien, a causé des ravages dans le monde entier. Ravages dont les peuples font les frais.
Quelques années plus tôt, le 30 avril 1975, Saïgon était tombée aux mains des communistes après le « lâchage » du Président Nguyen Van Thieu et du sud Vietnam par les Etats-Unis. Chacun se souvient de la fuite en hélicoptère de l’ambassadeur américain, le drapeau sous le bras. Deux millions de « boat-people » fuirent leur pays dans les années qui suivirent. Selon le Haut commissariat des Nation-Unies pour les réfugiés, 250 000 périrent en mer. Depuis 47 ans, le peuple vietnamien vit sous le régime totalitaire du parti unique communiste, privé des libertés élémentaires. Dans la plus totale indifférence de la « bonne conscience internationale ». Bien entendu, durant tout le conflit, la gauche occidentale a soutenu le Vietcong et souhaité de ses vœux l’instauration d’une dictature marxiste sur ce malheureux pays. Beau désastre géopolitique occidental !
En 2003, les Etats-Unis lancent la seconde guerre du Golfe sur le fondement d’un rapport truqué sur de prétendues armes de destruction massives irakiennes présenté au Conseil de sécurité du 12 septembre 2002. Le 19 mars 2003, l’ultimatum américain à Saddam Hussein prenait fin et commençait la deuxième guerre d’Irak. Le 9 avril Bagdad était prise. Les américains sécurisèrent le ministère du pétrole mais pas le musée d’archéologie de la capitale qui fut pillé pendant trois jours. Triste symbole. Le bilan humain des deux guerres du golfe s’élève à plusieurs centaines de milliers de morts. A la suite de la prise de Bagdad et de la chute du régime Baasiste, débutera une longue guérilla de divers groupes, des Baasistes aux islamistes d’Al Qaïda en Irak, qui aboutira à la proclamation de l’Etat islamique d’Irak le 13 octobre 2006, qui deviendra l’Etat islamique d’Irak et du Levant et attendra son expansion maximale dans les années 2014/2015. Chacun se souvient des horreurs accomplies par les hommes de ce proto Etat, égorgements, massacres des populations chrétiennes et yésidis, esclavage sexuel…S’en suivra également une forte vague d’émigration vers l’Europe, comportant vrais réfugiés et authentiques terroristes. Les Américains quittèrent l’Irak en décembre 2011, laissant le pays dans un état de profond désordre politique et un Moyen-Orient déstabilisé.
Il y a pratiquement un an, dans la nuit du 30 au 31 août 2021, les dernières troupes américaines quittaient l’Afghanistan, après vingt ans de conflit. A la fin du mois d’avril précédent, le chef d’état-major américain avait déclaré : « dans le pire des cas, on a un effondrement du gouvernement afghan, un effondrement de l’armée afghane, on a une guerre civile, on a la catastrophe humanitaire qui va avec, puis le retour potentiel d’Al Qaïda ». C’est effectivement ce qui s’est déroulé. Le septembre 2021, devant le Sénat américain, le même reconnaissait : « l’ennemi est au pouvoir à Kaboul ». Tout çà pour çà ! Et bien entendu les afflux d’immigrants vers l’Europe. La seule possibilité d’éviter cela eut sans doute été, il y a des années, de rappeler le vieux roi au pouvoir. Faute de ce choix, les Américains ont tenté d’implanter une démocratie libérale dans pays encore tribal ! Idéologie quand tu nous tiens.
Toutes ces erreurs stratégiques ont des points communs. D’abord une méconnaissance des réalités historiques et civilisationnelles, ensuite une sous estimation du poids de la géographie, mais aussi une infidélité dans les alliances et trop souvent un blabla moralisateur qui dissimule bien mal une rapacité économique et la volonté de maintenir une hégémonie mondiale. Le résultat en est une haine de l’occident dans biens des pays du sud et notamment des pays musulmans. La diplomatie est un art du réel et de l’équilibre. Pas de l’idéologie, du cynisme et de la démesure. Si, toutefois son but est de maintenir ou de retrouver la paix. Elle suppose prudence, refus de l’humiliation des peuples, fidélité aux alliances. Exactement le contraire de ce que fut la pratique de cette diplomatie « multipolaire », c’est-à-dire mondialiste, pratiquée depuis des décennies.
La culture française en Pologne
Olivier Bault a interrogé pour le journal Présent Bogusław Kiernicki, l’éditeur polonais de Jean Raspail, Jean Madiran, Charles Maurras, et bien d’autres.
Vous êtes à la fois homme politique et éditeur. Vous êtes le président du parti Prawica Rzeczypospolitej, Droite de la République, dont fait partie l’ancien président de la Diète polonaise et ancien eurodéputé Marek Jurek, bien connu des lecteurs de Présent en tant que défenseur du droit à la vie dès la conception. Mais c’est de votre maison d’édition que nous allons parler. La maison d’édition Dębogóra propose des auteurs appréciés de nos lecteurs : Jean Madiran, Jean Raspail, Vladimir Volkoff, Charles Maurras, l’historien Stéphane Courtois et bien d’autres, certains un peu moins connus. Quel est l’intérêt pour ces auteurs français en Pologne ?
Il y a toujours eu chez nous un grand intérêt pour la pensée française, y compris pour la pensée catholique et conservatrice. Avant, c’étaient Bernanos, Mauriac, Maritain ou Gilson. Puis le communisme soviétique est arrivé et la nouvelle génération d’intellectuels français de droite a eu beaucoup plus de mal à franchir le rideau de fer. Maintenant que les circonstances ont changé, nous essayons de rattraper un peu ce temps perdu, et il est intéressant de voir que ces auteurs ont encore des choses importantes à dire et que ces choses sont peut-être même aujourd’hui encore plus prononcées et plus prophétiques. C’est pourquoi nous les publions en Pologne. À la fois les plus anciens, comme Maurras, et la génération suivante, comme Madiran, Thibon ou Gitton, ainsi que des guides spirituels discrets comme feu Dom Gérard Calvet ou Dom Antoine Forgeot. En cours de route, nous avons succombé aux charmes de l’écriture du très regretté Jean Raspail, dont nous avons déjà publié onze romans et dont nous allons en publier un autre, Hurrah Zara, juste après les vacances. Nous avons également publié tous les romans les plus importants de Vladimir Volkoff, dont on peut dire sans hésiter qu’il s’est fait une place dans la conscience de l’intelligentsia de droite polonaise. Dans un autre genre, nous avons encore publié Stéphane Courtois. Sa contribution à la mise en évidence de la nature criminelle et subversive du communisme ne saurait être surestimée. D’où, parmi nos publications, son Livre noir du communisme, le Livre noir de la Révolution française et la biographie de Lénine, l’inventeur du totalitarisme.
Il est aussi un autre domaine où s’exprime notre estime pour la pensée française. D’une part, nous avons traduit le Génie du christianisme de Chateaubriand ou L’amour de la sagesse éternelle de De Montfort. D’autre part, nous avons publié plusieurs monographies et un certain nombre de CD consacrés à la musique ancienne française, aux chansons des croisades, aux chansons des troubadours, du comte Thibaut, de Colin Muset, mais aussi aux chansons de l’époque des mousquetaires ou des insurgés vendéens. Il s’agit d’éditions très soignées dans lesquelles le livre est accompagné à chaque fois d’un CD avec un enregistrement de ces chansons en traduction polonaise. Depuis des années, nous sommes accompagnés par un ensemble de musique ancienne réputé – Klub Świętego Ludwika, le Club de Saint Louis – dirigé par Jacek Kowalski, historien de l’art, poète, traducteur, musicien et chanteur.
Qu’est-ce qui guide votre maison d’édition dans le choix des auteurs français à traduire et publier en polonais ?
Comme je vous l’ai dit, nous recherchons avant tout des auteurs que nous considérons comme importants et dont nous ne pouvons accepter l’absence dans le débat intellectuel polonais. Bien entendu, à cela vient s’ajouter une certaine expérience personnelle. Mon aventure personnelle avec la pensée française a commencé à l’école secondaire, à l’époque du régime communiste et des débuts de notre participation au Mouvement de la Jeune Pologne, un mouvement anticommuniste. J’ai alors lu un excellent livre sur le soulèvement vendéen, rédigé par l’historien polonais Paweł Jasienica sous le titre de Réflexions sur une guerre civile (Rozważania o wojnie domowej). C’est là que j’ai été pour la première fois au contact, de façon poignante, avec tous les héros de la Vendée, avec de Charette, La Rochejaquelein, Lescure et Bonchamps. En tant que jeune garçon, je me suis senti très proche de leur combat. Par ailleurs, la Révolution française, avec ses colonnes infernales et son antichristianisme, me paraissait ressembler beaucoup au communisme qui détruisait non seulement notre pays mais aussi une grande partie du monde. Nous n’avions pas alors la certitude que la fin de ce système était si proche.
Quelques années plus tard, alors que le communisme s’effondrait en Pologne, j’ai pu m’intéresser de plus près à la France pendant un certain temps. Ce fut un contact très important pour moi, ce dont je n’avais sans doute pas pleinement conscience à l’époque. J’ai pu écouter une conférence de Gustave Thibon à Paris, rendre visite à Pierre Pujo à la rédaction de l’AF, assister à la fête de Jeanne d’Arc, puis à une messe en plein air célébrée par Mgr Marcel Lefebvre. Au pèlerinage de Chartres, j’ai rencontré pour la première fois Dom Gérard, du Barroux, ainsi que Jean Raspail qui marchait en compagnie de Bernard Antony. À Port-Marly, j’ai rendu visite au Père de Blignières qui m’a raconté l’histoire de la défense dramatique de la messe traditionnelle dans la paroisse locale. Des collègues de la communauté émigrée polonaise de Solidarité m’ont parlé de Vladimir Volkoff, dont Le Montage avait été publié par leurs soins en polonais à Paris et était paru tout de suite après dans une édition clandestine en Pologne.
Je dois beaucoup de ces rencontres à Dominique Molitor, que j’ai rencontrée à Paris et dont l’énergie, l’érudition, la gentillesse et l’hospitalité inspirent encore mon admiration et ma gratitude. Je suis rentré en Pologne avec une dédicace de Thibon, un abonnement à Présent et Aspects de France, et beaucoup de livres. C’était un gros bagage pour un jeune homme de 25 ans. Dans le magazine encore clandestin des jeunes catholiques polonais, Aspekty (Aspects), j’ai publié une interview du Père de Blignières et un des essais de Gustave Thibon.
Parmi les ouvrages français publiés par Dębogóra, lesquels vous apportent la plus grande satisfaction et pourquoi ?
Je ne serai pas objectif, mais votre question n’attend pas une réponse objective. Il y a de vrais sentiments derrière tout cela. Notre carte de visite française, ce sont sans nul doute les romans de Jean Raspail. Nous avons été liés avec l’auteur par une forme d’amitié, peut-être pas intense à cause de la distance, mais fidèle. Nous rendions visite à Jean Raspail dans son appartement de la rue Gounod à Paris, nous échangions des lettres. Il avait une affection sincère pour la Pologne et ne s’en cachait pas. Un peu avant sa mort, il nous a envoyé une introduction très personnelle à l’édition polonaise de La Miséricorde, dans laquelle il parle notamment de cela. Il est aujourd’hui très estimé en Pologne et a un grand nombre de lecteurs. Après son décès, le ministre polonais de la culture, qui a le rang de vice-premier ministre, a adressé à sa veuve une belle lettre soulignant sa grandeur et ses mérites. Malheureusement, elle n’a pas pu être lue lors des funérailles.
Son premier livre publié en Pologne était L’Anneau du pêcheur, et c’est à lui que nous sommes le plus attachés. Ce roman nous avait été recommandé, avant l’époque de la maison d’édition, par un ami après une visite à l’abbaye bénédictine de Fontgombault. Nous devons beaucoup à cette abbaye, y compris en matière d’idées de publications.
D’où vient votre relation avec l’abbaye de Fontgombault ? Est-ce aussi la suite de ce séjour que vous avez évoqué ?
Non, c’est une histoire un peu plus tardive. Pour moi, c’était en 2002 avec la publication de l’album de L’Esprit de la liturgie, du Cardinal Joseph Ratzinger, avec des photos que nous avions justement prises à Fontgombault. Mais l’amitié franco-polonaise fleurissait à l’abbaye depuis au moins le putsch communiste de 1981, et ensuite avec l’arrivée de jeunes gens venus de Pologne, qui sont devenus oblats à Fontgombault. Cette amitié s’est également étendue à d’autres monastères de la famille traditionnelle de Fontgombault et a eu un réel impact sur notre maison d’édition. C’est par exemple de l’abbaye de Triors que proviennent des manuels de chant grégorien que nous avons publiés en Pologne et une collection monumentale de chants pour chaque dimanche de l’année – 13 livres et 13 CD – interprétés par des moines de ce monastère. Sur une suggestion d’un frère de Triors, nous avons également publié récemment en polonais un album sur les jardins du monastère, qui a été préparé sous la direction de Régine Pernoud. Comme vous pouvez le constater, nous accordons de l’importance aux opinions des pères bénédictins, et pas seulement dans les domaines strictement spirituels. Mais nos relations ont avant tout une dimension spirituelle, religieuse et familiale. Leurs prières ont entouré notre famille dans les moments les plus difficiles de notre vie, et ont aussi accompagné nombre de nos joies familiales dont les murs monastiques ont été témoins.
Pour en revenir aux questions d’édition, je me souviens qu’une fois, après une visite à Fontgombault, rentrant en Pologne par Paris, j’ai raconté à Raspail comment les moines lisaient à haute voix au réfectoire, comme lecture spirituelle, son roman En canot sur les chemins d’eau du Roi, une aventure en Amérique. Il a voulu plaisanter un peu en singeant le recto tono des moines, mais il était clairement touché. L’admiration pour la spiritualité traditionnelle bénédictine est d’ailleurs une constante dans les romans de Raspail. C’est une de ses « spécialités de la maison ». À cette occasion, par exemple, il m’a fait part de sa gratitude et de son admiration pour le Père abbé de Fongombault de l’époque, Dom Forgeot, qui l’avait soutenu lors des grandes célébrations du bicentenaire de l’assassinat de Louis XVI, dont Jean Raspail était le principal organisateur.
La liste des auteurs français que vous avez publiés en Pologne est longue. Vous avez publié en polonais un grand nombre de livres et de disques français. Mais vous avez aussi cherché récemment à publier des auteurs polonais en français. Pourquoi cette idée ?
Nous avons en effet entrepris un tel effort. Nous sommes convaincus que la Pologne et la France ont beaucoup à se dire au niveau de ce message conservateur. Nous sommes parfois irrités du fait que la Russie et certains sentiments pro-russes des Français ont tendance à repousser la Pologne loin de leur vue. Nous pensons que le partenaire à l’Est pour la France et pour l’Occident en général, ce devrait être la Pologne et plus largement l’Europe centrale, et non pas une Russie post-communiste, voire néo-bolchevique et impérialiste. Nous sommes en effet cette partie de l’Europe où la vie chrétienne est encore vivante, où les vraies valeurs de la culture européenne restent attrayantes et où la conviction dominante est que l’Europe doit exister et se développer comme communauté d’États souverains et non comme super-État centralisé et idéologisé. C’est de cette Pologne-là que nous voulons parler au lecteur français. Notre première proposition est République sarmate, une anthologie de la poésie polonaise ancienne traduite en français avec une très bonne introduction et des commentaires du professeur Jacek Kowalski. Nous voulons montrer cette Pologne chrétienne sous son meilleur jour et avec ses meilleurs représentants. C’est un peu un retour aux sources. Actuellement, nous travaillons sur un livre intitulé La Pologne chrétienne. Il s’agit d’un essai historique sur la Pologne et les jalons de son développement civilisationnel, et aussi sur la façon dont la Pologne a adopté l’acquis de l’Europe chrétienne, ce qu’elle en a fait et ce qu’elle a donné en échange à l’Occident.
Nous essayons également de décrire la réalité française correspondante à notre manière pour le bénéfice du lecteur polonais. Nous le faisons d’une part régulièrement dans notre revue trimestrielle Christianitas, dont le 85e numéro vient de paraître, et d’autre part dans une série de livres. Le dernier de la série est une biographie très intéressante d’Éric Zemmour écrite par le commentateur politique polonais Kacper Kita. J’ai eu le plaisir d’en parler avec Philippe de Villiers juste avant les élections présidentielles. Sans être d’accord avec lui sur tout, j’apprécie beaucoup ce qu’il a fait au Puy du Fou et sa contribution à la restauration de la mémoire vendéenne.
Nous sommes très heureux d’avoir commencé à faire quelque chose ensemble dans le cadre des échanges intellectuels franco-polonais. Un exemple en est le livre que nous avons publié en français il y a quelques mois, En toute simplicité. Il s’agit d’une conversation avec le Père abbé de Fontgombault, le regretté Dom Antoine Forgeot, sur le monastère, sur la vie monastique, sur la France, sur l’Europe chrétienne. Cet entretien avait été réalisé il y a quelques années par l’auteur polonais Pawel Milcarek et avait d’abord été publié en Pologne. Sa première française s’est déroulée lors des dernières fêtes de Pâques. Nous l’avons organisée avec l’éditeur et le distributeur français. J’ai récemment lu une critique très positive de ce livre dans la presse française, écrite par Jacques Trémolet de Villiers. Nous sommes très désireux d’une telle coopération, d’échanger des opinions et chercher un terrain d’action commun en partant de nos valeurs communes.
Chapitre 6 : Contre toute logique scientifique, pourquoi le CO2 est-il devenu l’ennemi public numéro 1 ?
« Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page. »
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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le GIEC pour les nuls
Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?
Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au GIEC ?
Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe t il ?
Chapitre 5 : CO2, accusé levez-vous !
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Chapitre 6 : Contre toute logique scientifique, pourquoi le CO2 est-il devenu l’ennemi public numéro 1 ?
Voilà une question pertinente !
Pourtant, comme nous l’avons vu au chapitre 5 de cette conférence, le dioxyde de carbone n’a quasiment aucune influence négative sur le climat. Cet état de fait est lié au principe de saturation en absorption (le CO2 absorbe déjà presque 100% des émissions thermiques terrestre, c’est une disposition naturelle de ce gaz), ainsi qu’à sa plage d’action dans l’Infra-rouge (soit +/- 10% de la plage totale de l’émission de chaleur terrestre, contre 60% pour l’eau). Cela relevant de principes physiques immuables, le GIEC se positionne sur d’autres arguments, dont principalement l’effet déclencheur du CO2 (effet domino, cf. chapitre 5), qui pour le moment ne semble pas vouloir s’initier…
En dépit de ces éléments factuels, depuis la fin du XXe siècle nous faisons face à une véritable hystérie face à ce gaz pourtant nécessaire à la vie ! Tout est indexé sur le carbone, certains de nos impôts, certains de nos achats, et demain, la tentation d’un « Passe carbone », comme nous avons eu un « Passe sanitaire », est plus que jamais d’actualité.
Mais que s’est-il donc passé pour que les pays occidentaux passent ainsi d’une vérité scientifique (le CO2 ne peut pas être responsable d’une variation de température à la hausse), à un dogme ? Pourquoi une telle focalisation sur le carbone, à tel point que l’on parle maintenant « d’énergie décarbonée », pour évoquer les productions non-fossiles ?
C’est une partie qui se joue en trois temps.
Pour y répondre, nous devons faire un saut dans le passé…
Dans les années 1970, certes il y a des hippies et des utopies écologistes, mais, le réchauffement du climat n’est pas un sujet à la mode. Pire, comme expliqué précédemment (chapitre 5), les quelques études confidentielles alors menées, démontre la probable arrivée d’une nouvelle ère glaciaire. Cependant, mise à part quelques journaux, personne ne donne vraiment crédit à ces allégations, et les universités américaines (et du reste du monde), ne sont pas financées pour travailler sur ce sujet. De plus, les écologistes d’alors, sont perçus comme de doux rêveurs, pas dangereux, et dont le prosélytisme est mesuré. Ces gens sont minoritaires, anarchistes et pas ou peu organisés.
Ce n’est qu’à la fin de cette décennie, en 1979, lors d’une conférence sur le climat, qu’un rapport (1), celui de G Charnay fait état d’un possible réchauffement en fonction de la concentration de CO2, reprenant sur le principe certains travaux antérieurs, à des siècle, comme le XVIIIe, où les théories relevaient souvent plus de l’intuition que de la mesure effective . Cette étude est à l’époque totalement isolée et sans grand intérêt. Elle ne sera déterrée que quelques années plus tard, pour servir « la cause » selon l’expression consacrée par des membres du GIEC tel que révélé lors du Climat-gate (cf. Chapitre 1). Cependant ce premier lien « officiel », entre climat et CO2, qui aurait dû rester dans les oubliettes de l’Histoire, va servir d’arme politique dans les années 1980 pour résoudre un conflit interne opposant le gouvernement anglais et des syndicats.
En 1984, a lieu en Angleterre, la grève la plus dure et la plus longue de l’histoire moderne de ce pays (2). Cette grève durera un an, jusqu’en mars 1985 (https://www.lesechos.fr/2018/07/1984-1985-la-dame-de-fer-contre-les-hommes-du-charbon-1120320), et mobilisera le très puissant syndicat des mineurs de charbon (National Union of Mineworkers). Très puissant, car à cette époque, près de 90% de l’électricité du Royaume Uni dépend du charbon. La grève met le pays dans un état de tension inégalé, aussi bien pour les entreprises que les particuliers qui ont besoin d’électricité. Et les négociations sont difficiles, car le gouvernement n’a que très peu de marge de manœuvre, le syndicat tenant le pays à la gorge. En ces années le premier ministre est Margaret Thatcher, qui lors de sa campagne politique avait évoqué la nécessité de diminuer le pouvoir nuisible des syndicats, et ces derniers ne se privent pas de lui faire payer ses positions. Une fois aux affaires, le gouvernement Thatcher fait le constat amer de son impuissance face à ce type de menace. Certains éditorialistes couvrants les événements disent alors que le syndicat des mineurs « pose un revolver sur la tempe du gouvernement »… Un bras de fer s’engage, il est féroce, les manifestations se solderont par 9 morts et plusieurs dizaines de milliers de blessés ! Le gouvernement se dit en guerre contre les syndicats, et va jusqu’à supprimer les aides sociales aux familles des grévistes. Mais, au bout du compte, le gouvernement doit céder !
A la fin de la grève, Mme Thatcher va tout mettre en œuvre pour abattre le syndicat des mineurs. Et cela passe nécessairement par le fait de diminuer la dépendance de son pays au charbon.
Le gouvernement anglais souhaite alors se tourner vers le nucléaire. En 1984, il n’existe aucune centrale sur le sol anglais. En fait seule une est en construction à titre de test, à Dungeness, et qui sera exploitée par EDF en avril 1985. Mais, en ce milieu des années 80, le nucléaire n’a pas bonne presse. Les mouvements écologistes s’organisent en partis politiques et le nucléaire est l’ennemi à abattre (souvenez-vous de l’autocollant jaune avec un soleil rouge en son centre et le slogan « Nucléaire bon merci » édité à la fin des années 1970, et qui existe toujours !). Dès lors, faire accepter à l’opinion publique la construction de centrales nucléaires s’avère être un challenge politique de taille !
Qu’à cela ne tienne, des communicants planchent sur le moyen de faire basculer l’opinion des anglais. L’idée est de trouver un danger plus important que celui du nucléaire tel que ressenti dans l’imaginaire collectif de la population. L’axe est rapidement identifié, la production d’électricité via le charbon rejette massivement du CO2, alors que les centrales nucléaires n’en rejettent pas (en fait très très peu). Et selon certains scientifiques, dont naturellement Charnay, le CO2 pourrait mettre la Terre en péril en modifiant la température et donc le climat. D’un côté un risque potentiel d’irradiations mortelles, mais localisé. De l’autre un risque potentiel de mort de toute l’humanité. C’est cette piste qui va être exploitée. Ne reste plus alors qu’à convaincre du danger supposé du CO2…
Problème, pour le grand public ce gaz ne revêt pas un caractère dangereux, bien au contraire, il est source de vie pour les plantes ! A chaque problème sa solution : l’Angleterre va alors généreusement financer des centres de recherches universitaires et des laboratoires, pour qu’ils mettent en avant les effets nocifs du CO2. Puis, dans le même temps, elle va faire tout un travail de lobby auprès de l’ONU pour que soit créé une commission spéciale dédiée à ce type d’études. Non pas pour étudier le climat au sens large du terme, mais bien pour étudier les impacts des production humaines sur le climat, avec un fort prisme sur le CO2. Cela sera l’origine de la création du GIEC peu de temps après la fin de la grève des mineurs de charbons anglais…
Pour illustrer cette manœuvre politique, je vous renvoie à l’explication donnée par Nigel Lawson, alors secrétaire à l’Energie dans le gouvernement Thatcher, ainsi reporté sur la page Wikipédia évoquant le GIEC : « […] sa motivation [il parle de Mme Thatcher] était de contrer les syndicats britanniques des mineurs de charbon tout en soutenant le nucléaire en tant que source d’énergie propre pour remplacer le charbon (3). » Et au discours que Mme Thatcher va tenir en 1988 (l’année de création du GIEC) à la Royal Society où elle dit : « L’ingénierie et les progrès scientifiques nous ont donné le transport terrestre et aérien, la capacité et la nécessité d’exploiter les combustibles fossiles qui étaient restés inutilisés pendant des millions d’années. L’un des résultats est une augmentation constante du dioxyde de carbone. » (4) Or, comme évoqué, à cette époque, le CO2 n’est pas encore la cause des maux de l’Humanité, ce n’est en tout cas aucunement un centre d’intérêt des nations, et on en trouve trace dans aucun discours politique (ou de façon marginale). Et là, curieusement, ou pas, Mme Tacher porte le fer contre le CO2 à six reprises durant ce discours. En faire cas ainsi dans le cadre d’une intervention politique n’est pas sans arrière-pensée.
Le GIEC se doit donc trouver une relation entre CO2 et climat. Telle est sa mission souhaitée par le puissant empire britannique, soutenu à l’époque, pour des raisons économiques et politiques, par les USA (R. Reagan) qui voulaient maîtriser les mouvements écologistes naissants en leur opposant un organisme officiel sous l’égide de l’ONU lui-même sous forte influence des USA (5). Les deux supers puissances d’alors vont imposer leur agenda à l’ONU.
L’Angleterre dispose aujourd’hui de 18 centrales, et 2 sont en construction. Quant au syndicat des mineurs, il est réduit à portion congrue et inoffensif.
Voilà donc, de 1984 à 1988, le premier étage de la fusée.
Nonobstant cette volonté politique de produire des éléments à charge du CO2, à cette époque, ce n’est pas encore l’hystérie climato-catastrophique et collapsologue qui règne. Nous sommes pour le moment dans une manœuvre restreinte à quelques hauts fonctionnaires et élus, et à quelques cercles d’initiés, visant à permettre à un gouvernement de reprendre la main sur la destinée énergétique d’un pays.
A la fin de l’année 1989 va arriver un évènement qui va bouleverser l’Histoire du monde. Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 1989, le mur de Berlin « tombe ». Au-delà du mur lui-même, qui est un symbole, c’est toute l’idéologie communiste qui montre son échec à répondre au bonheur des peuples, et qui, tout comme le mur, s’effondre. Les partisans communistes de nombreux pays, très majoritairement européens, se retrouvent orphelins.
Va alors s’opérer en quelques années, dans le début des années 90, des transferts entre l’ex-parti communiste et les partis écologistes. En effet, les communistes trouvent des points de convergences avec les écologistes, notamment leur opposition commune au système dit capitaliste. Les écologistes vont ainsi voir en quelques années leurs rangs s’étoffer, et leurs méthodes s’affiner…
A la fin des années 80 début 90, les partis écologistes des différents pays ne sont pas pris au sérieux, sont désorganisés, passent pour des illuminés, et font quelques pour-cent aux diverses élections. En France, en 1988, avant la chute du mur, les écologistes n’ont aucun député, et font 0.35% aux élections législatives (6). Ils sont inexistants. Puis, les ex-communistes, bien rodés, vont s’occuper de gérer tout cela. Résultat, à l’élection législative de 1993, miracle, les deux partis écologistes font un score cumulé (7) de presque 8% !
A partir de ce moment, les idées écologistes vont se répandre dans l’opinion publique, soutenu par une presse qui a souvent soutenu le parti communiste. De tout cela naîtra l’expression visant à décrire les écologistes comme des pastèques : « vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur ». Et au-delà de l’expression devenu populaire, il y a une réalité. Les partis écologistes modernes, ceux que nous connaissons aujourd’hui, qu’ils soient français ou allemands, sont les héritiers directs des partis marxistes et bolchevicks d’hier. Les idées sont les mêmes, seule la façade a été repeinte ! En l’occurrence les intérêts purement écologistes y sont souvent secondaires (cf. le Wokisme actuel porté essentiellement par ce type de parti politique).
Ces deux mouvements réunis en un, se retrouvent sur de nombreux terrains, les deux veulent abattre la société actuelle, pour la remplacer par autre chose. L’anticapitalisme est un point de convergence naturel, et les communistes identifient la lutte contre le CO2 comme un excellent moyen de nuire au système de consommation. Car en effet, à peu près tout notre monde occidental génère du CO2 dans presque toute ses activités. Si vous interdisez la production de CO2, alors, des usines jusqu’à l’utilisation de votre machine à laver en passant par le smartphone sur lequel vous lisez peut-être ces quelques lignes, tout s’arrête ! La lutte contre le CO2 devient une cause majeure, celle qui peut faire tomber le reste et provoquer le « grand soir ». Et tout sera mise en œuvre pour justifier cette lutte.
En 2018, ce qui reste du PCF (Parti Communiste Français) de titrer sur son site (8) : « L’écologie au cœur du combat communiste. Face à un capitalisme qui exploite, avec la même vigueur, les hommes et la nature, nous opposons l’écommunisme pour protéger l’humanité du chaos et préserver la planète. »
L’écommunisme une idée, un programme, qui résume tout…
C’est là, le second étage de la fusée. La puissance décuplée des mouvements écologistes noyautés par l’idéologie et les méthodes, efficaces, communistes. La volonté qu’ont tous les révolutionnaires de faire table rase, pour reconstruire un « monde meilleur ».
Jusque-là les entreprises, surtout les multinationales, sont restées soit spectatrices du mouvement, soit ont cherché à le ralentir, principalement les sociétés en rapport avec l’énergie et les transports. En effet, à la fin des années 1990, début 2000, une pression environnementale se fait sentir, mélangeant aussi bien des dispositions visant à gérer la pollution, que des règles destinées à limiter le réchauffement climatique, « via la décarbonation », annoncé maintenant depuis une dizaine d’année (création du GIEC en 1988 et premier rapport en 1990). Or, par expérience, le monde marchand sait parfaitement que ce type de dispositions politiques débouchera inévitablement sur des taxes et des contraintes réglementaires. Et c’est ce qui va se passer.
La Taxe carbone (pour la France, mais bien entendu chaque pays a son équivalent), fiscalement dénommée « contribution climat énergie » (en novlangue on ne parle plus ni de taxes ni d’impôts, mais de contributions), et qui doit être investie dans des projets à visée climatique, rapporte à la France 35 Md d’Euros en 2019. Et seuls 20% de cette somme (9) sont effectivement affectés à des projets en rapport avec le climat. Les associations s’en émeuvent régulièrement, et la Cour des comptes de constater chaque année ce détournement de fond. La lutte contre le climat rapporte des sommes très confortables aux Etats, et elles ne sont pas contestées, car qui oserait de nos jours s’opposer à un prélèvement visant à « sauver l’humanité », même si en définitif ces sommes servent à tout autre chose.
Mais revenons au début des années 2000. Donc, à cette période, les entreprises sont encore sur la réserve, la plupart sont conscientes que le mouvement écolo-communiste qui se dessine vise principalement à changer de modèle de société, donc potentiellement à les faire disparaitre ou plus prosaïquement à pourquoi pas les nationaliser. Mais, l’Histoire fait que ce début de XXIe siècle correspond aussi à une saturation conjoncturelle économique. Certes l’économie numérique performe, mais, pour le reste, les marchés ne connaissent plus de formidables performances comme celles des années d’après-guerre.
Ainsi, pour la Communauté Européenne, le taux de croissance du PIB est de : 5% de 1960 à 1970, puis de 3.5% de 1970 à 1980, puis de 3.2 % de 1980 à 1990 et de seulement 2.8 % de 1990 à 2000 (10) (chiffres de l’Ecole normale supérieure de Lyon filière économique). Nous sommes donc passé en quarante ans à une croissance divisée par deux ! La faute à différents vecteurs, dont le taux d’équipement des foyers impliquant un faible renouvellement des produits manufacturés. En effet, dans les années 1990, presque la totalité des foyers occidentaux disposent d’une ou deux voitures, d’une télévision, de mobilier, d’un réfrigérateur, d’une machine à laver, etc. Et ces mêmes foyers n’ont pas de motif rationnel pour en changer. Il faut alors des raisons ponctuelles, comme une coupe du monde de football pour doper l’achat de téléviseur, ou une prime d’Etat pour pousser les ventes de voitures.
L’automobile en est un exemple très parlant. Faisons un focus pour mieux comprendre le jeu des entreprises dans l’incrimination du CO2 comme cause de tous les maux et de la fin du monde, tel qu’expliqué (rêvé) par les écologistes-communistes et leur concept « d’écommunisme » :
Le journal économique Les Echos, a étudié dans un article du 4 février 2020 l’évolution du parc automobile Français (titré : Les vrais chiffres du parc automobile français), et il en ressort que le parc a connu une flambée au début des années 2000. Qu’est-ce qui peut expliquer ce phénomène ?
Comme vu précédemment, au début des événements, le monde économique est sur la réserve face aux notions de réchauffement climatique, et l’attaque en règle du CO2 qui s’annonce. Puis dans un second temps, il va décider, non pas de s’opposer au mouvement, mais, très intelligemment, bien au contraire de l’accompagner. Dès lors, c’est à qui sera le plus vertueux, le plus eco-friendly, quitte à mentir ou à en rajouter. Grâce au marketing les citrouilles deviennent carrosses !
Ce phénomène amorcé dans les années 2000, sera appelé le « greenwashing », évoquant ainsi le fait que les entreprises, jadis polluantes (selon une certaine vision), deviennent des champions de l’écologie et de la protection du climat. Et ce pour deux raisons. D’une part sous la pression des politiques qui eux-mêmes font face à une opinion populaire, et d’autre part, car elles ont compris qu’il y avait là un excellent moyen de relancer la consommation et donc d’augmenter chiffre d’affaires et profits. Le CO2 allait devenir un excellent levier économique…
Le capitalisme a traversé tous les âges grâce à son incroyable capacité d’adaptation, c’est ce qui définit un système intelligent.
Dans les années 80, les constructeurs automobiles mettent en avant les performances de leurs voitures. C’était l’époque des GTi ! Lors du lancement de la Renault 21 Turbo en 1987, les journalistes sont invités sur un circuit automobile, et dans le dossier de presse se trouve un chronomètre gracieusement offert. Cette voiture est rapide, très rapide, et c’est pour cela qu’il faut l’acheter. Dans le courant des années 1990, la communication est plus axée sur la sécurité et le confort, sont mis en avant les équipements comme l’airbag, l’abs, la climatisation, ou encore les aides électroniques. Puis, à compter de 2005 environ, le marketing change, les voitures deviennent « propres », « écolos ». Volkswagen annonce des taux de CO2 très bas, incroyablement bas, c’est un argument marketing (on saura plus tard qu’ils ont triché). Dans ses brochures publicitaires, Mercedes définir sa nouvelle classe C comme « Pur et sensuel ». Qu’est-ce qu’une voiture « pure » ? On ne sait pas, mais ce mot raisonne en nous comme quelque chose de bien, de propre, qui ne pollue pas.
Les consommateurs que nous sommes ne doivent plus avoir envie d’acheter une voiture pour ses performances, non, ils se doivent d’acheter une voiture pour être un bon citoyen eco-vertueux. Et pour cela, il nous est fait injonction de se débarrasser de notre « vieille » voiture. Le système mis en place par le monde mercantile fonctionne, et de nombreux foyer changent de voitures, principalement entre 2000 et 2010, d’où le pic constaté dans l’enquête… Et l’Etat accompagne ce mouvement en mettant « la main à la poche ».
Les subventions massives, des éoliennes, des panneaux photovoltaïques, des véhicules électriques (pourtant tout aussi polluantes que leurs congénères thermiques (11) ), et autres systèmes « verts », est une des stratégies poussées par le monde économique pour trouver des relais de croissance à moindre coût. Business is business ! La presse qui fait, et défait, les opinions, veut du « green », pas de problème, elle va en avoir. Et dans le même temps, l’argent va couler à flot (nos impôts et taxes)…
En un mot comme en cent, le monde entrepreneurial va monter dans le bateau, et à son tour, faire le nécessaire pour charger le CO2, car là est son intérêt. Dès lors, les consommateurs doivent remplacer leurs équipements par une version qui produit moins de CO2. Le marché se réouvre !
Il est bien entendu que les marchés ainsi relancés rapportent bien plus que ne coûtent les taxes, c’est là l’équilibre subtile et existentiel de l’économie de marché depuis l’antiquité ! De la main droite l’Etat perçoit des taxes carbones, et de la main gauche, il subventionne abondamment l’achat de nouveaux produits ou de systèmes énergétiques, éolien et solaires, dont les rendements techniques sont déplorables, mais encouragés par le législateur. Là encore, comme les politiciens, nombre d’entreprises s’adaptent pour gagner le plus d’argent possible, peu importe si c’est un non-sens et si la nation paiera à moyen terme ces erreurs stratégiques.
Les grands groupes d’énergies (Total, Shell, BP, Dana Petroleum, EDF, Chevron, etc.) donnent de l’argent, beaucoup d’argent, aux universités, aux laboratoires, organisent des conférences, financent des études. Comme les Etats ils ne croient pas à un monde décarboné, car cela n’est pas possible, mais ils favorisent leurs marchés respectifs afin de vendre leurs solutions qui sont, naturellement, toutes validées, moyennant quelques tours de passe-passe, comme eco-friendly. Au pied du mur et sous la pression d’entreprises du secteur énergétiques dont l’éolien, en 2022 l’Union Européenne ira jusqu’à classer le gaz parmi les énergies « vertes », alors même que quelques mois au paravent, ce même gaz était vilipendé car fossile et producteur massif de CO2. En effet, l’intermittence des turbines éoliennes implique sur plus de 70% du temps un recours à un autre moyen de production électrique, sans gaz pas d’éoliennes, l’équation est cruelle.
Une très importante part des émissions de CO2, peut être la première, est dû au monde informatique et plus précisément aux fermes de serveurs (12), à travers les dizaines de milliers de Datacenter répartis un peu partout sur la planète. Le premier détenteur de Datacenter est la société Alphabet, qui est la holding qui détient Google corporation. En 2020, Google a annoncé (13) viser la « neutralité carbone » pour 2030. Google entend y arriver en utilisant de l’énergie dite verte, même si cela ne correspond à rien (une éolienne ou du photovoltaïque sont également émetteur de CO2 et dépendent de matériaux fossiles), en compensant par l’achat de dettes carbone, et la création de puits à carbone. Dans les faits, il n’y a aucune diminution de la production de CO2 de prévue…
Mais au fond, qui s’en préoccupe ? L’annonce fait son effet, les jeunes qui défilent pour le climat peuvent donc continuer d’utiliser en masse les services Google, échanger sur les réseaux sociaux, acheter des vêtements à l’autre bout du monde, et en définitif, émettre un paquet de CO2, ce gaz qu’ils maudissent, du haut de leur 12 ou 15 ans, alors même qu’ils n’ont pas commencé leur vie de consommateurs actifs ! Lors d’une conférence scientifique donnée le 6 mai 2019 (14), le scientifique Laurent Alexandre a qualifié cette annonce de Google de « plaisanterie ». Du greenwashing qui fait vendre, de l’anti-CO2 qui permet d’augmenter les affaires…
Autre anecdote concernant le monde entrepreneurial : vous avez pu noter que le célèbre logo de la chaîne de restauration rapide Mc Donald’s, qui était rouge et jaune depuis son origine, connu ainsi dans le monde entier, est devenu vert et jaune à la fin de l’année 2009. Presque toutes les entreprises du monde, dans les années 2000 à 2010, ont introduit à un moment ou un autre du vert dans leur logo ou leur communication. Le but étant de ne pas ralentir les ventes et surtout, pour nombre de marchés, de relancer les ventes. Le monde politique et médiatique veut des entreprises vertueuses qui mettent un genou à terre face au terrible CO2 ? Très bien, si cela permet de vendre plus, les entreprises verdiront leur logo et mettront un genou à terre. L’argent n’a pas d’odeur…
Voilà donc le troisième étage de la fusée, le monde économique qui participe à la charge en règle contre le CO2, à des fins mercantiles.
Ajoutez à tout cela que depuis environ 50 ans, les politiques de divers pays ont, comme le rappelle Laurent Alexandre (conférence donnée le 21 mai 2019 sur la transition énergétique visible dans son intégralité sur Youtube), des connaissances insuffisantes en sciences pour comprendre ce qui se passe réellement, et, ne font plus qu’arbitrer les pressions. C’est à qui criera le plus fort ou fera le plus peur. Les politiques gouvernementales réagissent à chaud, en prenant en compte le dernier avis diffusé et surtout le discours le plus catastrophique, n’étant pas en mesure de le relativiser. Et au jeu de la pression, les partis écologistes sont très forts, jouant sur la corde sensible de la protection de la nature et des animaux, le tout baigné d’une idéologie New age où il faut sauver Gaïa la Terre mère. Ce discours qui met en joue le capitalisme et les réussites sociales, plait à une majorité de médias et raisonne facilement au sein de la population. Dès lors, le politique suit le sens du vent, sans rien comprendre aux rapports du GIEC qu’ils ne considèrent pas forcément plus que ça mais qui lui sert de socle moral. Et là encore, le CO2 est un coupable facile, il est donc de bon ton de fonder toute politique sur son éradication, ce qui serait à n’en pas douter très problématique (15) !
Comme déjà évoqué au chapitre précédent, le premier des GES (Gaz à effet de Serre) est l’eau (H20), mais, reconnaissez que si les Etats avaient taxé massivement l’eau, il aurait été difficile d’obtenir une adhésion populaire, et les partis politiques auraient craint pour leurs élections. Sans même parler d’interdire l’eau ! De plus, l’eau ne touche pas l’ensemble de la chaine économique mondiale ce qui rend ce gaz moins « coupable ». Les autres GES, comme l’Ozone, ou le Méthane, sont moins produits par les traitements humains (mais bien plus important dans l’effet de serre que le CO2). Bref, restait plus que le CO2 sur la liste des suspects (souvenez-vous que l’objet initial du GIEC n’est pas d’étudier le climat, mais bien d’étudier l’influence humaine sur le climat, nuance qui a son importance). Et comme le dit le dicton populaire « quand on cherche on trouve ». Les chercheurs financés presque sans limite, et soigneusement sélectionnés (le GIEC ne référence qu’une centaine de laboratoires parmi les milliers à travailler sur ces sujets, écartant les résultats jugés « non conforme »), ont trouvé ce qu’on leur demander de trouver.
Au début des années 2000 il circulait une plaisanterie dans les milieux de la recherche universitaire, consistant à dire que pour obtenir un financement il suffisait de mettre le mot « CO2 » dans l’intitulé de l’objet de la thèse ou du sujet de recherche, même si cela parlait d’art ou de trombone. Un mot de passe magique !
Le tout a été porté par un biais idéologique qui a déformé en quelques décennies la pensée écologique des années 60 et 70. A ce sujet, il est intéressant de noter un livre, qui a fait grand bruit, édité en décembre 2020, aux éditions de l’artilleur : « Confessions d’un repenti de Greenpeace », écrit par Patrick Moore. Vous ne savez pas qui est Moore ? Eh bien tout simplement le fondateur de Greenpeace… Rien d’autre que la plus grande association mondiale écologiste. Dans cet ouvrage, Moore dénonce la dérive politique de Greenpeace et d’une façon plus large des ONG écologiques, y compris le GIEC. Le fondateur de Greenpeace d’expliquer que les mouvements qui prétendent défendre l’écologie, le climat, la biodiversité, se sont, dans leur très grande majorité, éloignés de la science, pour imposer des idéologies, et faire de la nature une religion. Ces principes ont permis l’émergence d’un courant de pensée extrémiste, qui a fait le lit de ce que nous connaissons aujourd’hui à travers la chasse au CO2 et donc à toutes les activités humaines. Le CO2, qui n’avait rien demandé et grâce à qui nous existons, est coupable, et à travers lui, toute l’Humanité…
Voilà, succinctement résumé pourquoi et comment nous sommes arrivés à une telle hystérie, comme le disent le scientifique Laurent Alexandre et le philosophe Michel Onfray. Il n’y a aucun complot au sens traditionnel du terme, mais des convergences d’intérêts, une idéologie post-révolutionnaire, et une lâcheté d’une partie du monde politique et scientifique. Si la population avait un niveau en science suffisant, les discours alarmistes concernant le climat n’auraient pas percé dans l’opinion, mais, tel n’est pas le cas, c’est même tout le contraire, le niveau de connaissance de nombreux pays ne cesse de baisser année après année. Si bas qu’une jeune fille dont le niveau scolaire est celui du collège vient donner son opinion sur le sujet, et qu’une partie de la classe politique mondiale s’agenouille. En résumé, nous faisons face à une déchéance intellectuelle de nos sociétés, plus qu’à un risque climatique avéré.
La semaine prochaine, nous verrons si il y a vraiment chaque année plus de catastrophes naturelles dues au réchauffement climatique…
Jacques Laurentie
Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche, et Face aux miracles -à paraitre-, édition Téqui)
(1) https://www.lemonde.fr/planete/article/2009/12/28/des-1979-le-rapport-charney-annoncait-le-rechauffement-climatique_1285427_3244.html
(2) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_britanniques_de_1984-1985#:~:text=La%20gr%C3%A8ve%20fut%20l’une,pertes%20financi%C3%A8res%20etant%20trop%20importantes.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_d%27experts_intergouvernemental_sur_l%27evolution_du_climat
(4) https://www.margaretthatcher.org/document/107346
(5) https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/a-l-origine-quand-margareth-thatcher-et-ronald-regan-ont-cree-le-giec-148067.html
(6) https://www.france-politique.fr/elections-legislatives-1988.htm
(7) https://www.france-politique.fr/elections-legislatives-1993.htm
(8) https://www.pcf.fr/ecologique_au_coeur_du_combat_communiste
(9) https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/ou-vont-les-recettes-de-la-taxe-carbone-1132699 // https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/07/comprendre-la-taxe-carbone-en-huit-questions_5394292_4355770.html
(10) http://ses.ens-lyon.fr/articles/donnees-taux-de-croissance-du-pib
(11) Cf. reportage Arte intitulé : « La face cachée des énergies vertes » publié en 2021.
(12) Le magazine Futura science : « Data centers et cloud computing émettent trop de CO2 selon Greenpeace ».
(13) https://www.challenges.fr/green-economie/google-verdit-ses-data-centers-et-vise-le-zero-en-carbone-en-2030_728228
(14) Disponible sur Youtube
(15) Au cours du XXe siècle, la concentration de CO2 n’a baissé que 2 fois. Après 1929 où suite au krach boursier nombre d’activité de production se sont arrêtés, et en 1945, où la chute industrielle de l’Allemagne et du Japon a provoqué cette diminution. Autrement dit, si nous devions suivre les recommandations du GIEC (Groupe 3), et diminuer d’au moins 30% les émissions de CO2 d’ici 2050, cela passerait soit par une guerre mondiale, soit par un krach boursier mondial, à priori, il n’existe pas d’autres voies…
Le GIEC, un organisme pour maintenir les pauvres dans le sous-développement
Christian Gérondeau vient de publier un pamphlet contre les mensonges du GIEC, soulignant que la nouvelle religion écologiste empêche le développement des pays pauvres. Autrement dit, en voulant sauver la planète, elle maintient la mortalité des pays les moins développés.
Pour sortir de la pauvreté, les pays en développement ont un besoin vital, comme nous l’avons eu nous-mêmes, d’une énergie abondante. Or l’essentiel de cette énergie ne peut-être que d’origine fossile, contrairement aux affirmations du GIEC. Selon l’auteur, cet organisme ment effrontément. Il l’a fait par exemple lorsqu’il a déclaré en 2011 dans un rapport célèbre, que l’humanité pourrait se passer des énergies fossiles en 2050 et que “près de 80 % des besoins d’énergie de l’humanité pourraient alors être satisfaits par les énergies renouvelables.” Or toutes les projections des institutions officielles montrent que ces dernières ne pourront répondre au mieux à cette date qu’à 10% des besoins et que les énergies fossiles en satisferont toujours près de 80 %. Il faut dire que l’auteur de ce rapport fondateur n’était autre qu’un écologiste allemand dépourvu de tout diplôme, mais “Coordinateur international de Greenpeace pour les questions climatiques ” et rémunéré par l’industrie photovoltaïque.
Le livre énumère douze mensonges, qui concernent l’évolution de la température terrestre, la montée supposée des eaux, la survie de la faune et de la flore, etc… C’est que les Nations Unies ont été prises en main depuis 30 ans par les représentants des grandes ONG écologistes et tout particulièrement par les verts allemands, animés d’une vision profondément négative et culpabilisatrice de l’Homme.
Les limites capacitaires des Armées
Les chefs d’état-major de l’armée française ont alerté sur le manque de moyens, lors des auditions menées à huis clos en juillet par la nouvelle commission de la défense de l’Assemblée nationale.
Le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, s’est montré direct :
«Notre capacité à être une force expéditionnaire ne nous rend pas instantanément aptes à conduire une guerre de haute intensité. Le changement d’échelle et le recouvrement des capacités que nous avons éclipsées sont des défis». « Vingt années de conflits asymétriques (…) ont conduit à des arbitrages réduisant certaines capacités ».
Les responsables politiques ont voulu toucher « les dividendes de la paix », expression utilisée en 1990 par Laurent Fabius pour justifier la baisse des budgets militaires entraînée par la fin de la guerre froide. Conséquence, le budget de la défense peine aujourd’hui à atteindre 2 % du PIB, alors qu’il dépassait 3 % dans les années 1980. L’amiral Pierre Vandier, chef d’état-major de la marine, a illustré cela lors de son audition le 27 juillet :
« Depuis 1945, la marine n’a jamais été aussi petite qu’aujourd’hui ». « Depuis 1990, le format de la marine a été réduit de moitié »
La marine ne compte plus que 19 grands bâtiments de surface, contre 37 il y a trente ans, quatre sous-marins nucléaires d’attaque sur cinq dans les deux prochaines années, de deux pétroliers ravitailleurs sur quatre d’ici à 2029, de la moitié de ses patrouilleurs de haute mer d’ici à 2030… Sans parler du remplacement du Charles-de-Gaulle , qui doit être décidé rapidement si la France ne veut pas se retrouver sans porte-avions en 2037.
Le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de terre, a dénoncé le 20 juillet :
«Parmi les capacités à renforcer, je citerai les capacités de défense sol-air, les drones, les feux dans la profondeur [l’artillerie de longue portée] , les systèmes d’information et de communication, le renseignement ou les moyens de franchissement ».
Dans l’aérien,depuis 1996, l’armée de l’air a fermé une base aérienne par an et ses effectifs ont chuté de 30 %. Le général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, souligne que l’armée de l’air ne dispose plus que de 195 avions de chasse, soit trois fois moins qu’il y a trente ans. Un niveau estimé trop faible pour assurer «de front» la mission de dissuasion nucléaire, dévolue aux Rafale des forces aériennes stratégiques, et les missions conventionnelles (appui des troupes au sol, renseignement, etc.) liées à un conflit de «haute intensité».
« Sans doute faudrait-il tendre vers un plancher de 225 avions afin de pouvoir remplir sereinement nos missions ».
Le niveau des stocks de munitions – des données classifiées – serait aussi très insuffisant.
« Une logique de faibles stocks a prévalu, considérant qu’on pouvait faire beaucoup à flux tendus, mais on s’aperçoit que c’est plus difficile avec les munitions. L’absence de moyens financiers pour maintenir les flux a créé des dépendances ». «La priorité, pour toutes les armées, c’est de faire un effort sur les munitions. Les stocks doivent être adaptés à un contexte international plus exigeant et plus incertain», a demandé l’amiral Vandier. «Nos stocks, notamment de missiles air-air (…) , ne sont pas à un niveau suffisant : nous arriverions le cas échéant assez rapidement à bout de chargeurs ».
Une Indienne se suicide sous la pression de 14 avortements
Les organisations pro-vie de différents pays se plaignent depuis des années que de nombreuses femmes qui décident d’avorter y sont en fait contraintes par leur partenaire.
Une femme indienne s’est suicidée après avoir subi des pressions de la part de son partenaire pour qu’elle avorte 14 fois en huit ans ! Dans sa lettre de suicide, la femme de 33 ans a déclaré qu’elle avait commencé sa relation avec la perspective d’un mariage. Cependant, son partenaire a refusé de l’épouser. Elle a également accusé son partenaire de l’avoir forcée à avorter 14 fois au cours de leurs huit années de relation. Un officier de police indien a déclaré que le partenaire faisait l’objet d’une enquête dans cette affaire :
“Nous avons ouvert une affaire en vertu des sections 306 (incitation au suicide), 376 (viol) et 313 (provocation d’une fausse couche sans le consentement de la femme) du Code pénal indien, et une enquête plus approfondie a commencé.”
La femme laisse derrière elle deux filles, âgées de 12 et 14 ans.
Combien de femmes, en France, sont forcées à avorter, par leur partenaire ou leurs parents ?
L’Ecosse coupe 14 millions d’arbres pour faire de la place à des éoliennes
L’écologie comme idéologie :
Let's save the planet by cutting down millions of trees 🤡 pic.twitter.com/daU0cbECBk
— Dr. Eli David (@DrEliDavid) August 14, 2022
L’Allemagne refuse l’asile à un iranien converti au christianisme
Un ébéniste iranien de 44 ans, qui s’est converti au christianisme, s’est vu refuser la protection de l’Europe et risque d’être emprisonné ou tué à son retour dans son pays. La Cour européenne des droits de l’homme a rejeté sa tentative de faire appel de cette décision en invoquant son droit à la liberté de religion. L’homme de 44 ans est maintenant menacé d’être expulsé vers l’Iran. Lidia Rieder, juriste à l’ADF International, a déclaré :
“Personne ne devrait être persécuté pour sa foi. L’Iran est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les chrétiens, et les convertis sont particulièrement en danger. L’année dernière, la persécution religieuse s’est considérablement aggravée. Les soi-disant “déviants religieux” peuvent être condamnés à des peines de prison, les accusations de sécurité nationale sont continuellement utilisées pour cibler les minorités religieuses. Les tribunaux allemands doivent en tenir compte dans le traitement des demandes d’asile”.
Hassan – dont le nom a été modifié pour protéger son identité et qui est enregistré uniquement sous le nom de “H.H” dans les documents publics – a demandé l’asile en 2018. Il a témoigné devant l’Office fédéral des migrations et des réfugiés qu’il avait appris l’existence du christianisme en Iran par le frère de sa femme. Son beau-frère avait été emprisonné pour ses activités au sein d’une église de maison, et avait finalement été tué pour avoir pratiqué sa foi en prison.
“Le frère de ma femme était devenu une personne différente en devenant chrétien. Nous voulions voir si nous aurions ce sentiment en devenant chrétiens”. “J’avais eu beaucoup de problèmes en Iran… J’avais beaucoup de questions, mais je n’étais pas autorisé à les poser. Lorsque je posais des questions, j’étais battu à l’école. Cela m’a conduit à vouloir savoir quel Dieu j’avais en face de moi. Un jour, mon beau-frère nous a dit à moi et à ma femme qu’il avait de bonnes nouvelles. Il y a un trésor, il y a un Dieu vivant, Jésus-Christ, nous sommes ses enfants et non ses esclaves… Il a dit qu’il y a un salut gratuit disponible”.
Par la suite, la femme d’Hassan a adopté la foi chrétienne et finalement toute la famille s’est convertie. Une fois découvertes, les forces de sécurité ont alors pris d’assaut leur maison et ont confisqué des livres, l’ordinateur, leurs passeports et leur Bible. La famille a fui en Turquie, puis en Allemagne.
“En Allemagne, je partage l’Évangile, j’organise des cercles de prière ici dans le logement. Je veux être un bon exemple, gagner les autres à la foi en Jésus-Christ. Mon plus grand objectif serait que mes enfants puissent trouver le Christ en toute liberté et qu’ils fassent le bien”.
Lorsque la demande d’asile de H.H. a été rejetée par les autorités allemandes, il a fait appel auprès du tribunal administratif de Greifswald. Le tribunal a rejeté le cas de H.H. Selon OpenDoors, les demandeurs d’asile iraniens en Allemagne sont souvent confrontés à des soupçons de conversion feinte.
Cette bienveillance divine continuera d’être manifestée à l’égard de la France
De Louis de Bourbon :
En consacrant la France à la Vierge Marie, le 10 février 1638, et en formulant le vœu que cette consécration soit renouvelée, le 15 août de chaque année, mon aïeul Louis XIII, a placé notre pays dans une situation de dévotion religieuse qui perdure au-delà des aléas de l’histoire.
Tant que continueront à se dérouler dans notre pays, les messes, cérémonies, et processions qui marquent le 15 août, cette bienveillance divine continuera d’être manifestée à l’égard de la France, pour tous ceux qui se reconnaissent en elle.
Cette pensée réconfortante ne doit-elle pas être présente tout particulièrement en ce moment de notre histoire, en regard des menaces de tous ordres auxquelles notre pays semble devoir faire face ?
Notre-Dame étoile des marins
Ancien élève de l’École navale et officier de carrière, Hugues Perrin vient de publier un petit ouvrage, préfacé par l’amiral Stanislas de La Motte, major général de la Marine, recensant les sanctuaires français dédiés à Marie par les navigateurs. S’excusant par avance pour ne pas tous les recenser tellement ils sont nombreux, l’auteur évoque et décrit un certain nombre de sanctaires comme Notre-Dame du Bon Port, de la Garde, de Bon Secours, des Naufragés, des Flots ou encore des Feux… Ce sont aussi les statues de la Vierge érigées face à l’océan, à l’extrémité des terres, aux approches des ports : à la pointe du Raz en Bretagne, en surplomb du port d’Arromanches en Normandie, sur le rivage à Capbreton dans les Landes, au sommet du célèbre rocher de Biarritz…
Un guide original en cette période estivale et mariale, très utile pour ceux qui sont actuellement en villégiature sur les côtes françaises.
Sainte fête de l’Assomption
Voeu du roi Louis XIII :
A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.
Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté, que d’accidents qui nous pouvaient perdre.
Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.
La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.
Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cour, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu’à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de la ville y soient présents ; et d’autant qu’il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse largement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir.
Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.
Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre.
Cette étrange union entre spécialistes et illettrés est du pain béni pour la dictature
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« L’honnête homme », tel que le définissait l’acception du mot au XVII siècle, et qui bien sûr pouvait aussi être une femme, était une personne cultivée qui sans être spécialiste dans un secteur particulier, possédait néanmoins une bonne culture générale dans quasiment tous les domaines. Ainsi, cet honnête homme avait les moyens intellectuels de se forger lui-même une opinion et, éventuellement, de résister aux manipulations. Or, et cela est une évidence, cet honnête homme a quasiment disparu de la scène. À sa place nous avons désormais dans nos sociétés modernes plus que deux catégories d’individus : Les illettrés et les ultras spécialistes savants.
Par « illettré » j’entends ici, non pas bien sûr les analphabètes mais l’occidental moyen qui tout en se prenant pour un intellectuel n’est en réalité qu’un produit formaté par les médias. Ainsi l’homme post-moderne, se croyant érudit parce qu’il aura assisté à un long débat à la télé ou bien parce qu’il aura lu un article « de fond » (sic !) dans le journal « Le monde » sur le communisme, le nazisme ou le catholicisme (sans avoir lu « Mein Kampf », « le manifeste du parti communiste » ou la Bible), se croira néanmoins en droit de donner son opinion avec autorité, et qui plus est, il le fera avec l’assurance de l’imbécile qui n’est pas assez intelligent pour comprendre qu’il ne sait rien. Il va de soi que cet individu sera en dernière analyse – comme nous le constatons hélas tous les jours- une proie facile et docile à toute dictature de la pensée.
À l’autre bout de l’échiquier nous avons « le savant spécialiste », comme par exemple les virologues ou les physiciens, pour ne donner que deux exemples. Or, et même si cela peut paraître paradoxal de prime abord, ces spécialistes ne sont pas mieux armés que notre « illettré post-moderne » pour résister aux lavages de cerveau organisés en permanence par le système. C’est notamment pour cette raison que les scientifiques se sont toujours laissé manipuler par la pression du moment. On l’a vu avec les médecins eugénistes sous Hitler ou bien les psychiatres enfermant les dissidents sous Staline, on l’a vu aussi avec leur acceptation servile du meurtre des enfants à naître dans les années 70, et on le voit maintenant avec leur suivisme face au diktat corona.
Quant aux physiciens, ce n’est pas mieux; eux, qui ont fabriqué l’arme nucléaire. Certes, ces physiciens, Einstein en tête, l’ont probablement fait avec bonne conscience. C’est qu’ils croyaient devoir sauver l’humanité contre la menace du moment qui était alors l’Union-Soviétique. Ils n’ont pas compris cependant que l’histoire des hommes est intrinsèquement parsemée de «menaces du moment» et qu’en réalité, pour régler un problème passager (puisque aucune civilisation n’est éternelle), ils ouvraient une boite de Pandore permettant dorénavant d’éradiquer l’espèce humaine «pour toujours» sous le feu nucléaire.
Si l’humanité est devenue si facilement manipulable, c’est certes, en premier lieu parce qu’elle s’est déchristianisée, ayant ainsi perdue tout repère sérieux lui permettant de distinguer le bien du mal, mais c’est aussi parce qu’elle regorge de spécialistes (spécialistes qui demeurent illettrés dans tout ce qui n’est pas leur domaine) d’un côté, et d’illettrés «tout court» de l’autre.
Notre époque souffre d’une terrible pénurie d’esprits généralistes et d’honnêtes hommes de (vraie) bonne culture générale. En réalité, pour comprendre la culture de mort actuelle il est préférable d’avoir de simples bonnes bases en théologie, en biologie, en médecine, en histoire, en sociologie, en philosophie, que d’être un imminent spécialiste dans un seul domaine. De cela, la dictature maçonnique planétaire, en est parfaitement consciente. C’est ce qui explique sa volonté de ne plus vouloir enseigner aux élèves certaines matières comme l’histoire, et surtout, c’est ce qui explique que l’élève, avant même qu’il ne devienne étudiant, doit choisir le plus tôt possible sa «spécialisation». C’est que plus sa spécialisation sera précoce, moins il aura de chance de parvenir à une vision globale des choses plus tard dans sa vie. C’est qu’il convient de l’armer à être dès le début un bon «toutou» aveuglé par l’objet même de sa spécialisation.
Non, si le salut ne viendra bien évidemment pas de l’illettré qui s’ignore et qui lit son article « de fond » dans le « torchon en vogue » du moment, il ne viendra pas non plus du côté des savants spécialistes. En ces temps de ténèbres, il devient essentiel que chacun essaye de se former en autodidacte. Cela, et c’est la seule bonne nouvelle, devient maintenant possible grâce à internet. En effet, qui donc peut sérieusement se battre contre l’avortement s’il ne sait pas ce qu’est un zygote, s’il n’a aucune notion en génétique, s’il n’a aucune base éthique chrétienne pour pouvoir différencier le bien du mal ? Qui peut résister à la désinformation de notre dictature de l’hygiène actuelle s’il ne connait pas la différence entre une bactérie et un virus, s’il n’a pas quelque bonne base en biologie ? Qui peut comprendre la finalité de notre dictature, sans avoir de (vraies) bonnes connaissances en histoire ?
Oui, cette étrange union «de fait» entre les ultras spécialistes d’un côté et les illettrés «tout court» de l’autre, est du pain béni pour la pensée unique satanique qui écrase la planète. Cette sécheresse intellectuelle régnante n’est pas le fruit du hasard, c’est elle, qui l’a organisée. Il convient au moins d’en être conscient.
Jean-Pierre Aussant
Plus efficace qu’un radar ?
Près d’Alençon, à Saint-Paterne, il installe une statue de la Sainte Vierge : les voitures ralentissent.
« J’habite une route où les virages sont nombreux et dangereux. Les voitures roulent à vive allure et, curieusement, certains automobilistes ralentissent devant ma maison. Un gage de sécurité, peut-être ? »
Le corps de l’archevêque orthodoxe Théophane de Poltava, inhumé en France après la révolution bolchévique, retourne en Russie
Théophane de Poltava (1873 -1940), fut un archevêque et théologien russe de l’église orthodoxe. Il avait la réputation d’être un ascète irréprochable d’une haute spiritualité. Né dans la famille d’un prêtre du diocèse de Saint-Pétersbourg, il est reçu premier à l’académie théologique de Saint-Pétersbourg et devient hiéromoine au bout de deux années. En 1901, il est élevé au rang d’archimandrite et promu inspecteur temporaire à l’académie. En 1905, il reçoit le titre de maître en théologie pour sa thèse : « Le Tétragrammaton ou le Nom divin de Jéhova dans l’ancien testament ». Nommé recteur de l’académie théologique de Saint-Pétersbourg en 1909, il est consacré évêque de Yambourg et quatrième vicaire du diocèse de Saint-Pétersbourg. Le 25 juin 1912, il devient évêque d’Astrakhan et le 8 mars 1913, évêque de Poltava et Peresslavl. En 1918, il est élevé au rang d’archevêque. Il fut le confesseur de la tsarine Alexandra Fedorovna, épouse du tsar Nicolas II de Russie.
La révolution russe de 1917 l’oblige à quitter ses fonctions à la cour. En 1920, devant l’avancée de l’armée rouge, il est évacué en Crimée. Le 4 avril 1920, à la suite de la démission d’Anton Ivanovitch Dénikine, il soutient la candidature de Piotr Nikolaïevitch Wrangel au poste de général en chef de l’armée blanche en Russie méridionale. En novembre 1920, il doit s’exiler à Constantinople, puis en 1925 en Bulgarie. En 1931, il part pour la France et s’établit au bord de la Loire dans le village de Limeray près d’Amboise. Il y vit en ermite, retiré dans une habitation troglodytique, au lieu-dit la Cave aux Renards, où il meurt le 19 février 1940, assisté des deux femmes russes qui le servent et le soignent. Il fut inhumé dans le cimetière de Limeray.
Le 21 juillet 2022, en présence du maire, d’une représentante de l’ambassade de Russie en France et de l’archevêque orthodoxe Nestor, du patriarcat de Moscou, son corps a été exhumé, après une demande de descendants de l’archevêque, au terme d’une procédure de plusieurs années. La dépouille est partie pour Paris en voiture. De l’aéroport de Roissy elle s’est ensuite envolée vers Istanbul pour arriver à Saint-Pétersbourg, dans le cimetière Volkovskoïe.
Une guerre personnelle contre l’antique liturgie
De Philippe Maxence dans L’Homme Nouveau à propos de Desiderio Desideravi :
[…] Celui qui lira ce texte conciliaire sans œillères sera frappé pourtant par l’énorme distorsion qui existe entre ces rappels et sa mise en application telle qu’elle s’est traduite avec le Missel de 1969. Dans un entretien qu’il m’avait accordé en 2001, le cardinal Ratzinger avait d’ailleurs souligné que la réforme liturgique avait été l’« une des applications possibles de Sacrosanctum Concilium, mais pas l’unique ». De manière plus concrète, cette distorsion apparaît justement à propos de la question du silence, de la place de la langue latine comme langue liturgique, de l’usage du chant grégorien, « chant propre de l’Église », sur d’autres points encore. Dans un article publié en Italie par la Nuova Bussola Quotidiana le 30 juin dernier, Luisella Scrosati remarque également à ce sujet : « Il serait bon de comprendre quand et où les Pères du Concile ont demandé l’abolition de la Septuagésime, de l’Octave de la Pentecôte, des Rogations, des Quatre Temps (en vérité laissés ad libitum à la décision des conférences épiscopales paresseuses), la refonte des rites de l’Offertoire » (trad. « Belgicatho »). D’où l’étonnement qui perdure devant cette volonté de supprimer définitivement l’ancien rituel, vécu jusqu’ici sereinement par des milliers de catholiques (et au moins aussi catholiques que les fidèles de rite zaïrois), alors même que les problèmes véritables sont ailleurs. Pensons seulement à l’état de l’Église en Allemagne.
Un texte au ton classique
D’après les informations recueillies de bonne source, il semble que l’essentiel du texte qui compose Desiderio Desideravi avait été préparé du temps où le cardinal Robert Sarah était préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements. Rien d’étonnant donc d’y retrouver ce ton « classique », cet appel à plus de rigueur liturgique, ce souci du silence. Nous sommes bien là dans les préoccupations de Benoît XVI et du cardinal Sarah. Malheureusement, son successeur, le futur cardinal anglais Arthur Roche, mène une guerre personnelle contre l’antique liturgie, comme si elle était, après qu’elle ait assuré pendant des siècles la prière publique de l’Église romaine, la seule source de dysfonctionnement liturgique, voire d’abus en la matière.
Soyons sérieux ! Quel que soit le positionnement de chacun sur ce sujet, et les lecteurs de L’Homme Nouveau optent pour des options pratiques bien différentes en la matière, l’Église ne peut aucunement se couper de ses racines liturgiques, surtout quand elles sont aussi vivantes et produisent tant de prêtres et de vocations. Dans l’Église comme dans la société, le réel finit toujours par commander. C’est en ce retour au réel qu’il faut espérer, contre toute espérance, en restant fidèlement attaché à l’Église de Rome et à sa liturgie.
Dixième dimanche après la Pentecôte
Les chants du propre de la messe du dixième dimanche après la Pentecôte, durant lequel est lu l’évangile de la parabole du pharisien et du publicain, sont encore une fois tous extraits des psaumes.
Nous trouvons à l’Introït le psaume 54, qui fait suite à celui de l’Introït du dimanche précédent, et dans lequel David exprime également sa confiance dans la protection divine au milieu des épreuves,
Dum clamarem ad Dominum, exaudivit vocem meam ab his qui appropiquant mihi : et humiliavit eos, qui est ante sæula, et manet in æternum : jacta cogitatum tuum in Domino, et ipse te enutriet.
Quand j’ai crié vers le Seigneur il a écouté ma voix, et m’a délivré de ceux qui approchaient de moi ; Il les a abaissés, Lui qui est avant les siècles et demeure à jamais. Jette tes soucis dans le Seigneur et lui-même te nourrira.
Chacun de nous peut faire sienne cette belle prière et confier ses soucis au Seigneur pour qui Il nous accorde la nourriture spirituelle, c’est-à-dire les grâces dont nous avons besoin pour affronter les difficultés et les tentations qui s’approchent de nous. La mélodie de cet Introït, qui est d’une longueur inhabituelle, est elle-même ample et très développée avec de beaux élans plein de ferveur. Il est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 54 :
Exaudi Deus orationem meam, et ne despexeris deprecationem meam : intende mihi, et exaudi me.
O Dieu, écoutez ma prière et ne repoussez pas ma supplication ; soyez attentif et exaucez-moi.
Graduel : Custodi me
Le texte du Graduel du dixième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 16 que nous avons déjà rencontré à l’Offertoire du sixième dimanche, prière du juste qui se confie dans le Seigneur pour qu’il le garde dans la voie qu’il ne veut pas quitter malgré les embauches et les tentations :
Custodi me, Domine, ut pupillam oculi : sub umbra alarum tuarum protege me. De vultu tuo judicium meum prodeat : oculi tui videant æquitatem.
Gardez-moi Seigneur comme la pupille de votre œil, protégez-moi à l’ombre de vos ailes. De votre visage que provienne ma justification, que vos yeux voient ma droiture.
La première phrase est chantée comme verset à l’office des complies. Les belles images qu’elle emploie pour demander la protection divine conviennent tout à fait pour la prière du soir.
La mélodie de ce Graduel est nettement différente de celle des six dimanches précédents qui appartenaient tous au même mode grégorien ; celle-ci est plus douce et intime, mais avec de beaux élans, surtout dans la deuxième partie.
Alléluia : Te decet hymnus
Nous retrouvons avec l’Alléluia du dixième dimanche après la Pentecôte la série des grands alléluias de louange et d’action de grâces au Seigneur pour tous ses bienfaits, qui avait été interrompue le dimanche précédent pour une prière suppliante. Une fois encore, le verset est le début d’un psaume. Cette fois c’est le psaume 64, beau cantique de reconnaissance à Dieu notamment pour les biens de la terre, ce qui convient tout à fait à cette saison.
Te decet hymnus, Deus, in Sion : et tibi reddetur votum in Jerusalem.
À vous est due une hymne, O Dieu, dans Sion. À vous est acquitté un vœu dans Jérusalem.
Sion (Jérusalem) c’est le temple, figure comme toujours de l’Église où nous venons remercier le Seigneur et figure du ciel où nous chanterons sa louange éternellement.
La mélodie de cet Alléluia est très enthousiaste, surtout dans le verset, avec de grandes envolées dans les hauteurs et une immense vocalise à la fin sur le mot Jérusalem, comme une contemplation éperdue qui ne veut plus finir.
Offertoire : Ad te Domine
Comme celui du précédent dimanche, l’Offertoire du dixième dimanche après la Pentecôte est repris à un autre dimanche de l’année, cette fois au premier dimanche de l’Avent.
Nous y retrouvons le début du psaume 24, que nous avons déjà rencontré à plusieurs reprises, prière du pécheur qui se repent et se tourne vers Dieu avec confiance en sa miséricorde.
Ad te Domine levavi animam meam : Deus meus, in te confido, non erubescam : neque irrideant me inimici mei : etenim universi qui te exspectant, non confundentur.
Vers vous Seigneur j’élève mon âme, mon Dieu en vous je mets ma confiance, je n’aurai pas à en rougir. Que mes ennemis ne se moquent pas de moi ; en effet, aucun de ceux qui espèrent en vous ne sera confondu.
L’élévation de l’âme vers Dieu c’est la définition même de la prière, et on a ici une prière instante et fervente, dont la mélodie exprime d’une manière très profonde les sentiments de confiance et d’espérance qui sont ceux du texte.
Communion : Acceptabis
Le texte de l’antienne de Communion du dixième dimanche après la Pentecôte est formé du dernier verset du psaume 50, le célèbre Miserere dans lequel David exprime son repentir après son crime.
Acceptabis sacrificium justitiæ, oblationes et holocausta super altare tuum, Domine.
Vous agréerez le sacrifice offert en toute justice, les oblations et les holocaustes sur votre autel, Seigneur.
Le futur qui est employé ici montre qu’il y a une condition à cet agrément par Dieu de nos offrandes ; elle nous est donnée par un verset précédent du psaume précisant que le sacrifice qui plaît à Dieu c’est un esprit humilié et un cœur contrit. Ce sont les sentiments qui étaient déjà exprimés dans l’Introït et l’Offertoire de cette messe, et avec lesquels nous pouvons nous offrir et approcher de l’autel au moment de la communion. Après un bel élan à l’intonation, la mélodie est calme et douce, sans grands intervalles, avec juste une petite insistance sur le mot altare.
“Les Kalaches sont prêtes. C’est des rivières de sang qui va couler. Vive Allah. Vive la révolution islamiste”
La société de restauration Sogeres, filiale de Sodexo, a reçu une lettre de menaces à caractère terroriste, suite à une demande de recouvrement d’une facture de cantine :
« Je ne paie pas, je me suis convertie à l’islam. La révolution arabe est là on est partout. On va vous faire cracher le sang. On va vous faire pire qu’à Samuel Paty. Vous avez vu ce qu’on a fait au stade de France. Les Kalaches sont prêtes. C’est des rivières de sang qui va couler. Vive Allah. Vive la révolution islamiste. Nous serons les maitres de la France. On va tous vous prendre ce sera pour bientôt, vive Mohamed ».
L’enquête a été transférée au Renseignement territorial de Marseille.
Le mystère de l’immigration…
Isabelle Adjani a décidé de s’exiler au Portugal :
C’est surtout la possibilité de vivre tranquillement dans un endroit où les gens ont une douceur de vivre et se comportent comme si l’on était trente ans en arrière.
30 ans en arrière… Deviendrait-elle réac ? Isabelle Adjani ne parvient pas à comprendre l’évolution de Paris, une ville qu’elle a tant aimée mais qui n’est plus ce qu’elle était :
Ce qu’est devenue cette ville est un mystère… Elle n’est sincèrement plus vivable.
“Un mystère” que Mme Adjani pourra méditer en signant son prochain chèque à SOS Racisme.
“La haine et la barbarie” : des périphrases pour évoquer l’islam
L’écrivain britannique Salman Rushdie, qui vit sous protection policière depuis la fatwa lancée en 1988 pour son roman Les Versets sataniques, a été victime vendredi d’une attaque lors d’un événement organisé dans l’État de New York. Un homme a brusquement surgi sur la scène pour égorger Salman Rushdie à son arrivée. L’écrivain souffre d’une blessure au cou. Les faits se sont déroulés à l’institut Chautauqua, au nord de l’État de New York, où le romancier devait livrer un discours.
Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde :
Depuis 33 ans, Salman Rushdie incarne la liberté et la lutte contre l’obscurantisme. La haine et la barbarie viennent de le frapper, lâchement. Son combat est le nôtre, universel. Nous sommes aujourd'hui, plus que jamais, à ses côtés.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 12, 2022
Les médecins ne voulaient plus le réanimer : il s’est réveillé après 4 mois de coma
La vie plus forte que la médecine :
Hospitalisé à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour de multiples infections, ce patient de 71 ans a été au cœur d’une procédure judiciaire entre sa famille et l’équipe médicale, qui ne souhaitait pas le réanimer en cas de rechute. Il a retrouvé son domicile ce jeudi.
Officine criminelle de francs-maçons
Avec un peu d’amalgame, on demanderait de dissoudre la franc-maçonnerie… :
Deux chefs d’entreprise ont été mis en examen en juin à Paris, soupçonnés d’avoir commandité une violente agression pour se faire payer une dette, via des membres d’une officine dirigée par des francs-maçons qui aurait organisé une série de crimes, selon deux sources proches du dossier.
Pierre T., gérant d’une entreprise de construction à Toulouse, et son partenaire Alain M., ont été mis en examen le 24 juin et placés sous contrôle judiciaire, ont indiqué vendredi 12 août ces sources, confirmant une information du Parisien. «Mon client qui n’a jamais eu affaire de toute sa vie à la justice n’a rien à voir avec le cœur de cette affaire. Sans rien savoir, il est manifestement tombé dans une “béchamel” infernale», a affirmé auprès de l’AFP l’avocate de Pierre T., Me Marie Burguburu.
Instruit à Melun jusque-là, ce dossier a été transféré à Paris mi-mars et joint à l’information judiciaire visant une officine criminelle dirigée par des francs-maçons et suspectée d’au moins un assassinat. Pour récupérer une dette d’environ 300.000 euros, Pierre T. et Alain M. sont soupçonnés d’avoir commandité, entre 2019 et janvier 2020, une stratégie d’intimidation – messages menaçants, dépôts de rats morts, incendie d’un portail – envers le gérant d’une entreprise de BTP débiteur, jusqu’à la violente agression du compagnon de ce dernier en Seine-et-Marne. Pour ce faire, ils auraient été mis en relation avec Yannick P., ancien agent de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et l’un des exécutants présumés de cette officine criminelle, dont les principaux acteurs ont été arrêtés. Ce dernier aurait ensuite demandé, contre quelques milliers d’euros, à Sébastien L., l’un des principaux hommes de main de la cellule, de brûler le portail du couple et de «donner quelques gifles, quelques tartes».
«Mon client a pris toutes ses responsabilités, ainsi qu’il l’a toujours fait dans ce dossier», a déclaré Me Antoine Ory, avocat de Sébastien L., déjà mis en examen dans d’autres volets. Pour Me Joseph Cohen-Sabban, avocat du couple victime, «on reste interloqué face au manque de la plus élémentaire moralité de la part de personnages par ailleurs bien intégrés». Cette enquête à tiroirs, qui avait démarré fortuitement fin juillet 2020 avec l’évitement d’une possible tentative d’assassinat d’une coach en entreprise à Créteil, a été élargie à de nombreux autres faits. La cellule est suspectée d’avoir ordonné l’assassinat du pilote de rallye Laurent Pasquali en 2019; un projet d’assassinat d’un «syndicaliste gênant» de la CGT à Bourg-en-Bresse la même année; de projets criminels visant le maire de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) Sylvain Berrios ou un opposant congolais au président Sassou Nguesso, Ferdinand Mbaou, etc.
La guerre d’Espagne a été déclenchée par la gauche espagnole
A son tour, le Figaro Histoire s’est penché sur l’imposant ouvrage de l’ancien militant antifasciste Pío Moa, qui a enquêté sur les responsables de cette guerre de 1936 à 1939. Guerre civile espagnole qui faut d’abord une guerre révolutionnaire, financée par Staline. Dans notre recension, nous avons rappelé que cette guerre n’est pas née du coup d’état raté de juillet 1936 contre la Seconde République espagnole mais bien de la « menace rouge » que représentaient pour la démocratie les factions d’extrême gauche qui préparaient un soulèvement de type communiste sur le modèle de la révolution asturienne de 1934. Menaces de mort en pleine assemblée, assassinats d’opposants politiques, d’ecclésiastiques, la gauche rouge a menée des actions de type terroristes dans un but révolutionnaire. Le gouvernement n’ayant pas pris la peine de rétablir l’ordre, la droite, sous l’égide du général Franco, a pris les moyens adéquats pour défendre le bien commun.
La guerre d’Espagne a-t-elle été déclenchée par la gauche espagnole ? Pour Le @Figaro_Histoire, Isabelle Schmitz (@ischmitz1) explique comment l’ancien militant antifasciste Pío Moa a enquêté sur les responsables de cette guerre qui meurtrit son pays de 1936 à 1939. pic.twitter.com/YKFN1U3rb1
— Le Figaro (@Le_Figaro) August 11, 2022
La gauche n’apprécie visiblement pas cette étude historique, pourtant réalisée par un ancien gauchiste. Elle ne supporte pas qu’on puisse remettre en cause sa falsification de l’histoire et la renvoyer à sa violence, ses massacres et ses pulsions despotiques.
4 chrétiens condamnés à de lourdes peines de prison en Iran
Selon l’organisme protestant Portes Ouvertes :
[…] Les 3 premiers, Malihe, Mina et Joseph ont été arrêtés en 2020 avec une trentaine d’autres chrétiens lors de raids d’églises de maison coordonnés par les Gardiens de la Révolution. Un informateur avait infiltré leur assemblée pendant des mois, afin de transmettre aux autorités les noms des chrétiens. Les services de sécurité ont arrêté, menotté et bandé les yeux des chrétiens découverts. Ils ont fouillé leurs maisons à la recherche de bibles et leur ont confisqué leurs moyens de communication. Certains ont été battus, ainsi que des membres de leurs familles. Mina a été enfermée dans un lieu secret: les yeux bandés pendant sa détention, elle a été lâchée 20 jours plus tard dans une rue de Téhéran, sans argent ni téléphone. Joseph a dû hypothéquer sa maison pour sortir sous caution. Malihe a passé plusieurs semaines dans la prison pour femmes de Qarchak où sévissait une épidémie de Covid-19.
Quant au quatrième, Anooshavan, il a été arrêté lors d’un raid d’une autre église qui se tenait dans sa maison. Les autres chrétiens capturés avec lui ont subi des tortures psychologiques lors de multiples interrogatoires.
C’est le même juge qui a condamné, à l’issue de deux affaires distinctes, Malihe, Mina et Joseph, ainsi qu’Anooshava : 6 ans de prison pour les deux femmes converties au christianisme ; 10 ans de prison pour les deux hommes d’origine arménienne, responsables d’église. Leur crime? Participer à l’organisation d’une église de maison. […]
Italie : Giorgia Meloni dénonce les fake news de journaux de gauche européens
Dans une vidéo en français, anglais et espagnol :
Italie: Giorgia Meloni dénonce les fake news de journaux de gauche européens à son encontre dans une vidéo en français, anglais et espagnolpic.twitter.com/xeI4D850A3
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) August 12, 2022
Sur Boulevard Voltaire, Marie d’Armagnac a dressé son portrait :
« Io sono Giorgia, sono una donna, sono una madre, sono italiana, sono cristiana, non me lo toglierete ! » (« Je suis Giorgia, je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne, vous ne m’enlèverez pas ça ! »). Cette phrase clamée par Giorgia Meloni lors d’un meeting à Rome à l’automne 2019 est, depuis, devenue un jingle : remixés, ces propos ont enflammé les boîtes de nuit italiennes. Joli succès pour cette Romaine pur jus, orgueilleuse de ses racines et de ses convictions droitières, inchangées depuis ses 15 ans.
Mais ce qui la rend aujourd’hui bien plus fière, ce sont sûrement les derniers sondages d’intentions de vote qui la donnent au coude-à-coude avec la Ligue de Matteo Salvini. En effet, selon le dernier sondage SWG pour le journal télévisé de LA7, le parti Fratelli d’Italia est le premier parti d’Italie. Avec la Ligue et le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi, en déclin, l’alliance de centre droit est cependant majoritaire dans le pays. Mais pour pouvoir s’exprimer et gouverner, encore faudrait-il qu’il y ait des élections…
Dans une autobiographie intitulée, justement, Io sono Giorgia, parue au printemps et qui caracole en tête des ventes, l’une des personnalités politiques les plus tenaces d’Italie se raconte, se révèle : son militantisme dès l’âge de 15 ans au Front de la jeunesse puis à Alliance nationale (Alleanza Nazionale, héritier du MSI, le Mouvement social italien), son élection comme députée à 29 ans, puis son ministère dans le gouvernement de Silvio Berlusconi, la création de son parti Fratelli d’Italia (Frères d’Italie).
Longtemps, Giorgia Meloni a porté son parti à bout de bras. Aux législatives de 2018, Fratelli d’Italia triple son score, passant de 1,9 % à 4,3 % des voix. Cette législature est toujours en cours, mais le dernier sondage la crédite de 20,6 % d’intentions de vote… Elle bénéficie sûrement, dans le Sud, de l’écroulement du Mouvement 5 étoiles et, ailleurs, de l’érosion des intentions de vote en faveur de la Ligue de Matteo Salvini. Ce dernier paie sûrement un choix ingrat, et pas toujours compris de sa base électorale, de participer au gouvernement d’union nationale de Mario Draghi. Pour Salvini, l’idée était simple : cela lui permettait à bon compte de renvoyer Giuseppe Conte à son cabinet d’avocat et de participer, notamment par des ministres de la Ligue, à la relance économique du pays et à la gestion de la crise sanitaire, aussi désastreuse là-bas qu’ici.
Giorgia Meloni a préféré rester dans l’opposition, refusant à tout prix de gouverner avec le Parti démocrate (PD, gauche). « Ce choix de la cohérence » qu’elle revendique sans cesse semble payer, du moins dans les sondages, et celle qui est la présidente du parti des Conservateurs et réformistes européens (CRE) se prend à rêver d’être le futur Premier ministre… plutôt que Matteo Salvini, ultra annoncé pour ce poste. On a dit, à ce sujet, que la Ligue avait « glissé » vers le centre, quand Giorgia Meloni était restée fièrement ancrée à droite. Si la Ligue est en effet un parti assez hétéroclite dont l’unité tient à la personnalité de son chef, les différences des programmes entre les deux partis semblent, pour un œil français, bien minimes. La défense de l’identité italienne et la lutte contre l’immigration ainsi qu’un conservatisme sociétal étant ce qui les lie le plus étroitement.
Or, les difficultés rencontrées entre les deux alliés-rivaux dans le choix des candidats aux prochaines élections municipales qui ont lieu en septembre à Naples, Rome, Milan et Turin, entre autres, a mis au grand jour des rivalités qui, très instrumentalisées par les médias, nuisent grandement à l’esprit de concorde qui, bon an mal an, régnait dans la droite italienne.
Une question, insidieuse, commence à se poser : la Ligue et Fratelli d’Italia seront-ils vraiment capables de ne pas tomber dans le piège de la « droite la plus bête du monde », faite d’anathèmes et d’exclusions qui en font une parfaite machine à perdre ?
Végano-écologisme et transhumanisme: l’union sacrée dans la haine de l’homme et donc dans la haine de Dieu
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Bizarrement, deux mouvements qui devraient pourtant être opposés, d’un côté le transhumanisme qui se développe actuellement grâce aux progrès fulgurants des sciences NBIC (nanotechnologies, biotechnologie, informatique et sciences cognitives) et de l’autre le fondamentalisme végano-écologiste qui propose, in fine, une sorte de retour en arrière, se rejoignent non seulement sur leurs origines (les Lumières) mais aussi sur leurs finalités : la négation de la nature profonde et de la dignité de l’homme telles qu’elles ont été pensées et voulues par Dieu.
En effet, l’affirmation philosophique essentielle des Lumières stipulant que l’homme – enfin émancipé de Dieu – pouvait créer une éthique salvatrice à partir de sa seule raison (donc une éthique horizontale et non transcendantale) a permis à celui-ci de redéfinir sa propre nature et par conséquent d’en concevoir éventuellement une nouvelle (ou « des » nouvelles). L’homme n’étant plus tenu, désormais, d’obéir à une prédestination ontologique, tant sur le plan éthique que biologique, est désormais en mesure de prendre « en main » sa propre évolution. Il pourra, dorénavant, selon son humeur, soit se définir comme un simple être vivant « de plus » qui serait, au fond, au même niveau que les espèces du règne animal, voire végétal (fondamentalisme écologiste), ou bien, au contraire, grâce aux progrès des NBIC et de l’ingénierie génétique, se voir évoluer vers un être supérieur, une sorte de cyborg (mi-homme, mi-ordinateur) qui sera en mesure, au gré de son ambition eugéniste qu’il aura pour sa propre espèce, de se transformer en surhomme, voire en homme post-humaniste dont la conscience pourrait même éventuellement être téléchargée dans un support informatique ; l’homme enfin libéré de sa prison de chair et de sang.
On le voit, dans un cas comme dans l’autre, il s’agit du rejet de l’homme essentiel créé par Dieu et à l’image de Dieu. Bien évidemment, au-delà de l’attaque contre la vraie nature profonde de l’homme – créature et fils adoptif de Dieu -, il y a l’attaque contre Dieu « tout court ». L’homme « écologiste » qui, en dégringolant volontairement au niveau du règne animal ou végétal, ne veut rien d’autre qu’entraîner Dieu avec lui dans sa chute (faire de Dieu un animal ou une plante « comme les autres ») ou bien, à l’opposé, en se fondant dans un univers ultra-technologique où l’homme fusionnera avec la machine et le virtuel, faire de Dieu un ordinateur ou un hologramme, là aussi « comme les autres » – dont il (l’homme) décidera lui-même du programme informatique. Détruire la dignité de l’homme afin de polluer (si c’était possible) celle de Dieu. Tout est là.
C’est pourquoi, in fine, la proposition végano-écologiste (souvent, d’ailleurs, saupoudrée de New Age) qui mène à l’aplatissement de l’homme – donc de Dieu – au niveau du monde animal et végétal, rejoint, en réalité, le paradigme du transhumanisme voulant faire de l’homme un être tellement artificiel qu’il finira par ne plus rien avoir en commun avec cette créature que Dieu a créée à son image. C’est que l’homme « bionique » des transhumanistes est aussi loin de Dieu que l’est l’homme « animalisé et végétalisé » des écolos. Dans un cas comme dans l’autre, nous retrouvons cet acharnement à déconstruire et cette haine – parfois inconsciente – que l’homme des Lumières (entre-temps devenu l’homme postmoderne) a de l’autre homme, le vrai, celui qui est capable d’éternité et qui est fait à l’image de Dieu.
Jean-Pierre Aussant
