Les polémiques du père Matthieu
Le Père Matthieu, curé du diocèse de Sens et Auxerre, a tenu à plusieurs reprises des positions assez peu catholiques sur les réseaux sociaux. Malgré le caractère hétérodoxe de ses positions, qui ont donné lieu… à pas grand chose de la part de sa hiérarchie, il n’a pas apporté de rectification.
Exaspéré par l’absence de réactions de la part de son évêque, un internaute a décidé de créer un site internet pour répondre par une citation du Magistère à chacune de ses provocations. https://perematthieu.com/
Il y a également des comptes Facebook et Twitter :
https://www.facebook.com/perematthieu
https://twitter.com/pere_matthieu/
Objection de conscience
Le 25 mars 2022, la Conférence épiscopale espagnole a publié une « Note doctrinale sur l’objection de conscience », approuvée par les évêques membres de la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi le 1er février.
Assistant dans leur pays « à l’approbation de la loi qui permet la pratique de l’euthanasie et la considère comme un droit de la personne »
« une étape supplémentaire dans un ensemble de lois qui conduisent à laisser la vie humaine gravement sans protection »
ainsi qu’à l’adoption de lois « inspirées par des principes anthropologiques qui absolutisent la volonté humaine », les évêques espagnols sont amenés à penser que,
« même s’il est vrai que l’être humain n’a jamais eu un sens aussi fort de sa propre liberté, celle-ci sera toujours menacée par des États et des groupes de pression qui n’hésitent pas à utiliser tous les moyens pour influer sur la conscience des personnes… ».
Cette réflexion des évêques espagnols rappelle notamment que
« l’objection de conscience suppose qu’une personne fasse passer ce que lui dicte sa propre conscience avant ce qui est ordonné ou permis par la loi »
et que celle-ci n’est pas
« une concession accordée par le pouvoir, mais un droit pré-politique, conséquence directe de la reconnaissance de la liberté de religion, de pensée et de conscience ».
Cette note se décompose en six parties :
- « Justification de la présente note »,
- « Liberté de religion et de conscience »,
- « La dignité de la conscience »,
- « La fonction de l’État »,
- « L’objection de conscience »
- « La liberté chrétienne ».
Extrait :
23. « Le citoyen est obligé, en conscience, de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l’Évangile » (42). L’objection de conscience suppose qu’une personne fasse passer ce que lui dicte sa propre conscience avant ce qui est ordonné ou permis par la loi. Cela ne justifie pas la désobéissance aux normes promulguées par les autorités légitimes. Elle doit être exercée à l’égard de celles qui portent directement atteinte aux éléments essentiels de sa propre religion ou qui sont « contraires au droit naturel, dans la mesure où elles sapent les fondements mêmes de la dignité humaine et d’une vie en commun fondée sur la justice » (43).
Prière à Sainte Solange invoquée pour demander de la pluie
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Chaque année lors d’épisode de sécheresse nous invoquons avec succès Saint Solange pour avoir de la pluie pour sauver nos cultures. Cette année nous avons déjà fait une neuvaine en mai et recommençons en août mais il serait bien d’y associer le plus de monde possible car toute la France est concernée par le problème de cette sécheresse qui n’en finit pas.
C’est pourquoi nous avons pensé aux lecteurs de Salon beige et nous vous envoyons ci joint la prière. Nous serons ainsi assurés d’obtenir cette grâce qui nous a déjà été accordé très souvent dans le passé.
Nagasaki fut « choisie » et rasée par le franc-maçon Truman, parce qu’elle était la capitale du catholicisme au Japon.
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Quand le 9 août 1945 le président américain Truman (ancien petit commerçant droguiste newyorkais qui ayant fait faillite, finit par « entrer » en politique), franc-maçon et grand maître de la loge du Missouri, a choisi la ville de Nagasaki pour le largage de la deuxième bombe atomique “fat man”, cela- contrairement aux idées reçues- ne fut pas motivé par des raisons militaires et techniques mais parce que c’était la capitale du catholicisme au Japon.
En rasant Nagasaki, Truman fit d’une pierre trois coups:
1) Il mit certes fin à la guerre (encore que la guerre était au fond déjà gagnée par les USA)
2) il affirma sa supériorité technologique vis-à-vis de Staline et de l’URSS, et ce, pour être en position de force lors des négociations à venir.
3) Il se débarrassa de l’Église Catholique au Japon qui était justement très florissante dans la ville de Nagasaki.
Notons, en outre, que même Hiroshima était une des villes japonaises qui comptait une importante communauté catholique…Eh oui, les deux villes martyres japonaises, étaient aussi les deux villes catholiques. Étrange hasard, non ?
Étant donné, à ma connaissance, que j’ai été le seul à faire le lien entre la haine maçonnique contre l’Église (dont Truman était le représentant du moment) et le choix de Nagasaki comme deuxième ville japonaise à être rayée de la carte, j’ai décidé de réaliser cette vidéo. Je précise en outre que la fameuse phrase de l’ancien ministre français Vincent Peillon «tant qu’il y aura des catholiques en France, ce pays ne pourra pas être libre» (qui, en creux, était une sorte d’invitation au meurtre à peine voilée), m’a probablement aidé à avoir ce déclic.
Bien évidemment le peuple américain, pas plus que le peuple français, n’est responsable de la trahison de ses élites. Mes critiques ne s’adressent donc pas au “peuple” mais à ses dirigeants.
Jean-Pierre Aussant
Chrétien avec saint Benoît
Polytechnicien et officier de marine, Dom François d’Hautefeuille (1931 – 2020) était moine de l’abbaye bénédictine de Notre-Dame de Randol.
Il a laissé dans ses notes personnelles un manuscrit merveilleux, fruit de la longue méditation de toute sa vie.
Life éditions le publie sous le titre “Moine avec saint Benoît“. Et cela nous concerne aussi, comme l’écrit ce moine :
Tout ce que nous avons dit vaut de tout chrétien, car tout chrétien doit vouloir être pressé et empressé.
Kansas, Indiana : le combat pour la vie n’est pas terminé
L’Etat américain pourtant conservateur du Kansas s’est prononcé mardi pour le maintien de la garantie constitutionnelle sur l’avortement, lors d’un premier scrutin majeur sur l’avortement depuis la décision de la Cour suprême. Ce scrutin était vu comme un test politique au niveau national, de nombreux Etats conservateurs ayant déjà interdit tout droit à l’avortement. Les Etats voisins de l’Oklahoma et du Missouri ont d’ailleurs imposé des restrictions quasi-totales, ce dernier n’admettant pas d’exception.
De son côté, l’Indiana a adopté, vendredi 5 août, une nouvelle législation restreignant l’accès à l’avortement. Cet Etat du centre-est des Etats-Unis interdit désormais de mettre un terme à une grossesse, sauf en cas de danger pour la vie de la mère ou si le fœtus présente une anomalie mortelle.
Des exceptions sont également prévues en cas de viol et d’inceste, mais seulement jusqu’à dix semaines de grossesse, alors que l’Indiana autorisait jusqu’à présent l’avortement jusqu’à la 22e semaine.
La mesure a été votée vendredi par les deux chambres de l’Etat : 62 voix contre 38 pour la Chambre des représentants et 28 voix contre 19 pour le Sénat.
Amnesty International dénonce la stratégie militaire ukrainienne qui met les civils en danger
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Voilà un communiqué qui devrait faire du bruit.
Amnesty International a enquêté sur les frappes russes effectuées depuis avril sur les fronts du sud (Mykolaïv) et de l’est, dans l’ensemble du Donbass. Et le constat, publié le 4 août, n’est pas tendre : « Le fait de se trouver dans une position de défense ne dispense pas l’armée ukrainienne de respecter le droit international humanitaire », a ainsi déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty.
La rapport précise que des civils ont été mis en danger par l’installation de bases militaires dans des hôpitaux ou des écoles et par l’organisation de contre-attaques depuis des zones où les civils vivent nombreux.
L’organisation précise notamment que des bases ont été installées dans des bâtiments civils dans 19 villes et villages du front concerné, et que des frappes avaient été lancées depuis ces zones résidentielles.
C’est une situation d’autant plus inacceptable que la plupart de ces installations étaient situées à des kilomètres du front, précise l’ONG. D’autres options, qui ne mettraient pas en danger la vie des civils, étaient donc possibles, ajoute-t-elle. Amnesty précise, en outre, qu’aucune consigne d’évacuation des civils n’avait été donnée. Ses demandes d’explication auprès du ministère de la Défense ukrainien sont restées sans réponse.
L’Ukraine a évidemment réagi et le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, cité par Le Point (4/8/2022), s’est déclaré indigné par ce constat « injuste » et, en bon dialecticien, inverse l’accusation et affirme que l’ONG participe « à une campagne de désinformation et de propagande » au service du Kremlin.
Amnesty International agent de Poutine, il fallait y songer, mais dans cette guerre de l’information à laquelle nous assistons depuis le 24 février, plus rien ne nous étonne.
Jusqu’à présent, les voix qui détonnaient sur la guerre en Ukraine étaient systématiquement marginalisées et rarement invitées sur les grands médias, à de rares exceptions comme Sud Radio et « Bercoff dans tous ses états ». Les débats sur les plateaux des chaînes d’information ont un côté fascinant depuis cinq mois : une sorte de surenchère irréelle entre généraux, journalistes, essayistes, anciens agents du KGB et spécialistes militaires autoproclamés nous expliquant gravement que Poutine était fou et isolé, que, bien sûr, la Russie perdrait une guerre qu’elle avait déclenchée sans aucune raison comme il se doit.
Ce communiqué sur la stratégie ukrainienne mettant en danger ses propres civils n’est pourtant pas une surprise. Il suffit de suivre quelque peu les opérations militaires pour constater qu’en effet les Russes doivent attaquer les villes et villages où se sont retranchés les soldats ukrainiens, et tant pis pour les civils.
Le communiqué d’Amnesty peut-il légèrement changer la doxa en vigueur ? Il est permis d’en douter. Certes, la désinformation des guerres passées en Irak ou en Libye a été battue en brèche et la vérité a fini par se faire jour. Mais, des années après, tout reste à faire au Kosovo ou en Syrie, où la pensée unique continue à triompher. Ce sera sûrement le cas pour cette guerre qui est géopolitiquement si importante et qui nécessiterait de vrais débats et non des slogans infantiles.
La « libération » de la Chine…
La Chine remercie Jean-Luc Mélenchon pour son soutien suite à la visite de Nancy Pélosi, speaker de la Chambre US, à Taïwan :
Merci @JLMelenchon pour son soutien constant à la politique d'une seule Chine#PelosiVisit #Taiwan #OneChinaPolicy pic.twitter.com/hE13obj8vQ
— Ambassade de Chine en France (@AmbassadeChine) August 4, 2022
CO2, accusé levez-vous ! [Addendum]
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[Erratum : article corrigé suite aux remarques de plusieurs lecteurs]
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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le Giec pour les nuls
Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?
Episode 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au Giec ?
Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe t il ?
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Chapitre 5 : CO2, accusé levez-vous !
Depuis bientôt 20 ans, nul n’ignore la formule du dioxyde de carbone : CO2. Alors même qu’avant les années 2000, ce symbole presque cabalistique était totalement inconnu du grand public…
Aujourd’hui, le CO2 sert de maître étalon à nos sociétés ! Les écologistes de nous expliquer que ce gaz est l’ennemi public numéro 1. Et par voie de conséquence, ceux qui en émettent (c’est-à-dire tout le monde).
Vous souhaitez acheter une voiture : vous allez payer un malus en fonction de son taux de rejet de CO2. Vous souhaitez faire le plein d’essence de cette voiture, la majeure partie du prix est constitué de divers taxes dont la taxe CO2 (dite carbone). Vous souhaitez rouler avec cette voiture, en 2018 le gouvernement impose une limitation de vitesse sur les routes du réseau secondaires à 80 km/h au lieu de 90 km/h. Une diminution pour augmenter la sécurité sur les routes ? C’est bien ce qui nous a été vendu, sauf qu’en réalité il s’agissait de donner un gage aux écologistes qui avaient participé à l’élection de Macron, et qui réclamaient depuis plus de 10 ans un abaissement des limitations de vitesse pour impacter les rejets de CO2. Ainsi la « Fondation pour l’Homme et la Nature » de titrer : « Passage à 80km/h : Une baisse quasi-immédiate de 7% des émissions de gaz à effet de serre attendue en France » (1). Baisse qui n’aura jamais lieu…
Vous souhaitez vendre ou louer votre maison, attention un bilan de CO2 est obligatoire et vous interdira de faire ce que vous voulez de votre bien en fonction du résultat. Vous partez en voyage : on vous critiquera pour le volume de CO2 que vous allez relâcher dans l’atmosphère. Vous souhaitez acheter un réfrigérateur ou encore un sèche-linge, une étiquette vous indiquera le score CO2 de l’appareil ! Etc.
En 2022 le Sri-lanka est le premier pays à mettre en place un « passeport carbone » donnant à chaque habitant une limite à ne pas dépasser ! Initiative applaudie par l’Union Européenne… Et il y a fort à parier que si, d’une façon ou d’une autre, les écologistes réussissent leur pari électoral, un tel passeport verra le jour en France et dans l’Union.
Bref, le CO2 est devenu l’horizon de notre existence, l’alpha et l’oméga de l’Humanité. Pour notre bien, cela va sans dire…
A ceci près que le CO2 n’a quasiment aucune influence négative sur le climat !
Oui, vous avez bien lu…
Nous rentrons là dans un sujet complexe qui aborde plusieurs notions que nous allons tâcher de simplifier.
Alors, commençons par le début. Pour que la Terre soit habitable et adaptée à la physiologie humaine, elle doit disposer de conditions climatiques favorables, cela passe, entre autres, par : une température, un taux d’humidité, et une chimie gazeuse atmosphérique compatibles. Concernant la température de la Terre, elle provient presque exclusivement du soleil, et un peu de son noyau. Le soleil émet des radiations vers la Terre, ces radiations sont majoritairement repoussées par le bouclier magnétique naturel de la Terre, puis filtrées en partie par l’atmosphère. Ajoutons l’effet d’albedo qui implique qu’une partie des émissions radiatifs solaires sont réfléchies par l’atmosphère, les nuages et le sol. Les radiations ayant passé ces boucliers naturels, chauffent le sol terrestre. Dès lors, la Terre émet à son tour des radiations (on dit qu’elle rayonne), renvoyant la chaleur reçue. Cette chaleur incidente est captée par l’atmosphère qui va en retenir une partie, et donc permettre à la Terre de maintenir ainsi une température moyenne d’environ 15°C (sans cet effet de rétention la température moyenne du globe serait d’environ -20°C).
Jusque-là, c’est simple : le soleil chauffe la surface terrestre, qui ensuite rayonne, et la chaleur ainsi émise est en partie retenue par l’atmosphère. C’est ce que les journalistes appellent l’effet de serre (en fait à tort car l’effet de serre met en place d’autres mécanismes), et c’est ce qu’en science on nomme l’absorption dans l’infra-rouge (vous pourrez aussi entendre le terme de « forçage radiatif »). Car en effet, ce rayonnement terrestre se situe dans la gamme d’onde de l’infra-rouge, donc invisible à nos yeux (vous ne voyez pas la Terre émettre des rayons !). On dit que la Terre se comporte alors comme un “corps noir”.
Mais que ce passe-t-il dans l’atmosphère pour obtenir cet « effet de serre » ?
Eh bien il s’avère que certaines molécules, principalement celles disposant de 3 atomes, ont une disposition physique qui fait qu’elles ne laissent pas passer certaines fréquences (en science la chaleur est une excitation de la matière, un mouvement rapide moléculaire, donc une fréquence). Autrement dit, elles retiennent la chaleur.
Ainsi, quand les radiations rencontrent des molécules comme H2O (l’eau qui est constituée de deux atomes d’hydrogène et d’un atome d’oxygène), comme CO2 (di-oxyde de carbone qui est constitué d’un atome de carbone et de deux atomes d’oxygène), comme O3 (ozone), comme le Méthane ou encore comme l’Oxydes d’azote, alors une partie du rayonnement radiatif (autrement dit, de la chaleur) est bloquée par ces GES (Gaz à Effet de Serre).
La chaleur émise par la Terre est ainsi partiellement retenue par l’atmosphère. Le reste, la majeure partie, qui traverse notre atmosphère, se dissipe dans l’espace. Cet « effet de serre » est donc un phénomène tout à fait naturel et nécessaire, sans lui, la Terre serait difficilement habitable.
Je le rappelle donc ici : merci à l’absorption atmosphérique (effet de serre), merci à l’eau et au CO2, sans qui nous ne pourrions vivre. Le carbone est nécessaire à notre écosystème terrestre, il n’est pas un polluant, bien au contraire. Ce mécanisme d’absorption dans l’infra-rouge et le CO2 sont donc salvateurs puisqu’ils nous évitent de mourir de froid et de faim !
Intuitivement, si vous avez compris le principe décrit, vous allez penser que plus il y a de Gaz à Effet de Serre dans l’atmosphère, plus il y aura de chaleur bloquée, et donc plus la température du globe augmentera.
En fait, non !
Cette intuition naturelle, qui semble logique, est ce que l’on appelle un biais de pensée, ou de façon plus triviale, une « fausse bonne idée ». Pourquoi ? Comme expliqué, l’émission radiatif terrestre se situe dans l’infra-rouge, et les GES ont la capacité de bloquer une partie de ce rayonnement dans cette même gamme d’onde. Une partie seulement, car il s’avère que les GES agissent sur certaines plages de l’infra-rouge avec plus ou moins d’efficacité. En dehors de ces plages (une gamme de fréquence), les GES ne bloquent plus la chaleur. De plus lorsque l’efficacité de blocage d’un gaz est déjà à 100%, il n’est pas possible de bloquer plus !
Expliquons ces phénomènes naturels.
Le premier des GES, celui qui bloque le plus de chaleur, à hauteur de 90%, est l’eau (H2O). Le magazine Futura Science de rappeler (2) : « Il s’agit même du principal gaz à effet de serre, puisque la vapeur contribue pour 60% à l’effet de serre planétaire, contribution qui monte jusqu’à 90% si l’on considère aussi les nuages. » Le CO2 arrive loin derrière avec moins de 5% de « responsabilité », et l’on pourrait, devrait, aussi parler du Méthane dont le pouvoir d’absorption (donc de retenir la chaleur) est 25 fois plus puissant que le CO2. Mais vous n’entendrez pas, ou peu, parler du Méthane, la raison avancée étant qu’il reste moins longtemps dans l’atmosphère (de lors de 20 ans). Ce qui est vrai, mais ce qui ne justifie pas pour autant qu’on l’évacue d’un simple revers de main. Au regard de ces faits scientifiques, l’on pourrait se demander pourquoi ne pas avoir aussi un malus à l’achat d’un véhicule, ou d’une maison, sur le Méthane, ou encore l’Ozone… ?
Bien, revenons donc au dioxyde de carbone (CO2) qui nous intéresse.
Il s’avère qu’il absorbe, c’est une caractéristique chimico-physique de ce gaz, dans l’infra-rouge sur principalement une plage de longueur d’onde allant de 14 à 17 µm (micromètres). Donc, il vous est aisé de comprendre que lorsque le sol terrestre émet de la chaleur dont la fréquence se situe par exemple à 18 µm, eh bien le CO2 ne la bloque pas, il n’en est pas capable. En plus de cette plage précise, qui exclut la majeure partie du rayonnement terrestre, il s’avère que le CO2 absorbe déjà à presque 100% la chaleur qui arrive dans sa plage d’action.
Ce que vous pouvez voir, à travers un graphique, donné par le ministère de la jeunesse dans un document (3) d’enseignement (1ère scientifique), page 3, intitulé « Courbe d’absorption de l’atmosphère terrestre » reproduit ci-dessous (nous prenons volontairement un graphique produit par le ministère, mais ce graphique se retrouve également dans diverses publications scientifiques…) :

Ces courbes peuvent sembler complexes et rebuter la presque totalité de la population, c’est d’ailleurs ce que certains espèrent ! Mais, si vous le vous lez bien, prenons 1 minute (pas plus) pour le comprendre, car, en fait vous verrez que tout est simple !
Ce qui nous intéresse sur ce graphique, est tout en haut la partie à droite coloriée en bleue, (la chaleur renvoyée par la Terre), avec une échelle en haut allant de 0.2 à 70, qui est la fréquence d’émission en micromètres. En face de cette courbe bleue nous allons regarder la troisième ligne en-dessous notée CO2. Cette courbe grise nous indique ce qu’absorbe (bloque) le CO2. La petite « montagne » en gris à droite, nous donne la plage d’action de 14 à 17 µm, et le niveau d’absorption (ici 100%). Ce qui n’est pas en face du « bleu » n’est pas bloqué par le CO2, et ce qui se trouve en face de la « montagne grise » est comme vous le voyez bloqué dans sa totalité (à 100%).
Ce graphique qui traduit le comportement technique du CO2 dans l’atmosphère vous dit donc que le CO2 bloque une petite partie de la chaleur qui se situe sur la droite de la courbe bleue, et que le blocage actuel est déjà à 100%.
Résumons : selon les données officielles (pas des données complotistes ici !), le CO2 pèse pour +/- 5% dans l’effet de serre, il absorbe la chaleur essentiellement « que » sur une petite partie de la plage infra-rouge (donc pas tout le spectre, pas toute la chaleur), et enfin, son absorption est depuis l’origine du monde de presque 100%.
Si vous devez retenir une seule chose, c’est que ce gaz (CO2) bloque sur sa plage d’action 100% de la chaleur émise. C’est ce que l’on appelle la saturation en absorption IR (infra-rouge) du CO2. Et c’est une caractéristique propre à ce gaz, c’est « sa nature » si l’on peut dire. Vous comprenez donc, que si je rajoute du CO2, pour autant, il ne bloquera pas plus de chaleur. On ne pourra pas bloquer 150 %, cela n’existe pas ! Donc, que je mette dans l’atmosphère un peu ou beaucoup de CO2, peu importe, il bloquera toujours la chaleur sur une plage de longueur d’onde, et à 100%. Dit autrement, la capacité du C02 à bloquer la chaleur ne dépend pas de sa concentration dans l’atmosphère.
C’est pour cela que l’impact du CO2 sur l’effet de serre est insignifiant, car il ne peut pas retenir plus de chaleur que ce qu’il retient déjà aujourd’hui…
L’Union des professeurs de physique et de chimie, publie un document en 2011 (1.1) intitulé : « L’effet de de serre atmosphérique : plus subtile qu’on le croit ! », rédigé par Jean-Louis Dufresne du CNRS et Jacques Treiner de l’ESPCI-Paristech, dans lequel on lit : « En effet, dans les conditions actuelles, l’absorptivité du rayonnement infrarouge par le dioxyde de carbone est quasi maximale : elle ne dépend que très faiblement d’une variation de la concentration de ce gaz. On dit qu’elle est saturée. »
Le Pr François Gervais, CNRS, spécialiste de l’absorption dans l’infra-rouge, relecteur pour le GIEC en 2012, édite en 2013 un livre dont le seul titre est évocateur : « L’innocence du carbone. » (éditions Albin Michel)
Bien entendu, les laboratoires sélectionnés par le GIEC savent cela, car c’est une donnée élémentaire de la chimie. Mais, le GIEC dans sa communication « joue » d’une part sur le fait que si le CO2 a un rôle faible, il n’est pas nul, et d’autre part sur l’ignorance de ce sujet dans la population. En effet, il existe des phénomènes physiques qui font que l’augmentation de CO2 va tout de même influencer à minima la température terrestre, et d’autre part, surtout, il y a des raisons politiques d’incriminer le CO2 que nous aborderons la semaine prochaine dans le chapitre 6.
Regardons donc ce qui fait que le CO2 peut tout de même avoir un rôle marginal.
Il y a là 3 éléments à prendre en compte tel que mise en avant par le GIEC, et nombre d’écologistes qui reprennent cela en chœur sans connaître la réalité des phénomènes physiques en jeu :
Premièrement il peut y avoir en fonction de l’altitude des couches de CO2 un petit phénomène d’augmentation de l’absorption infra-rouge. C’est ce que l’on appelle « l’effet de couche ». C’est un peu complexe, mais le principe physique implique que plus il y a de CO2 dans l’atmosphère plus son épaisseur augmente (la couche de CO2), et dans ce cas l’effet radiatif se fait avec des altitudes plus hautes. Or, avec l’altitude les températures baissent, ce qui a tendance à décaler la fréquence de température (ou longueur d’onde). Donc, une partie de la chaleur sera retenue avec une altitude plus importante sur une plage un peu plus large. Cette théorie est juste, mais implique des variations faibles, marginales.
Deuxièmement, si nous revenons au graphique explicité précédemment, vous avez compris que le CO2 bloque l’énergie calorifique sur une plage de fréquence entre 14 et 17 µm (la courbe grise en forme de petite montagne). Or, sur les bords de la courbe (à 14 puis à 17), à gauche et à droite avant que le niveau soit presque à 100%, il peut là aussi y avoir un léger phénomène de blocage supplémentaire.
Troisièmement, si enfin le GIEC reconnait que l’effet directe du CO2 est faible (rapports AR5 et AR6), il lui impute néanmoins un effet secondaire dit « déclencheur ». Un peu comme un domino, qui va « emballer » le système. En d’autres termes, depuis le rapport AR5 de 2012, le GIEC se positionne sur le fait que l’augmentation de CO2 est grave non pas pour la variation de température qu’il va engendrer en tant que tel, mais par ses effets secondaires. Ainsi, si la température augmente de 0,2°C à cause du CO2 (ce qui est déjà improbable cf. calculs ci-dessous), alors il y aura plus d’humidité dans l’air (évaporation des océans), donc plus d’eau (H20) dans l’atmosphère ce qui va augmenter la température terrestre (rappelez-vous l’eau est de très loin le principal moteur de l’effet de serre). Encore une fois, s’il convient de lutter contre les GES pour éviter l’extinction de l’humanité, à quand une interdiction de l’eau et des taxes massives sur son traitement et sa consommation ?
Ces 3 phénomènes climatiques mis en avant par le GIEC sont les seuls qui servent à incriminer le CO2, nous devons donc mesurer cet impact. Et pour cela, si vous le voulez bien, nous allons faire appel au GIEC « en personne » !
Dans son dernier rapport, AR6 publié en avril 2022 (4), version destinée aux décideurs, nous trouvons deux paragraphes que nous reproduisons ci-dessous in extenso :
Paragraphe A.1.1 : « La terre et l’océan ont absorbé une proportion quasi constante (globalement environ 56 % par an) des émissions de CO2. »
Paragraphe D.1.1 : « On estime que chaque 1000 GtCO2 d’émissions cumulées de CO2 causera probablement une augmentation de 0,27°C à 0,63°C de la température de surface mondiale avec une meilleure estimation de 0,45°C. »
Le Pr Gervais fait pour nous le petit calcul suivant : le paragraphe A.1.1 nous indique que le pourcentage d’émissions qui reste dans l’atmosphère (airborne fraction) est de 44 %. Si l’on prend les émissions humaines mondiales de CO2 avant le confinement covid afin de ne pas biaiser la démonstration qui étaient de 36 Gt (Giga tonne), 16 GtCO2 sont donc restés dans l’atmosphère.
Le paragraphe D.1.1 nous dit qu’une année de forte production de CO2 comme 2018 ou 2019, réchauffe la Terre d’un maximum de : 0,45°C x 16 GtCO2/1000 GtCO2 = 0,007°C.
En conclusion, et selon le dernier rapport du GIEC, la responsabilité du CO2 anthropique dans la variation de température est, pour les années les plus fortes en émissions, de 0,007°C… On notera que cette valeur est si faible qu’il est difficile de la mesurer réellement… Enfin, sachez que ce chiffre n’est pas linéaire (la projection sur 100 ans n’est pas 0,007 x 100), car il existe des limites physiques et chimiques.
Pour les lecteurs scientifiques je donne ci-dessous un calcul qui indique la relation entre une forte augmentation du taux de CO2 et son impact sur la température moyenne globale. Ce texte est issu d’une présentation du Pr Jean-Louis Pinault, géophysicien, qui a édité un livre en 2014 intitulé « De la mélodie des océans au changement climatique » et qui s’est particulièrement intéressé aux interactions entre les océans et l’effet de serre :
« Dans l’hypothèse du doublement de la concentration du CO2 anthropique, une concentration de 500 ppmv correspond à une altitude d’émission de 13680 m et une température de 217,63 K. La puissance radiative réémise déduite de la loi de Stefan-Boltzmann est 9,64 x (217.63/220)4 = 9,23 W/m2 soit une perte de puissance de 9,64-9,23 = -0,41 W/m2, ce qui correspond à une augmentation de la température de 0,09 °C. »
Ce calcul implique que le doublement de la production humaine de CO2 dans l’atmosphère entraînerait une augmentation de 0.09 °C, autrement dit, rien…
Ces deux approches scientifiques nous indiquent donc que d’une part la contribution du CO2 produit annuellement par l’Homme impacte la variation climatique à hauteur de + 0.007°C, et qu’un éventuel doublement de la concentration atmosphérique, aurait un effet théorique d’environ + 0.09°C.
A la lecture de ces chiffres difficilement contestables, nous sommes en droit de nous demander pourquoi le CO2 est ainsi montré du doigt. Nous évoquerons un début de réponse dans le prochain chapitre, car la principale et unique raison de cette focalisation sur le CO2 est d’origine politique et remonte au début des années 1980…
Note complémentaire : le taux atmosphérique de CO2 est passé en 170 ans (depuis 1850, date de départ de toutes les démonstrations du GIEC) de 0.03% à 0.04%, soit une augmentation d’environ 33%. Et là, une question fondamentale se pose : cause ou conséquence ? Dit autrement, est-ce l’augmentation de température qui favorise la concentration de CO2, ou à l’inverse l’augmentation de CO2 qui favorise l’augmentation de température. Il faut savoir que ce point fait toujours débat au sein de la communauté scientifique (même si l’on vous dit le contraire…), et que de nombreuses mesures font ressortir une augmentation de la concentration atmosphérique du CO2 en décalage avec les variations de température, le CO2 augmentant après les pics de températures… Ainsi le Pr Pascal Richet, de l’Institut de physique du globe de Paris, a publié en 2021 une étude (The temperature–CO2 climate connection: an epistemological reappraisal of ice-core messages), que vous pouvez lire ici : https://hgss.copernicus.org/articles/12/97/2021/hgss-12-97-2021.html . Cette publication porte sur l’analyse des carottes de glace de Vostok donnant des informations sur le climat de la planète durant les 400 000 dernières années. Et les résultats démontrent que la température précède le CO2, d’environ 800 ans en moyenne. Comme un effet ne peut pas précéder sa cause, pour l’Institut physique du globe de paris la conclusion est claire : le CO2 n’est pas le moteur de l’évolution de la température. C’est le contraire qui est vrai : l’évolution de la température entraîne celle du CO2, avec un retard de quelques centaines d’années qui correspond à une durée appelée « mémoire thermique » des océans (lorsque la température monte, les océans dégazent plus facilement le CO2 qu’ils contiennent, mais le processus démarre avec lenteur). Ce phénomène est systématiquement évacué, sans justificatif, par les rapports du GIEC. En l’état, il conviendrait de pousser plus avant ce type de recherche.
En conclusion de ce chapitre, le travail effectué auprès des populations et des politiques pour incriminer le CO2 comme le premier et souvent unique responsable, parmi les GES, de la variabilité climatique, ne tient pas face à une démarche scientifique. Ce gaz a un rôle mineur, presque insignifiant, au pire, le doublement anthropique de sa concentration atmosphérique (dont nous sommes loin) impliquerait une variabilité moyenne imperceptible. Dès lors, peu importe qu’il soit d’origine humaine ou naturelle.
Jacques Laurentie
Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche, et Face aux miracles -à paraitre-, éditions Téqui)
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(1) https://www.fnh.org/passage-a-80km-h-une-baisse-quasi-immediate-de-7-des-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-attendue-en-france/
(1.1) : https://www.hprevot.fr/plus-subtil.pdf
(2) https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/rechauffement-climatique-vapeur-eau-elle-gaz-effet-serre-912/
(3) https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Pluridisciplinaire/46/1/RA19_Lycee_G_1re_ES_Courbe_absorption_1190461.pdf
(4) https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_SPM.pdf
IXe dimanche après la Pentecôte
Luc. 19, 41-47. In illo témpore : Cum appropinquáret Jesus Jerúsalem, videns civitátem, flevit super illam…
En ce temps-là, Jésus s’étant approché de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle…
Quia domus mea domus oratiónis est. Vos autem fecístis illam speluncam latrónum. Et erat docens cotídie in templo.
Ma maison est une maison de prière ; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Et il enseignait tous les jours dans le temple.
Les premières représentations (manuscrits enluminés) datent du début du VIe siècle environ. Au Moyen Âge, les artistes se sont surtout inspirés du récit de saint Marc et de certains éléments empruntés à l’Évangile de saint Jean (le fouet de corde, notamment). L’accent est mis sur l’éviction des marchands. Le nombre des œuvres illustrant cet épisode est limité (Giotto, chapelle de l’Arena à Padoue, 1304-1306 ; reliefs sculptés de la porte en bronze de l’église San Zeno à Vérone, début XIIesiècle). Repris par Dürer (Petite Passion, 1507-1513), le thème connaît une grande fortune aux XVIIe et XVIIIe siècles, mis en rapport avec la Passion et la Résurrection du Christ. Rembrandt rend toute la violence de la scène : armé de son fouet, Jésus renverse une table de changeur et les pièces de monnaie roulent sur le sol (eau-forte, 1635). Jordaens la traite comme un joyeux tohu-bohu de personnages et d’animaux (XVIIesiècle, Paris, Louvre).
Les chants du propre de la messe de ce neuvième dimanche après la Pentecôte sont encore extraits des psaumes, à l’exception cette fois de la Communion. A l’inverse des chants du dimanche précédent, c’est le Graduel qui nous fera entendre une acclamation triomphale à la majesté divine, alors que l’Introït et l’Alléluia sont des prières suppliantes.
Le texte de l’Introït est tiré du psaume 53, composé par David alors qu’il était poursuivi par des ennemis implacables. Mais cet appel au secours est comme toujours plein de confiance dans la protection divine. Ce psaume est utilisé pendant la semaine sainte, où il est mis dans la bouche du Christ. L’Introït de ce jour commence par un verset exprimant la confiance dans le secours du Seigneur, avant d’implorer sa protection.
Ecce Deus adjuvat me, et Dominus susceptor est animæ meæ : averte mala inimicis meis, in veritate tua disperde illos, protector meus Domine.
Voici que Dieu vient à mon secours, le Seigneur est le soutien de mon âme : détournez les maux sur mes ennemis, dans votre fidélité dispersez-les, Seigneur, notre protecteur.
On voit que la première phrase est une affirmation à la troisième personne de notre confiance en Dieu, exprimée par une mélodie joyeuse et pleine d’allant, tandis que la deuxième phrase passe à la deuxième personne, et devient une prière suppliante, marquée par une mélodie plus tourmentée, surtout la cadence en demi-ton de inimicis meis. Mais on retrouve la confiance à la fin avec une belle courbe calme mais pleine d’assurance sur les mots protector meus. Cet Introït est accompagné bien entendu par le premier verset du psaume 53 :
Deus in nomine tuo salvum me fac : et in virtute tua judica me.
Mon Dieu par votre nom sauvez-moi, et par votre puissance faites-moi justice.
7 citations de saints sur Marie
Durant le mois d’août, nous fêtons l’Assomption de Marie. C’est l’occasion de davantage prier notre mère et reine du Ciel car comme disait Don Bosco :
“ceux qui font confiance à Marie ne seront jamais déçus”.
Voici 7 citations de saints sur la Vierge Marie qui sont autant de raisons de nous rapprocher de celle qui a tant de grâces à nous offrir :
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“Avec foi, elle écoute la parole de Dieu, l’accueille, la proclame, la vénère, la distribue aux fidèles comme pain de vie et, à sa lumière, elle scrute les signes des temps, interprète et vit les événements de l’histoire.” (saint Paul VI)
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“Marie peut nous enseigner le silence, comment garder toutes choses dans nos coeurs ainsi qu’elle le fit, comment prier dans le silence de nos coeurs.” (sainte Mère Teresa)
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“ La Sainte Vierge m’a protégée, même quand je ne la connaissais pas. Même au fond du découragement et de la tristesse, quand j’étais esclave, je n’ai jamais désespéré, parce que je sentais en moi une force mystérieuse qui me soutenait.” (sainte Joséphine Bakhita)
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“ L’imitation de Marie n’est pas différente de l’imitation du Christ, pour la simple raison que Marie fut la première à imiter le Christ, qu’elle fut le premier et le plus parfait portrait du Christ. C’est pour la même raison que l’imitation de Marie n’est pas seulement affaire de femme, mais le devoir de tous les chrétiens. Pour les femmes cependant, cette voie est toute particulièrement précieuse puisqu’elle les conduit à une image du Christ qui est propre à leur féminité” (Edith Stein ; sainte bénédicte de la Croix)
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“ Tout ce que le Fils demande au Père lui est accordé. Tout ce que la Mère demande au Fils lui est pareillement accordé.” (saint curé d’Ars)
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“ Marie offre Le Fils : elle est la Vierge de l’offrande totale et du don de soi. Parce qu’elle est propriété parfaite de Jésus, et que Jésus est Dieu et lui-même propriété du Père Éternel. ” (saint Maximilien Kolbe)
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“Je souhaiterais avoir une voix assez forte pour dire à tous les pécheurs du monde d’aimer Marie. Elle est l’océan que l’on doit traverser pour atteindre Jésus. “ (saint Padre Pio)
Alice Ollivier pour Hozana.org
Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes
Life éditions vient de publier un petit opuscule intitulé “Guérir avec Notre-Dame de Lourdes“. Il s’agit d’une neuvaine destinée à tout remettre à Notre-Dame de Lourdes, de tout lui confier. Elle sait si bien s’occuper de nous.
Lorsqu’une mère se penche sur son enfant avec tendresse, celui-ci s’en trouve tout de suite mieux.
À Lourdes, Marie est venue soulager les souffrances, les guérir. Ceux qui se tournent vers elle sont renouvelés en profondeur.
Une neuvaine bienvenue à l’occasion de la fête de l’Assomption.
Étrange priorité: la république nomme un ambassadeur aux droits LGBT
Tribune libre d’un lecteur :
Alors que tout s’écroule…
Alors que les chrétiens sont de plus en plus persécutés partout sur terre…
Alors que les massacres de chrétiens continuent au Sud Soudan (malgré les accords récents)…
Alors que l’Arménie, sous nos yeux et maintenant, continue d’être agressée par l’Azerbaïdjan avec l’aide de mercenaires turcs (et le soutien de Mme von der Leyen qui vient de signer un contrat concernant le gaz avec Mr Ilham Aliyev)…
Alors que les catholiques sont de plus en plus oppressés en Chine…
Alors que les services secrets d’Erdogan viennent d’envoyer un drone pour détruire l’église Sainte Sophie en Syrie (même s’ils le nient)…
Alors que les occidentaux ne sont même pas capables de se reproduire (natalité désastreuse)
Alors que les chrétiens français ont, suite à 230 ans de lavage de cerveau et fausse historiographie, connu un véritable génocide culturel…
Alors qu’il y a 230000 enfants à naître assassinés chaque année en république hexagonale par l’avortement (dans le monde le chiffre est de 45 millions)…
Alors que le planning familial international s’enrichit en vendant des morceaux de fœtus avortés…
Alors que l’humanité est écrasée et asservie sous le prétexte d’une grippe…
Alors qu’une partie de l’Europe ne sera même pas en mesure de se chauffer cet hiver…
Alors qu’il n’est plus possible de trouver un médecin dans nos campagnes (comme dans les pays du tiers monde)…
Alors que la France vient d’être écrasée et humiliée par les Américains qui ont torpillé le contrat des sous-marins australiens (qui sur le plan économique auraient presque pu sauver la France)…
Alors que la république dégringole sur tous les plans (économiques et culturels)
Alors qu’il y a de plus en plus de zones de non droits où la police (sans doute trop occupée à dire aux petits français moyens et aux mémés de porter leurs masques) n’osent plus se rendre…
Alors que l’autonomie décisionnelle de la France est devenue en deux décennies une peau de chagrin aux mains des lobbys du déni de réel et des puissances apatrides de Mammon…
Que fait Macron et sa clique ? Quelle est leur priorité absolue ?
Eh bien, ils nomment un ambassadeur aux droits LGBT (oubliant au passage que les lobbies LGBT gouvernent déjà le monde, hein…).
Je voudrais ici avoir une pensée pour le pape Léon XIII qui dans sa phrase prophétique nous avait prévenus :
« La France reviendra aux traditions de Saint-Louis ou bien elle périra dans la honte et la ruine ».
Je crois que cette fois, nous y sommes.
Jean-Pierre Aussant
Un Mystérieux Héritage : 800 ans d’histoire à Beauchêne
Les 18, 19 et 20 août, au crépuscule, la prairie de l’abbaye de Beauchêne (79140 Cerizay) s’illuminera pour faire vivre au public son histoire authentique, méconnue mais extraordinaire, remontant au XIIe siècle.
Pour la première fois, plus d’une centaine de bénévoles mettront en scène, en une quinzaine de tableaux, les épreuves et les espérances de ce sanctuaire marial situé au cœur du bocage.
Le public sera transporté du Bas-Poitou à Jérusalem, de Rome aux Philippines, à la rencontre des humbles comme des puissants, depuis les temps les plus anciens jusqu’à aujourd’hui.
Cette grande fresque historique inédite, d’une durée de 1h30 (21 h 30 – 23 h 00), est adaptée à un public familial.
Entretien avec Bertrand de La Bonnellière, créateur et metteur en scène du spectacle :
Pourquoi avoir décidé de créer un spectacle à Beauchêne, et qui est à l’origine de ce Son et Lumière ?
Il y a 150 ans, entre 1870 et 1872, la congrégation des chanoines réguliers du Très saint sauveur du Latran fut appelée par le Pape Pie IX, à la demande de l’évêque de Poitiers, à venir s’installer sur le site de Beauchêne, où l’on avait entrepris de construire, à côté d’une chapelle privée, un véritable couvent.
En janvier 2020, dans le cadre du jubilé organisé par la congrégation, l’association du sanctuaire de Beauchêne s’est constituée pour mettre en lumière auprès du grand public l’extraordinaire histoire de ce lieu marial, vieux de 800 ans.
Le spectacle sera joué les 18, 19 et 20 août 2022 à 21h30. Il est adapté à un public familial.
Il y avait donc ici quelque chose de particulier avant l’arrivée des chanoines ?
Oui, la tradition rapporte que les moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Jouin de Marnes (Deux-Sèvres) découvrirent ici, sans doute au XIIe siècle, une statue de la Vierge à l’enfant, dans le creux d’un chêne qu’un bœuf gras ne voulait pas quitter.
Pus tard, une fois la chapelle construite au XIIIe siècle, on sait de source sûre (pièce conservée aux archives nationales), que les seigneurs de Puyguyon à Cerizay dotèrent ce sanctuaire d’une prestigieuse relique rapportée de Croisade, celle du chevet (ou coussin) de la sainte famille où la tête de Jésus enfant aurait reposée.
Ce lieu est donc devenu un centre de pèlerinage au Moyen Age ?
Oui, et bien au-delà. Il eut à subir les avatars de l’histoire, mais s’est toujours redressé : il y eut la destruction des huguenots qui firent disparaître la statue et la relique en incendiant la chapelle… Une nouvelle statue encore visible actuellement, semble avoir été sculptée au XVIe ou XVIIe siècle. Il y eut ensuite les troubles de la Révolution avec l’incendie des colonnes infernales en janvier 1794, et plus récemment, du fait des décrets de 1880 et de la loi de 1901, l’expulsion de la congrégation qui ne put revenir sur les lieux qu’à partir de 1920.
Du Moyen Age au XXe siècle, la population du Bocage est venue ici très nombreuse, comme le jour du couronnement de la Vierge en 1955, avec quelques 13 000 fidèles !
Pourquoi avoir intitulé le spectacle : “Un mystérieux héritage …” ?
Le fil conducteur du spectacle est celui de la vie rocambolesque de Victoire de Donnissan, épouse et marquise de Lescure puis de La Rochejaquelein. Cette célèbre mémorialiste des guerres de Vendée a traversé les régimes, du règne de Louis XV au Second Empire. Elle était la propriétaire et la protectrice de la chapelle de Beauchêne qui lui venait de son premier mari, Louis de Lescure, le “Saint du Poitou”. Ce sont ses descendants qui ont ensuite veillé à son maintien.
Le mystère de son héritage sera dévoilé le soir du spectacle, dans un esprit à la fois romanesque et authentique !
En une quinzaine de tableaux, de nombreux bénévoles mettront en scène les épreuves et les espérances du sanctuaire, en transportant le public du Bas-Poitou à Jérusalem, de Rome aux Philippines, à la rencontre des humbles comme des puissants.
Contact : [email protected]
Pour réserver directement : https://www.unmysterieuxheritage.com/billeterie
Mission médicale et apostolique Rosa Mystica aux Philippines
Article proposé par un lecteur via le module « proposer un article » en haut du blogue :
Après deux ans d’arrêt forcé, les volontaires de la Mission Rosa Mystica vont enfin pouvoir retourner aux Philippines du 11 au 18 Septembre 2022.
Voici le programme de la prochaine mission, envoyé par notre “infirmière apostolique” permanente aux Philippines, Yolly Gamutan. Cette Mission se déroulera peut-être comme prévu, si Dieu le veut, et… les Philippins aussi ! Ils ont en effet de très grandes capacités d’adaptation immédiate aux nombreux imprévus qui émaillent leur vie de tous les jours mais le revers de la médaille c’est aussi leur difficulté à prévoir des projets très en avance et à s’y tenir !
Les nombreuses catastrophes naturelles qui s’abattent continuellement sur le pays expliquent ce trait de caractères du peuple philippin qui fait aussi partie de leur charme ! Même si c’est parfois difficile à vivre pour nous, européens, qui prétendons vouloir tout maîtriser des épidémies au climat ! Nous vous livrerons donc un récit détaillé cette mission dans notre prochain numéro des Cahiers Saint Raphaël en janvier 2023, avec tous ses probables rebondissements !
Médecins, chirurgiens, infirmiers, aides-soignants, opticiens, pharmaciens etc…venus du monde entier, se porteront auprès des plus pauvres parmi les pauvres dans trois lieux différents situés au Nord de l’île de Mindanao, la grande île la plus au sud de l’archipel des Philippines.
Les deux premiers jours se passeront à Butuan, dans le quartier de Santa Lucia, là où aurait dû se tenir la mission de 2020 qui s’était transformée en mission itinérante dans les montagnes alentour à cause du Covid.
La Fraternité saint Pie X y a ouvert une mission depuis 1998, dans un quartier extrêmement pauvre où sont relogées les familles sans abri qui ont tout perdu lors de typhons, inondations ou autres catastrophes naturelles. Mais ce quartier est lui-même inondable (voir photo), car le fleuve tout proche déborde constamment de son lit et le quartier est situé en dessous de son niveau d’eau habituel. Une petite chapelle a été offerte il y a quelques années par un pauvre fidèle animé du profond désir de convertir la population du village. Cette chapelle, comme tout le quartier, subit des inondations « mineures » (50 cm d’eau en moyenne) au moins vingt fois par an et majeures (plus d’un mètre d’eau) au moins trois fois par an.
L’apostolat dans cette communauté très pauvre où régnaient les superstitions, l’ivrognerie, le jeu, la prostitution etc.. fut très ardu. Mais la grâce de Dieu fait des merveilles et le travail patient et persévérant des prêtres depuis plus de vingt ans commence à donner des fruits à la deuxième génération qui se porte plus volontiers vers la prière et les sacrements.
Le 16 juillet 2022, Son Excellence Monseigneur de Galarreta est venu confirmer une trentaine de fidèles. Certains d’entre eux se sont engagés dans l’apostolat (visite aux malades, catéchisme dans la tribu des Mamanwas, que la mission ira aussi visiter) et dans la vie sociale du village (organisation de la mission médicale, distribution de denrées de première nécessité données par le gouvernement, prise de responsabilité dans la direction du barangay (quartier) etc…)
Beaucoup d’habitants de Santa Lucia ont perdu leur travail pendant le confinement. Yolly Gamutan, notre infirmière-missionnaire avec l’équipe locale d’ACIM-Asia est venue apporter son aide aux malades pendant ces deux années d’enfermement (très strict aux Philippines). Elle a pu se porter à leur secours grâce aux dons de tous les bienfaiteurs philippins et étrangers. Les habitants du quartier attendent la Mission Rosa Mystica comme une bénédiction.
Les deux jours suivants nous irons un peu plus au nord de l’île, chez les Mamanwas de Cantugas, une tribu aborigène auprès de laquelle le père Timothy Pfeiffer a ouvert une mission apostolique depuis 2020 et chez qui Yolly Gamutan travaille depuis deux ans comme infirmière et catéchiste. Nous avons déjà raconté comment la Providence avait favorisé cette rencontre entre le “père Tim” (Cahier Saint Raphaël n° 145) et cette pauvre tribu dont les coutumes et les mœurs nous projettent au néolithique et qui, au nom de la « préservation culturelle » ordonnée par le gouvernement est fossilisée dans l’ignorance et dans l’obscurité spirituelle. Malheureusement le chef de la tribu et sa femme sont écartelés, nous dit Yolly, « entre l’acceptation de nos enseignements et l’obéissance à l’ordonnance gouvernementale selon laquelle ils doivent “préserver leur identité et leur culture tribales” en résistant au catholicisme (la “colonisation idéologique” et le “génocide culturel” dénoncés récemment par le pape François !) qui permettrait pourtant le rejet des superstitions et des croyances primitives fondées sur une fausse compréhension du monde qui les entoure. Le combat spirituel pour leurs âmes est réel. Nous mettons notre espoir dans notre Mère du Ciel car certains membres de la tribu aiment prier le chapelet. Grâce à Dieu, le chef de la tribu et sa femme tiennent leur promesse faite au Père Tim de se joindre au rosaire du dimanche… ».
Un projet de construction de chapelle est en cours de réalisation, retardé par la difficulté que pose l’établissement des titres de propriété dans ces tribus encore nomades il n’y a pas si longtemps. La recherche des dates et lieux de naissance des propriétaires du terrain est un vrai casse-tête…
En matière de santé et d’hygiène, Yolly essaie de leur apprendre quelques règles élémentaires afin de les préserver de maladies récurrentes dues à l’insalubrité, à la contamination de l’eau etc… Yolly compte sur la visite des médecins et infirmiers étrangers de Rosa Mystica pour les encourager à adopter un mode de vie plus sain.
Troisième objectif de notre mission : Canlanipa, un quartier très pauvre de Surigao City, où une communauté de colons s’est agglutinée sur un terrain communal de façon plus ou moins légale. Les résidents de ce quartier sont des travailleurs à très faible revenu du port maritime de la ville.
Beaucoup d’entre eux ont perdu leur maison et le peu de biens qu’ils possédaient lors du typhon Odette en décembre 2021. Grâce aux dons récoltés et distribués par Acim-Asia, ils ont pu recevoir une aide pour reconstruire leurs habitations endommagées. Le père Tim y a développé une nouvelle mission et de nombreux enfants, parrainés et soutenus spirituellement et matériellement par les élèves des Dominicaines de Fanjeaux pendant le carême 2022, ont pu faire leur première communion en mai dernier.
La région de Caraga où se situent Butuan et Surigao est une région particulièrement pauvre et les services de santé y sont très limités. Les soins médicaux, très chers, ne sont pas accessibles à la population des quartiers pauvres. Notre petite équipe de médecins et d’infirmières pourra, autant qu’il lui est possible, leur apporter un peu de soulagement, une petite goutte d’eau dans un océan de misère.
La Mission Rosa Mystica a besoin de votre aide et de votre générosité ! Rappelons qu’elle a été fondée en 2004 par le Docteur Jean-Pierre Dickès et par l’abbé Daniel Couture. Excepté en 2021, à cause de la fermeture des frontières, elle a lieu tous les ans depuis 2007.
Elle ne vit que grâce aux dons de ses amis et bienfaiteurs !
Les volontaires (Six médecins, des volontaires paramédicaux et non soignants ; une trentaine au total) sont bénévoles et financent eux-mêmes leurs billets d’avion. Les dons ne sont donc affectés qu’à l’organisation matérielle de la Mission elle-même, à l’achat de médicaments et du matériel médical nécessaire, parfois au financement d’hospitalisations et d’interventions chirurgicales plus importantes que celles que l’on peut offrir à la mission, etc…
Vous pouvez adresser vos dons :
à Bernadette Dickès, 2 route d’Equihen, 62360 Saint-Etienne-au-Mont
Les chèques sont à libeller à l’ordre de l’ACIM
Ou bien par paypal sur le site : https://fr.rosamystica-mission.com/
Reçu fiscal sur demande.
Adresse mail : [email protected]
En Suisse vous pouvez vous connecter sur le site https://www.amep-phil.com/.
L’association A.M.E.P. est habilitée à délivrer des reçus fiscaux pour la Suisse.
Le roman du Bouddha
Si, en Europe, le bouddhisme est devenu familier du grand public, son élaboration savante comme son historiographie sont largement méconnues, voire totalement inconnues. Religion universelle, sagesse, spiritualité, philosophie ou génial syncrétisme : le bouddhisme est une énigme religieuse, aussi bien qu’historique. Or, la fascination qu’il exerce aujourd’hui ne saurait s’expliquer sans une analyse nourrie des fondements du bouddhisme – analyse qui montre que ce sont les chercheurs français, anglais, allemands, russes et hollandais qui, se passionnant pour les vieux textes sans âge de l’Inde, ont peu à peu élaboré le « roman du Bouddha ».
Au long de dix chapitres solidement documentés, cet ouvrage restitue la manière, souvent frauduleuse, dont s’est constitué ce savoir de l’indianisme européen : la nature de ce culte né en terre indienne, l’énigme de son fondateur, de sa doctrine et de son canon présumés, la difficile question des écritures indiennes, l’histoire oubliée des Quatre Généraux du Pendjab. Il étudie la dimension légendaire, voire illusoire, de bien des aspects du bouddhisme, aujourd’hui universellement admis et transmis sans examen.
Vaccinolâtres et ukrainolâtres, la même technique de désinformation totalitaire
De Pierre-Antoine Pontoizeau, pour le Salon beige:
La désinformation a été au centre de la propagande en faveur de la « vaccination » Pfizer. Les faits resteront très têtus, mais le rapport remis à la FDA en date du 17 septembre 2021 démontrait à lui seul que ce produit avait une durée de protection limitée à quelques semaines. A la même époque, la situation en Israël apportait des preuves indubitables que la protection était éphémère. Or, beaucoup ont été manipulé par une désinformation qui a fonctionné selon deux principes très simples. Affirmer sans preuve, mais affirmer toujours et insulter tous les auteurs d’une information concrète exposant des faits contraires à la doxa.
Le scénario de la désinformation : le bon, le méchant et la solution
Il en est de même aujourd’hui concernant le soutien à l’Ukraine. Dans le rôle de la maladie, on y retrouve les méchants Russes qui agressent et dans le rôle du vaccin, on retrouve l’Ukraine bienfaitrice et courageuse qui va se sauver et sauver l’Occident du mal russe, comme on prétendait nous sauver du mal chinois. Tout le monde aura noté que le récit est le même. Le méchant virus ou le méchant Russe le sont pour l’éternité et il faut les éradiquer ; mais nous parlons maintenant d’un peuple dont chaque membre est à punir. Le glissement commence à être passablement dangereux. Le « vaccin » comme l’Ukraine sont présentés comme la seule solution, pas d’alternative médicale dans le premier cas, pas d’alternative diplomatique dans le second. Là où les choses sont encore plus étonnantes, c’est l’application du second principe : insulter ou disqualifier les auteurs d’un exposé des faits.
Par exemple, le droit d’inventaire a été interdit. Que Pfizer ait été condamné plus de trente fois en quinze ans pour plusieurs milliards de dollars par des juridictions américaines pour corruptions, crimes, tromperies, etc. ou que l’Ukraine actuelle soit un des Etats le plus corrompus de la planète et dirigée par des oligarques mafieux est oublié ; alors que toutes ces informations sont sourcées, connues et incontestées, partagées par des chercheurs et des juristes dans le monde entier. Surprenante manière de congédier les faits.
Partageons l’examen de l’évolution des lois de l’Etat ukrainien concernant l’usage des langues sur son territoire. Elle explique tout. Rappelons-nous pour commencer que le nationalisme se caractérise par la contestation des langues locales au profit d’une seule langue commune. L’Allemand moderne en est à lui seul une preuve sous Bismarck. La nation allemande se crée en éliminant les dialectes germaniques au profit d’une seule langue. L’Ukraine contemporaine impose de même une vue nationaliste contre une société où se parle le russe, l’ukrainien, mais aussi le roumain, le hongrois et le tatar.
La loi libérale de 1989 sous Gorbatchev
Elle reprend la tradition léniniste sur les langues. En effet, en 1923, les Soviets favorisent l’ukrainisation par la promotion de la presse, l’édition, l’enseignement supérieur. Des dictionnaires sont publiés, l’orthographe est normalisée par une commission travaillant sur les variantes locales. Staline mettra un terme à cette période et ouvre le temps du génocide linguistique contre l’ukrainien. A partir des années 1980, l’ukrainisation est de nouveau d’actualité. De nombreux dictionnaires bilingues sont publiés et la critique de l’époque de Staline à Brejnev est autorisée pour revenir à la position léniniste. Les autorités favorisent le bilinguisme.
La loi du 28 octobre 1989 n°8312-11 de la République Socialiste Soviétique d’Ukraine est libérale et pragmatique. Elle prolonge la stratégie de Lénine d’un Etat multiethnique et d’un droit autorisant l’usage des langues locales à l’école et dans les administrations locales. L’ukrainien est la langue officielle de la république et le russe la langue officielle de l’Union, protégeant les nombreux russophones en Ukraine. Même les minorités ont leurs quartiers, leurs écoles, voire leurs théâtres : juifs, grecs, polonais, hongrois, et. Quelques exemples suffisent.
L’article 6 précise l’obligation des fonctionnaires de connaître les langues des activités des corps et organismes. Les fonctionnaires de l’État, du Parti, des organismes publics, établissements et organisations doivent maîtriser l’ukrainien et le russe et, si nécessaire, une autre langue nationale, conformément aux exigences prévues dans l’exercice de leur fonction.
L’article 10 décrit l’usage en matière d’actes des autorités de l’État et des organismes administratifs. Il y est affirmé que les documents des plus hautes autorités de l’État et des organismes administratifs de la RSS d’Ukraine doivent être adoptés en ukrainien et publiés en ukrainien et en russe.
L’article 17 insiste bien sur le fait que l’ukrainien ou une autre langue acceptée par les parties est employé dans tous les domaines des services aux citoyens.
L’article 18 concernant les procédures judiciaires précise en 18.2 qu’une langue nationale parlée par la majorité de la population d’un district donné ou qu’une langue acceptée par la population dudit district peut être la langue de la procédure judiciaire.
En 18.3. que toute personne qui ne connaît pas la langue de la procédure a le droit de se familiariser avec les éléments du procès, de participer à la procédure avec l’aide d’interprète et de s’adresser à la cour dans sa langue maternelle.
L’article 27 permet une éducation dans les langues locales indiquant que dans les zones géographiques d’implantation substantielle des minorités nationales, des écoles publiques peuvent être créées, alors que les activités éducatives et pédagogiques peuvent être menées dans leur langue nationale ou en une autre langue et en 27.4 que dans les écoles publiques, des classes séparées peuvent être prévues, alors que les activités éducatives et pédagogiques peuvent être menées en ukrainien ou dans la langue de la population d’une autre nationalité.
A l’échelle d’un village, d’une ville ou d’un oblast, d’autres langues ont droit de cité. Dans la foulée, la constitution de la république autonome de Crimée pose en 1992 deux langues d’Etat : l’ukrainien et le tatar (langue héritée de la présence ottomane). De même dans les textes de 1994, les Parlements de Donetsk, Kharjiv, Mykolaïv, Horlivka et Kharcyz’k introduisent le russe comme une autre langue officielle et deuxième langue. Cette loi sera abolie en février 2014 par la Cour constitutionnelle.
Le maintien du libéralisme linguistique sous Ianoukovytch
La promotion de l’ukrainien est soutenue par le président Iouschenko (2005–2010) avec des quotas de diffusion dans la loi sur la radiodiffusion et la télévision. Le Parlement ukrainien adopte le 3 juillet 2012 une loi qui permet l’usage d’une langue régionale dans les régions où les minorités ethniques dépassent les 10 % de la population. Dans la foulée, 13 des 27 régions ukrainiennes deviennent bilingues, toutes avec le russe comme langue régionale. Le bilinguisme est admis dans les débats télévisés. Les autres minorités sont déjà oubliées. La loi de 2012 respecte la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Elle est équilibrée. Son article 2 – Objectif de la politique linguistique de l’Etat entérinant la cohabitation des langues : La politique linguistique de l’État en Ukraine a pour objectif de réglementer les communications publiques dans le développement globales et l’emploi de l’ukrainien comme langue officielle, ainsi que les langues régionales ou minoritaires et les autres langues utilisées par la population de l’État, dans la vie économique, politique et sociale, dans les communications interpersonnelles et internationales, dans la protection des droits constitutionnels des citoyens dans ce domaine et en favorisant une attitude respectueuse de la dignité nationale des personnes, de leur langue et de leur culture, et en renforçant l’unité de la société ukrainienne.
La dérive nationaliste liberticide et violente
Mais l’ukrainisation est défendue par les nationalistes qui veulent aller plus loin et promouvoir un Etat ethnique et linguistique homogène au risque d’exclure toutes les autres minorités. L’argument serait que l’Ukraine en cours de création de son identité nationale a besoin de défendre sa langue nationale.
Les nationalistes vont d’abord abolir la loi de 2012 le 23 février 2014, quelques jours après le début de la révolution commencée le 18 février. Mis à l’ordre du jour par un député de l’Union Panukrainienne Vyacheslav Kyrylenko, un vote sans débat abroge la loi de 2012. La Cour constitutionnelle déclare inconstitutionnelle la vieille loi de 1989. Table rase est faîtes de la tradition libérale. Les séparatistes russophones réagiront immédiatement à l’Est. Les faits leur donnent raison. La nouvelle loi du 25 avril 2019 est adoptée par un parlement nationaliste. Elle impose l’ukrainien. Elle pénalise les fonctionnaires de 400 € d’amende en cas de pratique d’une autre langue, elle envisage l’emprisonnement pour introduction ou pratique du multilinguisme.
L’article 1 affirme que la seule langue officielle en Ukraine est la langue ukrainienne. Le paragraphe 7 crée l’outrage à la langue ukrainienne. Le paragraphe 10 oblige à l’usage de l’ukrainien dans les relations interethniques, contrevenant à la Charte européenne.
L’article 6 contraint les populations et les minorités en posant l’obligation du citoyen ukrainien de parler la langue ukrainienne.
L’article 7 précise que toute personne ayant l’intention d’acquérir la citoyenneté ukrainienne est tenue de certifier le niveau approprié de maîtrise de la langue officielle
L’intrusion dans la vie courante est manifeste dans l’article 20 qui affirme que la langue des relations de travail en Ukraine est la langue officielle. Nul n’est tenu d’employer une autre langue que l’ukrainien au travail et d’exécuter des obligations en vertu d’un contrat de travail, sauf dans le cas du service à la clientèle et autres clients étrangers ou apatrides.
La loi revient à obliger les minorités dont les russophones à abandonner leur langue, sauf dans un usage familial, en apprenant l’ukrainien. Le nationalisme fait fi de la Charte européenne et de la tradition léniniste pragmatique sur ces questions.
Un projet d’essence néo-nazi car ethnique et linguistique
En conclusion, cette loi viole sans contestation possible, les droits de l’homme et la Charte européenne. Le projet nationaliste est donc plus qu’un projet d’unité linguistique ; c’est un projet intentionnellement ethnique parce que le nationalisme ukrainien a posé le principe d’une nation, d’une ethnie et d’une langue en excluant toutes les autres populations « impures ». Le projet d’une nation ethnique est bien au centre de la loi de 2019 qui exclut les russophones et les minorités hongroises, roumaines ou tatars. Les réactions des minorités russophones, majoritaires dans plusieurs oblasts sont comparables à la réactivité des Wallons et Flamands ou des Québécois. Le mouvement de sécession des séparatistes russophones sur l’ensemble des régions de Lougansk et Donetsk trouve son origine dans cette situation. Le déclencheur : l’abolition de la loi de 2012 le 23 février 2014.
Comment l’Occident peut-il condamner des populations défendant leur droit à pratiquer leur langue maternelle, au seul motif qu’il s’agit du russe ? Si ce n’est à considérer que le russe fait exception. Il sera intéressant de voir comment nous réagirons lorsque des réfugiés demanderont de revenir chez eux dans les oblasts russophones. Validerons-nous la déportation des populations entreprises par le régime de Kiev en interdisant à ces populations de revenir chez elle et d’adopter la nationalité qui s’ensuit ?
Le lecteur aura noté que la désinformation continue. Comme pour les effets indésirables des « vaccins », les effets indésirables des politiques de sanction contre le méchant Russe sont éludés. Et comme pour les privations de liberté des politiques sanitaires, il faudra accepter les privations d’autres libertés au nom d’une politique anti-russe. Et le plus grave, nous avons balayé les piliers de nos sociétés libres : la dignité de la personne humaine et le droit imprescriptible de refuser des thérapeutiques. Nous balayons aujourd’hui d’autres piliers, ceux des libertés fondamentales en matière de langues et de cultures. Le plus étonnant, l’ensemble de ces piliers furent piétinés par les nazis et nous recommençons. Nos gouvernants sont très inquiétants.
Le Jardin du Curé : chronique de l’Histoire de l’Eglise
A partir de septembre 2022, retrouvez chaque semaine une émission présentée par l’abbé Benoît, vous emmenant sur les traces des premiers martyrs et des premiers grands saints de l’Église. Une émission passionnante qui vous emmènera des persécutions sous Néron jusqu’au début du monachisme, en passant par Saint Augustin et Saint Irénée de Lyon.
A ne pas rater, dès le 1er septembre
Madame Coffin, permettez-moi de vous dire vos quatre vérités.
Puisque à ce jour les personnes qui ont essayé de répondre à Madame Alice Coffin, ont parlé de tout sauf de l’essentiel, je me suis dévoué dans cette vidéo pour dénoncer le vrai arrière-plan sémantique du discours de haine de Mme Coffin. En outre, j’explique le lien qu’il y a entre son discours et ma théorie du complot inconscient (de même d’ailleurs qu’avec les vrais objectifs civilisationnels et anthropologiques de la dictature de l’hygiène…). Contrairement à ce que pense l’opinion commune, cette femme non seulement n’est pas une « dingo », mais je dirais même qu’elle est (hélas) en avance sur son temps. Elle fait partie de ceux qui (étrangement) définissent avec « succès » le nouveau normatif.
Je note au passage qu’en tant que catholique qui dénonce le meurtre légal des innocents à naître (avortement) ou le mariage d’abomination « contre Dieu et nature », je me fais censurer en permanence pour « discours de haine » dans les réseaux sociaux (et même certaines revues qui se disent « de résistance »), tandis que Madame Alice Coffin peut, elle, appeler tranquillement à l’élimination du sexe masculin (que ce soit à l’échelle symbolique, et comme je le prouve dans mon intervention, n’enlève rien à l’ignominie de la chose), non seulement n’est pas censurée (vidéos sur youtube et articles sur FB and Co) mais se retrouve de surcroît invitée aux heures de grande écoute (par le journaliste de la pensée unique de service) pour venir cracher sa haine contre la moitié de l’humanité (le sexe masculin) https://www.ladepeche.fr/2020/10/02/il-faut-a-notre-tour-les-eliminer-la-charge-de-la-feministe-alice-coffin-contre-les-hommes-9112884.php
Enfin, il est important de noter qu’en tant qu’homme, je me sens directement concerné par les agressions mortifères de Mme Coffin et que par conséquent et logiquement, je suis moralement autorisé à avoir un droit de réponse (juste pour ceux qui m’accuseraient de tenir un “discours de haine”.).
Jean-Pierre Aussant, auteur des essais « le complot inconscient » et « l’instrumentalisation du corona ».
L’homosexualité, ses raisons
1) PREMIER ARGUMENT : ON TROUVE L’HOMOSEXUALITÉ PARTOUT. Y COMPRIS CHEZ LES ANIMAUX !
En quoi le fait de trouver partout des assassins, des esclavagistes, ou d’autres criminels, justifierait leurs comportements ? Suffit-il qu’une chose soit faite par un grand nombre pour qu’elle soit légitime ? Je sais bien que nous sommes en démocratie, mais quand même ! Si mille personnes disent que 2+2=3, ont-ils davantage raison que si un seul dit que 2+2=4 ? La loi du nombre n’est pas celle de la vérité. Sauf là où règne la négation du réel, et son recours à la manipulation et à la violence.
Quant à justifier l’homosexualité au motif qu’elle est présente chez les animaux, qu’est-ce faire d’autre que ravaler l’homme au rang de la bête ? Voilà donc la libération à laquelle l’idéologie LGBT convie l’humanité : à se conduire comme des bêtes ! Alors que nous sommes appelés à vivre saintement, divinement, par le partage de la nature divine (2 P 1.4), donnée dans la communion au Christ mort et ressuscité, voilà qu’au nom de valeurs dévoyées parce que coupées de Dieu, l’homosexualité déshumanise, abêtit, rend indigne de la vie éternelle !
2) DEUXIÈME ARGUMENT : NOTRE ORIENTATION EST DÉCIDÉE DÈS AVANT LA NAISSANCE. ON N’Y PEUT RIEN.
La théorie du genre en faisant croire qu’il est loisible de séparer le sexe reçu du sexe accepté (encore appelé « orientation sexuelle ») conduit à l’éclatement de la personnalité. Alors que la paix consiste dans le contraire : dans l’unification de l’être. Supposer que l’orientation sexuelle puisse être déconnectée de l’anatomie relève de la schizophrénie. Je rappelle que l’homosexualité a été classée maladie mentale par l’Organisation Mondiale de la Santé jusqu’à 1992… Au lieu d’aider chacun à assumer l’être qu’il a reçu, par l’observance des codes sociaux destinés précisément à cela, la théorie du genre s’emploie à les détruire, au motif qu’ils seraient arbitraires ! Mais ils ne sont arbitraires que pour ceux qui s’imaginent ne rien devoir ni à la nature, qui les précède pourtant, et dont ils doivent respecter les limites, ni à la société, sans laquelle ils ne peuvent vivre, et envers laquelle ils ont donc des devoirs. Ils haïssent l’une et l’autre parce que l’une et l’autre, la nature et la société, s’opposent à leur délire prométhéen de se recréer eux-mêmes à leur guise. C’est ainsi que cette funeste théorie du genre produit des malheureux suicidaires.
Le principe de réalité reconnaît dans la réalité physique la preuve manifeste, objective, de l’existence de chacun en tant qu’homme ou en tant que femme. Mais on trouve de plus en plus d’énergumènes capables de nier une telle évidence. Ainsi, en 2005, à Tours, un homme, marié, a demandé que son état civil mentionne désormais « sexe neutre », et son avocate d’affirmer : « Il faut sortir de notre système binaire, homme-femme, et être à l’écoute du ressenti de chacun », ce qui est évidemment la porte ouverte à toutes les folies, y compris les plus cruelles et inhumaines, puisque la liberté n’aurait plus de limite. De même que vous n’avez pas choisi d’exister, ni de naître en tel pays, et à telle date, et que vous devrez mourir, que vous le vouliez ou non, de même, vous ne choisissez pas votre sexe. La liberté ne consiste pas à suivre ses fantasmes, ou ceux que les démons proposent, mais à accepter, ou non, le don que Dieu nous a fait de notre être. Refuser le don immérité de notre être, tel qu’il est, c’est le perdre, et donc se vouer à la mort éternelle, aussi vrai que personne peut se ressusciter lui-même, mais c’est encore offenser la Bonté et la Sagesse infinies du Créateur.
Une autre raison pour laquelle le choix de l’orientation sexuelle est un leurre, est que, si être homme ou être femme sont des dons a priori aussi gracieux et merveilleux l’un que l’autre, il n’y a donc nulle raison de préférer un autre don que celui que l’on a reçu… Celui qui refuse le don qu’il a reçu pour préférer celui qu’il n’a pas reçu, se rend non indigne de celui qu’il a reçu, mais encore se révèle foncièrement injuste.
Quant à affirmer que la formation in utero permettrait naturellement que l’orientation sexuelle puisse être différente de l’anatomie, cela revient à dire que la nature puisse produire des yeux qui ne devraient pas servir à voir, ou des oreilles qui ne devraient pas servir à entendre… Et même à supposer qu’il puisse y avoir une distance réelle entre une orientation sexuelle inconsciente et l’anatomie, le travail de la raison et de la volonté devrait alors consister à les rapprocher, non à accroître la déchirure de leur séparation. Car le corps n’est pas un accessoire indifférent de notre être. Il est ce que nous sommes. Nous sommes notre corps. Nous n’existons pas sans lui. En fait, la théorie du genre est une gnose, c’est-à-dire une pseudo science qui, comme toute gnose, rejette l’Incarnation de Dieu, et déprécie le corps. Où l’on voit, encore une fois, que seule la foi chrétienne, la foi en l’Incarnation, peut sauver le monde de la déshumanisation !
Si les homosexuels n’ont pas le choix de n’être pas homosexuels parce que ce serait inscrit dans leur nature, pourquoi les pédocriminels, les incestueux, et tous les autres pervers ne pourraient-ils pas en dire autant ? En niant cette caractéristique essentielle de l’humanité qu’est la liberté, la justification de l’homosexualité réduit l’humanité au rang des bêtes, d’animaux sans raison, esclaves de la nécessité. Mais n’est-ce pas fort utile pour une civilisation qui ne connaît d’autre Dieu que l’argent ? « Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent, dit Jésus (Mt 6.24) ». Où l’on voit que ceux qui voudraient passer pour des hérauts de l’amour et des libérateurs, ne sont en fait que des artisans d’un nouvel esclavagisme.
3) TROISIÈME ARGUMENT : L’ENVIRONNEMENT NE CHANGE RIEN.
L’homosexualité que Max Bird convoque à l’appui de sa thèse n’a rien à voir avec l’homosexualité qui se répand en Occident. En effet, il s’agit d’un rituel d’initiation, lié à un culte de la fécondité, obligatoire pour tous les hommes, et les hommes seulement, fondé sur la fétichisation du sperme et la fellation, où les rôles passif et actif entre jeunes et adultes ne peuvent pas être inversés, qui exclue absolument l’homosexualité personnelle, qui ne connaît pas le travestissement, et qui cesse avec le rituel. De ce que les jeunes gens soumis à ce rituel ne soient pas tous ensuite homosexuels ne signifie pas que l’homosexualité serait indépendante du conditionnement social, mais qu’en toute société, si totalitaire qu’elle soit, des esprits libres peuvent toujours s’opposer au désordre établi, de même qu’en toute société fidèle à la loi naturelle, des hommes pourront toujours préférer le mensonge à la vérité. L’argument donc selon lequel l’homosexualité serait normale parce que tous les jeunes Mélanésiens ne deviennent pas homosexuels prouve seulement que les hommes sont capables de résister à des conditionnements pervers, comme d’autres d’y succomber. Pas autre chose. Sinon, à quoi bon encore faire des lois ?
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Max n’est pas à une contradiction près : l’environnement a bien une influence ! Comme quoi la justification de l’homosexualité n’est pas très au point… Et ne le sera jamais !
4) QUATRIÈME ARGUMENT : IL Y A TOUJOURS EU DES HOMOSEXUELS !
Encore l’argument du nombre ! Qui ne vaut rien, comme je l’ai montré. Tout le monde est d’accord pour reconnaître que le fait qu’il y ait eu autrefois autant de voleurs qu’aujourd’hui n’est pas un argument pour justifier aujourd’hui le vol ! C’est pourtant avec ce genre d’argument fallacieux que manifestement le lobby LGBT arrive à convaincre… ceux qui veulent l’être. Et s’il est vrai que jusqu’en 1982 l’homosexualité était illégale en France, et que le code pénal de 1791 a retiré la sodomie de la liste des crimes, on peut aussi mentionner qu’il a retiré de cette liste la bestialité et l’inceste. Y a-t-il quelqu’un pour s’en réjouir ?
5) CINQUIÈME ARGUMENT : L’HOMOSEXUALITÉ EST UN BIENFAIT, COMME L’ÉVOLUTION !
Si les couples d’animaux homosexuels défendent des prédateurs les petits des autres couples, je ne vois pas en quoi cela justifierait l’existence de couples homosexuels humains. De quels prédateurs en effet ceux-ci auraient-ils à défendre les enfants ? C’est leur présence auprès des enfants qui serait plutôt à craindre, si l’on en croit les statistiques qui montrent la prévalence de très loin supérieure de pédocriminels chez les homosexuels … En réalité, selon le Dr Philip Jaffé, professeur de psychologie à l’université de Genève et membre du Comité des droits des enfants aux Nations Unies, jusqu’à 40 % des actes pédocriminels sont commis par des homosexuels, ce qui, rapporté à la proportion d’homosexuels dans la société, établit une surreprésentation de facteur 10 ! Dans l’Église elle-même, 80 % des enfants abusés par des prêtres étaient des garçons pubères.
Lorsque Max Bird dit que l’homosexualité a été un fort avantage pour nous il y a plusieurs millions d’années, s’imagine-t-il que les hommes étaient alors encore des bêtes, ou bien que les bêtes étaient déjà des hommes ?
Le mythe de l’évolution aveugle ne tient pas la route. Il est par exemple démenti par le phénomène du changement, car celui-ci montre que devient ce qui n’était pas, et que donc ce qui est maintenant à un moment n’était pas, or, comme rien ne peut sortir de rien, existe alors nécessairement un être qui existe par Lui-même, que l’on appelle Dieu, dont l’être soumis au changement, c’est-à-dire la Création, dépend entièrement. Eh bien ! malgré l’évidence de l’existence de Dieu que chante tout ce qui existe du seul fait qu’il existe sans l’avoir voulu, le lobby LGBT entend trouver sa légitimité dans la négation de l’existence de Dieu et la désobéissance à Sa Volonté !
Si l’homme est un être prédéterminé à vivre comme les êtres sans raison, il n’a plus alors à se reconnaître à l’image de Dieu, ni donc à vivre à Sa ressemblance… N’est-ce pas ce que souhaitent ceux qui mettent leur gloire dans leur honte ? Les dévots de l’évolutionnisme tiennent à ce mythe aussi religieusement qu’ils s’imaginent faire ainsi preuve d’esprit scientifique, alors même que cette thèse n’ayant jamais été prouvée, n’est donc pas scientifique … On se souvient du marxisme s’appuyant lui-aussi sur la prétendue connaissance scientifique de l’évolution des sociétés humaines pour vendre sa propagande, et de quels crimes il s’est rendu coupable, y entraînant des millions de gens !
Prévoyant sans doute la démence de notre époque, Dieu, dans le livre de la Genèse, a désavoué la théorie de l’évolutionnisme en précisant qu’Il créait les êtres « chacun selon son espèce ». Et de fait, s’il y a eu dans l’histoire du monde des microévolutions structurelles, ou des croisements, on n’a jamais vu, sur des millénaires, un seul animal en devenir un autre ! Les êtres existent tels que Dieu les a voulus. Je ne parle pas de ce que le péché originel leur a ensuite fait subir. Bref, chacun comprend que l’humanité est livrée à des idéologues ennemis de Dieu et de Son Christ qui cherchent à la réduire à l’état de bête, ce qui ne peut que la conduire en Enfer.
6) SIXIÈME ARGUMENT : L’HOMOSEXUALITÉ EST UNE PULSION.
Bel aveu ! L’homosexualité n’est donc qu’une affaire de pulsion ! Voilà la réalisation que le lobby homosexuel veut pour l’humanité : n’être rien d’autre que le jouet de ses pulsions ! Eh bien, la bonne nouvelle, c’est que l’homme est appelé à un tout autre avenir ! S’il est en effet habité par des pulsions, de par son corps qui le fait appartenir au genre animal, il est aussi capable de liberté, laquelle lui permet de vouloir connaître et aimer Dieu, qui est Esprit, pour vivre avec Lui en Son éternité bienheureuse ! C’est quand même autre chose ! Et comment accéder à ce Paradis pour lequel Dieu nous a créés, aussi vrai que nous ne pouvons pas ne pas le désirer, sinon en commençant par nous accepter tels que nous sommes, soit homme, soit femme, la différence sexuelle nous ouvrant à la reconnaissance de l’altérité par excellence qui est Dieu même ? D’ailleurs, la sexualité est tellement évidente ― à l’œil nu si j’ose dire ―, est tellement une composante fondamentale de la personnalité, que chaque cellule de notre corps est, elle-même, soit masculine, soit féminine, dès la conception. Il n’y a pas de cellule d’hermaphrodite humain, sauf dans l’imagination des fous. Faire croire que l’identité humaine est laissée au libre choix de chacun est un monstrueux mensonge qui ouvre la porte à toutes les autres transgressions. Si nier la réalité objective pour lui préférer celle de son imagination peut être risible, ou plutôt pitoyable, dans le cas d’un Émile Ratelband demandant à ce que son âge civil soit rajeuni de vingt ans parce que c’est ainsi qu’il sent son corps, ou encore d’une Jareth Nebula qui après être devenue trans à l’âge de 29 ans, se décrit aujourd’hui comme un extraterrestre agenre, s’étant fait retirer les tétons et les sourcils pour se sentir moins humaine, cela devient ahurissant dans le cas d’un Paul Wolscht, ce Canadien de 52 ans, marié depuis 23 ans et père de sept enfants, qui un beau matin demande à sa femme de l’appeler Stéphanie, car il était en vérité, disait-il, une petite fille de 6 ans. Et après que son épouse l’eût mis à la porte, il eût la chance d’être adopté par un couple tout heureux de porter secours à une petite fille abandonnée ! Mais la chose devient autrement plus inquiétante lorsque Mirjam Heine enseigne que la pédophilie est une orientation sexuelle innée, na-tu-relle. Il y a quelques années déjà nombre d’homosexuels notoires ont revendiqué publiquement la reconnaissance de la pédophilie comme droit des enfants à la sexualité ! Aujourd’hui, le rejet de la dignité de l’être humain créé à l’image de Dieu conduit à nier son identité sexuelle, son identité familiale, à le fabriquer comme un produit industriel, à le tuer comme un amas de cellule ou un déchet inutile. Qui ne voit que Dieu est le meilleur ami de l’homme, et que Le rejeter conduit en Enfer ?
7) SEPTIÈME ARGUMENT : L’HOMOSEXUALITÉ N’EST PAS AFFAIRE DE VOLONTÉ.
Voilà une comparaison viciée du fait qu’elle occulte la distinction des actes volontaires et des actes involontaires. Être grand ou petit, tomber de sommeil ou fuir la douleur, ne sont pas des actes volontaires, mais se livrer à des actes sexuels est un acte volontaire. Sans quoi l’union conjugale ne pourrait pas être un acte d’amour, ni la pédophilie, l’inceste et les autres perversions, des crimes. Mais en niant la responsabilité morale de nos actes, que fait la justification de l’homosexualité sinon révéler qu’elle est immorale ?
8) HUITIÈME ARGUMENT : L’HOMOSEXUALITÉ EST NATURELLE.
Et voilà Max tout content de croire que l’homosexualité serait naturelle, c’est-à-dire o-bli-ga-toi-re ! Comme manger ou respirer. Mais en quoi manger ou respirer est-il heureux ? Manger et respirer n’ont de sens que parce que ces actes nous permettent de vivre. Mais vivre pourquoi ? Pour respirer et manger ? Cela n’a pas de sens. C’est le serpent qui se mord la queue. Être enfermé dans un cercle vicieux est tout le contraire de la joie, c’est même le propre du désespoir, comme l’a très bien vu l’auteur du livre : « Ne deviens pas gay, tu seras triste ». La chasteté, qui implique la maîtrise de soi, est à la fois le chemin et le but de la liberté. Ou l’homme commande à ses passions, devient libre et jouit de la paix, ou il est leur esclave et devient malheureux. Tous nos problèmes viennent de ce que nos actes ne sont pas ordonnés à l’acquisition du bonheur pour lequel Dieu nous a créés, bonheur qu’Il veut nous voir désirer, demander et recevoir li-bre-ment, tant Il craint, étant l’Amour, de S’imposer. Nombre d’anciens homosexuels avouent avoir été manipulés par le lobby LGBT, en sorte qu’ils ont pris pour naturel ce qui n’était chez eux qu’un comportement déviant encouragé. En témoignent Joseph Sciambra, Dominique Morin et tant d’autres. Le célèbre danseur étoile de l’Opéra de Paris, Patrick Dupont, reconnaît que sa vie homosexuelle était « totalement autocentrée », qu’il se mentait à lui-même, qu’il vivait avec ses partenaires masculins « dans un mensonge », une « parodie de l’amour », amour qu’il a finalement trouvé avec une femme, la basketteuse professionnelle Leïla Da Rocha. Camille Paglia, cette libertarienne de gauche, lesbienne et transgenre, s’est elle-même mise à dénoncer les nombreux « mensonges » qui se propagent en ce moment, notamment concernant « la chirurgie de réaffectation sexuelle », car, dit-elle : « il est impossible de changer le sexe de quiconque. Vous pouvez vous définir comme un homme trans ou une femme trans ou autre chose, mais finalement chaque cellule dans le corps humain, et l’ADN dans cette cellule restent codés selon votre être bi-o-lo-gi-que ».
Notre ami commence par nous dire qu’il faut accepter l’homosexualité parce que c’est naturel, puis, parce qu’on lui a fait remarquer que tout, dans la nature, n’est pas… rose, il s’embrouille en essayant d’identifier ce qui est naturel et ce qui ne l’est pas, c’est-à-dire en fait moral et immoral, catégories qu’il ne veut manifestement pas utiliser, tant elles ont été conspuées par ceux qui veulent vivre au-delà du Bien et du Mal. Mais il arrive quand même à réaliser que tout dans la nature, c’est-à-dire dans le monde, n’est pas digne de l’homme, et que donc l’homme dépasse la nature… Mais il n’arrive pas à dire ce qui est moral… Sa confusion est telle qu’il s’imagine pouvoir ridiculiser la morale en identifiant le mal moral avec ce qu’il appelle des actes contre-nature, que serait par exemple le fait de se laver les dents ou de se couper les cheveux. Mais ces actes sont parfaitement naturels, comme le montrent les animaux qui se lavent et prennent soin de leur pelage ! Contrairement à la conception de la nature innocente et parfaite que professait Jean-Jacques Rousseau et qu’adopta à sa suite l’idéologie révolutionnaire à laquelle s’abreuve le lobby LGBT, nous ne sommes plus au paradis terrestre, aussi ne pouvons nous pas nous contenter d’imiter la nature, mais nous devons choisir ce qui est conforme à notre nature humaine, laquelle, nous l’avons vu, a pour vocation de s’unir à Dieu. C’est parce que Max refuse de reconnaître l’existence et la bonté de Dieu, manifesté en l’homme Jésus, qu’il ne peut juger de ce qui est bien ou mal, et se trouve contraint de débiter des âneries.
9) NEUVIÈME ARGUMENT : L’HOMOSEXUALITÉ EST LIBRE ET INOFFENSIVE.
Voilà maintenant que notre ami, éclairé par quelques justes critiques, n’ose plus dire que les actes homosexuels seraient légitimes parce que naturels. Il avance alors qu’ils seraient innocents parce qu’accomplis entre personnes con-sen-tan-tes. Or, il ne suffit pas d’être con-sen-tant pour faire le bien. Des relations incestueuses ou pédophiles pourront être présentées comme consenties. Des malfrats s’entendent pour faire le mal, et ceux qui se droguent le font eux-aussi librement ―du moins au début. Est-ce pour autant qu’ils agissent bien ? Non. Les premiers sont capables de tuer autrui et les autres de se tuer eux-mêmes. Mais quel mal font donc les homosexuels ? Nous l’avons vu : en ne se respectant pas eux-mêmes tels que Dieu les a faits, ils se perdent eux-mêmes, dans l’insulte au Créateur à qui ils doivent tout. S’il faut toutefois distinguer vie privée et vie publique, en sorte que chacun fait ce qu’il veut chez soi, c’est cependant un devoir de la société ― c’est-à-dire de chacun de nous ― d’empêcher que notre prochain de se faire du mal et d’entraîner autrui dans cette voie. C’est pourquoi lorsque l’homosexualité revendique une reconnaissance sociale, la société doit s’en défendre. Je sais bien que beaucoup aujourd’hui ont rejeté Dieu et Son Christ, qu’il n’y a plus pour eux de vérité en soi, qu’ils ne savent plus ce qu’est l’homme, en sorte que tout leur devient possible. Par exemple, le gouvernement prévoit l’allongement du délai d’avortement. C’est-à-dire que de sang froid, il décrète que celui qui est un être humain aujourd’hui, demain ne le sera plus … Qui peut douter encore que des criminels nous gouvernent ? Peut-on continuer à se laisser gouverner par qui ne sait pas ce qu’est un homme, ni donc ce qu’est le bien et le mal ? Si un aveugle conduit d’autres aveugles, ne tomberont-ils pas ensemble dans un trou ?
10) DIXIÈME ARGUMENT : LE CHOIX DE L’HOMOSEXUALITÉ NE FAIT QUE RECONNAÎTRE L’EXISTENCE DE CELLE-CI.
Plutôt que d’imaginer que celui qui à un moment donné de sa vie devient homosexuel trouverait alors le vrai accomplissement de son orientation sexuelle, pourquoi ne pas penser qu’il ait tout simplement succombé au péché d’impureté ? Comment expliquer l’homosexualité sans mentionner l’action du démon de l’impureté, que Notre Dame de la Salette nomme Asmodée ? Qui d’autre en effet que le démon peut vouloir pervertir l’humanité ? Jésus, et toute la Tradition religieuse, évoque le combat spirituel contre le démon. Baudelaire lui-même avait compris que la plus grande ruse du démon est de faire croire qu’il n’existe pas. Mais aujourd’hui on se croit malin de nier sa réalité. C’st que le démon sait se déguiser en ange de lumière (2 Co 11.14). Mais sans même parler du combat spirituel dont chacun est le théâtre et l’enjeu, la vérité des êtres, et l’amour, qui commence par le respect, nous obligent à aimer chacun pour ce qu’il est. Or, on n’aime pas sa mère comme on aime sa femme, ni sa fille comme sa voisine, et un homme n’est pas une femme, et vice-versa. On ne se conduit donc pas vis-à-vis d’un homme comme on se conduit vis-à-vis d’une femme, et réciproquement (Il faut être tombé bien bas pour devoir rappeler de telles choses !) Chacun a donc le droit d’être aimé pour ce qu’il est en vérité et non pas selon des fantasmes, même si lui-même y consent. La liberté s’exerce dignement lorsqu’elle choisit ce que la raison, et non un fantasme ou une tentation, lui donne à voir comme étant vrai, beau et bon. Et c’est alors que l’être humain devient― li-bre-ment ― ce qu’il est : image de Dieu, qui est Esprit.
POURQUOI RELATIVISER SEULEMENT L’ENSEIGNEMENT DE FREUD ?
Si Max est capable de comprendre que ce qui a été présenté pendant des lunes comme des vérités irréfutables parce que scientifique, ne l’est finalement pas, il devrait pouvoir comprendre que les découvertes scientifiques qui aujourd’hui légitiment l’homosexualité ne valent pas plus cher. De plus, parce que l’homme dépasse l’homme, son comportement ne peut pas être défini seulement en fonction de la science, mais d’abord de la morale.
Si vis-à-vis des scientifiques Max avait su garder la distance qu’il vient de prendre avec Freud, il aurait évité de devoir maintenant réviser son enthousiasme vis-à-vis de Jacques Balthazart.
11) ONZIÈME ARGUMENT : 11 ÈME RAISON : POUR LE PR. J. BALTHAZART, L’HOMOSEXUALITÉ N’EST NI UN VICE, NI UNE PERVERSION, MAIS SERAIT INNÉE.
La chercheuse Odile Fillod révèle en effet que Jacques Balthasar n’a pas hésité à travestir les résultats de ses recherches, pour leur faire dire ce qu’il voulait, et que ce qu’il expose est nettement plus nuancé que ce qu’en présente Max. Quant à prendre Kinsey pour référence, c’est se tirer une balle dans le pied, ou dans la tête, tant il est prouvé que les résultats de ses recherches ont été falsifiés, et que ses expériences révèlent la grave perversion sexuelle de leur auteur. Bref, prétendre définir ce qu’est l’homme avec la seule science expérimentale revient à le réduire à un animal de laboratoire. Pourquoi pas alors ensuite la PMA, la GPA, l’expérimentation sur les embryons humains, les manipulations génétiques, l’eugénisme, le transhumanisme, et tant d’autres horreurs ?
Cette foi dans la science me rappelle l’apologétique musulmane cherchant à prouver l’origine divine du Coran à l’aide de prétendus miracles dits « scientifiques » qu’il contiendrait, ou encore à la une de ce magazine annonçant, il y a quelques années, que l’on avait trouvé le gêne de l’infidélité ! Pensez : si vous trompez votre conjoint, vous n’y pouvez rien ! C’est dans vos gênes ! Vous êtes innocent ! Il n’y a pas de péché, ni bien ni mal ! Mais alors pas non plus de liberté, ni donc de véritable humanité… seulement des bêtes vouées à suivre leurs passions. En rejetant Jésus, vrai Dieu et vrai homme, « le chemin, la vérité et la vie (Jn 14.6) », la science, avec une conscience d’hypocrite, nous prépare le pire des totalitarismes.
12) DOUZIÈME ARGUMENT : L’EXISTENCE DE L’HOMOSEXUALITÉ PROUVE SA NÉCESSITÉ !
Mais bien sûr, et c’est parce qu’il y a partout des gens qui s’adonnent au mal que nous avons besoin d’eux… On se demande bien pourquoi les victimes viennent encore se plaindre !
13) TREIZIÈME ARGUMENT : LE TAUX ÉLEVÉ D’HOMOSEXUELS PROUVE QU’ILS N’ONT PAS CHOISI LEUR ÉTAT.
Encore une fois, le corps n’est pas indifférent à la personne. Il est la personne, comme la personne est son corps. La relation homme-femme est le lieu de l’acte humain par excellence qu’est l’amour, le don de soi. Mais pour qu’il y ait don, il faut qu’il y ait réception, et donc complémentarité, ainsi le don devient fécond. La preuve que l’amour est vivant est sa fécondité. Des relations stériles par nature signifient qu’elles ne procèdent pas de l’amour, que l’on s’y ment à soi-même dans une relation narcissique. Il faut en prendre acte : l’homosexualité n’est pas une réalité ontologique, mais psychologique. Si désormais l’idolâtrie du sexe sert à définir l’être humain, comment s’étonner que des jeunes poussés à des comportements contre-nature soient malheureux et finissent par se suicider ? Leur suicide n’est pas tant le fait de la société qui les rejetterait, comme veulent le faire croire et le disent Max Bird et le lobby LGBT, mais c’est la propagande LGBT elle-même, qui, les tenant éloignés de la vérité de leur être, les pousse à se rejeter eux-mêmes. Nombre d’anciens homosexuels, tel de René Jax ou James Shupe, témoignent que le conditionnement homosexuel qu’ils ont subi les a conduits à la dépression et au suicide. « Quand un docteur écrit une lettre affirmant que vous êtes né avec le mauvais sexe, dans le mauvais corps, et que le gouvernement ou le tribunal valident cette illusion, vous devenez davantage confus et souffrant. » écrit James Shupe, le premier non-binaire de l’histoire. « Et malgré toutes les injections d’hormones, je ne ressemblais toujours pas à une femme, se souvient-il. Les gens dans la rue me le confirmaient. Leurs regards fixés sur moi reflétaient la réalité : le sexe biologique est im-mu-able. Il n’y a pas de troisième genre. » Dieu n’a pas fait d’hermaphrodite. L’enseignement de ces témoignages est confirmé par des psychiatres, tel le Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nerard, qui affirme : « On ne naît pas homosexuel, on le devient ! Les enfants homosexuels” n’existent pas avant l’irruption des pervers à l’école socialiste ! »
Il est indéniable que la justification de l’homosexualité n’est pas innocente, et c’est pourquoi la société ne doit pas l’accepter. Des drogués aussi se suicident. Des amoureux déçus se suicident. Que faut-il faire ? Supprimer l’accès aux drogues, raisonner les immatures, et punir ceux qui pervertissent les bonnes mœurs ! Je félicite à ce titre des pays comme la Russie qui interdit la propagande homosexuelle auprès des mineurs, et le Brésil qui vient de s’engager contre la promotion de la théorie du genre dans les instances internationales.
14) QUATORZIÈME ARGUMENT : LES ENFANTS ADOPTÉS PAR LES PAIRES D’HOMOSEXUELS N’ONT PAS DE PROBLÈME.
Mais n’importe quoi ! A quoi servirait à un enfant d’avoir des parents s’il devait s’identifier à un étranger ? Et si c’est la stabilité du couple qui compte et non pas leur orientation sexuelle, qu’y a-t-il de plus stable que l’identité biologique ? Or si l’identité des parents est fonction de leur orientation sexuelle, comment ne sera-t-elle pas instable ? James Shupe a changé trois fois d’identité sexuelle ! Seul le sexe biologique est immuable. Et seule donc une identité fondée sur lui est stable. Séparer de la dimension physique la dimension comportementale ne peut que perturber profondément la construction de la personnalité enfantine. De même que l’enfant n’accède au langage que s’il le reçoit, de même il ne définit son identité sexuelle qu’en identifiant son corps, et donc son être, à celui de son père ou de sa mère, trouvant dans cette différence l’acceptation de sa propre différence. Et c’est ainsi qu’il devient capable d’accueillir aussi l’autre en sa spécificité d’homme ou de femme, pour un heureux enrichissement réciproque. Oser dire qu’un enfant doit s’identifier à un étranger et non à son père ou sa mère, montre le caractère inhumain de l’adoption homosexuelle. Parce qu’on ne peut devenir que ce que l’on est déjà, faire croire à l’enfant qu’il peut choisir de s’identifier à n’importe quel sexe, c’est l’abandonner au désespoir de pouvoir n’être personne, et le conduire à ne pouvoir se fier à personne… Voilà une autre raison qui condamne l’expression publique de l’homosexualité : elle nuit à la construction de l’identité des enfants. Réduire la famille à un contrat modifiable à loisir, c’est priver l’enfant de son biotope naturel et essentiel.
C’est pourquoi il est vraiment indispensable d’abroger la loi Taubira, qui détruit le vrai mariage, union indissoluble d’un homme et d’une femme, seule source naturelle et digne de la venue au monde des enfants et de leur éducation.
Je profite de l’occasion pour rappeler que le mariage n’existe qu’entre deux personnes de sexes différents, parce que la procréation et l’éducation des enfants sont la fin naturelle du mariage, et que les unions homosexuelles n’ont rien à voir avec ce dessein de Dieu, étant stériles par nature et ne procédant pas d’une réelle complémentarité sexuelle et affective. Et il ne sert de rien d’invoquer l’amour pour les justifier, car le véritable amour est chaste. De très belles amitiés existent entre personnes de même sexe sans que jamais il ne soit question de relation sexuelle. Le penser est même tellement répugnant que saint Paul interdit d’en parler (Ep 5.3). Le corps humain est destiné à devenir le Temple de Dieu (1 Co 3.17) ». On ne se moque pas de Dieu, qui est si bon, sans devenir soi-même mauvais. C’est pourquoi ceux qui se livrent à ce péché se damnent (Rm 1.24-27 ; 1 Cor 6.9-10 ; 1 Tm 1.10). La conversion est la seule porte d’entrée au Paradis (1 Co 6.11 ; Ep 4.20).
En conclusion, j’invite chacun à reconnaître que l’idéologie de l’homosexualité, et celle du genre, qui sont intrinsèquement liées, sont des révoltes contre Dieu et Sa création (Rm 1.26-28). Et s’il est bon de venir en aide aux personnes ayant des tendances homosexuelles afin qu’elles se libèrent de leurs déficiences psychologiques, il faut aussi protester contre les revendications et obscénités publiques du lobby LGBT, rappeler les impératifs de la loi naturelle et de la foi chrétienne, sans quoi la pédocriminalité et d’autres crimes seront eux-aussi à nouveau légalisés, comme ils l’étaient avant l’évangélisation. Le recours aux moyens spirituels, de loin les plus efficaces, est évidemment indispensable, comme l’offrande publique et privée d’actes de réparation, et les prières d’intercession pour la conversion des pécheurs. Parmi les signes annonçant la fin du monde, Jésus signale le refroidissement de l’amour en raison de l’accroissement de l’injustice (Mt 24.12). Or l’injustice grandit quand les lois sacralisent des intérêts particuliers au détriment du bien commun. La société et tout un chacun sont alors découragés de mener une vie vertueuse et donc heureuse. Dieu a détruit Sodome et Gomorrhe parce qu’Il n’y a pas trouvé ne serait-ce que dix justes capables, par leur sainteté, de faire contrepoids à la perversité de leurs habitants (Gn 18-19). Que l’Occident ne soit pas encore détruit est la preuve qu’il y a encore quelques justes, mais pour combien de temps encore ? Changé en demeure de démons, en repaire de toute sorte d’esprits impurs et dégoûtants (Ap 18.2), elle se livre à la Prostituée fameuse, à la Bête et au faux-prophète décrits dans le livre de l’Apocalypse. Comme l’annonce prophétiquement Stéphanie Bignon, maintenant, c’est la chasteté ou le chaos ! (Cf. CEC 2337+). « La chasteté est promesse d’immortalité. (CEC 2347) » « Bienheureux donc ceux qui gardent les commandements de Dieu et le témoignage de Jésus (Ap 12.17) ! ». Amen !
Islam et féminisme (suite)
3e partie d’Islam et féminisme, par La Petite feuille verte :
Dans leurs livres, Zeina El-Tibi, Nayla Tabbara et Asma Lamrabet considèrent aussi l’islam comme la religion qui, historiquement, a apporté les plus grands progrès à la condition féminine. Nous proposons ici une réflexion pour répondre à cette démonstration.
Z. El-Tibi : « L’étude des textes fondamentaux de l’islam, l’analyse de la doctrine des nombreux penseurs, le rappel historique de la place des femmes dans le développement de l’islam et de la société islamique permettent de constater que les idées reçues faisant de l’islam une sorte de religion misogyne sont inexactes. Pourtant, dans la pratique, force est de constater que les prescriptions du Coran et de la Sunna n’ont pas toujours été respectées : elles ont été soit détournées de leur sens par des interprétations douteuses, soit totalement ignorées » (La condition de la femme musulmane, Cerf, 2021, p. 121).
Il s’agit donc, affirme-t-elle, de « retrouver la vérité de l’islam » (ibid., p. 200).
Pour A. Lamrabet,
« la création égalitaire des hommes et des femmes dans le référentiel coranique est essentielle à rappeler aujourd’hui, à l’heure où au nom du religieux on veut nous faire croire que l’inégalité est une prescription divine et qu’accepter l’inégalité c’est faire preuve de soumission et d’obéissance à l’ordre de Dieu » (Islam et femmes. Les questions qui fâchent, Gallimard, 2017, p. 24).
L’ISLAM, RELIGION DE LA FACILITÉ ?
Z. El-Tibi met en garde contre « des attitudes dogmatiques trop abstraites ou trop rigides » pour comprendre et appliquer les principes de l’islam. « Sur le plan de la vie sociale comme sur celui de la vie spirituelle, la pensée islamique expose que la religion n’est pas destinée à faire peser sur les êtres humains des charges intolérables, pas plus qu’elle ne demande une servilité aveugle ». Elle se réfère au Coran :
« Dieu veut pour vous la facilité ; Il ne veut pas pour vous la difficulté » (2, 185) ; « Ainsi, avons-Nous fait de vous une communauté de juste milieu » (2, 143) (op. cit., p. 35-36).
Cet auteur considère les « règlementations excessives » comme « des innovations blâmables » (ibid., p. 43) qui contredisent les recommandations exposées par Mahomet dans son sermon d’adieu, donné à La Mecque en 632 : « Prenez garde, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort […]. Raisonnez bien, ô peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et mon exemple, la Sunna. Et si vous les suivez, jamais vous ne vous égarerez » (ibid., p. 43). Pourquoi alors conseille-t-elle « de ne pas s’enfermer dans des détails surajoutés sans intérêt » lorsqu’ils font partie de ces textes, et de « ne plus dénaturer le sens véritable du Message » qui est pour la femme « celui de l’émancipation et de l’égalité des droits » ? (ibid., p. 43).
Les médecins, sont-ils les nouvelles «putains» de l’air du temps ?
Tribune libre proposée par un lecteur, via le module « proposer un article » en haut de page :
Bon an mal an et jusqu’à un passé récent, les médecins avaient au fond une assez bonne réputation. Ils étaient perçus à la fois comme compétents et altruistes. De même que «Monsieur le curé» et l’instituteur, le «docteur» était lui aussi considéré comme une autorité morale, une sorte de «garde-fou» sur lequel, quand tout allait mal, on pouvait comptait. Or, en l’espace de deux petites générations (en gros, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale), la perception du grand public à leur égard aura radicalement changée. Ils sont aujourd’hui, dans l’ensemble, considérés- hélas, à juste titre- comme des sortes de « larbins en chefs » du système, toujours prêts à ramper devant la dictature du moment. Oui, ces dernières décennies, les médecins n’auront fait qu’osciller entre l’appât du gain d’un côté et un lâche conformisme de l’autre, ils auront systématiquement raté le train de l’histoire. Bref, ils n’auront fait que s’aplatir devant le diktat du moment.
Je propose, en m’appuyant sur quatre exemples simples, d’essayer de convaincre les bonnes âmes qui seraient encore bercées d’illusions…
1) Dans les années trente en Allemagne, la majorité des médecins s’est couchée avec zèle devant les thèses abominables de Hitler, en soutenant le parti nazi.
C’est seulement après la capitulation du Troisième Reich que l’ordre des médecins allemand a fait semblant de condamner les thèses eugénistes qu’il n’avait pourtant cessé de soutenir auparavant.
2) Dans les années soixante-dix, et notamment en France, les médecins se sont quasiment tout de suite carpétisés devant les lobbys féministes en approuvant (contre l’évidence biologique) la légalisation du meurtre des enfants-à-naître (avortement). Certes, il y a aura eu quelques exceptions notoires (qui confirment la règle) comme le grand professeur Jérôme Le Jeune, père de la génétique moderne ou encore le docteur Xavier Dor.
3) En 2018, la radio allemande « Deutschlandfunk » (j’avais écouté l’émission en direct) rapportait que 70% des chirurgiens allemands – et ce chiffre est très probablement le même dans les autres pays occidentaux- ne se laisseraient pas opérer s’ils étaient à la place de leurs patients. En clair, cela signifie que dans 70% des cas, les chirurgiens n’opèrent que pour gagner….du fric (Eh oui).
4) Depuis 2021 et jusqu’à maintenant, ils se couchent devant les directives de la dictature de l’hygiène (contre l’évidence des chiffres et du bon sens). Ici encore, outre leur lâcheté et leur incapacité à lutter contre la pression du groupe médiatique dominant, l’appât du gain jouera un rôle primordial. Rappelons que certains d’entre eux ont gagné (et cela continue aujourd’hui) de véritables fortunes en vaccinant «à la chaîne». Notons, qu’il en va de même pour les pharmaciens qui s’en sont mis « plein les poches » avec les tests covids payants…Certes, dans certains cas, il est difficile de ne pas faire «la pute»…(triste circonstance atténuante, hein…)
Alors, me direz-vous : «oui, mais les toubibs ne sont pas les seuls à ramper devant la dictature». Certes, ils ne sont pas les seuls. Avec eux, nous trouvons, en effet, la grande majorité des journalistes, politiciens, et autre «philosophes» de l’establishment, de même d’ailleurs que l’occidental moyen, bref, « Monsieur tout le monde ».
En revanche, les médecins sont bien les seuls à avoir la connaissance qui aurait dû leur permettre de dénoncer cette dictature de l’hygiène qui écrase sous nos yeux l’humanité; chose qu’ils ne font pas. C’est pourquoi, nous sommes en droit d’attendre d’eux, un peu plus que leur pitoyable suivisme docile, saupoudré de soumission au fric. Et c’est pourquoi, il est de notre devoir de leur témoigner ouvertement notre mépris et notre colère. C’est justement par respect à l’endroit des grands thérapeutes de l’histoire qui parfois ont donné leur vie pour sauver leurs patients, que nous devons condamner sans ambages ce vil asservissement « participatif » des médecins contemporains. Ne pas le faire, serait une faute, car seul le courage de la vérité pourra (peut-être) un jour crever l’abcès; condition «sine qua non» à tout renouveau.
Jean-Pierre Aussant, auteur catholique
Le complexe d’infériorité civilisationnel allemand (comprendre)
Contrairement à ce que beaucoup de Français (souvent ignares en la matière) pensent, en réalité, le nationalisme allemand (qui est d’ailleurs plus un ressentiment historique chronique vis à vis de la France, qu’un nationalisme dans le sens classique du terme), prend sa source non pas dans un complexe de supériorité mais au fond dans un complexe d’infériorité civilisationnel profond et notamment par rapport à la France, complexe qui se manifeste quotidiennement dans les médias d’outre Rhin par des articles toujours plus ou moins anti français (et pas seulement dans la presse populaire. Je rappelle que je vis en Allemagne depuis quinze ans). Les Allemands camouflent leur vrai complexe d’infériorité civilisationnel par une fausse arrogance. Ils se sécurisent comme ils peuvent. Au fond l’Allemagne (nation tardive-« verspätete Nation », qui existe seulement depuis 1871) ne pardonne pas à la France d’avoir inventé il y a 230 ans, avec les Lumières et la Révolution, la démocratie moderne et cela à une époque où elle-même n’était encore qu’une mosaïque de principautés où l’on ne parlait souvent même pas la même langue (certes les Lumières françaises sont aussi à la base de la culture de mort actuelle et de la dictature du politiquement correct antichrétien, mais cela est un autre débat).
Quasiment jusqu’à l’épopée napoléonienne, ces principautés germaniques étaient pour la plupart francophiles. Dans les années soixante du XIXe siècle, Bismarck a compris que la seule façon d’unir l’Allemagne, était non seulement une guerre contre la France mais aussi et surtout sa diabolisation en profondeur (Le fameux « Kulturkampf » instauré par Bismarck était dirigé essentiellement contre les catholiques et contre la France). Cet amour de la France, il fallait l’extirper du cœur des Allemands. Si les principautés germaniques (au nombre de 250) étaient restées francophiles, Bismarck n’aurait jamais réussi son coup. L’identité culturelle de l’Allemagne qui est encore fragile actuellement (rappelons que la Bavière avait été achetée par la Prusse), repose sur son émancipation par rapport à la domination culturelle française. Non seulement le nationalisme Allemand, mais l’existence même de l’Allemagne en tant qu’état unifié, par définition, prennent leur source à la fois dans l’imitation (la France étant la “grande nation” millénaire- pensons au traité de Westphalie pour ne citer qu’un exemple…) mais aussi dans la satanisation de la France. De même d’ailleurs qu’une partie de la philosophie nazie prend sa source dans le désir d’imiter les Juifs, peuple élu. Oui, les Allemands sont jaloux et les Allemands imitent et essayent de prendre la place des autres: l’Allemagne voudrait prendre la place de la France en devenant elle-même la «grande nation» (Bismarck) et elle voudrait prendre la place des juifs en devenant elle-même « le peuple élu » (nazisme). C’est vrai, nous sommes ici en pleine schizophrénie, d’où le sentiment d’amour-haine- « Hassliebe » des Allemands à l’endroit de la France. Au fond il n’est pas faux de dire que sans la France il n’y aurait pas eu d’Allemagne unifiée. C’est la nation française (Napoléon) qui a donné l’idée à l’Allemagne de devenir une nation elle aussi (de même d’ailleurs que c’est aussi la colonisation de l’Afrique du Nord qui a permis, par réaction nationaliste réflexive des tribus d’alors, la création de la nation algérienne…). De même que les chefs de tribus algériens ont voulu faire « comme les Français », les Allemands ont aussi voulu “copier” la grande nation.
Bref, pour (enfin) exister, l’Allemagne de Bismarck avait besoin de sataniser la France. Et en effet cela a fonctionné puisque l’unification des principautés germaniques en «Nation Allemande» a pu seulement se réaliser «grâce» à la défaite de la France. Notons que l’exigence de Bismarck que l’Empire allemand soit proclamé (18 janvier 1871) dans la galerie des Glaces du château de Versailles, prouve, en creux, que même en période victoire, Bismarck avait besoin d’une sorte d’assentiment civilisationnel de la France (en voulant humilier la France en imposant la signature à Versailles, sans le savoir, Bismarck reconnait la suprématie française….Pour exister l’Allemagne a éternellement besoin de la France…au point de signer son acte de naissance non pas en Allemagne…mais en France et à Versailles!)
La France, reste essentiellement la nation archétypique pour l’Allemagne. A cela, il convient d’ajouter que non seulement encore aujourd’hui 80% de la constitution Allemande est issue de la constitution française de 1789 (voir le numéro spécial du « Spiegel Geschichte Französische Rervolution ») mais aussi que le système politique actuel de l’Allemagne (système démocratique inventé essentiellement par la France pendant les Lumières) n’a pas été choisi par le peuple Allemand mais imposé par les alliés à la fin de la guerre. Les Allemands sont donc un peuple soumis n’ayant pas choisi son destin. Et cela, ils le savent. C’est une des raisons qui les poussent toujours à vouloir prouver quelque chose. Les Allemands n’en finissent pas d’être empêtrés dans leur vrai complexe d’infériorité civilisationnel qu’ils essayent de camoufler en arrogance. La « douce »’hostilité (au fond il vaudrait mieux parler « d’amour-haine ») que l’Allemagne contemporaine éprouve encore à l’endroit de la France est pour les élites allemandes quelque chose de vital en cela qu’elle permet un sentiment d’appartenance à un seul peuple. Un certains rejet de la France est en quelque sorte le facteur de cohésion interne pour l’Allemagne. Certes cette hostilité est souvent à lire entre les lignes, elle est rarement frontale (après tout, les alliés ont gagné la guerre et les têtes nucléaires se trouvent en France…).
Le paradis sur terre pour l’intelligentsia allemande (je dis ” l’intelligentsia”, car le peuple, lui, est au fond beaucoup plus serein et apaisé que ses élites), serait un monde dans lequel l’Allemagne et la Chine, fortes de leur économie, pourront contre l’héritage français, imposer leur diktat a l’ensemble des nations.
Juste encore un petit mot à l’endroit des naïfs hexagonaux qui voient l’Allemagne comme un modèle économique. Je voudrais leur rappeler qu’une des raisons fondamentale de la santé des exports allemands, restent le dumping salarial. Pensons aux millions de travailleurs exploités qui gagnent moins de 5 euro de l’heure. (Le salaire minimum, Mindestlohn, vient à peine d’être introduit et il est loin d’être respecté). Réussir en exploitant des millions d’êtres humains, au fond, n’a pas de sens. Je vis en Allemagne et je sais de quoi je parle. 25% de la population allemande est considérée comme catégorie “working poor”(c’est vrai, cela n’apparaît pas dans les médias). Selon un rapport de l’OCDE, l’Allemagne est le pays en Europe où le taux de pauvreté infantile est le plus élevé et où l’ascenseur social fonctionne le moins bien. Au fond, quand, au IX siècle les fils de Charlemagne se sont disputés et déchirés le royaume, la France est rapidement devenue une nation (Hugues Capet), tandis que l’Allemagne en se morcelant en une mosaïque de principautés, est passée à côté de son destin civilisationnel. Elle a raté en quelque sorte « le train de l’histoire ».Tout vient de là, et c’est ce que les Allemands n’arrivent toujours pas à digérer. Pour résumer en une phrase, je dirais que l’Allemagne a un vrai complexe d’infériorité qu’elle n’en finit pas d’essayer de sublimer en faux complexe de supériorité. La compréhension de cette idée est essentielle à quiconque veut vraiment connaître l’Allemagne.
Enfin, pour conclure je voudrais rappeler un fait qui me paraît très instructif. Si l’Allemagne est sortie du nucléaire, c’est non pas par « écologisme » (même si les gouvernements allemands se servent de ce prétexte) mais surtout parce que la France est dans le domaine largement en avance. L’Allemagne ne peut pas le tolérer, c’est pourquoi elle essaye de détruire cette industrie « tout court ».
Tout cela ne doit bien évidemment pas nous faire oublier que la culture (ou les cultures?) d’origine germanique a aussi des côtés merveilleux. Pensons aux arts, aux sciences, à la littérature. Mais cela nous le savons déjà. Il est donc inutile d’y revenir. Mieux vaut parler de ce que nous ignorons.
Je ne crois pas dans l’amitié entre les états, qui ne peuvent être, à moins de se renier eux-mêmes, que des monstres froids caractérisés par leur égoïsme. Ils seraient temps que nos dirigeants le comprennent. En revanche, je crois dans l’amitié entre les Français et les Allemands.
Il convient de faire le distinguo.
Jean-Pierre Aussant
Grande Neuvaine pour le monde, du 6 au 14 août, pour la fête de l’Assomption
Notre monde traverse actuellement de multiples épreuves : le dérèglement climatique, la menace de guerre mondiale, le non respect des lois fondamentales de la Vie, l’inversion des valeurs ainsi que les attaques contre l’Église. Aussi y a-t-il urgence à implorer la Grâce du Seigneur pour qu’il vienne à notre secours.
C’est pourquoi nous vous proposons une Grande Neuvaine du Chapelet perpétuel pour le monde avant cette magnifique fête de l’Assomption du 15 août.
Nous sommes assurés de la puissance de la Neuvaine, qui est une prière privilégiée, car ceux qui l’ont priée tout au long des siècles en ont obtenu de grands fruits.
“Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.” dit Jésus (Jean 14, 14).
Nous vous invitons donc à dire, du 6 au 14 août, la prière ci-dessous suivie d’un chapelet perpétuel pour le monde ou de la version courte. Nous vous proposons de prier cette Neuvaine devant l’image de Notre-Dame de Myans, qui est à l’origine de ce chapelet, et qui a déjà obtenu des miracles.
“ Seigneur, Toi qui peux tout, écoute ton peuple qui crie vers Toi et Te supplie de venir à son secours !
Marie, Toi qui, à l’Assomption, es montée auprès de Ton fils, intercède auprès de Lui et obtiens-nous sa Miséricorde et des grâces pour protéger notre monde en grand danger. ”
L’autre visage de la Guerre d’Espagne
Pio Moa a été militant du Parti Communiste Espagnol puis fondateur de groupe de résistance maoiste GRAPO. Ardent combattant anti-franquiste, il participa à de nombreuses actions violentes avant de se lancer dans un long travail de recherche en étudiant le fonds documentaire de la Fondation socialiste Pablo Iglesias. C’est là qu’il découvrit « l’autre visage » de la gauche révolutionnaire.
Il a publié Les mythes de la guerre d’Espagne 1936-1939, qui est un énorme succès de librairie lors de sa parution en Espagne en 2003. Cet ouvrage conclut à la responsabilité écrasante de la gauche révolutionnaire dans le déclenchement de la guerre civile espagnole. Selon les documents rassemblés par Pio Moa, l’origine du conflit n’est pas, en effet, le coup d’état raté de juillet 1936 contre la Seconde République espagnole mais bien la « menace rouge » que représentaient pour la démocratie les factions d’extrême gauche qui préparaient un soulèvement de type communiste sur le modèle de la révolution asturienne de 1934.
La radicalisation de la gauche au pouvoir sous le Frente Popular (assassinats de militants et hommes politiques des différentes composantes de la droite démocratique, destruction d’édifices religieux, assassinats de religieux, etc.) va entraîner un raidissement des conservateurs. Et ce sera l’escalade : le soulèvement militaire du 18 juillet 1936 survient alors que Largo Caballero et ses partisans avaient lancé depuis 1934 un processus révolutionnaire similaire à celui qui, en octobre 1917, a eu raison du régime Kerensky en Russie.
Dans cet ouvrage de près de 700 pages, l’auteur remet donc l’Histoire à l’endroit, sur les origines de la guerre civile espagnole, le rôle de l’URSS, l’armement des masses populaires, le massacre de Guernica (un des mythes les plus intenses du conflit), la persécution religieuse, les Brigades internationales, la guerre civile au sein de la guerre civile, le vol des oeuvres du Prado…
Concernant la persécution religieuse, Pio Moa écrit :
La distribution d’armes aux masses populaires a eu un résultat assez prévisible avec le déclenchement d’une persécution contre l’Eglise catholique qui a pris des proportions gigantesques, supérieures à celles de la Révolution française, et, probablement, à celles de l’Empire romain. Environ 7000 religieux sont morts durant la période, nombre qui comprend 13 évêques et plus de 3000 laïcs catholiques, tués uniquement en raison de leurs convictions religieuses (dont la moitié rien que durant les deux premiers mois de la guerre d’Espagne).
Ces exactions ont été accompagnées d’une extrême cruauté. Un coadjuteur âgé a été dévêtu, martyrisé et mutilé puis ses organes génitaux lui ont été insérés dans la bouche. Un autre a été fusillé progressivement par des tireurs qui visaient successivement des organes non vitaux. Nombreux sont ceux qui ont été livrés à un taureau de combat et certains se sont vus arracher leurs yeux et castrer. L’on a retiré l’un des yeux d’un chapelain puis on lui a coupé une oreille et la langue avant de l’égorger. Un autre a été torturé avec des aiguilles à sac sous les yeux de sa mère, qui était déjà âgées. Un autre encore a été attaché à un tramway et traîné derrière le véhicule jusqu’à ce que mort s’ensuive. Onze détenus qui étaient prisonniers dans une check ont été frappés et découpés avec des masses, des bâtons et des couteaux jusqu’à ce qu’il n’en reste que des petits morceaux.
La République impuissante
De Stéphane Buffetaut, vice-président du CNIP, ancien député européen, pour le Salon beige:
Il y a peu le Garde des sceaux, pris à partie par l’opposition au sujet de la multiplication des meurtres à l’arme blanche dans nos rues et sur nos places, s’emporta et ironisa sur le fait que le Rassemblement national mettrait sans doute fin à cette délinquance grâce à un coup de baguette magique. Certes, venir à bout de la violence qui envahit nos villes et nos campagnes, qui a coupé de la communauté nationales des quartiers entiers, ne sera pas chose aisée. Surtout lorsque pendant des décennies on a laissé la situation empirer, notamment par déni idéologique qui empêchait de voir la réalité. Ou encore par une poisseuse complaisance qui faisait des délinquants et criminels des victimes ! Etrange retournement moral ou plutôt immoral.
Mais enfin, la difficulté ne doit pas empêcher d’agir. Au contraire, elle doit pousser à la faire et avec force. Rappelons quelques faits :
- Le ministère de l’intérieur a recensé près de 70 « quartiers de reconquête républicaine », en français des zones de non droit où tout ce qui, de près ou de loin, touche à l’autorité de l’Etat (police, pompiers, ambulances, bus …) n’a plus droit de cité.
- Le taux d’exécution de l’obligation de quitter le territoire était de 12,40% en 2019 (rapport de l’AN n°1990, annexe 28) et est tombé à moins de 10% lors de la crise sanitaire (Sénat rapport sur le projet de loi de finances pour 2022).
- Les violences contre les forces de l’ordre ne cessent d’augmenter, le nombre d’agressions a atteint le chiffre de 37431 par an, 85 actes de violence journaliers contre la police nationale (Sénat, question écrite n°22983 2021) .
- Le nombre d’attaques à l’arme blanche serait de 120 par jour (sénatrice Valérie Boyer, calcul tiré de l’INSEE par le Figaro).
- En application de la directive dite « retour » du 16 décembre 2008, la loi Valls du 31 décembre 2012 a dépénalisé le séjour irrégulier qui n’est plus un délit pénal.
Qu’est ce que traduit tout cela ? La démission de République qui, en fait, a renoncé à assurer la sécurité, la tranquillité et l’ordre pour ses citoyens. Les arguments juridiques pour ne pas agir sont nombreux, mais enfin une directive peut-être modifiée, un traité amendé. Il faut simplement le vouloir.
Autre faiblesse de l’Etat régalien, la Défense. Le rapport d’information n°5054 de l’Assemblée nationale de février 2022, donne une image inquiétante de l’état de nos forces conventionnelles, alors que les menaces de conflit de haute intensité se font plus fortes, comme le démontre la guerre en Ukraine. En faisant du budget de la Défense une variable d’ajustement, nous avons dangereusement affaibli nos forces comme le montre l’évolution des chiffres de notre matériel et de nos effectifs :
- Chars de bataille, 1349 en 1991, 222 en 2021, 200 prévus en 2030.
- Avions de combat (air et marine), 686 en 1991, 254 en 2021, 225 prévus en 2030.
- Grands bâtiments de surface, 37 en 1991, 19 en 2021, 19 prévus en 2030.
- Effectif militaire, 453 000 en 1991, 203 000 en 2021.
- Réservistes, 420 000 en 1991, 41 000 en 2021.
Or, si l’on réduit par trop les forces conventionnelles, la force de dissuasion, force de dernier recours, devient la force de premier recours, ce qui détruit toute la logique de la dissuasion.
Passons à l’Education nationale. Dans le classement PISA la France stagne. En 2019 elle se trouvait en 23ème place sur 79, place comparable à celle de 2016 malgré la progression des dépenses d’éducation. On soulignera que 57% des élèves français estiment que les enseignants ne s’intéressent pas à leur progression et que la France est un des trois pays où les élèves font état des plus grandes inquiétudes en matière de discipline. Piètre résultat pour un budget de 55,2 milliards d’euros (loi de finances 2022).
La crise sanitaire a dévoilé l’état de déshérence de l’hôpital public. Depuis l’an 2000, 79 896 lits ont été fermés en France (France info) et le professeur Jean-François Delfraissy estime que 20% des lits d’hôpitaux sont inutilisés faute de personnel soignant. Le personnel de l’hôpital public compterait deux administratifs pour un soignant, proportion inverse de l’hospitalisation privée ! Les déserts médicaux ne cessent de s’étendre en partie en raison du numerus clausus qui avait été instauré en 1970 pour réduire l’offre de soins afin de faire baisser les dépenses de santé. Décision technocratique absurde qui conduit à aller chercher des médecins dans le monde entier faute d’en trouver en France.
Et que dire de la misère de notre patrimoine trop souvent laissé à l’abandon ?
Tout ceci démontre l’impuissance de notre république. Pourtant les Français financent l’Etat le plus cher du monde et sont en droit de demander des comptes. Avec une dette publique de 2 813 mds d’euros, des dépenses publiques qui représentent 59,2% du PIB, des prélèvements obligatoires qui atteignent 44,5% du PIB (source INSEE) les citoyens peuvent se demander où est englouti leur argent alors que la République s’avère incapable de remplir correctement ses fonctions régaliennes.
L’Allemagne, qui n’est pas sous administrée, compte 56 fonctionnaires pour 1000 habitants. La France 85 pour 1000 habitants soit 600 000 fonctionnaires de plus que l’Allemagne qui compte pourtant quinze millions de plus d’habitants. Il se trouvera toujours un idiot pour demander si l’on estime qu’il y a trop de policiers, de magistrats ou d’infirmières. Evidemment non, mais il y convient de réduire les normes qui empoisonnent la vie des Français, de supprimer des services inutiles, pour diminuer le nombre de bureaucrates qui pèsent de façon soviétique sur la nation.
Notre pays est aussi celui de l’assistanat et de l’ouverture au monde des minimas sociaux. Ce qui n’est pas tenable. Lors du lamentable épisode Hollande/Leonarda, le père de celle-ci, de nationalité italienne, avait expliqué qu’il était venu en France parce qu’il avait fait les comparaisons et que c’était en France qu’il y avait les meilleures aides. Nous ne pouvons financer la misère du monde.
La République, cinquième du nom, se révèle incapable de se réformer en profondeur et s’enfonce dans l’impuissance et le renoncement, alors que le centralisme ne cesse de croître et que l’Etat étouffe la société. Toutes les républiques précédentes en sont mortes et ont fini dans le coup d’Etat, éventuellement habillé de légalité, où la défaite. La Vème est entrée en phase terminale. Qui achèvera ses souffrances ?
Mgr Suaudeau: passion de la vérité et défense de la vie
D’Aude Dugast, Directrice de la Master-class Science et Ethique Jérôme Lejeune, pour le Salon beige:
Ancien conseiller scientifique de l’Académie pontificale pour la Vie et Directeur scientifique de la Master-class Jérôme Lejeune, Mgr Jacques Suaudeau a été rappelé à Dieu le 28 juillet. Nous lui rendons ici un hommage plein de reconnaissance.
Docteur en médecine, docteur en théologie, docteur en archéologie, médecin et prélat d’honneur du Saint Père, Mgr Jacques Suaudeau est mort jeudi 28 juillet, au soir, laissant le souvenir d’un homme dont l’intelligence exceptionnelle et la modestie exemplaire forçaient l’admiration de tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer.
Né le 20 juin 1941 à Oran, en Algérie, il choisit la voie de la médecine et devient chirurgien, spécialiste des transplantations d’organes au National Institute for Health à Bethedsda aux Etats-Unis. Il devient ensuite chercheur associé au Massachusetts General Hospital, à l’Université d’Harvard à Boston, puis à l’université Yale. C’est là qu’il entend l’appel du Seigneur pour la prêtrise et à l’âge de 44 ans, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Grenoble.
Il part ensuite pour Rome où il devient Official du Conseil pontifical pour la Famille avant de devenir conseiller scientifique de l’Académie pontificale pour la Vie jusqu’en 2015. Il est aussi consultant pour le Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé et aumônier de la Fédération internationale des associations des médecins catholiques.
Le Vatican ayant remarqué son exceptionnelle érudition scientifique et la qualité de son jugement, le nomme encore délégué du Saint Siège auprès du CDBIO (Comité Directif du Conseil de l’Europe pour la Bioéthique devenu DH-BIO) à Strasbourg, en 2006 (jusqu’à ce jour) et Délégué du Saint Siège auprès du CIB (Comité international de bioéthique) et du CIGB (Comité intergouvernemental de bioéthique, UNESCO, ) en 2010.
Sur le plan des connaissances, la mort de Mgr Suaudeau est tragique comme le serait l’incendie d’une bibliothèque universitaire unique en son genre. Cet homme d’une érudition hors du commun lisait depuis 50 ans toutes les publications scientifiques qui comptent, et en faisait son miel. Humble disciple du Cardinal Elio Sgreccia, ancien président de l’Académie pontificale pour la Vie, dont il a traduit discrètement en français le Manuel de bioéthique de référence, il était le savant que l’on pouvait interroger à toute heure du jour et de la nuit. Quelle que fut la difficulté de la question, il ne mettait jamais plus de quelques heures à vous répondre en plusieurs pages précises comportant toutes les références des publications scientifiques ad hoc. Rien ne lui échappait. Lors du grand congrès sur les cellules souches adultes organisées par la Fondation Jérôme Lejeune et l’Académie pontificale pour la vie à Rome, c’était lui qui avait proposé d’inviter comme orateur le professeur Yamanaka,encore illustre inconnu. Et c’est lors de ce congrès que le Pr Yamanaka a, pour la première fois, évoqué l’existence des cellules IPS qu’il avait découvertes et qui allaient révolutionner les recherches en thérapie cellulaire en offrant une alternative éthique à la recherche sur les embryons humains. Pour cette découverte le Pr Yamanaka recevra plus tard le prix Nobel.
Grand serviteur de la vérité et de la vie, dans le domaine de la médecine, Mgr Suaudeau s’intéressait aussi avec talent aux études sur le Saint-Suaire de Turin, auquel il a consacré deux ouvrages. Mais sa passion la plus grande, était sans doute l’archéologie. Il y consacrait ses rares vacances, ne craignant pas de traverser en voiture la France et l’Italie avec son échelle dans le coffre, pour arpenter à l’infini ces rues désertes qu’il connaissait comme sa poche et étudier à la loupe chaque centimètre des maisons à colonnes, objets de ses délices. A l’âge de 16 ans, muni d’une Bourse d’études obtenue grâce à ses excellents résultats scolaires, il avait franchi pour la première fois la porte de la ville engloutie, et depuis lors cette passion ne l’avait plus quitté. C’est ainsi qu’en 2018, entre deux livres, deux cours et deux comités d’éthique, il a soutenu sa thèse d’archéologie sur les maisons à colonnes et à étages de Pompéi. La joie de Mgr Suaudeau quand on l’interrogeait sur Pompéi était communicative. Il n’avait plus 80 ans mais retrouvait le regard étoilé d’un jeune étudiant passionné et si heureux de chercher, comprendre, et transmettre.
Car Mgr Suaudeau c’est aussi, cela : le talent remarquable d’enseigner. C’est sans aucun doute la seule personne au monde capable de vous raconter l’histoire de la découverte des cellules souches en vous tenant en haleine, comme on lit un roman policier. Ou comme on lit l’histoire du Petit chaperon rouge aux enfants. Avec suspens, enjouement, et bonheur.
Nous avons eu la chance de le voir rejoindre la Fondation Jérôme Lejeune, à son retour de Rome, où il avait rencontré à maintes reprises Jérôme et Birthe Lejeune. C’est ainsi qu’en 2012 il a participé à la création de la Master-class Science et Ethique Jérôme Lejeune dont il est devenu le directeur scientifique et le professeur principal. Cette formation d’expertise pour les étudiants en médecine, et les jeunes professionnels de santé lui tenait grandement à coeur. C’était sa joie. Rien ni personne n’aurait pu l’empêcher de venir chaque semaine de Voiron, où il résidait désormais, à Paris, pour donner ses deux heures de cours ou accueillir le professeur invité. Rien ni personne. Pas même les grèves SNCF ou les neiges de Grenoble. Si le train restait en gare, il prenait sa voiture. A 78 ans… On ressortait de ses cours, ébloui et heureux. Derrière le génie, on devinait le coeur d’enfant, et ses étudians ne s’y trompaient pas. Beaucoup l’adoraient et tous l’admiraient.
Après une longue maladie, contra laquelle il a lutté car il avait trop à faire pour s’écrouler, il s’est éteint rapidement, en quelques jours. Il est mort, comme il a vécu, en travaillant jusqu’au bout et en tournant les talons discrètement. Le mercredi, veille de sa mort, il a fini d’écrire son dernier livre. Il l’a confié à un proche pour relecture. Le lendemain, jeudi 28 juillet, il rendait son âme à Dieu, mettant un point final à son ouvrage terrestre.
Ce grand serviteur de la cause de la Vie, prêtre dévoué et fidèle, amoureux de la science qui mène à Dieu, et dont la vie fut si féconde, est aujourd’hui dans la Gloire de son Seigneur. Nous l’espérons. Lui qui cherchait toujours à apprendre, contemple désormais Celui qui sait tout. Il doit se délecter de tout comprendre. Il doit être passionné !
Cher Monseigneur, merci pour tout, dans l’éternité ! Nous vous devons tant et tant !
RIP.
La SNCF ne sait pas conjuguer
Le stagiaire de la SNCF promeut l’écriture soi-disant inclusive avec des points…mais confond l’orthographe d’un nom avec celle d’un verbe à l’infinitif…


