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Terres de Mission : Qui êtes-vous Béchir Gemayel ?

Terres de mission reçoit Yann Baly pour parler de l’actualité – au Liban comme en France – de Béchir Gemayel. Auteur avec Emmanuel Pezé d’un “Qui suis-je?” sur ce héros de la résistance chrétienne libanaise, Yann Baly évoque à cette occasion les grands défis qui attendent les Libanais et les Français.

Puis Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture pour l’été.

 

Profanation de l’église Saint-François-d’Assise à Perpignan

La profanation de l’église Saint-François-d’Assise, implantée dans le quartier du bas-Vernet à Perpignan, remonte au samedi 23 juillet dernier entre 15 et 17 heures. Des vandales ont fouillé de fond en comble le lieu de culte et la sacristie, jetant les hosties consacrées au sol, avant de tenter de mettre le feu à une statue de la Vierge Marie et de s’emparer d’un maigre butin. Une enveloppe de 40 euros de dons et d’offrandes enfermés dans un coffre qu’ils ont fracturés. Une enquête a été ouverte.

Le climat mondial se réchauffe-t-il ?

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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le Giec pour les nuls

Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?

Episode 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au Giec ?

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Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe-t-il ?

Cette question est logiquement le point de départ des interrogations liées aux variations climatiques dont on nous rebat les oreilles depuis maintenant plus de 30 ans (premier rapport du Giec en 1990), devenues l’ennemi public numéro un, soi-disant causes de tous les maux de l’humanité, et horizon de l’extinction de l’humanité !

Dans les faits, tout dépend de quoi l’on parle, et des référentiels utilisés. Voyons cela.

En l’espace de 30 ans, le discours du Giec (organisme officiel de l’ONU en charge de l’étude de l’impact humain sur le climat, cf. chapitre 1) dont les rapports servent à orienter les politiques de tous les pays du monde, a varié. Passant en 1990 (rapport AR1) d’une notion de « réchauffement global », à une notion de « dérèglement climatique » vers les années 2010, à enfin une notion « variabilité climatique » depuis 5 ans environ. Et sachez qu’avant cette période, dans les années 1970, les premières études sur le sujet donnaient des projections allant vers un refroidissement de la planète (1). Ainsi le célèbre magazine Times fera plusieurs de ses Unes sur l’ère glaciaire qui s’annonce (numéro de janvier 1977 titré : The Big Freeze). Bref, les théories varient aux grès de nombreux paramètres, dont on fait l’opinion publique…

Les projections actuellement mises en avant vont d’un scénario positif avec une augmentation +1.5°C, à un scénario négatif à +5°C, pour la fin du siècle. L’objectif cible de toutes les politiques étant de rester sous les +2°C. Qui n’a pas entendu parler de cette valeur des 2°C repris en choeur par tous les thuriféraires de la cause climato-alarmiste ? Mais au fait, savez-vous d’où vient ce chiffre qui selon certains établit une frontière terrible entre le gérable et la catastrophe ?

Contrairement à ce que l’on nous laisse croire, les 2°C ne sont absolument pas issus d’un calcul scientifique ! Ce chiffre provient d’une discussion entre chefs d’Etats, lors de la COP 15 (Conference Of Parties), en 2009 à Copenhague. Pour mémoire, cette COP a été officiellement présentée comme le « sommet de la dernière chance » (1.1). Sommes-nous tous morts depuis ? Non. Le taux de CO2 a-t-il diminué ? Non, il a même augmenté. Mais, cela fait partie de la stratégie du Giec que de maintenir une peur latente auprès des populations, ainsi l’argument de la « dernière chance » est-il utilisé depuis les années 1990. Et en 2050, soyez certains que se tiendra à nouveau le « sommet de la dernière chance »…Mais revenons à la COP de 2009.

Pour qu’un texte soit validé lors d’une COP, il faut l’unanimité de tous les participants, soit 195 pays + l’Union Européenne (on rappellera que les engagements ainsi pris par les Etats ne sont pas contraignants, il sont juridiquement nuls, c’est juste une intention). Comme une unanimité est impossible, depuis de nombreuses années, les textes étudiés et votés comportent diverses mentions qui sont mises entre crochets [ ] pour signifier qu’il y a un désaccord et noter ainsi les différentes versions.

Durant les COP, des délégués gouvernementaux essayent de se mettre d’accord sur des textes, avant que le dernier jour, les chefs d’Etats ne viennent pour signer et faire la photo. Mais voilà qu’en 2009 à Copenhague, personne n’est d’accord sur rien ! Pour beaucoup d’analystes, cette COP est un échec. Le président Sarkozy, lors de la conférence de presse (1.2), reconnaîtra que le système onusien est « à bout de souffle ». Cette COP a été tellement délétère, que pour la première fois, il n’y a pas eu de photo finale avec tous les chefs d’Etats…

Parmi les divers sujets clivants, il y a une véritable guerre politique concernant la cible de limitation de température. Wikipédia (2) de rappeler : « la COP 15 a abouti au premier accord réellement mondial visant à ne pas dépasser une augmentation moyenne de 2 °C en 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle soit 1850, et non pas à 1,5 °C comme le souhaitaient vivement les représentants des pays insulaires (AOSIS), le G77, la Chine et l’Alliance bolivarienne pour les Amériques. » Ainsi dans le document avant signature, nous trouvons plusieurs températures pour fixer la limite à ne pas dépasser qui s’étalent de +1,5°C à +4°C, en fonction des souhaits des pays. Cet écart (important puisque la variation est presque du simple au triple) de vision des choses vient du fait que la cible en matière de plafonnement de l’hypothétique augmentation de la température implique des restrictions drastiques en matière d’énergies, de production, bref de niveau de vie des pays.

Le 18 décembre 2009, les chefs d’Etats arrivent sur site et font le constat d’un blocage de la situation. Dès lors, soit-il faut annoncer aux médias et au monde la vérité, et dire que personne n’est d’accord sur rien, soit, on trouve quelque chose à mettre en avant pour cacher le reste. Ainsi, durant plusieurs heures, quelques chefs d’Etats, dont les USA, vont s’enfermer à huis clos pour trouver une solution. « Quelques » car il en reste 26 sur les 196 qui participent à la COP ! Les autres sont déjà repartis, et notamment le représentant de l’UE qui n’a donc pas participé à la discussion. Les valeurs les plus hautes sont rapidement écartées car en termes de communication il est impossible d’arriver à un consensus sur une valeur haute, ce qui ressemblerait à un aveu d’échec et entraînerait la colère des partis écologistes qui sont craints par nombre de gouvernements occidentaux. Finalement ce petit groupe va se mettre d’accord sur le chiffre de 2°C. Sorte de compromis entre 1,5°C voulus par certains, les plus intransigeants, et 4°C demandés par les plus souples sur la question.

Dans cette salle, personne ne sait vraiment ce que cela implique, ni si c’est réaliste ou non, il n’y a aucun scientifique ni aucun conseiller, c’est de la pure politique. François Gemenne, chercheur à Science Po Paris, spécialiste en géopolitique climatique, et proche du Giec, qualifie dans un article paru dans l’Express (2.1), de « compromis politique » ce chiffre de 2°C. Nous parlons bien ici de politique, et que de politique…

Ce qui compte, c’est de trouver au moins un « truc » sur lequel on est d’accord. Ensuite, les communicants prendront le relais et tout un battage médiatique sera fait sur ce fameux 2°C comme étant issu d’une mûre réflexion. Malgré tout, la séance plénière de clôture qui suivra verra plusieurs pays, dont Tuvalu, toute l’Amérique du Sud et de nombreux pays Asiatiques, finalement refuser de signer le texte (3). En effet sur les 196 pays, 102 avaient explicitement demandé une limitation à +1,5°C…

La COP 15 se referme donc sur un constat de désaccord, en dépit de la mise en avant de la cible des 2°C pour tenter de sauver les apparences. Dans un article publié le 18 décembre 2009 dont le titre est « Dans la confusion, Copenhague s’achève sur un échec », Le Monde, pourtant soutient du Giec, écrit : « Le projet d’accord a été qualifié de pire de l’histoire par le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77, représentant 130 pays en développement. Pour le moment, il n’y a pas d’accord, a-t-il insisté, juste un projet de déclaration qui doit encore être entériné. ».

Les célèbres 2°C ont donc été décidés sur un « coin de table », par quelques chefs d’Etat, indépendamment de toute réalité ! Il ‘s’agit de communication et pas de science. D’ailleurs, si ce chiffre était issu d’un véritable calcul scientifique, il est très peu probable qu’il n’ait aucune décimale… Le point final de cette affaire aura lieu lors de la COP 21 (qui s’est tenue à Paris), où, sous la pression des Etats Unis représentés par Obama, la limitation à + 2°C pour l’année 2100 sera sanctuarisée (4). Un moyen comme un autre de montrer des signes de bonnes volontés aux écologistes et aux populations qui sont maintenues sous une chape de peur.

Ce point étant précisé, regardons ce qu’il en est de la variation de la température.

Tout d’abord, il faut savoir que le Giec utilise une notion de TMAG (Température Moyenne Annuelle Globale) quand il parle d’une augmentation de température. Et ce point pose déjà problème à de nombreux scientifiques. En effet, une température moyenne de la Terre ne veut strictement rien dire. C’est un raccourci qui a été fait pour les résumés à destination des politiques. Il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de température moyenne pour toute la Terre. C’est comme si je vous donnais la température à Sydney qui se trouve dans l’hémisphère sud, alors que vous habitez Paris, en estimant que c’est plus ou moins la même chose ! D’autre part, autant sur les continents nous disposons de nombreuses stations météorologiques qui font des relevés précis de la température, autant sur les Océans et les mers seules quelques bouées embarquent des appareils de mesure, et nous en avons une vision très parcellaire car il est impossible de mailler les océans de centaines de milliers de bouées. Or, la partie liquide de notre planète représente 70% de sa surface. Donc, sur 70% de la surface de la Terre nous ne disposons pas de relevés avec un maillage suffisant. Pour être tout à fait complet, il existe aussi des relevés des températures via les satellites, mais là encore, en ce qui concerne les Océans, les mesures s’effectuent en quelques points. En conclusion, la TMAG est une notion purement théorique et qui s’appuie sur un modèle très approximatif concernant la plus grande surface effective de la planète.

Néanmoins, cette valeur de la TMAG est communément utilisée pour globaliser des calculs, et s’agissant d’un concept simple (une seule valeur) elle se prête aisément à une diffusion médiatique. Dès lors, cette Température Moyenne est très souvent mise en avant.

Pour répondre concrètement à la question de la variation de température actuelle, interrogeons le Hadley Center (5), qui est un organisme scientifique anglais, spécialiste du climat, référencé par l’ONU et le GIEC (toujours pas de données complotiste ici…), et qui donne des séries de relevés planétaires depuis l’année 1850. Cet organisme est parmi ceux faisant le plus autorité en la matière. Il publie régulièrement un indice TMAG, constitué de la mesure de température des océans (appelé HadSST) et des surfaces émergées (appelé CRUTEM), qui, grâce à une formule mathématique, qui va pondérer les deux valeurs en fonction de plusieurs critères (7), permet de sortir cette fameuse Température Moyenne Globale. Qui comme déjà dit, n’est qu’indicielle.

Fin 2020 (7), le Hadley Center, indique que la variation de température moyenne est de + 1,15°C.

Ce chiffre est le référentiel admis par le GIEC, mais aussi par les laboratoires scientifiques qui sont en désaccord avec les orientations du Giec. On notera que d’autres organismes donnent eux une variation de +0,6°C globale (notamment Météo France (8) ). Ceci nous démontre la difficulté en la matière pour établir des chiffres à un tel volume de données. En conclusion, la température moyenne de la Terre a augmenté d’une valeur comprise entre + 0,6°C et + 1,15°C.

D’une façon générale, la valeur communément admise est de +1°C d’élévation de la TMAG.

La réponse à la question qui forme le titre de cet article, est donc oui. Nous faisons bien face à une variation positive de la température qui est d’environ +1°C de 1850 à 2020, soit en 170 ans. Wikipédia (organisme politiquement correct) de relater une période un peu moins longue mais proche : « Depuis 1880, la température moyenne à la surface de la Terre s’est réchauffée de 1 °C (10) », dans sa page sur le réchauffement climatique.

Cette valeur est donc celle retenue et validée par les Etats, elle a un caractère officiel.

Se posent alors deux questions :

A/ Tout d’abord, quel est le référentiel de cette augmentation, autrement dit, +1°C par rapport à quoi ?

Le GIEC retient comme point de départ l’année 1850, soit le début de l’industrialisation. C’est là un choix qui est critiquable, car sur une plus grande période, ou sur une autre période, la valeur de la variation serait différente, voire négative… Mais, rappelez-vous que le rôle du GIEC (cf. chapitre 1) n’est pas d’étudier le climat au sens large du terme, mais l’influence de l’Homme sur le climat. Dès lors, l’analyse commence à une période où l’activité industrielle humaine devient de plus en plus forte et où, de facto, quel que soit la variation climatique mesurée par la suite, la corrélation avec l’activité humaine devient un postulat alors facile à imposer… Tout ce qui arrive depuis 1850 (révolution industrielle), pas seulement le climat, est nécessairement de la faute de l’Homme. C’est du moins la lecture imposée par les mouvements écologistes inter-mondialistes.

Maintenant, prenons un autre angle de vue : La NASA a publié un graphique (https://data.les-crises.fr/images/1300-climat/1340-rechauffement-global/planete-temperature-moyenne-2.jpg) qui représente la variation de température moyenne de la Terre depuis 1880 à 2012 en prenant comme référentiel la période 1950-1980 soit le début de la variation. Si vous regardez ce graphique (qui est tout ce qui a de plus officiel), vous voyez une amplitude qui va de -0,4°C à +0,6°C, soit une variation de +0,2°C. Ce calcul qui relève de mesures produites par un organisme adoubé par l’ONU, donne donc un chiffre différent… Preuve que la mesure d’une variation dépend avant tout du référentiel retenu…

Idem si vous comparez la variation de température à fin 2020 avec la température moyenne en Europe du Nord au XIIe siècle, eh bien vous trouveriez qu’il n’y a aucune variation, voire même en fonction de la date une variation de -2°C, oui, négative… (cf. point B ci-dessous et l’Optimum médiéval). Et, pourquoi ne pas analyser la variation depuis le début du XXIe siècle, période où des pays comme la Chine et l’Inde connaissent une progression importante et donc une production de Gaz à effet de serre massif ? Dans ce cas, la variation de TMAG de 2000 à 2020 n’est plus que de + 0,3° C. Vous souhaitez regarder une autre période ? : De 1880 à 1930, la variation est là de … 0°C !

Enfin, si on prend un très grand référentiel (graphique ci-dessous des relevés en Antarctique), soit une période de 400 000 ans, on se rend compte que la planète a connu des périodes glaciaires d’environ 100 000 ans, et des périodes plus chaudes d’environ 15 000 ans. Si nous prenons comme référentiel la dernière période chaude, de façon à voir si nous sommes dans un cadre « normal », entre la période glaciaire de Riss et celle de Würm, alors que nos ancêtres étaient déjà sur la Terre, la température moyenne est estimée à +19°C (contre 15°C normalement), soit une variation de + 4°C environ. Par rapport à cette période, nous faisons donc actuellement face à une variation de… -3°C.

B/ La seconde question est de savoir si ce chiffre de +1°C mérite notre affolement ? Doit-on considérer que notre « maison brûle » comme l’avait dit Jacques Chirac, alors président, lors du IVe Sommet de la Terre en septembre 2002 ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que depuis son origine, le climat de la Terre est en perpétuel mouvement, même si les conditions extrêmes d’il y a quelques millions d’années n’ont plus cours. Mais, sur les 200 000 dernières années, nous avons connu de fortes variations entre des périodes glaciaires et des périodes plus chaudes. Nous pourrions donc estimer que la variation actuellement enregistrée n’a rien d’anormale. Cependant, les tenants de la thèse climato-catastrophique balaient cela du revers de la main, expliquant que ce qui est catastrophique ici, c’est la vitesse à laquelle cette progression se réalise (+1°C depuis 1850).

Sauf que cet argument ne tient pas vraiment. En effet, +1°C en 170 ans n’a rien d’extraordinaire, et nous avons connu mieux, ou pire selon les points de vue, dans notre histoire. C’est ce que l’on appelle en science des événements hyperthermiques.

Vers l’an 900 à l’an 1350 environ, la planète va connaître un réchauffement (10) que les historiens appellent « Optimum médiéval ». Sur cette période d’environ 450 ans, les températures vont augmenter en moyenne de + 2°C, avec localement dans l’hémisphère Nord, +4°C, par rapport à la moyenne standardisée à 15°C. Ces mesures sont données par le professeur Lamb, paléontologue, de l’Office Météorologique d’Angleterre (http://www.climateaudit.info/pdf/others/lamb.ppp.1965.pdf). Et ce réchauffement a été constaté pour toute la Terre, car des mesures similaires ont été faites dans les sédiments du lac Nakatsuna au Japon, mais aussi en Antarctique, ou encore dans la baie de Chesapeake aux USA. On notera que cette période de réchauffement a été une période faste sur le plan économique et le développement de la population, surtout en Europe. A cette époque nous avons trace de vignes bien au-delà des zones actuelles (plus au Nord), et nous savons que par exemple les glaciers des Pyrénées étaient beaucoup moins étendus qu’actuellement. La variation a été de +2°C à +4°C (en fonction des zones et des périodes), avant de décroitre. Cette décroissance a donné lieu à ce que les historiens appellent le « petit âge glaciaire » qui va s’étendre du XVe au milieu du XIXe siècle, correspondant à une faible activité solaire. Nous savons, par exemple, que la Seine est restée gelée durant 56 jours, du 26 novembre 1787 au 20 janvier 1788 ! Difficile de prétendre que ces changements climatiques extrêmes sont le fait de l’activité humaine, encore moins qu’ils ont provoqué la fin de l’humanité…

Avant cela, vers -250 à -400 avant JC, un autre pic de chaleur est enregistré, appelé « l’Optimum romain », une période où il y avait des vignes en Angleterre, en Belgique ou encore au Danemark. Bien que les estimations soient difficiles à calculer avec précision, nombre de spécialistes estiment que l’Optimum romain, a été plus chaud que l’Optimum médiéval. Il faisait alors bon vivre à Rome, mais aussi à Athènes, selon les écrits du philosophe grec Théophraste décédé en l’an -287, et qui nous a laissé divers chroniques sur son siècle. Il en ressort une estimation officielle d’une variation de la température moyenne autour du bassin méditerranéen de 16,4 °C à 22,7 °C avec une valeur moyenne de 19,5 °C, sur une période de 150 ans (étude publiée dans Nature en date du 26 juin 2020 (10.1) ) .

Il y a donc 2 000 ans, la Terre a connu un réchauffement dont la moyenne est estimée à 19,5°C, soit +4,5°C par rapport à la moyenne standard de 15°C. Ces 4,5°C étant une moyenne, cela implique que sur certaines zones la variation de température est plus élevée avec un maximum estimé à +9,2°C de variation positive…. Grâce à ce réchauffement, le célèbre Hannibal traversa les Alpes avec ses éléphants en 218 avant JC pour attaquer Rome, ce qui lui serait impossible à notre époque !

Comme vous le voyez, les variations de températures et de climat font partie des cycles de notre planète. Rien que sur les 3 500 dernières années, les paléontologues identifient 4 Optimum : Minoen, Romain, Médiéval et Actuel. En l’état actuel des choses, une variation de +1°C sur 170 ans n’a rien d’extraordinaire, ni d’alarmant, si on la compare aux Optimum précédents (+4,5°C pour l’Optimum romain).

Nonobstant ces faits indiscutables, la communication faite autour de ce +1°C prend une dimension millénariste de fin du monde, nous expliquant que nous faisons face par exemple à des canicules mortelles jamais vues. En 2003, la canicule a fait 19 000 morts en France, soit 0,03% de la population. Bien entendu tout cela était la faute à l’Humanité polluante et au CO2. Sauf que la canicule (mesurée et notifiée…) la plus meurtrière en France a été celle de 1911 (10.2) qui a duré 70 jours (du 11 juillet au 13 septembre), avec des journées à plus de 40°C, un record absolu, et qui a fait 49 000 morts, soit rapporté à la population d’alors 0,13%, quatre fois plus qu’en 2003 ! Et pourtant en 1911, même les climato-alarmistes ne peuvent accuser les Gaz à effet de serre anthropiques…

Bref, ce +1°C dit qu’il n’y a pas d’urgence climatique !

« La deuxième raison de chercher des économies du côté du climat est qu’il n’y a pas vraiment d’urgence environnementale. Lire : climatique, puisque le souci du climat a évincé celui de l‘environnement, notamment en France, où il n’y a plus un ministre de l’Environnement depuis longtemps, mais plusieurs ministres de la Transition écologique. La lutte contre le « dérèglement climatique » (comme s’il y avait un règlement climatique) est devenue une religion : avec ses pontifes, ses dogmes, ses catéchismes, ses conciles, ses zélotes, ses interdictions, ses prescriptions, ses proscriptions, ses taxes, ses subventions – et ses profiteurs. » (10.2) Ce texte est écrit par un spécialiste de l’environnement, non-complotiste puisqu’à un haut poste d’une administration officielle. Il s’agit de M. Rémy Prud’homme, ex- Directeur-Adjoint de la Direction de l’Environnement de l’OCDE.

Autre fait marquant à connaître, mais pas des moindres, la TMAG est restée stable de 1995 à 2010. Cette stabilité a été confirmée par le Climatic Resarch Unit (11) (CRU), et finalement reconnue par le Giec (11.1). Oui vous avez bien lu, il n’y a eu aucun réchauffement mesuré de 1995 à l’année 2010 ! Ce qui n’a pas empêché les médias et le Giec durant cette période de 15 ans, de continuer à parler de réchauffement et à souvent diffuser de fausses valeurs, sous couvert de « projection potentielle ». La réponse du Giec, qui dans son rapport de 1990 n’avait absolument pas prévu cela, tient en une phrase, un mantra : « il s’agit d’une pause ponctuelle, mais ensuite, cela va être pire… » Posez-vous la question de savoir pourquoi vous venez de découvrir cette information, qui n’est pas complotiste puisque reconnue par le Giec, pourquoi durant 15 ans vous avez continué à n’entendre que des discours catastrophiques… ?

Reste que pour les climato-alarmistes ce +1°C peut être un « domino » qui va amener bien pire, et c’est là-dessus que jouent certains organismes pour entretenir la peur avec des projections purement mathématiques et théoriques.

A ceci près qu’en fait nous constatons que c’est tout le système solaire qui se réchauffe. Le magazine scientifique Futura science titre en 2020 (12) : « L’Univers aussi se réchauffe », et introduit son article par : « Alors que le rayonnement fossile ne cesse de se refroidir depuis le Big Bang, la matière baryonique formant les halos des amas de galaxies ne cesse de se réchauffer selon un groupe de cosmologistes ayant analysé des observations faites notamment avec le satellite Planck ».

Sauf erreur de ma part, il ne me semble pas que ce réchauffement soit d’origine humaine ! La totalité de l’énergie calorifique de notre système solaire est produite par le Soleil, qui, dû à ses cycles et variations, réchauffe tout ce qui se trouve dans son champ gravitationnel dont la Terre. Dit autrement, le réchauffement terrestre de +1°C est naturel, et rentre dans le cadre des variations climatiques qui font partie des cycles de l’univers. Toutes les planètes de notre système sont concernées… Ce postulat, implique également qu’il est très probable qu’après une période de réchauffement, le système solaire et donc la Terre connaîtront une période de refroidissement (diminution de l’activité solaire selon les cycles connus vers 2040 – 2050 (12.1) ) comme c’est le cas depuis… 3 milliards d’années.

Il est important de comprendre qu’en matière de projection de l’état du climat il est très difficile, voire impossible de faire des calculs fiables (équations chaotiques), nous ne disposons pas de la technologie pour cela. Les projections à 50 ou 100 ans proposées par le Giec sont dénoncés comme fantaisistes par une bonne partie de la communauté scientifique, pour la simple et bonne raison que notre civilisation est pour le moment strictement incapable de projeter des données climatiques fiables au-delà de quelques semaines.

Ainsi en 2017, une équipe formée de plusieurs experts sous la direction du laboratoire de météorologie dynamique de l’Université Pierre et Marie Curie et du CNRS indiquait explicitement que le « réglage » des modèles utilisés par le GIEC était non documenté, opaque, subjectif, et le plus souvent biaisé pour atteindre les propriétés souhaitées (13). Il s’agit bien là d’une publication officielle d’un laboratoire du CNRS.

Enfin, tout récemment, au mois de mai 2022, le support scientifique le plus réputé et pourtant favorable au Giec, Nature, a publié un article (Reconnaître le problème du modèle chaud) signé par le GISS (Goddard Institute for Space Studies de la NASA), organisme certifié par l’ONU et le Giec, où il est fait part du fait qu’il existe bien un problème avec les modèles de projection du climat (14). On peut y lire : « Le modèle qui consiste à prendre en compte la moyenne des résultats de tous les modèles pour prévoir l’avenir thermique de la planète n’est plus valable. Il est recommandé d’exclure les modèles qui chauffent trop pour ne conserver que ceux qui donnent des résultats probables ou d’effectuer des pondérations statistiques pour réduire l’impact des surchauffeurs. » En Français : pour la première fois des experts proches du Giec reconnaissent que les modèles mathématiques de projection du climat « chauffent trop », dit autrement, donnent des résultats fantaisistes à la hausse. Pour mémoire, cela fait plus de 20 ans que de très nombreux scientifiques, mis à l’index, pointent du doigt ce problème qui est en fait au cœur de tout, à commencer par Benoît Rittaud (mathématicien français spécialistes des équations chaotiques et président de la ‘association des climato réalistes).

En conclusion, oui la Terre est dans un cycle de réchauffement, oui la probabilité que cette variation soit naturelle est très élevée, non cela n’est pas anormal, non 1°C en 170 ans n’établit pas un record, oui les autres planètes se réchauffent aussi, oui il est très probable qu’un refroidissement interviendra dans quelques décennies, et non en l’état de nos connaissances personne n’est en mesure de prévoir l’évolution sur les 30 ou 50 ans à venir.

Jacques Laurentie
Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche, et Face aux miracles -à paraitre-, éditions Téqui)

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(1) https://www.revueconflits.com/refroidissement-climatique8748-2/

(1.1) https://www.lejdd.fr/Ecologie/Climat/Actualite/Le-sommet-de-la-derniere-chance-155799

(1.2) https://www.lejdd.fr/Ecologie/Climat/Copenhague-minute-par-minute-158955-3280418

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Copenhague_de_2009_sur_les_changements_climatiques#:~:text=Quinzi%C3%A8me%20%C3%A9dition%20du%20sommet%20annuel,%C3%A0%201%2C5%20%C2%B0C

(2.1) https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/cop-21-pourquoi-veut-on-limiter-a-2-c-le-rechauffement-climatique_1740129.html

(3) https://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/18/un-accord-non-contraignant-obtenu-in-extremis-a-copenhague_1282914_1270066.html

(4) https://www.letemps.ch/monde/cop21-etatsunis-ont-pese-negociations

(5) https://www.metoffice.gov.uk/weather/climate/met-office-hadley-centre/index

(6) Le Hadley Center effectuer un maillage de la planète par carrés de 5° de coté (latitude et longitude) auxquels il affecte une mesure de température si possible, sinon une estimation en fonction des zones attenantes.

(7) https://crudata.uea.ac.uk/cru/data/temperature/

(8) http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/le-rechauffement-observe-a-l-echelle-du-globe-et-en-france

(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rechauffement_climatiqueelevation_recente_des_temperatures_atmospheriques_moyennes

(10) http://www.climateaudit.info/pdf/others/lamb.ppp.1965.pdf Etude établie en 1964 par H. Lamb, paléologue.

(10.1) https://www.nature.com/articles/s41598-020-67281-2?utm_source=CCNet+Newsletter&utm_campaign=30ad7c5ce1-EMAIL_CAMPAIGN_2020_07_24_03_53_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_fe4b2f45ef-30ad7c5ce1-36415357&mc_cid=30ad7c5ce1&mc_eid=b9fdc60fd9

(10.2) https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-07-12/ete-1911-la-canicule-oubliee-la-plus-meurtriere-en-france-73ff3a43-ef07-4453-abf5-1cd1a4c89a6a

(10.3) https://www.climato-realistes.fr/le-climat-comme-gisement-deconomies/

(11) https://www.dailymail.co.uk/news/article-1250872/Climategate-U-turn-Astonishment-scientist-centre-global-warming-email-row-admits-data-organised.html

(11.1) https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/la-pause-du-rechauffement-climatique-toucherait-a-sa-fin-504882.html

(12) https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmologie-univers-aussi-rechauffe-84155/

(12.1) une publication de La Royal Astronomical Society (juillet 2015) indique que le 26 e cycle du soleil (2030-2040) marquera une réduction de l’activité solaire de 60% réunissant ainsi les conditions d’un nouveau “minimum de Maunder” (refroidissement). http://solarscience.msfc.nasa.gov/SunspotCycle.shtml

(13) https://journals.ametsoc.org/view/journals/bams/98/3/bams-d-15-00135.1.xml

(14) https://media.nature.com/original/magazine-assets/d41586-022-01192-2/d41586-022-01192-2.pdf

Retour de la messe traditionnelle à Royan

Après plusieurs mois de travaux, l’église de Saint-Augustin-sur-Mer (nord-ouest de Royan) est réouverte.

La messe traditionnelle y sera à nouveau célébrée :
– le 15 août, à 9h00
– le 21 août, à 10h00
Puis, à partir de septembre, les premier et troisième dimanches du mois, à 9h00.

Par voie de conséquence, la messe à l’église Saint-Vivien de La Vallée sera célébrée à 11h00 tous les dimanches et jours de fête, à partir du 15 août.

Huitième dimanche après la Pentecôte

Les chants du propre de la messe du huitième dimanche après la Pentecôte sont à nouveau tous extraits du livre des psaumes, et nous allons trouver comme le dimanche précédent à l’Introït et à l’Alléluia un psaume de louange et d’action de grâces au Seigneur pour tous les bienfaits dont il nous a comblés. Dimanche dernier c’était le psaume 46, et aujourd’hui le psaume 47 qui lui fait suite, et qui est encore une acclamation triomphale, accompagnant l’entrée de l’arche d’alliance dans la cité sainte de Jérusalem…

L’Introït est le même que celui du 2 février, fête de la Présentation de l’Enfant Jésus au temple (ou de la Purification de la Sainte Vierge, ou de la Chandeleur) ; ce jour-là l’entrée de l’Arche d’Alliance, présence symbolique de Dieu, préfigure l’entrée réelle de Dieu dans son temple en la personne d’un petit enfant. En ce temps après la Pentecôte, qui représente la vie de l’église sur la terre, nous remercions le Seigneur pour toutes les grâces reçues chaque fois que nous entrons dans une église

Suscepimus, Deus, misericordiam tuam in medio templi tui. Secundum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terræ, justitia plena est dextera tua.

Dieu nous avons reçu votre miséricorde au milieu de votre temple. Comme votre nom, votre louange est répandue jusqu’aux extrémités de la terre, car votre main droite est pleine de justice.

Nous trouvons déjà dans ce texte un thème qui reviendra souvent dans les derniers dimanches après la Pentecôte, celui des deux attributs divins qui se complètent : la justice, perfection de la volonté divine, que nous acclamons, et la miséricorde, pour laquelle nous rendons grâces.

La mélodie est vraiment celle d’un chant d’action de grâces. Elle s’élève dès le début en un grand élan plein d’enthousiasme, puis elle s’élève encore plus haut dans la deuxième phrase jusqu’à l’extrême aigu sur le mot nomen, le nom de Dieu, dont la louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre. Puis cet enthousiasme se calme peu à peu et la dernière phrase se fait plus calme et plus intérieure, s’inclinant avec recueillement devant la justice divine.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 47, que nous retrouverons dans l’Alléluia :

Magnus Dominus et laudabilis nimis in civitate Dei nostri, in monte sancto ejus.

Le Seigneur est grand et très digne de louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte (c’est-à-dire Jérusalem).

La grâce d’une vie intérieure

Le 6 août, l’Eglise fête la Transfiguration. Cet épisode de la vie du Christ – raconté dans les évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc – nous laisse entrevoir Jésus dans sa Gloire, nous donne un aperçu du Ciel. Quand cela arrive, Jésus est en prière ; Pierre, Jean et Jacques, qui en sont les témoins, aussi.

“Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.” (Matthieu 17,2)

Dans la prière du Rosaire, la transfiguration est le 4ème mystère lumineux. Comme pour chacun des mystères priés sur une dizaine du chapelet, il est associé à un fruit spirituel : celui de la grâce d’une vie intérieure.

La vie intérieure est nourrie par la prière et le recueillement. Elle nous permet de développer cette relation intime avec Dieu qui se trouve en nous. Dans notre société, nos rythmes quotidiens et la diversité des stimuli extérieurs peuvent rendre parfois difficile l’épanouissement d’une vie intérieure.

L’été – d’autant plus si cela correspond peut être à un temps de vacances – peut devenir la bonne occasion pour ralentir un peu, couper les habitudes et se créer des moments privilégiés avec Dieu.

Et moi, quel temps de prière supplémentaire puis-je m’offrir, régulièrement, cet été ?

  • Quelques minutes pour lire et méditer un passage de la Bible ?
  • La récitation d’un chapelet (ou d’une dizaine du chapelet) au cours d’une balade quotidienne ?
  • Un petit moment de recueillement dans l’église de mon lieu de vacances ?
  • Ou simplement quelques minutes, le matin ou le soir, sans rien faire, assis, en silence, pour prendre conscience de la présence de Dieu en moi et me mettre à son écoute ?

Alice Ollivier pour Hozana.org

La fondation de l’Unesco et l’occultation de l’eugénisme après 1945

L’ECLJ avec le Collège Saint Germain organisait une conférence le 18 juin 2022 à Paris : “Métamorphoses et permanence de l’eugénisme : De la «société pure» à la société hybride”, dont voici la troisième intervention.

Alors même que le renforcement de l’eugénisme depuis quelques décennies est palpable, il demeure encore dans le non-dit, masqué par les périphrases, les euphémismes et autres effets de langage, comme, par exemple, la notion de « santé reproductive ».

Avec ceci, et depuis ses origines, l’eugénisme est rapporté non pas seulement à un objectif de pureté raciale, mais aussi, de manière concurrente, à l’idéal progressiste d’une société hybride, tant sur le plan du métissage biologique ou transhumaniste, que sur celui, sociologique, du relativisme multiculturel. Sous ces variantes se tapit pourtant la permanence d’une obsession : maîtriser l’humanité en en maîtrisant la reproduction, sur fond d’utilitarisme malthusien et d’anti-spiritualisme. Sous ses divers avatars, l’eugénisme apparaît ainsi comme l’un des visages de l’idéologie moderne.

De Guillaume de Thieulloy :

Eutrapélie

De l’abbé de Massia sur Claves :

[…] N’ayons pas de scrupules à prendre des vacances : les vacances, c’est chrétien, c’est même très vertueux. Saint Thomas d’Aquin, que l’on prend toujours pour quelqu’un de très sérieux, écrivait ainsi :

« ceux qui refusent de se distraire, qui ne racontent jamais de plaisanteries et rebutent ceux qui en disent, ceux-là sont vicieux, pénibles et mal élevés ».[1]

Ceux qui refusent de se distraire sont vicieux : autrement dit, l’art de la distraction, du repos, de la détente, cet art est une vertu. Et une vertu qui porte le doux nom d’eutrapélie !

Eutrapélie ! retenons bien ce mot. Pas simplement pour étaler notre science lors d’un dîner… de vacances. Mais aussi et surtout parce que c’est une vertu capitale, réaliste, essentielle : la vertu de la détente, la vertu des vacances.

Car nous ne sommes pas des purs esprits flottants dans les airs ; nous sommes incarnés, inscrits dans le temps, dans la durée, sujets à la fatigue, à la pression : nous avons besoin de détente. Saint Thomas prend ainsi l’image de l’arc : si l’on tire sans s’arrêter jamais, l’arc finira par casser : il continue ainsi :

« Le repos de l’esprit, c’est le plaisir. C’est pourquoi il faut remédier à la fatigue de l’esprit en s’accordant quelque plaisir. L’esprit de l’homme se briserait s’il ne se relâchait jamais de son application. Cela s’appelle divertissements ou récréations, le jeu, les plaisanteries. Il est donc nécessaire d’en user de temps à autre pour donner à l’esprit un certain repos. »

La détente est légitime. L’amusement, la légèreté, le rire, les activités simples et amusantes entre amis : tout cela est nécessaire, tout cela est vertueux, tout cela est chrétien. Le christianisme est une religion de la joie et de l’équilibre. Il faut savoir se distraire !!

« Le sommeil est l’ami de Dieu »

Précisons cependant une chose : toute vertu est un juste milieu, un sommet entre deux précipices. Le premier précipice, la première erreur, c’est l’absence d’eutrapélie, l’incapacité à lâcher prise, à se reposer quand on l’a mérité : c’est souvent le signe d’un orgueil : « les choses ne peuvent pas tourner sans moi, je suis indispensable » ; ou d’un manque de confiance. Charles Péguy parlait ainsi du courage de ne rien faire, de se détendre, de se reposer :

« Je n’aime pas celui qui ne dort pas, dit Dieu. Le sommeil est l’ami de l’homme. Le sommeil est l’ami de Dieu. Et moi-même je me suis reposé le septième jour. Or on me dit qu’il y a des hommes qui travaillent bien et qui ne dorment pas. Ils ont le courage de travailler. Ils n’ont pas le courage de ne rien faire. De se détendre. De se reposer. De dormir. Ils gouvernent très bien leurs affaires pendant le jour. Mais ils ne veulent pas m’en confier le gouvernement pendant la nuit. Comme si je n’étais pas capable d’en assurer le gouvernement pendant une nuit… Comme si plus d’un, qui avait laissé ses affaires très mauvaises en se couchant, ne les avait pas trouvées très bonnes en se levant, parce que peut-être j’étais passé par là. »

Mais à consommer avec modération

L’autre précipice, c’est, évidemment, l’excès d’eutrapélie. Le mot vacances signifie : faire le vide, être vide ; quand un siège est vacant, c’est quand il est vide. Alors oui, il est bon de faire le vide de ses soucis, de ses activités professionnelles, du rythme quotidien : mais la nature a horreur du vide, et la paresse n’est jamais une bonne alliée. Si nous partons en vacances en nous disant : « je ne vais rien faire de mes journées, » farniente, soyez certains que le démon trouvera de quoi vous occuper, et ce ne sera pas joli. La détente se prépare, la détente s’organise, c’est pour cela d’ailleurs, que c’est une vertu ! Savoir se reposer sainement s’apprend. Qu’est-ce que j’ai prévu pour mes vacances ? Est-ce que je pars avec un objectif, un ou plusieurs livres à lire, un projet sympathique à achever, un défi à relever ?

Le signe de la vraie eutrapélie : la joie

Et puis le critère d’une bonne détente, c’est la joie. Or l’excès ne mène jamais à la joie. L’excitation, le « lâchage total », s’accompagne souvent d’un oubli de Dieu et de notre vie chrétienne. L’intempérance (excès de boissons, de soirées prolongées, manque de sommeil, vulgarité, relations ambiguës) n’a jamais comblé personne. Si tous les efforts que vous avez faits pendant l’année, si toutes les vertus que vous avez fait grandir en vous, si tout cela est balayé dès la première semaine sur la plage ou entre amis, quel dommage ! Car alors nous ne trouverez pas la joie de vacances, mais un vide profond.

Ma joie, c’est Dieu

De bonnes vacances sont des vacances cohérentes avec ma vie intérieure de chrétien. Si ce n’est pas que cas, c’est peut-être parce que je considère Dieu et les choses de Dieu comme des obligations, qui disparaissent donc allègrement avec la liberté estivale… Mais Dieu n’est pas une obligation : Dieu, c’est ma joie, et cette joie va partout où je vais. Dieu est l’ami : les vacances ne sont-elles pas justement l’occasion de retrouver nos amis ?

Si les vacances nous semblent si désirables, n’est-ce pas parce qu’elles sont comme un avant-goût du Ciel ? Nous œuvrons, sur la terre, nous œuvrons sur nous même, nous peinons et nous travaillons : mais tout cela est orienté vers les seuls vraies vacances qui nous comblerons vraiment ; ce « camp de repos et de joie »[2], le lieu de la détente absolue, pour le corps et pour l’âme, ou notre être fatigué mais heureux, si heureux, pourra se reposer pour l’éternité : les vacances éternelles faites de joie et d’amitié, pour lesquelles, nous nous donnons rendez-vous dans la communion des saints.

Proposition de loi constitutionnelle visant à proscrire le recours à la GPA

Seize députés LR ont déposé le 7 juillet une proposition de loi constitutionnelle visant à proscrire le recours à la GPA.

Parmi eux les députés qui avaient bataillé contre l’extension de la PMA : Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle, Xavier Breton, député de l’Ain, Annie Genevard, députée du Doubs et Patrick Hetzel, député d’Alsace et Philippe Gosselin, député de la Manche.

Le texte comporte un article unique : « Le titre VIII de la Constitution est complété par un article 66-2 ainsi rédigé : Art. 66-2. – Nul ne peut recourir à la gestation pour autrui. »

Les députés rappellent dans l’exposé des motifs que le Comité Consultatif National d’Éthique s’est déclaré favorable à l’interdiction de la GPA « au nom du respect de la personne humaine, du refus de l’exploitation de la femme et de la réification de l’enfant, de l’indisponibilité du corps humain et de la personne humaine ». Or, cette interdiction est menacée, assurent-ils.

« De plus en plus de couples se rendent dans d’autres pays autorisant cette pratique et des mouvements se révèlent favorables à l’évolution de notre droit sur ce sujet. De la publicité, ainsi que des salons présentant des agences, promouvant cette marchandisation du corps de la femme ont été constatés ces dernières années dans notre pays. »

43 cliniques ont cessé de donner la mort

Le Monde s’émeut car 43 cliniques américaines ont arrêté de pratiquer des avortements.

En revanche, Le Monde n’a pas relayé l’alerte du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF): un tiers des maternités françaises ont disparu en 20 ans…

Tuer oui, donner la vie non.

Depuis la décision de la Cour suprême, onze Etats ont interdit l’avortement ou presque, selon l’Institut Guttmacher. Vingt-trois cliniques ont notamment fermé ou recentré leurs activités au Texas, cinq en Oklahoma et cinq en Alabama.

Dans les trente jours ayant suivi cet arrêt historique, rendu le 24 juin, onze Etats ont interdit tous les avortements, ou ceux après six semaines de grossesse.

L’une d’entre elles, la « Maison Rose » , au cœur du dossier ayant conduit à la volte-face de la Cour suprême, a fermé le 7 juillet après avoir été pendant longtemps la seule à pratiquer des avortements dans le Mississippi.

Mgr Suaudeau, RIP

Monseigneur Jacques Suaudeau, médecin, chercheur aux Etats-Unis devenu prêtre, et collaborateur de Jean Paul II, Benoit XVI et du Pape François, spécialiste en bioéthique, est décédé.

Il a longuement travaillé avec le Cardinal Sgreccia à l’Académie Pontificale pour la Vie, après avoir été au Conseil Pontifical pour la Famille. Il représentait le Saint-Siège dans des Instances internationales sur des sujets de bioéthique.

Pendant plus de 20 ans, il a collaboré à la formation et la ligne éditoriale de l’Evangile de la Vie dont il aimait suivre les projets dont celui d’un cabinet médical de consultations.

Mons Suaudeau était proche collaborateur de la Fondation Lejeune.

Il était l’auteur d’un livre sur l’objection de conscience.

Christophe Bentz sur la haine anti-chrétienne

Notre ami Christophe Bentz, député, a écrit une tribune sur Boulevard Voltaire à propos de l’agression anti-chrétienne de dimanche dernier (voir ici et ), qu’il conclut ainsi:

À la croisée de la psychiatrie, de l’islamisme et du satanisme, le forcené est l’incarnation de ces profils hybrides qui sévissent dans notre pays et terrorisent, certes les chrétiens, mais aussi l’intégralité de nos concitoyens. Sur fond d’ grandissante partout en France, cette violente, à la veille de la commémoration du père Hamel assassiné dans son église par des terroriste islamistes, nous rappelle que ce genre d’affaire est loin d’être anecdotique. Elle doit nous rappeler que la religion chrétienne est de loin la plus attaquée en France. On ne compte plus les églises profanées, incendiées, taguées… En bref, on ne compte plus les actes et démonstrations de haine visant non seulement une communauté mais également les racines d’une civilisation dont nous sommes les héritiers.

Cet acte, à la croisée des chemins entre folie destructrice et fondamentalisme islamiste, nous rappelle l’urgence de prendre des décisions et d’agir avec des politiques fermes et courageuses pour protéger les Français et les chrétiens contre ces individus dangereux. Témoin direct et oculaire de ce sinistre épisode, je veux être un acteur de ce combat qui, bien supérieur au sort des seuls chrétiens, nous interroge au fond de nous sur ce que nous sommes et vers quoi nous nous dirigeons. J’aurai à cœur, au sein de l’Assemblée nationale, de faire entendre cette voix et ces préoccupations légitimes.

 

Des conseillers municipaux de Saint-Germain dénoncent l’agression anti-chrétienne de dimanche

Dimanche 24 juillet 2022, à 18h45, un forcené a fait intrusion dans l’église de Saint-Germain- en-Laye. Il a interrompu la messe du soir, hurlé et vociféré contre le christianisme, menacé les fidèles présents et violemment frappé au visagel’un d’entre eux qui tentait de le raisonner. Ce dernier a été fortement blessé à la mâchoire.

Cette scène de très grande violence a eu lieu devant une assistance nombreuse dont des enfants et des personnes âgées.L’un de nos élus, présent dans l’église, a immédiatement alerté la police.

Cet événement grave nous rappelle que tout le territoire national est exposé aux violences en tout genre et à la folie d’extrémistes toujours plus nombreux qui haïssent notre pays et ses racines chrétiennes.

L’information judiciaire déterminera le mobile de cet individu et établira les éventuelles circonstances aggravantes de son acte : lien avec l’islamisme, consommation de stupéfiants, profil psychiatrique, etc. Comme il le fait en Conseilmunicipal et dans les colonnes du Journal de Saint-Germain depuis plus de deux ans, le groupe Audace Pour Saint-Germain rappelle que la sécurité et la tranquillité sont les droits fondamentaux des Saint-Germanois comme de tous les Français.

Nous avons une pensée particulière pour la victime blessée et rendons hommage aux fidèles qui se sont interposés pourprotéger les autres personnes présentes ̶ notamment les enfants. Pour son engagement exceptionnel, notre association demande au ministre de l’Intérieur d’attribuer la Médaille de bronze de la sécurité intérieure à la victime blessée.

Christophe Bentz et Didier Rouxel,

conseillers municipaux de Saint-Germain-en-Laye (Groupe Audace Pour Saint-Germain)

Il refuse d’adhérer à l’association patriotique : son église est détruite

Une église du diocèse de Zhengding (Chine) a été détruite par les autorités du pays, car le père Dong Baolu, curé de la paroisse, a refusé d’adhérer à l’Association patriotique catholique chinoise, contrôlée par le Parti communiste chinois.

La démolition a eu lieu alors que le père Dong, qui souffre d’hémiplégie (paralysie d’une partie du corps), était à l’hôpital pour un contrôle. Il a indiqué par ailleurs qu’il est le seul parmi les quelque 100 prêtres du diocèse à avoir refusé de prêter allégeance à l’Église officielle contrôlée par le Parti.

En 2018, la Chine et le Vatican ont signé un accord sur la nomination des évêques, qui a été renouvelé en octobre 2020. Malgré cela, la persécution contre la communauté catholique, en particulier l’Église dite souterraine, n’a pas cessé. L’étau semble même s’être resserré autour des catholiques chinois qui voient leur autonomie réduite à peau de chagrin. Le 1er juin, le gouvernement a ainsi interdit aux Églises d’utiliser leurs finances sans en référer au PCC en amont.

I-Média – Martial Bild : Défaire le parti des médias

Jules Blaiseau reçoit, pour la dernière émission d’I-Média avant les vacances d’été, Martial Bild. Ce dernier revient, en exclusivité pour I-Média, sur son nouvel ouvrage : « Défaire le parti des médias ». Echange de 36 minutes sur la caste médiatique et son véritable fonctionnement.

Production électrique : Pourquoi vouloir tout changer ?

Action Écologie présente une nouvelle étude sur la production électrique « écologique » :

Production électrique “écologique” : la France gagne le match contre l’Allemagne (et le reste du monde)… Pourquoi vouloir tout changer ?

Écrite par Rémi Jardot, normalien agrégé et doctorant en ingénierie, cette étude compare les systèmes français et allemand de production d’électricité. Il en ressort que la France est sur-performante sur la question des émissions de gaz à effet de serre tandis que l’Allemagne a des résultats désastreux. Pourtant, cette dernière a mis en place une politique électrique ambitieuse et coûteuse consistant à fermer ses centrales nucléaires et à développer les sources d’électricité intermittentes (éolien et solaire). Les milliards que l’Allemagne a dépensés ne lui a pas permis de rattraper son retard : notre pays émet toujours 8 fois moins de gaz à effet de serre qu’elle.

D’où cette question : pourquoi notre pays devrait imiter son voisin d’outre-Rhin en dépensant un argent fou ? Au contraire, la France devrait conforter son modèle basé sur le nucléaire et l’hydraulique et investir dans d’autres secteurs beaucoup plus impactant sur la question du CO2 : le logement ou les transports par exemple. Alors que toutes les ONG environnementales sont peu ou prou pour le développement des énergies renouvelables intermittentes et soutiennent donc le modèle allemand, Action Écologie estime au contraire que le modèle français doit être conservé le plus longtemps possible. Le développement de l’éolien et du solaire pour la production d’électricité est une catastrophe économique, écologique et financière.

Voici la conclusion de l’étude :

Le système de production électrique français, basé essentiellement sur l’énergie nucléaire et l’hydraulique comparativement au système allemand, est bien plus performant en termes de rejet de gaz à effet de serre. Le scénario 100% renouvelable demanderait à notre pays de se diriger vers le modèle d’outre Rhin qui est beaucoup moins performant. Il paraît inconcevable aujourd’hui d’envisager que la France puisse faire mieux dans le domaine des émissions de CO2 liées à la production d’électricité. Assurément, si la France souhaite agir dans ce domaine, elle doit stratégiquement uniquement concentrer ses moyens sur les autres secteurs, transports et logement notamment.

Par ailleurs, les émissions de CO2 ne sont pas le seul sujet environnemental. Modifier le système de production électrique français en augmentant la part des énergies renouvelables intermittentes et en baissant la part du nucléaire aurait des conséquences environnementales désastreuses. D’abord parce que les centrales nucléaires sont des infrastructures existantes qui fonctionnent plutôt bien. Souhaiter les mettre au rebus est un acte anti-écologique par nature. Les principes de la sobriété nous imposent de conserver nos infrastructures le plus longtemps possible pour ne pas construire un système flambant neuf.

Ensuite, le développement de l’éolien et du solaire nécessite de construire et d’entretenir un système de production et de gestion parallèle à même de pouvoir pallier le manque de production lorsqu’il n’y a pas de vent ou pas de soleil. Pour produire la même quantité d’électricité, il faut donc multiplier par deux les investissements. L’impact environnemental négatif est évident car il faudra mobiliser beaucoup plus de matières premières et d’énergie pour maintenir ces deux systèmes de production ou de gestion. Il faudra aussi occuper beaucoup plus d’espace ce qui aura un impact important sur les paysages et la biodiversité.

Il apparaît ainsi que la position des grandes ONG environnementales et du parti La France insoumise est écologiquement irresponsable.

À quand un lieu de culte chrétien en Arabie saoudite ?

Communiqué de Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de L’Œuvre d’Orient, à l’occasion de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en France :

À l’occasion de la venue en France du prince saoudien Mohammed ben Salmane, L’Œuvre d’Orient invite les autorités du Royaume d’Arabie saoudite à envisager la création d’un lieu de culte chrétien selon la lettre et l’esprit de la charte des Nations Unies concernant la liberté religieuse.

Peut-on avoir le même pour les fichés S, les islamistes… ?

Le Département de la Sarthe va doter les collégiens d’un bracelet connecté afin d’effectuer des tests.

Petit aperçu du clip du 40e pèlerinage de Chrétienté

Ateliers obligatoires sur le “genre”, les “LGBTQIA+phobies”, la “société inclusive”, le climat à Sciences Po Toulouse

David Lisnard, maire de Cannes, parle d’asservissement intellectuel. Comme le dit Marion Maréchal, sinon il y a l’ISSEP, qui forme des esprits libres.

Le couteau du jour

Un homme originaire d’Afghanistan a agressé au couteau plusieurs passants dans les rues du Mans mercredi 27 juillet. L’individu est suspecté d’avoir poignardé deux personnes aux abords et a été interpellé par la police.

Portant une barbe noire il est entré dans un supermarché en hurlant des choses incompréhensibles, décrit un client, qui ajoute :

“Il faisait peur, tout le monde était interloqué, stressé. Un employé lui aurait demandé de se calmer avant que l’homme n’obtempère et se dirige dans le rayon des ustensiles de cuisine.“

Introduction à l’apologétique

Claves publie une série d’articles apologétiques pour défendre la foi par la raison.

Elle commence par la question la plus fondamentale : Dieu existe-t-il ? Le sujet semble peu intéresser nos contemporains, Dieu est oublié et cet oubli a des conséquences dramatiques dans nos sociétés. Il appartient donc aux chrétiens d’être témoins de la vérité de Dieu, par toute leur vie d’abord, mais aussi en étant prêt à user des armes de la raison pour défendre son existence.

Le deuxième article s’interroge sur l’existence du mal. Si Dieu existe, pourquoi le mal ? C’est une objection majeure à l’existence de Dieu : le mal existe, qui semble contraire à Dieu.

Le troisième article se penche sur la Sainte Trinité : mystère ou absurdité ? Croire en Dieu semble aujourd’hui bien anachronique, que dire de la Trinité ? Par le signe de la croix, nous affirmons le plus grand mystère de notre foi : « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » Première étrangeté : le mot « nom » est singulier alors que l’on nomme trois personnes. On est déjà là au cœur du mystère : affirmation d’un seul Dieu, comme aussi de trois personnes égales mais distinctes.

Quatre autres articles seront encore publiés.

Ne pas perdre de vue l’unique nécessaire

Dans l’éditorial de la revue Tu Es Petrus (revue de formation de la Fraternité Saint-Pierre) de cet été, l’abbé Quentin Sauvonnet évoque les 3 axes de réflexions à avoir dans cette période de crise suite à la publication il y a quelques mois du Motu Proprio Traditionis Custodes.

II y a un an sortait le motu proprio Traditionis Custodes. S’ouvrait alors une nouvelle page dans les heurs et les malheurs du rite tridentin depuis 1969. L’actualité religieuse en France n’est guère réjouissante depuis. Il semble que des énergies, que l’on croyait disparues depuis longtemps, aient retrouvé un regain de vigueur pour éradiquer du paysage ecclésial ce rite vénérable. Une véritable sidération devant un tel phénomène ne manque pas de saisir le bon peuple chrétien, quand ce n’est pas la colère qui prend le pas. Quelle attitude adopter en cette période de crise ?

Il nous semble que trois axes méritent notre attention.

  • Le premier consiste à se réapproprier notre histoire et à comprendre comment on a pu en arriver à ce que l’eucharistie, pourtant sacrement de l’unité, devienne ainsi source de division. La situation que nous vivons est, à bien des égards, semblable à celle des années 70. Les réformes et décisions romaines suscitent une incompréhension et, étonnamment, un attachement renouvelé à des pratiques qu’on nous présente comme surannées. Dans cette situation, comme dans beaucoup d’autres, l’histoire est source d’enseignements et de sagesse.
  • Le deuxième consiste à étudier les raisons de notre attachement à cette liturgie vénérable. Des personnalités ecclésiastiques, depuis plusieurs mois, sur les ondes comme dans la presse, nous expliquent, avec un air inquiet, qu’il y a aujourd’hui des mesures à prendre devant les enjeux que suscite la célébration de la messe de Saint-Pie V. On avance l’obéissance. On avance le danger pour l’unité. On avance la perte du sens ecclésial. Certains propos sont de nature à engendrer le trouble dans les esprits des fidèles. Cette crise doit être pour nous l’occasion de redécouvrir – ou pour certains de découvrir – les raisons de cet attachement. Ces raisons ne sont pas motivées par des motifs sentimentaux ou politiques. Encore faut-il prendre le temps de les bien étudier.
  • Un troisième axe consiste à ne pas perdre sa paix intérieure et à ne pas laisser se flétrir la vie de prière, au motif que tout va mal. li est absolument indispensable, dans la perspective de la gloire à rendre à Dieu, de ne pas perdre de vue l’unique nécessaire qu’est le Seigneur. C’est peut-être même parce que « ces jours sont mauvais» qu’il faut redoubler d’ardeur dans la pratique du saint abandon et de la vie d’oraison.

C’est pour faciliter la mise en œuvre de ces trois axes que nous vous proposons, dans ce numéro de Tu es Petrus, des articles particulièrement adaptés au temps présent.

Interdiction temporaire…

Depuis le 2 mars, les médias d’Etat russes Sputnik et RT (anciennement Russia Today), sont interdits de diffusion dans l’Union européenne. La justice européenne a rejeté, mercredi 27 juillet, une demande d’annulation de cette suspension de la part de RT France. La Russie a réagi en menaçant les médias occidentaux de représailles.

La Cour de justice de l’UE, dans son arrêt, estime que l’interdiction “temporaire” (sic) de RT France ne remet “pas en cause” la liberté d’expression “en tant que telle”, et qu’elle est “proportionnée” (sic) à l’objectif d’éviter la “propagande” liée à “l’agression militaire de l’Ukraine”.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré :

“Nous allons prendre des mesures de pression similaires visant les médias occidentaux qui travaillent chez nous dans le pays”, a prévenu le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. “Nous n’allons pas non plus les laisser travailler dans notre pays”.

Le premier et le plus important des défis, c’est la démographie. Le deuxième défi est l’immigration

Extraits du du discours prononcé par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán le 23 juillet, devant des étudiants :

[…] Il y a cent ans, quand on parlait du déclin de l’Occident, on faisait référence au déclin spirituel et démographique. Ce que nous voyons aujourd’hui, en revanche, c’est le déclin de la puissance et des ressources matérielles du monde occidental. Je dois dire quelques mots à ce sujet pour nous permettre de bien comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Il est important que nous comprenions que d’autres civilisations – la Chine, l’Inde, disons le monde orthodoxe, et même l’Islam – ont également connu un processus de modernisation. Et nous constatons que les civilisations rivales ont adopté la technologie occidentale et maîtrisé le système financier occidental, mais elles n’ont pas adopté les valeurs occidentales – et elles n’ont absolument pas l’intention de les adopter. Néanmoins, l’Occident veut diffuser ses propres valeurs, ce que le reste du monde ressent comme une humiliation. C’est quelque chose que nous comprenons, car nous ressentons parfois la même chose. Je me souviens d’un épisode de la vie de notre ministre des affaires étrangères Péter Szijjártó, vers 2014, sous une précédente administration américaine. Un fonctionnaire du gouvernement américain en visite a poussé négligemment une feuille de papier devant lui et a simplement dit que la Constitution hongroise devait être modifiée sur les points qu’elle contenait, après quoi l’amitié serait restaurée. Nous comprenons donc cette résistance du reste du monde à la propagation des valeurs par l’Occident, à son exportation de la démocratie. En fait, je soupçonne que le reste du monde a compris qu’il doit se moderniser précisément parce que c’est le seul moyen de résister à l’exportation des valeurs occidentales qui lui sont étrangères. Le plus douloureux dans cette perte de territoire, cette perte de pouvoir et de territoire matériel, c’est que nous, en Occident, avons perdu le contrôle des vecteurs énergétiques. En 1900, les États-Unis et l’Europe contrôlaient 90 % de tous les approvisionnements en pétrole, gaz naturel et charbon. En 1950, ce chiffre était tombé à 75 %, et aujourd’hui la situation est la suivante : les États-Unis et l’Europe contrôlent ensemble 35 %, les États-Unis 25 %, tandis que nous contrôlons 10 % ; les Russes 20 % ; et le Moyen-Orient 30 %. Et la situation est la même pour les matières premières. Au début des années 1900, les États-Unis, les Britanniques et les Allemands détenaient une proportion considérable des matières premières nécessaires à l’industrie moderne. Après la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques sont intervenus ; et aujourd’hui, nous constatons que ces matières premières sont détenues par l’Australie, le Brésil et la Chine – 50 % des exportations totales de matières premières de l’Afrique allant à la Chine. Mais si nous regardons vers l’avenir, ce que nous voyons n’est pas très bon non plus. En 1980, les États-Unis et l’Union soviétique dominaient l’approvisionnement de la plupart des terres rares qui constituent les matériaux de base des industries fondées sur la technologie moderne. Aujourd’hui, les Chinois en produisent cinq fois plus que les États-Unis et soixante fois plus que les Russes. Cela signifie que l’Occident est en train de perdre la bataille des matériaux. Si nous voulons comprendre l’état du monde, si nous voulons comprendre l’état de l’Occidental dans le monde, notre point de départ doit être que la plupart des vecteurs énergétiques et des ressources énergétiques du monde se trouvent en dehors de la civilisation occidentale. Ce sont des faits concrets.

Dans ce contexte, notre situation – celle de l’Europe – est doublement difficile. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont la stratégie qu’ils ont. L’année 2013 est une année qui n’a été notée ou écrite nulle part par personne. Mais c’est l’année où les Américains ont lancé de nouvelles technologies d’extraction de matières premières et d’énergie – pour simplifier, appelons cela la méthode d’extraction d’énergie par fracturation. Ils ont immédiatement annoncé une nouvelle doctrine de la politique de sécurité américaine. Je la cite, elle est la suivante. Cette nouvelle technologie, ont-ils dit, les mettrait dans une position plus forte pour poursuivre et atteindre leurs objectifs de sécurité internationale. En d’autres termes, l’Amérique n’a pas caché qu’elle allait utiliser l’énergie comme une arme de politique étrangère. Le fait que d’autres soient accusés de cela ne doit pas nous tromper. Il s’ensuit que les Américains mènent une politique de sanctions plus audacieuse, comme nous le voyons dans l’ombre de l’actuelle guerre russo-ukrainienne ; et ils ont entrepris d’encourager fortement leurs alliés – en d’autres termes, nous – à s’approvisionner chez eux. Et cela fonctionne : les Américains sont en mesure d’imposer leur volonté parce qu’ils ne dépendent pas de l’énergie des autres ; ils sont en mesure d’exercer une pression hostile parce qu’ils contrôlent les réseaux financiers – appelons-les interrupteurs pour simplifier – de la politique de sanctions ; et ils sont également en mesure d’exercer une pression amicale, ce qui signifie qu’ils peuvent persuader leurs alliés d’acheter chez eux. Une version plus faible de cette politique a été observée lorsque le président Trump s’est rendu pour la première fois en Pologne, où il a simplement parlé de la nécessité pour eux d’acheter du « gaz de la liberté ». Cette stratégie américaine n’a été complétée que maintenant, en 2022, par la politique de sanctions. Voilà où nous en sommes, et je ne serais pas surpris que l’uranium, l’énergie nucléaire, soient bientôt inclus dans cette sphère. Les Européens ont répondu à cela, nous, Européens, avons répondu à cela, car nous ne voulions pas nous rendre dépendants des Américains. Ce n’est pas gentil, mais entre eux, les politiciens européens disent :« Nous avons attrapé un Yankee, mais il ne nous lâche pas. » Ils ne voulaient pas vraiment maintenir cet état de fait, et ils ont donc essayé de protéger l’axe énergétique russo-allemand aussi longtemps que possible, afin que nous puissions faire entrer l’énergie russe en Europe. Cet axe est aujourd’hui mis en pièces par la politique internationale. Puis, sous l’impulsion des Allemands, nous avons apporté une autre réponse : le passage aux sources d’énergie renouvelables. Mais jusqu’à présent, cela n’a pas fonctionné, car la technologie est coûteuse, et donc l’énergie qui en est tirée l’est aussi. En outre, le passage à cette technologie moderne ne se fait pas automatiquement, mais seulement sous la pression d’en haut, exercée sur les États membres par la Commission de Bruxelles – même si cela nuit gravement aux intérêts des États membres.

En passant, je dirai quelques mots sur les valeurs européennes. Voici, par exemple, la dernière proposition de la Commission européenne, qui dit que tout le monde doit réduire sa consommation de gaz naturel de 15 %. Je ne vois pas comment elle sera appliquée – même si, d’après ce que j’ai compris, le passé nous montre le savoir-faire allemand en la matière. De plus, si cela ne produit pas l’effet escompté et que quelqu’un n’a pas assez de gaz, il sera retiré à ceux qui en ont. Donc, ce que fait la Commission européenne, ce n’est pas demander aux Allemands d’inverser la fermeture de leurs deux ou trois dernières centrales nucléaires encore en activité, qui leur permettent de produire une énergie bon marché : elle les laisse fermer ces centrales. Et s’ils manquent d’énergie, d’une manière ou d’une autre, ils prendront du gaz chez nous qui en avons, parce que nous l’avons stocké. Nous, les Hongrois, appelons cela un « Einstand » [confiscation forcée par une partie plus forte], ce que nous avons appris dans « Les garçons de la rue Paul » [le roman A Pál utcai fiúk]. C’est à cela que nous pouvons nous préparer.

En résumé, Mesdames et Messieurs,

Ce que je veux dire, c’est que les sentiments négatifs de l’Occident à l’égard du monde sont dus au fait que l’énergie et les matières premières indispensables au développement économique ne sont plus entre ses mains. Ce qu’il possède, c’est la puissance militaire et le capital. La question est de savoir ce qu’il peut en faire dans les circonstances actuelles.

Permettez-moi ensuite de dire quelque chose à propos de nous, les Hongrois. Quelles sont les questions auxquelles la Hongrie et la nation hongroise doivent répondre aujourd’hui, comment et dans quel ordre devons-nous y répondre ?

Le premier et le plus important des défis, chers amis, reste la population, ou la démographie. Le fait est qu’il y a toujours beaucoup plus d’enterrements que de baptêmes. Que nous le voulions ou non, les peuples du monde peuvent être divisés en deux groupes : ceux qui sont capables de maintenir biologiquement leur nombre, et ceux qui ne le sont pas, c’est-à-dire le groupe auquel nous appartenons. Notre situation s’est améliorée, mais il n’y a pas eu de retournement de situation. C’est l’alpha et l’oméga de tout : s’il n’y a pas de revirement, tôt ou tard, nous serons déplacés de Hongrie, et nous serons déplacés du bassin des Carpates.

Le deuxième défi est l’immigration, que l’on pourrait appeler le remplacement de la population ou l’inondation. Il existe un livre remarquable sur cette question, écrit en français en 1973, et récemment publié en Hongrie. Il s’intitule « Le Camp des Saints » et je le recommande à tous ceux qui veulent comprendre les développements spirituels qui sous-tendent l’incapacité de l’Occident à se défendre. La migration a divisé l’Europe en deux – ou je pourrais dire qu’elle a divisé l’Occident en deux. Une moitié est un monde où les peuples européens et non-européens vivent ensemble. Ces pays ne sont plus des nations : ils ne sont rien d’autre qu’un conglomérat de peuples. Je pourrais aussi dire que ce n’est plus le monde occidental, mais le monde post-occidental. Et vers 2050, les lois de la mathématique entraîneront le changement démographique définitif : les villes de telle ou telle partie du continent verront la proportion de résidents d’origine non européenne dépasser 50 % du total. Et nous voilà en Europe centrale, dans l’autre moitié de l’Europe, ou de l’Ouest. Si ce n’était pas un peu confus, je pourrais dire que l’Occident – disons l’Occident dans son sens spirituel – s’est déplacé en Europe centrale : l’Occident est ici, et ce qui reste là-bas n’est que le post-Occident. Une bataille est en cours entre les deux moitiés de l’Europe. Nous avons fait une offre aux post-occidentaux, fondée sur la tolérance ou le fait de se laisser en paix, en permettant à chacun de décider lui-même à côté de qui il veut vivre ; mais ils la rejettent et continuent à lutter contre l’Europe centrale, dans le but de nous rendre semblables à eux. Je laisse de côté le commentaire moral qu’ils y attachent – après tout, c’est une si belle matinée. On parle moins de la migration, mais, croyez-moi, rien n’a changé : Bruxelles, renforcée par des troupes affiliées à Soros, veut simplement nous imposer les migrants. Ils nous ont également attaqués en justice au sujet du système de défense des frontières hongroises, et ils ont rendu un verdict contre nous. Pour un certain nombre de raisons, nous ne pouvons pas dire grand-chose à ce sujet, mais nous avons été déclarés coupables. S’il n’y avait pas eu la crise des réfugiés ukrainiens, ils auraient commencé à appliquer ce jugement contre nous, et la façon dont cette situation évoluera sera accompagnée d’un grand suspense. Mais maintenant que la guerre a éclaté et que nous recevons des arrivées d’Ukraine, cette question a été mise de côté – ils ne l’ont pas retirée de l’ordre du jour, mais l’ont simplement mise de côté. Il est important que nous les comprenions. Il est important que nous comprenions que ces braves gens, là-bas à l’Ouest, dans l’après-Occident, ne peuvent supporter de se réveiller chaque matin et de constater que leurs journées – et même leur vie entière – sont empoisonnées par l’idée que tout est perdu. Nous ne voulons donc pas les confronter à cela jour et nuit. Tout ce que nous demandons, c’est qu’ils ne tentent pas de nous imposer un destin que nous ne considérons pas comme le destin d’une nation, mais comme son ennemi juré. C’est tout ce que nous demandons, et rien de plus

Dans un tel contexte multiethnique, il y a là un piège idéologique qui vaut la peine d’être évoqué et examiné. La gauche internationaliste utilise une feinte, une ruse idéologique : l’affirmation – leur affirmation – que l’Europe, par sa nature même, est peuplée de peuples métis. Il s’agit d’un tour de passe-passe historique et sémantique, car elle confond deux choses différentes. Il existe un monde dans lequel les peuples européens sont mélangés à ceux qui arrivent de l’extérieur de l’Europe. C’est un monde métis. Et il y a notre monde, où les personnes originaires d’Europe se mélangent les unes aux autres, se déplacent, travaillent et déménagent. Ainsi, par exemple, dans le bassin des Carpates, nous ne sommes pas métis : nous sommes simplement un mélange de peuples vivant dans notre propre patrie européenne. Et, avec un alignement favorable des étoiles et un vent favorable, ces peuples fusionnent dans une sorte de sauce hongroise-pannonienne, créant leur propre nouvelle culture européenne. C’est pourquoi nous nous sommes toujours battus : nous sommes prêts à nous mélanger, mais nous ne voulons pas devenir des peuples métis. C’est pourquoi nous nous sommes battus à Nándorfehérvár/Belgrade, c’est pourquoi nous avons arrêté les Turcs à Vienne, et – si je ne me trompe pas – c’est pourquoi, en des temps encore plus anciens, les Français ont arrêté les Arabes à Poitiers. Aujourd’hui, la situation est la suivante : la civilisation islamique, qui se rapproche constamment de l’Europe, a compris – précisément en raison des traditions de Belgrade/Nándorfehérvár – que la route qui passe par la Hongrie n’est pas adaptée à l’envoi de sa population en Europe. C’est pourquoi Poitiers a été rejoué ; maintenant, les origines de l’incursion ne sont pas à l’Est, mais au Sud, d’où ils occupent et inondent l’Ouest. Ce n’est peut-être pas encore une tâche très importante pour nous, mais elle le sera pour nos enfants, qui devront se défendre non seulement du Sud, mais aussi de l’Ouest. Le moment viendra où nous devrons, d’une manière ou d’une autre, accepter les chrétiens qui nous viennent de là-bas et les intégrer dans nos vies. Cela s’est déjà produit auparavant ; et ceux que nous ne voulons pas laisser entrer devront être arrêtés à nos frontières occidentales – Schengen ou pas.

La démographie, l’immigration, mais aussi la question du genre – et ce que nous appelons la loi sur la protection de l’enfance. On en parle moins aujourd’hui car d’autres choses occupent les premières pages des journaux, mais n’oublions pas que sur cette question aussi, nous avons été traînés en justice – et nous attendons le verdict. Le seul résultat que nous avons obtenu ici est en partie – ou peut-être entièrement – grâce à la ministre Judit Varga. Nous avons réussi à séparer notre grand débat sur la question de l’égalité des sexes de celui sur l’argent de l’UE, et les deux avancent maintenant sur des voies séparées. Là aussi, notre position est simple. Nous demandons une nouvelle offre de tolérance : nous ne voulons pas leur dire comment ils doivent vivre ; nous leur demandons simplement d’accepter que dans notre pays, un père est un homme et une mère est une femme, et qu’ils laissent nos enfants tranquilles. Et nous leur demandons de faire en sorte que l’armée de George Soros accepte également cela. Il est important que les Occidentaux comprennent qu’en Hongrie et dans cette partie du monde, ce n’est pas une question idéologique, mais tout simplement la question la plus importante de la vie. Dans ce coin du monde, il n’y aura jamais de majorité en faveur de la folie occidentale – je m’excuse auprès de tous – qui se joue là-bas. Tout simplement, les Hongrois – ou les fils de certains autres peuples – ne peuvent pas s’y retrouver. Il y a toutes ces questions de genre : transnational et transgenre (…) il y a une guerre, une crise énergétique, une crise économique et une inflation de guerre, et tout cela dessine un écran devant nos yeux, un écran entre nous et la question du genre et de la migration. Mais en fait, c’est sur ces questions que l’avenir se jouera. C’est la grande bataille historique que nous menons : démographie, migration et genre. Et c’est précisément ce qui est en jeu dans la bataille entre la gauche et la droite. Je ne citerai pas le nom d’un pays ami, mais j’y ferai simplement référence. Il s’agit d’un pays où la gauche a gagné et où l’une de ses premières mesures a été de démanteler sa barrière frontalière ; et la deuxième mesure a été de reconnaître toute « règle de genre » – non seulement le mariage homosexuel, mais aussi le droit de ces couples à adopter des enfants. Ne nous laissons pas abuser par les conflits actuels : ce sont les questions qui décideront de notre avenir. […]

La France prie : ça continue

Les chapelets hebdomadaires pour prier pour la France se poursuivent, même durant les vacances, devant les croix, calvaires, chapelles et églises partout en France. Les rassemblements ont lieu la plupart du temps le mercredi (plus de 2500 lieux répertoriés) mais aussi parfois les autres jours de la semaine.

Vous pouvez consulter

  • le site internet La France prie.
  • La page Facebook
  • L’application Telegram  qui regroupe près de 10 000 membres et donne des indications très pratiques sur les lieux de prière
  • ou en cherchant un lieu près de chez vous sur cette carte :

La cathédrale de Boulogne-sur-mer saccagée

Mardi 26 juillet, d’importantes dégradations ont eu lieu dans la cathédrale Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer. Un homme de 31 ans a été interpellé, il est actuellement en garde à vue.

Les bancs sont de travers, des chaises sont renversées et des statues sont cassées. La police parle « d’un homme couvert de sang et en pleine crise de folie. »

Le procureur de la République adjoint indique que le préjudice matériel s’élève « à des milliers d’euros » puisque des « pièces historiques et religieuses sont irremplaçables ».

Il y a 40 ans…

Intéressant article du JSL, qui revient sur la dépénalisation de l’homosexualité, en 3 phases (pour une fois que ce n’est pas la droite zomophobe qui fait l’amalgame…) :

En 1981, après l’élection de François Mitterrand à l’Elysée, la France retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) fera de même neuf ans plus tard.

Le 27 juillet 1982, l’Assemblée nationale abroge une loi remontant au régime autoritaire de Vichy, mis [sic] en place pendant la Seconde Guerre mondiale, qui pénalisait les « actes contre nature » avec des mineurs.

La loi supprime le 4 août 1982 toute pénalisation de l’homosexualité impliquant des personnes de plus de 15 ans, abrogeant ainsi la discrimination dans l’âge de la majorité sexuelle instaurée par Vichy entre couples de même sexe et hétérosexuels.

Donc, en même temps que la dépénalisation de l’homosexualité, la France a dépénalisé les actes commis avec des mineurs…

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