Finalement, le RN se rallie à l’union des droites
Etonnamment, le RN ne recrute pas ses assistants parlementaires auprès des adeptes de Jean-Luc Mélenchon :
Les 89 députés du groupe Rassemblement national recrutent des collaborateurs issus des Républicains ou de l’UDI.
Eugénisme et contrôle des naissances – Grégor Puppinck
L’ECLJ avec le Collège Saint Germain organisait une conférence le 18 juin 2022 à Paris : “Métamorphoses et permanence de l’eugénisme : De la «société pure» à la société hybride”, dont voici la deuxième intervention.
Alors même que le renforcement de l’eugénisme depuis quelques décennies déjà est palpable, il demeure encore dans le non-dit, masqué par les périphrases, les euphémismes et autres effets de langage, comme, par exemple, la notion de « santé reproductive ». Avec ceci, et depuis ses origines, l’eugénisme est rapporté non pas seulement à un objectif de pureté raciale, mais aussi, de manière concurrente, à l’idéal progressiste d’une société hybride, tant sur le plan du métissage biologique ou transhumaniste, que sur celui, sociologique, du relativisme multiculturel. Sous ces variantes se tapit pourtant la permanence d’une obsession : maîtriser l’humanité en en maîtrisant la reproduction, sur fond d’utilitarisme malthusien et d’anti-spiritualisme. Sous ses divers avatars, l’eugénisme apparaît ainsi comme l’un des visages de l’idéologie moderne. Ce sont ces évolutions et ces permanences qui demandent à être questionnées et éclaircies et qui firent l’objet de cette journée d’étude.
Ils ont choisi de garder leur enfant
Malgré l’annonce du handicap de leur fille :
Alors que la science permet de détecter les handicaps des fœtus et que le nombre de propositions d’interruption médicale de grossesse augmente, des femmes font le choix d’aller au bout de leur terme. À cinq mois de grossesse, Sarah et Paul ont été confrontés à cette question. pic.twitter.com/gMQH7HwZCs
— Le Figaro (@Le_Figaro) July 23, 2022
Sécurité sociale sous la monarchie
Lu dans la revue de l’Action Familiale et Scolaire :
On fait savoir à tous les travailleurs qui voudront s’engager pour travailler au Canal de communication des mers, qui se construit en Languedoc, qu’il sera donné à chacun dix livres par mois, sans leur déduire les jours de fêtes et dimanches, et jours où il pleuvra, qu’ils auront pour se reposer ; et que de plus, il leur sera fourni un logement moyennant deux deniers chaque jour, suivant l’Ordonnance de Mgr de Besons, Intendant de la justice, police et finance en Languedoc ; même ceux qui tomberont malades seront payés pendant le temps de leur maladie, comme s’ils travaillaient. Et pour faciliter ledit travail, il leur sera soumis les instruments nécessaires une seule fois, lorsqu’ils s’enrôleront, qu’ils seront obligés de conserver et de tenir en bon état. Ceux qui voudront s’enrôler s’adresseront aux Contrôleurs généraux desdits travaux qui sont sur les lieux, depuis Toulouse jusqu’à Castelnaudary ; lesquels les enrôleront par leur nom et surnom, leur âge et lieu de leur demeure ; pourvu que ceux qui se présenteront soient propres pour le travail, qu’ils n’aient aucune incommodité qui les rende inutiles, et qu’ils aient au moins vingt ans et au plus cinquante. Fait à Toulouse, le 8 décembre 1669. Signé RIQUET, chargé par le roi de la construction dudit canal.
Courageux joueurs australiens de rugby
Sept joueurs d’un club basé près de Sydney refusent de porter un maillot arc-en-ciel. Les instances du club avaient décidé de modifier le maillot de l’équipe pour promouvoir la cause LGBT. Or, les rugbymen n’auraient pas été consultés sur cette décision, affirment les joueurs concernés.
De journaliste à Présent à l’inauguration d’un buste de Simone Veil
Quel est l’intérêt de se réjouir d’avoir 89 députés RN, si c’est pour faire comme la gauche ?
Caroline Parmentier, rédactrice en chef du quotidien catholique Présent jusqu’à fin 2018, est aujourd’hui un député RN, qui se fait photographier devant l’inauguration du buste de Simone Veil à Béthune. Simone Veil est non seulement l’instigatrice de la loi sur l’avortement mais aussi du regroupement familial. C’est cela que le RN applaudit ?
Inauguration du buste de Simone Veil à Béthune avec Olivier Gacquerre, maire de Béthune et Amel Dahou-Gacquerre, sénatrice du Pas-de-Calais. pic.twitter.com/USs4tY010m
— Caroline Parmentier (@Parmentiercaro7) July 1, 2022
Essonne : un maire PCF met une école libre en danger
Le groupe scolaire catholique Trinité et Tarcisius est implanté depuis 9 ans en Essonne, à Frileuse, dans le hameau de la ville de Briis-sous-Forges. Seul établissement catholique hors-contrat du département, il accueille 120 élèves, de la primaire au collège. Deux bâtiments différents forment ce groupe, séparés par 5 kilomètres. Cette école est gérée par l’association familiale d’éducation en Essonne (AFEE), composée de parents d’élèves.
David Vauthrin, président de l’association, indique que le groupe souhaite devenir propriétaire de ses propres locaux. Courant 2021, le groupe scolaire s’intéresse à la maison des fondateurs de l’école, sur le départ. La maison, mitoyenne aux locaux qu’ils louent pour l’école, est une trouvaille idéale. L’occasion de racheter les locaux dans lesquels ils sont depuis 2013 et d’acquérir la maison mitoyenne pour y héberger le collège. Le 30 décembre 2021, un compromis de vente est signé. Début 2022, il engage des procédures administratives en matière d’urbanisme.
Le maire PCF Emmanuel Dassa se montre défavorable au projet en justifiant d’un nombre trop important d’élèves au vu de la petite taille de la station d’épuration de la ville. Un reproche d’autant plus étrange que la mairie avait auparavant donné son accord à l’installation de ce même nombre d’élèves, et que l’établissement bénéficie d’une autorisation ERP (établissement recevant du public), qui permet d’engager des travaux de rénovation.
En parallèle, le maire du village se met à avoir d’autres ambitions pour ces deux biens. Il est notamment évoqué un projet de logements sociaux. Le dimensionnement de la station d’épuration ne semble ici poser aucun problème.
Malgré le compromis de vente, le Maire décide de faire voter, le 28 mars, le droit de préemption des biens en conseil municipal. L’école, dont le bâtiment est compris dans le droit de préemption, devrait impérativement déménager, en l’espace de quelques semaines.
2e édition du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté espagnol
Le 2e pèlerinage d’Oviedo-Covadonga qui a lieu dans les Asturies, en Espagne, s’est déroulé du 23 au 25 juillet. Il s’agit de la petite soeur de Notre-Dame de Chrétienté, « Nossa Senhora da Cristandade – Espanha » (NSC-E). Il se déroule également pendant trois jours (du samedi au lundi) et sur une centaine de kilomètres et la messe qui y est célébrée est la messe traditionnelle. Covandonga est la première bataille qui marque la Reconquista espagnole par la défaite du Califat omeyade en 722.


Les pèlerins espagnols sont arrivés à Covadonga le 25. La messe a eu lieu à la basilique Notre-Dame de Covadonga.
Misas privadas por la mañana temprano, antes de partir hacia Covadonga en el último día de la peregrinación de @nscristiandades. #NSCE22 pic.twitter.com/iqRHlXiShO
— Una Voce España (@unavocespana) July 25, 2022
Last month, all the great pilgrimage action was in France. This month, it's Spain's turn, with, once again, a larger than ever turnout of young Catholics for the annual pilgrimage to the Sanctuary of Covadonga, organized by @nscristiandades (check out their feed!). Deo gratias! pic.twitter.com/LcMBAxPhAz
— JuventutemDC (@juventutemDC) July 26, 2022
Laudate, laudate, laudate Maria!!! La gallina de piel!!!!! pic.twitter.com/xY2i2j3CcY
— Padre Pablo (God's fan account) (@PadrePich) July 26, 2022

Jeux Olympiques du wokisme de 2024
Dans le spot annonçant les Jeux Olympiques de 2024, on trouve :
- à 8s, le drapeau LGBT
- à 38s, Simone Veil et loi sur l’avortement
- à 56s, poings levés et pavés de mai 68
C’est quoi la suite ? Des drag queens et des bébés avortés lors de la cérémonie d’ouverture ?
Une invitation lancée au monde entier, à venir vivre ensemble des émotions nouvelles !
Vous êtes à 1'30 min de découvrir le slogan de nos Jeux Olympiques ET Paralympiques #EnRoutePourParis2024 pic.twitter.com/t8Fzn41dgU
— Paris 2024 (@Paris2024) July 25, 2022
Par ailleurs, l’Etat va offrir avec l’argent du contribuable 400 000 billets aux chances pour la France du 93 pour qu’en échange ces derniers ne viennent pas perturber les JO. Ce pays fonctionne vraiment comme une mafia.
Saint-Germain-en-Laye (78) : un musulman fait irruption dans l’église pendant la messe et tabasse un paroissien
Dimanche 24 juillet, aux alentours de 18h50, un homme a interrompu la célébration de la messe par ses cris et ses bordées d’insanités. Un paroissien est venu à sa rencontre. En retour, l’homme lui a décoché un coup de tête en plein visage. Il a eu deux dents cassées.
« Il nous traitait d’hypocrites. De chrétiens de merde. Il disait qu’on le faisait passer pour un bouffon. C’est alors qu’un homme, assez grand, s’est approché de lui et lui a dit de partir. L’autre lui a demandé s’il voulait se battre. C’est à ce moment qu’il y a eu le coup de tête. D’autres sont intervenus pour le maîtriser. »
« Il insultait à la volée. Il accusait l’Église d’être raciste alors qu’il venait prier comme un musulman. Il hurlait : Satan a pénétré en moi ! Nous devons en sacrifier certains… Je ne veux pas entendre les paroles du prêtre. Il disait aussi qu’il était le deuxième fils de Dieu car son sang était le sang de Jésus. Le tout en se débattant et en crachant. »
Le prêtre a temporairement arrêté la messe. « Après, quand le calme est revenu, il nous a demandé de prier pour cet homme. »
Vous ne pouvez pas enseigner la Bible, mais vous pouvez enseigner que les hommes peuvent tomber enceints
Du grand Trump, invité samedi au Sommet de l’action étudiante de Turning Point USA. Dans un discours de près de deux heures, il a dit notamment ceci devant quelque 5.000 étudiants :
« Ils croient en l’idéologie du genre venue de la gauche et à la toxique théorie critique de la race. Nous croyons en deux genres. Il y a des hommes et il y a des femmes. Deux genres. Et nous croyons que tous les Américains de toutes origines sont créés libres et égaux par la main de Dieu tout-puissant. »
« La différence entre notre mouvement et les forces contre lesquelles nous nous battons ne pourrait être plus nette. Nous croyons à la liberté de pensée, à la liberté de réunion, à la liberté d’expression, et à une chose appelée liberté de parole. »
« Ce sont les principes pour lesquels nous nous battons chaque jour. Au cours des deux dernières années, le monde a vu le programme de la gauche radicale en action, et c’est très triste à regarder. Les résultats sont pires que tout ce que l’on aurait pu imaginer. »
« Le système éducatif actuel est tellement malade que la prière à l’école est interdite et que les spectacles de drag queens sont autorisés. Vous ne pouvez pas enseigner la Bible, mais vous pouvez enseigner aux enfants que l’Amérique est mauvaise et que les hommes peuvent tomber enceints.
« Brisez l’établissement éducatif corrompu de la gauche radicale. Vous ne feriez pas confiance à ces gens pour garder vos enfants pendant 20 minutes. Pourquoi devrions-nous, alors, les laisser éduquer des millions d’étudiants américains, six heures par jour, année après année ? »
Le couteau du jour
Un individu vêtu d’une djellaba, qui menaçait des passants avec un couteau de cuisine pourvu d’une lame de 30 centimètres, a été arrêté à Marseille, samedi 23 juillet. Lorsque les forces de l’ordre sont arrivées sur place, il était en train de faire sa prière. L’homme aurait menacé les policiers de les tuer s’ils s’approchaient.
Le suspect, prénommé Ali B., âgé de 27 ans, est défavorablement connu au Traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), notamment pour une tentative d’homicide sur une personne dépositaire de l’autorité publique – et fiché S.
Ils s’achètent 3 enfants pour 150 000 euros
Tranquillement, la République du Centre publie un article vantant la GPA, avec deux homosexuels qui achètent 3 enfants au Mexique
« On aide une famille en apportant l’équivalent de deux années et demie de salaire, en assurant tous les frais médicaux des grossesses et aussi la sécurité médicale de leurs propres enfants durant plusieurs années »
Rémy et Kévin ont investi au moins 150.000 euros, soit 75.000 euros par processus de GPA. L’une des GPA a donné des jumeaux.
Confusion
Suite à la publication le 1er juillet par l’Académie pontificale pour la vie d’un imposant volume intitulé « Éthique théologique de la vie », que certains n’hésitent pas à présenter comme la « mise à jour d’Evangelium vitae », le grand texte de Jean-Paul II sur la famille et la vie, le Dr Mónica López Barahona, membre du Conseil d’administration de l’Académie pontificale pour la vie et présidente de la Fondation Jérôme Lejeune en Espagne, a regretté que le Dicastère pour la doctrine de la foi n’ait pas été consulté.
« Il n’est pas vrai que l’Eglise ou le Magistère aient changé leurs critères moraux en ce qui concerne certaines questions de bioéthique ; ni même que le Vatican ait entamé un processus de révision de ces questions ».
« En aucun cas ce volume ne représente une déclaration officielle de l’Académie et encore moins un changement dans le Magistère de l’Eglise qui, comme on le sait, n’est contenu que dans les encycliques papales, les instructions du Dicastère pour la Doctrine de la Foi et les déclarations magistérielles explicites. »
López Barahona explique que
« certaines des affirmations contenues dans le volume semblent être en contraste avec le Magistère de l’Eglise ».
Parmi elles,
-
« l’éventuelle licéité de la contraception dans certains cas ».
-
« la licéité de certaines techniques d’assistance à la procréation homologue sous certaines conditions (sans perte d’embryons) ».
-
« l’inexistence d’actions intrinsèquement mauvaises ».
Ces positions violent la doctrine des documents magistériels Humanae Vitae, Donum Vitae et Veritatis Splendor qui, en revanche, sont affirmés dans d’autres parties du document. López Barahona dénonce également le fait que
« toutes les contributions des personnes qui ont participé au séminaire ne sont pas incluses dans le texte », « il y a eu des voix discordantes et critiques de ce qui a été exposé dans le texte ».
D’autre part, le médecin attire l’attention sur le fait que ce type de publication
« nécessite un processus d’élaboration et de publication plus prudent avec tous les organismes concernés, comme le Dicastère pour la doctrine de la foi qui, à mon avis, aurait dû revoir le texte avant sa publication ».
« Le livre n’est pas une déclaration officielle de l’Académie pontificale pour la vie sur ces questions ».
La confusion s’est étendue à de nombreuses personnes qui ont été surprises et ont consulté l’Académie. Le document « a suscité la confusion et le scandale dans les médias et sur les réseaux sociaux ».
“Unis pour conserver ce qui doit l’être et reconstruire ce qui aura été détruit”
Tribune parue sur Boulevard Voltaire, signée par Jean-Frédéric Poisson, président de VIA, la voie du peuple, Laurence Trochu, présidente du Mouvement conservateur, Bruno North, président du Centre national des indépendants et paysans :
Nous y sommes ! Un cycle électoral s’achève et personne ne semble véritablement gagnant à l’issue des résultats : ni Emmanuel Macron, qui n’a pas de majorité absolue avec Ensemble, ni Jean-Luc Mélenchon, à la tête de la fragile coalition NUPES dont personne ne peut estimer la durée de vie, ni Marine Le Pen, malgré l’entrée d’un fort contingent de députés, qui s’est entêtée à refuser toute idée d’alliance à droite pour favoriser son seul parti politique et transformer une possible vague patriote en une onde sans conséquence. Pourtant, un fait reste certain : le progressisme aura place nette pour étaler ses mesures. Quelle opposition conservatrice de poids pourra véritablement contrer cette idéologie au cœur de l’Hémicycle ? S’il y a un vainqueur aux derniers scrutins, c’est bien le progressisme, et il avancera sur tous les secteurs de la société.
Hélas, l’actualité nous prouve l’amère réalité de ce constat, à commencer par la proposition d’Aurore Bergé de sanctuariser le recours à l’avortement dans la Constitution (L’Express, 29/6/2022). Loin des priorités économiques et sécuritaires que réclament les Français au quotidien, cette proposition oublie que ce n’est pas le rôle de la Constitution d’abriter des combats sociétaux, à plus forte raison lorsqu’ils ne sont pas menacés en France. Cette surréaction législative d’Aurore Bergé témoigne d’une conscience aiguë de sa propre vassalisation aux États-Unis. Par ailleurs, Richard Ferrand nous prévenait déjà, le 11 avril dernier : la nouvelle « grande réforme de société » pour ce quinquennat sera le fameux « droit à mourir dans la dignité ». Autrement dit, l’euthanasie et le suicide assisté seront les prochaines mesures phares d’un gouvernement qui n’a rien d’autre à proposer que du sociétal, impuissant qu’il est à relever les défis structurels du pays. Il faut lui opposer une résistance à même de rappeler inlassablement les repères aptes à guider le choix politique : la personne humaine n’est pas un objet qu’on bricole, une marchandise qu’on achète, un produit qu’on jette.
Ces premières mesures ne sont, malheureusement, que la partie émergée de l’iceberg. Le projet de société qu’Emmanuel Macron veut porter pour son dernier mandat, nous en avons eu un avant-goût lors de son quinquennat précédent : il s’agira vraisemblablement d’un monde où le contrôle de masse et la surveillance générale seront institutionnalisés ; un monde où les libertés fondamentales seront constamment remises en cause sous le camouflage de l’« intérêt général » ; un monde au sein duquel les contrôles deviendront la norme et les espaces de libertés un luxe de plus en plus inaccessible… Déjà la liberté d’éducation est mise à mal, en particulier pour ce qui concerne l’école à la maison (Le Bien public, 30/6/2022), la liberté d’opinion est bafouée par des lois de fichage (La Croix, 5/1/2021) et le passe sanitaire est à nouveau évoqué.
Le chemin pour défendre ou reconquérir ces libertés sera long, mais nous serons là pour le mener.
L’écologie qui devient une préoccupation générale et qui est appelée à tenir une place prépondérante sera encore davantage utilisée dans les années à venir pour imposer plus de contraintes aux Français. Déjà, certains défenseurs autoproclamés de la planète s’en emparent pour proposer des mesures punitives, des normes toujours plus absurdes. Ceux qui paieront la plus lourde facture pour satisfaire les tenants de l’écologie sous influence seront encore les plus humbles, les Français délaissés des territoires périphériques et, bien sûr, les classes moyennes. L’écologie locale et les mesures de bon sens, comme l’écologie de conservation pour l’agriculture ou le développement de la filière nucléaire pour le secteur énergétique, seront encore mises de côté car elles ne sont pas conformes à la vision idéologique et dogmatique des Verts, enfermés dans leurs schémas cognitifs progressistes. Par ailleurs, ces doctrinaires d’une écologie pour urbains des métropoles oublient qu’il ne peut y avoir d’écologie intégrale et cohérente que si celle-ci protège aussi l’espèce humaine.
La question fondamentale soulevée par les délires progressistes est bien celle du rôle du politique : est-il de redéfinir, au gré des sondages, ce qu’est l’être humain ? Ou est-il de garantir, au milieu des progrès scientifiques époustouflants, le respect inconditionnel de la personne humaine, quel que soit son état ? Est-il de favoriser une humanité augmentée qui, sous prétexte de repousser toujours plus loin les frontières de la maladie, du handicap et de la mort, tente de définir une nouvelle humanité pour qu’il ne reste de l’homme que ce qui est fort, beau et intelligent ? La grandeur d’une société est plutôt de garantir à celui dont le corps ou l’esprit, malgré les soins reçus, reste affaibli et défaillant le droit à des structures adaptées, une facilité d’accès à l’école, au travail, aux loisirs. En un mot, le droit de vivre. Nous devrons le leur rappeler à temps et à contretemps.
Devant les menaces qui s’accumulent, les conservateurs authentiques doivent se réveiller : c’est précisément dans ce but que nous avons rédigé ce plaidoyer. Nous avons des propositions uniques et pérennes à apporter à la société moderne. Parce qu’être conservateur ne consiste pas à garder des cendres mais à transmettre le feu, nous souhaitons rappeler ce qui a fait la force et l’humanité de notre civilisation pendant des siècles. Contre la machine de mort qui progresse, nous souhaitons assurer la protection de chaque vie, de sa conception à sa mort naturelle. Contre la société de contrôle qui se profile, nous rappelons la nécessité d’un cadre de libertés inaltérable grâce auquel chacun peut s’accomplir pleinement. Contre cette écologie globalisante qui punit l’être humain et cette société de consommation qui l’enchaîne, nous prônons un art de vivre respectueux des individus, des familles et des peuples. Ainsi, nous devons prendre toute notre place dans le combat qui s’amorce pour défendre l’être humain et sa nature propre, le territoire sur lequel nous vivons et nous épanouissons, les traditions et l’ordre social transmis grâce à des milliers d’années de longue patience. Conscients de notre héritage, et pour assurer la continuité historique de la nation, c’est un conservatisme de combat auquel nous contribuons.
Enracinés et attachés au cadre national, civilisationnel et anthropologique dans lequel prend place l’action politique, nous sommes unis pour conserver ce qui doit l’être et reconstruire ce qui aura été détruit.
Christophe Béchu et la droite piégée
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Christophe Béchu, tout nouveau ministre de la Transition écologique, est une assez remarquable incarnation de ce qu’Yves-Marie Adeline appelait naguère la « droite piégée ».
Ancien élu LR ayant rallié, comme beaucoup, la majorité présidentielle, il est assez logiquement confronté par ses nouveaux « amis » à ses déclarations antérieures.
En l’occurrence, il fait partie des quelques nouveaux ministres anciennement LR qui se voient accusés de « LGBTphobie » pour avoir voté contre la loi Taubira en 2014.
La polémique a d’abord visé Caroline Cayeux, puis s’est élargie et désormais Christophe Béchu et Gérald Darmanin se trouvent également dans la tempête médiatique.
M. Béchu vient de tenter de désamorcer la polémique en revendiquant son « évolution » sur le sujet, tout en ajoutant poétiquement avoir « éprouvé des moments de grâce dans les mariages entre personnes de même sexe que j’ai eu l’occasion de célébrer ».
Je ne reviendrai pas ici sur le sujet du mariage homosexuel, dont, à la différence de M. Béchu, je persiste à penser qu’il s’agit d’une mauvaise idée. L’État n’a aucun droit de s’intéresser au mariage si ce n’est pour assurer la génération des enfants qui formeront la nation de demain. L’autoriser à légaliser le mariage homosexuel – qui, par construction, est incapable d’assurer la génération des enfants – revient à l’autoriser à mettre une caméra dans l’ensemble de nos chambres à coucher. C’est simplement totalitaire.
Au passage, rappelons que « l’homophobie » ou la « LGBTphobie » sont des concepts vides de sens qui permettent d’envoyer devant les tribunaux à peu près n’importe qui.
Bref, le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas du tout suivi « l’évolution » de M. Béchu.
Mais ce qui m’intéresse ici, c’est le piège dans lequel la droite s’enferre avec une constance qui confine à la bêtise.
D’abord, il n’est pas très élégant de « charger » Caroline Cayeux pour mieux paraître compatible avec les puissants du jour.
Par ailleurs, quand un homme de droite se félicite d’avoir « évolué », c’est souvent pour mieux dissimuler qu’il a rallié la position antérieure de la gauche.
Il peut se faire – c’est rare, mais non impensable – que la gauche ait eu raison, mais alors notre homme de droite ne fait qu’avouer qu’il a manqué de jugement naguère, ce qui ne saurait rassurer sur son jugement d’aujourd’hui. Plus souvent, ce que dissimule mal cette « évolution », c’est plutôt un manque de courage à défendre ses propres opinions – ou même l’absence totale de convictions.
En tout cas, l’homme de droite admet ainsi l’idée que la gauche a le monopole de la légitimité morale. Comment voulez-vous gagner dans ces conditions ? Ce serait comme un jeu dans lequel l’un des candidats accepterait l’idée que l’autre soit non seulement son concurrent, mais aussi l’arbitre, et même le rédacteur des règles du jeu !
Pourtant, il est évident que cette soumission à la gauche ne « marche » pas. Si l’on regarde l’actuelle polémique sur la « LGBTphobie » des ministres ex-LR, on peut aisément constater que, plus ils se couchent, plus ils sont attaqués. Et c’est logique : tant que les sectaires qui les attaquent n’ont pas à payer les conséquences de leurs attaques, et qu’au contraire, leurs attaques sont fructueuses, pourquoi s’arrêteraient-ils ?
Pourtant, la gauche n’a aucune légitimité. La droite pourrait beaucoup plus logiquement la faire taire en lui rappelant son bilan et ses dizaines de millions de morts. Mais cela supposerait un peu de courage et de cohérence intellectuelle – ce dont la corporation politicienne manque le plus cruellement !
La civilisation occidentale. Ses racines. Ses défis. Son avenir : une 30ème Université d’été de Renaissance catholique caniculaire et studieuse
Lu sur Renaissance catholique :
Jamais de mémoire d’universitaire une telle canicule ne s’était abattue sur l’Université d’été de Renaissance Catholique. N’en furent que plus appréciées les conférences dans la salle climatisée mise à notre disposition par la commune d’Abilly, et surtout la vaste piscine du château des Termelles, à proximité de Châtellerault, accessible pour les 60 enfants de la garderie.Une assemblée largement rajeunie et renouvelée (160 adultes) grâce à une formule d’inscription attractive pour les familles, avait sacrifié quatre jours de sacro saintes vacances, du 14 au 17 juillet, pour répondre à une question fondamentale, pourtant largement occultée à l’occasion des débats électoraux récents : La civilisation occidentale. Ses racines. Ses défis. Son avenir. Chacun put apprécier la qualité des analyses des conférenciers qui nous avaient fait l’amitié et l’honneur d’être présents : Philippe Pichot-Bavard, Laurent Dandrieu, Roberto de Mattei, Korantin Denis, Jean-Paul Gourévitch, Antoine de Lacoste, Jean-Yves Le Gallou, Michel Boyancé et Jean-Pierre Maugendre. Seul notre fidèle ami, Bruno Gollnisch, nous fit défaut, son épouse Setsouko ayant été rappelée à Dieu pendant le déroulement de notre Université. Ce fut l’occasion de faire célébrer une messe pour le repos de son âme et de prier à ses intentions.
Cette 30ème Université d’été fut l’occasion de la publication d’un Hors-Série de notre publication La Renaissance Catholique retraçant en images et en couleurs l’aventure des 29 universités précédentes depuis la première à Mérigny, dans l’Indre, en 1992. Notre ami le général Marc Paitier rehaussa de sa verve et de son enthousiasme nos soirées s’attachant à nous faire mieux connaître et aimer « La civilisation du vin ». Enfin ce fut une grande grâce que de pouvoir participer, chaque jour, à la célébration de la sainte messe dans l’église du village, mise à notre disposition par son curé. A quelques kilomètres de l’Ile Bouchard nous ne pouvions manquer de nous rendre en pèlerinage à ce lieu d’apparition mariale, en 1947, alors que la France retenait son souffle à la veille d’une guerre civile qui apparaissait à beaucoup comme inévitable.
En ces temps de destruction programmée des liens sociaux ces quatre journées en chrétienté, toutes générations confondues, dans la paix et la bienveillance, l’étude et la prière furent une grande grâce pour tous les participants dont beaucoup nous rejoignaient pour la première fois. Rendez-vous a déjà été pris pour notre 31ème Université d’été, dans le même superbe lieu, au moment du 14 juillet 2023.
A l’automne, le Rassemblement national ne sera plus présidé par un Le Pen
Lundi, le conseil national du RN a arrêté les modalités d’organisation du prochain congrès, avec notamment l’élection du prochain président. Marine Le Pen doit investir son successeur le 5 novembre, à l’issue d’une campagne interne d’un mois, en octobre, pendant laquelle les adhérents se prononceront en ligne.
Marine Le Pen a décidé de passer la main. Elle préfère se consacrer à la gestion des 89 députés.
Du 29 juillet au 9 septembre, les candidats à la présidence auront la possibilité de se faire parrainer. Il leur est demandé de réunir 20 % des élus du Conseil national – soit 76 signatures.
Jordan Bardella, actuellement président par intérim, sera certainement candidat. Le nom de Louis Aliot revient aussi régulièrement.
L’eugénisme et la théorie évolutionniste des races – Jacques Henry
L’ECLJ avec le Collège Saint Germain organisait une conférence le 18 juin 2022 à Paris : “Métamorphoses et permanence de l’eugénisme : De la «société pure» à la société hybride”, dont voici la première intervention.
Alors même que le renforcement de l’eugénisme depuis quelques décennies déjà est palpable, il demeure encore dans le non-dit, masqué par les périphrases, les euphémismes et autres effets de langage, comme, par exemple, la notion de « santé reproductive ». Avec ceci, et depuis ses origines, l’eugénisme est rapporté non pas seulement à un objectif de pureté raciale, mais aussi, de manière concurrente, à l’idéal progressiste d’une société hybride, tant sur le plan du métissage biologique ou transhumaniste, que sur celui, sociologique, du relativisme multiculturel. Sous ces variantes se tapit pourtant la permanence d’une obsession : maîtriser l’humanité en en maîtrisant la reproduction, sur fond d’utilitarisme malthusien et d’anti-spiritualisme. Sous ses divers avatars, l’eugénisme apparaît ainsi comme l’un des visages de l’idéologie moderne. Ce sont ces évolutions et ces permanences qui demandent à être questionnées et éclaircies et qui firent l’objet de cette journée d’étude.
Les maires démocrates de New York et Washington découvrent l’immigration de masse
Le maire démocrate de New York, Eric Adams, partisan d’un accueil sans limite des clandestins, s’est vu contraint de demander le 19 juillet une aide urgente au gouvernement fédéral américain afin de gérer des arrivées massives de clandestins dans sa ville…
Il a déclaré dans un communiqué que
« la ville de New York connaît une augmentation marquée du nombre de demandeurs d’asile qui arrivent d’Amérique latine et d’autres régions. Dans certains cas, des familles arrivent dans des bus envoyés par les États du Texas et de l’Arizona, tandis que dans d’autres cas, il semble que des personnes soient envoyées par le gouvernement fédéral ».
Plus de 2 800 nouveaux demandeurs asile qui auraient été recensés à New York ces dernières semaines.
La ville dispose d’une loi de « droit au logement » qui impose que tous les demandeurs d’asile sans-abri y arrivant puissent disposer d’un hébergement d’urgence. Cette obligation conjuguée à l’afflux de clandestins a eu pour conséquence de submerger le système d’hébergement. Ce dernier a donc réclamé de l’aide au gouvernement fédéral.
Le 17 juillet, le maire de Washington, Muriel Bowser, s’est aussi plaint que les refuges pour sans-abri de sa ville se remplissaient de clandestins demandeurs d’asile. Et, comme le maire de New York, elle a demandé l’aide du gouvernement fédéral.
Selon le New York Post, au cours des 18 premiers mois de l’administration Biden, plus de 3 millions de migrants sont entrés illégalement aux États-Unis.
Lettre d’une étudiante en médecine au Conseil de l’Ordre
Lue ici :
Demande d’un RDV pour échanger sur les raisons qui me font arrêter mes études de médecine.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers ordinaux,
Chers Professeurs, Chers Docteurs, Chers Maîtres,
Étudiante en 4e année de médecine à la rentrée 2021/2022, j’ai reçu récemment un courrier de la scolarité de la Faculté de Médecine de Grenoble relatif à la fin de ma période de césure (sollicitée suite à la promulgation de la Loi du 5 août 2021).
J’ai répondu au Doyen de la Faculté en le remerciant très sincèrement de m’avoir accordé ce temps de réflexion et pour la bienveillance dont il avait fait preuve à mon égard ; puis en lui annonçant, avec un profond regret, ma décision de ne pas poursuivre mes études de médecine, après ces 3 années et quelques mois, passés au sein de sa Faculté. Voici l’essentiel de mes propos.
C’est vraiment à contrecœur que je prends cette décision, mais en pleine conscience, et je l’espère avec bon sens, sagesse et rationalité :
Je m’étais en effet engagée en médecine avec pour ambition de soigner mon prochain, d’agir toujours en conscience, avec probité et honnêteté vis-à-vis de lui, sans jamais déroger au code d’honneur du serment d’Hippocrate, un serment sur lequel tout le monde jure sans toutefois, j’en ai le sentiment, en mesurer l’importance, les conséquences, et sans être prêt à en respecter tous les engagements, en toutes circonstances, et quoi qu’il en coûte.
J’aime profondément étudier, j’aime apprendre comment fonctionnent le corps et l’esprit humain, comprendre les pathologies, et aller chercher quelles sont les récentes avancées médicales, scientifiques et technologiques pour trouver celles qui vont pouvoir profiter à mon patient. J’aime me réjouir avec les patients qui guérissent, et écouter, accompagner tous ceux qui en ont besoin. J’étais prête à faire face aux difficultés qui jalonnent le parcours d’un médecin.
Malheureusement, aujourd’hui je ressens que soigner comme on me demandera de le faire ne sera pas en accord avec mes convictions, et que je ne serai pas en mesure de respecter le serment d’Hippocrate qu’on me demandera de prêter à l’issue de mes études.
Je croyais que la médecine avait avant tout pour ambition suprême de soigner toutes les personnes, coûte que coûte, et qu’en tant que médecin je serais libre d’agir dans le seul intérêt de mon patient, dans le respect du recueil de son consentement libre et éclairé, et guidée par mes connaissances, la sagesse acquise lors de mes formations et de mes expériences, et ma capacité de discernement.
Les deux ans qui viennent de s’écouler m’ont montré que la médecine telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui (et le sera de plus en plus) n’est pas en phase avec l’idée que je m’en faisais.
J’ai toujours pensé pouvoir exercer ma vocation, sans pression d’aucune sorte et surtout en toute indépendance des lobbies financiers, croyant naïvement que la mission de soigner résistait à l’appât de l’argent, à l’appel du pouvoir et à la satisfaction de l’ego tel que le souligne notre serment : « Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. »
Nous devons également jurer : « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. »Comment comprendre alors le refus de soin imposé pendant ces deuxannées ? En effet, comment a-t-on pu déconseiller voire interdire à des gens qui avaient besoin de soins de se rendre chez leur médecin ? Comment a-t-on pu leur dire, sans prendre le temps de les ausculter, de rester ou de retourner chez eux juste avec du Doliprane ? Comment accepter tout cela lorsque l’on sait que le simple fait d’accueillir, écouter et accompagner avec compassion le patient participe significativement à sa guérison et à son mieux-être ?
Nous devons aussi prononcer « Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. » Mais comment concilier cette promesse avec l’obligation faite aux patients de disposer d’un Pass sanitaire ou de s’être administré au préalable une molécule sur laquelle il y a peu de recul pour avoir le droit de se faire soigner ?
Dans l’état actuel des données scientifiques, est-il raisonnable d’exiger ce geste des patients, des professionnels de santé, a fortiori des étudiants des filières santé, dont le jeune âge aurait mérité que s’applique un élémentaire principe de précaution ?
J’ai aussi très mal vécu de voir en septembre 2021 des collègues soignants suspendus, sans aucune considération ni égard pour leurs états de service antérieurs, leur dévouement aux patients et leur loyauté à leur institution. Pouvons-nous supporter de les voir toujours sans aucun revenu pour avoir refusé d’aller à l’encontre de leurs convictions ou de leurs arguments médicaux ? Ces soignants étaient pourtant prêts à d’autres mesures de protection au contact des malades. De voir tous ces professionnels, qui se sont dévouées pendant tant d’années pour le bien de leurs prochains, perdre leur travail, leur statut social, parfois ne plus pouvoir subvenir aux besoins de leur famille voire manger à leur faim a été pour moi d’une grande violence. (J’ai personnellement vu des soignants se servir de la nourriture issue des poubelles.)
Comment proclamer encore « J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. » et, dans le mêmetemps, précipiter de force, sous l’influence de la peur, vers une thérapie expérimentale des millions de personnes, en abusant de la confiance aveugle qu’ils ont dans la médecine et la science représentée par certains experts. Quelle folie s’est emparée de la communauté médicale pour accepter tout ça sans sourciller, au mépris de tous les principes qui faisaient consensus avant 2020 ?
Comment prononcer les mots suivants « Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. » ou encore « Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. », alors que nous avons tous pu constater durant ces deux années à quel point le milieu politique et médical est parfois corrompu, et ce au plus haut niveau, par les laboratoires pharmaceutiques et les cabinets de conseil privés ?
Qu’il n’y ait pas de méprise : je ne doute pas de la probité et de l’honnêteté de la majorité des médecins et des soignants en France. En revanche, je doute désormais de la capacité du plus grand nombre à prendre du recul et à assumer avec courage le serment qu’ils ont prononcé dès lors que la situation devient un peu compliquée et que leurs intérêts personnels soient en jeu. Je crains, malheureusement, qu’une petite poignée de gens bien placés suffise à corrompre l’ensemble d’un système.
Comment a-t-il été rendu possible d’en venir à expliquer à nos patients que nous pouvions leur imposer des soins inutiles pour eux-mêmes (comme l’est le vaccin contre la covid pour les personnes non à risque de formes graves, notamment les enfants, les adolescents et les jeunes adultes) et inutiles pour protéger les autres (puisqu’avec ou sans vaccins il n’y a pas de différence dans la transmission), tout en laissant l’industrie qui les produit engranger 36,8 milliards d’euros sur ce seul et unique produit ?
Enfin comment pourrai-je oser jurer « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément » et accepter de laisser des gens sans soins, des personnes âgées mourir loin de leurs proches et dans la solitude la plus abjecte ?
Non, décidément, cette médecine qu’on nous propose d’exercer n’est vraiment pas celle que j’avais envisagée.
Des lits ferment, des services d’urgence ferment, des collègues souffrent, des patients meurent, de maladie ou d’abandon…
Ce n’est pas ma définition de la médecine.
Je n’ai pas signé pour cela.
Pas pour abandonner, tromper ou laisser mourir.
Pas pour être le bouc émissaire de décisions qui ne sont plus motivées par notre mission de soins et le respect de notre serment, mais on dirait bien par la seule ambition dévorante ou la folie de certains individus.
Alors ma décision je la prends avec regret, car j’aime profondément la médecine, c’est ma vocation, mais je la prends avec la sagesse que m’inspire l’Ecclésiaste :
« Mieux vaut pour toi ne point faire de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir ».
Je reste reconnaissante pour tous les enseignements reçus pendant ces trois belles années. Ils ont été intellectuellement riches et demeureront un bagage de connaissances et de principes utiles qui continueront de m’accompagner.
En vous remerciant de votre attention, et en espérant que ma lettre saura susciter en vous des interrogations ou des éclairages à m’apporter, je suis pour ma part à votre entière disposition pour un échange constructif et vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers ordinaux, mes sincères et respectueuses salutations.
Zoé Bruder
Étudiante en 4e année à la Faculté de Médecine de Grenoble
Le 6 juin 2022
375 306 immigrés non-européens se sont installés légalement en France au cours de l’année 2021
Ce nombre est l’addition des primo-titres de séjour et des primo-demandeurs d’asile ; il ne prend pas en compte les étrangers ayant obtenu le statut de mineur isolé. L’Observatoire de l’immigration constate une forte reprise à la hausse de l’immigration, après un léger creux dû au Covid en 2020.
Principaux pays d'origine des bénéficiaires de premiers titres de séjour en 2021 :
1. Maroc 🇲🇦
2. Algérie 🇩🇿
3. Tunisie 🇹🇳
4. Côte d'Ivoire 🇨🇮
5. Chine 🇨🇳 pic.twitter.com/cFJdX2uPUj— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
📈 ASILE – Premières demandes enregistrées en 2021 : + 28% (104 381)
🔎Rappel : la France était devenue en 2019 le pays le plus attractif d'Europe en matière d'asile, et le 2ème au monde après les Etats-Unis. pic.twitter.com/3xZbId18tp
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
Principaux pays d'origine des nouveaux demandeurs d'asile en 2021 :
1. Afghanistan 🇦🇫 + 61%
2. Côte d'Ivoire 🇨🇮 +35%
3. Bangladesh 🇧🇩 + 35%
4. Guinée 🇬🇳 + 13%
5. Turquie 🇹🇷 +62% pic.twitter.com/tDynOKXJY4— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
📈Décisions favorables d'attribution de l'asile en 2021 : + 63,8% (54 379) pic.twitter.com/Y4vo392eXH
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
Pour plus de données, le document-source du Ministère de l'Intérieur : https://t.co/qFKQDmsEuH
— Observatoire de l'immigration et de la démographie (@ObservatoireID) July 25, 2022
Le Planning familial face aux critiques des “trans”
Un extrémiste de gauche trouve toujours un plus extrémiste que lui. Le Planning familial en fait actuellement l’expérience, après avoir sorti une série d’affiches et de visuels sur les « nouvelles familles » et « nouveaux genres ». En effet, les militants transgenres n’aiment pas le visage des personnages représentés. Et surtout, l’affiche aurait été dessinée par un « cis-genre », c’est à dire une personne normale, ne souffrant pas de « dysphorie de genre ». Or pour les wokistes, seul un transgenre peut dessiner un personnage transgenre, car il comprend sa « souffrance » et son « vécu ».
En France, plus de 12 000 hommes ont marché pour approfondir leur foi, leur masculinité et leur paternité
Un article d’Antoine Bordier :
En 2020, la Covid-19 les avait empêchés de se réunir en masse pour marcher ensemble, le temps du 1er we de juillet. C’est leur rendez-vous annuel, « entre mecs ». Du nord au sud, de l’est à l’ouest, ils marchent pour redorer leur masculinité et leur paternité, mises à mal par les idéologies du genre et du wokisme. Ces idéologies ont le vent en poupe aux Etats-Unis, et, s’infiltrent chez nous, jusqu’au sommet de l’Etat. Enquête au cœur de ces nouveaux aventuriers du 3è type.
Certains papas sont partis dès le jeudi 30 juin, pour rejoindre soit le Mont Saint-Michel, en Normandie, soit le Mont Bessillon et le Mont Verdaille à Cotignac, dans le Var, soit Lourdes, dans les Pyrénées, soit Vézelay, en Bourgogne, soit la vingtaine d’autres endroits en France. Sur une carte, les pèlerinages des pères de famille se dessinent en une soixantaine de lieux (des sanctuaires la plupart du temps). Pour quoi et dans quel but marchent-ils, donc ? Dans une France où les pères ont de moins en moins leur place et sont en quête de masculinité, face à une féminité elle-même blessée, et, parfois « castratrice et débridée », les papas se (re)mettent en marche. Au-delà de l’exploit sportif, où les kms défilent aux pas des hommes. Il y a l’exploit sociétal : celui de réunir tous les milieux sociaux et tous les horizons culturels. Le patron d’entreprise parisienne marche avec l’ouvrier agricole de Provence, le croyant avec le jeune converti. Ils sont jeunes et vieux, mariés, divorcés, séparés, pères de famille, grands-pères, et, jeunes fiancés. La plupart vivent une aventure pédestre personnelle « pour remettre les compteurs à zéro », comme le dit Nicolas, notaire lillois, qui a choisi de marcher vers Cotignac. Mais, les 25, 30 et 35 km que certains avalent par jour, comme une petite promenade de santé, sont un véritable parcours du combattant pour d’autres. Quoiqu’il en soit, pour la plupart, c’est une école de vie à ciel ouvert.
Leurs murs d’école ? Des paysages à couper le souffle. Imaginez le Mont Saint-Michel au petit matin, à marée-basse. Attention aux sables mouvants qui pourraient en surprendre plus d’un. Mais le guide-expert est là. Tout va bien se passer. Imaginez les crêtes boisées de pins qui entourent Cotignac, sous le champ des cigales. Parfois, un chemin de souffrance s’ouvre à vous, parce que poussiéreux. Il est fait de dénivelés sous le soleil torride du Var. Sur les chemins pierreux de Provence, sur les chemins herbeux de Normandie, de Bourgogne et d’ailleurs, ces milliers de papas redeviennent les « grands aventuriers du monde moderne », comme aimait à les appeler Charles Péguy.
Pas à pas, casquette ou chapeau sur la tête, sac-à-dos au dos, chapelet (ou pas) au poignet, et, les pieds bien calés dans leurs chaussures de randonnées, ils marchent en silence, en parlant, en chantant, en priant, ou, en rigolant. Au bout du chemin, que vont-ils recevoir en posant leur sac-à-dos ? L’espérance, la foi, la fraternité, la force masculine retrouvées ? La joie conjugale et paternelle de revoir les siens ?

La fraternité en ligne de mire
Ce jeudi 30 juin, il est 21h00 passé, lorsque les premiers papas arrivent de Lille, de Paris, de Nantes et de Bourg-en-Bresse. En tout, ils seront une cinquantaine de papa-marcheurs à parcourir les 60 kms en deux jours pour rallier Cotignac, depuis le Cannet-des-Maures. Loïc Calamel et Bertrand de Kerangat sont les principaux organisateurs de cette marche. Une parmi la cinquantaine qui converge vers ce lieu où serait apparue la Sainte Famille (Jésus, Marie et Joseph). Loïc et Bertrand, s’occupent, également, de l’accueil des 1 700 autres pèlerins qui vont les rejoindre en partant de routes (on parle de chapitres) différentes. Le plus souvent, les chapitres représentent des paroisses (celles d’Aix-en-Provence, de Bordeaux, de Boulogne, d’Houilles, en région parisienne, de Paris, de Nanterre, de Marseille, de Toulon, etc.).
Bertrand a l’habitude de se frotter aux sujets qui tournent autour de la masculinité. Ce père de famille nombreuse de 45 ans (il a 5 enfants) est un militaire expérimenté. Pour lui, ce pèlerinage est le rendez-vous incontournable. De retour de mission, début mai, il a peaufiné l’organisation avec Loïc, Matthieu et Tanguy.
« Pour moi, en tant que pèlerin, j’attends ce rendez-vous annuel du 1er we de juillet avec hâte. En tant qu’organisateur, c’est beaucoup de travail. J’arrive à faire la part des choses avec ma vie de couple et ma vie de famille. C’est une vraie joie pour tous. Mes enfants y participent en me confiant leurs intentions de prière. Ainsi que mon épouse, Marie-Do. »
Bertrand évoque ensuite la fraternité vécue entre les pèlerins :
« Chacun vient pour des raisons différentes, personnelles, qu’il veut partager ou pas. Tout au long de ces 3, 4 jours, la confiance, la convivialité et la simplicité emboitent le pas de chacun. Les pieds souffrent, les cœurs s’ouvrent et les langues se délient. Les échanges fraternels vécus aux pas des pèlerins font partie des moments les plus forts de ce pèlerinage. »
La grande muette (comme on appelle l’armée) n’est plus si muette que cela…
Loïc Calamel, 47 ans, est, lui-aussi, une force de la nature. Marié, depuis 22 ans, avec Sara, ils ont quatre enfants. En habitant, près de Cotignac, la figure de saint Joseph l’a fortement marqué. Pour lui, à l’enfance blessée,
« saint Joseph, c’est un peu mon second papa. Je me confie souvent à lui. Il est très efficace. Il faut juste s’abandonner, lâcher prise, marcher et lui faire confiance. »
Avec son sac-à-dos de 12 kilos, ce plongeur en eaux profondes, avalera les 60 kilomètres de marche tout en souriant, presqu’en bondissant. Pour lui, l’exploit n’est pas sportif.
« Il est, certes, viril. Car, c’est important de se retrouver entre hommes. Surtout en ce moment où nous sommes discrédités, jusque dans notre masculinité la plus profonde. Entre hommes, nous échangeons sur nos difficultés, nos peines et nos joies. Ce qui fait que nous sommes des hommes…debout. Nous parlons de notre vie de foi, de notre couple, de nos enfants, de nos galères professionnelles. »
Avec le recul, son manque de confiance et sa timidité se sont transformées au fil des marches et des responsabilités.
« Je n’aurais imaginé, l’année dernière, pouvoir m’exprimer, devant plus de 1 000 papas, à la fin du pèlerinage à Cotignac. »
Après 13 ans de responsabilités, au sein du chapitre, et, 5 ans au service du sanctuaire de Cotignac, il a décidé de passer le relais.

Le Vatican, les papes, et, saint Joseph
Du côté du Vatican, il y a 2 ans, le pape François surprenait le monde entier, en annonçant le 8 décembre 2020 qu’il ouvrait une année dédiée à saint Joseph. Dans sa Lettre apostolique « Patris Corde », publiée le jour-même, à l’occasion du 150è anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme Patron de l’Eglise Universelle, il invitait tous les pères à avoir un « cœur de père ». Dans sa lettre, il présentait Joseph comme modèle. Il rappelait qu’il est le « père aimé », le « père dans la tendresse », le « père dans l’obéissance », le « père dans l’accueil », le « père au courage créatif », le « père travailleur », et, enfin le « père dans l’ombre ».
Le 19 mars 1966, le jour de la fête du saint, le pape Paul VI avait écrit : Saint Joseph a fait « de sa vie une oblation de soi, de son cœur, et, de toute sa capacité d’amour pour servir le Messie ». Plus tard, le pape Jean-Paul II, il y a 21 ans, le 19 mars 2001, alors qu’il ordonnait 9 nouveaux évêques, disait :
« “Voilà donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître a établi sur ses gens” (cf. Lc 12, 42). C’est ainsi que la liturgie nous présente aujourd’hui Saint Joseph, Epoux de la Bienheureuse Vierge Marie et Gardien du Rédempteur. Lui, le serviteur fidèle et sage, a accueilli avec une docilité obéissante la volonté du Seigneur, qui lui a confié “sa” famille sur terre, afin qu’il en prenne soin avec un dévouement quotidien. Saint Joseph persévéra dans cette mission avec fidélité et amour. »
Son successeur, le pape Benoît XVI, il y a 10 ans, le 19 mars 2012, proposait son portrait :
« Saint Joseph était juste, il était plongé dans la Parole de Dieu, écrite, transmise à travers la sagesse de son peuple, et c’est précisément de cette manière qu’il était préparé et appelé à connaître le Verbe incarné – le Verbe venu parmi nous comme un homme – et prédestiné à garder, à protéger ce Verbe incarné ; cela demeure sa mission pour toujours : protéger la sainte Eglise et Notre Seigneur. »
Enfin, lors de la Messe de son intronisation, le 19 mars 2013, le pape François, dont le papa s’appelait Mario Jose (Marie Joseph) déclarait :
« Nous avons entendu dans l’Évangile que « Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église, comme l’a souligné Jean-Paul II :‶ Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l’Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle ″ (Exhort. apost. Redemptoris Custos, n. 1). Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. »

Des apparitions uniques au monde ?
Dans le Var, en ce vendredi 1er juillet 2022, alors que les paroles des papes résonnent, encore, dans le cœur des pèlerins, leur flot a grossi pendant la nuit. Les derniers pères sont arrivés en provenant de Paris et de Bourg-en-Bresse. L’heure du réveil va bientôt sonner. Il est 4h30, départ du Cannet-des-Maures. Nuit blanche pour certains, d’autres ont très bien dormi. Comme Antoine, qui vient de Bourg-en-Bresse : « J’ai dû dormir 4 ou 5 heures. Mais ce n’est pas grave. Je suis en forme. » La troupe de pèlerins se réveille en marchant. Dans moins de 33 heures, ils rejoindront le pas lourd, l’âme, peut-être, allégée, le Mont Verdaille, qui culmine à 700 m. 360° de paysages varois s’offrent à eux pendant une dizaine d’heures.
60 km les sépare de ce mont où Notre-Dame de Grâces est apparue (selon l’Eglise) en 1519, avec l’Enfant Jésus, à un simple bûcheron, Jean de la Baume. Elle s’adresse à lui :
« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. »
Plus d’un siècle plus tard, le 7 juin 1660, vers 13h00, c’est au tour de saint Joseph d’apparaître en terre de Provence, au Mont Bessillon, qui se situe à 3 km du Mont Verdaille. Il apparaît à un berger, Gaspard Ricard, assoiffé. Il lui dit : « Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras. » Gaspard obéit, soulève le rocher, que 9 hommes ne pourraient pas. Une source d’eau se met à jaillir. Les habitants de Cotignac construisent une chapelle sur le lieu de l’apparition et protège la source. Ces apparitions seraient uniques au monde. Elles ne s’arrêtent pas là.

La France et Louis XIV
La France serait le seul pays au monde à bénéficier d’une telle attention ! Une troisième apparition, d’ailleurs, est à prendre en compte : celle du 3 novembre 1637. A Paris, à Notre-Dame des Victoires, dans un monastère qui n’existe plus, la Vierge Marie apparaît à un religieux augustin, le frère Fiacre. Elle lui dit :
« N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le Dauphin que Dieu veut donner à la France. Pour marquer que je veux qu’on avertisse la Reine de faire trois neuvaines en mon honneur, voilà la même image qui est à Notre-Dame de Grâces, en Provence et la façon de l’église. »
Frère Fiacre accompagné d’un autre moine, se rend à Cotignac. Il lui faut trois mois, à l’époque, pour traverser le Royaume de France, qui est couvert de bois, de forêts et de monastères. En arrivant sur place, il trouve sous la forme d’un tableau roulé dans une cave, l’image présentée trois mois plus tôt par la Vierge lors de son apparition. Il a prié, au long du chemin, les 3 neuvaines demandées par la Vierge : celle de Notre-Dame de Grâces, de Notre-Dame de Paris, et, de Notre-Dame des Victoires.
Le 5 septembre 1638, alors que Louis XIII et Anne d’Autriche n’arrivaient pas à avoir de descendant, nait Louis-Dieudonné, le futur Louis XIV. A 21 ans, le jeune roi, accompagné de sa mère, se rend, à son tour, à Cotignac. Nous sommes le 21 février 1660, mère et fils prient ensemble aux pieds de Notre-Dame de Grâces. Le chemin qu’a emprunté Louis XIV existe toujours. Il porte son nom. Tous les pèlerins du Cannet-des-Maures, et, ceux provenant d’autres diocèses qui marchent en direction de Cotignac, connaissent les grandes lignes de cette incroyable histoire « sainte ». Une franche camaraderie les anime. Certains, comme Antoine, Bertrand, Éric, Laurent, Manuel, Mickaël, Nicolas, et, Philippe, sont des sportifs avertis. Ils se connaissent depuis longtemps, et, sont des habitués de ce pèlerinage du Cannet-des-Maures, qui fête ses 12 ans. Ils aiment Cotignac.

Correns et Saint-Joseph du Bessillon
Le samedi matin, le réveil est plus tardif : 6h30. Les pèlerins discutent entre-eux, 2 par 2, 3 par 3. D’autres prient le chapelet, d’autres chantent. Certains, comme Antoine, se souviennent de la venue, l’année dernière, de Mgr Sylvain Bataille, évêque de Saint Etienne. « Ensemble, nous avons parlé de théologie et évoqué la question de la liturgie. C’était important, surtout avec ce qui se passe dans l’Eglise. » Ils ne sont pas hors-sol, ils voient bien, et, ils le vivent, que l’Eglise de France est en crise. Ils sont, parfois, victimes du relativisme ambiant. Ils ont besoin de repères. Ils ont soif de réponses simples face à leur questionnement naturel.
Après un peu plus de deux heures de marche, la première halte se fait à Correns. Ce petit village varois où coule l’Argens est niché dans un écrin de vignes. D’autres pèlerins les rejoignent. « Bonjour vous venez d’où ? » interroge l’un des pèlerins. « De Port-Marly », répond un autre. L’arrêt au bord de la rivière se transforme vite en baignade. « Il reste 3 heures de marche avant l’arrivée au Bessillon », prévient Loïc. « Nous repartons dans 10 mn. » Cette année, la sécheresse est nettement perceptible : « le niveau d’eau a baissé de 20 cm », constate Manuel, qui travaille dans un vignoble.

« Se renouveler dans le Christ »
Il est 12h45 quand tous arrivent au Bessillon. Le lieu d’apparition de 1660 a été transformé en sanctuaire, avec sa fontaine et un joli petit monastère, tenu par des sœurs en provenance d’Argentine. Les 1 700 autres pèlerins vont les rejoindre. A l’arrivée, certains se mettent à genoux devant la statue de saint Joseph à l’Enfant, qui marque l’endroit où il est apparu. Ils déposent des intentions de prière. Le nombre de pèlerins grossit rapidement. Tous vont converger vers Notre-Dame de Grâces, au Mont Verdaille, où une Messe est célébrée, à 19h00 par Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges.
Ce Normand depuis plusieurs générations est évêque depuis 5 ans. Il vient pour la première fois à Cotignac, à l’invitation d’un jeune pèlerin qu’il a marié, il y a une vingtaine d’années : Bertrand de Kerangat ! Sur l’esplanade du sanctuaire de Notre-Dame de Grâces, là où les 1 750 hommes-pèlerins (derniers chiffres officiels) vont prendre place pour la Messe, Mgr évoque la raison d’être de sa présence, alors que le bruit des trompettes, qui s’ajustent, retentissent de l’autre côté.
« Je viens en pèlerin d’abord. J’ai besoin, moi-aussi, de demander à Notre-Dame de Grâces, ses grâces pour mon ministère et mon diocèse. Pour mon ministère de paternité aussi. Nous avons en commun un ministère de paternité, car nous, les prêtres, sommes pères selon l’Esprit. Même si je n’ai pas marché, je viens d’abord en pèlerin. Puis, je viens en pasteur. »
Mgr Bozo se souvient du journaliste Philippe Oswald, qui avait écrit à la fin des années 90 Debout les pères !
« Je viens, également, encourager les pères de famille qui sont malmenés, parce que la paternité est malmenée, et, parce que l’identité sexuelle est malmenée. Depuis Philippe Oswald, il y a eu d’autres livres sur la paternité, celui de Fabrice Hadjadj (NDLR : auteur du livre Etre père avec saint Joseph). Et, le pape François a écrit aussi sur saint Joseph. »
L’évêque invitera lors de son homélie les pères de famille à « se renouveler dans le Christ ». Il appelle tout homme à renouveler sa vie intérieure, tant malmenée au profit du bien-être décorrélée de toute dimension christique. Enfin, il cite saint Paul, homme viril par excellence :
« Toute paternité au ciel et sur la terre tire son nom de la paternité de Dieu, devant qui on fléchit le genou. »

Mgr Dominique Rey parle de « courage »
Le lendemain, le dimanche 3 juillet, c’est Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, où se situe Cotignac, qui préside la Messe.
« Depuis 22 ans, depuis que je suis évêque, je viens au moins une fois par an visiter, prier, célébrer dans les sanctuaires de Cotignac. Cette année, je vais dire aux pères : montrez-vous courageux. Faites preuve de courage dans votre vie personnelle, votre relation conjugale, votre responsabilité familiale et dans vos engagements professionnels. »
A 10h00, l’esplanade est remplie à craquer. Les 1 750 sont devenus près de 2 500 avec l’arrivée des épouses et des enfants (des environs). Le soleil baigne en partie l’allée centrale, le chant d’entrée est lancé. Tous se lèvent comme un seul homme. Au loin, on aperçoit la petite croix de procession portée par un membre des Chevaliers de Colomb, un mouvement qui regroupe exclusivement des hommes, et, qui vient des Etats-Unis. Son responsable sur Toulon, Raymond Manna, explique qu’il a été
« fondé à la fin du 19è siècle (NDLR : en 1882, il y a 140 ans) dans le Connecticut. C’est une communauté catholique, qui vit au cœur d’une région protestante. Le père Michael J. McGivney le fonde avec l’objectif de vivre la fraternité et l’entraide auprès des veuves et des orphelins. Il choisit avec humour ce nom de Chevalier de Colomb, qui rappelle que c’est un catholique (NDLR : Christophe Colomb) qui a découvert l’Amérique. »
En France, ce mouvement est arrivé il y a 7 ans. Et, il regroupe, aujourd’hui, plus de 1 000 membres. Sa vocation ? Venir en aide à l’Eglise, aux prêtres, aux paroisses et aux diocèses. Sur Toulon, ils sont une soixantaine. Dans son homélie, Mgr Rey rappelle le contexte :
« Toutes les entreprises actuelles qui visent à gommer la différence des sexes, au nom du gender, qui cherchent à fabriquer la vie ou à l’interrompre au gré des humeurs et selon des choix égocentriques, privent l’homme et la femme de cette image de Dieu trinitaire qu’ils portent en eux et ensemble. L’écrasement de la famille, cellule de base de la société, participe ainsi de la mort de Dieu. »

« Ne soyons pas lâches, poltrons ou froussards »
Puis, il parle du
« courage pour chaque époux d’assumer son identité à l’intérieur d’un amour fidèle soutenu par la grâce de Dieu.[…] A l’heure de la mise en cause de la figure paternelle et du principe d’autorité, à cause des contre-exemples d’abus de pouvoir destructeurs, ou a contrario d’absence du père en raison des ruptures familiales, le courage du père est d’assumer sa mission éducative jusqu’au bout : en premier lieu par son témoignage de vie, par la transmission de repères, et du mode d’emploi de l’existence, par la fidélité de son accompagnement. Hélas dans bien des cas, le père s’est désengagé, devenu le grand frère, le confident, plus que le référent. Le courage paternel doit inspirer confiance à l’enfant. La force d’âme du père, qu’il ne faut jamais confondre avec l’agressivité, constitue une sécurité et une protection dont l’enfant a besoin, une muraille, surtout quand cette force d’âme se conjugue avec la tendresse. Se blottir dans les bras d’un père courageux conditionne bien souvent la résilience de l’enfant. »
Il évoque Charles de Montalembert : « ce qu’il manque aux catholiques, c’est le courage ».
Il termine par ces mots qui sonnent forts et qui seront suivis d’un silence où seul le chant des cigales a sa place :
« Ne soyons pas lâches, poltrons ou froussards, aussi bien dans la société que dans l’Eglise. Il nous faut assumer nos choix jusqu’au bout, toujours dans la vérité, toujours dans la charité, toujours dans la constance et l’humilité, en acceptant également de se remettre en cause. Le courage brave la bien-pensance, les jeux de pouvoir et les modes. Ce courage est la colonne vertébrale de cette espérance dont notre monde a tellement besoin. Ce courage a pour sommet la Croix. »
« Soyez forts, prenez courage, vous qui espérez le Seigneur » (Ps 30, 25).
Dans l’assistance de ce dimanche 3 juillet, il y a de nombreux enfants. Certains jouent, d’autres dessinent quelques croix à même le sol poussiéreux. D’autres, enfin, écoutent attentivement ses paroles de courage. Peut-être, finalement, qu’il faudrait revenir à l’esprit d’enfance, et, faire confiance en se revêtant de leur innocence ? Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » (Matthieu, chap.19, vers.14).

Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier
Un agresseur sexuel LGBT “au cœur du réacteur depuis les débuts d’En Marche!”
La Lettre A publié un article sur “Les liens très solidaires du Groupe SOS avec le pouvoir macroniste” :
Au cœur du réacteur depuis les débuts d’En Marche !, l’emblématique président du Groupe SOS, Jean-Marc Borello, a progressivement tissé sa toile dans les ministères et au parti présidentiel. Il est très proche de Marlène Schiappa, la nouvelle secrétaire d’Etat à l’économie sociale et solidaire, et a fait du géant de l’entrepreneuriat social un refuge pour les conseillers macronistes et socialistes. […]
“Le débat entre fédération et confédération européenne est largement dépassé”
Selon Bruno Gollnisch interrogé dans Le Conservateur :
Je me tue à dire depuis longtemps que le débat entre fédération et confédération européenne est largement dépassé. Je vois encore mes amis politiques qui protestent contre la mise en place d’une Europe fédérale. Mais cette Europe n’est pas du tout fédérale ! Ce n’est pas une Europe fédérale qui se met en place, c’est un super-État euro-mondialiste totalement centralisé. Dans un État fédéral comme les États-Unis d’Amérique, vous avez de grandes différences d’un État à l’autre : la plupart ont un système juridique anglo-saxon de common law ; mais la Louisiane a conservé son système de code civil d’inspiration napoléonienne. Il y a des États où la peine de mort existe ; d’autres où elle a été abolie. Des États où l’avortement est pratiqué ; d’autres non. Des États comme le Nevada qui font leur miel des jeux de hasard ; et d’autres où ils sont interdits, etc. De telles différences n’ont déjà plus cours dans l’Union Européenne. Il suffit d’observer une seule session d’une semaine du Parlement européen à Strasbourg pour voir que l’Union se mêle de tous les aspects politiques, économiques, sociaux, culturels, moraux, … sexuels, concernant la vie de près de cinq cent millions d’Européens. Sans compter la séance du jeudi, où, sous prétexte de défense des droits de l’homme, on joue à l’O.N.U. et l’on envoie au monde entier des recommandations, qui vont aussi bien des droits de l’opposition au Burkina Faso jusqu’à la condition féminine en Mongolie extérieure…
2 morts et 12 blessés dans une attaque terroriste contre une église syrienne
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Une attaque de drone survenue en pleine célébration religieuse de consécration de la nouvelle église Sainte-Sophie, dans la ville de Squelbiyeh, au nord-ouest de la Syrie, aurait fait au moins deux morts et 12 blessés. SOS Chrétiens d’Orient condamne fermement cette attaque dirigée sur une église grecque orthodoxe en pleine cérémonie religieuse, en présence de nombreuses femmes et enfants, et s’interroge sur l’absence totale de réaction internationale.
Dimanche 24 juillet, alors que les familles de Squelbiyeh sont rassemblées autour de la nouvelle église Sainte-Sophie, réplique miniature de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, pour débuter la cérémonie de consécration par les archevêques de Hama, Nicolas Baalbaki, et de Homs, Georges Abou Zahem, un drone armé s’est abattu juste à côté de l’église, faisant selon les sources locales au moins deux morts et 12 blessés.
Cette attaque terroriste, qui ciblait notamment des femmes, des enfants et le clergé de Squelbiyeh est particulièrement choquante et SOS Chrétiens d’Orient souhaite alerter la communauté internationale sur ce crime commis à l’occasion d’un office religieux. Cet acte terroriste sur le village chrétien de Squelbiyeh est une nouvelle illustration dramatique de la situation que vivent les habitants de cette région.
Depuis 2016, SOS Chrétiens d’Orient apporte une aide humanitaire et un soutien moral à ces populations, ce qui lui a valu des attaques inadmissibles de la part du journal Médiapart et une enquête pour « complicité de crimes de guerre ». Malgré ces tentatives de déstabilisation de la part de journalistes à l’idéologie douteuse, SOS Chrétiens d’Orient poursuit et poursuivra ses actions humanitaires auprès des habitants de cette région assaillis par des groupes armés terroristes.
L’église Sainte-Sophie est un projet qui a vu le jour à Squelbiyeh, en réponse à la transformation de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople en mosquée. Ainsi, la consécration qui avait lieu hier survenait exactement deux ans après l’inauguration de Sainte-Sophie en tant que mosquée. Peu de temps après le début de la cérémonie, un drone armé s’est abattu juste à côté de l’église, ratant visiblement sa cible de quelques mètres. Il a explosé à 15 mètres des familles rassemblées devant l’édifice. Deux personnes auraient trouvé la mort, et plus de 12 ont été blessées.
Le patriarche grec orthodoxe d’Antioche, Jean X, a condamné « l’acte terroriste perpétré à Squelbiyeh, attribué à des groupes terroristes armés ». Les réactions et condamnations des autorités officielles se font encore attendre.
Le panache de Guillaume Peltier
Amusant prix décerné par Le Nouveau Conservateur :
Cette fois, ce n’est pas un prix récompensant l’indépendance d’esprit que notre jury décerne, mais un prix très spécial, qui salue le panache. En matière politique, où les calculs personnels l’emportent à peu près toujours, jusqu’à la nausée (et jusqu’à la division ad infinitum de la droite…), il est rare qu’un élu se sacrifie, c’est-à-dire, quand il est parlementaire et enraciné dans sa circonscription, qu’il mette son siège en jeu pour tenter une aventure qu’il juge plus conforme à ses convictions. C’est exactement ce qu’a fait cette année Guillaume Peltier : après avoir été le très actif secrétaire général du MPF de Philippe de Villiers, parti que ce dernier dut un jour « mettre en veilleuse » pour des raisons personnelles, ce professeur d’Histoire et de Géographie, « mordu de politique » dès son plus jeune âge, fonda un cabinet de conseil et n’eut d’autre choix, pour revenir à la politique active, que de rejoindre l’UMP au sein de laquelle il créa logiquement, avec Thierry Mariani, « La Droite Populaire », avant d’en devenir vice-Président, puis député du Loir-et-Cher, dans cette Sologne familiale à laquelle il s’identifie corps et âme. Cet enracinement, qui lui eut valu une facile victoire aux Législatives de juin s’il était resté vice-Président de LR, il l’a sacrifié cet hiver pour rejoindre Éric Zemmour, dont le conservatisme le satisfait bien davantage que le syndicat d’intérêts personnels où ce gaulliste et souverainiste de bonne souche ne fut jamais à l’aise – animant la campagne du Z avec une étonnante ferveur, devenant premier vice-président de Reconquête !, et s’employant à réunir les fameux « parrainages » qui, sans lui, n’auraient sans doute pas été en nombre suffisant. Ce faisant, il s’exposa à perdre sa circonscription de Sologne, fait rarissime dans la vie parlementaire. Qu’importe : il croit en son destin – et dans les chances d’une droite authentiquement nationale et conservatrice. Chapeau bas ! (On lira le « grand entretien » que Guillaume Peltier a accordé au Nouveau Conservateur n°6 – mars 2022 – à propos de son livre Milieu de Cordée – éd. Plon, 2019 -, et l’on pourra suivre sur U-Tube ses Conversations avec Paul[1]Marie Coûteaux pour TVL)
Tout a été fait pour saborder notre industrie nucléaire : la politique gouvernementale conduit notre pays à une pénurie
Fabien Bouglé, auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les énergies renouvelables de l’Assemblée nationale, déclare au Figaro :
Il faut s’attendre à un hiver très difficile. Oui, nous allons manquer de gaz et d’électricité et, en plus, notre facture énergétique va exploser. Depuis 10 ans, nous n’avons eu eu de cesse de participer au sabotage du nucléaire français. En témoigne la vente d’Alstom et des turbines Arabelle, l’augmentation notable des sources d’électricité renouvelable intermittentes comme les éoliennes, fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la dégradation politique de l’image du nucléaire, la perte de vision à long terme de notre politique énergétique et la destruction de notre expertise industrielle. De plus, le revirement du président de la République sur le sujet du nucléaire est beaucoup trop récente pour produire des effets immédiats.
Tout a été fait pour saborder notre industrie nucléaire qui est la base de notre production électrique. Selon les bases de données récemment publiées du ministère de l’écologie, le nucléaire a représenté en 2021, 75% de l’énergie primaire produite en France à mettre en comparaison avec les seulement 2,4% de l’énergie produite par les éoliennes. Dans le même temps, la politique gouvernementale conduit notre pays à une pénurie énergétique alors que nous disposions du meilleur modèle énergétique décarboné. Nous avons engagé des sommes folles dans les énergies renouvelables et, dans le même temps, négligé l’entretien et le développement de nos centrales nucléaires. Les arrêts de réacteurs nucléaires pour des problèmes de corrosion s’inscrivent dans ce contexte. En 2021, notre pays était exportateur d’électricité, cette année nous allons devoir énormément importer. C’est une honte. Par une absence de vision à long terme de nos gouvernants qui n’ont pas vu venir cette crise énergétique qui a débuté bien avant la guerre en Ukraine, nous sommes effectivement dans la situation des pays du tiers-monde où nous allons pour la première fois depuis 40 ans devoir envisager des rationnements d’électricité.
RTE, responsable du réseau public de transport d’électricité haute tension en France, estimait bien avant la guerre en Ukraine et la découverte de problèmes de corrosion sur plusieurs réacteurs nucléaires que le risque de pénurie est important tous les hivers au moins jusqu’en 2024. L’invasion de l’Ukraine par la Russie n’a-t-elle pas fait qu’aggraver une situation déjà critique ?
Tout à fait ! La question des risques de coupures d’électricité en France ne date pas de la guerre en Ukraine et à plusieurs reprises ces dernières années en particulier en hiver lors des mois de février et mars, RTE qui est la filiale d’EDF chargée de transporter l’électricité a averti de potentiels risques de coupures d’électricité. Globalement, notre pays peut parfaitement faire face à la demande d’électricité lors des mois de faible consommation comme l’été mais l’hiver, lors des période de grand froid la demande explose et nous sommes confrontés à une pénurie d’électricité lors de ces pics de consommation. C’est justement lors de périodes de grand froid que les éoliennes produisent peu et que nous sommes dans la nécessité soit d’importer de l’électricité de nos voisins soit de relancer des centrales au charbon ou au gaz. Le problème, c’est que le froid est sur toute l’Europe en même temps. Cette année le 2 avril, RTE a diffusé des messages pour inciter à la diminution de la consommation lors d’une vague de froid.
Mais le choc gazier et électrique que nous connaissons n’est pas seulement dû à la guerre en Ukraine, il prend ses racines dans le déploiement sans limite en Europe des énergies renouvelables intermittentes. Un article de Newsweek du 27 octobre 2021 titré «The wind failures behind Europe Energy crisis are a warning for America» (Les pannes d’éoliennes à l’origine de la crise énergétique en Europe sont un avertissement pour l’Amérique) expliquait comment la politique d’installation d’éoliennes en Europe avait créé le choc gazier que nous connaissons.
En effet, la reprise industrielle «postCovid» en 2021 est intervenu au moment de la chute de production des éoliennes allemandes (baisse de 14% en 2021). Cette situation a contrait l’Allemagne a augmenter fortement sa production électrique avec ses centrales au gaz ou au charbon conduisant à une explosion de la demande de ces matières fossiles. Le souci c’est que le marché de l’électricité est aligné en Europe sur le mode de production électrique le plus cher en l’occurrence les centrales au gaz. Comme le prix spot électrique des centrales au gaz a explosé, cette situation s’est répercuté sur l’ensemble des modes d’électricité y compris l’électricité d’origine nucléaire conduisant à une inflation inédite du prix de l’électricité en Europe. La guerre en Ukraine s’est ajoutée dans l’équation mais n’a pas été déterminante dans cette pénurie initiale de gaz et l’augmentation de la facture électrique. Elle a été plutôt un élément de complexification. […]
Après la grêle, le feu
C’est un peu les sept plaies d’Egypte pour les énergies renouvelables…
Après le parc solaire détruit par un orage, c’est maintenant les panneaux eux-mêmes qui s’auto-détruisent.
Un incendie d’habitation s’est déclaré dans une commune des Hautes-Alpes. En cause, les panneaux photovoltaïques, posés sur le toit de la maison, qui se sont embrasés et ont détruit la totalité du toit de cette maison de 100 m².
