Tsunami de violence en Amérique : causes et remèdes
Lu sur IFN :
La fusillade du 24 mai par un tireur de 18 ans à l’école primaire Robb d’Uvalde, au Texas, a été d’une telle ampleur – 19 élèves et deux enseignants tués ainsi que 17 autres blessés – qu’elle rappelle les tragédies de Columbine, Sandy Hook et Marjory Stoneman Douglas. Mais ces calamités très médiatisées ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Dans la semaine qui a suivi les meurtres d’Uvalde, selon les Gun Violence Archive, l’Amérique a connu 18 autres fusillades de masse.
Une action rapide et définitive est certainement nécessaire pour sécuriser nos écoles et protéger nos enfants de la violence armée. Mais le lendemain de la fusillade d’Uvalde, le sénateur de l’Utah Mike Lee nous a demandé de réfléchir aux causes profondes possibles.
À chaque fois qu’une de ces tragédies se produit, je pense que, pendant trop longtemps, nous avons négligé de nous pencher sur les causes profondes de la violence sauvage. Pourquoi notre culture produit-elle soudain tant de jeunes hommes qui veulent tuer des innocents ? Elle soulève des questions telles que : l’absence de père, l’éclatement des familles, l’isolement de la société civile ou la glorification de la violence peuvent-ils être des facteurs contributifs ?
Deux jours plus tard, l’ancien président Donald Trump déclarait :
“Nous devons nous attaquer au problème des familles brisées, car aucune loi ne peut guérir les effets d’un foyer brisé. Il n’y a pas de substitut à une mère forte et à un père formidable.”
Attention aux trains pour ce week-end de Pentecôte
Une amie nous demande de rappeler aux pèlerins de Pentecôte que les trains pour Chartres ne circulent pas ce week-end. Pour le pèlerinage Paris-Chartres de Notre-Dame de Chrétienté, des trains spéciaux sont affrêtés à la fin du pèlerinage. Pour le pèlerinage Chartres-Paris, vous avez tous les renseignements ici.
Malaise au Quai d’Orsay
De Thomas Flichy de La Neuville :
La crise actuelle des services diplomatiques français est l’aboutissement d’une longue maladie interne au quai d’Orsay mettant aux prises une technocratie opportuniste pilotée depuis l’extérieur et un corps de serviteurs de l’État enraciné dans une expertise linguistique et culturelle de premier plan.
Si l’on considère la longue durée historique, ce qui fit la force de la diplomatie française fut de réussir à combiner la puissance des armes à celle des lettres afin de perpétuer l’influence française vers l’étranger. A cet art si singulier se sont substituées différentes impasses prétendant transformer les diplomates en commis voyageurs aptes à vendre de la pacotille outre-mer ou bien en simples relais idéologique d’une diplomatie morte transposant les divagations intellectuelles abstraites de la métropole aux cinq continents.
Au cours de la dernière décennie, tout débat interne a été soigneusement évacué au sein des services diplomatiques.
Or la numérisation du monde rend plus que jamais nécessaire l’existence d’une voix réfléchie, en contact direct avec les pays étrangers, connaissant à la fois leur langue, leur histoire et surtout leur vision du monde afin d’éviter les maladresses inhérentes aux prises de position irréfléchies. En effet, la nature a horreur du vide et sitôt que la diplomatie officielle échoue fleurissent inévitablement les diplomaties secondes, qu’elles soient économiques, universitaires ou marines, désireuses de renouer les liens permettant d’irriguer avec efficacité les relations internationales dans la longue durée.
D’un point de vue historique, l’on sait en effet que la naissance d’un État bureaucratique et cloisonné favorise l’émergence d’une diplomatie parallèle. La stratégie de cabinet, instituée à compter de 1674, permet par exemple à Louvois de pratiquer une diplomatie secrète sur ordre du Roi. Un demi-siècle plus tard (1722) nait le secret du Roi, service encadrant la diplomatie parallèle. Celui-ci mise alors sur l’Autriche et la Russie alors que la France se déclare officiellement pour la Prusse et l’Angleterre. Pour Albert de Broglie, Louis XV déguise le meilleur de sa politique. Mettant en miroir la diplomatie officielle et officieuse, l’historien note :
« D’un côté régneront presque sans partage la légèreté et l’imprévoyance, de l’autre de sages inconnus feront entendre tout bas un langage sévère qui devance le jugement de la postérité. Une frivolité licencieuse s’étale sur le devant de la scène, le bon sens, la moralité et le patriotisme paraîtront souvent réfugiés dans les coulisses ».
Au cours du XVIIIe siècle, les usages conjugués de la diplomatie officielle et officieuse, se perfectionnent.
Un diplomate comme Guillaume Bonnecarère (1754-1825) appartient par exemple aux agents qui effectuent des missions de diplomatie secrète au Pays-Bas et en Allemagne. En 1786, le système de la tenaille diplomatique – dotée d’une pince apparente et d’une pince invisible – s’est perfectionné. Son équilibre est néanmoins subtil, si l’une des branches l’emporte, l’instrument diplomatique s’effondre.
Opacité pré-électorale : le gouvernement ne dépose pas le projet de loi de règlement de budget et d’approbation des comptes de l’année passée
Le nouveau gouvernement vient d’enfreindre l’article 46 de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) qui l’oblige à déposer avant le 1er juin le projet de loi de règlement de budget et d’approbation des comptes de l’année passée.
La commission des Finances du Sénat fustige une décision qui empêche
«la représentation nationale de prendre connaissance des éléments d’exécution budgétaire et d’informer les Français sur le bon usage de leurs impôts et l’efficacité de l’action publique».
Au ministère du Budget, on indique que «ce texte sera déposé après les législatives à cause des contraintes de la réserve liée à cette année électorale». Sic.
Au Sénat, Claude Raynal, le président de la commission des Finances, dénonce :
«En aucune façon, ce texte n’est concerné par la période de réserve, il s’agit juste de sauter les législatives. Rien ne les empêcherait de le présenter aujourd’hui.»
Avortement : l’inquiétude des gynécologues
De Anne Isabeth dans Présent :
La profession avait déjà fait part de ses craintes lors des discussions autour de l’allongement de 12 à 14 semaines des délais pour avorter en France. Dans un article publié le 24 mai, le site Gènéthique rapporte que, durant le congrès Pari(s) Santé Femmes, le Collège national des gynécologues et des obstétriciens français a redit son inquiétude quant à l’allongement de ces délais. Outre l’aspect technique du côté du praticien, qui n’est pas le même entre un avortement à 12 et un à 14 semaines, du côté de la femme, l’opération est encore moins anodine. Si l’avortement est médicamenteux, il est synonyme de « mini-accouchement ». Lorsqu’il s’agit d’un avortement chirurgical, il est nécessaire de dilater davantage le col, l’enfant étant plus gros. Or cela peut provoquer de « potentielles faiblesses ou béances cervicales » ce qui favoriserait, par la suite, des fausses couches tardives ou des accouchements prématurés.
Zone de non-droit
Il faut vraiment bouter les Anglais hors du 93. L’entreprise “Vente privée” est installée à Saint-Denis. Regardez les précautions que doivent prendre ses salariés et visiteurs :
L'entreprise Vente Privée prévient ses clients et ses salariés du 93 : attention, vous entrez dans une zone de non-civilisation… pic.twitter.com/xfTst6ULkc
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) June 2, 2022
Saint-Denis est la preuve que tous les plans gouvernementaux ne servent à rien. On y a a construit un stade, une zone d’activité dans laquelle on a installé de grosses entreprises, des transports, des jeux olympiques… St Denis et ses alentours ont reçu depuis 2017 plus de 5,6 milliards d’euros pour la rénovation urbaine … Aucun coin en France n’a été autant aidé, c’est un laboratoire et la ville continue à s’enfoncer. On y a déménagé une université (Paris 8) : il y a quelques années on y a découvert des tags antiblancs et la gale s’y est déclarée.
Autre information concernant le chaos au Stade de France (à partir de 4’40) cet homme accuse des stadiers à l’entrée du stade de délibérément déclarer “faux” des billets valides pour les confisquer puis les revendre. On n’en aura sans doute jamais le coeur net, puisque Macron ne veut surtout pas aller au fond de ce qui s’est passé.
🗣💬 "Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie qu'en sortant du Stade de France samedi"
💥 Le combattant UFC Paddy Pimblett, venu au SDF en tant que fan de Liverpool raconte les incidents. Il résume tout en une phrase : "au moins dans une cage c'est un contre un". pic.twitter.com/E3jF5qAWl8
— RMC Sport Combat (@RMCSportCombat) June 2, 2022
«N’allez pas aux JO à Paris» : des supporters anglais écœurés racontent leur soirée cauchemar au stade de France pic.twitter.com/UfmVfjC2Fw
— Le Parisien (@le_Parisien) June 2, 2022
Mais le gouvernement reste dans le déni :

I-Média – Stade de France, la racaille en direct
L’image de la semaine
Un militant écologiste travesti a tenté d’entarter le tableau de la Joconde au musée du Louvre. Michel Geoffroy revient sur une dérive idéologique dangereuse qui jouit de tous les passe-droits, y compris médiatiques.
Stade de France : la racaille en direct
Si les yeux du gouvernement et des médias à la solde du pouvoir étaient rivés sur les supporters anglais, l’horreur de la soirée du 28 mai au Stade de France a été longuement décrite sur les réseaux sociaux et dans quelques interviews. Le récit qui est fait de la finale (dysfonctionnements, pannes, grèves et manque de préparation) camoufle une réalité bien plus sordide et violente.
Revue de presse
Libre-circulation des armes à feu : un combat médiatique
Nos contributeurs ont souligné des répétitions et redondances dans les JT de 20H de TF1 et France 2 la semaine passée. Il s’agit en réalité d’une véritable campagne de propagande intérieure visant à interdire les citoyens de se défendre eux-mêmes.
Mgr de Kérimel a peur de la soutane
Le nouvel archevêque de Toulouse n’a rien trouvé de mieux à faire en arrivant dans son diocèse que d’y interdire la soutane :

Pourtant la soutane est un formidable moyen d’évangélisation. L’abbé Montarien racontait ainsi que les gens ont besoin de voir un prêtre : avec sa soutane, on venait lui parler, comme cette jeune femme que sa vue dissuada de se jeter sous une rame de métro. Un témoin raconte :
« Il est venu donner les derniers sacrements à mon beau-frère à 2 heures du matin : ʺje ne peux pas aller à l’hôpital dans la journée, car on m’arrête à tous les lits… Tous les gens ont besoin de prêtresʺ
L’interdiction de la soutane nous ramène aux années 70-80 :
« Dans les années 80 le débat sur l’habit ecclésiastique battait son plein, et il était question que la conférence épiscopale de France décide qu’il pouvait être réduit au port d’une simple petite croix. L’abbé affirma que si la conférence en décidait ainsi, il porterait une croix… Stupéfaction… Avant d’ajouter en souriant : ʺsur ma soutaneʺ… Fou-rire général ! ».
Un prêtre parisien raconte :
« On dit que la soutane ferme des portes, moi, ça m’en ouvre. C’est un prétexte pour engager une discussion. Avec mon habit décalé qui symbolise une tenue de service, les gens m’abordent plus facilement. Si je veux être tranquille quand je prends le train, je range ma soutane dans la valise ! »
Harcèlement
L’homme, comme avocat de Pierre Bergé puis du GODF, a harcelé judiciairement Le Salon beige. Mais, selon Libération, le harcèlement est une habitude :
Dans une enquête publiée par Libération en février 2021, une vingtaine de personnes ayant travaillé auprès de l’avocat avaient décrit un climat de peur, d’injures et de mépris exercé par leur patron, et des faits pouvant s’apparenter à du harcèlement. Une source proche du dossier a indiqué que l’ordre avait ouvert début novembre 2021 cette procédure disciplinaire pour des soupçons de «manquements» de Me Pierrat à «tous les principes essentiels de la profession», mais aussi pour un «mode de management» pouvant «s’apparenter à du harcèlement».
Une telle procédure donne lieu à la nomination d’un instructeur qui prononce à l’issue de son enquête le renvoi du dossier devant la formation de jugement du Conseil de l’ordre. Celle-ci peut relaxer l’avocat ou prononcer des sanctions allant jusqu’à l’interdiction d’exercer ou la radiation.
L’avocat, également romancier, essayiste et collectionneur d’art, a défendu plusieurs personnalités du monde de la culture, dont les écrivains Gabriel Matzneff, accusé de pédocriminalité, et Edouard Louis ou encore le plasticien Claude Lévêque, soupçonné de viols sur mineurs. Il a aussi défendu l’ex-écologiste Denis Baupin, accusé de violences sexuelles.
Joachim Son-Forget : “tous les partis se ressemblent, ce sont les mêmes sociologies et les mêmes abrutis”
Extraits d’un entretien avec le député de la 6e circonscription des Français établis hors de France, Joachim Son-Forget, qui a quitté la macronie en 2018pour devenir un électron libre :
[…] La politique politicienne est décevante, je ne suis pas un homme de parti et je le sais encore plus après avoir eu ce regard curieux sur l’ensemble du paysage politique français ces dernières années. Tous les partis se ressemblent, ce sont les mêmes sociologies et les mêmes abrutis, il n’y a pas beaucoup de gens intelligents. Je suis content d’avoir tenu bon, d’être resté indépendant, d’avoir développé mes idées. Des idées qui peuvent être considérées de gauche sur certains sujets humanitaires ou d’intégration, et peut-être « trop de droite » sur les aspects sécuritaires et sociétaux. Quand bien même, on a beaucoup caricaturé ce que je pense. Ce que je pense ne se réduit pas du tout à un « c’était mieux avant ». J’ai développé de nouveaux concepts comme le bio-conservatisme, comme « le vol du temps » et le fait de pouvoir redonner du temps aux gens, diminuer la charge administrative, judiciaire, morale qui pèse sur eux. […]
On a voulu me faire passer pour fou. Je me souviens d’une députée, qui avait un peu de mordant, racontant en off au Parisien que j’avais des problèmes psychiatriques. Ce sont des méthodes incroyables ! On a voulu faire croire que j’étais homophobe ou raciste. On a même voulu que je sois antisémite. Je suis un peu sioniste excessif, je parle hébreu en partie, je vais en Israël très souvent et je suis vice-président du groupe d’amitié parlementaire France-Israël, et mes enfants ont des prénoms hébreux. On a voulu me prêter des tas de choses horribles, les gens ont compris que ce n’était pas vrai. […]
Ordinations à Toulon: désastreuse nouvelle
C’est avec stupéfaction et consternation que j’ai pris connaissance du communiqué de Mgr Rey, évêque de Toulon, annonçant que Rome lui demandait de surseoir aux ordinations prévues à la fin de ce mois de juin. Ce communiqué est trop laconique pour que le lecteur puisse déterminer tous les tenants et aboutissants et, simple fidèle du rang, je me garderais bien d’entrer dans une douloureuse controverse entre un évêque et le Vatican, dont je ne connais qu’une toute petite partie du dossier.
Mais je puis tout de même dire nettement que cette nouvelle est catastrophique.
D’abord pour les ordinands. Il faut vraiment n’avoir pas de coeur pour priver des jeunes gens, qui se sont préparés pendant 6 ou 7 ans, de l’ordination qu’ils attendent avec tant d’impatience aussi brutalement et aussi près de la date fatidique – sans manifestement leur proposer la moindre “solution de rechange”. Il faut croire aussi que l’Eglise de France peut se permettre de refuser de nouveaux prêtres. Les vocations se portent tellement bien dans notre beau pays, n’est-ce pas?
La nouvelle est aussi calamiteuse pour la charge épiscopale elle-même. Une nouvelle fois, nous constatons que les enseignements les plus clairs de Vatican II sont allègrement piétinés par ceux-là mêmes qui veulent à toute force nous faire adhérer aux doctrines fumeuses du “concile médiatique”. Si l’évêque n’a pas la plénitude du sacerdoce pour gouverner, enseigner et sanctifier dans son diocèse, on se demande bien ce qu’a voulu dire la constitution sur l’Eglise Lumen gentium! En l’occurrence, que certains de ses confrères – et même certains apparatchiks des dicastères romains – n’aient pas apprécié la “stratégie” d’évangélisation de Mgr Rey ne donne aucune légitimité à priver ce dernier de sa liberté et de sa responsabilité apostoliques. Nous avons besoin, cruellement besoin, d’évêques libres et courageux – et de tous les bords. Mgr Rey est l’un d’eux et c’est sans doute l’une des raisons, peut-être même la principale, de cette douloureuse sanction. C’est, répétons-le encore une énième fois, le principal problème que posent les conférences épiscopales: elles poussent à la tiédeur, au plus petit dénominateur commun ou, si l’on préfère, à des motions insipides de congrès radical-socialiste. Mais les conférences épiscopales ne font pas partie de la structure divinement instituée de l’Eglise, au contraire de la papauté ou de l’épiscopat. Après une telle sanction, qui donc, dans l’épiscopat, osera prendre des décisions courageuses? Si toutes les têtes qui dépassent sont condamnées à être coupées, nous nous condamnons à la tyrannie de la bureaucratie cléricale!
Mais il y a, s’il est possible, pire encore. Mgr Rey est le type même de l’évêque “tradismatique”, accueillant volontiers toutes les communautés nouvelles, des charismatiques aux traditionalistes en passant par la communauté Saint-Martin. Il est le berger des “forces vives” du catholicisme français. Et, de toute évidence, les syndics de faillite de l’Eglise de France vont triompher à l’occasion de cette “condamnation”. Je l’ai déjà dit, lesdites “forces vives”, aussi éloignées soient-elles les unes des autres par la liturgie, les règles canoniques ou la “sensibilité”, ont partie liée. Ce que haïssent les modernistes, ce n’est pas la soutane ou le latin, c’est la Messe, la confession, l’adoration eucharistique, en un mot la foi orthodoxe (ayant été séminariste dans un important séminaire de France, je peux en donner un témoignage personnel). Et donc, à la lecture du motu proprio Traditions Custodes, il était évident qu’après les prêtres Summorum Pontificum, les chacals allaient s’en prendre à la communauté Saint-Martin (comme ils s’en étaient pris naguère à la communauté Saint-Jean), puis à la communauté de l’Emmanuel, et ainsi de suite de proche en proche. D’ores et déjà, les hyènes médiatiques, considérant que le “job” est fait pour les “tradis”, ont commencé à dénoncer la communauté Saint-Martin comme trop “identitaire”. Je crains fort que cette décision d’interdire à Mgr Rey d’ordonner n’accélère cette chasse aux sorcières et n’accélère donc l’effondrement des vocations et, plus largement, l’effondrement de l’Eglise de France.
Dernier élément (et, pour nous, laïcs, ce n’est pas le moindre): Mgr Rey a courageusement pris la parole dans le passé pour défendre les principes non négociables. Cela aussi a dû gêner (parmi certains de ses confrères et parmi les politiciens). Or, tout le monde pressent que la GPA et l’euthanasie sont au menu du nouveau quinquennat Macron. Pour l’oligarchie libertaire, un bon évêque est, sinon un évêque mort, du moins un évêque larbin. Ce que n’est certainement pas l’évêque de Toulon. J’ignore s’il y eut des pressions politiques pour que Rome le fasse taire. Cela s’est déjà vu dans l’histoire. En tout cas, il est certain que la décision romaine vient de porter un rude coup aux catholiques de conviction et à notre capacité à mener un combat pro-vie efficace et cohérent dans ce contexte.
Cependant, il vaut mieux que personne ne se fasse d’illusion: cela ne nous empêchera pas de nous battre – et de dire toute l’admiration que nous avons pour le remarquable travail qui a déjà été effectué dans le diocèse de Toulon. Accessoirement, j’attends avec beaucoup d’intérêt l’attitude prochaine de certains de ceux qui se réjouissent aujourd’hui de la décision romaine: la lutte que va bientôt nous imposer la culture de mort devrait marquer assez nettement la ligne de fracture avec les faux frères, tandis que l’on pourra sans doute constater qu’il en faudrait plus pour faire taire un évêque courageux comme Mgr Rey!
Guillaume de Thieulloy
PS: Encore un mot pour dire que les accusations que j’entends pour expliquer la décision romaine ne tiennent pas la route. Il paraîtrait que Mgr Rey soit sanctionné parce que la formation dans son séminaire “poserait des problèmes”. Mais alors il faudrait fermer tous les séminaires de France – pratiquement aucun ne respectant la ratio studiorum romaine! Il paraîtrait aussi qu’il accueillerait trop de prêtres et de communautés étrangères, mais c’est se moquer quand on sait que, dans la plupart des diocèses, une bonne partie des prêtres de moins de 65 ans viennent d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud! Qu’il y ait des choses à améliorer dans le séminaire ou le diocèse de Toulon, cela ne fait aucun doute. Que la bonne façon d’améliorer soit de tout casser est nettement plus contestable…
Attachés à la messe traditionnelle pour une question de foi
Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, a été interrogé dans Valeurs Actuelles par le père Danziec. Extrait :

Exposition sur l’Apocalypse, dans la basilique de St Maximin
Jean-Joseph Chevalier expose sur le thème de l’Apocalypse 23 tableaux dans la basilique de St Maximin du 4 Juin au 31 Juillet :
Introduit dans l’Apocalypse avec le vomissement du Christ et terminant par l’Agneau de Dieu, voici le parcours typique de la vie chrétienne déroulé dans cette exposition.
Tout au long de ce combat spirituel dont l’enjeu est le salut de l’âme, l’Apocalypse nous dévoile notre principal soutien, la Vierge Marie qui combat avec le Christ l’Antique serpent et Babylone la corrompue. L’Église elle-même est appelée à travers ses membres à rester fidèle jusqu’à la fin.
« Et voici que je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre. Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et afin d’entrer dans la ville par les portes ! Dehors les chiens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s’y adonne ! » (Apocalypse 22, 12-15)
Antilibéralisme catholique et nationalisme français au XIXe siècle
Philippe Maxence interroge l’abbé Célier à propos de son ouvrage, que nous avions évoqué. De Drumont à Céline en passant par la Comtesse de Ségur et Mgr Benigni, de Dom Guéranger à Barrès en saluant au passage Louis Veuillot, Mgr Dupanloup ou Charles Maurras, sans oublier les grands journalistes que furent Melchior du Lac et le père Vincent de Paul Bailly, tout un passé en partie occulté renaît sous nos yeux. Des événements (le Syllabus, le retour à la liturgie romaine), des journaux (L’Univers, La Croix), des œuvres littéraires et politiques (Scènes et doctrines du nationalisme aussi bien que Bagatelles pour un massacre), des institutions (l’Action française, la Sapinière), revivent à travers ceux qui les ont faits et vécus. Laissez-vous entraîner dans ce « XIXe (siècle) parallèle », même s’il ne sacrifie à aucune bien-pensance, ni ne respecte les idoles du jour.
L’abbé Grégoire Celier, est prêtre et docteur en philosophie (Sorbonne Université). Il s’est spécialisé depuis plus de quarante ans dans l’histoire de l’antilibéralisme catholique et du nationalisme français au XIXe siècle.
Le projet de biopouvoir de l’OMS, une vieille lune scientiste
De Pierre-Antoine Pontoizeau pour le Salon beige:
Les deux dernières années ont montré que la communauté médicale pesait d’un poids considérable sur la destinée des peuples et les décisions politiques des Etats. Les confinements ont été onéreux et à l’évidence préjudiciables. Or, les nouvelles thérapies sont à évaluer avec prudence après un enthousiasme et une pression exercée en faveur d’un tout vaccinal très discutable. Pourtant, des médecins ont commandé, dirigé jusqu’à faire taire leurs opposants sur les plateaux de télévision. Et la prudence n’est toujours pas de mise.
En ce moment même, l’OMS organise un coup d’Etat mondial pour concentrer tous les pouvoirs en ses mains. A l’instar de la déclaration récente du docteur Fauci réclamant tous les pouvoirs, sans avoir à se justifier devant aucune assemblée, l’OMS poursuit sa conquête du pouvoir en tout impunité. Ces dernières propositions concernant son pouvoir de prescription aux Etats des conduites à suivre est clair, à tel point que la Pologne conteste cette atteinte à la souveraineté des Etats. (Traité de l’OMS sur la prévention des pandémies: des chercheurs polonais sonnent l’alerte : francesoir.fr) L’institution déciderait et les Etats s’exécuteraient. Le biopouvoir mondial s’installe donc au nom de la prévention sanitaire des pandémies. Isoler, vacciner, imposer une thérapie préventive, dicter les conduites, organiser des camps d’isolement, etc.
Seulement, tout cela n’est pas le fruit d’une opportunité. C’est le résultat d’une réflexion ancienne. Le projet du biopouvoir est connu depuis 1935. Nous avons trop oublié cette prévision et ses motivations. Alexis Carrel (1873-1944), prix Nobel de médecine en 1912 pour ses travaux sur la suture vasculaire et la transplantation de cellules sanguines et d’organes publie : L’homme, cet inconnu qui remporta un succès considérable dès sa parution en 1935, publié en de nombreuses langues jusque dans les années cinquante. C’est dans le dernier chapitre de cet ouvrage qu’on trouve déjà toute la description du projet de biopouvoir.
- Carrel affirme que la médecine a besoin des institutions qui lui permettront de mener à bien ses projets. Ce n’est pas anecdotique de signaler que la recherche médicale vise autre chose que de simples progrès scientifiques mais bien la maîtrise d’un ensemble de savoirs à des fins politiques. Il écrit :
L’Institut Rockefeller a entrepris l’exploration d’un champ plus vaste. En même temps que les agents producteurs des maladies et leurs effets sur les animaux et les hommes, on y analyse les activités physiques, chimiques, physico-chimiques et physiologiques manifestées par le corps. Dans les laboratoires de l’avenir ces recherches s’avanceront beaucoup plus loin. L’homme tout entier appartient au domaine de la recherche biologique. Certes, chaque spécialiste doit continuer librement l’exploration de son district propre. Mais il importe qu’aucun aspect important de l’être humain ne soit ignoré. La méthode employée par Simon Flexner dans la direction de l’Institut Rockefeller pourrait être étendue avec profit aux instituts biologiques et médicaux de demain. A l’Institut Rockefeller, la matière vivante est étudiée de façon très compréhensive depuis la structure de ses molécules jusqu’à celle du corps humain. Cependant, dans l’organisation de ces vastes recherches, Flexner n’imposa aucun programme aux membres de son Institut. Il se contenta de choisir des savants qui avaient un goût naturel pour l’exploration de ces différents territoires. On pourrait par un procédé analogue organiser des laboratoires destinés à l’étude de toutes les activités psychologiques et sociales de l’homme, aussi bien que de ses fonctions chimiques et organiques. (230, IV)
Au-delà de cette institution, il appelle de ses vœux le haut conseil, qui trônerait au-dessus de toutes les autres institutions pour les inspirer, les commander. En légitimant la puissance potentielle de la médecine et des progrès qu’elle peut accomplir :
La création d’une telle institution constituerait un événement de grande importance sociale. Ce foyer de pensée serait composé, comme la Cour Suprême des États-Unis, d’un très petit nombre d’hommes. Il se perpétuerait lui-même indéfiniment, et ses idées resteraient toujours jeunes. Les chefs démocratiques, aussi bien que les dictateurs, pourraient puiser à cette source de vérité scientifique les informations dont ils ont besoin pour développer une civilisation réellement humaine. (231, IV)
Il explicite que la vie humaine est à diriger au nom du gouvernement des corps et des esprits. Le politique n’en a pas la compétence, le médecin oui. Il va plus loin dans l’expression de l’ambition d’un pouvoir exercé par ces savants qui dirigeraient le monde. Il imagine l’institution d’un pouvoir médical légitime à commander l’avenir de l’humanité :
A ces savants il faudrait donner une position aussi élevée, aussi libre des intrigues politiques et de la publicité que celle des membres de la Cour Suprême. A la vérité, leur importance serait beaucoup plus grande encore que celle des juristes chargés de veiller sur la Constitution. Car ils auraient la garde du corps et de l’âme d’une grande race dans sa lutte tragique contre les sciences aveugles de la matière. (232, IV)
Le biopouvoir se fait potentiellement dictature légitime aux yeux de son inspirateur. Cette légitimité tient à une conception du politique où il s’agit de régner avant tout sur les humains, bien plus que sur des territoires. Là, le messianisme du docteur Carrel est manifeste. Il écrit :
Une minorité ascétique et mystique acquerrait rapidement un pouvoir irrésistible sur la majorité jouisseuse et aveulie. Elle serait capable, par la persuasion ou peut-être par la force, de lui imposer d’autres formes de vie. (234, V)
Il revendique déjà l’impunité de l’exercice de ce pouvoir s’exerçant sans limite au nom de son savoir détenteur de la vérité sur la vie, la bonne vie et la mort A cet égard, le docteur Fauci est l’héritier direct de cette revendication de toute puissance, n’ayant de compte à rendre à personne :
A ces savants il faudrait donner une position aussi élevée, aussi libre des intrigues politiques et de la publicité que celle des membres de la Cour Suprême. A la vérité, leur importance serait beaucoup plus grande encore que celle des juristes chargés de veiller sur la Constitution. Car ils auraient la garde du corps et de l’âme d’une grande race dans sa lutte tragique contre les sciences aveugles de la matière. (232, IV)
Ces médecins-tyrans n’écouteraient donc plus le patient, n’entendraient rien à ce qui contrediraient leur décision. Un monde sans plainte, sans remise en cause. Comment peut-on au troisième millénaire fantasmer un tel pouvoir alors que la connaissance scientifique n’a rien à voir avec la vérité ou la liberté. La science ne sait pas ce qui est bon ou mauvais, là est sa limite. Elle est temporaire, falsifiable. Qui a oublié que la gravité de Newton, efficace dans les sciences de l’ingénieur, est bien fausse au regard de la relativité qui sera elle aussi contestée, falsifiée, même si elle permet d’interagir avec les phénomènes. Entre ce que nous savons des limites de la science depuis la crise des mathématiques et de la physique contemporaine, comment peut-on soutenir raisonnablement ce délire scientiste ? De plus, la médecine est encore moins une science, mais un art au carrefour de plusieurs science. Ces médecins spéculent donc sur les angoisses, la peur de la mort et de la souffrance jusqu’à vouloir gouverner les corps, décider de qui doit naître et mourir, voire comment produire des hommes nouveaux, greffés, pucés, etc. Il est temps de mettre l’esprit scientifique a sa place sauf à verser dans l’idéologie scientiste. Ce fut le trait de caractère du communisme et du nazisme que de prétendre dire la vérité au nom d’une théorie de l’histoire ou d’une théorie des races réputées indéfectiblement vraies.
Il est simplement urgent d’enseigner la philosophie des sciences, l’esprit critique et de développer le sens de la liberté par l’ouverture à d’autres dimensions que le seul savoir scientifique et technicien.
La mairie de Paris veut amputer le jardin de l’église Saint-Denys du Saint-Sacrement
Anne Hidalgo s’attaque maintenant aux églises parisiennes en voulant accaparer le jardin de l’église Saint-Denys du Saint-Sacrement (3e arrondissement de Paris) au détriment des scouts et enfants qui le fréquentent tous les jours. La mairie envisage en effet d’aménager une voie qui traverserait le jardin de l’église pour desservir un futur immeuble de logements sociaux. L’abbé François Lainé, curé de Saint-Denys, indique :
« Un tel projet, qui consisterait à amputer le jardin de la moitié de sa surface et à couper en deux notre parvis, serait catastrophique pour la vie paroissiale. Ça poserait aussi un problème de sécurité ».
🌳🐇Suivez-moi! Derrière cette porte un havre de paix fréquenté tous les jours par les scouts et petits paroissiens du centre de #Paris!
Mais dans son projet fou de bétonner tout et couper tout arbre qui vive, Anne Hidalgo veut le détruire!
⛔️Mobilisons-nous pour dire stop! pic.twitter.com/oaSQhXT0uC
Un 40ème pèlerinage de Chrétienté très attendu
La 40e édition du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté de Paris à Chartres est d’autant plus importante qu’elle marque :
- Le 40ème anniversaire de Notre-Dame de Chrétienté
- La reprise du pèlerinage dans sa forme nominale après deux années d’adaptation (création de plus de 380 micro-pèlerinages dans le respect des restrictions sanitaires)
Le thème choisi « Sacré Cœur, Espoir et Salut des nations » en prévision de deux autres anniversaires, que nous fêterons en 2023 :
- Le 150e de la loi du 24 juillet 1873 déclarant d’utilité publique la construction du Sacré-Cœur de Montmartre : « Sanctuaire de l’adoration eucharistique et de la miséricorde divine »
- Le 100e anniversaire de l’achèvement de sa construction, en 1923
L’année 2022 est dédiée au Sacré Cœur, en préparation d’un possible renouvellement du vœu national de 1873 qui avait conduit à l’érection de la Basilique.
Texte du Vœu National, tel qu’on peut aussi le lire aujourd’hui en la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.
Vœu national au Sacré-Cœur de Jésus – Pour obtenir la délivrance du Souverain Pontife et le salut de la France.
En présence des malheurs qui désolent la France,
et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore ;
En présence des attentats sacrilèges commis à Rome
contre les droits de l’Eglise et du Saint-Siège,
et contre la personne sacrée du Vicaire de Jésus-Christ ;
Nous nous humilions devant Dieu,
et, réunissant dans notre amour l’Eglise et notre Patrie,
nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés.Et pour faire amende honorable de nos péchés
et obtenir de l’infinie miséricorde
du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires
qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité
et faire cesser les malheurs de la France,
nous promettons de contribuer à l’érection à Paris
d’un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus. »
Une supplique renouvelée de la plus grande actualité
Nous vivons des temps incertains : pandémie, montée des tensions, guerre en Europe, menaces de toutes sortes, contexte électoral… L’Eglise n’a pas été épargnée par ces troubles profonds : mise à mal par les horreurs commises par certains de ces clercs, elle a été secouée sans préavis par l’incompréhension de Traditionis custodes que beaucoup de catholiques, attachés ou non à la messe traditionnelle, ont vécu comme un coup porté aux sources vives de leur foi.
Dans ce contexte, il est essentiel de se retrouver sur les routes de Chartres en chapitres, parce qu’ils sont autant de petites chrétientés, unies les unes aux autres, pour se sanctifier et prier pour la France et les Nations. Dans ce chaos, les nombreux pèlerinages locaux de 2020 et 2021 (au moins 380 recensés en France, sans compter les 30 pays à l’étranger dont le Burkina Faso en 2021) ont montré encore une fois à quel point la France a soif de Dieu, comme source unique d’Espérance dans l’adversité.
Quelques particularités de l’édition 2022 du pèlerinage :
- Création d’un chapitre par SOS Calvaire qui portera une croix de Paris à Chartres
- Allocution du président de Notre-Dame de Chrétienté au Pape
- Adoration du Saint-Sacrement chantée par la famille Lefevre, lauréate de La France a un incroyable talent en 2020.
- En cette année de canonisation de Charles de Foucauld, Notre-Dame de Chrétienté portera une de ses reliques sur les routes jusqu’à la cathédrale de Chartres le lundi 6 juin.
- L’immense chaine de prière que forment les pèlerins Anges gardiens connait cette année une croissance de 50% en France et de 75% à l’étranger.
- Création d’un chapitre à Malte et présence de pèlerins ukrainiens
-
des pèlerins étrangers de 30 pays des 5 continents
Programme des cérémonies :
- Messe d’envoi le 4 juin à 7h à Saint-Sulpice, célébrée par Mgr Aumonier, évêque émérite de Versailles
- Pour les Enfants, Pastoureaux et Familles, la Messe sera dite à Igny par le RP François de Sales (osb, Abbaye Sainte Madeleine du Barroux)
- Dimanche 5 juin : Messe de Pentecôte célébrée et prêchée près de Rambouillet par le Chanoine Merly (ICRSP)
- Dimanche soir : Salut du Saint Sacrement à Gas en présence de Mgr Marc Boulle, Vicaire général du Diocèse de Versailles
- Lundi 6 juin : Mgr Christory marchera avec les pèlerins jusqu’à Chartres
- Messe de clôture du pèlerinage à 15h en la cathédrale de Chartres, célébrée par l’Abbé Andrzej Komorowski (Supérieur de la FSSP). Homélie par Monseigneur Christory, Evêque de Chartres
« La Tradition, c’est la jeunesse de Dieu » Dom Gérard
« La chrétienté c’est la lumière de l’Évangile projetée sur nos patries, sur nos familles, sur nos mœurs et sur nos métiers » Dom Gérard
Gérald Darmanin: “Je n’ai pas à donner la nationalité des personnes que nous interpellons”… sauf si ce sont des Anglais
Gérald Darmanin: "Je n'ai pas à donner la nationalité des personnes que nous interpellons" pic.twitter.com/4QrjzxrpbV
— BFMTV (@BFMTV) June 1, 2022
À l’issue des 105 interpellations aux abords du Stade de France, 6 individus ont été jugés à Bobigny. L’un d’entre eux a écopé de 10 mois ferme pour le vol avec violences d’un bijou. Parmi ces Anglais, il y avait deux Algériens, trois Péruviens et un Palestinien…. La nationalité des premières garde à vue à St-Denis samedi a été récupérée par Valeurs Actuelles : pas un anglais et pas un espagnol mais une majorité d’Algériens (18), Tunisiens (2), et Marocains (2). Et 9 français dont 7 dont le nom est maghrébin ou africain.
L’euthanasie, une solution finale pour éviter de trouver des solutions à des problèmes concrets
Une jeune canadienne de 31 ans, handicapée à la suite d’une lésion de la moelle épinière et souffrant de polysensibilité chimique, avait demandé une ’’aide médicale à mourir’.
Sauf que, suite à la médiatisation de son histoire, une campagne de financement participatif lui a permis de recueillir plus de 65 000 dollars de dons auprès de 1 000 personnes. Ce qui lui a permis de trouver un logement temporaire. Sa souffrance ayant diminué, elle a suspendu sa demande.
Les personnes qui ont soutenu la jeune femme demandent que l’on examine comment et pourquoi sa demande d’’aide médicale à mourir’ a pu être approuvée, « alors que ce dont elle avait besoin était un logement qui n’aggravait pas ses symptômes ».
Elle affirme que les médecins qui lui ont proposé l’’aide médicale à mourir’ ont « discuté de sa souffrance, et non de solutions ».
« Pendant l’évaluation, on a très peu insisté sur les services dont je disposais, sur ce dont j’avais besoin pour atteindre un certain niveau de normalité. Rien n’a été proposé en termes de soutien. »
Les personnes qui réclament l’euthanasie souhaitent en fait que l’on s’intéresse à eux et qu’on les aide.
Eugénisme
Aux Pays-Bas, les députés des partis libéraux au pouvoir, le VVD et le D66, travaillent sur une nouvelle législation visant à autoriser la création d’embryons pour les recherches menées dans le but d’augmenter le taux de réussite de la fécondation in vitro. Ils veulent également autoriser le diagnostic préimplantatoire (DPI), en cas de « risque que l’enfant transmette des maladies génétiques graves telles que la maladie de Huntington ou la myopathie de Duchenne ». Actuellement le DPI est autorisé pour déterminer si l’embryon lui-même est atteint de la maladie, mais pas pour voir s’il y a un risque que l’embryon la transmette aux générations futures.
Cette proposition de loi ne sera pas présentée au Parlement avant la prochaine période ministérielle « afin d’éviter toute confrontation potentielle avec les deux autres partis de la coalition chrétienne ».
Procès en appel de l’Agrif contre l’imam de la grande mosquée de Toulouse
Bernard Antony, président de l’Agrif communique :
Le procès en appel de l’Agrif contre Mohamed Tataiat, l’imam de la grande mosquée de Toulouse s’est déroulé ce 30 mai devant la cour d’appel de cette ville.
L’Agrif comme le parquet et plusieurs autres organisations de lutte contre le racisme, en particulier le racisme islamiste, n’avait pu que contester la stupéfiante relaxe prononcée le 14 septembre 2021, en première instance, de l’imam algérien qui avait comparu à l’audience du 29 juin 2021.
Après des propos aimables en langue française, le 15 décembre 2017, lors de l’inauguration de la grande mosquée de Toulouse, Mohamed Tataiat avait en effet prononcé devant plus de trois mille fidèles (dont une majorité de jeunes) et tout le « gratin » politique et religieux de la ville un prêche en arabe qui, traduit peu de temps après, stupéfia tous ceux qui en prirent connaissance, sauf les islamistes nombreux dans la ville du massacreur des enfants juifs de l’école Hozara-tora Mohamed Mérah.
Outre une évocation laudative du cheik Ahmed Yassine le fondateur de l’organisation palestinienne Hamas, Mohamed Tataiat avait dans son prêche, titré « l’entité sioniste », lu deux hadîths que l’on peut trouver aussi bien dans le recueil d’el Bokhari que dans celui de Mouslim, les deux plus grands « traditionistes » de l’islam sunnite.
On peut les lire en français dans le livre de Bernard Antony « L’islam ou la soumission au prophète ».
Dans le premier, transmis par Abd Allah Ben Umar, le prophète Mahomet ordonne :
« Vous combattrez les juifs si bien que si l’un d’eux se cache derrière une pierre, la pierre dira : « Serviteur de Dieu ! Voici un juif derrière moi, tue-le ! » »
Dans le deuxième, selon Abu Huraya on peut lire :
« L’heure du jugement n’arrivera pas avant que vous n’ayez combattu les juifs et avec une telle force que la pierre derrière laquelle se cache le juif dira : « Musulman ! Voici un juif derrière moi, tue le » » (T.LVI, ch94)
Quelques mots maintenant sur l’imam Tataiat.
C’est un algérien, fonctionnaire de l’Etat algérien, nommé en France en 1985, par cet Etat pour sa fonction d’imam.
On voit ici que, non seulement il n’y a pas en Algérie de séparation entre l’islam et le gouvernement, ni même de distinction !
Cet imam, qui s’enorgueillit d’avoir ensuite été nommé Mufti par l’Etat algérien, s’honore aussi d’avoir suivi l’enseignement de l’université Al-Azar au Caire. On sait d’ailleurs comment cette université, fief des frères musulmans a été mise au pas par le maréchal Sissi. Ce que Maître Jérôme Triomphe, dans sa superbe plaidoirie contre l’imam Tataiat, n’a pas manqué de rappeler.
Il était encore cocasse de constater ce mardi 30 mai que Mohamed Tataiat- qui vit en France depuis maintenant 37 ans ! – a encore une fois exigé- et obtenu- d’être assisté pour le procès par un interprète. Somme toute, un interprète, payé par l’État français pour assister en France un imam algérien !
Maître Jérôme Triomphe a magnifiquement mis en évidence toutes les raisons pour que Tataiat soit condamné pour son prêche antisémite.
Mais au-delà de ce prône d’une violence inouïe et inacceptable, l’Agrif, comme c’est son rôle, a été la seule partie civile à rappeler que les juifs ne sont pas les seuls visés par certains hadîths et par le fanatisme islamiste en général. Les Chrétiens le sont aussi comme cela pourrait être longuement évoqué.
Après que l’avocat général ait très fermement requis une condamnation de Mohamed Tataiat à six mois de prison avec sursis et 10000 euros d’amende, l’Agrif attend que la cour d’appel de Toulouse rende un arrêt sanctionnant lourdement Mr Mohamed Tataiat.
Urgences : Macron devrait lire le Salon beige
Emmanuel Macron s’est rendu à l’hôpital de Cherbourg. Il ne sait pas pourquoi les Urgences sont sous tension, et demande une mission de quatre semaines pour comprendre.
« Nous avons une vraie difficulté pour ces soins » , explique le chef de l’État. C’est pourquoi, durant quatre semaines, le Pr François Braun va se voir confier une mission pour regarder les problèmes sur le tout le territoire, les réponses déjà apportées ici et là. Au 1er juillet, un rapport listera les manques par bassin de vie, les chiffrera et amorcera les premières pistes de solution.
Au lieu de 4 semaines, il suffit de 4 minutes pour lire cet article du Salon beige de 2017. Source à l’appui, on apprend que les Urgences de Cherbourg sont sous tension depuis que Hollande a fermé les Urgences de Valognes.
Depuis la fermeture du service des urgences de Valognes l’été dernier, celui de Cherbourg est débordé. Le personnel, lessivé, tirait la sonnette d’alarme, dès le mois de janvier.
Messe traditionnelle : Notre-Dame de Chrétienté adressera une supplique au pape François
Communiqué de Notre-Dame de Chrétienté :
A l’occasion du 40e pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres, Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, adressera une supplique au pape François.
Il redira la jeunesse et l’enthousiasme des milliers de pèlerins de Chrétienté et leur espérance que, comme le saint-Père l’a confirmé en personne à la Fraternité Saint-Pierre, tous les prêtres aimant le rite tridentin puissent exercer leur apostolat dans la paix pour le bien des Catholiques aimant la Tradition et l’Eglise.
Traditionis Custodes a plongé en juillet puis en décembre 2021 de nombreux catholiques de toute sensibilité dans une profonde tristesse et consternation : il a été reçu comme la fin de la paix liturgique qui avait été retrouvée grâce au pape Benoît XVI (« Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. » Benoît XVI, 2007)
Comment en effet comprendre, alors que le Pape François nous rappelait en 2021 qu’ « Il n’y a pas et il ne doit pas y avoir de mur dans l’Église catholique » cette rupture avec le Missel traditionnel qui a fécondé tant de peuples, de missionnaires et tant de saints, alors qu’il existe 18 rites en vigueur dans l’Eglise catholique (ambrosien, dominicain, cartusien, lyonnais, latin, de Braga, zaïrois, etc.) ?
C’est pourquoi, Notre-Dame de Chrétienté a reçu avec soulagement la confirmation par le pape François pour les membres de la Fraternité Saint-Pierre le 11 février 2022 du droit d’utiliser le Missel, le Rituel, le Pontifical et le Bréviaire Romain.
Malgré tout, cet allègement partiel ne concerne qu’une des communautés ex Ecclesia Dei. La liberté de culte n’est pas encore acquise dans l’Eglise, notamment pour les prêtres diocésains qui en souffrent beaucoup.
« Le bien ne fait pas de bruit… »
Cette confirmation concernant tous les instituts ex-Ecclesia Dei présents au pèlerinage de Pentecôte à Chartres, Notre- Dame de Chrétienté se réjouit de pouvoir poursuivre son œuvre missionnaire dont les fruits sont essentiels par :
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Les nombreuses vocations sacerdotales et religieuses
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La nourriture spirituelle et la formation qu’elle assure à l’ensemble de ses pèlerins
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Les nombreuses conversions qu’elle suscite, notamment auprès des musulmans, par la beauté de ses célébrations et la profondeur de son rite
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La réconciliation des catholiques de toutes sensibilités qui se retrouve dans la ferveur et l’unité
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Les engagements multiples qu’elle génère et accompagne chaque année dans la vie de la Cité (associations, écoles…)
Le Prix Saint Jean-Paul II ne sera pas remis au Centre des Bernardins, mais à la maison Saint-François Xavier (Paris VIIe)
Le Prix Saint Jean-Paul II, contrairement à ce avaient été annoncé, sera remis non pas au Centre des Bernardins, mais à la maison Saint-François Xavier, 7 place président Mithouard, Paris 7e (à côté de l’église), aujourd’hui mercredi 1er juin 2022 à 14h15.
Patrice Martineau viendra chanter la joie de la famille et l’amour de la vie.
Retrouvez nos entretiens avec les lauréats François-Xavier Clément et le professeur René Ecochard.
Objectif 10 000 bouteilles de rosé “Exsulta” pour planter 1,5ha de vignes à l’abbaye de Jouques
Pour pérenniser leur vignoble, les sœurs bénédictines de l’abbaye de Jouques (Provence) doivent planter 1,5 hectares de vignes dans les prochains mois. Pour financer cet investissement important, elles mettent en vente 10 000 bouteilles du millésime 2021 de leur superbe rosé « Exsulta » (AOP « Côteaux-d’Aix-en-Provence »), qu’elles espèrent vendre avant le 8 juin.
En achetant 1 carton (de 6 bouteilles) vous participez à la plantation de 3 pieds de vigne !
Infos et précommandes ici : https://divinebox.fr/operation-vin-abbaye-jouques/
Côté dégustation, ce vin rosé “Exsulta” est plutôt sec, ni trop sucré ni trop fruité. Il possède une belle robe claire, et des notes florales et fruitées (agrumes, fruits rouges). Bien sûr, il vient directement des vignes que les soeurs travaillent depuis le vignoble de l’abbaye, héritées en 1967 !
En terme de délais :
- Les pré-commandes se font avant le 8 juin
- Les livraisons seront à domicile du 14 au 22 juin
La Russie fait un pas vers l’interdiction des mères porteuses
En première lecture, la Douma d’État russe a adopté un projet de loi qui interdit aux étrangers et aux apatrides de recourir aux services de mères porteuses en Russie.
Le projet de loi a été soumis à la Douma d’État en décembre par un groupe de députés, dirigé par le vice-président Peter Tolstoy et la sénatrice Margarita Pavlova. Selon le vice-président Tolstoï, l’adoption de cette loi devrait mettre fin à la vente d’enfants russes à l’étranger et permettre de contrôler le sort des mineurs déplacés, ce qui fait aujourd’hui cruellement défaut, même dans le contexte des scandales liés à la mort d’enfants et à leur vente dans le but de prélever leurs organes.
Une fois la législation modifiée, seuls les couples mariés dont au moins l’un des conjoints est un citoyen russe, ou une femme célibataire ayant la citoyenneté russe et pour qui porter et donner naissance est impossible en raison d’indications médicales, pourront utiliser les services de mères porteuses en Russie. Seul un citoyen russe peut devenir une mère porteuse.
D’après les propos du député Nina Ostanina, on peut s’attendre à ce qu’il s’agisse de la première étape vers une interdiction totale de la maternité de substitution en Russie.
Plus de 267 000 euros récoltés pour des associations grâce à Valeurs Actuelles
Valeurs actuelles a donc organisé sa première soirée caritative dans l’enceinte du Grand Rex, au profit de neuf associations.
Il s’agissait de la Fondation pour l’école, SOS Calvaires, Stop au porno, l’Institut de formation politique, Arcade, SOS Chrétiens d’Orient, Lejeune Académie, l’Œuvre salésienne (revoir ici) et Les Éveilleurs. Méconnues du grand public pour la plupart mais bien connues des lecteurs du Salon beige, ces associations peinent à trouver une place au milieu des grandes fondations, qui bénéficient d’une attention particulière des médias et des autorités politiques de tous bords.
Chacune des associations avaient quatre minutes pour présenter leur engagement, leurs valeurs et leurs réalisations. Les spectateurs étaient alors amenés à faire un don pour soutenir le projet de leur choix. Au total, c’est plus de 267 000 euros qui ont été récoltés.
Paris : tentative d’incendie de l’église Sainte-Odile
Message du maire du 17e arrondissement :
❗️Je condamne la profanation de l’église Sainte-Odile avec un départ de feu dans le chœur.
👏Le pire évité grâce à la réaction du personnel de la paroisse et à la police qui a interpellé rapidement l’individu.
🙏 Je renouvelle mon soutien au père Biaggi que j’ai eu au téléphone. pic.twitter.com/5oja50FGDH— Geoffroy Boulard (@geoffroyboulard) May 28, 2022
Le Motu proprio Traditionis custodes à la lumière de Jean Madiran (3)
Troisième article de Rémi Fontaine pour Le Salon beige (retrouvez en lien la partie 1 puis la partie 2) :
Ce n’est pas contester la succession apostolique ni la primauté du siège romain, si maltraitées par ailleurs, que d’opposer respectueusement un « non licet »(« ce n’est pas permis ! ») au Motu proprio du 16 juillet 2021 du pape François. Nous ne péchons pas en cela contre la nécessité de la communion ecclésiale (1), si malmenée par ailleurs. Mais c’est connu :
« Plus l’autorité hiérarchique devient “laxiste”, comme on dit, voire évanescente en matière de fidélité dogmatique, et plus augmente son caporalisme dans les questions pratiques ou subsidiaires. » (2)
Face à une soumission exigée brutalement et arbitrairement comme signe secondaire et contingent (« cléricaliste » ?) de cette communion, les catholiques de tradition pratiquent simplement une objection de conscience. Dans cette objection légitime de fils de l’Eglise, n’étant pas membres (sauf exceptions) de l’Eglise enseignante, ils peuvent avoir plus ou moins tort, plus ou moins raison, la communion et l’unité ecclésiales n’en sont pas pour autant rompues :
« Des clercs, des laïcs, des catholiques ordinaires et même des saints se sont trouvés en discussion, en contestation, en querelle avec leur évêque ; avec le saint-siège ; avec le pape. Ils n’ont pas été excommuniés pour autant… Voyez par exemple : quand le saint-siège dissout et supprime l’Ordre des Jésuites, il ne les déclare point excommuniés ; les Jésuites qui malgré le saint-siège désirent, organisent et finalement obtiennent du saint-siège la reconstitution de la Compagnie de Jésus, aucun [XXX] ne leur a fulminé qu’ils n’étaient “pas en communion avec le saint-siège”. » (2)
Sans même parler du cas de Jeanne d’Arc, les louvoiements des détenteurs de la succession apostolique et de la primauté du siège romain devant la Réforme protestante et devant la Révolution française ont eu aussi leurs heures malheureuses raccourcies par les éclaireurs de la Contre-réforme et de la Contre-Révolution…
Au demeurant, les « tradis », comme on les appelle, n’ont pas d’unité proprement dite, sans autre autorité de commandement justement que celle de l’Eglise (aujourd’hui bien défaillante), à laquelle ils consentent et se soumettent pour ainsi dire autant que… pas plus que… Avec des variations, des interprétations différentes et sous réserve du jugement définitif de l’Eglise (qui vient toujours après les malfaçons objectives de son histoire) :
« Depuis qu’a commencé la crise de la messe, ils ont été à son sujet toujours profondément divisés quant aux attitudes à tenir et aux initiatives à prendre, selon la diversité des opinions particulières, des sensibilités, des arguments, des tactiques… Les “traditionalistes”, ce n’est pas, ce ne peut être ni un parti, ni une armée ni une Eglise ; c’est un état d’esprit. Et, bien sûr, un comportement. Une professio et une devotio. » (3)
Le rôle des laïcs
Si, selon la formule, ce sont les prêtres qui prêchent la croisade, ce ne sont pas eux qui la dirigent. Par leur état, les fidèles laïcs sont sans doute plus à même que les clercs, selon cette métaphore, d’exprimer et de mener ostensiblement l’espèce d’insurrection morale que représente aujourd’hui ce comportement pluriel in medio Ecclesiae et plus encore in corde Ecclesiae. Afin d’organiser temporellement cette légitime objection de conscience, cette auto-défense du peuple de Dieu, en des lieux où peuvent se retrouver assurément les diverses options prudentielles et religieuses de la mouvance traditionaliste, sans hiérarchie parallèle ni aucune substitution au pouvoir religieux.
En témoignent notamment l’histoire, la devotio et la professio du Pèlerinage de chrétienté :
« Les pouvoirs temporels du laïcat chrétien demeurent ce qu’ils sont, en fait et en droit, quelles que soient les défaillances, les manœuvres ou les impostures de divers représentants de l’Eglise hiérarchique. » (4)
Avec leurs institutions et autorités temporelles propres, rien n’empêche les laïcs, pour mieux remplir spirituellement leurs tâches temporelles, survivre en familles dans la crise religieuse en gardant les point fixes du peuple chrétien, de faire appel aux clercs de tradition non comme chefs mais comme aumôniers ou conseillers religieux (comme ont fait le MJCF, les Scouts d’Europe, les écoles indépendantes… avec l’esprit missionnaire que l’on sait). Pour les assister spirituellement. Pour distribuer les sacrements, pour éclairer, instruire et réconforter spirituellement selon une autorité morale de conseil, de suppléance, laquelle ne peut prétendre évidemment à une autorité de décision ou de juridiction religieuses. La tradition, en tant que l’une des sources constitutives de l’Eglise, ne peut que respecter la structure de l’Eglise visible (malgré ses déficiences) et se mêler (malgré ses résistances) à cette Eglise.
Jean Madiran parlait de caporalisme où l’on dirait aujourd’hui cléricalisme :
« Le caporalisme religieux est peut-être le plus insupportable de tous. Il consiste présentement à tenir toute objection pour un blasphème, toute discussion pour une désobéissance, toute désobéissance (légitime on non) pour un schisme. Les distinctions les plus nécessaires son passées au bulldozer de l’inintelligence. Cela ne favorise pas l’unité. Au contraire. Voyez : elle est en miettes. » (2)
N’en déplaise aux puissants du jour dans l’Eglise, après les Responsa administratives de Mgr Roche et les louvoiements du pape François, nous pouvons néanmoins persister et signer comme le regretté fondateur de la revue Itinéraires : « En communion, mais oui, avec le saint-siège » !
Rémi Fontaine
(1) Cf. sur le site Claves.org de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre la série de l’abbé Jean de Massia « Messe traditionnelle et communion dans l’Eglise », spécialement le huitième article : « Pour la communion, n’imposer que le nécessaire. »
(2) Itinéraires de mars 1987.
(3) Itinéraires de janvier 1987. Extrait de la postface de l’enquête « Comment va la messe » menée par Yves Daoudal et Rémi Fontaine dans le quotidien Présent à la fin des années 1984 et au début de l’année 1985, et reproduite dans Itinéraires de mai 1985. Cité par Yves Chiron dans Histoire des traditionalistes, Tallandier, 2022.
(4) Itinéraires de juillet 1969.
Darmanin va-t-il accuser France Info d’être de “strème droâte” ?
France info démontre que tous les arguments de Darmanin sont “faux”, “peu probables” ou “très suspects” :
- Les supporters de Liverpool seraient arrivés en retard au stade : plutôt faux
- Il y aurait eu jusqu’à 40 000 Anglais sans billet valable : très peu probable
- 70% des supporters anglais auraient été munis de faux billets : invérifiable mais très suspect
- Les supporters de Liverpool auraient tous eu des billets en papier : faux
- Les supporters de Liverpool auraient été “laissés dans la nature” : plutôt faux
🔴🗣️ "Il y a eu des moments de délinquance. 52 interpellations en dehors du stade pour des faits de pickpockets. La droite extrême ne doit pas utiliser ces événements pour faire sa campagne nauséabonde" @GDarmanin dans #LE20H de @GillesBouleau sur #TF1 pic.twitter.com/rzJskjyfjr
— TF1Info (@TF1Info) May 30, 2022
