Municipales 2026 : fragmentations et ruptures de plus en plus visibles
Éditorial d’Olivier Frèrejacques dans Liberté politique :
Le scrutin municipal de 2026 a donné lieu à une fragmentation probablement inédite depuis le début de la Cinquième République. S’il n’y a pas de grand gagnant dans ces élections, des tendances se dégagent, porteuses d’espoir mais aussi d’inquiétudes pour le pays.
C’était normalement la dernière élection directe de l’ère Macron avant la présidentielle de 2027. Après neuf ans de présidence, un constat s’impose : si Emmanuel Macron a su se maintenir au pouvoir, il n’a pas créé un mouvement de masse ni une véritable famille politique.
Le macronisme n’est pas vendeur, LR résiste bien
Les troupes macronistes, menées par Gabriel Attal, ont remporté deux grandes villes : Bordeaux et Annecy, où d’anciens ministres évinc ent des élus écologistes. Loin d’être un succès populaire, ces deux gains s’ajoutent à des dizaines de villes de taille plus modeste.
Un constat s’impose pour Renaissance : l’étiquette Macron ne vend pas et l’avenir passera par des alliances, car les victoires ne s’opèrent presque qu’avec le soutien ou l’absence de la droite LR et des autres partis centristes (Horizons et MoDem). Les étiquettes centristes paient d’ailleurs assez mal car, si l’on met de côté la réélection peu glorieuse d’Édouard Philippe au Havre, il convient de mettre dans la balance la défaite du patron du MoDem et ancien Premier ministre François Bayrou à Pau.
Au centre droit, Les Républicains de Retailleau surnagent et se maintiennent dans l’essentiel de leurs bastions, progressant même en remportant quelques victoires historiques à Cherbourg et Besançon.
Les socialistes et leurs alliés tiennent bon, LFI fait des coups
La triple victoire à Paris, Lyon et Marseille est un symbole fort pour la gauche qui, unie, parvient à se maintenir dans les plus grandes villes du pays. Que ce soit avec les Insoumis à Lyon ou sans dans les deux autres, ces victoires seront utiles pour jouer les contrepoids en cas d’élection d’un candidat de droite en 2027, comme cela a pu être observé aux États-Unis.
À Lyon, la défaite de Jean-Michel Aulas engage la responsabilité de l’homme d’affaires, dont la campagne a été jugée très faible. À Marseille, la sociologie pesait probablement trop lourd sur le scrutin, comme à Paris.
LFI, de son côté, peut nourrir des regrets pour Toulouse, ville qui lui semblait acquise avec le soutien du reste de la gauche. En revanche, le parti mélenchoniste avance ses pions dans des villes comme Roubaix, Creil, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Saint-Fons.
C’est là une donnée incontournable de ce scrutin : la question ethnique, rarement évoquée sur les plateaux de télévision, mais qui s’impose dans les urnes.
Le RN progresse mais peine dans les grandes villes
Avec plus de 70 maires, l’attelage RN/UDR a indéniablement progressé. Si des villes comme Nîmes ou Toulon semblaient prenables, le parti présidé par Jordan Bardella a dû se contenter d’une réélection à Perpignan et d’environ 70 communes de plus de 3 500 habitants. Il s’enracine dans le bassin minier avec 14 villes dans le Pas-de-Calais, mais aucune dans le Nord voisin, en dépit de la présence de 6 députés et d’un sénateur.
Parmi les nouvelles prises du RN : La Seyne-sur-Mer, plus de 60 000 habitants, mais aussi Carcassonne et Cagnes-sur-Mer.
L’allié du RN, l’UDR d’Éric Ciotti, signe une victoire retentissante à Nice et conserve la ville de Montauban. La progression du RN concerne également le nombre de conseillers municipaux. S’il parvient à réussir aussi bien dans toutes les villes conquises en 2026 que dans celles prises au cours des 12 dernières années, il pourra prétendre à un véritable ancrage local. Mais, pour cela, le parti devra rompre avec une forme de centralisme et éviter l’implosion.
Pas de grand gagnant ni de grand perdant pour ces élections municipales, mais des tendances autrefois marginales qui prennent de l’ampleur : la fragmentation du paysage politique et la disparition du bipartisme local. La première répercussion du scrutin devrait avoir lieu en septembre avec les élections sénatoriales, qui pourraient renforcer le contingent de sénateurs RN, tandis que la droite LR devrait confirmer son statut de premier groupe à la Chambre haute. La gauche et le centre pourraient, eux, être encore davantage affaiblis.
Moyen-Orient : les évêques de France appellent à la prière, au jeûne et à la solidarité
Dans un communiqué du 17 mars, la présidence de la Conférence des évêques de France rappelle que le chemin durable vers la paix ne peut jamais passer par la guerre et appelle à poursuivre les efforts en faveur du dialogue et de la fraternité entre les peuples :
Depuis plusieurs semaines, la guerre embrase une nouvelle fois le Moyen-Orient. Comme l’a rappelé le Saint-Père, l’humanité est entraînée vers « un abîme irréparable ». Dans le fracas des armes qui sèment la destruction, la douleur et la mort, ce sont, comme toujours, les plus vulnérables qui subissent les conséquences les plus lourdes.
Face à cette situation alarmante, nous affirmons que le chemin durable vers la paix ne passe que par l’audace du dialogue, le courage de la diplomatie et le respect du droit international.
Nous assurons les peuples du Moyen-Orient de notre proximité fraternelle et de notre solidarité concrète. Nous restons en contact régulier avec les patriarches et les divers responsables des communautés chrétiennes des pays concernés, ainsi qu’avec les autorités de l’État français et les services diplomatiques du Saint-Siège, nous efforçant de soutenir les populations les plus démunies, grâce au concours de l’Œuvre d’Orient notamment.
Aux catholiques de France, nous proposons, en ce temps de Carême, de prier et de jeûner d’une façon particulière pour la paix et de poser des gestes concrets de solidarité, en répondant aux demandes de dons ou en se manifestant, d’une façon ou d’une autre, auprès des communautés du Moyen-Orient.
Que l’Esprit de Dieu éclaire les consciences et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice !
+ Cardinal Jean-Marc Aveline,
archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Vincent Jordy,
archevêque de Tours, vice-président de la Conférence des évêques de France
+ Mgr Benoît Bertrand,
évêque de Pontoise, vice-président de la Ensemble des évêques de France.Conférence des évêques de France
Le CESE fait la promotion de l’idéologie du genre
Le CESE, cet organisme qui ne sert à rien, s’est trouvé une nouvelle occupation : militer en faveur de l’idéologie du genre, cette ignominie qui consiste notamment à justifier le charcutage d’enfants et d’adolescents mal dans leur peau. La séance publique du 25 mars sera consacré au thème :
Comment défendre nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre ?
Evidemment, ce sont les partisans de la loi naturelle qui font office de “méchants” :
Que sont les mouvements anti-genre et comment agissent-ils ?
Les mouvements dits « anti-genre » désignent un ensemble d’initiatives et d’acteurs qui contestent certaines évolutions récentes en matière de droits humains liés à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à la reconnaissance des droits des personnes LGBTQIA+.
Depuis plus de vingt ans, ces mouvements progressent avec une efficacité redoutable. Représentant un des pans traditionnels des idéologies masculinistes, ils trouvent désormais un écho favorable au sein des sphères politiques et médiatiques de nombreux pays, dont la France.
Plus d’1 milliard de dollars c’est le montant mobilisé en 5 ans en Europe par les mouvements anti-genre [sic]
Loin d’être un simple courant d’opinion, les mouvements anti-genre sont devenus de véritables écosystèmes avec une stratégie d’action coordonnée au niveau international qui disposent d’une force de frappe financière sans précédent.
Le CESE souhaite contribuer à une analyse partagée et à une réponse collective de la société civile organisée, fondée sur les valeurs démocratiques qui constituent le socle du pacte républicain.
La résolution “Consolider et organiser la défense de nos principes démocratiques face aux stratégies anti-genre” sera présentée en séance publique mercredi 25 mars à partir de 9h30.
L’Union européenne s’attribue le concept d’« État de droit » pour habiller son souhait de contrôler les initiatives des États
Lu sur Economie Matin :
C’est après la signature du traité de Maastricht en 1992 que la notion d’« État de droit » réapparait. Dès lors, l’Union européenne s’attribue le concept d’« État de droit » pour habiller son souhait de contrôler les initiatives des États-nation sous le prétexte d’harmoniser l’ensemble des règles pour les rendre compatibles entre États signataires.
De fait, elle a pour objectif à terme la mise en place d’une « Union fédérale européenne », n’ayant aucune légitimité qui fait fi de la culture et de l’existence des États-nation. Sans constitution, sans organe de contrôle (un parlement sans initiative législative), c’est la Commission européenne qui agit dans l’immédiat pour s’accaparer « une souveraineté législative européenne et supranationale ». Comme le souligne à nouveau Ghislain Benhessa2, ce détournement organisé tend à masquer les identités nationales.
Les conséquences du détournement de l’objet
De ce fait, en se conformant au diktat européen, sous le regard de la BCE, c’est la soumission législative pour répondre au mieux à toutes les exigences minoritaires de l’UE concernant l’économie, l’énergie, l’écologie, la politique migratoire et de défense. Tout égarement ou refus d’obtempérer est traité devant les Cours européenne de Justice et des Droits de l’Homme.
L’objet de l’« État de droit » européen confirme de ce fait sa primauté contre l’« État de droit » des Nations. Un nouveau pas vers une Union fédérale des États en passant d’abord par un objectif supranational. Cet « État de droit » européen a la primauté sur les « État de droit » des 27. On est loin de la raison originelle de « État de droit » destiné avant tout à protéger les citoyens et préserver la culture de chaque Nation.
Un détournement volontaire vers une dérive supranationale
La Commission européenne s’est accaparée un droit « pseudo-législatif » qui est une dérive progressive vers la notion d’un « État de droit européen supranational ». Dans les actes et dans la communication, la Commission détourne cette notion comme un pouvoir subliminal correspondant au droit d’« un État européen supranational ». Dans le contexte mondial actuel, guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, avec les crises économiques qui s’en suivront, tout cela passera inaperçu
Le Nicaragua interdit les ordinations de prêtres et de diacres catholiques dans quatre diocèses
Le gouvernement communiste du Nicaragua a interdit l’ordination des prêtres et des diacres dans quatre diocèses où les évêques ont été punis par l’exil.
Le président Daniel Ortega et son épouse et coprésidente Rosario Murillo ont interdit même aux évêques voisins d’ordonner des prêtres dans les diocèses de Jinotega, Siuna, Matagalpa et Estelí, dont les évêques ont tous été expulsés.
Parmi les évêques les plus éminents du pays, Carlos Herrera de Jinotega, président de la conférence épiscopale, a été exilé au Guatemala en novembre 2024 après avoir réprimandé un maire pro-Ortega pour avoir diffusé de la musique à plein volume devant sa cathédrale pendant la messe, qualifiant cela de « sacrilège ».
Plus tôt dans l’année, Herrera avait ordonné un prêtre et sept diacres dans le diocèse voisin de Matagalpa, dont l’évêque, Rolando Álvarez, fut exilé à Rome par le régime d’Ortega en janvier 2024 après avoir été emprisonné pendant 18 mois. Álvarez est également administrateur apostolique du diocèse d’Estelí. L’évêque Isidoro Mora de Siuna fut lui aussi exilé à cette époque.
Deux Nicaraguayens ont été ordonnés prêtres dans le diocèse de Limón, au Costa Rica, lors d’une « cérémonie secrète » afin d’éviter des représailles du régime d’Ortega.
La participation de certains prêtres aux manifestations contre le régime d’Ortega en 2018 aurait incité le dictateur à faire de l’Église catholique son ennemi numéro un. Depuis lors, le régime est devenu de plus en plus paranoïaque face à toute opposition potentielle.
Devenez « euthanasistes » !
Tribune grinçante du Professeur Jean-Marc Cosset, Oncologue/Radiothérapeute, Ancien chef de Département d’Oncologie/Radiothérapie de l’Institut Curie (Paris), dans Le Point, qui a fait bondir le président de l’ADMD mis face à la réalité :
Jeunes médecins, vous qui hésitez encore pour choisir votre spécialité, ne tergiversez plus ! La nouvelle loi sur la fin de vie en passe d’être adoptée vous offre une opportunité unique : devenez « euthanasistes » !
La nouvelle législation va en effet vous permettre de cumuler les avantages :
1/ Un recrutement de patients inépuisable. Vos études de médecine vous ont bien appris que la vie est la seule maladie mortelle à 100 %. Par ailleurs, paraphrasant à peine Knock, il est évident que « tout homme bien portant est un moribond qui s’ignore ». Dans de telles conditions, le recrutement de votre patientèle ne vous posera jamais aucun problème.
2/ Une formation rapide et dénuée de complexité. Aucun diplôme n’est exigé, et tous vos collègues médecins blanchis sous le harnais vous confirmeront qu’il est de loin beaucoup plus facile de tuer un patient que de le soulager et a fortiori de le guérir d’une pathologie plus ou moins sévère.
3/ Une concurrence limitée. Nombreux sont vos collègues qui restent tétanisés par un serment d’Hippocrate que la nouvelle loi va devoir faire modifier. La filière « Euthanasie et suicide assisté » n’est donc pas – encore ? – encombrée. Profitez de l’aubaine !
4/ Des sponsors particulièrement actifs. Les associations pour « Mourir dans la dignité » ont clairement fait la preuve de l’activisme et de l’efficacité de leurs réseaux.
5/ Un soutien psychologique. Outre les membres des associations déjà citées, des collègues belges euthanasistes, qui avaient déjà été invités à présenter leur expérience devant notre convention citoyenne nationale, sont prêts à revenir témoigner devant vous qu’« au début cela empêche de dormir, mais après on s’habitue ».
5/ Une rentabilité assurée. Une proposition d’amendement visant à « interdire la création de structures à visée lucrative organisant la fin de vie » a été repoussée. La porte est donc grande ouverte à la création de « maisons d’accompagnement de la fin de vie », offrant des prestations optimales aux patients qui le souhaitent, et ceci contre facturation adaptée.
N’hésitez donc plus ; engagez-vous dans une voie dont l’avenir est assuré, et rejoignez sans attendre la Société Française d’Euthanasie et de Suicide Assistée (SFESA).
Docteur Cyprien Tumoivitt, président de la SFESA
Le pape reconnaît les vertus héroïques du père Caffarel
Lors de l’audience accordée à Son Éminence le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, le Souverain Pontife a autorisé ce même Dicastère à promulguer les décrets concernant :
– l’offrande de la vie du Serviteur de Dieu Ludovico Altieri, évêque d’Albano, cardinal de la Sainte Église romaine, né le 17 juillet 1805 à Rome (Italie) et mort le 11 août 1867 à Albano Laziale (Italie) ;
– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Edward Joseph Flanagan, prêtre diocésain, fondateur de Boys Town, né le 13 juillet 1886 à Ballymoe (Irlande) et décédé le 15 mai 1948 à Berlin (Allemagne) ;
– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Enrico Caffarel, prêtre diocésain, fondateur de l’Association « Équipes Notre Dame » et de l’Institut séculier « Fraternité de Notre-Dame de la Résurrection », né le 30 juillet 1903 à Lyon (France) et décédé le 18 septembre 1996 à Beauvais (France) ;
– les vertus héroïques de la Servante de Dieu Stanislava Samulowska (née Barbara), religieuse professe de la Société des Filles de Saint Vincent de Paul, née le 30 janvier 1865 à Woryty (actuelle Pologne) et décédée le 6 décembre 1950 à Guatemala City (Guatemala) ;
– les vertus héroïques de la Servante de Dieu Maria de Bethléem du Cœur de Jésus Romero Algarín (née Maria Dolores), religieuse professe de la Congrégation des Servantes du Divin Cœur, née le 7 octobre 1916 à Séville (Espagne) et décédée le 12 novembre 1977 à Sanlúcar la Mayor (Espagne) ;
– les vertus héroïques du Serviteur de Dieu Giuseppe Castagnetti, laïc fidèle et père de famille, né le 15 mars 1909 à Montebaranzone (Italie) et décédé au même endroit le 22 juin 1965.
Le Père Henri Caffarel (1903-1996) avait une profonde conviction : les couples sont faits pour le bonheur. Le mariage en est un chemin car l’amour qu’on y reçoit et l’amour qu’on y donne sont source de bonheur. L’amour humain est pour lui, fondamentalement, un chemin d’accès à Dieu, par Jésus Christ. Le Père Henri Caffarel a pris il y a plus de cinquante ans l’initiative de réunir des couples pour réfléchir avec eux sur le sacrement de mariage et la vie conjugale. A la suite de sa rencontre avec quelques couples, le Père Henri Caffarel a entrepris d’approfondir le mystère du sacrement de mariage et d’apporter sa réflexion théologique à l’Église. Celle-ci s’est toujours appuyée sur la méditation de la Parole de Dieu, mais aussi sur l’observation, l’écoute, la participation des couples et l’apport de théologiens confirmés. A partir d’enquêtes détaillées, il a élaboré une vision renouvelée du mariage chrétien et de la sexualité.
Echec des fusions LFI-PS
Selon Alexis Brézet dans Le Figaro l’étiquette LFI a eu sur les électeurs l’effet d’un repoussoir : les Français qui refusent la violence politique, la jalousie sociale et la haine antisémite ont fait « barrage » aux amis de Jean-Luc Mélenchon.
Dans ces vingt-six villes où les candidats de la gauche, contre toute morale et contre tous leurs engagements, avaient choisi de pactiser avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, les résultats sont tombés comme autant de bulletins de défaite. Poitiers et Besançon, villes vertes, passent à droite. Brest et Clermont-Ferrand, villes roses, aussi. Limoges ne sera pas conquise. Avignon non plus. À Tulle, le maire sortant socialiste, à qui François Hollande, sans la moindre vergogne, avait conseillé « l’union, l’union, l’union » avec LFI, mord la poussière. Et Toulouse, ce symbole de tous les symboles, que Jean-Luc Mélenchon rêvait d’accrocher à son totem, lui a échappé. Il n’y a qu’à Grenoble, à Nantes et peut-être à Lyon que « l’alliance de la honte » a fonctionné, au profit des sortants.
- Emmanuel Grégoire garde la capitale dans le giron du PS, grâce à une large victoire face à Rachida Dati, malgré la présence au second tour de l’Insoumise Sophia Chikirou, à qui l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo avait refusé la fusion.
- Le Marseillais Benoît Payan conserve son siège face au RN Franck Allisio, sans fusion avec LFI, Sébastien Delogu ayant finalement décidé de se retirer avant le second tour pour battre l’extrême droite.
- A Rennes, la sortante Nathalie Appéré est réélue, sans accord avec LFI.
- Le Lillois Arnaud Deslandes s’impose face aux Insoumis mais avec les écologistes.
- Idem à Montpellier, avec Michaël Delafosse, ou à Rouen avec Nicolas Mayer-Rossignol, deux maires PS opposés aux rapprochements avec les Insoumis.
- Les candidats socialistes à Amiens et Saint-Etienne qui prennent des villes à la droite, se sont passés d’accord avec LFI.
A l’inverse, les maires socialistes qui se sont alliés avec les Insoumis ont souvent perdu leur pari :
- à Clermont-Ferrand, où le PS, qui contrôlait la ville, perd son bastion. Le maire sortant, Olivier Bianchi, avait fait cause commune avec LFI, et est battu par la droite.
- Idem à Avignon, où le socialiste David Fournier perd.
- A Brest, François Cuillandre, qui s’était allié aux Insoumis est balayé.
- Bernard Combes a perdu à Tulle.
- A Toulouse, le député LFI François Piquemal, rejoint par les socialistes, perd son duel face à la droite du sortant Jean-Luc Moudenc
- A Limoges, le député LFI Damien Maudet, allié au PS, rate face au candidat LR.
En revanche la socialiste Johanna Rolland est réélue à Nantes après avoir fusionné avec les Insoumis, mais la droite réalise un gros score.
Après leur victoire à Saint-Denis au premier tour, les Insoumis s’imposent à Roubaix, à La Courneuve, à Vénissieux, à Creil (Oise) et au Tampon, à la Réunion.
Côté Ecologistes, la déroute est presque totale. A Poitiers, Besançon, et surtout Strasbourg, les Verts, alliés aux Insoumis, perdent des fiefs gagnés en 2020.
A Bordeaux, Pierre Hurmic, qui avait refusé les fusions, est lui aussi battu.
Seuls Grégory Doucet et Emmanuel Denis, qui avaient fusionné avec les listes insoumises, conservent leur poste à Lyon et Tours.
L’Œuvre d’Orient plaide pour un droit inaliénable des personnes à demeurer sur leurs terres
Communiqué de L’Oeuvre d’Orient :
L’Œuvre d’Orient exprime sa profonde préoccupation face à l’offensive israélienne au Liban, déclenchée dans le contexte de l’attaque menée par le Hezbollah contre Israël. Cette escalade militaire plonge le pays dans une guerre aux conséquences humaines et sociales dévastatrices.
Plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, soit près d’un Libanais sur cinq. Le bilan humain s’alourdit chaque jour, avec plus d’un millier de morts, dont plus d’une centaine d’enfants.
Cette guerre frappe durement, et souvent indistinctement, les populations civiles. Elle survient dans un contexte d’extrême fragilité : depuis plusieurs années, les Libanais subissent une succession de crises, économique, sociale et politique. En l’absence d’un État pleinement opérationnel, ce sont aujourd’hui les associations libanaises, les ONG internationales, les Eglises et communautés religieuses locales qui portent le poids de la réponse humanitaire, avec des moyens dramatiquement insuffisants dans un contexte mondial de recul de l’aide internationale.
Les villages du sud-Liban : des communautés menacées de disparition
Au Sud Liban des villages chrétiens, qui remontent aux premiers temps du christianisme, sont désormais presque totalement isolés du reste du pays. Ces communautés incarnent un témoignage vivant de foi, mais aussi de coexistence dans une région profondément éprouvée.
Malgré les ordres d’évacuation répétés, les bombardements, les destructions d’habitations et d’églises, les morts civils dont un prêtre, plus de 10 000 chrétiens font le choix courageux de rester chez eux. Ces populations ne sont pas armées et sont un témoignage de paix et de résistance pacifique.
Aujourd’hui, ces villages du Sud Liban font face à un risque existentiel. Les écoles chrétiennes, qui accueillaient plus de 10 000 élèves, chrétiens comme musulmans, ont été endommagées ou détruites. Le risque de rupture éducative est majeur une nouvelle fois dans ce pays.
La perspective d’une incursion terrestre élargie et de la création d’une zone tampon pourrait entraîner l’exil irréversible des habitants.
À cela s’ajoute une inquiétude concernant le patrimoine de la région. Le site archéologique de Tyr, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et placé sous protection renforcée depuis novembre 2024, est aujourd’hui directement menacé par les frappes israéliennes.
L’action de L’Œuvre d’Orient : une solidarité au cœur de la crise
Face à cette situation dramatique, L’Œuvre d’Orient est pleinement mobilisée. Présente au Liban à travers une équipe locale et des volontaires, elle intervient au plus près des besoins des populations. Elle apporte un soutien direct aux personnes déplacées, accueillies dans les congrégations religieuses, et les associations locales, sans distinction de confession.
L’Œuvre d’Orient soutient les hôpitaux chrétiens, tel que l’hôpital Geitawi et l’hôpital des Filles de la Charité. Elle vient également en aide à la préservation du patrimoine via la fondation ALIPH notamment en soutenant le projet de protection physique du site archéologique de Tyr. Les travaux seront réalisés en étroite coordination avec la Direction Générale des Antiquités (DGA).
Enfin, L’Œuvre d’Orient organise des convois d’aides humanitaires vers le Sud Liban, en coordination avec le nonce apostolique, Mgr Paolo Borgia, la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) et d’autres partenaires comme Caritas Liban. A date quatre camions ont transporté 50 tonnes de produits de première nécessité à des villages isolés et d’autres convois sont prévus prochainement.
L’Œuvre d’Orient appelle la communauté internationale à :
- œuvrer sans délai à un cessez-le-feu durable ;
- garantir la protection des populations civiles, conformément au droit international humanitaire ;
- préserver l’accès humanitaire aux zones les plus touchées ;
- mobiliser des financements à la hauteur de la crise ;
- protéger le patrimoine culturel et religieux du Liban.
Aujourd’hui, la population libanaise est prise en étau dans un conflit qu’elle n’a pas choisi. Sans action rapide, le risque est immense : celui de voir disparaître des communautés entières, porteuses d’une histoire, d’une foi et d’un modèle unique de coexistence.
Depuis 2020 L’Œuvre d’Orient grâce à ses 80 000 donateurs particuliers français, a pu soutenir 2 986 projets à la hauteur de 46 millions d’euros.
Sacres : l’argumentaire bancal de la FSSPX
De Jean Bouër dans Politique Magazine :

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Conférence le 8 avril : « Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape ? »
Afin de répondre à des interrogations suscitées par l’actualité ecclésiale, cette conférence aura pour but de traiter de la question théologique suivante :
« Est-il contraire au droit divin de sacrer un évêque contre la volonté du pape, même sans vouloir lui donner de juridiction ? »
À travers un exposé traitant de cette question à l’aune du magistère, de la liturgie et de la théologie traditionnelles, nous répondrons clairement à la question posée avant de répondre à quelques objections courantes en vogue dans le « milieu tradi »…
Ce temps d’enseignement sera suivi d’un moment d’échange, afin que chacun puisse poser ses questions ou exposer ses désaccords de manière constructive.
N’hésitez pas à partager cette invitation à tous ceux de votre entourage qui seraient concernés de près ou de loin par cette question!!!
Réservations recommandées ici:
Conférence donnée par l’abbé Vernier, membre de l’apostolat parisien de la Fraternité Saint-Pierre.
« Sur la question de l’immigration, je suis encore plus à droite que l’extrême droite »
The New York Times consacre un long article à Pierre-Edouard Stérin, milliardaire, qui fait fantasmer nos gauchistes. Extraits :
Inspiré, a-t-il déclaré, par le soutien de George Soros aux causes libérales, M. Stérin a orienté des fonds vers des groupes de réflexion de droite, des programmes de formation politique, des influenceurs des médias sociaux et des organisations à but non lucratif afin de façonner le pays selon ses convictions : anti-immigration, libre marché, moins islamique et plus catholique.
Un programme financé par M. Stérin aurait, selon ses dires, formé au moins 4 000 candidats d’extrême droite aux élections municipales. Alors que le Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite, est pressenti pour remporter l’élection présidentielle l’an prochain, M. Stérin s’efforce d’accélérer le virage à droite de la France.
« Je rêve d’une France redevenue économiquement puissante et d’une France qui redécouvre le sens des valeurs, qui embrasse ses racines chrétiennes », a déclaré M. Stérin, 52 ans.
La France rêvée par M. Stérin serait plus capitaliste, socialement conservatrice et trumpienne – et, aux yeux de ses détracteurs, raciste. Elle tolérerait une immigration très limitée, notamment en provenance des pays musulmans colonisés par la France. Les immigrés sans papiers coupables de délits ou ne travaillant pas seraient expulsés. Le port du voile islamique serait interdit dans l’espace public et la nourriture halal ne serait plus servie dans les écoles.
« Sur la question de l’immigration, je suis encore plus à droite que l’extrême droite », a déclaré M. Stérin, qui considère également le programme économique du Rassemblement national comme trop « étatique ».
M. Stérin souhaite interdire l’avortement, dont l’accès est pourtant inscrit dans la Constitution française depuis deux ans ; accroître la fréquentation des églises catholiques ; et encourager davantage de couples français à avoir des enfants. Finançant des projets chrétiens, il espère, dit-il, être canonisé un jour. Il réfute l’idée que ses positions sur l’immigration soient en contradiction avec celles du pape Léon XIV .
Enfin, il réduirait drastiquement les impôts du pays, démantèlerait le système de protection sociale, privatiserait l’éducation et les soins de santé, et supprimerait le financement public de la culture. « Je suis un fervent partisan de la concurrence », a-t-il déclaré.
L’objectif ultime, a déclaré M. Stérin, est d’amener au pouvoir un gouvernement de droite qui change fondamentalement l’aspect et le fonctionnement du pays. […]
« Si nous ne faisons rien, la France sera, dans 50 ans, la première république islamique d’Europe, ou la deuxième après la Belgique », a-t-il déclaré. « Je ne veux pas que mon pays devienne une république islamique. »
[…]
Liban, la passion des chrétiens et saint Joseph, le réveil des pères
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝐕𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐆𝐄𝐋𝐎𝐓, président de L’Oeuvre d’Orient au Liban
- 𝐅𝐫𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐜 𝐏𝐎𝐍𝐒, journaliste et écrivain
- 𝐀𝐛𝐛𝐞́ 𝐏𝐡𝐢𝐥𝐢𝐩𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐀𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄, curé de Saint-André de l’Europe à Paris
- 𝐓𝐚𝐧𝐠𝐮𝐲 𝐋𝐄𝐕𝐄𝐒𝐐𝐔𝐄, fondateur des “pèlerins de Saint Joseph”
- 𝐀𝐫𝐧𝐚𝐮𝐝 𝐆𝐔𝐈𝐑𝐎𝐔𝐕𝐄𝐓, président des EDC et chef d’entreprise
Hittler bat Zielinski
Amusant :
Charles Hittler, maire sortant sans étiquette de la petite ville d’Arcis-sur-Aube, a été réélu dimanche à l’issue d’une triangulaire qui l’opposait notamment à un autre candidat du nom d’Antoine Renault-Zielinski.
Semaine Sainte : retrouver le sens des jours saints
La Semaine Sainte approche, et avec elle le cœur de l’année liturgique. Ces jours où l’Église fait mémoire de la Passion du Christ, de sa mort et de sa Résurrection, risquent pourtant, une fois encore, de passer presque inaperçus dans le tumulte du quotidien.
Il est frappant de constater combien notre époque, si prompte à s’émouvoir, peine à se tenir durablement face au mystère de la Croix. Comme si le sacrifice du Christ, pourtant au centre de la foi chrétienne, était devenu difficile à contempler.
Or, la tradition nous donne une attitude simple : se tenir là.
Se tenir là comme saint Jean. Comme les saintes femmes. Et surtout comme la Vierge Marie, debout au pied de la Croix, silencieuse et fidèle, unie au sacrifice de son Fils.
C’est dans cet esprit qu’un parcours de prière proposé par l’artiste Prénom Marlène sur Hozana invite à vivre la Semaine Sainte « vue du cœur de Marie ». Jour après jour, à partir de l’Évangile, de brèves méditations et d’un support audio, il est proposé d’entrer, humblement, dans le mystère.
👉 Inscrivez-vous au parcours de sainte sainte en cliquant ici (c’est gratuit)
Plus de 70 mairies pour l’alliance RN-UDR
Malgré les défaites à Marseille et à Toulon, le RN et l’UDR emportent 71 mairies : 2 villes de plus de 100 000 habitants (Nice et Perpignan) et 10 villes de plus de 30 000 habitants (Montauban, Fréjus, Cagnes, Carcassonne, Castres, Six-Fours, Marignane, Carpentras, Menton, La Seyne-sur-Mer). Le candidat RN a battu Jacques Bompard à Orange.
Liste actualisée (+ de 3000 hab) 👇 pic.twitter.com/T644LUPvTs
— Matthias RENAULT (@MatthiasRN) March 22, 2026
Le RN perd Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, conquise en 2014.
Roubaix, territoire occupé
Avec 62,5% d’abstention le candidat LFI David Guiraud emporte la mairie de Roubaix, désormais occupée par les islamo-gauchistes :
Hôtel de ville de Roubaix : des individus brandissent fièrement le drapeau algérien et palestinien après la victoire de David Guiraud (LFI) #municipales2026pic.twitter.com/41TmZ3beaP https://t.co/nDnzIFjbNe
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 22, 2026
LR offre Nîmes aux communistes
Le maintien de la liste LR, arrivée 3e avec 19,5% des voix au premier tour, a permis aux communistes d’emporter la ville de Nîmes, dans une triangulaire, avec 40,9%, devant le RN à 37,5% et LR à 21,5%.
Bravo à @lesRepublicains, à @BrunoRetailleau et à @franckproust.
Voici ce que nous aurons à Nîmes pendant 7 ans à cause de votre lâcheté misérable et de votre refus de tout accord LR/RN. 👏🏻
Triste fin pour cette majorité municipale Titanic. Cachez-vous !pic.twitter.com/m5TRKCChtY— Julien Sanchez (@jsanchez_rn) March 22, 2026
L’obscurantisme contemporain : quand le consensus médiatique remplace la rigueur scientifique
Nous traversons une époque paradoxale où l’accès illimité à l’information semble s’accompagner d’un recul inédit de la pensée rationnelle.
Dans cette excellente émission sur Radio Courtoisie (21 mars 2026) :
https://www.youtube.com/watch?v=VLhd2DcoQSA
le mathématicien Bernard Beauzamy et ses invités ont tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’ils nomment l’obscurantisme contemporain. Ce phénomène ne réside pas dans l’absence de savoir, mais dans la substitution systématique de la preuve scientifique par le “consensus” émotionnel et médiatique.
La science, par définition, repose sur le doute, la vérifiabilité et la contradiction. Or, l’espace public actuel transforme trop souvent la démarche scientifique en un dogme d’État incontestable. On présente des modèles mathématiques incertains comme des vérités absolues, occultant les règles fondamentales des probabilités pour servir des narrations idéologiques.
Cette fragilité des preuves, amplifiée par des médias privilégiant le slogan à l’argument, installe une forme de “cancel culture” où toute remise en question est immédiatement disqualifiée.
Ce nouvel obscurantisme s’appuie sur une érosion délibérée de l’exigence éducative.
En affaiblissant la maîtrise des outils logiques et des disciplines fondamentales, on prive les citoyens de la structure intellectuelle nécessaire pour déceler les manipulations.
Le résultat est une vulnérabilité généralisée face aux arguments d’autorité : l’indignation remplace la démonstration, et la conformité idéologique l’emporte sur la quête de vérité.
Retrouver le courage de la rigueur, à l’image des travaux du professeur Paul Deheuvels, est aujourd’hui un acte de résistance nécessaire pour préserver notre liberté d’esprit.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Eglise profanée à Chèvremont (90)
L’église de Chèvremont (Territoire de Belfort) a été cambriolée, le week-end du dimanche 15 mars. Le ou les cambrioleurs ont dérobé des objets liturgiques, ainsi que deux calices centenaires. Le tabernacle a été vandalisé et les hosties jetées à terre. Une plainte a été déposée en gendarmerie.
D’autres églises de la région ont également fait l’objet de cambriolages ou de tentatives d’intrusion. A Meroux-Moval, des individus ont tenté de pénétrer dans l’église, une autre a été cambriolée près de Pont-de-Roide à Bourguignon.
Signes d’espérance dans les persécutions
Le 22 mars, Terres de mission reçoit Pierre Jovanovic, journaliste et éditeur, pour évoquer le livre qu’il a traduit et édité de Margherita Guarducci, épigraphiste qui démontra que la tombe de saint Pierre se trouvait bien au-dessous de la basilique Saint-Pierre de Rome, conformément à ce qu’en disait la tradition: “La découverte de la tombe de saint Pierre” (Le Jardin des livres).
Puis Thomas Oswald, rédacteur pour l’Aide à l’Eglise en Détresse, présente le livre qu’il a publié avec Benoît de Blanpré (directeur de l’AED): “Témoins de l’espérance” (Artège), un ensemble de portraits lumineux de chrétiens aux prises à la persécution.
Une confession mystérieuse
Pour redécouvrir un sacrement, il faut parfois entendre une histoire…
L’homme de cette histoire ( vraie ! ) a été conduit jusqu’à un confessionnal… d’une manière très mystérieuse. Et il y a trouvé la foi.
Sébastien Cairn, l’écrivain et chauffagiste, père de 6 enfants, raconte cette nouvelle histoire sur Youtube. Parfait pour le Carême !
Le lien ici :
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Appel de CitizenGo pour les élections municipales à Paris
Le premier tour de dimanche a provoqué une onde de choc à Paris. Emmanuel Grégoire a obtenu 38 % et Rachida Dati 25 %. Sarah Knafo a obtenu 10 % avant de prendre la décision décisive de se retirer, afin de rallier les électeurs de droite.
Son geste change tout. Le second tour est désormais trop serré pour être tranché. Quelques milliers de voix pourraient décider de l’avenir de Paris.
Et cela signifie que votre vote compte vraiment.
Quiconque prendra l’Hôtel de Ville façonnera ce que vos enfants apprendront, quelles valeurs seront promues à l’école et quel type de ville Paris deviendra.
Des salles de classe aux bibliothèques en passant par les activités périscolaires, le prochain maire influencera l’esprit et les valeurs de toute une génération.
Si des personnes comme vous restent chez elles, d’autres décideront à votre place.
Mais si vous vous rendez aux urnes dimanche, vous contribuez à protéger ce qui compte le plus : votre famille, vos valeurs et l’avenir de Paris.
C’est l’un de ces rares moments où votre seule voix peut faire une vraie différence.
S’il vous plaît, ne laissez pas cette décision à d’autres : allez voter ce dimanche.
Merci de vous mobiliser et d’agir quand cela compte le plus.
Paul Joyeux et toute l’équipe CitizenGO
P.S. Atteindre des électeurs comme vous et leur rappeler d’agir ne coûte que quelques centimes à chaque fois. Merci de contribuer dès maintenant pour nous aider à mobiliser des milliers de personnes avant dimanche. Chaque contribution aide à faire pencher la balance.
Les mondialistes radicaux et les élites « woke » veulent effacer nos valeurs, mais ensemble, nous tenons bon. CitizenGO est un mouvement de millions de personnes à travers le monde, qui se battent chaque jour pour défendre la vie, la famille et la liberté contre ceux qui cherchent à les saper. Nous sommes fidèles, donc nous n’abandonnerons jamais.
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Dimanche de la Passion
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous entrons ce dimanche dans le temps de la Passion, où nous sommes maintenant durant les deux dernières semaines du Carême qui nous séparent encore de la fête de Pâques. Dimanche dernier, le dimanche de Lætare, nous nous étions réjouis par avance à la pensée de la prochaine victoire de la Résurrection, mais nous avions vu que pour parvenir à cette joie il fallait d’abord passer par la croix. Nous allons donc pendant ces deux semaines nous unir profondément aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui seront l’unique objet de notre prière et de nos chants. Les chants de la messe de ce dimanche de la Passion sont tous placés dans la bouche du Christ. Ce sont ceux d’un homme persécuté et abandonné de tous. Certes Il est Dieu, et d’un mot Il pourrait réduire ses persécuteurs à néant, mais Il cache volontairement sa divinité. C’est pourquoi on voile les crucifix et toutes les autres statues durant ce temps de la Passion, tout au moins devrait-on le faire, et pour la même raison on supprime le chant du Gloria Patri à l’Introït.
► Introït : Judica me
L‘Introït de ce jour a un texte bien connu, puisque c’est le début du psaume 42 que le prêtre récite au bas de l’autel.
Judica me, Deus, et discerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso eripe me : Quia Tu es Deus meus, et fortitudo mea.
Faites-moi justice, mon Dieu, séparez ma cause de celle d’un peuple impie, délivrez-moi de l’homme méchant et trompeur, car vous êtes mon Dieu et ma force.
Ce psaume, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un juif pieux exilé au milieu d’un peuple païen, et aspirant à retrouver la cité sainte de Jérusalem et le temple, maison de Dieu. Aujourd’hui cette prière doit être mise dans la bouche du Christ qui a quitté le ciel pour venir au milieu des hommes qui le persécutent et dont Il accepte volontairement de porter les péchés. Les deux premières phrases expriment sa souffrance en deux grandes montées qui culminent de façon douloureuse à la fin de la deuxième phrase sur les mots eripe me. Mais comme toujours le Christ exprime aussi sa confiance en son Père et son abandon total à sa volonté ; c’est la troisième phrase dont la mélodie est beaucoup plus douce. Cet Introït est accompagné du verset suivant du psaume :
Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt, et adduxerunt in montem sanctum tum, et in tabernacula tua.
Envoyez votre lumière et votre vérité : ce sont elles qui me guideront et me conduiront vers votre sainte montagne dans votre temple.
Comme nous l’avons dit le Gloria Patri est supprimé et après ce verset du psaume on reprend aussitôt l’Introït.
► Graduel : Eripe me
Comme l’Introït, le Graduel du dimanche de la Passion est encore une prière du Christ souffrant et en butte aux persécutions des pécheurs, mais confiant et soumis à la volonté de son Père. Curieusement, car c’est assez rare, les deux parties de ce Graduel sont empruntées à deux psaumes différents. La première est tirée du psaume 142, le dernier des sept psaumes de pénitence, prière du juste persécuté, et ce verset résume parfaitement les sentiments du Christ dans sa Passion.
Eripe me Domine, de inimicis meis : doce me facere voluntatem tuam.
Arrachez-moi Seigneur aux mains de mes ennemis, apprenez-moi à faire votre volonté.
La deuxième est extraite du psaume 17, qui est au contraire un chant d’action de grâces. Nous l’avons rencontré à l’Introït du dimanche de la Septuagésime où les tourments passés n’étaient évoqués que pour remercier le Seigneur de les avoir surmontés. Ici les versets ont été mis au futur, et le Christ y exprime la confiance en son Père qui le fera triompher de tous ses persécuteurs :
Liberator meus, Domine, de gentibus iracundis : ab insurgentibus in me exalatabis me : a viro iniquo eripies me
Vous me délivrerez Seigneur des peuples en colère, Vous m’élèverez au-dessus de ceux qui m’attaquent, Vous m’arracherez aux mains de l’homme pervers.
La mélodie donne à cet ensemble une grande homogénéité. Elle est tout à fait semblable à celle des Graduels de la Quinquagésime et du troisième dimanche de Carême. Nous retrouvons ses grandes vocalises pleines de mouvement, ses longues tenues et son ambiance de ferveur mystique.
► Trait : Sæpe expugnaverunt mea
Dans le Trait du dimanche de la Passion nous retrouvons encore une fois une prière du Christ victime des méchants mais mettant sa confiance dans son Père. C’est le début du psaume 128, petit psaume des degrés qui s’applique littéralement au peuple d’Israël, mais il est messianique et contient une prophétie très précise de la passion et notamment du supplice de la flagellation :
Sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Dicat nunc Israel : sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Etenim non potuerunt mihi : supra dorsum meum fabricaverunt peccatores.
Prolongaverunt iniquitatem sibi : Dominus justus concidet cervices peccatorum.
Ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse.
Mais qu’Israël le répète, ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse
Mais ils n’ont pas pu l’emporter contre moi. Les pécheurs se sont acharnés sur mon dos.
Ils ont fait durer leurs méchancetés, mais le Seigneur est juste, Il brise la tête des pécheurs.
La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée et l’on y retrouve un certain nombre de formules semblables à celles des Traits, des deux dimanches précédents. Cependant elle débute par une formule spéciale qui descend dans le grave.
► Offertoire : Confitebor tibi
L‘Offertoire du dimanche de la Passion est un chant de méditation, comme ceux des dimanches précédents, qui regroupe plusieurs versets du psaume 118, la longue contemplation de la loi de Dieu et de ses commandements que nous avons déjà rencontrés dans d’autres Offertoires. Ici la contemplation s’attache surtout à la parole de Dieu qui donne la vie, et elle se prolonge par une prière :
Confitebor tibi, Domine, in toto corde meo ; retribue servo tuo : vivam, et custodiam sermones tuos : vivifica me secundum verbum tuum, Domine.
Je vous louerai de tout mon cœur. Rendez justice à votre serviteur, je vivrai et je garderai vos paroles. Faites moi vivre selon votre parole Seigneur.
Cette prière évidemment peut être celle de toute âme chrétienne, mais en ce dimanche de la Passion nous la mettons spécialement dans la bouche du Christ exprimant la confiance en son Père qui lui redonnera la vie après la mort de la croix.
La mélodie est pleine de ferveur avec de grands élans suivis de descentes bien balancées qui lui donnent un caractère très équilibré et en font une prière très expressive.
► Communion : Hoc corpus
Dans la Communion du dimanche de la Passion ce ne sont plus cette fois des versets de psaumes que nous plaçons dans la bouche du Christ, mais ce sont les paroles du Christ lui-même dans l’Évangile que nous répétons, et plus précisément les paroles par lesquelles il a institué la Sainte Eucharistie
Hoc corpus quod pro vobis tradetur: hic calix novi testamenti est in meo sanguine, dicit Dominus: hoc facite, quotiescumque sumitis, in meam commemoratonem.
Voici ce corps qui sera livré pour vous, voici le calice de la nouvelle alliance en mon sang dit le Seigneur ; chaque fois que vous le prendrez, faites cela en mémoire de Moi.
Remarquons que ce chant nous parle de l’Eucharistie en ce jour ou nous commémorons la Passion, montrant ainsi le lien étroit qui existe entre la messe et la croix. Nous retrouverons ce lien en sens inverse le Jeudi Saint, jour où l’on commémore l’institution de l’Eucharistie, et où l’Introït est un chant à la gloire de la Sainte Croix.
Ici le Christ n’exprime plus sa souffrance mais il offre son sacrifice en nous donnant le pouvoir de le renouveler tous les jours à la messe. La mélodie est d’abord grave et solennelle, puis elle s’élève en une montée très expressive qui culmine sur le mot quotiescumque avant de s’achever de manière calme et affirmative.
Il pleut des bombes sur le Liban, dès demain des roses ?
De notre Envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince du Liban
Il n’y a pas un jour d’accalmie, pas une minute, pas une seconde. Les drones, eux, survolent sans cesse le ciel bleu du Levant si angélique et si pur. En un instant, il est devenu un ciel de nuages, d’orages, de tempêtes et de ténébres. Un ciel de violence, une terre de cendre.
Ici, c’est encore l’hiver. Les sommets enneigés du mont Liban et de l’Anti-Liban, cette chaîne de montagne qui sert de frontière naturelle avec la Syrie, ressemblent à des collines de lait. Les réfugiés, plus d’un million maintenant, sont éparpillés tels des chapelets de prières tout du long de la route principale qui longe la côte beyroutine. De l’autre côté, la Méditerranée.
Netanyahou, sous prétexte de combattre le Hezbollah, les a bombardés. Oui, il a bombardé des réfugiés, des familles entières ! Les crimes de guerre s’accumulent au-dessus de la tête d’un “homme” qui est comparé par certains à Hitler ou à Staline.
A date, ce samedi 21 mars, au Pays du Cèdre, à deux jours de la fête de l’une des saintes les plus réputées du Liban et du Moyen-Orient, sainte Rafqa, depuis le 2 mars, les victimes ont atteint les chiffres incroyables de 1030 morts et de plus 2650 blessés. Qui arrêtera la guerre, alors que la France de Macron et de Barrot fait son voyage diplomatique éclair – même pas 48h ? Qui remplacera les drones, les missiles et les roquettes par les fleurs et les roses ? Il ne reste plus qu’une seule chose à faire à notre humanité incapable d’arrêter cette marche funèbre vers une guerre encore plus élargie, vers la Troisième Guerre mondiale : prier, prier sans cesse…
Ce 2 mars, en réponse à la guerre déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, le bras armé du Hezbollah, parti politique qui est représenté par 13 députés élus au Parlement, tire 6 roquettes dans le nord d’Israël, à partir des villages du sud du Liban… Le début d’une descente aux enfers.
Le communiqué du Hezbollah… à faire pâlir les morts !
“Au nom de Dieu, le Tout-Puissant et le Miséricordieux
« Il a été permis à ceux qui sont combattus de se défendre, car ils ont été injustement attaqués. Et Dieu est tout à fait capable de les soutenir ».
Par la grâce de Dieu, le Tout-Puissant et le Sage, en vengeance du sang pur de l’Imam suprême des musulmans, Son Éminence l’Ayatollah Ali Khamenei, que Dieu repose son âme en paix, versé injustement et perfidement par l’ennemi sioniste criminel, et pour défendre le Liban et son peuple, et dans le cadre de la riposte aux agressions israéliennes répétées, la Résistance islamique a visé, dans la nuit du dimanche au lundi, le 2 mars 2026, avec une salve de missiles de précision et un essaim de drones, le site de défense antimissile de Mishmar HaEmek appartenant à l’armée israélienne, au sud de la ville occupée de Haïfa. La direction de la Résistance a toujours affirmé que la poursuite des agressions israéliennes et l’assassinat de nos dirigeants, de notre jeunesse et de notre peuple nous donnent le droit de nous défendre et de riposter au moment et à l’endroit appropriés. L’ennemi israélien ne peut pas poursuivre son agression qui dure depuis quinze mois sans recevoir une riposte dissuasive pour mettre fin à cette agression et se retirer des territoires libanais occupés. Cette riposte est légitime et défensive, et les responsables et les parties concernées doivent mettre fin à l’agression israélo-américaine contre le Liban. « La victoire ne vient que d’Allah, le Tout-Puissant et le Sage ».”
Ce communiqué fait froid dans le dos. Il entraîne, depuis, le Liban dans une terrible guerre, qu’il ne peut gagner.
Ce 21 mars, Marwan Hamadé lors d’une conversation téléphonique, l’ancien ministre (6 fois) druze de 86 ans, actuel député, redit que “la majorité de la classe politique et la majorité de la population s’opposent au Hezbollah…”

Retour sur le cessez-le-feu du 27 novembre 2024
Oui, il faut prendre du recul, pour bien comprendre la situation. Dans la nuit du 26 au 27 novembre, les trois derniers missiles du Mossad s’abattent sur la banlieue sud de Beyrouth, à 500 mètres du centre-ville, à vol d’aigle. Je suis réveillé par le souffle des missiles avant leur impact sur le sol. Les déflagrations sont terribles.
Le lendemain, c’est le cessez-le-feu. Jour de fête. Jour de la fête de la Médaille Miraculeuse ! Est-ce un hasard ?
Le lendemain, plus aucune frappe sur Beyrouth. Par contre, en quinze mois, entre novembre 2024 et mars 2026, Israël n’a pas arrêté ses bombardements et son invasion du sud du Liban. Des dizaines de villages sont détruits, partis en poussière sous des tapis de bombes. Les tunnels du hezbollah et les maisons abritant les missiles sont rasés, partis en fumée.
Entre novembre 2024 et mars 2026, les dizaines de milliers de réfugiés tentent de rebatir une vie en retournant dans leur village et essaient de reconstruire, en vain. Ils sont chassés par Israël. Qu’ils soient chiites ou chrétiens. Chrétiens ?

Les villages chrétiens du Liban-Sud
“Je ne veux pas partir. Je veux rester vivre dans mon village”, s’écrie Charbel un jeune homme du village chrétien endeuillé de Aïn Ebel. Youssef et ses copains âgés d’une vingtaine d’années disent la même chose. Youssef rajoute : “Je ne veux pas faire la guerre. Je veux vivre en paix dans mon village. Israël doit rentrer chez lui. Et, le Hezbollah doit rendre ses armes…” (les prénoms ont été changés).
En plein Carême et alors que le Ramadan vient de se terminer (dans la nuit du 19 au 20 mars), tous les chrétiens disent, témoignent et veulent la même chose : rester dans leur village ancestral et vivre en paix. La paix ?
Naji est guide et voyagiste, son activité est tombé à zéro. De plus, il ne peut plus retourner dans sa ville de Tyr : “La ville de Tyr s’est vidée des ¾ de sa population. Moi, je ne peux plus y retourner. Mon oncle, Raymond, qui gère l’hôtel Al Fanar, a dû partir pour se mettre en sécurité à Beyrouth.”
Plein sud, les villages chrétiens du Liban se comptent par dizaines : Aïn Ebel, Alma el-Chaab, Baraachit, Cana, Debel, Deir Seryan, Qlayaa, Rmeich (à 4 km de la frontière), Tebnine, Yaroun, etc.
Des roses dès demain ?
Comment faire ? Comment arrêter une guerre entre le Hezbollah et Israël ? Comment arrêter une guerre qui, en plus, pour les Libanais pourraient se transformer en guerre civile ? Le pape Léon XIV le pourrait-il, lui qui est venu tel l’ange, telle la colombe, tel l’homme en blanc, lui, l’apôtre de la Paix ? Faudra-t-il que le Liban attende et subisse encore les abominations et les affres de la guerre, jusqu’à la fête de l’une des saintes les plus répétées du Liban : sainte Rafqa ? Et saint Charbel peut-il comme Padre Pio lors de la Seconde Guerre mondiale apparaître dans le ciel et dérouter, supprimer tous ces missiles ?
Saint Rafqa est fêtée le 23 mars, lundi prochain. La paix sera-t-elle effective dès demain, dès dimanche?
Cette sainte qui est la patronne des malades et des personnes qui souffrent va-t-elle intervenir bientôt? Rappelez-vous, elle avait été évoquée par le pape Jean-Paul II, qui l’avait béatifiée en 1985, lors de sa venue au Liban en 1997.
Il l’a, également, élevée sur l’autel des saints, en 2001 : « En canonisant Rafqa Choboq Ar-Rayes, l’Église met en lumière le mystère de l’amour donné et accueilli pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Moniale de l’Ordre libanais maronite, elle a désiré passionnément aimer Dieu et donner sa vie pour ses frères. Puisse sainte Rafqa veiller sur ceux qui connaissent la souffrance, en particulier sur les peuples du Moyen-Orient affrontés à la spirale destructrice et stérile de la violence ! »
Sainte Rafqa, sauvez le Liban !
Pendant ces semaines où j’ai vécu sous les bombes au Liban, j’ai vu les chrétiens adorer, crier, pleurer, prier, faire pénitence et jeûner. Les Libanais sont sur la croix, en ces temps de Carême et de crucifixion qui durent depuis 1975. 50 ans !
Ces derniers jours, les frappes iraniennes et sa résistance démontrent que les Etats-Unis et Israël n’ont pas fini de faire la guerre. De l’autre côté de la frontière Tel Aviv et d’autres villes ont été frappé comme jamais. Et, l’Iran semble monter en puissance. De part et d’autre, des milliers de frappes. Plus de 30 000 ! Et, au bout du tunnel, les lumières se sont éteintes. Toujours la nuit.
Qui pourra arrêter cela ?
Le 23, tous les regards vont se tourner vers sainte Rafqa (1832-1914). En 1860, les Druzes attaquent les chrétiens. Rafqa sauve un enfant des massacres. Alors qu’elle termine ses jours dans un couvent près de Batroun (dans le nord du pays), elle devient aveugle et subit les souffrances d’une tuberculose osseuse. Ses compagnes, les autre soeurs, pour la déplacer, la disposent sur un drap, ses membres se disloquant. Elle vécut 82 ans, dont 29 dans des souffrances qu’elle supportait avec joie, patience et prière pour l’amour du Christ. Le 23 mars 1914, Rafqa meurt après avoir reçu la Sainte Communion. Elle fut enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta. Comme pour saint Charbel (1828-1898), le soir même, une lumière céleste scintilla sur son tombeau pendant deux nuits consécutives.
La veille du 23 mars, dans un songe, des jeunes ont vu tout le peuple Libanais (avec sa diaspora) se mettre à genoux et crier vers sainte Rafqa : SAUVEZ LE LIBAN ! Elle apparut, alors, dans un rayon plus cristallin que le cristal, plus lumineux que la lumière. Elle n’était pas seule. Il y avait, avec elle, saint Charbel, saint Maron, et la myriade des saints du Pays foulé par les pas de la Sainte Famille, du Christ et de ses apôtres !
Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier et Raghda
Une guerre plus religieuse qu’il n’y paraît
Ce lundi 16 mars, l’armée israélienne a mené des incursions dans le Sud Liban. Officiellement, elle cherche à démanteler les bastions du Hezbollah proches de la frontière entre les deux pays dans le but d’implanter une bande de protection pour les habitants du nord d’Israël. Un peu plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré :
« J’ai averti le président libanais que si son gouvernement ne parvient pas à contrôler le territoire et à empêcher le Hezbollah de menacer les communautés du nord d’Israël, nous prendrons du territoire et nous le ferons nous-mêmes. »
Ce nouveau front ouvert dans le Sud Liban, nous renvoie au premier jour du conflit contre l’Iran. Le 28 février, des frappes israélo américaines avaient tué l’ayatollah Ali Khamenei. Donald Trump s’était immédiatement félicité d’avoir décapité le gouvernement iranien ce qui devait selon lui précipiter la chute du régime des mollahs. En réalité, loin d’avoir décapité le gouvernement iranien, les frappes ont surtout tué leur Guide Suprême. Pire, elles ont fait de lui un martyre et ravivé la colère des populations chiites de tous le Moyen-Orient. D’ailleurs, il n’en fallut pas plus aux milices du Hezbollah pour réactiver immédiatement les bombardements sur le nord d’Israël. Alors que les forces israélo américaines avaient justifié le déclenchement de ce conflit par des prétextes humanistes comme le renversement d’un régime totalitaire, puis des prétextes sécuritaires contre l’enrichissement de l’Uranium à des fins militaires, il se transformait tout à coup en une guerre de religion !
Comme pour confirmer ce basculement vers le religieux, Donald Trump n’a rien trouvé de mieux que de laisser paraître le jeudi 5 mars une vidéo des plus surprenante. Filmée dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, on y voit le président des Etats-Unis entouré de pasteurs évangéliques demandant la bénédiction de Dieu sur lui et sur les militaires engagés au Moyen-Orient !
Les iraniens réclamant la vengeance divine pour l’assassinat de leur Guide Suprême, les israéliens se référant aux promesses bibliques de la Terre Promise et pour finir, le président américain recevant une bénédiction divine pour le guider dans ces temps difficiles : tout cela ressemble fort à un conflit religieux !
D’ailleurs, en considérant toutes ces informations, on a l’étrange impression de relire le livre de l’Apocalypse, et en particulier les passages concernant la bataille d’Armageddon :
« Le sixième ange versa sa coupe sur le grand fleuve de l’Euphrate. Son eau tarit pour préparer la voie aux rois qui viennent de l’Orient. Je vis sortir de la gueule du Dragon des esprits de démons qui vont vers les rois de toute la terre afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu Tout-puissant. Ils les rassemblent dans le lieu appelé Armageddon …
Les quatre anges qui étaient prêts pour l’heure, le jour, et l’année furent déliés afin qu’ils tuent le tiers des hommes. Le nombre des cavaliers de l’armée était de deux myriades de myriades, j’entendis le nombre …Dans la vision, je vis les chevaux et ceux qui les montaient ayant des cuirasses couleur de feu. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions, de leurs bouches sortait du feu, de la fumée et du soufre. Le pouvoir des chevaux était dans leur bouche et leurs queues. Leurs queues étaient semblables à des serpents ayant des têtes et c’était avec elles qu’ils faisaient du mal. »
Peu à peu la prophétie de l’apôtre Jean semble se mettre en place. Déjà, le décor est posé : Armageddon correspond à la vallée de Megiddo située près de la frontière du Sud Liban. C’est non loin de cette région que l’armée israéliennes lance depuis lundi 16 mars des offensives terrestres contre le Hezbollah.
Pour ce qui est des personnages, ils entrent peu à peu en scène. Il y a bien sûr les forces israéliennes ainsi que les milices chiites mais d’autres armées sont attendues. Quel sera le prochain roi convoqué par les démons pour le grand jour de l’Eternel ?
Ne précipitons rien, nous n’en sommes qu’à l’introduction !
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Objectif 400kg de pâtes de fruits pour aider l’abbaye de Tournay à refaire ses vieilles fenêtres
Résumé de l’opération en cours
Située près de Lourdes, l’abbaye de Tournay abrite une communauté de 16 moines bénédictins qui vivent de prière et de travail.
Aujourd’hui, les fenêtres qui datent de la construction du monastère en 1952 ont fait leur temps : courants d’air, mauvaise isolation… Il est grand temps de les changer, et ainsi de diminuer les factures de chauffage des frères !
Pour financer ce chantier, ils ont besoin d’un coup de pouce. Ils organisent donc une grande vente en ligne de leurs pâtes de fruits monastiques, 100 % « pur fruit ».
Objectif minimum : 400kg de pâtes de fruits d’ici le 29 mars !
Pour participer à l’opération, vous pouvez :
- passer commande ici : https://divinebox.fr/tournay/
- en parler autour de vous, notamment en partageant via ce lien Whatsapp (modifiable avant envoi)

Préparation des pâtes de fruits par frère N. de l’abbaye de Tournay puis mise en boîte © Divine Box
En savoir plus sur l’abbaye de Tournay
Tout commence au XIᵉ siècle, lorsque des moines de l’abbaye de Marcilhac fondent un petit monastère à Madiran, dans les Hautes-Pyrénées. Mais au fil du temps, le lieu est abandonné et tombe en ruine au XVIIᵉ siècle… Il faudra attendre les années 1930 pour que les bénédictins de l’abbaye d’En-Calcat rachètent les bâtiments et y installent à nouveau une communauté monastique.
Mais l’histoire est mouvementée : la Seconde Guerre mondiale disperse les moines, qui ne peuvent retourner à Madiran qu’en 1941. Les vocations affluent alors rapidement, si bien que le monastère devient vite trop petit pour accueillir tous les frères !
Les moines se mettent donc en quête d’un nouveau lieu. Après plusieurs mois de recherche, ils trouvent finalement un terrain au bord de la rivière de l’Arros, près du village de Tournay, à une trentaine de kilomètres de Lourdes. La première pierre de la nouvelle abbaye est posée en 1951, et dès 1952 la première messe y est célébrée : la communauté peut enfin s’y installer.

Vue extérieure de l’abbaye de Tournay © Divine Box
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, l’abbaye compte seize moines bénédictins. Entre leurs sept offices quotidiens, ils travaillent de leurs mains et réalisent notamment d’incroyables pâtes de fruits artisanales, 100% « pur fruit » et même enrobées de chocolat pour certaines…
D’ailleurs, pour cette opération, les moines proposent leurs meilleures pâtes de fruits, en coffret :
- pâtes de fruits aux 4 fruits rouges : cassis, cerise, fraise, framboise
- pâtes de fruits aux 7 parfums : ananas, cassis, framboise, myrtille, orange, pamplemousse et poire
- pâtes de fruits enrobées de chocolat : poire ou framboise
Avis aux amateurs de (très) bonnes pâtes de fruits !

Moine triant les pâtes de fruits ©Divine Box
La FSSPX envoie un livre aux évêques italiens pour expliquer les consécrations épiscopales
La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X a écrit à chaque évêque diocésain d’Italie, leur envoyant un livre nouvellement publié expliquant et défendant son intention de procéder à des consécrations épiscopales.
L’ouvrage, intitulé Au service de l’Église, expose en détail les arguments selon lesquels la situation actuelle de l’Église connait une crise si grave qu’elle justifie une action extraordinaire.
Dans une lettre d’accompagnement, le supérieur du district italien, le père Gabriele D’Avino, présente l’initiative comme une « invitation à renouveler la réflexion sur la crise », insistant sur le fait qu’elle vise à encourager le dialogue plutôt qu’à provoquer la confrontation. Pourtant, le contenu du livre est bien plus direct : il affirme que certains membres de la hiérarchie ecclésiastique ont, selon ses propres termes, « altéré la foi », mettant ainsi des âmes en danger et créant une situation où la résistance à l’autorité devient non seulement permise, mais nécessaire.
La déclaration de la Fraternité accompagnant la distribution du livre l’explicite. Elle indique que la publication « réaffirme la justification des consécrations épiscopales annoncées » et présente « les principaux arguments théologiques et canoniques justifiant ce que Mgr Marcel Lefebvre appelait, en 1988, “opération survie” de la Tradition ». Elle s’ouvre sur une citation sans équivoque de saint Paul : « Si nous-mêmes, ou un ange du ciel, vous annoncions un autre évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! » (Ga 1, 8), appliquant cet avertissement non pas aux menaces extérieures, mais à ce qu’elle perçoit comme des erreurs émergeant au sein même de l’Église.
L’ouvrage soutient que l’Église traverse une situation de nécessité « extraordinaire » ou « grave » sur le plan public. Il développe cette idée à travers une série de principes, affirmant que lorsque de nombreuses âmes sont en grand danger spirituel et « sans espoir d’assistance de la part des pasteurs légitimes », les évêques ont le devoir d’agir, même sans autorisation. Il déclare que « le grave besoin du plus grand nombre doit être assimilé au besoin extrême de chaque individu » et qu’une telle situation impose « un devoir d’assistance sub gravi », inhérent à la nature même de la charge épiscopale.
De là, la Fraternité tire sa conclusion la plus controversée : dans de telles circonstances, l’exigence habituelle d’un mandat papal pour les consécrations épiscopales n’est pas applicable. Le texte soutient qu’« en temps de nécessité, le devoir d’assistance est indépendant de la cause de la nécessité » et insiste sur le fait que ce devoir s’applique « même lorsque c’est le supérieur lui-même qui place des âmes en état de nécessité ». Il va plus loin, affirmant qu’un ordre donné dans une telle situation « n’est pas contraignant » et que celui qui n’obéit pas dans ces conditions « ne conteste pas l’Autorité dans son exercice légitime ».
Ce raisonnement est renforcé par le recours à la notion de juridiction suppléante, l’ouvrage affirmant que l’Église fournit l’autorité nécessaire lorsqu’elle fait défaut en raison de circonstances exceptionnelles. Il soutient que « le pouvoir de juridiction émane de la demande des fidèles, et non du consentement du supérieur hiérarchique », une position longtemps contestée par Rome mais essentielle à la conception que la Fraternité se fait d’elle-même.
La publication aborde également de front l’une des questions les plus sensibles : celle de savoir si la consécration d’évêques contre la volonté du pape constitue un schisme. Elle soutient qu’un tel acte n’est pas nécessairement schismatique s’il est accompli dans un véritable état de nécessité et dans l’intention de préserver la foi, rejetant explicitement l’idée que sa position implique une rupture avec l’Église.
L’ouvrage relate les tentatives infructueuses de parvenir à un accord entre Rome et la direction de la Fraternité. Bien que les personnes qui seront consacrées n’aient pas encore été annoncées et que le lieu de la cérémonie reste incertain, il est probable que la consécration des nouveaux évêques, prévue pour le 1er juillet, se déroulera comme prévu, marquant un tournant pour ce groupe traditionaliste et entraînant vraisemblablement l’excommunication des personnes impliquées.
