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Veillée de prières contre l’euthanasie

Veillée de prières à saint Nicolas du Chardonnet mercredi 11 février (ND de Lourdes) à 19h45 contre les lois d’euthanasie.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

“Il est inévitable que le législateur entame un bras de fer avec une oligarchie de juges”

Docteur en droit, Bertrand Saint-Germain vient de publier La République des juges contre la nation, trois ans après avoir publié Juridiquement correct pour lequel nous l’avions interrogé. Dans ce nouvel ouvrage, il analyse la montée en puissance du pouvoir judiciaire dans les démocraties contemporaines. L’ouvrage en étudie les effets directs sur la souveraineté nationale et sur l’équilibre des institutions. Nous avons interrogé l’auteur :

Après Juridiquement correct, vous publiez La République des juges contre la Nation. Pourquoi cette récidive ?

D’abord, parce que jamais sans doute depuis le XVIIIe siècle et la Révolution, nous n’avions connu un décalage si profond entre les aspirations de l’oligarchie judiciaire et les attentes du corps social tout entier. Cette fracture explique sans doute pourquoi nous rencontrons aujourd’hui tant de décisions controversées ou polémiques, suscitant l’incompréhension voire la colère des Français.

Cette situation devait être étudiée, montrée et expliquée. Et comme en politique, le désespoir est une sottise absolue, il convenait également de rappeler que des correctifs à cette situation existent et qu’il est loin d’être si compliqué de les mettre en œuvre.

Ils sont moins de 11 000 ! Cette poignée de magistrats, majoritairement (dé)formée par une scolarité dans les Instituts d’études politiques ne saurait continuer plus longtemps à déterminer les contours de ce qui peut être fait ou pas en France ! Nulle oligarchie sociale ne doit pouvoir s’opposer à la volonté des Français.

L’essentiel de la population n’est pas familier du monde du droit et encore moins de celui de la Justice. Qui sait que la moyenne d’âge des futurs juges à leur entrée au sein de l’École nationale de la Magistrature est de 23 ans ? Qui sait que les lauréats de ce concours sont issus de SciencesPo et non des Facultés de Droit (pour ⅔ à ¾ d’entre eux) ? Il m’a dès lors paru nécessaire de présenter à chacun comment nous en étions arrivés à la situation actuelle.

Nous sommes en effet progressivement passés de l’idéal de « rendre la Justice » à l’apparition d’une administration de la Justice, laquelle profitant de son rôle central au sein de la société s’est muée en une véritable République des juges. Celle-ci se politisant chaque jour un peu plus outrepasse son rôle initial pour imposer ses vues au corps social tout entier. Le jugement des juges par eux-mêmes témoignant d’une triste complaisance, il fallait explorer les moyens de leur rappeler leur rôle ! Au-delà d’une réflexion sur les modalités d’une révocation des juges, d’autres pistes existent que j’explore et présente dans l’essai afin de donner au lecteur un éclairage sur ce que d’autres grands pays expérimentent avec succès.

Lors de notre précédent entretien, vous aviez évoqué l’élection des juges. Mais ne risque-t-on pas de tomber dans un système de partis, comparable aux partis politiques ? 

J’avais consacré un chapitre de Juridiquement correct à l’élection des juges ; je m’y interrogeais : Pourquoi serait-il si dangereux pour une démocratie que les juges y soient élus ? J’y montrais rapidement, à l’observation du système américain, qu’il n’y avait aucun risque pour la démocratie à ce que les juges y soient élus. Je rappelle que le choix de posséder des juges tirés du peuple correspond au vœu de Montesquieu lui-même ! Au rappel d’Athènes, il énonce dans De l’esprit des lois : « La puissance de juger ne doit pas être donnée à un sénat permanent, mais exercée par des personnes tirées du corps du peuple (…) pour former un tribunal qui ne dure qu’autant que la nécessité le requiert » (Ch. VI, « De la constitution d’Angleterre »). Il s’agit là, selon lui, de l’unique façon de garantir la liberté individuelle, car « la puissance de juger, si terrible parmi les hommes, n’étant attachée ni à un certain état, ni à une certaine profession, devient, pour ainsi dire, invisible et nulle. On n’a point continuellement des juges devant les yeux ; et l’on craint la magistrature et non les magistrats ».

Pour autant l’observation de l’élection américaine des juges (ils y ont recours, d’une manière ou d’une autre, dans une quarantaine des États fédérés de l’Union), témoigne de certains risques – à mes yeux. Le problème le plus grave ne me semble pas y être la politisation de certains juges, puisqu’ils restent sous le contrôle du peuple qui peut les destituer ; la véritable difficulté me paraît résulter du financement des campagnes électorales. On observe une augmentation constante du coût de ces campagnes ; dès lors, quid de l’indépendance de ces juges à l’égard de leurs contributeurs ? La Cour suprême américaine refuse d’encadrer ces dépenses électorales assimilant toute tentative en ce sens à une atteinte à la liberté d’expression (Cour suprême, 21 janv. 2010, Citizens United v. FEC). Si une élection des juges devait être instituée en France il conviendrait de l’accompagner d’un système de contrôle du financement des campagnes semblables à celui existant pour les élections politiques.

Et concrètement, comment réformer le système judiciaire si, in fine, c’est le système judiciaire qui juge de la légalité de telles réformes ?

Le point clé à garder à l’esprit c’est que l’autorité judiciaire ne dispose en aucun cas d’un pouvoir de dernier mot. La Justice est toujours subordonnée à l’autorité publique c’est-à-dire à la volonté du corps social exprimée par les citoyens (ou le plus souvent, leurs représentants). Les gouvernants ont ainsi toujours la liberté de contrer des décisions de justice, quelles qu’elles soient. Choqués par la jurisprudence Perruche de la Cour de cassation, députés et sénateurs avaient adopté la loi du 4 mars 2002 excluant tout « préjudice du seul fait de la naissance ». La censure par le Conseil constitutionnel des dispositions relatives à l’asile de la loi Pasqua, en août 1993 a été contournée par la révision de la Constitution du 25 novembre 1993.

Au cours de la Révolution, la loi des 16 et 24 août 1790 sur l’organisation judiciaire précise que les juges « s’adresseront au corps législatif toutes les fois qu’ils croiront nécessaire, soit d’interpréter une loi, soit d’en faire une nouvelle » (Titre 2, art. 12). Il s’agissait, par ce référé, d’éviter tout conflit d’interprétation ou doute quant au sens de la loi appliquée par un juge ; la loi lui faisait obligation de solliciter le législateur. Celui-ci devait alors adopter une loi nouvelle venant préciser le point à propos duquel il avait été sollicité par le magistrat.

Ce qui a été fait hier reste possible aujourd’hui ! Encore faut-il le vouloir. Pour cela, il est inévitable que le législateur de demain entame ce bras de fer avec une oligarchie de juges prétendant décider de l’avenir du pays.

Liturgie : l’abbé Barthe réponds à ses critiques

Philippe Maxence reçoit au micro de L’Invité du Club des Hommes en noir l’abbé Claude Barthe, à propos de son livre Les Sept Sacrements, d’hier à aujourd’hui (éditions Contretemps).

À peine paru, ce livre a suscité une vive polémique, à travers une recension de l’abbé Spriet publiée dans le magazine La Nef, puis une vidéo du même abbé Spriet dans lequel celui-ci déployait ses arguments contre plusieurs aspects du livre de l’abbé Barthe. Le chanoine Gouyaud, dans La Nef, y revenait à son tour, à travers un long article critique.

Après que l’abbé Barthe en a accepté le principe, le Club a proposé à l’abbé Spriet d’organiser un échange courtois et charitable pour que les deux parties puissent s’expliquer davantage et répondre aux arguments avancés par chacune d’entre elles. Christophe Geffroy, le directeur de La Nef, a toujours accepté de débattre avec ses contradicteurs, et notamment au moins à deux reprises avec Jean-Pierre Maugendre. Pour des raisons qui lui appartiennent, l’abbé Spriet n’a pas souhaité donner suite. Fallait-il pour autant en rester là ?

Philippe Maxence a donc proposé à l’abbé Claude Barthe de répondre aux principales critiques émises par ses contradicteurs, afin que chacun puisse se faire une opinion.

L’avortement a diminué de 92% dans une région russe

Le gouverneur de l’oblast de Vologda, Georges Filimonov, annonce que l’avortement a diminué de 92% dans sa région.

Le 7 février 2025, il disait qu’il entendait interdire l’avortement dans la région. Il y a renoncé (l’incitation à l’avortement est toutefois interdit), mais il a lancé un plan pro-vie et des « consultations » avec les cliniques, en relation avec l’Eglise orthodoxe et des organisations régionales. Dès le mois de mai il annonçait que des services médicaux privés avaient arrêté de procéder à des avortements, et qu’il y en avait eu 32 au premier trimestre (tous pour raison médicale) contre 420 au premier trimestre 2024. Il disait :

« La famille est le fondement de tout. Nous créons les conditions d’un avenir sain, actif et heureux pour la région de Vologda, afin que les familles se sentent stables et confiantes en l’avenir. »

En juillet il annonçait que pour la première fois il n’y avait eu aucun avortement.

Le 28 janvier dernier, à la conférence « Retour vers le futur », à Moscou, il disait :

« Le développement de la région est impossible sans s’appuyer sur des traditions millénaires et, en même temps, sur des mécanismes réels et efficaces. C’est pourquoi nous avons lancé le programme régional “La famille, bastion du Nord russe” et mis en place un système de soutien intégré. Grâce à un ensemble de mesures, l’année dernière, pour la première fois en 11 ans, nous avons vaincu le dépeuplement dans la région de Vologda, et le nombre de naissances de premiers enfants a augmenté. Nous nous engageons dans la prévention des avortements et nous constatons des résultats concrets évidents. »

Dans neuf autres régions russes les cliniques privées ont arrêter de pratiquer des avortements.

Le 10 janvier, le gouvernement russe a demandé au ministère de la Santé de mettre en œuvre des mesures visant à renforcer le contrôle des établissements médicaux pratiquant des avortements, et de revoir les approches de travail qui permettront de soutenir les familles, de les aider à se préparer à la naissance d’un enfant et de prévenir les avortements.

Courage, verrouillons avant 2027 !

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau quitte ses fonctions, 18 mois avant la fin de son mandat en octobre 2027.

Officiellement, ” afin de prendre la présidence de la Fondation Apprentis d’Auteuil”

En réalité ?

Pour que ce soit Macron qui nomme son successeur.

En effet,  François Villeroy de Galhau pense que le RN va gagner en 2027, et il ne veut pas que son successeur soit nommé par la streme drouate.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a annoncé lundi qu’il quitterait son poste début juin, soit un peu ‍plus d’un an avant la fin de son mandat. François Villeroy de Galhau, 66 ans, quittera ses fonctions afin de prendre la présidence de la Fondation Apprentis d’Auteuil, précise-t-il dans un communiqué, une décision ‌prise “en toute indépendance personnelle”. Son départ, théoriquement prévu en octobre 2027, permettra à Emmanuel Macron de nommer son successeur avant l’élection présidentielle, ⁠alors que, selon de nombreux sondages, ‍les dirigeants du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella, se ⁠placent haut dans les intentions de vote. 

Prématuré, les médecins lui donnaient une probabilité de 99% de ne jamais pouvoir marcher ou parler

Derick Hall vient de remporter le Super Bowl avec son équipe de football américain de Seattle.

Il est né il y a 24 ans, à seulement 23 semaines de grossesse, avec un cœur qui ne battait pas. Les médecins lui donnaient une probabilité de 99% de ne jamais pouvoir marcher ou parler.

Derick Hall a créé la « Fondation 1% » qui soutient les bébés prématurés et leurs familles.

« Je suis là grâce au combat acharné mené par ma mère pour sauver ma vie ».

Et sa mère :

« Je suis une maman qui prie ; je crois en la prière, je crois que Dieu peut tout faire, et donc, vous savez, j’ai prié et nous avons simplement essayé de faire de notre mieux pour donner à Derick les meilleures chances dans la vie. »

Subsidiarité et réseaux sociaux

On me transmet ce texte, qui circule sur internet :

Notre assemblée nationale a adopté ce 26 janvier 2026 une proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Et à mon grand désarroi, je constate en parlant autour de moi que de très nombreux catholiques s’en réjouissent.

Certes, les fameux “réseaux sociaux” causent des dégâts considérables aux jeunes générations (et aux moins jeunes aussi, d’ailleurs), et sur ce point-là, nous tomberons d’accord sans aucune restriction.

Pour étayer mon propos, j’aimerais commencer par détailler un des principes développés dans la Doctrine sociale de l’Eglise (DSE) catholique, qu’on appelle le Principe de Subsidiarité. Il faut se rappeler que la volonté de Dieu est que l’homme soit co-créateur de l’œuvre de Dieu, car il a besoin de ses créatures pour réaliser son dessein : le salut de l’âme de chaque homme.

C’est une vérité inséparable de la foi en Dieu le Créateur : Dieu agit à travers les actes de ses créatures […] Dieu n’a pas voulu retenir pour lui seul l’exercice de tous les pouvoirs. Il remet à chaque créature les fonctions qu’elle est capable d’exercer, selon les capacités de sa nature propre. (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 1884)

Comme c’est la vocation de l’homme d’agir pour réaliser ce que Dieu lui demande, l’empêcher de le faire serait le rendre indigne. Et c’est à partir de cette constatation que la DSE a formulé le Principe de Subsidiarité, défini comme suit :

On ne doit pas enlever des attributions à des structures capables de s’en acquitter pour les transférer au niveau supérieur.

Il ne faut pas ôter le pouvoir à ceux qui sont capables de décider et d’assumer leurs actes, et donc ne jamais transférer les tâches à des gens qui sont capables de les réaliser, pour les confier à un groupement d’un niveau supérieur.

Et en corollaire, nul ne doit se défausser de ce qu’il peut accomplir en demandant à une communauté plus vaste de le faire à sa place. Refuser de prendre ses responsabilités en attendant qu’un supérieur la prenne, c’est comme un homme qui enfouit son talent au lieu de le faire fructifier (Mt 25,14-30) : rappelons que ça se termine très mal pour celui qui ne fait pas fructifier les talents que Dieu lui donne.

Dans l’exemple qui nous occupe, ce sont aux parents d’élever leurs enfants… et pas à l’Etat. J’ai conscience que ce n’est pas simple, et je comprends que beaucoup de parents se sont sentis soulagés par cette loi. Mes propres enfants sont déjà adultes, et à leur époque, le phénomène des réseaux sociaux existait quand ils étaient adolescents, mais était beaucoup moins prégnant qu’actuellement (c’était il y a une quinzaine d’années), et donc on pourra toujours me rétorquer que c’est facile à dire. Non, je ne prétends pas que c’est facile à faire, et je sais que ça demande beaucoup d’efforts, d’autant qu’énormément de parents surmenés sont exténués de devoir courir derrière leurs ados et leurs préados en les surveillant sans cesse.

Cependant, il s’agit bel et bien du devoir de parents d’élever ses enfants. En plus, de nombreuses techniques sont possibles pour limiter l’accès à certaines heures, ou d’interdire l’accès à certainscontenus – et ça peut être fait directement par les parents.

Certains esprits chagrins me diront que les ados ont plus d’un tour dans leur sac, et qu’ils arriveront toujours à contourner facilement ces interdits techniques. C’est vrai, car il est dans la nature des adolescents de tester tous les interdits.

Le vrai problème cependant, c’est quand ça devient une habitude, et que certains passent huit heures par jour devant leur téléphone à s’abrutir de contenus plus souvent stériles que vraiment dangereux, qui leur “lavent la tête” en finissant par altérer de manière inquiétante leurs capacités de concentration. Mais là, c’est aux parents d’agir avec fermeté pour ne pas abandonner leurs enfants à l’oisiveté complète.

Quel est le problème avec cette loi ?

C’est qu’elle contrevient frontalement à ce principe de subsidiarité : c’est aux parents d’éduquer leurs enfants, c’est une responsabilité qui leur appartient en propre, et qu’il est malsain de transférer ce pouvoir à l’état.

Les mêmes qui se réjouissent de la promulgation de cette loi, seront ceux qui pleureront parce que l’état leur enlève (pas encore tout à fait, mais ils y travaillent) la possibilité de faire l’instruction à domicile, ou que l’état interdit aux écoles catholiques sous contrat de donner de cours de catéchismes (un comble, quand on y songe), sous prétexte d’une laïcité mal comprise.

Je plaide pour que chacun garde son domaine de compétence, et qu’en particulier, les parents catholiques prennent en charge complètement l’éducation de leur progéniture, sans abandonner ses prérogatives à une quelconque structure supérieure, y compris dans ce domaine, qui, je le reconnais, n’est pas simple.

Je rajouterai d’autres petits arguments : acceptez-vous que ce soit la république telle que nous la connaissons actuellement, qui décide unilatéralement ce qui est bon pour nos enfants, et ce qui leur est néfaste ? Dans un Etat où plusieurs politiciens ont déjà accusé les vidéos du Frère Paul-Adrien d’être de la propagande d’extrême droite ? Vous leur faites confiance, vraiment ?

Cerise sur le gâteau : pour permettre à ce système de contrôle étatique permanent de se mettre en place, il sera bien entendu obligatoire de s’identifier avant de consulter n’importe quel site. Dans un pays où l’état s’occupe de plus en plus de nous dire où sont le Bien et le Mal, et donc de juger ce qui peut être dit et ce qui doit être puni, que dirons-nous lorsque nous seront convoqués devant la justice pour avoir écrit notre opposition à l’euthanasie ou l’avortement, car il sera bientôt illégal de le faire ? Vous trouvez ça normal ?

Personnellement, j’ai du mal.

Poursuivie pour avoir refusé de croire qu’un homme puisse devenir une femme

La féministe Isadora Borges de Aquino Silva, au Brésil, ne croit pas qu’un homme puisse devenir une femme. Cette étudiante en médecine vétérinaire âgée de 34 ans l’a déclaré sur les réseaux sociaux en novembre 2020. Elle a également publié une vidéo dans laquelle Bronwyn Winter, professeur émérite de l’université de Sydney, affirme :

« Une personne qui s’identifie comme transgenre conserve l’ADN qu’elle a reçu à la naissance. Aucune opération chirurgicale, aucune hormone de synthèse, aucun changement de vêtements ne pourra modifier ce fait ».

Ces publications ont valu à Isadora Borges de Aquino Silva d’être accusée par les procureurs fédéraux du « crime de transphobie ». Son procès est prévu mardi. Si elle est reconnue coupable, elle risque une amende et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Le Congrès brésilien n’a adopté aucune loi criminalisant la transphobie. C’est la Cour suprême qui l’a fait, en juin 2019, en votant par 8 voix contre 3 en faveur de « l’extension des protections » d’une loi existante qui interdit la discrimination raciale dans l’emploi, le logement et l’accès aux lieux publics vis-à-vis des homosexuels et des personnes transgenres. La loi érige également en infraction pénale la diffamation, les insultes ou l’incitation à la haine raciale.

Source : Gènéthique

Le ministre chargé des Comptes publics va pouvoir valider ces comptes à la Cour du même nom !

Amélie de Montchalin, Young Leader de la French-American Foundation puis Young Global Leaders du Forum économique mondial, était ministre chargée des Comptes publics dans le gouvernement de François Bayrou puis ministre doté d’un portefeuille étendu intégrant la Réforme de l’État et la Fonction Publique dans le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui a passé son budget au forceps du 49.3.

Hier, elle a été proposée par Emmanuel Macron pour prendre la présidence de la Cour des comptes, chargée principalement de contrôler la régularité des comptes publics, de l’État, des établissements publics nationaux, des entreprises publiques, de la sécurité sociale, ainsi que des organismes privés bénéficiant d’une aide de l’État ou faisant appel à la générosité du public. Elle informe le Parlement, le Gouvernement et l’opinion publique sur la régularité des comptes.

C’est quand même pratique la République des copains et des coquins.

Parcours de carême Missionnaire avec Misericordia

Misericordia invite cette année à vivre un carême différent, exigeant, authentique et… missionnaire ! Ce parcours revisite les fondamentaux du Carême tout en vous permettant d’avancer de manière concrète dans votre vie de foi, dans votre relation au Seigneur et de vivre une expérience missionnaire impactante et concrète. Il est possible de vivre ce parcours en groupe, avec des amis, en famille, ou en paroisse.

DU CONTENU NOURRISSANT

  1. une exhortation hebdomadaire de Romain et Rena de Châteauvieux,
  2. la découverte, semaine après semaine, de Dilexi Te du pape Léon XIV,
  3. des témoignages bouleversants de conversion,
  4. des récits de missionnaires engagés aujourd’hui sur le terrain.

DES DÉFIS CONCRETS

Tout au long du Carême, Misericordia vous invite à relever des défis missionnaires hebdomadaires.
Des défis bonus viendront surprendre les plus audacieux, et un défi de crowdfunding missionnaire permettra à ceux qui le souhaitent de vivre concrètement l’aumône, en soutenant un projet en France au service des plus pauvres.

https://careme.misericordia.fr

LES +

  • Du contenu qui vous permet de découvrir la dernière encyclique du pape Dilexi Te
  • Des groupes de PARTAGE hebdomadaires
  • Des DÉFIS concrets

Ce parcours a été conçu par Misericordia, dont l’ADN conjugue l’annonce explicite de l’Évangile et la vie fraternelle à travers des « cénacles ».

PARTENARIATS

Ce parcours est réalisé en partenriat avec

France Catholique, Radio Notre-Dame 

L’OEUVRE MISERICORDIA INTERNATIONAL

Misericordia est une œuvre de compassion et d’évangélisation, fondée au Chili en 2013 par Romain et Rena de Chateauvieux.

Habités par la certitude que la Miséricorde change le monde, Misericordia fait siennes les deux priorités apostoliques de l’Église que sont le service des pauvres et l’annonce de l’Evangile. Misericordia apporte ainsi une réponse généreuse et audacieuse aux exhortations du Pape François à mettre en marche une véritable révolution : celle de la tendresse !

A ce jour, six missions ont été ouvertes à travers le monde pour développer des projets sociaux et pastoraux liés à l’éducation et à la santé dans les quartiers pauvres, aux périphéries des grandes villes : au Chili à Santiago Nord (la Pincoya) et Santiago Sud (Bajos de Mena), en France à Aubervilliers (93) et Nantes (44), en Argentine à Buenos Aires et aux Etats-Unis à New York (South Bronx). Ce sont plus de 50 missionnaires (jeunes engagés sur une durée de 6 mois à 3 ans) qui sont sur le terrain dans ces 6 lieux de missions, accompagnés de centaines de bénévoles

Plus d’infos sur misericordia.fr

Condamné à 20 ans, le catholique Jimmy Lai mourra certainement dans une prison chinoise

L’homme d’affaires catholique et dissident politique chinois Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison par un tribunal de Hong Kong.

Lundi, le tribunal a prononcé la peine la plus sévère jamais infligée en vertu de sa loi sur la sécurité nationale, estimant que ses délits de sédition et de collusion avec des forces étrangères étaient « graves » et « prémédités ».

La bataille juridique entre Lai et le Parti communiste chinois (PCC) a duré plus de cinq ans, l’homme d’affaires et fondateur du journal Apple Daily ayant été arrêté en août 2020 et reconnu coupable en décembre de l’année dernière d’un chef d’accusation de publication séditieuse et de deux chefs d’accusation de collusion avec l’étranger.

Le tribunal de Hong Kong a justifié la peine sévère prononcée par le fait que Lai était considéré comme le cerveau des complots de collusion avec des puissances étrangères. Lai a toujours nié les accusations et affirme être un prisonnier politique.

Les proches et les soutiens de cet homme catholique de 78 ans ont averti que Lai pourrait mourir en prison en raison de son état de santé. Son fils Sebastian a déclaré que la peine de prison équivalait « pratiquement à une peine de mort » et que son père était puni pour avoir défendu « les libertés de Hong Kong ».

Le tribunal a également condamné à des peines de prison six anciens cadres d’Apple Daily, un militant anti-PCC et un assistant juridique. Les peines vont de six ans et trois mois à dix ans.

Après l’arrestation de Lai en 2020, plusieurs journalistes de son quotidien, Apple Daily, ont également été placés en détention dans les mois qui ont suivi. Le journal a finalement été contraint de cesser sa publication en juin 2021, son dernier numéro s’étant vendu à un million d’exemplaires.

La fille de Lai, Claire, a souligné que leur foi repose sur Dieu. « Nous ne cesserons jamais de nous battre jusqu’à ce qu’il soit libre », a-t-elle déclaré.

Les organisations internationales de défense des droits humains et de nombreux dirigeants gouvernementaux à travers le monde ont condamné cette peine de prison.

« L’état de droit est totalement bafoué à Hong Kong », a déclaré Jodie Ginsberg, directrice générale du Comité pour la protection des journalistes. Selon Reporters sans frontières, plus de 900 journalistes hongkongais ont perdu leur emploi depuis la promulgation de la loi sur la sécurité nationale en 2020.

Le député républicain John Moolenaar, qui préside la commission spéciale de la Chambre des représentants américaine sur la Chine, a déclaré que si le président chinois Xi Jinping « souhaite améliorer ses relations avec les États-Unis, la libération de Jimmy Lai est la première étape à franchir ».

La porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères, Anitta Hipper, a déclaré que l’Union « déplore » la condamnation de Laid et demande sa « libération immédiate et inconditionnelle ».

La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré que Lai, qui est également citoyen britannique, avait été victime de « poursuites à motivation politique » et que son gouvernement allait « rapidement s’engager » auprès du gouvernement chinois à ce sujet.

Reggie Littlejohn, présidente de Women’s Rights Without Frontiers et d’Anti-Globalist International, a déclaré à LifeSiteNews en décembre dernier que « la condamnation de Jimmy Lai est une parodie de justice et marque la fin de toute confiance dans le système judiciaire de Hong Kong ».

Un Refuge pour les tordus ?

Les lecteurs du Salon beige le savent : les scandales autour de l’association LGBT Le Refuge sont très nombreux :

  • Montpellier, où l’association a été dans la tourmente
  • Angers, où les langues se sont déliées suite à un suicide
  • Dans le Doubs, avec “un climat malsain”.
  • L’association “Le Refuge” a même créé un faux témoignage contre Cyril Hanouna pour l’accuser d’homophobie. Mais l’animateur n’a pas tremblé et cela a permis de découvrir qu’il s’agissait d’une fausse accusation.

Suite à tous ces scandales, la direction de l’association avait été contrainte de démissionner en 2021.

Cela n’empêche pas l’ex-président du Refuge de continuer ses activités :

Violation du contrôle judiciaire, comportements inappropriés : l’ex-président de l’association LGBTQI+ Le Refuge de nouveau mis en cause

De nombreux témoignages et documents tendent à indiquer que Nicolas Noguier, pourtant soumis à un contrôle judiciaire renforcé, gère en sous-main une nouvelle association d’aide aux migrants LGBTQI+, Famille au grand cœur. Il est aussi visé par de nouveaux signalements auprès de la justice.

On comprend mieux maintenant l’impunité totale dont jouit cette association LGBT : la fille de Jack Lang était au conseil d’administration du Refuge. Elle vient d’en démissionner.

Caroline Lang a démissionné, lundi 9 février, du conseil d’administration de la Fondation Le Refuge, qui héberge et accompagne des jeunes LGBT + en rupture familiale, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la structure, dans le sillage des révélations des liens passés de la fille de Jack Lang avec Jeffrey Epstein. […] Selon une enquête publiée le 2 février par Mediapart, Caroline Lang a fondé en 2016 avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein une société offshore domiciliée aux îles Vierges américaines. A la suite de ces révélations, la fille de l’ancien ministre de la culture Jack Lang avait annoncé sa démission de son poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante. Elle avait alors qualifié Jeffrey Epstein de « connaissance » et de « mécène généreux » dont « l’idée de constituer un fonds, parfaitement légal, destiné à favoriser l’acquisition d’œuvres » lui avait semblé « pertinente ». Elle avait également assuré n’avoir perçu « aucune rémunération, ni aucun bénéfice de ce fonds ». Le Parquet national financier a depuis fait savoir à l’AFP avoir ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » à son encontre ainsi qu’à l’encontre de son père, Jack Lang.

Un début de rassemblement des droites est à l’œuvre, poussée par des élus LR, bravant les consignes de Paris

Lu dans le JDD :

Mercredi soir, peu après 22 heures, un dirigeant des Républicains raccroche son téléphone, le visage fermé. Le parti est sur le point d’exclure deux grands élus pour leur soutien à Éric Ciotti et à l’UDR. « Les prochains mois vont virer au supplice chinois », confie-t-il au JDD. Pas de rupture brutale, mais une lente saignée : des ralliements discrets, des débauchages méthodiques. De quoi affaiblir LR sans provoquer d’explosion. Dans les couloirs du parti, on s’inquiète de voir la droite se déliter, défection par défection, sous l’aspiration de l’UDR et du RN, sans possibilité de retour.

Le malaise n’a rien de passager. En Haute-Savoie, la victoire d’Antoine Valentin, candidat UDR soutenu par le RN, a fait l’effet d’un révélateur. Non seulement parce qu’elle intervient dans un territoire historiquement ancré à droite, mais parce qu’elle démontre qu’une autre offre peut désormais battre LR sur son propre terrain. Plus encore, cette législative partielle – provoquée par la démission de la députée LR Christelle Petex-Levet – a mis au jour les fractures internes du parti dirigé par Bruno Retailleau. Dans les jours qui suivent, plusieurs élus réclament des sanctions contre Martial Saddier, président de la fédération de Haute-Savoie, accusé de ne pas avoir soutenu le candidat LR et, pire, d’avoir fait campagne pour l’UDR. La défaite électorale s’est alors doublée d’une crise de confiance. Signe d’un parti qui doute de ses hommes autant que de sa ligne.

Ces ralliements mettent à nu un parti déboussolé : des élus qui doutent, des fédérations qui regardent ailleurs, des responsables locaux qui raisonnent en termes d’efficacité électorale plutôt que de loyauté partisane. Une porosité assumée publiquement par le général et eurodéputé LR Christophe Gomart, en affirmant qu’il soutiendrait Éric Ciotti à Nice, levant ainsi un tabou. Plus question, désormais, de sous-entendus ou de connivences feutrées. Un début de rassemblement des droites est à l’œuvre, poussée par des élus LR, bravant les consignes de Paris.

C’est la force de l’UDR : le mouvement de Ciotti ne se présente pas comme un parti de substitution, mais comme trait d’union. Un laboratoire politique où se croisent élus LR en rupture de ban, des cadres locaux désenchantés et des électeurs attirés par une ligne plus lisible, notamment sur l’économie. En misant sur des profils encore peu identifiés, l’UDR joue aussi sur le renouveau de personnalités dépourvues d’étiquette politique forte. Charles Alloncle en est l’illustration parfaite : propulsé sur le devant de la scène comme rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, ce jeune député coche toutes les cases du récit ciottiste. Un homme qui, justement, vient des Républicains.

“L’aide à mourir sera un geste lourd, complexe, transgressif qui sera chargé d’émotions. La responsabilité donnée fait peur”

Vincent Morel, chef du service de soins palliatifs et président du comité d’éthique du CHU de Rennes, a été interrogé dans Hospimedia. Extraits :

« Très vite, il est apparu une tension entre les valeurs personnelles et le rôle professionnel. L’aide à mourir sera un geste lourd, complexe, transgressif qui sera chargé d’émotions. La responsabilité donnée fait peur. Nous serons face à quelque chose qui engagera la responsabilité personnelle, celle du service et celle de l’institution. Enfin, le risque d’occulter les apports possibles des soins palliatifs est important ». 

« Beaucoup de questions pratiques vont se poser : qui fait le geste ? Quand ? Qui s’occupe des autres patients ? Comment soutenir les collègues ? Après avoir pratiqué une euthanasie, la personne ne pourra plus travailler de la journée. Le cadre devra organiser le service pour que les autres patients soient pris en charge ». 

« Ma crainte sur cette proposition de loi est que la décision soit trop rapide et que le patient ait accès à une aide à mourir avant d’avoir accès à des ressources disponibles en soins palliatifs ou d’avoir le temps d’analyser la situation. Dans notre pratique, la demande à mourir disparaît quand la personne est soulagée ».

« Chacun peut demander à mourir pour plein de raisons différentes, notre compétence est de ne pas aller trop vite et de prendre le temps de soulager et d’écouter. En soins palliatifs, les professionnels sont formés à écouter cette demande, qui reste difficile à entendre. Elle est ensuite atténuée lorsque la prise en charge est correcte. Seulement 0,5 à 1% des demandes persistent ».

« En vingt ans de soins palliatifs, j’ai vu des progrès considérables sur le refus de la souffrance ou le positionnement de la personne comme actrice de la décision par exemple. On oublie souvent les bénéfices, il y a toujours mieux à faire dans le développement des soins palliatifs ou dans l’accompagnement ».

❤️ Offrez le plus beau cadeau qui soit, pour la Saint Valentin !

Loin de l’agitation commerciale, profitez de la Saint-Valentin pour revenir à l’essentiel : (re)confier votre état de vie à Dieu !
C’est Lui qui peut donner toutes les grâces, c’est Lui qui peut offrir les plus beaux cadeaux dans nos vies.

> Vous êtes en couple ? Sanctifiez votre union ! 😇
Si vous êtes en couple, mettez la prière au cœur de votre relation !

Nous vous encourageons à prier le chapelet à deux 👱‍♂️👩, sur l’application Rosario, en vous répartissant les dizaines d’un chapelet tout au long de votre journée !

Le principe est très simple : vous priez, l’un et l’autre, à des moments différents de votre journée : 1, 2, 3 dizaines de chapelet pour votre couple, et ensemble, vous validez un chapelet complet jusqu’à la fin de la journée !

1. Téléchargez Rosario : https://rosario.app/fr_sb_saint_valentin_2026
2. Créez un chapelet privé à deux
3. Priez l’un et l’autre des dizaines dans votre journée.

À la fin de la journée, un chapelet complet aura été prié en couple, pour votre couple !

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Laissez-vous guider par la Vierge Marie pour porter cette période de votre vie !

Priez sur Rosario une dizaine par jour, avec d’autres célibataires qui confient, eux aussi à Marie, la recherche de leur future âme sœur !

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2. Cliquez sur : Nouveau groupe
3. Entrez le code : CELIB

et priez une dizaine par jour pour trouver votre futur conjoint !

Belle Saint-Valentin à chacun.

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En avant Pâques avec saint Antoine de Padoue, pour les enfants 6/11 ans

Bienvenue dans le temps du carême ! Quarante jours avec saint Antoine de Padoue. Mais qui est ce saint qui nous aide à retrouver les choses perdues ? Vous allez le découvrir au fil des pages. Nous voilà partis, huit siècles en arrière au Portugal !

Première surprise quant on sait que Padoue est une ville d’Italie et qu’en réalité Antoine s’appelle Fernand ! Pour un garçon ? prend le signet “garçon”. Pour une fille ? Prend le signet “fille” et en avant pour l’aventure spirituelle !

Conçu pour les enfants à partir de 6 ans, ce livret très pédagogique propose tout au long du carême :
– Une page chaque jour pour découvrir la vie de saint Antoine de Padoue, en tirer un conseil à mettre en pratique dans ta vie quotidienne, prier avec lui et faire l’effort du jour.
– Des gommettes à coller sur le plateau (28×37) « Chemin de Carême » lorsque l’effort du jour sera accompli
– Une activité ludique est proposée par Antoine de Padoue et ses amis, chaque semaine
– Un guide de confession pour aider à mieux comprendre ce sacrement et se préparer à le recevoir.
– Une prière à saint Antoine

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/de-5-a-8-ans/29998-en-avant-paques-avec-saint-antoine-de-padoue.html?ref=043193205

En avant Pâques avec saint Antoine de Padoue, avec plateau « chemin de carême », réalisé par Inès d’Oysonville, illustrations de Claire 2SC, Editions Parole et prière, 64 pages, livré sous pochette plastique. 7.90 €

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Les conférences de Carême du Bon Pasteur

L’Institut du Bon Pasteur vous propose une série de sept conférences en ligne pour comprendre et vivre pleinement le temps du Carême. Ces rencontres se tiendront tous les lundis à 20h30, du lundi avant les Cendres (16 février) jusqu’au Lundi Saint (30 mars), et seront suivies d’un temps d’échange.

Les conférences seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l’Institut du Bon Pasteur. La participation est gratuite, sur inscription via le lien ci-dessous. Ces conférences sont ouvertes à tous, n’hésitez pas à en parler autour de vous !

Inscription : https://forms.office.com/r/A9vFzTgXDU

Voici le programme de ces conférences en ligne :

Lundi 16 février – 20h30
Comment bien commencer son Carême?
Avec l’Abbé Matthieu Raffray

Lundi 23 février – 20h30
L’aumône et le jeûne : deux chemins de conversion
Avec l’Abbé Marin Cottard

Lundi 2 mars – 20h30
Le combat spirituel
Avec l’Abbé Guillaume Touche

Lundi 9 mars – 20h30
Le sacrement de Pénitence et la miséricorde divine
Avec l’Abbé Matthieu Raffray

Lundi 16 mars – 20h30
La prière, cœur du Carême
Avec l’Abbé Pedro Gubitoso

Lundi 23 mars – 20h30
La Croix, source du Salut
Avec l’Abbé Vilhelm Torbiörn

Lundi 30 mars – 20h30
Vivre la Semaine Sainte grâce à la liturgie
Avec l’Abbé Marin Cottard

Inscription : https://forms.office.com/r/A9vFzTgXDU

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Près de 50 ans après avoir défendu les relations sexuelles avec des mineurs, Jack Lang tombe enfin

Hypocrisie du système français : il aura fallu le scandale de l’affaire Epstein, pour que Jack Lang, figure intouchable de la gauche caviar, consente à poser sa démission, à 86 ans, de l’Institut du Monde Arabe qu’il présidait depuis 2013.

Avec Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet et bien d’autres, Jack Lang fait partie des 69 intellectuels français qui, aux côtés de l’écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, journaliste  à Libération et membre fondateur du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem ont signé une tribune publiée le 26 janvier 1977D’abord dans Le Monde puis dans Libération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans.

‘Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit !’ écrivaient les signataires.

Ils demandaient la relaxe des trois hommes au prétexte que les enfants n’avaient pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, qu’ils étaient consentants.

Sur Omerta, Régis le Sommier décrypte la piste française du dossier Epstein :

Le financement massif accordé par l’UE aux médias pour orienter le débat sur des sujets sensibles

Un milliard d’euros circule dans l’ombre des palais de verre bruxellois, avec un seul objectif : fabriquer un consensus. Alors que l’Union européenne se positionne comme la championne mondiale de la liberté de la presse, un rapport explosif intitulé «  La machine médiatique de Bruxelles : financement des médias européens et manipulation du discours public », rédigé par Thomas Fazi pour le think tank MCC Brussels, lève le voile sur un système de financement à grande échelle. Il ne s’agit pas seulement d’un soutien à l’édition, mais d’une véritable ingénierie du discours public qui, au cours de la dernière décennie, a soutiré près d’un milliard d’euros aux contribuables pour alimenter les discours pro-UE et étouffer la dissidence.

Ce chiffre est considérable, mais selon le rapport, il est même sous-estimé. La Commission européenne et le Parlement européen allouent conjointement environ 80 millions d’euros par an à des « projets médias ». L’analyse de la structure des dépenses révèle un système complexe : le cœur financier de cette colossale opération d’influence bat au sein de la DG CONNECT – le département de la Commission européenne chargé de la politique numérique de l’UE – qui injecte chaque année environ 50 millions d’euros dans le système médiatique. Ce budget impressionnant est complété par l’action parallèle du Parlement européen qui, par le biais de sa DG COMM (Direction générale de la communication), injecte chaque année 10 millions d’euros supplémentaires dans le système sous forme de subventions destinées à cofinancer des programmes de radio et de télévision, ainsi que des plateformes numériques chargées de couvrir l’activité législative de l’UE. Cependant, la projection de puissance de Bruxelles dépasse les frontières de l’Union pour devenir un outil géopolitique : pour la seule année 2025, 10 millions d’euros supplémentaires ont été alloués exclusivement au paysage informationnel ukrainien.

Tout cela se déroule sous des étiquettes rassurantes : « lutte contre la désinformation », « promotion de l’intégration européenne » ou « défense des valeurs ». Le rapport détaille les bénéficiaires, révélant que la Commission européenne a littéralement soudoyé de nombreuses agences de presse : 7 millions d’euros à l’Agence France-Presse (AFP), 5,6 millions à l’ANSA italienne, 3,2 millions à la DPA allemande, 2 millions à l’EFE espagnole et même 1 million à l’Associated Press américaine (AP). Même des médias plus modestes comme le portugais Lusa (200 000 euros) ou le polonais PAP (500 000 euros) figurent sur la liste.

Le tableau est encore plus inquiétant lorsqu’on examine la liste des chaînes de télévision et des groupes de presse. Euronews arrive en tête avec un financement colossal de 230 millions d’euros. Viennent ensuite la chaîne franco-allemande ARTE (26 millions d’euros), la plateforme Euractiv (6 millions d’euros) et des géants du service public comme Deutsche Welle (35 millions d’euros), France Médias Monde (16,5 millions d’euros),  444.hu  (Hongrie) (1,1 million d’euros) et la RTVE espagnole (700 000 euros). En Italie, la RAI a reçu 2 millions d’euros, tandis que le groupe de presse GEDI en a perçu 190 000. Même des organisations prétendument indépendantes comme Reporters sans frontières (5,7 millions d’euros) et le site d’investigation Bellingcat (440 000 euros) sont liées à ce financement bruxellois. 

Le contrôle s’effectue par le biais de programmes techniques aux noms peu engageants. Depuis 2017,  IMREG (Mesures d’information pour la politique de cohésion de l’UE ) a dépensé plus de 40 millions d’euros  en campagnes publicitaires. Le programme Partenariats journalistiques, doté d’un budget d’environ 50 millions d’euros, supervise des collaborations qui promeuvent explicitement la « démystification de l’UE » et la lutte contre les « mouvements extrémistes nationalistes ».

Ce tableau est complété par Actions multimédias, un financement de plus de 20 millions d’euros  par an destiné à soutenir la Salle de presse européenne, un consortium de 24 agences de presse stratégiquement implantées au cœur de Bruxelles. À ces agences s’ajoute l’ EDMO  (Observatoire européen des médias numériques), un organe de lutte contre la désinformation doté d’un budget de 27 millions d’euros et chargé de surveiller les limites de la vérité officielle. Il en résulte un conflit d’intérêts systémique : un écosystème en constante expansion qui, sous le couvert vertueux de la défense des valeurs européennes, consolide une dépendance financière néfaste, incitant à l’alignement et marginalisant les voix dissidentes.

La stratégie de Bruxelles ne se limite pas aux médias traditionnels, mais s’étend au contrôle brutal de l’espace numérique. Jim Jordan, président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis, a  révélé une campagne menée depuis des décennies visant à imposer la censure européenne à l’échelle mondiale. Par le biais du règlement sur les services numériques (DSA), la Commission européenne a transformé ce qui était initialement des codes de conduite « volontaires » en obligations de facto, contraignant les plateformes à réécrire leurs directives pour se conformer aux exigences de Bruxelles.

L’objectif de cette pression systématique est d’exercer une influence sur les plateformes. Elle définit les limites du débat public sur des questions politiques cruciales, telles que l’immigration ou l’identité de genre. Des milliers de documents internes confirment comment les géants du numérique, pour éviter de perdre l’accès au marché unique européen, ont étendu les normes restrictives de l’UE à l’échelle mondiale, censurant des contenus protégés par le Premier Amendement, même aux États-Unis. TikTok en est un exemple frappant : l’application a modifié ses politiques internationales au point de masquer des affirmations telles que « il n’y a que deux genres » afin de se conformer aux paramètres de la DSA.

Les racines de cette pratique remontent bien avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement : dès 2020, Bruxelles exigeait le retrait  des contenus contestant le discours officiel sur l’urgence sanitaire liée à la Covid-19 et les vaccins. Avec l’avènement de la DSA, cette pratique s’est institutionnalisée, obligeant les plateformes à « examiner en permanence » les contenus pour rester conformes. L’ingérence a été particulièrement agressive lors  des élections en France, aux Pays-Bas, en Irlande, en Slovaquie, en Moldavie et en Roumanie, où la Commission a surveillé de manière obsessionnelle les contenus politiques jugés indésirables.

Dans ce réseau d’influence et de capital , la frontière entre information et propagande institutionnelle est devenue floue. Ce que les institutions présentent comme un rempart contre la désinformation se révèle être, en réalité, une vaste prouesse d’architecture sociale : une « sphère publique » conçue en laboratoire pour être imperméable à toute dissidence. Dans cet empire invisible, des centaines de millions de citoyens européens se trouvent plongés dans un récit dont la fidélité est conditionnée par leur incitation à payer. 

“Dans le passé, je me serais sûrement suicidé par injection et sous la vigilance de l’Etat.”

Tenté par le suicide à plusieurs reprises en raison de sa bipolarité, Florian Dosne, aujourd’hui rétabli, publie une lettre ouverte dans Ombres & Lumière pour demander aux députés le courage de s’opposer à la loi sur l’ »aide à mourir ». Cette lettre est à retrouver sur Gènéthique. Extrait :

[…]  Je remercie nos responsables politiques de ne pas avoir fait passer cette loi dans le passé, car je me serais sûrement suicidé par injection et sous la vigilance de l’Etat.

A 25 ans, on m’aurait alors amputé à jamais du bonheur dans lequel je suis aujourd’hui. Celui d’avoir une femme, une fille merveilleuse, des amis et un boulot stable.

20% des personnes atteintes de bipolarité se suicident par leurs propres moyens chaque année, et c’est beaucoup trop. Or, une voie vers l’apaisement et le soin existe. Le risque de rechute s’éloigne avec le temps. Il est possible de se soigner durablement. Voilà six ans que je suis stabilisé, rétabli dans ma tête, et guéri dans mon cœur.

[…]

L’euthanasie nous ôte l’espérance et nous tend la main vers le désespoir. Le , déguisé sous ce terme d’«aide à mourir», signe une incohérence terrible avec la lutte contre le suicide. Et si j’avais eu le droit de me suicider, ma vie aurait-elle été soulagée, alors qu’un avenir était réellement possible ?

Je vous demande, Mesdames et Messieurs les députés, de vous laisser interroger par cette lettre. Ayez le courage de regarder ce qui se passe ailleurs, et de résister à cette loi.

En attendant la légalisation imminente de l’euthanasie, le plan “grand âge” est reporté

Cynisme de notre gouvernement, qui s’empresse de légaliser l’élimination des personnes âgées (et de bien d’autres) et reporte le « plan grand âge », déjà de multiples fois reporté depuis son annonce par le président de la République en 2018 : les vieux privés de soins n’aurons qu’à demander “librement” qu’on les supprime…

Ce plan devait être concrétisé mi-février, mais le cabinet du ministre délégué chargé des Personnes handicapées et de l’Autonomie a indiqué qu’il était à nouveau ajourné. « Sine die ». Charlotte Parmentier-Lecocq est en effet elle-même sur le départ pour reprendre ses fonctions de député.

Les besoins sont pourtant criants. Jeudi la Drees publie une étude qui évalue que 150 000 à 200 000 emplois supplémentaires seraient nécessaires en 2050 pour soutenir l’autonomie des personnes âgées. Les professionnels du secteur tirent la sonnette d’alarme appelant à « des mesures fortes ». Selon « les projections démographiques et épidémiologiques », le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie pourrait avoir doublé entre 2050 et 2015, pour atteindre « près de quatre millions en 2050 ».

Les  connaitront-ils le même sort que le « plan grand âge » ? Inscrit dans le droit français depuis 1999, leur accès n’est toujours pas garanti aux personnes qui en ont besoin. Loin s’en faut. Lors de ses vœux pour l’année 2026, Emmanuel Macron avait promis aux Français une année « utile ». En matière d’« aide à mourir », le président semble cette fois bien décidé à tenir ses promesses.

Source : Gènéthique

Omar Slaouti, candidat LFI à la mairie d’Argenteuil, reproche au maire Georges Mothron de s’être recueilli auprès de la Tunique du Christ

L’islamo-gauchisme :

 

Méditations quotidiennes pour le Carême

Prêtre jésuite né en 1957, le père Jean-François Thomas est bien connu des téléspectateurs de l’émission « Les belles figures de l’histoire » sur CNews. A l’approche du Carême 2026, il publie un livre de méditations quotidiennes, à lire depuis le dimanche de la Septuagésime jusqu’au dimanche de Pâques. A ces textes de 3 à 4 pages s’en ajoutent deux pour les fêtes de saint Joseph le 19 mars et de l’Annonciation le 25 mars. Aujourd’hui, lundi de la Sexuagésime, l’auteur nous donne à méditer sur l’Apôtre saint Paul, qui a “déposé son armure pharisienne pour revêtir la cuirasse de la charité, et cela ne peut se produire que dans l’abandon”.

Des infirmités physiques qui demeureront jusqu’à notre dernier souffle, des épreuves affectives et spirituelles, des déceptions et des trahisons humaines, des hébitudes néfatses difficiles à déraciner, et puis toutes ces piqûres d’ortie au quotidien : le mauvais caractère d’un proche, la méchanceté d’un supérieur, la jalousie d’un collaborateur, l’indifférence de l’être aimé… Tout cela contrarie nos désirs et nous fait grincer des dents, ou pleurer de tristesse. Malgré tout, il est bon que tout ne marche pas comme sur des roulettes bien huilées, car l’être auquel tout sourit devient rapidement égoïste et incapable de compassion pour les autres.

« Dieu sait si nous peinons dans la pratique des sacrifices. Pourtant, combien d’êtres vivent, au jour le jour, le don gratuit, à commencer par les parents pour leurs enfants et tant de personnes investies dans le service des autres et du bien commun. Il semble pourtant que la grâce d’état facilite l’ascèse. Celle-ci s’avère d’autant plus féconde que servie par l’exigence de la prière, de l’aumône et de la pénitence. Il ne s’agit pas d’allonger la liste des champions de la mortification que sont les Pères du désert ou certains saints, mais de vivre chaque jour selon la petite voie thérésienne pour mieux aimer. Au terme de la septuagésime et du carême n’est tressée aucune couronne de lauriers ni distribuée aucune médaille particulière. La récompense réside dans la joie du cœur et une plus grande capacité à rayonner la charité. J’ai voulu placer ces méditations dans les pas de saint Paul pour accéder à la gloire éternelle sans fracas et dans la simplicité de l’âme et l’unité du cœur. »

Una Voce International et la Latin Mass Society ont appris avec inquiétude l’annonce selon laquelle la FSSPX procédera à des consécrations épiscopales

Una Voce France diffuse en français le communiqué commun d’Una Voce International (FIUV) et la Latin Mass Society (Angleterre et Pays de Galles) :

La FSSPX annonce de nouvelles consécrations épiscopales

Una Voce International et la Latin Mass Society ont appris avec inquiétude l’annonce du Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX), le père Davide Pagliarani, selon laquelle la FSSPX procédera à des consécrations épiscopales le 1er juillet de cette année.

Notre vœu le plus cher, partagé par de nombreux catholiques de bonne volonté, est la régularisation canonique de la FSSPX, qui permettrait à ses nombreuses œuvres de porter le plus grand fruit possible. Cette annonce indique que cet objectif est plus lointain qu’il n’y a paru ces dernières années.

Nous partageons l’objectif de la FSSPX, à savoir que la liturgie traditionnelle de l’Église soit accessible au plus grand nombre pour le salut des âmes. Nous ne partageons cependant pas l’analyse de la FSSPX concernant la crise de l’Église dans son ensemble. Nous savons notamment que de nombreux catholiques peuvent assister à la messe traditionnelle grâce aux autorisations nécessaires de la hiérarchie ecclésiastique, et qu’il leur est donc inutile de la rechercher dans un cadre informel.

Nous savons cependant que pour d’autres, assister à la messe traditionnelle est devenu très difficile : dans certains endroits, cela malgré le désir des prêtres qualifiés de la célébrer pour les fidèles, et même la volonté de l’évêque local de l’autoriser. Ce contexte donne du crédit à l’argument de la FSSPX concernant un « état d’urgence ».

Nous exhortons nos évêques, et surtout Sa Sainteté le pape Léon XIV, à prendre en compte ces réalités pastorales qui, en ce moment même, précipitent une crise dont personne ne peut prévoir les conséquences.

Ce que les catholiques associent au désir de l’« ancien missel » n’est pas une forme liturgique nuisible ou nouvelle. Le pape saint Jean-Paul II a qualifié notre désir pour ce missel d’« aspiration légitime » ( Ecclesia Dei, 1988), et plus tard, le pape Benoît XVI l’a décrit comme une source de « richesses » (Lettre aux évêques, 2007).

Le moment d’agir, c’est maintenant.

Joseph Shaw, Président d’Una Voce International et président de la Latin Mass Society
Monika Rheinschmitt, vice-présidente et trésorière, Una Voce International
Andris Amolins, secrétaire, Una Voce International
David Forster, trésorier de la Latin Mass Society
Selina Fang, secrétaire, de la Latin Mass Society

NARNIA, mythe chrétien ? | Nouvelle série : Sur les pas de C. S. Lewis

Le monde de Narnia, créé par C. S. Lewis, regorge de significations chrétiennes. Mais lesquelles ? Dans cette nouvelle série de cinq vidéos “Sur les pas de C. S. Lewis”, la Fraternité Saint-Ephrem propose d’explorer l’oeuvre de cet auteur extraordinaire.
Les vidéos retracent la conversion de C. S. Lewis au christianisme, les schéma narratif et les saints personnages de Narnia, comme Lucy Pevensie, l’introduction du Mal à Narnia et les tentations des personnages. La dernière vidéo portera sur les autres livres de Lewis comme Tactiques du diable et Perelandra, qui invitent tous leur lecteur à une plus grande vie spirituelle pour rejoindre le “pays d’Aslan.”

L’épisode 2 de la série, sur Narnia, est sorti aujourd’hui sur YouTube. Philippe Maxence explique : “Au contraire de notre monde sécularisé, Narnia est un monde profondément religieux ! Les chroniques de Narnia sont imprégnées de christianisme à la manière d’une éponge. Il suffit de presser pour que les reflets de la religion chrétienne étincellent.” (Philippe Maxence, Le Monde de Narnia décrypté, Presses de la Renaissance.)

https://www.youtube.com/watch?v=W–PdhO9rMY&t

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Graves dégâts au sanctuaire de Fatima

Les violentes tempêtes de ces derniers jours ont causé des dégâts s’élevant à plus de 2 millions d’euros, notamment à la toiture de la basilique Notre-Dame du Rosaire, et ont entraîné la perte irréparable d’environ 500 arbres. La restauration de ce patrimoine naturel pourrait prendre des décennies.

Le conflit israélo-palestinien et la victoire d’Israël

D’Antoine de Lacoste dans Le Nouveau Conservateur :

A l’occasion de la présentation de son plan de paix, Donald Trump a déclaré dans un entretien avec le Time : « Eh bien, vous savez, vous avez 3000 ans d’histoire, et, dans le cas du Moyen-Orient, il y a une haine énorme, un mépris énorme, une méfiance énorme entre tout le monde. »

Pour comprendre le conflit israélo-palestinien, il n’est pas nécessaire, comme le fait Donald Trump, de remonter si loin dans l’histoire puisque les acteurs actuels n’étaient pas tous là. Pour synthétiser, deux dates sont essentielles : 70 après Jésus-Christ, et la victoire de l’Empereur romain Titus avec la destruction du deuxième Temple qui l’accompagna. La terrible répression qui suivit, faite pour mater une fois pour toutes les révoltes juives, entraîna la dispersion du peuple juif qui, dans sa grande majorité, quitta la Palestine et s’installa dans d’autres régions du Proche et du Moyen-Orient. La seconde date essentielle est 636 et la bataille du Yarmouk. Cette année-là, les cavaliers arabes sortis des sables du désert vainquirent l’armée byzantine le long de ce fleuve qui borde la Syrie, la Jordanie et Israël avant de se jeter dans le Jourdain.

Les chrétiens de l’Empire byzantin n’auraient jamais dû perdre cette bataille. Les divisions, le manque de combativité des mercenaires et la sous-estimation de cet adversaire à la religion inconnue, entraîna la défaite et la conquête du Proche-Orient et du Moyen-Orient par ces bédouins, davantage connus comme des pillards ataviques que comme les représentants d’un nouveau monde. Dès lors, la Palestine s’arabisa et s’islamisa. Les Byzantins furent progressivement repoussés vers le nord et, après l’échec des croisades, les Mamelouks, Egyptiens d’adoption, puis les Ottomans, dominèrent la région jusqu’au XXe siècle.

C’est alors qu’un homme, Théodore Herzl, conçut, avec quelques intellectuels ou activistes juifs, le projet d’organiser le retour du peuple hébreu sur sa terre de l’Ancien Testament. En 1897, le Congrès de Bâle acta la création de l’Organisation sioniste mondiale dont l’objectif était clairement la création d’un Etat d’Israël.

L’affaire était ambitieuse : au recensement ottoman de 1849, sur 350 000 habitants, on décompta 85% de musulmans sunnites, 11% de chrétiens et 4% de Juifs. Pourtant, l’appel de Herzl fut entendu et un mouvement d’émigration commença, venant notamment de Russie, de Pologne et d’autres pays d’Europe de l’est. Ces nouveaux arrivants n’étaient guère pratiquants. Ils étaient même pour certains très orientés vers le socialisme ou le marxisme. Leur identité juive ne se confondait que rarement avec une identité judaïque.

Influencés par les idées collectivistes, ils s’orientèrent vers la mise en commun des moyens de production. En 1909, la première ferme collective, le kibboutz, vit le jour. L’immigration continua et, en 1914, sur 800 000 habitants, 10% étaient juifs.

En 1917, deux évènements changèrent l’histoire. Tout d’abord, la célèbre déclaration Balfour qui promettait un foyer national au peuple juif. Cette « déclaration » était en réalité une lettre adressée par le ministre anglais des Affaires étrangères à Lord Rothschild. Pourquoi une telle démarche ? Il y eut de multiples raisons mais au premier chef on peut citer le souci d’affaiblir l’Empire ottoman par la création d’un Etat juif ami de la Grande-Bretagne, ainsi que la sympathie messianique des protestants anglais, persuadés que l’arrivée du peuple juif en Israël préluderait au retour du Christ sur terre selon leur lecture de l’Ancien Testament. On retrouve aujourd’hui cette idée chez les Evangéliques américains, grands soutiens de Donald Trump.

Le problème, c’est que les Britanniques, peu embarrassés par des engagements multiples et contradictoires, avaient promis aux Arabes une Palestine indépendante en échange de leur soulèvement contre les Turcs. Lawrence d’Arabie fut un des messagers (de bonne foi lui) de cette promesse.

Les Anglais ont donc aidé au retour des juifs en Israël tout en promettant l’indépendance de la Palestine aux arabes. Or, il s’agit peu ou prou du même territoire. A ce niveau de duplicité, on reconnaît bien la Grande-Bretagne.

Alors que les Arabes attendaient naïvement la réalisation de la promesse anglaise et n’avaient pas encore perçu la nouvelle menace, les Juifs s’activaient. Sachant fort bien qu’ils seraient toujours minoritaires, ils décidèrent très vite d’utiliser la force, seul moyen d’arriver à leur fin : la création de l’Etat d’Israël.

En 1920, la première milice paramilitaire juive fut créée : la Haganah. Son but était de protéger les communautés juives et de poser les bases d’une future armée. Elle fabriquait clandestinement des armes et recevait de l’argent de la diaspora américaine. Certains militants sionistes la jugèrent trop modérée et créèrent l’Irgoun en 1931 dont un des chefs emblématiques fut Menahem Begin, futur premier ministre.

La montée en puissance et la militarisation de la communauté juive commença à inquiéter sérieusement les Arabes qui exigèrent des Britanniques l’indépendance promise. N’obtenant rien, comme prévu, ils lancèrent une grande révolte de 1935 à 1939. Elle échoua et la répression britannique fut très violente. Pragmatique, la Haganah donna un coup de main à son meilleur ennemi anglais. Pour apaiser les tensions, une fois la répression achevée, les Anglais renouvelèrent aux arabes leur promesse d’indépendance sans, bien sûr, avoir la moindre intention de tenir leur parole.

Pendant la seconde guerre mondiale, de nombreux membres des milices juives s’engagèrent dans l’armée britannique, espérant ainsi négocier plus facilement une indépendance à leur profit. En vain. Les Anglais étaient toujours décidés à rester.

Alors l’Irgoun frappa. Le 22 juillet 1946 elle fit exploser une bombe au King David, l’hôtel emblématique de Jérusalem, siège du quartier général britannique. Il y eut 91 morts : des Arabes, des Juifs et des Britanniques, officiers de l’armée et des services de renseignement. Derrière l’attentat, qui souleva une indignation mondiale, deux futurs premiers ministres israéliens : Menahem Begin et Yitzhak Shamir. La répression fut rude et plusieurs membres de l’Irgoun furent pendus. Mais les Anglais comprirent qu’ils avaient perdu et que l’Irgoun pourrait recommencer à tout moment. En 1947, ils remirent leur mandat à l’ONU. Celle-ci proposa rapidement un partage de la Palestine en deux Etats fragmentés sur huit territoires. Les arabes refusèrent ce plan, trop compliqué de toutes façons.

Dès lors les évènements se précipitèrent pour prendre un cours irréversible. Les milices juives commencèrent à attaquer des villages palestiniens pour en chasser les habitants. Les communautés palestiniennes d’Haïfa ou de Jaffa connurent le même sort. En mars 1948, la Haganah lança le plan Dalet, organisant le processus d’expulsion qui prit un tour massif. Le point d’orgue fut le massacre de Deir Yassine, le 9 avril 1948. Des miliciens juifs massacrèrent tout un village afin de terroriser les Palestiniens et accélérer l’exode. Cette tuerie fut longtemps niée par Israël mais les confessions récentes de miliciens encore vivants, devenus nonagénaires, ont fait éclater la vérité et provoqué une belle empoignade médiatique en Israël.

Pour les Palestiniens, cette période est la Nakba, la catastrophe en arabe. Pour eux, commença le temps de l’exil, des camps, de tentes puis en dur, installés au Liban, en Jordanie ou en Syrie.

Dans la foulée de la Nakba, David Ben Gourion, chef politique des Juifs, proclama l’Etat d’Israël le 14 mai 1948. Ce coup de force inattendu fut couronné de succès. Les Etats-Unis et de nombreux pays occidentaux reconnurent le nouvel Etat. Même l’Union soviétique eut la même démarche peu après. Chez les pays arabes, l’indignation l’emporta. L’Egypte et la Jordanie attaquèrent, ce fut la première guerre israélo-arabe. Il est courant de lire aujourd’hui que cette guerre fut remportée par la nouvelle armée israélienne, née de la fusion des milices qui venaient d’organiser la Nakba.

En réalité, le but de la Jordanie n’était pas vraiment d’attaquer Israël mais plutôt de profiter de la confusion générale pour annexer la Cisjordanie, ce qu’elle fit tout en ajoutant Jérusalem Est à son tableau de chasse. Quant à l’Egypte, elle n’attaqua qu’à moitié également pour ne pas laisser le monopole de l’action à la Jordanie et se contenta de mettre la main sur la bande de Gaza. Elle décida de l’administrer sans l’annexer. La première guerre israélo-arabe n’eut donc pas vraiment lieu. Déjà, le monde arabe lâchait les Palestiniens.

Face à cette nouvelle configuration, sur fond de catastrophe humanitaire, l’ONU décida d’envoyer son émissaire le plus prestigieux : le Suédois Folke Bernadotte af Wisborg. Venant d’un pays neutre (une autre époque…), auréolé de la libération de milliers de juifs obtenus par de périlleuses négociations dans les camps même, Bernadotte arriva pour gérer les problèmes humanitaires et proposer un nouveau partage de territoires.

Mais c’était trop tard, l’Etat d’Israël existait et n’avait plus l’intention d’accepter un Etat palestinien à côté de lui. Bernadotte fut assassiné à Jérusalem le 17 septembre 1948 par des militants de l’organisation Stern. Un officier français, le colonel André Serot, présent à côté de Bernadotte, fut également assassiné. Le monde fut indigné, mais évidemment il ne se passa rien. Les auteurs de l’attentat ne furent même pas poursuivis et le chef du commando devint un des meilleurs amis du Président Ben Gourion. Dès 1948, Israël avait gagné.

Revenir un peu longuement sur cette période nous a semblé indispensable pour mieux comprendre les enjeux actuels du conflit israélo-palestinien. La méthode israélienne est la même : passer en force, sûr que le monde finira par accepter le fait accompli, et ne jamais revenir en arrière. Avec le parapluie américain, à la fois militaire et mystique, Israël n’a rien à craindre, même si Donald Trump est moins commode que Joe Biden. Mais c’est tout de même lui qui a reconnu Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, lui octroyant ainsi un cadeau religieux inestimable.

La suite de la chronologie n’est qu’un déprimante et sanglante histoire, avec une conclusion immuable : Israël a gagné et les Palestiniens n’auront jamais d’Etat. Les Guerres des 6 jours (1967) et du Kippour (1973) furent des victoires israéliennes, l’une facile, l’autre douloureuse. La création du Fatah puis de l’OLP intervinrent trop tard. Le terrorisme de l’OLP ne servit à rien contrairement à celui des milices juives, très profitable. Il fut d’ailleurs utilisé encore par la suite. Les accords d’Oslo de 1993, seul avancée significative des dernières décennies permettant d’entrevoir un processus de paix, furent réduits à néant par l’assassinat du premier ministre israélien Yitzhak Rabin par un extrémiste juif. Ce dernier, contrairement à ses prédécesseurs, est toujours en prison : on peut tuer impunément des Palestiniens, un diplomate suédois ou un officier français mais tout de même pas un premier ministre israélien. Il est en prison, mais il a gagné : plus aucun premier ministre n’a osé relancer le processus initié par Rabin, car il sait qu’il y aura une balle pour lui.

A partir de 2004, après la mort de Yasser Arafat, chef de l’OLP, le combat palestinien va s’islamiser. Arafat, qui avait d’ailleurs épousé une chrétienne, tenait à l’aspect nationaliste de la cause palestinienne et il fut le seul chef d’envergure de la Palestine. Après lui, les Palestiniens n’eurent plus le choix qu’entre l’islamisme du Hamas et la corruption du Fatah. Pour Israël, c’est pain bénit, si l’on ose dire.

L’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas ne fit qu’accélérer la victoire d’Israël. Elle fut à l’aune de ce que sait faire l’islamisme : massacres gratuits sur des gens sans défense, prises d’otages inhumaines. Mais là encore, Israël sut saisir sa « chance » de raser Gaza et de terroriser les Palestiniens, tuant des dizaines de milliers d’entre eux. Les invraisemblables erreurs israéliennes qui ont permis le succès du Hamas le 7 octobre restent énigmatiques, mais finalement la ruine de Gaza et la recolonisation parallèle de la Cisjordanie servent les desseins d’un Netanyahou plus guerrier que jamais. Trump a fini par l’arrêter mais après la ruine de Gaza.

Que peut-il arriver maintenant ? Comme on l’a vu, Israël ne s’arrête jamais. Pour cet Etat, dont la violence est originelle, s’arrêter c’est reculer.

Alors Israël continue à avancer. Tout d’abord au Sud-Liban qu’il colonise sans le dire, ensuite au sud-ouest de la Syrie, sous prétexte de protéger ses amis druzes. Après l’annexion officielle, et bien sûr définitive, du Golan, ce sont quelques hectares supplémentaires qui sont ainsi grapillés et ne seront jamais rendus. Il faudrait un ordre formel des Etats-Unis pour que ce soit le cas et l’on ne voit pas bien pourquoi aujourd’hui il serait donné.

Netanyahou et ses alliés suprémacistes rêvent maintenant du fameux « Grand Israël », celui de l’Ancien Testament. Longtemps considéré comme un fantasme extrémiste, ce concept prend corps progressivement dans la société israélienne. Ainsi, la classe politique israélienne appelle de plus en plus la Cisjordanie « la Judée-Samarie ». Pendant l’invasion de Gaza, de nombreux soldats de Tsahal arboraient un écusson où la carte du Grand Israël était dessinée. Cette carte reprend les frontières actuelles de l’Etat hébreux en y rajoutant une partie du Liban, de la Syrie, de l’Irak, de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, dont le Sinaï bien sûr.

Pour ces trois derniers pays, ce n’est évidemment pas possible pour l’instant, mais pour le Liban et la Syrie, en plein chaos, l’occasion semble belle.

Israël a gagné la guerre contre la Palestine, mais d’autres conquêtes sont à venir.

Antoine de Lacoste

Nouveau conservateur n°27

 

Avortement : la liberté de pensée en procès

La directrice de March for Life UK fait face à un troisième procès pour avoir prié en silence près d’une clinique pratiquant l’avortement. Si elle est reconnue coupable, les conséquences seraient désastreuses pour tous : l’État aurait le pouvoir de contrôler les esprits.

Le harcèlement judiciaire dont est victime Isabel Vaughan-Spruce, militante catholique britannique pro-vie de 48 ans, semble sans fin. Elle a déjà été la cible de deux tentatives de poursuites en 2023 de la part de la police des West Midlands et du Service des poursuites de la Couronne (CPS) pour avoir prié en silence dans une zone soumise à un arrêté local de protection des espaces publics (PSPO).

La police retente sa chance. Après avoir échoué à deux reprises à la poursuivre en vertu des restrictions locales relatives aux zones tampons, elle tente désormais de l’inculper en vertu de la loi nationale sur l’ordre public adoptée en 2023. Vaughan-Spruce est la première personne poursuivie en vertu de cette loi, qui a instauré des zones tampons nationales autour de toutes les cliniques pratiquant l’avortement au Royaume-Uni. Le délit qui lui est reproché reste le même : avoir prié en silence dans la zone tampon d’une clinique d’avortement. La peine encourue pour cette infraction est une amende illimitée, à la discrétion du juge.

Le 29 janvier, Vaughan-Spruce a été convoquée devant le tribunal de la Couronne de Birmingham pour fournir ses informations personnelles et plaider (elle a plaidé non coupable). Les faits qui lui sont reprochés remontent à décembre 2025 : elle se serait trouvée à proximité de la clinique d’avortement Robert Clinic à Birmingham à cinq reprises entre juin et novembre de cette année-là. L’article 9 de la loi sur la prévention de l’avortement (POA), entrée en vigueur le 31 octobre 2024 en Angleterre et au Pays de Galles, érige en infraction le fait, pour toute personne se trouvant à moins de 150 mètres d’une clinique d’avortement, d’influencer, d’entraver ou de harceler toute personne accédant à cet établissement.

Paradoxalement, aucun harcèlement de ce genre n’est reproché à Vaughan-Spruce . Lors de sa comparution devant le tribunal de première instance de Birmingham, la directrice de March for Life UK a déclaré qu’elle s’était simplement tenue dans la rue et avait prié en silence. « Je n’ai brandi aucune pancarte, je n’ai parlé à personne, je n’ai distribué aucun tract et je n’ai eu aucune interaction avec qui que ce soit », a-t-elle affirmé. « Se tenir debout n’est pas un crime. Le silence n’est pas un crime. Penser n’est pas un crime. »

Depuis qu’elle a commencé à s’arrêter chaque semaine une ou deux heures pour prier devant la clinique Robert après la mise en place d’un arrêté de protection des lieux publics (PSPO) dans le secteur, Vaughan-Spruce est en conflit avec la clinique et la police locale. Elle a déclaré qu’à l’exception de la directrice de la clinique, qui l’a menacée à plusieurs reprises d’appeler la police pour la faire expulser, personne d’autre ne s’est plaint. « Les gens entrent et sortent de la clinique sans même me remarquer ; pour eux, je suis juste une femme qui regarde son téléphone », a-t-elle expliqué.

Tous les regards sont désormais tournés vers le juge Tanwer Ikram pour voir comment il abordera cette affaire délicate. Lors de l’audience de 20 minutes, il a rejeté la demande du CPS (Crown Prosecution Service) d’un procès de cinq jours, le réduisant à trois jours à compter du 6 octobre, les faits de l’affaire n’étant pas contestés : Isabel Vaughan-Spruce ne nie pas se trouver dans une zone tampon. Pour la même raison, il a jugé inutiles les témoignages de cinq témoins à charge.

Une fois de plus, la militante pro-vie sera défendue et bénéficiera d’une assistance juridique de la part de l’Alliance pour la défense de la liberté internationale (ADF). L’ADF soutient que l’accusation portée contre elle ne relève pas du champ d’application de la loi sur les zones tampons et viole son droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, garanti par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Rappelons qu’ADF International a défendu avec succès Vaughan-Spruce en 2023, lors de sa comparution devant le tribunal de Birmingham en février, aux côtés du père Sean Gough, prêtre catholique. Le CPS a alors abandonné les quatre chefs d’accusation de non-respect d’une ordonnance de protection contre les violences policières (PSPO). Elle a ensuite été arrêtée de nouveau plus tard dans l’année, ce qui a donné lieu à une longue enquête policière. En août 2024, la police des West Midlands lui a accordé 13 000 £ de dommages et intérêts après qu’elle a contesté la légalité de ses arrestations précédentes.

À l’inverse, l’accusation soutient que la présence silencieuse de Vaughan-Spruce constitue une influence, au sens de la législation sur les zones tampons. Il s’agit d’une nouveauté juridique pour les tribunaux britanniques. Traditionnellement, le droit britannique réglemente les comportements, non les convictions. En l’espèce, cependant, il est demandé à la justice de juger les intentions internes présumées de Vaughan-Spruce plutôt que ses actes. La criminalité de son action sera déduite de son silence et de son intention présumée.

C’est pourquoi l’affaire Vaughan-Spruce a des implications importantes qui dépassent le cadre de son expérience personnelle. En réalité, cette affaire ne porte pas sur l’avortement, mais plutôt sur le droit à la liberté de pensée, de conscience et d’expression. Une société qui contrôle les pensées intérieures manque à son devoir de protéger les libertés fondamentales. Le juge devra en définitive déterminer si la loi doit réglementer les esprits autant que les actes, et si l’État doit protéger le pluralisme ou imposer un conformisme idéologique.

De plus, cette législation risque d’être appliquée de manière incohérente et arbitraire, sapant ainsi l’État de droit qu’elle est censée protéger. Aujourd’hui, ce sont des prières près d’une clinique pratiquant l’avortement ; demain, ce pourrait être la contestation près d’un autre lieu politiquement sensible. Un verdict de culpabilité représenterait une évolution inquiétante du droit britannique et une extension sans précédent du pouvoir de l’État.

Témoins de l’Espérance : des chrétiens au péril de leur vie

A l’occasion de la sortie du livre Témoins de l’Espérance, À la rencontre des Apôtres de notre temps, de Benoît de Blanpré, qui dirige l’Aide à l’Église en Détresse, principale association d’aide aux chrétiens persécutés, et Thomas Oswald, journaliste et auteur, travaille au service information de l’AED, nous avons interrogé les auteurs :

Pourquoi ce livre ? 

Cela fait bientôt 80 ans que l’AED agit au service de l’Église dans le monde, et nous voulions prendre le temps de nous arrêter quelques instants pour présenter certains de ses visages, témoins des souffrances et de l’espérance des chrétiens en détresse. Nous nous inscrivons ainsi dans la longue tradition de l’AED qui a publié de nombreux ouvrages pour faire connaître et garder la mémoire de ces millions de chrétiens menacés, opprimés, voire persécutés. Ils sont nos maîtres par les vertus héroïques dont ils font preuve lorsque leur foi est « vérifiée par le feu ». Les chrétiens en détresse sont véritablement nos frères, et nous voulons partager au plus grande nombre le trésor de leur foi.

Vous parcourez tous les continents, mais pas tous les pays, comment avez-vous établi votre itinéraire ?  

Nous avons mis en avant des partenaires que nous avons pu rencontrer en personne durant les trois dernières années et qui nous ont particulièrement touchés. Nous faisons voyager le lecteur du Guatemala à la République Démocratique du Congo en passant par la Chine, l’Ukraine ou encore l’Iran, parmi tant d’autres. Pourtant, il n’était pas question de faire un Atlas, mais un ouvrage grand public, agréable à lire et accessible. Notre livre permet de rejoindre concrètement l’expérience des chrétiens persécutés, vous n’y trouverez pas de tableaux statistiques ! Nous avons beaucoup d’autres publications, comme le rapport sur la Liberté religieuse, qui font cela très bien. Dans ce livre, nous voulions vous présenter avant tous des personnes, des communautés chrétiennes souffrantes, joyeuses et vivantes.

À qui s’adresse le livre « Témoins de l’Espérance » ?  

Au plus grand nombre possible ! C’est un grand reportage vivant et instructif. Grâce au réseau de l’AED, nous connaissons des personnes remarquables, qui vivent des histoires hors du commun, dans pratiquement tous les pays. Je dois dire que notre travail est beaucoup facilité par la qualité des témoignages que nous récoltons. Pour écrire des histoires belles, souvent tragiques mais édifiantes, nous n’avons pas besoin de romancer, il nous suffit de raconter du mieux que nous pouvons ce que nous avons vu et entendu. Que l’on soit catéchumène ou chrétiens de longue date, jeune professionnel ou retraités, ce livre peut toucher les cœurs et être un formidable compagnon de carême.

Quelle est la rencontre qui vous a le plus marqué ?  

Impossible de faire une réponse unique… Mais nous sommes abasourdis par le courage d’une religieuse comme la libanaise Sœur Maya El Beaino, de la congrégation des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et Marie. Directrice d’une école située à quelques kilomètres de la frontière israélienne, elle a maintenu la scolarité même au plus fort du conflit entre l’État hébreux et le Hezbollah. Les missiles passaient au-dessus de l’établissement, l’électricité était coupée et malgré ces conditions effroyables, ses élèves ont continué à décrocher des prix d’excellence ! Dans un tout autre contexte, le père Floribert Bashimbé, à l’Est de la République démocratique du Congo, se débat pour maintenir l’Église locale en état de fonctionner. Il est vicaire générale de Bukavu, la capitale du sud Kivu, toute proche du Rwanda et bien qu’il soit prêtre depuis 30 ans, il n’a pratiquement jamais exercé son ministère dans un pays en paix. Il rend visite aux Congrégations religieuses, aux orphelinats, soutient des actions sociales innombrables sans se décourager… Et même avec une joie profonde et communicatrice. Devant ce genre de profils, on ne peut pas s’empêcher de se demander quel est leur carburant secret !

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