Et si nous parlions de la dimension spirituelle du combat politique…
Lu sur le Philosopheur:
Tout personne sensée ne peut que se réjouir que le sort de la nation française soit le sujet principal du débat politique, puisque c’est sa juste place. En définitive, lorsque l’on discute de politique étrangère, de taxes ou plus humblement de la collecte des ordures, l’assomption implicite est la recherche du bien du peuple et du territoire qu’il habite.
Le peuple se constitue en nation quand, à sa dimension strictement ethno-géographique, s’ajoute une dimension spirituelle, c’est-à-dire l’incarnation d’une foi religieuse dans une façon de penser et d’agir, une anthropologie, que l’on appelle communément une « culture » qui est tout à la fois une langue, une psychologie, une gastronomie, une littérature, un art d’aimer, une musique, etc.
Quand l’une de ces deux dimensions périclite, la nation se retrouve en danger, parfois de mort, un phénomène dont l’histoire humaine n’est pas avare. Qui se souvient des Ruthènes, des Saxons, des Ibères et autres pays disparus ?
L’urgence la plus visible pour la France est à l’évidence la submersion migratoire qu’il faut être volontairement aveugle pour ne pas voir.
Pour autant, et pour reprendre la description du Général de Gaulle, si effectivement nous sommes avant tout un peuple de race blanche, nous sommes aussi de religion chrétienne et de civilisation gréco-romaine. Et, là aussi, il y a urgence, peut-être même plus grave encore que la submersion migratoire.
Si nous sommes tellement submergés par l’immigration, ce n’est pas tant du fait des immigrés que du nôtre. Le Japon qui a des problèmes démographiques autrement plus sérieux que la France régule très bien son immigration et le Royaume-Uni a été parfaitement capable de tarir les flux à l’occasion du Brexit. Les immigrés rentrent en France parce que le parti de l’état, c’est-à-dire de tous ceux qui en tirent profit, les font rentrer : affairistes sans scrupule du bâtiment ou des services, hôpitaux publics racketteurs de médecins étrangers, associations complices de traite humaine, consommateurs de drogue, politiciens en manque d’électeurs, etc… Ce que qui été fait volontairement peut être défait, ne serait-ce qu’en appliquant la loi, qui permet déjà de déchoir de sa nationalité le Français qui se comporte comme le national d’un pays étranger.
En matière religieuse, l’attitude la plus sage est celle de Clovis, plus tard imité par Henri IV et Napoléon : la France est catholique et se meurt quand elle renie sa foi. Sans avoir besoin de prosélytisme, un soutien de bon aloi du clergé fidèle au Credo catholique est suffisant pour inverser la tendance. Dans ce domaine, l’une des décisions les plus nécessaires est le rappel que la neutralité religieuse ne peut pas exister. La loi de séparation de 1905 est d’abord une hérésie politique, avant même d’être un problème religieux. La cause première de l’islamisation de la France est la persécution larvée de l’Etat contre le catholicisme, qui conduit au désarmement spirituel de la nation. Dans ce domaine, on ne peut pas espérer parvenir à un résultat différent de celui obtenu en Algérie où le pouvoir a empêché la conversion de la population de peur de voir les innovations de la révolution française contestées. Charles de Foucauld a déjà tout dit dans ce domaine.
Reste la question de la civilisation gréco-romaine, sans doute le pilier le plus en danger de notre identité. La France c’est l’alliance de la liberté des francs avec la rigueur de la juste loi, celle conforme à la raison, simple et identique pour tous à situation égale. La France d’avant la révolution était « hérissée de libertés » obtenues par la lutte armée, pour des services rendus, en contrepartie de l’entrée dans le royaume ou bien par concession. Si la révolution a grandement restreint les libertés individuelles, au nom du « bien de la nation » le XIX° siècle a permis leur reconquête progressive, avec leur apogée entre 1880 et 1914, coïncidant avec l’une des périodes les plus dynamiques de notre histoire. Cette loi, pour être vraiment juste doit être librement acceptée, ce qui était la mission des états généraux, seuls habilités à légiférer jusqu’à la révolution. Le roi n’avait que le pouvoir de prendre des décrets et les juges d’appliquer la loi, même si leurs abus respectifs ont conduit à l’impasse qui a débouché sur la révolution.
Or cette grande tradition de la libre acceptation d’une loi simple et juste, complétée de garanties individuelles est en train de disparaître sous nos yeux, en particulier sous prétexte de Covid, même si le problème dans sa forme actuelle remonte à la 1ère guerre mondiale. Nous ne devons pas accepter le narratif de la crise sanitaire car rien ne justifie de nous priver de nos libertés pour « notre bien ». A la fin, ce n’est pas l’état qui subira les conséquences trop souvent mortelles de ses décisions, mais nous, et ce n’est pas lui qui devra rendre compte de sa vie, mais chacun pour son compte puisque de toute façon l’état résulte des décisions de personnes individuelles, acceptées ou non par d’autres individus. Pour cette raison, le passe de la honte doit être dénoncé pour ce qu’il est : une mise en esclavage de la population, pas mieux traitée que le bétail et pucée comme lui.
Il n’est donc pas suffisant de trouver excessives ou inadaptées les confiscations de libertés qu’ont subi les Français, parce qu’une France privée de libertés, privée du respect de la responsabilité individuelle, privée du droit de choisir les soins que l’on reçoit, ce n’est plus la France, ce n’est plus le pays de la liberté, c’est une dictature, tout saucisson pinard qu’elle puisse être. Au risque de ressasser des souvenirs pénibles, c’est Vichy qui a créé les Ordres professionnels – médecins et avocats en tête – pour soumette les indépendant à la tutelle de l’état. C’est le même Vichy qui a collectivisé la retraire en spoliant les fonds de pensions créées conjointement par les patrons et les ouvriers. C’est encore Vichy qui a préparé la Sécurité Sociale qui distribue l’argent de nos cotisations à la terre entière. Et c’est toujours Vichy qui a inventé les interdictions professionnelles sont souffrent aujourd’hui les soignants et pompiers qui ne veulent pas se faire injecter un produit expérimental interdit dans un nombre croissant de pays.
De quoi nous sert d’être sauvés de la submersion migratoire, si c’est pour être transformé en une version gauloise de la Chine communiste avec crédit social, contrôle des déplacements et élimination des récalcitrants ?
Trop de pays se sont déjà engagés dans la pente glissante d’une gouvernance totalitaire, avec d’ores et déjà des abus inacceptables pour passer dessus. Si la France doit rester la France, que ce soit toute entière et pas hémiplégique. De quoi nous servirait d’avoir un Macron patriote à la place du cosmopolite actuel ? Le goût de l’œil arraché ne change pas parce que l’on exalte la Seine à la place du fleuve Congo. Faudra-t-il que ceux que le « passe sanitaire ne dérange pas » soient piqués de force deux fois par ans pour ouvrir les yeux ?
Ceux qui disent vouloir sauver la France tout en faisant l’impasse sur nos libertés sont des imposteurs ou des inconséquents. Ils doivent donc être combattus avant qu’ils ne puissent nuire : nous n’avons pas les moyens de nous offrir un échec de plus.
L’union des droites sur le point de se réaliser ?
De Charles d’Onten, auteur de “La Reconquête“, pour le Salon beige:
Jean-Marie le Pen : “J’approuve beaucoup les initiatives d’Eric Zemmour que je tiens en grande estime et en grande amitié…”
“…mais je pense qu’il va remplir son rôle de cocher. Il fouette mais l’attelage n’est pas le sien. Marine Le Pen ne va pas perdre à l’arrivée d’Eric Zemmour, au contraire. L’essentiel, c’est d’être au second tour pour battre Macron (…)”.
Jean-Marie Le Pen a accordé un entretien à TV Libertés dans le cadre de l’émission Le Samedi Politique :
Le seul sur lequel les pouvoirs publics et pharmaceutiques s’acharnent, c’est le professeur Raoult !
Excellente intervention de Stéphane Ravier au Sénat :
Le pape François a-t-il vraiment dit que Joe Biden était un bon catholique et qu’il devait continuer à recevoir la communion ?
Joe Biden a effectivement été reçu par le pape François le 29 octobre. Et c’est Joe Biden lui-même qui rapporte les propos du pape :
À la suite d’une rencontre entre Biden et le pape François au Vatican vendredi, Biden a répondu « non » lorsque les journalistes ont demandé si les deux avaient discuté de l’avortement.
« Nous venons de parler du fait qu’il était heureux que je sois un bon catholique et que je devrais continuer à communier », il a dit.
Il va sans dire que ces propos supposés entraînent de fortes réactions d’indignation parmi les catholiques américains mais aussi français. Le cardinal Burke venait de publier une lettre au sujet de l’accès à la communion des responsables politiques favorables à l’avortement::
Question to Biden: Did the issue of abortion come up at all?
Biden: No…We just talked about the fact that he was happy I was a good Catholic and I should keep receiving Communion
Question: Did you discuss the U.S. Conference of Bishops?
BIDEN: That’s a private conversation.
— Joe Concha (@JoeConchaTV) October 29, 2021
A good Catholic doesn’t support baby murder. https://t.co/SvbphcQwL2
— Nadine Elhindi (@NadineElhindi) October 29, 2021
Une fois de plus, il s’agit de propos rapportés et non de propos officiels. Toutefois, il est très rare que le pape François corrige ou fasse un communiqué pour apaiser la crainte légitime des catholiques. Cela devient très gênant et très inquiétant.
Yves Daoudal avait commenté la rencontre de François avec la très pro-avortement Nancy Pelosi en ces termes :
Quelques jours après que Nancy Pelosi a fait voter par les députés américains une proposition de loi visant à permettre l’avortement jusqu’à la naissance sans conditions sur tout le territoire des Etats-Unis, le pape l’a reçue au Vatican tout sourire. C’était samedi.
Il n’a pas été question de l’avortement, bien sûr. Mais de la crise climatique, des migrants, du covid… Nancy Pelosi a fait l’éloge de Laudato si, « puissant défi lancé à la communauté mondiale pour qu’elle agisse de manière décisive sur la crise climatique », et de l’appel de François à « soutenir ceux qui ont été laissés de côté ou laissés derrière, en particulier en ce temps de covid ».
La veille, Nancy Pelosi avait été reçue au « Dicastère pour la promotion du développement humain intégral », que dirige le cardinal Peter Turkson. Lequel a tweeté : « Nous avons parlé de la protection de l’environnement, à la lumière de #Laudatosi, des questions de migration, des droits de l’homme, de la santé en temps de pandémie, et du travail de la Commission #VaticanCovidCommission pour #foodforall #jobforall #healthforall”. »
Une petite bonne nouvelle quand même (on se console comme on peut) : CBS News a rapporté que les manifestations contre le passe sanitaire (ou plutôt la répression à coup de canons à eau et gaz lacrymogènes) ont « forcé » Nancy Pelosi à « annuler la lecture qu’elle devait faire » à la messe de samedi.
Yves Daoudal avait également commenté sa rencontre avec le président irlandais Michael D Higgins :
François a reçu hier le président irlandais Michael D Higgins. Il a dit :
« Aujourd’hui je n’ai pas rencontré seulement un homme, un président, j’ai rencontré un sage d’aujourd’hui. Je rends grâce à Dieu que l’Irlande ait un homme aussi sage à sa tête. »
« Today I did not just meet a man, a President, I met a wise man of today. I thank God that Ireland has such a wise man as its head. »
Michael D Higgins est l’une des principales personnalités de la culture de mort en Irlande, et la principale à son poste : c’est lui qui en 2013 a signé la première loi sur l’avortement, qui dépénalisait le meurtre de l’enfant à naître si la mère menaçait de se suicider ou la grossesse mettait sa vie en danger, c’est lui qui a signé la loi de 2018 qui a rendu légal l’avortement jusqu’à 12 semaines et jusqu’à la naissance en cas de malformation du fœtus ; c’est lui aussi qui a signé en 2015 la loi sur le soi-disant mariage entre personnes de même sexe. Et c’est lui encore qui a signé en 2019 une loi qui accélère le divorce.
Il est aussi le président de l’une des pires dictatures soi-disant « sanitaires » de la planète, dont une des conséquences est l’interdiction des messes quasiment depuis le début de l’épidémie (comme au temps de Cromwell).
François rend grâce à Dieu d’avoir rencontré ce sage…
Les deux hommes ont parlé… des migrants, de la protection de l’environnement, du changement climatique, de la biodiversité, des conséquences du coronavirus, de la manière dont la pandémie a été reconnue à l’échelle mondiale mais n’a pas reçu de réponse en termes de vaccination à l’échelle mondiale, de l’avenir de l’Europe, et aussi, a souligné Higgins,… de l’utilisation des « arguments culturels » pour vaincre les argumentations relatives aux droits de l’homme, « en particulier en ce qui concerne le corps des femmes et les mutilations génitales féminines »… Sic !
L’autorité de l’Église ne saurait revenir sur les engagements pris lors de la fondation de la Fraternité Saint-Pierre
Déclaration des prêtres du district de France de la Fraternité Saint Pierre :
Réunis à Sées du 26 au 29 octobre 2021, pour leur rencontre annuelle, les prêtres du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre ont évoqué des remises en cause, en certains lieux, de leur identité et de leur apostolat, ainsi que de vives inquiétudes manifestées par les fidèles qui leur sont confiés par l’Église.
De manière unanime, ils tiennent à réaffirmer leur attachement au charisme fondateur de la Fraternité Saint-Pierre, en particulier à la double fidélité indéfectible à la liturgie dite tridentine et au Saint-Siège.
En approuvant définitivement les Constitutions de la Fraternité Saint-Pierre en 2003, le Saint-Siège a légitimé ce double attachement, vécu par tous ses membres depuis plus de trente ans dans la communion ecclésiale.
Les prêtres du District de France de la Fraternité Saint-Pierre entendent poursuivre ainsi leur mission au service de l’Église et des âmes, confiants que l’autorité de l’Église ne saurait revenir sur les engagements pris lors de la fondation de la Fraternité Saint-Pierre.
Ils se confient à la maternelle protection de la Vierge Marie et à l’intercession de saint Pierre.
Syrie : deux villes gardiennes de la chrétienté
Antoine de Lacoste poursuit le récit de son périple en Syrie :
Quittant Alep et le merveilleux Mgr Jeanbart, nous roulons vers la Vallée des Chrétiens où aucun islamiste n’a pu pénétrer. Mais auparavant, un détour par Homs et Hama s’impose. Homs aussi a terriblement souffert de la guerre. Sur des kilomètres, des carcasses d’immeubles éventrés nous accompagnent. Le centre-ville chrétien a subi bien des dommages et, si l’église Mar Elias est restaurée, son cimetière témoigne de l’ignominie des islamistes : toutes les croix des tombes ont été méthodiquement brisées. Le prêtre nous montre fièrement le beau tombeau de saint Elian et un cycle de fresques découvertes par hasard en 1974. Le symbole de la ville est l’église de la ceinture de la Vierge. Remise à saint Thomas par la Sainte Vierge, elle fut ensuite divisée et l’on retrouve des fragments en plusieurs endroits du monde, dont Homs. Elle est soigneusement cachée et l’on ne peut la voir mais on sait qu’elle est là.
Ambiance différente à Hama, ville où les islamistes sont chez eux. Beaucoup de femmes ont le visage entièrement couvert, mais nous croisons aussi des chrétiennes et des alaouites têtes nues. Hama connut une grande révolte islamiste menée par les Frères musulmans en 1982. La répression fut impitoyable et le bilan fut au moins de 30.000 morts. On prête à Hafez el-Assad ce mot terrible et prémonitoire : « Nous sommes tranquilles pour trente ans. »
Il faut maintenant aller dignement fêter les gardiens de la chrétienté : des combattants tout d’abord et le Crac des Chevaliers ensuite.
Deux villes symbolisent l’héroïque résistance de volontaires chrétiens que les islamistes ne purent jamais vaincre : Mhardeh et Sqelbieh. Deux hommes hors du commun ont rassemblé des centaines de volontaires et organisé la résistance : Simon al-Wakil et Nabel Alabdalla. C’est ce dernier que l’on devait rencontrer à Sqelbieh. Il a dû partir avec ses hommes dans le désert combattre des résidus de Daech car l’hydre a encore des soubresauts. Nous lui pardonnons…
D’autres combattants nous reçoivent. Pendant des années, ils se sont battus pour défendre leur ville sous les bombardements et les assauts furieux d’Al-Nosra, cette sinistre milice ravitaillée en armes et argent par le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie, les États-Unis et la France. Honte sur nous.
Ils nous montrent fièrement l’église qu’ils sont en train de construire. Sa coupole fait penser à celle de la basilique Sainte-Sophie, en plus petit. Un combattant, colosse barbu tatoué d’une croix sur l’avant-bras, sourit :
« C’est quand Erdoğan a transformé Sainte-Sophie en mosquée que nous avons eu l’idée de cette coupole et du nom de notre future église, Sainte-Sophie bien sûr. »
Cette église est destinée à rendre hommage aux 178 combattants chrétiens de Sqelbieh morts au combat. Chacun aura sa plaque. On construit donc encore des églises en Syrie et ces hommes n’ont aucunement l’intention de partir vers les chimères de l’Occident. Mgr Jeanbart a raison : il faut garder l’espérance. Une illustre gardienne de la chrétienté nous attend maintenant : la forteresse symbole des croisades, le Crac des Chevaliers.
C’est un spectacle grandiose. Occupée quelque temps par les islamistes, elle fut libérée par l’armée syrienne et n’a pas trop souffert des combats. C’est avec émotion que nous franchissons la porte et visitons ces formidables remparts, ces salles voutées, intactes, immenses, et la chapelle ornée de son étonnante chaire en pierre. Nous passons devant un assemblage de dalles, formant une pensée pour les soldats syriens égorgés à cet endroit.
Au loin, nous apercevons le donjon du Chastel-Blanc, avec qui le Crac échangeait des signaux. La chute du Crac eut lieu en 1271, par traîtrise et jamais par la force. Alors, nous saluons les cinquante derniers moines-soldats qui défendirent jusqu’au bout celui que Lawrence d’Arabie qualifia de « plus beau château du monde ».
Le Pèlerinage Summorum Pontificum vient de commencer à Rome
La cérémonie d’ouverture a eu lieu au Panthéon, Sainte-Marie aux Martyrs, par la célébration solennelle des vêpres de la Sainte Vierge présidée par Mgr Marco Agostini. Plus de 300 fidèles assistaient à cette première et émouvante cérémonie, dans ce lieu vénérable dédié jadis à tous les dieux païens de Rome, mais devenu le symbole de la conversion des nations au Christ.

C’est la dixième année consécutive qu’a lieu ce pèlerinage. Il rassemble comme chaque année des représentants des prêtres et fidèles du monde entier (cette année, sont présents des Vietnamiens, des Slovènes) qui pratiquent la liturgie romaine traditionnelle. Dans son adresse aux pèlerins, l’abbé Claude Barthe, aumônier du pèlerinage, invitait les pèlerins à demander au Seigneur
« qu’il continue à lui faire porter [au rite traditionnel] les fruits de conversion, d’évangélisation, de multiplication des vocations sacerdotales, qui sont les siens. »

Demain, une procession conduira les pèlerins de la basilique Saint-Celse à la Basilique Saint-Pierre. Oui, à la Basilique Saint-Pierre, où sera célébrée une messe solennelle à l’autel de la Chaire, dans le rite traditionnel.
Pourquoi dit-on que Marine Le Pen a abandonné les “fondamentaux” du FN ?
Alors que Marine le Pen redécouvre le sujet de l’immigration ces derniers jours afin de reprendre un peu la main par rapport à la percée d’Eric Zemmour (voir son très bon interview sur Cnews ce matin ou ses propos forts tenus devant les médias à Alençon)), Camille Pérez analyse, pour Polémia, quatre positionnements de Marine le Pen et du nouveau RN qui mettent en évidence un “abandon des « fondamentaux » au profit d’une ligne politique fluctuante et de plus en plus édulcorée” qui, en une décennie, a modifié de fond en comble la doctrine de son mouvement.
1. Immigration et islam: petits renoncements plutôt que Grand remplacement
La question migratoire et identitaire est incontestablement le sujet-phare pour le FN/RN et le premier motif de vote en sa faveur. Jean-Marie Le Pen a su, dès les années 1970, alerter les Français sur les dangers de l’immigration de masse. A partir de 2011, sa fille a veillé à édulcorer son discours notamment en interdisant à ses cadres d’employer l’expression « Grand remplacement » popularisée par l’écrivain Renaud Camus. En 2014, elle a même indiqué « le concept de grand remplacement suppose un plan établi. Je ne participe pas de cette vision complotiste ». Ce rejet de la terminologie de Renaud Camus est d’autant plus incompréhensible qu’elle est depuis longtemps validée par les faits et reconnue par une grande majorité d’électeurs, y compris parfois à gauche. De la même manière Marine Le Pen refuse de parler de « remigration » terme associé aux identitaires dont les marinistes se méfient. « L’inversion des flux migratoires » prônée du temps de Jean-Marie Le Pen semble elle aussi reléguée au second plan au profit d’un discours « moins clivant ».
Sur l’islam, la stratégie d’évitement et de pasteurisation se confirme très largement. En 2016, en pleine campagne autour du thème de « la France apaisée », la présidente du FN a indiqué que l’islam était selon elle compatible avec la République. En 2017, elle a publié une photo d’elle en train de serrer amicalement la main d’une femme voilée sur le marché aux puces d’Hénin-Beaumont. Depuis des années, le RN a repris à son compte la distinction islam/islamisme afin d’éviter les fameux « amalgames ». Plus généralement Marine Le Pen s’est efforcée de minorer la place des questions identitaires au profit de thèmes économiques et sociaux (retraites, pouvoir d’achat, services publics). Ces renoncements successifs ont mécontenté la base militante sans permettre de gagner le moindre électorat.
Au marché aux puces d’#HéninBeaumont : nous sommes mobilisés avec @SteeveBriois à la rencontre et à l’écoute de tous les Héninois ! pic.twitter.com/DWdNeqfsNC
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) May 28, 2017
2. Peine de mort : l’incompréhensible volte-face de 2017
Le FN a réclamé avec constance, depuis son abolition en 1981, le rétablissement de la peine capitale, notamment au moyen d’un referendum. Même quand l’opinion publique y est devenue hostile (décennies 1990-2000), Jean-Marie Le Pen a continué à défendre la peine de mort seul contre tous les médias et partis du système. Marine Le Pen est dans un premier temps restée dans la droite ligne de son père, se démarquant par exemple de sa nièce et de Florian Philippot. En 2012, la présidente du FN avait présenté l’idée d’un référendum pour permettre aux Français de choisir entre la perpétuité réelle et la peine de mort, indiquant être « à titre personnel » favorable à la seconde option. En outre la vague d’attentats islamistes de 2015 a reversé l’opinion qui est redevenue favorable à la peine capitale.
Mais en 2017, en pleine campagne présidentielle, Marine a stupéfait ses cadres et militants en annonçant, sans la moindre consultation, qu’elle retirait cette proposition de son programme. Ainsi, elle a défendu avec son père la peine de mort lorsque celle-ci était impopulaire pour y renoncer lorsque les Français y redeviennent favorables: la quête de la « dédiabolisation » conduit Marine Le Pen à des revirements incompréhensibles pour les électeurs.
3. Lois sociétales : malaise et lobbying à la direction du RN
Marine Le Pen, dont le mépris pour l’électorat catholique conservateur est connu de tous, s’est généralement désintéressée des question dites « sociétales » c’est-à-dire liées à la politique familiale et à la bioéthique. La loi Taubira sur le « mariage pour tous » a créé en 2012 et 2013 un grand malaise au FN. Marine Le Pen et Florian Philippot ne souhaitaient pas s’associer au mouvement massif de « La Manif pour Tous » (LMPT) contrairement à la quasi-totalité des cadres du mouvement. Ainsi la présidente et son vice-président ont boycotté LMPT tout en autorisant la présence de cortèges FN. En 2017, Marine Le Pen, poussée par sa base, proposait tout de même d’abroger la loi Taubira (sans rétroactivité) au profit d’un PACS amélioré. Cette proposition consensuelle lui avait permis d’évacuer ce sujet qu’elle jugeait « secondaire » tout en conservant la ligne « pro-famille » du parti.
Depuis, le RN a non-seulement renoncé à abroger la loi Taubira (considérée par ses porte-paroles comme « un acquis »), mais il se désengage progressivement de toutes les questions sociétales. La critique du planning familial, la défense d’un salaire parental ou la relance de la natalité sont devenus des sujets tabous, notamment sous l’influence du clan BBR (Bilde, Briois, Rachline) dont l’hostilité à LMPT est de notoriété publique. Ainsi, le maire de Fréjus a jugé pertinent en 2020, en pleine campagne régionale, de faire la publicité d’un mariage lesbien sur ses réseaux sociaux. Inaudible sur la théorie du genre et très discret sur la PMA/GPA, le RN, dont beaucoup de cadres n’ont pas d’enfant, n’est manifestement plus un défenseur de la famille traditionnelle.
La célébration des mariages est toujours un moment fort pour un Maire, je souhaite tous mes vœux de bonheur à nos mariées du jour.#Fréjus pic.twitter.com/9zDRH1w9vE
— David Rachline (@david_rachline) June 25, 2021
4. Souveraineté : le grand bazar idéologique de Marine Le Pen
C’est sans aucun doute la question de la souveraineté qui illustre le mieux l’inconsistance programmatique de Marine Le Pen. Active en 2005 aux côtés de son père pour dénoncer (avec succès) la constitution européenne, très virulente contre la Commission de Bruxelles, la Présidente du FN, longtemps eurodéputée, a tenu, sur les conseils de Florian Philippot, un discours souverainiste assumé de 2011 à 2017. Il s’agissait à l’époque de sortir de l’euro, de l’Union européenne et de tous ses avatars grâce à une négociation en plusieurs étapes. Le Brexit, voté en 2016 au Royaume Uni, a conforté le FN dans sa posture anti-européiste. Le Frexit devint alors le leitmotiv de la présidentielle 2017.
Mais dès l’été 2017, convaincue par ses proches que la stratégie souverainiste dure inspirée par Florian Philippot était la raison de son échec présidentiel, Marine Le Pen a abandonné d’idée du Frexit au profit de « l’alliance européenne des nations » permise grâce à la victoire éphémère de ses alliés autrichiens et italiens. Rapidement ce discours déjà très édulcoré est abandonné. Etape par étape toutes les souverainetés sont mises de coté. La sortie de l’euro, rendue illisible suite à l’accord d’entre-deux tours avec DLF en 2017, est totalement abandonnée en 2018. Le Frexit est officiellement mis à la corbeille lors des élections européennes de 2019 où le RN entend changer l’UE de l’intérieur. La suspension de Schengen n’est plus réclamée à partir de janvier 2021. La sortie de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), longtemps qualifiée de « camisole », n’est plus jugée « utile » à partir de mai 2021. En seulement 4 ans, le parti de Marine Le Pen est donc passé du souverainisme pur et dur à un européisme classique.
Le Conseil d’État somme le gouvernement de rétablir l’usage des autotests
Alors que le gouvernement prétend se soucier du pouvoir d’achat des Français, Jean-Frédéric avait déposé un référé devant le Conseil d’Etat pour rétablir le droit pour les Français non vaccinés de faire usage des autotests, bien moins chers que les tests PCR et antigéniques :
📢 VICTOIRE obtenue devant le Conseil d'État suite à notre référé: l'État est sommé de rétablir l'usage des autotests. 12,50€ d'économie pour ceux qui ont besoin d'un test négatif. pic.twitter.com/3l4RI32f8u
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) October 29, 2021
[RECOURS VICTORIEUX] Communiqué Presse ⤵️ expliquant notre victoire @via_officiel et notre conseil @pichon_frederic, le Conseil d'Etat ayant ordonné, suite à notre requête, la suspension du décret ministériel annulant l'utilisation des auto-tests pour obtention du pass-sanitaire. pic.twitter.com/YcoJSmLVr1
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) October 29, 2021
Discours d’Eric Zemmour à Biarritz
Alors que les manifestations d’extrémistes de gauche se multiplient et s’intensifient en violence (à Nantes ce soir), voici c qu’Eric Zemmour a dit à Biarritz :
L’Académie de médecine s’oppose à l’intégration de la 3ème dose dans le passe sanitaire
Mais il est fort à parier que le gouvernement ne tiendra pas compte de cet avis comme dans toute bonne dictature :
L’Académie de médecine est opposée à l’idée envisagée par le gouvernement de conditionner le pass sanitaire à une troisième dose de vaccin anti-Covid, qui “outrepasse” selon elle le rôle de ce document.
Cette mesure “transgresse le rôle dévolu au passe sanitaire qui était de limiter le risque de transmission du virus et d’inciter la population à se faire vacciner”, a estimé l’Académie de médecine dans un communiqué publié ce vendredi 29 octobre.
“Elle induit quelque incertitude sur l’efficacité de la vaccination et suscite une discrimination injustifiée à l’égard des personnes les plus vulnérables qui ont déjà accepté de recevoir les deux premières doses de vaccin”, poursuit l’instance.
Propos sur la “fournée” : Jean-Marie Le Pen relaxé !
Jean-Marie Le Pen avait tenu ces propos en 2014 et sa fille, Marine le Pen, avait jugé qu’il s’agissait d’une faute politique. Jugé pour “provocation à la haine raciale, le tribunal correctionnel l’a relaxé. Comme pour Eric Zemmour, c’est une grande victoire pour la liberté d’expression.
En 2014, dans une vidéo publiée sur le site du Front national, Jean-Marie Le Pen s’en était pris aux artistes qui s’étaient engagés contre le parti (Yannick Noah, Guy Bedos, Madonna…). Alors que son interlocutrice lui avançait le nom de Patrick Bruel, d’origine juive, l’ex-président du parti avait répondu : “Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois !”
Ces propos avaient déclenché une pluie de condamnations et semé la discorde au FN. Sa fille Marine Le Pen, alors présidente du FN, avait décrit “une faute politique”. (…) le tribunal a jugé qu’il s’agissait, non pas d’un appel à la discrimination et à la violence, mais d’“une jubilation pour faire un bon mot face à un auditoire acquis”.
A l’issue du jugement, l’ex-président du FN, absent lors de l’audience, s’est réjoui auprès de l’AFP que “les faits l’aient emporté sur la malveillance dans cette affaire qui était évidente” et que “le tribunal a jugé suivant le droit”.
C’est arrivé un 29 octobre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 29 octobre 1187 : appel à une troisième croisade.
La mort de Baudouin IV de Jérusalem, le roi lépreux, marque le déclin des royaumes Francs. Saladin, profitant des tensions entre Guy de Lusignan, le successeur de Baudouin IV, et Renaud de Chatillon, a conquis Jérusalem (voir la chronique du 2 octobre). Le pape Grégoire VIII lance un appel à une nouvelle conquête de la Terre sainte, en publiant ce jour la bulle Audita tremendi. Il éveille ainsi l’enthousiasme de l’empereur Frédéric Barberousse ; il obtient de Philippe Auguste, Roi de France et du roi d’Angleterre la fin de leur conflit. C’est ainsi qu’une immense armée prend le chemin de l’Orient. Toutefois, malgré cela, la croisade ne rencontre pas le succès escompté. À peine arrivé en Asie Mineure, Barberousse est emporté par les eaux du Cydnos. Philippe Auguste, quant à lui, ne tarde pas à rentrer en France, après avoir reconquis Saint-Jean-d’Acre en compagnie de Richard Cœur de Lion. Ce dernier poursuit seul la reconquête, mais échoue à reprendre Jérusalem.
- le 29 octobre 1591 : début du pontificat d’Innocent IX.
Giovanni Antonio Facchinetti est élu sous le nom d’Innocent IX, suite au décès de Grégoire XIV. C’est le 228ème pape. Son mandat ne dure que 62 jours, car il décède brutalement le 30 décembre de la même année.
- 29 octobre 1685 : l’Édit de Potsdam.
Le 29 octobre 1685, soit douze jours à peine après la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV, le Grand Électeur de Brandebourg Frédéric-Guillaume 1er de Hohenzollern publie l’Édit de Potsdam. Par cet édit, il propose aux huguenots français de s’installer sur ses terres. Ils se voient offrir dix ans d’exemption d’impôt, des terrains et même la liberté de suivre leur culte en français et de conserver le droit français et leurs propres magistrats.
- le 29 octobre 1692 : décès de Melchisédech Thévenot.
Bibliothécaire, physicien, écrivain, cartographe et diplomate, Melchisédech Thévenot décède à Issy le 29 octobre 1692. Il est célèbre pour être l’auteur d’importants travaux scientifiques et avoir inventé le niveau à bulle en 1661. Membre de l’Académie des sciences dès 1685, il rédige également un traité de natation intitulé “Art de Nager démontré par figures avec des avis pour se baigner utilement”.
- 29 octobre 1709 : Port-Royal dissout sur ordre de Louis XIV.
Le 29 octobre 1709, le Roi Louis XIV met un terme au jansénisme. Il disperse les religieuses de Port-Royal des Champs et fait raser l’abbaye en janvier1713.
- 29 octobre 1722 : Louis XV se rend à l’abbaye de St-Rémi de Reims.
Il approche et touche quelques 2000 scrofuleux et dit : “le Roi te touche, Dieu te guérit”. Il gracie 700 prisonniers. A partir de 1739, Louis XV, dont la vie est non conforme à l’évangile, refuse pour la fête de Pâques confession, communion et cérémonie rituelle. Il ne touchera jamais plus les écrouelles.
- le 29 octobre 1763 : Sade est emprisonné à Vincennes.
A 24 ans, le Marquis Donatien Alphonse François de Sade est incarcéré sur ordre royal, à Vincennes. Premier d’une longue série, cet emprisonnement suit une condamnation pour “débauche outrée”. Il passe près de 30 années en prison.
Sade est membre de la loge « Les amis de la liberté » du G.OD.F à Paris. Le franc-maçon François Labbé dira de lui : « On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté ».
Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 89)
- le 29 octobre 1932 : mise à l’eau du “Normandie”.
Le plus grand paquebot du monde (312 m) sort des chantiers navals de saint Nazaire. Fleuron de la compagnie générale transatlantique, il peut recevoir 1972 passagers. Réquisitionné par les Etats-Unis pendant la guerre le Normandie finira sa vie à New-York en 1942, ravagé par un incendie, voir la chronique du 9 février.
- le 29 octobre 1953 : l’historien Pierre Gaxotte prononce un discours à l’Académie française sur Louis XIV et Louis XV.
Le général Weygand lui répond : « Au nom de l’Histoire, nous croyons avoir le droit d’adjurer les Français de ne pas se laisser aller à un fatalisme résigné qui serait le messager d’une véritable décadence. Regardant autour d’eux, ils verront des exemples de réussites et d’insuccès qui contiennent de précieux enseignements. Nous ne sommes pas à une heure où l’on puisse impunément perdre son temps en de mesquines querelles. C’est au plus haut que sont les solutions. Sachant penser, vouloir et travailler. L’Histoire nous apprend que nos pères ont fait de grandes choses avec de petites ressources. Nous n’avons pas le droit de faire moins qu’eux. »
Cité par Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 183 (ouvrage collectif)
- le 29 octobre 1959 : premier numéro de « pilote ».
Le magazine est créé par François Clauteaux, né à Nantes en 1920, chrétien convaincu et ancien résistant. Les 300.000 exemplaires sont immédiatement vendus. Les lecteurs font connaissance avec de nouveaux héros dont un certain Astérix le Gaulois ou Tanguy Laverdure, Barbe-Rouge… Des séries qui continuent à enthousiasmer la jeunesse.
- le 29 octobre 1979 : mort de Robert Boulin.
Le Ministre du travail de Valéry Giscard d’Estain meurt noyé dans un étang de la forêt de Rambouillet. Son corps est retrouvé le lendemain matin. La thèse officielle est celle du suicide. Le ministre aurait pris du valium et se serait noyé dans 50 cm d’eau dans la forêt ! Pourtant la mort de Robert Boulin a toutes les caractéristiques d’un assassinat plutôt qu’un suicide. Voir l’excellent article de Valeurs Actuelles sur le sujet rédigé en 2012.
- le 29 octobre 2004 : adoption par les responsables des Etats membres de la constitution européenne.
Les représentants des États membres de l’Union européenne se réunissent à Rome afin de signer le texte de la Constitution européenne. Elle vise à rassembler les différentes décisions adoptées tout au long de la construction européenne (traité de Rome, traité de Maastricht, traité d’Amsterdam, traité de Nice). Il est prévu que la Constitution entre en vigueur le 1er novembre 2006, à condition que tous les États membres l’aient ratifiée. Mais le 29 mai et 1er juin 2005, la France, puis les Pays-Bas, la rejettent. Le traité de Lisbonne renégocié par le président français suivant, Nicolas Sarkozy, reprend les principaux aspects de cette constitution rejetée par les peuples !
Le cardinal Burke et l’accès à la communion des responsables politiques favorables à l’avortement
Alors que le pape François doit recevoir ce vendredi 29 octobre le président américain pro-avortement Joe Biden, qui continue de s’approcher de la table de communion, le cardinal Burke publie une lettre sur l’application du can. 915 (« Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion. ») aux responsables politiques catholiques favorables à l’avortement lorsque ceux-ci prétendent recevoir la sainte communion. Extrait de la traduction de Jeanne Smits :
[…] Je dois noter à ce propos que l’action pastorale entreprise n’avait rien d’une ingérence dans la politique. Elle visait à sauvegarder le caractère sacré de la sainte Eucharistie, à sauver les âmes des responsables politiques catholiques en question – qui non seulement péchaient gravement contre le Cinquième Commandement mais qui, en outre, commettaient un sacrilège en recevant indignement la Sainte Communion – et à prévenir le grave scandale dont ils étaient la cause. Lorsque j’intervenais pastoralement auprès de responsables politiques catholiques, je le faisais avec la confidentialité qui s’impose. Je n’ai certes donné aucune publicité à l’affaire. Ce sont plutôt les responsables politiques qui, ayant jugé avantageux de se présenter comme des catholiques pratiquants dans l’espoir d’attirer les votes des catholiques, ont rendu l’affaire publique à des fins politiques. […]
Baisse du chômage ou tri sélectif ?
Ces trois derniers mois, 200 000 personnes ont retrouvé le chemin du travail. Le chômage baisse de 5,5% et se retrouve juste au-dessus du niveau d’avant la crise sanitaire. C’est la baisse la plus rapide jamais enregistrée hors période Covid depuis la création de cet indicateur. Aujourd’hui, 3 544 100 personnes sont inscrites en catégorie A.
Le Canard enchaîné dénonce une supercherie :

« Vos évêques ont été très gentils avec moi : ils m’ont invité en France pour que je m’exprime sur la Syrie. J’ai dit la vérité sur la guerre. Alors ils ne m’ont plus jamais invité… »
Antoine de Lacoste, de retour de Syrie, raconte sur Boulevard Voltaire :
Depuis l’autoroute Damas-Alep, un petit détour s’impose vers le monastère de Mar Moussa. L’inégalé guide de Georges Pillement (Liban, Syrie et Chypre inconnus) paru en 1971 n’incite guère à la visite :
« Abandonné et bien délabré mais où des pèlerins se rendent encore le jour de la Saint-Moïse, le 28 août. »
Mais depuis, il y a eu l’action étonnante d’un jésuite italien, le père Paolo Dall’Oglio. Étudiant à Beyrouth puis à Damas, il découvre ce site somptueux, devenu inaccessible. Il réhabilite les bâtiments, notamment la chapelle, ornée de belles fresques, et aménage un magnifique et très long escalier qui permet d’accéder au monastère.
Lorsque éclate la guerre, en bon jésuite, il prend le parti de la « rébellion » (terme unanimement employé en Occident pour éviter d’appeler un chat un chat). Il quitte la Syrie en 2012. L’incroyable se produit alors : il revient clandestinement en juillet 2013 et se rend à Raqqa, capitale de l’État islamique, pour négocier la libération d’otages occidentaux. On ne reverra jamais le malheureux et l’on reste confondu devant tant de naïveté. Ah, les jésuites…
L’autoroute M5 qui nous emmène à Alep n’a été que récemment rouverte. Depuis 2012, une longue portion entre Hama et Alep était tenue par les sympathiques sbires d’Al-Nosra (rebaptisé, si l’on ose dire, Hayat Tahrir al-Cham, tant les crimes attachés à Al-Nosra étaient légion). Une offensive de l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, permit sa libération en février 2020, repoussant les terroristes plusieurs kilomètres à l’est. La banlieue d’Alep fut aussi dégagée, permettant à la ville de ne plus être sous le feu des mortiers islamistes.
La ville peut enfin souffler. Elle a tellement souffert. Les destructions sont monstrueuses. Des rues entières sont jonchées de gravats, des kilomètres d’immeubles réduits à l’état de carcasses fantomatiques. Ce tragique spectacle est d’autant plus poignant que les immeubles non effondrés (criblés de balles tout de même) laissent entrevoir la beauté disparue d’Alep, la plus belle ville de Syrie.
Les combats ont été terribles, on le sait. Les plus beaux souks d’Orient ont été ravagés, les coquettes maisons du quartier chrétien défigurées et pillées. Mais, symbole de victoire, l’antique citadelle se dresse, magnifique sous le soleil. Les islamistes n’ont jamais pu la conquérir malgré des années de siège.
Le mythique hôtel Baron, qui accueillit le gotha mondial, vaut le détour. Fermé depuis 2012, il est resté dans son jus, sentinelle d’un glorieux passé. Même le bar n’a pas bougé, alignant ses bouteilles, et l’on imagine de Gaulle buvant un verre avec Agatha Christie et Lawrence d’Arabie, des habitués du lieu.
Des 300.000 chrétiens, il n’en reste plus que 30.000. Ruinés, pour la plupart. Alep est donc perdue ?
Mgr Jeanbart balaye ce défaitisme. Ses 78 ans et la guerre n’ont en rien entamé son énergie. Le patriarche de l’Église grecque-catholique a fait reconstruire ses bâtiments ravagés. Il célèbre la messe dans une église rénovée et nous fait l’amitié de dire en français une partie de son sermon.
Ce lointain descendant du célèbre corsaire nous reçoit avec affabilité et nous remercie d’être venus en Syrie. Il sait toute la désinformation à l’œuvre en Occident sur cette guerre qui restera le plus grand djihad des temps modernes : « Vos évêques ont été très gentils avec moi : ils m’ont invité en France pour que je m’exprime sur la Syrie. J’ai dit la vérité sur la guerre. » Avec un sourire malicieux, il ajoute : « Alors ils ne m’ont plus jamais invité… »
Mgr Jeanbart croit en l’avenir des chrétiens syriens. Nous doutons un peu : issu d’une famille de douze enfants, il est le seul de ses frères et sœurs à vivre en Syrie. C’est un symbole terrifiant. Mais il garde l’espérance et nous sommes admiratifs. C’est lui qui a raison.
Il faut maintenant laisser Alep la martyre pour aller vers la vallée des chrétiens et le crac des chevaliers.
Emeutes à Alençon…, Darmanin engage une procédure de dissolution de l’Alvarium
Le sinistre de l’Intérieur est toujours là où l’on ne l’attend pas.
Dans la nuit du 26 au 27 octobre, le quartier de Perseigne à Alençon (Orne) a été le théâtre d’impressionnantes scènes d’émeutes. Une quinzaine de véhicules ont été incendiés. Les pompiers, gendarmes et policiers, visés par des tirs de mortiers d’artifice. Une compagnie de CRS a été déployée. Marine Le Pen s’est rendue sur place pour soutenir les forces de l’ordre.
🎥 Comme je l’ai dit à cet habitant d’une cité d’#Alençon, la culture de l’excuse c’est fini ! Je serai intraitable avec les comportements délinquants et avec les attaques contre nos pompiers et nos policiers. pic.twitter.com/OVbZ6N4tjA
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) October 28, 2021
J’ai été faire à Alençon ce que @GDarmanin aurait dû faire, aller soutenir et féliciter les policiers et les pompiers.https://t.co/WPlJkl23OO
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) October 28, 2021
Quant à Gérald Darmanin, il est aux abonnés absents. Il vient d’annoncer le lancement d’une procédure de dissolution d’une association à Angers, l’Alvarium.
J’ai engagé ce jour une procédure contradictoire à l’encontre d’un groupement de fait d’ultra-droite, l’Alvarium, situé à Angers, en vue de sa dissolution. Les nombreux faits constatés, les signalements répétés de nombreux élus, dont le maire d’Angers, motivent cette action.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) October 28, 2021
L’Alvarium est un local associatif qui rassemble une communauté d’angevins qui vient en aide aux personnes. Comme il n’est pas tenu par les habituelles associations d’extrême-gauche, il est victime de calomnies, notamment de la part de la mairie, qui le désigne ainsi à la vindicte. Alvarium se présente sur son site internet comme une « association résolument identitaire », qui « promeut la culture angevine ». La persécution avait commencé en juin dernier.
A Nantes, l’extrême-gauche a mis une cible sur la tête d’Eric Zemmour, mais cela ne semble pas émouvoir nos grands défenseurs des vaaaleeuurs rééépublicaaaines !

Le Sénat italien a rejeté le projet de loi « contre l’homophobie »
Ce projet de loi, dit Zan, du nom de son promoteur le député inverti militant (du parti démocrate : PD) Alessandro Zan, avait été adopté par les députés en novembre 2020. Mercredi, à l’appel de la Ligue et de Fratelli d’Italia, un vote a bloqué le projet de loi, par 154 voix contre 131.
CSA et le film Unplanned : pas de délit d’entrave
Le CSA a rendu sa décision sur la diffusion du film pro-vie Unplanned, qui a beaucoup choqué les fanatiques de l’avortement. On comprend de cette décision qu’il n’y avait pas de délit d’entrave :
Le CSA a été alerté au sujet de la diffusion du film Unplanned le 16 août 2021 sur C8, lequel était accompagné d’une signalétique de catégorie II (« déconseillé aux moins de 10 ans »).
Le Conseil a considéré que la diffusion de ce film, œuvre de fiction relevant de la liberté de création, ne pouvait être regardée comme susceptible de générer un trouble à l’ordre public et que sa programmation relevait de la liberté éditoriale de la chaîne.
Il a par ailleurs vérifié la conformité de la diffusion en cause à la réglementation applicable en matière de protection du jeune public.
Selon l’article 2 de la recommandation du 7 juin 2005 du Conseil, la classification en catégorie II correspond aux programmes « comportant certaines scènes susceptibles de heurter les mineurs de 10 ans ». La classification en catégorie III s’applique quant à elle aux « œuvres cinématographiques interdites aux mineurs de 12 ainsi [qu’aux] programmes pouvant troubler les mineurs de 12 ans, notamment lorsque le programme recourt de façon répétée à la violence physique ou psychologique ».
S’agissant des programmes de catégorie III, l’article 3 de cette recommandation prévoit qu’ils « ne doivent pas être diffusés avant 22 heures. À titre exceptionnel, il peut être admis une diffusion après 20h30 de programmes de cette catégorie, sauf les mardis, vendredis, samedis, veilles de jours fériés et pendant les périodes de vacances scolaires ».
Le CSA a estimé que le film Unplanned relevait de la catégorie III en raison de son climat anxiogène et de la présence de plusieurs scènes susceptibles de troubler les mineurs de 12 ans. Il a également relevé à cet égard que le programme ne comportait pas, pour le jeune public, de ressorts de distanciation appropriés. En application des dispositions de l’article 3 de la recommandation précitées, ce film ne pouvait donc être diffusé en première partie de soirée durant les vacances scolaires.
Le CSA a donc mis en garde la chaîne contre la réitération de manquements aux règles édictées par les articles 2 et 3 de la recommandation du 7 juin 2005.
Nouvelle hausse du budget de l’immigration
Les députés ont voté une nouvelle augmentation de 3 % du budget immigration, en hausse constante depuis le début du quinquennat. Ce sont ainsi 1,90 milliard d’euros qui seront dépensés dans la gestion du flux migratoire en 2022, soit 58 millions de plus que lors de l’exercice 2021.
Cette somme sera consacrée à l’aide aux demandes d’asile. Ce budget contribuera notamment à la création de 1 500 places supplémentaires dans les centres d’accueil et d’examen des situations (CAES) et 3 400 autres dans les centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada).
« Il n’y a pas que les crédits qui progressent : le nombre prévisionnel de demandeurs d’asile aussi », a fustigé le député LR Mansour Kamardine. Son camp dénonce un « déni de réalité » de la part de la majorité.
C’est arrivé un 28 octobre…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
- le 28 octobre 312 : l’empereur romain Constantin, qui a placé la croix du Christ sur les boucliers de ses soldats, bat son rival Maxence sur le pont de Milvius, à 3km de Rome.
Au IVe siècle, Constantin, fils du gouverneur des Gaules et de sainte Hélène, se montre favorable aux chrétiens. A la mort de son père, en 306, ses soldats le proclament empereur à la place de l’empereur en titre Maxence, impie et cruel. Constantin franchit les Alpes, s’approche de Rome pour combattre les forces considérables de Maxence. Un jour*, il aperçoit dans le ciel une croix lumineuse avec cette inscription : in hoc signo vinces (par ce signe tu vaincras). La nuit suivante, le Christ apparaît et lui ordonne de se servir du signe céleste dans les combats. Constantin fait reproduire la croix sur son étendard et livre bataille à l’ennemi. Vaincu au pont de Milvius, Maxence se noie dans le Tibre. Pour la première fois dans l’histoire un étendard, porte le signe du Christ. Cette enseigne se compose d’une croix surmontée d’une couronne au milieu de laquelle les lettres Khi et Ro entrelacées représentent le monogramme du Christ.
Jusqu’à Constantin, les dangers étaient extérieurs au Christianisme. Après lui, ils deviennent intérieurs. L’arianisme qui nie la divinité du Christ provoque le concile de Nicée en 325.
- le 28 octobre 1359 : les rois Robert II Stuart d’Ecosse et Charles V de France concluent un traité d’alliance contre l’Angleterre.
Ce traité fait suite aux liens étroits entre Français et Ecossais qui se sont concrétisés par la victoire de Bannockburn où les Anglais sont écrasés (23-24 juin 1314). Le traité, qui n’a jamais dénoncé, stipule que tout Français naît Ecossais et tout Ecossais naît Français.
- 28 octobre 1628 : fin du siège de La Rochelle.
Le siège de la cité rebelle huguenote concrétise la victoire de la monarchie sur les places de sûreté du parti protestant. C’est un succès militaire éclatant pour le Roi et Richelieu.
C’est la fin de la campagne contre les Huguenots du Duc de Rohan-Soubise en Poitou, Languedoc, Gascogne et Béarn qui a commencée en 1623.
Le siège de La Rochelle commence début le 10 septembre 1627 (voir la chronique du jour). La ville qui refuse de se soumettre est dirigée par un conseil dominé par la figure du Maire Jean. Outre le Roi, qui n’hésite pas à converser avec ses soldats dans les tranchées et le Cardinal Ministre, l’Armée royale est placée sous un triple commandement : Louis de Nogaret d’Epernon, Cardinal de la Valette, Jean de Saint-Bonnet de Toiras et Henri de Schomberg. En juillet 1627, Charles Ier Stuart roi d’Angleterre envoie une flotte au secours des Rochelais. Les navires britanniques, placés sous le commandement de Georges Villers, duc de Buckingham débarquent sur l’île de Ré, le 12, pour y conquérir une base terrestre pour des opérations de secours. Mais Louis XIII a confié l’île à Jean de Toiras, qui résiste fermement aux 6 000 hommes de Buckingham en dépit de sa nette infériorité numérique ; il ne commande que 1 400 hommes environ.
Le Roi Louis XIII envoie 35 navires forcer le blocus anglais autour de l’ile afin d’y débarquer 4 000 hommes placés sous les ordres de Henri de Schomberg. Les troupes anglaises sont finalement forcées de rembarquer le 27 octobre, malgré l’arrivé d’un renfort irlandais entre temps. Le Duc Buckingham a perdu entre 5 000 et 7 000 hommes dans l’affaire. Suite à l’échec anglais et comprenant que la Rochelle ne tombera qu’à l’issue d’un siège, Richelieu fait construire une digue géante pour empêcher La Rochelle de recevoir des vivres et des armes. Considérée comme l’une des plus grands ouvrages du génie militaire de l’époque, l’édification de la digue de la Rochelle en novembre 1627 mobilise près de 4 000 ouvriers et soldats. Elle est en fait érigée sur la mer, reposant littéralement sur des navires échoués. Elle fait près de 1 500 mètres et est garnie de canons. Jean-Christian Petitfils, dans la biographie qu’il consacre à Louis XIII, indique que le Roi n’hésite pas à prêter main forte aux ouvriers et sapeurs, les pieds dans l’eau et à leur prodiguer des encouragements. Par deux fois en 1628, elle empêchera les navires anglais d’atteindre le port.
Finalement, le 28 octobre, sans assaut de l’Armée Royale, Jean Guitton et le Conseil décident de remettre les clés de la Ville à Louis XIII. Le Roi décide de pardonner à La Rochelle, mais conformément à ce que préconise le Cardinal contre les places de sûretés et les forteresses du Royaume, la quasi-totalité des murs de la cité sont détruits, excepté les tours protégeant l’entrée du port.
Fort de ce succès, le Roi de France peut redéployer ses forces vers les citadelles du Languedoc toujours tenues par les soldats du Duc de Rohan. Richelieu est donc en passe de réussir l’unité du royaume.
Voir les chroniques sur les capitulations des villes protestantes d’Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai) et sur la Paix d’Alès, le 28 juin.
- le 28 octobre 1886 : la statue “La Liberté éclairant le monde” (de 46m, et en bronze) réalisée par Bartholdi et Eiffel, symbole de l’amitié franco-américaine, est inaugurée par le président Cleveland, sur Liberty Island.
- le 28 octobre 1904 : début de l’affaire des fiches.
C’est le 28 octobre 1904 qu’éclate le scandale de l’affaire des fiches, aussi appelée affaire des casseroles. Le général André, alors ministre de la Guerre et franc-maçon, est à l’origine de l’affaire. Elle consiste à ficher les officiers en fonction de leurs opinions politiques et de leur pratique religieuse en vue de renseigner les loges maçonniques du Grand Orient de France. C’est peut-être par dépit de n’avoir pas été nommé secrétaire général du Grand Orient de France que Jean-Baptiste Bidegain, conscient de détenir une véritable bombe politique, rend l’affaire publique. L’avancement étant fait sur ces critères et non sur les capacités réelles des intéressés, cela aboutira à la fameuse « Hécatombe des généraux en 1914, pour reprendre le titre de l’excellent livre de Pierre Rocolle (Editions Lavauzelles).
- le 28 octobre 1924 : la France reconnaît l’URSS.
- le 28 octobre 1958 : Giuseppe Angelo Roncalli est élu pape au 12è tour, sous le nom de Jean XXIII.
- le 28 octobre 1962 : un référendum approuve à 62% l’élection du Président de la république au suffrage universel.
Wuhan : ce qui était une fausse nouvelle conspirationniste devient une vérité avérée
Après avoir traité le Prix Nobel de médecine (Pr Luc Montagnier), qui le dénonçait dès le début de la “pandémie”, de vieillard sénile voire gâteux, il est avéré que les laboratoires de Wuhan auraient bien manipulé des coronavirus. Puissance des campagnes médiatiques de propagande journalistique…
Des documents publiés par le NIH, l’Institut national de la santé américain, soulèvent de nouvelles questions sur les recherches en virologie menées par la Chine et sur certains financements octroyés par les États-Unis. Ils viennent confirmer en partie les soupçons que les laboratoires de Wuhan auraient conduit leurs travaux au-delà de ce qui avait été précédemment officiellement admis, notamment en manipulant génétiquement des coronavirus. Ils tendent aussi à montrer que l’ONG EcoHealth Alliance, qui les a en partie financés avec des fonds publics américains, a singulièrement manqué de transparence à leur propos.
Ces révélations placent dans une position délicate Anthony Fauci, principal conseiller de Joe Biden sur les questions de santé et directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, qui avait affirmé cet été devant le Sénat que le NIH n’avait pas financé des recherches incluant des manipulations génétiques de coronavirus. Or, près de vingt-deux mois après le début de l’épidémie, le NIH a reconnu la semaine dernière dans une lettre au Congrès américain qu’EcoHealth Alliance a effectivement subventionné des travaux de gain de fonction menés par l’Institut de virologie de Wuhan sur des coronavirus de chauve-souris. Ces manipulations consistant à faire muter un virus pour qu’il devienne potentiellement plus infectieux pour l’homme, sont très contestées par de nombreux chercheurs, en raison de leur dangerosité. La lettre fait aussi apparaître qu’EcoHealth Alliance a violé les termes des conditions de la subvention reçue par le NIH, en ne signalant pas un résultat qui aboutissait à décupler la capacité infectieuse d’un agent pathogène. Le NIH décrit dans sa lettre comme « inattendu » le résultat de ces travaux, s’abstenant cependant d’employer l’expression gain de fonction. Les interrogations avaient déjà été relancées au début du mois de septembre, quand le site d’information The Intercept avait publié plus de 900 pages de documents obtenus dans le cadre de la loi américaine sur la liberté d’information, concernant les subventions du NIH à EcoHealth Alliance. […]
I-Média : Damien Tarel, l’homme qui a giflé Macron, nous dit tout !
Entretien avec Damien Tarel
Damien Tarel, le Drômois qui a souffleté Macron, revient sur les manipulations médiatiques dont son geste a fait l’objet !
Commission Bronner, le nouveau ministère de la Vérité
Emmanuel Macron a lancé début octobre une commission destinée à lutter contre les « fake news » et les discours haineux sur la toile. Les membres de cette commission sont pour le moins peu recommandables.
Un livre sur la mort pour parler de la vie : Vie et mort sont les deux faces d’une unique médaille
Ancien aumônier général du collège Stanislas, à Paris, Philippe de Maistre est actuellement curé de la paroisse Saint-André de l’Europe. Il publie Mourir vivant. Une spiritualité de la fin de vie (Éditions Le Laurier). Extrait d’un entretien donné au Figaro :
Pourquoi un livre sur la mort ?
Pour parler de la vie ! La mort n’est pas un « à côté » de la vie. Vie et mort sont les deux faces d’une unique médaille. Tous les philosophes invitent à considérer la mort pour mieux vivre. Et la foi chrétienne voit dans la mort un passage vers la vie. Notre époque n’a de cesse de séparer mort et vie. On meurt loin de chez soi, à l’hôpital le plus souvent. La mort est ainsi chassée de la vie. Mais la vie est également chassée de la mort. Car on ne voit plus les derniers instants comme un temps à vivre. On leur nie toute valeur, faute de les placer dans la perspective de la vie éternelle. Du coup, on emploie beaucoup d’énergie à les abréger par l’euthanasie ou à les gommer par l’acharnement thérapeutique et la sédation profonde qui l’accompagne. « L’approche de la mort terrifie, et si le nouveau-né avait conscience de l’approche de la vie, il serait tout aussi terrifié », disait Charlie Chaplin. Le parallèle entre naissance et mort est fondamental. Comme le nouveau-né est pleinement impliqué dans l’événement de sa venue au jour, le mourant est pleinement impliqué dans l’enfantement à la vie éternelle.
Vous évoquez un « effacement du spirituel » qui empêche de bien considérer la mort…
Nombreuses sont les personnes qui se dévouent pour entourer les personnes en fin de vie, mais ne voient pas ce qui se joue ultimement : le mystère d’une naissance. On considère la douleur physique avec le souci louable de l’atténuer. On considère également les épreuves psychologiques avec le souci de les accompagner. Mais on oublie qu’il y a également un processus spirituel qu’il s’agit d’accompagner. L’homme est tridimensionnel : corps, âme (c’est-à-dire psychisme) et esprit (c’est-à-dire ouverture à la dimension transcendante). C’est cette dernière dimension qui est la grande oubliée de notre époque laïcisée. J’ai été bien souvent bouleversé par la qualité de la vie spirituelle de personnes pourtant diminuées intellectuellement ou atteintes dans leur équilibre psychologique. C’est le cas de bien des personnes atteintes d’un handicap mental dont la réceptivité à la vie spirituelle est infiniment plus développée que bien des personnes dites en bonne santé. […]
Sévice public
Une émission de France 2, financée par nos impôts, tente de faire croire que ce qui mine l’Education nationale, ce sont les élèves racistes. Opération bourrage de crane :
[Thread] Oubliez le lycéen qui bouscule sa prof impuissante au son de « wallah sur l’coran ». Dans le monde merveilleux du service public, les profs musclés règlent leurs comptes aux méchants élèves racistes. (« L’École de la vie », France 2). pic.twitter.com/NVBec1tEZ6
— SanglierSympa (@SanglierSympa) October 27, 2021
Mais cette scène cache une réalité bien plus sombre : le jeune Alex est sous l’influence d’élèves néonazis. Oui vous savez, les fameuses bandes néonazies qui font régner la terreur dans les lycées français. Mais si. pic.twitter.com/9866f9ZU7C
— SanglierSympa (@SanglierSympa) October 27, 2021
Le professeur (d’histoire-géo…) est inquiet. Il a donc contacté le référent RADICALISATION du rectorat. Il va falloir surveiller de près le jeune radicalisé… pic.twitter.com/24mGAEbFDl
— SanglierSympa (@SanglierSympa) October 27, 2021
…le dealer racisé se révèle bientôt n’être qu’un gentil clown qui vendait des pilules de caféine ! Hahaha, on vous a bien eu les racistes. pic.twitter.com/B1husProyc
— SanglierSympa (@SanglierSympa) October 27, 2021
— Bouli ⛄ (@bouliboulibouli) October 27, 2021
« Face à la rue » : l’attente d’un homme qui serait à la politique ce que fut un Don Camillo pour sa paroisse
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur l’émission de CNews, « Face à la rue » :
Il y avait le Face à la Une du milieu des années 90. L’émission politique phare de TF1 présentée par Patrick Poivre d’Arvor ou Claire Chazal. On se souvient, dans un autre style, du Face à la mer, véritable tube du duo Calogero / Passy au milieu des années 2000. Plus récemment, l’émission Face à l’info continue de tenir toutes ses promesses, avec puis sans Zemmour. Ses remplaçants n’y sont d’ailleurs pas pour rien. Charlotte d’Ornellas, ma consœur, faisant profiter les téléspectateurs de ses indéniables talents de pédagogue en même temps que de son assurance décomplexée de femme de droite. Mathieu Bock-Coté offre de son côté aux fidèles de l’émission, par son incroyable capacité d’analyse et la puissance de son verbe (habité par ce jubilatoire accent québécois qui participe de son charme), un éclairage qui n’étonnera pas ceux qui le suivaient depuis longtemps, depuis ses livres surtout.
Une émission à l’audience record
Après tout ces Face à…, place désormais à un concept original, télévisuel et journalistique : Face à la rue. Lundi dernier, cette nouvelle création de la chaîne CNews, avec le présentateur Jean-Marc Morandini à la baguette, a permis au canal 16 de la TNT de réaliser un énorme succès d’audience, un record même pour cette tranche horaire (10h30-12h). Plus d’un demi-million de téléspectateurs ont suivi la déambulation de l’essayiste Éric Zemmour dans les rues de Drancy. Sur le parcours, différentes étapes jalonnaient l’émission. Rencontre avec une femme voilée, dialogue avec un repris de justice à la double nationalité franco-algérienne, passage dans une boucherie hallal, entretien avec des responsables associatifs, échange avec un responsable de syndicat de police, débat avec un militant LGBT, confrontation avec un orateur de la France Insoumise : tout était réuni pour un petit cocktail de punchlines et de propositions chocs. Certains regretteront un scénario artificiel. Pourtant, au-delà d’une mise en scène nécessairement préparée pour préserver le fil du déroulement de l’émission, les rencontres avec les personnes de la rue, impromptues et sur le vif, elles, ne trompent pas.
L’attente souterraine d’un homme qui serait à la politique ce que fut un Don Camillo pour sa paroisse
Ces rencontres inopinées, dans un style semblable, façonnent la vie sacerdotale. Le prêtre, pourvu qu’il porte un signe distinctif, et a fortiori qu’il revête la soutane, laisse rarement indifférent. Avec son col romain, le voici, lui aussi, « face à la rue ». Mais pour sa part, au quotidien. A chacune de ses sorties, il fait face à un monde essentiellement différent du sien. « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » (Luc 10, 3). « Parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisi du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait » (Jean 15, 19). Alors, oui, irrésistiblement, la soutane interpelle, dérange ou questionne. Toujours elle suscite l’interaction, le dialogue, l’échange. Parfois viril. Mais presque toujours profitable. Le prêtre, cette espèce en apparente voie de disparition, quand le rencontre-t-on ? Rarement, c’est juste. A un baptême, parfois. A un mariage, occasionnellement. Lors d’une cérémonie d’obsèques, éventuellement, pourvu que la famille ait réussi à éviter que ce soit des laïcs qui s’en chargent. Mais si, hélas, trop peu de personnes ont l’occasion de voir un prêtre, le prêtre, lui, a l’occasion de voir du monde.
L’atout apostolique du ministère sacerdotal se mesure précisément à sa correspondance avec la vie évangélique du Christ lui-même : affronter la rue. L’homme de Dieu qui, à l’image de Jésus et ses apôtres, va visiter tous et chacun, ceux dont la vie semble lisse comme ceux dont le parcours est cabossé, riches et moins riches, pêcheurs et docteurs, saintes femmes et prostituées, celui-là connaît les palpitations de la société. Face à la crise religieuse ou au désintérêt politique, certains voudraient réinventer l’Eglise, comme d’autres souhaiteraient supprimer les sondages ou le suffrage universel pour l’élection présidentielle. Foutaise ! Modifier le paradigme des défis à venir pour mieux dénouer les problèmes du présent constitue une terrible lubie à laquelle on ne tordra jamais suffisamment le cou. Les âmes ont besoin de prêtres à la Don Camillo comme les citoyens ont besoin de responsables politiques authentiques. Ou pour mieux dire, l’audimat impressionnant de l’émission Face à la rue avec Éric Zemmour montre chez le peuple français l’attente souterraine d’un homme qui serait à la politique ce que fut un Don Camillo pour sa paroisse. Un élu qui s’intéresse à leurs problèmes parce qu’il connaît leur réalité. Non pas en jouant au pauvre ou au sans-grade, mais en allant sur leur terrain. Les défis pastoraux et les enjeux politiques possèdent des registres semblables : écouter les cœurs pour mieux leur offrir les secrets de la grâce, mesurer les inquiétudes de la base pour mieux lui faire profiter des trésors d’un empirisme organisateur. L’un et l’autre se trouveront ajustés par l’expérience des âmes ou celle de l’Histoire.
Les Français aiment la religion comme la politique. Pourvue qu’elles sonnent vraies.
A l’heure où l’Eglise en France a perdu de sa superbe et où l’image du prêtre se trouve gravement abîmée, le besoin de trouver chez l’homme de Dieu une oreille attentive ne faiblit pas. Bien sûr, l’indifférence religieuse a gagné du terrain mais, depuis que je porte la soutane, je peux témoigner de la propension des gens à se confier au prêtre que je suis. Partout et en tout lieu. Malgré tout ce que l’on entend sur le clergé – ou tout ce que certains s’attachent à généraliser à son sujet – la masse des gens voit dans le curé celui à qui on peut tout dire sans prendre le risque d’être jugé. Comme s’il existait chez le peuple un bon sens quasi invincible à voir dans le prêtre cet homme bon et bienveillant, prêt à dire des vérités qui dérangent mais toujours en vue de son bien – tel Monseigneur Myriel, le bienfaiteur du bagnard Jean Valjean ou l’abbé Pierre, le veilleur de l’hiver 54.
Ecouter une certaine bien-pensance affirmer que le succès d’Éric Zemmour relèverait d’une bulle médiatique artificielle serait amusant si cette même bien-pensance n’avait de cesse de taxer de complotistes ceux qui fustigent leur OPA intellectuelle sur le monde de la culture depuis plus d’un demi-siècle. Au-delà des idées du candidat putatif, l’audience de l’auteur de La France n’a pas dit son dernier mot, ses salles pleines et les milliers de vues de ses interventions sur internet attestent que les Français aiment, au fond, la politique. Ils l’aiment quand elle se rapproche de leur quotidien. Quand elle met des mots sur leurs maux. Et quand elle leur propose, après le mythe du vivre-ensemble et l’échec du côte à côte, d’éviter un face-à-face explosif et meurtrier. Un Face à… dont, ici, personne ne veut voir le succès.
Retour de Syrie : Maaloula la chrétienne
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Laissant Damas derrière nous, il faut maintenant diriger nos pas au nord, vers de hauts lieux du christianisme. Nous commençons par Notre-Dame de Seidnaya, qui domine la ville éponyme. C’est un lieu de pèlerinage : on y vénère une icône de la Vierge peinte par Saint Luc.
Ce ne sont pas les grandes foules de Lourdes, mais de nombreux fidèles de tous âges sont présents et entreprennent l’éprouvante ascension d’une longue volée de marches. Nous croisons un groupe de Syriennes qui redescend. L’une d’elles nous lance : « Quel bonheur d’entendre à nouveau parler français ici ! » Certains vieux fidèles ont du mal ; il y a bien un ascenseur, mais alors ce n’est plus un pèlerinage.
Les dévotions faites devant l’icône malheureusement cachée, il est temps d’aller à Maaloula, ville symbole, cruellement touchée pendant la guerre et qui tente de revivre.
Nous sommes accueillis par le père Toufic Eïd, prieur du couvent Saints-Serge-et-Bacchus (notre photo), l’âme du village. Il nous emmène dans son église qui fut ravagée par les djihadistes et raconte. En septembre 2013, les islamistes d’Al-Nosra détruisent le barrage de l’armée grâce à un attentat-suicide et conquièrent le village. L’armée reprend Maaloula quelques jours après mais doit se replier devant un afflux de renforts djihadistes de plusieurs milliers d’hommes, notamment tchétchènes.
« Trois de nos jeunes sont tués, six enlevés. Mais Dieu sauva les autres : isolés par petits groupes, ils n’avaient plus aucune liaison. Tous ensemble, ils eurent la même idée : quitter leurs positions et rejoindre le centre du village. Plusieurs dizaines se retrouvèrent ainsi et purent évacuer Maaloula sans autres pertes. Pour moi, c’est le Saint-Esprit qui les a inspirés. Ils seraient tous morts autrement. Les autres habitants étaient partis la veille. »
Entre pillards et djihadistes, il n’y a guère de différence et toutes les maisons furent visitées et pillées, jusqu’aux robinets et aux ampoules. Les terroristes d’al-Nosra enlevèrent ensuite les douze religieuses du couvent orthodoxe de Sainte-Thècle. Le pire fut envisagé mais, heureusement, elles furent ensuite échangées contre plusieurs dizaines de prisonniers islamistes.
Et les six jeunes enlevés ? Le père Toufic essuie une larme : « On a retrouvé cinq squelettes au Liban. L’ADN est formel. Ils sont enterrés ici. Le sixième, nous n’avons jamais su. » Il retrouve le sourire devant une très vieille icône :
« Elle était enfouie sous les gravats du toit de l’église, les islamistes ne l’ont pas vue. »
Faut-il ici rappeler ici que l’Occident a livré armes et argent au Front al-Nosra ?
Depuis, Maaloula panse ses plaies. Les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont reconstruit les maisons et nous passons la nuit dans les familles chrétiennes de Maaloula. Leur accueil est digne de l’Orient. C’est une fête pour ces gens pauvres qui ne sortent quasiment jamais de leur village. Ils nous laissent leur lit (ce n’est pas négociable) et nous échangeons de menus cadeaux qui scelleront cette amitié entre chrétiens qui ne parlent pas la même langue. Les trois petits garçons, qui s’appellent Serge, Bacchus et Georges, nous dévorent des yeux. Nous regrettons de ne pas avoir apporté de jouets.
Après une douche spartiate dans une salle de bains où les impacts de balles sont là pour nous rappeler ce que ces chrétiens ont vécu, il faut partir. La maman, Elain, verse une larme et nous souhaite la bénédiction de Dieu.
C’est maintenant Alep, autre ville martyre, qui nous attend.
