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La mairie de Paris se réjouit de faire fuir les familles

Au chiffre de 6 000 écoliers ayant quitté Paris, Patrick Bloche, Maire Adjoint de Paris chargé de la famille ose répondre que c’est tant mieux : il y a ainsi moins d’enfants dans les classes :

 

Promotion de l’exploitation des mères porteuses sur le service public : La Manif Pour Tous saisit le CSA

Communiqué de La Manif Pour Tous :

Le service public n’a pas à présenter de manière angélique une pratique interdite et constitutive d’un délit en France parce qu’elle est une alinéation des femmes. En militant ouvertement pour l’exploitation reproductive des femmes, le service public s’engage dans une voie dangereuse. Saisi, le CSA doit désormais agir pour y mettre fin.

Le Parisien, Europe 1, Sud Radio, Quotidien (TMC) mais aussi C à dire ?! sur France 5 ou bien encore La Maison des maternelles sur France 2… Christophe Beaugrand est en pleine promotion de son livre et fait donc la tournée des médias. Le problème, c’est qu’il y fait la promotion de la GPA en racontant son parcours de commanditaire d’un bébé aux Etats-Unis. Or, si le recours aux mères porteuses est strictement interdit en France, c’est parce que la GPA est une aliénation de la femme et qu’elle génère un trafic international d’enfants. Rappelons que la GPA consiste à passer un contrat pour faire inséminer une femme, l’utiliser – ne nous voilons pas la face – comme incubatrice, et prendre l’enfant après l’accouchement. Cette pratique est de l’exploitation reproductive qui instrumentalise les femmes pour leurs capacités reproductives. C’est aussi une marchandisation des bébés avec un business aussi sordide que lucratif pour tous les intermédiaires et intervenants, eux-mêmes touchant beaucoup d’argent sur le dos des mères porteuses.

La Manif Pour Tous vient de saisir le CSA à la suite de l’émission La Maison des Maternelles diffusée le 11 octobre sur France 2, c’est-à-dire sur le service public. Au cours d’une séquence de 18 minutes, la Gestation Pour Autrui est présentée par l’animatrice, Agathe Lecaron, comme une “merveilleuse aventure ultra-émouvante”, sans qu’aucun point de vue contradictoire ne soit développé. Sous le bénéfice de son statut, censé lui donner une forme d’objectivité, l’animatrice indique que la GPA aux Etats-Unis serait une “GPA éthique”, ce qui est une expression largement contestée dans le débat public français. Ce vocable sera ensuite évidemment repris, toujours sans nuance ni questionnement, par Christophe Beaugrand. L’animatrice ajoute que “ce qui est très important c’est de retenir que c’est un geste altruiste et que c’est aussi très encadré”, sans jamais évoquer la réalité sordide de la gestation pour autrui, les pressions et contraintes auxquelles elle donne lieu pour les femmes, avec les sélections des mères porteuses, mais aussi des femmes qui fournissent leurs ovocytes sur des critères physiques, médicaux, intellectuels…, sans parler non plus de tout ce qui concerne la filiation explosée de l’enfant et de l’impact potentiel de l’arrachement à sa mère tout de suite après la naissance. Après avoir, toujours sans la moindre contradiction, laissé dire à Christophe Beaugrand que la remise de l’enfant par celle qui l’a porté à celui qui l’a commandé serait une “réunion d’amour autour d’un projet”, l’animatrice conclut la séquence en insistant sur “la notion d’histoire d’amour, d’altruisme, ce beau cadeau super émouvant” et en revendiquant : “c’est en racontant ces belles histoires qu’on arrivera à faire évoluer les mentalités”.

Il s’agit là de propagande en faveur de l’exploitation reproductive des femmes et non d’informations !

« Toute la séquence est totalement univoque, sans la moindre contradiction, la moindre nuance ou mise en perspective, sans évocation des débats qui entourent le principe-même de cette pratique, ni même le rappel exprès de son interdiction en France et de ses motifs. La partialité est assumée au nom de la nécessité de “faire évoluer les mentalités”, l’animatrice faisant mine de ne pas voir que cette pratique est le summum du sexisme. Ce n’est pas du journalisme mais du militantisme au goût amer, dont les femmes et les enfants sont les victimes » résume Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Dans Valeurs Actuelles, Ludovine de La Rochère dénonce également la proposition de loi de Monique Limon :

Cette proposition de loi portée par Monique Limon, députée LREM, prévoir d’ouvrir l’adoption aux couples non-mariés, c’est-à-dire pacsés ou concubins. Cette tentative d’ouverture de l’adoption à tous les couples quelle que soit leur situation matrimoniale avait déjà été voulue sous François Hollande. Mais les députés y avaient renoncé, La Manif Pour Tous menaçant d’une nouvelle manifestation. Cette fois-ci la proposition de loi revient et vise à faciliter la gestation pour autrui (GPA), en permettant l’inscription du conjoint ou de la conjointe du père de l’enfant comme parent à l’état civil français.

En quoi ce texte facilite-il le recours à la GPA ?

Cette proposition de loi détourne l’adoption en l’utilisant pour faire reconnaître par la France les commanditaires d’enfants par GPA. Plus précisément, il s’agit de faire reconnaître le ou la conjointe du père biologique, l’adoption plénière qui serait faite à son bénéfice effaçant la filiation d’origine de l’enfant (donc la mère) et étant irrévocable. On fait ainsi disparaître la filiation réelle de l’enfant pour servir la volonté des adultes. Or le principal frein à la GPA reste, pour le moment, de ne pas pouvoir être reconnu comme parents de l’enfant. Si on facilite la reconnaissance de la filiation d’intention des enfants nés par GPA, alors on incite des Français à aller commander des enfants à l’étranger et donc à exploiter des femmes, à séparer des enfants de leur mère et à participer au trafic international d’enfants.

Cette loi répond aux revendications d’une ultra-minorité. Elle est l’une des concrétisations de l’idéologie du genre qui considère que homme ou femme/père ou mère ne signifie rien et qui a donc conduit aux revendications du mariage de personnes de même sexe, puis de la PMA sans père, de la GPA, des transitions « de genre », etc.

La Cour de cassation avait déjà permis la reconnaissance de la « filiation d’intention » dans le cadre de la GPA. Qu’est-ce qui change avec cette réforme ?

Effectivement, la Cour de cassation avait validé fin 2019 la filiation d’intention pour madame Mennesson et elle avait été ensuite suivie par le tribunal de Nantes pour d’autres commanditaires de GPA. Mais la loi « bioéthique » 2021 – après de houleux débats sur ce sujet – s’est conclue avec l’obligation d’apprécier la filiation d’intention des enfants nés de GPA à l’étranger « au regard de la loi française » (article 7), ce qui va à l’encontre de cette jurisprudence et a mis aussitôt un coup d’arrêt aux procédures en cours. Pour rassurer les députés qui réclamaient une reconnaissance automatique de ces filiations d’intention, le gouvernement leur promettait alors cette réforme de l’adoption. Cette proposition de loi vise donc à reconnaître la filiation d’intention pour tous les couples ayant eu recours à une GPA, qu’ils soient mariés ou non.

Pourtant certains sénateurs affirment qu’il n’est pas question de GPA dans le texte…

Ce n’est pas parce que le mot GPA n’est pas écrit qu’il n’en est pas question. Les promoteurs de la GPA avancent masqués et toujours par étape. Face à nos arguments sur le lien PMA sans père-GPA, le gouvernement a prétendu lors des débats « bioéthiques » que la GPA était sa « ligne rouge », et c’est pourquoi il a reculé sur l’article 7 que j’évoquais. Mais l’on voit une fois de plus que le gouvernement est hypocrite et cynique. Ce texte est un cheval de Troie pour la GPA.

Dans l’exposé des motifs de la loi, la députée Monique Limon (LREM) affirme que la réforme « correspond à l’intérêt de l’enfant ». Est-ce vrai ?

Pas du tout ! Plus les progressistes anti-famille parlent d’intérêt de l’enfant et d’éthique, plus on peut être sûr que ce n’est ni dans l’intérêt de l’enfant, ni éthique. Pour preuve, à l’Assemblée nationale, Monique Limon a refusé tous les amendements qui visaient à prendre en compte « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Dans l’exposé des motifs, il est question d’intérêt de l’enfant, mais seul l’intérêt des adultes est visé. Statistiquement, les couples mariés sont les plus stables et l’engagement du mariage protège les enfants. Alors que pour les couples pacsés ou concubins, rien n’est prévu pour l’enfant en cas de séparation, outre le fait que les concubins n’ont pris aucun engagement de vie commune. C’est donc un texte aberrant, démagogique et contre l’intérêt supérieur de l’enfant. […]

Les AFC reçues à l’Elysée pour évoquer les sujets qui touchent les familles : bioéthique, politique familiale et éducation

Pascale Morinière, Présidente des Associations Familiales Catholiques, communique :

Hier, mercredi 13 octobre, une délégation des Associations Familiales Catholiques a été reçue à l’Élysée par le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, et plusieurs de ses proches conseillers.

Un an après un premier rendez-vous, nous sommes venus redire que la famille est une promesse d’avenir pour notre société et non une réalité du passé. Les familles stables, durables, ouvertes à la vie, attentives à l’écologie sont la solution aux défis actuels.

La famille, socle de la société

Nous avons rappelé que la structure intime de la société n’est pas constituée de “foules solitaires”, voire de segments clientélistes à satisfaire, mais de familles qui permettent, et elles seules, l’enracinement de chaque personne et, de proche en proche, tissent la trame de notre société. L’Etat se doit d’aider les familles à faire ce qu’elles seules savent mettre en œuvre : la solidarité de proximité comme l’épidémie de la Covid-19 l’a magistralement démontré.

Nous sommes revenus sur la loi de bioéthique et avons demandé que la France porte l’abolition mondiale de la GPA.

Nous avons demandé aussi de considérer l’IVG comme un problème de santé publique et de mettre en place une véritable politique de prévention.

Un investissement pour l’avenir

Nous avons également fait remarquer que la politique familiale attend des mesures très fortes en faveur de la natalité car la relance ne peut être seulement économique. Elle doit aussi investir dans l’écosystème naturel de chacun, la famille. Développer la politique familiale n’est pas une dépense de plus mais un investissement pour l’avenir.

Nous avons abordé la question de la liberté scolaire et de la protection des mineurs contre la pornographie.

Enfin, nous avons plaidé pour le développement des soins palliatifs plutôt que la légalisation de l’euthanasie qui entraînerait de facto le constat que certains sont de trop dans la société. Il nous a été répondu que la question n’était “pas mûre”.

Nous continuerons donc à être extrêmement attentifs à cette ligne rouge avec le candidat Macron, comme avec tous les autres candidats. 

Paris : l’église de la Trinité rhabillée

La Ville de Paris a lancé le plus gros chantier de restauration de son patrimoine, celui de l’église de la Trinité dans le 9e arrondissement, qui prendra fin en 2027 et coûtera 24 millions d’euros.

Construite entre 1861 et 1867 par l’architecte Théodore Ballu, cette église évoque l’architecture religieuse typique du Second Empire: monumentale, avec un clocher qui culmine à 65 m de hauteur, et richement ornementée.

Fragilisée par des pierres de mauvaise qualité, elle aura connu la malédiction de trois campagnes de restauration qui n’auront fait qu’accélérer les dégradations de ses façades. Une première restauration avait été menée quinze ans après sa construction, une autre entre 1921 et 1924 et une dernière s’est achevée il y a 36 ans. L’insertion de ragréages à base de ciment métallique accélère la détérioration. Pollution, mauvaise qualité des pierres choisies; ce sont les mêmes pathologies principales que rencontrent de nombreuses églises parisiennes construites à la fin du XIXe siècle.

Avec un échafaudage à 70 mètres du sol, ce chantier est le plus important. 20,2 millions d’euros du chantier de la Trinité seront financés par la Ville et 3,8 millions d’euros par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) d’Île-de-France. La première tranche, qui se terminera en octobre 2023, comprend notamment la restauration extérieure et intérieure du campanile, des deux tours lanternes, du mur pignon nord avec sa balustrade.

Dommage d’avoir recouvert l’église d’une publicité pour prêt à porter…

Julien Odoul (RN) assimile musulmans, juifs et catholiques

Invité de l’émission Touche Pas à Mon Poste sur C8, Julien Odoul, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté RN, se vante de refuser de voter toute subvention pour une association catholique et d’interdire autant le voile islamique que la kippa et une croix ostentatoire…

I-Média : Samuel Paty assassiné, l’Education nationale complice ?

Image de la semaine 

Les médias ont relayé, comme à leur habitude, le mantra alarmiste et hygiéniste. Certains articles vous enjoignent à garder vos distances avec votre nourrisson, car après le covid, il serait menacé par une grave épidémie de bronchiolite. Jean-Yves Le Gallou casse cette rengaine interminable.

Samuel Paty assassiné, l’Education Nationale complice ?

Un an après l’assassinat odieux de Samuel Paty par un Tchétchène sur le parvis de son collège, il est temps de revenir sur le mécanisme infernal qui a conduit l’enseignant Samuel Paty à sa mort. L’Education nationale et son administration semblent avoir joué un rôle dans l’escalade du conflit.

Revue de presse

Nous revenons sur quelques faits d’actualité ayant marqué la semaine passée : la “blague” de Gaëtan Matis sur Zemmour, les manifs anti-passe en Italie ou encore Gilles Bornstein déclarant qu’Eric Zemmour n’a pas sa place sur France Télévisions.

Pologne – UE, le bras de fer a commencé !

La Pologne a initié un véritable bras de fer avec l’Union Européenne à la suite d’une décision de justice de son Tribunal Constitutionnel. Une décision qui n’a pas été comprise par la plupart des médias et a bien souvent été montée en épingle. Jean-Yves Le Gallou revient sur cette affaire politico-juridique complexe.

C’est arrivé un 14 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 octobre 1066 : la bataille de Hastings.

Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, débarqué à Pevensey le 28 septembre 1066 prend ses quartiers dans la ville de Hastings. Il est accompagné de 4000 hommes et cherche à détrôner le Roi Harold. Il y affronte et bat avec ses Normands les Anglo-Saxons de Harold à Hastings.

  • le 14 octobre 1561 : fin du colloque de Poissy.

Voir la chronique du 9 septembre avec la citation de Grotius sur l’impossible unité des protestants s’ils ne rentrent pas dans le sein de l’Eglise catholique.

  • le 14 octobre 1670 : première du Bourgeois Gentilhomme de Molière devant Louis XIV et sa Cour.

Devant le Roi Louis XIV et sa cour qui se trouvent alors au château de Chambord, Molière donne la première représentation du “Bourgeois gentilhomme”. Satire de la bourgeoisie française de l’époque, la pièce dépeint un personnage délirant d’imagination, qui se prend pour un grand seigneur. La musique du compositeur Lully. A 47 ans “Le Bourgeois gentilhomme”, est une des dernières de Molière. Il meurt trois ans plus tard sur scène, lors d’une représentation du “Malade imaginaire“.

  • le 14 octobre 1702 : bataille de Friedlingen.

La bataille de Friedlingen a lieu au cours de la guerre de Succession d’Espagne. Le maréchal Claude Louis Hector de Villars commande une armée de 20 000 hommes ; il a pour mission de renforcer la position de la France en Souabe. Les troupes du Saint-Empire, commandées par Louis-Guillaume Ier de Bade, s’interposent, pour empêcher l’armée française de rejoindre la Bavière. Les Français sont supérieurs en nombre et infligent de lourdes pertes à l’armée impériale, faisant 3 000 victimes.

  • le 14 octobre 1793 : début du procès et de la condamnation à mort de la Reine Marie Antoinette.

Ce 14 octobre 1793, Marie-Antoinette comparaît devant le tribunal révolutionnaire. Veuve depuis neuf mois, elle se sait condamnée d’avance. Les révolutionnaires peu sourcilleux de respecter la vérité et les règles de la justice ont commencé depuis deux jours à l’interroger secrètement. Elle n’a rien perdu de sa majesté et de sa dignité et c’est une femme sobre et calme qui défend sa vie, avec cette fameuse phrase qui serre le cœur des femmes dans l’assistance : “J’en appelle à toutes les mères” lorsqu’on la calomnie d’incestueuse. Elle est décapitée deux jours plus tard. (Voir la chronique du 16 octobre).

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 81 les derniers mots de la Reine à ses accusateurs, qui lui demandent si elle a quelque chose à ajouter pour sa défense :

«Pour ma défense, rien, pour vos remords, beaucoup. J’étais Reine et vous m’avez détrônée ; j’étais épouse et vous avez massacré mon mari ; j’étais mère et vous m’avez arraché mes enfants. Il ne me reste que mon sang, hâtez-vous de le répandre pour vous en abreuver. »

  • le 14 octobre 1805 : victoire de Ney à Elchingen.

Les 17 000 hommes du 6ème Corps de Ney, battent les 16 000 soldats de l’Armée autrichienne commandés par le Feldmarschall Johann von Riesch. La victoire donne à Ney le titre de Duc d’Elchingen.

  • le 14 octobre 1806 : victoires d’Iéna et d’Auerstedt.

Le 7 octobre 1806, la Prusse du roi Frédéric-Guillaume III déclare la guerre à la France. La première victoire est le fait de Napoléon avec une large supériorité numérique, la seconde de Davout en situation d’infériorité numérique et face au roi de Prusse et à ses deux meilleurs généraux, qui sont tués dans le combat : Brunswick et von Schmettau.

Si Napoléon, rédigeant lui-même les chroniques du journal de la Grande armée minimise le rôle de Davout pour s’auto encenser, il faut reconnaître, que la maîtrise tactique de Davout est exceptionnelle et que les conséquences politiques de Auerstedt sont plus importantes que celle de Iéna. A Auerstedt, la Prusse perd toute son artillerie et 13 000 soldats.

Bonald a un mot dur mais très juste, sur les victoires napoléoniennes:

« Toutes les victoires de Napoléon sont au Muséum ».

Austerlitz, Wagram, Iéna, la Moskowa sont de très belles choses du point de vue de l’art militaire, des sujets de tableau, des sujets de littérature incomparables, mais quant-à leurs résultats et leur utilité, elles sont pires que le néant, car elles aboutissent à des millions de morts Français et un déclin démographique, à deux invasions pour l’oncle, une pour le neveu, à la perte de l’empire colonial…etc.

Soulignons la réflexion de Marbot dans ses Mémoires :

«Quoique je fusse encore bien jeune à cette époque, je pensais que Napoléon commettait une grande faute en réduisant le nombre des petites principautés de l’Allemagne. En effet, dans les anciennes guerres contre la France, les huit cents princes des corps germaniques ne pouvaient agir ensemble… Au premier revers, les trente-deux souverains, s’étant entendus, se réunirent contre la France, et leur coalition avec la Russie renversa l’Empereur Napoléon, qui fut ainsi puni pour n’avoir pas suivi l’ancienne politique des Rois de France. »

  • le 14 octobre 1809 : paix de Vienne.

Napoléon Ier, vainqueur de la Cinquième coalition, à Wagram, oblige les Autrichiens à signer la Paix de Vienne. L’Autriche cède Salzburg, la haute-vallée de Inn, Trieste, la Carniole et la Croatie, qui deviennent une partie de l’Empire français sous la dénomination de Provinces Illyriennes. Des articles secrets du traité imposent à l’armée autrichienne de se limiter à 50 000 soldats jusqu’à la signature de la paix avec l’Angleterre et jusqu’à ce que les fortifications de Vienne soient détruites.

  • le 14 octobre 1856 : naissance de Louis-Gustave Binger, officier et explorateur français.
  • le 14 octobre 1936 : la Belgique renonce à son alliance militaire avec la France.
  • le 14 octobre 1976 : le naufrage du pétrolier Bohlen provoque une marée noire au large d’Ouessant.

Collège Notre Dame de l’Aurore (31) : Une éducation intégrale pour les familles les plus modestes

Le projet éducatif de Notre Dame de l’Aurore s’appuie sur la vision d’une éducation chrétienne qui élève l’âme des enfants tout en nourrissant leur intelligence. A cette fin, le collège offre à ses élèves l’excellence d’un enseignement traditionnel et structuré, un accompagnement personnalisé et unique et enfin des ateliers d’initiation aux arts et aux métiers.

Notre Dame de l’Aurore désire donner sa chance à tout enfant désireux de bénéficier de ce projet et le coût de scolarité ne doit pas être un frein à son intégration dans l’établissement.

Depuis son ouverture il y a trois ans, nous comptons sur le fidèle soutien des professeurs et des parents, premiers ambassadeurs du bien fondé de ce beau projet, ainsi que sur celui de nos bienfaiteurs.

Collège Notre Dame de l’Aurore

Le petit Collège Notre Dame de l’Aurore se situe à la campagne, dans la petite ville de VERFEIL (31) à 20km de Toulouse et à 15km de Lavaur.

Les fondateurs du collège Notre Dame de l’Aurore sont des parents catholiques de la paroisse de Montastruc-La-Conseillère (31). Professionnels de l’enseignement, ils ont eu le désir de créer Notre Dame de l’Aurore pour les collégiens des familles locales en demande.

Une vision : offrir un enseignement chrétien favorable à la croissance unifiée de toute la personne.

La foi est au cœur du projet et chaque instant de la journée est vécu dans la Présence de Dieu et la joie que donne l’Espérance chrétienne. La foi et la charité des enfants sont soutenues en particulier par la messe et l’adoration hebdomadaires, grâce aux Dominicains de Toulouse, au curé de paroisse et aux frères de la communauté Bene-Yozefu du Burundi.

Quel est notre impact sur la société ? Notre vision

Immédiat :

  • Le collège Notre Dame de l’Aurore compte 32 élèves. Il apporte aux enfants une éducation catholique, structurée, personnalisée et unique.
  • Le collège Notre Dame de l’Aurore crée de l’emploi au niveau local et régional. Il compte aujourd’hui 15 professeurs.

Sur le long terme :

  • Il apporte aux collégiens un esprit structuré et une formation équilibrée pour leur permettre d’aborder le lycée en toute sérénité.
  • Il forme les futurs adultes catholiques de notre société française.

Les élèves et leurs professeurs :

Cette vision conduit les professeurs à mettre en œuvre dans le quotidien des enfants une éducation intégrale, sur laquelle les familles peuvent s’appuyer pleinement pour aider leurs enfants à faire grandir chaque aspect de leur personne : « corps et âme, cœur et conscience, pensée et volonté » (Gaudium et spes, 3,1).

La formation de la pensée des enfants passe notamment par l’intellect mais aussi par l’intelligence pratique et artistique, grâce à des ateliers de travaux manuels et par la pratique du chant choral et du théatre.

Avec une pédagogie s’appuyant sur la sagesse éducatrice de saint Jean Bosco, le projet du collège Notre Dame de l’Aurore aboutit chez l’enfant à faire jaillir en lui une plus grande confiance, à se construire pas à pas, à son rythme, et avec persévérance, pour devenir l’adulte de demain.

Ceci se réalise grâce à l’écoute, la patience et le travail coordonné des trois acteurs essentiels que sont l’enfant, ses parents et ses professeurs.

Le collège est indépendant et ne reçoit aucune subvention de l’Etat. Désireux de donner une chance à tout enfant souhaitant bénéficier de notre projet éducatif, l’AGLAE et le collège ont fait le choix de proposer des réductions de frais de scolarité auprès des familles à revenus modestes.

Cette quote-part représente une somme annuelle totale de 15 000 euros. Nous avons besoin de vous pour combler cette quote-part qui nous permet d’accompagner nos familles et leurs enfants.

Les sommes collectées serviront à donner une chance aux familles et à leurs enfants de bénéficier du projet éducatif du collège. 15 000 euros permettra de financer 5 scolarités complètes (une scolarité = 3000 euros/an).

Si votre générosité nous permet de collecter davantage, les sommes supplémentaires permettront de financer l’achat de matériels pédagogiques pour soutenir et développer nos projets éducatifs.

Histoire illustrée de la France chrétienne : L’Histoire à lire comme un roman

L’ouvrage publié par les éditions Saint-Jude est conçu comme un manuel d’Histoire, qui parcourt le temps depuis les gaulois jusqu’à nos jours. Richement illustré par les scènes des événements majeurs, des grands personnages, de cartes géopolitiques, de repères historiques, il n’en est pas moins écrit comme un roman truffé d’annecdotes et de citations, montrant les ressorts de l’Histoire. On découvre que derrière chaque grand homme, chaque oeuvre, il y eut des saints. On découvre l’influence bénéfique de l’Eglise pour faire passer un monde païen de la barbarie à la civilisation, et l’Histoire s’illumine.

Ce que la France doit à sa foi

« Fille aînée de l’Eglise », on ne peut comprendre l’Histoire de France si l’on ignore la profonde foi qui l’animait. Constituée de différents peuples, elle fut unifiée par la foi, et sur les préceptes de l’Evangile naquit une admirable civilisation de chevaliers, de châteaux, de moines et de cathédrales, d’oeuvres de charité et de missionnaires héroïques. Tout au long de son histoire, on voit les saints guider les rois, soulager les pauvres, l’Eglise tempérer les belliqueux et exalter la générosité. Nos racines sont chrétiennes, et ce que la France a de meilleur elle le doit à sa Foi, c’est ce que vous découvrirez à la lecture de cet ouvrage.

Plongez dans la plus formidable des histoires, la nôtre… 350 pages en couleurs  et plus de cent illustrations, cartes et plans.

Deux mille ans d’histoire défilent en 350 pages avec une présence constante : les saints… Ils sont là, abordant les côtes de France au premier siècle, envoyés par Rome et constituant les
premiers évêques de Gaule, subissant le martyre dans les amphithéâtres de Lyon, décapités à Montmartre, puis baptisant Clovis, conseillant les rois et devenant même l’un d’eux. Puis
prenant l’épée pour chasser les anglais, défendre les chrétiens d’Orient, et toujours, fonder des oeuvres de charité, soigner les âmes et les corps jusqu’à nos jours. Une fresque lumineuse dans un siècle qui dénigre ses racines chrétiennes.

Le FEMYSO et EYE21 : quand l’Union européenne sert l’islamisation de l’Europe

Le Projet : c’est le titre d’un livre paru en 2019 écrit par Alexandre Del Valle et Emmanuel Razavi (Ed. L’Artilleur). Il a pour sous-titre : « La stratégie de conquête et d’infiltration des Frères musulmans en France et dans le monde ». Sa quatrième de couverture est explicite :

  • Tout est écrit noir sur blanc, exactement comme pour les pires projets totalitaires de Lénine à Hitler et Mao, tout est annoncé noir sur blanc.
  • Les auteurs montrent que nos démocraties font face à une offensive globale, pensée au Qatar et en Turquie et dont l’un des foyers principaux se trouve en France.
  • Là [en France], ses théoriciens espèrent « réislamiser » les musulmans, tout en fracturant la société.
  • Entrisme dans les entreprises, les associations, les administrations… manipulation des élites sont les outils caractéristiques de leur projet.
  • L’objectif déclaré des Frères musulmans, dont les pères fondateurs furent aussi des soutiens du régime nazi, est clair : établir un califat mondial.

Ce petit rappel paraît nécessaire et éclairant quand on voit récemment passer sur le web une présentation joyeuse et sympathique de l’intervention du FEMYSO à l’European Youth Event (EYE21) organisé le week-end du 9 octobre 2021 à Bruxelles, dans le coeur marchand de l’Europe, l’hémicycle de l’Union européenne https://twitter.com/FEMYSO/.

Bien sûr, cette présence s’est accompagnée quand même [on allait dire : bien sûr…] d’une complainte de ladite organisation pour harcèlement de l’extrême droite (« Unfortunately our efforts were aggressively undermined and attacked by the malicious actions of a far-right youth delegation ») qui osait –pensez donc- user du préfixe #stopimmigration ! Le discours de victimisation est un incontournable pour tout bon propagandiste musulman : « We call upon the leaders, policy makers and decision makers of European institutions to ensure that Muslims feel safe in these spaces and that hate speech is not tolerated”.

C’est le moment d’investiguer un peu sur ce mouvement qui n’est pas répertorié tel quel dans Le  Projet.

FEMYSO (Forum of European Muslim Youth & Student Organizations ou Forum des organisations européennes de jeunesse et d’étudiants musulmans) a été fondé en 1996 à Bruxelles, il y a donc 25 ans. Il se veut la voix de la jeunesse musulmane en Europe (32 organisations membres dans 20 pays). Curieusement son site Twitter https://twitter.com/FEMYSO a réellement peu d’abonnés : près de 2800.

Son site internet https://femyso.org/ copie véritablement le site de toute entreprise multinationale : définition d’une « vision » (“FEMYSO’s vision is to be the leading voice for European Muslim youth, developing and empowering them, and working to build a diverse, cohesive and vibrant Europe”. Une “Europe diverse, unie et vibrante”, c’est leur mantra) ;  sa « Mission : être une institution européenne exemplaire, permettant la mise en relation des jeunes musulmans pour échanger des idées, développer tout leur potentiel et travailler entre eux et avec d’autres partenaires pour construire une meilleure Europe pour tous ».

Ses valeurs (« our values »), en anglais : Excellence, Unity, Creativity, Godliness  [piété], Proactivity. Son “What we do” (ses actions) : des campagnes d’information, de la mise en réseau, de la formation et des activités de représentation. Du lobbyisme, quoi. Sa structure copie aussi l’entreprise : Assemblée générale, Comité exécutif, Conseil des actionnaires.

Et c’est en 2019 que FEMYSO est devenu un partenaire officiel du Parlement européen. Mais il se dit aussi partenaire avec la Commission européenne, le Conseil de l’Europe, l’OSCE et les Nations Unies.

De nombreux échos rapportent les liens entre FEMYSO et les Frères Musulmans. On nommera seulement deux articles :

  • Derrière le FEMYSO, l’organisation des Frères Musulmans», de septembre 2018 qui nous apprend que son président est Youssef Himmat (qu’on retrouve effectivement dans une vidéo de 2020 incitant les jeunes musulmans à participer à l’événement EYE en 2020) et que le Forum reçoit des subventions de la part de l’Union européenne.
  • Le deuxième article est tout récemment paru dans Charlie Hebdo n°1523 du 29 septembre 2021 : « Bruxelles : le parlement européen excite les frères musulmans». La vue est donc inversée : l’article part de l’infiltration généralisée par les Frères musulmans, pour citer des satellites organisationnels.

Extrait de l’article :

« Tout le monde sait, au moins depuis 2015 et les attentats sanglants à Paris, que Bruxelles abrite des quartiers où règne une pratique rigoriste de l’islam, alliée au trafic d’armes et de drogue. Quelle a été la réaction de l’Union européenne ? Elle a créé, dès décembre 2015, un poste de coordinateur contre « la haine antimusulmans », actuellement occupé par Tommaso Chiamparino. « Elle a également distribué des milliers d’euros à des associations chargées de « prévenir la radicalisation », explique Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue au CNRS. Des groupes fréristes se sont saisis de l’opportunité pour faire valoir leurs revendications, en plaidant que l’extrémisme religieux résultait du racisme « antimusulmans » en Europe. » Autant dire que, face à l’offensive islamiste, on s’est empressé de procéder à un retournement victimaire ».

Et l’article de poursuivre sur la stratégie d’entrisme des fréristes du Qatar et de la Turquie, agissant « à travers un tissu associatif très dense, subsidié par les pouvoirs publics belges et européens ainsi que par des États étrangers…. Un enchevêtrement d’associations et de personnalités d’influence leur permet d’agir en réseau autant sur le terrain belge que sur la scène européenne avec, comme toile de fond, la Turquie. ». C’est alors qu’est cité le FEMYSO à propos d’une formation dispensée au printemps 2021 par l’European Federation of Journalists (EFJ) en partenariat avec le Collectif contre l’isla­mo­phobie en Belgique (CCIB), avatar du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) – dissous par les autorités françaises à la suite de l’assassinat de Samuel Paty, en octobre 2020, et dont il partage le même logo : lors de cette formation, «  le deuxième volet était pris en charge par Layla Azzouzi, membre du CCIB, ancienne militante de Femyso – association frériste qui partage la même adresse que le CCIB, dans le quartier européen de Bruxelles, c’est-à-dire à portée de lobby ».

Suite de l’article :

« C’est donc toute une nébuleuse islamiste qui a tissé sa toile dans la capitale belge pour s’étendre dans l’Union européenne et bénéficier de ses généreuses subventions, profitant de sa complexité institutionnelle comme de sa faiblesse idéologique. Ce noyautage est d’autant plus insidieux qu’il prend une forme rhizomatique… Et chaque fois qu’un parlementaire s’émeut des largesses accordées à ces groupuscules dangereux, la réponse de la Commission est invariablement laconique et langue de bois, affirmant ainsi que « les subventions de l’UE sont allouées conformément aux règles régissant les appels à propositions et sur la base d’objectifs clairs » ».

[Juste pour complément, référence de cet autre article de septembre 2020 Pourquoi l’UE a-t-elle versé 36 M d’euros aux Frères musulmans, citant explicitement le FEMYSO ].

Bien évidemment, le FEMYSO refuse cette assimilation (FEMYSO répond aux fausses allégations sur son lien avec les Frères musulmans, publié le 9 mars 2019) :

« FEMYSO essuie des attaques répétées de la part de groupuscules d’extrême-droite et d’autres groupes l’accusant d’être liée aux Frères Musulmans. FEMYSO nie catégoriquement ces allégations calomnieuses qui n’ont pour volonté que miner notre organisation… La transparence fait partie de nos principes clés, et ceci depuis notre création… Notre organisation se réserve le droit d’entreprendre des actions en justice contre toute organisation ou tout individu qui participe à ces allégations mensongères ».

Reprenons alors juste quelques éléments factuels en nous aidant du livre déjà cité de MM. Del Valle et Razavi.

Youssef Himmat, cité plus haut comme président du FEMYSO, est le fils de Ali Ghaleb Himmat. Ce dernier est décrit comme « l’homme de confiance » de Saïd Ramadan (gendre de Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans, et père d’un certain prénommé Tariq) et a été fondateur de la Taqwa Bank à Lugano en Suisse (Ib. page 209). Cette Taqwa Bank fait elle aussi l’objet de tout un développement dans le livre (pages 282 à 286). En particulier,

« En 2001, les Etats-Unis ont classé la banque comme organisation terrorriste pour son soutien financier à Al-Qaïda » (page 284).

Tel père, tel fils ? Pas toujours, bien sûr. Mais, comme c’est curieux, Youssef Himmat est aussi secrétaire d’une maison de négoces, Lord Energy, située également à … Lugano, et fondée par Hazim Nada, fils de Youssef Nada, lui-même co-fondateur avec Ali Ghaleb Himmat de la Taqwa Bank (Ib. Page 282). Il y a de ces coïncidences…

D’autre part, FEMYSO a trois organisations françaises affiliées :

  • Les Jeunes musulmans de France. « Dans son enquête sur les “fossoyeurs de la République” (L’Observatoire,2021, p 331) Mohamed Sifaoui fait de l’association l’un des piliers du prosélytisme frériste attaché à “saper les fondements de la République” française ».
  • Les Etudiants musulmans de France: «  L’association des Etudiants musulmans de France (EMF) est aussi issue des Frères musulmans et dépend de leur association nationale, Musulmans de France » Le Projet, page 468)
  • Et surtout, le fameux Institut européen des Sciences humaines dans la Nièvre. Il fait l’objet d’un paragraphe spécifique dans Le Projet : « L’université de Château-Chinon : des imams fréristes pour la France et l’Europe ». Citation : « C’est la branche française des Frères qui fut l’initiatrice directe de l’ouverture en 1990 de l’IESH… L’IESH, qui forme les imams européens à l’idéologie « fréro-salafiste »  a été concrètement fondé par des personnalités proches du noyau dur de La Confrérie » (pages 187-188). Et la notice Wikipedia de rappeler en particulier : « En 1992, la première cérémonie de remise des diplômes est présidée par Youssef al-Qaradâwî, théologien qatari radical décrit — par Vanessa Ratignier et Pierre Péan — comme « l’idéologue islamiste très influent auprès de la confrérie des frères musulmans, [qui] prône, sous couvert de religion, la haine et la violence ».

Trois organisations affiliées. Toutes les trois rattachables aux Frères musulmans. Sans doute la faute à Pad’chance.

En réalité, que l’Union européenne, dans ses institutions déracinées, technocratiques et marchandes pave le chemin des musulmans désireux de conquête, rien de bien étonnant. Ce qui est plus gênant, c’est le souci constant de M.Macron et de son mouvement politique de toujours vouloir dissoudre la souveraineté française dans cet ensemble européen.

C’était la direction donnée par M.Macron dès septembre 2017 :

« L’Europe seule peut assurer une souveraineté réelle, c’est-à-dire notre capacité à exister dans le monde actuel pour y défendre nos valeurs et nos intérêts. Pour le président, alors fraîchement élu, il y avait « une souveraineté européenne à construire » et une « nécessité de la construire ».

C’est toujours le chemin donné par le secrétaire d’Etat à l’Europe (qui publie sa propre photo sur son compte Twitter) :

C’est enfin le symbole évident du drapeau mis en avant par la communication de LaRem pour réclamer « 5ans de plus » :

Et comme la France va présider le Conseil européen à compter de janvier 2021, comme dans tant d’autres domaines avec M.Macron qui est rarement décevant, on peut craindre le pire.

Un rapport de l’ONU veut criminaliser la critique de l’idéologie du genre : nouvelle menace contre l’Eglise

Un nouveau rapport transmis par le Secrétaire général à l’Assemblée générale des Nations Unies appelle à des sanctions pénales contre quiconque critique la théorie du genre, l’orientation sexuelle, l’identité de genre et même l’éducation sexuelle.

Le rapport de septembre, produit par Victor Madrigal-Borloz, “expert indépendant” des Nations unies sur la Protection contre la violence et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, affirme qu’il existe un “recul” substantiel contre les progrès des droits de l’homme réalisés par des homosexuels, des transgenres et que cela menace et permet la violence contre ces personnes. Madrigal-Borloz note que cette réaction provient d’une

«montée rapide des dirigeants politiques ultra-conservateurs et de leurs groupes religieux utilisant leurs plates-formes pour promouvoir la bigoterie, la déshumanisation des personnes … et favorise la stigmatisation et l’intolérance parmi les membres de leur communauté».

Madrigal-Borloz cite un rapport qui affirme que les groupes “anti-sexe” des États-Unis ont collecté 6,2 milliards de dollars entre 2008 et 2013 et que ces groupes ont rassemblé un milliard de dollars dans le monde pour lutter contre la montée des revendications LGBT.

Ce rapport provient du Projet Philanthropique, une coalition de fondations de gauche dont deux d’entre elles -la  Fondation Ford et l’Arcus Foundation – ont une gestion combinée de 14,7 milliards de dollars en gestion financière. Le groupe “anti-genre” mentionné dans leur rapport est l’Organisation Internationale pour le Mariage (International Organization for Mariage) qui n’a recueilli que 247 000 $ en 2019.

L’un des rares groupes que Madrigal-Borloz mentionne par son nom est l’Église catholique. Madrigal-Borloz a déclaré:

“La doctrine de la complémentarité du Saint-Siège … considère que les femmes ne sont pas égales mais ont plutôt des rôles sociaux complémentaires …”

Madrigal-Borloz soutient que le point de vue de l’Église catholique sur la famille est une violation du droit existant concernant les droits de l’homme.

Ce rapport n’a aucune force en droit mais il sera certainement utilisé par d’autres acteurs des Nations Unies pour faire progresser ces idées.

Le Sénat rejette la proposition de loi sur l’obligation vaccinale

Le Sénat n’a pas adopté la proposition de loi « instaurant la vaccination obligatoire contre le SARS-CoV-2 », déposée par les membres du groupe socialiste fin août. Ce texte a été rejeté par 262 voix contre 64.

Voici l’intervention la sénatrice LR Laurence Muller-Bronn :

Intervention de Stéphane Ravier (RN), qui n’est pas vacciné :

15 000 soignants suspendus au sein du système de santé “que le monde nous envie”

Alors que l’hôpital est en crise, Olivier Véran, ministre de la Santé, a révélé qu’environ 15.000 soignants avaient été suspendus, refusant l’obligation vaccinale. Le 16 septembre, il y en avait 3000.

A Nice, des agents du CHU sont en grève de la faim depuis plus de deux semaines pour protester contre cette mesure.

L’hôpital de Chalon-sur-Saône connait une pénurie de médecins anesthésistes. Depuis plusieurs semaines, 400 opérations ont été reportées à une date indéfinie.

Un peu partout, les hôpitaux font face à une pénurie d’infirmiers.

Fin septembre, en raison d’un absentéisme lié à des suspensions faute de vaccination, les hôpitaux de la région de Mulhouse ont déclenché le Plan blanc.

Pourquoi la diversité amazonienne ne nuit pas à l’unité mais au contraire la renforce, alors que la diversité au sein du rite romain lui nuirait ?

Dans le numéro d’octobre de l’Action Familiale et Scolaire, Yves de Lassus analyse le dernier Motu Proprio, qui fait l’unanimité contre lui :

[…] Traditionis custodes est parfaitement clair : il y a incompatibilité entre l’Usus antiquior et le Novus Ordo Missae ; ils ne peuvent coexister au sein d’un même rite.

Les livres liturgiques promulgués par les saints pontifes Paul VI et Jean-Paul II [!], conformément aux décrets du concile Vatican II, sont la seule expression de la lex orandi du rite romain, dit l’article 1 du Motu proprio.

Ainsi, depuis Vatican II, l’Usus antiquior n’est plus l’expression de la lex orandi, alors qu’il l’était de façon continue depuis de nombreux siècles. On aurait aimé savoir pourquoi. Qu’est-ce qui a changé ? Car s’il l’était avant Vatican II, mais ne peut plus l’être après, c’est qu’un changement s’est opéré entre-temps. Ce changement ne peut venir de l’Usus antiquior puisque, précisément, il refuse de changer. S’il y a changement, il ne peut donc venir que de l’Église elle-même. Dès lors, ne serait-ce pas ce refus de changer qui le rendrait justement incompatible ? Et quel est le statut de l’ancien rite ? Ceux qui l’utilisent encore ont-ils perdu la qualité de catholique ? Quel partie de ce rite a perdu le caractère catholique le rendant impropre à rester lex orandi ?

Le Motu proprio esquive ces questions. Quant à la lettre de présentation qui l’accompagne, elle se contente d’affirmer que la motivation principale est le maintien de l’unité, la présence de deux formes au sein d’un même rite risquant de la briser. C’est exactement l’inverse de ce qu’affirme Querida Amazonia qui, à propos de « la multiple richesse des dons et des charismes que l’Esprit répand dans la communauté », dit : « L’Eucharistie, source et sommet, exige que cette richesse multiforme se développe » (n° 92) et précise :

« La diversité légitime ne nuit pas à la communion et à l’unité de l’Église, mais elle la manifeste et la sert, ce dont témoigne la pluralité des rites et des disciplines existants » (n° 111).

Pourquoi la diversité amazonienne ne nuit pas à l’unité mais au contraire la renforce, alors que la diversité au sein du rite romain lui nuirait ? De même, dans la déclaration d’Abou Dhabi, il est affirmé :

« Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine.»

Pourquoi la diversité des rites ne le serait pas ?

La lettre de présentation du Motu proprio ajoute que sa démarche est comparable à celle ayant inspiré la bulle Quo primum tempore de saint Pie V. Il y a là une contre-vérité manifeste, car saint Pie V a éliminé le nouveau (à savoir tout ce qui avait moins de 200 ans) pour ne conserver que l’ancien (à savoir tout ce qui pouvait justifier d’un usage continu depuis au moins 200 ans), alors que Traditionis custodes élimine tout ce qui est ancien (c’est-à-dire ce qui a plus de 50 ans) pour imposer que ce qui est nouveau (c’est-à-dire ce qui a été créé de toutes pièces il y a à peine 50 ans). Ainsi, en suivant les critères définis par saint Pie V, le nouvel Ordo Missae (NOM) aurait été interdit, puisqu’il ne peut justifier d’un usage continu depuis 200 ans. Dès lors, comment peut-on se prévaloir de ce qu’a fait le saint pape pour justifier l’imposition du NOM ?

2. Deux Églises ?

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui l’Usus antiquior ne peut plus être lex orandi ; l’Église a donc changé, au moins sous certains aspects. C’est ce que constatait en son temps Mgr Bennelli qui parlait de l’ “Église conciliaire”. Mais s’il existe une Église conciliaire, il existe nécessairement une “Église non conciliaire”. Car tout comme le désordre n’est concevable que par rapport à un ordre, une “Église conciliaire” ne peut se concevoir que par rapport à une “Église non conciliaire”.

Y aurait-il deux Églises? Le concept choquerait plus d’un théologien. Jésus-Christ n’a fondé qu’une seule et unique Églisequi se maintient grâce à la succession apostolique. Pourtant des révélations privées récentes ont parlé de deux Églises. Dans les années 1960, saint Padre Pio dit un jour avec tristesse à Don Amorth : « Vous savez, Gabriele ? Satan s’est introduit au sein de l’Église et, dans très peu de temps, il arrivera à gouverner une fausse Église » (voir le n° 263 de la revue). Certes, Padre Pio ne parle pas d’ “Église conciliaire”, mais de « fausse Église ». Quoi qu’il en soit, il eut la révélation qu’à court terme nous verrions la naissance d’une fausse Église à côté de la vraie.

3. De l’incitation à l’interdiction

Fausse Église ou pas, deux conceptions de l’Église s’affrontent. Certains ont voulu y voir le fruit d’une évolution continue, d’autres y voyant une rupture. Mais qu’il y ait ou non rupture, Traditionis custodes établit désormais une nette séparation entre deux catégories de fidèles: ceux qui restent attachés à la forme traditionnelle du rite romain et les autres. Et la crainte exprimée, aussi bien dans le Motu Proprio que dans la lettre de présentation, est la contagion des seconds par les premiers, contagion qui avec le temps est jugée de plus en plus grave, situation justifiant des mesures de plus en plus drastiques.

Car pour commencer, il n’y eut qu’une forte incitation sous la forme d’un souhait du pape de voir le NOM remplacer l’ancien Ordo, incitation qui ne tarda pas à se transformer en obligation (obligation illégale, mais bien réelle dans les faits). Puis un indult octroya une autorisation limitée, curiosité juridique puisque l’indult autorisait une pratique légitime et jamais interdite ; très limitée au début, l’autorisation fut élargie cinq ans plus tard. Il y eut enfin une cohabitation autorisée, avec la reconnaissance que l’Usus antiquior n’ avait jamais été interdit, mais avec aussi l’espoir que cette cohabitation entraînerait une attirance des fidèles de l’Usus antiquior vers le NOM. La séduction joua effectivement, mais dans le sens inverse de celui souhaité. C’est pourquoi, pour éviter la poursuite de la contagion, toutes ces tactiques ayant échoué, il ne restait plus que l’interdiction ou la suppression pure et simple.

4. Les lépreux de l’Église conciliaire

L’époque étant aux “mesures barrières”, le Motu proprio établit que le rite ancien n’ a plus aucun droit de cité dans les églises paroissiales, et ce immédiatement, tant le risque de contagion semble devenu grand. La célébration de l’ancien rite ne pourra se faire que dans de rares lieux dûment certifiés par l’évêque. Ainsi, comme les lépreux autrefois, pour éviter toute contagion, les fidèles contaminés par l’Usus antiquior seront tenus soigneusement à l’écart des communautés paroissiales.

Et pour éradiquer définitivement le mal, les nouveaux prêtres auront désormais l’interdiction de faire usage de l’ancien Ordo, vouant à l’extinction les fidèles attachés à la Tradition. Ceux-ci sont devenus en quelque sorte les lépreux de l’Église conciliaire. Peut-être devront-ils un jour sonner une clochette pour se rendre à la messe ? Nous n’en sommes pas encore là, mais l’avenir peut nous réserver des surprises. Attendons le prochain Motu proprio.

Quoi qu’il en soit, on en vient à ce paradoxe que le gardien suprême de la Tradition, le Traditionis custos par excellence, rejette cette tradition et ordonne à tous les gardiens sous ses ordres d’en faire autant.

« Éric Zemmour est à la croisée des chemins. Il incarne une ligne très forte entre LR et RN que les Français attendaient »

Après avoir évoqué l’idéologie du wokisme, la souveraineté industrielle de la France, les agressions contre les pompiers, le décès d’Hubert Germain, les invités de Christine Kelly discutent de la montée d’Eric Zemmour, donné à 18% :

Jean-Paul Ier bientôt bienheureux

Le pape François a reconnu mercredi un miracle attribué à Jean Paul Ier, dont le pontificat fut l’un des plus courts de l’histoire avec seulement 33 jours en 1978. Au cours de l’audience accordée au cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, le pape a autorisé cette congrégation à promulguer les décrets concernant le miracle attribué à l’intercession du vénérable serviteur de Dieu Jean Paul Ier.

Le miracle attribué à Albino Luciani est la guérison inexpliquée le 23 juillet 2011 à Buenos Aires d’une fillette de 11 ans gravement malade et qui était mourante mais se serait rétablie grâce aux prières du prêtre local invoquant le pape Jean Paul Ier.

Jean-Paul Ier a été le dernier pape italien. Elu en août 1978 à l’âge de 65 ans, il est décédé 33 jours et six heures plus tard.

Fatima et le miracle du soleil

D’Antoine Bordier :

Au Portugal, à Fatima, 70 000 personnes se sont réunies ce 13 octobre 1917. C’est le jour de la dernière apparition mariale. La Vierge Marie avait prévenu les voyants : « Je ferai un miracle le mois prochain ». A l’heure du réchauffement climatique, reportage au cœur même de la danse du soleil et du fameux SECRET.

Il faut 10 jours à pied, ou 9h00 en voiture pour aller de Lourdes à Fatima, distants de 1033 km. A Toulon où il vit, Yves de Lassus, Joseph de Belfont (son nom d’écrivain), feuillette son ouvrage, Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima. Ancien marin, profondément catholique, il a sillonné l’histoire des apparitions de Fatima, comme les mers, et, en connaît les moindres ressacs. Tel un explorateur, il s’est plongé dans ce lieu qui se trouve à une heure en voiture au nord de Lisbonne. Il est le fondateur de l’association Cap Fatima et du site internet www.fatima100.fr. Les voyants que sont Francesco, Jacinta et Lucia l’émerveillent encore. Pour lui,

« les apparitions de la Vierge Marie à Fatima, le secret qu’elle a confié aux enfants, ne peuvent pas se résumer à la fin des temps. Il ne s’agit pas de la fin du monde. Il s’agit plutôt de la fin d’un temps. Marie nous dit : ‶ A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. ″ Elle nous parle de la conversion de la Russie, et, d’un temps de persécution. »

On le voit bien nous y sommes revenus à ces temps de persécution, au Proche-Orient, en Asie, et, maintenant en Europe avec ces atteintes à la liberté de culte, et, ces nouveaux martyrs de la foi.

A Fatima, Marie montre l’Enfer à des enfants qui ont 7, 9 et 10 ans. C’est un moment d’horreur absolu où les enfants voient les âmes des pécheurs brûler. Heureusement, la présence de Marie leur voile l’intensité de ce moment. Dès 1915-1916, alors que la Première Guerre fait rage, l’Ange du Portugal apparaît aux enfants et les prépare à la venue de la Vierge Marie. Déjà, il leur parle de sacrifices. Au fil du temps, l’Eglise semble avoir oublié le sujet : faire des sacrifices, dans un but eschatologique. Pourtant la Vierge, elle-même, le redira directement aux enfants. Marie apparaîtra les 13 de chaque mois, de mai à octobre 1917. Sauf en août où elle leur apparaît le 19, car ils avaient été arrêtés et empêchés de se rendre au lieu d’apparition. Ils vivent une certaine persécution : dans leur famille, d’abord ; puis, dans leur milieu social.

Auparavant, la Vierge leur a confié un secret que l’on appelle communément « les 3 secrets ». Le fameux 3è secret de Fatima a fait couler beaucoup d’encre. Les papes successifs ont douté, puis, n’ont pas voulu le révéler. Il aurait, finalement, été plus ou moins révélé dans sa totalité. Ce 3è secret, certains on dit qu’il s’agissait de l’attentat du Pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981. Pour Yves de Lassus,

« le secret de Fatima ne s’est pas encore totalement réalisé. Mais, nous y sommes. Nous devons apprendre ou réapprendre à lire les signes des temps. Fatima est en quelque sorte une annonciation, un peu apocalyptique, il est vrai, des temps que nous sommes en train de vivre. A Fatima, Marie nous demande, aussi, instamment de nous convertir, de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé, de réciter le rosaire en famille, de pratiquer la dévotion aux 5 premiers samedis du mois. Elle demande aux enfants, qui ont déjà commencé dès 1915, de faire des sacrifices pour obtenir la conversion des pécheurs. »

Fatima se termine avec le miracle du soleil « qui danse, et, qui sèche en un instant les vêtements boueux et trempés des 70 000 témoins présents à la Cova da Iria, le lieu d’apparition ». C’est un miracle d’actualité, à l’heure du réchauffement climatique et qui rappelle l’Apocalypse.

Le livre de l’Apocalypse

Pour bien comprendre où nous en sommes, il faudrait relire le livre de l’Apocalypse de saint Jean, les chapitres 12 et 13. Au chapitre 12, il est écrit :

« Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème. Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu’elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Il y eut alors un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel. »

« A la fin mon Cœur Immaculé triomphera »

A Fatima, Marie parle du chapelet, de conversions, de guerres, de troubles, de sacrifices. Mais, ce n’est pas nouveau. A Paris, rue du Bac, Elle donne sa Médaille Miraculeuse. A l’Ile-Bouchard, Elle sauve la France du désastre communiste, et veux donner du bonheur aux familles. A Lourdes, Elle déclare son Immaculée Conception, et, annonce sa victoire finale. Yves en est persuadé : « nous allons vers des temps de plus en plus tourmentés. L’Eglise ne doit plus se taire. Seule la Vierge Marie nous sauvera des tourments à venir. ‶ A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. ″ » Pour l’heure, en ces temps de crises mondiales, de pandémies, de déchristianisation ; en ces temps où les familles et la vie sont attaquées, disséquées, divisées et manipulées, nos regards se portent vers la Trinité et la Sainte Famille. A Bethléem, Joseph et Marie ont bien du mal à trouver une chambre pour la naissance du Fils de Dieu. Il n’est pas accueilli. Finalement, c’est en s’écartant de la ville, que Joseph trouve cette pauvre étable. Et, là, dans la nuit étoilée, naît, ce 25 décembre, l’Emmanuel. Il vient nous sauver. Il est « le chemin, la vérité, et, la vie. »

Ce samedi 13 octobre 1917

Pour comprendre ce qui s’est passé ce jour-là, le mieux est d’écouter le témoignage qu’en a donné le père de Jacinthe et de François. (Source : le livre de sœur Françoise de la Sainte Colombe, Francisco et Jacinta, si petits et si grands !)

« La foule était si serrée qu’on ne pouvait la traverser. Alors, un chauffeur prit dans ses bras ma Jacinthe et, à force de bourrades, s’ouvrit un passage jusqu’aux poteaux où pendaient les lanternes, en criant : Laissez passer les petits qui ont vu Notre-Dame ! Je me mis à leur suite. Jacinthe, en me voyant au milieu de tant de gens, se mit à crier, effrayée : N’étouffez pas mon Papa ! N’étouffez pas mon Papa ! L’homme qui portait Jacinthe la mit enfin à terre, près du chêne-vert. Mais là aussi, la foule était dense et la petite pleurait. Alors Lucie et François la mirent entre eux. Nous étions parvenus à la Cova da Iria, près du chêne-vert, raconte Lucie, quand je me sentis poussée par un mouvement intérieur, et demandai à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet.

Du haut de la route, abrités dans leurs voitures, tous ceux qui n’avaient pas eu le courage de s’aventurer dans le bourbier argileux de la Cova assistèrent alors à un spectacle stupéfiant : À un moment donné, nota l’un d’eux, cette masse confuse et compacte ferma les parapluies, se découvrant ainsi dans un geste qui devait être d’humilité ou de respect, mais qui me laissa surpris et plein d’admiration, car la pluie, avec obstination, mouillait toujours les têtes, détrempait et inondait tout. Cependant, quelques minutes avant le miracle, il cessa de pleuvoir. Le soleil perça victorieusement l’épaisse couche de nuages qui le cachait jusque-là, et brilla intensément. À l’heure des montres, il était presque 13 h 30, c’est-à-dire environ midi à l’heure solaire. En effet, pour adopter l’heure des belligérants, le gouvernement portugais avait alors imposé au pays une heure légale qui avançait de quatre-vingt-dix minutes sur l’heure solaire.

L’apparition

Tout à coup, les trois enfants virent l’éclair, et Lucie s’écria : Silence ! Silence ! Notre-Dame va venir ! Notre-Dame va venir ! Notre-Dame apparaissait déjà au-dessus du chêne-vert, posant ses pieds sur les rubans de soie et les fleurs, pieusement disposés la veille par la fidèle Maria Carreira. Alors, le visage de Lucie devint de plus en plus beau et prit une teinte rose ; ses lèvres s’amincirent. Jacinthe, dans un geste de sainte impatience, donna un coup de coude à sa cousine et lui dit : Parle, Lucie, Notre-Dame est déjà là ! Lucie revint à elle-même, respira deux fois profondément, comme quelqu’un qui n’avait plus le souffle, et commença son entretien, d’une politesse toujours aussi exquise, avec Notre-Dame.

  • Que veut de moi Votre Grâce ?
  • Je veux te dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l’on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux.
  • J’avais beaucoup de choses à vous demander : de guérir quelques malades et de convertir quelques pécheurs, etc.
  • Les uns oui, les autres non. Il faut qu’ils se corrigent, qu’ils demandent pardon pour leurs péchés.

Et, prenant un air plus triste :

  • Que l’on n’offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé !
  • Vous ne voulez rien de plus de moi ?
  • Non, je ne veux rien de plus de toi.
  • Alors, moi, je ne demande rien non plus. 

Comme le 13 septembre, pendant que Notre-Dame s’entretenait avec Lucie, la foule put voir par trois fois se former autour du chêne-vert la même nuée qui s’élevait ensuite dans l’air avant de se dissiper. Un autre signe se renouvela pour la seconde fois, lorsque Notre-Dame remonta dans le ciel, au moment où Lucie s’écria : Elle s’en va ! Elle s’en va ! À cet instant, rapporte Maria dos Anjos, ma mère sentit le même parfum que celui du 19 août !

Le miracle du soleil

Puis Lucie cria : Regardez le soleil !

Ouvrant alors les mains, raconte Lucie, Notre-Dame les fit se réfléchir sur le soleil et, pendant qu’Elle s’élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil. Ce fut alors que l’on put regarder parfaitement le soleil, rapporte le père de Jacinthe et de François, sans en être incommodé. On aurait dit qu’il s’éteignait et se rallumait, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre. Il lançait des faisceaux de lumière, de-ci, de-là, et peignait tout de différentes couleurs : les arbres, les gens, le sol, l’air. Mais la grande preuve du miracle était que le soleil ne faisait pas mal aux yeux. Nul n’aurait pu imaginer ce qui survint alors : le soleil eut quelques secousses puis se mit à tourner sur lui-même. Tout le monde demeurait immobile. Tout le monde se taisait… Tous regardaient le ciel. À un certain moment, le soleil s’arrêta, et puis recommença à danser, à tournoyer ; il s’arrêta encore une fois, et se remit encore une fois à danser, jusqu’au moment, enfin, où il parut se détacher du ciel et s’avancer sur nous. Ce fut un instant terrible !

Il produisait différentes couleurs : jaune, bleu, blanc ; et il tremblait, tremblait tellement ! il semblait une roue de feu qui allait tomber sur la foule. On criait : “ Ô Jésus ! nous allons tous mourir ! ” “ Ô Jésus ! nous mourons tous ! ” D’autres s’écriaient : “ Notre-Dame, au secours ! ” Et ils récitaient l’acte de contrition. Il y avait même une dame qui faisait sa confession générale, et disait à haute voix : “ J’ai fait ceci, j’ai fait cela… et cela encore ! ”

Finalement, le soleil s’arrêta, et tous poussèrent un soupir de soulagement. Nous étions vivants, et le miracle annoncé par les enfants avait eu lieu. La promesse de Notre-Dame s’était réalisée à la lettre. Tous avaient vu. Maria Rosa aussi ! Son témoignage fut donc d’autant plus probant que son opposition avait été, depuis le début, tenace et systématique. Maintenant, déclarait-elle, on ne peut pas ne pas y croire ; car le soleil, personne ne peut y toucher. Durant les dix minutes où la foule put contempler le grandiose miracle cosmique, les trois voyants jouissaient d’un spectacle différent. La Vierge Marie réalisait pour eux ses promesses du 19 août et du 13 septembre. Il leur fut donné d’admirer, en plein ciel, trois tableaux successifs.

La vision de la Sainte Famille, de Notre-Dame des Douleurs, et de Notre-Dame du Mont-Carmel

Ecoutons maintenant Lucie relater cette vision : Notre-Dame ayant disparu dans l’immensité du firmament, nous avons vu, à côté du soleil, Saint Joseph avec l’Enfant-Jésus et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l’Enfant-Jésus semblaient bénir le monde avec des gestes qu’ils faisaient de la main en forme de croix. Peu après, cette Apparition ayant cessé, j’ai vu Notre-Seigneur, et Notre-Dame qui me donnait l’impression d’être Notre-Dame des Douleurs. Notre-Seigneur semblait bénir le monde, de la même manière que Saint Joseph. Cette Apparition disparut, et il me sembla voir encore Notre-Dame sous l’aspect de Notre-Dame du Carmel, parce qu’Elle avait quelque chose qui pendait de sa main. Ce “ quelque chose ” était le scapulaire. Lorsque le soleil reprit sa place, mais pâle et sans éclat, se produisit un fait inexplicable naturellement. Tous ces gens, qui avaient été trempés par la pluie, se trouvèrent soudain, avec joie et stupéfaction, complètement secs. La Très Sainte Vierge avait ainsi multiplié les merveilles, en Mère attentive et bienfaisante, pour confirmer la vérité des affirmations des enfants. Lucie redisait à la foule, le message que la Vierge venait de lui confier : Faites pénitence ! Faites pénitence ! Notre-Dame veut que vous fassiez pénitence. Si vous faites pénitence, la guerre finira… Faire pénitence, en portugais, équivaut à “ se convertir, revenir à Dieu, fuir le péché ”. Elle paraissait inspirée… C’était vraiment impressionnant de l’entendre. Sa voix avait des intonations comme la voix d’un grand prophète. »

Reportage réalisé par Antoine Bordier, auteur, consultant et journaliste

Copyright photos A. Bordier, paperblog.fr et DR

Absolument rien au-dessus des lois de la République ?

Le député LREM Florent Boudié a interrogé le ministre de l’Intérieur à propos du rapport Sauvé :

Monsieur le ministre de l’intérieur, chargé des cultes, vous avez rencontré il y a quelques instants Monseigneur de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France.

Le rapport rendu par Jean-Marc Sauvé, au nom de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, est une déflagration, aussi bien pour le culte catholique que pour l’ensemble de la société française. Il faut saluer l’esprit de responsabilité de l’Église de France qui a choisi, en 2018, de créer la commission Sauvé pour regarder en face les abus sexuels dont plus de 300 000 enfants et personnes vulnérables ont été les victimes depuis les années cinquante – des crimes glaçants commis par des prêtres, par des religieux ou par des laïcs. Le défi que la commission Sauvé lance à l’Église de France et à notre société, c’est le devoir de vérité, un préalable indispensable pour engager le travail de réparation des vies brisées, pour prévenir les violences psychiques et sexuelles, pour protéger les enfants, aujourd’hui et demain.

Mais une phrase a été prononcée par Monseigneur de Moulins-Beaufort. Une phrase dont la gravité interroge et heurte profondément, et qui ne peut recevoir qu’une réponse : celle que vous avez formulée avec la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. Et cette réponse, c’est que non, il n’y a rien, absolument rien au-dessus des lois de la République. 

Aucune règle du silence, où qu’elle puise ses sources, théologiques ou philosophiques, ne saurait s’y opposer, parce que la République se doit d’être du côté de la parole libérée et protégée et parce qu’elle est le seul juge des crimes qui doivent être remis entre les mains de l’autorité judiciaire. 

Réponse de M. Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur :

Comme vous et comme chacun ici, j’ai été très touché par les révélations du rapport de M. Sauvé, personnalité indiscutable choisie par l’Église catholique il y a trois ans, qui, pendant de longues années, a enquêté, à la tête d’une commission, sur les crimes sexuels commis au sein de l’Église catholique. Je veux à mon tour saluer le courage qu’a eu l’Église de France en commandant ce rapport et en donnant mandat à M. Sauvé pour faire toute la vérité sur cette ténébreuse histoire.

J’ai en effet demandé à M. le président de la Conférence des évêques de France de venir me voir à la suite de l’interview au cours de laquelle il a déclaré que les lois de Dieu étaient au-dessus de celles de la République. Je me suis permis de lui répéter, comme je le fais lorsque je m’adresse aux représentants de tous les cultes, qu’aucune loi n’est supérieure aux lois de l’Assemblée nationale et du Sénat qu’aucune loi n’est au-dessus de celles de la République, et que la République française respecte tous les cultes et toutes les confessions dès lors que ceux-ci respectent la République et ses lois.

Je remercie Monseigneur de Moulins-Beaufort de l’échange long et fructueux que nous avons eu, notamment à propos de la question du secret de la confession, abordée par le rapport Sauvé – même si elle n’en constitue pas l’unique objet. Je veux répéter ici la loi de la République, rappelée par M. le garde des sceaux. Le secret de la confession, qui figure dans notre droit depuis quasiment 200 ans, est considéré comme un secret professionnel, au même titre que celui des médecins ou des avocats. Il souffre cependant d’exceptions, notamment lorsqu’il concerne les crimes commis sur des enfants de moins de 15 ans. Il est évident qu’aucune sanction ne peut être prise à l’encontre d’un religieux ou de toute personne qui a connaissance de faits d’abus sexuels commis contre des enfants, et qu’ils doivent en faire part à la justice de notre pays pour protéger les enfants.

Du côté des chacals, la Ligue des Droits de l’Homme s’en est prise, à la fois à l’Eglise et à l’Etat :

[…] Indépendamment du débat juridique sur la responsabilité pénale des prêtres qui n’auraient pas dénoncés des crimes et délits commis sur des mineurs, ces propos révèlent deux problèmes fondamentaux.

D’abord, celui des violences sexuelles systémiques, quelle que soit l’institution qui les produit, dès lors que des auteurs d’infractions sexuelles sont structurellement protégés et que l’absence de prise de conscience par l’institution de ces violences empêche de prendre les mesures de prévention plus que nécessaires visant à les éviter.

Ensuite, la réponse du ministère de l’Intérieur à la suite de ces propos interroge tout autant. La passivité de l’Etat face à la révélation de ces centaines de milliers de crimes et de délits impunis avec autant de victimes, comme sa mansuétude face à l’attitude des plus hauts représentants de l’Eglise catholique de défiance flagrante aux lois de la République, sont des plus inquiétantes. C’est d’autant plus préoccupant au vu des décisions particulièrement sévères et définitives à l’égard de paroles ou d’attitudes de dignitaires ou d’institutions relevant du culte musulman.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) rappelle que les cultes sont et doivent être traités de la même manière par l’Etat dans le strict respect des lois de la République. Le gouvernement se doit d’y veiller sans exclusive ni complaisance.

La LDH demande à l’Etat de s’engager fermement contre les violences sexuelles et abus sur mineurs systémiques qui doivent constituer un sujet de mobilisation majeure de toutes les institutions.

Nathanaël et Béthany expriment leur désarroi quant à la suppression prochaine de la messe traditionnelle à Grenoble

Avec le rapport Sauvé, l’Eglise en France semble vouloir accorder plus d’importance aux paroles de ces enfants victimes d’abus, et c’est très bien… mais quand est-ce qu’elle accordera plus d’importance à la parole des enfants sur d’autres sujets ? Comme Traditionis custodes par exemple ?

Des enfants ont appris la semaine dernière que Mgr de Kerimel, évêque de Grenoble, a décidé d’appliquer le motu proprio à la lettre et mettre donc fin à la messe traditionnelle dans le diocèse.

Un enfant de 6 ans en est totalement dévasté. Habitué à faire des vidéos pour évangéliser les enfants de son âge (voir ici), il a demandé à faire une vidéo expliquant pourquoi il aime tant cette messe et inciter les gens à prier pour que l’évêque change d’avis… 

C’est arrivé un 13 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 octobre 1097 : les armées croisées font leur jonction près d’Antioche.

Les croisés, lors de la Première croisade, atteignent Marash, et s’y arrêtent pendant trois jours. Durant ce bref séjour, Bohémond de Tarente rejoint l’armée principale.

  • le 13 octobre 1307 : arrestation de tous les Templiers en France, accusés d’hérésie.

Le Roi Philippe IV le Bel fait arrêter, par Guillaume de Nogaret, les Templiers et confisque leurs biens. L’ordre des chevaliers du Temple, le premier ordre militaire d’Occident fondé en 1119. Hérétique ? Trop riche et trop puissant ? L’ordre va disparaître quand, lors du concile de Vienne en 1312, cédant à la pression du Roi, le pape Clément V en prononce la dissolution.

  • le 13 octobre 1515 : Traité de Viterbe.

Le pape Léon X renonce à Parme et à Plaisance, et reconnaît à François Ier son titre de duc de Milan. Le Roi s’engage à protéger l’Etat pontifical.

  • le 13 octobre 1534 : élection du pape Paul III.

Alessandro Farnese, ancien évêque de Vence, devient le 220ème pape de l’Église catholique. Il nait à Rome ou à Canino, le 29 février 1468. Depuis Martin V, c’est le premier pape romain.

La Compagnie de Jésus est créée sous son pontificat ; il condamne la pratique de l’esclavage par la lettre Véritas ipsa; il convoque le concile de Trente en 1545. En deux ans, la doctrine catholique est réaffirmée avec force: les écritures, le péché originel, la justification et les 7 sacrements, baptême, eucharistie, pénitence, confirmation, ordre, mariage et extrême-onction sont les sujets abordés.

  • le 13 octobre 1815 : exécution du maréchal Murat.

Le Maréchal Murat est fusillé à Pizzo. Après avoir trahi plusieurs fois Napoléon et ses ennemis, il est exécuté sur ordre du Roi Ferdinand ; il commande lui-même au peloton de faire feu.

  • le 13 octobre 1837 : prise de Constantine par la France.

L’expédition de Constantine se déroule en Algérie en 1837, à la demande de Louis-Philippe 1er. Le combat s’achève par l’occupation de Constantine.

  • le 13 octobre 1884 : la vision du Pape Léon XIII.

Après avoir célébré la Messe dans la chapelle du Vatican, entouré par quelques cardinaux et membres du personnel, le pape Léon XIII, selon ces mêmes témoins, Léon XIII s’arrête soudain au pied de l’autel, environ dix minutes, comme en extase, le visage pâle comme la mort. Puis, partant immédiatement de la chapelle à son bureau, il compose la prière à Saint MichelArchange, donnant l’ordre de la réciter partout après les Messes-basses. Cette demande papale sera fidèlement exécutée jusqu’ au Concile Vatican II, puis sacrifié sur l’autel du modernisme !

Lorsque son entourage lui demande ce qui s’est passé, le Saint Père explique qu’au moment où il s’apprêtait à quitter le pied de l’autel, il entendit soudainement deux voix : l’une douce et bienveillante, l’autre gutturale et rauque. Les voix semblaient venir d’auprès du tabernacle. Et il entendit la conversation suivante :

La voix rauque, celle de Satan dans son orgueil, se vantait à Notre-Seigneur en disant :

« Je peux détruire ton Eglise ! »

La voix douce du Seigneur répondit : « Tu le peux ? Alors, fait-le donc »

Satan : « Pour cela, j’ai besoin de plus de temps et de puissance »

Notre-Seigneur : « De combien de temps ? »

Satan : « De 75 à 100 ans, et il me faut aussi un pouvoir plus grand sur ceux qui se livreront à mon service »

Notre-Seigneur : « Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais-en ce que tu voudras »

Le Pape racontera plus tard qu’il entendit Satan et Jésus avant d’avoir une vision terrifiante de l’enfer :

J’ai vu la terre comme enveloppée de ténèbres et d’un abîme, j’ai vu sortir légion de démons qui se répandaient sur le monde pour détruire les œuvres de l’Eglise et s’attaquer à l’Eglise elle-même que je vis réduite à l’extrémité. Alors, saint Michel apparut et refoula les mauvais esprits dans l’abîme. Puis, j’ai vu saint Michel Archange intervenir non à ce moment, mais bien plus tard, quand les personnes multiplieraient leurs prières ferventes envers l’Archange.”

Rappel : Saint Michel Archange s’est présenté à Sainte Jeanne d’Arc comme étant « Le Protecteur de la France ». Il est urgent de rappeler à nos clercs l’existence de cette prière, pour que de nouveau, après chaque messe elle soit récitée :

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous le demandons en suppliant; et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la vertu divine, Satan et les autres esprits malins qui errent dans le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il. »

  • le 13 octobre 1917 : dernière apparition de Notre Dame à Fatima, « la Danse du soleil ou Miracle du soleil ».

C’est la sixième et dernière Apparition. Elles sont reconnues le 13 octobre 1930. Cf. les chroniques des 13 mai, 13 juin, 13 juillet, 19 aout et 13 septembre.

Ce 13 octobre, malgré la pluie la Cova da Iria, la foule est au nombre de 50 000 à 60 000 personnes ! Certains étaient venus de très loin pour assister à l’Apparition annoncée. Elle a lieu c13 octobre 1917, soit 33 ans, jour pour jour, après la vision du pape Léon XIII. Lucie, Jacinta et François, avaient annoncé que non seulement un miracle allait avoir lieu mais que la Dame allait dévoiler qui elle était et ce qu’elle voulait.

Lucie demande aux fidèles de fermer leur parapluie afin de réciter tous ensemble le chapelet et de mieux observer l’arrivée de la Sainte Vierge. L’Immaculée Conception se présente à Lucie comme étant Notre Dame du Rosaire et lui demande de faire bâtir une chapelle en son honneur. Elle annonce que la guerre va se terminer.

« Je veux te dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l’on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux. »

C’est alors que la Vierge Marie s’élève vers le ciel.

Une bonne partie de la foule peut contempler la danse du soleil : la pluie a cessé soudainement et les nuages se sont dispersés brusquement, laissant apparaître un ciel clair. La foule peut alors regarder directement le soleil sans se brûler les yeux ni sans être aucunement incommodé. Il y avait un grand silence. L’astre se met à trembler avec des mouvements brusques, puis il tourne sur lui-même à une vitesse vertigineuse, en lançant des gerbes de lumière de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Il semble s’approcher de la terre, au point que la foule s’en inquiète. En effet, le soleil, conservant son mouvement rapide de rotation, parait brusquement se détacher du ciel et avancer en zigzaguant sur la foule. À la stupéfaction générale, la foule constate que les vêtements, trempés par la pluie quelques minutes auparavant, sont complètement secs ! Cette danse du soleil a pu être observée jusqu’à plusieurs kilomètres de Fatima.

Lematin même du 13 octobre, le grand journal libre penseur de Lisbonne, « O Seculo », publiait sous la signature de son rédacteur en chef, Avelino d’Almeida, un article ironique sur les apparitions de Fatima, où il ne voyait que superstition et supercherie, tout en reconnaissant que le clergé y gardait une attitude correcte « au moins en apparence ».

  • le 13 octobre 1946 : adoption de la constitution de la Quatrième République.

Après le gouvernement de Vichy, et le gouvernement provisoire autoproclamé né de la libération-épuration de 1944-1946, la France se dote d’une nouvelle Constitution. Après un long processus d’élaboration, le projet constitutionnel est adopté par référendum à une faible majorité. Cette constitution, copie de celle de la III république ne vivra que 12 ans.

  • le 13 octobre 1951 : le bataillon français de Corée aux ordres du général Monclar prend le piton de Crève-cœur.
  • le 13 octobre 1990 : premier culte orthodoxe célébré à la cathédrale Saint-Basile depuis 1917.
  • le 13 octobre 1992 : lancement de l’Action œcuménique du Rosaire pour la conversion de l’Occident matérialiste, pour le triomphe du Christ en Russie et pour la réconciliation des Eglises catholiques et orthodoxes.

Le père Werenfried, fondateur de l’Aide à l’Eglise en détresse (AED), lance à Moscou cette « Action ». Le livret du Rosaire, Sous ta protection, édité par l’AED, correspond à l’esprit du message de Fatima et a déjà été imprimé, à cette date, en 9 langues et à 1 130 000.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 390)

NB: l’AED, à la différence de beaucoup d’associations caritives d’origine catholique, telles que le Secours Catholique et le CCFD, pollués infestés par «l’esprit du monde», fonctionne avec très peu de frais de fonctionnement et garantit aux donateurs que la quasi-totalité des dons sert bien à une œuvre de charité.

Le fantasme de la confession fait partie de la culture de la gauche laïcarde

De Rémi S. Antony pour Le Salon beige :

Le secret de la confession est visiblement le sujet de préoccupation principal de Gérald Darmanin depuis le 8 octobre. Ce jour-là, il déclarait « on doit être délié – c’est la loi qui le dit d’ailleurs – de ce secret » et 4 jours plus tard « ce secret souffre d’exceptions. [… ] Tout religieux ou toute personne qui a connaissance de faits d’abus sexuels doit le porter à la justice de notre pays ».

Qu’en est-il du point de vue juridique, théologique et mediatico-politique ?

  • Selon le droit positif, le secret de la confession a toujours été assimilé au secret professionnel ; la loi et le jurisprudence (circulaire du 11 aout 2004°, confirmée en 2014) sont claires : dans le cas de crime contre des enfants de moins de 15 ans, le détenteur du secret peut s’en délier lui-même, mais il n’y est en aucun cas obligé Darmanin dit donc une contre-vérité !
  • D’un point de vue théologique, le secret de la confession est un des fondements de ce sacrement. Cela fait partie de l’enseignement dispensé par l’Eglise partout et toujours (ubique et semper) : nul évêque, nul concile ne peut revenir dessus. Mgr de Moulins -Beaufort le dit très bien au journaliste qui l’avait interrogé sur FranceInfo «Le secret de la confession s’impose à nous et il s’imposera […] Il est plus fort que les lois de la République parce qu’il ouvre un espace de parole libre qui se fait devant Dieu ». Effectivement nul prêtre ne peut s’en délier (sous peine de sévères sanctions). Notons qu’en 1729, Benoit XIII a canonisé saint Jean Népomucène, archidiacre au XIV° siècle, comme martyr de la confession et l’a proclamé patron des prêtres (lui qui était confesseur de la Reine, avait refusé de dévoiler au roi Venceslas les aveux reçus et fut tué pour cela sur ordre du roi).
  • Par ailleurs le système médiatico-politique n’a voulu retenir que 7 mots de Mgr de Moulins-Beaufort, alors que ce dernier tenait un discours tout en nuances sur la distinction entre confidences et confession. Le seul pays qui ait tenté – pour une seule de ses régions – d’obliger la levée du secret de la confession pour certains crimes est l’Australie ; c’est aussi le pays qui s’est distingué par un système judiciaire profondément gangréné par l’anti-cléricalisme (cf. l’affaire du cardinal Pell emprisonné pendant plus d’un an alors qu’il était innocent). Notons que l’obligation de lever le secret professionnel – puisqu’il s’agit de cela – poserait des problèmes insolubles (s’appliquerait-il aux avocats ? aux médecins ?) ; elle serait aussi serait contre-productive, car si le prédateur sait que son crime risque d’être révélé, il n’en parlera pas. Les ténors de LaREM en rajoutent en parlant de séparatisme et donnent ainsi des gages à la partie anti-cléricale de la gauche en vue de la présidentielle. Rappelons que le petit père Combes reprochait déjà à l’Eglise de trop influencer les femmes à travers la confession ; le fantasme de la confession fait partie de la culture de la gauche laïcarde depuis plus d’un siècle !

Source ° Circulaire relative au secret professionnel des ministres du culte et aux perquisitions et saisies dans les lieux de culte, 11 août 2004, BOMJ n° 95 (1er juill. – 30 sept. 2004), CRIM 2004-10 ; E1/11-08-2004, NOR : JUSD0430163C.

La Tchéquie à droite

Selon Olivier Bault dans Présent :

La Tchéquie vire à droite après les élections législatives qui se sont déroulées les 8 et 9 octobre. Ou plutôt elle met un coup de frein à son évolution à gauche, car il s’agit là du pays le plus libéral-libertaire de tout le groupe de Visegrád (V4 : Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie), et le parti qui était jusqu’à récemment donné gagnant dans les sondages, c’était le Parti pirate, au profil ultra-progressiste et même fortement européiste, un peu dans le style LREM. A cette différence près que son leader, Ivan Bartos, n’est plus favorable à l’immigration, et c’est même un peu à cause de la France. Il l’a dit le 20 septembre sur une radio tchèque, alors qu’il avait déclaré il y a un peu plus d’une décennie n’avoir aucun problème avec une Europe musulmane : l’exemple de ce qui se passe en France montre que, quand il y a trop d’étrangers, ceux-ci ne s’intègrent pas, et Bartos ne veut plus d’une Europe musulmane.

Le leader des Pirates tchèques a donc rejoint en cela la gauche social-démocrate et communiste de son pays qui est elle aussi identitaire et anti-immigration, comme la droite et comme la grande majorité de la population. Cela n’a pas empêché cette gauche, pour la première fois depuis la chute du communisme, d’être expulsée du Parlement avec ces élections, tandis que les Pirates, qui se présentaient en coalition avec les maires et indépendants (la coalition STAN), étaient sanctionnés par le vote préférentiel. Ce vote permet aux électeurs, dans le cadre du système à la proportionnelle, de cocher leur candidat préféré sur la liste de leur choix dans leur circonscription. Résultat : les maires et indépendants entrent à la Chambre des députés avec 37 sièges en tout mais seulement 4 pour les Pirates, au lieu de 22 jusqu’ici.

Le parti centriste ANO du Premier ministre Andrej Babis n’arrive que deuxième, de très peu, en pourcentage des voix au niveau national mais premier en sièges, avec 27 % des voix et 72 députés contre 78 précédemment. Babis a peut-être souffert de sa mise en cause dans les « Pandora Papers » desquels il ressort – ce qu’il a reconnu en niant toute malversation ou action illégale – qu’il a acheté un ensemble immobilier sur la Côte d’Azur en passant par des sociétés créées pour l’occasion dans des paradis fiscaux. Son parti siège avec LREM au Parlement européen mais est très hostile à l’immigration et peu enthousiaste face à la vision eurofédéraliste du groupe Renew. Cela reflète d’ailleurs les vues de son électorat, les Tchèques étant une des nations les plus eurosceptiques de l’UE. Babis gouvernait en coalition avec les sociaux-démocrates grâce au soutien des communistes, et l’échec des deux formations de gauche fait qu’il a peu de chances de pouvoir rester aux commandes.

La coalition de centre droit, Spolu (Ensemble), a obtenu quelques dixièmes de points de pourcentage de plus qu’ANO mais a un siège de moins, c’est-à-dire 71. Un mémorandum a cependant été signé avec la coalition STAN-Pirates pour négocier la formation d’un gouvernement sous la direction de Petr Fiala, le chef de la coalition Spolu. Le Premier ministre Babis, bon joueur, a d’ailleurs félicité Fiala de sa victoire. Le SPD, un parti national-conservateur anti-UE dirigé par le Tchèque de père japonais Tomio Okamura, reste exclu des négociations mais s’est maintenu au Parlement avec 9,5 % des voix et 20 sièges.

Malheureusement, après avoir rencontré le Premier ministre au lendemain des élections (sans lui avoir confié la mission de former un nouveau gouvernement), le président Milos Zeman a dû être hospitalisé en soins intensifs, et une évolution défavorable de son état pourrait retarder la nomination d’un nouveau Premier ministre.

A noter que Václav Klaus, l’ancien président tchèque qui a longtemps été la bête noire de Bruxelles pour son euroscepticisme libéral-conservateur de style thatchérien, est très critique sur la coalition Spolu et lui préfère publiquement le SPD. Il s’est en revanche réjoui de l’échec cuisant des Pirates qu’il qualifie de gauche radicale.

Un catholique peut-il se trouver en phase avec les idées d’Eric Zemmour ?

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec se pose la question :

Pour une dernière ligne droite, elle s’annonce des plus sinueuses. La météorite Zemmour bouleverse depuis quelques semaines l’atmosphère politique. Les lois de la relativité sondagière divisent la communauté démocratique et interrogent les observateurs attentifs. Comme il semble remonter à une autre époque ce mois de mai 2017, conclusif d’une campagne et d’une élection présidentielles non ordinaires – épisodes à répétition de l’affaire Fillon, Marine Le Pen pour la première fois au second tour, l’extrême gauche à plus de 20%, un jeune homme élu qui promettait une présidence jupitérienne pour finalement, dans les faits, lui préférer celle d’un Janus habité par le “en même temps”. Depuis, 54 mois ont passé. A regarder dans le rétroviseur, le spectacle déplorable est à la mesure de la désillusion. Du délitement au déclinisme, des Gilets jaunes aux anti-passe, de la fête de la musique à la sauce DJ Kyle à l’entretien élyséen en mode Mc Fly et Carlito, de Samuel Paty au Père Olivier Maire, le Français ne se demande pas tant si la route vaut la peine d’être poursuivie, il s’interroge plus gravement : à quoi bon avancer ?

Tout recoller parce que tout a été détruit

Le simple fait que la politique n’intéresse plus la majorité de nos contemporains devrait nous effrayer. « Qui méprise les choses de la cité, ne mérite pas d’être appelé homme », affirmait sans ambages Aristote. S’il s’éclate dans les quartiers, l’ensauvagement a fait son berceau dans ce mépris des choses de la cité. En introduction à l’ouvrage collectif Eloge de la Politique (Tallandier), Vincent Trémolet de Villers dressait, avec sa plume alerte, l’état des lieux du marasme politique et relevait les défis à venir : « Ce dialogue qui traverse le temps, les espaces, les peuples. Cette longue phrase où se répondent le père et le fils, la guerre et la paix, l’amour, l’amitié, les amis, les bêtes, les rivières et les arbres, les mers et les étoiles, la sève et les tombeaux. La cité. Tout cela subsiste mais les liens se distendent. Les morceaux du miroir brillent sur le sol mais leur reflet est fragile : il faudra tout recoller. »

Oui, il faudra tout recoller. Tout recoller parce que tout a été déconstruit. Redonner du sens. Rétablir les repères. Remettre de l’ordre. Répéter les principes. Restituer l’autorité. Et il faut reconnaître à Éric Zemmour le mérite de rendre à beaucoup le goût de la reconstruction. Les salles pleines de sa tournée « la croisée des chemins », la jeunesse qui les compose ou encore les 3,8 millions de téléspectateurs de son débat avec Mélenchon sémaphorisent avec précision le grand vide que son discours sans fard comble. Tenter de comprendre la ligne zemmourienne, invite d’abord à distinguer, admettre et saisir une inquiétude souterraine : nos contemporains se savent-ils liés au devenir de la cité dont ils sont membres ? Éric Zemmour chante une cité merveilleuse et unique, à la géographie incroyable et à l’Histoire formidable. Mais il observe aussi ces « liens qui se distendent » évoqués plus haut. Il voit dans la France une cité en péril. Une cité autrefois façonnée par les croix et les lys, présentement déboussolée dans sa matrice, bousculée dans son identité et donc angoissée par son devenir.

Ordre, force et identité : trinité salvatrice en politique

Fort de tout cela, une question commence à se poser dans mon univers. Un baptisé peut-il, en conscience, se laisser séduire par le discours tranchant de Zemmour et les remèdes choc qu’il laisse entendre ? Un catholique, ou un chrétien au sens large, pourrait-il voter pour l’auteur de La France n’a pas dit son dernier mot ? Dit autrement : le projet Zemmour est-il conforme à l’Evangile ? Pour Gaultier Bès, directeur-adjoint de la revue Limite et figure des Veilleurs lyonnais à l’occasion du mouvement de La Manif pour tous, la réponse est clairement non. Pour lui, l’enseignement du Christ devrait nous dissuader de suivre le polémiste le plus célèbre de l’hexagone. Et de motiver, sur twitter, ses réserves : « L’ordre, la force, l’identité ne sont au mieux que des moyens : la seule finalité, pour un chrétien, c’est la communion ». En tant qu’écologiste et décroissant, il déclare se sentir plus en phase avec le discours d’un Jadot qu’avec celui d’un Zemmour.

Je peine pour ma part à comprendre le raisonnement. La seule finalité pour le chrétien est certes la communion, mais il ne s’agit pas de n’importe laquelle : cette communion porte un nom et s’appelle la béatitude, c’est-à-dire la communion avec son Créateur dans l’éternité bienheureuse du Ciel. Or, justement, l’ordre, la force, l’identité ne participent-ils pas de ces moyens, justifiés et nécessaires, pour bâtir des espaces de paix et de sociabilité propres à aider l’homme à atteindre sa fin ? A l’école thomiste, nous savons que le propre du sage est d’ordonner et que la paix s’entend comme la tranquillité de l’ordre. Quant à la vertu de force, aux antipodes de la brutalité ou de l’orgueil des idées, elle permet d’entreprendre et d’endurer. La force évacue la crainte et chasse le découragement. Y recourir lorsqu’il y a du pain sur la planche relève moins du possible que de l’impérieux.

L’identité enfin, en éclairant d’où l’on vient, invite à s’interroger sur où l’on va. Elle constitue, pour reprendre des mots de Gustave Thibon, ce cadre organique, protecteur et civilisateur, où s’opère la merveilleuse alchimie qui préside à la fois à la transmission des valeurs ancestrales et à la remise en cause des habitudes obsolètes. Le principe même d’une civilisation en essor. L’environnement, le cadre, l’époque dans lesquels la Providence nous a fait naître nous appellent à la sublimer et, au besoin, à la corriger. Non comme des révolutionnaires prétentieux, mais tels des débiteurs modestes qui savent qu’ils ont davantage reçu qu’ils ne sauraient donner. Si Zemmour s’attache à redonner leur lettre de noblesse aux notions d’ordre, de force et d’identité, on ne voit vraiment pas pourquoi un catholique ne pourrait pas s’en réjouir. Et, s’il le souhaite, embrasser sa cause.

« Vouloir détruire immédiatement toute injustice c’est déchaîner des injustices pires. » Père Calmel

Quand l’éthique s’intéresse à l’agir humain individuel, le politique se préoccupe de l’agir humain communautaire. La difficulté de l’organisation optimale de la cité provient principalement du fait que notre intelligence n’aime pas ce qui est contingent car elle se complaît dans l’universel. Or, parce qu’elle porte sur du contingent et non sur du nécessaire, la politique, selon la formule consacrée de Gambetta, se définit comme « l’art du possible ». Un art qui ne cherche pas autre chose que d’aider l’homme à trouver et composer les moyens très communs pour vivre en société. Impossible d’échafauder absolument une société qui soit à l’image de ses voeux. Le social reste par nature le décevant et le domaine du moindre mal.

Mais s’il n’est pas envisageable de construire le Paradis sur la terre, c’est déjà beaucoup que d’empêcher l’enfer de redéborder. Comme le faisait remarquer le Père Calmel : « Celui qui veut, dans la société civile, non seulement la justice, mais toute la justice et tout de suite, celui-là n’a pas le sens politique. Il ne comprend pas que la vie de la cité se développe dans le temps et qu’une certaine durée est indispensable pour corriger et améliorer ; surtout il ne comprend pas l’inévitable intrication de bien et de mal à laquelle, de fait, la cité humaine se trouve condamnée, depuis le bannissement définitif du Paradis de justice et d’allégresse. Vouloir détruire immédiatement toute injustice c’est déchaîner des injustices pires. »

Qui veut la fin, doit donc vouloir les (bons) moyens. Chaque jour qui passe, notre monde se réveille de moins en moins humain, la tête défaite. Pourquoi donc ? Parce que depuis plus de deux siècles, il se veut de moins en moins chrétien. En 1941 déjà, le pape Pie XII ne manquait pas de rappeler l’évidence : « De la forme donnée à la société conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes. » Rien n’interdit de penser, parmi les différents projets sur la table, que celui de Zemmour soit le plus profitable au Bien Commun. Ou le moins imparfait. A bon entendeur.

Chronique des cinglés

Le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom a signé samedi la loi qui obligera les grands détaillants à avoir des sections de jouets non genrés à partir de 2024. Les partisans de cette loi ont déclaré que cette exigence aiderait les consommateurs à comparer les prix et à réduire les stéréotypes de genre. L’opposition a répondu que cette loi enfreint la liberté des propriétaires d’entreprise de commercialiser leurs produits et d’aménager leurs magasins comme bon leur semble.

Les magasins qui ne respecteront pas cette obligation à partir du 1er janvier 2024 s’exposeront à une amende de 250 $ pour une première infraction et de 500 $ pour toute infraction ultérieure.

Un clandestin tunisien menace le sacristain dans la basilique de Nice

Un homme a pénétré dans la basilique Notre-Dame à Nice lundi soir et s’est montré menaçant envers le sacristain, crachant au sol et hurlant des mots en arabe. Le mis en cause, en situation irrégulière en France, a été interpellé.

Il y a bientôt un an, le 29 octobre 2020, un attentat avait coûté la vie à trois personnes dans la basilique de Nice.

Eugénisme : le mirage de “l’enfant parfait”

Federico Cenci a travaillé à l’agence de presse Zenit, traitant des questions sociales et religieuses, de la bioéthique, des politiques familiales, ainsi que de la politique intérieure et internationale. Il écrit sur IFN :

C’est en 1997 qu’est sorti Bienvenue à Gattaca, un film de science-fiction futuriste dans lequel il serait possible de donner naissance à des êtres humains dotés d’un patrimoine génétique précis, sélectionnés par leurs parents à partir d’un certain groupe de cellules embryonnaires. Eh bien, ce futur est maintenant.

Le test polygénique

Une enquête menée par Bloomberg révèle des essais cliniques de sélection de gènes sur des embryons humains pour réduire les risques de maladies cardiaques, de diabète et de cancer à l’âge adulte. C’est ce qu’on appelle le “test polygénique”. Les entreprises qui proposent ce “service” aux couples désireux d’ avoir des enfants selon leurs souhaits, peuvent être retrouvées sur le site web Genomic Prediction. Rafal Smigrodzki, un neurologue de Caroline du Nord titulaire d’un doctorat en génétique humaine et l’un des parents qui a fait appel aux services de ces cliniques. Il a déclaré à Bloomberg que les parents ont le devoir de donner à leur enfant le meilleur départ possible dans la vie. “Une partie de ce devoir est de s’assurer que nous prévenons les maladies, c’est pourquoi nous donnons des vaccins”, a-t-il déclaré. “Et les tests polygéniques ne sont pas différents. C’est une autre façon de prévenir les maladies.”

Le mirage de “l’enfant en bonne santé

Un moyen de prévenir les maladies, cependant, avec des résultats qui ne sont pas du tout évidents. Comme que le rapporte également Bloomberg dans son numéro de juillet, d’après le New England Journal of Medicine, treize scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme sur le sujet : le risque est que les clients, c’est-à-dire les parents, se laissent séduire par le mirage d’avoir un “enfant sain” à 100 %. Mais, notent les scientifiques, “les résultats” du testpolygénique “ne sont que des possibilités, pas des garanties”.

Le “fils parfait

Mais au-delà de la prévention des maladies, un nombre croissant de parents se tournent également vers ces cliniques pour “faire” un enfant ayant une certaine apparence physique et de fortes qualités intellectuelles. Smigrodzki, le parent interrogé par Bloomberg, ne s’en cache pas : “Il est juste et approprié que chaque enfant soit intelligent, que chaque enfant soit au-dessus de la moyenne”, dit-il.

Le risque de “l’eugénisme libéral

Toutefois, la perspective d’une sélection fondée sur l’intelligence soulève des inquiétudes compréhensibles. Steven Hyman, directeur du Stanley Center for Psychiatric Research au Broad Institute du MIT et de Harvard, parle d’un eugénisme plus subtil que l’eugénisme nazi, “un eugénisme libéral”. Pour Hyman, il est donc nécessaire de fixer des limites éthiques dès le départ, avant que le principe discriminatoire du ” petit nombre parfait” ne s’installe.

Polexit : «Il y a peut-être une leçon à retenir de l’existence des petites nations de l’Europe de l’Est, c’est que l’existence nationale est un combat»

Les intervenants autour de Christine Kelly, sur CNews, évoquent la décision de la Cour constitutionnelle de Pologne, qui réaffirme la primauté de son droit sur celui de l’UE. L’attitude de Michel Barnier, qui, dans le cadre de la campagne présidentielle, propose la même chose concernant l’immigration, est dénoncé par Charlotte d’Ornellas :

“Ce qui me fascine, c’est le mensonge sur ce qui est réellement en train de se passer dans le bras de fer entre la Pologne et l’UE. L’exemple le plus magnifique du mensonge ambiant, c’est Michel Barnier. De qui se moque-t-il?”

Et Mathieu Bock-Côté ajoute :

Les Pays de l’Europe de l’Est n’ont pas envie de troquer Moscou pour Bruxelles.

Neuvaine à Marie qui garde la chasteté des prêtres

Mercredi 13 octobre

Ô Notre Dame, je vous adresse ici une dernière prière : voyez la pauvreté de mes mots et de mon cœur durant cette neuvaine. Daignez suppléer à mes manquements. Je suis si démuni(e), si inconstant(e) dans mes résolutions. Je n’ai rien de grand, rien d’efficace, rien d’héroïque à vous offrir… alors bien simplement et avec confiance, je me place, à la suite de tant de saints connus ou cachés de mon pays et de mon Église, et selon les mots de saint Louis-Marie, sous votre maternelle protection.

« Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen. » Saint Louis Marie Grignion de Montfort

 « L’avortement est la mort d’une société »

Louis Vlavonou est président de l’Assemblée nationale du Bénin depuis 2019. Le 8 octobre, participant à une table ronde sur la « santé sexuelle et reproductive des jeunes », il s’est fermement opposé à l’avortement :

 « L’avortement est la mort d’une société car partout où sa pratique a eu cours, la société a vieilli. »

La légalisation de l’avortement fait partie de « la stratégie mise en place par cette Nouvelle Ethique Mondiale » pour

« déconstruire nos valeurs et reconstruire à la place les contre-valeurs dont leurs cultures sont victimes aujourd’hui ».

L’avortement est

« la négation de la vie à un enfant. Qui sommes-nous pour décider de la vie de quelqu’un et surtout du tout-petit ? Plus il est petit, plus nous devons le défendre. C’est cela notre devoir en tant qu’élus du peuple. »

« Ce serait dangereux de mettre dans les mains de la femme un outil pour détruire la vie en sa qualité de mère, censée la protéger. »

« C’est à la femme qu’il reviendra d’en porter tout le fardeau, plus que celui qu’elle porterait si elle gardait sa grossesse. »

Chasseurs de prime : 654€ le salaire pour euthanasier

La loi néo-zélandaise autorisant l’euthanasie entrera en vigueur le 7 novembre. Le « barème de prix pour la pratique » a été publié au Journal officiel. Le médecin tueur recevra 1087,20$ par meurtre, soit environ 654€. Ce qui n’inclut pas les frais de déplacement.

Tous les frais seront « pris en charge par la communauté ».

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