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Le baron de la drogue ‘français’ : Moufide Bouchibi

Encore une médaille pour la France :

Considéré comme le plus important des trafiquants de cannabis en France, Moufide Bouchibi a été interpellé en mars dernier à Dubaï. De petit dealer de l’Essonne, il est devenu multimillionnaire avant d’être rattrapé par la justice. Il est jugé mercredi et jeudi à Bordeaux.

François Bert – Notre-Dame en flamme : un châtiment divin ?

“Quelque chose de plus puissant, de chrétien et de terrien à la fois, de spirituel et de familier, de français en somme”. Voilà ce que représente Notre-Dame de Paris pour François Bert, l’auteur du roman “Les feux de Notre-Dame”. Français et touristes, croyants ou athées, le monde entier a été dévasté par le spectacle d’horreur du 15 avril 2019, lorsque la cathédrale de Paris a pris feu. Certains ont parlé de châtiment divin, d’autres ont senti se réveiller leur part d’enfance. Comment devons-nous interpréter cet événement alors que le spirituel est en recul dans tout l’Occident ? La France reste-t-elle la fille aînée de l’Eglise ? Où en est l’enquête sur l’incendie ? Et vous, qu’avez-vous ressenti face au désastre ?

C’est arrivé un 30 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 30 ou 31 août 257 : élection de saint Sixte II sur le trône de Saint Pierre.

Sous son pontificat, les persécutions contre les chrétiens reprennent ; il meurt décapité le 6 août 258.

  • le 30 août 1181 : décès du pape Alexandre III.
  • le 30 août 1271 : sacre du Roi Philippe III « Le Hardi » à Reims.

Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.

Le 25 août 1270, son père, le Roi saint Louis, lui donne son testament de gouvernement, un modèle pour tout chef d’Etat chrétien.

  • le 30 août 1464 : Paul II est élu pape.

Pietro Barbo naît le 23 février 1417 à Venise et meurt le 26 juillet 1471. C’est un religieux italien qui devient le 211ème pape de l’Église catholique sous le nom de Paul II. Amateur de grandeur, il fait bâtir le palais Saint-Marc, actuel palais de Venise (palazzo Venezia). Il décrète également l’année sainte de 1475. Il autorise la création de l’université de Bourges le 12 décembre 1464, à la suite d’une demande du Roi Louis XI.

  • le 30 août 1482 : assassinat du prince-évêque de Liège, Louis de Bourbon.

Il est assassiné le 30 août 1482 par ordre de Guillaume de La Marck, surnommé le «Sanglier des Ardennes » à Werz, près de Liège. La révolte qui s’en suit entraîne le siège de Liège. Mais le Roi de France a trempé dans le crime. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu’il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Dans son livre, La Vierge Marie dans l’histoire de France, (Editions Résiac, page 116 et 117) le marquis de la Franquerie note qu’il est un grand Roi, particulièrement pieux, mais:

« Malheureusement, il commet un abus de pouvoir doublé d’un crime, il participe au meurtre du prince évêque de Liège. Saint François de Paule annonce alors au roi qu’il a un an pour expier son crime. Louis XI, pendant cette année, se livre à une rude pénitence, fait construire une chapelle réparatrice, et meurt le jour annoncé. Son crime était pardonné, mais l’expiation devait suivre : sa descendance fut rejetée : son fils Charles VIII n’eut pas d’héritier salique et le trône passa à son cousin Louis XII. Saint Remy avait écrit dans son testament, au sujet du roi infidèle à sa vocation : « Que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive la royauté » C’est la seconde fois que cette prophétie se réalise, elle se réalisera encore et prochainement. »

  • le 30 août 1483 : décès de Louis XI, Roi de France.

C’est après s’être confessé à Saint François de Paule que s’éteint ce grand souverain, que Jules Michelet, en haine de la Monarchie a décrit comme un génie démoniaque. Louis XI «le Prudent» a pourtant sagement administré le Royaume et su limiter le pouvoir des grands féodaux : à la Couronne ont été rattachés le Berry, la Normandie, la Guyenne, la Bourgogne, l’Anjou, le Maine et la Provence. Voir les chroniques des 3 juillet, 1er et 15 août.

Saint François de Paule, ayant vu en extase la participation royale, dans l’assassinat du Prince-Evêque de Liège et alors qu’il se trouve en compagnie du Roi au moment du meurtre, annonce à Louis XI que Dieu lui donnait un an pour réparer sa faute avant de le rappeler à lui. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n’a pas d’héritier et la couronne passe à Louis XII.

(*) La Vierge Marie dans l’histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)

  • le 30 août 1661 : les reliques de Saint Gaudens retrouvent leur place.

Jeune martyr de 13 ans, Saint-Gaudens a été tué par les Wisigoths vers 475. La collégiale créée pour abriter ses reliques, et l’importance de la position pendant les croisades anti-cathares du début du XIIIe siècle, font de la ville un lieu célèbre. Le pape Clément V, ancien évêque de Saint Bertrand de Comminges, visite le chapitre de Saint Gaudens le 13 janvier 1309. Mais les protestants dévastent la cité en 1569. Les reliques sont alors mises en lieu sûr et ne reprennent leur place initiale qu’un siècle plus tard.

  • le 30 août 1682 : poursuite du bombardement d’Alger.

Louis XIV donne l’ordre à la marine française de bombarder Alger. Cette action est à replacer dans le cadre de la guerre franco-algérienne (1681-1688), suite à la déclaration de guerre à la France en 1681 par le dey. Louis XIV a confié la mission à Duquesne. A cause des conditions météo déplorables ce dernier n’obtient pas la reddition algérienne.

  • le 30 août 1811 : naissance de Théophile Gautier, poète, romancier et critique d’art français.
  • le 30 août 1860 : débarquement de l’expédition française en Syrie et au Liban pour protéger les chrétiens maronites massacrés par les Druzes.
  • le 30 août 1870 : bataille de Beaumont.

Défaite de l’armée française, commandée par Mac-Mahon, qui fait retraite sur Sedan

  • le 30 août 1898 : aveux et suicide du colonel Henry.

Le colonel Hubert Henry reconnaît être l’auteur du faux qui a permis de faire condamner Alfred Dreyfus. Cavaignac, ministre de la Guerre, le fait emprisonner au fort du Mont Valérien. Il se suicide et meurt le lendemain.

  • le 30 août 1944 : libération de Rouen, Beauvais, Reims, Troyes et Châlon-sur-Marne.

Rouen n’est plus qu’un tas de ruines après de nombreux bombardements des anglo-saxons.

  • le 30 août 1954 : rejet de la Communauté européenne de défense par le Parlement français

Les négociations pour la Communauté européenne de défense (CED) durent depuis plus de deux ans. Elles échouent sur le refus du Parlement français de ratifier le projet, qui ne veut pas du réarmement de l’Allemagne.

Il est parti vers le Ciel, le père Raymond Jaccard

De notre envoyé spécial Antoine Bordier

Celui que l’on surnommait « le globe-trotter de la charité » nous avait reçu à plusieurs reprises dans son ermitage, situé dans les hauteurs d’Aix-les Bains. Après sa folle épopée à travers le monde entier, l’homme à la croix, qui ne quittait jamais son chapelet, était rentré définitivement en France. Jusqu’à la fin, il déclarait, fidèlement, sa flamme à l’Eglise et redisait son « fiat » : oui à sa vocation sacerdotale et au célibat. A l’approche de ses 90 ans, comme s’il avait fini sa course, il est parti, comme Le Petit Prince, en nous léguant son dernier sourire. Portrait.

En provenance d’Aix-les-Bains, il faut une quinzaine de minutes en voiture pour rejoindre le Monastère Notre-Dame de l’Unité des sœurs de Bethléem, situé à l’écart du village de Pugny-Chatenod. C’est là, après le petit chemin des Corbières, qui semble interminable, qu’est posé l’ermitage du père Raymond Jaccard, juste à côté de la chapelle des sœurs. Après sa folle course qui l’a mené avec son frère, Pierre, décédé en 2018, à travers le monde entier, il était devenu depuis les années 2010 l’aumônier des sœurs. C’est dans cet écrin de verdure, à mi-montagne, qu’il continuait sa vie de prêtre, entouré de ses nombreux amis. Son frère Pierre était, lui, l’aumônier des sœurs du Monastère Notre-Dame de la Gloire-Dieu aux Monts Voiron. Ils étaient inséparables.

« Jusqu’à la fin, raconte sœur Massabielle, qui aidait le père Raymond au quotidien, ses proches lui rendaient visite. Il était toujours très accueillant. Il est mort dans son lit d’hôpital à Aix-les-Bains. Il vivait sous respiratoire depuis quelques années. Il avait, déjà, eu plusieurs alertes cette année. »

Petit, mais robuste, le père Raymond qui s’était voûté avec le temps, célébrait sa Messe tous les jours. Dans son ermitage, authentique petit chalet, il vivait presqu’au ralenti. Il se levait tôt et se couchait tôt. Tous les jours, il priait le chapelet, adorait plusieurs heures et célébrait la Messe. Sa chambre toute lambrissée était décorée de centaine de photos. Elle lui servait de bureau. Car c’était un travailleur infatigable, au ralenti mais infatigable. De la salle-à-manger, il fallait monter quelques marches pour s’y rendre. Lui, gravissait cette petite ascension en fauteuil roulant. Sa mobilité n’était plus autonome. Dans sa chambre, il avait aménagé un petit oratoire avec la présence eucharistique. Il y recevait des athées, des croyants, des pratiquants, et, des recommençants. Des photos y sont marquantes : celles des papes depuis Jean-Paul II. Celle de Mère Térésa. Celles avec son frère. Sur la photo, tous les deux ont revêtu leur vêtement liturgique sacerdotal. Ils sont beaux.

Les jumeaux de l’Amour

Difficile de présenter ces deux personnalités, Pierre et Raymond. Difficile de synthétiser leur vie. Impossible de les séparer. Pierre est né en 1927. Il est le second de cette fratrie de 4 garçons. Raymond, et son frère jumeau (celui du sang), Xavier (décédé), naissent 4 ans plus tard, en 1931. Ils sont originaires de Villers-le-Lac, dans le Doubs. Très tôt, ils ont eu la vocation. Il y a un an, lors d’une première visite à son ermitage, Raymond racontait les débuts :

« J’ai eu la vocation à l’âge de 8 ans. Une fois, je suis allé me confesser à un prêtre. Après ma confession, lorsque le prêtre m’a dit :  tout est pardonné , j’ai dit à Jésus : mes copains n’ont personne pour aller se confesser. J’avais l’impression que Jésus me regardait en souriant. Il m’a dit : chez nous, on donne tout, tu seras prêtre. »

Sa vocation est lancée en 1939, c’est le temps de la Seconde Guerre. Lui, aura toujours la paix. Sa vocation se présente bien. Il est comme sur une autoroute. Il avance vite et suit les pas de son frère Pierre, qui est entré au séminaire avant lui.

« J’ai été ordonné en 1958 et Pierre 5 ans avant, en 1953, dans la cathédrale de Besançon. Notre vocation a été portée par une vie de famille très simple et très charitable. Nos parents, Ernest et Simone, nous ont donné beaucoup d’amour. Et, ils nous ont appris à vivre de la foi et de la charité. »

Après une vie paroissiale dans le Doubs, Pierre à Audincourt et Raymond à Besançon, le premier est happé par la vie missionnaire avec les frères de Charles de Foucauld. Le second par la vie missionnaire au Cameroun. A Douala, alors que mai 68 fait rage dans la jeunesse de France, Raymond est entré depuis un an en contact avec un milieu qui n’attire pas et dérange : celui des lépreux. Il est devenu leur aumônier. Pourquoi est-il parti si loin, et, dans un tel endroit ? « J’ai été envoyé par mon évêque, répond-il. J’ai été mis à disposition. » Cela paraît si simple. C’est certain, c’est deux frères ont la foi. Une foi à soulever les montagnes. Et, des montagnes, les jumeaux de la foi vont en soulever plus d’une.

Les bons samaritains auprès des lépreux

L’archevêque de Yaoundé de l’époque, lui avait dit : « Je vous envoie vivre l’Evangile avec les lépreux du centre Jamot. » Là le dépaysement est total. Il vire à l’écœurement. « Quand je suis arrivé dans le centre, racontait-il, passé la surprise de voir tous ces gens aimés de Dieu si blessés, si malades, je me suis vite mis au travail. Je priais et souriais beaucoup. Et, je cherchais des solutions. Je pensais beaucoup à Jésus et à ses rencontres avec les lépreux. » Le centre Jamot est difficile : y vivent plus de 400 personnes, femmes, hommes, enfants, tous sont atteints de cette terrible lèpre, qui rongent les os et la chair. Dans la Bible, dans le Nouveau Testament (la Bible est composée de l’Ancien et du Nouveau Testament), Jésus guérit à plusieurs reprises des lépreux. Ces guérisons sont citées plusieurs fois par les Evangélistes saint Luc et saint Matthieu. Saint Matthieu, dans son chapitre 8 :

« Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent. Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : ‶ Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier.″ Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : ‶ Je le veux, sois purifié. ″ Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. »

Cette-dernière est, toujours, considérée comme une maladie impure. En 1971, Pierre, à l’appel de son frère, a décidé de le rejoindre.

Auparavant Raymond a appris clandestinement à amputer les membres malades des lépreux. « Le seul soin, se souvenait-il, consistait à enlever les pansements et à en rajouter d’autres. Mais la lèpre continuait inlassablement son travail de mutilation. » Il en parle avec l’un de ses amis chirurgiens qui lui répond : « la seule solution, c’est l’amputation ». Raymond se forme sur place, puis, part à Paris pendant un an pour compléter sa formation. Avec son frère, ils fabriquent les premières prothèses rudimentaires, avec des matériaux locaux. Pendant 40 ans, ils soigneront des milliers de lépreux, Pierre s’occupant de la fabrication des prothèses. Pour Raymond, « la présence de mon frère a été indispensable. Le prêtre a besoin d’un frère sur qui compter, et il a besoin de Jésus-hostie. L’adoration quotidienne est vitale. » C’est le secret de leur vie : l’adoration eucharistique !

Une renommée internationale

Sur le terrain du Cameroun, au regard de leur ingéniosité et de leur réussite, Mgr Jean Zoa, l’archevêque de Yaoundé, leur demande d’écrire un manuel sur leurs pratiques chirurgicales. Puis, en 1972, ils créent le Centre National de Prothèses. Leur livre s’intitule : Un homme nouveau – le lépreux handicapé, opéré, appareillé. Ce livre fait le tour de l’Afrique, et enflamme tous les continents où sévit la lèpre. Toute la profession, après avoir commencé à les critiquer, rend hommage aux frères Jaccard. Ils sont invités, donnent des conférences. Dans un premier temps, c’est presque toute l’Afrique qui fait appel à eux. Les deux prêtres deviennent conférenciers, et, professeurs. Leur savoir-faire vaut de l’or. Généreux, ils partagent, sans rien demander en retour, leur expérience. Puis, ils sont invités en Inde. Lors de notre dernier passage, Raymond se souvenait encore de cette rencontre avec Mère Teresa, à Calcutta. « Oui, cette rencontre a marqué ma vie. Je ne me posais pas beaucoup de question sur le sens. Mais, quand j’ai compris que Mère Teresa nous invitait et avait besoin de nous pour leur apprendre à soigner les lépreux et à fabriquer les prothèses rudimentaires, j’ai tout compris. Cela ne nous appartenait pas. C’était un don de Dieu. » A la fin des années 70 et au début des années 80, les frères Jaccard font plusieurs fois le tour du monde. Ils se rendent en Egypte, aux Philippines, au Tchad, à Madagascar, en Thaïlande, en Amérique.  Les prothèses Jaccard sont devenues une référence. Rien de commercial dans cela. Tout est vital. En l’espace d’une demi-douzaine d’années, les jumeaux de la charité, sont devenus des experts. Ils ont donné de l’espérance, à des femmes, des hommes, des enfants, condamnés jusque dans leur chair, et, pour certains dans leur âme.  Grâce aux deux frères, et, à un évêque qui leur a fait confiance, ils ont remis debout une partie de l’humanité malade. Côté âme, Raymond a permis à un jeune de 23 ans, qu’il a connu en phase terminale, de terminer sa vie dans l’Amour.

 

Robert Naoussi, le saint du Cameroun

Les deux hommes ont 16 ans d’écart. Ils se sont connus dans le mouroir des lépreux de Jamot. Raymond n’a rien pu faire pour le sauver. « C’était trop tard, expliquait-il. » En France, dans son ermitage, Raymond ne parlait que de lui. Il avait, d’ailleurs fait publier une BD qui retrace la vie de Robert. A l’hôpital d’Aix-les-Bains, sœur Massabielle, rappelle avec étonnement la bonne nouvelle qu’elle a communiqué au père, sorte d’a-dieu, juste avant qu’il meure :

« Par un ami parti au Cameroun, il a appris que presque toute la grande famille du petit Robert s’était convertie. Quelle émotion pour lui d’apprendre le grand rayonnement de Robert au Cameroun. Il décèdera quelques heures plus tard. »

Robert est né en 1947, dans une fratrie de 10 enfants, à Bangouo, un petit village qui se situe à plus de 300 km au nord-ouest de Yaoundé. Son père animiste est polygame. Ce qui ne l’empêche pas de suivre le catéchisme et de demander le baptême à 10 ans. Elève brillant, boursier, il mène une vie pauvre, et, donne la plupart de ce qu’il gagne aux plus pauvres. Il reprend des études après avoir essuyé un refus pour son entrée au Séminaire. En 1968-1969, il contracte la maladie, une lèpre fulgurante. Il termine ses jours avec le père Raymond qui lui fait découvrir les trésors de Sainte Thérèse de Lisieux. « Il a transformé sa vie de souffrance en vie de prières, racontait le père Raymond. Il avait toujours le sourire. J’ai trouvé que sa vie ressemblait à celle de la petite Thérèse. » Le 15 août 1970, il offre sa vie à la Vierge Marie, dont c’est la fête. Le soir, il devient aveugle. Le père doit partir pour Paris, pour perfectionner la technique chirurgicale qu’il vient d’apprendre. Il ne reverra plus son « petit ange ». Le 1er octobre 1970, Robert meurt. La veille, sœur Albert qui prenait soin de lui, l’avait entendu prononcer vaguement le Je vous salue Marie. Puis, il avait dit cette dernière phrase : « Dites au frère Raymond que je ne l’oublierai jamais. »

Des lépreux aux prostituées

Leur surnom de « globe-trotters de la charité » n’est pas venu par hasard. Après 40 ans de missions étrangères, et plus de 50 pays visités, les jumeaux de l’Amour ont été envoyés en Colombie, à Bogota, la capitale. Après l’enfer de la lèpre, les deux frères vont apporter la lumière dans l’enfer de la drogue et de la prostitution. Nous sommes en 1978. Les deux frères sont envoyés comme prêtres « fidei donum ». De nouveaux, ils sont mis à disposition d’un autre pays, d’un autre diocèse. Les pères sans frontière vont y faire des miracles et sauver des mains des gangs des milliers d’enfants, de jeunes filles et de jeunes mères de famille. Ils ne vont pas en terrain conquis. Sur place, dans ce pays où ils n’ont jamais mis les pieds, ils sont accueillis par les Sœurs Adoratrices de Colombie. Mgr Zoa leur avait dit en guise de lettre de mission : « Je vous envoie dans ce milieu de la prostitution de Colombie et d’Amérique Latine. C’est l’Eglise qui vous envoie. Tenez-moi bien au courant. » Là, ils risquent plusieurs fois leur vie. Un jour le père Raymond est poursuivi par un molosse, un de ces chiens de garde, qui enfilent des kilogrammes de viande tous les jours. Il est mordu. Et, entre dans une chapelle. « C’est Marie qui m’a sauvé, dira-t-il ». Sortir de la prostitution des milliers de femmes, pendant une dizaine d’années, est une chose impossible. Leur donner du travail en est une autre. Missions impossibles ? « Non, c’était possible, avec Jésus et Marie. La clef, c’est la Messe, l’adoration eucharistique et le chapelet. » De fait, ils vont créer des milliers d’emplois artisanaux.

« Avec les sœurs, nous avons commencé en ouvrant des ateliers de coutures. Mais, au préalable, il fallait mettre les filles à l’abri. Nous les logions dans des maisons tenues par les soeurs. Pour financer tout cela, nous avions des dons qui affluaient de France ».

Leur course en direction du Ciel

Comme deux coureurs de fond, la course des « apôtres de la charité » semblait ne jamais s’arrêter. En même temps que leurs actions sur le terrain africain, américain, ou asiatique, qui dépassaient les pays cités, en France, l’œuvre des frères est matérialisée par des associations tenues par des bénévoles. Il y a celle qui soutient la cause du jeune Robert Naoussi, celle qui soutient les œuvres auprès des femmes sorties de la prostitution, des lépreux, des personnes atteintes de la polio, et par un handicap, des réfugiés. C’est, ainsi, qu’est née dans les années 80 l’association Un P.A.S. avec les frères Jaccard. Sœur Massabielle s’en occupe, aussi, avec de nombreux bénévoles, comme Monica Lima, une Colombienne très dynamique. Dans les années 70, infatigables, les frères avaient lancé le Festival de l’Espérance, un évènement qui réunissait sur plusieurs jours à Besançon de grands témoins comme : Jorge Valls, sorti des geôles cubaines; Tatiana Goritcheva, exilée de l’URSS pour sa foi; Aleksander Ogorodnikov, venu des goulags de Sibérie ; François-Xavier Nguyen Van Thuan, qui a vécu 25 ans dans les camps au Vietnam; Marion Cahour qui a fondé l’Eau Vive pour les alcooliques; le moine-ermite-prophète Daniel Ange; Nicolas Buttet, le fondateur de la communauté Eucharistein; Fabrice Hadjadj, le directeur de Philanthropos. Ces coureurs de fond avaient semé derrière-eux des myriades de petites graines…

La dernière fois, que j’ai rencontré le père Raymond, c’était fin juillet 2021. Il célébrait la Messe au milieu de religieuses malades et âgées. Il avait son respirateur à côté, qui ne le quittait plus. Sœur Massabielle était-là avec Monica. Les mots simples du père qui appelait Jésus « papa » et Marie « maman » résument bien sa vie. Son dernier message ? « Je vous aime. » Il a retrouvé son frère Pierre. Ils nous regardent du haut du Ciel où la lumière ne s’éteint jamais. Avec Robert, et la multitude, ils doivent faire la fête !

Reportage réalisé par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant

Copyright des photos, Antoine Bordier, Frères Jaccard, Association Un PAS,

Association « Les amis du Petit Robert »

Produire des vaccins éthiques, c’est possible

D’Olivier Bault dans le numéro de Présent du 26 août :

L’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a accordé le 23 août son approbation définitive au vaccin anti-Covid Pfizer-BioNTech. Jusqu’ici, le vaccin à ARN messager germano-américain Pfizer-BioNTech bénéficiait uniquement outre-Atlantique d’une autorisation d’urgence. A l’occasion de cette autorisation définitive, le Charlotte Lozier Institute (LCI), un institut de recherche créé par l’organisation pro-vie Susan B. Anthony List, rappelle que, si aucune lignée cellulaire provenant d’un enfant avorté n’est utilisée dans la fabrication de ce vaccin (contrairement à l’AstraZenecca, au Janssen ou au Spoutnik V), de telles cellules ont été utilisées dans certains tests en laboratoires.

Paradoxalement, à en croire le tableau régulièrement mis à jour par le LCI, pour se faire vacciner avec un produit pour lequel aucune lignée cellulaire issue d’un prélèvement d’organe sur enfant avorté n’a été utilisée à quelque étape que ce soit, il faudrait recourir au Sinopharm chinois qui n’est malheureusement pas admis dans l’Union européenne.

Pour le docteur David Prentice, vice-président du LCI cité le 23 août sur le site Life News,

« Il existe des alternatives viables à l’utilisation de cellules issues de l’avortement. A l’avenir, le LCI continuera à défendre l’utilisation de ces alternatives éthiques et non controversées pour tous les tests de ce vaccin et des futurs vaccins. C’est un objectif réalisable avec un effort national ciblé et la coopération du secteur. »

On ne peut que regretter que l’Eglise catholique n’ait pas eu une attitude plus claire et plus cohérente dans ce domaine. La pandémie de Covid était l’occasion de faire pression sur les gouvernements et l’industrie pharmaceutique pour mettre fin aux pratiques consistant à prélever des organes sur des enfants avortés, dans des conditions inavouables, afin de cultiver ensuite des cellules qui sont revendues aux fins de la production de certains vaccins.

En mars, des évêques américains avaient mis en garde les catholiques contre le vaccin Janssen de Johnson & Johnson. « Contrairement aux vaccins Moderna et Pfizer, Johnson & Johnson utilise une lignée de cellules souches provenant d’avortements pratiqués il y a plus de 30 ans pour produire son vaccin », avait par exemple écrit un évêque de Louisiane. En décembre 2020, la conférence épiscopale des Etats-Unis avait estimé qu’il était « moralement admissible » de recourir aux vaccins Pfizer et Moderna qui n’utilisent pas ces cellules d’enfants avortés dans le processus de production. « Compte tenu de la gravité de la pandémie actuelle et du manque de disponibilité de vaccins alternatifs, les raisons d’accepter les nouveaux vaccins Covid-19 de Pfizer et Moderna sont suffisamment sérieuses pour justifier leur utilisation, malgré leur lien lointain avec des lignées cellulaires moralement compromises », avaient écrit les évêques américains en enjoignant les fidèles d’éviter le vaccin AstraZeneca qui utilise (comme le Janssen) de telles cellules pour sa fabrication (ce qui ne veut pas dire que ces cellules sont ensuite présentes dans les doses de vaccins).

Mais de fait, à en croire le LCI, il existe aujourd’hui une alternative éthique : le vaccin chinois Sinopharm. Seulement, mis à part le gouvernement hongrois, les gouvernements occidentaux n’en veulent pas pour des raisons politiques et parce que, comme les compagnies pharmaceutiques américaines et européennes, ils se moquent bien des considérations éthiques. Et d’ailleurs les Hongrois vaccinés avec le vaccin Sinopharm n’ont pas droit au passeport sanitaire européen : s’ils veulent voyager sans encombre dans les pays qui exigent ce passeport, ils doivent se faire revacciner avec une double-dose de vaccin non éthique approuvé par l’agence européenne des médicaments.

Dans ces conditions, le passeport sanitaire européen et plus encore le passe vaccinal imposé par Macron et son gouvernement pour accéder à toutes sortes de services est aussi une violation de la liberté de conscience.

Un archevêque chinois dénonce l’accord entre la Chine et le Saint-Siège

Lu ici :

Ancien secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples et proche du cardinal Joseph Zen, Mgr Savio Hon Tai-fai, religieux salésien, occupe le poste de nonce apostolique en Grèce depuis 2017.

Sa prise de parole, le 6 août 2021, à l’occasion de la vingt-huitième rencontre internationale de l’association catholique Chine Etats-Unis n’est pas passée inaperçue, c’est le moins qu’on puisse dire.

L’archevêque a brossé sans ménagement un tableau en trois étapes de la situation que vit l’Eglise catholique en Chine depuis l’avènement du totalitarisme communiste en 1949.

La première étape, qui couvre la période 1949-1980, se résume en deux termes, selon lui : « résistance et division ».

Durant ces années de plomb, « de nombreux dirigeants catholiques ont été arrêtés, l’Eglise a été divisée entre une myriade de communautés certaines clandestines, d’autres reconnues par le Parti communiste chinois (PCC) », explique Mgr Hon.

L’intention du PCC était alors de « diviser le peuple afin de le contrôler plus facilement ».

A cette époque, le Saint-Siège « s’efforce de normaliser les relations diplomatiques, tout en encourageant les catholiques à demeurer fidèles à Rome, insistant sur le fait qu’une église autocéphale ne saurait être catholique », explique l’actuel nonce en Grèce.

Sous Deng Xiaoping, une nouvelle ère, relativement paisible, s’ouvre pour les catholiques de l’empire du Milieu, résumée par les termes de « croissance » et « réconciliation » : « les deux communautés divisées ont commencé à adopter une attitude conciliante l’une envers l’autre », précise Mgr Hon, qui ajoute que le Vatican a alors cherché à établir « un dialogue avec le régime, et à promouvoir la réconciliation entre l’Eglise souterraine et les communautés reconnues par le PCC ».

L’année 2013 marque un véritable tournant, avec l’arrivée concomitante du pape François et de Xi Jinping, sur le devant de la scène internationale. Ici commence ce que l’ami du cardinal Zen dénonce comme « l’aveuglement du Vatican ».

Désormais « l’Eglise souterraine se sent abandonnée par le Saint-Siège » déclare Mgr Hon, qui compare, avec une certaine hardiesse, la situation actuelle de l’Eglise en Chine, à l’épidémie de Covid-19 : selon lui, l’accord signé en 2018 entre le Vatican et la Chine, impliquant la reconnaissance d’évêques chinois excommuniés car affiliés au PCC, constitue un premier « virus ».

Lorsqu’en 2019, le Saint-Siège laisse libres les catholiques chinois de s’enregistrer dans les structures officiellement reconnues par le pouvoir communiste, le nonce en Grèce parle de « mutation du virus ».

Et l’archevêque de conclure : « dans le drame qui se joue, à quoi ressemblerai-je ? A un roseau qui plie sous l’effet du vent, ou à ‘un homme pour l’éternité’ ? », demande Mgr Hon, faisant référence à la pièce de théâtre éponyme, évoquant la figure du martyr saint Thomas More, qui n’a pas hésité à verser son sang en s’opposant au roi Henry VIII, afin de défendre la doctrine et la liberté de l’Eglise.

Et de répondre : « Je préfère ce dernier ».

Né de parents païens – il demanda le baptême à l’âge de dix ans, et entrera au petit séminaire deux ans plus tard – Mgr Hon a reçu à sa naissance le prénom de Tai-Fai, qui signifie en cantonnais « grande lumière ». Tout un programme de vie…

Nicolas n’est pas le deuxième prénom le plus donné aux enfants d’immigrés maghrébins. C’est Nassim

Michèle Tribalat réinforme sur Causeur à propos d’un article scientifique d’avril 2019 dans la revue Population et sociétés, qui indique qu’en France métropolitaine, en 2008, les prénoms les plus fréquents chez les petits-fils d’immigrés du Maghreb seraient « Yanis » et « Nicolas » :

Vient de paraître, en ligne sur le portail scientifique HAL-SHS, une étude tout à fait singulière.

Signée Jean-François Mignot, socio-démographe au CNRS associé au Groupe d’Étude des Méthodes de l’Analyse Sociologique (Gemass) à la Sorbonne, elle tente de reproduire une étude déjà publiée pour en vérifier les résultats. Il s’agit d’un Population & Sociétés sur les prénoms des descendants d’immigrés qui avait fait grand bruit à sa sortie dans la plupart des médias, du Monde à Valeurs actuelles, sans soulever la moindre interrogation car, comme l’écrivait Libération « cette fois-ci, c’est du lourd, c’est l’Institut national d’études démographiques ». Les auteurs en étaient Baptiste Coulmont, sociologue spécialiste des prénoms [1] et Patrick Simon, socio-démographe de l’Institut national d’études démographiques (Ined) qui travaille sur l’immigration et les discriminations.

L’étude contestée a été menée à partir de l’enquête Trajectoires et origines de 2008 (TeO2008). Elle concluait que les petits-enfants d’immigrés du Maghreb recevaient des prénoms « proches de ceux que la population majoritaire donne à ses enfants ». Il faut entendre par population majoritaire, la population ne comprenant ni immigrés ni Domiens, ni leurs enfants. Nicolas aurait été ainsi le deuxième prénom le plus donné par les enfants d’immigrés maghrébins à leurs enfants et 23 % seulement des petits enfants d’immigrés maghrébins auraient reçu un prénom arabo-musulman. Soit à peine plus de prénoms typiques de leur origine que ceux des petits enfants d’immigrés d’Europe du Sud (16 %).

Le Petit Nicolas a disparu

Jean-François Mignot s’est demandé comment les spécialistes de la question pouvaient être passés à côté d’un tel phénomène. Mais c’est le classement en deuxième position du prénom « Nicolas » parmi ceux attribués aux petits-enfants d’immigrés qui l’a fait tiquer. Il relevait ainsi que lorsqu’« on examine les prénoms attribués aux naissances annuelles en Seine-Saint-Denis de 1980 à 2014, le nombre de “Nicolas” n’a cessé de baisser (de 450 en 1980 à moins de 50 dans les années 2010) » (p. 13). Où se « cachaient » donc ces petits Nicolas s’ils n’étaient pas en Seine-Saint-Denis ?

Jean-François Mignot a donc cherché à savoir ce qu’avaient fait précisément les deux chercheurs en question : quelle méthodologie, quels échantillons précis retenus, sachant que l’information sur les petits-enfants est recueillie de manière indirecte à partir des déclarations des enfants d’immigrés enquêtés et que, par ailleurs, sont connus les prénoms de tous les habitants du ménage des enquêtés ? Le Population & Sociétés de quatre pages ne contient qu’un encadré méthodologique succinct livrant peu d’informations utiles, en tout cas rien qui permette de refaire le travail avec certitude. Et lorsque Jean-François Mignot a essayé d’en savoir un peu plus, il s’est rendu compte que la classification des prénoms utilisée n’était pas celle décrite dans l’encadré. Sa curiosité en a été piquée et il a cherché à obtenir les informations qui lui permettraient de refaire le travail afin de vérifier les résultats affichés dans le Population & Sociétés. Mal lui en a pris car les auteurs, l’Ined, sa directrice, le directeur de publication, le responsable de l’intégrité scientifique l’ont « balladé » pendant vingt mois et ont tout tenté pour éviter de lui communiquer les documents nécessaires à la reproduction du travail à partir de TeO2008. Lui furent au final communiqués une nomenclature des prénoms utilisable, après avoir essayé de lui en refourguer une qui ne l’était pas, et un programme informatique incomplet. « Entre tentatives d’esquive, manœuvres dilatoires, multiplication de fausses excuses, faux-semblants, mensonges purs et simples, non-respect des engagements pris et autres combines, les auteurs et l’INED n’ont pas cessé de violer les règles de l’intégrité scientifique et de la “Charte nationale de déontologie des métiers de la recherche” » [2] écrit Jean-François Mignot (p. 23).

Une exploitation erronée de bonne foi ?

Après bien des péripéties, il a donc refait le travail au plus près de celui supposément conduit par les auteurs. Après avoir examiné les prénoms de l’entourage des petits enfants d’immigrés maghrébins et avoir établi des critères stricts de distinction, il s’est avéré que les Nicolas étaient presque tous des petits-fils de pieds-noirs dont les parents avaient été classés à tort comme enfants d’immigrés du Maghreb : 9 sur 11 Nicolas. D’ailleurs, l’auteur s’étonne à raison de la publication d’un résultat reposant sur un effectif aussi réduit de Nicolas. Quoi qu’il en soit, après avoir exclu les descendants de pieds-noirs indûment classés comme descendants d’immigrés du Maghreb, les deux prénoms les plus fréquents donnés aux petits-fils d’immigrés du Maghreb ne sont plus Yanis et Nicolas mais Karim et Nassim. Ce ne sont plus seulement 23 % des petits enfants d’immigrés du Maghreb qui ont reçu un prénom arabo-musulman mais 49 %, d’après la nomenclature de l’Ined.

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L’histoire de l’homosexualité vue par Wikipedia

De Marion Duvauchel, Professeur de lettres et de philosophie, pour Le Salon beige :

Pour trouver une information générale et ramassée sur un sujet que l’on connaît déjà un peu ou dont on ignore tout, il y a l’encyclopédie en ligne Wikipédia. Tous les lycéens en usent et en abusent. Je n’y vois pas d’inconvénient majeur à la condition formelle d’en vérifier les sources avec soin et de garder à l’esprit que cette encyclopédie est imprégnée de l’esprit du temps, quand elle ne s’en fait pas l’efficace relais.

À ce titre, l’article sur l’histoire de l’homosexualité est tout à fait emblématique du problème philosophique des « présupposés », nécessairement impliqués dans toute élaboration conceptuelle et dans sa nécessaire exposition. Ici, rien du « pro/ contra /conclusion possible » de la forme scolastique bien connue de ceux qui ont ouvert la Somme de Thomas d’Aquin. On a trois parties : Histoire mondiale, histoires régionales et histoire des représentations.

Voici les premières lignes de cet étourdissant article:

« Jusqu’à la fin du XIXe siècle, il n’y a pas d’histoire mondiale unifiée de l’homosexualité, mais des histoires locales définies sur des aires linguistiques, culturelles, religieuses et politiques ».

En 1956, la collection la Pléiade publiait en trois volumes une « Histoire universelle », sous la direction de René Grousset et G. Léonard. Ces lignes sont donc tout à fait étonnantes pour qui connaît l’effort entrepris depuis un demi siècle voire davantage pour discréditer l’idée d’une histoire universelle, jugée fautive puisqu’issue de l’ethnocentrisme européen. Inaugurée par Agrippa d’Aubigné, elle est théorisée par Polybe au IIe siècle ante Cristum, en une sorte de « contre-Aristote », qui démonétisait l’idée d’histoire.

Pour le reste, il n’existe aucune histoire locale de l’homosexualité mais des informations glanées dans des contextes variés (missionnaires, ethnologues etc..). Il existe en effet des aires de civilisations qui, dans leur approche de ce qu’on appelle « l’éthique sexuelle » ont jugé l’homosexualité comme un acte illicite. La manière dont les sociétés appréhendent cette question délicate est d’une formidable variété. Dans bien des cas, on a pu tenir l’acte comme illicite et répréhensible sans nécessairement le condamner pénalement. Mais les sociétés peuvent traduire, comme en Afrique parfois, dans les expressions le mépris éprouvée envers la pratique homosexuelle (masculine le plus souvent).

Quoi qu’il en soit, si l’on en croit Wikipédia, il existerait « trois ensembles d’évènements qui vont aboutir à l’émergence d’histoires globales de l’homosexualité ». Le premier est le colonialisme européen. Il ne vient pas tout seul dixit Wikipédia mais est assorti de la diffusion du christianisme en Amérique, en Afrique et en Asie » en même temps que le « système de genre » occidental. Le système du genre, cela s’appelle une anthropologie.

Le deuxième de ces ensembles est l’émergence de ce qu’on appelle aujourd’hui le LGBT qui a permis et permet de porter des revendications politiques dans le monde ». Le troisième élément qui a permis cette formidable éclosion, ce sont les pandémies : celles du sida et … du covid-19 ! Ces deux pandémies qui affectent toutes les communautés homosexuelles du monde. À ce jour, et à ma connaissance, aucun scientifique n’a encore établi que le covid 19 se situait sur le même plan que le sida. Voilà qui serait nouveau. Si les homosexuels étaient les victimes privilégiées du covid 19, ça serait commenté sur tous les plateaux de télévision.

Je renvoie le lecteur au très long passage sur l’histoire des représentations qui touche surtout l’histoire européenne. Rien qui doive nous émouvoir. L’histoire est née en Europe, en Grèce disent les hellénistes, avec Hérodote géographe autant qu’ethnologue comme père fondateur et Polybe bien sûr. Il se trouve que contrairement à l’Inde, l’Europe a eu le sens de l’histoire, du récit historique, de la datation. Historia, comme le rappelait en son temps Pierre Chaunu signifie « enquête ». Et l’histoire est un récit.

Qu’en est-il de l’Église ? Avec elle on touche le point sensible, le point délicat, la question de la condamnation de l’homosexualité dont elle se rend coupable aux yeux de la majorité de nos contemporains. Il faut saluer Wikipédia, qui apporte une information précieuse. Mal interprétée.

Avec l’aggiornamento souhaité par le pape Jean XXIII, l’Église latine avait reformulé son magistère à la lumière de la constitution Lumen Gentium. Un premier document de la Congrégation pour la doctrine de la foi daté de 1975 traçait une limite claire entre les « tendances homosexuelles » et « la pratique homosexuelle active ». Les tendances étaient reconnues comme étant un élément intrinsèque de la personne et indépendantes de sa volonté. À ce titre elles ne pouvaient être condamnées. Le raisonnement qui suivait était rigoureux : dans la mesure où le ministère presbytéral ou épiscopal appelle à une continence sexuelle absolue, il n’y avait pas d’empêchement à ordonner une personne homosexuelle.

Mais en 1986, un deuxième document est publié par la Congrégation pour la doctrine de la foi sous forme d’une lettre aux évêques catholiques et signé par son préfet, le cardinal Ratzinger,  avec mention de l’approbation explicite du pape Jean-Paul II. L’esprit change.

« L’inclination particulière de la personne homosexuelle constitue une tendance, plus ou moins forte, vers un comportement intrinsèquement mauvais du point de vue moral. »

C’est tenu par l’auteur de l’article comme un recul. Il n’en est rien. Pour comprendre l’affaire il faut un peu de philosophie. Aristote dépréciait l’histoire mais on lui doit un concept d’une grande efficacité : le passage de la « puissance » à « l’acte ». Les choses sont en puissance et demandent à être actualisées. Tant qu’elles sont en puissance, elles ne sont donc pas « visibles », (elles peuvent être perceptibles) : on ne peut condamner un acte qui n’a pas été commis.

C’était oublier que la tendance homosexuelle, chez un prêtre, doit être combattue, pour ne pas dire refoulée. Cela demande une énergie plus ou moins grande selon la profondeur de la tendance. C’était aussi oublier la tentation, qui peut arriver. Le rapport de la conscience et de l’inconscient, donc du refoulement était écarté dans le document de 1975, qui portait la marque des tendances irénistes de l’époque et du refus de considérer la responsabilité humaine dans toute sa grandeur, souvent tragique. En refusant de « condamner » la tendance, on la passait simplement sous silence et avec elle le douloureux problème du refoulement et ses conséquences. Cela témoignait d’un singulier manque de réflexion psychologique. En modifiant sa position, le magistère de l’Église traduisait qu’il réintégrait ce problème comme les enjeux psychologiques qu’il implique. Un psychisme qui doit lutter contre des tendances jugées répréhensibles est un psychisme fragilisé.

Nos prélats se trouvaient et se trouvent encore, chaque fois qu’ils doivent aborder la question, devant une double difficulté. D’abord celle de la compréhension du phénomène psychologique et de ses pathologies propres, dans la nécessité de le maintenir dans la sphère morale, qui implique nécessairement un jugement moral. Mais ils sont aussi confrontés à l’extrême difficulté d’exprimer un problème qui touche à l’éthique sexuelle dans la langue codifiée et pudique du magistère et avec la raison prudentielle qui est la marque de fabrique des documents de ce type.

Le choix philosophique du cardinal Radzinger était juste ou si l’on préfère, « plus » juste.

La question est presque d’ordre anthropologique. Pour exercer l’acte de la raison qui s’appelle le « jugement » (qui ne se confond pas avec la sentence), il faut un critère. Autrefois, c’était celui du bon et du mauvais. Une fois détruit ce critère, il faut lui en substituer un autre pour juger du caractère licite ou illicite d’un acte. En dépénalisant l’homosexualité, on admettait implicitement deux choses : que l’acte homosexuel est un acte bon ou qu’il n’existait plus de distinction entre ce qui est bon et ce qui est mauvais dans le domaine de l’éthique sexuelle. Tout est bon comme disait Feuerbach. Cependant, dans la réalité du monde, les choses ne sont pas aussi simples. Le seul critère qui demeure aujourd’hui, c’est le consentement mutuel dans l’acte sexuel, de quelque nature qu’il soit. Le viol ne touche pas que les femmes…

On touche là au difficile problème de la pédophilie. En matière de morale, lorsqu’on a cessé d’admettre la distinction du bon et du mauvais, (au fondement de toute morale) aussi loin qu’on recule les bornes du permis, du licite ou de l’avouable on touche toujours nécessairement à un moment donné à une limite. Dans le domaine de l’éthique sexuelle perverse qui est devenue la norme en Europe de l’Ouest, la pédophilie est cette limite. Le critère ? L’âge. Le consentement libre implique la conscience de la nature de l’acte. À quel âge peut-on dire qu’il y a consentement libre et éclairé devant la demande sexuelle d’un adulte ? L’érotisation forcenée de notre société a conduit à un formidable abaissement de la majorité sexuelle, qui est aujourd’hui de 15 ans. À cet âge, alors qu’il vit encore chez ses parents et donc sous leur « loi », un jeune peut faire ce qu’il entend de son corps. Il est  jugé apte à se livrer à une activité sexuelle. C’est non seulement aberrant mais proprement révoltant dans le rapport au corps que ce droit présumé implique. Aucune fédération de parents ne semble avoir pris conscience du degré de perversité que cette majorité sexuelle implique : une sexualité dissociée du reste de la personne et donc proprement animale. Cette disjonction de la sexualité et de la personne humaine est à la source de l’immoralité justifiée et même glorifiée qui s’étale dans les médias des personnalités médiatiques.

Le moraliste est le plus malheureux des hommes. Il doit d’un côté maintenir des principes qui garantissent le plan du souhaitable et préserve du relativisme, ce vitriol de la loi morale. Il doit regarder les faits dans l’humaine compréhension des infirmités de la nature humaine et il doit les apprécier dans l’humaine rectitude de l’agir humain et pour le chrétien dans la lumière de sa foi.

Or, si nous sommes libres, nous sommes responsables, et nous sommes responsables de nos tendances comme de nos actes.

Notre pape François voit aujourd’hui la vaccination comme un acte d’amour. L’amour… Un des termes les plus galvaudés dans notre monde de bavardage incessant qui met sous cette bannière à peu près tous les affects y compris les plus régressifs. On a tué, on tue et on tuera encore beaucoup par amour. Il serait surtout bon et même urgent que le pape comme ses vicaires rappellent aux hommes, aux chrétiens comme aux autres, que l’Église propose d’abord la libération du péché, dans les tendances comme dans les actes délictueux, ce qu’on appelle des « offenses ». Le plan de l’offense n’est pas seulement le plan du prochain, mais il engage notre rapport à nous-mêmes, à notre corps comme à notre âme immortelle. Dieu est engagé dans notre humanité corporelle même, d’abord parce que son propre Fils s’en est revêtu, ensuite parce que le corps est le temple de l’Esprit Saint. Tout ce qui blasphème la dignité humaine blasphème le lieu de l’inhabitation de la présence divine.

La société chrétienne n’est une société fondée sur un « système de genre ». C’est une civilisation qui pense qu’on va d’une vie donnée dans un certain état à une autre Vie, dite éternelle faute de mieux et parce que c’est plus parlant que la vision béatifique. La mort et le péché ne sont que des illusions conduisant aux ténèbres extérieures, là où il y a des pleurs et des grincements de dents.

Mais on peut choisir la mort, individuellement comme collectivement. L’ivresse sanitaire du covid 19 n’est jamais que le signe de l’effroi collectif devant la mort d’une société athée et d’un corps social nourri de la croyance folle qui veut que le corps biologique soit la totalité du corps et que la vie se ramène à la seule vie animale dont participe l’instinct sexuel. Cet instinct sexuel est un instinct de l’espèce, autrement dit une force furieuse, impérieuse. À ce titre, la chasteté est une libération. L’identité sexuelle brandie fièrement par une population qui se reconnaît dans cette identité présumée n’est qu’une chimère qui n’a aucune consistance mais qui est activée et alimentée par la presse corrompue de ce que saint Augustin appellerait un État voyou.

Le Dieu des chrétiens est le dieu des désirs (Dominus Deus Sabaoth) et le désir est le moteur de la vie. Tout l’effort humain et sa grande liberté consistent à choisir la Vie :

“Je te présente aujourd’hui la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction: choisis donc la vie”.

Le commencement et la fin de toutes choses sont la Vie. Pour entrer dans le Royaume, autrement dit dans la Vie divine, il faut y consentir. La vie doit être l’objet d’un choix libre, tout comme Dieu doit être choisi comme notre Dieu. Choisir la vie, c’est choisir la liberté. La seule ascèse (chrétienne) qui vaille consiste en l’effort de débarrasser l’esprit de sa complaisance à la mort.

La mort n’est pas au programme.

Mais il faut mourir vivant.

Marion Duvauchel

Docteur en philosophie

Le trouble attrait du noir ? L’inquiétante Françafrique de M.Macron

M.Macron, agent de corrosion nationale particulièrement actif, paraît frappé d’un troublant et frénétique tropisme pour la couleur noire et les peuples d’Afrique Noire ou des personnes qui en sont originaires.

De façon évidente, unitairement parlant, jamais M.Macron ne met en avant la couleur noire de la peau comme facteur de choix.

Ainsi, quand à la surprise de beaucoup il décide d’élever M. Jesse Jackson au grade de Commandeur dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur le 19 juillet 2021 (ce qui n’est pas rien), ce n’est pas bien sûr parce que celui-ci est noir… C’est parce que « les valeurs promues par le Révérend Jackson sont universelles et sont celles de notre République ». La raison invoquée fait évidemment sourire quand la consultation de la notice Wikipedia (qui vaut ce qu’elle vaut) consacrée à cet homme cite, comme seules attaches françaises potentielles, ses rencontres ponctuelles avec Dieudonné, un M.Thierry Meyssan qualifié de conspirationniste et enfin M.Jean-Marie Le Pen.

De la même façon, quand M.Macron présente Mme Sibeth Ndiaye lors d’une réunion à l’Elysée avec les diasporas africaines (noires) en juillet 2019, il explique pourquoi il l’a choisie comme porte-parole : « je vais être clair. Elle n’est pas devenue porte-parole du gouvernement parce qu’elle était d’origine sénégalaise [c’est-à-dire Noire]. C’est parce que c’était la meilleure pour le faire ». La meilleure ? On se rappelle le fameux : « la meuf est dead » à propos de Mme Veil ; et aussi les français trop stupides pour savoir mettre un masque correctement ; ou encore le 12 septembre 2019 sur BFM TV, veille de jour de grève à la RATP :

« Demain matin, j’utilise ma voiture de fonction comme tous les jours. Donc [Le donc est le point incandescent du raisonnement de la meilleure des macroneuses…], je serai de cœur avec tous les franciliens qui galèreront dans les couloirs du métro ».

Là aussi, on rigole en douce.

On pourrait encore citer l’annonce récente de la future panthéonisation de Joséphine Baker, qui ne déparera pas le raisonnement.

On est habitué aux roueries macroniennes et, bien sûr, chacun de ces choix individuels rentre dans le cadre d’un plan concerté, annoncé clairement lors de cette réunion des diasporas africaines :  à la question « Comment comptez-vous faire concrètement pour changer durablement les représentations de l’Afrique et des afro-descendants ? », M.Macron explique :

« Le message ne peut se faire que par l’exemple. Par les nominations. Dans les nominations, on s’est donné des objectifs de parité, on doit aussi se donner des objectifs de diversité, de représentation des parcours ».

Et la part du noir est essentielle dans ces objectifs parce que le projet macronien se réfère constamment au fameux « la part d’Afrique que la France a en elle ». Dans ce grand schéma qui gagnerait peut-être à être soumis à une analyse de type psychanalytique, l’identité et les frontières françaises se trouvent en fait comme dissoutes dans un grand tout commun avec l’Afrique, une sorte de Françafrique inquiétante :

M.Macron l’exprime aux membres des diasporas africaines :

« [La France] a une part d’Afrique en elle, elle a une part d’Afrique en son sein, en son cœur et donc on doit réussir à penser ce nouveau pivot, ce rééquilibrage » ?

Il l’exprime lors d’une conférence à de jeunes burkinabés :

« La jeunesse française est aussi pour partie une jeunesse sénégalaise, ivoirienne, guinéenne, burkinabé, nigérienne, malienne ; elle est aussi tout cela. Et donc lorsque je vous parle de vous, je vous parle aussi de moi » [là aussi, peut-être, une petite analyse freudienne ?].

Il l’exprime lors d’une conférence avec les ambassadeurs de France :

« Car quand on parle de la rive sud de la Méditerranée comme de l’Afrique, on parle aussi de fait, de la France ».

Et il ajoute encore face aux diasporas :

« L’Afrique fait partie non seulement de l’histoire de la France, mais de la France d’aujourd’hui. Parce que la géographie est ainsi faite et parce que notre peuple est ainsi fait. Le destin français se joue dans et pour l’Afrique aussi ».

M.Macron le rappelle enfin dans le numéro d’été 2021 du trimestriel Zadig :

« Pour moi, est Français celui qui habite notre langue…. L’épicentre de notre langue est du côté du fleuve Congo ».

Ce propos élargit encore l’un de ses propos tenus en 2018 et rapporté par Ivan Rioufol sur son blog le 19 août 2019 :

« en 2018, E.Macron avait dit : “Quand je parle de langue française, je parle de nos langues françaises. Son épicentre n’est ni à droite ni à gauche de la Seine. Il est sans doute dans le bassin du fleuve Congo ».

En 2018, M.Macron ne parlait que de langues. En 2021, il parle maintenant de Français. Car s’il suffit de parler (d’être habité par…) français pour être Français, ipso facto une bonne partie de l’Afrique Noire se trouve immédiatement peuplée de Français.  A tel point que, quand il ouvre ses allocutions officielles (la dernière en date à propos de l’Afghanistan) par la formule « Mes chers compatriotes, de l’Hexagone, des Outre-mer et de l’étranger », on craint soudainement que, dans son esprit, ces compatriotes de l’étranger ne comprennent aussi tous ces Congolais, ces Ivoiriens, ces Camerounais et autres Centrafricains qui parlent français. Sans même parler des Maghrébins, mais qui ne ressortissent pas de sa dilection pour le noir.

Et ceci nous remémore aussi l’extrait de son meeting de campagne à Marseille, le 1er avril 2017 :

« Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, des Algériens, des Marocains, des Tunisiens, je vois des Maliens, des Sénégalais, des Ivoiriens. Et tant d’autres que je n’ai pas cités. Mais je vois quoi ? Des Marseillais ! Je vois quoi ? Je vois des Français ! Des Français ! ».

Ce vaste mélange, cette sorte de grande soupe sont cohérents avec la vision que M.Macron complète toujours dans Zadig :

« Nous sommes, par notre langue, un pays d’hospitalité. C’est ce qui fait que nous sommes un pays monde ».

Un pays monde ! La grande soupe originelle. Surtout ouverte aux Africains, avec parfois des Afghans, mais ça, c’est juste dans le cadre de la lutte contre le séparatisme musulman…

M.Macron ou la double peine : le Grand Remplacement et la Grande Dissolution.

On déniait aux femmes le droit d’exprimer leur souffrance face à l’avortement. Maintenant, on leur dénie la vérité de leur propre témoignage

Hubert de Torcy, président de SAJE distribution, revient sur la diffusion du film Unplanned sur C8 le 16 août dernier :

Jamais aucun de nos films n’a fait l’objet d’une telle couverture médiatique ! Nous avons même eu les honneurs de plusieurs tweets vengeurs de deux ministres du gouvernement qui ont beaucoup contribué à la promotion du film : Marlène Schiappa et Elisabeth Moreno. Cette dernière évoque « un outil de propagande anti-avortement abject » et affirme que « C8 se rend coupable du délit d’entrave condamné dans notre pays ». Elle a finalement fait savoir qu’elle ne porterait pas plainte contre C8 au nom du droit fondamental à « la liberté d’expression. » Peut-être avait-elle lu entre temps l’interview donnée la veille dans Libération par l’ex-ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol qui est à l’origine de la fameuse loi élargissant le délit d’entrave à l’IVG :

« Il n’y a aucun recours possible. On est bien obligées d’admettre qu’être anti-IVG relève de l’opinion ; une opinion partagée par des gens qui ne sont pas des délinquants, à commencer par le pape. »

Elisabeth Moreno poursuit en soulignant que le film « met avant tout en avant des contre-vérités scientifiques et induit inexorablement le spectateur en erreur ». Elle rejoint les représentants du Planning Familial qui dénonçaient à l’antenne de France Inter « un film de propagande, manipulateur, montrant des contrevérités scientifiques » et sur Sud Radio « un film qui véhicule pas mal de fausses informations et stigmatisations. »

Heureusement, comme en témoignent les nombreux commentaires de la vidéo de l’interview sur Sud Radio de la vice-présidente du planning familial, les spectateurs ne sont pas dupes.
Jusqu’à présent, on déniait aux femmes le droit d’exprimer leur souffrance par rapport à l’avortement (ce qui est un des thèmes du film). Maintenant, on leur dénie carrément la vérité de leur propre témoignage !

Fort à propos, un article de Famille Chrétienne reprend point par point l’ensemble des accusations de fake-news pour y répondre, en s’inspirant des éléments de notre dossier d’accompagnement :

Lire l’article de Famille Chrétienne en ligne

Télécharger l’article de Famille Chrétienne

N’hésitez pas à partager cet article autour de vous. N’hésitez pas non plus à écrire à C8 pour les remercier et les encourager pour cet acte courageux.

Le maire de Montfermeil met en garde les parents à propos de la “vaccination” de leurs enfants

Courageux Xavier Lemoine, dans un message à l’attention des Montfermeillois et des familles à l’occasion de la rentrée, texte qui sera publié dans le magazine municipal :

Madame, Monsieur, chers Montfermeillois,

Après plusieurs mois de silence éditorial en raison de la campagne électorale, c’est avec un grand plaisir que je peux reprendre ce lien privilégié avec les Montfermeillois qu’est l’Édito du Maire.

Il me faut avant toute autre chose remercier très chaleureusement les Montfermeillois qui ont participé aux dernières élections Départementales. De surcroît, le score obtenu vient conforter, consolider le score des Municipales. Merci de votre confiance. Cette confiance m’engage vis-à-vis de vous et ce d’autant plus que nous vivons une période inédite et tragique de l’histoire de l’Humanité.

Depuis plus de 18 mois, nous vivons au rythme du tourbillon des décisions, mesures, préconisations, suggestions, obligations, ordres et contre-ordres qui nous fait perdre pied et nous prive de toute logique, de toute compréhension des événements, créant de surcroît de la peur, du stress et de violents traumatismes physiologiques et psychologiques.

DES TRAITEMENTS EXISTENT

À Montfermeil, nous avons sans cesse tenu à rappeler que face au Covid il est possible et nécessaire de renforcer son système immunitaire de manière préventive. Si nous devions déclarer les symptômes, fort divers, du Covid, il est également vital de consulter immédiatement un médecin pour lui demander, en fonction des pathologies déclarées, les traitements précoces appropriés qui existent, qui sont efficaces et qui sont tout à fait légaux quant à leur emploi. Je parle sur ce sujet d’expérience, et ce, bien au-delà de mon cas personnel.

Ne pas déployer à vaste échelle tous les moyens de la prévention en venant renforcer son système immunitaire, qui soit dit en passant se passerait bien de cette peur et de ce stress propagés à longueur de journée par les autorités, ne pas utiliser dès les premiers symptômes tous les soins qui évitent la forme grave du Covid pour l’immense majorité des cas traités, devrait sérieusement nous interroger. Cela ne s’est jamais vu encore.

J’en viens à l’épineuse question de la vaccination, de fait rendue obligatoire. Soyons précis, il ne s’agit en aucun cas de vaccins, tout au moins à ce jour pour les différents produits proposés en France, mais de thérapies géniques. Il convient donc de bien s’intéresser et s’informer sur ces toutes nouvelles techniques jamais encore utilisées massivement sur l’Homme même si, ces vingt dernières années, de nombreuses tentatives de vaccination de masse ont toutes été abandonnées pour de sérieuses raisons. Cette connaissance est la condition minimale à un choix éclairé pour chacun d’entre nous. Est-il utile de préciser que la vaccination est un acte qui doit s’apprécier individuellement en déterminant le plus précisément possible le rapport bénéfices/risques propre à chacun? Pour ce qui est du choix libre, il me semble inutile d’en rajouter à ce sujet. « Pass…ons »… !

RENSEIGNEZ-VOUS BIEN AVANT DE FAIRE VACCINER VOTRE ENFANT

Chers Montfermeillois, j’ai pour vous, ces vingt dernières années, consacré toutes mes forces et ma famille a su, avec courage, m’accompagner dans mon service auprès de tous. Je pourrais rester discret, me taire et laisser chacun dans cette crise juger par lui-même, mais trop de personnes sont venues me confier leur incompréhension, leur désarroi, leur peur, leur détresse, leur révolte. Il y a eu depuis 18 mois bien trop de mensonges et de violences pour pouvoir se taire. Ce serait pour moi la négation de tout mon engagement, de ma responsabilité d’homme politique, de ma responsabilité personnelle.

Alors, au moment où l’on veut, dès la rentrée, massivement vacciner des hommes et des femmes de plus en plus jeunes, en pleine formation à l’âge de l’adolescence, il s’agit de nos enfants donc, je ne peux qu’inciter les parents, à qui le consentement sera demandé, de bien s’intéresser à la portée que leur décision aura de manière irréversible pour l’avenir de leurs enfants.

Je sais de surcroît quelle pression est mise et que, même éclairés sur les enjeux, nous sommes privés de liberté et la contrainte est parfois telle que nous passons à l’acte à regret. Raison supplémentaire pour respecter impérativement le choix de chacun et assurer à tous notre solidarité inconditionnelle.

Munis du discernement et du courage nécessaires, je vous souhaite une très bonne rentrée.

Votre maire

Un athée élu président des aumôniers

Etrange bizarrerie :

Un athée a été élu président de l’organisation des aumôniers de Harvard, une première pour cette prestigieuse université américaine fondée par des colons puritains près de Boston.

Greg Epstein, 44 ans, a annoncé jeudi son élection sur son compte Twitter, se disant « reconnaissant et honoré » par cette nomination. M. Epstein, « aumônier humaniste » à Harvard depuis 2005, va prendre la tête d’une organisation regroupant plus de 40 personnes représentant une vingtaine de religions, croyances et mouvements spirituels.

Un sondage de 2019 montrait que 21 % des étudiants de Harvard se disaient agnostiques (refusant de se prononcer sur l’existence d’une divinité) et 16 % athées (ne croyant pas en une divinité), contre 17 % protestants, 17 % catholiques et 10 % juifs.

« Il existe un nombre croissant de gens qui ne s’identifient plus à une tradition religieuse, mais qui ont encore vraiment besoin d’une discussion et de soutien sur ce que signifie être un bon être humain et vivre une vie éthique », affirme Greg Epstein au New York Times paru vendredi.

Les vraies raisons du retrait américain d’Afghanistan

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Depuis que l’Amérique a décidé d’offrir l’Afghanistan aux islamistes, beaucoup s’interrogent sur la finalité de ce qui restera comme une faute morale et une étrangeté géopolitique.

Certains mettent en avant l’impossibilité de gagner cette guerre, son coût exorbitant, la corruption des dirigeants politiques afghans choisis par les Américains, la lassitude après vingt ans de présence sans progrès notable ou le renoncement aux chimères de démocratie imposée à des pays qui n’en veulent pas.

Tout cela est plus ou moins vrai mais ne doit pas masquer les deux raisons essentielles qui relèvent de la politique intérieure américaine et de renversement de la stratégie géopolitique de la Maison-Blanche.

L’opinion publique américaine est lassée des interventions extérieures multiples, coûteuses et calamiteuses qui ont dominé la politique américaine des dernières décennies : l’Irak, la Syrie, les Balkans, la Libye et, bien sûr, l’Afghanistan ont reçu des tapis de bombes pour des raisons affichées généralement mensongères. Elles tiennent en deux points brandis comme des étendards : lutter contre le terrorisme et/ou renverser un dictateur « qui tue son propre peuple », selon la subtile formule reprise en boucle par des médias aux ordres.

Ce système ne fonctionne plus car le peuple américain a constaté qu’on lui avait menti, comme pour l’Irak et le Kosovo, et que cela avait engendré l’anarchie dans le pays choisi (Irak et Libye).

La crise financière de 2008 a accompagné cette remise en cause. Des millions de ménages américains ont été ruinés et leurs maisons saisies. Ce fut un traumatisme qu’on ne mesure pas assez en Europe. Dès lors, ces petits Blancs qui s’étaient endettés en gardant confiance dans le rêve américain n’ont plus supporté cette gabegie financière. Elle a fait le bonheur du complexe militaro-industriel et de la classe politique, très représentée directement ou indirectement dans de nombreuses entreprises de cette filière, mais elle a alimenté la colère des nouveaux déclassés de l’Amérique.

L’aboutissement de cette colère fut l’élection de Donald Trump. Le système s’est ressaisi et a repris la main par l’élection douteuse de Joe Biden. Mais désormais, il a compris qu’il fallait (un peu) tenir compte de l’opinion publique.

La seconde raison du retrait américain relève de la géopolitique.

Dans « le grand jeu », expression popularisée au XIXe siècle par l’Anglais Conolly, qui représente la lutte entre les grandes puissances, la Russie est l’ennemi numéro un de l’Amérique. La chute de l’Union soviétique n’y a rien changé pour des raisons idéologiques (Poutine est très méchant) et géographiques (la Russie est le plus grand pays du monde au confluent d’axes stratégiques).

Trump a sonné la charge contre cette vision qu’il estimait dépassée. Il a convaincu son pays (l’Europe aussi, d’ailleurs) que la Chine ne serait plus un partenaire mais un adversaire pour une raison très simple : elle allait économiquement dépasser les États-Unis. Il faut donc concentrer ses efforts contre elle et cesser de se disperser.

Biden et ses conseillers ont décidé de suivre la même voie et ont même accéléré le retrait américain, malgré les réserves du Pentagone qui accepte mal cette analyse. La Chine est bien placée pour profiter de la situation, ce qui est le paradoxe de cette fuite américaine.

Le chaos qui s’ensuit en est la conséquence logique, mais nous avons l’habitude.

Terre de missions : non au passeport liturgique

Le 29 août, Terre de Missions reçoit le P. Jehan de Belleville par téléphone. Disciple de la première heure de Dom Gérard, le fondateur du Barroux, le P. de Belleville a fondé une petite communauté en Italie: les Bénédictins de l’Immaculée.

Puis Christian Marquant, président de l’association Paix liturgique, qui s’était fait notamment connaître par des sondages réguliers sur le rite romain traditionnel (le rite dit de saint Pie V), présente les manifestations qu’il organise chaque samedi pour la liberté de la messe traditionnelle devant la nonciature apostolique (l’ambassade du Saint-Siège) à Paris.

Eric Zemmour a envie d’unir les droites

Invité de l’université d’été d’Objectif France,le micro-parti de l’entrepreneur libéral Rafik Smati, Eric Zemmour a répondu aux questions des journalises présents et notamment s’il avait envie d’unir les droites :

Oui, j’en ai envie. Je m’évertue à le faire depuis des années. […] Quand je présente mes livres, ça fait dix ans, il y a des gens du Rassemblement national ou du Front national, il y a des gens de LR (…) 

Tout le monde a compris au RN qu’elle [Marine Le Pen] ne gagnerait jamais”

Selon de nombreux observateurs avertis de la vie politique, le fait que Bruno Retailleau et surtout Laurent Wauquiez aient renoncé à se présenter à l’élection présidentielle de 2022 semble ouvrir la voie à une candidature d’Eric Zemmour.

Retour sur les manifestations de samedi

Intervention de Yann Baly à Avignon samedi :

Et voici une compilation des manifestations :

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Nouvelle manifestation devant la nonciature

Ils étaient plus de 70 ce samedi 28 août devant la nonciature apostolique à Paris, avenue du Président Wilson, de 12 à 13h. C’est qu’en effet, la fin des vacances approchant, l’inquiétude grandit au sein des usagers de la liturgie traditionnelle. Les évêques de France ont certes prêché l’apaisement et, dans un certain nombre de diocèses, tout devrait rester en l’état. L’archevêque de Dijon lui-même, qui avait anticipé les mesures romaines, cherche une honorable porte de sortie. Mais la détermination violente de Rome, qui se prépare à lancer des mesures visant les séminaires traditionnels, reste entière. Par ailleurs, on peut penser que le nonce en France, Mgr Celestino Migliore, va inciter les évêques de France à se livrer la répression de la messe tridentine. Devant sa porte, les manifestants ont fait savoir que les catholiques qui vivent spirituellement et doctrinalement de cette messe ne lâcheront rien. Ils sont décidés à faire tout ce qui est nécessaire pour qu’elle continue d’être célébrée.

Les manifestants ont décidé de renouveler leur protestation chaque samedi à la même heure et au même lieur. Le prochain rendez-vous est donc fixé au 4 septembre à 12 h devant le 14 bis avenu du Président Wilson, à Paris.

C’est arrivé un 29 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 août : saints du jour français ou en France.
    • St Adelphe : Xème évêque de Metz († VE S.)
    • St Victor : solitaire au pays nantais († VI OU VII S.)

Au pays nantais, saint Victor, solitaire, qui vécut en reclus au VIe ou VIIe siècle, dans un petit oratoire construit pour lui à Campbon.

  • St Merry (Médéric) prêtre et abbé à Autun († V. 700)

À Paris, vers 700, saint Merry (Médéric), prêtre et abbé d'un monastère à Autun. Devenu vieux, il quitta sa charge et finit sa vie dans un ermitage près de Paris.

  • Bx Louis-Wulphy Huppy prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Louis-Wulphy Huppy, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut déporté sur un bateau négrier dans des conditions inhumaines et mourut de la contagion répandue à bord, à l'âge de vingt-huit ans.

  • le 29 août : fête de Sainte Jeanne Jugan, et fête de la Décollation de saint Jean-Baptiste.

Jeanne Jugan naît à Cancale, en Ille-et-Vilaine (France), au hameau des Petites Croix, le 25 octobre 1792, et baptisée le jour même à l'église Saint-Méen en pleine tourmente révolutionnaire. Elle est la cinquième d'une fratrie de huit (quatre décéderont en bas âge). Son père, marin comme la plupart des hommes de son pays, est à la grande pêche à Terre-Neuve. Quatre ans plus tard, il disparaît en mer. Sa mère reste seule pour élever les 4 enfants.

Pour aider la famille, Jeanne à l'âge de 16 ans part comme aide-cuisinière dans un manoir proche de Cancale. Elle y reste jusqu'à l'âge de 25 ans, puis quitte la maison familiale pour Saint-Servan où elle travaille comme aide infirmière à l'hôpital du Rosais. A la demande en mariage d'un jeune marin, elle avait répondu : « Dieu me veut pour lui, il me garde pour une œuvre qui n'est pas encore fondée ».

Jeanne ne veut que servir Dieu et les autres, les pauvres, surtout les plus faibles, les plus démunis, fidèle à l'idéal de configuration à Jésus par Marie qu'enseigne saint Jean Eudes aux membres du Tiers-Ordre de la Mère Admirable, association qu'elle rejoint vers l'âge de 25 ans.

En 1837, avec Françoise Aubert, une de ses amies, elle loue un appartement dans le Centre de Saint-Servant afin d'y accueillir des personnes âgées, des pauvres, des malades et des infirmes. Ainsi commence la première maison des Servantes des Pauvres, qui s'appelleront ensuite maisons des Petites Sœurs des Pauvres.

Un soir d'hiver de 1839, elle ouvre son logis et son cœur à une vieille femme aveugle, à demi paralysée, réduite brusquement à la solitude. Jeanne lui donne son lit… Ce geste l'engage à tout jamais. Une seconde vieille femme suivra, puis une troisième… En 1843, elles seront quarante avec, autour de Jeanne, trois jeunes compagnes. Ces dernières l'ont choisie comme supérieure de leur petite association qui s'achemine vers une vraie vie religieuse.

Mais bientôt Jeanne Jugan sera destituée de cette charge, réduite à la simple activité de quêteuse, rude tâche dont elle est l'initiatrice, encouragée dans cette démarche de charité et de partage par les Frères de Saint Jean-de-Dieu. A l'injustice, Jeanne ne répond que par le silence, la douceur, l'abandon. Sa foi et son amour découvrent dans cette mesure le chemin de Dieu pour elle et pour sa famille religieuse.

Au fil des années, l'ombre s'étend de plus en plus sur Jeanne Jugan. Les débuts de son œuvre sont falsifiés. Elle vit 27 ans de mise à l'écart (1852 à 1879), quatre à la maison de Rennes, et les vingt-trois dernières années de sa longue vie à La Tour St Joseph, maison mère de la Congrégation des « Petites Sœurs des Pauvres » depuis 1856.

À sa mort, le 29 août 1879, elle a 86 ans, peu de Petites Sœurs savent qu'elle est la fondatrice mais son influence près des jeunes postulantes et novices, dont elle a partagé la vie ces vingt-sept années durant, aura été décisive. En ce contact prolongé, le charisme initial a passé, l'esprit des origines s'est transmis.

Ses funérailles auront lieu dans la plus grande simplicité. Jusqu'à son exhumation, qui eut lieu le 5 mars 1936, le corps de Jeanne Jugan reposait dans le paisible cimetière de la Tour Saint-Joseph.

À l'époque où Jeanne Jugan passa de vie à trépas, l'Institut qu'elle avait fondé comprenait, après seulement quarante années d'existence, 2.488 religieuses, 177 maisons dispersées à travers le monde, et il hospitalisait environ 20.500 personnes âgées.

Aujourd'hui l'on compte par le monde 2100 Petites Sœurs, 180 maisons et près de 12.000 personnes âgées. Jeanne Jugan meurt à Saint-Pern, le 29 août 1879.

Jeanne Jugan a été béatifiée le 03 octobre 1982, par saint Jean-Paul .

Dans le diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo elle est fêtée le 30 août.

Benoît XVI la canonise le 11 octobre 2009, il dit:

«Par son œuvre admirable au service des personnes âgées les plus démunies, Sainte Marie de la Croix est aussi comme un phare pour guider nos sociétés qui ont toujours à redécouvrir la place et l'apport unique de cette période de la vie. Née en 1792 à Cancale, en Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses sœurs en humanité, que l'âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la personne même du Christ. 'Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle, et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour'. Ce regard de compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu, Jeanne Jugan l'a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les pauvres. Jeanne a vécu le mystère d'amour en acceptant, en paix, l'obscurité et le dépouillement jusqu'à sa mort. Son charisme est toujours d'actualité, alors que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant parfois même abandonnées de leurs familles. L'esprit d'hospitalité et d'amour fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence. Cet élan évangélique se poursuit aujourd'hui à travers le monde dans la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu'elle a fondée et qui témoigne à sa suite de la miséricorde de Dieu et de l'amour compatissant du Cœur de Jésus pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une source vive d'espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son œuvre ! »

  • le 29 août 70 : Jérusalem est prise par les Romains et le Temple brûle.

     

  • le 29 août 1261 : Urbain IV devient Pape.

Jacques Pantaléon est le fils d'un savetier de Troyes, il est un des rares papes élu sans avoir été cardinal. En 1264, il instaure la Fête de l'Eglise universelle aujourd'hui appelée la Fête-Dieu.

  • le 29 août 1442 : mort de Jean V, duc de Bretagne.

Jean V, «le Sage», naît le 24 décembre 1389 au château de l'Hermine à Vannes, devient duc de Bretagne, à la mort de son père, Jean IV, le 9 novembre 1399. Il n'a que dix ans et se trouve sous la tutelle du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. Réconcilié avec Charles VI, il appuie le Roi de France dans la lutte contre les Anglais durant la guerre de Cent Ans. Il meurt au manoir de la Touche, près de Nantes.

  • le 29 août 1475 : Traité de Picquigny.

Les rois Edouard IV d'Angleterre et Louis XI signent un traité à Picquigny avec une trêve de 7 ans, et un dédommagement financier au roi anglais.Cela conclut une courte guerre franco anglaise.

  • le 29 août 1484 : le pape Innocent VIII est élu.
  • le 29 août 1619 : naissance de Jean-Baptiste Colbert, homme d'Etat français.

Voir la chronique du 6 septembre.

  • le 29 août 1661 : décès de Louis Couperin, compositeur et organiste français.

Louis Couperin meurt le 26 août 1661 à Paris. Il s'est fait connaître par ses œuvres pour clavecin et devient organiste de l'église Saint-Gervais à Paris en1650.

  • le 29 août 1756 : Frédéric II de Prusse attaque la Saxe.

La Guerre de Sept Ans commence.

  • le 29 août 1799 : le Pape Pie VI, incarcéré par la république française, meurt d'épuisement à Valence.

Giovanni Angelo Braschi naît à Césène, en Romagne, le 25 décembre 1717. Alors que la France est à l'origine des Etats Papaux et de la puissance temporelle du Souverain Pontife (donation de Pépin Le Bref ou traité de Quierzy, chronique du 14 avril), c'est la France qui trahit cette alliance, conclue sur les fonds baptismaux de Reims. Par la république française, le pape Pie VI est contraint de renoncer à son pouvoir temporel ; il perd ses Etats et sa liberté ; le 15 février la république a été proclamée à Rome, lui est fait prisonnier et emmené en captivité jusqu'à Valence, où il décède, usé par sa lutte contre l'hydre révolutionnaire et les conditions de captivité, très dures pour un vieillard. Il est enterré civilement. Le citoyen Deydier, administrateur de la Drôme, écrit au Directoire :

«le ci-devant Pape vient de mourir, ce sera le dernier et la fin de la superstition».

Voir la Chronique du 20 février.

  • le 29 août 1828 : début de l'expédition de Morée

L'expédition de Morée est une intervention française dans le Péloponnèse lors de la guerre d'indépendance grecque. Un corps expéditionnaire de 15 000 hommes sous les ordres du lieutenant-général Maison débarque dans le golfe de Coron et s'empare des positions turques. La présence française est maintenue jusqu'en 1833.

  • le 29 août 1879 : première ascension du sommet du Petit Dru.

Jean Charlet-Straton et ses deux guides Prosper Payot et Frédéric Folliguet, parviennent au sommet du Petit Dru à une altitude de 3 733 m après être partis de Chamonix la veille. Une caravane d'alpinistes tente en 1913 d'y sceller une statue de la Vierge ; cela n'est finalement réalisé qu'en 1919.

  • le 29 août 1940 : la Légion française des Combattants est reconnue d'utilité publique par la loi.

Appelée ensuite la Légion française des Combattants et des Volontaires de la Révolution nationale pour y englober un maximum de jeunes et les protéger du STO, elle ne doit pas être confondue avec la LVF (Légion des volontaires français) fondée pour aller lutter contre le bolchevisme à l'est, par les Français collabo comme Marcel Déat ou Jacques Doriot (respectivement ancien socialiste et ancien communiste) , ni avec la Milice. Cette Légion remplace toutes les associations des anciens combattants, et est rapidement interdite par les Allemands en zone occupée.

Une instruction du 30 avril 1941 stipule : «  S'imposant à l'estime de leurs concitoyens par leur vie publique exemplaire, leur esprit de discipline, leur désintéressement dans la participation à la vie publique, les légionnaires doivent exercer un véritable apostolat social et moral. »

L'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 132 et 133), ajoute : « C'est cette œuvre de lente destruction des bacilles révolutionnaires, avec toutes les rugosités ou les maladresses qu'une telle conversion collective comporte, qu'on ne pardonna pas, à la Libération, à ceux qui avaient prêté le serment de la Légion. Beaucoup furent assassinés pour cela. Or ce serment exempt de haine, quel est le Français aimant son pays et ses compatriotes qui n'y souscrirait pas, au moins dans le secret de son cœur. »

Et l'amiral de rappeler les mots du serment :

« Je jure de continuer à servir la France avec honneur dans la paix comme je l'ai servie sous les armes. Je jure de consacrer toutes mes forces à la Patrie, à la Famille, au Travail. Je m'engage à pratiquer l'amitié et l'entraide vis-à-vis de mes camarades des deux guerres, à rester fidèle à la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d'honneur. J'accepte librement la discipline de la Légion pour tout ce qui me sera commandé en vue de cet idéal. »

Il faut souligner que ces valeurs de Travail, Famille, Patrie sont directement imposées au Maréchal par la loi du 10 juillet 1940, votée par les deux chambres de la III république mourante, qui lui donne les pleins pouvoirs, y compris les pouvoirs constituants.

  • le 29 août 1944 : Marseille est libérée.
  • le 29 août 1984 : le ministre de l'éducation Chevènement annonce des dispositions afin d'apaiser la querelle sur l'enseignement privé.
  • le 29 août 2004 : décès de Jean-Louis Nicot, général de corps d'armée français impliqué dans le putsch d'Alger.

159 484 personnes selon le ministère…

Nouvelles manifestations monstres dans plus de 200 villes de France contre le passeport sanitaire. Et la police donne le nombre de manifestants à l’unité près…

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C’est arrivé un 28 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 28 août : fête de saint Augustin d'Hippone, évêque et Docteur de l'Église, (le 15 juin pour les Eglises d'Orient)
  • le 28 août 430 : décès de saint Augustin.

Saint Augustin meurt dans la colonie romaine d'Hippone en Afrique du Nord à l'âge de 75 ans. Il est l'un des quatre Pères de l'Église latine et l'un des 35 Docteurs de l'Église.

Après Saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l'établissement et le développement du Christianisme.

Converti tardivement en 387, après des années de prières de sa mère, sainte Monique, il devient évêque d'Hippone en 396. Parmi ses ouvrages se trouvent "La Cité de Dieu", ou Les Confessions.

  • le 28 août 1248 : le Roi Louis IX, à la tête de ses armées s'embarque pour la septième croisade.
  • le 28 août 1465 : le Roi Louis XI entre triomphalement dans Paris assiégé.

Alors que les princes de la Ligue du Bien publique auraient été écrasés à Montlhéry (voir la chronique du 16 juillet), malgré leur supériorité numérique (20000 ligueurs contre 12000 soldats royaux), sans la trahison du comte du Maine qui abandonne le Roi (son neveu) en plein combat, Paris devient le nouvel objectif de la Ligue qui en fait le siège.

Le Roi décide de franchir les lignes ennemies et pénètre dans sa capitale avec des provisions son armée. L'accueil des Parisiens est à la hauteur de l'exploit du Roi.

  • le 28 août 1641 : Descartes publie "Meditationes de Prima Philosophia"

Méditations métaphysiques où il développe ses arguments du "Discours de la méthode" et répond aux objections.

  • le 28 août 1572 : déclaration royale interdisant l'exercice du culte réformé dans tout le royaume.

Suites du massacre de la Saint Barthélemy (voir les chroniques du 24 et 25 août).

  • le 28 août 1706 : la première messe dans l'église des Invalides.

Le Roi Louis XIV y assiste ; elle est suivie d'un Te Deum et d'un motet de Lalande, chanté par plusieurs chœurs de musique.

  • le 28 août 1914 : Joffre nomme Weygand chef d'état-major de la IX armées, commandée par le général FOCH

Il est alors lieutenant-colonel, passant colonel le 1er novembre suivant. Les deux hommes ne se quitteront plus. Le premier devenant l'ombre du second, plus la plus grande gloire de la France.

  • le 28 août 1944 : Bordeaux, Marseille et Toulon sont libérées.
  • le 28 août 1958 : De Gaulle et l'Algérie.

Il proclame : «  Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

La V république n'est proclamée que le 28 septembre suivant ; De Gaulle, alors, n'est rien et n'est sûr de rien. Il doit donner des gages aux patriotes qui veulent sauver et la France et l'empire. Voir la chronique du 4 novembre, mais, entre-temps, le 21 décembre 1958, De Gaulle est devenu président…

La laïcité selon Blanquer

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, vient de lancer une campagne de promotion de la laïcité:

On ignore combien le contribuable aura payé pour cette géniale trouvaille, mais peut-être peut-on timidement faire remarquer à l’énergumène qui prétend endoctriner, pardon enseigner nos enfants (en commençant naturellement par l’idéologie du genre et, s’il reste un peu de temps, pourquoi pas en profiter pour apprendre à lire…) que la laïcité désigne, dans le français commun, les relations entre Eglise et Etat (je mets Eglise au singulier et non religions au pluriel, comme le voudrait la mode actuelle, car la laïcité n’a de sens qu’en régime chrétien).

On ne voit pas bien le rapport entre cette propagande immigrationniste et la laïcité.

De façon assez amusante, la gauche est tombée sur le poil du ministre en l’accusant de lier couleur de peau, prénom et religion – et donc sans doute d’être, horresco referens, un identitaire! Ledit ministre s’est défendu sur BFM TV en déclarant:

Il y a sans doute une variété de couleurs de peau, je n’y fais même pas attention pour ma part. […]

La laïcité c’est synonyme de liberté, d’égalité, de fraternité. […]

Une campagne sur la laïcité, c’est une campagne qui est faite pour unir.

Ce qui appelle quelques remarques:

  1. Notre excellent ministre n’est guère observateur.
  2. Notre excellent ministre devrait peut-être se faire offrir un dictionnaire.
  3. Notre excellent ministre pourrait en profiter pour acheter un livre d’histoire et constater que la laïcité, sous toutes les républicaines, n’a guère été autre chose qu’un anti-catholicisme plus ou moins fanatique selon les périodes.
Guillaume de Thieulloy

Encore une victoire contre le passeport sanitaire

Obtenue par Maître Jérôme Triomphe contre le président du conseil départemental de Gironde. Voici la décision du tribunal :

Passe sanitaire Ordonnance référé liberté 28 août 2021

Sortie de crise pour le diocèse de Dijon ?

Lu sur Riposte catholique :

Le diocèse de Dijon communique ce matin le changement de desservant de la Basilique Saint Bernard de Dijon. Un prêtre de l’Institut du Christ Roi arrivera dans quelques jours à Dijon.

À partir du 12 septembre prochain,
un prêtre de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre assurera les célébrations selon le missel romain de 1962  à la « Basilique » près la Maison Natale de Saint-Bernard.
Il sera vicaire de la paroisse de Dijon – Saint-Michel.

Le dimanche 5 septembre à 10 h 00 la messe sera célébrée par le Père Didier Gonneaud, curé de la Cathédrale et doyen du doyenné Dijon – Centre et Ouest.

Cette solution qui n’est pas celle envisagée initialement par le diocèse mais permet une sortie de crise. Elle permet une poursuite de la vie de la communauté de fidèles sereine dans le contexte de ce nouveau Motu Proprio qui est déjà complexe.

GPA : manifestation devant le salon de vente d’enfants

La Manif Pour Tous se mobilise contre les agences de GPA qui viennent faire leur business sordide en plein cœur de Paris lors du salon Désir d’enfant les 4 et 5 septembre. Nous comptons sur vous pour venir dire NON à la GPA, à l’achat et à la vente d’enfant !

RDV samedi 4 septembre à 14h30 devant l’entrée du salon de la honte, à l’Espace Champerret à Paris.

Déjà fortement décrié l’an dernier, le Salon « Désir d’enfant » organise une nouvelle édition les 4 et 5 septembre 2021 à Paris. Les 5 et 6 septembre 2020, des commerciaux d’agences de GPA, de cliniques de procréation, de banques de sperme, accompagnés d’avocats et autres intermédiaires, avaient investi l’espace Champerret pour venir prospecter la clientèle française en vue de juteux contrats de location de femmes et de fabrication d’enfants sur commande par GPA.

La réalité de cette marchandisation humaine en plein Paris avait été constatée par de nombreux médias, venus voir sur place. Mais face au laisser-faire du Gouvernement sur cet incroyable scandale, les commerciaux se préparent à faire leur retour.La Manif Pour Tous a alerté le gouvernement pour qu’il agisse et fasse respecter ce qu’il appelle « une ligne rouge », c’est-à-dire l’interdiction de la GPA.

Ce que Macron, Véran et Castex imposent, c’est le trépas sanitaire de la liberté !

Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre, ancien député français au Parlement Européen communique :

Avec son insupportable morgue, avec cette arrogance dont sont coutumiers les principaux ministres de la macronnerie, le ministre de la « santé », Olivier Véran a osé hier encore s’auto-féliciter de la « pédagogie » mise en œuvre par le gouvernement pour imposer totalitairement l’obligation vaccinale par celle du « pass sanitaire ». Ausweis sans lequel il n’est plus aujourd’hui que mort professionnelle et civile.

Parler de « pédagogie » réussie à l’égard des Français, c’est vraiment les considérer tous comme des enfants !

Or précisément, ce qu’il y a de plus odieux dans la vaccination laïque et obligatoire ( mais pas forcément gratuite pour ceux qui ne la supportent pas…) c’est que l’Etat-Macron entend à l’évidence y soumettre aussi bientôt tous les enfants ; au mépris d’une part que les petits ne sont pas la catégorie la plus menacée par le virus, de l’autre qu’on ignore encore sur eux les effets préjudiciables possibles du vaccin « génétique ».

Mr Véran n’a vraiment pas la moindre vergogne en assénant ce qu’il assène aujourd’hui avec une assurance  de néo-Diafoirus, frappé semble t-il d’une radicale amnésie de ce qu’il énonçait il y a encore quelques mois avec la même indécente suffisance.

Ce qui, selon les prudents médecins proches de notre institut est aujourd’hui à peu près établi c’est que les vaccins actuels sont semble t-il efficaces pour les personnes âgées et porteuses de facteurs de « comorbidité » (obésité, diabète, problèmes pulmonaires…) les protégeant des atteintes les plus graves de la propagation virale. Mais n’était-ce pas, hier encore, tous ceux de la Macro-néronerie, du Césarion lui-même et de son Véran, et de son Castex qui nous assuraient péremptoirement que le vaccin était l’arme absolue et définitive contre le virus ?

Pour changer lamentablement de discours quelques temps après et nous avertir de ce que le vaccin n’était pas si efficace et ne dispensait ni des gestes barrières ni des masques (si absurdes en plein air…).

Mais hélas, une majorité, semble t-il, de nos concitoyens (on n’ose pas dire de nos compatriotes car qu’en est-il pour eux du sentiment patriotique ?) ne veulent pas voir que nos gouvernants orgueilleux et dominateurs se vautrent dans la tyrannique jouissance de pouvoir désormais leur imposer sous prétexte de salut public « sanitaire », leurs ukases de Big Brother.

Pour l’Institut du Pays Libre il faut certes médicalement combattre l’actuel virus (et les autres) mais il n’est que temps de s’opposer à la dérive liberticide d’une démocratie confisquée.

La Commission européenne refuse d’assumer les risques liés à une 3ème dose

Soit la commission européenne est “antivax”, soit le mur des certitudes commence à se fissurer dans le concours de celui qui pique le plus vite

Les pays membres de l’Union européenne (UE) ayant décidé de lancer des campagnes de rappel vaccinal contre le Covid-19 pourraient s’exposer à des risques juridiques accrus, dans la mesure où l’administration d’un rappel n’a pas encore été recommandée par l’Agence européenne des médicaments (AEM), a rappelé jeudi 26 août 2021 la Commission européenne.

L’AEM, régulateur européen du médicament, a fait savoir à de nombreuses reprises qu’elle ne disposait pas de données suffisantes pour pouvoir se prononcer sur l’éventuelle nécessité d’un rappel vaccinal contre le Covid-19 et son calendrier d’administration.

Les doses de rappel ne figurent pas à l’heure actuelle dans les autorisations de mise sur le marché des vaccins contre le Covid-19 et n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation scientifique par l’AEM faute de données suffisantes​, note la Commission européenne dans un communiqué adressé à Reuters jeudi. La responsabilité d’inclure les rappels dans les campagnes vaccinales nationales relève donc des États membres​, a précisé la Commission dans son message.

Cela pourrait signifier qu’en cas d’effets indésirables inattendus qui pourraient être attribués spécifiquement aux rappels, les États concernés pourraient être les premiers à faire les frais d’éventuelles poursuites ou de demandes d’indemnisation. Les laboratoires ne seraient cependant pas entièrement dispensés de responsabilités, par exemple en cas d’effet indésirable post-rappel lié à un problème de production.

Même si l’indication de la dose de rappel ne figure pas pour l’instant dans les autorisations de mise sur le marché accordées en Europe, huit pays européens – dont la France – ont déjà décidé de recommander un rappel vaccinal anti-Covid-19 et près d’une quinzaine d’autres seraient sur le point d’en faire autant.

Le Premier ministre français, Jean Castex, a annoncé jeudi matin sur RTL que la campagne de rappel vaccinal contre le Covid-19 serait lancée en septembre.

Le passe sanitaire est la première étape de la société de surveillance

Philippe de Villiers a été traité de complotiste. Eric Verhaeghe s’est plongé dans le blog de l’entreprise Thalès et a découvert la société de surveillance qui se prépare et le rôle du passe sanitaire dans ce processus :

“(…) Il est encore trop tôt pour avoir toutes les réponses aux questions qui peuvent se poser, notamment sur le poids exact de l’industrie pharmaceutique dans les décisions politiques (…). Les langues commencent toutefois à se délier dans les milieux industriels, et ce qu’on apprend ne manque pas d’intérêt. 

C’est en allant sur le blog de l’entreprise Thalès (en anglais) qu’on comprend dans quelle cohérence d’ensemble s’inscrit cette première étape du capitalisme de surveillance qui s’appelle le passe sanitaire. Thalès entend en effet proposer une solution globale d’identité numérique et nous expose avec une forme de naïveté comment ce projet va se décliner.

Thalès écrit donc :

So-called digital ‘vaccination passports’ will play a key role in enabling citizens to access all manner of services and will act as a precursor to the rollout of mobile digital IDs.

(Les passeports vaccinaux joueront un rôle-clé dans la capacité des citoyens à accéder à toutes sortes de services et agiront comme des précurseurs au passage vers l’identité numérique sur téléphone portable).

Le passe sanitaire est donc un “précurseur” ! L’anticipation d’un système généralisé où l’identité ne sera plus établie par un document officiel “autonome” comme une carte d’identité, mais bien par un “portefeuille” numérique conservé sur un cloud et une application dont l’archivage échappera à l’utilisateur.

Autrement dit, il s’agit de nous habituer à changer de mode d’établissement de notre identité.

Sur le fond, Thalès ne cache pas l’ambition “centrale” du passe sanitaire, qui est de devenir une plate-forme d’accès aux différents services publics disponibles sur Internet. Pour ce faire, le passe-sanitaire repose sur un “wallet”, un portefeuille numérique, pour lequel la Commission Européenne a d’ores et déjà posé les bases.

In both cases, the deployment of a digital wallet – primarily for digital driving licenses – will act as a gateway and the foundations for other vital government services, such as health passes.

(Dans tous les cas, le déploiement du portefeuille digital – initialement pour le permis de conduire – fonctionnera comme une plateforme d’accès et des piliers pour d’autres services publics vitaux, comme les passes sanitaires”.

On comprend donc que le passe sanitaire est la face émergée d’un iceberg technique qui se constitue progressivement, et qui va bouleverser la notion d’identité “administrative”. Désormais, les citoyens seront directement gérés par un Big Data qui permettra de leur donner accès à certains lieux ou à certains services par le contrôle de l’intelligence numérique.

Dans la palette de services que “l’ID numérique” devra rendre, on trouve en particulier le remplacement en bonne et due forme du bon vieux passeport actuel. Celui-ci sera bientôt rangé aux oubliettes de la préhistoire et remplacé par une application sur un téléphone, où toutes les données individuelles seront centralisées.

Last butcertainlynot least, the EU Digital Identity will allow citizens to use their documentation across the entire region.

(Enfin et pas des moindres, l’identité digitale européenne permettra aux citoyens d’utiliser leurs documents à travers tout le continent).

On se souvient que l’Europe s’était fondée sur l’aspiration à un continent sans frontière et sans contrôles d’identité. Subrepticement, on est passé à une Europe avec des contrôles universels poussés à un point inconnu jusqu’ici. C’est sans doute le progrès des Lumières qui veut ça.

Mais c’est une autre fonctionnalité du “wallet” qui doit retenir l’attention, car elle rejoint le projet d’euro numérique que nous avons évoqué cette semaine. Il s’agit de l’utilisation du portefeuille digital comme moyen de paiement.

It gets really exciting when you realise that the wallet can host both digitalised identity and payment credentials. This could allow people, for example, to pay a deposit on a new apartment or settle an outstanding speeding fine directly from their smartphone.

(Cela devient exaltant de penser que le portefeuille digital peut héberger à la fois une identité numérique et des moyens de paiement. Ceci permettrait aux gens, par exemple, de payer une caution pour un nouvel appartement ou de régler une amende pour excès de vitesse directement depuis un smartphone).

On y vient, donc : le passe sanitaire devrait déboucher sur une ramification future, le paiement en ligne, par exemple des impôts ou des amendes. Ou du loyer. Ou des traites sur en emprunt bancaire…

Bref, si l’on se souvient que l’euro numérique serait à la main complète de la Banque Centrale Européenne, l’espace de liberté qui restera au consommateur pour arbitrer ses dépenses va devenir de plus en plus contraint. Du propre aveu de Thalès, en effet, l’Etat saura tout de vous, y compris de votre situation financière ou bancaire. 

On va bien dans quel état de dépendance ce système entreprend, sans que ce projet ne soit publiquement explicité auprès des citoyens, de placer les individus. Se met en place une architecture qui rendra possible le “crédit social” à la chinoise : le wallet contiendra des marqueurs indiquant qui n’a pas payé ses impôts, ou ses dettes, qui a roulé trop vite, qui a tardivement réglé sa pension alimentaire. Et si le marquer apparaît, l’individu sera interdit d’accès à certains services, ou à certains achats.

Peu à peu, il sera marginalisé, sans possibilité de s’y opposer.

C’est bien à cela que sert le passe sanitaire. Il n’est pas une fin en soi. Il est un début, un précédent, une mise en bouche. Vous savez désormais dans l’attente de quoi il sera maintenu après le 15 novembre.  

Selon le Premier ministre israélien, plus on a reçu de doses de vaccin, plus on est vulnérable

Nous vivons dans un monde de fous :

Naftali Bennett, Premier ministre israélien (depuis le 14 juin dernier), à la Knesset :

Un point très important que les gens doivent comprendre, et je pense que la plupart des gens n’en ont pas conscience, est que la population la plus vulnérable en ce moment, de manière paradoxale, est celle qui a reçu deux doses de vaccins mais pas la troisième. Pourquoi ? Parce qu’ils se promènent en ayant l’impression qu’ils sont protégés parce qu’ils ont reçu deux doses. Ils ne comprennent pas que la deuxième dose s’est estompée contre le Delta – et ils doivent se faire vacciner rapidement avec la troisième dose de vaccin. (…) Il y a beaucoup de personnes jeunes, vaccinées, qui sont gravement malades et hospitalisées…

Via Yves Daoudal

Qui veut parier que les Français voteront aux présidentielles de 2022 sous le régime du passe sanitataire?

Après le débat du la 3ème dose à 80 puis à 65 ans puis pour tout le monde, Olivier Véran vient de déclarer qu’il n’excluait pas une prolongation du passe sanitaire au-delà du 15 novembre. Seuls les naïfs seront surpris :

“Le pass sanitaire passera l’été, peut-être même l’automne. Le pass sanitaire pourrait être prolongé au-delà du 15 novembre “si le Covid ne disparaissait pas de nos vies” d’ici cette échéance fixée par la loi, a déclaré jeudi 26 août le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Ce pass ne peut être prolongé au-delà du 15 novembre, sans quoi il nous faudrait un nouveau texte de loi, qui serait à nouveau débattu au Parlement“, a rappelé M. Véran lors d’une conférence de presse.

Je ne dis pas que ça ne peut pas arriver, ça pourrait arriver si le Covid ne disparaissait pas de nos vies dans les trois prochains mois“, a-t-il ajouté.”

C’est arrivé un 27 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 août 543 : décès de saint Césaire d’Arles.
  • le 27 août 827 : décès du pape Eugène II.
  • le 27 août 1312 : décès d’Arthur II de Bretagne, duc de Bretagne.
  • le 27 août 1458 : élection du pape Pie II.
  • le 27 août 1590 : décès du pape Sixte Quint.

Felice Peretti, naît le 13 décembre 1520, et est élu pape le 1er mai 1585. Il prend le nom de Sixte V. Il agrandit la Bibliothèque vaticane, fait bâtir la salle Sixtine par Domenico Fontana, et réorganise la Curie romaine.

  • le 27 août 1664 : création de la compagnie française des Indes orientales.

Elle doit faire concurrence à ses homologues anglaise et hollandaise. Le coton, la soie, le thé et les épices sont ses principales marchandises. C’est Colbert qui fonde, par lettres patentes signées par Louis XIV, la Compagnie française des Indes orientales, dont la mission est de «naviguer et négocier depuis le cap de Bonne-Espérance presque dans toutes les Indes et mers orientales». Elle bénéficie d’un monopole du commerce lointain pour cinquante ans. Son siège est installé à Pondichéry en 1676 avant d’être fusionnée avec la Compagnie des Indes en 1719.

  • le 27 août 1748 : première représentation du ballet « Pygmalion ».

Elle a lieu au château de Fontainebleau et raconte l’histoire d’un sculpteur tombé amoureux de son œuvre, qui va progressivement prendre vie et faire sa déclaration d’amour au héros. Composée par Jean-Philippe Rameau sur un livret de Ballot de Sauvot, cette œuvre est directement inspirée de la légende de Pygmalion décrite dans “Les Métamorphoses” du poète latin Ovide.

  • le 27 août 1783 : première ascension d’un ballon à hydrogène.

Le ballon du physicien Jacques Charles et des frères Robert effectue sa première ascension au-dessus de l’esplanade du Champ-De-Mars à Paris Il va faire 25 km jusqu’à Gonesse où il terrorise des paysans effrayés à l’atterrissage.

  • le 27 août 1798 : victoire franco-irlandaise bataille de Castlebar.

Avec l’appui des Irlandais, les troupes françaises attaquent par surprise les Anglais alors en large supériorité numérique, 6000 contre 2000 franco-irlandais. Malgré cette supériorité ils s’enfuient abandonnant tout leur matériel de guerre.

  • le 27 août 1813 : bataille de Dresde.

Napoléon vainc les Autrichiens, les Russes et les Prussiens. Voir la chronique de la veille.

  • le 27 août 1928 : pacte Briand-Kellogg entre la France et les États-Unis.

Avec la signature du pacte Kellog-Briand, la guerre est mise hors la loi ! Vraiment l’idéologie socialiste est une vraie maladie mentale ! 15 pays signataires renoncent à la guerre « en tant qu’instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles », dont l’Allemagne, les États-Unis d’Amérique, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Japon, la Belgique, la Pologne.

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