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« Tu prends un couteau, tu vas dans une église, tu fais un carnage, même tu tranches deux trois têtes, et c’est fini. » 

Cinq ans après l’assassinat du père Jacques Hamel, égorgé par des islamistes dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016 alors qu’il célébrait la messe, La Vie dévoile des informations retraçant le parcours des assassins, qui n’avaient rien de « loups solitaires ». Le dossier pointe surtout l’aveuglement de la justice et les négligences des services de police.

Les deux assassins, âgés de 19 ans, Adel Kermiche et d’Abdel-Malik Petitjean, auraient agi sous la houlette de Rachid Kassim qui leur donnait ses ordres depuis la Syrie. Un homme repéré par la Direction générale de la sécurité intérieure, chargé de traquer les musulmans radicalisés sur le territoire français. Il a échangé de nombreux messages avec les assassins du père Hamel. Rachid Kassim, né d’un père yéménite et d’une mère algérienne, est parti rejoindre Daech en 2015. Il aurait été tué par la frappe d’un drone américain, le 27 juillet 2017, près de Mossoul. Plusieurs messages entre les terroristes montrent que plusieurs pistes avaient été avancées : boite de nuit, synagogue… avant de se fixer sur une église. Adel Kermiche écrit à un contact le 19 juillet 2016, une semaine avant l’attentat :

« Tu prends un couteau, tu vas dans une église, tu fais un carnage, même tu tranches deux trois têtes, et c’est fini. »

Cet attentat aurait pu être évité. L’un des deux meurtriers a été remis en liberté en mars 2016, quatre mois avant le crime. Placé en détention provisoire pour avoir commis plusieurs tentatives pour rejoindre le djihad en Syrie, Adel Kermiche est relâché au motif qu’il assure avoir « pris conscience de ses erreurs » ! Il jouait une stratégie de dissimulation pour préparer son crime. Adel Kermiche n’aurait pas dû se trouver en liberté sans faire l’objet d’une surveillance. Le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) indique le 26 juillet 2016… le jour même où Kermiche a égorgé le père Hamel, disposer « de signes laissant penser que M. Kermiche était toujours un musulman pratiquant » sans « être certain de son maintien dans un processus de radicalisation. Son discours sur la religion ne démontrait pas une idéologie extrémiste ». Son contrôle judiciaire l’autorisait à sortir entre 8 heures et midi. Il a perpétré l’attentat à 9 h 30.

Sa mère s’est rendue à trois reprises auprès du commissariat et des services de la préfecture pour les alerter de la dérive et du risque de passage à l’acte de son fils, sans que la moindre suite n’y soit donnée. Adel Kermiche avait continué à se montrer très actif dans la djihadosphère et à entretenir des relations nombreuses avec des individus radicalisés, notamment sur les réseaux sociaux.

En Afghanistan, les islamistes se rapprochent de la victoire

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

S’il y a un point sur lequel Donald Trump et Joe Biden sont d’accord, c’est bien sur le fait d’abandonner leur allié afghan et de laisser le champ libre aux talibans. Ce nom exotique ne doit pas faire illusion : les talibans sont des islamistes purs et durs et une chape de plomb va probablement s’abattre à nouveau sur ce malheureux pays. Le nom d’« ultras-conservateurs » revient trop souvent dans la presse française pour qualifier les talibans : cela relève de la désinformation pure et simple.

Le processus d’abandon, engagé sous Donald Trump, qui fit libérer de nombreux prisonniers talibans sans aucune contrepartie, s’est accéléré avec Biden, qui a fixé au 11 septembre le départ du dernier soldat américain.

La grande base de Bagram a déjà été évacuée et il n’y a plus guère que l’aéroport de Kaboul à être encore sous protection américaine. Cela devrait cesser d’ici peu. Après, l’armée afghane sera seule face aux islamistes. Ces derniers ont déjà lancé plusieurs offensives dans le nord, montrant par là leur totale détermination à reprendre le contrôle du pays qu’ils avaient perdu après le 11 septembre 2001 et l’invasion américaine organisée en représailles des attentats.

Plusieurs districts ont ainsi été facilement reconquis aux dépens de l’armée afghane qui a souvent fui sans combattre. Ce n’est pas nécessairement par lâcheté ou compromission, les choses sont plus complexes. Car l’armement dont disposent les soldats est souvent pitoyable, avec des munitions inadaptées ou insuffisantes, la stratégie militaire est sommaire et la corruption endémique. Certains se sont battus courageusement mais ordre leur a été donné d’évacuer des postes ruraux intenables pour tenter la défense des grandes villes.

Pourquoi pas. Mais tout de même, on se demande ce qu’ont organisé les Américains après vingt ans d’occupation et mille milliards de dollars dépensés. Ce chiffre, devenu symbolique aux États-Unis, exaspère les membres du Congrès dont beaucoup militent pour cesser toute aide financière à l’Afghanistan. C’est le syndrome de la guerre du Vietnam qui se renouvelle : les Américains, non contents d’avoir abandonné leur allié, ont ensuite cessé toute aide, militaire ou financière, précipitant sa défaite. Car en face, l’Union soviétique était toujours là pour ravitailler son allié. Saïgon est tombé deux ans après le départ américain, une longue nuit meurtrière a commencé pour les malheureux vietnamiens et elle n’est toujours pas achevée.

Les islamistes ont remplacé les communistes, mais l’histoire est la même. Car derrière les talibans, il y a toujours le Pakistan, très actif dans son soutien aux talibans. Les États-Unis, désireux de pas se fâcher avec ce pays pour des raisons géopolitiques qui se défendent, a tout de même choisi de ne pas choisir, laissant les services secrets pakistanais organiser patiemment la reconquête du pays par le biais des talibans, sans cesse bombardés par l’aviation américaine. Au royaume de l’absurde, l’opération afghane tiendra une bonne place dans la stratégie américaine.

L’inquiétude commence à croître dans les grandes villes et des règlements de comptes se sont déjà produits. Une probable grande vague d’émigration aura lieu en cas de succès taliban, et certaines ambassades fermeront courageusement leurs portes.

Qu’est-ce qui pourrait empêcher la victoire islamiste annoncée ? Un sursaut de l’armée afghane, puisque aucune aide ne viendra de l’extérieur. Mais on l’a compris, il ne saurait être que provisoire car le temps joue en faveur des islamistes. Cela rappelle les propos d’un chef taliban tenus à un général américain et restés célèbres : « Vous avez une montre mais nous, nous avons le temps. »

Décidément, la politique extérieure américaine depuis trente ans n’est qu’un champ de ruines.

Soutenez la production “Marie, Porte du ciel : Eternam III” ! Le nouveau film de Sabrina et Steven J. Gunnel sur le mystère de la Vie Éternelle

Steven Gunnell prépare un film sur Marie porte du ciel, dans lequel, le pèlerinage de Chrétienté sera mis à l’honneur, à travers des entretiens d’Hervé Rolland (vice-président de Notre-Dame de Chrétienté), de l’Abbé Martial Merlin et de l’Abbé Laguérie. Steven Gunnell était un des chanteurs du groupe Alliage, un des “boys band français”. Il a connu une totale conversion et a décidé de dédier son art au service de sa foi. Ses créations, en collaboration avec sa femme Sabrina, ont parcouru le monde entier, de Fais-moi vivre (2017), Eternam (2019) en passant par Le Sanctuaire retrouvé ( 2019) et Gaspard, soldat de l’amour ( 2018).

A la question ” qu’est-ce qui vous a sauvé du désespoir ? ” à la suite de la dissolution de son groupe, il répond

“Un conseil de ma mère: «Quand tu étais petit, tu avais la foi. Retrouve-la». Certaines vertus sauvent: j’ai obéi. J’ai poussé la porte d’une petite église, à Piccadilly Circus. Juste une croix au mur, le tabernacle, quelques bougies. J’ai senti soudain un immense relâchement de tout mon être, un repos indescriptible. Je n’ai rien vu, rien entendu, mais j’ai su. Qu’il y avait quelque chose, ou plutôt quelqu’un de plus grand, de plus vrai que tout ce en quoi j’avais cru avant. Dieu a refait mon âme, il a rendu toute chose nouvelle, comme dans l’Apocalypse. Je n’avais aucune éducation religieuse, je ne connaissais rien à tout ça, mais j’y suis retourné, plusieurs jours de suite.

J’ai commencé à lire la Bible, et je me suis rendu compte que la plus grande part de ce qui avait pu me toucher dans les livres de pseudo spiritualité, ils l’avaient pris dans la Bible. Le Livre de la Sagesse m’a bouleversé, moi qui en avais tellement manqué. L’enfant qui a délaissé ses parents oublie même qu’un jour il a eu des parents. Moi, avec Dieu, c’était pareil. J’avais oublié qu’il m’aimait. Quelques mois plus tard, de retour à Nice, j’atterris à l’église Sainte-Rita, la patronne des causes désespérées. J’ai appris plus tard que, depuis un an, ma mère venait y prier tous les jours pour moi. L’évangile lu à la messe ce jour-là, me touche au cœur: le fils prodigue, qui retourne chez son père après avoir dilapidé l’héritage et que le père accueille les bras ouverts. C’est ce père qui m’a poussé à me réconcilier avec moi-même et avec mon passé”

Les productions de Steven Gunnell sont totalement financées par la générosité de donateurs. A ce jour, pour que son film sorte, il ne dispose que de 50% du budget nécessaire.

Vous découvrirez ici le moyen de contribuer à cette grande production sur la Sainte Vierge.

Sortie du film : 8 décembre 2021

« Chez France Inter, ils vont quasiment se mettre en grève parce que de nouveaux journalistes vont arriver… C’est une secte…»

Hier dans son émission L’Heure des Pros 2, Pascal Praud a abordé le sujet Zemmour, qui affole la presse, puis s’en est pris au sectarisme de France Inter :

« Eric Zemmour affole la presse… Et une chaîne concurrente (BFMTV) en parle matin, midi et soir… »

« Yvan Rioufol a écrit des bouquins mais n’a jamais été invité sur FranceInter, Éric Zemmour n’a jamais été invité sur France Inter… Et ils ont un jour insulté Charlotte D’Ornellas, sans aucune sanction… »

La rédaction de France Inter n’aime pas la diversité (d’opinion)

Les gauchistes aiment cultiver l’entre-soi. La directrice de France Inter, Laurence Bloch, a annoncé l’arrivée dans la matinale de France Inter de Natacha Polony (directrice de la rédaction de Marianne), Cécile Duflot (ancien ministre écologiste du logement aujourd’hui président de l’ONG Oxfam), Alexandre Devecchio (rédacteur en chef adjoint au Figaro), Etienne Gernelle (directeur du Point), et une personnalité qui reste à déterminer. La Société des journalistes de la station a contesté cette ouverture :

« En tant que journalistes, à l’approche des échéances de 2022, nous considérons qu’offrir aux auditeurs “une boîte à outils pour leur permettre de se forger une opinion” [les mots utilisés par la directrice de France Inter] devrait passer par de la pédagogie, du reportage (…) et non par un panel d’opinions dans lesquelles il faudrait ensuite piocher, en choisissant le plus convaincant plutôt que le mieux informé ».

Un membre de la rédaction souligne :

« Peu de gens comprennent et valident ce choix. Les gens sont un peu hallucinés du casting et trouvent regrettable que ces éditos remplacent la chronique Environnement. »

Productrice historique de Radio France, Kathleen Evin, a appris fin avril qu’elle était invitée à prendre sa retraite. A 72 ans, elle s’accroche :

« J’ai passé trente-trois ans à France Inter dans l’absence totale de critiques de mon travail, décrit la présentatrice de L’Humeur vagabonde. Je n’en ai reçu qu’une seule, très violente, à l’automne, après que j’ai invité Sophie Divry, autrice de Cinq mains coupées, qui parlait des violences policières lors des manifestations des “ gilets jaunes ” . On m’a alors reproché d’avoir mis en cause les plus hautes autorités de l’Etat. Je ne peux pas croire qu’il y ait un lien entre cet accroc et l’interruption de mon contrat… »

 

C’est arrivé un 9 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 9 juillet 1429 : victoire de jeanne d’arc à Troyes.

Jeanne d’Arc fait ouvrir les portes de Troyes à Charles VII, qu’elle va faire sacrer à Reims. Alors que Reims se rapproche, le Dauphin et ses conseillers doutent encore de Sainte Jeanne d’Arc. Elle a bien du mal à convaincre le futur Roi de maintenir le siège quelques jours pour faire tomber la ville. Ayant prêté serment d’allégeance au roi d’Angleterre il y a peu, la cité refuse en effet de donner ses clés. Elle cède pourtant à la simple vue de la «pucelle» organisant le siège. Le lendemain l’armée royale entre dans la ville sans avoir combattu.

  • le 9 juillet 1472 : dégagement du siège de Beauvais.

Le 14 juin 1472, partant d’Arras à la tête de 80 000 hommes, Charles le Téméraire Duc de Bourgogne franchit la Somme et ravage toute la région, puis marche sur Beauvais, l’une des villes les plus riches de France, qu’il sait sans garnison. Les récits des massacres autour de la ville poussent cette dernière à refuser de parlementer.

Les premiers assauts, fin juin, en particulier le 27, ayant échoué, les Bourguignons mettent le siège et préparent minutieusement leur attaque. Les habitants de Beauvais, aidés par des femmes dont la célèbre Jehanne Laisné, dite« Jehanne Hachette », repoussent les troupes bourguignonnes.

Les reliques d’Angadrême, patronne de Beauvais, sont montrées sur les remparts de Beauvais lors de l’assaut. La sainte a aidé à la victoire. La date du 27 juin, retenue pour la fête d’Angadrême, rappelle la procession instituée par Louis XI en reconnaissance de la protection de sainte Angadrême. Afin de récompenser les femmes de Beauvais pour leur vaillance, Louis XI accorde à celles-ci le droit et privilège de porter des habits d’hommes.

  • le 9 juillet 1535 : décès d’Antoine Duprat, cardinal, chancelier de France.

Antoine Duprat, né à Issoire le 17 janvier 1463 et mort à Nantouillet, le 9 juillet 1535, est un cardinal-légat français, chancelier de France et de Bretagne. C’est « l’une des grandes figures de la France monarchique », selon R. Mousnier. Il est très décrié par des historiens comme Michelet, qui ne lui pardonnent pas d’avoir organisé la lutte contre les réformés et tous leurs coupables excès.

Il est surtout le négociateur du concordat de Bologne, signé en 1516 entre le pape Léon X et François Ier ; concordat qui met fin au régime d’élections ecclésiastiques instauré par la pragmatique sanction de Bourges (Cf. la chronique du 7 juillet).

  • le 9 juillet 1590 : Henri IV prend St-Denis.

Alors que depuis le 2 aout 1589, mort du Roi Henri II, Henri de Navarre est Roi de fait mais non sacré, ce dernier tente depuis le mois de mai de s’emparer de Paris. Le 9 juillet la garnison de St Denis tombe. Mais Paris, aux mains de la Ligue Catholique, va résister grâce au renfort d’une armée des Pays-Bas espagnols.

  • le 9 juillet 1657 : intronisation de la Statue de Notre Dame de la Paix, en présence de Louis IV et du nonce apostolique.

La statue de Notre-Dame de Paix est l’héritage de l’illustre Maison de Joyeuse en Vivarais. Elle aurait été commandée par Jean de Joyeuse vers 1530. Un de ses fils l’emmène avec lui à Paris, où il s’installe avec sa femme, Catherine de La Vallette, rue Saint-Honoré, dans un hôtel contigu au monastère des Capucins et y aménage une chapelle pour Notre-Dame.

Devenu veuf, il entre chez les Capucins ; la petite Madone va rester là 63 ans. Le 21 juillet 1651, en pleine guerre de Trente Ans, des enfants s’assemblent devant la Madone des Capucins, chantant à gorge déployée des Salve Regina. Des miracles, se produisent et les Parisiens commencent à invoquer la Madone sous le vocable de « Notre-Dame de Paix ».

Les pèlerins y viennent si nombreux qu’il faut songer à agrandir la chapelle ; ce que fait faire Mademoiselle de Guise, petite-nièce d’Henri de Joyeuse ; la statue est solennellement installée dans le nouveau sanctuaire par le Nonce apostolique, en présence du Roi, de la Cour et d’un concours immense de parisiens, le 9 juillet 1657.

L’année suivante, le Roi Louis XIV est pris de fièvre typhoïde à Calais, et on craint pour sa vie. La Reine Mère demande des prières. Les capucins s’adressent à Notre-Dame de Paix et la guérison se produit, jugée miraculeuse. Anne d’Autriche commande alors à Michel Corneille un grand tableau en ex-voto (il est aujourd’hui dans les collections du château de Versailles). La dévotion populaire redouble surtout le jour de sa fête, fixée au 9 juillet. On implore la Reine de la Paix pour la paix du Royaume, pour la paix du monde, pour la paix des familles, pour la paix des coeurs…

Sauvée lors de la révolution, le 6 mai 1806, la statue de Notre-Dame de Paix arrive  au couvent de Picpus tout près de la « place du trône aujourd’hui « place de la nation ». Le 9 juillet 1906, la statue de Notre-Dame de Paix est officiellement couronnée  au nom du Pape Saint Pie X.

  • le 9 juillet 1686 : la ligue d’Augsbourg.

La ligue d’Augsbourg est une alliance conclue le 9 juillet 1686 par une grande partie de l’Europe contre Louis XIV.

  • le 09 juillet 1789 : l’Assemblée se déclare Assemblée nationale Constituante.
  • le 9 juillet 1794 : fête des Martyres d’Orange.

Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI, le 10 mai 1925. Leur fête se célèbre le 9 juillet. Il s’agit d’une partie des 52 religieuses de la région d’Avignon, de divers ordres religieux, accusées « d’avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition ».

En réalité, elles ont simplement refusé d’abandonner la vie religieuse, et de prêter les serments révolutionnaires. 32 d’entre elles sont exécutées, 16 Ursulines, 13 Sacramentines, 2 Cisterciennes et 1 Bénédictine, entre le 6 et le 20 juillet ; les vingt dernières sont sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet 1794, mais ne sont libérées qu’en 1795.Les corps des martyres sont jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane, à Gabet, sur les bords de l’Aygues, et une chapelle y est bâtie en 1832.

  • le 9 au 18 juillet 1860 : massacre de Damas.

Les chrétiens maronites de Damas sont exterminés dans la nuit, par des sunnites, avec la complicité du gouverneur turc de Syrie. Les massacres font entre 4000 et 6000 victimes. Le quartier chrétien est pillé et brûlé. Les survivants prendront la route de l’exil notamment vers Beyrouth et Alexandrie. Ce massacre fait suite à celui des chrétiens perpétrés par les Druzes dans le mont Liban (mars à juillet 1860).

Napoléon III enverra un corps expéditionnaire français commandé par Beaufort pour assurer la protection des chrétiens en route vers le Liban. L’expédition française en Syrie dure du mois d’août 1860 au mois de juin 1861.

  • le 9 juillet 1918 : consécration des armées alliées au Sacré-Cœur.

Le généralissime Foch consacre au Sacré-Cœur toutes les armées alliées placées sous ses ordres. Il le fait en présence des officiers de son état-major.

Une plaque commémorative est apposée dans l’église du village de Bombon, en Seine et Marne, où se trouve l’état-major de Foch. Ce dernier commence avec ses officiers une neuvaine qui se termine le 18 juillet suivant. Ce jour-là commence l’offensive d’où sort la victoire finale. Voir les chroniques du 20, et 26 du mars, du 15 et du 18 juillet.

  • le 9 juillet 1960 : un décret autorise le péage sur les autoroutes françaises.
  • le 9 juillet 1970 : la durée du service militaire français est ramenée à un an.

Un mineur étranger, 4.700 euros par mois, ta grand-mère, 426 euros de pension/mois

Lors des dernières élections régionales espagnoles, le parti Vox avait fait scandale en placardant cette affiche :

« Un MENA, 4.700 euros par mois, ta grand-mère, 426 euros de pension/mois »

Un MENA, c’est un « mineur étranger non accompagné », très souvent majeur.

Le parquet avait ouvert une enquête pour « incitation à la haine » suite à plusieurs plaintes, dont une du gouvernement. Le ministre des Droits sociaux avait dénoncé « une attaque contre les enfants les plus vulnérables de notre pays ».

La justice espagnole a donné raison au parti Vox : l’affiche s’inscrit dans

« le cadre d’une légitime lutte idéologico-partisane dans le contexte d’une campagne électorale, lieu traditionnel d’excès verbaux de la part des acteurs politiques ».

L’affiche peut « aussi s’interpréter comme un message électoral » critiquant le soutien public apporté à ces jeunes « qui, indépendamment de la véracité des chiffres cités, constituent un problème politique et social évident ».

Après Eric Zemmour, son éditrice quitte Albin Michel : « A la Libération, t’aurais été tondue »

Drôle d’ambiance au sein de la maison d’édition : après vingt-cinq ans, Lise Boëll, directrice éditoriale non-fiction et éditrice d’Eric Zemmour, a annoncé sa démission, suite au refus de Gilles Haéri, le président des Éditions Albin Michel, de publier le prochain livre d’Éric Zemmour.

Lise Boëll fut chargée de recruter Eric Zemmour, car Francis Esménard, président d’Albin Michel, et Richard Ducousset, directeur des éditions Albin Michel, souhaitaient récupérer l’auteur après le succès de Mélancolie française (Fayard). En dehors d’Éric Zemmour, Lise Boëll publie le Dr Frédéric Saldmann, Stéphane Bern et l’essayiste Éric Naulleau, qui représenteraient entre 12 et 13 % du chiffre d’affaires des Éditions Albin Michel.

Mais la gauche est sans pitié et Lise Boëll « a été associée aux auteurs qu’elle publie », confie une source au Figaro, ce qui lui vaudra son surnom d’éditrice des réacs”. En octobre 2014, lorsque paraît Le Suicide français, Lise Boëll essuie une fronde menée par le responsable du département Spiritualité, Jean Mouttapa : « Comment peut-il se faire qu’une éditrice, sans aucune compétence historique, engage ainsi toute seule la responsabilité morale de la maison ? », s’indigne ce dernier dans un e-mail qui tourne en interne, déplorant « l’entreprise systématique de réhabilitation du régime de Vichy » du livre de Zemmour. L’éditrice prend un avocat et menace de l’attaquer en diffamation. Au pot de Noël de 2014, le patron, Francis Esménard, 80 ans, petit-fils d’Albin Michel, doit s’excuser publiquement pour faire retomber l’affaire… Qui repart de plus belle en 2016, lorsqu’elle publie Le moment est venu de dire, de Philippe de Villiers. L’éditrice enchaîne les succès de librairie, mais devient une pestiférée : « A la Libération, t’aurais été tondue », lui lançait-on dans les couloirs. Alors qu’elle s’apprêtait à publier, à l’automne 2020, le livre du cardinal Barbarin, Gilles Haéri, alerté par de vives oppositions internes, a stoppé le projet et dénoncé le contrat du religieux.

Éric Zemmour a annoncé porter plainte contre son ancienne maison d’édition pour rupture abusive de contrat, car « il n’y a jamais eu d’accord entre Albin Michel et [s]on client pour rompre le contrat », a déclaré Me Arnaud de Senilhes, l’avocat du chroniqueur.

Philippe de Villiers vient d’annoncer qu’il quittait lui aussi Albin Michel, par solidarité avec Eric Zemmour. En perdant ses deux principaux auteurs de best-sellers (le premier a vendu 250 000 exemplaires de Le moment est venu de dire, le second a atteint les 470 000 exemplaires avec Le Suicide français ), Albin Michel fait une grosse perte.

Bébés à vendre : le CNRS prépare la suite de la loi ni bio ni éthique

A son tour, le CNRS fait la propagande de la Gestation Pour Autrui. Daniel Borrillo, qui défend la GPA, fait un parallèle avec… l’avortement, comme quoi la culture de mort est un bloc :

En France, une femme a la faculté d’avorter, tout comme celle d’abandonner un enfant en accouchant sous X ou de faire un don d’embryons surnuméraires à un autre couple ou à la science. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de mener à terme une grossesse pour quelqu’un d’autre, pourvu que son consentement libre et éclairé soit garanti ? Il serait donc logique, selon moi, d’inscrire la GPA dans le répertoire des libertés fondamentales, de l’envisager comme une manifestation de la liberté de procréer ou de ne pas procréer.

Par ailleurs, comme pour l’IVG, légaliser la GPA permettrait au législateur d’encadrer la pratique [sic], ce qui limiterait les GPA clandestines et hors-la-loi, donc le risque d’exploitation du faible par le fort, du pauvre par le riche. C’est sans doute pour cela que l’Inde a déjà interdit la GPA pour les étrangers et s’apprête à interdire la GPA commerciale (c’est-à-dire avec rémunération pour la femme qui porte l’enfant).

Il faut distinguer clairement la pratique et l’abus d’une pratique. Ce n’est pas parce qu’il y a des abus dans l’industrie textile à l’étranger qu’il faut interdire cette activité en France. Lorsqu’on a aboli l’esclavage, les plantations ont continué de fonctionner, mais d’une autre façon, avec des personnes qui travaillaient de plein gré et dans le respect de certaines conditions. Selon moi, le seul moyen d’éviter l’exploitation est de mettre fin à l’interdiction qui sécrète des pratiques clandestines.

On le voit : les arguments sont les mêmes. Pseudo-liberté de la femme à disposer de “son corps”, encadrement d’une pratique pour en “limiter” les abus (limitations toujours repoussées), mettre fin aux pratiques clandestines (l’argument gadget qui permettrait de tout légaliser).

I-Média : Après Europe 1, France Inter est-elle sur le point de basculer à droite ?

Image de la semaine

Caroline Fourest, journaliste, écrivain et éditorialiste, a été élevée au grade de Chevalier de l’Ordre National du Mérite par Marlène Schiappa.

Vaccin obligatoire : l’offensive politico-médiatique

Variant Delta, 4ème vague : politiciens et journalistes pèsent de tout leur poids pour imposer la vaccination obligatoire.

Revue de presse

Révolution à France Inter

Après Europe 1, France Inter est-elle sur le point de basculer à droite ? C’est la crainte délirante de certains journalistes.

Dans l’histoire, on se souviendra de Benoît XVI comme du Pape de Summorum Pontificum, le Pape de la paix liturgique

Le cardinal Robert Sarah s’est entretenu dans les colonnes du magazine italien Il Timone, quatorze ans après la publication du motu proprio Summorum Pontificum :

Dans l’histoire, on se souviendra de Benoît XVI, non seulement comme d’un grand théologien mais aussi comme du Pape de Summorum Pontificum, le Pape de la paix liturgique, celui qui aura construit un pont œcuménique avec l’Orient chrétien à travers la liturgie latino-grégorienne. Il restera comme le Pape qui aura eu à cœur la volonté de retrouver les racines chrétiennes et l’unité de l’Europe et se sera opposé au laïcisme vide de sens et à la déstructuration de la culture européenne.

À partir du Motu Proprio Summorum Pontificum, malgré les difficultés et les résistances, l’Église a entamé un chemin de réforme liturgique et spirituelle qui, bien que lente, est irréversible. En dépit des attitudes cléricales intransigeantes d’opposition à la vénérable liturgie latino-grégorienne, attitudes typiques de ce cléricalisme que le Pape François a dénoncé à plusieurs reprises, une nouvelle génération de jeunes a émergé au coeur de l’Église. Cette génération est celle des jeunes familles, qui montrent que cette liturgie a un avenir parce que elle a un passé, une histoire de sainteté et de beauté qui ne peut être effacée ou abolie du jour au lendemain.

L’Église n’est pas un champ de bataille où l’on joue pour gagner en essayant de nuire aux autres et à la sensibilité spirituelle de ses frères et sœurs dans la foi. Comme Benoît XVI l’a dit aux évêques français : « Dans l’Église il y a de la place pour tout le monde », parce que nous savons nous traiter avec respect et vivre ensemble en louant le Seigneur dans son Église et en restant dans l’unique vraie foi. La crise liturgique a conduit à la crise de la foi. De la même manière, le respect des deux formes ordinaire et extraordinaire de la liturgie latine, nous conduira à un élan missionnaire d’évangélisation, et nous pourrons enfin sortir du tunnel de la crise.

Maires pour le Bien Commun

Eric Viaud, présente son association “Maires pour le Bien Commun”, et Hélène Charrier révèle les progrès fulgurants de la restauration de la Chapelle des Moulineaux à Poigny-la-Forêt dans les Yvelines.

L’état de droit, un déni de démocratie ?

Voici le texte de l’intervention prononcée mercredi par le député RN Jérôme Rivière dans l’hémicycle du Parlement européen :

Le Parlement européen votait cette semaine en séance plénière un texte voulant condamner les lois de protection de l’enfance votées démocratiquement par le gouvernement hongrois.

Les politiques en matière familiale, sociétale et en matière d’éducation appartiennent au seul domaine discrétionnaire des Nations, comme le stipule d’ailleurs les traités, et même le texte voté à Strasbourg. En essayant de condamner la Hongrie de Victor Orban, l’Union européenne veut condamner le choix souverain de ce peuple, qui a élu et réélu ses représentants, largement, avec des scores qui font évidemment pâlir de jalousie les technocrates des institutions.

Cette condamnation s’inscrit dans un agenda idéologique soi-disant progressiste.

Les députés européens affirment vouloir défendre les droits de l’homme, mais ils veulent surtout soumettre les populations des Nations européennes à un communautarisme agressif, poussés par des lobbys mercantiles, encourageant la destruction de toutes les structures traditionnelles, de tous les murs porteurs ayant fait la civilisation européenne.

Leur logique, partout où elle s’impose, détruit les rapports sociaux et favorise l’exclusion, parce qu’elle se fonde sur des revendications minoritaires, au service du marché, qu’ils ont l’audace de baptiser droits de l’homme.

Oui, la Hongrie a le droit de promouvoir le modèle de la famille traditionnelle. Oui, la Hongrie a le droit de protéger les enfants de sujets qui ne sont pas de leur âge !

N’en déplaise aux progressistes de tout poil, l’état de droit dont ils se gargarisent, ce devrait être avant tout le respect de la liberté du choix des peuples.

Jérôme Rivière dénonce aussi la soumission à des intérêts privés, notamment ceux de l’Open Society de Soros :

Angleterre et Pays de Galles : avortements records

Lu sur IFamNews :

Les avortements en Angleterre continuent de croître, atteignant un nombre record en 2020. Le rapport annuel présenté ces derniers jours par le gouvernement britannique fournit des données qui font froid dans le dos.

Car malgré le verrouillage, 209 917 femmes en Angleterre et au Pays de Galles ont avorté l’année dernière. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis que le Royaume-Uni a libéralisé l’avortement en 1967. Ce rapport montre également le taux d’avortement le plus élevé, 18,2, calculé pour mille femmes en âge de procréer. Le rapport ne couvre pas l’Écosse et l’Irlande du Nord, mais les chiffres écossais pour 2020 sont similaires à ceux de l’Angleterre. En fait, le taux d’avortement le plus élevé jamais enregistré l’a été là aussi.

Il convient également de préciser que les chiffres ne se réfèrent pas au nombre d’enfants avortés, mais au nombre de femmes ayant subi un avortement et que, par conséquent, étant donné que certaines d’entre elles portaient plus d’un enfant, le nombre de fœtus avortés est encore plus élevé.

Sur le plan démographique, 81 % des femmes qui ont avorté en Angleterre et au Pays de Galles en 2020 sont célibataires, une proportion qui n’a pas changé au cours de la dernière décennie. 51% d’entre elles sont célibataires avec un partenaire.

Par ailleurs, si les avortements continuent de baisser chez les jeunes filles mineures, ils sont en hausse pour toutes les autres tranches d’âge, une tendance que l’on observe dans tous les pays occidentaux et qui s’explique par deux phénomènes : la socialisation en ligne des plus jeunes et la normalisation de l’avortement dans le reste de la population.

Aujourd’hui, les jeunes ont moins de contacts directs, ils se socialisent sur Internet et, par conséquent, il y a moins de grossesses précoces et d’avortements. D’autre part, la légalisation de l’avortement dans une grande partie de l’Occident au cours des cinquante dernières années a conduit à sa normalisation, ce qui explique que l’interruption de grossesse soit perçue par beaucoup comme une simple méthode de contrôle des naissances.

Selon le rapport cité ci-dessus, plus de la moitié des femmes de plus de 30 ans qui ont avorté en 2020 l’avaient déjà fait auparavant. Il y a dix ans, elles étaient 44 %. Les avortements répétés sont donc de plus en plus fréquents.

Cependant, 2020 a été une année exceptionnelle et le rapport du gouvernement britannique pour l’Angleterre et le Pays de Galles donne une idée claire de l’impact du CoViD-19 sur l’interruption volontaire de grossesse.

Les Français ont perdu la foi… dans la religion républicaine

Dans une note de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, Jérôme Fourquet et Jérémie Peltier analysent les ressorts de l’abstention aux élections régionales régionales. Dès le titre, le ton est donné :

Abstention aux régionales : manifestation spectaculaire de la crise de foi républicaine

Les auteurs soulignent que les problèmes techniques d’organisation des élections ont eu une influence toute relative sur l’abstention. Ils proposent donc d’envisager

L’hypothèse d’une « neutralisation » et d’une « dépolitisation » du scrutin […]. Cela fait maintenant trente-cinq ans que les Français sont appelés à désigner leurs conseillers régionaux, consécutivement aux lois Defferre de 1982 sur la décentralisation. Or, comme l’illustre le graphique suivant, l’abstention a tendanciellement augmenté depuis 1986, alors que pendant plus de trois décennies les régions ont beaucoup communiqué sur leurs réalisations et sur leurs actions.

Les auteurs de la note décryptent une crise de foi républicaine dans la cause de l’abstention. Et ils osent un parallèle pertinent avec la crise de l’Eglise :

Pour importants que soient ces paramètres, nous pensons cependant que la montée tendancielle de l’abstention, qui s’est accélérée ces dernières années, doit beaucoup à la transformation de la demande, ou, dit autrement, à la mutation profonde du rapport au vote, voire à la citoyenneté des Français. Selon nous, cette hausse tendancielle de l’abstention constitue le symptôme de ce que nous pourrions appeler une crise de foi républicaine. Cette crise concerne à la fois le geste du vote mais également tout ce qui le sous-tend, c’est-à-dire le sentiment d’appartenance à un collectif de citoyens formant le corps électoral.

Toute chose étant égale par ailleurs, on peut dresser un parallèle entre la situation à laquelle les institutions républicaines doivent faire face aujourd’hui avec celle que connaît l’Église depuis plusieurs décennies. À partir des années 1960 et encore davantage depuis les années 1980, les églises ont été désertées par les fidèles et la participation à la messe dominicale est devenue un rite désuet. Au gré du renouvellement générationnel, cette pratique s’est perdue et est même devenue étrangère aux générations qui ont grandi dans une France qui fréquentait de moins en moins les églises. Le vote revêt lui aussi une dimension rituelle qui peut s’apparenter à une communion républicaine. Comme pour la messe, on vote aussi un dimanche, souvent en famille, et le passage dans l’isoloir comme devant l’assesseur confère à ce moment particulier un aspect solennel et cérémonial, à l’image de la communion. À l’époque où la participation était importante, l’affluence dans les bureaux de vote nourrissait chez l’électeur le sentiment d’appartenance à la communauté nationale comme des bancs garnis à l’église renforçaient chez les catholiques le sentiment d’appartenir au peuple des chrétiens. L’apprentissage de ces gestes et la transmission de cette culture républicaine et religieuse s’opéraient dans les familles, les jeunes enfants accompagnant régulièrement leurs parents au bureau de vote ou à l’église. Au fil du temps, ces mécanismes de transmission ont grandement perdu en efficacité et le fait de se déplacer dans un bureau de vote ne va plus du tout de soi dans les jeunes générations. Ainsi, d’après les données de l’Ifop, pas moins de 82 % des moins de trente-cinq ans ne se sont pas déplacés au premier tour, le fait d’aller voter à ce type de scrutin apparaissant comme véritablement obsolète aux yeux des jeunes. L’abstention a également été massive (près de 70 %) parmi les 35-64 ans. Seuls les soixante-cinq ans et plus, qui ont été socialisés politiquement dans la France des années 1950 et 1960, période à laquelle le vote était massivement pratiqué et perçu comme un véritable devoir, affichent un taux de participation relativement élevé (« seulement » 53 % d’abstention).

La hausse tendancielle de l’abstention observée au cours des dernières décennies s’éclaire ainsi d’un jour nouveau. Elle peut, en effet, se lire comme une conséquence du renouvellement générationnel avec le remplacement progressif des générations ayant baigné dans ce que Jean-François Sirinelli appelle la « civilisation républicaine », par des cohortes démographiques entretenant un rapport beaucoup plus distendu et désacralisé au vote. Pour le dire autrement, alors que certains commentateurs ont analysé l’issue des élections régionales comme la revanche de « l’ancien monde » sur « le nouveau monde », la forte abstention et le caractère obsolète que semble désormais revêtir l’acte même de voter et de se rendre dans l’isoloir tendraient plutôt à indiquer que nous avons assisté au dernier tour de piste de « l’ancien monde », comme si nous étions les témoins d’un monde « que nous avons perdu », pour reprendre le titre du livre de Jean-François Sirinelli. Dans certains départements ruraux à la population âgée du Sud-Ouest, cette civilisation républicaine, qui s’y était précocement enracinée, a un peu mieux résisté qu’ailleurs, comme en témoigne, par exemple, la persistance de la tradition de l’érection des mâts ou « mais » républicains devant le domicile des élus municipaux. L’abstention y a été un peu moins forte que sur le plan national : 56,2 % dans le Lot, 58,3 % en Corrèze et 59,3 % en Dordogne, par exemple. Mais même dans ces vieux bastions républicains, la crise civique est profonde.

La crise de foi républicaine est, selon nous, la conséquence d’une rupture anthropologique à l’œuvre dans la société depuis la fin des années 1960 et qui s’est encore amplifiée depuis une vingtaine d’années. L’individualisation et l’essor de la société du sur-mesure constituent des phénomènes difficilement compatibles avec le principe même d’un vote, geste à finalité collective.

Et en conclusion, nous avons de nouveau une métaphore avec la situation de l’Eglise :

Rite républicain par excellence, le vote dans l’isoloir serait donc devenu un geste désuet ou obsolète. Un ministre de premier plan déclarait ainsi dans Le Monde : « Nous avons des modalités de vote ringardes, on se croirait au temps de la télé en noir et blanc. Même la religion catholique a connu Vatican II, il faut sortir de cette religion du vote cantonné à l’école républicaine. » Le parallèle avec la période ayant précédé Vatican II est des plus intéressants. Ce concile avait, en effet, été convoqué car la hiérarchie catholique avait bien senti les multiples symptômes d’une prise de distance progressive et d’un éloignement des fidèles. Mais l’aggiornamento concédé sur les rites n’a pas constitué une réponse efficace au puissant mouvement de sécularisation qui était en cours et beaucoup s’accordent même aujourd’hui à penser que Vatican II, en abandonnant des rites et des pratiques, a accéléré le processus en sapant les piliers de ce que Guillaume Cuchet a appelé un « catholicisme populaire».    

Quand bien même des réponses techniques peuvent être apportées demain pour lutter contre l’abstention (vote par correspondance, vote électronique, lutte contre la mal-inscription, etc.), le cœur du problème réside dans cette crise de foi républicaine et cette prise de distance avec la chose publique.

Toutes choses étant égales par ailleurs, l’historien Stéphane Ratti a dressé une comparaison lumineuse entre l’état d’esprit ambiant et celui qui prévalait à la fin de la République romaine quand « un individualisme de confort a succédé comme modèle social à l’engagement cicéronien et à la prise de risque ». Dans notre société hédoniste, les citoyens adoptent de plus en plus une attitude consumériste, n’acceptant plus que les « rites du moi » comme seuls rites ayant encore le droit de cité. Le sociologue Paul Yonnet définit l’anniversaire comme symbole du « rite du moi » par excellence à partir des années 1980, anniversaire de la célébration de l’enfant du désir, qui « marque la rupture d’avec les époques antérieures où nos descendants, objets d’une attention moins obsessionnelle, étaient fabriqués à la chaîne parce qu’ils décédaient en grand nombre », pour reprendre les mots de Nicolas Santolaria. Pour le reste, à l’instar de copropriétaires peu investis, ils délèguent massivement leur pouvoir à des syndics de copropriétés pour gérer les affaires courantes et s’abstiennent donc lors des élections intermédiaires. La dépolitisation, engendrée par l’avènement du « en même temps » et l’affadissement du clivage gauche-droite, a renforcé cette tendance, les citoyens-électeurs ne daignant désormais sortir de leur cocon que tous les cinq ans pour désigner le patron du syndic de copropriété.

Les auteurs ne le disent pas, mais, pour reprendre l’adage populaire du “c’était mieux avant”, la république ayant perdu toute légitimité, et si on changeait de régime ?

Souriez, vous êtes fliqués

Message reçu d’un lecteur :

Un mien neveu (à la mode de Bretagne) a refusé la vaccination, se mettant à dos toute la hiérarchie. Voici ce qu’il a répondu:

Je ne suis pas anti-vax. Mais ce vaccin ne fait pas partie des vaccins obligatoires, étant expérimental. Il faut être volontaire et signer un formulaire à ce titre. Si je subis des préjudices du fait d’une vaccination, comme plusieurs jeunes militaires déjà, mon assurance ne me couvrira pas, étant volontaire. Donc, pour me couvrir, j’exige de ma hiérarchie un ordre écrit, et non oral.

“Mais c’est impossible, c’est illégal!” répondit le colonel.

Et voilà…

Xavier Bertrand, primaire

Avant 2017, Xavier Bertrand défendait l’organisation d’une primaire pour désigner le candidat LR à la présidentielle :

Mardi 6 juillet, Xavier Bertrand, candidat à l’élection présidentielle, a rejeté l’appel « à la responsabilité » du numéro un du parti Les Républicains (LR), Christian Jacob. Au lendemain de l’appel de plusieurs prétendants, dont Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, à l’organisation d’une « primaire ouverte » pour désigner un candidat pour 2022, Xavier Bertrand, qui n’est plus membre de LR, a déclaré :

« Ce soir, devant les Français, je suis candidat à l’élection présidentielle ».

Membre du Grand Orient de France, Xavier Bertrand avait solennellement appelé à voter Emmanuel Macron au second tour de l’élection de 2017.

C’est arrivé un 8 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Auspice, évêque de Toul († Ve s.)
    • Bx Pierre Vigne, prêtre ardéchois, fondateur de la : « Congrégation du Saint Sacrement » († 1740)

Pierre Vigne, un pur Ardéchois, né à Privas, le 20 août 1670, dans une famille de commerçants. Il est leur cinquième enfant, mais seuls trois échapperont à la mortalité infantile, si fréquente à cette époque.

L’enfance de Pierre Vigne semble sans histoires et pourtant, selon une tradition ancienne, l’adolescent aurait abandonné sa foi catholique. Un jour, alors qu’il se rendait à Genève, il aurait croisé un prêtre portant le Saint Sacrement et aurait refusé de le vénérer. Son cheval se serait alors cabré et l’aurait précipité à terre. Ce fut pour Pierre une expérience décisive : il se convertit aussitôt et changeant de route, il partit pour le séminaire de Viviers.

Cette aventure est peut-être en partie légendaire, mais elle rend parfaitement compte de ce qui sera au cœur de la spiritualité de Pierre Vigne : sa dévotion eucharistique. Cette tradition, transmise au fil des siècles, explique parfaitement l’itinéraire du Bienheureux : saisi par Dieu, il lui consacre toute sa vie, à travers son ministère de prêtre, son engagement missionnaire et la fondation de la « Congrégation du Saint Sacrement ».

Ordonné prêtre à Bourg-Saint-Andéol, le 18 septembre 1694, il est nommé vicaire à Saint-Agrève. En 1700, il entre chez les Lazaristes, l’ordre fondé par saint Vincent de Paul, où il prêche des missions, de Lyon à Béziers, pendant cinq années. Il réintègre alors le clergé diocésain et on le retrouve aux Ollières, à Saint-Fortunat, entre autres. On pense à lui pour la cure de Privas, mais il n’ira jamais. En effet, en 1712, il arrive à Boucieu-le-Roi et il est séduit par le charme des lieux ; le vallon, les collines, tout lui évoque Jérusalem. Il décide d’y édifier un grand Chemin de Croix. Aujourd’hui encore, les Ardéchois et les Drômois viennent en nombre, le Vendredi Saint, participer au Chemin de Croix de Boucieu.

En 1713, une jeune fille de Nozières vient demander à Pierre Vigne des conseils sur une éventuelle vocation. D’autres la suivront bientôt….

Infatigable, Pierre Vigne continue ses missions dans les villages les plus écartés. Il est reconnu comme un grand prédicateur de la Miséricorde de Dieu et il passe des heures à confesser, à diriger les fidèles, à les instruire. Il n’oublie pas de favoriser l’éducation des jeunes gens et il s’efforce de soulager les misères. Sa charité est sans limite : il donne tout ce qu’il possède, il court au-devant des malades, comme en cette année 1722 où il va soigner les habitants de Rochepaule frappés par la peste.

Il meurt le 8 juillet 1740, au cours d’une mission, à Rancurel, dans le Vercors. Une foule accompagne son corps jusqu’à Boucieu où il est inhumé dans l’église paroissiale.

Pierre Vigne a été béatifié le 03 octobre 2004, à Rome, avec quatre autres Serviteurs de Dieu : Joseph-Marie Cassant, Anna Katharina Emmerick, Maria Ludovica De Angelis, Charles d’Autriche, par saint Jean-Paul II (Homélie du Pape).

  • le 8 juillet 1153 : décès du pape Eugène III.

Eugène III a été béatifié le 28 décembre 1872 par le pape Pie IX.

  • le 8 juillet 1621 : naissance de Jean de La Fontaine.

Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry, est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français.Il meurt le 13 avril 1695 à Paris. Voir la chronique du jour.

Ses Fables sont l’un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature française. Elles ont été écrites entre 1668 et 1694. Il s’agit comme son nom l’indique d’un recueil de fables écrites en vers, la plupart mettent en scène des animaux et contiennent une morale au début ou à la fin. Ces fables sont écrites dans un but éducatif pour le Dauphin.

  • le 8 juillet 1623 : décès du pape Grégoire XV.

Alessandro Ludovisi est le 234ème pape de l’Église catholique. Agé de 66 ans lors de son élection, il est un pape de transition. Ancien élève des Jésuites, il canonise Ignace de Loyola, François Xavier, Louis de Gonzague et Stanislas Kostka, tous membres fondateurs de la Compagnie de Jésus. Il confie à la Compagnie le soin de gérer l’université pontificale grégorienne. Grégoire XV améliore aussi le processus des élections pontificales et crée la congrégation pour la propagation de la Foi (Sacra congregatio de propaganda fide) par la bulle « Inscrutabili divinae providentiae », le 22 juin 1622. C’est lui qui confère à Richelieu le chapeau de cardinal. Voir la chronique du 9 février.

  • le 8 juillet 1740 : décès de Pierre Vigne, Père sulpicien fondateur de la Congrégation des Sœurs du Saint Sacrement.

Le père Pierre Vigne a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 3 octobre 2004.

  • le 8 juillet 1758 : bataille de Fort Carillon (Fort Ticonderoga).

Victoire des 3 600 hommes (dont les 400 Canadiens du Chevalier de Lévis) de Montcalm sur les 15 000 Britanniques et leurs alliés aux ordres du major général James Abercrombyau fort Carillon. Ticonderoga est au sud du lac Champlain, de nos jours dans l’État de New York. Au moment où Amherst assiège Louisbourg, le général Abercromby rassemble ses troupes la plus grande armée jamais vue en Amérique du Nord, soit environ 16 000 hommes, dont 6 000 hommes de l’infanterie régulière britannique.

L’attaque anglaise coûte à Abercromby 500 morts, 1 000 blessés et 20 disparus. Ses troupes se retirent vers le lac du Saint-Sacrement abandonnant armes, munitions et blessés. Les derniers assauts anglais ont été repoussés par un féroce combat à la baïonnette, au couteau et au sabre.

Le Fort Carillon était un petit édifice fait de retranchements, bâti à l’angle de la confluence entre le Lac Champlain et la Rivière de la Chute, au nord du Lac George (territoire anglais), chargé de surveiller la frontière entre les Treize Colonies britanniques et la Nouvelle-France.

  • le 8 juillet 1789 : des troupes royales commandées par le duc de Broglie et le général Besenval se massent autour de Paris

Le 26 juin 1789, Louis XVI a fait appeler à Paris, 3 régiments d’infanterie et 3 régiments de cavalerie stationnés dans l’Est. Environ 30 000 hommes s’installent au Bois de Boulogne, à St-Denis, et sur le Champ-de-Mars. L’Assemblée lui demande d’éloigner ses troupes.

  • le 8 juillet 1810 :l’île Bonaparte est prise à la France par les Britanniques, débarqués la veille.

L’île de la Réunion, retrouve son nom d’île Bourbon. Elle est rétrocédée à la France lors du Traité de Paris de 1814.

  • le 8 juillet 1827 : décès de Robert Surcouf, corsaire français.

Voir la chronique du 1er décembre.

  • le 8 juillet 1886 : décès de Joseph Hippolyte Guibert, cardinal français, archevêque de Paris.

Joseph Hippolyte Guibert, né le 13 décembre 1802 à Aix-en-Provence, et mort le 8 juillet 1886 à Paris, est d’abord nommé archevêque de Tours, puis de Paris de 1871 à 1886.Dès sa nomination, il s’occupe de faire construire la basilique dite du “Vœu National” à Montmartre. En 1873, il reçoit le chapeau de cardinal. En 1875, il inaugure l’Université catholique de Paris. Il doit affronter les mesures anti cléricales: suppression de la Faculté de Théologie de la Sorbonne, premières expulsions de congréganistes…

  • le 8 juillet 1937 : sortie de prison de Charles Maurras.

60 000 parisiens rendent un hommage national à Charles Maurras à sa sortie de prison, où il a été mis par les socialistes et les communistes du Front populaire. C’est la maréchale Joffre qui préside au Vélodrome d’hiver, où 30 000 Parisiens l’ovationnent. Tous les dirigeants républicains ou monarchistes sont présents, seul manque le colonel de la Roque, président du PSF, le parti social français.

  • le 8 juillet 1940 : les Anglais attaquent la marine française par traîtrise dans le port de Dakar.

L’escadre britannique de Freetown, habituée à faire escale dans la grand port français, attaque avec un porte-avions les navires français, dont un des plus puissant : le Richelieu qui vient à peine d’entrer en service.

Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 2, 3 et 11 juillet.

Donald Trump va poursuivre Facebook, Twitter et Google pour censure illégale

Evincé des réseaux sociaux depuis l’an dernier, Donald Trump a annoncé ce mercredi qu’il lançait une plainte collective contre Facebook, Twitter, Google et leurs patrons, en les accusant d’être responsables d’une « censure illégale, inconstitutionnelle ».

« Aujourd’hui, aux côtés de l’America First Policy Institute », « je dépose, en tant que principal représentant, une action collective majeure en justice contre les géants de la tech comprenant Facebook, Google et Twitter, ainsi que leurs patrons Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey ».

Marlène Schiappa, cyberharceleuse

Marlène Schiappa, le ministre délégué à la Citoyenneté, a annoncé que, sous la tutelle d’Onu Femmes, elle allait créer une plate-forme d’échange entre les services de police et de sécurité de différents pays afin de faire reculer les violences faites aux femmes. Vivement critiquée, notamment sur les réseaux sociaux, elle a réagi dimanche sur Twitter en dénonçant le « cyberharcèlement » et la « désinformation » résultant de « bots d’extrême droite le plus souvent ».

Problème, elle a ensuite visé directement une internaute, Dominique Lunel.

« Quelques “vrais” gros comptes comme cette charmante dame raciste homophobe anti-Macron diffusent eux aussi strictement les mêmes tweets que ceux qui sont postés aussi par des bots ».

Dominique Lunel a fait savoir son mécontentement sur Twitter :

« C’est bien la première fois qu’une ministre jette en pâture une simple citoyenne, je ne suis ni xénophobe ni homophobe. »

Et elle a annoncé son intention d’attaquer en justice Marlène Schiappa pour ses propos, faisant appel à l’avocat Gilles-William Goldnadel afin de la poursuivre pour “injures publiques”.


Voyant la tournure des événements, Marlène Schiappa a retiré son tweet…

Des filières sont organisées dans le but de faire venir des immigrés en France pour se faire soigner gratuitement

Le député LR Véronique Louwagie est à l’origine d’un rapport parlementaire consacré à la prise en charge médicale des personnes en situation irrégulière en France.

Elle y expose les difficultés de chiffrer l’ensemble des coûts supportés par ces dispositifs et l’essor des filières d’immigration clandestine à des fins médicales.

Les dépenses, en augmentation, se révèlent plus importantes qu’affichées et les données relatives aux bénéficiaires ou aux soins trop souvent inaccessibles.

Interrogée dans Marianne, elle déclare :

[N]ous ne connaissons pas précisément la dépense pour soins dont bénéficient les étrangers en situation irrégulière et les demandeurs d’asile dont la grande majorité sera déboutée. Le montant de la dépense dépasse la dépense affichée pour la seule aide médicale d’État (AME). J’ai tenté de déterminer le coût exact de cette prise en charge médicale. Je me suis rendu compte que pour en avoir une idée réelle, il serait nécessaire d’additionner la dépense des onze dispositifs existants prenant en charge les migrants. Je n’ai pu en chiffrer que six. J’arrive à 1,5 milliard d’euros en 2020, soit un montant supérieur de près de 60 % au coût de la seule AME. Il en reste donc cinq autres dont le montant n’est pas connu.

Qu’est-ce qui rend le chiffrage de ces cinq dispositifs difficile, voire impossible ?

Ces cinq dispositifs sont l’admission au séjour pour soin géré par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) dont bénéficient plus de 30 000 personnes actuellement, les soins en détention, les dépenses publiques pour les équipes mobiles pour soin, les Samu sociaux et les crédits d’impôt pour des dons à des associations soutenant les soins en faveur des étrangers en situation irrégulière.

Concernant les soins en détention, nous n’avons pas la part des dépenses pour les étrangers en situation irrégulière par rapport aux étrangers réguliers. Il en va de même pour les Samu sociaux. De même, le budget du Samu social de Paris en 2019 était de 42,9 millions d’euros, dont 9,8 étaient dédiés directement au pôle médical chargé des soins pour les migrants. Ce qui implique des soins apportés aux personnes en situation irrégulière, mais nous n’en connaissons pas le montant.

La couverture santé proposée aux étrangers en situation irrégulière et aux demandeurs d’asile serait la plus « généreuse » d’Europe…

En effet, en 2019, un rapport très intéressant réalisé par l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale de la sécurité sociale présentait le dispositif français comme l’un des plus généreux qui existent. Souhaitant savoir ce qui se passait à l’étranger, j’ai sollicité le Centre européen de recherche et de documentation parlementaire et le service des Affaires européennes de l’Assemblée nationale. Si les situations sont très différentes d’un pays à l’autre, il apparaît qu’aucun des pays consultés n’a de dispositif équivalent à celui de la France.

Fait-on face, selon vous, à des filières d’immigration irrégulière à des fins médicales ?

En effet, le rapport des Inspections le dit. Aujourd’hui, les nombreuses personnes qui font une demande d’asile sont en situation régulière tant que leur demande n’a pas été traitée. Elles sont alors couvertes par le dispositif d’assurance maladie de droit commun, la protection universelle maladie (Puma). Or, nous savons qu’il y a un certain nombre de personnes qui font des demandes d’asile, émanant de pays d’origine dits « sûrs », uniquement pour avoir un accès aux soins. Puis une fois les personnes déboutées, beaucoup déposent une demande de titre de séjour pour soin. Et dans l’attente, elles seront prises en charge par l’AME.

L’OFII indique avoir organisé le déplacement d’une délégation française en Géorgie. Il en ressort que des filières sont organisées dans le but de faire venir des Géorgiens pour se faire soigner gratuitement. En 2019, avant la crise du Covid, en moyenne, près de 10 000 demandes d’asile étaient déposées chaque mois en France, soit environ deux fois plus qu’en 2015. Les trois quarts d’entre elles n’auront pas une réponse positive. Ce sont autant de personnes qui relèveront de l’AME si elles ne quittent pas le territoire.

Le rapport s’intéresse aussi aux titres de séjour pour étranger malade, permettant à un étranger de bénéficier de soins en France ne relevant pas obligatoirement de l’urgence vitale.

Il s’agit d’un dispositif propre à la France : un étranger peut se maintenir sur le territoire afin d’avoir recours à notre système de soin, dès lors qu’il prouve que le soin, même s’il existe dans son pays d’origine, ne lui est pas accessible. Il pourra obtenir un titre de séjour pour soin, c’est la procédure dite « pour étranger malade ». Certains viennent pour soins vitaux, d’autres pour des soins non vitaux comme se faire poser un anneau gastrique. Peut-on considérer que le traitement de l’obésité appartient aux soins urgents ? Je ne le pense pas. Même chose pour les traitements de décollement des oreilles, qui relèvent de l’esthétique. Selon moi, ces dispositifs – même s’ils ne sont pas beaucoup utilisés – ne doivent pas être admis dans le panier de soin. Mais le problème se pose aussi quand des personnes viennent pour des greffes ou des dialyses alors même que les soins existent dans leur pays et que nous avons une pénurie de greffons. […]

Les Femmes et les Enfants d’abord ! – Les dérives éthiques et biologiques du projet de loi ni bio ni éthique

Dans ce numéro, “Les Femmes et des Enfants d’abord” revient sur la loi de bioéthique avec les docteurs Alexandra Henrion-Caude et Blanche Streb. Des propos chocs qui alertent sur les dérives éthiques et biologiques de la PMA pour toutes.

Et puis qui dit mois de juillet, dit vacances et révisions des acquis avec vos enfants. Floriane Jeannin a sélectionné pour vous trois cahiers de vacances.

Enfin, on fait le point sur les protections solaires à destination des enfants pour des vacances sereines et sans perturbateurs endocriniens.

Sans oublier bien sûr, les indispensables conseils de lecture d’Anne-Laure Blanc et de Valérie d’Aubigny avec ce mois-ci : “La fabuleuse histoire de Thor à la poursuite du serpent des mers” et “Les Fables de La Fontaine, choisies et illustrées par Henri Galeron”.

Interdiction des cultes publics pendant les confinements : la CEDH va se prononcer

De Grégor Puppinck :

Le contexte d’épidémie mondiale a suscité de nombreux bouleversements, et l’urgence de la situation a conduit les États à prendre des mesures exceptionnelles que nul n’aurait pu imaginer. L’impératif de protection de la santé publique a pris, à regret, le dessus sur la protection des libertés fondamentales, dont certaines se sont vues très fortement réduites. La facilité avec laquelle de telles libertés fondamentales ont été bafouées doit alerter les défenseurs des droits et libertés.

Ce fut notamment le cas des restrictions portées à la liberté de religion en Grèce : durant la première période de confinement, la célébration publique des cultes religieux a été interdite et les lieux de culte ont été fermés durant au moins huit dimanches et durant la Semaine Sainte.

C’est la raison pour laquelle l’Association d’obédience ecclésiastique orthodoxe a introduit un recours contre la Grèce contestant la conventionnalité de ces restrictions. L’ECLJ est intervenu dans cette affaire et a adressé à la CEDH ses observations écrites le 29 juin 2021.

Sans remettre en cause la nécessité de prendre des mesures adaptées au contexte d’urgence sanitaire, les observations de l’ECLJ ont identifié les principaux critères d’appréciation de la conventionnalité des restrictions portées à la liberté de religion, gardant à l’esprit le fait que un contexte de crise ne doit pas avoir pour effet de confier aveuglement le pouvoir au gouvernement.

Les critères d’appréciation dégagés par l’ECLJ portent sur la légalité des restrictions, l’objectif légitime de protection de la santé publique, l’absence d’interdiction absolue, l’absence de restriction excessive tant dans leur portée que leur durée, l’absence de restrictions discriminatoires tant entre les religions qu’entre les activités religieuses et profanes, l’absence de restriction arbitraire et enfin le respect de l’autonomie des communautés religieuses.

Ces critères ont été dégagés de la logique même de la liberté de religion, et s’appuient sur la jurisprudence de la CEDH, ainsi que de juridictions suprêmes nationales d’Allemagne, de France, du Chili, des États-Unis, ou encore d’Ecosse.

Gironde : vol d’une relique de saint Romain

La relique de saint Romain, patron de la ville de Blaye, a été dérobée dans l’église. Il s’agit d’un fragment d’une côte vieille de près de 1.800 ans ayant appartenu à saint Romain, prêtre gallo-romain du IVe siècle.

Elle était exposée derrière les vitres d’un reliquaire, dans un étui d’argent qui a lui aussi été volé, et remplacé par un leurre.

L’association de sauvegarde de l’église de Blaye a porté plainte, comme la paroisse. Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle étaient encore nombreux à faire escale à Blaye, pour se recueillir sur cette relique.

Je voulais me cacher

De Bruno de Seguins Pazzis :

Antonio Ligabue, nait « différent » en Suisse né de parents italiens. A vingt ans, à la fin de la Première Guerre mondiale, il est expulsé par l’institution suisse qui s’occupait de lui. Il se retrouve contre sa volonté en Italie. Sans attaches, vivant dans un grand dénuement, ne connaissant pas la langue et isolé par sa difformité physique, il s’accroche à sa raison de vivre, la peinture qu’il pratique en autodidacte. Peu à peu du public à la critique son “art” va bousculer l’académisme. Avec : Emilio Germano (Antonio Ligabue), Pietro Traldi (Renato Marino Mazzacurati), Andrea Gherpelli (Andrea Mozzali), Denis Campitelli (Nerone), Orietta Notari (la mère de Mazzacurati), Mario Perrotta (Raffaele Andreassi), Dagny Gioulami (Elise), Oliver Ewy (Antonio Ligabue, jeune), Leonardo Carrozzo (Antonio Ligabue, enfant). Scénario : Giorgio Diritti et Tania Pedroni. Directeur de la photographie : Matteo Cocco. Musique : Marco Biscarini.

Récompenses : Ours d’argent du meilleur acteur pour  Emilio Germano au Festival de Berlin (2020), Meilleure photographie aux Prix du cinéma européen (2020)

« Chaque vie à un sens, vous ne devez jamais l’oublier »… Antonio Ligabue (1899-1965) nait à Zurich, en Suisse, le 18 décembre 1899 de Maria Elisabetta Costa, originaire de Cencenighe Agordino (province de Belluno, Italie). Deux années plus tard, celle-ci épouse Bonfiglio Laccabue, qui reconnait l’enfant en lui donnant son nom de famille. Plus grand,  Antonio, cependant, préférera toujours être appelé « Ligabue », semble-t-il en raison de la haine qu’il entretenait envers Bonfiglio, qu’il considérait comme responsable de la mort de sa mère Elisabetta, décédée tragiquement en 1913 avec trois frères à la suite d’une intoxication alimentaire. En septembre 1900, il est confié à Johannes Valentin Göbel et Elise Hanselmann, un couple de suisses allemands sans enfants, que l’artiste considérera toujours comme ses propres parents. En raison des difficultés économiques, sa famille adoptive est contrainte de déménager fréquemment. Le jeune Antonio souffre de rachitisme et d’un goitre, qui entraînent une altération de son développement physique et mental. Son caractère difficile et ses difficultés scolaires l’obligent à changer plusieurs fois d’école: d’abord à San Gallo, puis à Tablat et enfin à Marbach. Il est expulsé de ce dernier institut après seulement deux ans, en mai 1915. Ligabue y a toutefois appris à lire avec une certaine rapidité, et bien que mauvais en mathématiques et en orthographe, il y a trouvé un soulagement constant dans le dessin. De retour dans sa famille adoptive, il déménage à Staad, où il a mène une vie plutôt erratique, travaillant occasionnellement comme ouvrier agricole. En 1917, après une violente dépression nerveuse, il est hospitalisé pour la première fois dans un hôpital psychiatrique. Résigné, il retourne dans sa famille adoptive, qui a déménagé à Romanshorn, y restant pendant de courtes périodes, alternant ses retours à la maison avec des errances sans but, au cours desquelles il travaille comme fermier ou soigne des animaux dans les fermes. En 1919, après avoir agressé sa mère adoptive lors d’une dispute, il est expulsé de Suisse sur plainte. Il est envoyé en Italie, où il arrive en août à Gualtieri, d’où son père adoptif Bonfiglio est originaire. Cependant, ne sachant pas un mot d’italien, il s’enfuit pour tenter de rentrer en Suisse, mais est retrouvé et ramené à Gualtieri, où il vit de l’aumône. Plus tard, il continue, comme il l’a fait en Suisse, à mener une vie nomade, travaillant occasionnellement comme ouvrier sur les rives du Pô. Il commence alors à peindre ; l’expression artistique soulage ses angoisses, atténue ses obsessions, et comble sa solitude. Ce n’est qu’en 1928, grâce à la rencontre avec Renato Marino Mazzacurati, qui lui a appris l’utilisation des couleurs à l’huile, que Ligabue décide de se consacrer entièrement à la peinture et à la sculpture. En 1937, il est admis à l’hôpital psychiatrique de San Lazzaro à Reggio Emilia en raison de son état maniaco-dépressif, qui se traduit parfois par de violentes attaques contre lui-même (automutilation) ou contre les autres. Il retourne à deux reprises à cet hôpital, de mars 1940 à  mai 1941 puis de février 1945 à décembre 1948. Après son deuxième séjour à l’hôpital, il est hébergé par le sculpteur Andrea Mozzali à Guastalla. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est interprète pour les troupes allemandes. En 1945, pour avoir frappé un soldat allemand avec une bouteille, il doit retourner pour la dernière fois à l’hôpital de Reggio Emilia. Après avoir quitté l’hôpital, il séjourne alternativement à l’hospice pour mendiants de Gualtieri ou dans la maison d’un ami. C’est à la fin des années 1940 que les critiques commencent à manifester de l’intérêt pour ses œuvres. En 1957, Severo Boschi, du journal Il Resto del Carlino, et le photoreporter Aldo Ferrari lui rendent visite à Gualtieri : il en résulte un reportage dont les images sont encore célèbres. Dans les années 1950 débute sa période la plus prolifique avec ses premières expositions personnelles : en 1955 a lieu sa première exposition à Gonzaga, à l’occasion de la Fiera Millenaria.. En 1961, une exposition est organisée à la galerie La Barcaccia à Rome, qui marque sa consécration nationale. Le 18 novembre 1962, l’artiste est frappé par une hémiparésie et, après avoir été soigné dans divers hôpitaux, il retrouve l’hospice pour mendiants de Gualtieri, où il décède le 27 mai 1965. Ce résumé biographique a l’intérêt d’une part, de remettre dans l’ordre ce que le cinéaste Giorgio Diritti a d’une part volontairement présenté en désordre et de manière morcelée (nous y reviendrons), d’autre part de la fidélité aux faits du destin incroyable d’Antonio Ligabue qui est devenu l’un des maîtres de la peinture naïve aux côtés du douanier Rousseau et de Séraphine de Senlis. Cette dernière a également fait l’objet d’une biographie filmée très réussie par Martin Provost, Séraphine (2008) qui vient bien entendu à l’esprit durant la projection de Je voulais me cacher. Peut également venir à l’esprit le film Maudie (2016) d’Aisling Walsh sur la canadienne Maud Dowley (1903-1970).

Se rendant un jour à Gualtieri, le petit bourg où le peintre italien a passé une grande partie de sa vie, le cinéaste Giorgio Diritti rencontre des personnes souvent très âgées bien entendu qui ont connu Toni Ligabue. Il rapporte :

« J’ai découvert une réalité qui allait au-delà de ce que je savais de lui, notamment par les quelques images documentaires qui ont survécu. Il y avait là une complexité qui m’a fasciné : l’histoire d’une personne qui n’a pas eu de chance, que la vie a même accablée de problèmes, mais qui a lutté pour réussir à trouver sa place dans la société. Pour la plupart, les témoins à qui j’ai parlé étaient enfants ou adolescents quand leur chemin a croisé celui de Ligabue. Mais il y en a aussi un, Sergio Negri, qui est devenu le plus grand connaisseur et l’expert reconnu de la peinture de Ligabue. Son apport et ses récits ont été précieux. C’est au contact du peintre, alors qu’il était très jeune, qu’il a décidé de faire des études d’histoire de l’art. »

Le projet de réaliser un film sur Antonio Ligabue naît à ce moment- là et le cinéaste explique la signification du titre du film :

 « C’est un titre en mouvement, parce qu’en pensant à Ligabue, je pense immédiatement à un être en mouvement. Je voulais me cacher, parce que j’étais un enfant laid, rejeté, apeuré, parce que personne ne voulait s’approcher. Ce qui compte c’est la suspension de la phrase : Je voulais me cacher… mais finalement je me suis montré. ».

Pour s’approcher le mieux possible du sujet, en dehors des écrits, Giorgio Diritti a à sa disposition des archives documentaires filmées ce qui et précieux pour tout ce qui est visuel : les travaux du journaliste et documentariste Raffaelle Andreassi qui sont même évoqués dans le film et son film Antonio Ligabue, pintore (1965), mais aussi ceux de Pier Paolo Ruggerini, Il paese del sole a pico (1960. Giorgio Diritti, comme si son intention, parlant d’un peintre, était de rendre hommage à la peinture en générale construit son film en un patchwork de petites scènes qui s’imbriquent les unes dans les autres sans trop se fier à la chronologie faisant en quelque sorte participer le spectateur à la création d’un tableau par petites touches successives de pinceaux qui vont progressivement l’amener au dévoilement d’une toile qui est la personnalité d’Antonio Ligabue et la richesse de celle-ci. Cette manière de composer sa toile est utilisée dès le début en plongeant d’emblée le spectateur dans l’enfance labyrinthique de celui qui deviendra artiste et qui constitue la tonalité de fond du film. Ainsi, doucement mais très méthodiquement, d’explosions de violence en manifestations de rébellion, de cri d’animaux en danses de fous, petit à petit l’artiste se révèle, s’exprime, développe des relations de plus en plus intéressantes avec son entourage jusqu’à prendre conscience de sa valeur, répétant souvent à ceux qui le critiquent « Je suis un artiste », mais surtout sa dimension transcendante affleure l’écran car c’est une bonne personne qui derrière sa « différence » est généreuse, capable d’amour et qui n’ignore pas qu’elle est une créature de Dieu et que comme le lui a dit le directeur d’une de institutions où il a passé une partie de son enfance « Chaque vie à un sens, vous ne devez jamais l’oublier. » C’est ici le plus beau message du film que celui d’élever à sa dignité cette vie pleine de souffrance. Le travail du comédien Emilio Germano (Respiro d’Emanuele Crialese en 2002, Romanzo criminale de Michele Placido en 2005,  La nostra vita de Daniele Luchetti en 2010) est absolument remarquable et justifie pleinement la récompense reçu au Festival de Berlin. Mais Je voulais me cacher est également un ravissement pour l’œil. A une mise en scène élégante et soignée s’ajoute le travail sur les cadres qui  est d’une qualité étonnante comme celui sur les couleurs et les éclairages qui jouent souvent sur la lumière déclinante mais chaudes des fins d’après-midi. La peinture d’une vie authentique et poignante.

Bruno de Seguins Pazzis

Liberté de choix ? En souffrance depuis qu’elle a avorté contre son gré

Les féministes et autres militants de l’avortement ne défendent pas les femmes forcées à avorter par leur conjoint, leurs parents, leur patron… Et pourtant, les témoignages ne manquent pas. En voici un publié dans Slate hier :

Nous sommes une famille heureuse avec deux enfants de 3 et 6 ans. Nos filles ont un caractère bien trempé, ce qui peut être difficile à gérer parfois, mais nous les aimons de tout notre cœur.

Au mois d’octobre 2020, j’apprends que je suis enceinte. Mon conjoint a toujours dit qu’il ne voulait pas avoir de troisième enfant. On en discute. Nous n’avons pas la même vision des choses. Il ne se voit pas du tout élever un troisième enfant vu la conjoncture actuelle, les frais (changement de voiture et autres), etc.

Moi, au contraire, je souhaite le garder et ne pas faire d’IVG. Au fond de moi, je veux le garder plus que tout.

Je ne veux pas le forcer à avoir un enfant, alors nous allons ensemble voir le gynécologue pour que je prenne ces fichus médicaments de la mort… Je fonds en larmes et je ne peux les prendre.

Nous repartons à la maison et je sens vraiment qu’il m’en veut de ne pas réussir à accepter cette décision. Pour lui, c’est juste un petit œuf, pour moi c’est déjà un être vivant.

Je reprends rendez-vous et j’y retourne seule comme si j’étais actrice dans un film. J’enterre au plus profond de moi mes sentiments et je coupe mes connexions au cerveau.

Je prends donc les premiers médicaments et deux jours après, les suivants. J’ai l’impression d’évacuer tout en même temps: mon bébé, mon cœur, mes sentiments… On m’a tout arraché.

Je n’en ai parlé à personne mis à part à mes parents et ma sœur. Il en a parlé à ses parents aussi. J’étais très mal et même mes filles n’ont pas compris ce qui se passait.

J’ai remonté la pente… On peut dire que fin décembre, ça allait mieux avec l’aide d’une psy et d’une magnétiseuse.

Il m’a dit que peut-être, dans quelques années, il voudrait bien avoir un troisième enfant.

Depuis mi-avril, me voilà en train de rechuter. Je me suis construit une énorme carapace et j’ai enterré tout cela, mais tout remonte à la surface et je suis sur le point d’exploser. Je ne ressens plus rien et il y a de l’agressivité et de la méchanceté qui ressort envers tout le monde. Je ne profite plus de rien, je me morfonds, je broie du noir. Je ne suis pas capable d’attendre de savoir s’il veut ou pas un autre enfant. Je souffre tellement… J’ai besoin qu’il me dise qu’il veut un troisième enfant avec moi. Sinon, quitte à souffrir, je le quitterai.

Il me soutient, fait son possible pour m’aider, mais rien ne marche… Je ne peux pas voir une femme enceinte ou un bébé sans pleurer.

Je regrette de l’avoir suivi dans sa décision… Les professionnels de santé m’avaient prévenue que si cette décision n’était pas acceptable pour moi, il ne fallait pas la prendre. J’ai pensé à notre couple mais au fond de moi, je m’en veux terriblement d’avoir assassiné mon bébé que j’aimais déjà de tout mon cœur.

Obligation vaccinale dans l’Armée [Addendum]

De nombreux militaires font état de fortes pressions pour la vaccination. Vaccination obligatoire pour partir en Opex, menaces de sanctions disciplinaires, Pass sanitaire à l’entrée du mess, mutation ou jours d’arrêt pour refus de vaccination…

Exemple de message :

Bientôt une nouvelle épuration dans l’Armée ?

Addendum – un lecteur m’apporte ces précisions :

le Service de Santé des Armées (sur ordre du ministère) a rendu par un texte, obligatoire la vaccination contre le Covid-19 avant tout départ en mission hors métropole. Aussi un militaire qui refuse cela ne peut pas partir en mission (au même titre que le vaccin contre la fièvre jaune).

Le chef d’unité est responsable de la mise en condition opérationnelle de ses hommes et matériels, le vaccin en fait partie.

Les éventuelles sanctions relèvent d’une autre question, tout comme les accès à telle ou telle installation (là encore c’est de la responsabilité du chef de garantir le bon fonctionnement de son unité à tout point de vue, y compris sanitaire).

Cathophobie ordinaire : chronique du moulag

Extrait de l’éditorial de Jean-Pierre Maugendre dans le dernier numéro de Renaissance Catholique :

Vous pouvez commander ou vous abonner à la revue de Renaissance catholique ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Zemmour : « Ce n’est plus le baccalauréat qui donne accès à l’université, parce que tout le monde obtient le bac. Alors, on a créé Parcoursup…»

Eric Zemmour aborde en début d’émission le baccalauréat, puis, en fin d’émission, le sujet de la vaccination, nécessaire et obligatoire ?

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