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Mgr Aillet et le vote de la loi bioéthique : “les catholiques seront en droit de s’en souvenir lors des prochaines échéances électorales”

Communiqué de Mgr Marc Aillet à propos de l’adoption par l’Assemblée nationale du Projet de Loi Bioéthique :

Le projet de loi bioéthique a été adopté par l’Assemblée nationale, en troisième lecture, le 29 juin 2021, alors que le Sénat avait cherché, sans succès, à l’amender et l’avait finalement rejeté en bloc.

Sans doute on peut s’inquiéter sur le processus démocratique dans notre pays, quand la représentation nationale apparaît si divisée. C’est évidemment un passage en force du gouvernement, sous la pression de lobbies ultra minoritaires, pour inscrire dans la loi commune les « droits individualistes » de quelques-uns, au détriment des droits fondamentaux de la personne humaine, à commencer par la plus fragile. C’est aussi la parole du Chef de l’Etat qui est discréditée, lui qui avait publiquement souhaité soumettre l’adoption d’une telle loi à un « large consensus ». Non seulement le résultat des Etats-Généraux de la bioéthique, où une grande majorité s’était prononcée contre ce projet de loi, a été totalement ignoré – d’ailleurs, qui s’en souvient encore ?–, mais la représentation nationale apparait plus que jamais divisée. Comment prétendre au consentement d’une population maintenue dans « la peur du virus » de manière récurrente, malgré la décrue actuelle de sa propagation, et tellement occupée à retrouver ses libertés ? Sans compter le scandale d’une contradiction qui prétend imposer le « principe de précaution » pour la préservation de l’environnement et qui s’en affranchit si allègrement quand il s’agit de la protection de l’embryon humain !

Dans notre département, on peut s’étonner que deux des six députés, censés nous représenter à l’Assemblée nationale, n’aient pas participé à un vote aussi lourd de conséquences pour la dignité de la personne humaine et le changement civilisationnel qu’il induit. Un seul député a eu le courage de s’y opposer, au risque d’être marginalisé dans sa famille politique. Les catholiques seront en droit de s’en souvenir lors des prochaines échéances électorales.

Le grand public a-t-il vraiment connaissance de ce que contient cette loi ? Il faut en effet savoir que la loi contient la PMA sans père pour les couples de femmes et les femmes seules et la PMA sans motif médical pour les couples homme-femme, avec remboursement par la Sécurité Sociale : c’était la mesure-phare de ce projet. Mais elle prévoit aussi : l’autoconservation des gamètes sans motif médical, remboursée également par la Sécurité Sociale ; l’autorisation élargie de l’expérimentation sur les embryons et de l’utilisation des cellules-souches issues des embryons non utilisés à des fins thérapeutiques ; l’autorisation de créer des embryons transgéniques et des embryons-chimères animal-homme : qui s’inquiète d’une telle monstruosité ? On peut certes se féliciter de constater que la loi ne contient pas finalement la PMA pour les personnes trans et la PMA post-mortem, la ROPA, la reconnaissance de la filiation d’intention dans le cadre des GPA faites à l’étranger et le motif de détresse psycho-sociale pour accéder à l’IMG. Il reste que des lobbies très influents au sein même du Parlement sont déjà repartis à la conquête de nouvelles transgressions. Et peut-on encore espérer que la saisine du Conseil Constitutionnel sonne le retour du bon sens ?

Ce vote est donc particulièrement consternant. Pour nous catholiques, il l’est à plus d’un titre, et en particulier au nom de notre foi et de la vision anthropologique que nous recevons de la Révélation judéo-chrétienne. C’est que l’Eglise n’est pas seulement une composante de la société, engagée à parité avec les autres corps sociaux dans un dialogue démocratique, dont on sait pertinemment combien il est ouvertement falsifié. Mais elle reçoit sa mission de Dieu lui-même et est tenue de proclamer la Vérité à temps et à contre-temps (cf. 2 Tm 4, 2), avec l’autorité même du Christ qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6) : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! Enseignez toutes les nations » (Mt 28, 19). L’Eglise doit continuer à parler à la conscience des gens, quelles que soient les forces contraires qui semblent triompher aujourd’hui et quelle que soit l’incompréhension ou l’anesthésie de la conscience de beaucoup.

En s’attaquant de manière aussi explicite à l’origine de la vie humaine et en s’opposant de manière aussi évidente au dessein Créateur de Dieu qui, au commencement, créa l’homme à son image – homme et femme, un de corps et d’âme – (Gn 1, 27), les promoteurs de ce projet de loi auront à répondre de leurs actes devant Dieu.

Une loi aussi injuste ne doit pas nous décourager pour autant d’œuvrer par tous les moyens à notre disposition pour défendre le « droit de l’enfant » à être reconnu et respecté, dès sa conception, dans sa dignité inviolable, comme nous le faisons par ailleurs de manière si responsable quand il s’agit de défendre les enfants contre les graves abus dont ils ont été parfois l’objet de la part d’hommes et de femmes d’Eglise.

Nous prendrons aussi la mesure de notre responsabilité dans cet affaissement de la conscience morale au sein de notre société, en travaillant à notre propre conversion, en implorant le pardon pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23, 34) et en abandonnant à Dieu une situation si profondément injuste par une prière confiante et insistante, sûrs que le Seigneur entend le cri des pauvres et ne tarde pas à leur faire justice.

+ Marc Aillet

Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

1er juillet 2021

Pour mémoire voici ce que contient cette loi abominable :

Dictature sanitaire : vers la vaccination obligatoire

Jeudi soir, une visioconférence entre le premier ministre, Jean Castex, Gérald Darmanin et Olivier Véran, les préfets et les autorités régionales de santé s’est tenue pour faire le point sur la vaccination. Mais face à la menace d’une quatrième vague (le fameux variant delta plane !) l’exécutif se tient prêt à adopter des mesures coercitives pour contraindre à la vaccination. Jean Castex a adressé un courrier jeudi aux forces politiques et associations d’élus pour lancer le débat, avant de les réunir d’ici la mi-juillet.

Autres mesures sur la table: le durcissement des mesures d’isolement, l’élargissement du passe sanitaire afin d’ajouter des contraintes pour les personnes non vaccinées.

Encore un complot qui se réalise :

 

I-Média – CNews et Europe 1 : bataille pour la liberté d’expression

L’image de la semaine

Emmanuel Lechypre, éditorialiste de BFM, a provoqué l’émoi avec une déclaration aussi incohérente qu’hallucinante sur la vaccination.

Attaques contre CNews et Europe 1 : le culot des journalistes !

Les journalistes ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait ! Patrick Cohen, censeur assumé, dénonce le rapprochement entre CNews et Europe 1 dans un stupéfiant numéro d’enfumage. Pendant ce temps-là, de nombreux médias attaquent frontalement la rédaction de CNews en se focalisant particulièrement sur Christine Kelly et Laurence Ferrari.

Revue de presse

Élections régionales : l’heure du bilan

Ces élections ont été marquées par une abstention massive ainsi que par un gros revers pour plusieurs partis, dont le Rassemblement National.

El-Azhar, entre politique et religion

Suite de l’enquête sur El-Azhar, par la Petite Feuille Verte :

« Depuis sa création et de par sa place centrale dans la société égyptienne et dans la ville du Caire, El-Azhar a hébergé différentes mouvances politiques et religieuses. Dans l’entre-deux-guerres, elle est devenue le centre de la lutte entre les Anglais, les leaders nationalistes et la nouvelle monarchie du roi Fouad. Ensuite, les Frères musulmans prirent de plus en plus d’importance au sein de l’université et celle-ci devint le foyer de manifestations politiques et idéologiques » (Oriane Huchon, Les clés du Moyen-Orient, 21 avril 2017).

De fait, tout au long de son histoire, l’institution a souvent été mêlée à la vie politique et aux débats idéologiques de l’Égypte et du monde islamique. Le XXème siècle, époque où les pays arabo-musulmans, libérés de la tutelle ottomane, cherchaient à réorganiser l’Oumma, tandis qu’émergeait au Levant l’attrait pour les États-nations imités des modèles occidentaux, n’a pas échappé à ces interférences.

EL-AZHAR ET LA MODERNITÉ

C’est en partie des rangs d’El-Azhar qu’est issu le « réformisme », terme qui peut être source de confusion. En effet, fondé au Caire en 1883, ce mouvement est souvent considéré comme le promoteur d’une modernisation de la pensée islamique. En réalité, freinant l’élan émancipateur inauguré par certains intellectuels musulmans à la même époque, le « réformisme » a œuvré à la restauration de la religion « authentique », purgée des « innovations blâmables » (bidaâ), formule désignant les éléments étrangers qui s’y étaient greffés (cf. PFV n° 64-65). C’est ce qu’illustrent propos et actions de ses principaux responsables.

Mohamed Abdou, pilier du « réformisme »

Mohamed Abdou

Diplômé d’El-Azhar, Mohamed Abdou (1849-1905) fut d’abord journaliste puis cadi (juge) et mufti (consultant en droit). Dans son Traité de l’unicité divine (1897), il recommandait le retour aux sources tout en démontrant que l’islam est une religion éminemment raisonnable. « Toutefois, elle [la raison] doit s’incliner devant Dieu seul et s’arrêter aux limites posées par la religion », écrivait-il (cité par Faouzia Charfi, Sacrées questions, Odile Jacob, 2017, p. 81).

« En cette fin de XIXème siècle, où des appels à la Nahda [Renaissance] du monde arabe commencent à se manifester dans les domaines politique et culturel, c’est une Nahda religieuse que prône Mohamed Abdou » (Robert Solé, « Réformer l’islam », Ils ont fait l’Égypte moderne, Perrin, 2017, p. 109).

Mustafâ El-Marâghi et l’exclusivisme islamique

Mustafâ El-Marâghi

La restauration du califat, dont le siège aurait été au Caire, désirée par Mustafâ El-Marâghi (1881-1945), deux fois recteur d’El-Azhar au XXème siècle (cf. PFV n° 80), ne pouvait s’accommoder de la reconnaissance de partis politiques non religieux pour lesquels il « affichait le plus profond mépris » (Francine Costet-Tardieu, Un réformiste à l’université El-Azhar, Khartala, 2005, p. 121).

Ainsi, il combattit le mouvement nationaliste Wafd (Délégation en arabe), laïcisant, libéral et très populaire fondé en 1918 par Saad Zaghloul. Vainqueur des élections législatives en 1924 (195 élus sur 214 sièges), ce parti parvint au pouvoir en 1926. Il sera dissous par Nasser en 1953.

Le Wafd attirait en son sein de nombreux coptes, ce qui lui valait d’être discrédité par ses adversaires, parmi lesquels Marâghi. Dans un discours prononcé le 11 février 1938, ce dernier s’en prit aux chrétiens : « Ceux qui veulent séparer la religion de la vie sociale sont en vérité les ennemis de l’islam […]. Ils veulent vous dominer et faire disparaître ce qui subsiste de la grandeur de l’islam, du culte musulman. Vous vous êtes fiés à leur amitié, allant ainsi à l’encontre du Livre de Dieu » (Ibid., p. 129-130). Lors de la campagne électorale qui suivit, les oulémas déclareront dans leurs sermons qu’« un vote pour le Wafd est un vote contre l’islam » (ibid., p. 131).

Le réformisme a ouvert la voie à l’islamisme, dont la matrice est représentée par les Frères musulmans (FM), fondés en 1928 à Ismaïlia par l’Égyptien Hassan El-Banna avec un double objectif : restaurer le califat et établir un Etat islamique appliquant la charia. Sur les FM, cf. Olivier Carré et Gérard Michaud, Les Frères musulmans, Gallimard, coll. Archives, 1983 ; Gilles Kepel, Le Prophète et Pharaon, La Découverte, 1984.

Youssef El-Qaradaoui, diplômé d’El-Azhar et Frère musulman

Youssef El-Qaradaoui

Né en Egypte en 1926, Qaradaoui « est le fils de ce courant intellectuel musulman qui a voulu depuis les années trente régler ses comptes avec la civilisation occidentale dans ses deux dimensions, libérale et socialiste », écrit Amin Elias dans un article consacré au parcours de ce prédicateur très influent sur les réseaux sociaux (Confluences Méditerranée 2017/4, n° 103, p. 133-155).

Dès l’âge de 16 ans, Qaradaoui choisit de devenir un « soldat » de la cause islamique en adhérant aux FM dont il avait rencontré le fondateur. Cela ne l’empêcha pas d’être admis à la faculté des sciences religieuses d’El-Azhar où il entra en 1950. Il y déploya une activité de militant, créant en 1953 avec plusieurs amis le « Comité de la Renaissance d’El-Azhar » dont l’objectif était de « réveiller la conscience islamique, créer une nouvelle génération capable de comprendre l’islam et de mener le combat pour sa cause, à rassembler les fils d’El-Azhar autour de cette cause sublime ». En 1973, il a soutenu une thèse de doctorat portant sur les sciences du Coran et de la Sunna.

Auteur de plusieurs livres, dont Islam versus laïcité (Le Caire, 1980), Qaradaoui a fondé à Londres en 2004 l’Union internationale des savants musulmans (UISM) dont il est le président et qui œuvre à rétablir le califat « sous une forme moderne », apte à tenir un rôle de magistère concurrent d’El-Azhar. Il a également créé le Conseil européen de la Fatwa (décret politico-religieux) et de la Recherche, largement financé par l’émirat de Qatar. Établi à Dublin, ce Conseil dispense des enseignements et des conseils aux musulmans résidant en Europe.

Ce n’est qu’en 2013, avec l’arrivée au pouvoir du maréchal Sissi, que Qaradaoui, impliqué aux côtés des FM dans la révolution égyptienne de 2011, a été déchu de son poste de membre du Comité des savants d’El-Azhar.

CENSURES ET CONDAMNATIONS D’INTELLECTUELS

El-Azhar a une longue pratique de la censure et des sanctions contre les auteurs novateurs ou iconoclastes. En voici quelques exemples :

Ali Abderrazik

Ali Abderrazik (1888-1966). Dans son essai L’islam et les fondements du pouvoir (Le Caire, 1925 ; traduction française aux éd. La Découverte, 1994), ce titulaire d’un doctorat d’El-Azhar préconisait la séparation du temporel et du spirituel. Il contestait le caractère sacré du califat, d’abord parce qu’il est ignoré par le Coran, ensuite parce qu’il lui semblait inadapté aux temps nouveaux. « Ce sont les manuels du fiqh (jurisprudence) qui ont créé une équivoque à ce sujet », remarque le Père Henri Lammens dans son commentaire de l’œuvre d’Abderrazik (L’islam, croyances et institutions, Dar el-Machreq, Beyrouth, 1943, p. 145). Dès la parution du livre, Abderrazik fut exclu d’El-Azhar, décision approuvée par le gouvernement égyptien du roi Fouad 1er qui cherchait alors à restaurer le califat.

Mohammed Khalafâllah

Mohammed Khalafâllah (1916-1998). Dans son travail sur l’analyse du texte du Coran, cet étudiant égyptien d’El-Azhar soulignait l’importance « que l’exégète ne reste pas esclave d’une lecture littéraliste mais qu’il ait le souci de saisir le signifié au-delà du signifiant ». Le jury lui interdit de soutenir sa thèse au motif que celle-ci remettait en cause le dogme du Coran incréé et une fatwa émise par des savants religieux l’accusa d’apostasie, accusation qui visa aussi le superviseur de son travail, le cheikh Amin El-Khûli. Tous deux furent interdits d’enseigner les sciences coraniques (Cf. Rachid Benzine, Les nouveaux penseurs de l’islam, Albin Michel, 2004, p. 162-172).

Nasr Abou Zeid

Nasr Abou Zeid (1943-2010). Cet universitaire égyptien, dont les travaux s’inscrivent dans la ligne de Khalafâllah et Khûli, estimait que « le lien entre études coraniques et études littéraires est la seule garantie de dépasser les approches idéologiques qui ont transformé le Coran en objet fétiche ». Pour lui, « comme tout autre texte, le texte coranique renvoie à une réalité culturelle déterminée », ce que ne peut compromettre « la croyance en une origine divine ». Donc, « aucune transposition directe ne peut être faite sans un indispensable travail d’interprétation » (Michel Younès, Les approches chrétiennes de l’islam, Cerf, 2020, p. 76). En 1995, suite à la parution de son essai Critique du discours religieux (cf. l’édition française, Sindbad, 1999), Abou Zeid fut condamné au divorce pour apostasie à l’instigation d’El-Azhar, ce qui le contraignit à s’exiler avec son épouse aux Pays-Bas ; il a alors enseigné à Leyde jusqu’à sa mort.

Farag Foda

Farag Foda (1945-1992). Dans La vérité absente (1986, en arabe), cet écrivain égyptien démythifiait le romantisme de l’époque idéalisée des premiers califes et condamnait les injustices envers les coptes (la dhimmitude). Son essai, considéré comme inspiré par la pensée laïque, fut condamné par les oulémas d’El-Azhar. L’un d’eux, Muhammad El-Ghazali, justifia a posterioril’assassinat de Foda perpétré au Caire le 7 juin 1992 par deux militants qui se réclamaient des FM. Durant leur procès, Ghazali déclara devant les juges : « L’exécution d’un apostat est un devoir pour les musulmans » (cité par Malik Bezouh, essayiste franco-algérien, dans « El-Azhar… cette Mecque du fondamentalisme islamique », Le Spectacle du monde, 30 juillet 2020). Toutes les œuvres de Foda ont ensuite été interdites en Égypte.

Mohammed Arkoun

Mohammed Arkoun (1926-2010). Cet universitaire français d’origine algérienne, bien connu pour sa liberté intellectuelle, a lui aussi subi les foudres d’El-Azhar pour son ouvrage Lectures du Coran (Albin Michel, 2016) dans lequel il conjugue les approches anthropologiques, sociales, politiques et historiques. En 1985, lors d’un séminaire de la pensée islamique, organisé à Bougie (Algérie), le représentant d’El-Azhar, M. El-Ghazali, l’accusa d’être un « blasphémateur » et un « apostat » (M. Younès, op. cit., p. 7).

« La liste des écrits censurés par les dévots zélés d’El-Azhar, parce que préjudiciables à la pensée unique délimitée par un horizon grisâtre et religieux, est longue. Trop longue », remarque Malik Bezouh, citant à titre d’exemple l’interdiction, décidée en 1985 par l’Université, du conte des Mille et Une Nuits, alors que cette œuvre est « pourtant ancestrale et constitutive du patrimoine culturel et littéraire arabe » (op. cit.).

« El-Azhar continue de croire à la possibilité d’interdire les publications qui critiquent l’islam ou doutent de sa légitimité, en tentant d’élargir la censure pour interdire les réseaux sociaux » (Frère Rachid, L’islam, quel avenir ?, traduction française par Maurice Saliba, 2020, p. 220).

« Les appels à la censure des oulémas d’El-Azhar ne sont pas découragés par l’Etat égyptien, qui pense ainsi équilibrer les oppositions entre intellectuels islamiques et laïcistes, pour n’être débordé ni par les uns ni par les autres », note Amr Elshobaki, diplômé de la Sorbonne et directeur du Département des études arabes-européennes du Centre El-Ahram pour les études politiques et stratégiques, situé au Caire (Les Frères musulmans des origines à nos jours, Karthala, 2009, p. 238).

UNE LIGNE IMMUABLE ?

« Au nom d’une mémoire intouchable, les cheikhs d’El-Azhar préfèrent encore la conservation à la réforme », a confié Ahmad Subhi Mansour, ancien professeur d’histoire à El-Azhar d’où il fut renvoyé en 1985 pour avoir émis des doutes sur l’authenticité des paroles de Mahomet composant la Sunna et revendiqué la relecture du patrimoine religieux islamique à l’aune de la raison (La Croix, 19 décembre 1997).

Interrogé sur le type d’islam enseigné à El-Azhar, l’actuel grand imam Ahmed El-Tayyeb a répondu : « Il n’y a qu’une seule approche parce qu’il n’y a qu’un seul islam : celui qui a été révélé par le prophète Mahomet, expliqué par la sunna et compris par ses compagnons » (Le Point, n° 2284, 16 juin 2016). Pour lui, la lecture historique « ne peut s’accorder à l’esprit du Coran […], texte divin, absolu, valable pour tous les temps et tous les lieux. C’est ce qu’on appelle le miracle inimitable du Coran » (Le Temps, Genève, 22 janvier 2011).

Le président Anouar Sadate, qui gouverna l’Égypte de 1970 à 1981, et qui était proche des FM, considérait El-Azhar comme une institution majeure. Insistant sur son « rôle historique dans le domaine de la défense de l’islam » pour l’ensemble du monde musulman, rappelant « qu’elle a lutté pendant mille ans pour protéger le message islamique et garder à l’islam sa force et ses valeurs fondamentales », il affirmait que sans elle « l’islam aurait disparu » (« La situation religieuse en Égypte », Études arabes, n° 94, Institut pontifical d’études arabes et islamiques, Rome, 1998, p. 7).

Constatant le faible impact des travaux d’intellectuels musulmans contemporains qui œuvrent à rénover la pensée islamique, Eric Delbecque, historien et expert en sécurité intérieure, regrette, dans son livre sur le salafisme, l’absence de dynamique en matière d’exégèse : « Le problème réside dans le fait que les lieux où devrait s’approfondir un travail d’interprétation, luttant contre le radicalisme, n’y sont pas disposés, à l’instar de la célèbre université d’El-Azhar au Caire » (Les silencieux, Plon, 2020, p. 81).

Bioéthique : Quels sont les 2 critères fondamentaux pour le discernement moral ?

Extrait bienvenu du discours du Pape Benoit XVI à l’Assemblée Plénière de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le 31 janvier 2008 :

“Les nouvelles technologies biomédicales concernent non seulement certains médecins et chercheurs spécialisés, mais elles sont  divulguées  à  travers  les moyens de communication sociale modernes, suscitant des attentes et des interrogations dans des secteurs toujours plus vastes de la société. Le Magistère de l’Eglise ne peut certainement pas et ne doit pas intervenir sur chaque nouveauté de la science, mais il a pour tâche de réaffirmer les grandes valeurs en jeu et de proposer aux fidèles et à tous les hommes de bonne volonté des principes et des orientations éthiques et moraux au sujet des nouvelles questions importantes. Les deux critères fondamentaux pour le discernement moral dans ce domaine sont

a) le respect inconditionné de l’être humain comme personne, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle,

b) le respect de l’originalité de la transmission de la vie humaine à travers les actes des conjoints eux-mêmes.

Après la publication en 1987 de l’Instruction Donum vitae, qui avait énoncé ces critères, de nombreuses personnes ont critiqué le Magistère de l’Eglise, le dénonçant comme s’il constituait un obstacle à la science et au véritable progrès de l’humanité. Mais les nouveaux problèmes qui apparaissent avec, par exemple, la congélation des embryons humains, la réduction embryonnaire, le diagnostic pré-implantatoire, les recherches sur les cellules souches embryonnaires et les tentatives de clonage humain, montrent clairement que, avec la fécondation artificielle extra-corporelle, on a brisé la barrière élevée pour protéger la dignité humaine. Lorsque des êtres humains, au stade le plus faible et le plus fragile de leur existence, sont sélectionnés, abandonnés, tués ou utilisés comme un simple “matériel biologique”, comment nier qu’ils ne sont plus traités comme “quelqu’un”, mais comme “quelque chose”, remettant ainsi en question le concept même de dignité de l’homme ?

L’Eglise apprécie et encourage bien évidemment le progrès des sciences biomédicales qui ouvrent des perspectives thérapeutiques jusqu’à présents inconnues, à travers, par exemple, l’utilisation de cellules souches somatiques ou bien à travers des thérapies en vue de rendre la fertilité ou de soigner les maladies génétiques. Dans le même temps, elle ressent le devoir d’éclairer les consciences de tous, afin que le progrès scientifique soit véritablement respectueux de chaque être humain, à qui doit être reconnue la dignité de personne, étant créé à l’image de Dieu, sinon il ne s’agit pas de véritable progrès. L’étude de ces thèmes, qui de manière particulière a été au centre du travail de votre Assemblée au cours de ces journées, contribuera certainement à promouvoir la formation de la conscience de tant de nos frères, selon ce qu’affirme le Concile Vatican II dans la Déclaration Dignitatis humanae:

“Mais les fidèles du Christ, pour se former la conscience, doivent prendre en sérieuse considération la doctrine sainte et certaine de l’Eglise. De par la volonté du Christ, en effet, l’Eglise catholique est maîtresse de vérité; sa fonction est d’exprimer et d’enseigner authentiquement la vérité qui est le Christ, en même temps que de déclarer et de confirmer, en vertu de son autorité, les principes de l’ordre moral découlant de la nature même de l’homme” (n. 14).”

Donald Trump repart en campagne, contre l’administration Biden, et contre la droite molle

De Christian Daisug dans Présent :

Six mois après l’entrée en fonction du « président » Joe Biden, son prédécesseur Donald Trump a décidé de replonger dans la politique active. Il repart en campagne, le verbe haut, la mèche agressive, le vitriol à portée de la main. Il reprend du service parce qu’il se dit indigné par la marche chaotique des Etats-Unis, la destruction systématique de ses propres réformes, la scandaleuse démagogie des projets de lois présentés par la Maison Blanche. Trump a attiré le week-end dernier dans l’Ohio 15 000 personnes enthousiastes. Le personnage a montré qu’il n’avait pas pris une ride.

Le populisme non plus. Les deux signes de ralliement – la casquette MAGA (Make America Great Again) et le T-shirt 2024 – ont fait plus que jamais fortune. Trump retourne au créneau électoral avec un fusil à deux coups car il vise deux objectifs successifs et complémentaires.

En attendant novembre 2024 et la prochaine élection présidentielle, il y a novembre 2022 et les élections législatives de la mi-mandat. Ce sont elles que Trump a pour l’instant dans sa ligne de mire. Pour deux raisons. D’une part, le vote des Américains destiné à renouveler la Chambre et le sénat sera un test décisif pour savoir si ses chances de vaincre deux ans plus tard restent solides. D’autre part, quel intérêt aurait-il à s’installer de nouveau dans le Bureau ovale si ses ennemis, ceux qui ont juré sa perte coûte que coûte, continuent de contrôler les deux assemblées de la colline du Capitole ? Trump vainqueur d’un complot permanent, de deux tentatives de destitution et d’une élection truquée se retrouverait bâillonné et ficelé par un pouvoir législatif dictatorial. Il a trop souffert de la perte de la Chambre en 2018 pour ne pas savoir que la liberté d’action est indispensable pour gouverner. En faisant de cette Chambre son objectif numéro un, Trump entame son éventuelle reconquête par le commencement.

Les stratèges républicains estiment que l’impopularité de Biden, doublée de l’hostilité grandissante à sa gestion gaucho-libérale, pourrait permettre de lever l’obstacle démocrate : une douzaine de députés à la Chambre et la seule voix de la Vice-présidente assurant la majorité au sénat. Rien d’impressionnant. Rien d’inatteignable. A condition, insiste Trump, d’éliminer au cours des primaires tous les candidats républicains qui ont voté contre lui après la tumultueuse journée du 6 janvier dernier (invasion du Capitole), mais aussi ceux qui s’opposent a un programme national-populiste. Le grand filtrage a commencé. Les mailles sont fines : la droite molle, au vestiaire ! Trump est venu dans l’Ohio pour défendre un de ses poulains contre celui de l’establishment. Il est venu aussi pour dire aux Américains que le pays court à sa ruine, que sa frontière méridionale est une honte, qu’un chômage massif le guette et que la Chine, la Russie et l’Iran se rient de lui. Les grands thèmes du combat apparaissent désormais fixés. Place maintenant à la politique du marteau.

Mgr Louis de Bourbon, vice-président de la Nuit du Bien commun

La Nuit du Bien Commun est une soirée exceptionnelle de dons, en réunissant le plus grand nombre possible de donateurs autour de la présentation de projets soumis à un processus de sélection particulièrement rigoureux, et ayant pour objectif de favoriser le Bien commun. Leur action est totalement bénévole. Elle est évidemment tournée vers le Bien commun. Message de Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, qui vient de rejoindre l’organisation de cette oeuvre :

Quand reviendra-t-on au Bien Commun, à la justice, à la protection des plus faibles ?

Vous le savez, la recherche du Bien Commun et le sens de la transmission sont au cœur de mes préoccupations, aujourd’hui je suis très heureux d’avoir partagé ma matinée avec des associations incroyables qui œuvrent pour les plus fragiles et qui ont la préoccupation de sauvegarder et valoriser notre héritage.

Après 5 années d’existence, j’ai le grand plaisir de rejoindre l’organisation de La Nuit du Bien Commun en tant que Vice-Président. Je remercie le Conseil d’Administration de m’avoir sollicité pour assumer cette mission au côté de son président, Pierre-Edouard Stérin, et d’autres entrepreneurs au service du plus grand nombre. Merci pour leur confiance, je ferai tout ce qui est possible pour remplir de mon mieux cet engagement.

La Nuit du Bien Commun a pour vocation de soutenir des associations au service du bien commun tout en sensibilisant les français à la philanthropie. Présentes dans plus de 15 villes en France et maintenant à l’étranger, ces soirées de générosité rassemblent celles et ceux qui ont le souci de notre bien commun.

La prochaine édition se déroulera le 15 novembre.

Mgr Schneider dénonce les dangers intrinsèques à l’islam

Mgr Schneider, l’évêque auxiliaire de l’archidiocèse catholique d’Astana au Kazakhstan (pays musulman à 70%), revient longuement avec Boulevard Voltaire sur le catholicisme en France, la crise sociale et spirituelle que vit notre pays et livre son analyse de la montée en puissance de l’islam.

Zemmour : L’égalité sert à tout, c’est un paravent. Tous ces groupes LGBT ont un agenda idéologique qui est de détruire la norme

Eric Zemmour revient sur la loi de bioéthique :

« Je suis toujours opposé à la loi bioéthique… Est-ce que la loi doit légiférer pour une poignée d’individus ou pour la volonté générale ? La PMA est un écran de fumée… Il faut voir ce qu’il y a derrière…»

 

Tous ceux qui suivent le camp national ne doivent pas en douter : une page va se tourner

Philippe Christèle, consultant international, analyse pour Polémia la contre-performance du RN aux dernières élections. Extrait :

[…] En 2021, seules deux têtes de listes l’étaient déjà en 2015 (Bay et Pennelle). Sur treize têtes de liste, Corse incluse, onze étaient dirigées par des personnalités ayant moins de dix ans d’ancienneté au FN/RN et six, plus de la moitié, n’avaient pas cinq ans. Mis à part les vétérans Nicolas Bay et Gilles Pennelle (dont les baisses des scores résistent plutôt bien à la débâcle générale), peut-on croire qu’un appareil militant de plus de 40 années ne puisse plus être capable de fournir des têtes de liste de qualité ?

Le choix d’une tête de liste est un acte politique majeur… et un hameçon électoral. Il n’est pas interdit d’être malin de temps en temps, mais la preuve est faite que la plus sûre façon d’obtenir un bon résultat est d’avoir une tête de liste compétente, enracinée et plus professionnelle que superficielle.

Croire qu’on peut gagner

L’un des derniers facteurs déclencheurs du vote, c’est aussi de croire qu’on peut gagner. Tous les électeurs ne sont pas des purs esprits ni des idéologues et seule une petite partie d’entre eux est capable de rester, dans la durée, fidèle à un vote qui n’est que de témoignage, sans jamais apporter la satisfaction de la conquête – ni à son auteur la fierté d’être (enfin !) dans le camp des gagnants.

Ce qui explique pour partie le score très haut de 2015, c’est la succession de victoires et de bons résultats (européennes, municipales) qui donnaient au RN des perspectives alléchantes à l’aune du combat présidentiel qui s’annonçait et qui, rappelons-le, présentait une configuration inouïe avec une droite faible et déchirée (que les problèmes judiciaires de Fillon allaient achever) et une gauche éparpillée façon puzzle, sclérosée par un président qui ne pourrait pas se représenter.

Las, on connaît l’histoire et le génie de Marine Le Pen « à transformer en plomb l’or électoral » (la formule est de Jean-Yves Le Gallou), démarrant sa campagne à 31 % dans les sondages pour la finir à 21 % au premier tour, et réservant à ses soutiens, militants et électeurs l’humiliation que l’on sait entre les deux tours.

Nous avons déjà eu l’occasion d’analyser pour Polémia les comportements de l’électeur RN, notamment lors d’une étude assez fouillée après les législatives 2017. Ce qui caractérise l’électeur RN, c’est qu’il y croit un peu, beaucoup, et puis plus du tout. Marine Le Pen et son incapacité à obtenir des succès est une fabrique à abstentionnistes et cette élection l’a montré une fois de plus.

Cette appétence au succès explique sans aucun doute le cas de PACA. Avec 36,38 % des voix, le RN obtient un score certes décevant par rapport aux sondages et rassemble 300 000 voix de moins que la jeune Marion Maréchal de l’époque, qui partait au combat sans rien lâcher de ses convictions et de son programme. Avec seulement 4,17 points de moins qu’en 2015 et la perte de seulement 42 % des voix de 2015 (meilleur score national), Thierry Mariani limite la casse. Ceci tient sans doute à la configuration médiatique et politique (la mauvaise mayonnaise LREM-Muselier, les appels du pied discrets de caciques LR comme le sénateur Leroy), et sondagière (un premier tour à 45 %, des perspectives de second tour le donnant gagnant dans tous les cas de figure…), à sa stature personnelle et à l’excellente campagne, moderne et dynamique, dirigée par Philippe Vardon qui en a profité pour continuer sa progression aux dépens de Christian Estrosi à Nice.

Malheureusement pour lui et pour les Provençaux, Mariani ne peut se dégager d’un mouvement national d’ampleur et c’est regrettable qu’une telle occasion soit ainsi gâchée. On imagine sans peine comment Marion Maréchal aurait pu tirer profit de cette mauvaise ratatouille ; mais c’est ainsi.

La suite ou le début de la fin

Sur un plan purement électoral, la défaite de ces élections n’a rien de rédhibitoire, encore qu’elle aura des conséquences techniques et notamment financières.

Mais le mal est psychologique car depuis dimanche 20 juin à 20h00, plus personne en France ne croit à la possibilité d’une victoire de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle. Certes, il s’agit là d’une mauvaise nouvelle pour Emmanuel Macron, mais là n’est pas notre sujet.

Techniquement, cette défaite et la baisse du nombre des élus vont réduire les recettes d’un parti qui est exsangue et court de plan de réduction de dépenses en plan de départ, de renégociation de prêts en échéancier de créanciers de toutes sortes. Pire encore, ce mauvais résultat va décourager les prêteurs réguliers qui fournissent au parti la cavalerie dont il a besoin pour survivre. Et le prêt, c’est comme le vote : c’est quand on y croit qu’on y va. Bref, tout ça est de fort mauvais augure pour le RN et le risque est très élevé que le parti en tant que structure juridique ne survive pas jusqu’à l’élection présidentielle prochaine.

À ces ennuis d’intendance s’ajoute, pire que tout, le poison de l’échec.

Amis ou ennemis de Marine Le Pen, exécutants dociles ou opposants humiliés ou cadenassés, tous savent que leurs mandats municipaux, européens, régionaux et départementaux les emmènent au-delà de la présidentielle, et même des deux suivantes pour ceux qui seront élus dimanche. Or personne ne croit à ce que Marine survive politiquement au-delà de celle de 2022, qu’elle ne pourra gagner.

Après des municipales catastrophiques, masquées par la victoire de Perpignan mais qui a fait disparaître le RN d’un nombre considérable de grandes villes et agglomérations, cette défaite vient rappeler que rien n’est jamais acquis et que la magie n’opère plus.

Longtemps, Marine Le Pen et son équipe ont cru qu’ils pouvaient baisser le ton sur l’immigration, l’identitaire, le régalien…, pour se consacrer davantage au social et à d’autres hobbies comme la défense des animaux (on notera d’ailleurs que là où le chouchou Chenu a le plus perdu, c’est dans la Somme des chasseurs, certainement fascinés par les déclarations anti-chasse incongrues de la présidente du RN…). Ils le pouvaient parce que, pensaient-ils, leurs électeurs étaient captifs et que personne de crédible ne se risquerait à être « mieux-disant » qu’eux sur ces sujets.

Tout le monde voit bien l’enchaînement de ces deux mauvaises nouvelles pour le RN : les électeurs ne sont plus captifs ; les captifs ont brisé leurs chaînes et ne jouent plus.

Et, par ailleurs, il semble que quelqu’un d’autre que Marine Le Pen aille se risquer sur le terrain de l’identité, avec plus de force, plus de sincérité, plus de convictions personnelles peut-être. Et avec une jachère électorale qui peut lui ouvrir des boulevards. Sans doute cela sera-t-il Éric Zemmour. Ou quelqu’un d’autre après son coup d’éclat de 2022.

Tous ceux qui suivent le camp national ne doivent pas en douter. Une page va se tourner. Ce qui commence n’est pas connu, mais ce qui va se clore est assez clair.

En 2022, Marine Le Pen abordera sa troisième élection présidentielle. Jamais deux sans trois. Trois échecs. Trois petits tours et puis s’en va.

Comme toujours en politique, l’avenir commence (enfin) demain !

Pr Raoult : « La politique extrêmement active de vaccination n’aura pas donné les résultats escomptés »

Dans ce bulletin d’information scientifique de l’IHU, le Pr Didier Raoult constate que le taux de mortalité chez les vaccinés et les non-vaccinés est le même et souligne, encore une fois, que les gens qui en meurent sont des sujets très âgés, qui ont une espérance de vie très faible.

« Cette maladie tue des gens de plus de 65 ans qui ont des facteurs de risques associés ou des gens de plus de 75 ou 85 ans qui ont une espérance de vie très faible. ce n’est pas une maladie qui va tuer des enfants. »

« 1- ça ne mérite pas un tel affolement. 2 – il faut soigner en particulier les personnes âgées, 3 – il faut tester les molécules anodines comme l’ivermectine, l’hydroxychloroquine, en particulier dans les Ehpad […] Si vous voulez vraiment diminuer la mortalité, il faut se préoccuper de cette population avec des médicaments connus, sans risques. »

« Il y a une distorsion d’information dans les journaux anglais qui amène à ce que c’est eux qui en sont les premières victimes. Là où il y a le plus de victimes, c’est là où il y a le plus de journaux scientifiques, le plus de moyens financiers pour les soins, le plus de corruption et le plus d’industrie pharmaceutique. Ça montre qu’il y a un paradoxe au fait que c’est devenu un inconvénient d’être le pays qu’on pensait être le leader. »

« La politique extrêmement active de vaccination n’aura pas donné les résultats escomptés comme on nous le présentait […] les choses ne sont pas si simples, encore une fois il n’y a pas de baguette magique. »

135 000 bulletins de vote comptés par erreur aux Etats-Unis

Encore une théorie du complot qui s’avère être juste, bien qu’elle ne concerne pas la dernière élection présidentielle (mais il est un peu difficile de croire que ce qui ne fonctionne pas actuellement fonctionnait à merveille il y a quelques mois) :

L’élection municipale à New York semble sombrer dans le chaos. Les autorités ont admis avoir compté, par erreur, quelque 135 000 bulletins supplémentaires, en plus des 800 000 suffrages effectivement exprimés, lors de la primaire démocrate dont devrait sortir le prochain maire.

Mardi, le bureau électoral de la ville a publié des résultats préliminaires, selon lesquels l’ancien policier Eric Adams, qui comptait jusqu’à présent 9 points d’avance sur son plus proche poursuivant, était désormais au coude à coude avec Kathryn Garcia, avec 51 % contre 49 % avant le dépouillement des votes par correspondance.

Quelques heures plus tard, les résultats étaient retirés et le bureau évoquait une « différence » dans le comptage. Il a ensuite précisé avoir oublié de retirer du décompte les bulletins tests qui avaient été utilisés pour s’assurer du bon fonctionnement du système. Les responsables ont présenté leurs excuses pour cette « erreur » et dit avoir retiré les bulletins tests de leur nouveau comptage, sans pour autant publier encore des résultats préliminaires actualisés. Ce raté a déclenché un tollé à New York, où le Bureau des élections avait déjà une réputation exécrable, étant très régulièrement taxé d’incompétence et de laxisme.

« Cette erreur (…) n’est pas juste un échec à compter les votes correctement, c’est le résultat de générations de ratés qui n’ont jamais été traités », a tweeté Maya Wiley, la candidate progressiste qui était arrivée en deuxième position sur la foi des premiers résultats préliminaires, publiés au soir du scrutin, le 22 juin.

La défaillance a d’autant plus d’écho que New York expérimente pour la première fois un nouveau système de scrutin, le vote dit « préférentiel » (« ranked choice », en anglais), qui permet de faire figurer jusqu’à cinq noms sur un même bulletin, classés par ordre de préférence.

Lors du comptage, le candidat le moins bien classé sur le total des bulletins est éliminé et le deuxième choix des électeurs qui l’avaient placé en premier est désormais comptabilisé. L’opération se répète ensuite jusqu’à ce qu’un candidat atteigne 50 % des suffrages.

Dans un débat sur le voile islamiste, Alexis Corbière invoque le catholicisme

Le député d’extrême-gauche Alexis Corbière a encore fait preuve d’esprit dialectique lors du débat parlementaire sur le respect des principes de la République (“projet de loi RPR”), alors que la discussion portait sur le port du voile musulman et le burkini :

Nous abordons un débat très important et très intéressant. Il soulève la question suivante : dans notre pays, existe-t-il des enfants victimes de leur famille et en danger, car leurs parents pratiqueraient leur religion de manière sectaire ? Oui, cela existe indiscutablement. Nous devons renforcer les services de l’aide sociale à l’enfance pour veiller à ce que ces enfants, qui sont maltraités – à tout le moins, d’un point de vue psychologique –, soient protégés.

Je peux témoigner que, notamment dans mon département, en Seine-Saint-Denis, s’il y avait plus de services de l’aide sociale à l’enfance, on pourrait davantage contrôler que tel ou tel enfant ne soit pas maltraité physiquement ou que sa famille ne l’enferme pas dans des comportements fondamentalistes ou intégristes.

Je souhaiterais, cela étant, revenir sur les amendements que vous avez déposés et qui visent à interdire le port de signes religieux par les mineurs. Premièrement, Mme Genevard a évoqué la kippa. Si vos amendements étaient adoptés, imaginons le spectacle des forces de police se rendant dans des quartiers de Paris ou d’autres villes pour interdire, à l’occasion des fêtes religieuses juives, que les enfants se promènent avec une kippa ! Voulez-vous que demain cela se passe ainsi en République française ?

Mais je vais vous parler de moi. Je vais vous faire un aveu : mes parents sont catholiques et j’ai été, pendant quatre ans au moins, un enfant de chœur irréprochable. (Rires et applaudissements sur plusieurs bancs.)

M. Pierre Cordier.

Il buvait du vin de messe en cachette !

M. Alexis Corbière.

J’ai porté l’aube et je crois encore être en photo dans le salon de ma mère dans une aube magnifique avec une croix autour du cou. Ai-je changé ? Je ne sais pas. Peut-être qu’à travers mon engagement je cherche à appliquer la compassion et le don à autrui qu’on m’a alors enseignés. Quoi qu’il en soit, y a-t-il un délit à m’avoir fait porter des signes religieux ? Dois-je même, devenu adulte, porter plainte contre mes parents pour m’avoir imposé une éducation religieuse ?

M. Pierre Cordier.

Vous devriez aller à confesse !

M. Bruno Millienne.

Visiblement, il y a eu un traumatisme !

M. Alexis Corbière.

Avec ces amendements, vous mettez le doigt dans un engrenage terrifiant. Vous remettez même en cause, madame Genevard, avec tout le respect que je vous dois, tout ce qui fait de vous la femme engagée que vous êtes, ainsi que les convictions spirituelles qui parfois vous animent et que je ne saurais remettre en cause. Votre volonté est en réalité tournée vers une seule religion, c’est ce qui transpire de vos propos – parfois, M. Ciotti le dit même clairement, je ne l’ai pas relevé tout à l’heure quand il était question du burkini. En gros, pour vous, et c’est le fond du débat, certaines religions sont conformes à notre culture et à notre identité, mais il y en a une qui ne l’est pas. À partir de là, tout est possible.

Vous parlez des religions qui placent la femme en situation d’infériorité ; mais toutes les religions monothéistes et même toutes les religions placent la femme en situation d’infériorité !

Mme Annie Genevard.

Non !

M. Alexis Corbière.

Toutes sans exception. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Même la religion catholique, celle dans laquelle j’ai été éduqué, considère que la femme doit être fidèle à son mari et féconde (M. Gérard Leseul applaudit) , à tel point que, sauf dans certains endroits et sauf exception, le Vatican refuse le remariage des divorcés. C’est tout à fait respectable mais, de grâce, n’allez pas, dans la passion de la discussion, nous expliquer que certaines religions monothéistes postuleraient l’égalité entre les hommes et les femmes et qu’une seule ne l’impliquerait pas.

D’un point de vue laïque et républicain, cette discussion n’est pas sérieuse !

Mme Constance Le Grip.

C’est vous, qui n’êtes pas sérieux !

Mme Émilie Bonnivard.

Nous parlons du burkini et des gens qui font porter le voile à des fillettes !

M. Alexis Corbière.

Elle est blessante et passe à côté du sujet. Il est en effet inconcevable de demander aux forces de l’ordre d’empêcher un petit garçon comme celui que j’ai été d’aller en aube servir la messe ou chanter des chants religieux sur le parvis de l’église. Nous ne voulons pas vivre dans un tel pays.

Je vous invite une fois de plus à en revenir à l’essentiel. Si, comme moi, parce qu’il y a des dérives sectaires, parce que l’intégrisme religieux gagne certaines familles, vous pensez qu’il faut agir et protéger les enfants, mille fois oui. Mais, dès lors, donnez les moyens aux services publics chargés de cela, et ne profitez pas d’un texte pour porter le fer contre une seule religion, pour – quand bien même cela ne semble pas vous affecter – blesser et humilier plusieurs millions de nos concitoyens qui, franchement, ont l’impression d’être convoqués à une discussion qui ne les concerne pas et qui en ont sans doute par-dessus la tête d’être l’obsession de vos passions les plus sombres.

Encore un complot qui se réalise

L’éditorialiste de Libé avoue sans scrupule qu’il a menti. Oh le coquin :

Je sais parfois déguiser mes pensées afin d’aboutir à un gain intermédiaire. J’ai lu Machiavel et je reconnais qu’il est bon souvent de taire la fin dernière. Je conçois qu’il faut parfois y aller pas à pas, en montagnard hagard, en ascenseur s’arrêtant à chaque étage, en Zorro encombré du sergent Garcia. J’admets qu’il est possible de renauder aux lisières de la satisfaction, en rusé goupil qui camoufle ses frustrations de chasseur caché dans l’ombre, sans perdre la proie de vue. Mais comme la PMA devrait être enfin votée par une Assemblée macroniste lambine et poltronne, je ne vois pas pourquoi je mettrais encore mon mouchoir à carreaux de paysan prudent sur mes convictions de longue date. Cette fois, je vous le dis sans m’encombrer de considérations tactiques : après la PMA, doit venir la GPA.

Voilà un business juteux défendu par ce quotidien libéral-libertaire.

C’est arrivé un 1er juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1er juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Martin, évêque à Vienne († fin IIIe s.)
    • St Domitien, abbé en Bugey († Ve s.)

Dans la vallée du Brevon, en Bugey, au Ve siècle, saint Domitien, abbé, qui fut le premier à vivre là en ermite, puis rassembla autour de lui un grand nombre de disciples pour le service de Dieu et, l’âme attirée vers le ciel, quitta ce monde dans une heureuse vieillesse.

St Théodoric (Thierry), abbé à Reims († 533)

Son père vivant de rapines et de vols, Thierry, qui voulait vivre autrement, se fit moine puis se retira dans la solitude sur les conseils de saint Rémi. Là, de nombreux disciples vinrent à lui, dont son père qui se convertit.

  • St Calais, abbé du monastère d’Anile († 536)

Au pays manceau, au VIe siècle, saint Calais, abbé du monastère d’Anile, qui prit ensuite son nom.

  • St Cybard, moine près d’Angoulême († 581)

Saint Cybard (Beatus Eparchius) qui, après avoir fait profession dans le monastère de Sessac, alla à Angoulême du temps de l’évêque Aptone II, en 542, y vécut en reclus dans une grotte creusée sous les murs du côté nord de la cité et y mourut en 581. Vénéré de toute la région pour ses vertus et ses miracles, ce saint est honoré comme second patron du diocèse et protecteur de la ville d’Angoulême, Engolïsmensem patronum.

  • Bx Pierre-Yrieix Labrouhe de…, prêtre et martyr († 1794)
  • Bx Jean-Baptiste Duverneuil, prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Jean-Baptiste Duverneuil et Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, prêtres et martyrs, le premier de l’Ordre des Carmes déchaux, le second chanoine de Saint-Yrieix. Pendant la Révolution française, ils furent détenus dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier en raison de leur sacerdoce, et y moururent peu de temps après.

  • le 1er juillet 1097 : bataille de Dorylée et victoire des croisés.

C’est le premier engagement sérieux entre les Francs et les Turcs. Il préfigure le changement du rapport de force au Proche-Orient. Les Turcs seldjoukides de Kılıç Arslan sont écrasés par les croisés.

  • le 1er juillet 1270 : le Roi Saint Louis embarque à Aigues-Mortes sur le Montjoie pour la croisade.

L’armée royale prend la destination de Tunis, destination qui surprend tout le monde.

  • le 1er juillet 1610 : Henri IV est inhumé en la basilique St-Denis.

L’inhumation a lieu à l’issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres. Voir la chronique du 29 juin.

  • Le 1er juillet 1664 : Charles Le Brun devient premier peintre du Roi.

Le Sommeil de l’Enfant Jésus, 1665, Paris, musée du Louvre.

Charles Le Brun est né le 24 février 1619 à Paris. C’est un artiste-peintre mais aussi un décorateur.Connu pour être le directeur de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture et de la Manufacture royale des Gobelin, Charles Le Brun devient le premier peintre du Roi, le 1er juillet 1664.De 1656 à1661, Nicolas Fouquet, surintendant des finances du Roi, lui demande de s’occuper de la restauration du château de Vaux-le-Vicomte.Son goût pour le faste et l’apparat, l’amène à donner une unité stylistique aux splendeurs de Versailles voulues par Louis XIV, fixant ainsi les règles de “l’art versaillais”.

Galerie d’Apollon, Musée du Louvre

On lui attribue les gros œuvres de la décoration du château de Versailles et notamment l’élaboration de la célèbre Galerie des Glaces.

  • le 1er juillet 1861 : parution à Rome du premier numéro de L’Osservatore Romano.

Quelques mois après la proclamation du Royaume d’Italie, la création du journal répond alors à la nécessité de défendre les positions du Saint-Siège, à un moment où les États pontificaux viennent de perdre l’essentiel de leur pouvoir temporel. La devise du journal est : « Unicuiquesuum » (à chacun le sien) ; « non praevalebunt » ([Les portes de l’enfer] ne prévaudront pas).

  • le 1er juillet 1901 : loi Waldeck-Rousseau relative au contrat d’association créant les associations loi 1901.

Or en violation de la loi, les demandes formulées par les congrégations d’enseignement et de prédication sont refusées en bloc et sans examen.

Qu’en pensent les francs maçons ?

« En 1913, la question s’était posée de savoir si la Franc-maçonnerie ferait sa déclaration, conformément à la loi sur les associations. Le F***Harrent, Grand Orateur de la Grande Loge de France, chargé d’étudier la question, fit l’exposé suivant devant la loge L’Alliance :

Pourquoi irions-nous faire une déclaration ? Qu’est-ce que cette déclaration va nous donner que nous n’ayons pas ? Nous serions obligés de remettre à l’autorité administrative et à l’autorité judiciaire (les deux mots se trouvent dans la loi elle-même) nos registres. Je crois bien que nous avons plutôt raison de ne pas leur donner prétexte d’y entrer : c’est encore le meilleur moyen d’éviter leur curiosité parfois bien indiscrète.

La Maçonnerie française ne fut jamais une société légalisée, déclarée, parce qu’à travers l’Histoire, les Maçons qui furent à sa tête n’ont jamais pensé que ce fut bon pour la Maçonnerie. La Franc-maçonnerie ne s’est pas pliée, comme d’autres associations aux exigences des lois, nous ne sommes pas, en effet, une association comme les autres. »

Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs de François Marie s Algoud (Editions de Chirépage 162 et 163)

CQFD, les lois maçonniques de la république sont un carcan impératif pour tous, sauf pour les « frères »…

« Cette loi a deux visages : elle est à la fois libérale et liberticide.

Pour les citoyens ordinaires, la liberté d’association est totale, les formalités de déclaration étant réduites au minimum. De cette loi libérale, des millions de Français feront désormais l’usage. En revanche, pour les congrégations religieuses, la loi ne fait qu’accumuler les obstacles. Leur existence civile dépend du vote d’une loi au Parlement. L’ouverture de chaque établissement nouveau est soumise à un décret du Conseil d’État. Toute congrégation non autorisée ou toute succursale non autorisée d’une congrégation autorisée est illicite : le fait d’y appartenir constitue un délit passible d’une amende ou d’une peine de prison. L’article 14 (Fernand Rabier, député radical, avouera que c’est celui auquel ses amis tenaient le plus) stipule que nul n’est autorisé à diriger un établissement d’enseignement, ni à y professer, s’il est membre d’une congrégation non autorisée. Les congrégations ont à tenir à la disposition des préfets le compte de leurs dépenses et de leurs recettes, l’inventaire de leurs biens, et la liste complète de leurs membres. Toute contravention à ces règles est passible de poursuites.

Selon Ferdinand Buisson, cette législation constitue « le premier acte public engageant à fond la République dans cette lutte avec l’Église jusque-là semée de tant d’armistices, de traités de paix et de compromis tacites ». Nouvelle loi d’exception, la loi du 1er juillet 1901 exclut du droit commun les religieux, hommes ou femmes. Citoyens français, ceux-là n’ont pas les mêmes droits d’association que les autres. Par la décision d’un pouvoir idéologiquement engagé, leurs libertés —liberté de conscience, liberté d’enseignement, liberté d’association sont désormais restreintes. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 66 et 67)

  • le 1er juillet 1903 : départ du premier Tour de France cycliste.

60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif “L’Auto” d’Henri Desgrange. Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L’arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l’étape, et le tour, avec trois heures d’avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d’arrivée.

  • le 1er juillet 1911 : “Coup de force d’Agadir”.

C’est le fameux épisode de la canonnière allemande”SM Panther”, envoyée par l’Allemagne dans le port d’Agadir officiellement pour protéger ses ressortissants.

La France soutient le sultan Moulay Hafiz face à une révolte berbère. Les deux puissances européennes ont des vues sur le Maroc et l’Allemagne ne veut pas d’une présence militaire française renforcée. L’intervention du Royaume-Uni en faveur de la France souligne la solidité de l’Entente cordiale alors que chacun se prépare à la guerre. Finalement, l’Allemagne fait machine arrière à l’automne et la crise s’achève par à un accord franco-allemand sur une partie du Congo le 4 novembre suivant.

  • le 1er juillet 1916 : début de la Bataille de la Somme.

Les assauts à outrance, sans protection contre l’artillerie ennemie, vont faire de cette bataille une des plus grosses boucheries de l’histoire de l’humanité.

  • le 1er juillet 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre est excommunié.

Un porte-parole du Vatican annonce l’excommunication de Mgr Marcel Lefebvre ainsi que des quatre évêques que celui-ci a consacrés la veille à Ecône, en Suisse.

  • le 1er juillet 1991 : dissolution du Pacte de Varsovie.

Le pacte de Varsovie était une alliance militaire datant du 14 mai 1955 entre les États du bloc communiste. Nikita Khrouchtchev l’avait conçu dans le cadre de la Guerre froide en réaction à l’OTAN, né en 1949.Les pays membres étaient l’URSS, la Bulgarie, la Roumanie, la RDA, Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie.

Les mythomanes de Labération

Plusieurs centaines de Français ont été assassinés en quelques années par des terroristes islamistes, mais les journalistes de Libé continuent à fantasmer sur la strème droâte :

Exemple de terrorisme d’ultra droite qui donne des sueurs froides chez Libé :

Des centaines de milliers de clients en moins pour Albin Michel

Albin Michel, éditeur historique d’Éric Zemmour, a annoncé ne plus collaborer avec l’éditorialiste.

Philippe de Villiers, également édité chez Albin Michel, a annoncé son intention de quitter Albin Michel :

Ce sont quelques centaines de milliers d’ouvrage que ne vendra pas Albin Michel. Le nouveau livre d’Eric Zemmour est presque achevé et devrait être publié en septembre. Il pourrait trouver refuge dans une des maisons d’édition d’Editis (Robert Laffont, Plon, Presses de la Cité, XO, Julliard, Le Cherche Midi…) propriété de Vivendi.

Le président de la maison d’édition, Gilles Haéri, a tenu à préciser les raisons derrière ce choix :

« Nous avons eu un échange très franc avec Éric Zemmour qui m’a récemment confirmé son intention de s’engager dans la présidentielle et de faire de son prochain livre un élément clé de sa candidature. »

Eric Zemmour dément cet échange imaginaire :

La loi bioéthique est à peine votée, qu’ils avancent déjà de nouvelles revendications

Le député franc-maçon Jean-Louis Touraine indique sur Facebook la teneur de la prochaine loi bioéthique :

Un certain nombre de sujets ne sont pas pris en considération dans ce texte : PMA post mortem ou de volonté survivante lorsque la femme souhaite poursuivre un projet parental initié avec son défunt conjoint, PMA pour les personnes transgenres, technique de FIV-ROPA (réception des ovocytes de la partenaire), reconnaissance des enfants nés de GPA à l’étranger, légalisation des tests génétiques, diagnostic préimplantatoire avec recherche d’anomalies chromosomiques pour réduire les échecs en parcours de PMA et le nombre de fausses couches chez les femmes à risque… Je regrette également qu’il n’ait pas été possible de créer une délégation permanente au sein du Parlement, chargée des questions de bioéthique.

Je ne doute toutefois pas que, dans les années qui viennent, des compléments seront apportés pour une plus grande reconnaissance de la diversité des modèles familiaux, pour une recherche dynamique et pour un accès plus large des patients français aux innovations médicales et scientifiques.

De leur côté, les écolos saluent une loi qui n’a rien d’écologique et avancent également leurs revendications à venir, étant entendu que, avec les LGBT, ce ne sera jamais assez :

La loi qui a été adoptée hier, même si elle est un soulagement pour nombre de femmes, arrive bien tard et est bien incomplète puisqu’elle exclut les hommes trans et interdit aux femmes trans qui auraient congelé leurs gamètes de les faire transférer à leur conjointe. Par ailleurs, les enfants des couples de femmes se verront discriminés lors de l’établissement de leur filiation puisque celle-ci se fera différemment de celle des enfants nés de couples hétérosexuels. Enfin la loi ne règle pas la question des enfants nés de parents trans, pire, elle rend caduques les solutions juridiques qui avaient été trouvées pour l’établir, recréant ainsi une instabilité juridique que la jurisprudence avait partiellement palliée.

Et pourquoi pas dès 2 ans ?

En Espagne, le gouvernement a approuvé une proposition de loi qui accordera aux personnes de plus de 14 ans (quelle discrimination contre les jeunes de 13 ans !) le droit de changer de genre sur le registre civil sans avoir besoin de preuves, de témoins ou de certificats médicaux.

Néanmoins, ce projet encore trop réactionnaire exige une autorisation judiciaire pour changer de genre une nouvelle fois, et ce sera la dernière (quelle intolérance !).

Au tribunal de Toulouse, l’affaire Mohamed Tataiat : le venin de la Dépêche du Dhimmi contre l’Agrif

Bernard Antony, président de l’Agrif communique

Toute une journée a été consacrée ce 29 avril, au tribunal correctionnel de la ville rose, au procès de Mohamed Tataiat l’imam algérien de la grande mosquée de Toulouse.

Dans un long prêche en arabe prononcé et filmé le 15 décembre 2017, l’imam avait cité en effet un hadith du  traditioniste  sunnite al-Bokhari, ainsi traduit dans l’œuvre des plus grands islamologues de l’école des langues orientales (O.Houdas-et W.Marçais-chapitre 94). Titre 46) : « D’après Abou-Hourayra, l’envoyé de Dieu a dit : « L’heure du jugement n’arrivera pas avant que vous n’ayez combattu les Juifs, et à tel point que la pierre derrière laquelle s’abritera un Juif dira « Musulman ! Voilà un Juif derrière moi, tue le ! » » ».

Rappelons que les hadiths sont les « faits et gestes » du prophète islamiquement authentifiés par une « chaîne de transmission » (en arabe isnad) et que par exemple, cette citation est également rapportée par 23 autres traditionistes (Abdallah-ben-Omar, etc…)

Le moins qu’on puisse dire c’est que les explications embrouillées de Mohamed Tataiat relevèrent d’un surréaliste salmigondis, prétextant que son prêche avait été « mal compris », « sorti de son contexte ».

Tataiat, qui est en France depuis 33 ans, prétextant ne pas pratiquer la langue française, avait exigé un traducteur !

Quoiqu’il en soit, au grand dam de Madame le procureur, on ne peut par exemple jamais savoir si Tataiat, évoquant le « contexte » de la citation du hadith en question, parlait de l’ensemble de son prêche ou de l’époque à laquelle il avait été prononcé ( au moment du transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem), ou encore de la perspective de la fin des temps ne pouvant arriver, à bien lire le hadith, avant que les Musulmans n’aient tué les Juifs.

Tataiat s’affirma ainsi, avec les traductions floues de son interprète, comme artistiquement expert en esquive, en réponses à côté, sorte d’ingénu surpris de ce qu’on lui fasse la méchanceté de lui imputer de citer le hadith dans lequel même les pierres invitent à tuer les Juifs, pour une autre intention qu’une volonté de paix, d’amour et de tolérance. Ce que martela un de ses témoins, professeur de mathématiques lançant : « Tout le monde sait que l’imam est très modéré ».

Bien sûr, bien sûr…

Les mots de Mahomet : « Voilà un juif derrière moi, tue le » relèvent en effet indubitablement d’un grand sommet de modération de ce prophète célèbre pour avoir lui-même, selon les hadiths et la Sira, égorgé à Médine un millier d’hommes de la tribu juive des Banu Qurayza, ligotés, décapités, précipités dans de grandes fosses.

Mais ni le président Bonhomme, ni madame le procureur Alix-Marie Cabot-Chaumeton, ni même les avocats des organisations juives, la plupart plutôt pertinents dans leurs propos, ne semblaient néanmoins avoir assez de connaissance en hadiths pour demander au cheik-imam-mufti Tataiat si par hasard il n’y avait pas une certaine continuité dans l’exhortation du prophète à tuer le juif et l’exploit du massacre des Qurayza massacrés, précipités dans les fosses creusées sur la place du marché de Médine.

Madame le procureur avait, il est vrai, tenu à marteler que le procès ne pouvait être « ni d’ordre religieux, ni d’ordre politique » mais strictement mené sur un plan juridique…

Position évidemment intenable mais affirmée pour que l’islam ne soit surtout pas mis en cause dans les débats.

Une fois interrogé par le tribunal, Maître Jérôme Triomphe fut le premier des avocats à poser clairement, courtoisement, à Mr Tataiat des questions visant à éclairer davantage les magistrats. Et notamment, puisque ce dernier avait placé le rappel du Hadith en question dans une nécessité de docte enseignement de la doctrine islamique sur les fins dernières, sur ce qu’il enseignait sur la destinée dans l’au-delà pour tous les non-musulmans.

Son interprète traduisit sa réponse selon laquelle cela était du ressort d’Allah.

Or aussi bien le Coran (qui est du ressort d’Allah, non ?) que les Hadiths, que tous les docteurs et oulémas de l’islam affirment, sans exception, que ceux qui n’auront pas choisi la vraie religion iront tous en enfer.

Cela est par exemple clairement écrit dans le chapitre « Notions de base » de « l’initiation à l’islam » de la Mosquée de Paris : « Croyants et incroyants ne peuvent pas être égaux : les uns vont au Paradis et les autres en Enfer : mais il s’agit là de l’au-delà. Mais généreusement, avec une grande tolérance comme celle de l’imam Tataiat, il est écrit : »Quant à la vie d’ici-bas, les juristes musulmans ont préconisé depuis toujours la plus grande égalité possible (c’est-à-dire compatible avec la foi)…

Maître Triomphe, pour ne pas prendre trop de temps eut la bonté de ne pas demander à l’imam, en service à Toulouse, quoique fonctionnaire de l’Etat algérien, quelle était l’état de la liberté religieuse en Algérie ?

Mais de ses questions, posées sans l’ombre d’une recherche polémique le plumitif Jean Cohadon de la Dépêche du Midi (en vérité bien plutôt «  Dépêche du dhimmi ») a restitué ce 29 juin que : « l’Agrif était venue cracher son venin extrémiste anti-islam» (sic !)

Sans aucun doute, pareille assertion, digne de la Pravda des grandes années staliniennes lui vaudra beaucoup de considération dans la presse islamiquement correcte, mais elle ne mérite de notre part que commisération.

Les plaidoiries des avocats des organisations juives furent pour la plupart de qualité, non sans être souvent empreintes d’une émotion compréhensible en cette ville de Toulouse marquée en mars 2012 par l’atroce tuerie, perpétrée par l’islamiste à la double nationalité ( algérienne et française) Mohamed Merah, de trois petits enfants juifs et d’un enseignant juif à la sortie de l’école Ozar Hatorah (sans oublier l’assassinat d’un militaire à Toulouse et de deux autres à Montauban).

Mais au lieu d’essayer de répliquer à la plaidoirie de Maître Triomphe, deux des trois avocats de l’imam Tataiat, ne se grandirent pas par leur façon de réagir :

– Pour le premier, Maître Jean Iglesis, point médiocre dans l’ensemble mais émettant d’hallucinantes et ineptes considérations de religions comparées ;

– Pour le second, Maître William Bourdon, bouillant de haine idéologique contre l’Agrif et son président n’émettant la moindre esquisse de réfutation de notre islamologie sans haine, il ne parvint contre l’Agrif et Bernard Antony qu’à la plus éculée des injures gauchistes les plus pavloviennes : « Fachiste ! » sic. Ce que ce dernier eut tôt fait d’arrêter par quelques mots qui s’imposaient.

Car ce n’est certes pas à l’Agrif que l’on invoque les grands héros cités par le mufti Tataiat: le cheik Ahmed Yassine, un des fondateur du Hamas ou encore  l’idéologue islamiste al Zahiri tous deux admirateurs de Hussein Amal-Al-Husseini, le grand Mufti de Jérusalem, grand ami d’Adolf Hitler.

Il avait sans doute échappé aussi à l’imam si modéré Mohamed Tataiat que, comme le rappela judicieusement un des avocats des organisations juives, le Hamas a fait figurer dans l’article 7 de sa charte le fameux Hadith faisant l’objet du procès de ce 29 juin 2021.

On comprenait mieux hier pourquoi le si prudent docteur Dalil Boubakeur de la grande Mosquée de Paris, après avoir dans un premier temps défendu l’imam Tataiat mais ayant mieux analysé ses propos, n’avait finalement pu que le désavouer.

Très possiblement, sinon probablement, il sera fait appel, par l’une ou l’autre des parties, du jugement qui sera prononcé sur le procès de Toulouse.

On peut faire confiance à l’Agrif pour développer, toujours sans crainte et sans haine pour les personnes des musulmans, les considérations qui s’imposent pour que, hors de tout double langage, soit dite la vérité sur l’idéologie politico-religieuse de l’islam et la réalité funeste de la plupart de ses Etats, et d’abord de l’Algérie.

Bioéthique à la française : La dignité propre à tout être humain n’est plus le point focal

Suite à l’adoption définitive de la loi ni bio ni éthique par les députés, Mgr de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, communique :

 

Jean-Marie le Pen et Bruno Gollnisch appellent à une remise en question profonde du RN

Dans ses deux derniers Journaux de bord (621 et 622), Jean-Marie Le Pen souhaite un “redressement politique, intellectuel, moral” du RN et condamne la normalisation  comme étant une “faute politique qui “pourrait entraîner des échecs électoraux à venir si cette position était maintenue” :

“Le FN était intéressant dans la mesure où il se présentait comme une alternative à l’ensemble du système, avec un programme (…)

Aujourd’hui, ou Marine Le Pen revient aux fondamentaux, qui ne consiste pas seulement à les énoncer mais à les faire vivre, sur l’immigration, l’insécurité, avec une reprise de la virilité, de la netteté des positions ou bien ce sera sa disparition. Ou bien Marine Le Pen retrouve les accents des combats précédents ou bien elle va progressivement s’effacer (…)

Marine Le Pen a une obligation, de préciser ses positions et de revenir aux positions qui avaient fait la force et l’espérance de croissance du FN (…) La politique d’adaptation, de rapprochement du mouvement par rapport au pouvoir, à la droite ordinaire même, a été sanctionnée sévèrement”

De son côté, Bruno Gollnisch, qui a été complètement écarté des instances décisionnelles du RN depuis des années, espère une remise en question :

Il n’en reste pas moins qu’il nous faudra aussi nous interroger sur plusieurs points : nos positions sont-elles assez claires, assez audacieuses, assez comprises dans l’opinion publique pour former un programme simple et cohérent de redressement de notre pays ?

L’éviction de Jean-Marie Le Pen, et la non-réinvestiture de nombreux cadres qui n’avaient pas démérité n’ont-elles pas érodé le sentiment affectif, bouclier de toutes les tempêtes et moteur de l’enthousiasme militant ? Le pays croit-il en notre compétence, et, s’il n’y croit pas assez, ne serait-il pas utile de les lui montrer par des initiatives telles que la constitution d’un “pré-gouvernement”, à l’instar des “Shadow Cabinet” à l’anglo-saxonne, dont Jean-Claude Martinez avait pris l’initiative autrefois, de façon à prouver ainsi que nous disposons de personnes parfaitement capables d’assumer les responsabilités gouvernementales, et dont les titres, l’expérience, la compétence, n’ont rien à envier, au contraire, aux titulaires actuels ?

Faute de temps, il est douteux que le prochain congrès du RN à Perpignan (…) ait la possibilité d’engager cette réflexion ; du moins faudra-t-il l’amorcer.

L’idéologie de l’évolution : la projection sur la nature du mythe du progrès

Ingénieur des Mines de Paris, ayant soutenu en Sorbonne une thèse de philosophie sur la dialectique de la science et de la Révélation (De Galilée au Père Lagrange), Dominique Tassot anime le Centre d’Études et de Prospective sur la science (CEP) dont il dirige la revue Le Cep. Il vient de publier un ouvrage fort intéressant concernant un sujet qu’il est toujours difficile de contester, L’Évolution en 100 questions réponses. L’auteur cherche déjà à définir l’évolution est ce serait cocasse si cette absence de précision ne camouflait une idéologie :

Une première difficulté se présente : l’impossibilité de définir l’évolution. […] La microévolution, désignant toutes ces variations héréditaires au sein de l’espèce, est un fait indiscuté, connu depuis toujours, mais qui n’a jamais motivé aucun idéologue. Tandis que la macroévolution, c’est-à-dire l’apparition d’un organe nouveau au sein d’une lignée qui en était dépourvue […] est une pure hypothèse, tellement hypothétique même qu’il suffit de l’énoncer pour saisir aussitôt qu’il s’agit de science-fiction. En conservant le même mot pour ces deux sens si différents, presque opposés, les évolutionnistes portent au crédit de la macroévolution – seule hypothèse qui commande un enjeu idéologique – les multiples faits bien attestés de la microévolution.

L’idéologie du progrès a engendré le libéralisme, le marxisme et le nazisme, trois croyances dans un futur mythique, le grand soir ou le paradis sur terre. L’évolution de l’humanité est cette idéologie qui anime ceux qui nous gouvernent, avec l’idée qu’il faut accompagner cette évolution :

Il s’agit donc, pour ceux qui se considèrent comme son élite, de prendre en main l’évolution de l’humanité pour en accélérer le progrès. Mais comme l’amélioration biologique de l’homme n’est jamais au rendez-vous, la seule voie restant ouverte consiste à éliminer les “moins aptes”, et tout d’abord à limiter leur reproduction. L’euthanasie fait gagner du temps et libère des lits d’hôpitaux, ce qui devint vital en Allemagne pendant la guerre. La Société d’euthanasie avait été créée en 1935 par lord Moynihan ; après 1944, c’est la Fédération mondiale d’hygiène mentale (WFMH) qui prit le relais et recueillit divers médecins eugénistes nazis, qui avaient pu demeurer en Allemagne de l’Est.

Aujourd’hui, les étiquettes ont changé, mais le courant eugéniste est plus puissant que jamais avec l’avortement dépénalisé et remboursé, le tri embryonnaire, les tests génétique prénataux et le retour de l’euthanasie. L’étape suivante consistera à interdire la procréation naturelle – manifestement trop irrationnelle -, ce que divers romans d’anticipation ont déjà mis en scène.

Ce sera sans doute l’objet d’une prochaine loi de “bioéthique”.

C’est arrivé un 30 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • 30 juin : saints du jour français ou en France.
          • St Martial, évêque à Limoges Évangélisateur du Limousin (v. 250)

Soumis par César, après la chute d’Alésia (52 av JC), le pays des Lémovices est rattaché sous l’Empire à la province de l’Aquitaine. C’est dans ce Limousin gallo-romain que Martial est venu prêcher l’évangile.

On sait très peu de choses sur Martial. Il est généralement reconnu comme évangélisateur du Limousin et comme le fondateur du siège épiscopal de Limoges. Mais on a longtemps discuté sur son origine, sur l’époque durant laquelle il a vécu et sur le déroulement des principaux événements de sa vie, en particulier sur ses relations directes avec le Christ dont il aurait été l’un des disciples. Aujourd’hui son histoire, débarrassée de légendes qui s’étaient accumulées au cours des âges, apparaît plus clairement. On admet qu’il fut envoyé de Rome en Gaule.

Parvenu à Limoges, il s’y fixe, fonde un centre chrétien, convertit un certain nombre d’habitants appartenant notamment à la haute société, installe un sanctuaire hors de l’agglomération. Il réalise quelques voyages d’évangélisation mais pénètre peu les campagnes qui restent païennes. Il meurt à Limoges et est inhumé dans un tombeau situé hors de la ville.

  • St Bertrand, évêque du Mans († v. 623)

Au Mans, vers 623, saint Bertrand, évêque, pasteur pacifique, attentif aux pauvres et aux moines.

  • St Otto von Bamberg, évêque († 1139)

À Bamberg en Franconie, l’an 1139, saint Othon, évêque, qui mit un zèle extrême à prêcher l’Évangile aux peuples de la Poméranie.

  • le 30 juin 296 : élection du pape saint Marcellin.

29ème pape, c’est sous son pontificat que commence la dernière persécution, celle de Dioclétien. Il meurt martyr le 25 octobre 304.

  • le 30 juin 922 : Robert Ier est sacré Roi des Francs à Reims.

Robert Ier était très connu pour sa sainteté et sa piété. On dit même qu’il accomplissait des miracles de son vivant. Pendant quelque temps, le peuple français le considère comme un véritable Saint. Il est le grand père d’Hugues Capet. Il est tué à la bataille de Soisson le 15 juin 923.

  • le 30 juin 1073 : élection du pape saint Grégoire VII.
  • le 30 juin 1470 : naissance de Charles VIII, Roi de France.

Charles VIII de France ou Charles VIII « l’Affable », naît le 30 juin 1470 au château d’Amboise, et meurt le 7 avril 1498 au même endroit. Unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, il est le septième et dernier Roi de la dynastie capétienne, branche des Valois. Voir la chronique du 7 avril et du 30 mai.

  • le 30 juin 1559 : accident mortel du Roi Henri II, au cours d’un tournoi.

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d’un coup de lance dans l’œil droit, à Paris. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

  • le 30 juin 1620 : Marie de Médicis, quitte Paris.

La reine-mère, en désaccord avec son fils, le Roi Louis XIII, quitte Paris, le 30 juin 1620. Elle réussit à soulever les grands du Royaume, d’accord avec elle, contre la puissance du duc de Luynes, devenu connétable, le 31 mars 1621. L’armée royale défait les ligueurs au Ponts-de-Cé, le 7 août 1620. Le cardinal, alors évêque de Luçon, travaille à la réconciliation de la reine avec son fils, cela aboutit à la signature du traité d’Angers en août 1620.

  • le 30 juin 1643 : Jean-Baptiste Poquelin fonde la troupe de « l’Illustre Théâtre ».

Jean-Baptiste Poquelin, qui a pris le surnom de Molière, fonde avec quelques amis, dont la comédienne Madeleine Béjart, une troupe de théâtre. Installé d’abord à Paris, “L’Illustre-Théâtre” fait faillite en 1645. La troupe part s’essayer en province et, de retour à Paris en 1659, elle triomphe avec “Les Précieuses ridicules”. Protégé de Louis XIV, Molière donne de nombreuses comédies pour la Cour et le public parisien.

  • le 30 juin 1649 : mort de Simon Vouet, artiste-peintre.

Il importe d’Italie en France le style baroque en l’adaptant aux grandes décorations de l’époque. Nommé premier peintre du Roi, Louis XIII lui commande des portraits, des cartons de tapisserie et des peintures pour le Louvre, le palais du Luxembourg et pour le château de Saint-Germain-en-Laye.

  • le 30 juin 1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht.

Cette victoire a lieu au cours de la guerre de Hollande. Mais le Roi y a perdu un de ses fidèles serviteurs : d’Artagnan, mort le 25 juin, voir la chronique du jour.

  • le 30 juin 1692 : Namur capitule devant l’armée de Louis XIV.

Les nations de la Ligue d’Augsbourg cherchent à conquérir des territoires français pour affaiblir la puissance de Louis XIV. L’Espagne, le Saint-Empire romain germanique et les Provinces-Unies affrontent la France lors du siège de Namur. Le maréchal de Luxembourg, assisté par Vauban et Boufflers, assiège la ville, le 29 mai 1692. Un mois plus tard, Namur capitule, le 30 juin 1692.

  • le 30 juin 1764 : première attaque de la Bête du Gévaudan.

Jeanne Boulet, qui n’a que 14 ans, est tuée par la Bête du Gévaudan, au village des Hubacs dans la paroisse de St-Étienne-de-Lugdarès.

  • le 30 juin 1808 : le cardinal Desping écrit de Rome à l’archevêque de Grenade.

“Vous sentez bien que nous ne devons pas reconnaître comme roi un franc-maçon, hérétique, luthérien, comme sont tous les Bonaparte et la nation française”.

  • le 30 juin 1965 : la France pratique à Bruxelles la politique de la chaise vide.

Le but : infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.

  • le 30 juin 1968 : large victoire de l’UDR aux législatives.

De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quitte le pouvoir un an plus tard.

  • le 30 juin 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre sacre 4 nouveaux évêques à Ecône.
  • le 30 juin 2004 : Jean-Pierre Raffarin, premier Ministre français, fait voter la loi, contestée, de la suppression du jour férié du Lundi de Pentecôte.

Le projet de loi bioéthique adopté par 326 voix pour et 115 voix contre

Le détail des votes est en ligne ici.

  • 6 députés LREM ont voté contre et on peut les féliciter :
    • Anne Blanc
    • Aude Bono-Vandorme
    • Yves Daniel
    • Typhanie Degois
    • François Jolivet
    • Annie Vidal
  • 19 députés LREM se sont abstenus
  • 5 députés LR ont voté pour. Voici les candidats à éliminer aux prochaines élections :
    • Marine Brenier
    • Maxime Minot
    • Robin Reda
    • Laurence Trastour-Isnart
    • Pierre Vatin
  • 7 députés LR se sont abstenus :
    • Damien Abad
    • Valérie Bazin-Malgras
    • Éric Ciotti
    • Vincent Descoeur
    • Julien Dive
    • Victor Habert-Dassault
    • Frédérique Meunier

Mobilisée une nouvelle fois devant l’Assemblée nationale pour accueillir les ministres et députés à leur arrivée dans l’hémicycle, La Manif Pour Tous dénonce le passage en force de la majorité pour imposer une loi une loi d’adultes qui oublie les enfants. Concrètement, des enfants pourront être conçus en étant volontairement privés de père pour toute leur vie.

Ce manque délibéré d’amour et de repère ne pourra jamais être remplacé.

Mais l’histoire n’est pas finie : outre le recours devant le Conseil constitutionnel, la nouvelle campagne électorale qui s’ouvre permettra de confronter les choix pour la famille et la société : ce qu’une loi fait, une loi peut le défaire. Et heureusement !

« Il n’existe pas de droit à l’enfant ». En supprimant ces mots du projet de loi, les parlementaires de la majorité ont joué cartes sur table : ils ont adopté une loi d’adultes qui crée le droit à l’enfant. C’est une terrible régression qui réduit l’enfant à être l’objet d’un contrat devant notaire, un bien que l’on peut acquérir, à n’importe quel prix, et sans cadre ni limite. Aujourd’hui avec la PMA sans père, demain avec la GPA. Car en repoussant sans cesse les limites de l’inacceptable, les députés de la majorité et leurs alliés ont voté une loi qui ouvre le droit pour tous à avoir un enfant sans même le concevoir. La majorité a oublié que l’enfant est le fruit de l’amour. Mais d’amour, il n’en est pas question dans ce texte qui autorise la conception d’enfants orphelins, volontairement orphelins. Rien ne pourra maquiller la triste réalité d’un texte pour les adultes et contre les droits des enfants. Une loi qui prive un enfant de son père ne sera jamais une loi d’amour.

GPA : la mascarade de la « ligne rouge »

Le gouvernement, ce matin encore par la voix d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, joue un jeu dangereux sur la GPA. Il jure, la main sur le cœur, que c’est une ligne rouge infranchissable. Mais, dans le même temps, il affirme ne pas avoir de position sur le sujet, et plus grave encore, il veut faciliter la reconnaissance des GPA réalisées à l’étranger. Il y aurait donc deux catégories de femmes : celles que l’on peut reléguer au rang d’esclaves destinées à produire des bébés achetés par des adultes sans conscience, et les autres. Pour La Manif Pour Tous, la dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière ni de couleur. Ce qui est intolérable pour les femmes des beaux quartiers parisiens l’est tout autantpour les femmes victimes de la pauvreté et prêtes à tout pour survivre, y compris se louer et renoncer à leur bébé à la naissance. Le business de la procréation prospère sur la pauvreté, la vulnérabilité et la misère humaine, ce qui le rend particulièrement insupportable.

Filiation bidon et désincarnée pour des enfants relégués au rang de « projet parental »

En prétendant créer une « filiation » nouvelle, les députés de la majorité présidentielle et leurs alliés ont également choisi de donner à des enfants un acte de naissance sur lequel ils auront, non pas un père et une mère, quand bien même l’un d’eux serait inconnu, mais deux « mères ». Aveuglés par leur idéologie radicale, ces députés ne voient même plus le caractère invraisemblable d’une telle « filiation ». Ils ont également voté pour l’autoconservation des gamètes sans motif médical, exposant ainsi les femmes à la pression de leurs employeurs pour retarder leur maternité et donnant lieu à de douloureuses désillusions. Ces mesures, qui constituent une incroyable régression pour les droits de l’enfant, réalisent un basculement sans précédent dans le domaine de la procréation en France. Désormais, l’enfant, désigné sous le vocable de « projet parental » dans la loi, pourra être planifié, commandé et même conçu avec l’achat de gamètes à des banques de sperme privées. En effet, comme l’a annoncé La Manif Pour Tous depuis plusieurs années, la pénurie évidente de sperme conduit déjà les acteurs du « secteur d’activité » de la procréation à réclamer la possibilité d’acheter des gamètes à l’étranger ou de payer les hommes « fournisseurs ».

Un texte contraire à l’éthique

A ces mesures déshumanisantes, contraires à la dignité humaine et au pilier civilisationnel de la protection des plus vulnérables, s’ajoutent le vote des mêmes députés en faveur de la création d’embryons transgéniques, d’embryons chimères animal-homme et de gamètes artificiels. A l’heure où le monde prend conscience de ses errements en matière environnementale, aux conséquences parfois irréversibles sur notre écosystème, il est irresponsable que des élus, et en particulier ceux qui se disent écologistes, aient pu voter en faveur de ces pratiques, évidemment à hauts risques. La Manif Pour Tous appelle le Conseil constitutionnel, s’il est effectivement saisi par les parlementaires, à faire respecter le principe suivant lequel « tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits ».

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, résume :

« L’histoire n’est pas finie, et heureusement. La prochaine campagne présidentielle sera marquée par une confrontation de vision de la famille et de la société. Outre le retrait de la PMA sans père, d’autres mesures seront au cœur des débats sur la filiation, notamment la GPA. Plus largement, c’est la famille, qui n’existe pas sans la filiation homme-femme, irremplaçable comme premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, qui s’invitera dans la campagne. Il en va de notre avenir, celui des repères de notre société et du vivre-ensemble, mais aussi de notre démographie, enjeu essentiel pour notre dynamisme et pour notre avenir ».

Motion de rejet déposée par Emmanuelle Ménard.

Le lien entre le verrouillage idéologique des médias et la progression de l’abstention

De Renaud Dozoul dans les 4 Vérités :

Depuis plusieurs mois, la rumeur de rachat d’Europe 1 par Vincent Bolloré agite le Landerneau médiatique. Fort du succès de Cnews qui, après seulement trois ans d’existence, détrône régulièrement ses grandes sœurs BFMTV et LCI, le requin blanc breton aurait des vues sur Europe 1, dont l’audience a été divisée par 2 en 10 ans.

Si le bon sens voudrait que l’on se réjouisse d’une possibilité de redressement de la station, la préoccupation des journalistes est toute autre: la « bollorisation » des esprits. En réalité, l’homme d’affaires a fait le constat assez évident d’une uniformité idéologique du paysage audiovisuel, qui laisse de l’espace à une plus grande liberté de pensée et de ton. Mais il semble que la pluralité de l’information soit une valeur acceptable dans la seule mesure qu’elle représente la pluralité des sensibilités … de gauche.

Sans forcer le trait, si l’on écoute les journalistes français, il est naturel et heureux que France Inter soit une radio « engagée » payée par nos impôts, et il faudrait lutter contre une station privée car on n’y pense pas comme il faut !

Cette logique pose deux questions très importantes:

  • À l’heure d’internet, l’existence même d’un service public de l’audiovisuel a-t-elle encore un sens ?
  • Et la meilleure garantie contre les « fake news » n’est-elle pas justement la pluralité, libérée du carcan judiciaire, des différentes lois limitant la liberté d’expression, et criminalisant la parole

Car il n’est pas question de remplacer une inquisition par une autre. Il ne s’agit pas de priver de micro Sophia Aram, ou l’immense Charline Vanhoenacker, mais il serait moins pénible pour ceux qu’elles insultent de ne pas, en plus, devoir les payer. Plus généralement, il n’y a pas besoin de très bien situer la frontière des missions régaliennes de l’État pour être certain qu’il n’a aucune raison de financer, même partiellement, l’activité de journalisme. C’est même, en réalité, un enjeu démocratique.

Le système électif est une composante, évidemment centrale, de la démocratie, mais les conditions favorables au débat public en est le cadre absolument nécessaire. Comment dès lors, accepter un paysage médiatique faussé par l’argent public, et tenu par la laisse judiciaire des lois liberticides? On peut d’ailleurs, sans trop d’audace, tirer un fil entre cette situation de verrouillage idéologique, et la progression de l’abstention. L’élection qui polarisera l’année prochaine devrait être l’occasion de prendre date, et de demander une véritable remise à plat. À suivre.

Le 29 juin 2001, l’Eglise reconnaissait officiellement les apparitions de Kibeho, au Rwanda

D’Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant :

Il y aura bientôt 40 ans, le 28 novembre 1981, la Vierge Marie, apparaissait à une jeune fille de 16 ans, Alphonsine Mumureke. Puis, elle apparaîtra à d’autres jeunes filles. En 1994, le Rwanda se transforme en mer de sang. C’est le génocide des Tutsis. Il y a 20 ans, l’Eglise reconnaissait officiellement ces apparitions. Eclairage sur ces apparitions qui restent d’actualité.

Le Rwanda est surnommé le « pays des mille collines ». Il se situe dans la région des grands lacs, en Afrique de l’Est. Au nord se trouve l’Ouganda, au sud, le Burundi, à l’ouest, la république démocratique du Congo, et, à l’est, la Tanzanie. Les deux principales ethnies sont les Hutus et les Tutsis. Les premiers sont majoritaires, et, représentent 84% de la population. A la fin de la période coloniale allemande et belge, qui a duré entre 1885 et 1962, le Rwanda devient une république, en janvier 1961. Cette indépendance s’est faite dans le sang, avec la prise du pouvoir par les Hutus, majoritaires mais considérés jusqu’alors comme appartenant à la « classe sociale inférieure ». Deux ans avant, en 1959 avait éclaté une guerre civile, qui avait poussé à l’exil plusieurs centaines de milliers de Tutsis, et fait plusieurs milliers de morts. C’est dans ce contexte, que la Vierge Marie apparaît. Elle se rend auprès de son peuple divisé, en grande souffrance. Il est gouverné depuis 1973 par Juvénal Habyarimana. Ce-dernier est un Hutu, qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’état. C’est un autocrate, aux méthodes controversées. Il sera assassiné dans son avion, abattu par un missile, en 1994. Jean-Pierre Chrétien, historien, qui a enseigné au Burundi, le pays voisin où se sont réfugiés des centaines de milliers de Tutsis, résume son action politique en parlant de « nazisme tropical ». D’autres estiment, au contraire, qu’il a apporté une certaine paix. De fait, pendant ses 21 ans, le Rwanda n’a pas connu de guerre civile. 

La première apparition

Ce 28 novembre 1981, comme elle le raconte elle-même, lors des différents interrogatoires, tant civils que religieux, auxquels elle a dû se soumettre, Alphonsine se trouve dans le réfectoire du collège de Kibeho. Ce petit village se situe dans le sud, à 3h de route de Kigali, la capitale. Il est tenu par des religieuses. Alphonsine est une adolescente de 16 ans. Il est 12h39 lorsqu’elle se lève brusquement. Puis, elle se met à genoux regardant vers le haut, comme figée. « J’ai entendu une voix qui m’a appelée », raconte-t-elle. Physiquement, elle est dans le réfectoire, mais son esprit, son âme s’est transportée ailleurs. « Je me trouvais dans un autre endroit, il y avait un nuage tout blanc, et, une belle dame. » A la question : « Qui es-tu ? », la belle dame lui répond : « Je suis la Mère du Verbe de Dieu ». C’est la première apparition d’une longue série qui se terminera huit ans plus tard, le 28 novembre 1989. La Vierge Marie apparaît, aussi, à d’autres jeunes filles, Nathalie Mukamazimpaka, qui est morte du paludisme en 1998, et, Marie-Claire Mukangango, qui sera emportée par le génocide de 1994. La Vierge Marie se présente sous le vocable de Notre-Dame des Douleurs. Les voyantes vivent des expériences mystiques qui impressionnent : elles entrent en extase, tombent violemment par terre ou restent des heures sans bouger. Elles voyagent avec la Vierge Marie, dans des mondes parallèles, comme l’enfer, le purgatoire et le paradis.  Elles chantent, dansent et parlent de façon incessante, comme si elles n’étaient plus elles-mêmes.

Les messages sont toujours d’actualité

Difficile de résumer ces milliers d’heures que la Vierge Marie a passé avec les voyantes. Comme à Fatima, à Lourdes, à la Salette, et, dans d’autres endroits de France et du monde entier, ses messages restent d’actualité. La Vierge Marie lance un appel urgent à la conversion. Son message est, d’ailleurs, terrible et raisonne :

« Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous ! Convertissez-vous quand il en est encore temps ! Si vous ne vous repentez pas et ne convertissez pas vos cœurs, vous allez tous tomber dans un gouffre ».

Elle donne, aussi, son diagnostic :

« Le monde se porte très mal. Il va plonger dans des malheurs innombrables et incessants. Le monde est en rébellion contre Dieu, (ubu isi yarigometse), trop de péchés s’y commettent. Il n’y a pas d’amour ni de paix ».

Elle parle, déjà, de l’apostasie et du relativisme :

« La foi et l’incroyance viendront sans qu’on s’en aperçoive. » (Ngo ukwemera n’ubuhakanyi bizaza mu mayeri).

C’est une des paroles mystérieuses dites plus d’une fois par la Vierge à Alphonsine. Alphonsine en est un peu sa porte-parole. La Vierge lui demande de répéter cette phrase au monde. Puis, Notre-Dame parle, comme à Fatima, de la souffrance salvifique. Le 15 mai 1982, elle dit à Nathalie : « Personne n’arrive au ciel sans souffrir ». En même temps, Elle se choisit des âmes de prédilection qui souffrent pour le salut des autres. Elle insiste sur la prière et prévient :

« Priez sans relâche pour l’Eglise, car de grandes tribulations l’attendent dans les temps qui viennent. »

Elle le redit à Alphonsine, le 15 août 1983, puis, le 28 novembre 1983. Les scandales de pédophilie, l’homosexualité, et, la corruption qui touchent certaines élites (ou pas) de l’Eglise sont d’actualité. Elle parle du chapelet des 7 douleurs, de sa prière lente, méditative, quotidienne. La voyante Marie-Claire dit avoir reçu des révélations au sujet de ce chapelet. La Vierge aime ce chapelet, après celui du Rosaire. Enfin, la Vierge Marie désire qu’on lui construise une chapelle.

Le « gouffre » de 1994

Il est un « gouffre » dans lequel le Rwanda est tombé, malgré les alertes et les appels de la Vierge Marie : celui du génocide. Le 6 avril 1994, l’avion du président du Rwanda est abattu au-dessus de Kigali. A son bord : le président Juvénal Habyarimana et celui du Burundi, Cyprien Ntaryamira. Du 7 avril au 17 juillet, en 3 mois, 800 000 Tutsis vont tomber sous les machettes et les gourdins des Hutus. Dans la nuit du 6, les forces tutsies du Front patriotique rwandais (FPR) stationnées au Burundi envahissent le Rwanda et marche sur Kigali. Des personnalités politiques hutues, ainsi que des casques bleus belges sont assassinés. Tout le pays s’embrase. Les proches du président assassiné, son gouvernement, les préfets, appuyés par les milices locales hutues, montent des barricades et se lancent à la poursuite des Tutsis. Pendant ce temps-là, l’Allemagne, la Belgique, la France, et, la Communauté Internationale démissionnent en partie. La France est même accusée d’avoir participé au génocide. Dans le nord du pays, le FPR continue à avancer sur Kigali. Mais, il ne peut empêcher les massacres, qui se dérouleront entre avril et mai. Au mois de juin et début juillet, après le génocide de masse, les tueries ciblées continuent. Il s’agit d’éliminer tout survivant tutsi. Le 4 juillet le FPR prend Kigali. Les massacres commencent à cesser. Du côté des voyantes, seules Alphonsine et Nathalie ont survécu. Marie Claire Mukangango a été emportée. Après les apparitions, elle était devenue enseignante. Elle s’était mariée avec Elie Ntabadahiga, un journaliste. Elle meurt avec lui à Kigali.

Le chapelet des 7 Douleurs de Marie

Gino Testa est le responsable des groupes de prières Padre Pio de Paris. Il est proche de la voyante Alphonsine, qui vit dans une communauté de religieuses cloîtrées à Rome. A Paris, cette semaine, il organise pour commémorer cet évènement-anniversaire, des 20 ans de la reconnaissance des apparitions de Kibeho, une semaine de prière à la Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, à Saint Louis d’Antin, et, à Saint Nicolas des Champs. Comme il l’explique, cette semaine est « autour du Chapelet des Sept Douleurs de Marie, Mère du Verbe ». Pour lui, « le message de la Vierge Marie est, toujours, d’actualité. D’autres épreuves sont là. Ce Chapelet permet de nous rapprocher d’Elle, de mieux L’aimer “en mettant nos petites mains dans la sienne pour qu’Elle nous conduise à Jésus”. » On le comprend, Marie parle au monde et à l’Eglise. L’entendront-elles ?

Eclairage réalisé par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant

Photos © DR

Loi bioéthique : un texte marqué par l’idéologie au service des intérêts de l’industrie pharmaceutique

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

Le projet de loi dit de « bioéthique » sera voté ce soir dans sa version définitive par l’Assemblée nationale, au terme de trois longues années de débats vains, durant lesquelles aucune modification substantielle n’aura pu être apportée en dépit des réserves exprimées par les Français dans les conclusions des « Etats généraux », et des corrections apportées par le Sénat ou réclamées par quelques parlementaires courageux, attachés au respect de l’embryon humain et opposés à la modification génétique du patrimoine de l’humanité .

Si les précédentes lois de bioéthique auront, depuis 25 ans, abandonné la protection de l’embryon humain, le projet de loi actuel franchit une nouvelle ligne rouge

Sous couvert de « rénover le régime juridique qui s’applique aux cellules » et de « clarifier des termes […] intelligibles dans le contexte scientifique actuel », le projet de loi bioéthique autorise

  • la recherche sur l’embryon humain jusqu’à 14 jours,
  • la libéralisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh),
  • la création
    • de gamètes artificiels,
    • de copies d’embryons humains (articles 14 et 15),
    • d’embryons chimères,
    • d’embryons transgéniques (article 17).

Ce projet de loi engage la France dans une voie nouvelle où tout devient possible.

Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, dénonce

« un projet de loi marqué par les intérêts de l’industrie pharmaceutique. S’il est “digne” et “bien intentionné” de produire et trier des embryons pour le congélateur, la paillasse de labo ou la poubelle, plus rien n’est indigne ni mal intentionné dans ce continuum de l’industrie procréative. Les lois de bioéthique n’ont jamais eu d’autre ambition que d’arracher la biologie à l’éthique à des fins idéologiques et mercantiles. »

Ces enjeux majeurs et techniques méritent un décryptage. La Fondation Jérôme Lejeune vient de publier un nouveau manuel sur l’embryon humain qui expose notamment les problématiques scientifique, juridique et éthique de la nouvelle loi.

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