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Jean-Marie Le Pen sur la tribune : “Je lance cet avertissement depuis déjà quarante ans (…) J’ai tenté d’en avertir mes compatriotes”

Extrait d’un long interview de Jean-Marie Le Pen dans Le Point :

Le Point : La tribune d’une vingtaine de généraux militaires publiée dans Valeurs actuelles le 21 avril enflamme le débat politique depuis une semaine. L’avez-vous lue ?

Jean-Marie Le Pen : Je n’y ai pas lu d’appel au putsch, mais une description que je trouve modérée d’une situation française en réalité bien plus dramatique que ce que décrit le texte. Ces généraux ont agi conformément à leur âge et à leur dignité, avec sagesse, et cette sagesse apparaît comme monstrueusement provocatrice par rapport au silence officiel. Les signataires de cette tribune ont une compétence évidente sur un certain nombre de sujets.

Et il est clair que certains quartiers font peser une menace considérable sur la sécurité nationale. Plusieurs centaines de quartiers sont désormais homogènes au point de vue ethnique, religieux et politique. Ces quartiers sont peuplés de jeunes gens souvent désœuvrés, et, par conséquent, toujours disponibles pour faire quelque chose ! Car quand on est jeune, on veut agir, on est prêt… Et une action brutale peut être provoquée par un simple mot d’ordre, ou un événement quelconque. Nous ne le voyons que trop souvent.

Je n’en suis pas surpris, car je lance cet avertissement depuis déjà quarante ans. J’ai vu tout cela se construire, j’ai tenté d’en avertir mes compatriotes, et pour un certain nombre d’entre eux je suis passé pour un énergumène ; pour d’autres, pour un fasciste – dans ce cas-là, il n’y a pas d’explication à donner. J’ai été un adversaire de l’immigration depuis les années 1970. La dynamique du phénomène apparaît aujourd’hui. Il y a plus de 2 000 mosquées en France, qui toutes ont été construites ces quarante dernières années, quand il a fallu 2 000 ans pour bâtir nos églises.

La sémantique des signataires reprend exactement celle de vos discours, lorsqu’ils ciblent les « hordes des banlieues »…

Mais quel mot faut-il choisir, quand des groupes de cent types tirent des fusées sur vous ? Des bandes, des gangs ? Des « hordes de banlieues », c’est un minimum. Je pense que le sentiment populaire correspond à l’analyse qu’en publient les militaires. Les gens s’en rendent compte maintenant. À Trappes, il n’y a pratiquement plus de population européenne, ou bien elle rase les murs, et pas seulement les soirs d’émeutes. Je ne suis pas étonné qu’un certain nombre de militaires pensent comme moi. J’ignore qui a pris l’initiative de leur dire de s’exprimer publiquement, mais je trouve cette formule totalement originale, et démocratique, contrairement à ce qu’affirment un certain nombre de gens. Le devoir de réserve vise les sujets militaires, il n’a pas pour vocation de protéger les intérêts d’un parti ou d’un courant politique (…)

Est-ce que la France de 2021 vous fait peur  ?

Rien ne me fait peur, ce n’est pas un sentiment qui m’habite. Mais est-ce qu’elle m’inquiète ? Oui. L’explosion démographique est le phénomène principal du XXe siècle. En cinquante ans, la population mondiale est passée de 2 à 8 milliards d’habitants, et elle est en expansion. Voilà. C’est comme ça. Et l’homme se reproduit partout, sauf chez nous. Dans l’arc boréal, qui va de Vladivostok à Gibraltar et qui comprend les pays slaves et les pays d’Europe occidentale, la natalité est insuffisante, quand ailleurs elle est explosive.

Par conséquent, il est tout à fait naturel que cela débordera, et que nous allons recevoir des vagues migratoires. Le problème est : comment les arrêter ? On peut encore dissuader ces populations de venir. Si j’étais au pouvoir, je dirais : « Sachez que si vous venez chez nous sans y être invités, vous n’aurez jamais droit à rien. Ni logement, ni travail, ni aides sociales, ni l’école pour vos enfants. » Un certain nombre de gens tenteront peut-être d’aller ailleurs. Mais s’ils arrivent quand même, que fera-t-on ? Ces situations se présenteront un jour. Et dans quelques années, on verra des gens de gauche nous reprocher notre faiblesse à l’égard de l’immigration. On nous dira : « Bandes de salauds, vous n’avez rien fait ! » (…)

Pensez-vous qu’un besoin d’autorité va s’exprimer en 2022, et qu’il peut favoriser la candidature de votre fille, Marine Le Pen ? Les sondages la donnent au second tour de la présidentielle dans tous les cas de figure, et son ancrage apparaît solide auprès des jeunes et des classes populaires.

C’est une des dernières chances de manifestation d’une volonté nationale de résistance. Mais l’ancrage que vous mentionnez est psychologique, et tient beaucoup aux moyens d’information, à ce que répètent les JT de TF1, de France 2 : en soutenant Marine Le Pen, les gens ont un sentiment naturel d’adhésion globale à un mouvement de contestation nationale. Mais je constate que ce mouvement n’est pas organisé, et ne constitue pas pour le moment une force de pression. (…) Et il est possible que le rejet d’Emmanuel Macron soit plus fort que celui de son adversaire.

Un second tour Macron-Le Pen est acquis, selon vous ? Quels sont vos pronostics ?

Un second tour Macron-Marine est possible, mais il n’est pas certain. On peut compter sur l’intelligence de l’extrême droite et de la droite pour présenter plusieurs candidats au premier tour, de façon à ne pas être dans la course ! Si Marine a un certain nombre de candidats de droite qui lui sont opposés…

Vous pensez à Xavier Bertrand ?

Qui c’est, Xavier Bertrand ? C’est l’anti-candidat par excellence. Il est petit, il a une mauvaise voix, et en plus il s’exprime de façon péremptoire… C’est extraordinaire qu’il atteigne ce niveau de sondages ! À l’examen des candidats, moi, je lui foutrais un zéro pointé. (…)

Le risque est l’éventualité d’une candidature, qui ne serait pas innocente, d’une droite hors les murs. Éric Zemmour, que j’aime beaucoup, n’est pas du tout un bon candidat ! Mais on sent chez certains une tentation. Si des gens de la droite nationale sont assez fous pour se présenter contre Marine Le Pen, ce sera avec la volonté de la détruire, donc de détruire la chance de la droite nationale. Personne ne le fera, sauf des gens stipendiés pour le faire, par ceux qui ont un intérêt à faire battre Marine Le Pen.

Pensez-vous que Marion Maréchal ferait une meilleure candidate ?

Il n’est pas question de relève, pour l’instant. Marion est un personnage de qualité exceptionnelle. Mais pour faire ce genre de mission, il faut en avoir envie.

Il y a une candidate, même si j’ai avec elle un certain nombre de conflits. Elle m’a quand même exclu de mon propre parti, du jamais-vu dans le monde ! (…) J’écoute toujours ce que dit Marine. Je trouve d’ailleurs ce qu’elle dit très bien, et de mieux en mieux, au fur et à mesure que s’éloigne l’ombre de Florian Philippot. Elle fait un sans-faute, pour l’instant. Elle a une bonne stratégie, même si elle collectionne l’ensemble des hostilités. La pérennité a cet avantage qu’elle vous habitue… Elle tient la rampe, elle tient le coup. Et je sais, pour l’avoir vécu, combien c’est difficile (…).

Je n’ai pas de regrets. Si j’avais cinquante ans de moins, je monterais sur la barricade ! Mais, maintenant, j’ai une canne, ce n’est pas très dynamique comme image. J’aimerais vivre, pour voir ce que l’avenir apportera.”

150e anniversaire du martyre de Mgr Darboy et ses compagnons

Le programme des commémorations des massacres de la Commune par la paroisse Notre-Dame des Otages (dont nous avons déjà parlé ici) est disponible. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici:

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Chronique du délitement : les Parisiens découvrent la guérilla

Les habitants du 19e arrondissement de Paris ont été réveillés, dans la nuit du 1er au 2 mai, par des tirs de mortier, vers 23h45. Les tirs visaient les toxicomanes. D’après une source policière, les tireurs seraient « des jeunes habitants du quartier exaspérés par les nuisances liées aux toxicomanes ». Pierre Liscia, porte-parole du parti «Libres!» créé par Valérie Pécresse explique :

« Cela fait longtemps que des collectifs de riverains font entendre leurs difficultés. Ils se sont réunis à plusieurs reprises et, durant ces réunions, certains ont clairement évoqué le fait d’en venir à des solutions plus radicales ».

« Au début, ce sont des bombes à eau qui étaient lancées. Ensuite ça a été des bouteilles de verre. Et maintenant, des tirs de mortiers ».

Témoignages :

« Toutes les nuits, au pied de notre immeuble, 200 personnes se retrouvent pour dealer. De nombreux habitants sont sur les nerfs, parce qu’ils ne dorment plus la nuit. Nous savions qu’il allait y avoir un drame, la question, c’était quand ».

« Le dialogue avec ces gens-là n’est plus possible, mais nous ne pouvons pas leur jeter la pierre : depuis nos salons, nous voyons des gens se faire poignarder, agresser, crier… Les habitants sont arrivés à un point de non-retour. À présent, il faut s’attendre à ce que des dealers organisent la riposte, et ça peut aller loin : les Parisiens vont découvrir la guérilla urbaine ».

« Avec les enfants, on regarde tous les matins par la fenêtre pour voir si on peut sortir. À 7h30, les toxicomanes sont toujours là, alors on attend 8 heures pour aller à l’école, le temps qu’ils se déplacent au jardin d’Éole. Puis le soir, quand mes enfants sortent du métro, je viens les chercher pour rejoindre notre domicile, qui se trouve à quelques mètres, parce qu’ils ont peur tout seuls. Une fois la nuit tombée, on augmente le son de la télé pour ne pas entendre les cris ».

En quoi les élèves du hors-contrat ne sont-ils pas touchés par les conséquences de la situation sanitaire ?

EducFrance publie la lettre ouverte d’un collectif d’élèves de terminale privée hors contrat. Ils sont tous en double projet, c’est-à-dire qu’ils poursuivent des études académiques exigeantes et un sport à très haut niveau :

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,

Nous sommes des lycéens de terminale de l’Académie Mouratoglou à Biot en sport-études tennis ou golf, et  nous vous sollicitons aujourd’hui pour attirer votre attention sur le sort qui nous est réservé par la décision que  vous avez prise de ne pas faire bénéficier les lycées hors contrat des modalités adaptées du baccalauréat 2021.  

Nous avons été frappés par la grande injustice de cette décision. L’évolution des modalités du baccalauréat  2021 a été justifiée par vous-même par les conséquences de la crise sanitaire et par la nécessité de tenir compte des difficultés d’apprentissage depuis plusieurs mois. Or, ces nouvelles modalités sont pour nous  considérablement durcies par rapport à une période normale.

Là où les épreuves de spécialité ont été annulées dès janvier pour les lycées publics et privés sous contrat et  récemment pour les élèves du CNED réglementé, elles ont été repoussées en juin pour nous et nous ne l’avons  appris que le 25 février dernier. Dès lors, notre planning de révision est surchargé car ces 2 épreuves  s’intercalent entre les épreuves communes (en mai), la philosophie et le grand oral (à partir de la mi-juin).  

En temps normal, nous aurions déjà passé les épreuves de spécialité en mars et aurions eu donc plus de temps  pour nous concentrer et réviser les autres épreuves et nous organiser.

Comment pouvez-vous considérer face  à ce tunnel d’épreuves que nous serons à égalité avec les autres lycéens, qui, eux, n’ont que la philosophie et  le grand oral à réviser ? Pourquoi ne pas avoir repoussé ces épreuves de spécialité pour tous en juin ou ne les  avoir pas annulées pour tous ? Les conditions sanitaires actuelles ne sont d’ailleurs pas meilleures qu’elles ne  l’étaient en mars dernier.  

Dans tous les cas, il s’agit de respecter le principe d’égalité si cher à la République française.

En quoi les élèves du hors-contrat ne sont-ils pas touchés par les conséquences de la situation sanitaire, en quoi méritent-ils des modalités plus compliquées cette année ?

De plus, les épreuves communes commencent dans 2 semaines et, compte tenu des contraintes liées à la Covid, auxquelles se sont ajoutées le dernier confinement d’un mois, nous n’avons pas encore terminé les programmes dans  certaines matières (comme les autres lycéens d’ailleurs qui ne cessent de vous le faire savoir). Comment  pouvons-nous dès lors réviser toutes les matières depuis le début de l’année, suivre nos cours pour terminer  les programmes tout en passant des épreuves et préparant le grand oral ?

Nous devons également passer dans  2 semaines les épreuves d’EPS alors que les gymnases ont été fermés quasiment toute l’année scolaire, que  nous sommes confinés depuis 1 mois. Comment peut-on être prêt à passer ces épreuves dans des conditions  sereines ?

Nous pensions que le bac était un diplôme national et que tous les lycéens de France étaient soumis aux mêmes  règles pour le mériter. Ce n’est plus le cas et nous serons cette année soumis à un régime discriminatoire et absolument injustifié.  

En ce qui nous concerne, nous sommes des sportifs assidus et visant au haut niveau. L’Académie représente  pour nous une chance de profiter d’une formation sportive exceptionnelle en suivant, de manière intense, les  programmes et les méthodes conduisant au baccalauréat. Croyez bien, Monsieur le Ministre, que nos journées sont bien remplies et que les cours qui nous sont prodigués sont particulièrement sérieux.

La justification avancée reposant sur le fait que nous n’aurions pas de livret scolaire et qu’il serait impossible  d’apprécier nos résultats sur le contrôle continu ne peut être admise. La réalité montre le contraire. Nos  enseignements sont de qualité, nous faisons des devoirs sur table chaque semaine, des bacs blancs et nous  avons un bulletin scolaire ! Heureusement d’ailleurs puisque nous prétendons à entrer dans l’enseignement supérieur et que nos notes sont prises en compte sur Parcoursup. A cet égard, les élèves poursuivent leurs  études dans des universités françaises ou étrangères renommées (aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en  Suisse par exemple) ou dans diverses écoles (commerce, sciences politiques, etc…).

Comme pour tous les lycéens, l’épidémie a beaucoup perturbé notre vie et peut-être plus encore car nous avons  été également affectés dans la pratique de notre sport, qui contribue tant à notre équilibre. Ce tunnel d’épreuves, avec l’ajout des épreuves de spécialité les 7 et 9 juin, remet d’ailleurs en cause notre calendrier de compétitions.

Nous savons que vous êtes attachés au sport et aux jeunes sportifs en général, vous l’avez encore dit dimanche soir lors de l’émission Stade 2 sur France 3 où vous avez rappelé que les jeunes, leur bien-être, leur santé  psychologique étaient votre priorité. Pourquoi sommes-nous les seuls 4000 lycéens en France pour lesquels la  détresse psychologique, le stress lié aux conditions de vie cette dernière année ne devraient pas être pris en  compte ?  

Nous sommes certains que vous avez suffisamment d’humanité pour comprendre notre désarroi et notre sentiment d’inégalité face à cette situation, et que vous saurez nous entendre en acceptant, au minimum, que certaines de nos matières, soit les épreuves communes de mai, soit nos deux épreuves de spécialité initialement prévues en mars et reportées en juin, relèvent du contrôle continu comme pour tous les autres élèves, et que le  programme de révision de terminale soit allégé pour tenir compte de l’impossibilité de le terminer.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

Des élèves de Terminale de l’Académie Mouratoglou.

La CEDH sous influence de George Soros

Une idéologie dominante derrière la Cour européenne des droits de l’Homme ? D’après un rapport réalisé par l’ECJL et Gregor Puppinck juriste à la CEDH, de nombreux juges de cette juridiction seraient affiliés à la très idéologique Open Society. Gregor Puppinck est interrogé par Valeurs Actuelles :

Capitaine de gendarmerie Hervé Moreau : “Nos votes seront nos fusils et nos balles”

Son livre auto-édité s’est déjà vendu à plus de 10 000 exemplaires, ce qui est remarquable. Le capitaine de Gendarmerie Hervé Moreau y dénonce le laxisme de la justice (voir ici), et a été sanctionné d’un blâme pour l’avoir écrit alors qu’il est encore pour quelques jours en activité. Il vient de soutenir l’initiative de ses camarades à la retraite qui ont signé la tribune du site Places d’armes (23 312 signataires dont 53 généraux 2S)

“(…) la tribune des généraux lui apparait comme “une démarche inédite et essentielle”. Mais mes camarades d’active n’interviendront pas parce que nous sommes de fervents républicains et que le pouvoir appartient au pouvoir légalement élu et à lui seul“ (…). Près 10 % de gendarmes ont paraphé cette “lettre ouverte à nos gouvernants”.

Le capitaine Moreau, 50 ans, officier d’active posera son képi le 24 mai. Il a reçu un blâme de la ministre des Armées Florence Parly après la parution de son livre Vérités d’un capitaine de Gendarmerie. Il assure L’Essor que cette lettre “est en phase” avec son livre et “avec tous les idéaux, vertus et valeurs qui fondent la fierté d’être un officier français”.

“Nous ne supportons plus, dit-il, que gendarmes et policiers aient été instrumentalisés par des gouvernants autistes et aveugles et qu’ils les aient utilisés contre le peuple souverain,contre les Gilets jaunes”. L’officier dénonce par ailleurs “une immigration aux conséquences dramatiques en terme de destruction de notre identité séculaire, de refus de l’intégration, de violences, de haines, de crimes, d’actes terroristes, de désordres, de loi du plus fort, partout et toujours plus”.

Encore d’active donc pour quatre semaines, le capitaine Moreau annonce qu’il signera dès ce jeudi la lettre des généraux. “Le laxisme cessera quand nous nous serons débarrassés d’eux, pour toujours. Nous nous rendrons aux urnes cette année et l’an prochain… et nos votes seront nos fusils et nos balles, ajoute l’officier. Maisles armes demeureront aux râteliers, les militaires d’active dont je fais encore partie continueront d’obéir mais pas forcément de se taire”, conclut-il.

Il se présentera aux élections législatives de juin 2022 dans la 5ème circonscription (Beaune) de la Côte-d’Or.”

Pour commander son livre, c’est ici.

Nicolas Dupont-Aignan refait le coup des Amoureux de la France et nous fatigue…

Après avoir lui-même fait exploser le projet des “Amoureux de la France” lors des européennes en 2019 (voir ici, ici et ici), Nicolas Dupont-Aignan revient à la charge. Et ce n’est pas tout, il propose (à nouveau) une primaire à droite dans une lettre ouverte adressée à Éric Zemmour, Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Florian Philippot, Julien Aubert, François-Xavier Bellamy, Michel Onfray, Philippe de Villiers, François Asselineau, Robert Ménard et David Lisnard et publiée dans Valeurs actuelles :

Chacun d’entre nous a ses qualités, ses défauts, ses spécificités. Certains sont plus conservateurs, d’autres plus souverainistes. Mais tous, nous avons au cœur de notre engagement un amour indéfectible et incommensurable de la France, que nous ne voulons voir mourir et pour laquelle nous croyons le redressement possible.Jamais nos points de vue n’ont été aussi proches (…)

C’est pourquoi je propose à nouveau d’organiser une grande primaire en décembre, par laquelle serait déterminé le candidat et scellée l’alliance. Chacun d’entre nous devrait s’engager à respecter le résultat de cette primaire et à soutenir son vainqueur (…)

Cette démarche est profondément gaullienne, comme l’est notre héritage politique commun

Trois bémols à cette fausse bonne idée :

  • Nicolas Dupont Aignan sait très bien que ni Marine Le Pen, ni la direction de LR n’accepteront cette proposition ;
  • Nicolas Dupont Aignan oublie la principale victime de l’explosion des Amoureux de la France en 2019 à savoir Jean-Frédéric Poisson, qu’il trouvait trop catholique ;
  • Nicolas Dupont Aignan qualifiait en 2015 les primaires de “dîner de cons où les candidats allaient s’entretuer comme des crocodiles dans un marigot puant” et déclarait en 2016 que “le grand cinéma de la primaire, c’est une rupture fondamentale avec l’esprit de la Ve République” [source] et qualifie aujourd’hui cette démarche de “profondément gaullienne

Parallèlement, Nicolas Dupont-Aignan s’est emparé du ralliement de Renaud Muselier (LR) à LREM pour appeler Eric Ciotti à rejoindre sa propre liste en PACA.

Alors, si c’est encore un coup médiatique pour exister, quelqu’un pourrait-il expliquer à Nicolas Dupont-Aignan que son ego finit vraiment par nous fatiguer ?

Ralliement de Muselier (LR) à LREM : la direction de LR ne recule que pour mieux sauter

Beaucoup d’hypocrisie de la part des membres de LR ce week-end suite au ralliement de Renaud Muselier à LREM.

Il ne s’agit pourtant pas d’un arrangement d’appareils puisque la direction de LR n’était a priori pas au courant d’où les réactions effarouchées du week-end. Sauf qu’il fallait être bien naïf pour ignorer ce qui se tramait et, en réalité, chacun savait.

C’est donc sous ce prisme de la fasse surprise, qu’il faut bien lire le communiqué de Christian Jacob pour s’apercevoir de la supercherie. Ce n’est pas un hasard que “aucun accord de premier tour” est en gras dans le texte :

Damien Abbad, président du groupe LR à l’assemblée nationale et poids lourd de la direction LR, s’est opposé ce matin sur LCI à une exclusion de Renaud Muselier de LR car il ne veut pas se mettre sur le plan de la moral mais considère qu’il a fait “une faute politique”. Nous voyons bien que tout cela ressemble de plus en plus à une pièce de théâtre…

Il semble évident que des accords de désistement ou de fusion entre LR et LREM se préparent pour le deuxième tour des régionales le 27 juin.

Dans la région des Hauts-de-France, difficile de croire que LREM ne se ralliera pas à Xavier Bertrand (ex-LR) au 2ème tour lorsque l’on observe les sondages actuels. Et Xavier Bertrand acceptera bien entendu ce ralliement alors qu’il parle de “terrible erreur” concernant Renaud Muselier:

1er tour : Xavier Bertrand 33% / RN (Sébastien Chenu) 31% / Gauche (Karima Delli) 17% / LREM 10%

2ème tour cas1 : Xavier Bertrand 36% / RN 34% / Gauche 19% / LREM 11%

2ème tour cas2 : Xavier Bertrand 44% / RN 36% / Gauche 20%

La seule et unique manière crédible pour LR de continuer à exister comme parti de droite entre LREM et le RN est de présenter une liste officielle LR en PACA, mais en s’engageant à ne pas rallier Renaud Muselier au 2ème tour.

Beaucoup de cadres LR y réfléchissent. Bruno Retailleau vient de déclarer :

La droite ne peut pas laisser faire ces petites manœuvres d’appareils. Nous devons constituer une liste en PACA pour porter haut nos couleurs et redire que nos convictions ne sont pas à vendre contre un accord électoral contre nature ou quelques portefeuilles ministériels.

Mais les candidatures ne se bousculent pas, tellement la probabilité de finir derrière le RN est forte. Davis Isnard, l’étoile montante de LR (mais ex-soutien d’Emmanuel Macron en 2016-2017), s’est désisté et propose Eric Ciotti, l’ennemi juré de Christian Estrosi, ou Jean Leonetti. Julien Aubert, celui qui a fait perdre la droite à Carpentras, peut aussi y prétendre. Mais faire croire qu’il est impossible de trouver 123 candidats en 10 jours serait un mensonge ou un terrible aveu de la disparition de LR en France…

En vue du 2ème tour, nous vous invitons donc à sauvegarder toutes les déclarations des cadres LR qui dénoncent aujourd’hui l’alliance de Renaud Muselier avec LREM comme celle d’Eric Cioti :

Renaud Muselier s’est placé naturellement en dehors de notre famille politique. Il n’est plus que le candidat de La République En Marche…

N’oublions pas que LR a offert Marseille à l’extrême-gauche sur un plateau lors des municipales

C’est arrivé un 3 mai …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 3 mai 1324 : premier concours de poésie organisé par une institution.
Fondé l’année précédente à Toulouse, le Collège de la gaie science, appelé au XVIe siècle la Compagnie des Jeux floraux, puis en 1694, sous Louis XIV, l’Académie des Jeux floraux lance le premier concours de poésie.

le 3 mai 1253 : Alphonse de Poitiers, frère du Roi Louis IX, reçoit le titre de fondateur du Collège Saint-Bernard.
Le Collège Saint-Bernard est appelé aujourd’hui le Collège des Bernardins.

le 3 mai 1512 : ouverture du concile du Latran.
Le cinquième concile du Latran débute après la convocation du pape Jules II pour contrer le concile de Pise initié sur l’initiative de Louis XII de France, et soutenu par l’empereur Maximilien Ier.

le 3 mai 1522 : les Français perdent Crémone et Gênes.
Ces défaites ont lieu dans le cadre de la sixième guerre d’Italie.

le 3 mai 1617 : la reine-mère Marie est assignée à résidence à Blois par son fils Louis XIII.
Le Roi accorde une dernière entrevue à sa mère, qui part ensuite pour Blois. Quelques jours plus tard, elle nomme Richelieu, “chef de son conseil”. Le 22 février 1619 la Reine va s’échapper. Le premier conflit armé entre la reine mère et le Roi va commencer (voir chronique du 22 février).

le 3 mai 1758 : décès du Pape Benoît XIV.
Prospero Lambertini naît à Bologne, le 31 mars 1675 ; sous le nom de Benoît XIV, il est pape de 1740 à 1758, après un des plus longs conclaves: pas moins de six mois et 254 scrutins. Il marque le XVIIIe siècle par son long pontificat. Il autorise la publication des travaux de Galilée. Mais il ne revient pas sur la condamnation des conséquences théologiques erronées tirées par l’auteur de ses observations scientifiques. Il se contente de reconnaître les preuves scientifiques à la théorie de l’héliocentrisme apportées par James Bradley. Ce que n’a jamais été capable de faire Galilée. Il confirme la bulle Unigenitus, mais adoucit les rigueurs contre les jansénistes. Il crée à Rome une faculté de chirurgie et un musée d’anatomie, encourageant la dissection.

Il publie le 20 décembre 1741 la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il déplore les mauvais traitements infligés aux Amérindiens.

Il renouvèle les condamnations pontificales à l’égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

 

Monument par Gasparo Sibilla (Basilique St-Pierre de Rome)

le 3 mai 1800 : victoire de Lecourbe à la bataille de Stockach et de Moreau à la bataille d’Engen.
le 3 mai : le maréchal Murat fait exécuter les émeutiers à Madrid.
le 3 mai 1859 : la France déclare la guerre à l’Empire austro-hongrois.
D’un côté allié des républicains italiens, de l’autre envoyant un corps expéditionnaire aux ordres du général Oudinot pour restaurer l’autorité du pape sur ses Etats, Napoléon III montre bien la duplicité de sa politique, comme Notre dame de la Salette l’a annoncé quand elle mettait le Saint Père en garde contre l’empereur des Français (cf. la chronique du 9 février et du 19 septembre

Le traité de Zurich en novembre 1859, met fin au conflit et donne Nice et la Savoie à la France à compter de 1860 (accord secret entre la France et le Royaume de Piémont-Sardaigne).

le 3 mai 1866 : Thiers critique la politique de Napoléon III.
Devant les parlementaires, Thiers critique la politique étrangère de Napoléon III qui, dans sa volonté de remettre en cause les frontières issues du congrès de Vienne, favoriserait la montée en puissance de la Prusse.

Difficile de ne pas penser à la citation de Bossuet : “Dieu se moque des hommes qui se plaignaient des conséquences dont ils chérissent les causes.”

le 3 mai 1925 : décès de Clément Ader, pionnier français de l’aviation.
Clément Ader né le 4 février 1841 est un ingénieur français, précurseur de l’aviation. Diplômé en 1861, il commence par travailler à la Compagnie des chemins de fer du Midi, où il imagine une machine à poser les rails, qui est utilisée pendant des dizaines d’années. Il est un inventeur fécond :

– il se lance dans la fabrication de vélocipèdes. Son idée de coller une bande de caoutchouc sur les roues et d’utiliser un cadre creux lui donne un grand succès autant sportif que commercial. .

– il invente et fabrique, pêle-mêle les chenilles de chars, la transmission stéréophonique ou « théatrophone », le câble sous-marin, l’aéroglisseur, le moteur V8 et peut être considéré comme un des pères de l’aviation moderne. Il a consacré une grande partie de sa vie à la réalisation d’un rêve d’enfant : le vol d’un plus lourd que l’air.

 

Avion III

03 mai 1944 : sainte Thérèse de Lisieux déclarée patronne des missions et patronne secondaire de la France.
Le pape Pie XII nomme sainte Thérèse patronne secondaire de la France, à l’égal de sainte Jeanne d’Arc. Voir Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade, page 355)

le 03 mai : premières barricades de Mai 68.

La police, à la demande du recteur, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting étudiant. Des barricades font leur apparition sur le boulevard St-Michel et dans le Quartier Latin, en dépavant les rues, renversant les voitures ou en abattant des arbres. Il y a de nombreux blessés des 2 côtés et environ 600 interpellations (dont Cohn-Bendit et Sauvageot).

Marchais fustige, dans un éditorial de “L’Humanité”, “l’anarchiste allemand Cohn-Bendit” et raille les ” « révolutionnaires » (…) fils de grands bourgeois (…) qui rapidement mettront en veilleuse leur flamme révolutionnaire pour aller diriger l’entreprise de papa et y exploiter les travailleurs”.

Dédiabolisation du RN : Kamel Agat-Boudjahlat, faux candidat RN mais vrai infiltré

L’histoire est malheureusement assez révélatrice de la recherche de la dédiabolisation à tout pris au sein du RN. L’hypothèse de bénéficier d’un candidat de la “diversité” a sans doute prévalu sur le choix de fidèles militants mais au passé peut-être trop droitier.

Kamel Agat-Boudjahlat a annoncé ce lundi en fin de matinée qu’il renonçait à être candidat aux prochaines élections régionales, alors qu’il avait été présenté samedi dans nos colonnes comme tête de liste du Rassemblement national (RN) dans le Territoire de Belfort (…)

Ce lundi en fin de matinée, le principal intéressé nous annonce donc à la fois le retrait de sa candidature, tout en assurant de façon surprenante avoir voulu infiltrer le RN « pour faire le buzz » dans le but d’écrire un livre prochainement. Son objectif initial, d’après lui : : être élu conseiller régional pour ensuite « tomber le masque ».

« Mais c’est allé trop loin, je mettais en danger les membres de ma famille, avec un déferlement de haine, injures et menaces sur les réseaux sociaux », lâche-t-il encore, avant d’appeler à voter… « contre le Rassemblement national » lors des prochaines élections.

L’emprise du trio Rachline-Bilde-Briois sur les investitures a été soulignées dans un article récent du Figaro. C’est ainsi qu’il semblerait que ce soit Thierry Mariani qui ait réussi à droitiser sa propre liste en PACA contre l’avis de la commission d’investiture…

“(…) Venu défendre sa liste de Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy n’a pas caché sa colèreaprès avoir patienté sur les marches du siège – de découvrir ses candidats dans le Var biffés d’un trait de plume. Qui plus est au profit de proches du maire de Fréjus, et membre éminent de la commission d’investiture, David Rachline. «Puisque tu imposes 100 % des candidats dans le Var, c’est à toi d’être tête de liste. Je rends mon tablier» , l’a menacé par téléphone l’ancien LR au terme d’une seconde réunion virtuelle, mardi dernier. L’eurodéputé est allé jusqu’à réclamer du RN un communiqué annonçant son retrait en Paca, pour finalement obtenir gain de cause. Sauvant les candidatures notamment d’Amaury Navarranne et Muriel Fiol, deux anciennes têtes de liste du mouvement lors des municipales à Toulon et Bandol. 

La verticalité de ces investitures n’est pas seule à faire grincer des dents. Depuis son remaniement brutal l’été dernier, la «CNI» – bien que statutairement présidée par Marine Le Pen – est dominée par le député Bruno Bilde, le maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, et l’édile de Fréjus David Rachline. Un trio accusé d’instruire en interne un large procès en  «anti-marinisme» de tout ce qui serait ou trop identitaire, ou trop conservateur. Pour mieux investir, en lieu et place, leurs protégés.  «Ils bâtissent un réseau pour garder les manettes du parti si on perd la prochaine présidentielle, griffe un gradé très remonté.  Leurs excès sont en train de les marginaliser. Ces investitures sont leur baroud d’honneur.» (…)”

La mésaventure du Territoire de Belfort et la disparition d’une liste étiquetée LR en PACA devraient conduire la direction du RN a davantage de sagesse.

Il n’est pas faux que le clivage politique actuel soit “mondialistes contre patriotes ou souverainistes“. Il n’empêche que sur les sujets les plus en phase avec l’électorat du RN se trouvent les thèmes les plus “droitiers” : immigration, autorité, régalien, libertés individuelles

L’expression “La Grande Muette” est liée au droit de vote et non à la liberté d’expression

Savez-vous que les femmes en France ont obtenu le droit de vote bien avant les militaires de carrière ?

C’est en effet le 21 avril 1944 que le droit de vote est accordé définitivement aux femmes tandis que, un peu plus d’un an après, les militaires de carrière sont les derniers citoyens français (à l’exception des personnes sans domicile fixe) à obtenir le droit de vote :

“Jusque-là, les militaires étaient exclus du suffrage universel sous prétexte qu’ils ne devaient pas prendre parti dans les luttes politiques. L’armée ne sera donc plus surnommée la « Grande Muette » (même si encore aujourd’hui ses membres sont soumis à un devoir de réserve, comme l’ensemble des fonctionnaires).[source]

On utilise parfois la formule “la Grande Muette” pour dire l’armée. Si on y a encore recours de nos jours, cette métaphore désigne en réalité l’armée de la IIIe république et ne correspond plus à une réalité contemporaine.

Adolphe Thiers, alors président de la République, fit voter la loi du 27 juillet 1872 sur l’armée, qui refusait aux militaires le droit de vote. Les officiers n’avaient ainsi pas le droit de voter en raison de la méfiance des Républicains à leurs égards. Ne pouvant pas prendre parti dans les luttes politiques, ils étaient bien muets électoralement parlant.[source]

Dans un éditorial très intéressant d’un dossier sur la liberté d’expression des généraux en deuxième section, en mars 2017 (déjà!), le général (2S) Bouquin, président de l’association G2S (association des généraux en deuxième section), écrivait :

“(…) Peut-être en guise de conclusion faut-il rappeler l’origine de l’expression « la grande muette » ? Cette formule ne fait en aucune manière référence à l’expression des militaires, mais à leur droit de vote ! Au début de la Troisième République, en raison de la défiance des républicains envers l’armée, il a été décidé que les militaires d’active (officiers en particulier), ainsi que les citoyens durant leur service militaire, ne pourraient disposer du droit de vote. C’est ainsi qu’ils sont collectivement devenus « la grande muette ».

C’est donc un terme qui n’a rien à voir ni avec la liberté d’expression ni avec le devoir de réserve. Est-il bien judicieux de continuer à l’utiliser maintenant que les militaires ont le droit de vote ? Sauf à penser que certains trouvent utile de conserver l’expression parce qu’ils croient utile que les militaires continuent à se taire…”

Le dossier complet est consultable ici.

L’impossibilité de bénir des unions homosexuelles n’est pas une opinion théologique mais un enseignement constant de l’Église

Le journal La Croix (ex-catholique) continue son travail de déconstruction du magistère catholique en publiant des articles mettant en avant les évêques, essentiellement allemands mais aussi belges, qui critiquent la récente note de la Congrégation pour la doctrine de la foi rappelant l’impossibilité de bénir des unions homosexuelles.

Ainsi, dans un nouvel article, La Croix rapporte la prise de position scandaleuse de Mgr Johan Bonny, évêque d’Anvers en Belgique, sans aucune vérification sur ses allégations les plus folles et sans aucun rappel du magistère sur le sujet. Un journal qui se dit catholique devrait systématiquement mettre en parallèle l’enseignement de l’Eglise.

Comment les diocèses et les paroisses peuvent-ils continuer à renouveler leurs abonnement à ce journal ?

(…) Mgr Johan Bonny, évêque d’Anvers (Belgique) a assuré, mercredi 28 avril, que, dans son diocèse, 700 personnes – majoritairement des jeunes – avaient quitté, durant les deux dernières semaines de mars, l’Église. Selon lui, cette vague de départs s’inscrit dans le sillage de la publication, lundi 15 mars, de la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, réaffirmant l’interdiction de bénir les unions de couples homosexuels (…) Dans son intervention, Mgr Bonny a évoqué la réaction « dramatique » de « personnes principalement hétérosexuelles », ayant exprimé leur désaccord frontal avec ce document. Il a indiqué que près de 2 000 personnes avaient par ailleurs demandé l’annulation de leur inscription au baptême dans les registres des diocèses flamands de Belgique (…)

Déplorant l’absence de consultation des évêques et du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie avant la publication de cette note, Mgr Bonny a également critiqué sa « faiblesse théologique » et son incapacité à refléter les développements contemporains en matière de théologie biblique, de théologie sacramentelle et de théologie morale. « C’est comme si elle avait été écrite à l’époque de Pie XII », a regretté le responsable religieux, connu pour ses prises de position franches en faveur des minorités sexuelles (…) il a également regretté que le document ne tienne pas compte de ce que les sciences humaines disent aujourd’hui de la sexualité dans la société civile (…) « Ce n’est pas du tout en phase avec Amoris laetitia », a-t-il encore martelé “

Et, en effet, l’impossibilité de bénir des unions homosexuelles n’est pas une nouveauté et la note en question n’est qu’un rappel de l’enseignement constant de l’Eglise, pour lequel il n’y a nul besoin de concertation, comme l’explique la Famille Missionnaire de Notre-Dame dans leur revue In Altum à destination des jeunes :

“(…) Nous souffrons douloureusement avec Lui de la gravité de la contestation par des évêques, prêtres et théologiens allemands, autrichiens, belges, du responsum de la Congrégation pour la doctrine de la Foi : on ne peut pas bénir un couple homosexuel. Il ne s’agit pas d’une opinion théologique, mais du rappel d’un enseignement constant de l’Eglise, dont le fondement est l’Ecriture Sainte. [extrait de l’éditorial]

C’est une révolte qui se prépare en Allemagne. Après la publication par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi d’une réponse rappelant l’interdiction de bénir des unions homosexuelles, des prêtres ont organisé une pétition pour s’opposer à ce texte, récoltant 2600 signatures de prêtres, diacres, religieux et agents pastoraux.

Le 10 mai, de nombreuses « bénédictions » seront organisées dans le pays en désobéissance publique. Le Président de la conférence des évêques d’Allemagne, Mgr Bätzing met de l’huile sur le feu en critiquant publiquement le texte romain : « Les croyants n’acceptent plus de réponses trop simples et exigent des changements. » Quant à Mgr Overbeck, évêque d’Essen, il a d’ores et déjà prévenu qu’il ne sanctionnerait pas les prêtres qui procéderaient à ces « bénédictions », encourageant ainsi le mouvement.

Quelques évêques ont eu le courage de soutenir la note, comme le cardinal Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne, Mgr Stefan Oster (photo de droite), évêque de Passau ou Mgr Rudolf Voderholzer, évêque de Ratisbonne. Mais ils ne semblent pas être une majorité…”

Mgr Cordileone rappelle l’impossibilité de donner la communion à ceux qui refusent l’enseignement de l’Église sur la vie

Dans une longue lettre pastorale,Mgr Salvatore Joseph Cordileone, archevêque de San Francisco, rappelle qu’il n’est pas question d’admettre des hommes politiques pro-avortement à la sainte communion. Il aborde aussi la question de l’excommunication, moyen ultime pour ramener à la foi des catholiques qui errent.

La lettre pastorale sera lue, commentée et fera certainement date dans la mesure où elle constitue une prise de position nette et argumentée d’un pasteur américain. Elle démontre aussi que sur la question de la vie, l’épiscopat catholique des États-Unis n’entend pas être déstabilisé par une nouvelle administration présidentielle visiblement hostile à l’enseignement de l’Église sur les questions bioéthiques.

La lettre peut être téléchargée sur ce lien.

Extraits de la lettre de Mgr Cordileone :

Dans le cas des personnalités publiques qui se disent catholiques et promeuvent l’avortement … c’est une question de rejet persistant, obstiné et public de l’enseignement catholique.

Affirmer publiquement la foi catholique tout en rejetant publiquement l’un de ses enseignements les plus fondamentaux est tout simplement malhonnête. Répondre à cet appel perpétuel à la conversion est la seule façon de vivre la foi catholique avec intégrité.

Chronique du délitement

Agressés par 200 personnes, les policiers ont réussi à s’enfuir :

Tout a commencé lorsque deux équipages des brigades spécialisées de terrain (BST) de la police nationale contrôlent un individu vers 21h ce samedi 1er mai au niveau 29 avenue Léon-Blum, quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes. Les 2 équipages des BST étaient ensuite la cible d’un caillassage de la part d’un individu qui se trouvait au 27. Après avoir jeté plusieurs projectiles, l’individu était mis en fuite par les policiers.

Mais la scène n’était pas passée inaperçue. Environ 200 personnes se trouvaient sur le stade de foot à côté où un match se déroulait. La foule s’est alors retournée contre les policiers qui venaient d’intervenir. Les 200 personnes hostiles caillassaient alors à leur tour les deux équipages. Les médiateurs présents sur place n’ont pas réussi à les raisonner.

Au cours de cet affrontement, les policiers ont été la cible de tirs de mortiers, de jets de pierres et également d’un cocktail molotov. Les deux équipages se sont retrouvés encerclés par les mis en cause. Grâce à l’usage de leurs moyens de défense et en se repliant vers le parc Aimé-Césaire, ils ont réussi à quitter les lieux indemnes.

15 mois de prison pour avoir voulu forcer son ex-compagne à avorter

Lu sur Gènéthique :

Un jeune homme de 21 ans vient d’être condamné par le tribunal correctionnel de Meaux pour « violence et menace de mort » à l’encontre de son ancienne compagne, pour avoir tenté de la contraindre à avorter alors qu’elle était enceinte de 8 semaines.

« Je voulais seulement des renseignements sur l’avortement. Je pensais qu’ils allaient trouver une solution », s’est défendu Mehdi. « Je ne voulais pas être père à 21 ans. » Lors du procès, Emmanuelle Teyssandier-Igna, présidente du tribunal a interpellé le jeune homme : « L’avortement c’est le droit de la femme et seulement le droit de la femme ».

Le prévenu a été condamné à 15 mois de prison, dont 8 fermes. Il a été incarcéré à l’issue de l’audience.

Voilà une décision de justice qui peut encourager toutes les femmes, forcées à avorter par leur entourage, à porter plainte.

Pr Christian Perrone : « l’industrie pharmaceutique est la plus grand cause de corruption au monde »

Depuis le début de la crise sanitaire, le professeur Christian Perronne dénonce la gestion du gouvernement. Après un premier opus en 2020, « Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? » chez Albin Michel, il publie cette année, « Décidément, ils n’ont toujours rien compris ». Il étrille le pouvoir politique en place dans son refus de prendre en considération les opportunités thérapeutiques, préférant renvoyer des patients malades avec du Doliprane, dénonce l’évaporation des stocks stratégiques de masques qu’il avait lui-même contribué à mettre en place lorsqu’il conseillait le ministère de la Santé lors des gouvernements précédents, et pointe du doigt les fléaux qui ont sérieusement secoué la médecine : les conflits d’intérêts de certains médecins médiatiques avec les laboratoires pharmaceutiques, et l’autoritarisme du Conseil de l’ordre.

Une liberté de ton qui lui a coûté son poste de chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches qu’il occupait depuis 25 ans.

Dans cet entretien, le professeur Perronne revient également sur l’obsession de la vaccination, le fameux passeport santé qui approche à grands pas et répond aux accusations de complotisme.

Après plus de 100 000 vues, Dailymotion a censuré cet entretien diffusé sur TV Libertés. Effet Streisand oblige, le voici :

Passeport vaccinal au Royaume-Uni: des pasteurs chrétiens mettent en garde contre “l’apartheid médical”

Plus de 1 400 pasteurs chrétiens, prêtres et responsables de communautés de diverses confessions ont signé une lettre ouverte au Premier ministre britannique Boris Johnson, pour s’opposer à l’introduction d’un certificat de vaccination.

Bien qu’elles soient vaccinés, ces personnes pourraient être porteurs du virus et le propager davantage. Par conséquent, il n’est pas logique d’exiger le certificat de vaccination comme condition préalable à l’accès à certains lieux ou activités.

Les signataires incluent également des chrétiens qui voient des problèmes éthiques dans la fabrication des vaccins.

Le certificat de vaccination pourrait conduire à une société à deux classes, une sorte d ‘«apartheid médical», dans laquelle la «sous-classe» de ceux qui ne sont pas vaccinés serait exclue d’une grande partie de la vie publique.

Enfin, les signataires soulignent que, en aucun cas, un certificat de vaccination ou tout autre certificat de santé serait une condition préalable pour assister aux offices religieux. Les signataires soulignent qu’ils ne sont pas prêts à refuser aux gens le grâce salvifique de Jésus-Christ.

Arme confisquée : les préfets des Yvelines et du Morbihan désavoués

Alors que les armes prolifèrent dans les zones de non-droit, deux préfet avaient confisqué l’arme d’un honnête homme. Le tribunal administratif de Rennes, dans une décision du 23 mars, communiquée le 1er mai, a condamné l’Etat français et le préfet du Morbihan suite à la saisie abusive d’une arme Winchester.

Pierre Cassen, fondateur du site Riposte Laïque, défendu par Maître Frédéric Pichon, avait saisi le tribunal administratif, après s’être vu confisquer sa seule arme déclarée, une carabine Winchester, et interdire tout droit de posséder une arme par les préfets des Yvelines et du Morbihan.

Cette décision de justice constitue un sévère désaveu pour les autorités, et notamment les deux préfets des Yvelines et du Morbihan, qui tentaient de justifier de leur décision en expliquant

“sur la circonstance, le comportement de Pierre Cassen laisse craindre une utilisation dangereuse pour lui-même ou pour autrui de cette arme, incompatible avec la détention de celle-ci”.

La juridiction a condamné l’Etat à verser 1500 euros de dommages et intérêts à Pierre Cassen, en motivant sa décision en ces termes :

“au regard de la nature ou de l’ancienneté des faits reprochés à Pierre Cassen, de leur absence de lien avec la possession d’une arme, et des relaxes prononcées pour plusieurs d’entre eux par le juge judiciaire, le préfet du Morbihan a, en imposant à M. Cassen de se dessaisir de son arme, fait une inexacte application des articles précités du code de la sécurité intérieure, et il en résulte que, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, son arrêté du 14 mai 2019 doit être annulé.”

Plus de 50 généraux (2S) ont signé la tribune

Les signatures de militaires à la retraite de tous grades continuent d’affluer malgré les ridicules menaces de sanctions. On ne cesse de parle de 20 généraux (2S) mais ce sont désormais plus de 50 généraux en deuxième section qui ont signé (53 exactement).

Général de Corps d’Armée (ER) Christian PIQUEMAL (Légion Étrangère)

Général de Corps d’Armée (2S) Gilles BARRIE (Infanterie)

Général de Corps Aérien (2s) Guy POULIQUEN (Armée de l’Air)

Général de Division (2S) François GAUBERT ancien Gouverneur militaire de Lille

Général de Division (2S) Emmanuel de RICHOUFFTZ (Infanterie)

Général de Division (2S) Michel JOSLIN DE NORAY (Troupes de Marine)

Général de Division Aérienne (2S) Eric CHAMPOISEAU (Armée de l’Air)

Général de Division (2S) Jacques DARCOS (Train)

Vice-Amiral (2S) François de PENFETENYO (Marine Nationale)

Vice-amiral (2S) Frédéric MAURICE (Marine Nationale)

Général de Division (2S) Philippe de la METTRIE (Cavalerie)

Général de Division (2S) Max GAYRAL (Troupes de Marine)

Général de Brigade (2S) André COUSTOU (Infanterie)

Général de Brigade (2S) Philippe DESROUSSEAUX de MEDRANO (Train)

Général de Brigade Aérienne (2S) Antoine MARTINEZ (Armée de l’air)

Général de Brigade Aérienne (2S) Daniel GROSMAIRE (Armée de l’air)

Général de Brigade (2S) Robert JEANNEROD (Cavalerie)

Général de Brigade (2S) Pierre Dominique AIGUEPERSE (Infanterie)

Général de Brigade (2S) Roland DUBOIS (Transmissions)

Général de Brigade (2S) Dominique DELAWARDE (Infanterie)

Général de Brigade (2S) Jean Claude GROLIER (Artillerie)

Général de Brigade (2S) Norbert de CACQUERAY (Direction Générale de l’Armement)

Général de Brigade (2S) Roger PRIGENT (ALAT)

Général de Brigade (2S) Alfred LEBRETON (CAT)

Médecin chef des services hors classe (2S) Guy DURAND (Service de Santé des Armées)

Général de Brigade (2S) Jean Yves NIELLY (Troupes de Marine)

Général de Brigade (2S) Jean Gilles SINTES (Train)

Général de Brigade (2S) Bernard PEYREFITTE (Génie)

Général de Brigade (2S) Patrick KOELY (Train)

Général de Brigade (2S) Francis MAREC (Artillerie)

Général de Brigade (2S) Jean Louis CAZENAVE (Infanterie)

Général de Brigade (2S) Patrick DECLETY (Cavalerie)

Général de Brigade (2S) Dominique CHRISSEMENT (Infanterie)

Général de Brigade Aérienne (2S) Jacky COGNEE (Armée de l’Air)

Général de Brigade (2s) Henry d’HEROUVILLE (Cavalerie)

Général de Brigade (2S) Georges VALO (Génie)

Général de Brigade (2S) Hervé ROUMAIN DE LA TOUCHE (Cavalerie)

Général de Brigade (2S) Jean Marie PARAHY (Artillerie)

Général de Brigade (2S) François HUDAULT (Cavalerie)

Général de Brigade (2S) Jean Marie L’HOSTIS (Troupes de Marine)

Général de Brigade (2S) Robert LAFITTE (Transmissions)

Général de Brigade (2S) Christian LEGROS (CAT)

Général de Brigade Aérienne (2) Roland MENTRE (Armée de l’Air)

Général de Brigade (2S) Rémi de COMEIRAS (Artillerie)

Contrôleur Général des Armées Jacques BONNET (Infanterie)

Général de Brigade (2S) François TORRES (Troupes de Marine)

Général de Brigade (2S) Jean Marie BELMER (Train)

Général de Brigade (2S) Jean AUMONIER (Infanterie)

Général de Brigade (2S) Jean François BOIRAUD (Artillerie)

Général de Brigade (2S) Patrick de REAU (Infanterie)

Contre Amiral (2S) Dominique de LORGERIL (Marine Nationale)

Général de Brigade (2S) Jean-Claude ROUGELOT (Artillerie)

Général de Brigade (2S) Georges MOURAUD (Infanterie)

Pour lire la tribune et regarder le nom des signataires, c’est ici.

L’enfant corse qui devint Empereur : Napoléon raconté aux enfants

Deux siècles après la mort de Napoléon Bonaparte (1769 – 1821), que savent les enfants de son histoire ?

À l’occasion de ce bicentenaire, Clotilde Jannin fait revivre dans cet album quelques épisodes fameux de la légende napoléonienne. Elle s’est attachée à l’enfance et à la jeunesse de cet « enfant corse » que rien ne prédestinait à devenir empereur, avant de décrire quelques grands moments de sa carrière militaire sans oublier le couronnement, la campagne de Russie et l’exil à Sainte-Hélène.

Napoléon a gouverné la France pendant seize années. Grâce à son génie militaire, il a dominé l’Europe, reconstituant l’empire de Charlemagne, mille ans après l’empereur à la barbe fleurie. Ces conquêtes auront été faites au prix de la vie de dix millions de soldats et son orgueil ambitieux aura été la cause de sa chute. Mais son souvenir est encore présent dans nos lois, le baccalauréat, la Légion d’Honneur… Le petit officier corse adoré par ses soldats, détesté par les uns, admiré par les autres, encore aujourd’hui, a pris sa place dans l’Histoire de France.

Les illustrations de Cyril Flautat, énergiques et tout en mouvement, entraînent le jeune lecteur dans l’univers napoléonien. Toutes les tenues, navires, armes, bâtiments que l’on découvre dans chaque dessin sont le fruit de multiples recherches documentaires, qui font de l’album un véritable livre d’histoire. Cyril Flautat s’est inspiré de documents d’époque et d’anciens albums pour la jeunesse.

Mère de famille passionnée par l’Histoire, auteur de plusieurs biographies pour la jeunesse (Éd. Edilys), Clotilde Jannin a choisi de raconter, dans un style direct, très vivant et riche en dialogues, quelques épisodes parmi les plus significatifs de la vie de Napoléon Bonaparte. Elle a également signé aux Éditions de la Nouvelle Librairie Jeunesse, Bertrand Du Guesclin, hardi chevalier.

L’Institut Européen de Bioéthique pour informer et sensibiliser sur les enjeux

Entretien avec Constance du Bus, chargée d’étude pour l’Institut Européen de Bioéthique à Bruxelles :

Pouvez-vous nous présenter l’Institut Européen de Bioéthique et ses activités ?   

L’Institut Européen de Bioéthique (IEB) est un centre d’étude en matière d’éthique médicale, situé à Bruxelles. Ses experts travaillent en étroite collaboration avec le milieu universitaire et les professionnels de la santé. L’IEB reste indépendant de toute structure institutionnelle ; sa mission est d’informer et de sensibiliser les citoyens ainsi que les décideurs politiques sur les enjeux bioéthiques. Ce qui nous tient à cœur à l’IEB, c’est la promotion de la personne humaine et de sa dignité, quels que soit le stade de son existence ou ses circonstances de vie.

Ce travail d’information et de sensibilisation exige une veille continuelle sur l’actualité bioéthique, que ce soit au niveau des lois en préparation dans les différents pays, ou des avancées biotechnologiques, des nouvelles pratiques autour de l’embryon humain, de la fin de vie, etc. Il y a tout un travail d’étude et de compréhension, puis de transmission vers nos milliers de lecteurs et visiteurs en ligne, qui recherchent une information accessible mais fiable, une réflexion argumentée sur ces enjeux cruciaux autour de la vie humaine.  

Quelles sont les thématiques actuelles sur lesquelles vous travaillez ?   

La tentation qu’ont de plus en plus de pays à accepter l’euthanasie nous préoccupe énormément, surtout depuis deux ou trois ans avec les feux verts successifs à l’égard du suicide assisté de la part des juges en Italie, en Allemagne, en Autriche… A présent l’Espagne et peut-être le Portugal se résolvent à cette pratique qui blesse les patients, les familles, mais qui fait aussi beaucoup de tort aux soignants.  Puisque nous travaillons depuis la Belgique, un pays qui connaît l’euthanasie depuis vingt ans, le rôle de l’IEB est aussi de montrer le vrai visage de l’euthanasie, avec tous ses effets délétères sur la société. Des soignants belges se mobilisent pour avertir du danger : médecins et infirmiers se sont regroupés autour d’un livre qui fait à présent le tour du monde, traduit en plusieurs langues : « Euthanasie, l’envers du décor ». Leur témoignage secoue, car il permet de démentir les illusions qui présentent l’euthanasie comme une fin de vie choisie et sans souffrance. 

Un autre domaine d’action de l’IEB concerne le conseil (bio)éthique en investissement. Pour une économie au service de l’humain, il faut rester vigilant par rapport aux entreprises qui promeuvent des pratiques ou des outils allant à l’encontre de la vie. Pensons notamment aux laboratoires pharmaceutiques qui produisent des pilules abortives comme la pilule RU-486, ou les sociétés qui manipulent et détruisent des embryons dans le cadre de leurs recherches. L’Institut Européen de Bioéthique intervient d’ailleurs à ce propos dans une rencontre numérique ce mardi 4 mai, avec la société de conseil en investissement Aliter Invest. Cela pourrait peut-être intéresser vos lecteurs. 

On imagine qu’il est difficile d’avoir suffisamment d’informations pour investir de façon éthique, en sélectionnant certains acteurs ou en mettant de côté d’autres entreprises qui ne rejoignent pas les valeurs que l’on souhaite promouvoir. Quel est votre rôle dans ce discernement, à l’Institut Européen de Bioéthique ?  

Cela demande tout d’abord des connaissances sur le fonctionnement de certains produits pharmaceutiques. Prenons l’exemple de la pilule contraceptive. Beaucoup ne savent pas que les pilules contraceptives ont un effet potentiellement abortif du fait qu’elles rendent la paroi de l’utérus inadaptée à l’implantation de l’embryon, si conception il y a malgré le contraceptif. Du côté des cellules souches, il y a aussi tout un travail de compréhension de leurs provenances. L’utilisation de cellules souches qui ont nécessité la destruction d’embryons, n’a pas la même valeur morale que l’utilisation de cellules souches adultes…  

Ce sont autant de clés qui peuvent aider les investisseurs à s’engager en pleine connaissance de cause et à orienter leurs investissements vers des projets porteurs de vie. Et ces précautions ne diminuent pas la rentabilité des investissements, au contraire ! Le tout est d’allier la compétence à l’exigence morale.   

Gérald Darmanin est attendu à l’église Saint-Ambroise à Paris

Celle-ci a en effet été taguée. Mais cela n’émeut sans doute pas le ministre de l’allahicité :

En quête d’esprit : Napoléon et Dieu

Aymeric Pourbaix reçoit Marie-Paule Raffaelli-Pasquini, docteur en lettres et lauréate de la Fondation Napoléon, Philippe Bornet, historien spécialiste de Napoléon ainsi que Véronique Jacquier :

Saint Joseph, patron des travailleurs

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Cette semaine, saint Joseph :

Terres de Mission : 66 jours otage à Bagdad

Eglise universelle : Mai, c’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau

Traditionnellement le mois de mai est consacré à la Très Sainte Vierge Marie, c’est le “mois de Marie”. Le chanoine Alban Denis, prêtre de l’Institut du Christ- Roi Souverain Prêtre, nous explique les origines de cette dévotion particulière à Marie au mois de mai. Il nous rappelle également les origines du rosaire et les fruits de cette prière.

Eglise en Marche : 66 jours otage à Bagdad

Alexandre Goodarzy, directeur adjoint des opérations de SOS Chrétiens d’Orient, témoigne dans un passionnant ouvrage, “Guerrier de la paix”, de ses 66 jours de détention comme otage à Bagdad en janvier 2020. Au-delà de cet événement, il nous fait, aussi découvrir la vie des chrétiens d’Orient au travers des diverses missions qu’il a effectuées à travers le monde, au service des chrétiens persécutés. Le témoignage d’un homme de conviction qui mérite d’être entendu car, sous certains aspects, c’est notre avenir qui s’écrit en Syrie.

C’est arrivé un 2 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

Le 2 mai 1312 : le pape Clément V fulmine la bulle “Ad providam”.
L’ordre de Malte reçoit ainsi tous les biens du Temple.

le 2 mai 1518 : François Ier autorise Laurent II de Médicis et Madeleine de la Tour d’Auvergne à se marier.
Le Roi accorde à sa cousine Madeleine de la Tour d’Auvergne de se marier avec Laurent II de Médicis à Amboise. Cette union fait du pape Léon X un allié et établit une alliance entre les Médicis et la famille royale de France contre le Saint-Empire romain germanique. Un seul enfant naît, Catherine de Médicis, qui devient plus tard l’épouse d’Henri II et reine de France.

le 2 mai 1519 : décès à 67 ans de Léonard de Vinci, peintre, sculpteur, architecte.
Peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et théoricien, Léonard de Vinci s’est intéressé à toutes les facettes de l’art et de la science. Sur le plan artistique, Léonard de Vinci laisse, de nombreuses œuvres.

 

Sainte-Anne, la Vierge et l’enfant

le 2 mai 1598 : paix de Vervins entre la France et l’Espagne.
Henri IV et Philippe II d’Espagne concluent la paix de Vervins. Depuis 1585, la huitième guerre de Religion fait des ravages en France. Le traité prévoit le départ des troupes espagnoles de Picardie, envoyées pour soutenir la Sainte Ligue. L’Espagne conserve Cambrai et le Charolais Flandres et à l’Artois, mais restitue le Vermandois, Calais, une partie de la Picardie ainsi que le Blavet (rivière bretonne contrôlée par les troupes espagnoles).

Voir les chroniques du 27 février, du 19 mars, des 23 et 31 décembre, du 25 juillet et du 13 avril.

le 2 mai 1668 : Traité d’Aix-la-Chapelle entre la France et l’Espagne.
C’est la fin de la Guerre de Dévolution. En 1667, Louis XIV a déclaré la guerre à l’Espagne pour prendre possession des Flandres et du Brabant héritage de la Reine Marie-Thérèse, son épouse, que l’Espagne refuse de lui donner.

Après avoir conquis plusieurs places fortes des Flandres grâce à Henri de Turenne, et la Franche-Comté grâce au Prince de Condé, Louis XIV doit négocier face à une coalition diplomatique réunissant Pays-Bas, Espagne, Angleterre et Suède. Il peut le faire en position de force.

Le traité permet à Louis XIV d’annexer Lille, Tournai, Douai, Armentières et quelques dépendances du Nord. La France restitue la Franche-Comté à l’Espagne, qui sera conquise quelques années plus tard lors des Guerres de Hollande.

le 2 mai 1684 : Jean La Fontaine entre à l’Académie française.

La Fontaine, devenu très populaire grâce à la publication de ses Fables en 1668, est élu à l’Académie française en 1683. Il n’y entre officiellement que le 2 mai 1684 pour occuper le fauteuil n°24, précédemment occupé par Colbert, l’ennemi de son ancien protecteur, Nicolas Fouquet.

le 2 mai 1789 : Louis XVI reçoit à Versailles les représentants de la nation.
Soit quelque 1150 députés des 3 ordres.

le 2 mai 1793 : prises de Bressuire puis de Thouars (le 5 mai).
Le 2 mai, la ville de Bressuire est prise par la Grande Armée Catholique et Royale, les insurgés y trouvent 6000 livres de pain, 200 sacs de farine, 8 bœufs gras, 10.000 cartouches et de la poudre laissés par le général Quétineau, qui se replie en toute hâte sur Thouars. Les marquis de Lescure, de Donnissan et de Marigny, prisonniers, sont libérés par les Vendéens. Thouars, clé d’accès au Poitou doit être conservée par les Bleus. Il ne reste plus à Quétineau que 5 bataillons, rapidement il dispose 2000 hommes et trois canons sur la rivière Thouet, en première ligne de défense afin de faire face aux Vendéens sur ses talons depuis Bressuire. Les Vendéens attaquent le 5 mai dès 6h du matin. En milieu de matinée les troupes de La Rochejaquelain et de Lescure ont franchi la rivière et l’artillerie Vendéenne aux ordres de Marigny fait céder la porte principale de la ville. Quétineau est obligé de capituler.

le 2 mai 1795 : Stofflet signe aussi le traité de la Jaunaye.
Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu’ils n’auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 95, Stofflet suit deux mois plus tard.

le 2 mai 1808 : révolte contre l’armée napoléonienne à Madrid.

Tableau de Francisco de Goya : El tres de Mayo

Napoléon 1er veut chasser les Bourbons d’Espagne et donner le trône à son frère, Joseph Bonaparte. L’infant Francisco (dernier fils de Charles IV) et sa sœur, la reine d’Etrurie, quittant Madrid pour Bayonne, la population madrilène, opposée à ce changement, se soulève contre les Français. Les maréchaux Murat et Grouchy (maréchal lors des cent jours) répriment dans le sang le soulèvement populaire et reprennent le contrôle de Madrid. Mais les exécutions sommaires, les pillages et les viols n’empêchent pas, au contraire, la révolte de s’étendre à tout le pays. Le peintre Francisco de Goya illustrera cette rébellion dans deux tableaux célèbres : “Dos de mayo” et “Tres de mayo”.

le 2 mai 1814 : déclaration de St-Ouen.
Louis XVIII reçoit les corps de l’Etat, ratifie la Constitution qu’ils ont préparée, mais donne l’impression de la donner lui-même librement.

le 2 mai 1857 : décès d’Alfred de Musset à 46 ans.
Bien que membre de l’Académie française, les turpides de sa vie incitent à beaucoup de commentaires ! Un de ses poèmes adressé à Saint Jeanne d’Arc montre un autre visage de l’auteur :

« Nous avez-vous abandonnés,

Anges gardiens de la patrie ?

Plaignez-nous si Dieu nous oublie ;

S’il se souvient de nous, venez !

J’ai cru sentir trembler la terre.

J’ai cru que le ciel répondait,

Et dans un rayon de lumière,

Du fond des bois une voix m’appelait.

Ce n’est pas une voix humaine :

Il m’a semblé qu’elle venait des cieux.

Mère du Christ, est-ce la tienne ?

As-tu pitié des pleurs qui coulent de mes yeux ?

Oui, l’Esprit-Saint m’éclaire !

Je sens d’un Dieu vengeur

La force et la colère

Descendre dans mon cœur.

– En guerre ! » Alfred de Musset, Jeanne d’Arc, Poésie posthumes.

le 2 mai 1879 : discours du pape Léon XIII aux pèlerins français.
« … Souvent, Nous disons en Nous-mêmes : Non, le Bon Dieu n’abandonnera pas un peuple qui ne se lasse pas de donner au monde de si éclatants témoignages de sa fidélité en son Eglise, de son amour filial au Vicaire du céleste Rédempteur.

Voilà pourquoi il importe, très chers enfants, pour le bien de votre patrie, comme pour celui de la religion, que vous continuiez à hardiment professer votre foi et votre union avec le Siège apostolique ; foi et union qui ont valu jadis à la France le titre glorieux de Fille Aînée de l’Eglise. Et ce titre, vous ne le perdrez jamais pourvu que vous vous efforciez toujours de disposer des trésors de la grâce, dont le Seigneur vous comble, en faveur de la justice et de la vérité… »

le 2 mai 1935 : Laval et Staline signent un pacte franco-soviétique.
Laval et Staline signent un pacte d’assistance mutuelle, face à la montée du fascisme. Sans convention militaire, ce traité n’a que peu de valeur tant aux yeux des Français que des Russes. Une occasion manquée qui va mener l’URSS dans les bras d’Hitler et permettre l’attaque à l’ouest avant l’attaque à l’est. La réalité se joue des idéologies, toujours aux dépens des idéologues.

De nouveaux généraux (2S) proposent au pouvoir “une stratégie globale contre l’islamisme et l’éclatement de la France”

Seize membres du “centre de réflexion interarmées” (CRI), organisme de réflexion indépendant des armées, proposent dans un long document une stratégie globale contre l’islamisme et l’éclatement de la France”. Ce document a été adressé le même jour que la parution de la tribune de Valeurs actuelles, le 14 avril à tous les présidents des groupes politiques de l’Assemblée nationale et du Sénat, aux ministres des armées, de l’Intérieur, de l’Éducation Nationale  et de la secrétaire d’État en charge du SNU.

Le terme “éclatement de la France” est très similaire à celui de “délitement de la société“. Ils dénoncent une “guerre hybride (qui) a commencé contre l’Europe et la France”. et qui “s’achèvera au mieux sur une guerre civile au pire sur une cruelle défaite sans lendemain”.

Parmi les signataires, se trouve le général (2S) Henri Roure qui a été le 1er adjoint du maire de Prades, Jean Castex. Deux des contributeurs, des cadres de réserve de l’armée, figurent même parmi les signataires de la tribune envoyée à Valeurs Actuelles.

Le document est téléchargeable ici.

Cela va commencer à être difficile de rejeter le constat et de tirer sur le messager. La ministre des armées va-t-elle demander au général Lecointre de sanctionner également ces généraux (2S) ? Comment le général Lecointre va réussir à expliquer la différence entre la tribune de Places d’Armes et ce “centre de réflexion interarmées” autrement que par l’hypocrisie ou par l’arbitraire, comme nous l’avons expliqué dans ce long post ?

Avec le “buzz” provoqué par la tribune de généraux et militaires publiée dans “valeurs actuelles”, leur travail, fortuitement concomittant, est passé inaperçu. Seize membres du “centre de réflexion interarmées” (CRI), un “think thank”, proposent dans un long document une “stratégie globale contre l’islamisme et l’éclatement de la France”. Ce document a été adressé le 14 avril à tous les présidents des groupes politiques de l’Assemblée nationale et du Sénat, aux ministres des armées, de l’Intérieur, de l’Éducation Nationale  et de la secrétaire d’État en charge du SNU.

Ce groupe de réflexions – qui comprend dans ses rangs plusieurs grands anciens, rassemble des militaires de tous grades et de toutes armes, dont la Gendarmerie – majoritairement des officiers généraux et officiers supérieurs- et de toute sensibilité, mais aussi quelques civils.

Plusieurs membres du CRI qui est soutenu par trois associations apolitiques à la respectabilité incontestable dans le monde de la défense- L’association de soutien à l’armée française, (ASAF), la Saint-Cyrienne, l’Association Nationale des Officiers de Carrière en Retraite (ANOCR)- sont issus des Sentinelles de l’agora, un club d’officiers supérieurs et généraux en deuxième section qui a déjà publié de nombreux articles sur les armées, la défense, la politique militaire de la France.

“Le cercle de réflexion interarmées (CRI) est une entité indépendante de réflexion sur tous les problèmes liés à la Défense. Il n’exprime pas la doctrine officielle et n’engage que lui” précisent ses responsables.

Son but est de “mobiliser les énergies, notamment des anciens, au profit de tout le personnel en activité, pour créer une solidarité intergénérationnelle afin de mieux se faire entendre des décideurs politiques, de l’opinion publique et contribuer ainsi à replacer l’Armée au cœur de la Nation dont elle est l’émanation.”

Plusieurs des signataires de ce qui s’apparente davantage à un plan de bataille plutôt qu’à une tribune comme celle qui fait polémique ont occupé d’importantes responsabilités opérationnelles dans les armées et s’expriment régulièrement sur des sujets de défense, tel les fondateurs du CRI le général de corps d’armée (2s) Marc Allamand, ancien commandant de la 27ème division alpine, et le général de division (2s) Jean-Pierre Soyard, ancien adjoint au gouverneur militaire de Paris. Parmi les auteurs, on trouve le général de division (2S) Jean-Claude Allard, ancien chef de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) et directeur de recherches à l’IRIS ou le général (2s) Philippe Chatenoud, figure des troupes de montagne, ancien chef de corps du 15/9 qui avait poussé “un coup de gueule” contre Nicolas Sarkozy en 2008 dans le Journal du Dimanche. Le capitaine de vaisseau (ER) Alexis Beresnikoff, est quant à lui devenu un consultant connu spécialisé dans la gestion de crises.

Les signataires :

Gal (2S) Jean-Claude Allard ; Gal (2S) Marc Allamand ; CV Alexis Beresnikoff ; Gal (2S) Philippe Chatenoud ; Gal (2S) Grégoire Diamantidis ; M. Marcel Jayr ; Gal (2S) Jean Marie Lhostis ; CF (CR) Bernard Pillaud ; Gal (2S) Jean Pinatel ; Col (CR) Frédéric Pince ; Gal (2s) Christian Renault ; Gal (2S) Jean-Claude Rodriguez ; Gal (2S) Henri Roure ; Gal (2S) Jean Serge Schneider ; Gal (2S) François Torrès ; Gal (2S) Jean Pierre Soyard

Les signataires, qui se veulent impartiaux, partent du postulat que “la France, est le centre de gravité, pour reprendre un terme de stratégie militaire, dont la destruction serait une étape indispensable pour les islamistes”. “La France, centre de gravité d’autant plus vulnérable qu’elle est affaiblie par la contamination de notre société au poison de l’incivisme grandissant; par son incapacité à assumer son histoire ; par le délitement sécuritaire ; par l’absence de projet politique fédérateur pour construire son avenir doit donc se défendre pour elle-même, pour l’ensemble du monde non musulman et pour tous les musulmans qu’elle accueille afin de garder cette spécificité laïque qui, sans nuire à la liberté de conscience, permet de protéger chaque citoyen des excès des religions” écrivent encore les auteurs.
La République assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion, elle respecte toutes les croyances et cela est un enjeu stratégique de sécurité et de défense sur lequel le Cercle de Réflexion Interarmées est légitime à réfléchir et à proposer des solutions” estiment en préambule de leurs propositions les rédacteurs.

Le plan

1. Recomposer le cadre stratégique international.

Construire un corpus juridique international adapté à la menace
Reconquérir la souveraineté nationale.
Donner une vision stratégique à l’Union européenne
Construire notre relation vers l’Algérie sur les critères fondamentaux des “droits de l’homme”.
Mettre fin au processus d’adhésion de la Turquie

2. Recomposer le cadre stratégique national.

Disposer impérativement d’outils militaire et de sécurité intérieure performants
Donner un contenu spirituel, émotionnel et physique à la nationalité française.
Réformer l’accès à la nationalité
Informer et former la population

Promouvoir la cohésion nationale pour refuser strictement toute action contribuant au séparatisme et à la communautarisation.
Impliquer la Nation tout entière dans un contrat universel moral
Garantir l’état de droit et la sécurité pour tous
Appliquer strictement le principe démocratique de représentativité du citoyen par ses élus.

Maîtriser l’immigration et mettre fin à l’immigration illégale

3. Livrer une contre-guérilla quotidienne

Responsabiliser les familles
Aider l’école à se redresser
Etendre les missions du service national universel (SNU)
Rendre justice à l’honnêteté (construire un véritable état de droit)
Aider les associations culturelles et sportives

Jean Castex annonce une fusion entre LREM et LR aux régionales en PACA

C’est officiel. LR poursuit son chemin vers sa disparition et l’annonce est faite par Jean Castex dans le journal le plus macroniste de Paris, le JDD. La main d’Emmanuel Macron est bien là. Le président de la république aurait transmis à Muselier une liste de candidats qu’il voulait voir élus dont Sophie Cluzel serait 4ème dans le Var :

Dans une interview accordée au JDD ce dimanche, le Premier ministre a annoncé le retrait de la liste macroniste aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La majorité présidentielle répond très favorablement à l’initiative de Renaud Muselier“. Jean Castex a levé le voile ce dimanche dans le JDD. L’actuel président de la Région, Renaud Muselier, aura donc bien le soutien des “marcheurs” aux prochaines élections qui auront lieu en juin.

Cette semaine, sur le plateau de BFMTV, il avait par ailleurs déclaré que “le bon sens voudrait que la majorité présidentielle me soutienne”. C’est chose faite. La secrétaire d’Etat Sophie Cluzel ainsi que “des représentants de la majorité parlementaire” figureront ainsi sur la liste LR. Le Premier ministre y voit “un exemple de la recomposition politique”

Sophie Cluzel attendait visiblement le feu vert pour accepter de rejoindre cette liste : “Oui à une union audacieuse pour notre région”

Lionel Lucca et Nadine Morano condamnent ce ralliement :

«Rompre sans crier gare la ligne politique de son parti qui refuse toute alliance avec le parti au pouvoir c’est “un putsch” politique, un acte de rébellion sur lequel la direction LR doit en tirer toutes les conséquences… », déclare de son côté le maire de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca (…).[source]

L’ancienne ministre et député européenne Nadine Morano a dénoncé de son côté “un accord politique tel le baiser de Judas”. “Ce sera sans moi”, ajoute-t-elle.[source]

Eric Ciotti (LR) parle de coup de poignard dans le dos :

Je le savais, dès avant le premier tour de la présidentielle, ils préparaient leur mauvaise soupe sur le petit feu élyséen dans la mauvaise marmite En Marche a tweeté le Républicain peu de temps après l’annonce officielle du soutien de LREM au candidat Renaud Muselier.

Une véritable trahison pour Eric Ciotti qui dit ressentir “une immense tristesse face à ce coup de poignard dans le dos”. Lui, qui “jusqu’au bout a espéré leur sursaut, celui d’amis qui se perdent. Ils ont osé l’inacceptable”. 

 

La réaction de Thierry Mariani (RN) ne s’est pas faite attendre :

Cette alliance préfigure clairement 2022. Emmanuel Macron propose à Muselier de l’aider à gagner en PACA en 2021 et ce dernier ainsi que Christian Estrosi et toute la “droite” LR macron-compatible se mobilisera en 2022 derrière Macron. Une fusion de listes LREM et LR a aussi été évoquée dans le Grand Est. C’est clair comme de l’eau de roche comme le souligne le JDD :

Les stratèges macronistes n’ont plus aucun doute sur le ‘rôle moteur’ qu’Estrosi et Falco joueront dans la campagne de 2022, et comptent sur la future majorité régionale de Muselier, à large composante macroniste, pour le lier au Président”…

Esprit-Saint : Trois symboles pour un même souffle de Vie

Lors de la Pentecôte, nous célébrons l’Esprit-Saint descendu sur les apôtres. Troisième personne de la Trinité, consolateur et défenseur envoyé par le Père à la suite du Fils pour nous guider, l’Esprit de Dieu est à nos côtés. Il est décrit de multiples façons dans la Bible ; de la Genèse aux Actes des Apôtres (et jusqu’à aujourd’hui dans nos vies !), il souffle sur le monde.

Retrouvons-le à travers trois de ses symboles :

  • Vent : L’Esprit de Dieu est un esprit de liberté ; il est là et ailleurs, rien ne l’enferme et ne le contraint. “Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.” (Jean 3 ; 8). Indéfinissable, insaisissable, sa présence est autant caresse de la brise qu’élan et mouvement dans nos vies.
  • Flamme : L’Esprit de Vérité est purificateur. Il consume en nous ce qui n’est pas Dieu. Il est lumière et nous guide dans nos vies. Pour cela, il nous dispense ses 7 dons : sagesse, intelligence, science, force, conseil, piété, crainte. Jean-Paul II nous a laissé une courte prière pour demander la grâce de ces dons à l’Esprit-Saint ; nous les retrouvons également dans la litanie du Saint-Esprit.
  • Colombe : L’Esprit-Saint est aussi l’Esprit d’Amour qui apporte le signe du renouveau, de la paix, de la vie nouvelle, de la tendresse de Dieu pour ses enfants.
    Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. »” (Matthieu 3 ; 16-17)

Pour la Pentecôte, donnez-vous trois jours pour découvrir le visage du père, du fils et du Saint-Esprit, avec cette belle retraite en ligne de la Maison de l’Esprit-Saint, du 21 au 23 mai sur Hozana !

L’œuvre de « Marie qui garde les prêtres »

A l’initiative de fidèles laïcs, l’œuvre de « Marie qui garde les prêtres » est née de la neuvaine du même nom. Celle-ci a été envoyée gratuitement à 6500 prêtres français actifs. Ils ont été très nombreux à répondre (parmi eux des évêques) nous faisant part de leur joie.

Les méditations proposées dans la neuvaine à « Marie qui garde les prêtres » mettent l’accent spécialement sur l’importance de :

  • la vie spirituelle et liturgique,
  • la formation doctrinale,
  • l’équilibre humain et l’hygiène de vie
  • la consécration à Notre-Dame

En décembre 2019, cette neuvaine a été remise en main propre au pape qui a apporté son soutien à l’initiative.

La neuvaine est disponible en librairie ou sur www.life-editions.com

Peu après l’envoi de cette neuvaine, une statue monumentale de « Marie qui garde les prêtres » a été bénie à Ars par Mgr Pascal Roland, l’évêque du lieu, le 3 août 2020, la veille de la solennité de saint Jean-Marie Vianney. Cette statue est installée dans le chœur de la chapelle du foyer sacerdotal.

Statue de Marie qui garde les prêtres

L’envoi des neuvaines et la réalisation de la statue de « Marie qui garde les prêtres » sont le résultat de la générosité des fidèles et de différentes fraternités sacerdotales et congrégations religieuses.

Et maintenant ?

Il se trouve que parmi les prêtres ayant réagi avec gratitude à l’envoi de la neuvaine et à la réalisation de la statue, certains ont demandé davantage : des retraites ou encore un soutien fraternel, spirituel et doctrinal. C’est ainsi qu’est née l’œuvre de « Marie qui garde les prêtres ».

Aussi, à l’heure où les conditions sanitaires ont altéré le lien entre prêtres et fidèles, où le sens de la pratique religieuse est relativisé par les propositions numériques et la peur de se rassembler, où les prêtres risque de perdre le sens de leur mission, il est urgent de prendre appui sur l’essentiel.

Concrètement :

  • Organiser des retraites pour prêtres en abbaye ou sous forme de randonnée au long cours
  • Diffuser la neuvaine à « Marie qui garde les prêtres » et des ouvrages pour consolider la vie sacerdotale.
  • Faire connaître la vie du Bienheureux Edouard Poppe (1890-1924), prêtre qui a consacré sa vie à la sanctification des jeunes et des prêtres.
  • Développer chez les fidèles l’esprit de prière et de sacrifice pour les prêtres et les vocations
  • Réparer le lien prêtre/fidèle mis à mal ces dernières années

Bienheureux Edouard Poppe

Témoignages de prêtres… et d’évêques :

« Je recevais il y a quelques jours la neuvaine à Marie qui garde les prêtres. Je vous prie d’en recevoir tous les remerciements. Je trouve un surcroît de réconfort en considérant l’attachement des fidèles au sacerdoce dont mon indignité a été revêtue… »

« Je vous remercie de m’avoir offert la neuvaine à Marie qui garde les prêtres. Elle m’aide à rester fidèle à mon engagement à la suite du Christ. Je vous reconnaissant de ce geste de charité fraternelle et de votre souci que les prêtres soient aussi « le sel de la terre et la lumière du monde ».

« Je me réjouis d’apprendre que dans les circonstances actuelles des laïcs prient pour les prêtres et les évêques. Merci de m’avoir offert votre livret de prières Marie qui garde les prêtres ».

« Que le Bon Dieu par l’intercession de Notre-Dame récompense au centuple cette belle initiative pour les prêtres ».

« Je viens vous dire merci de ce désir que vous avez de prier pour le ministère des prêtres. Je vous avoue que la neuvaine à Marie qui garde les prêtres m’a trouvé pendant que j’avais besoin de ce soutien de Marie, notre mère ».

Pour soutenir et faire connaître « Marie qui garde les prêtres » :

Contact : Guillaume d’Alançon – [email protected]

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