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La Fraternité Saint-Pierre est profondément attristée par les motifs invoqués afin de limiter l’usage du missel de saint Jean XXIII

Communiqué officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre suite à la publication du Motu proprio Traditionis Custodes

Fribourg, le 20 juillet 2021

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, dont le but est la sanctification des prêtres par l’observance fidèle des traditions liturgiques antérieures à la réforme voulue par le Concile Vatican II (cf. Constitutions n. 8), a reçu le Motu proprio Traditionis Custodes du Pape François avec étonnement.

Fondée et approuvée canoniquement selon les dispositions du Motu Proprio Ecclesia Dei Adflicta de saint Jean Paul II du 2 juillet 1988, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre a toujours professé son attachement à tout le Magistère de l’Église et sa fidélité au Pontife romain et aux successeurs des Apôtres, exerçant son ministère sous la responsabilité des évêques diocésains. Évoquant, dans ses Constitutions, les enseignements du deuxième Concile du Vatican, elle a toujours cherché à s’inscrire dans ce que le pape émérite Benoît XVI a appelé en 2005 : « l’herméneutique de la réforme dans la continuité de l’Église » (Discours à la Curie romaine, 22 décembre 2005).

La Fraternité Saint-Pierre est donc aujourd’hui profondément attristée par les motifs invoqués afin de limiter l’usage du missel de saint Jean XXIII, qui est au centre de son charisme. La Fraternité ne se reconnaît nullement dans les critiques formulées. Il est surprenant que ne soient pas évoqués les nombreux fruits visibles dans les apostolats attachés au missel de saint Jean XXIII et la joie des fidèles de pouvoir bénéficier de cette forme liturgique. Bien des personnes ont découvert ou sont revenues à la foi grâce à cette liturgie. Comment ne pas remarquer par ailleurs que les communautés de fidèles qui y sont attachées sont souvent jeunes et florissantes, et que de nombreux foyers chrétiens, prêtres ou vocations religieuses en sont issus ?

Dans le contexte actuel, nous tenons à réaffirmer d’une part notre fidélité indéfectible au successeur de Pierre, et d’autre part notre volonté de rester fidèles à nos Constitutions et à notre charisme, en continuant à servir les fidèles comme nous l’avons fait depuis notre fondation. Nous espérons pouvoir compter sur la compréhension des évêques dont nous avons toujours respecté l’autorité, et vis-à-vis desquels nous avons toujours agi avec loyauté.

Confiant en l’intercession de Notre-Dame et de notre saint Patron, saint Pierre, nous voulons vivre cette épreuve dans la foi et la fidélité.

Mgr Schneider : le Saint-Siège n’a pas le droit de supprimer un héritage de toute l’Église

Jeanne Smits a retranscrit la conférence donnée par Mgr Schneider à Paris il y a quelques semaines. A la fin de cette conférence, parmi les questions, Mgr Schneider avait été interrogé sur la possible, devenue réelle, abrogation de Summorum Pontificum :

Une question pose ceci : « Si le Motu proprio Summorum pontificum venait à être supprimé, quelle attitude devraient adopter les communautés Ecclesia Dei qui souhaitent rester fidèles à la forme extraordinaire de la messe ? Doivent-elles privilégier l’obéissance, ou entrer en résistance ? Pour l’instant cela ne semble pas viser les communautés Ecclesia Dei, mais dans cette hypothèse, quelle attitude recommandez-vous ? »

Ce sont pour l’instant simplement des hypothèses. Il ne semble pas que le Saint-Siège doive abolir Summorum Pontificum, je considèrerais cela très irréel, pas réaliste. Mais il y aura peut-être une limitation de l’usage de Summorum Pontificum. En ce cas, je pense que vous avez, les fidèles et les prêtres, le droit à une liturgie qui est la liturgie de tous les saints, quasiment de tous les temps. Donc en ce cas le Saint-Siège n’a pas le droit de supprimer un héritage de toute l’Église. Ce serait un abus, même de le part d’un évêque. En ce cas, vous pouvez continuer à célébrer la messe, formellement en désobéissance, mais vous serez en obéissance à l’Eglise de tous les temps, à tous les papes qui ont célébré cette messe. Et continuez avec respect de prier pour cet évêque ou pour le pape. Mais trouvez quelques formes peut-être de messe des catacombes, de messe clandestine. Mais toujours avec l’esprit « sentire cum Ecclesia », avec un amour pour l’Église et pour les âmes. Donc ce serait au contraire un service que vous rendriez à l’ensemble de l’église. L’Eglise n’est pas simplement maintenant, l’Église est de tous les temps.

Interdire l’hôpital aux non-vaccinés devrait avoir une conséquence douloureuse sur le monopole de la sécurité sociale

Effet boomerang de la loi bientôt en discussion au Parlement :

[…] Il s’agit de l’interdiction qui sera faite aux non-vaccinés d’accéder aux hôpitaux et, plus généralement, aux établissements accueillant des personnes vulnérables, hors « cas d’urgence ». On n’a pas bien mesuré encore les conséquences humaines, humanitaires, démographiques, de cette disposition dont la violence est probablement sans égale depuis une centaine d’années dans le monde, et pas seulement en France.

Premièrement, et c’est au fond le point le plus bénin, elle interdira aux non-vaccinés de rendre visite à leur grand-mère dans une maison de retraite, à leur enfant hospitalisé après une mauvaise chute au ski, à l’épouse, au frère, à la soeur, victime d’une crise cardiaque. Elle interdira aussi au non-vacciné de rendre un dernier hommage à un proche décédé à l’hôpital. 

Deuxièmement, elle interdira aux non-vaccinés cancéreux, diabétiques, insuffisants de tous ordres, de se rendre à l’hôpital pour leurs soins ordinaires, pour leurs visites de contrôle, ou pour des diagnostics plus poussés. Bref, elle aura le même effet que le confinement l’an dernier. À long terme, cette mesure aura de lourdes conséquences sur la mortalité des personnes les plus faibles, dans de bien plus larges proportions que les morts du COVID prétendument évitées par la vaccination. 

Bref, cette mesure est non seulement absurde, mais elle est cruelle et inhumaine. Il faut se demander par quelle manipulation le gouvernement en place a pu inoculer tant de haine à la majorité silencieuse des vaccinés.

Mais au-delà de ces considérations morales devenues anecdotiques dans une société dystopique, la mesure d’interdiction va soulever une difficulté juridique de premier ordre dont les apprentis sorciers au pouvoir n’ont pas encore mesuré l’ampleur.

Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2016, l’État a en effet instauré une « protection universelle maladie » (PUMA), contrepartie du monopole de l’assurance -maladie en France. Comme le précise très clairement le site de l’assurance-maladie :

Toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière a droit à la prise en charge de ses frais de santé à titre personnel et de manière continue tout au long de sa vie : tel est le principe de la protection universelle maladie.

Ce droit, qui a mis longtemps à émerger, se fonde sur le principe de la cotisation obligatoire ou de l’imposition obligatoire des revenus pour financer la sécurité sociale. Comme tout revenu est obligé de financer cette machine monopolistique, tout imposé ou tout cotisant doit y avoir droit.

On voit bien ici le problème qui se pose : l’obligation légale ne pourra plus être remplie, puisque l’État interdit, par une décision administrative, l’accès aux soins et à la protection universelle. Nous sommes ici dans le même cas de figure que le contentieux entre les assureurs et les restaurateurs victimes d’une perte d’exploitation due au confinement. Du fait d’une mesure administrative, l’assureur ne peut plus exécuter le contrat de protection auquel l’assuré a souscrit.

Une première conséquence de cette restriction des prestations remboursables par cet assureur monopolistique qu’est la sécurité sociale tient au montant des cotisations : peut-on réellement facturer au tarif des vaccinés qui profitent de toutes les prestations un contrat d’assurance (présenté comme « solidaire », quelle bien étrange expression) qui est amputé de la part la plus importante de ses garanties ?

Non, bien entendu, et c’est le principe même de l’unicité du tarif qui se trouve mise en cause par la mesure gouvernementale. Au titre de la contributivité de la sécurité sociale, aucune juridiction ne pourrait soutenir que, à contributions égales, les droits ne sont plus les mêmes.

Le monopole de la sécurité sociale est mort

Assez logiquement, on voit bien que ce n’est pas seulement le principe de la cotisation sociale qui va souffrir de la mesure de discrimination décidée unilatéralement par Emmanuel Macron, mais le principe du monopole de l’assurance-maladie qui est fragilisé. Si les assurés sociaux ne peuvent plus avoir accès aux mêmes prestations qu’avant, et spécialement aux prestations les plus vitales, les plus importantes, de quel droit l’État les empêcheraient-ils de changer d’assureur, et de se tourner vers un assureur qui leur permet, par exemple, de bénéficier de soins renforcés à domicile, ou de soins hospitaliers dans des contrées plus accueillantes ?

Sauf à plaider un droit de l’État à exclure certains assurés de l’accès aux soins, on voit mal quel motif tiendrait devant le Cour de Justice de l’Union Européenne pour obliger les non-vaccinés à financer une assurance-maladie qui ne leur apporte pas de garanties de santé suffisantes.

Politiquement, le combat dans lequel Emmanuel Macron s’est lancé semble donc à haut risque. Et juridiquement, il pourrait avoir des conséquences systémiques majeures : en interdisant l’accès aux soins pour certains assurés, il tue l’idéal de 1945 (où il en dévoile l’imposture profonde, puisqu’il ne s’agit pas de protéger, mais de dominer), et il en ruine les fondements juridiques.

En ce sens, l’interdiction de l’hôpital aux non-vaccinés est une bonne mesure. Elle ouvre les yeux sur ce que signifie vraiment la sécurité sociale.

François Nicolas – “Ce passe sanitaire est inapplicable et ce n’est pas notre métier de contrôler !”

François Nicolas, président d’Amaclio Productions, producteur notamment de “La Nuit aux Invalides” et se spectacles à Carcassonne, à Moulins, Mont-Saint-Michel…, pousse un coup de gueule contre la mise en place du passeport sanitaire pour les spectacles :

Homme-OGM : modification du génome humain au nom de la santé publique

Le 12 juillet, l’Organisation Mondiale de la Santé a publié un communiqué concernant deux rapports sur les premières recommandations mondiales visant à faire de la modification du génome humain un outil de santé publique, en mettant l’accent sur la sécurité, l’efficacité et l’éthique. Sic.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, souligne :

« La modification du génome humain peut nous donner de meilleurs moyens de traiter et de guérir les maladies, mais nous n’en tirerons pleinement les bénéfices que si nous la mettons en œuvre dans l’intérêt de tous, au lieu de creuser davantage les inégalités en matière de santé entre les pays et à l’intérieur des pays ».

L’homme OGM présenterait plusieurs avantages potentiels : un diagnostic plus rapide et plus précis, des traitements plus ciblés et la prévention des troubles génétiques.

L’OMS se pose quand même la question des risques :

les modifications du génome des embryons pourraient être transmises aux générations suivantes et modifier les caractéristiques des descendants.

C’est le but de ces rapports : proposer des recommandations concrètes pour encadrer ces modifications génétiques.

Prochaines étapes :

  • L’OMS réunira un petit comité d’experts chargé d’examiner l’évolution du registre relatif à la modification du génome humain, y compris les moyens de mieux surveiller les essais cliniques faisant appel à des technologies de modification du génome humain préoccupantes.
  • L’OMS réunira des intervenants issus de plusieurs secteurs pour mettre au point un dispositif accessible de signalement confidentiel des préoccupations relatives à la recherche et aux autres activités impliquant la modification du génome humain qui pourraient être illégales, non homologuées, contraires à l’éthique ou dangereuses.
  • Dans le cadre d’un engagement à accroître « l’éducation, la participation et l’autonomisation », l’OMS dirigera des webinaires régionaux axés sur les besoins régionaux et locaux. Au sein de sa Division des sciences, l’OMS étudiera comment instaurer un dialogue mondial inclusif sur les technologies de pointe, y compris dans le cadre d’activités au niveau du système Nations Unies et moyennant la création de ressources en ligne pour diffuser des informations fiables sur les technologies de pointe, dont la modification du génome humain.

Le délire prométhéen du transhumanisme progresse alors que dans son article 13, la Convention d’Oviedo interdit les modifications de génome humain qui seraient héréditaires. Cette Convention est un texte international de référence dans le domaine de la bioéthique, seul texte dans ce domaine qui soit contraignant pour les Etats l’ayant ratifié. Elaborée au cours des années 1990, elle est en vigueur dans 29 des 47 pays membres du Conseil de l’Europe.

Ces dernières années, avec l’émergence des techniques d’édition du génome et notamment les « ciseaux génétiques » CRISPR Cas9, certains Etats revendiquent une révision de l’article 13 de la Convention. Cet article interdit toute intervention médicale aboutissant à une modification du génome humain qui serait héréditaire ainsi que toute modification du génome humain non héréditaire mais qui ne serait pas justifiée par des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques. Il interdit donc la modification du génome de l’embryon humain.

Début juin, le Comité de bioéthique du Conseil de l’Europe a confirmé « que les conditions n’étaient pas réunies pour une modification de l’article 13 ». En revanche, un groupe de travail devra « apporter des précisions » sur cet article, notamment sur les termes « préventives, diagnostiques ou thérapeutiques », afin de distinguer l’aspect recherche de l’aspect application clinique. L’objectif est de concilier respect de l’article 13 et recherche sur l’embryon humain, autorisée dans de nombreux Etats signataires. Concilier ou contourner ? Les « précisions » laisseraient la possibilité de modifier le génome d’embryon humain « pour la recherche », c’est-à-dire sans qu’ils ne soient implantés, mais détruits au 14ème jour de développement. Une ligne rouge que les députés français ont déjà franchie avec le projet de loi bioéthique.

Sur l’immigration le conseil d’Etat a toujours défendu une vision maximaliste de la liberté. En matière de santé c’est l’inverse

Jean-Frédéric Poisson dépose avec Via un référé-liberté devant le Conseil d’Etat, demandant l’annulation du Décret no 2021-955 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire. Ce décret instaure un passe sanitaire pour l’accès aux établissements, lieux et évènements cités, lorsqu’ils accueillent un nombre de visiteurs, spectateurs, clients ou passagers au moins égal à 50 personnes.

De son côté le Conseil d’Etat a donc entériné le projet de loi du gouvernement sur le passe sanitaire (qu’il avait décrié pour les activités quotidiennes, début juillet) et l’obligation vaccinale, allant jusqu’à déclarer légale la possibilité de suspendre la rémunération de celui qui ne veut pas être vacciné, puis son licenciement.

En matière de lutte contre l’immigration ou de terrorisme, les “sages” du conseil d’Etat et constitutionnel ont toujours défendu une vision maximaliste de la liberté individuelle. On constatera qu’en matière sanitaire, en parfaite incohérence, c’est l’inverse. Benoît Sévillia souligne dans Le Figaro :

Il était pourtant érigé en principe d’ordre public par l’article L.1132-1 du Code du travail l’interdiction de discriminer, sanctionner ou licencier un salarié en raison notamment de ses opinions politiques, de ses convictions religieuses, ou de son état de santé, qui pourraient pour chacune d’entre elles constituer le fondement du refus d’un salarié d’être vacciné, ou plus simplement encore de justifier de son statut vaccinal. Rappelons que le «guide employeur» sur la Covid-19 publié le 30 juin dernier par la direction générale du travail spécifiait d’ailleurs que l’employeur ne pouvait en aucun cas imposer à son salarié de le tenir informé de sa situation par rapport à la vaccination.

De même que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entré en application le 25 mai 2018, qui a donné tant de fil à retordre aux entreprises sommées de créer un dispositif sécurisé de protection des données personnelles de leurs salariés, leur interdit de collecter leurs données de santé, prérogative qui appartient à la seule médecine du travail.

L’Etat de droit sacralisé repose sur les interprétations à géométrie variable de juges administratifs irresponsables devant le peuple. Un Conseil d’Etat surtout complice du régime en place, puisque le rapporteur du texte (la décision du rapporteur devient la décision du Conseil d’Etat) est Mathieu Schlesinger, maire LREM et candidat LREM aux régionales.

C’est arrivé un 21 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Victor de Marseille : martyr († V. 292)

Le 8 juillet 303 ou 304, le préfet Euticius siège au tribunal à Marseille quand on lui présente un soldat nommé Victor: ce soldat est effronté. Il ne veut plus percevoir sa solde et il clame qu’il est chrétien. En entendant cela le préfet dit à Victor : « Pourquoi n’acceptes-tu pas la solde habituelle? » Saint Victor lui dit : « Parce que désormais, je ne veux plus militer dans le siècle ». Le préfet Euticius lui dit: « Victor, sacrifie ». Victor lui dit: « Je ne sacrifie pas aux faux dieux… ».

  • St Arbogast : évêque de Strasbourg († VIeS.)

À Strasbourg, au VIe siècle, saint Arbogast, évêque, qui fit construire sa cathédrale et la consacra à Dieu sous le nom de la Vierge Marie.

  • St Wandrille : Abbé à Fontenelle († V. 668)

Au monastère de Fontenelle, vers 668, saint Wandrille, abbé. Après avoir quitté la cour du roi Dagobert, il mena la vie monastique en divers endroits et, promu au sacerdoce par saint Ouen, évêque de Rouen, il fonda et gouverna un monastère dans la forêt de Jumièges.

  • Bx Gabriel Pergaud : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Gabriel Pergaud, prêtre et martyr. Chanoine régulier de Beaulieu, au diocèse de Saint-Brieuc, il fut expulsé de l’abbaye, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, et détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier où il mourut au bout de quelques semaines, après une longue agonie.

  • le 21 juillet 230 : élection de saint Pontien, 18ème Pape.

Sa vie est très mal connue. Il dirige à Rome en 231 un synode pour faire confirmer la condamnation d’Origène par Démétrius, évêque d’Alexandrie. Il est déporté dans des mines en Sardaigne à l’accession au trône de l’empereur Maximin le Thrace, en mars 235; commence une nouvelle persécution des Chrétiens. Il renonce alors au siège de Saint Pierre le 28 septembre et meurt le 30 octobre suivant. Il est inhumé dans la catacombe de Saint-Calixte, qui va peu à peu devenir la Crypte des Papes.

  • le 21 juillet 303 : mort de saint Victor de Marseille, officier dans une légion thébaine, martyrisé à Marseille pour avoir refusé d’abjurer sa foi chrétienne.
  • le 21juillet 1120 : l’abbaye bénédictine Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay est détruite par le feu.

L’incendie tue 1 200 personnes, et détruit la nef carolingienne de l’abbaye bénédictine Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay.

  • le 21 juillet 1242 : victoire française de Taillebourg.

La bataille de Taillebourg, Histoire de l’armée française, Paul Lehugeur, XIXe siècle.

Ayant appris l’existence d’un complot, le Roi Louis IX rassemble son armée à Chinon, dès le 28 avril 1242. Une grande partie de ses vassaux répond présent. De son côté, le 13 mai, le roi Henri III d’Angleterre débarque à Royan, c’est le début de la guerre de Saintonge. Parcourant le Poitou et la Saintonge en direction du fief d’Hugues X de Lusignan, saint Louis s’empare de plusieurs châteaux rebelles : Fontenay-le-Comte, Vouvant, Niort ou encore Saint-Jean-d’Angély.

Son armée se dirige vers Taillebourg, qui dispose d’un pont sur la Charente. L’endroit est stratégique, ce qui explique la présence d’une forteresse. Pendant deux jours, les deux Ost s’observent sans s’affronter. Le 21 juillet, le Saint Roi chevauchant à la tête de la cavalerie française vainc les Anglo-poitevins sur le pont de Taillebourg et au-delà les forçant à se replier.

Deux jours plus tard, le 23 juillet, l’armée royale inflige aux Anglais et à leurs alliés une sévère défaite à Saintes. Le roi Henri III d’Angleterre accepte une trêve de cinq ans à Pons, le 1er août 1242.

L’année suivante, c’est le comte Raymond VII de Toulouse qui se soumet au Roi Louis IX et accepte de lui rendre l’hommage féodal, conformément au traité de paix signé le 30 octobre 1242 à Lorris. Avec ce traité, Raymond VII renonce aussi à Narbonne et Albi et promet de faire la chasse aux cathares.

Quelques lignes du récit de Joinville sur la bataille:

« La vint li roys d’Angleterre et li cuens de la Marche, pour combatre devant un chastel que on appelle Taillebourc, qui siet sus une male riviere que l’on appelle Carente, là où on ne puet passer que à un pont de pierre mout estroit. Si tost comme li roys vint à Taillebourc, et li host virent li uns l’autre, nostre gent qui avoient le chastel devers aus, se esforcièrent a grant meschief, et passèrent perillousement par neis et par pons, et coururent sur les Anglois, et conmenca li poingnayz forz et grans. Quand li roys vit ce, il se mist ou peril avec les autres ; car pour un home que li roys avoit quant il fu passez devers les Anglois, li Anglois en avoient bien vingt. Toutevoiz avint-il, si comme Diex vout, que quant li Anglois virent le roy passer, il se desconfirent et mistrent dedens la citei de Saintes, et plusour de nos gens entrèrent en la citei mellei avec auss et furent pris.»

  • le 21 juillet 1414 : naissance de Sixte IV, Francesco Della Rovere, futur 212ème pape de 1471 à 1484.
  • le 21 juillet 1511 : une Bulle du pape Jules II met la France en interdit, à l’exception de la Bretagne.

Jules II, par sa bulle Sacro sanctæ, le 21 juillet 1511, convoque un concile au Latran pour le 19 avril 1512, avec pour objectif d’excommunier tous les membres du concile de Pise, initié par Louis XII. D’autres historiens parlent du 18 juillet.

  • le 21 juillet 1542 : le Saint-Office remplace à l’Inquisition médiévale.

Le Saint-Office naît sur les cendres de l’Inquisition sous le nom de Congrégation de la Suprême Inquisition. Sa mission est de veiller au respect de la doctrine et de la foi catholique.

  • le 21 juillet 1550 : par la Bulle “Exposcit debitum“, le Pape Jules III confirme à nouveau la Compagnie de Jésus.
  • le 21 juillet 1620 : naissance de Jean Picard.

Jean-Félix Picard est un astronome et prêtre français qui naît à La Flèche dans la Sarthe. Il est le premier à calculer le rayon de la Terre de façon précise. Il mesure pour cela un degré de latitude par triangulation, le long du méridien de Paris. Ses résultats sont de 111 à 112 km pour un degré de latitude, donc un rayon terrestre de 6 372 km (le rayon polaire est actuellement mesuré pour 6 357km). Par ailleurs, c’est lui qui conçoit ses propres instruments de mesure. Il décède le 12 juillet 1682.

  • le 21 juillet 1712 : débuts de bataille de Denain.

Les troupes françaises sur les ordres du maréchal de Villars attaquent la garnison de Denain. Le prince Eugène devance la manœuvre française. Mais les combats les plus importants ont lieu les 23 et 24 juillet. Voir la chronique de ce dernier jour.

  • le 21 juillet 1773 : le pape Clément XIV supprime la Compagnie de Jésus.

Clément XIV prend la décision de dissoudre la Compagnie de Jésus par le bref Dominus ac Redemptor. Elu le 19 mai 1769, et alors que son prédécesseur a subi une véritable persécution des Bourbons européens (voir la chronique du 7 janvier), sous l’influence des loges maçonniques et des « philosophes ». Le nouveau souverain pontife ne résiste pas longtemps à la pression. Jean GUIRAUD dans ses quatre tomes de Histoire partiale-Histoire vraie explique très bien comment les protestants, les maçons, les jansénistes, en résumé tous les ennemis de l’Eglise catholique se sont ligués contre les Jésuites qu’ils considéraient, à juste titre, comme le rempart le plus solide de la Foi.

  • le 21 juillet 1788 : comment a-t-on fabriqué la révolution !

A l’initiative des avocats Barnave et Mounier, les 540 représentants du Dauphiné se réunissent au château de Vizille. Ils appellent à refuser le paiement de l’impôt et demandent aux autres assemblées provinciales d’en faire autant. Rennes et Grenoble lancent la grève de l’impôt. Le pouvoir central est à bout de souffle.

  • le 21 juillet 1789 : sac de l’hôtel de ville de Strasbourg.
  • le 21 juillet 1792 : le vœu de Louis XVI est remis au père Hébert, supérieur général des Eudistes et confesseur du Roi.

C’est le vœu par lequel Louis XVI a dévoué sa personne, sa famille et tout son Royaume, au Sacré-Cœur de Jésus.

Texte du vœu :

« Vous voyez, ô mon Dieu, toutes les plaies qui déchirent mon cœur, et la profondeur de l’abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m’environnent de toutes parts. A mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent, pour accabler mon âme, ceux qui couvrent la face du royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m’avertit encore que peut-être votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que, dans les jours de ma puissance, je n’ai pas réprimé la licence du peuple et l’irréligion, qui en sont les principales sources ; parce que j’ai fourni moi-même des armes à l’hérésie qui triomphe, en la favorisant par des lois qui ont doublé ses forces et lui ont donné l’audace de tout oser.

Je n’aurai pas la témérité, ô mon Dieu, de me justifier devant vous ; mais vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs ; mes fautes sont le fruit de ma faiblesse et semblent dignes de votre grande miséricorde. Vous avez pardonné au roi David, qui avait été cause que vos ennemis avaient blasphémé contre vous ; au roi Manassès, qui avait entraîné son peuple dans l’idolâtrie. Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétablis l’un et l’autre sur le trône de Juda ; vous les avez fait régner avec paix et gloire. Seriez-vous inexorable aujourd’hui pour un fils de saint Louis, qui prend ces rois pénitents pour modèles, et qui, à leur exemple, désire réparer ses fautes et devenir un roi selon votre Cœur ? 0 Jésus-Christ, divin Rédempteur de toutes nos iniquités, c’est dans votre Cœur adorable que je veux déposer les effusions de mon âme affligée. J’appelle à mon secours le tendre Cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère, et l’assistance de saint Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.

Ouvrez-vous, Cœur adorable, et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs, recevez avec bonté le vœu satisfactoire que la confiance m’inspire et que je vous offre comme l’expression naïve des sentiments de mon cœur.

Si, par un effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma couronne et ma puissance royale, je promets solennellement :

1° De révoquer le plus tôt possible toutes les lois qui me seront indiquées, soit par le pape, soit par quatre évêques choisis parmi les plus vertueux de mon royaume, comme contraires à la pureté et à l’intégrité de la foi, à la discipline et à la juridiction spirituelle de la sainte Eglise catholique, apostolique, romaine, et notamment la constitution civile du clergé ;

2° De rétablir sans délai tous les pasteurs légitimes et tous les bénéficiés institués par l’Eglise, dans les bénéfices dont ils ont été injustement dépouillés par les décrets d’une puissance incompétente, sauf à prendre les moyens canoniques pour supprimer les titres de bénéfices qui sont moins nécessaires, et pour en appliquer les biens et revenus aux besoins de l’Etat ;

3° De prendre, dans l’intervalle d’une année, tant auprès du pape qu’auprès des évêques de mon royaume, toutes les mesures nécessaires pour établir, suivant les formes canoniques, une fête solennelle en l’honneur du Sacré Cœur de Jésus, laquelle sera célébrée à perpétuité dans toute la France, le premier vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, et toujours suivie d’une procession générale, en réparation des outrages et des profanations commis dans nos saints temples, pendant le temps des troubles, par les schismatiques, les hérétiques et les mauvais chrétiens ;

4° D’aller moi-même en personne, sous trois mois à compter du jour de ma délivrance, dans l’église Notre-Dame de Paris, ou dans toute autre église principale du lieu où je me trouverai, et de prononcer, un jour de dimanche ou de fête, au pied du maître-autel, après l’offertoire de la messe, et entre les mains du célébrant, un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacré Cœur de Jésus, avec promesse de donner à tous mes sujets l’exemple du culte et de la dévotion qui sont dus à ce Cœur adorable ;

5° D’ériger et de décorer à mes frais, dans l’église que je choisirai pour cela, dans le cours d’une année à compter du jour de ma délivrance, une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré Cœur de Jésus, et qui servira de monument éternel de ma reconnaissance et de ma confiance sans bornes dans les mérites infinis et dans les trésors inépuisables de grâces qui sont renfermés dans ce Cœur sacré ;

6° Enfin, de renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai, le jour qu’on célébrera la fête du Sacré-Cœur, l’acte de consécration exprimé dans l’article quatrième, et d’assister à la procession générale qui suivra la messe de ce jour.

Je ne puis aujourd’hui prononcer qu’en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s’il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.

0 Cœur adorable de mon Sauveur ! Que j’oublie ma main droite et que je m’oublie moi-même, si jamais j’oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation. Ainsi soit-il. »

Mais à ce moment Louis XVI n’est plus Roi. Sa fonction et son pouvoir lui ont été retirée, mais sans l’aval du Peuple. Cette consécration n’est pas faite en tant que Souverain, mais comme particulier.

  • le 21 juillet 1795 : le général Hoche est victorieux à Quiberon contre les Chouans et les émigrés.

Les commissaires politiques, envoyés par Paris, le force à fusiller les Chouans, à qui il a promis la vie sauve en échange de l’arrêt des combats.

  • le 21 juillet 1798 : bataille des Pyramides.

Napoléon Bonaparte bat les cavaliers Mamelouks près des pyramides de Gizeh. Les charges mamelouks se brisent sur les carrés français, puis les divisions françaises attaquent, entrent dans la ville d’Embabèh et massacrent les Mamelouks qui n’ont pas pu fuir. L’affrontement ne dure pas plus de deux heures. Victorieux, Bonaparte va régner sur l’Égypte, jusqu’à l’intervention de la flotte britannique ; les Anglais chassent les Français définitivement de la région.

Bonaparte, aux débuts de la bataille, encourage ses officiers : “Soldats, songez que du haut de ces monuments, quarante siècles vous contemplent”.

  • le 21 juillet 1857 : sous l’impulsion de Faidherbe, un décret impérial institue les unités de Tirailleurs sénégalais.

Ces derniers cessent d’être des laptots ou des supplétifs pour devenir des soldats réguliers de l’armée française.

  • le 21 juillet 1858 : entrevue de Napoléon III et Cavour à Plombières.

Napoléon III et le ministre piémontais Cavour ont une entrevue secrète, dans la station thermale de Plombières. Cavour le convainc d’apporter son aide militaire aux Piémontais dans leur guerre à venir contre l’Autriche, contre la Savoie et Nice. Durant cet entretien, les deux hommes préparent donc un traité, qui est signé à Turin l’année suivante, et qui vise à accorder au Royaume de Piémont-Sardaigne l’assistance militaire de la France en cas de guerre avec l’empire d’Autriche. En contrepartie, Camillo Cavour doit céder à la France le comté de Nice et le duché de Savoie.

Notre Dame de la Salette pendant une des apparitions avertira le Saint Père de la duplicité de cœur de l’empereur. L’avenir lui donnera raison.

  • le 21 juillet 1944 : les Allemands attaquent dans le Vercors pour casser le maquis français.

629 personnes sont tuées dans l’opération.

  • le 21 juillet 1954 : signature des accords de Genève.

La France abandonne aux communistes le nord de l’Indochine, au dessus du 17ème parallèle, à la suite d’un pari stupide du nouveau président du Conseil, Mendès France de réussir à faire la paix en un mois !

Le Viet Minh obtient ainsi plus que ce qu’il espérait et garde toute son infrastructure dans le sud. La disparition de la France dans la région approche. Ouverte le 26 avril, la Conférence de Genève a rassemblé les représentants de 19 puissances, dont la France, les Etats-Unis, l’Angleterre, l’URSS, la Chine, la Corée et le Viêt-Nam.

  • le 21 juillet 2008 : le Parlement, réuni en congrès extraordinaire à Versailles, adopte la réforme constitutionnelle, souhaitée par le président Sarkozy et élaborée par la Commission Balladur.

Loi Bioéthique : audition devant le Conseil Constitutionnel

Communiqué du député LR Patrick Hetzel :

Le 2 juillet dernier à 80 députés, nous avons saisi le Conseil Constitutionnel d’un recours au sujet de la loi bioéthique. A l’occasion de ce recours, nous avons formulé une demande formelle : être auditionnés par le Conseil Constitutionnel afin de défendre directement notre thèse constitutionnelle.

Nous tenons ici à remercier le Conseil Constitutionnel qui a enfin, à l’occasion d’un texte aussi fondamental, accepté de revoir sa jurisprudence en nous accordant une audition. Celle-ci s’est déroulée lundi 19 juillet à 15 Heures 30. C’est en soi, une première victoire symbolique car c’est une évolution majeure de la jurisprudence en matière de droit parlementaire et de droit constitutionnel. Que cela se fasse à l’occasion d’une loi de bioéthique montre également l’importance d’une telle question, y compris pour les juges constitutionnels qui ne méconnaissent pas la portée considérable d’un tel texte.

Enfin, sur le fond, le sujet essentiel est celui de faire reconnaître explicitement par le Conseil Constitutionnel que l’interdit de l’eugénisme est bien de valeur et de portée supra-législative. Qu’il s’agit bien là, d’un interdit majeur qui, en raison des textes constitutionnels, est bien garanti par la loi fondamentale. C’est pourquoi, notre recours et notre plaidoyer devant le Conseil Constitutionnel portent sur ce principe : borner la recherche, interdire toute possibilité, actuelle ou future, de mélange ou de sélection des espèces, c’est-à-dire toute forme d’eugénisme.

Eduquer des citoyens libres et responsables

Un ami lecteur du Salon beige nous signale cet article qu’il a écrit sur le site Tysol:

Élection après élection les commentateurs ne cessent de s’inquiéter que ce taux d’abstention. Certains vont jusqu’à dire que le faible nombre de votants effectifs devraient conduire à invalider une élection. Ce qui est certain c’est que ce chiffre fragilise considérablement la légitimité des élus. J’ai souvent écouté les débats des soirées électorales et entendu des hommes politiques de tous bords constater le désintérêt du peuple français pour la politique. « Les gens ne se passionnent plus pour la politique à cause des affaires », « les gens n’y croient plus », « les gens ont l’impression que les hommes politiques sont élus pour un programme et qu’ils en développent un autre quand ils sont au pouvoir. » Chacun peut gloser durant des heures sur les plateaux de télévisions pour trouver des causes partisanes de cette perte du sens du Bien commun et de l’engagement citoyen, mais jusqu’à aujourd’hui je n’ai presque jamais entendu d’analyse sur les causes profondes de ce désastre.

La vérité

Rares sont les engagements politiques de ces dernières décennies qui ont été tenus. Trop souvent les pressions des minorités ou les intérêts électoralistes ont conduit les élus nationaux ou territoriaux à tomber dans l’opportunisme. « Quand tout le monde ment en permanence […], le résultat n’est pas que vous allez croire ces mensonges, mais que plus personne ne croira plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et d’un tel peuple vous ferez ce que vous voudrez. » Cette réflexion d’Hannah Arendt est terrifiante d’actualité. Le mensonge politique a des effets désastreux sur la conscience politique du peuple. Le pire des mensonges étant probablement celui qui consiste à voiler la réalité du diagnostic. Qu’il s’agisse de l’échec scolaire, de la gravité du déficit public, du nombre d’immigrés entrés sur le sol français en une année ou encore de l’idéologie libertaire de la magistrature (la liste est loin d’être exhaustive), nos hommes politiques et la très grande majorité des médias n’abordent pas les vrais sujets et ne recherchent pas les causes endémiques qui fragilisent le socle de notre démocratie. S’il n’y a ni vérité dans l’analyse, ni vérité dans la pratique politique, alors pourquoi s’étonner de la désaffection des Français pour le Bien du pays. Le mensonge, en acte, en parole ou en omission, conduit le peuple à un désengagement de la pratique et de la pensée politique. C’est comme si peu à peu le peuple était tombé dans l’aquoibonisme politique. Et cet abandon de l’intelligence et du jugement conduit à supporter sans broncher les effets technocratiques de l’État profond et des orientations des lobbyistes des minorités agissantes. La journaliste Eugénie Bastié, à la suite de Jérôme Fourquet, décrit parfaitement dans « La Guerre des idées » cet « l’affrontement des tribus » à laquelle on assiste. Une guerre sans débat d’idées !

La Tolérance

L’abandon du jugement vient de l’idée qu’aucun changement structurel n’est possible et le « vivre ensemble » devient la seule finalité de l’intérêt général. Un « vivre ensemble » devenu le palliatif en absence de Bien commun. Quand on ne construit plus un socle commun de civilisation et que les ruptures du droit avec l’ordre naturel représentent le nouveau paradigme du législateur, alors le vivre ensemble ne peut se construire qu’à partir du principe de tolérance. Les gens doivent apprendre à se tolérer les uns les autres, à défaut de s’aimer, le peuple se doit d’apprendre à tout « supporter », c’est le sens originel du mot tolérance, du latin tolerare. Supporter le désordre dans les comportements civiques quotidiens, supporter le désordre moral, supporter l’absence de transmission, supporter la négation des racines historiques et anthropologiques, supporter la déconstruction de la famille et du couple parental, supporter l’afflux de migrants avec leur culture non miscibles à la nôtre. Et pour installer cette culture idéologique de la tolérance, il faut que les idées relativistes se répandent dans l’université et les milieux scolaires, dans le monde médiatique, dans la vie sociale et la vie culturelle. Cette tolérance est comme la suspension de tous jugements universels, elle interdit toute référence à un ordre naturel ou à des convictions universelles qui remettraient en cause le principe absolu du relativisme des opinions. « La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toute réflexion afin de ne pas offenser les imbéciles. » Il semble que l’analyse de Dostoïevski se vérifie si on en juge par l’omniprésence de la bien-pensance et la quasi-impossibilité de faire entendre certaines idées. Et quand une exception émerge et qu’un journaliste ou un universitaire développe une réflexion ou une analyse en rupture avec le dogme de la tolérance radicale alors « l’étrange animal » est immédiatement ostracisé ou réduit au silence.

Éduquer à l’engagement

Dans un tel contexte il semble urgent de s’engager dans le temps long de l’éducation pour former des esprits libres et conscients des enjeux du Bien commun et des esprits prêts à s’engager pour reconstruire les fondements de notre société. Former la conscience politique de la jeunesse nécessite de leur transmettre les fondamentaux de la culture historique, géographique et littéraire. Il faudrait former des intelligences capables de juger et discerner, des intelligences éclairées par une culture large et profonde, c’est-à-dire possédant une profonde vision de la « vie bonne », de ce qui est fait une vie réussie et qu’ils aient dans le cœur et dans l’intelligence le désir de quitter le monde meilleur qu’ils ne l’ont trouvé.

François-Joseph Boffard

Des nouvelles du film “Promesse”

Notre ami Daniel Rabourdin tourne en ce moment même certaines scènes de son film sur le scoutisme catholique, dans le sud de la France (une autre partie a déjà été tournée en Louisiane). Il nous envoie cette petite vidéo de son arrivée sur place. Une bonne occasion pour prier pour le succès de ce film.

Pourquoi le libéralisme a échoué de Patrick Deenen

Les éditions de L’Artisan viennent de traduire un livre de Patrick Deenen sur le libéralisme.

Patrick Deenen est un professeur de sciences politiques bien connu de Notre-Dame, la principale université catholique des États-Unis.

Et, dans ce livre, il s’interroge avec talent sur la perte actuelle de légitimité de la démocratie libérale.

Sa thèse est que le libéralisme a échoué, non pas parce qu’il n’a pas été à la hauteur de ses promesses, mais au contraire parce qu’il a pleinement rempli ses promesses : « Il a échoué parce qu’il a réussi » ! Et en réussissant, il a sapé les bases judéo-chrétiennes et gréco-latines du dialogue civique qui avait permis son émergence. Un livre stimulant.

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Paru dans les 4 Vérités hebdo

Rome est devenu le terrain de jeu d’une minorité très active qui souhaite imposer sa partition à l’ensemble de l’Église

Christophe Dickès, historien du catholicisme et spécialiste du Saint-Siège, analyse dans l’Incorrect :

[…] Comment ne pas même voir de l’idéologie dans les exigences démesurées à l’égard du monde traditionnaliste quand, de l’autre côté du Rhin, les évêques allemands sont littéralement en roue libre sur de nombreux aspects du dogme et défient ouvertement Rome depuis plusieurs années ? Comment ceux qui travaillent en grande majorité à l’unité depuis quinze ans, portent des vocations sacerdotales, font vivre leur foi à des familles entières, comment donc, ces catholiques peuvent être au centre d’une telle défiance au point de ne pas susciter un seul mot pastoral de la part du pape lui-même, ni dans le motu proprio, ni dans la lettre aux évêques accompagnant le texte ? Pourquoi l’œuvre pacificatrice du motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI visant à libéraliser l’ancien rite est-elle effacée d’un trait de plume ? Comment, selon les propres termes de Benoît XVI, « ce qui était sacré pour les générations précédentes [et qui] reste grand et sacré pour nous » pourra se retrouver à terme interdit ? Pourquoi finalement programmer l’extinction de la forme extraordinaire du rite romain ?

Avant de publier le motu proprio Traditionis custodes, la Congrégation pour la doctrine de la Foi a réalisé une enquête auprès des évêques du monde entier afin de les sonder sur le sujet. La chose est habituelle, surtout dans la perspective de la synodalité qui vise à faire participer le pouvoir épiscopal aux grandes décisions du pontificat. Or, dans la lettre du pape aux évêques qui accompagne le motu proprio, on peut notamment lire : « Les réponses parvenues ont révélé une situation douloureuse qui m’inquiète, me confirmant la nécessité d’intervenir. »  Mais est-ce vraiment le cas ? Dit autrement : est-ce qu’aujourd’hui une majorité d’évêques se plaignent du comportement de ceux qui sont attachés à l’ancien rite ?

À la lecture du cas français, on peut sérieusement en douter. Certes le document de la Conférence des évêques de France (CEF, avril 2020) souligne des aspects négatifs de l’application du motu proprio de Benoît XVI, mais la synthèse de chaque question posée par le Congrégation révèle malgré tout le chemin de pacification entrepris : « Dans la plupart des cas, la situation semble apaisée. On perçoit, dans les réponses, le désir des évêques d’associer le plus possible des prêtres diocésains aux célébrations de forme extraordinaire, mais cela s’avère difficile en raison du faible nombre de prêtre » (question 1). La question 2 souligne « le souci de communion où l’évêque agit par délicatesse pastorale ». La question 3 sur les aspects positifs et négatifs révèle qu’à l’exception de deux évêques, « tous s’accordent sur l’apaisement qui résulte de l’application du motu proprio ».

[…] Alors, d’où vient le problème ? Certains évoquent le fait que le motu proprio ait été traduit en anglais (et non en français) afin précisément de marquer sa cible : les néo-conservateurs américains qui, depuis l’élection du pape François, ne cessent de le critiquer. Dans ce dernier cas, pourquoi sanctionner l’ensemble d’une communauté ? Dans les faits, il est difficile de répondre à cette question sans un accès à l’ensemble des études. Or, si l’on en croit la vaticaniste Diane Montagna, 30% des évêques dans le monde ont répondu à l’enquête du Vatican sur le rite extraordinaire. Sur ces 30%, la moitié s’est révélé « neutre et favorable » à la forme extraordinaire du rite. La question est donc : est-ce que 15% d’évêques mécontents peuvent justifier l’abrogation d’une pratique ? Peut-on aussi considérer une minorité de pratiquants comme un réel danger pour l’unité, quand une écrasante majorité des évêques dans le monde n’a strictement aucun avis sur la question ?

Si bien qu’il est légitime de se poser la question d’une disproportion incompréhensible entre la brutalité du texte pontifical et la réalité du terrain. Si les données de Diane Montagna sont justes, cela poserait une dernière question : d’où vient la charge et la décision, si elle ne vient pas des évêques ?

En arrivant au pouvoir porté par une minorité active décidée à mettre fin à l’héritage de Jean-Paul II et de Benoît XVI, le pape François s’est entouré d’une véritable cour voulant imposer sa propre feuille de route à l’ensemble de l’Église catholique : communion des divorcés remariés, reconnaissance de l’homosexualité, ordination des hommes mariés, diaconat des femmes… et abrogation de la messe en latin. N’importe quel vaticaniste aujourd’hui vous expliquera que Rome est devenu le terrain de jeu de cette minorité très active qui souhaite imposer sa partition à l’ensemble de l’Église. Elle l’a tenté au moment du synode sur la famille mais aussi au cours du synode sur l’Amazonie. Par deux fois, elle a échoué en rencontrant des oppositions, dont celle du pape émérite, rappelant avec le cardinal Sarah l’importance du célibat sacerdotal. Naturellement, sur ce terrain, le pape joue un rôle de tampon, bien conscient qu’il ne peut porter la responsabilité de l’ensemble de ces changements. La forme extraordinaire du rite romain, lui, n’a pas eu cette chance. Alors que Rome avait une capacité d’absorber les contraires, faisant à la fois cohabiter l’ensemble des sensibilités de l’Église, elle est désormais aux mains de quelques-uns qui ne reculent devant rien dans le but d’imposer leurs propres conceptions. […]

Les dispositions de Traditionis Custodes sont de nature disciplinaire et non dogmatique et peuvent être modifiées à nouveau par tout futur pape

Extraits de la réaction du cardinal Müller au motu proprio :

[…] L’intention claire est de condamner la Forme Extraordinaire à l’extinction à long terme.

Dans sa « Lettre aux évêques du monde entier », qui accompagne le motu proprio, le pape François tente d’expliquer les motifs qui l’ont amené, en tant que porteur de l’autorité suprême de l’Église, à limiter la liturgie sous sa forme extraordinaire. Au-delà de la présentation de ses réactions subjectives, cependant, une argumentation théologique rigoureuse et logiquement compréhensible aurait aussi été bienvenue. Car l’autorité papale ne consiste pas à exiger superficiellement des fidèles une simple obéissance, c’est-à-dire une soumission formelle de la volonté, mais, bien plus essentiellement, à permettre aux fidèles aussi d’être convaincus avec le consentement de l’esprit. Comme l’a dit saint Paul, courtois envers ses Corinthiens souvent assez indisciplinés, « dans l’église, je préfère dire cinq mots avec mon esprit, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille mots en langues ». (1 Co 14:19)

Cette dichotomie entre bonne intention et mauvaise exécution se pose toujours lorsque les objections d’employés compétents sont perçues comme une entrave aux intentions de leurs supérieurs, et qui ne sont donc même pas proposées. Aussi bienvenues que puissent être les références à Vatican II, il faut veiller à ce que les déclarations du Concile soient utilisées avec précision et dans leur contexte. La citation de saint Augustin sur l’appartenance à l’Église « selon le corps » et « selon le cœur » (Lumen Gentium14) se réfère à la pleine adhésion à l’Église de la foi catholique. Elle consiste dans l’incorporation visible au corps du Christ (communion dans le credo, sacramentelle, ecclésiastico-hiérarchique) ainsi que dans l’union du cœur, c’est-à-dire à l’Esprit Saint. Ce que cela signifie, cependant, n’est pas l’obéissance au pape et aux évêques dans la discipline des sacrements, mais la grâce sanctifiante, qui nous implique pleinement dans l’Église invisible comme communion avec le Dieu trinitaire.

Car l’unité dans la confession de la foi révélée et la célébration des mystères de la grâce dans les sept sacrements n’exigent nullement une uniformité stérile dans la forme liturgique extérieure, comme si l’Église était comme l’une des chaînes hôtelières internationales avec leur conception homogène. L’unité des croyants les uns avec les autres est enracinée dans l’unité en Dieu à travers la foi, l’espérance et l’amour et n’a rien à voir avec l’uniformité d’apparence, le pas d’une formation militaire ou la pensée de groupe de l’ère des grandes technologies.

Même après le Concile de Trente, il y a toujours eu une certaine diversité (musicale, festive, régionale) dans l’organisation liturgique des messes. L’intention du Pape Pie V n’était pas de supprimer la variété des rites, mais plutôt de freiner les abus qui avaient conduit à une incompréhension dévastatrice parmi les réformateurs protestants concernant la substance du sacrifice de la messe (son caractère sacrificiel et sa présence réelle). Dans le Missel de Paul VI, l’homogénéisation ritualiste (rubriciste) est brisée, précisément pour dépasser une exécution mécanique au profit d’une participation active intérieure et extérieure de tous les croyants dans leurs langues et cultures respectives. L’unité du rite latin doit cependant être préservée par la même structure liturgique de base et l’orientation précise des traductions vers l’original latin.

L’Église romaine ne doit pas transférer sa responsabilité d’unité dans le culte aux Conférences épiscopales. Rome doit surveiller la traduction des textes normatifs du Missel de Paul VI, et même des textes bibliques, qui pourraient obscurcir le contenu de la foi. Les présomptions selon lesquelles on peut « améliorer » la verba domini (par exemple pro multis – « pour beaucoup » – à la consécration, le et ne nos inducas in tentationem – « et ne nous induis pas en tentation » – dans le Notre Père), contredisent la vérité de la foi et de l’unité de l’Église bien plus que de célébrer la messe selon le missel de Jean XXIII.

La clé d’une compréhension catholique de la liturgie réside dans la perception que la substance des sacrements est donnée à l’Église comme signe visible et moyen de la grâce invisible en vertu de la loi divine, mais qu’il appartient au Siège apostolique et, conformément à la loi, aux évêques d’ordonner la forme extérieure de la liturgie (dans la mesure où elle n’a pas déjà existé depuis les temps apostoliques). (Sacrosanctum Concilium , 22 § 1)

Les dispositions de Traditionis Custodes sont de nature disciplinaire et non dogmatique et peuvent être modifiées à nouveau par tout futur pape. Naturellement, le pape, dans son souci de l’unité de l’Église dans la foi révélée, doit être pleinement soutenu lorsque la célébration de la Sainte Messe selon le Missel de 1962 est une expression de résistance à l’autorité de Vatican II, autrement dit quand la doctrine de la foi et l’éthique de l’Église sont relativisées voire niées dans l’ordre liturgique et pastoral.

[…] La paganisation de la liturgie catholique – qui n’est dans son essence rien d’autre que le culte du Dieu Un et Trine – à travers la mythologisation de la nature, l’idolâtrie de l’environnement et du climat, ainsi que le spectacle de la Pachamama, ont été plutôt contre-productifs pour la restauration et le renouvellement d’une liturgie digne et orthodoxe reflétant la plénitude de la foi catholique.

Personne ne peut fermer les yeux sur le fait que même les prêtres et les laïcs qui célèbrent la Messe selon l’ordre du Missel de Saint Paul VI sont maintenant largement décriés comme traditionalistes. Les enseignements de Vatican II sur le caractère unique de la rédemption dans le Christ, la pleine réalisation de l’Eglise du Christ dans l’Eglise catholique, l’essence même de la liturgie catholique en tant qu’adoration de Dieu et médiation de la grâce, la Révélation et sa présence dans l’Ecriture et la Tradition apostolique, l’infaillibilité du magistère, la primauté du pape, la sacramentalité de l’Église, la dignité du sacerdoce, la sainteté et l’indissolubilité du mariage – tout cela est hérétiquement nié en contradiction ouverte avec Vatican II par une majorité d’évêques et de fonctionnaires laïcs allemands (même si cela est déguisé sous des phrases pastorales).

Et malgré tout l’enthousiasme apparent qu’ils expriment pour le pape François, ils nient carrément l’autorité que lui a conférée le Christ en tant que successeur de Pierre. Le document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur l’impossibilité de légitimer par une bénédiction les contacts sexuels entre personnes de même sexe et les relations extraconjugales est ridiculisé par les évêques, les prêtres et les théologiens allemands (et pas seulement allemands) comme étant simplement l’opinion de fonctionnaires curiaux sous-qualifiés. Nous avons là une menace pour l’unité de l’Église dans la foi révélée, qui rappelle l’ampleur de la sécession protestante de Rome au XVIe siècle. Étant donné la disproportion entre la réponse relativement modeste aux attaques massives contre l’unité de l’Église dans la « voie synodale » allemande (ainsi que dans d’autres pseudo-réformes) et la discipline sévère de la minorité des défenseurs de l’ancien rite, l’image de la brigade de pompiers malavisée vient à l’esprit, qui – au lieu de sauver la maison en flammes – sauve d’abord la petite grange à côté.

Sans la moindre empathie, on ignore les sentiments religieux des (souvent jeunes) participants aux messes selon le Missel de Jean XXIII. (1962) Au lieu d’apprécier l’odeur des moutons, le berger ici les frappe fort avec sa houlette. Il semble aussi tout simplement injuste d’abolir les célébrations de l’« ancien » rite simplement parce qu’il attire des personnes problématiques : abusus non tollit usum. […]

Espérons que les Congrégations pour les Religieux et pour le Culte Divin, avec leur nouvelle autorité, ne s’enivrent pas de pouvoir et ne pensent pas qu’ils doivent mener une campagne de destruction contre les communautés de l’ancien rite – dans la folle croyance qu’en faisant cela ils rendent un service à l’Eglise et promeuvent Vatican II.

Si Traditionis Custodes est au service de l’unité de l’Église, cela ne peut signifier qu’une unité dans la foi, qui nous permet « d’arriver à la connaissance parfaite du Fils de Dieu », c’est-à-dire l’unité dans la vérité et l’amour. (cf. Ep 4, 12-15).

La communion dans l’Eglise doit se faire dans le temps

Homélie de l’abbé Puga (FSSPX) lors de la messe dominicale à Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, dimanche dernier, à propos de la messe traditionnelle :

Bulle Quo Primum Tempore du 14 juillet 1570 :

Dès le premier instant de Notre élévation au sommet de la Hiérarchie Apostolique, Nous avons tourné avec amour Notre esprit et Nos forces et dirigé toutes Nos pensées vers ce qui était de nature à conserver la pureté du culte de l’Église, et, avec l’aide de Dieu Lui-même, Nous nous sommes efforcé de le réaliser en plénitude, en y apportant tout Notre soin.

Comme parmi d’autres décisions du saint Concile de Trente, il nous incombait de décider de l’édition et de la réforme des livres sacrés, le Catéchisme, le Bréviaire et le Missel ; après avoir déjà, grâce à Dieu, édité le Catéchisme pour l’instruction du peuple, et pour qu’à Dieu soient rendues les louanges qui Lui sont dues, corrigé complètement le Bréviaire, pour que le Missel répondît au Bréviaire, ce qui est convenable et normal puisqu’il sied qu’il n’y ait dans l’Église de Dieu qu’une seule façon de psalmodier et un seul rite pour célébrer la Messe, il Nous apparaissait désormais nécessaire de penser le plus tôt possible à ce qui restait à faire dans ce domaine, à savoir : éditer le Missel lui-même.

C’est pourquoi Nous avons estimé devoir confier cette charge à des savants choisis ; et, de fait, ce sont eux qui, après avoir soigneusement rassemblé tous les manuscrits, non seulement les anciens de Notre Bibliothèque Vaticane, mais aussi d’autres recherchés de tous les côtés, corrigés et exempts d’altération, ainsi que les décisions des Anciens et les écrits d’auteurs estimés qui nous ont laissé des documents relatifs à l’organisation de ces mêmes rites, ont rétabli le Missel lui-même conformément à la règle antique et aux rites des Saints-Pères.

Une fois celui-ci révisé et corrigé, après mûre réflexion, afin que tous profitent de cette disposition et du travail que Nous avons entrepris, Nous avons ordonné qu’il fût imprimé à Rome le plus tôt possible, et qu’une fois imprimé, il fût publié, afin que les prêtres sachent quelles prières ils doivent utiliser, quels sont les rites et quelles sont les cérémonies qu’ils doivent conserver dorénavant dans la célébration des Messes.

Pour que tous accueillent partout et observent ce qui leur a été transmis par l’Église romaine, Mère et Maîtresse de toutes les autres Églises, et pour que par la suite et dans les temps à venir dans toutes les églises, patriarcales, cathédrales, collégiales et paroissiales de toutes les provinces de la Chrétienté, séculières ou de n’importe quels Ordres monastiques, tant d’hommes que de femmes, même d’Ordres militaires réguliers, et dans les églises et chapelles sans charge d’âmes dans lesquelles la célébration de la messe conventuelle à haute voix avec le Chœur, ou à voix basse selon le rite de l’Église romaine est de coutume ou d’obligation, on ne chante ou ne récite d’autres formules que celle conforme au Missel que Nous avons publié, même si ces églises ont obtenu une dispense quelconque, par un indult du Siège Apostolique, par le fait d’une coutume, d’un privilège ou même d’un serment, ou par une confirmation apostolique, ou sont dotées d’autres permissions quelconques ; à moins que depuis la première institution approuvée par le Siège Apostolique ou en vertu de la coutume, cette dernière ou l’institution elle-même aient été observées dans ces mêmes églises depuis deux cents ans au moins, d’une façon continue, pour la célébration des messes. Dans ce cas, Nous ne supprimons aucunement à ces églises leur institution ou coutume de célébrer la messe ; mais si ce Missel que Nous avons fait publier leur plaisait davantage, de l’avis de l’Évêque ou du Prélat, ou de l’ensemble du Chapitre, Nous permettons que, sans que quoi que ce soit y fasse obstacle, elles puissent célébrer la messe suivant celui-ci.

Par Notre présente constitution, qui est valable à perpétuité, Nous avons décidé et Nous ordonnons, sous peine de Notre malédiction, que pour toutes les autres églises précitées l’usage de leurs missels propres soit retiré et absolument et totalement rejeté, et que jamais rien ne soit ajouté, retranché ou modifié à Notre missel, que nous venons d’éditer.

Nous avons décidé rigoureusement pour l’ensemble et pour chacune des églises énumérées ci-dessus, pour les Patriarches, les Administrateurs et pour toutes autres personnes revêtues de quelque dignité ecclésiastique, fussent-ils même Cardinaux de la Sainte Église romaine ou eussent-ils tout autre grade ou prééminence quelconque, qu’ils devront, en vertu de la sainte obéissance, abandonner à l’avenir et rejeter entièrement tous les autres principes et rites, si anciens soient-ils, provenant des autres missels dont ils avaient jusqu’ici l’habitude de se servir, et qu’ils devront chanter ou dire la Messe suivant le rite, la manière et la règle que Nous enseignons par ce Missel et qu’ils ne pourront se permettre d’ajouter, dans la célébration de la Messe, d’autres cérémonies ou de réciter d’autres prières que celles contenues dans ce Missel.

Et même par les dispositions des présentes et au nom de notre autorité apostolique, Nous concédons et accordons que ce même missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu’on pourra valablement l’utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité.

Et, d’une façon analogue, Nous avons décidé et déclarons que les supérieurs, administrateurs, chapelains et autres prêtres de quelque nom qu’ils seront désignés, ou les religieux de n’importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la messe autrement que nous l’avons fixée, et que jamais et en aucun temps qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeurera toujours en vigueur et valide, dans toute sa force, nonobstant les décisions antérieures et les constitutions et ordonnances apostoliques, et les constitutions générales ou spéciales émanant de conciles provinciaux et généraux, pas plus que l’usage des églises précitées confirmé par une prescription très ancienne et immémoriale, mais ne remontant pas à plus de deux cents ans, ni les décisions ou coutumes contraires, quelles qu’elles soient.

Nous voulons, au contraire, et Nous le décrétons avec la même autorité, qu’après la publication de Notre présente Constitution, ainsi que du Missel, tous les prêtres qui sont présents dans la Curie romaine soient tenus de chanter ou de dire la Messe selon ce Missel dans un délai d’un mois : ceux qui sont de ce côté des Alpes, au bout de trois mois : et enfin, ceux qui habitent de l’autre côté des montagnes, au bout de six mois ou dès que celui-ci leur sera offert à acheter.

Et pour qu’en tout lieu de la Terre il soit conservé sans corruption et exempt de fautes et d’erreurs, Nous interdisons par Notre autorité apostolique et par le contenu d’instructions semblables à la présente, à tous les imprimeurs domiciliés dans le domaine soumis directement ou indirectement à Notre autorité et à la sainte Église romaine, sous peine de confiscation des livres et d’une amende de deux cents ducats d’or à payer au Trésor Apostolique, et aux autres, domiciliés en quelque lieu du monde, sous peine d’excommunication et d’autres sanctions en Notre pouvoir, de se permettre en aucune manière ou de s’arroger le droit de l’imprimer ou de l’offrir, ou de l’accepter sans Notre permission ou une permission spéciale d’un Commissaire Apostolique qui doit être chargé par Nous de ce soin, et sans que ce Commissaire n’ait comparé avec le Missel imprimé à Rome, suivant la grande impression, un original destiné au même imprimeur pour lui servir de modèle pour ceux que ledit imprimeur doit imprimer, ni sans qu’on n’ait préalablement bien établi qu’il concorde avec ledit Missel et ne présente absolument aucune divergence par rapport à celui-ci.

Cependant, comme il serait difficile de transmettre la présente lettre en tous lieux de la Chrétienté et de la porter tout de suite à la connaissance de tous, Nous ordonnons de la publier et de l’afficher, suivant l’usage, à la Basilique du Prince des Apôtres et à la Chancellerie Apostolique, ainsi que sur le Champ de Flore, et d’imprimer aussi des exemplaires de cette même lettre signés de la main d’un notaire public et munis du sceau d’une personnalité revêtue d’une dignité ecclésiastique, auxquels on devra partout, chez tous les peuples et en tous lieux, accorder la même confiance absolument exempte de doute que si l’on montrait ou exposait la présente.

Qu’absolument personne, donc, ne puisse déroger à cette page qui exprime Notre permission, Notre décision, Notre ordonnance, Notre commandement, Notre précepte, Notre concession, Notre indult, Notre déclaration, Notre décret et Notre interdiction, ou n’ose témérairement aller à l’encontre de ses dispositions.

Si cependant quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul.

Donné à Rome, à Saint-Pierre, l’an mil cinq cent soixante dix de l’Incarnation du Seigneur, la veille des Ides de Juillet, en la cinquième année de Notre Pontificat.

Pie V, Pape

Vaccin à ARNm : risques de myocardite et péricardite

Information très officielle à moins de juger l’ANSM comme complotiste

Une réaction orthodoxe juge le motu proprio du pape François comme un acte impie

Triste et intéressante :

À l’occasion du triste anniversaire de la séparation de Rome de l’Église orthodoxe en 1054, le pape François a publié une nouvelle directive qui restreint l’utilisation de la liturgie traditionnelle de rite latin et permet aux évêques catholiques libéraux et marxistes d’éradiquer la forme traditionnelle de culte de leurs juridictions. Cette coïncidence n’est pas un accident. Cela prouve seulement que la Tradition Sacrée ne peut pas survivre en dehors de l’Église Orthodoxe, dont Rome et ses disciples se sont séparés il y a près de 1000 ans. L’abus liturgique du nouveau rite protestant “Novus Ordo” est l’ultime rébellion contre Dieu et ses rites apostoliques. Le rite latin a été massacré par le pouvoir et l’obéissance illimités qui ont été donnés à l’évêque de Rome. Une fois que les réformateurs ont pris le siège de Rome : le rite apostolique, les disciplines apostoliques et la foi apostolique n’ont jamais eu de chance contre le charlatan et sa clique.
L’Église orthodoxe ne peut pas être en communion avec ceux qui utilisent des rites non apostoliques.

Bien que nous soyons conscients que des changements liturgiques légers et mineurs se produisent au fil du temps, ces changements doivent toujours agir comme une mise à niveau, comme un ajout. Ainsi, avec le temps, la liturgie devient plus belle et plus décorée. Mais écrire la nouvelle liturgie et suspendre l’ancienne, est l’acte le plus impie et le plus audacieux qui n’appartient qu’au plus fou des hérétiques.

En l’an 600, Saint Grégoire le Grand, le Pape de Rome, a écrit un très petit et bel ajout à la Liturgie Romaine, la Population Orthodoxe de Rome de cette époque, qui ne croyait pas au pouvoir absolu et à l’obéissance au Pape de Rome, a presque tué Saint Grégoire pour avoir osé toucher à la sainte liturgie. Avec le temps, les hérésies de Rome ont corrompu la foi des fidèles occidentaux et, au 20e siècle, les Fidèles n’ont offert que peu ou pas de résistance à la réforme liturgique la plus impie et la plus blasphématoire.

Même si un ange du ciel descendait et nous offrait une nouvelle liturgie (doctrine), nous ne l’accepterions pas.

Rapport Matić : certains dans l’UE disent NON

Le 23 juin, le Parlement européen a approuvé le Rapport Matić, qui définit les “valeurs” l’Union européenne : avortement et l’idéologie du genre.

Le 17 juin, quelques jours avant le vote sur le rapport Matić à Bruxelles, le Parlement slovaque a adopté une résolution prenant ses distances avec le rapport contestable et réaffirmant qu’il ne peut y avoir d’ingérence de l’UE dans cette affaire.

En Pologne, la campagne contre le rapport Matić a été lancée par Ordo Iuris, une association de juristes également accréditée auprès du Parlement européen, dont iFamNews a déjà parlé. Des avocats polonais ont lancé une pétition dans laquelle ils qualifient le rapport Matić d’”attaque contre les droits humains fondamentaux, notamment la liberté d’expression, la protection de la vie et la souveraineté des États membres de l’UE”. Ordo Iuris rappelle l’importance de l’engagement civique : en 2014, il a été possible de rejeter le rapport de la Commission Européenne. Rapport Estrela (un prédécesseur du rapport Matić) grâce à l’opposition de larges pans de la société.

Une autre collecte de signatures pour arrêter le rapport Matić a été lancée le 4 juin par CitizenGo: en moins d’un mois, plus de 405 000 signatures ont déjà été reçues. Le texte de la pétition énumère les cinq points qui font du rapport Matić  “le pire document que nous ayons jamais eu à traiter”. Les églises sont également sur la défensive. La COMECE (Commission des Episcopats de l’Union Européenne) a énuméré dans un document daté du 17 juin une longue liste de violations du rapport Matić à l’encontre de la Charte des Droits Fondamentaux de l’UE. Le Patriarcat orthodoxe de Roumanie auprès de l’Union européenne souligne que le rapport “amplifie les clivages entre les personnes, les cultures et les États dans l’Europe d’aujourd’hui”.

Source

Depuis lundi 19 juillet, les Français travaillent enfin pour eux

Comme chaque année depuis douze ans, l’Institut économique Molinari calcule le jour à partir duquel les Français travaillent enfin pour eux. C’est le jour de libération fiscale. Cette année, comme depuis trois années, il est fixé en France au 19 juillet.

La France fait partie des mauvais élèves de l’Union européenne puisqu’elle est la seule avec l’Autriche à figurer sur la plus basse marche du classement.

« En 2021, le taux réel d’imposition du salarié est de 44,51 % dans l’UE à 27, en baisse de 0,15 % par rapport à 2020 et de 1,10 % par rapport au pic de 2014 ».

Dans 14 pays, dont Malte, l’Estonie, l’Irlande, la Finlande, l’Autriche, Chypre, l’Espagne, le Luxembourg, la Slovaquie et le Slovénie, la date a reculé en raison d’une augmentation de la pression fiscale. Treize pays de l’UE, dont l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Lettonie, la Hongrie, le Croatie, la Grèce, la République tchèque, ont enregistré une baisse des prélèvements ou une stabilité.

En France, la fiscalité sur le salarié moyen ressort à 54,62 %. En 2018, la fiscalité était de 56,73 % et le jour de libération fiscale était fixé au 27 juillet. Si le salarié moyen est théoriquement un des mieux rémunérés dans l’Union européenne, il tombe au 11e rang, une fois que son salaire a subi la fiscalité :

« L’employeur français doit débourser 220 euros pour que son salarié moyen dispose de 100 euros de pouvoir d’achat. Le système fiscal et social contribue à réduire drastiquement le pouvoir d’achat réel. Alors que l’employeur français fait face à un coût du travail du même ordre que les pays du nord de l’UE, son salarié moyen a un pouvoir d’achat intermédiaire entre celui des pays du nord et des pays du sud. »

En cause, les charges patronales (55 %), salariales (30 %), l’impôt sur le revenu (9 %) et la TVA (6 %).

Nouvelles manifestations le 24 juillet

Voici la liste des villes manifestantes contre le passe sanitaire :

👉🏼Amiens 14h maison de la culture
👉🏼Agen Sam 14h : Au Gravier
👉🏼Aix-en-Provence Sam 10h : La Rotonde
👉🏼Albi Sam 14h : Place du Vigan
👉🏼Alençon Sam 14h : Halle aux Blés
👉🏼Annecy Sam 14h : Pâquier
👉🏼Antibes Sam 10h30 : Rond-Point de Provence
👉🏼Aurillac Sam 17h : Place Mairie
👉🏼Avranches Dim 12h : Mairie
👉🏼Bar-Le-Duc Sam 10h30 : Mairie
👉🏼Besançon Sam 14h : Place de la Révolution
👉🏼Bordeaux Sam 14h : Place de la Bourse
👉🏼Bouguenais Sam 10h30 : Rond-Point de Grand Lieu Direction Aéroport
👉🏼Bourg-En-Bresse Sam 14h : Préfecture
👉🏼Bourges Sam 16h : Place Seraucourt
👉🏼Brest Sam 14h : Place de Strasbourg
👉🏼Caen Sam 14h : Mairie
👉🏼Cayenne (Guyane) Sam 8h : Préfecture
👉🏼Chambéry Sam 14h : Palais de Justice
👉🏼Chaumont Sam 14h : Mairie
👉🏼Cherbourg samedi 14h : Place du Général de Gaulle
👉🏼Clermont-Ferrand Sam 13h : Place de Jaude
👉🏼Charleville-Mézières sam 14h : Hôtel de Ville
👉🏼Colmar Sam 14h : Mairie
👉🏼Coulommiers Sam 14h : Rond-Point de l’Europe
👉🏼Dunkerque Sam 10h : Place Jean Bart
👉🏼Figeac Sam 10h : Rond-point des Carmes
👉🏼Fort-De-France (Martinique) Sam 9h : Préfecture
👉🏼Gramat Sam 9h : Rond-Point des Ecoles
👉🏼Grenoble sam 15h place Hubert Dubedout, Fnac Centre ville
👉🏼Hendaye Sam 14h : Parking Lidl
👉🏼La Ciotat Sam 14h : Vieux Port
👉🏼La Rochelle Sam 13h : Aquarium
👉🏼Lamballe Sam 10h: Devant la Gare
👉🏼Lanester Sam 9h30 : Rond-Point de Lann-Sevelin
👉🏼Langres Sam 14h : Mairie
👉🏼Le Mans Sam 14h30 : Parc des Expos
👉🏼Le Puy Sam 14h : Place du Breuil
👉🏼Lille Sam 11h : Place de la République
👉🏼Limoges Sam 14h : Place Jourdan
👉🏼Lyon Sam 14h : Place Maréchal Lyautey
👉🏼Manosque Sam 10h : Rond-Point Hyper U (covoiturage pour Marseille)
👉🏼Marseille Sam 14h : Vieux-Port (Infirmiers)
👉🏼Marseille Sam 17h : Vieux-Port
👉🏼Metz Sam 14h : Place de la République
👉🏼Metz Sam 17h : Place d’Armes
👉🏼Mondeville Ven 20h : Rond-Point Decathlon
👉🏼Montpellier Sam 14h : Place de la Comédie
👉🏼Morlaix Sam 10h : Marché
👉🏼Mulhouse Sam 14h : Place de la Réunion
👉🏼Nancy tous les jours 20h : Place Stanislas
👉🏼Nancy sam 14h : Place Maginot
👉🏼Narbonne Sam 10h30 : Cour de la République (Passerelle)
👉🏼Nice Sam 14h : Place Garibaldi
👉🏼Niort Sam 10h30: Rond-Point de Bessines
👉🏼Nimes Sam 17h : Préfecture
👉🏼 Paris Samedi en cours
👉🏼Pau Sam 10h : Place de Verdun
👉🏼Perpignan Sam 9h : Hôpital (soignants)
👉🏼Perpignan Sam 10h : Préfecture
👉🏼Perpignan Sam 14h : Place de Catalogne
👉🏼Point-A-Pitre (Guadeloupe) Sam 10h: Au Chu
👉🏼Poitiers Sam 14h : Mairie
👉🏼Rennes Sam 14h : Place de la République
👉🏼Reims Sam 14h : Mairie
👉🏼Rouen Sam 14h : Hôtel de Ville
👉🏼Sadillac (Bergerac) sam 15h : Ferme de la Coutaude
👉🏼Saint-Brieuc Sam 15h : Rond point Brezillet
👉🏼Saint-Dizier Sam 14h : Mairie
👉🏼Samatan Sam 10h : Rond-Point de Samatan
👉🏼Stenay Sam 9h : Rond-Point du Commerce
👉🏼Strasbourg Sam 10h : Cathédrale/Kléber (départ Manif 12h)
👉🏼Terrasson-Villedieu sam 13h45 : Rond-Point Mac Do
👉🏼Thonon-Les-Bains en cours
👉🏼Toulon Tous les Soirs 18h : Place de la Liberté
👉🏼Toulon Sam 14h : Place de la Liberté
Toulouse Sam 14h : Jean Jaurès
👉🏼Tours sam 14h : Place Jaurès
👉🏼Valence Sam 12h : Préfecture
👉🏼Vallon Pont d’Arc Sam 14h : Mairie (Sitting, venir en blanc)
👉🏼Vannes Sam 14h : Esplanade du Port
👉🏼Vescovato (Corse) Sam 13h : Rond-Point d’Arena
👉🏼Vichy Sam 10h : Mairie
👉🏼Villefranche Sur Saône Sam 10h: Mairie
👉🏼Viriat Sam 10h : A la Neuve
👉🏼Voiron Sam 14h30 : Place Saint Bruno

Voici l’affluence à Paris samedi dernier :

Faites les taire

Lu dans Le Quotidien du médecin :

Après une première série de plaintes en décembre contre six médecins – dont les Prs Didier Raoult et Christian Perronne, après des propos controversés sur l’épidémie de Covid-19 – le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) aurait décidé de saisir les chambres disciplinaires de première instance de plaintes (CDPI) ou de s’associer à une plainte en cours, à l’égard de dix praticiens : les Drs Martine Wonner, Louis Fouché, le Pr Luc Montagnier, les Drs Peter El Baze (généraliste retraité), Vincent Reliquet (généraliste), Antoine Venault (généraliste), Denis Agret (généraliste et urgentiste), Laurent Montesino (anesthésiste-réanimateur), Hélène Bouscal (généraliste) et François-Xavier Richez (généraliste).

Cette décision, révélée le 9 juillet par l’agence de presse médicale APMNews, fait suite à une session qui s’est tenue les 24 et 25 juin, où l’instance ordinale a examiné plusieurs plaintes ou signalements visant des médecins, pour des faits ou propos tenus publiquement sur la pandémie de coronavirus.

Parmi les médecins visés, on retrouve le Dr Martine Wonner, psychiatre et députée du Bas-Rhin, qui a contesté depuis des mois le port du masque et les bienfaits de la vaccination contre le Covid.

Dans un avis rendu hier sur le projet de loi liberticide du gouvernement, le Conseil d’Etat entérine le passe sanitaire et l’obligation vaccinale :

D’une part, il estime que le contexte sanitaire actuel et son évolution prévisible justifient le maintien jusqu’au 31 décembre 2021 des dispositions organisant le régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire et permettant l’édiction des mesures de police sanitaires nécessaires à la lutte contre l’épidémie. D’autre part, le Conseil d’Etat admet la généralisation à la vie quotidienne de l’obligation de passe sanitaire. […]

Le Conseil d’Etat considère que l’instauration d’une obligation vaccinale à l’égard de professionnels de santé et de ceux travaillant aux côtés de personnes vulnérables est proportionnée à la lutte contre l’épidémie de la Covid-19 et ne se heurte, dans son principe, à aucun obstacle d’ordre constitutionnel ou conventionnel. Il constate que la liste des personnes concernées à travers leur lieu de travail et leur profession est précisément fixée par le texte. […]

Le Conseil d’Etat admet que le législateur peut créer un motif spécifique de suspension des fonctions et des contrats de travail, impliquant l’interruption du versement de la rémunération […].

S’agissant des salariés soumis au passe sanitaire car ils travaillent dans un établissement soumis à cette obligation (activités de loisirs, culturelles, restaurants,…), le Conseil d’Etat estime que le fait d’imposer la détention du passe sanitaire à l’ensemble des professionnels et bénévoles intervenant dans ces établissements ne porte pas une atteinte disproportionnée à la liberté d’exercice de leur activité professionnelle par les intéressés. Il retient le fait que ceux qui ne disposeraient pas d’un justificatif de vaccination pourront toujours présenter un certificat de dépistage négatif et que seuls ceux d’entre eux qui s’abstiendraient de présenter un tel certificat de vaccination pendant une période de deux mois consécutifs s’exposeraient à un licenciement ou à une cessation de fonction. […]

Foire commerciale Désir d’enfant : pourquoi un tel silence de l’Etat français ?

Les Juristes pour l’enfance alertent d’un nouveau salon destiné à la vente d’enfants :

Les 4 et 5 septembre prochain, la foire commerciale Désir d’enfant convie une nouvelle fois les entreprises étrangères du business de la fertilité à venir proposer aux français leurs prestations interdites sur le territoire : achat de gamètes avec sélection du fournisseur de sperme ou de la vendeuse d’ovocytes en fonction de ses caractéristiques physiques y compris sa « race », de sa personnalité, de ses centres d’intérêt, etc. ; fécondation in vitro sans limite d’âge et avec détermination du sexe de l’enfant, diagnostic préimplantatoire élargi et méthode ROPA ; et bien sûr GPA c’est-à-dire exploitation reproductive du corps de la femme et remise d’enfants contre argent.

Sur les 5 pages énumérant les partenaires de la foire commerciale Désir d’enfant, on peut compter pas moins de 8 entreprises de GPA. On trouve aussi 3 banques de gamèteset même un transporteur spécialisé dans l’acheminement de sperme, ovules et même embryons à travers la planète…

On avait pourtant pu entendre, lors des débats précédant l’adoption de la loi de bioéthique, le Premier Ministre, son ministre de la justice ou des députés LREM assurer, la main sur le cœur, que de GPA il ne saurait être question en France, et que la « bioéthique à la française » tenait fermement l’absence de patrimonialisation du corps humain, de ses éléments et de ses produits.

Peuvent-ils aujourd’hui nous expliquer pourquoi ni le Garde des Sceaux, ni la Préfecture de Paris, ni la Préfecture de police de Paris, ni la Mairie de Paris n’ont daigné répondre aux courriers adressés par Juristes pour l’enfance au cours de ces derniers mois pour les alerter sur l’organisation de cette foire pour la seconde année consécutive, et leur demander de prendre des mesures en conséquence.

Et pourquoi le Procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Paris n’a pas non plus à ce jour donné suite à la plainte contre X déposée au tout début du mois d’octobre dernier dénonçant les violations de la loi française dûment constatée par huissier et étayée par de nombreuses pièces ?[voir le communiqué JPE sur cette plainte]

Alors que Parlement européen a inclus le sujet de la GPA dans la stratégie nécessaire pour « l’éradication de la traite des êtres humains » et a reconnu que « l’exploitation sexuelle à des fins de gestation pour autrui et de reproduction (…)  est inacceptable et constitue une violation de la dignité humaine et des droits de l’homme [Résolution du 21 janvier 2021]», l’Etat français entend-il continuer encore longtemps à collaborer par son silence et son inertie à cette violation ?

Une véritable déclaration de guerre

Communiqué de la Fédération Internationale Una Voce (FIUV), organisation mondiale des fidèles laïcs attachés à la célébration de la Messe selon l’Editio Typica 1962 du Missel Romain :

Depuis sa fondation en 1965, la FIUV a développé ses activités dans l’obéissance et en harmonie avec le Saint-Siège, où nous avons toujours été reçus avec cordialité et ouverture.

Le 16 juillet 2021, le pape François a publié une lettre apostolique donnée motu proprio, Traditionis Custodes, qui établit des restrictions et des limitations strictes sur la célébration de la messe traditionnelle latine.

La Fédération internationale ne peut manquer de noter que la motivation de la nouvelle Lettre apostolique, telle qu’elle est énoncée dans la lettre d’accompagnement du Pontife régnant découle des prétendues attitudes et paroles de ceux d’entre nous qui choisissent la messe traditionnelle, comme l’ont rapporté certains évêques à la Saint-Siège, qui entraînent un «rejet de l’Église et de ses institutions au nom de ce qu’ils considèrent comme la “vraie Église”.» En plus d’un «usage instrumental du Missale Romanum de 1962, qui se caractérise de plus en plus par un rejet croissant non seulement de la réforme liturgique mais du Concile Vatican II, avec l’affirmation infondée et insoutenable qu’il a trahi la Tradition et la « vraie Église ».»

Tant la caractérisation des catholiques attachés à la messe traditionnelle que les nouvelles restrictions sévères qui y sont imposées nous attristent grandement. C’est notre expérience, en tant que représentants de groupes de fidèles, que ce qui attire principalement les gens vers la spiritualité de la messe traditionnelle ne sont pas les discussions théologiques ou pastorales du passé, mais le respect du Sacré et le sens de la continuité de la Tradition, qui ne reste pas une simple aspiration, mais se vit quotidiennement dans le rite vénérable qui s’est lentement développé au cours des siècles et n’a jamais été abrogé.

Certes, comme pour d’autres groupes de fidèles, il n’y a pas d’homogénéité absolue dans les opinions et les attitudes de ceux qui sont attachés à l’ancien Missel. Mais précisément dans leur désir d’assister à cette messe dans le cadre de leurs diocèses et paroisses, ces catholiques expriment implicitement leur reconnaissance de la véritable Église, cum Petro et sub Petro.

Enfin, en tant que fils et filles de l’Église, nous souhaitons exprimer notre tristesse face aux restrictions qui nous empêchent de continuer à nourrir notre vie spirituelle en utilisant les églises paroissiales, comme tout catholique voudrait le faire. S’il y a une chose que nous désirons ardemment, c’est de pouvoir vivre une vie normale sans être obligé d’utiliser des espaces cachés ou inaccessibles.

Nous croyons que les beaux fruits spirituels de ce Missel doivent être partagés, et nous prions pour que nous puissions être des instruments de Dieu à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église.

La Fédération internationale est profondément reconnaissante à chacun des évêques qui pourvoient généreusement aux fidèles attachés à l’ancienne messe dans leurs diocèses et aux prêtres chargés du soin de leurs âmes.

Les groupes Una Voce du monde entier sont unis dans la prière, comme toujours, avec leurs évêques et avec le Pape.

Beaucoup de fidèles se tournent vers nous pour faire connaître leurs désirs, en particulier à Rome, d’une manière qui combine un respect sincère pour l’Église universelle et le Saint-Père, avec un amour des Traditions qui sont finalement indissociables d’eux. Nous sommes attachés à cette tâche, que nous et nos prédécesseurs avons entreprise pendant plus d’un demi-siècle.

Dans un éditorial de la branche française, Patrick Banken écrit :

La Lettre apostolique en forme de Motu proprio, publiée vendredi 16 juillet en la fête de Notre Dame du Mont Carmel, sous le nom Traditionis custodes, est une véritable déclaration de guerre aux fidèles attachés à la messe selon les Livres liturgiques de 1962. Le pape a décidé de modifier les règles régissant l’utilisation de l’ancien missel que son prédécesseur Benoît XVI avait remis en valeur dont il a précisé qu’il n’a jamais été abrogé.

Niant le droit légitime des fidèles et des prêtres, le pape remet toutes les décisions dans les mains des seuls évêques, sous la vigilance du Siège apostolique. Il rappelle que l’unique expression du rituel de messe latine est celle du Concile Vatican II. À l’article 3 il donne aux seuls évêques dans leur diocèse, par compétence exclusive, la décision d’accorder ou non l’autorisation de célébrer selon l’ancien rit avec des conditions très strictes. Et le plus choquant se trouve au § 6 où il est précisé que l’évêque doit veiller à ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes ! Un aveu pathétique que le but est de gêner la propagation de cette messe antéconciliaire, qui connaît un succès grandissant.

Le pape François demande aussi aux prêtres ordonnés après la publication de ce Motu proprio et qui veulent célébrer selon l’ancien rit, de faire une demande formelle à l’évêque qui, avant de donner l’autorisation, consultera le Siège Apostolique, donc Rome. Quant aux prêtres qui célèbrent déjà dans cette forme, ils devront demander à l’évêque l’autorisation pour continuer. En d’autres termes, la messe traditionnelle est interdite dans toutes les églises paroissiales, la création de paroisses personnelles consacrées à la liturgie tridentine est interdite également !

Comble d’ironie, on peut traduire ce Traditionis custodes par « Gardiens de la Tradition », et il s’agit des…évêques ! Le Pape François évoque l’unité de l’Église. Souhaitons qu’il recadre plutôt une partie de cet Épiscopat qui dérive depuis plusieurs années et s’éloigne de l’enseignement de l’Église.

C’est arrivé un 20 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Wulmar : prêtre et moine à Boulogne. († V. 700)

Au pays de Boulogne, vers 700, saint Vulmar, prêtre. Moine à Hautmont, après un mariage malheureux employé à garder les bêtes, il chercha à s’instruire et son zèle le conduisit jusqu’à l’ordination presbytérale. Il obtint de vivre en ermite à la manière des pères du désert, puis fonda, dans les bois de sa patrie, un double monastère, l’un pour les hommes, l’autre pour les vierges.

  • le 20 juillet 514 : début du pontificat du pape saint Hormisdas.

Saint Hormisdas, né à Frosinone, est pape du 20 juillet 514 au 6 août 523.Son fils est devenu pape sous le nom de Silvère.

  • le 20 juillet 911 (date incertaine) : traité de Saint-Clair-sur-Epte.

Alors que depuis un siècle les Normands vainquent tous leurs adversaires et occupent une partie de la Neustrie, ils subissent une défaite près de Chartres face à Charles le Simple. Cela permet au Roi d’affirmer son pouvoir et d’ouvrir des négociations avec les «envahisseurs». Il en résulte la création d’un nouveau duché : la Normandie. Le normand Rollon obtient le pouvoir sur cette région en échange de la reconnaissance du Roi de France, dont il dépend. Il promet aussi de se convertir au catholicisme. Dotés d’un territoire qui recouvre approximativement l’actuelle Haute-Normandie, les Normands se francisent peu à peu et étendent leurs frontières rapidement.

  • le 20 juillet 1031 : mort de Robert II le Pieux.

Le Roi de France Robert II Le Pieux meurt à Melun à 61 ans. Il est le second Roi de la dynastie capétienne, après son père Hugues Capet. Son règne dure 35 ans, et voit l’annexion de la Bourgogne. Robert II est inhumé à côté de son père, devant l’autel de la Trinité de la basilique Saint-Denis. C’est son fils, Henri Ier qui lui succède. Voir les chroniques du 27 mars et du 25 décembre.

  • le 20 juillet 1214 : l’armée coalisée parvient à Valenciennes.

Dans 7 jours elle sera écrasée par les Français à Bouvines.

  • le 20 juillet 1369 : naissance du « Bienheureux » Pierre de Luxembourg, cardinal français.

La vie de cet évêque français mérite qu’on s’y arrête. Elle est caractéristique de la difficulté de savoir où était l’autorité du siège de Pierre pendant le grand schisme d’Occident; on y voit que si « tout ce que lie l’Eglise sur la Terre sera lié dans les Cieux », cela n’empêche pas le Bon Dieu d’avoir un autre jugement que l’Eglise sur certain points. La charité et la sainteté individuelles surpassent la politique interne de l’Eglise à ses yeux.

Sinon comment expliquer l’abondance de miracles sur le tombeau de ce saint évêque ?

Il est le fils de Guy de Luxembourg, comte de Ligny-en-Barrois et de Mahaut de Châtillon, comtesse de Saint-Pol, une puissante famille qui donne des rois à la Bohême et des empereurs au Saint Empire germanique. Né en 1369, envoyé en otage à la place de son frère en Angleterre, il perd ses parents à l’âge de 10 ans, et est élevé par sa tante, la comtesse d’Orgières, qui l’envoie étudier à Paris. Pieux et mystique, il se confesse tous les jours ; charitable envers les pauvres et pacificateur dans une université turbulente, il devient chanoine de Paris en 1379, puis évêque de Metz à l’âge de 15 ans. C’est l’antipape Clément VII, soutenu par le clergé messin pendant le Grand Schisme d’Occident, qui le nomme. Nommé cardinal-évêque d’Avignon en 1386, il meurt l’année suivante épuisé par ses mortifications.

Ce saint cardinal distribue largement des aumônes aux pauvres. On dit rapidement qu’il est gratifié d’extases, où le Christ lui apparaîtrait. Sur l’emplacement de la plus célèbre d’entre elles, à Chateauneuf-du-Pape, une chapelle est édifiée.

Gisant du Bienheureux Pierre de Luxembourg l’église St Didier à Avignon.

Dès son décès, il fait l’objet d’une vénération populaire extraordinaire. Selon ses volontés, il est enterré dans le cimetière des pauvres d’Avignon. La foule est si importante que la cérémonie tourne à l’émeute. Mais les miracles se multiplient sur sa tombe. Et dès le 7 juillet, le pape ordonne que ces événements soient consignés par écrit. Début octobre 1687, on compte déjà “1964 miracles dont 13 résurrections”.

En 1389, une chapelle est édifiée à l’emplacement de sa tombe par la reine de Sicile ; le Roi de France et le chapitre de Notre-Dame de Paris demandent un procès en canonisation qui s’ouvre à Avignon en 1390 mais, interrompu en 1397 par le décès de Clément VII et n’est jamais achevé. Car le saint est trop lié au schisme d’Avignon. Rome consent seulement à le béatifier le 9 avril 1527. Jusqu’à la révolution son culte est très vivant à Avignon mais aussi à Chateauneuf-du-Pape, villes dont il est le saint patron. Sa fête est le 2 juillet.

  • le 20 juillet 1524 : décès de Claude de France.

Claude de France, fille du Roi Louis XII de France et de la Duchesse Anne de Bretagne, et épouse du Roi François Ier, décède à Blois. Elle est devenue Duchesse de Bretagne en 1514, reine de France l’année suivante. En huit ans elle donne huit enfants au Roi ; la neuvième grossesse a raison de sa santé, elle décède en couche. C’est la dernière Duchesse en titre de Bretagne. Les deux nations sont ensuite définitivement réunies.

  • les 20-21 septembre 1697 : signature du Traité de Ryswick.


Le Traité de Ryswick est signé dans la petite ville de Rijswijk, située dans faubourgs de La Haye. Il met fin à la Guerre de la ligue d’Augsbourg entre le Roi Louis XIV et la Grande Alliance. Louis XIV accepte de reconnaître Guillaume d’Orange-Nassau comme roi d’Angleterre, sous le nom de Guillaume III. Le traité reconnaît à la France ses conquêtes de la Baie d’Hudson au Canada ; France récupère par ailleurs Terre-Neuve et une partie de l’Acadie. L’île d’Haïti est partagée entre la France et l’Espagne. Louis XIV,en échange, rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols à Charles II d’Espagne.

  • le 20 juillet 1903 : décès du pape Léon XIII.

Léon XIII a succédé au pape Pie IX, le 20 février 1878, et il règne jusqu’à sa mort. Voir la chronique du 20 février pour son influence politique en France.

« Léon XIII meurt à 93 ans. Quelques jours avant de disparaître, il a accordé une audience à Jules Méline, l’ancien président du Conseil. « Je me suis rattaché sincèrement à la République, lui a dit le pape, et cela n’a pas empêché le gouvernement actuel de méconnaître mes sentiments et de n’en tenir aucun compte. Il a déchaîné une guerre religieuse que je déplore, et qui fait encore plus de mal à la France qu’à la religion. » À Notre-Dame de Paris, une messe solennelle est célébrée pour le repos de l’âme du Souverain Pontife, en présence du corps diplomatique et des autorités civiles. Parmi les places officielles, un seul siège reste vide : celui d’Émile Combes. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 87)

  • le 20 juillet 1906 : Alfred Dreyfus est réintégré dans l’armée avec le grade de chef d’escadron.
  • le 20 juillet 1934: le brevet du radar est déposé.


Le radar du Normandie (1935)

En 1934, des essais sur des systèmes de détection par radio sont menés par MM Ponte et C. Gutton, inventeurs français, ingénieurs à la Compagnie générale de Télégraphie sans fil. Ils déposent une demande de brevet et l’année suivante leur système, utilisant des antennes paraboliques, est monté sur le paquebot Normandie.

Un mouvement massif et hétérogène contre la politique sanitaire, selon le renseignement territorial

Alexandra Gonzales, chef du service police-justice de BFMTV, écrit sur Twitter :

Le renseignement territorial a émis une note aujourd’hui que nous avons pu consulter, sur le mouvement contre la politique sanitaire actuelle. Un mouvement très hétérogène, agrégeant des citoyens de tout bord politique, venant souvent en famille, peu habitués à manifester.

Ce mouvement n’est sans rappeler celui des Gilets Jaunes au début, avec “une exaspération de plus en plus généralisée face à des mesures considérées comme “liberticides””, peut-on lire. Aucun leader identifié, des manifestations non déclarées, qui se passent assez calmement.

En revanche, un risque de radicalisation existe, notent les auteurs de cet écrit. “A l’instar de ce qui s’est produit pour les Gilets jaunes, plus le conflit durera, plus le risque est grand que les plus déterminés, puis les plus radicaux, parviennent à en prendre le contrôle”.

Deux points de crispations ont été identifiés : l’obligation de faire vacciner les enfants à partir de 12 ans, ainsi que celle de devoir présenter un pass sanitaire dans les cafés et restaurants. Ce n’est pas le vaccin qui est mis en cause, mais l’obligation vaccinale.

Samedi dernier, les autorités s’attendaient à voir entre 20.000 et 40.000 manifestants en France, il y en a eu plus de 100.000 au final, et le nombre de villes concernées a surpris, malgré un délai d’organisation restreint, et une période estivale.

“Une telle mobilisation, surtout hors du cadre d’un mouvement structuré, est très inhabituelle durant une période estivale, habituellement peu propice à l’expression d’un mécontentement”, peut-on lire.

Dans les cortèges, des mouvances complotistes et anti-vaccins étaient présents, s’agrégeant à des “citoyens sans étiquette”, venus en famille. La note enjoint enfin à garder une vigilance accrue sur les ARS et les centres de vaccination, qui pourraient être dégradés.

Les plus militants, notamment les Gilets jaunes et l’ultra droite présents dans le cortège, poussent “à l’extrême la dénonciation des atteintes aux libertés”, en allant jusqu’à parler de “dictature sanitaire” et du régime nazi, ce qui a provoqué une vague de révolte.

Cette haine envers la messe traditionnelle a un fond doctrinal

L’abbé Claude Barthe a été interrogé dans Présent par Anne Le Pape sur le dernier Motu Proprio du pape. Extraits :

Quels sont leurs arguments pour justifier cette remise en cause du document de Benoît XVI ?

C’est très clairement expliqué dans la lettre d’accompagnement. On les trouve aussi sur le blog d’Andrea Grillo, laïc, professeur de liturgie à Saint-Anselme, militant extrême contre Summorum Pontificum de longue date. Il explique bien, ce qui est repris par le pape et ce qui était l’idée des fabricants de ce dernier motu proprio, que la messe traditionnelle représente un état de doctrine antérieur à Vatican II et que la messe nouvelle représente la doctrine de Vatican II – ce que nous savions tous. Il ne fallait donc plus que la messe traditionnelle soit un droit, mais qu’elle soit une tolérance seulement, et encore : une tolérance qu’on donne à des fidèles, et à des prêtres, pour les aider à passer peu à peu à la messe nouvelle.

Le motif principal est donc doctrinal ?

Oui ! Et il est très important de le dire et de s’en rendre compte parce que, d’une certaine manière, cette affaire est, paradoxalement, providentielle. Elle est bien sûr très pénible, elle va gêner la diffusion de la messe traditionnelle, elle va créer de nouvelles persécutions. Mais, d’autre part, elle remet le doigt sur ce qui fait mal, à savoir la question doctrinale, qui n’a jamais été réglée, et qui est celle du concile Vatican II, au fond.

En quoi ce motu proprio touche-t-il les fraternités Ecclesia Dei – si tant est que l’expression puisse toujours être utilisée ?

Cela va les toucher, elles sont aussi dans le collimateur, c’est sûr. Le document le dit clairement, la lettre du pape l’indique de manière cynique, il s’agit de détruire la célébration traditionnelle. Donc de faire en sorte qu’il n’y ait plus de prêtres pour la célébrer. Ces communautés sont donc particulièrement visées puisqu’elles sont les « fabriques » de ces prêtres, comme l’est encore la Fraternité Saint-Pie X, seule à l’origine. Ces instituts sont désormais sous la juridiction non plus d’Ecclesia Dei, qui n’existe plus, ni non plus de la Congrégation de la foi, relativement protectrice, mais sous la juridiction de la Congrégation pour les communautés religieuses, donc réduits au droit commun. Cette Congrégation pour les religieux, présidée par le cardinal Braz de Aviz, est évidemment tout à fait dans la ligne François et va s’employer à remettre de l’ordre. Au moyen, par exemple, de visites canoniques dans les séminaires, pour vérifier que l’enseignement qu’on y donne est bien conforme à Vatican II, étudier la liturgie qu’on y célèbre et y faire célébrer aussi la messe nouvelle, bref : décourager les vocations. Quand on leur oppose l’argument : « Mais vous allez tarir les vocations de ces instituts ! », ils répondent qu’on n’a pas besoin de ces gens-là, qu’ils sont « inutiles » (réponse vraie d’un personnage que je ne veux pas nommer). […]

Citons ce mot de Mgr Roche, nouveau préfet de la Congrégation pour le culte divin, qui récemment, devant un groupe d’Anglo-Saxons, a dit expressément – en riant : « Nous allons détruire Summorum Pontificum. Le pouvoir liturgique sera donné aux évêques… mais pas aux évêques conservateurs ! » […]

On en revient à constater que toutes les expériences sont permises, y compris des bénédictions (interdites par l’Eglise) de couples homosexuels, sauf « l’expérience de la Tradition », selon l’expression de Mgr Lefebvre…

Tout est permis, toutes les hérésies, professées par des hommes d’Eglise qui gardent toujours leur « carte d’identité » de catholiques – sauf ce que souhaitent ceux qui disent la messe traditionnelle ou qui y assistent, accusés par le pape lui-même de déchirer l’unité de l’Eglise.

Ce qu’il faut retenir est que cette haine envers la messe traditionnelle a un fond doctrinal ?

Tout à fait. C’est la haine de l’ecclésiologie tridentine, de tout ce que représente cette messe tant du point de vue de la doctrine eucharistique que, plus globalement, de la doctrine de l’Eglise. 

Oremus organise chaque samedi, de 12 heures à 13 heures, une manifestation devant la nonciature (10, avenue du Président-Wilson, 75116 Paris).

L’immense majorité des fidèles se fiche éperdument du Concile qui leur apparaît comme une lubie

Extrait de la réaction de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

[…] Les « tradis » fournissent régulièrement environ 20% des ordinations sacerdotales annuelles en France et constituent une présence notable dans les diocèses, 5 à 6% du total des pratiquants dans notre pays selon Guillaume Cuchet (La Nef No 338), certainement plus en réalité, à cause du décrochage massif (30% selon Mgr Chauvet) de nombreux fidèles « conciliaires », sensiblement plus âgés que leurs homologues « tradis », suite à la pandémie du coronavirus.

Les raisons d’une exclusion                                                         

Chacun s’interroge. Pourquoi une mesure d’une telle dureté de la part d’un pape dont le moins que l’on puisse dire est que les chantiers qui devraient mobiliser toute son énergie ne manquent pas : scandales financiers à répétition, situation quasi schismatique de l’Eglise d’Allemagne, immense confusion doctrinale et liturgique, effondrement du denier de Saint Pierre, suites des scandales de pédophilie dans l’Eglise, gestion des orgies sexuelles au Vatican etc. ?

L’argument avancé par le Saint-Père est que ces communautés « doutant du Concile » mettraient en péril l’unité de l’Eglise dont le pape est le garant. L’argument, n’était la gravité du sujet, prêterait à sourire. Quelle unité de l’Eglise quand :

  • il n’y a pas deux messes identiques célébrées dans deux églises différentes,
  • dans un diocèse les divorcés remariés sont admis à la Sainte communion et pas dans l’autre,
  • 69% des catholiques américains affirment ne pas croire à la présence substantielle du Christ sous les apparences du pain et du vin après la consécration ( enquête Pew Research Center-août 2019),
  • en toute impunité des prêtres allemands bénissent dans leurs églises, pavoisées aux couleurs arc-en-ciel, des unions homosexuelles, etc.

Le pape qui a signé la déclaration d’Abou Dhabi affirmant : « Les diversités des religions sont une sage volonté divine » écrit dans la lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio : « Rester dans l’Eglise non seulement « avec le corps » mais aussi « avec le cœur » est une condition du salut ». On pense à la fable de La Fontaine : La chauve-souris et les deux belettes : « Je suis Oiseau : Voyez mes ailes/ Je suis souris : Vivent les rats. » Bien loin du Est. Est. Non. Non évangélique.

En outre, en quoi nuisent à l’unité de l’Eglise ceux qui, souvent convertis, assistent à la messe traditionnelle et souhaitent bénéficier d’une pastorale sacramentelle et catéchétique qui a fait ses preuves ? Pourquoi jeter l’opprobre sur eux ? Ils refuseraient le Concile. Pour être franc, l’immense majorité d’entre eux se fiche éperdument du Concile qui ne les intéresse pas et leur apparaît comme une lubie de vieillards idéologues et nostalgiques. Ce que ces fidèles demandent c’est une liturgie qui les porte vers Dieu et un enseignement moral et doctrinal qui leur permette de rester fidèles au Christ et donc de résister aux séductions d’une société apostate.

Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition   

Dans les années 70 l’intuition originelle et fondatrice de Mgr Lefebvre se résumait en une formule : « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition »Cette expérience a été faite et les fruits en sont sous nos yeux. L’apostolat traditionnel, quel que soit son cadre institutionnel, est incontestablement fécond. Les communautés se sont développées, de nombreuses conversions s’y sont opérées. Des familles jeunes et nombreuses les font vivre. Les fameux lapins qui essayent de rester fidèles aux exigences du mariage chrétien, dont se moquait, dans un humour douteux, François.

Notons que, selon le pape, l’objectif des concessions liturgiques de ses prédécesseurs était de ramener les brebis égarées lefebvristes, « en temps voulu au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Ce n’est manifestement pas ce qui s’est passé, à l’encontre de ce que craignaient certains dénonçant le « ralliement » inexorable des prêtres et des laïcs traditionnels qui chercheraient un accord juridique avec les autorités romaines. L’expérience ayant été un succès il est décidé de….mettre fin à l’expérience ??? Le Christ nous a demandé de juger l’arbre à ses fruits et de jeter au feu le figuier stérile. Pas l’arbre qui porte du fruit. Cinquante années après sa clôture les bons fruits du Concile ne seraient toujours pas apparus mais la récolte serait prochaine. Qui le croit ?

Fondamentalement ce Motu Proprio semble marquer la fin de la tentative de Benoît XVI d’établir une herméneutique de continuité entre le Concile Vatican II et l’enseignement antérieur de l’Eglise. La croyance en la continuité entre l’enseignement pré conciliaire et l’enseignement post conciliaire expliquait une forme de bienveillance vis à vis de la messe traditionnelle. En revanche l’hostilité militante de François envers la messe traditionnelle manifeste la conviction que l’Eglise conciliaire, pour reprendre l’expression du cardinal Benelli, est d’une autre nature que l’Eglise qui l’a précédée. On ne rejette pas avec cette violence ceux dont le seul tort est d’avoir cinquante ans de retard. En revanche on lutte farouchement contre ceux que l’on croit être les tenants d’une autre Eglise. Ainsi, paradoxalement, le pape François rejoint-il, sur ce point, les positions de la Fraternité Saint Pie X. […]

La tristesse ne touche pas que les fidèles attachés à la forme extraordinaire

De nombreux fidèles de la forme ordinaire expriment leur incompréhension suite au texte du pape. C’est visible sur les réseaux sociaux ainsi que dans les témoignages reçus par des prêtres célébrant selon le missel de 1962. Interrogé dans Famille chrétienne, le père abbé de Fontgombault le constate également :

Comprenez-vous la tristesse et le choc de beaucoup de fidèles attachés à la forme extraordinaire ? Que dire à tous ceux qui se sentent victimes d’une injustice profonde ?

Oui, je les comprends et je les rejoins. Depuis la parution du Motu Proprio Traditionis custodes, beaucoup se tournent vers les monastères en attendant une parole d’apaisement. Je dois même avouer que la tristesse ne touche pas que les fidèles attachés à la forme extraordinaire. Beaucoup dans l’Église manifestent une réelle tristesse et incompréhension devant un texte rude et sévère.

Voilà contre quoi Viktor Orban veut protéger les enfants

Olivier Bault a traduit pour Présent les paroles d’une chanson interprétée par le San Francisco Gay Men’s Chorus, une chorale d’hommes homosexuels de San Francisco, qui ne fait que dire ouvertement ce que veut le lobby LGBT. Ce que veulent les homosexualistes, c’est transformer la société et créer un homme nouveau. Extrait :

[…] Vous pensez que nous allons corrompre vos enfants

Si notre agenda n’est pas tenu en respect

C’est drôle, pour une fois vous avez raison

Nous allons convertir vos enfants

Cela se fait petit à petit

Tranquillement et subtilement

Et vous le remarquerez à peine […]

La stratégie du pape est de pousser les traditionalistes vers la Fraternité Saint-Pie X

Commentant le texte du pape François, Christophe Geffroy écrit dans La Nef :

Les deux textes de François montrent très clairement que le pape veut éradiquer le monde tradi dans l’Église, faire en sorte que la messe de saint Pie V disparaisse : tout est fait pour empêcher que croisse cette mouvance (interdiction de tout nouveau groupe et parcours du combattant pour le prêtre diocésain qui voudrait célébrer avec l’ancien Ordo), ce motu proprio étant là le temps que les adeptes de la forme extraordinaire s’approprient le nouveau missel. Tout est fait pour qu’à terme la messe traditionnelle ne soit plus célébrée que dans la Fraternité Saint-Pie X et ses satellites. Il semble donc que la stratégie du pape est de pousser les récalcitrants vers la Fraternité Saint-Pie X, afin que tout le monde tradi s’y retrouve : ils seront ainsi parfaitement maîtrisés et isolés dans une réserve d’Indiens coupée de Rome et des diocèses mais avec laquelle on maintient un lien minimum pour éviter un schisme formel. Cela explique que le pape ne cherche plus de réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X, mais montre une grande générosité à son égard en leur reconnaissant la pleine validité des mariages et des confessions, en encourageant à les recevoir dans des églises lors de pèlerinages, etc. Tout cela est cohérent… et à l’exact opposé de tous les efforts passés de Jean-Paul II et Benoît XVI… pour l’unité de l’Église.

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