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Plus la girouette tourne, moins l’électeur se déplace

En PACA, le candidat de la gauche (l’autre gauche) Jean-Laurent Félizia était en capacité de se maintenir à l’issue du 1er tour : Face à la pression pour se retirer, hier soir, il opposait sa volonté de se maintenir :

La girouette n’aura pas tenue longtemps. Aujourd’hui, il s’est retiré de la course :


Et il ajoute :

Et après ils s’étonnent que les électeurs ne se déplacent plus.

Eric Zemmour : Il n’y a plus de différence aujourd’hui entre le discours de Marine Le Pen et celui d’Emmanuel Macron ou Xavier Bertrand

Éric Zemmour sur le faible score du Rassemblement National :

«C’est un discrédit de toute la classe politique mais du Rassemblement National encore plus» (…) Marine Le Pen a renoncé à ce qui faisait l’offre politique originale du Front National»

« Depuis quelques mois, Marine Le Pen a renoncé à tout un pan des idées du Front national. Souverainisme, sortie de la CEDH… Elle a même tenu un discours sur l’immigration qui aurait pû plaire à Macron… Les électeurs lui ont répondu avec l’abstention…»

“Vous avez un parti qui a une ligne nationale et qui n’a aucun enracinement (LREM) et un parti qui n’est qu’enracinement et qui n’a aucune ligne nationale (LR). Et au milieu vous avez RN qui n’a ni l’un ni l’autre.”

Zemmour sur l’attitude des dirigeants RN hier :

“On avait l’impression de rentiers qui réclament leurs dividendes.”

L’Europe servira-t-elle les intérêts du business de l’avortement ?

Tribune de

  • Vincenzo Bassi, Président de la FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholique en Europe)
  • Françoise Caron, Présidente de la Fédération Nationale des Associations Familiales Protestantes
  • Guillaume Drago, Président de l’Institut Famille et République
  • Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Franck Meyer, Président du Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH)
  • Aude Mirkovic, Porte-parole de Juristes pour l’Enfance
  • Pascale Morinière, Présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques
  • Benoit Sévillia, Président des Eveilleurs
  • Nicolas Tardy-Joubert, Président de la Marche pour la Vie

Une grave offensive pour la reconnaissance d’un « droit » à l’avortement en Europe et la suppression de l’objection de conscience pour le personnel médical est en cours au Parlement européen. Le député croate Matic, aligné idéologiquement avec le lobby des industriels de l’avortement, soutient la résolution du même nom. Cette résolution, si elle n’est pas une loi, est un texte politique majeur. Elle amènerait, si elle était votée, le Parlement européen, la Commission, les juridictions et les parlements nationaux à y faire référence. Elle serait très largement exploitée par les promoteurs du tout avortement.

Celle-ci, votée en commission le 11 mai dernier, sera examinée le 23 juin par l’Assemblée plénière à Strasbourg. Pourtant ces questions de « santé reproductive » ne sont pas de la compétence européenne mais nationale.

Le rapport Estrela portant sur le même sujet avait été rejeté en 2013 car l’Union européenne n’a pas cette compétence, mais le lobby de l’avortement recommence son offensive pour tenter d’arriver à ses fins. Le projet est poussé notamment par la Fédération Internationale du Planning Familial, principal entrepreneur mondial de l’industrie de l’avortement. Ce Mouvement espère bien ensuite pouvoir récupérer des financements pour déployer partout où il le pourra, son approche mortifère.

Or faire croire qu’il existerait un « droit » à l’avortement ne correspond en rien aux conventions internationales. La Déclaration du Caire de 1994, confirmée par le programme d’actions de Beijing (ONU) de 2014 indiquent que l’avortement ne doit pas être considéré comme un moyen légitime de planification familiale. Il est prévu expressément que les Etats mettent en place des politiques de prévention. Hélas, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.  La prévention est légitime, le “droit à l’avortement” une idée fausse.

A cela s’ajouterait l’interdiction de la liberté de conscience pour le personnel médical. Projet liberticide s’il en est, il contrevient à la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et à de nombreux textes. L’Assemblée parlementaire a à nouveau appelé en 2013 les Etats à « garantir le droit à une objection de conscience en rapport avec des questions sensibles du point de vue éthique, comme les services liés aux soins de santé ». La suppression prévue de la clause de conscience entraînerait de surcroit des discriminations majeures pour toute personne pro-vie souhaitant exercer dans le domaine de la santé.

C’est dire que cette offensive est décalée et inquiétante.  Elle est soutenue par de puissantes organisations pour lesquelles l’avortement doit pouvoir être réalisé jusqu’au terme des neuf mois, sans opposition, ni objection. Si la séquence post- avortement génère pour la femme des risques élevés en matière de santé, et la douloureuse élimination d’un enfant dans le sein de sa mère, le business est juteux et il doit le rester. Mieux pour ses promoteurs, le business doit se développer.

Nous interpellons nos députés européens pour qu’ils s’opposent clairement à cette nouvelle tentative inique et contraire à nos textes fondateurs. La liberté de conscience est reconnue comme un droit fondamental. Elle doit le rester.

Nos députés devraient par contre s’intéresser à la prévention de l’avortement qui, elle, est une obligation bien peu soutenue ou mise en valeur, ce qui pourrait amener à un printemps démographique dans notre pays et en Europe.

Jean-Yves Le Gallou sur le RN : « La pasteurisation du discours mène à l’abstention ! »

Compilation remaniée des tweets de Jean-Yves Le Gallou :

La forte abstention favorise toujours les partis qui ont des clientèles. Elle défavorise donc le Rassemblement national. La seule manière de limiter la casse, c’est de porter un discours capable de mobiliser. Une attitude à l’inverse de la pasteurisation voulue par Marine Le Pen, dont la stratégie est désastreuse.

La forte abstention a toujours pénalisé le vote Rassemblement national mais la stratégie de Marine Le Pen a amplifié le phénomène :

  • mépris de tout enracinement local ;
  • purges permanentes ;
  • condamnations des  plus courageux ;
  • discours de plus en plus pasteurisé par peur des vagues ;
  • invisibilité dans les assemblées.

Au cours de cette campagne, le Rassemblement national de Marine Le Pen n’a cessé de donner des gages :

  • désaveu des identitaires (Poitiers, Escufon) ;
  • absence sur les votes sociétaux au Parlement ;
  • affirmation selon laquelle un islam républicain serait possible ;
  • Soumission à une assesseur voilée.
  • [ajoutons la critique des propos d’Eric Zemmour, NDMJ]

Malgré un minimum d’expérience, je reste scotché par la capacité de Marine Le Pen à transformer l’or des situations en plomb électoral. La pasteurisation du Rassemblement national s’avère être un désastre. En contexte d’abstention, seuls les discours forts sont audibles.

Dommage qu’il n’y ait eu personne au Rassemblement national pour expliquer à Marine Le Pen :

  • qu’avant le 2e tour de la présidentielle il y avait le 1er ;
  • qu’avant la présidentielle il y avait les régionales ;
  • que c’est la clarté et la radicalité qui permettent de mobiliser, non la pasteurisation.

L’abstention, prétexte au vote par internet

Après le télétravail, le télévote… Comme LREM n’arrivera visiblement pas à conserver le pouvoir l’an prochain, ils commencent à évoquer un changement des modalités de vote. Il faut reconnaître que cette méthode a très bien marché pour élire Joe Biden.

Rapprochement entre Europe 1 et CNews

Gros changements sur Europe 1 à partir de la rentrée :

  • Laurence Ferrari rejoindra Europe 1 pendant 3 heures de 17 heures à 20 heures pour des émissions communes avec CNEWS. La première heure, elle animera son émission sur CNews en direct des studios d’Europe 1. Puis entre 1 8 heures et 19 heures, elle animera une tranche d’information commune à CNews et Europe 1 avant de continuer entre 19h et 20h sur la seule antenne d’Europe 1.
  • Arnaud Lagardère, président du groupe, a officialisé l’arrivée de Dimitri Pavlenko (ex-Radio Classique) à la matinale. Dimitri Pavlenko officie déjà sur Cnews, dans l’émission Face à l’info, avec Eric Zemmour.
  • Sonia Mabrouk conserve son interview politique dans la matinale et reprend Le Grand Rendez-vous politique du dimanche en partenariat avec CNews et Les Échos.
  • Christophe Hondelatte va prendre plus de place en allongeant son émission «Hondelatte Raconte» de 14h à 16 heures, juste avant de passer l’antenne à Stéphane Bern et Matthieu Noël.
  • Louis de Raguenel, ancien de Valeurs Actuelles, est officiellement nommé chef du service politique, neuf mois après son arrivée mouvementée en tant qu’adjoint de ce service.

Voilà de quoi concurrencer, à l’approche de la présidentielle, le robinet d’eau tiède du couple BFM/RMC.

Une énorme abstention faute de choix possible pour des candidats défenseurs des valeurs fondamentales

De Bernard Antony :

On cherchait en vain certains mots dans les professions de foi pour ce dernier scrutin.

La défense de la famille naturelle, le respect de la vie innocente n’y figuraient pas.

Pas davantage la protection de la France face à la tsunamigration continue, face à l’islamisation galopante, à la déconstruction de notre civilisation, de notre langue, et de notre culture française. Rien non plus sur l’effondrement de l’école dite de la République.

Bref, rien sur la défense et la promotion des valeurs fondamentales de la personne humaine et de la société, c’est-à-dire de l’écologie véritable.

Et pourtant, tout cela est bien du ressort des Conseils régionaux,  (politiques de la ville, des lycées, de la formation professionnelle, de la culture, des transports…).

Les électeurs partisans des idéologies marxistes-léninistes, islamo-gauchistes, nihilistes, déconstructionnistes, n’avaient que l’embarras du choix entre les candidats de gauche, d’extrême-gauche et de l’écologisme dénaturé.

Mais globalement, les électeurs de la droite de conviction n’ont pas eu une offre répondant à leurs aspirations essentielles.

Ainsi, pour ne considérer que ces deux-là, rien d’une politique de la vie et de l’enracinement chez un Xavier Bertrand, franc-maçon du Grand Orient de France, et pas davantage chez la conformiste Valérie Pécresse.

Mais, plus tristement, car on aurait pu attendre autre chose, les professions de foi du RN étaient d’une désolante médiocrité, somme toute semblables à celles des UMP ou RPR de jadis : rien sur la défense de la vie, et nullité totale sur la question de l’islam. Marine Le Pen n’arrive pas à comprendre que l’on peut à la fois respecter les musulmans en tant que personnes mais combattre nécessairement la perniciosité de l’islam en tant qu’idéologie politico-religieuse, expansionniste. Car les formes de l’islamisme n’en sont que des variantes extrémistes dans une différence de degrés mais pas de nature.

À moins d’une revigoration politique et doctrinale, assez improbable, le RN de Marine Le Pen semble n’être pas prêt à incarner les valeurs fondamentales nécessaires pour que survive la France. L’élection d’hier pose donc la question majeure d’une reconstruction d’une droite de conviction.

Confinement

Thomas Flichy de La Neuville, agrégé d’histoire, titulaire de la chaire de géopolitique de Rennes Schooi of Business, professeur invité aux Universités d’Oxford, de Saint-Petersbourg ainsi qu’à l’académie diplomatique de Vienne, publie un petit ouvrage sur L’Enfermement ou l’humanité sous cocon, dans lequel il revient sur la symbolique du confinement. L’enfermement du corps et du visage comporte une dimension symbolique primitive de premier ordre : cette mise au tombeau se présente en effet comme la résurgence d’un rite archaïque d’une grande puissance présidant à la naissance d’une cité nouvelle et à la purification de ses habitants. Pour naître à nouveau, un fantasme primitif suggère en effet qu’il faille retourner dans le sein de sa mère. Toutes les mises en scènes de séduction publicitaire ne sont que les déclinaisons à l’infini du fantasme de retour dans le ventre maternel. Cette régression n’est toutefois possible qu’à l’occasion d’un choc traumatique, tel l’irruption d’une épidémie. Or ce danger n’est pas perçu de la même manière par les élites et les masses. Lors de l’épidémie de choléra en 1832, les gens des classes supérieures s’alarmèrent les premiers. Quant au peuple, il buvait à la santé du choléra, le prétendait inventé par le gouvernement afin de détourner les regards de la politique et placardait en lettres rouges : on empoisonne dans les hôpitaux.

L’auteur souligne ainsi que les épidémies traumatisent d’abord les élites avant de faire paniquer les masses.

Délinquance et immigration

L’Institut pour la Justice (IPJ) a publié une note révélant des chiffres alarmants sur la délinquance et les étrangers en France.

Les seuls chiffres officiels dont nous disposions sont ceux relatifs à la délinquance des étrangers. Nous savons par exemple que, au 1er octobre 2020, les étrangers représentaient 24% des détenus dans les établissements pénitentiaires français. Ils sont donc surreprésentés parmi les détenus dans une proportion supérieure à trois.

Parmi les détenus étrangers, ceux originaires du continent africain représentaient 54% et ceux originaires du continent européen 33%, soit respectivement 13% et 7,6% de l’ensemble des détenus. Les étrangers originaires du continent africain représentaient en 2019 presque 44% des étrangers présents en France et 3,2% de la population française totale tandis que les étrangers originaires du continent européen représentaient respectivement 38% et 2,8%.

On peut donc constater que les étrangers originaires du continent africain sont surreprésentés parmi les détenus, aussi bien par rapport à leur part dans la population générale (quatre fois plus nombreux) que par rapport à leur part dans la population des étrangers (1,2 fois plus).

Si nous passons maintenant aux personnes mises en cause par la police et la gendarmerie en 2019, nous avons les chiffres suivants :

  • Homicides – Étrangers : 17% des mis en cause. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 9%.
  • Coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus – Étrangers : 15%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 10%.
  • Crimes et délits à caractère sexuel – Étrangers : 14%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 9%.
  • Vols avec arme – Etrangers : 18%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 13%.
  • Vols violents sans arme – Étrangers : 31%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 25%.
  • Vols sans violence – Étrangers : 30%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 21%.
  • Cambriolages – Étrangers : 29%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 15%.
  • Vols de véhicule – Étrangers : 8%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 4%.
  • Vols d’accessoires et dans les véhicules – Étrangers : 27%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 19%
  • Escroqueries – Étrangers : 13%. Dont ayant une nationalité d’un pays d’Afrique : 8%.

Irlande : messes en plein air sur les autels du temps des persécutions

L’Aide à l’Eglise en détresse a décidé de faire célébrer une messe dans chacun des diocèses d’Irlande pendant les jours qui mènent au 20 juin, fête des martyrs d’Irlande, afin d’obtenir par leur intercession un retour et un renouvellement de la foi. Des messes célébrées sur les autels de pierre qui parsèment la campagne en Irlande, témoins des temps de persécution du XVIIe siècle où les catholiques se retrouvaient dans des lieux isolés pour assister clandestinement à la messe en plein air.

Avec le COVID, une nouvelle forme de persécution s’est installée avec l’interdiction des messes publiques.

Russie : la propagande anti-famille vient de l’étranger

La propagande dirigée contre la famille et les valeurs familiales en Russie est activement soutenue depuis l’étranger par des États et des organisations dont les politiques sont hostiles à la Russie. Les ambassades des États-Unis et du Royaume-Uni affichent des drapeaux “arc-en-ciel” “LGBT” sur leurs bâtiments, des organisations affiliées au réseau de George Soros veulent imposer une loi féministe sur la “prévention de la violence domestique”, qui en réalité est ouvertement dirigée contre la famille en tant que telle. De nombreuses ONG financées par l’étranger promeuvent les idées féministes en Russie.

Le problème a été soulevé au niveau du Conseil de la Fédération. C’est ce qu’a déclaré la sénatrice Margarita Pavlova (photo), membre de la commission du Conseil de la Fédération pour la protection de la souveraineté de l’État, lors d’une réunion élargie de la commission le 31 mai :

“Il convient de garder à l’esprit que les forces extérieures et les États inamicaux qui soutiennent les conflits interethniques et interreligieux dans notre pays et l’extrémisme qui se développe sur leur base apportent également un soutien global à la promotion en Russie d’idéologies destructrices de la famille et des valeurs familiales traditionnelles protégées par notre Constitution. Nous parlons de la propagande contre la famille et les droits des parents, du féminisme radical, de la promotion de l’avortement et de l’absence d’enfants, et de l’idéologie du genre et des LGBT. Tout cela menace aussi directement la sécurité nationale de la Russie en sapant l’un de ses fondements les plus importants – la famille.

Je suis convaincu que le sujet de la protection de la famille et des valeurs familiales traditionnelles dans le contexte de la garantie de la sécurité nationale de la Russie doit faire l’objet d’une attention particulière. Ce n’est pas un hasard si c’est exactement ce qu’a dit le président russe V. V. Poutine dans ses récentes directives au gouvernement.

Je voudrais également attirer l’attention sur le fait qu’aujourd’hui, les représentants des forces destructrices tentent souvent de détourner l’attention d’eux-mêmes, en s’efforçant de faire passer pour des “extrémistes” les forces civiques saines, les citoyens qui défendent leurs droits et nos valeurs les plus importantes et qui agissent dans le strict respect de la loi. C’est ainsi que les quelques partisans d’idéologies destructrices, agissant avec le soutien de forces étrangères hostiles à la Russie, tentent d’accrocher l’étiquette d’”extrémistes” aux défenseurs de la famille et des valeurs traditionnelles russes, spirituelles et morales, et même à l’Église orthodoxe russe.

Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia : priorité aux principes non négociables

Giorgia Meloni, présidente de Fratelli d’Italia (FdI), vient de publier un ouvrage, Je m’appelle Georgia. Mes racines, mes idées dans lequel elle écrit :

” Je suis Giorgia. Je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne. Vous ne m’enlèverez pas ça.”

Elle répond à IFamnews :

Madame Meloni, est-il plus difficile aujourd’hui d’être une femme, une mère, une Italienne ou une chrétienne ?

En ce moment, le défi consiste à défendre l’identité, à 360 degrés et sous toutes les formes dans lesquelles elle se manifeste. Tout ce qui nous définit est attaqué : la famille, la patrie, la liberté religieuse, l’identité sexuelle sont menacées. L’identité est un danger pour la pensée unique et pour les grandes concentrations économico-financières, car ce que nous sommes exprime une vision du monde, a une histoire derrière elle, exprime un ensemble d’idées et de valeurs. Sans ces idées et ces valeurs, sans notre identité, nous ne sommes plus rien : c’est le “citoyen X” qui ne croit en rien et, comme le dirait Michael Ende, auteur de The Neverending Story, “il est plus facile de dominer ceux qui ne croient en rien”.

Dans votre livre, vous écrivez que “aux yeux de la pensée dominante, je suis une bigote”. Est-il possible de défendre certaines valeurs malmenées par la pensée dominante ?

Absolument, et nous ne devons pas avoir peur. Il faut se baser non pas sur le plan confessionnel, qui est subjectif, mais sur la logique pure, sur le bon sens séculaire de nos arguments. Certains gauchistes et certaines intelligentsia nous désignent comme des monstres juste pour échapper à la confrontation : comme ils ne savent pas comment nous répondre sur le fond, ils nous attribuent toutes sortes d’étiquettes. Vous défendez la famille naturelle basée sur le mariage ? Vous êtes rétrograde. Vous vous battez pour donner aux femmes une alternative à l’avortement ? Vous êtes obscurantiste. Vous êtes contre l’idéologie du genre dans les écoles? Vous n’êtes pas présentable. Si défendre la famille, la vie et la liberté d’enseignement signifie être obscurantiste, rétrograde et peu présentable, alors je suis fier d’être tout cela.

Votre opposition à l’avortement vient du fait que votre mère a changé d’avis in extremis sur l’avortement alors qu’elle était enceinte de vous.

Je dois tout à ma mère. Elle m’a également appris combien la vie est précieuse et sacrée et combien il est nécessaire de la défendre. On l’a presque convaincue de se faire avorter, mais elle ne l’a pas fait. Elle a décidé de prendre un pari, de jeter tout son cœur dans la bataille, d’avoir du courage. Même si la situation qu’elle vivait disait exactement le contraire. Elle a décidé de franchir le pas et de faire le choix le moins conventionnel qui soit : mettre un enfant au monde. Son histoire, qui est aussi la mienne, m’a surtout appris que beaucoup de femmes qui avortent n’excluent pas un autre choix dans leur cœur, et qu’un État juste se préoccuperait de savoir comment les aider, au lieu de faire passer l’avortement pour la meilleure option possible. […]

Si le FdI gouvernait l’Italie, interviendrait-il de quelque manière que ce soit sur la question de l’avortement ?

Nous continuerons à soutenir la pleine application de la loi 194, qui, dans son article premier, stipule que l’État défend et protège la vie humaine dès son commencement. Parce que pour nous, chaque être conçu, le plus petit et le plus pauvre des êtres humains, est l’un des nôtres et doit être défendu. L’État et les institutions, à tous les niveaux, doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les femmes qui considèrent l’avortement comme le seul choix possible. Je pense, par exemple, à l’aide et au soutien économique et psychologique aux femmes qui veulent mener leur grossesse à terme, même si elles veulent donner l’enfant en adoption, ou au renforcement des Centri di Aiuto alla Vita (CAV) (Centres d’aide à la vie) et de ces organisations qui soutiennent la maternité difficile. Ce qu’il faut, c’est un changement de cap radical qui mettra également un terme aux mesures, telles que la directive Speranza sur la pilule RU486, qui banalisent l’avortement pour en faire un bricolage et exposent les femmes à de grands risques pour leur santé.

Nous avons aujourd’hui le “Texte unique Zan’ (un projet de loi contre la phobie des “homo/bi/trans”). Avec quels arguments pouvez-vous expliquer au public que s’opposer à ce projet de loi n’est pas synonyme d’homophobie ?

Le “texte unique Zan” ne sert pas à combattre les discriminations mais à punir par de nouveaux délits d’opinion ceux qui ne courbent pas l’échine devant la pensée unique. Et nous l’avons constaté dans des pays où une législation similaire est entrée en vigueur. Il s’agit d’une proposition libertaire que la gauche veut imposer pour cibler ceux qui s’opposent à l’adoption par les homosexuels ou à la maternité de substitution. Il s’agit d’une mesure qui nie la différence sexuelle et qui finira par discriminer les femmes en particulier, en niant les réalisations qu’elles ont accomplies pendant tant d’années. Soutenir que l’identité sexuelle d’une personne est complètement déconnectée de son identité biologique conduit exactement à cela. Et ce n’est pas moi qui le dis, mais ces féministes historiques qui sont aujourd’hui même accusées d’homophobie parce qu’elles revendiquent la spécificité féminine. Le “texte unique Zan” sert aussi à ouvrir grand les portes de nos écoles à l’idéologie du genre, dès l’école primaire.

Les unions civiles ont été approuvées en 2016, malgré l’opposition même farouche d’une grande partie de la société. L’adoption de lois définies comme progressistes est-elle inévitable ?

Rien n’est inévitable. Mais il est fondamental que les citoyens fassent toujours entendre leur voix, comme cela s’est produit par exemple lors des deux grandes journées de la famille à San Giovanni et au Circus Maximus, deux manifestations massives et populaires. Si les citoyens se font entendre, il est plus difficile pour le Gouvernement de ne pas les écouter.

C’est en 2006 que le pape Benoît XVI a énoncé les fameux principes non négociables lors d’une conférence parrainée par le Parti Populaire Européen. Ces principes sont-ils aujourd’hui au cœur du Parti des Conservateurs et Réformistes Européens, dont vous êtes la présidente ?

La défense de la vie de la conception à la mort naturelle, la culture de la vie par opposition à la culture délétère de la mort et du rejet typique d’un certain progressisme amoral, la défense de la famille naturelle comme pivot de la société et comme rempart éducatif. Ces principes non négociables, énoncés avec beaucoup de profondeur par Benoît XVI, sont une partie inséparable de l’héritage politique et culturel des conservateurs européens. Et ils représentent les priorités de mon mandat de présidente. Car c’est à partir de ces valeurs que l’Europe doit repartir, pour avoir un avenir et ne pas trahir son histoire millénaire.

Mgr Lebrun inaugure un lieu d’écoute Louis et Zélie près de Rouen

Les Accueils Louis & Zélie, en référence aux saints époux Martin, sont des lieux accueillants et missionnaires, ouverts à tous, assuré par des catholiques compétents, pour aider les personnes à faire le choix de la vie et de l’amour véritable. Ces lieux d’écoute et d’accompagnement aident toute personne, jeune ou âgée, en couple ou célibataire, à sortir d’une situation affective ou familiale difficile.

Mgr Lebrun a inauguré un nouveau lieu samedi 19 juin à Saint-Martin-de-Boscherville.

Abstention record : les Français croient-ils encore au système électoral ?

Premier enseignement du scrutin d’hier, les Français doutent de la démocratie à la française. Jamais n’avait-on connu une telle abstention lors d’un scrutin sous la Vème République. Plus de 66% des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes. Une façon de laisser les magouilleurs électoraux à leurs tripatouillages ? Le précédent record d’abstention était celui des élections européennes de 2009, avec 59,4%. Il manque une offre politique qui motive les Français.

Deuxième enseignement du scrutin : les ministres LREM ont pris une claque. La République en marche n’a obtenu que 10,4% des suffrages au niveau national, à l’issue du premier tour des élections régionales dimanche 20 juin. Le parti fondé par Emmanuel Macron en 2016 n’est arrivé en tête dans aucune des 13 régions de France métropolitaine. Aucun des 15 ministres ou secrétaires d’Etat candidats ne sera présent au second tour. En Ile-de-France, Laurent Saint-Martin, épaulé par Marlène Schiappa, Amélie de Montchalin et Emmanuelle Wargon, est arrivé en quatrième position avec 11,8% des suffrages. Dans les Hauts-de France, la liste menée par Laurent Pietraszewski, secrétaire d’Etat chargé des Retraites, est éliminée dès le premier tour avec 9,1%, en dépit des renforts d’Eric Dupond-Moretti et d’Agnès Pannier-Runacher, ministres de la Justice et de l’Industrie. En Centre-Val de Loire, le ministre Marc Fesneau arrive à la quatrième place avec 16,3% des voix.

Troisième enseignement, le RN réalise une contre-performance avec 19,3% des suffrages. Un fossé s’est creusé entre un électorat qui se radicalise et un parti qui se modère à outrance (désaveu des identitaires, absence au Parlement sur les votes sociétaux, affirmation selon laquelle un islam républicain serait possible).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la liste soutenue par LREM de Renaud Muselier arrive certes en deuxième position derrière le Rassemblement national avec 33%. Mais le Rassemblement national emmené par Thierry Mariani ne réalise que 34,8% (contre 40% au 1er tour de 2015). Le RN dévisse dans les Hauts-de-France, 6 ans après la performance de Marine Le Pen (40,64%), le député RN Sébastien Chenu ne capte que 24% des voix. En Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez devance très largement ses concurrents avec 43,9% des suffrages. Le RN tombe à 12,2% (contre 25% au 1er tour en 2015), derrière l’écologiste Fabienne Grébert (EELV, 14,8%), et devant Najat Vallaud-Belkacem (PS, 11,3%). En Occitanie, Jean-Paul Garraud réalise 22,6% contre 32% pour Louis Aliot en 2015.

Conséquence prévisible : il est de moins en moins sûr que M. Macron et Mme Le Pen soient au second tour en 2022.

C’est arrivé un 21 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 juin 1054 : décès de Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg, connu comme pape sous le nom de saint Léon IX.
  • le 21 juin 1429 : la triple donation du Royaume de France.

Peu avant le sacre de Charles VII, à Reims, le 17 juillet 1429, Jeanne par un pacte officiel et public renouvelle le pacte conclu entre Dieu et le Royaume de France naissant à Reims en 496. Qui connaît, aujourd’hui, ce qui s’est passé le mardi 21 juin 1429 à 16 heures en l’abbaye de Fleury-sur-Loire, appelée ensuite Saint-Benoît-sur-Loire ? C’est pourtant là qu’a lieu un évènement central de toute l’histoire de France.

Alors que la confusion la plus grande règne en France où « il y a grande pitié », Dieu se manifeste à notre nation. Débauche, immoralité, trahison des clercs et des élites intellectuelles de l’université de Paris, politique qui avec la reine Isabeau de Bavière, ont vendue la France par le traité de Troyes, qui la donne à Henri V Roi d’Angleterre, scandale de la filiation du Dauphin, le futur Charles VII, que sa propre mère appelle « batard » ; tout semble annoncer la disparition de la Fille Ainée de l’Eglise.

La triple donation du Royaume de France est racontée dans le Breviarium historiale, texte rédigé peu après, au cours de l’été 1429, qui est consultable à la Bibliothèque Vaticane.

Jehanne dit à Charles : «Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai?» Le Roi hésite, puis consent. «Sire, donnez-moi votre royaume».

Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l’ascendant surnaturel de la jeune fille : «Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume». Après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu’il avait fait : «Voici le plus pauvre chevalier de France : il n’a plus rien».

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu’un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi. « Notaire, écrivez dit la pucelle inspirée : le 21 juin de l’an de Jésus christ 1429, à 4 heures du soir, Charles VII donne son royaume à Jeanne. Ecrivez encore : Jeanne donne à son tour la France à  Jésus-Christ. -Nos Seigneurs dit-elle d’une voix forte, à présent, c’est Jésus-Christ qui parle : “moi, Seigneur éternel je la donne au Roi Charles”.

Que signifie cet événement capital ?

– que ce Dauphin, que l’enseignement républicain nous présente comme un indécis et un demeuré, voire le digne fils d’un fou, mais que ses contemporains appellent le «bien-servi» (ce qui signifie qu’il savait juger les hommes), montre en cette occasion une foi extraordinaire en la Sainte Providence. Toute sa vie est d’ailleurs un exemple remarquable de Roi très chrétien.

– qu’il n’y a qu’un seul Roi qui mérite d’être aimé et servi : c’est le vrai Roi de France, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et que C’est Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST qui a VOULU ÊTRE, ET EST, ROI DE FRANCE; et le Christ a voulu nous le faire savoir par l’entremise d’une fille de 17 ans.

– que la raison d’être de notre pays est de proclamer à la face de l’univers non seulement la royauté universelle du Christ sur le monde, c’est sa mission « d’éducatrice des nations » ;

– que cet acte officiel et capital consacre le Roi de France comme le lieutenant du Christ ; si les successeurs de Charles VII avaient compris, ils auraient considéré ce document comme le plus grand de leurs trésors; ils l’auraient relu et médité tous les jours et seraient encore aujourd’hui sur le trône ;

Dès le lendemain, le Dauphin décide d’aller à Reims pour se faire sacrer, malgré plusieurs opposants et grâce à l’insistance de Jeanne. Le pacte de Reims se renouvelle alors que tout semblait perdu. Or A-t-on vu un vrai Roi abandonner ses sujets ? Peut-on penser une minute qu’après avoir tant châtiée la France, il ne puisse ne pas répondre aux prières le suppliant de convertir le pays?

  • le 21 juin 1667 : pose de la première pierre de l’Observatoire Royal à Paris.

En 1666, le Roi a créé, en compagnie de Colbert, l’Académie royale des sciences. C’est le Roi qui pousse à la création de l’observatoire royal. Le jour du solstice d’été, les scientifiques de l’Académie royale décident de l’emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assure la construction. Colbert propose à l’astronome néerlandais Christiaan Huygens et au Franco-Italien Jean-Dominique Cassini de venir y travailler. Ce dernier y découvre deux satellites de Saturne et étudie la division qui porte son nom. Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancy sont rattachés à celui de Paris.

  • le 21 juin 1786 : exécution de la condamnation de Mme Lamotte instigatrice de l’affaire du collier.

Le Cardinal de Rohan est pleinement acquitté et sort rapidement de la Bastille ; Mme Lamotte a été condamnée à être fouettée, marquée et enfermée. L’acte deux de la manœuvre, qui vise à détruire l’image de la Reine dans l’esprit des Français, consiste à faire de la voleuse un parangon de vertus. Le maçon Louis Blanc raconte sa réaction à l’énoncé de la sentence dans son livre : Histoire de la Révolution, (édit. de Bruxelles, 1848, t. II, p. 132.)

« Pour ce qui est de Mme de La Motte, elle tomba, en apprenant son sort, dans d’inexprimables accès de rage. Pendant qu’on lui lisait la sentence, on fut obligé de la tenir en l’air, personne n’ayant pu, par violence, la faire mettre à genoux. Liée avec des cordes et traînée dans la cour du Palais de Justice, elle se mit à pousser des cris, non d’épouvante, mais de fureur. S’adressant au peuple : « Si l’on traite ainsi le sang des Valois, quel est donc le sort réservé au sang des Bourbons ? »… Comme elle se débattait avec désespoir entre les mains du bourreau, le fer qui la devait marquer sur l’épaule la marqua sur le sein. On la transporta à la Salpêtrière, échevelée, le visage couvert de sang, demi-nue, et exhalant en imprécations ce qui lui restait encore de force. »

« C’est le 21 juin 1786 qu’eut lieu cette exécution. Mais les magistrats l’avaient annoncée pour le 13 et, apprenant qu’elle était retardée, l’opposition (c’est-à-dire la Maçonnerie) commença aussitôt, en faveur de la coquine que le Parlement venait de condamner à l’unanimité, un concert tout pareil à ceux qu’on entendra pendant l’Affaire Dreyfus, un siècle plus tard : « Et les nouvellistes de répéter que la Comtesse serait graciée par le Roi; que la Cour avait décidément honte de l’iniquité commise, que la Reine rougissait de laisser flétrir une innocente – sa victime. Le vent est à présent fixé dans sa direction. Quoi que la Reine fasse ou ne fasse pas, quoi qu’il advienne, le vent soufflera contre elle. » (M. Funck-Brentano, L’Affaire du Collier, 6e édit., pp. 363, 364.)

Louis Dasté dans, Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, continue à décrire le montage patiemment élaboré pour détruire la Reine. Pour cela, il s’appuie sur les écrits de M. Funck-Brentano et surtout de Louis Blanc, le fameux maçon avec son livre Histoire de la Révolution :

« On cuisina si bien ce qu’on appelle l’opinion publique que, dès le lendemain de l’exécution de l’arrêt, la voleuse du collier devint sympathique ! Les détails de l’exécution de Mme de La Motte avaient été horribles… Ils se répandirent dans Paris. La foule en fut impressionnée. On redisait ses imprécations à la Reine et au cardinal de Rohan, ses accusations contre eux, ses reproches au Parlement, tout de miel et d’indulgence pour les personnages d’importance, toujours prêt à servir la Cour, la noblesse et le clergé. […] « La situation de la Comtesse, dit la Gazette d’Utrecht, commence à intéresser jusqu’aux personnes qui étaient le plus insensibles à son châtiment. […] « La dame de la Motte, note la Gazette de Leyde, devient de plus en plus stoïque et résignée à son sort. Elle s’occupe, la plus grande partie de la journée, à lire et à méditer le livre ascétique de l’Imitation de Jésus-Christ… » « … La plus grande partie de la journée à méditer le livre ascétique… », et la Reine osait dire qu’elle était une criminelle ! C’était une sainte. » (M. Funck-Brentano, La Mort… pp. 15 à 17.)

Qui menait le mouvement d’opinion destiné à sortir Mme de la Motte de la boue tandis qu’on y plongerait la Reine ? – La Franc-maçonnerie : « Le duc d’Orléans, qui dirigeait la Franc-maçonnerie et préparait son rôle révolutionnaire, vit dès lors le parti qu’il pourrait tirer de l’aventure et la duchesse d’Orléans prit la tête de ce joli mouvement de compassion. (M. Funck-Brentano, La Mort…, p. 18.)

Sa femme, la Sérénissime Sœur*** duchesse d’Orléans, et sa belle-sœur, l’infortunée amie de la Reine, la Sérénissime S*** Princesse de Lamballe, donnent l’exemple des visites à Mme de la Motte, et le parloir de la Salpêtrière devient le rendez-vous des femmes de la plus haute noblesse dont la plupart, hélas ! ont été enrôlées dans la Maçonnerie féminine.

Si l’on songe qu’en collaborant aux intrigues de la Maçonnerie, les Frères*** et les Sœurs*** de l’aristocratie française creusaient leurs propres tombeaux, en même temps que les tombeaux de Louis XVI, de Marie-Antoinette, de la Monarchie tout entière, – on voit se dessiner en lettres de feu les lignes, cruelles du F*** Louis Blanc : « Grâce au mécanisme habile de l’institution, la Franc-maçonnerie trouva dans les princes et les nobles moins d’ennemis que de protecteurs… Il arriva, par une juste et remarquable disposition de la Providence, que les plus orgueilleux contempteurs du peuple furent amenés à couvrir de leur nom, à servir aveuglément de leur influence les entreprises latentes dirigées contre eux-mêmes. » (F*** L. Blanc, Histoire de la Révolution, t. II, p. 71.)

Marie Antoinette et le Complot Maçonnique, Louis Dasté (éditions La Renaissance Française, pages 65 à 67 et suivantes)

  • le 21 juin 1791 : arrestation du Roi Louis XVI à Varennes.

Louis XVI, Marie-Antoinette, et leurs deux enfants sont arrêtés dans la bourgade de Varennes-en-Argonne. Ils ont fui le palais des Tuileries la veille afin de rejoindre l’armée du marquis de Bouillé à Metz. Mais le cortège royal est reconnu à Sainte-Menehould par le maître de poste Drouet qui donne l’alerte. Une fois la disparition du Roi constatée, et l’alerte donnée, La Fayette, commandant la garde nationale, envoie des courriers dans toutes les directions pour ordonner l’arrestation de son souverain. On ne peut avoir deux maîtres, or La Fayette est maçon.

Bloqué une partie de la nuit, le Roi refuse que la force soit employée, des hussards et une partie de la population sont prêts à couvrir son départ, Louis XVI attendant, en vain, le renfort de Bouillé, qui aurait dû arriver.

  • le 21 juin 1804 : Napoléon veut gracier Cadoudal et ses seconds.

Non seulement le Breton refuse par fierté la “lettre de grâce”, mais il demande à mourir le premier, pour montrer à ses compagnons qu’il n’a rien négocié avec Bonaparte.

« Ce bougre-là ! Il n’est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ».

Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l’exécuteur de Paris, son bourreau :

« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C’est à moi à donner à mes camarades l’exemple du courage et de la résignation ; d’ailleurs, je ne veux pas que l’un d’eux s’en aille de ce monde avec l’idée que je pourrais lui survivre ». Refusée. L’ordre d’exécution est fixé et sa tête tombe la dernière  Voir les chroniques du 1er janvier et du 25 juin.

  • le 21 juin 1848 : fermeture des Ateliers nationaux à Paris.

Créé à Paris au lendemain de la révolution de février 1848, pour les ouvriers au chômage, le projet n’avait aucune viabilité économique. La dissolution des Ateliers nationaux provoque une insurrection populaire contre une bourgeoisie plus préoccupée de ses profits que de justice sociale. La répression de la révolte ouvrière fait plusieurs milliers victimes.

  • le 21 juin 1871 : une loi concède 100000 ha de terres aux Alsaciens et Lorrains désireux de s’installer en Algérie.
  • le 21 juin 1925 : béatification de huit martyrs de la Nouvelle-France.

Il s’agit de huit Jésuites qui sont les pères Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil et Jean de Lalande, martyrs français pour l’évangélisation de la Nouvelle France ; selon le souhait et les ordres du Roi François 1er quand il finança les premières expéditions.

  • le 21 juin 1963 : élection du pape Paul Vl.

Giovanni Battista Montini, alors archevêque de Milan, succède à Jean XXIII sur le trône de Saint Pierre. Paul VI est le premier pape de l’époque contemporaine à voyager hors d’Italie. Son premier voyage est pour Jérusalem, en janvier 1964 (Voir la chronique du 5 janvier). Sa béatification est faite le 19 octobre 2014. Voir aussi les chroniques du 6 aout, 26 septembre.

En Quête d’esprit : La beauté sauvera-t-elle le monde ?

Aymeric Pourbaix reçoit l’Abbé Thomas Chapuis, prêtre du diocèse de Beauvais, François Peltier, artiste peintre, Robin Galhac, philosophe, ainsi que Véronique Jacquier :

Nouvelle réforme du droit canon

Eglise universelle: Nouvelle réforme du droit canon

La constitution apostolique du 23 mai 2021 Pascite gregem dei- Paissez le troupeau du Christ- a très sensiblement modifié les dispositions du code de droit canon de 1983. Le chanoine Benoît Merly, docteur en droit canon et official du diocèse de Bayonne, après avoir rappelé le rôle de l’officialité dans un diocèse, explique ce qu’est le droit canon, en quoi il concerne les laïcs et ce qu’apporte de nouveau cette constitution par rapport au code de 1983.

Eglise en France: abbaye de Pontigny.

L’évêque préfère un hôtel de luxe à un séminaire “tradi” A 15 kms d’Auxerre l’abbaye cistercienne de Pontigny a été mise en vente par la Région Bourgogne-Franche-Comté. Jacques Chanard, ancien maire de Chevannes dénonce la collusion de la présidente de Région Marie Guite Dufay et de l’évêque du lieu, Mgr Hervé Giraud, pour faire échouer l’offre de reprise des bâtiments par la Fraternité Saint Pierre qui souhaitait y installer son séminaire francophone. L’offre de M Schneider, qui proposait 300 k€ de moins que la Fraternité Saint Pierre pour bâtir un hôtel de luxe a été retenue. La colère gronde.

Eglise en Marche: Naissance d’une religion: l’écolo-hygiénisme

La 29 éme Université d’été de Renaissance catholique aura lieu du 27 au 29 août à l’abbaye du pin, à 15 kms de Poitiers. Victoire De Jaeghere présente le programme de cette Université ainsi que les principaux intervenants: Philippe de Villiers, Patrick Buisson, Jean-Yves Le Gallou, etc. Trois journées d’amitié française et chrétienne, en famille et entre amis, dans un cadre superbe chargé d’histoire.

Des réponses à la hausse inquiétante de la violence commise par des mineurs

Maurice Berger, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychologie de l’enfant, enseignant à l’Ecole Nationale de la Magistrature, a créé le seul service de pédopsychiatrie dédié à la prise en charge des enfants violents. Il vient de publier un rapport intitulé Faire face à la violence gratuite en France, dans lequel synthétise ses 40 années d’expérience avec la violence commise par des mineurs.

Il cite le cas de ce jeune de 16 ans, qui a blessé plusieurs personnes, et qui lui affirme :

« Même si ce que je fais est grave, je sais que je n’irai pas en prison ».

Là est bien le problème. Les jeunes voyous, apprentis criminels, n’ont aucune conscience de ce qu’est l’obéissance à l’autorité ou à la loi et c’est pourquoi ils considèrent que toute intrusion de la police comme une agression. Pire, ils n’ont absolument aucune empathie envers leurs victimes, de plus en plus souvent agressées gratuitement, par envie de frapper, parfois jusqu’à la mort.

Aucune des 140 mineurs violents que j’ai reçus en entretien depuis sept ans n’éprouvait de l’empathie pour ses victimes, et ne mesurait la gravité de ses actes.

Le Dr Berger juge que nous sommes doublement désarmés :

  • Moralement, avec des textes légaux inadaptés
  • Physiquement, avec l’absence de volonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir la violence.

Comment faire en sorte qu’il y ait moins de victimes et moins d’auteurs d’actes de sauvagerie en France ?

Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoin de rencontrer une butée concrète à leurs actes si l’on veut espérer un changement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité de modifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu’elles ne favorisent, toute possibilité d’amélioration de la situation. Il propose dans ce livre, écrit avec les conseils de juristes, des dispositifs à mettre en œuvre, dans 3 domaines complémentaires. Si un de ces trois registres n’est pas pris en compte, les mesures prises dans les deux autres seront inefficaces :

  • une réponse judiciaire adaptée. Il est anormal qu’un mineur violent ne connaisse la prison qu’à sa 25e condamnation. Maurice Berger propose des peines de prison, même pour 15 jours. Il dénonce l’idéologie de nombreux magistrats qui protègent plus le coupable que la victime, ainsi que le Code de justice pénale des mineurs de mars 2019, un texte délictogène et criminogène. Une loi ferme et efficace doit mettre une butée aux actes, avec une publication sur internet des peines prononcées et l’instauration d’une indemnisation à la charge de la famille du mineur.
  • une politique de prévention contre les bandes
  • stopper l’immigration : seuls 8% des mineurs admis en Centre Educatif Renforcé appartiennent à des familles françaises de souche, dont 2% de gens du voyage… Les adolescents issus de familles originaires du Sahel sont 3 à 4 fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits, et ceux éduqués dans les familles maghrébines deux fois plus…

Saint Thomas d’Aquin, patron de l’université

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier & le Père Jean-François Thomas, jésuite, nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Cette semaine : Saint Thomas d’Aquin, patron de l’université.

 

Le retour de Jim Caviezel sur les écrans

Jim Caviezel, ce grand acteur, profondément catholique, dont l’interprétation de Jésus-Christ dans le film de Mel Gibson (LA PASSION DU CHRIST – 2004) a marqué durablement les mémoires, avait tourné un film sorti en 2018, dans le rôle de l’Evangéliste Luc, pour le film PAUL, APÔTRE DU CHRIST.

Cette année, vous aurez l’occasion de le découvrir dans un thriller haletant, dans lequel il joue le rôle d’un blogueur chrétien célèbre, enlevé par des terroristes islamiques à l’occasion d’une conférence au Caire. Le film s’intitule INFIDEL et est réalisé par Cyrus Nowrasteh, à qui l’on doit également LE JEUNE MESSIE, qui figure aussi au catalogue de SAJE.

A suivre.

Extrait :

On peut avoir voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et être Vénérable

Le Pape a autorisé la promulgation du décret reconnaissant les vertus héroïques de Robert Schuman, avec la reconnaissance du martyre de 10 religieuses tuées en Pologne par des soldats soviétiques à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Né le 29 juin 1886 dans la cité luxembourgeoise de Clausen, fils de Jean-Pierre Schuman et d’Eugénie Duren, Robert Schuman baigne dès son plus jeune âge dans la diversité culturelle. Père français de langue maternelle luxembourgeoise, devenu allemand lors de l’annexion d’une partie de la Lorraine ; mère luxembourgeoise, allemande par alliance, Robert Schuman est allemand de naissance. Il étudie dans le Grand-Duché où il apprend la langue française. Son enfance et ses premiers pas dans la vie adulte sont marqués par la mort de ses parents: son père d’abord, en 1900, puis sa mère en 1910. Au cours de ses années d’étude, il rejoint l’association Unitas, formée par des étudiants catholiques et fondée sur trois principes «virtus, scientia, amicitia» (vertu, savoir, amitié). En juin 1912 il obtient un diplôme en droit à Strasbourg et ouvre un cabinet d’avocat à Metz. La même année, il se voit confier par Mgr Benzler, futur évêque de Metz, la charge de président de la Fédération diocésaine des associations de la jeunesse catholique. Il consacre aussi une partie de son temps aux enfants abandonnés et aux délinquants. En 1913, il prend part à l’organisation du 60e Katholikentag, le congrès des catholiques allemands, célébré à Metz cette année-là.

Sa carrière politique débute six ans plus tard, lorsqu’en 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, il est élu pour la première fois député de la Moselle. Un mandat qu’il consacre à l’intégration législative de l’Alsace et de la Lorraine après leur retour à la France, s’engageant en faveur du Concordat avec le Saint-Siège et dans la défense de la justice sociale. Ses activités sont interrompues par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’il ait voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et qu’il ait été membre du premier gouvernement Pétain, il est arrêté et emprisonné par la Gestapo du 14 septembre 1940 au 12 avril 1941, dans une résidence surveillée à Neustadt. Il parvient à s’échapper le 1er août et reste dans la clandestinité jusqu’à la fin de la guerre, se réfugiant principalement dans des couvents et des monastères. La paix rétablie, il est élu à l’Assemblée constituante en 1945 et 1946, puis est à nouveau élu député et occupe des postes importants au sein du gouvernement français. De juin 1946 à novembre 1947, il est ministre des Finances ; de novembre 1947 à juillet 1948, il est président du Conseil ; de juillet 1948 à janvier 1953, il est ministre des Affaires étrangères ; à partir de 1953, il est garde des Sceaux, référence morale du pays. Il s’engage intensément pour la création d’un système commun de croissance économique et sociale. Robert Schuman a largement contribué à la rédaction de la Déclaration du 9 mai 1950, considérée comme l’acte fondateur de la nouvelle Europe.

Il revient au gouvernement en 1955 en tant que ministre de la Justice jusqu’en 1956. Au cours de ces années, il devient un pèlerin de la paix et de la détente en Europe, collaborant toujours plus étroitement avec Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi, avec lesquels il est salué comme «père, apôtre de l’Europe unie, pèlerin, architecte, précurseur de l’unité européenne», ou, comme l’a appelé Paul VI, «pionnier infatigable de l’Europe unie». Les travaux de Schuman, Adenauer et De Gasperi ont abouti au traité de Rome, signé le 25 mars 1957. Un an plus tard, le 19 mars 1958, Robert Schuman, président du Mouvement européen, est élu par acclamation premier président du nouveau Parlement européen.

En 1959, frappé par la maladie, il renonce à ses engagements. Il est nommé président d’honneur de l’Assemblée parlementaire européenne. Il meurt à Scy-Chazelles, en France, le 4 septembre 1963.

L’exercice de la charité envers Dieu et son prochain est resté constant tout au long de sa vie. Il exprimait le plus profond respect pour chacune des personnes qu’il rencontrait, et plus particulièrement les plus humbles. Il nourrissait de l’amour pour les pauvres : aucun de ceux qui frappaient à sa porte ne repartait les mains vides. Au lendemain du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il s’est activement engagé pour garantir l’assistance aux centaines de milliers de personnes déplacées d’Alsace-Lorraine expulsées de leurs territoires, dépossédées de tout. Il a toujours fait preuve de proximité et de grande gentillesse envers les orphelins. Il a apporté un soutien financier aussi à de nombreuses institutions charitables pour les lépreux, les réfugiés et les invalides.

Joe Biden bientôt privé de communion

La conférence des évêques catholiques américaine (USCCB) a voté le 18 juin pour un texte qui devrait permettre de refuser la communion aux politiciens qui soutiennent publiquement les lois sur l’avortement, au nom de la «cohérence eucharistique».

168 évêques ont voté pour cette mesure contre seulement 55, et 6 abstentions. Pour les évêques hostiles à ce sujet, qui risque de compliquer leurs relations avec le nouveau pouvoir “Démocrate”, c’est une défaite. Pour être adoptée, cette disposition devait remporter la majorité simple – à l’inverse des autres votes de cette assemblée, qui devaient atteindre la majorité des deux tiers. Ce document devrait entrer en phase de rédaction dans les prochaines semaines, et être ensuite approuvé par les évêques. La Conférence des évêques n’a pas le pouvoir de forcer un évêque à excommunier les politiciens de son diocèse, chaque évêque ayant la liberté de décider pour son propre diocèse. Mais l’approbation de ce document aura des conséquences pour l’Église catholique américaine et pour Joe Biden, qui se rend à la messe tous les dimanches, malgré son soutien au Planning familial, à la recherche destructrice d’embryons, et à la secte LGBT. Il a annulé la décision de Donald Trump de priver de fonds publics les organisations militant pour le droit à avorter, et il a nommé des militants homosexuels et transgenres au gouvernement.

Pendant que Joe Biden promeut l’avortement, le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé mercredi une loi interdisant tout avortement, qui entrera en vigueur dès que la Cour suprême aura annulé l’arrêt Roe contre Wade. Pas moins de 28 villes du Texas se sont déclarées jusqu’ici « sanctuaire de l’enfant à naître ».

Fête des pères

La paternité moderne n’a pas de définition, elle est la place que donne à un homme sa compagne, parfois trop grande, parfois trop petite, parfois symbolique parfois dérisoire… C’est un rôle par défaut qui ne donne aucun droit. Le rôle du père est pourtant fondateur tant pour la société que pour la famille, en tant que garant d’un ordre et des libertés, droits et responsabilités de chacun. Il est temps que les hommes réinvestissent pleinement leur rôle de père pour assurer un renouveau politique durable.

C’est arrivé un 20 juin …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 juin 404 : nouvel exil du patriarche Jean Chrysostome, banni de Constantinople

Le patriarche est banni une première fois à cause de l’influence de l’impératrice Eudoxie, épouse d’Arcadius, dont les partisans incendient la cathédrale Sainte-Sophie. Le patriarche est rappelé, puis exilé de nouveau. L’Eglise de Rome a toujours considéré que l’évêque Jean était dans son droit. Le pape Innocent Ier lui écrit dans son exil pour le consoler et lui dire qu’il condamne le concile du Chêne l’ayant déposé. Le pape ne reconnait que Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.

  • le 20 juin 451 : les Huns d’Attila sont arrêtés à la Bataille des Champs Catalauniques.

En 450, après s’être fait payer un tribut par Marcien Empereur d’Orient, afin de ne pas mettre à sac Constantinople, Attila, “le Fléau de Dieu”, décide de marcher sur l’Empire d’Occident moribond. Le chef des Huns rassemble une coalition, dont les Huns ne forment qu’une minorité de l’armée, et de différentes tribus germaniques; Ostrogoths de Valamir, Gépides d’Ardaric, Hérules de Bérik, Pannoniens, Ruges, Akatzires et Gélons.

Attila franchit le Rhin au début de l’année 451 et pénètre dans l’est de la Gaule, il ravage entièrement Metz et se dirige vers Lutèce. Mais pour des raisons qui restent toujours obscures pour des non chrétiens, il choisit de l’éviter: sainte Geneviève, à 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l’invasion par les paroles célèbres: « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications.»

De fait, Attila épargne la future Paris. Attila arrive alors en vue d’Orléans (Aurelianum) ; mais l’Évêque de la ville organise hâtivement la défense. De son côté, Aetius forme une coalition gallo-romano-germanique pour chasser Attila de la Gaule avec le Burgonde Gondioc et le Franc Mérovée, grand-père de Clovis, quelques Armoricains et enfin, les Wisigoths de Théodoric Ier.

La bataille commence le 19 juin. Le 20, les Occidentaux attaquent et les Huns se replient. L’expansion s’arrête.

  • le 20 juin 840 : décès de Louis 1 er « le Pieux », fils de Charlemagne, empereur d’Occident.

Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. Il est le second monarque sacré à Reims, après Clovis, pratique suivie par presque tous les Rois de France après lui. Il avait été couronné empereur d’Occident du vivant de son père le 11 septembre 813. Il fait face aux premiers raids vikings et arrête les incursions arabes en Provence. A sa mort l’Empire est à nouveau partagé.

  • le 20 juin 1667 : Clément IX est élu pape.

Giulio Rospigliosi née le 27 janvier 1600 à Pistoia. Docteur en philosophie, il devient enseignant en théologie. En 1657, on le nomme cardinal, puis secrétaire d’Etat en 1657 ; il est élu pape le 20 juin 1667 sous le nom de Clément IX. Par la suite, il devient le médiateur pour la négociation du Traité d’Aix-la-Chapelle (1668) et fait cesser la guerre de dévolution entre la France, l’Espagne, l’Angleterre et les Pays-Bas.

  • le 20 juin 1783 : victoire de Gondelour.

Au large de Pondichéry, Charles Joseph Patissier de Bussy-Castelnau, le bailli Pierre-André de Suffren, les français et leurs alliés Cipayes battent les Anglais de James Stuart à Gondelour. Malgré une situation désespérée les Français grâce à l’énergie de leurs deux chefs, qui pourtant ne s’entendent pas, battent les Anglais sur terre avec le premier et sur mer avec le second.

  • le 20 juin 1789 : serment du Jeu de Paume à Paris, début de la Révolution française.

Louis XVI fait fermer la salle des Menus du Château de Versailles, où se tient le Tiers-Etat. Les députés se réunissent alors dans la Salle du Jeu de Paume et prêtent serment de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution au royaume. C’est un coup d’Etat législatif auquel Louis XVI réagit peu: le Dauphin vient de mourir.

  • le 20 juin 1792 : le « peuple » attaque le palais des Tuileries où réside Louis XVI.

A l’initiative de Santerre, un brasseur du faubourg Saint-Antoine, des émeutiers parisiens marchent sur le palais des Tuileries le jour de l’anniversaire du serment du Jeu de paume. Ils veulent que le Roi retire son veto aux décrets pour la déportation des prêtres réfractaires et la création d’un camp de gardes nationaux. Le Roi coiffe le bonnet rouge et boit à la santé de la Nation mais ne cède pas. Les Parisiens reviendront en aout plus tard avec plusieurs bataillons de fédérés et prendront d’assaut le palais des Tuileries.

  • le 20 juin 1809 : Napoléon apprend son excommunication fulminée par Pie VII.

“Le pape est un fou furieux qu’il faut faire enfermer.”

  • le 20 juin 1819 : naissance de Jacques Offenbach.

Offenbach étudie le violoncelle au Conservatoire de Paris et débute comme soliste virtuose. Il joue d’abord dans l’orchestre de l’Opéra-comique, puis devient directeur musical de la Comédie-Française. Il décède le 5 octobre 1880. Voici quelques unes de ses œuvres: Barbe-Bleue, La Vie parisienne, La Belle Hélène, Bagatelle, La Grande Duchesse de Gérolstein, la Périchole, les Contes d’Hoffman ou Orphée aux enfers.

  • le 20 juin 1894 : Yersin isole le bacille de la peste.

Le bactériologiste français Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste (Yersinia pestis) à Hong Kong. Il identifie également le rat comme vecteur de l’épidémie. A son retour à Paris, avec l’aide d’Albert Calmette et d’Emile Roux, il met au point un vaccin et un sérum contre la peste. Il fonde ensuite plusieurs filiales de l’Institut Pasteur au Vietnam et devient, en 1933, directeur honoraire de l’Institut Pasteur de Paris.

  • le 20 juin 1929 : Philippe Pétain est élu à l’Académie française.
  • le 20 juin 1940 : les communistes français profitent de l’arrivée de leurs alliés allemands en France.

Six jours après l’entrée des Allemands dans Paris, les communistes sollicitent de la »Propaganda Staffel»l’autorisation de faire reparaître L’Humanité. Le journal est interdit de parution depuis que le Parti communiste a été dissous par le gouvernement Daladier le 26 septembre 1939. Un peu plus tard, le même gouvernement Daladier a fait arrêter les 27 députés communistes ; déchus de leur mandat en février 1940, et les a internés en Algérie. Giraud les fait libérer en 1943, et en avril 1944, l’un d’entre eux entre au Comité français de Libération nationale.

Un carnet de notes saisi par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée le 20 juin 1940, et retrouvé sous scellés aux Archives de Paris donne l’argumentaire pour la négociation entre Maurice Tréand, responsable PCF, et Otto Abetz, représentant de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand, visant la reparution de l’Humanité et la légalisation du PCF.

« Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d’autres pays: Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation… Sommes communistes, avons appliqué ligne PC. Sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonnés et [a] fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale… Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud… Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l’URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous. »

  • le 20 juin 1960 : la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal et le Soudan français, obtient son indépendance.

En fait le Sénégal devient indépendant le 20 aout.

  • le 20 juin 1962 : les Américains prennent acte de la puissance nucléaire française.

C’est au cours d’un entretien avec le président De Gaulle à Paris, que le secrétaire d’Etat américain Rusk reconnaît la force de frappe française comme un “fait”. Ce n’est pas faute d’avoir tout fait pour empêcher la France d’avoir cette arme. Les travaux, commencés sous la IV république ont abouti grâce à la volonté d’un homme qui y voyait un outil privilégié de la souveraineté française, le général De Gaulle. D’ailleurs, Alain Peyrefitte dans son premier tome C’était de Gaulle (tome 1), souligne une réponse que lui fait le général quand l’auteur déclare que la sécurité de la France est assuré face à l’URSS : « Urss ou Etats-Unis, car qui nous dit que dans 60 ans ce ne sont pas les Américains qui menaceront notre souveraineté ! » On peut reprocher beaucoup de choses à De Gaulle, il avait le sens de l’Etat et de l’indépendance nationale.

  • le 20 juin 2008 : Pierre Mauroy est mis en examen pour détournement de fonds publics quand il était président de la communauté urbaine de Lille.

Bioéthique : nouvelle manifestation le 24 juin

Evoquant le projet de loi bioéthique, le député Patrick Hetzel déclarait à Gènéthique, il y a quelques jours :

« Il faut toujours se battre jusqu’au bout pour ce que l’on pense être juste et conforme à ses valeurs et ses convictions. C’est l’histoire qui jugera. (…) Ne pas se battre jusqu’au bout sous prétexte que tout serait joué, reviendrait à se rendre coupable d’abandon de ses convictions. Et l’espoir est toujours permis. »

La Manif Pour Tous, vous le savez, a toujours considéré qu’il est impensable de baisser les bras et que les fruits de nos actions, visibles et invisibles, sont absolument essentiels pour nos contemporains et pour les générations à venir. En outre, au-delà du projet de loi bioéthique lui-même, nous savons tous que c’est une idéologie destructrice qui se déploie et qu’il faut combattre jusqu’au jour où, à l’instar du marxisme, elle s’effondrera.

La Manif Pour Tous vous appelle donc à un rassemblement prévu le jeudi 24 juin devant le Sénat, rue de Tournon, à partir de 19h30.

Le fascisme n’a rien à voir avec le maintien de l’ordre, la défense des racines chrétiennes, la critique de l’immigration ou la contestation des évolutions sociétales

Diplômé de Yale, Paul Gottfried a enseigné les Sciences politiques à l’Université d’Elisabethtown. Proche de Christopher Lasch et de Murray Rothbard, il est aujourd’hui un intellectuel conservateur influent aux États-Unis. Il vient de publier un essai sur le Fascisme, histoire d’un concept. Dans le pseudo-débat politique, traiter son adversaire de « fasciste » est devenu une sorte de réflexe défensif, un mantra destiné à sidérer, diaboliser, assommer l’adversaire en l’assimilant à un sympathisant des thèses nazies.

Paul Gottfried montre dans son ouvrage à quel point ceux qui emploient ce terme n’ont rien compris au fascisme et étalent surtout leur ignorance. En convoquant tous les grands analystes du fascisme, depuis l’après-guerre jusqu’à nos jours, il retrace les errements dans l’emploi du concept et s’efforce d’en donner une définition rigoureuse. Il pose longuement la question concernant le positionnement du fascisme à la droite ou à la gauche du spectre politique.

Le nouveau modèle fasciste se répandit finalement dans des pays qui se réclamaient pourtant du communisme. L’opposition au pluralisme, les appels à la solidarité nationale et le culte du chef trouvèrent un écho au sein des élites communistes. Elles se dégageaient progressivement de la vision de la révolution prolétarienne hérité du XIXe siècle.

Il explique en quoi le nazisme n’est pas le « fascisme générique » mais bien un cas « limite » et hybride, qui a emprunté au fascisme italien, au stalinisme mais surtout à la folie meurtrière d’Hitler. En gardant à l’esprit la construction politique et idéologique de Mussolini, il sépare ensuite méticuleusement  le « fascisme générique » des différents mouvements et régimes de droite, autoritaires ou conservateurs. Enfin, il met en lumière l’importance centrale de la révolution sociale et de la violence rédemptrice au cœur du fascisme latin.

Il apparaît souvent, d’ailleurs à raison, comme une tentative maladroite pour forger une imitation contre-révolutionnaire de la gauche – c’est-à-dire comme quelque chose qui ressemblerait à la gauche révolutionnaire sans en partager l’ADN. […] Le fascisme tirait sa force de sa volonté de s’opposer à la gauche tout en en reprenant certains de ses codes. […] Ceci peut même expliquer pourquoi la gauche démocratique vit parfois en Mussolini un héros.

Evoquant le nazisme, l’auteur établit des rapprochements avec le communisme :

Nommer Hitler un “conservateur” et Staline un “gauchiste révolutionnaire” reviendrait à oublier un aspect central de ces deux personnalités et de leurs régimes, leurs inspirations croisées. Arendt fit preuve d’une diligence toute particulière pour décrire la manière dont les dirigeants totalitaires s’inspiraient mutuellement. Hitler reprit les politiques de terreur et de génocide du modèle soviétique. Après la Seconde Guerre mondiale, comme le montre Arendt, un Staline déjà triomphant soutint de manière officielle l’antisémitisme en Russie.Il en assura la diffusion dans l’ensemble du bloc soviétique. Il y voyait un instrument pour isoler un nouvel ennemi public.

Outre l’étude de la signification historique du phénomène et de ses diverses interprétations, Paul Gottfried examine la longue histoire des controverses, polémiques et disqualifications dont il est l’objet. Si l’on veut employer des mots qui ont un sens, il apparaît en définitive que le fascisme n’a strictement rien à voir avec le maintien de l’ordre, la défense des racines chrétiennes de l’Occident, la critique de l’immigration non contrôlée ou la contestation de l’évolution des valeurs sociétales.

Liberté face à l’avortement : agissez contre le rapport Matic

Mercredi prochain, au cours de la session plénière du Parlement européen, à Bruxelles, les députés se prononceront sur le rapport Matić et sa proposition de résolution.

Ce rapport est un véritable copié-collé des demandes du Planning familial européen. Il vise à faire de l’avortement un droit garanti par l’Union européenne, à interdire l’objection de conscience des professionnels de santé opposés à l’avortement et à imposer l’éducation sexuelle infantile.

L’ECLJ est mobilisé depuis plusieurs mois contre ce rapport, pour attirer l’attention des membres du Parlement européen et des autres organisations pro-vie partout en Europe. Grâce à notre travail d’analyse, de nombreuses associations ont utilisé nos informations et alerté elles aussi les députés européens.

Des initiatives encourageantes ont vu le jour, principalement une motion alternative au Rapport Matić pour rappeler l’absence de compétence de l’Union européenne en matière de santé. Comme en 2013, une telle motion alternative pourrait à nouveau être adoptée pour faire échouer le Rapport Matić.

En Slovaquie, le Parlement a adopté une Résolution qui condamne la proposition de résolution de M. Matić, en ce qu’elle outrepasse les compétences de l’Union européenne. C’est un beau signal que ces députés slovaques partagent à leurs collègues européens.

Le vote sur la proposition de résolution Matić commencera mercredi 23 juin dans l’après-midi. Il est donc encore temps d’agir. Nous encourageons particulièrement les professionnels de santé à écrire un bref courriel à un ou plusieurs députés pour leur faire part de leurs convictions, de l’importance de l’objection de conscience et à les appeler à rejeter cette proposition de résolution pro-avortement.

Selon nos informations, les députés des groupes CRE et ID devraient largement voter contre la proposition. Ce sont les membres du PPE qui sont les plus timorés face aux injonctions des promoteurs de l’avortement.

Voici les adresses courriels des président et vice-présidents de ce groupe :

M Manfred Weber, Président du PPE : [email protected]
Arnaud DANJEAN, [email protected]
Esteban GONZÁLEZ PONS, [email protected]
Andrey KOVATCHEV, [email protected]
Vangelis MEIMARAKIS, [email protected]
Jan OLBRYCHT, [email protected]
Paulo RANGEL, [email protected]
Siegfried MUREŞAN, [email protected]

C’est arrivé un 19 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juin 936 : couronnement et sacre de Louis IV d’Outremer, Roi de France, à Laon.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d’Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale, à Laon par l’archevêque de Reims Artaud, après l’intervention d’Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d’Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert, duc de Lotharingie.

  • le 19 juin 1097 : prise de Nicée sur les Turcs par les croisés, lors de la première croisade.

Le siège de Nicée commence le 14 mai et s’achève le 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C’est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l’Islam dans cette région.

  • le 19 juin 1269 : saint Louis impose aux juifs le port de la rouelle.
    • le 19 juin 1299 : traité de Montreuil-sur-Mer.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l’Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d’Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

  • le 19 juin 1464 : l’édit de Luxies crée les premiers services postaux au monde.

Alors que la guerre de cent ans est enfin achevée, le Roi Louis XI impose un système unique au monde: sur les grands chemins du Royaume sont postés des relais officiels distants de 7 lieues pour permettre aux courriers officiels de transiter rapidement. Depuis le « cursus publicus » d’Auguste au premier siècle, tout système de poste avait disparu.

D’abord réservé aux courriers royaux, le système s’étend aux courriers privés dès 1507. Aujourd’hui le statut « d’entreprise autonome d’état » de la Poste plonge ses racines dans ce mélange entre courrier officiel et privé permis par Louis XII, puis développé par Henri III. D’aucuns disent que les « bottes de 7 lieues » du chat botté de Perrault viennent de là.

  • le 19 juin 1522 : Traité de Windsor.

Charles Quint signe avec le roi d’Angleterre, Henri VIII, un traité à Windsor qui prévoit une invasion de la France. C’est alors la sixième guerre d’Italie (1521-1525), qui oppose principalement le Royaume de France à l’Espagne et à l’Angleterre.

  • le 19 juin 1623 : naissance de Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l’effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirme : « Loin de m’en repentir, si j’avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l’habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu’on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées ” Les Pensées “ étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L’ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

“Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé “. “L’Homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant “.

  • le 19 juin 1631 : décès de François Garasse, jésuite et polémiste redouté de toute la sphère littéraire.

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s’investit dans la prédication pour lutter contre le libertinage et l’hérésie. Il attaque en particulier l’Université de Paris qu’il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c’est-à-dire une organisation de l’église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s’agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L’abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère trois points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

  • le 19 juin 1790 : abolition de la noblesse et du clergé en France.

L’autoproclamée « assemblée nationale » décrète, sous l’impulsion du député Armand-Gaston Camus, que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des “ci-devant”. La préséance du clergé sur tous les autres corps de l’Etat disparaît. De plus, un décret retire la nationalité aux Français affiliés à un ordre de chevalerie étranger.

Ce n’est pas le 4 août 1789 ! Ce n’est pas la fin des privilèges ! Voir la chronique du 4 août qui explique ce que sont les « privilèges ou privata Lex », les lois propre à chaque provinces.

  • le 19 juin 1812 : le pape Pie VII, placé par Napoléon en résidence surveillée, arrive au château de Fontainebleau.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l’extrême-onction à l’hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers mois de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l’Empereur.

  • le 19 juin 1987 : décès de Michel de Saint-Pierre, 71 ans, écrivain français.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, naît le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l’Eure ; c’est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire, où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s’engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d’agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d’administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l’action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L’Accusée.

Quand est-ce que Mgr Minnerath acceptera-t-il de rencontrer les prêtres de la FSSP ?

Suite à la grogne des fidèles du diocèse, l’archevêché de Dijon a publié une mise au point, à laquelle la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre vient de répondre. En effet, l’archevêque de Dijon refuse toujours de recevoir les prêtres de la FSSP, préférant réagir par communiqué… Voici les deux communiqués l’un à la suite de l’autre.

Communiqué de Mgr Minnerath, archevêque de Dijon:

Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre – Dijon : pour remettre les choses en perspective, le Diocèse souhaite apporter quelques précisions.

1. FSSP le cahier des charges

La Fraternité Saint-Pierre (société de prêtres attachés au rite antérieur au concile Vatican II) a été accueillie dans le diocèse de Dijon en 1998 pour répondre aux demandes de quelques fidèles d’avoir la messe selon la tradition antérieure au concile Vatican II.

Il avait été convenu que le prêtre de la Fraternité devrait aussi célébrer de temps en temps avec les autres prêtres pour qu’il n’y ait pas séparation étanche entre les deux rites.

Après le départ du premier prêtre de la Fraternité en 2007 le diocèse voulait assurer lui-même ces célébrations dans l’ancien rite avec des prêtres diocésains. Le projet n’a pu se réaliser et il fut précisé à la Fraternité qu’un autre de leurs prêtres pourrait venir à Dijon à condition de ne pas refuser de concélébrer occasionnellement avec ses confrères diocésains.

Nommé en 2007, l’abbé Garban a rempli tout naturellement cette condition. Son Supérieur voulait le transférer ailleurs dès 2010. Nous avons insisté pour avoir un prêtre prêt à concélébrer. Ne lui ayant pas trouvé de remplaçant à cette condition, le Supérieur l’a prolongé jusqu’en 2016.

Depuis lors les abbés nommés par la Fraternité se refusent à ce geste de communion sacerdotale et sacramentelle. Une telle attitude est révélatrice d’une conception de leur ministère que nous ne partageons pas. L’ancien rite ne doit pas créer une communauté parallèle. Les prêtres doivent être libres de célébrer dans l’un et l’autre rite, et les fidèles font toujours partie de leur paroisse territoriale.

2. Les fidèles leur sont attachés

Les prêtres de la Fraternité ont peu à peu développé d’une manière autonome une pastorale quasi-paroissiale, ce qui va au-delà du cahier des charges de notre accord initial. Depuis 2017 ils sont même deux prêtres à se partager l’assistance d’un petit groupe de fidèles. Petit à petit ce groupe s’est consolidé autour d’eux puisqu’ils leur prodiguaient en fait tous les services normalement assurés par les paroisses.

On comprend cet attachement. Une partie des fidèles va facilement d’un rite à l’autre. Une autre partie n’admet pas la messe ordinaire et rejette ce qu’ils appellent « l’Église conciliaire ». L’autorité diocésaine doit veiller à ce que la communauté catholique ne soit pas divisée. On aura compris qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de rite, mais de rite exclusif et de communauté séparée.

3. Proposition

Le blocage vient de l’attitude de la FSSP qui a exclu que ses prêtres célèbrent dans le rite ordinaire. Les fidèles ne comprennent pas ce blocage et se disent victimes de cet endurcissement. Le Supérieur de la Fraternité a nommé deux prêtres alors que nous en avions demandé un seul. La FSSP impose la formation d’une communauté dont une partie (les messages diffusés récemment le montrent) jette la suspicion sur l’Église diocésaine.

Comme aujourd’hui un prêtre diocésain, assisté par d’autres, s’est dit prêt à assurer le ministère selon le rite ancien auprès de cette communauté, nous restons cohérents avec la ligne que le diocèse a observée depuis 23 ans. La messe selon le rite ancien sera assurée et les services de catéchèse, aumônerie, patronage, préparation aux sacrements seront proposés par les paroisses, en particulier celles proches de Fontaine-lès-Dijon et de Dijon-Saint Bernard.

Si les prêtres de la Fraternité avaient accepté, comme leur prédécesseur, de marquer leur unité avec nous au moins dans quelques concélébrations et s’ils ne considéraient pas leur groupe de fidèles comme leur domaine exclusif, nous nous serions réjouis de leur contribution.

Communiqué de l’abbé Benoît Paul-Joseph, supérieur du district de France de la FSSP :

À propos de l’éviction de la Fraternité Saint-Pierre du diocèse de Dijon 

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) a pris connaissance du communiqué publié le 17 juin 2021 sur le site du Diocèse de Dijon. Elle regrette sincèrement qu’un tel mode de communication soit utilisé, mais devant l’impossibilité d’établir un dialogue direct avec l’archevêque de Dijon, elle se voit contrainte aujourd’hui d’utiliser ce même mode de communication afin d’apporter quelques précisions.

Informée par courrier le 17 mai dernier, sans concertation préalable ni motif invoqué, que ses prêtres étaient expulsés du diocèse de Dijon, la Fraternité Saint-Pierre ne peut comprendre que Mgr Roland Minnerath persiste dans son refus de recevoir ses supérieurs ou même de discuter avec eux.

Le communiqué du diocèse laisse entendre que, ces dernières années, les prêtres de la FSSP auraient été imposés au diocèse par les supérieurs ou qu’un deuxième prêtre se serait installé contre la volonté de l’archevêque. La Fraternité tient à rappeler que tous les prêtres nommés à Dijon depuis 1998 ont été dûment présentés et acceptés, chaque fois, par l’archevêque. Dans sa lettre du 22 mars 2017, Mgr Minnerath écrivait au Supérieur de la FSSP pour la France: « Vous souhaitez adjoindre à Monsieur l’Abbé Bruno Stemler un prêtre de la Fraternité pour le seconder dans sa mission et mener avec lui une vie fraternelle conforme à vos constitutions. Je ne peux qu’approuver votre décision et me réjouir de voir, à la rentrée de septembre 2017, un autre prêtre venir renforcer la présence sacerdotale dans notre diocèse. »

Chaque fois qu’un prêtre a été proposé pour exercer son ministère dans le diocèse, Mgr Minnerath l’a préalablement rencontré et a abordé avec lui la question de la concélébration. En acceptant dans son diocèse un prêtre de la FSSP, l’archevêque connaissait et acceptait donc la position de ce prêtre quant à la concélébration. Ainsi, la FSSP n’a pas « exclu que ses prêtres célèbrent dans le rite ordinaire » mais elle respecte la volonté de ses membres en la matière et, à propos de la concélébration de la messe, elle entend se conformer au droit de l’Église qui reconnaît que doit être « respectée la liberté pour chacun de la célébrer individuellement. » (can. 902 CIC)

Cette question de la concélébration eucharistique, présentée comme absolument indispensable pour marquer l’unité, nécessiterait un long développement qui dépasse le cadre de ce communiqué. Cependant, la Fraternité Saint-Pierre est profondément attristée lorsque la célébration d’un sacrement (en l’occurrence le Sacrifice de la messe) est instrumentalisée au point de devenir une condition pour exercer un ministère dans un diocèse.

Le diocèse laisse également entendre que la Fraternité n’aurait pas respecté un certain « cahier des charges » : malheureusement la FSSP ne dispose d’aucun document de ce genre, mais seulement de quelques échanges écrits avec Mgr Minnerath. Dans l’un d’entre eux, daté de mai 2019, Monseigneur évoque même « l’ensemble du service pastoral de la communauté Ecclesia Dei » que les prêtres de la FSSP doivent assurer.

Le communiqué souligne enfin l’attachement des fidèles aux prêtres de la Fraternité, ce qui est bien compréhensible et même souhaitable. Il pointe du doigt le fait que certains fidèles se placeraient en dehors de l’Église diocésaine. La FSSP cherche à travailler au bien des âmes, dans l’unique Église du Christ. Elle tient à rappeler qu’elle a toujours eu le souci de servir l’unité ecclésiale, dans sa diversité légitime, et ce depuis sa fondation voulue par le Pape Jean-Paul II en 1988 pour servir la communion des fidèles attachés aux formes liturgiques anciennes. Jusqu’à ce communiqué du 17 juin 2021, aucune remarque n’a été formulée de la part du diocèse de Dijon pour remettre en cause le service de l’unité accompli localement par les prêtres de la FSSP.

La Fraternité tient publiquement à remercier ses différents prêtres qui, depuis plus de vingt ans, se dévouent au service des fidèles dans le diocèse de Dijon. Contrairement à ce qui leur est reproché, ils ont toujours pris soin d’entretenir de bonnes relations avec les prêtres diocésains, en participant notamment aux différentes réunions proposées. Comme ailleurs, ils ont eu à cœur d’offrir aux fidèles dont ils ont reçu de l’évêque la charge, non seulement la messe, mais aussi tout ce qui en découle et prépare à en accueillir les grâces avec fruits. Comme dans les 146 autres diocèses à travers le monde où des membres de la FSSP exercent un ministère, ces prêtres ont cherché ainsi à être fidèles au charisme propre de la Fraternité, que l’Église a officiellement approuvé.

Il semble anachronique, à une époque où le nombre de prêtres ne cesse de diminuer, de préférer se passer des services de deux d’entre eux, au motif qu’ils ne sont pas assez polyvalents (ne célébrant qu’une seule forme liturgique), quitte à surcharger encore davantage les prêtres diocésains.

La Fraternité Saint-Pierre espère que ces prochaines semaines permettront d’engager une discussion avec le diocèse de Dijon, afin de retrouver une situation apaisée.

« Il y a diversité de dons, mais c’est le même Esprit ; diversité de services, mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui agit tout en tous. » (1 Co 12, 4-6)

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