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La Russie ouvre une enquête contre YouTube pour « abus de position dominante »

Moscou a annoncé, lundi 19 avril, l’ouverture d’une enquête contre Google et sa plate-forme de vidéos YouTube pour « abus de position dominante ». Le Service fédéral antimonopole (FAS) russe a expliqué :

« Les règles de création, de suspension et de blocage de comptes YouTube et des requêtes des utilisateurs sont opaques, non objectives et imprévisibles ». « Cela conduit à des blocages soudains et à la suppression de comptes d’utilisateurs sans avertissement ni fondement à de telles actions. »

Selon le FAS, ces mesures présumées peuvent « nuire aux intérêts des utilisateurs et limiter la concurrence sur les marchés adjacents ».

Le comité d’urgence de l’OMS sur la pandémie a publié un avis défavorable à la mise en place d’un passeport vaccinal obligatoire pour les voyages internationaux

Le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O a annoncé lundi que l’application française allait intégrer des certifications de tests et des attestations de vaccination afin de faciliter les déplacements. La fonction pourra être utilisée dans un premier temps au sein du territoire national, puis à moyen terme vers les pays de l’Union européenne. Le gouvernement va d’abord lancer l’expérimentation de la fonctionnalité TousAntiCovid Carnet sur des vols à destination de la Corse, puis sur des vols vers les Outre-Mer.

Il n’est en revanche pas prévu d’expérimenter ces nouvelles fonctionnalités pour pouvoir aller au restaurant ou dans les magasins. “Des questions peuvent se poser pour les concerts, les festivals, salons professionnels”, a toutefois affirmé Cédric O.

Il n’est pas non plus question pour l’instant de rendre l’utilisation de TousAntiCovid Carnet obligatoire pour se déplacer. D’ailleurs, le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé sur la pandémie a publié hier un avis défavorable à la mise en place d’un passeport vaccinal obligatoire pour les voyages internationaux.

Pourquoi tant de Pierre ne veulent pas vivre avec autant de Mohammed ?

Ou pour poser la question comme Zemmour : pourquoi ces femmes voilées n’appellent-elles pas leur enfant ‘Pierre’ ?

Emmanuel Macron était en visite à Montpellier, pour vanter sa politique sécuritaire (on ne sait pas trop laquelle, celle du coq Darmanin ou celle de Dupont-Moretti qui préfère défendre les voyous ?) et une habitante voilée lui a dit :

« Mon fils m’a demandé si le prénom de Pierre existait vraiment. Cela m’a vraiment choquée. Il faut davantage de mixité dans le collège de ce quartier. C’est vraiment grave. »

Hasard du calendrier, un certain Pierre Sourgen, 68 ans, vient d’être massacré dans les parties communes de son immeuble. Le sinistre de l’Intérieur ne s’est pas déplacé (c’est moins grave qu’un tag sur une mosquée).

Pour parfaire son circuit, Macron a été hué comme il se doit :

La vie défendue en République dominicaine

Le projet de réforme du code pénal de la République dominicaine a été présenté par les députés la semaine dernière. Trois motifs de dépénalisation très partielle de l’avortement avaient été envisagés : si la grossesse met en péril la vie de la mère, en cas de viol ou l’inceste, ou de malformations du fœtus « incompatibles avec la vie ».

Les trois motifs ont été rejetés. Il ne reste que l’article 112 qui dispose que mettre fin volontairement à une grossesse n’est pas punissable à condition qu’

« au préalable, pour sauver la vie de la mère et du fœtus en danger, tous les moyens scientifiques et techniques disponibles aient été épuisés dans la mesure du possible ».

Nouvelle étape franchie dans ce qui fut la très catholique Irlande: messe et confession interdites pour “raisons sanitaires“

La semaine dernière, le ministre irlandais de la Santé, Stephen Donnelly, a signé un décret autorisant uniquement les services religieux virtuels en raison de la pandémie.

L’archevêque Eamon Martin a rencontré M. Donnelly après avoir qualifié cette décision de «provocante» et de «draconienne», ajoutant que la loi était «déroutante et inutile». Mgr Martin a déclaré qu’il était très décevant que cet instrument statutaire ait été introduit “de manière clandestine et sans préavis ni consultation“. 

L’incendie, avenir des églises de France ?

De François Billot de Lochner :

Le mois d’avril est décidément maudit pour nos églises de France. Deux ans après Notre-Dame, quasiment jour pour jour, une ravissante église du XVIe siècle, à Romilly-la-Puthenaye, dans l’Eure, comme il y en a tant dans nos campagnes, a elle aussi été emportée par les flammes.

Il n’en reste plus que les murs, et les pièces d’art sacré qu’elle abritait en son sein ont disparu à jamais, notamment un magnifique retable. Notre-Dame, mais aussi, Saint-Sulpice, Nantes, Bayonne, Montauban, Sète, Rennes, Corbeil-Essonnes, et maintenant Romilly… comment les citer toutes ? Ces incendies qu’elles ont subis ne défraient pas la chronique, loin s’en faut. Il s’agit d’une véritable épidémie. Malheureusement, elle ne sévit pas qu’en avril, et elle s’installe plus durablement encore que le coronavirus.

Les incendies d’église prennent depuis de nombreux mois dans notre pays des proportions absolument dramatiques. Le long chapelet de ces drames, de ces sanctuaires, de ces statues parties en fumée n’en finit pas de s’égrener… mais la réponse des autorités reste obstinément muette ou confuse.

Les mises en parallèle sont confondantes. Nous le savons, nous le disons, nous le répétons, mais le même scénario se répète lui aussi, inlassablement. Les autorités, ministre de l’Intérieur, Premier ministre ou Président, n’ont aucune intention de se déplacer chaque fois qu’un édifice chrétien est attaqué, et pour cause, elles ne feraient plus que cela, tant les atteintes aux sanctuaires sont nombreuses ! La basilique Saint-Sernin de Toulouse est affublée de tags satanistes, avec un appel non déguisé à la mort de chrétiens ? Peu importe, un coup de chiffon et il n’y paraîtra plus. En revanche, quelques tags estampillés « islamophobes » sur les murs de la mosquée de Rennes (qui sont, au passage, autant anti-écologistes qu’anti-immigration et anti-islam) sont immédiatement suivis d’un déplacement de Gérald Darmanin en personne pour battre sa coulpe et s’indigner, comme si le sol allait s’ébranler et nous jeter dans l’abîme si nous ne procédons pas sur le champ à une réparation publique devant une telle offense…

Tout ne se résume pas à une affaire de bois, de pierre et de toiture. Il est désormais manifeste que nos élites dirigeantes ont définitivement fait le choix du changement civilisationnel, culturel et religieux. Avec constance et systématicité. Opportunisme électoral ou conviction ? Les deux, assurément. Le tout sur fond de la peur lâche et méprisable d’un retour de bâton, si l’on n’en fait pas assez pour les immigrés et pour les pratiquants musulmans – ces derniers représentant au moins 7 % de la population française, quand on compte à peine 3 % de catholiques « pratiquants », en étant larges et généreux. Le résultat est indubitable. La mobilisation gouvernementale contre les tags de Rennes fait écho bien sûr aux scandaleuses mesures d’aménagement des restrictions sanitaires consenties ces derniers jours par les autorités pour le ramadan, quant tout aménagement fut refusé aux catholiques pour les célébrations de la semaine pascale.

Tout n’est pourtant pas perdu. Les passe-droits accordés aux musulmans par certaines préfectures (le Tarn, l’Hérault, la Gironde) ont été très mal interprétés par l’opinion. Devant un tel scandale, le préfet du Tarn a ainsi été obligé de se rétracter et de revenir diplomatiquement sur les consignes laxistes transmises aux forces de l’ordre. La ligne à suivre est donc claire : continuer, à haute voix, de faire entendre notre désaccord contre l’islamisation galopante de notre pays ; affirmer, avec conviction, notre attachement à la foi catholique vivante qui doit irriguer notre pays et rayonner de nouveau avec vigueur.

De l’intox en vaccins

Amusant de mettre ces deux articles côté à côte :

  • celui du Figaro du 19 avril, dans lequel on parle de la stratégie de vaccination avec un belle image montrant que rien qu’à Nice le 9 avril 5000 personnes ont été vaccinées…
  • celui du Figaro, reprenant une dépêche AFP du 18 avril, parlant du centre de vaccination Niçois qui a fermé ses portes car 58 personnes se sont fait vaccinées pour les 4000 doses disponibles.

La liberté religieuse menacée dans un pays sur trois dans le monde

Mardi 20 avril sort le 15ème rapport bisannuel de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur la liberté religieuse dans le monde. L’accès à ce droit fondamental a encore reculé ces deux dernières années : il est en danger dans un pays sur trois. Une régression notamment exacerbée par la crise sanitaire.

Le rapport 2021 sur la liberté religieuse pointe des violations notoires de ce droit fondamental dans 62 pays parmi les 196 étudiés. Soit, un pays sur trois, contre un sur cinq lors de la précédente édition de 2018. L’étude fait état d’une persécution dans 26 pays et de discriminations dans 36 autres. Les deux catégories de pays incriminés abritant les deux tiers de la population mondiale.

Outre le fait que bon nombre de gouvernements autoritaires accentuent encore la pression sur les minorités religieuses, cette flambée des atteintes à la liberté religieuse dans le monde se manifeste à travers trois grandes tendances :

  • la volonté des réseaux djihadistes transnationaux de constituer des « califats » transcontinentaux,
  • les conséquences de la pandémie de Covid-19,
  • l’intensification des nationalismes confessionnels populistes.

Le terrorisme islamiste continue son expansion. Dans la région du Sahel essentiellement, « L’État Islamique » et Al-Qaïda s’associent aux milices armées locales et les radicalisent davantage, afin d’établir des « provinces du califat » transcontinentales, grâce à des appuis idéologiques et matériels au Proche-Orient. En parallèle, un « cyber-califat » puissant accroît son recrutement en ligne, en Occident.

Les préjugés sociétaux préexistants à l’encontre des minorités religieuses s’exacerbent. Accusées de tous les maux, dont la pandémie de Covid-19, ces minorités subissent une discrimination accrue, par exemple sous la forme d’un refus d’accès à l’aide alimentaire et médicale.

La montée d’un suprématisme ethnoreligieux populiste devient une cause majeure de discriminations envers les minorités religieuses, plus particulièrement en Asie, dans des pays à majorité hindoue ou bouddhiste, comme en Inde ou au Sri Lanka.

Benoît de Blanpré, directeur de l’AED, alerte :

« à la lecture de ce rapport, nous pouvons constater combien l’imagination humaine semble sans limite, hélas, pour faire obstacle à la liberté religieuse. L’actualité nous rapporte sans cesse tous ces lieux dans le monde où vivre et exprimer sa foi représente une menace. Ces situations nous concernent tous puisqu’il s’agit d’une entrave à un droit humain fondamental, celui de la liberté de croire. Nous ne pouvons donc pas fermer les yeux face à de tels agissements. Connaître la réalité de ces persécutions et en comprendre les enjeux est un premier pas essentiel. »

C’est arrivé un 20 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 20 avril 1233 : création de l’Inquisition

Le pape Grégoire IX crée l’Inquisition, un tribunal ecclésiastique relevant du seul Saint-Siège, pour poursuivre les hérétiques. Les inquisiteurs se recrutent dans les ordres prêcheurs, Dominicains et Franciscains. La Sacré Congrégation pour la doctrine de la Foi en est l’héritière.

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, aux éditions Perrin rappelle ce qu’est l’Inquisition, faisant le vrai bilan des condamnations et surtout expliquant en quoi les Inquisitions romaine, espagnole et médiévale n’ont rien en commun. Cette dernière est une institution d’Eglise qui dépend du Pape ainsi que les inquisiteurs. Certains sont d’ailleurs sanctionnés voir condamnés à la prison à vie comme robert le Bougre dans le nord de la France. Sévillia souligne combien cette justice est procédurière méthodique et bien plus modérée que la justice civile de l’époque qui s’embarrasse pas du droit des accusés. Il affirme même que l’Inquisition est vécue comme une délivrance. Les hérétiques sont considérés comme dangereux pour et par la société. A l’époque l’hérésie est considérée par tous comme un crime.

Des avancées judiciaires de l’Inquisition existent encore aujourd’hui. Ce sont, par exemple, les inquisiteurs qui mettent en place le système du jury pour délibérer de la sentence donnée au jugement. En France, après l’extinction de l’hérésie l’inquisition perd sa raison d’être et la justice d’Etat prend le pas. Ce n’est pas le cas en Espagne.

  • le 20 avril 1314 : décès du pape Clément V.

Bertrand de Got prend le nom de Clément V. Il est le premier des sept papes qui siègent à Avignon entre 1305 et 1377. Il s’installe d’abord à Carpentras. Clément V est passé dans l’histoire pour avoir ordonné la suppression de l’ordre des Templiers et pour avoir, en 1309, déplacé le Saint-Siège à Avignon, toujours sous la pression du Roi de France.

  • le 20 avril 1534 : départ de Jacques Cartier pour trouver la route nord des Indes.

Parti de Saint-Malo pour les Indes avec deux navires, Jacques Cartier, qui cherche la route Nord pour les atteindre sans passer par la longue route Sud, il découvre le Canada et le Labrador. Il bénéficie du soutien de François Ier pour son voyage. Le Roi lui a accordé une « Commission» qui lui a permis d’armer armant navires et équipages aux frais du souverain.

  • le 20 avril 1792 : lecture du Rapport Condorcet à l’Assemblée constituante.

Ce rapport porte sur l’organisation générale de l’instruction publique, il est rédigé par un homme, qui envisage la possibilité technique de choisir le sexe de l’enfant et qui prône ouvertement la sélection des individus en fonction de leur santé à la naissance.

  • le 20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l’Autriche.

Contraint par l’Assemblée, affaibli par l’échec de la fuite de Varennes de juin 179, le Roi signe la déclaration de guerre à l’Autriche et la Prusse. La première coalition commence et va accélérer la chute du Roi.

  • le 21 avril 1795: paix de la Mabilais.

Ce traité n’est signé que par une poignée d’officiers supérieurs que ne représentent pas tous les capitaines de paroisses. Des deux côtés il est évident qu’il ne sera pas respecté.

  • le 20 avril 1801 : Guillaume Saint-Réjant et François Carbon sont guillotinés.

Condamnés pour avoir organisé l’attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, ils ont été revêtus de la chemise rouge des parricides

  • le 20 avril 1814 : adieux de Napoléon à la Garde impériale.

La cérémonie a lieu dans la cour du cheval blanc du château de Fontainebleau. L’empereur part pour l’île d’Elbe.

  • le 20 avril 1825 : une loi punit de travaux forcés toute personne ayant commis un sacrilège.

L’Eglise catholique a recouvré le droit d’enseigner, l’élan de rechristianisation du pays se manifeste aussi par une évolution des lois. Cette loi fait d’un vol dans une Eglise ou la profanation des hosties.

  • le 20 avril 1828: l’explorateur René Caillié entre à Tombouctou.

Il est le premier non-musulman à revenir de la ville, alors tenue par les Peuls. Tombouctou est une cité recluse vis-à-vis de l’Occident. C’est attiré par le prix de 10 000 francs offert par la Société de Géographie au premier européen atteignant Tombouctou, ville interdite aux chrétiens. Il y entre le 20 avril 1828, déguisé en musulman. Il est accueilli triomphalement à Paris, le 5 décembre 1828 (cf. la chronique du jour), par la Société de Géographie. Son célèbre récit de voyage fait ensuite beaucoup de bruit en Europe.

  • le 20 avril 1868 : naissance de Charles Maurras.

Journaliste, essayiste, homme politique et poète français, membre de l’académie française ses écrits marquent la fin du XIXème et toute la première moitié du XXème siècle. A la fin de sa vie il se convertie à la foi catholique.

  • le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l’encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

Dans L’Église et les libertés (Editions Nouvelle librairie nationale, page 66) le RP. Dom BESSE commente ainsi l’encyclique en 1913:

« Nous n’avons rien d’aussi complet sur la Maçonnerie et les Sociétés Secrètes. Le dessein qu’elles poursuivent est défini en ces termes : « Il s’agit pour les Francs-Maçons — et tous leurs efforts tendent à ce but — il s’agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale, qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. »

On y retrouve dans son ensemble le plan des hommes de la révolution. Les Francs-Maçons en poursuivent l’exécution, article par article, avec une méthode rigoureuse. Rien ne les arrête. Leur action publique se rattache à une école, où tout est prévu. Ils ont un système politique à eux. C’est celui de Rousseau et des Encyclopédistes: « Voici quels sont en cette matière les dogmes des naturalistes: les hommes sont égaux en droit; tous, et à tous les points de vue, sont d’égale condition. Étant tous libres par nature, aucun d’eux n’a le droit de commander à un de ses semblables, et c’est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d’eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n’en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple; de telle sorte que, si la volonté du peuple change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l’État, même malgré eux… En outre, l’État doit être athée. »

On reconnaît là le programme démocratique de la Révolution, que la Maçonnerie a imposé à diverses nations. Le type qui le réalise le mieux est sans aucun doute la République française. »

Un peu avant il écrit page 62 :

 « Ces sectes ne fonctionnaient pas seulement en France. Les provinces rhénanes, la Bavière, les Pays- Bas, l’Espagne et l’Italie avaient eu les leurs. Elles furent partout l’armée occulte et disciplinée de la révolution, menant contre l’Église catholique une campagne acharnée. Ceux qui négligent ce facteur des événements s’exposent à ne rien comprendre dans notre histoire contemporaine.

Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, les Papes parlèrent en précurseurs. Les dangers qu’ils dénoncèrent les premiers menaçaient la société civile autant que la société religieuse.

Les chefs d’État feignirent de ne point écouter leurs avis. Cette légèreté devait leur coûter cher. Le premier document antimaçonnique émanant du Saint-Siège porte la date du 28 avril 1738. Il est de Clément XII. Le secret absolu, dans lequel cette secte s’enveloppe, lui paraît être pour les gouvernements très dangereux; car, si l’on tient tant à se cacher, c’est évidemment pour faire du mal. On veut le faire en toute sécurité. En conséquence, il interdit, sous peine d’excommunication, aux fidèles de s’agréger à ces sociétés occultes. Benoît XIV renouvela cette défense, le 16 mars 1751.

Pie VII et Léon XII revinrent à la charge. Ils visaient plus spécialement les sociétés connues en Italie sous le nom de Charbonnerie. Leurs membres se nommaient Carbonari. »

  • le 20 avril 1887 : affaire Schnaebelé.

Le général boulanger a décidé de lancer de l’espionnage en Alsace occupée par les Prussiens. Un commissaire de police français est enlevé par des policiers allemands ; ce qui mène les deux pays au bord de la guerre.

  • le 20 avril 1999 : incendie de la paillote ‘Chez Francis’.

L’incendie est effectué sur ordre du préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui n’assume pas ses ordres et laisse les gendarmes « porter le chapeau ».

  • 20 avril 2014 : fête de Pâques, résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ.

Cette fête est l’évènement central de la religion catholique ; sa date est fluctuante en fonction de la lune. En effet, la date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les Églises occidentales et les orthodoxes.

Nouveau martyr : l’Etat islamique assassine un copte en Egypte

Dans une vidéo de 13 minutes, l’organisation de l’Etat islamique opérant au Sinaï a montré l’assassinat de Nabil Habashi Salama, un chrétien copte orthodoxe de 62 ans, tué froidement par balles à bout portant dans le désert. Il a été tué avec deux autres hommes identifiés comme des membres de la tribu locale des Tarabine.

C’est l’Eglise copte égyptienne qui a révélé l’identité du chrétien Nabil Habashi Salama. Cet homme était porté disparu depuis son enlèvement en novembre 2020. Il avait participé à la reconstruction des églises détruites par les islamistes dans la région.

Dans la vidéo, son assassin, le visage flou et portant un AK-47 en bandoulière, lève l’index vers le ciel et adresse un « avertissement aux chrétiens d’Egypte » : « C’est le prix que vous payez pour soutenir l’armée égyptienne ». 

Nabil Habashi Salama faisait partie d’une des plus anciennes familles coptes de la région. Il était bijoutier et il avait une boutique de vêtements et aussi de téléphones portables. Sa fierté était d’avoir fait que Bir Al-Abd ait une église.

Le Conseil de l’Europe rejette la candidature d’une nouvelle « juge-Soros »

Le rapport de l’ECLJ a fait le tour du monde, il a révélé l’emprise de quelques grandes fondations privées sur les institutions européennes, en particulier la CEDH. Les premiers effets bénéfiques de sa publication apparaissent au sein même du Conseil de l’Europe. Grégor Puppinck écrit :

Ce 20 avril 2021, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a élu le nouveau juge à la CEDH au titre de la Belgique. Parmi les trois candidats proposés par le gouvernement belge figurait une juriste salariée de l’Open Society de George Soroscomme cela arrive fréquemment. Mais pour la première fois depuis fort longtemps, l’Open Society a échoué à faire élire son candidat, malgré sa puissance financière et politique considérable. C’est finalement un avocat belge, moins politique et plus compétent, qui a été élu en la personne de M. Frédéric Krenc, avec 148 voix contre 81 à la salariée de l’Open Society et 29 à Sylvie Saroléa. C’est une victoire pour l’indépendance de la Cour, et un fruit du Rapport de l’ECLJ sur Les ONG et les juges de la CEDH.

Cette défaite de l’Open Society intervient alors même que les ambassadeurs des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe viennent d’adopter un texte officiel admettant la véracité du rapport de l’ECLJ sur les ONG et les juges de la CEDH, et faisant part de sa décision de réévaluer l’efficacité du système actuel de sélection et d’élection des juges de la Cour d’ici fin 2024. C’est là aussi une suite importante au Rapport.

En effet, depuis un an, les ambassadeurs représentant les 47 États membres du Conseil de l’Europe étaient saisis de trois questions écrites fort embarrassantes, déposées par des députés, visant « le problème systémique des conflits d’intérêts entre ONG et juges de la Cour » (lire ici) et les interrogeant sur les moyens à mettre en œuvre pour « restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme » (lire ici).

Les gouvernements du Conseil de l’Europe avaient été saisis à la suite de la publication du rapport de l’ECLJ sur Les ONG et les juges de la CEDH, révélant qu’au moins 22 des 100 derniers juges de la CEDH sont d’anciens collaborateurs de sept ONG, et qu’ils ont jugé à de très nombreuses reprises des affaires soutenues par leurs propres ONG, en situation flagrante de conflits d’intérêts. Parmi ces ONG, l’Open Society de George Soros se distingue par le fait que douze de ses collaborateurs sont devenus juges à Strasbourg, et qu’elle finance les six autres ONG mises en cause, parfois très largement. La présence massive de juges issus d’un même réseau d’ONG témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité.

Les révélations de ce rapport sont gravissimes ; elles ont fait le tour du monde, mais se sont aussi heurtées au silence de la CEDH et au refus de la Commission européenne et de quelques gouvernements d’y répondre sur le fond, au point de nier l’évidence. Le soutien le plus important, à l’appui du rapport, est venu de M. Sergeï Lavrov, le Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie. (voir ici les réactions au rapport)

On pouvait craindre que les 47 ambassadeurs, qui constituent ensemble l’instance suprême du Conseil de l’Europe dont dépend la Cour européenne, enterrent eux aussi cette question ou y répondent de façon évasive. Heureusement, ce ne fut pas le cas : ils sont parvenus à adopter une réponse commune, avec seulement six mois de retard (lire la réponse).

À première vue, cette réponse adoptée par consensus semble lisse et convenue, mais quand on la lit entre les lignes, comme il sied à un document diplomatique, les sous-entendus apparaissent clairement. Ici, ils sautent aux yeux : à aucun moment les ambassadeurs ne contredisent, ni même ne cherchent à minimiser la réalité des faits révélés dans le rapport de l’ECLJ et rappelés par les députés. En soi, c’est un aveu essentiel, que n’avait pas concédé la Commission européenne. Le Conseil de l’Europe admet les faits révélés par l’ECLJ.

La réponse consiste ensuite dans le rappel de la nécessité de « garantir le niveau le plus élevé de qualification, d’indépendance et d’impartialité des juges de la Cour », et dans l’énoncé des mesures prises à cette fin. Les ambassadeurs ont aussi indiqué vouloir réévaluer « d’ici fin 2024, à la lumière de l’expérience acquise, l’efficacité du système actuel de sélection et d’élection des juges de la Cour ». En indiquant cette échéance, les ambassadeurs montrent qu’une occasion prochaine se présente pour réviser les modalités de sélection des juges, et ainsi commencer à agir pour remédier à la situation.

L’ECLJ suivra de près cette révision du mécanisme de sélection des juges et veillera à ce que ses recommandations soient entendues. À cet égard, deux nouvelles questions écrites issues du rapport de l’ECLJ ont été soumises aux ambassadeurs le 8 avril dernier. L’une met en cause l’impossibilité pratique de demander la récusation d’un juge de la Cour européenne, puisque l’identité des juges n’est révélée que lors de la publication du jugement, en violation des règles qu’impose la CEDH aux juridictions nationales. L’autre question écrite met en cause l’impossibilité de demander la révision de certains jugements de la Cour.

“L’islamophobie” en débat à l’ONU

Ahmed Shaheed, Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de conviction, a publié un rapport : « Combattre l’islamophobie ». Il se distingue, encore une fois, par son action militante : selon lui, c’est « l’islamophobie » qui expliquerait les restrictions légales au port du voile islamique, les règles d’urbanisme limitant la construction de lieux de culte, la dissolution d’associations islamistes (CCIF et BarakaCity) ou encore la faible réussite dans les études et le fort taux de chômage des musulmans en Europe. Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ, explique sur RCF que cette grille de lecture est fausse et dangereuse.

Plaidoyer pour une résistance sur le plan médical

Patrick Theillier, médecin homéopathe et acupuncteur pendant 25 ans, ancien responsable du Bureau médical de Lourdes durant 12 ans, vient de publier Une autre médecine est possible. Mon guide pour une santé respectueuse de la Création, de la vie et de la personne.

La médecine actuelle, certes très efficace, provoque de nombreux effets indésirables tant sur notre organisme que sur l’environnement : immunité dégradée, effets secondaires nocifs de trop de médicaments, errements de la tentation transhumaniste, coût économique exorbitant… La médecine ne doit pas être la grande oubliée de l’écologie, du moins d’une écologie intégrale, respectueuse de la nature comme des personnes. Prendre soin de soi, ce n’est pas seulement se soigner, c’est être artisan de sa santé sans attendre d’être malade pour s’en occuper. Le docteur Theillier liste les médecines traditionnelles du monde entier comme les principales thérapies alternatives (phytothérapie, acupuncture, homéopathie, compléments alimentaires…). Loin d’une vision radicale qui exclurait la médecine classique, il ouvre des voies pour s’appuyer, avec prudence et discernement, sur ces thérapeutiques.

Concernant la crise sanitaire actuelle, il dénonce :

Une panique collective s’est installée, relayée par la matraquage médiatique, signe et aboutissement de notre décadence occidentale où le souci prioritaire est devenu la survie biologique aussi longtemps que possible et à tout prix.

Il rappelle que l’épidémie de grippe de 1969-70, qui a tué 30 à 40 000 personnes sans qu’on affole une population infantilisée par l’idée de la mort.

S’indignant de la condamnation de l’hydroxychloroquine, il dénonce l’absence de stratégie thérapeutique, notamment par la prévention :

Cette prévention est possible par l’amélioration de la santé respiratoire qui se dégrade en France dont les causes sont connues : tabagisme, pollution atmosphérique, sédentarité, déséquilibres alimentaires, manque d’hygiène; comme par la limitation des prescriptions abusives de médicaments : anti-dépresseurs, anti-inflammatoires, anti-acides (IPP) ou anti-cholestérol (Statines) consommés tous les jours pendant des années par des millions de Français, sans remise en question. […]

Il appelle à une remise en question d’un système médical à bout de souffle, un système piégé par la postmodernité : limitation des médicaments aux effets nocifs trop importants, diminution du rejet de ces médicaments dans la nature.

Sans parler des vaccins contenant de l’aluminium à des doses supérieures aux doses considérées unanimement comme toxiques par les experts internationaux.

Il appelle ainsi à entrer en résistance sur le plan médical pour démontrer que ce système n’est pas le seul. Et il donne quelques exemples. A commencer par la régulation naturelle des naissances :

Quoi de plus contes taire que de se prendre soi-même en charge pour favoriser, espacer ou éviter les naissances ? La planification familiale naturelle est une pratique de régulation de la fertilité humaine définie et reconnue par l’OMS et basée sur l’observation des signes naturels de fertilité de la femme.

Le Dr Theillier écrit :

Oui je rêve d’une médecine unifiée, non plus de deux, mais d’une seule médecine. Il n’y a pas une bonne et une mauvaise médecine. Il n’y a qu’une médecine qui a pour vocation de soigner sans nuire. C’est ce que font mes confrères en grande majorité. Ils se savent au service de la vie. Ils limitent leur prescription au nécessaire. Ils prennent soin de chaque personne.

Pourtant, malgré eux, sans en être aucunement responsable, les médecins sont sous la coupe d’un système médical qui les broie et demande du rendement. Ils ont peu de possibilité de s’ouvrir à des alternatives thérapeutiques. Faute de temps, déjà, mais aussi faute de n’avoir accès qu’à des directives toutes orientées en un seul sens, celui de l’allopathie.

Fermer l’ENA, une idée dans la logique de la cancel culture

D’Axelle Girard sur Educ’France :

Fermer l’ENA. Sans doute pour mieux recommencer, cette fois avec un Institut du service public n’affichant plus sa nationalité. Coup double qui cible le mauvais souvenir des Gilets jaunes, mais qui flatte aussi et surtout la haine souvent gratuite du haut-fonctionnaire, bourreau de travail pendant sa jeunesse, pantouflard bienheureux après. Si elle a de quoi réjouir les hérauts du « nouveau » monde, cette décision placée dans son contexte n’a pourtant rien de réjouissant.

Elle s’ajoute en effet à la liste des attaques  portées contre l’élitisme français, ou à ce qui y est assimilé de gré ou de force. La culture générale ? Trop « élitiste » elle est progressivement évincée des concours au profit de modalités d’évaluation jugées plus démocratiques... comprendre plus accessibles, et bien souvent révélatrices de l’abandon pur et simple d’une certaine éthique de la transmission par les enseignants. Mais continuons en si bon chemin : suppression, heureusement plus fantasmée que pratiquée de la notation, trop dure à assumer. Constitution de modules de préparation spécifiques aux Grandes Écoles au succès…. contrasté, puisque les inégalités de destin se reconstituent après la scolarité. Citons encore la disparition programmée des chiffres romains, jugés incompréhensibles malgré leur relative universalité tout de même, et, bien sûr, la vraie-fausse réécriture de certains classiques de notre patrimoine littéraire au nom de l’intelligibilité des textes.

Pas une année ne passe sans que ne soient honorées des idées géniales qui, de facto, précipitent la catastrophe par excès de renoncements. Ces derniers ont en effet ouvert la voie au décolonialisme et à la cancel culture qui gangrènent nos universités, sur fond de construction du bouc émissaire blanc de pour paraphraser Pascal Bruckner, et d’imposture intellectuelle dénoncée notamment par Pierre-André Taguieff. Pourquoi ? Précisément parce qu’en renonçant à ce qui fait l’ambition, parfois même l’exception française, ou simplement l’exigence, nous renonçons à qui nous sommes.

Il est donc urgent de penser des solutions qui, demain, nous décourageront jusqu’aux velléités de nivellement par le bas, et d’abord à l’école, où seuls les élèves les plus favorisés peuvent encore échapper à la chute. Des initiatives qui, demain, permettront de renouer avec le rêve d’un enseignement d’excellence, à l’image et au service de la France.

Rien de moins au fond, que l’idéal de l’école laïque et obligatoire… selon d’autres modalités !

Les divisions du scoutisme provoquent-elles une censure sur KTO ?

Que la chaîne de télévision catholique KTO se mette à censurer ses propres émissions, voilà qui n’est pas courant. C’est pourtant ce qui est arrivé à une de ses émissions « la Foi prise au Mot  » diffusée le 11 avril dernier, ensuite mise en ligne ensuite, puis retirée des programmes.

Pourquoi ce revirement soudain cherchant à effacer ce qui a été publié ? Parce que les historiens qui y étaient invités à traiter de l’histoire du scoutisme catholique en France manquaient de langue de buis consensuelle ?

Entre l’enregistrement et la diffusion de l’émission, au nom de la fraternité des trois principales associations de scoutisme catholiques, leurs aumôniers nationaux ont été été jusqu’à écrire pour dénoncer le livre historique « Toujours prêts  » à Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque accompagnateur des mouvements de scoutismes (et aux Provinciaux des instituts religieux !). Les 360 pages d’un dominicain historien chartiste sont suspectées de distiller  « le doute dans les esprits sur le caractère scout et catholique de certains mouvements » (sic). L’ouvrage veut raconter l’histoire des divers mouvements qui font la réalité contrastée mais dynamique du scoutisme catholique en France. Cette histoire critique, qui tente d’expliquer les divisions toujours actuelles du mouvement scout en France, a provoqué la réaction des Scouts et Guides de France, notamment sur l’identité catholique du mouvement. Le Salon beige avait dénoncé le ralliement des SGDF au lobby LGBT (et ce n’était pas une fausse nouvelle). Identité catholique et militantisme LGBT sont inconciliables…

Pourquoi donc KTO a-t-elle cédée aux pressions extérieures pour une émission de 50 minutes, de bonne qualité ? Voici l’émission, rediffusée par un autre compte :

Chacun pourra se faire son avis. Mais le souci louable de la fraternité scoute ne peut justifier une censure concernant un travail, peut-être pas sans défaut, mais de qualité. On ne peut vivre l’unité que par la vérité. Manier la censure c’est prendre le risque de se faire une publicité inverse («effet Streisand»). Pour se faire une idée sur cette affaire, de plus en plus de gens s’intéressent à l’émission censurée. Alors qu’il aurait suffit de la laisser au milieu des multiples programmes, et de donner la parole à d’autres historiens avec des points de vue complémentaires. Prétendre interdire les recherches ou débats sur l’histoire mouvementée d’un siècle de ce mouvement de jeunes est ridicule, et c’est succomber aux émules de la cancel culture.

Se consacrer à saint Joseph

Pour ceux qui veulent profiter de l’année saint Joseph annoncée par le Pape pour se consacrer à ce grand saint, nous vous proposons de rejoindre la communauté de prière lancés par nos amis d’Hozana pendant tout le mois de Marie… qui commence, comme le savez, par la solennité de saint Joseph artisan.

En vous inscrivant ici, vous recevrez chaque jour, du 1er au 31 mai, un courriel quotidien pour se préparer à cette consécration.

Pourquoi se consacrer à saint Joseph ?

Saint Joseph est souvent présenté comme le saint patron miracle des couples, de la santé, du travail, de l’amour, des logements et bien d’autres encore… cette année 2021 lui a même été dédiée par le Pape François !
Puissant intercesseur et modèle de vertu, l’homme est pourtant discret. Il apparaît rarement dans la Bible, mais sans lui rien n’aurait été possible : il a pris soin du sauveur de l’humanité. Il nous rappelle que nous jouons tous un rôle essentiel dans l’histoire du salut, quelle que soit la place que nous occupons !

Il est pour nous le plus bel exemple de travailleur, de père de famille, d’époux qui, en restant humble et discret, a rempli avec discipline et droiture ses responsabilités.

Se consacrer à saint Joseph, c’est le prendre comme guide, vouloir toujours plus lui ressembler et marcher dans ses pas !

Développer un mouvement conservateur pour défendre le bon sens

Chers amis,

Pour ceux qui n’ont pas reçu mon courriel de la semaine dernière, je suis heureux de vous annoncer que notre dispositif de diffusion de SMS en nombre est désormais opérationnel. Nous venons d’effectuer avec succès un premier test sur la campagne Stop AME.

Grâce au soutien de spécialistes américains, au nombre desquels Darian Rafie, très impliqué dans la campagne digitale de Donald Trump en 2020, nous avons importé une technologie et développé une stratégie capables de bâtir un puissant mouvement populaire (« grass root », comme disent les Américains) grâce à l’envoi massif de SMS (soit au plan national, soit localement). Comme vous le savez, notre objectif est de peser pour redonner sa place au bon sens – en soutenant toutes les initiatives qui vont… dans le bon sens.

Vous pouvez rejoindre la campagne Stop AME en remplissant ce formulaire.

Vous pouvez également laisser vos coordonnées ici pour rejoindre ce mouvement militant.

Guillaume de Thieulloy

NB : La campagne Stop AME, lancée par le sénateur LR du Val d’Oise Sébastien Meurant, vise à réclamer un référendum d’initiative partagée (au titre de l’article 11 de la constitution) sur l’Aide médicale d’Etat (prestation sociale offrant la gratuité des soins aux immigrés clandestins). Pour plus de détails, voyez ici.

C’est arrivé un 19 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 19 avril 1002 : naissance de Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg, futur pape sous le nom de saint Léon IX.

Léon IX réunit au début de son pontificat en avril 1049, un concile à Rome pour condamner la simonie et le nicolaïsme. Mais les prélats allemands et français ne viennent pas. Il parcourt alors la chrétienté pour défendre énergiquement sa réforme. Il est canonisé en 1087 par Victor III.

  • le 19 avril 1024 : élection du pape Jean XIX.
  • le 19 avril 1603 : naissance de Michel Le Tellier, marquis de Barbezieux, homme d’état français.

Membre du Grand Conseil en 1624, puis procureur du Roi au Châtelet en 1631, puis intendant de justice dans l’armée de Piémont en 1640 et intendant de justice en Dauphiné. Il est nommé secrétaire d’État de la Guerre par Louis XIV en 1643 sur le conseil de Mazarin.

Il est aussi le père de François Michel Le Tellier de Louvois, plus connu sous le nom de Louvois.

  • le 19 avril 1706 : victoire franco-espagnole à la bataille de Calcinato.

La bataille de Calcinato se déroule au cours de la guerre de succession d’Espagne le 19 avril 1706. L’armée franco-espagnole du duc de Vendôme écrase les Autrichiens et ne déplore que 500 morts ou blessés contre 6 000 pour l’autre camp.

  • le 19 avril 1999 : affaire des paillotes en Corse.

Un incendie détruit la paillote Chez Francis construite dans l’illégalité la plus totale en bord de mer, sur le domaine public maritime, plage de Cala d’Orzo au sud du golfe d’Ajaccio. L’affaire des paillotes commence.

L’incendie est effectué sur ordre du préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui n’assume pas ses ordres et laisse les gendarmes « porter le chapeau ».

  • le 19 avril 2005 : élection du cardinal Joseph Ratzinger, qui devient le pape Benoît XVI.

Joseph Ratzinger devient le premier pape allemand depuis plusieurs siècles à l’âge de 78 ans. Né le 16 avril 1927 en Haute-Bavière, ordonné prêtre le 29 juin 1951, sacré archevêque de Munich en mars 1977 et cardinal trois mois plus tard, le nouveau pape était depuis 1981 préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi

Il est élu après deux jours de conclave et quatre tours de scrutin.

Voir la chronique du 28 février sur les raisons de sa renonciation au Trône de Saint Pierre.

Le Christ, 2000 ans de désinformation ?

Dimanche, Aymeric Pourbaix recevait l’abbé Père Renaud Silly, religieux dominicain, Jean-Marie Salamito, historien, ainsi que Véronique Jacquier :

Bourges : la cathédrale reproduite en Lego

Un passionné à Bourges a reproduis en Lego la cathédrale de la ville avec des dimensions impressionnantes : 2,40 m de large, 1,40 m de long et 1,20 m de haut.

La perversion euthanasique

De Martial Deux, entrepreneur, pour le Salon beige.

Quelle ignoble perversion de vouloir transformer le médecin et ses compagnons les plus proches en tueurs de malades, de vieillards ou de malheureux dépressifs ! Il est tellement plus commode, pour les tenanciers de l’euthanasie et autres Thénardier du suicide, de supprimer la personne plutôt que de soulager son mal-être !

Pour ces relativistes égoïstes et orgueilleux, à quoi bon vivre puisque tout doit mourir un jour ? Un peu plus tôt ou un peu plus tard, quelle différence ? Voilà la doctrine de ces tristes tueurs “compassionnels”, ceux qui s’approchent de vous le baiser de Judas aux lèvres, la main armée de poison et le cœur étouffé par un tourbillon de pensées homicides.

« Tu ne tueras pas ! » dit Dieu, qui inscrit aussi cette loi au for intime de l’homme. Et sous ce commandement primordial, la Vie s’est propagée, belle, libre et protégée. Jusqu’à abriter dans sa ramure majestueuse des milliards de vies belles et aimantes dans leur dignité de créatures de Dieu.

À quoi bon vivre ? Quelle différence de mourir un peu plus tôt ou un peu plus tard ? Une foule de différences pourtant ! Une multitude énorme ! Voyons plutôt ! La Vie. L’Amour. La Paix. Le Repos. L’Espérance. La Force. La Joie. La Douceur. La Patience. La Beauté. La Tempérance. La Lumière. La Sagesse. L’Intelligence. La Vérité. La Pureté. L’Humilité. La Liberté. La Justice. La Bonté. La Charité. Le Bien Véritable. La Compassion. La Mansuétude. La Magnanimité. La Modestie. La Prière. La Foi. Le Remède. Le Salut de l’âme. La Rédemption. La Réélection comme enfant de Dieu. Le Salut de l’âme des membres de la famille, des amis… La Possibilité de Réparer le mal passé et bien d’autres merveilles spirituelles et morales encore, pourvu, POURVU que la personne soit accompagnée DIGNEMENT dans cette voie salvatrice. Car la mort du corps n’est pas une fin définitive. C’est le passage de la vie terrestre à une vie éternelle, celle de l’âme. L’enjeu est de taille : « L’éternité, c’est long, surtout vers la fin » plaisantait Woody Allen.

Comment faire ? Quelle alternative à l’acharnement thérapeutique ou à l’euthanasie immorale et indéfendable ? Elle existe pourtant en France : les SOINS PALLIATIFS ! Mais qui en bloque encore l’application ? Serait-ce les promoteurs du suicide sur ordonnance infiltrés dans notre corps social et installés au plus haut du pouvoir ? Mais nous n’en voulons pas, de ces mercenaires assassins ! Nous n’en voulons pas, de cette doctrine ignoble qui promeut l’anéantissement de nos frères humains ! Nous n’en voulons pas, des visages de nos parents, époux, enfants, familles, amis, collègues, inconnus écrasés sous la botte d’arguments abjects ! La petite voix insidieuse, qui répète en leitmotiv que la mort est la solution, n’est pas une petite voix qui veut notre bien : elle désire, d’une haleine pestilentielle nourrie de pensées hypocrites, notre suppression définitive !

Même l’athée le plus engoncé dans son erreur devrait reconnaître honnêtement qu’il n’est pas seulement un corps destiné à pourrir après sa brève existence ! Il possède un niveau spirituel, au-dessus du niveau moral et bien au-dessus du niveau inférieur, matériel et animal, de la chair. L’âme. La partie la plus noble de son être, spirituelle et éternelle depuis sa conception et son infusion par Dieu, Esprit Éternel et Tout-Puissant, dans le bébé qu’il devint à la fécondation.

Que son destin éternel, après le bref passage terrestre, soit divin ou infernal dépend de sa bonne volonté, car Dieu ne force pas la volonté de l’homme. L’Amour Éternel, qui veut être aimé en retour par toute sa création, ne force pas son enfant à l’aimer : l’amour respecte la Liberté de chacun… Mais celui qui veut Vivre, qu’il choisisse la Vie, le Vrai Vivant, Dieu, Sa Paix, Sa Joie, son Amour… Celui qui veut rejoindre les damnés qui s’en sont détourné définitivement et leur prince infernal, au lieu de courir vers une béatitude de trésors éternels, vers des bras aimants ouverts pour le pardonner et l’accueillir, quel que soit le monceaux de ses péchés (cf. parabole du fils prodigue en St. Luc 15, 11-32), roule à la ruine par la stupidité de l’orgueil. Une fin bien malheureuse pour qui se croyait – à tort – rationnel.

2021 Année Saint-Joseph

À l’occasion du 150ème anniversaire de la proclamation de Saint Joseph comme patron de l’Église universelle, le pape François a déclaré cette année comme étant une année “spéciale Saint Joseph”.

Pour s’associer à cette année, une messe spéciale sera célébrée à Paris samedi 1er mai en l’église Saint-Joseph des Carmes (6e arr.) à 11h00. Cette messe grégorienne & polyphonique sera célébrée par l’abbé Thierry Laurent sur le maître-autel datant du 17ème siècle, et animée par le choeur Lux Amoris.

Magnifique église à l’architecture baroque italienne, Saint-Joseph des Carmes a été marquée par les massacres de septembre 1792 lors de la révolution française.

RDV samedi 1er mai 2021 à 11h00

Messe en l’honneur de Saint Joseph

Église Saint-Joseph des Carmes 

L’entrée se fera par le 74 rue de Vaugirard

Métro : L4 St-Placide ou L12 Rennes

Prier sainte Thérèse pour ceux qui sont privés de travail

Message de la chaîne Sainte Thérèse:

Notre Chaîne Sainte Thérèse prie et jeûne pour ceux qui sont privés de travail.

Si vous nous confiez quelqu’un au chômage, nous avons besoin de connaitre le prénom de la personne et son nom de famille (caché à ceux qui prient mais cette information évite les demandes en doublon éventuelles), son âge, sa situation familiale et professionnelle, la durée approximative de son chômage…

Nous sommes répartis en groupes de dix personnes et nous nous transmettons l’intention de prière par téléphone avec discrétion

Chacun chez soi fait une neuvaine (neuf jours de suite) à sainte Thérèse une fois par mois et jeûne 24h au pain et à l’eau.

Nous sommes environ 200 personnes : 20 groupes, répartis sur la France, et quelques uns à l’étranger.

La Chaine Ste Thérèse existe depuis 1996.

Nous sommes accompagnés par un prêtre.

Souhaitez-vous nous rejoindre ? ou nous confier une intention de prière ? [email protected]

Déconstruire notre histoire : Macron se rallie à la “cancel culture”

C’est l’alliance de la grande réinitalisation et de la ‘cancel culture’, l’une portée par la haute finance et le forum de Davos, l’autre par l’islamo-gauchisme. Le but : forger un homme nouveau en faisant table rase du passé.

Invité de l’émission « Face the Nation » sur CBS News dimanche 18 avril, par la journaliste Margaret Brennan, le chef de l’État a évoqué la question raciale, et l’histoire de la Franc :

« Monsieur le Président, la question raciale est un sujet très chaud dans le pays en ce moment. Vous avez dit : ‘Je suis sûr d’une chose, nous ne sommes pas les États-Unis d’Amérique. Nous avons une préférence pour l’égalité, que nous ne trouvons pas aux États-Unis […] Nous sommes attachés à la social-démocratie, à plus d’égalité.’ Qu’entendez-vous par là ? »

Emmanuel Macron a rappelé que la France était un État « colonial » et donc appartient toujours à la catégorie

« des pays coloniaux avec toujours de l’immigration, avec beaucoup de gens venant des anciennes colonies et, par exemple, du continent africain. »

il lance ensuite cette énormité :

« Nous devons déconstruire notre propre histoire. »

Quand un diocèse finance la construction d’une mosquée avec le denier du culte

A l’heure où la crise sanitaire a entraîné de grandes difficultés financières dans les diocèses en raison des restrictions à la liberté du culte, les fidèles du diocèse de Tours sont abasourdis d’apprendre que le denier du culte a été ponctionné pour participer à la construction d’une nouvelle mosquée.

Et si la presse régionale La République n’avait pas interviewé Salah Merabti, président de la communauté musulmane d’Indre-et-Loire, les fidèles catholiques n’en auraient rien su. En matière de transparence, on a vu mieux :

Inlassable ambassadeur d’une mosquée qu’il porte à bout de bras avec quelques fidèles membres du bureau, Salah Merabti compte essentiellement sur les fidèles tourangeaux de la communauté pour financer l’édifice. Ce qui ne l’empêche pas de remercier tous ceux qui, à l’extérieur, ont montré leur solidarité« À Paris, j’ai rencontré le patron de Coca-Cola Algérie qui nous a offert la somme de 150.000 € pour la toiture. C’est exceptionnel. On a eu aussi des dons d’élus de la Métropole, de la communauté juive de Tours et du diocèse, pour la partie cultuelle de la mosquée. C’est réconfortant. »

Mgr Jordy, évêque de Tours a été contraint de publier un communiqué pour justifier ce geste de manière peu convaincante au titre d’un retour d’ascenseur suite à la visite de Jean-Paul II…en 1996.

Boulevard Voltaire a réagi à cet évènement et donne quelques réactions de fidèles :

Ce n’est pas l’avis de nombre de fidèles catholiques qui s’étonnent et s’indignent qu’un tel usage ait été fait de leur denier du culte : « Si j’avais voulu financer la construction dune mosquée, je l’aurais fait directement ! », grince Dominique, paroissien tourangeau (…)

Une justification qui peine à convaincre les mécontents : mettre sur un même pied la visite ponctuelle d’un pape chef d’État et la construction pérenne, dans le paysage, d’un immense lieu de culte ?« Jean-Paul II est parti, la mosquée restera », glisse une fidèl.

Cette initiative n’est pas la seule. En 2015, le diocèse d’Auch avait fait don de 5.000 euros pour la reconstruction d’une mosquée locale, déclenchant une polémique similaire.

Si le don, à Tours, date déjà, ce « bad buzz » tombe, en tout cas, spécialement mal. Il y a quinze jours, L’Express titrait « Comment la crise sanitaire a vidé les caisses de l’Église catholique ». Au-delà de ce facteur conjoncturel, le denier du culte connaît une érosion plus structurelle, liée à une contraction de la base des donateurs – moins de catholiques pratiquants – et au changement de nature, le temps passant, de celle-ci, devenue plus conservatrice. Pas certain que ce type d’initiative la mette en confiance pour dégainer son carnet de chèque (…)

Ceci constitue malheureusement un quatrième exemple à la publication précédente : Pouvons-nous attendre moins de soumission et plus de clairvoyance de la part des représentants de l’Eglise de France ?

 

 

 

Obsession sanitaire et légalisme républicain passent-ils devant le spirituel et la défense de la Messe ?

Réaction de Laurent Dandrieu dans Valeurs Actuelles suite à la mise en examen de deux prêtres de la paroisse Saint Eugène-Sainte Cécile dont se sont malheureusement réjouis certains catholiques et à l’ouverture d’une improbable enquête canonique par le diocèse :

“(…) Alors que l’affaire aurait pu se régler par quelques rappels à l’ordre et, au pis, une amende, l’hystérie médiatique et policière qu’elle a déclenchée n’est pas sans évoquer l’affaire des “dîners clandestins”. Certes, le contexte, comme leur organisateur, Pierre-Jean Chalençon, sont bien plus frivoles. Mais il a bel et bien, lui aussi, été mis en garde à vue pour quelques manquements à la règle passibles d’une amende ; et que les médias aient été obnubilés, des jours entiers, par le fait que quelques personnes ont passé outre les directives gouvernementales pour dîner ensemble a de quoi halluciner. Ce qui, il y a seulement un an, s’appelait “dîner entre amis” a été rebaptisé “mise en danger délibérée de la vie d’autrui”. Il est permis de trouver cela plus inquiétant que les risques supposés pris par M. Chalençon ou par le curé de Saint-Eugène – aucun des deux événements incriminés n’a d’ailleurs suscité de fatal “cluster”.

« Je ne veux pas d’une République de la délation », disait naguère Emmanuel Macron. Or ces deux affaires ont éclaté, justement, à la suite d’une dénonciation – quand bien même celle-ci serait camouflée, sous forme de caméra cachée, en pratique journalistique. La République de la délation, nous y sommes bel et bien, et comment s’en étonner quand le président lui-même a contribué à instaurer un climat de peur, propice à toutes les dérives ?

L’autre aspect désolant de l’affaire Saint-Eugène est qu’elle a souligné, une fois de plus, une certaine faillite épiscopale. On aurait pu s’attendre à ce que le diocèse, tout en rappelant l’importance des mesures sanitaires, appelât aussi à raison garder et dénonçât la garde à vue manifestement disproportionnée de deux de ses prêtres.

Il a préféré hurler avec les loups, relayant dans un premier temps les approximations médiatiques sur la vigile pascale, enclenchant dans un second temps à l’encontre de la paroisse une rarissime procédure d’enquête canonique : on l’épargne le plus souvent, par exemple, à des paroisses où l’on massacre allègrement la liturgie, quand on n’y prêche pas des hérésies diverses ou qu’on n’y fait pas la promotion de l’avortement, sujets a priori plus centraux dans le droit canon que les gestes barrières…

En réalité, cette affaire renforce le malaise ressenti, depuis le début de la pandémie, devant l’attitude d’une grande partie de l’épiscopat, plus soucieuse de légalisme que de profondeur spirituelle. À la traîne de leurs fidèles pour la défense de la liberté de culte, beaucoup ont donné l’impression que l’obéissance à l’État était plus importante que la défense de la messe – au point que Jean-Marie Guénois a pu écrire dans le Figaro que cette affaire a révélé que certains évêques ne croient plus à la présence réelle du Christ dans l’eucharistie.

Plus généralement, là où, depuis un an, on attend que l’Église proclame à temps et à contretemps que la vie ne se réduit pas une donnée biologique, que l’obsession sanitaire prospère sur l’oubli de la vie spirituelle et que le critère d’une vie bonne n’est pas la longévité mais la relation d’amour, on n’aura eu, le plus souvent, que des proclamations répétées de loyauté sanitaire républicaine. Comme si une bonne partie de l’Église avait tendance à oublier sa vocation prophétique pour n’être plus que l’alibi spirituel d’une morale hygiénique laïque. Mais peut-on à vrai dire s’en étonner quand on constate qu’au sommet même de la pyramide ecclésiale, l’impératif de vaccination semble souvent prendre le pas sur le souci de l’évangélisation ?”

Pouvons-nous attendre moins de soumission et plus de clairvoyance de la part des représentants de l’Eglise de France ? Trois exemples

Nous sommes profondément reconnaissants à tous les prêtres et évêques de l’Eglise de France pour leur sacerdoce et respectueux de leur fonction. Et c’est parce que nous avons conscience de nos propres fragilités et insuffisances que nous attendons d’eux parfois plus de clairvoyance, c’est-à-dire plus de discernement, tant à l’égard des pouvoirs publics qu’à l’égard des associations musulmanes et de l’islam, afin d’être fortifiés dans la foi. Trois situations toutes récentes viennent nourrir cette attente.

La première situation tient à la position de l’Eglise de France à l’égard des pouvoirs publics pour la célébration de Pâques.

On sait en particulier que la vigile pascale est censée se dérouler de nuit, la veille du jour de Pâques. En ce printemps 2021, la France était soumise (très soumise) aux diverses interdictions des pouvoirs publics et en particulier d’un couvre-feu.

Or la conférence des évêques de France n’a même pas jugé bon (utile ?) de demander officiellement une dérogation pour la vigile pascale afin de permettre le déroulement des rites catholiques. Des association (Civitas) et parti politique (VIA – La voie du peuple) avaient néanmoins introduit une demande de référé-liberté pour l’obtenir. Cette demande a été rejetée par le Conseil d’Etat qui a, en particulier, justifié son refus en se référant… à l’absence de demande de la part des évêques !

« De nombreuses paroisses ont adapté leurs horaires pour tenir compte de ce couvre-feu en multipliant les offices et en avançant l’horaire des cérémonies se déroulant l’après-midi, notamment pendant la semaine de Pâques…  La Conférence des évêques de France a également proposé des aménagements liturgiques permettant de célébrer la veillée pascale du 3 avril, en tenant compte des restrictions liées au couvre-feu ».

On apprend maintenant que, à sa demande, le CFCM (Conseil français du culte musulman) a obtenu du ministère de l’intérieur l’allégement de ces mêmes contraintes nées du couvre-feu, et non pas pour une journée mais pour la durée du ramadan (un mois) :

L’heure de la première prière musulmane, qui doit avoir lieu avant l’aube et est donc soumise à l’allongement des jours en cette période, est de 5h24 le 13 avril et de 4h18 le 13 mai

Rappelons encore que le refus apporté par le Conseil d’Etat en réponse à Civitas et à Via – la Voie du peuple était justifié

« au regard de la dégradation actuelle de la situation sanitaire justifiant  le maintien d’une mesure d’interdiction des déplacements, entre 19 heures et 6 heures du matin ».

On apprend d’ailleurs aussi qu’il y a quelques facilités offertes aux musulmans après le coucher du soleil au moins dans le département du Tarn selon un journal local. Ainsi, policiers et gendarmes tarnais ont reçu la consigne de ne pas verbaliser les musulmans circulant pendant le couvre-feu dans le créneau 19 heures-22 heures et à partir de 5 heures, pendant la durée du Ramadan fixée cette année du 13 avril au 12 mai. Adressés aux commissariats et aux gendarmeries du département le mercredi 14 et le jeudi 15 avril, les mails que « Le Journal d’Ici » a pu consulter précisent que « les pratiquants sont autorisés par la préfecture à dispenser l’aumône (se traduisant par la livraison de nourriture à des amis, familles…) ». Il est également souligné que « le créneau nocturne correspond à la rupture du jeûne et il est potentiellement susceptible de générer des rassemblements sur la voie publique ou aux abord des mosquées ».

Comme le fait remarquer à juste raison M.B.Carayon, maire LR de Lavaur :

Que des facilités soient accordées à tous pour permettre en particulier aux musulmans de vivre leur foi, en réalité, c’est très bien. Mais pourquoi l’inertie de la Conférence des évêques de France ? Et pourquoi aucune demande d’aucun évêque, alors même que l’on sait que, canoniquement, la CEF n’a aucun pouvoir particulier sur les évêques ?

La deuxième situation tient à l’écriture de tags sur les murs d’un centre culturel musulman de Rennes (et non pas d’une mosquée, comme confirmé dans un tweet du CFCM, quoique l’on n’ait aucune illusion sur la capacité d’associations musulmanes à habiller la construction d’une mosquée sous le vocable de centre culturel, qui permet alors d’exciper de subventions publiques) :

Les réactions au sein de l’Eglise de France ont été nombreuses. La fameuse CEF, le 11 avril, a parlé « d’injures et de menaces adressées à des personnalités musulmanes » et d’ « inscriptions agressives et méprisantes pour les musulmans » ;  l’archevêque de Rennes, Mgr Pierre d’Ornellas, a parlé de « tags insultants ». L’évêque de Beauvais y est allé de « propos haineux et injurieux ».

Le tag est assurément une activité malpropre et dégradante. Cela n’interdit pas néanmoins, avant tout réflexe pavlovien, d’examiner ce qui a été écrit.

Une éventuelle pédophilie de Mahomet (dont on comprend que l’évocation soit blessante pour les musulmans) ne sera pas discutée ici. A peine suggérerions-nous de demander un rapport mémoriel à M.B.Stora qui a maintenant un peu plus de temps libre et qui aime les sujets controversés.

On remarquera que EELV (vous savez, le mouvement qui voudrait contrôler les rêves des enfants) pourrait aussi s’indigner du qualificatif de traître.

Les royalistes sont plutôt bien traités par l’inscription Vive le Roy et de la fleur de lys. Finalement, ce sont peut-être eux les coupables…. En tout cas, aucune de ces deux inscriptions ne peut sérieusement passer pour une injure.

« Les croisades reprendront » pourrait effectivement être considéré comme menaçant. Ce n’est cependant pas un appel au meurtre, et peut-être est-ce l’endroit pour rappeler ce que disait Charb dans un extrait video de 13 secondes :

« Pour le rappeler une énième fois, on a eu en vingt ans 14 procès avec l’extrême-droite catholique, on a eu un procès avec l’islam. Alors, quel est le problème en France ? Est-ce que c’est l’islam ou l’extrême-droite catholique ? En tout cas, pour nous, l’extrême-droite catholique nous a coûté beaucoup plus cher que l’islam ».

La date de l’extrait est inconnue. En tout cas, chose sûre, c’était avant le 7 janvier 2015, date à laquelle Charb a été assassiné avec la rédaction de Charlie Hebdo…

Il y a encore « catholicisme, religion d’Etat », qui fait un peu daté mais pas très opérant ; et une allusion à Charles Martel, auquel les évêques de France pourraient être reconnaissants car il a contribué à nous éviter l’islamisation au 8ème siècle.

Il reste enfin le « Non à l’islamisation » et nous n’osons penser que c’est à l’encontre de ce slogan que les évêques ont manifesté leur soutien au centre culturel. Centre culturel qui, au demeurant, doit contenir plusieurs exemplaires du Coran, riche en appels, toujours actuels, au meurtre des infidèles, des chrétiens, des juifs ou tout autre corrupteur.

La troisième situation tient au début du ramadan.

Comme à l’accoutumée, il y a eu fourmillement de messages de soutien provenant des représentants autorisés de l’Eglise de France. Ces messages sont irritants par deux aspects.

Le premier aspect tient à un amalgame théologique douteux (pour rester sobre) entre carême et ramadan, entre les « trois grandes religions monothéistes » et à leur « Dieu unique » [le même ?] comme abondamment développé dans la lettre du délégué diocésain aux relations avec les musulmans du diocèse de Nîmes :

« Cette année encore les calendriers religieux des trois grandes religions monothéistes sont imbriqués. Le dimanche 28 mars nos frères et sœurs de confession Juive ont fêté Pessah, la Pâque juive, commémorant la sortie d’Egypte des enfants d’Israël, alors que les Catholiques et Protestants entraient dans la semaine Sainte avec le dimanche des Rameaux, commémorant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem; le jeudi Saint, son dernier repas avec les apôtres; le vendredi Saint, sa crucifixion; le samedi Saint, journée du silence de la tombe et la résurrection du Christ fêtée cette année le dimanche 4 avril. Le 13 avril, nos frères et sœurs musulmans vont entrer dans le mois Saint de Ramadan, mois où fut transmis le Coran, alors que nos frères et sœurs Orthodoxe, qui suivent le calendrier Julien, entreront dans leur semaine Sainte le 25 avril et fêteront Pâques le 2 mai… Que le Dieu unique nous guide sur ses chemins, divers et convergents. « Ramadan moubarak » que vos efforts soient agréés ».

Une phraséologie totalement musulmane.

Et Mgr Aubry, évêque de la Réunion, fait dans un syncrétisme également parfaitement musulman :

« La prière, le jeûne et le partage, aujourd’hui même, peuvent réunir juifs, chrétiens et musulmans. Nous avons comme ancêtres communs Adam et Ève, Noé, Abraham, Moïse. Nous vénérons la Vierge Marie ».

Sauf que, par exemple, les musulmans vénèrent dans la Vierge Marie une parfaite petite musulmane…

Le deuxième aspect tient, comme nous y sommes malheureusement habitués dès qu’une éminence catholique s’adresse à un musulman, à la référence à un Dieu miséricordieux :

  • Message de Mgr Aveline, archevêque de Marseille et président du Conseil pour les relations interreligieuses au sein de la CEF : « Nous savons que vous, musulmans, vous allez vous engager dans un mois de jeûne, de prière et d’aumône, fidèles à votre foi en Dieu, le Miséricordieux».
  • L’évêque de Beauvais, Noyon et Senis, Mgr Benoit-Gonnin « prie Dieu, Tendre et Miséricordieux d’éclairer l’intelligence et d’animer le coeur de tous les êtres humains pour qu’ils se reconnaissent toujours d’avantage, membres et frères d’une même humanité».
  • Le service pour les relations avec les musulmans du diocèse de Bourges forme le vœu [écriture inclusive en prime] « qu’en ce mois sacré de bienveillance et de prières, nos ami-e-s-, voisine-s-, connaissances, et plus particulièrement nos allié-e-s- dans le dialogue interreligieux, qu’elles et qu’ils puissent le vivre dans la sérénité avec leur contribution à la Paix entre toutes et tous. Dieu Grand et Miséricordieux accueille ce travail de toutes celles et de tous ceux qui désirent que l’Amour sauve notre monde».
  • Mgr Papin, évêque de Nancy et de Toul, termine ainsi son mot : « Que Dieu, le Miséricordieux, bénisse vos familles et votre communauté ».
  • Message aux musulmans de Privas émanant des communautés catholique et protestante : « Que Dieu miséricordieux vous garde dans sa paix».

Or cette terminologie (parfaitement hallal là encore, c’est-à-dire que c’est un qualificatif dûment accepté par les musulmans) est captieuse comme l’écrivait récemment Le Salon beige car il y a une

« différence substantielle entre une religion dans laquelle Dieu est amour et pour laquelle il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Evangile de St Jean, chapitre 15) et une autre religion dans laquelle Dieu est miséricordieux et la plus grande miséricorde qui peut être accordée est d’accepter de ne pas tuer une personne qu’on aura au préalable définie comme son ennemi » ?

Finalement, on en arrive à être (agréablement) surpris quand le délégué aux relations avec les musulmans du diocèse du Val-de-Marne évoque dans son mot aux musulmans à l’occasion du ramadan « notre foi en Jésus-Christ ».

Et on citera enfin, pour expliquer mieux encore notre désaccord avec la référence quasi unique à un Dieu miséricordieux (car après tout la miséricorde est aussi partie intégrante de la foi catholique) ces extraits d’un article de France Catholique (9/04/2021) consacré au témoignage d’un musulman originaire de Kabylie et converti au catholicisme, et titré « C’est avec l’amour que le Seigneur m’a attrapé ». A la question « La conversion a-t-elle été le fruit d’un long cheminement », l’homme répond :

« Ce que me disait mon ancienne petite amie chrétienne sur Dieu a joué le rôle de déclic. Un soir, je me confiais et lui partageais cette peur de Dieu dans mon ancienne religion, ainsi que les prêches sur le châtiment, les punitions, l’enfer et tous les interdits qui m’empêchaient de mener une vie sereine. Elle m’a dit alors que son Dieu à elle était un Dieu d’amour. Tout le contraire de ce que l’on m’avait appris ! ».

Et plus loin, à la question « Qu’avez-vous découvert lors de votre conversion ? », il répond d’abord :

« Enormément ! L’amour infini de Dieu, qui me permet d’aimer mes prochains et de prier pour eux, y compris pour mes ennemis ».

Quand les évêques de France, parlant aux musulmans, confesseront-ils notre foi dans un Dieu d’amour ?

De marxiste à royaliste

Ancien militant du Front de gauche, communiste convaincu, Thibault Devienne est devenu royaliste et a participé aux manifestations des gilets jaunes. Il est interrogé par VA+ :

M. : “si j’avais été un migrant musulman j’aurais été mieux accueilli par l’Eglise qu’en tant que musulman qui découvre le Christ”

M., ancien musulman devenu catholique, a été interrogé dans l’Appel de Chartres. Extrait :

[…] lorsqu’on arrive ainsi de l’Islam au catholicisme, qu’est-ce qu’on trouve et qu’est-ce qui manque ?

Je pense que si j’avais été un migrant musulman j’aurais été mieux accueilli par l’Eglise qu’en tant que musulman qui découvre le Christ parce qu’il n’y a rien pour ça ou presque. Accueillir un migrant, accueillir un pauvre ça c’est facile. Mais accueillir quelqu’un qui a quitté une religion, parfois a été rejeté, persécuté c’est autre chose. Les convertis nous dérangent parfois culturellement, mais aussi religieusement, au nom du dialogue interreligieux. Quelqu’un qui arrive et dit « Mais vous avez un trésor, j’ai goûté à ce trésor pourquoi ne voulez-vous pas le partager au plus grand nombre ? », on dira de lui très souvent que c’est le feu du converti, ça va se calmer. En fait c’est par de telles paroles qu’on éteint ce feu. On se pose des questions en se disant « c’est peut-être moi le problème » : il faut être discret avec nos coreligionnaires d’origine parce que l’apostasie est passible de peine de mort, il faut être discret dans notre nouvelle communauté parce qu’il ne faut pas bousculer le dialogue interreligieux, il ne faut surtout pas évangéliser les musulmans etc… Difficile de se positionner.

Pourtant il y a de nouvelles conversions régulièrement, cela veut dire qu’à un moment on leur a tendu la main tout de même ?

Beaucoup vous disent qu’ils ont essuyé deux voire trois refus de prêtres qui ont peur du scandale, qui veulent la discrétion et préfèrent ne rien faire. Fort heureusement tous les prêtres ne font pas comme ça, mais il y a peu de structures, même laïques pour aider et accompagner ces personnes, les intégrer ensuite dans la communauté paroissiale ; c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle nous avons fondé à plusieurs Missions Ismérie. Nous organisons d’ailleurs un pèlerinage le 5-6 juin prochain à Notre-Dame de Liesse pour leur permettre de se retrouver. Le but est de répondre à ces problématiques d’accueil et d’accompagnement humain, matériel et professionnel. Cela permet aussi aux membres laïcs de se former et de suivre un catéchumène… […]

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