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Un pilote survit 38 jours dans la jungle

Un pilote brésilien, Antonio Sena, a survécu au crash de son avion et à 38 jours dans la jungle. Ce qui est, en soi, un bel exploit et une belle protection de la Providence. Mais “l’affaire” devient encore plus intéressante quand on regarde la vidéo mise en ligne par le Parisien: à la fin, nous constatons que le pilote portait un T-shirt marqué du Sacré-Coeur. Une belle histoire à apprécier d’autant plus que les temps sont moroses!

De la Résurrection du Christ à la loi sur l’euthanasie

Mgr Le Saux, évêque du Mans, était invité de RCF Sarthe pour parler de la Résurrection… et de son opposition à la loi sur l’euthanasie.

Marthe Robin : le père Vignon répond au carme Conrad de Meester

Pour contribuer au débat autour de la personnalité de Marthe Robin, accusée récemment de ‘fraude mystique’, le père Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence, qui a bien connu Marthe Robin et le père Georges Finet, spécialisé en droit canonique, théologie spirituelle et mystique durant ses études à Fribourg, Rome et Paris, publie un ouvrage intitulé Marthe Robin en vérité.

Sans pouvoir répondre à toutes les questions soulevées autour de la personnalité hors du commun de Marthe Robin, le père Vignon tente de défendre la Vénérable, en s’appuyant sur l’importante documentation qu’il a rassemblée depuis quarante ans, sur sa formation en théologie mystique comme sur des faits et des témoignages. Il évoque aussi la personnalité du père Finet qui a accompagné Marthe. Il dénonce notamment les tentatives de récupération de Marthe Robin, par un certain nombre d’oeuvres ecclésiales, dont certaines sont dans la tourmente.

Eric Zemmour : « Le quinquennat de Macron restera sans doute pour les petites entreprises le pire mandat depuis 50 ans »

Eric Zemmour face à Alain Griset, le ministre délégué aux PME

“L’immigration qu’on fait venir abaisse le niveau scolaire. C’est une bombe à retardement pour nos entreprises, qui ne trouvent plus de main d’œuvre qualifiée”

Après l’épisode Poltron et Sofa, M. Orban a du mouron à se faire

La description par Bernard Antony relayée sur Le Salon beige de la fameuse rencontre des cadors de l’Union européenne avec M.Erdogan est assez piquante :

« la présidente de la Commission européenne, traitée comme un rebus de harem par le méprisant sultan ottoman Erdogan dégoulinant de mépris. Et ce, sans la moindre réaction de dignité, sinon de fierté, de cette pitoyable dirigeante mûre pour toutes les soumissions et pas davantage du grotesque lourdingue Charles Michel, le président du Conseil européen. Les choses se sont ainsi déroulées : alors que ces trois personnages entrent dans le salon de réception de la présidence, Erdogan s’installe le premier dans son fauteuil sans le moindre geste de prévenance pour faire prendre place aux deux autres. Le goujat Michel, se souciant nullement de ce qu’il n’y a qu’un seul autre fauteuil de disponible, se l’attribue et s’y asseoit sans se préoccuper d’Ursula. Celle-ci demeure seule, debout, désemparée. Aucun huissier, aucun majordome, aucun serviteur n’est là pour lui apporter un siège. Erdogan n’en a cure. Les conversations publiques à Ankara, c’est l’affaire des hommes ».

Il manque juste le fait que, pendant que Messieurs Erdogan et Michel sur leurs fauteuils étaient sans masque, Mme Van der Leyen restait elle masquée, magnifique symbole de l’empêchement de parler.

Le Cercle Audace en a un peu rajouté avec le tweet suivant :

Et un article du Figaro offre quelques points à l’analyse

  • Pour ce qui est du protocole, les textes de l’UE sont clairs. À l’étranger, le président du Conseil européen a un statut de chef d’État et le président de la Commission est assimilé à un premier ministre. Une lecture des textes que réfutent les équipes de « VDL » et que contredisent d’anciens clichés, pris lorsque les deux institutions de l’UE étaient présidées par des hommes.

  • Ankara a réagi dès jeudi matin. « Les demandes de l’UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à leur demande. Nos services de protocole se sont rencontrés avant la réunion et leurs demandes (de l’UE) ont été respectées », a déclaré le chef de la diplomatie turque.

  • Les équipes du Conseil européen ont diffusé à leur tour une note rédigée par leur service du protocole. Il s’était rendu à Ankara lundi pour préparer le déplacement. Mais n’aurait pas pu avoir accès à « la pièce aux canapés ». « Si la salle du tête-à-tête avait été visitée, nous aurions suggéré à nos hôtes de remplacer, par courtoisie, le canapé par deux fauteuils pour la présidente de la Commission », peut-on lire dans cette note. «Ils n’auraient jamais dû accepter de ne pas voir cette pièce. Ils auraient dû demander à entrer au moins une minute pour prendre une photo», réagit un diplomate, en pointant «une évidente impréparation».

  • Charles Michel a fait un nouveau mea-culpa jeudi soir, sur la chaîne de télévision belge LN24. « J’aimerais beaucoup rembobiner et veiller à ce qu’il n’y ait aucune ambiguïté (…) mais j’avais la conviction que réagir aurait créé des dégâts bien plus graves sur nos relations diplomatiques avec la Turquie».

Le plus étonnant de l’affaire est qu’on y trouve matière à étonnement. D’un côté, on connaît M.Erdogan. Et de l’autre, comment s’étonner qu’un homme choisi pour être inodore et sans saveur et qu’une femme choisie pour être la voix de l’Allemagne (avec le soutien zélé de M.Macron) dont on connaît la peur face à d’éventuelles réactions des turcs présents en nombre sur son territoire, agissent comme des carpettes à rebours de toutes les grands principes qu’ils claironnent pourtant si fièrement ? Et quand a-t-on déjà vu l’UE être capable de faire preuve de puissance ?

C’est la Hongrie et la Pologne qui doivent maintenant se préparer. Les deux pleutres d’Ankara vont certainement vouloir faire démonstration de force. Ce n’est pas grave, ils se vengeront sur les petits de leur propre camp. C’est plus sûr.

Un belvédère pour la vie

Le sanctuaire Notre-Dame de Grâces à Cotignac accueille désormais un belvédère pour la vie béni par Mgr Dominique Rey le 8 avril. Des neuvaines permettent à ceux qui le souhaitent de recueillir les fruits espérés s’agissant de :

Les couples en espérance d’enfant, ainsi que tous les parents en souffrance peuvent venir se recueillir auprès de la sculpture de l’Offrande de l’Agneau et déposer leurs intentions à Notre-Dame qui protège l’enfant à naître. Frère Hubert-Marie de Bazelaire, recteur du sanctuaire, et Guillaume d’Alançon, concepteur du projet, nous en parlent.

C’est arrivé un 9 avril…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 avril : saints du jour français ou en France.
    • St Liboire, évêque du Mans au IVe siècle
    • St Hugues, évêque de Rouen († 730)

À Jumièges, en 730, le trépas de saint Hugues, qui fut évêque de Rouen et gouverna en même temps le monastère de Fontenelle ainsi que les Églises de Paris et de Bayeux, enfin l’abbaye de Jumièges, pour ne pas laisser ces bénéfices dans des mains indignes, et c’est dans ce dernier lieu qu’il se retira et mourut.

  • St Gaucher, chanoine régulier († 1140)

À Aureil, dans le Limousin, en 1140, saint Gaucher, chanoine régulier, qui fut pour le clergé un modèle de vie commune et de zèle des âmes.

  • Bse Marguerite Rutan, sœur de la Charité vierge et martyre († 1794)

Marguerite Rutan naît à Metz (Lorraine) le 23 avril 1736. Sa famille nombreuse (15 enfants) était fort modeste.

Entrée, en 1757, chez les filles de la Charité, elle fut envoyée à Dax avec cinq autres sœurs, sur la demande de l’évêque, pour diriger l’hôpital qu’il construisait dans sa ville.

Lorsque la Révolution éclata et que certains réclamèrent l’expulsion des sœurs, l’évêque constitutionnel, Saurine, se prononça énergiquement pour leur maintien.

Après la suppression des ordres religieux, les sœurs de St Vincent de Paul changèrent leur nom en celui de Dames de la Charité et continuèrent avec le même dévouement le service des pauvres.

Le 3 octobre 1793, les religieuses eurent à choisir : prêter serment à la Constitution ou être expulsées ? Toutes refusèrent de jurer. Les services qu’elles rendaient aux pauvres et aux malades de la ville étaient tels qu’on n’osa pas tout d’abord demander leur renvoi. La Terreur cependant, s’était installée à Dax : la maison des Capucins et celle des Carmes avaient été transformées en prison.

A la fin de l’année, Sœur Marguerite fut accusée d’avoir « par son incivisme, cherché à corrompre et à ralentir l’esprit révolutionnaire et républicain » (des militaires en traitement à l’hôpital) et fut envoyée à la maison de réclusion des Carmes.

Le 8 avril 1794, la commission extraordinaire fit comparaître la religieuse, ainsi que le père Jean Eutrope de Lannelongue, curé de Gaube et prêtre réfractaire. Tous deux furent guillotinés le lendemain ; le prêtre fut exécuté le premier, sous les yeux de Sœur Rutan. Marguerite chanta le Magnificat dans sa marche vers l’échafaud, repoussa le bourreau en disant « Aucun homme ne m’a jamais touchée » puis ôta elle-même son mouchoir de tête et ses fichus de cou. Leurs corps furent jetés dans une fosse commune au cimetière des Capucins.

Marguerite Rutan a été béatifiée, dans le cadre exceptionnel des arènes de Dax, le dimanche 19 juin 2011, fête de la Très Sainte Trinité.

Près de 7 000 personnes ont participé à la cérémonie présidée par le cardinal Angelo Amato, représentant du pape, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, en présence aussi du cardinal Jean-Louis Tauran, préfet du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, et d’une dizaine d’évêques de toute l’Aquitaine, accueillis par Mgr Philippe Breton, évêque d’Aire et Dax.

  • le 9 avril 715 : décès du pape Constantin 1er.

A ne pas confondre avec l’anti pape Constantin II, il condamne la doctrine monophysite qui affirme que le Christ n’a qu’une nature.

  • le 9 avril 999 : élection du pape Sylvestre II, premier pape français.
  • le 9 avril 1004 ou 1024 : décès du pape Benoît VIII.

Pape du 18 mai 1012 au 9 avril 1024, Benoît VIII est né dans la région de Latium, en Italie. Il doit lutter contre les Sarrasins venus en 1016 envahir ses États, et se met à la tête des troupes qui écrasent l’envahisseur.

  • le 9 avril 1498 : la reine Anne rétablit la chancellerie de Bretagne.

Elle nomme Guéguen évêque de Nantes, en remplacement de d’Espinay, transféré au siège de Léon. Surtout elle marque par ce geste que, bien qu’ayant le même souverain, la Bretagne et la France reste deux Etats indépendants, mais unis.

  • le 9 avril 1553 : décès à 59 ans de François Rabelais, médecin et écrivain, et prêtre français de la Renaissance.
  • le 9 avril 1555 : élection du pape Marcel II.

Marcello Cervini est élu 222e pape de l’Église catholique. Son règne est parmi les plus courts, 20 jours. Il est le dernier pape à choisir comme nom de règne son prénom de baptême.

  • le 9 avril 1682 : René Robert Cavelier de la Salle prend possession du Mississippi au nom de Louis XIV.

Ancien jésuite ayant demandé à quitter la compagnie de Jésus, René Robert Cavelier de la Salle explore la région des Grands Lacs, il y bénéficie en 1674 de l`octroi d’une concession foncière provenant d’un ami prestigieux, accordée par le gouverneur Frontenac. Il construit au bord du lac Ontario un immense fort qu’il baptise fort Frontenac. Puis, il entreprend l’exploration du Mississipi en 1682 et déclare le territoire comme appartenant à La France et au Roi Louis XIV. Le 9 avril 1682, il baptise l’embouchure du Mississippi du nom de « Louisiane » en l’honneur du Roi Louis XIV.

Il fait dresser une croix sous laquelle est fixée une plaque portant l’inscription suivante : «Au nom de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, le 9 avril 1682. »

Le procès-verbal de la cérémonie rapporte ses paroles:

« Je, René-Robert Cavelier de La Salle, en vertu de la commission de Sa Majesté que je tiens en mains, prêt à la faire voir à qui il pourrait appartenir, ai pris et prends possession, au nom de Sa Majesté et de ses successeurs de sa couronne, de ce pays de la Louisiane, mers, havres, ports, baies, détroits adjacents et de toutes les nations, peuples, provinces, villes, bourgs, villages, mines, minières, pèches, fleuves, rivières compris dans l’étendue de ladite Louisiane. »

Prise de possession de la Louisiane, par Jean-Adolphe Bocquin, 1870s. (gallica-BnF)

  • le 9 avril 1736 : une ordonnance royale normalise la tenue des registres de l’Etat Civil.

Elle prescrit aux curés de paroisse de fournir une copie des actes de baptême et de mariage.

  • le 9 avril 1794 : les sbires de Turreau poursuivent l’œuvre de mort.

La colonne Dusirat revient tuer et incendier à Chanzeaux

  • le 9 avril 1834 : début de la répression de la révolte des Canuts à Lyon.

Le 9 avril 1834, à Lyon, débute la seconde insurrection des Canuts. Après l’échec des grèves de février, l’accord sur les prix annulé dès qu’il fut signé, et le vote de la loi contre les associations ouvrières, la condamnation des « meneurs » de février, qui sont en fait des mutuellistes, met le feu aux poudres. Le 13 la semaine sanglante commence.

La mythologie gauchiste a récupéré cette révolte, pourtant il s’agit du dernier sursaut des corporations telles qu’elles existaient avant la révolution. Les Canuts étaient propriétaires de leur outil de travail

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, (Ed. Perrin, chapitre X, pages 225 à 228) rappelle que cette révolte n’est en rien une révolte révolutionnaire comme les socialistes de la IIIème république vont réussir à le faire croire. Les Canuts propriétaires de leur outil de travail, sont de petits artisans, qui fonctionnent sur le mode des corporations d’avant la révolution. Ils sont le dernier symbole d’une économie française régulée par la loi. La bourgeoisie révolutionnaire triomphante a installé des usines industrielles qui permettent de vendre à moindre coût.

Plus de 600 canuts sont tués, 10.000 passent en jugement.

  • le 9 avril 1898 : loi organisant les chambres de commerce.

Ou comment contrôler le développement économique local en France…

  • le 9 avril 1917 : bataille de la crête de Vimy.

Pendant 3 jours, les Canadiens, sous les ordres des britanniques, combattent pour prendre une position fortifiée allemande, la crête de Vimy, qui avait déjà résisté aux assauts des anglais. C’est une victoire importante, où meurent 10 602 hommes. La France fera don au Canada du terrain, d’une étendue de 250 hectares, où sera construit le Mémorial canadien de Vimy.

  • le 9 avril 1918 : premier jour de la bataille de la Lys.

Cette offensive allemande, lancée après l’apport des troupes ramenées de Russie à la suite de la paix signée avec les soviets (Traité de Brest-Litovsk) dure 20 jours. L’effort allemand se fait dans les Flandres, entre Armentières et La Bassée. C’est un échec.

  • le 9 avril 1943 : Sauckel exige de la France 220 000 ouvriers supplémentaires.

L’Allemagne pille toutes les ressources européennes pour nourrir son effort de guerre. En France le STO ne fonctionne pas assez bien selon les Allemands.

  • le 9 avril 2003 : le régime de Saddam Hussein en Irak tombe après 24 ans de pouvoir.

Messes supplémentaires à la paroisse St-Eugène Ste-Cécile

Communiqué de l’abbé Guelfucci, curé de la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile à Paris :

Suite aux dernières épreuves de la communauté paroissiale dues à de graves incompréhensions lors de la diffusion de la Vigile Pascale, nous réaffirmons notre volonté d’assurer la paix dans la prière.

AINSI, afin de mieux aborder les Offices de Dimanche 11 avril 2021
Une messe sera ajoutée à 13h00.
(et en semaine à 18h00)

DIMANCHE
8h15 : Messe en forme extraordinaire en latin
9h45 : Messe chantée en forme ordinaire en français
11h00 : Messe grégorienne chantée en forme extraordinaire en latin **
13h00 : Messe en forme extraordinaire en latin
16h00 : Messe en forme extraordinaire en latin
Vêpres à 17h45 le dimanche, également retransmises sur la chaine : itemissaest
19h00 : Messe en forme extraordinaire en latin privée avec orgue**

** Messes retransmises sur la chaine YouTube, : itemissaest

Messes en semaine du lundi à vendredi: : 7h30 : Messe en forme extraordinaire en latin
12h45 : Messe en forme ordinaire en français
18h00 : Messe en forme extraordinaire en latin en privé retransmise : 19h00 : Messe en forme extraordinaire en latin**Samedi : : : 7h30 : Messe en forme extraordinaire en latin
9h30 : Messe en forme extraordinaire en latin**
12h45 : Messe en forme ordinaire en français

Les fidèles sont invités à privilégier autant que possible les messes de 8h15, 13h ou 16h.

Le diplomate européiste ne vaut pas plus cher que le tyran oriental

Sur Liberté Politique, Constance Prazel revient sur l’humiliation d’Erdogan à l’égard de la présidente de la Commission européenne et souligne :

Mais le scandale est aussi du côté de Mme von der Leyen. N’a-t-elle donc aucun reste de fierté ? A quoi sert de vivre à l’heure du féminisme prétendument triomphant, si une dirigeante de ce niveau n’est pas en mesure d’en imposer à deux hommes ? Il ne fallait pas se contenter de râcler la gorge, il fallait hausser le ton, et si besoin, quitter la pièce en claquant la porte. Au lieu de cela, elle a préféré se soumettre, en allant se mettre au coin, comme un enfant pris le doigt dans le pot à confiture. Son porte-parole a expliqué en termes choisis qu’elle avait « décidé de passer outre et de donner la priorité à la substance sur le protocole. » La formule est élégante, mais laisse pantois, devant une telle démission consentie.

Le comble du scandale revient enfin à Charles Michel, qui a pour l’occasion fait preuve d’une rare goujaterie. Qu’Erdogan provoque, il n’y a malheureusement aucune surprise à cela. Il est dans son rôle, le crachat à la figure de l’Occident fait même partie de son programme politique. Mais on aurait attendu de Charles Michel qu’il soit ici le garant de l’élégance occidentale. La seule réponse adaptée à la muflerie turque aurait dû être, pour lui, de céder galamment sa place à Ursula von der Leyen. Voilà qui aurait eu de l’allure ! Mais il a préféré ne pas broncher, dans un geste d’une nullité achevée. Peut-être a-t-il hésité parce qu’on lui a appris, à Bruxelles, qu’être galant, c’est être sexiste et condescendant vis-à-vis des femmes. La belle affaire. A sexisme, sexisme et demi : désormais, aux yeux du monde, le diplomate européiste ne vaut pas plus cher que le tyran oriental.

Cette triste histoire de chaises musicales ne relève malheureusement pas de l’anecdote. Elle nous renseigne au plus haut degré sur l’échec profond de l’entreprise de l’Union européenne, qui, n’étant structurée par aucune valeur profonde et essentielle, est incapable d’incarner une voix diplomatique crédible. Victime tremblante et consentante, elle offre son cou au sabre de l’islam, sans la moindre envie de lutter, de promouvoir et de défendre son modèle de civilisation. La démocratie des Lumières sans le terreau du christianisme est bien incapable d’offrir un bouclier sérieux aux entreprises conquérantes des adorateurs de Mahomet. Nous n’avons pas fini de rester sur le canapé.

Si vous passez sur un pont et voyez quelqu’un s’apprêter à franchir le parapet pour se jeter à l’eau, que ferez-vous ?

Extraits du débat sur l’euthanasie hier à l’Assemblée :

Xavier Breton, pour soutenir l’amendement no 34 :

La question que pose l’examen du présent texte est la suivante : veut-on s’inscrire dans une continuité par rapport aux lois Leonetti de 2005 et Claeys-Leonetti de 2016, ou souhaite-t-on introduire une rupture ? Que l’on soit pour ou contre, il est clair que ce texte nous invite à une rupture, à la transgression d’un interdit majeur de notre société : ne pas provoquer délibérément la mort. Ce principe est valable pour tous les citoyens et au premier chef pour les médecins, bien entendu, puisqu’il est inscrit dans le serment d’Hippocrate.

Peut-on, parce qu’on privilégie une éthique de l’autonomie et de la liberté, remettre en cause cette éthique de la fragilité et de la vulnérabilité sur laquelle est fondée notre législation ? J’entendais tout à l’heure notre collègue Olivier Faure déclarer qu’une vie digne est une vie au cours de laquelle à chaque étape, chacun est libre de choisir son destin. Il réduisait ainsi la dignité à la liberté ; la dignité intègre la liberté, bien sûr, mais elle ne s’y réduit pas. Celui qui n’est pas en mesure de choisir parce qu’il est handicapé, trop petit ou trop âgé, lui aussi a une vie digne. On voit bien que la liberté ne peut être le seul critère pour traiter ces sujets : il faut prendre en compte la vulnérabilité.

Si vous passez sur un pont et voyez quelqu’un s’apprêter à franchir le parapet pour se jeter à l’eau, que ferez-vous ? Allez-vous l’y aider, au nom de l’éthique de l’autonomie selon laquelle « chacun fait ce qu’il veut » ? Ou bien, au contraire, guidés par l’éthique de la vulnérabilité, chercherez-vous à le secourir ?

Patrick Hetzel, pour soutenir l’amendement no 50.

Ce débat nous conduit à nous poser quelques questions éthiques fondamentales, certaines touchant à la vulnérabilité et d’autres à la manière de concevoir la dignité. Il est surprenant de voir passer largement sous silence ce triptyque fondamental de la loi Claeys-Leonetti : personne ne doit mourir dans l’isolement ; personne ne doit connaître d’acharnement thérapeutique ; personne ne doit souffrir.

Avant de vouloir changer quelque texte que ce soit, les législateurs que nous sommes doivent se poser les questions suivantes : la loi est-elle bien appliquée ? Et si elle rencontre des problèmes d’application, comment peut-on les résoudre ? Nous assistons à une sorte d’emballement pour légiférer alors que nous ne disposons pas d’un bilan des textes en vigueur. Vous avez d’ailleurs indiqué vous-même, monsieur le ministre, qu’il n’y avait sans doute pas assez de moyens pour les soins palliatifs. Nous devons donc avant tout faire en sorte que la loi de 2016 puisse s’appliquer pleinement.

Certains d’entre nous jouent le rôle de lanceurs d’alerte, estimant que cette proposition de loi pose une question fondamentale que nous ne pouvons passer sous silence : l’ultime geste thérapeutique serait-il de donner la mort ?

Évaluation des vaccins à la lumière de Lévitique 19

De Jacques Duverger :

Le Lévitique est un livre qui retient malheureusement peu l’attention parmi les lecteurs de la Bible. Pourtant, le verset Lv 19.18 est connu de tous : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel ». Et ce verset s’inscrit dans une liste de commandements destinés à donner une compréhension explicite et objective à ce « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Ce commandement s’inscrit dans une compréhension de l’ordre objectif de la création de Dieu. Le verset Lv 19.19 qui suit en est une des premières applications : « Vous observerez mes lois. Tu n’accoupleras point des bestiaux de deux espèces différentes (כִּלְאַ֔יִם, kil·’a·yim). »

Les kilayim désignent dans la loi juive les mélanges interdits par la Bible, en particulier les croisements entre espèces.

Sommaire

  1. Kilayim ou la transgression de Lévitique 19
  2. Kilayim ou le principe téléologique de Lévitique 19
  3. Culture des vaccins et cellules animales
  4. Kilayim et vaccin sur cellules Vero

Conclusion
1.    Kilayim ou la transgression de Lévitique 19

Examinons deux croisements d’animaux, celui entre un cheval et un âne et celui entre un tigre et un lion, pour illustrer les conséquences d’un premier niveau de transgression de Lévitique 19.19.

Le bardot est issu du croisement d’un étalon et d’une ânesse. Comme la plupart des hybrides, le bardot est statistiquement stérile en raison du nombre impair de ses chromosomes. Le cheval possédant 64 chromosomes (32 paires) et l’âne 62 (31 paires), le bardot en a 63. Il hérite d’un système reproducteur incomplet.

Il est parfois confondu avec le mulet et la mule, issus du croisement inverse entre un âne mâle et une jument. Les mulets sont également le plus souvent stériles. Ce sont les différences de structures chromosomiques chez les deux espèces génitrices qui sont responsables du problème d’appariement des chromosomes au cours de la méiose, plutôt que le nombre impair de chromosomes des mulets. Ces hybrides présentent d’autres problèmes de santé, en particulier des problèmes de compatibilité d’anticorps.

Le ligre est un félin hybride né de l’union d’une tigresse et d’un lion mâle. L’union d’une lionne et d’un tigre mâle donne un tigron. On ne rencontre jamais d’hybrides félins de ce type dans la nature, du fait de l’éloignement géographique dans de nombreux cas, ainsi que des périodes de reproduction différentes et surtout du comportement différent de chaque espèce vis-à-vis de l’autre. Le mâle ligre, contrairement à la femelle, est stérile.

Les ligres sont les plus grands des félins, puisqu’ils pèsent parfois plus lourd que les deux parents réunis. On parle parfois à tort de « vigueur hybride » pour justifier la taille importante des ligres. En réalité, le ligre profite d’un gène du lion (mâle) qui favorise la croissance de son petit dans le but de le rendre plus fort (donc mâle dominant). Ainsi la lionne a développé le gène inhibiteur de cette croissance afin de pouvoir porter son petit avant la naissance. En revanche, lorsqu’un lion s’accouple avec une tigresse, rien ne « freine » la croissance du petit (et inversement, lorsqu’un tigre s’accouple avec une lionne). Dans les faits, le ligre développe souvent de graves problèmes liés à sa taille imposante, à la façon des « géants » humains qui souffrent très souvent de graves troublesmusculosquelettiques. Ses capacités de prédateur et donc de survie à l’état sauvage sont fortement compromises.

Le Beijing Genomics Institute, dans le cadre d’un projet de séquençage des génomes des grands félins, a aussi séquencé les génomes et épigénomes d’un ligre et d’un tigron, travail qui a montré que les deux félins hybrides ont des phénotypes différents en dépit d’être génétiquement identiques, ce qui confirme l’importance de l’épigénome.

Mais ce précepte se limite-t-il uniquement à l’interdiction de croiser des espèces différentes comme un cheval et un âne, un tigre et un lion ou un dromadaire (mâle) et un lama (femelle) ?

Le principe énoncé par Lévitique 19.19 ne s’inscrit-il pas dans une dimension plus large, celle de la vocation du peuple sacrificateur de Dieu appelé à discerner l’ordre du cosmos dans le domaine végétal, dans le règne animal, à la suite d’Adam qui « désigna par leurs noms tout bétail, tout oiseau du ciel et toute bête des champs » (Gn 2,20). Cette vocation scientifique trouve des échos dans les classifications zoologiques d’Aristote, à la suite de Salomon qui, comblé de la sagesse qu’il a reçue de Dieu, « a parlé sur les arbres, depuis le cèdre du Liban jusqu’à l’hysope qui sort de la muraille ; il a aussi parlé sur les animaux, sur les oiseaux, sur les reptiles et sur les poissons » (1 Rois 4.33).

Lévitique 19.19 énonce le principe d’un respect des barrières entre espèces, barrières discernées et nommées par Adam en Genèse 2 et précisées par Moïse dans un monde après la chute en Lévitique. Il s’agit d’une condamnation ferme de toute hybridation d’espèces, que ce soit par accouplement d’élevage ou biotechnologie. Les classifications bibliques, zoologiques et botaniques, font écho à l’activité créatrice de Dieu qui crée les choses en les nommant et manifeste sa bonté dans cette sage diversité des espèces. L’homme est amené à discerner cette diversité, ses lois et ses finalités.

2.    Kilayim ou le principe téléologique de Lévitique 19

L’intelligence de la loi des espèces comme composante de la création de Dieu a pour principe fondateur ce kilayim –  כִּלְאַ֔יִםdans l’ordre de la reproduction, mais il éclaire d’autres transgressions possibles, en particulier des désordres dans l’alimentation du règne animal.

La maladie de la vache folle, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), en est un exemple. Cette infection dégénérative du système nerveux central des bovins est causée par un prion, une particule protéique infectieuse, qui provenait des farines animales nourrissant les élevages. Je cite :

« Les parties d’os et de viande non utilisées dans l’alimentation humaine, les animaux morts ramassés en ferme par les services d’équarrissage constituent les principaux déchets de l’industrie de la viande bovine. Ils sont séparés de leurs graisses par cuisson avant d’être réduits en farine. C’est la consommation par les bovins de farines animales issues de tissus calcinés provenant de bovins ou d’ovins et contaminés par les prions qui est à l’origine de l’épidémie.

Initialement, ces farines étaient stérilisées à hautes températures et une étape d’extraction des graisses par solvants organiques permettaient, sans que personne ne le soupçonne, de détruire d’éventuels prions pathogènes. Mais en 1981, les températures de stérilisation ont été abaissées et l’étape d’extraction des graisses par solvants a été éliminée. Cette simplification du protocole visait à améliorer la rentabilité de la filière, d’une part en préservant mieux les protéines contenues dans les farines, d’autre part en diminuant les achats de solvants et d’énergie dont les coûts avaient beaucoup augmenté après les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979… Le prion a alors pu être distribué dans les farines animales à grande échelle via les aliments du bétail, et les animaux contaminés et abattus étaient à leur tour réduits en farines, ce qui aggravait le phénomène. »

L’interdiction du Lévitique de manger des charognards aurait pu nous mettre sur la piste. Par absence de métaphysique, par manque de discernement sur l’ordre des choses et leur finalité dans le dessein de Dieu, l’industrie agroalimentaire et les pouvoirs publics se sont placés sur le terrain de la mort.

3.    Culture des vaccins et cellules animales

Les cellules Vero sont une lignée cellulaire utilisée pour les cultures cellulaires. La lignée Vero fut isolée à partir de cellules épithéliales de rein extraites d’un singe vert africain. La lignée a été développée en 1962 au Japon. La souche originale fut nommée Vero d’après l’abréviation de Verda Reno qui signifie rein vert. Ces cellules servent à la culture de virus pour la préparation de vaccins (rage, poliomyélite, grippe, dengue, SARS-CoV-2 (VLA 2001, Valneva)).

Les risques potentiels associés aux développements de produits biologiques cultivés dans des cellules animales font l’objet de publications régulières d’organismes comme l’OMS ou la FDA. Les principaux risques sont liés à la contamination des cellules et se répartissent en trois catégories : la présence de virus, d’acides nucléiques cellulaires (ADN et ARN), de protéines.

Ces cellules peuvent contenir des virus ou avoir des gènes viraux intégrés dans leur ADN.

De nombreuses contaminations ont été signalées sur des cultures de cellules CHO par le Consortium on Adventitious Agent Contamination in Biomanufacturing (CAACB), un consortium de l’industrie biopharmaceutique qui recueille des données sur les contaminations virales dans les opérations de culture cellulaire. Les cellules CHO sont une lignée cellulaire issue d’ovaires de hamster de Chine. Les rongeurs peuvent héberger des rétrovirus exogènes et endogènes potentiellement zoonotiques.

Les cellules d’insectes ont récemment été utilisées pour la production de vaccins, et diverses lignées de cellules d’insectes pourraient être utilisées pour la production de produits biologiques à l’avenir. De nombreuses lignées cellulaires d’insectes ont des transposons endogènes et des particules de type rétrovirus.

L’utilisation de ces cellules pour cultiver des vaccins qui seront injectés à l’homme constitue un kilayim – la transgression d’une frontière inter-espèce, en introduisant dans le corps du vacciné un matériau biologique d’une autre espèce par les contaminations liées à la production du vaccin. Certains vaccins sont cultivés sur des cellules d’embryon de poulet, d’autres sur des cellules rénales de hamster – un rongeur, un animal impur en Lévitique, d’autres sur des cellules d’embryon de canard. Pour illustrer notre propos, nous prendrons l’exemple d’une contamination sur des cellules Vero.

4.    Kilayim et vaccin sur cellules Vero

Dans son livre magistral Vaccinations – Les vérités indésirables – S’informer, Choisir, Assumer, Michel Georget écrivait – je cite :

Plusieurs théories ont été échafaudées pour tenter d’expliquer l’origine du sida. L’une d’entre elles suppose que le virus VIH est le résultat d’expériences de recombinaisons génétiques effectuées dans les laboratoires militaires américains dans le cadre des recherches sur la guerre bactériologique.

Pour des raisons que l’on ignore, ces expériences auraient mal tourné et le virus se serait « échappé ». Une autre éventualité est que le sida se serait répandu à la suite d’essais de vaccinations contre l’hépatite B effectués sur les homosexuels américains avec des vaccins contaminés, mais cela n’explique pas pour autant l’origine du virus HIV.

D’autres observations mettent en relief les essais de vaccins antipoliomyélitiques en Afrique et les campagnes de vaccination antivariolique. La mise en œuvre de ces deux vaccinations, les bouleversements politiques et sociaux de l’Afrique et l’évolution des mœurs, peuvent conduire à une théorie cohérente. Essayons de démêler l’écheveau.

En 1983, le virus VIH (ou HIV) est isolé par le Pr Montagnier. Il s’agit d’un rétrovirus appartenant à la famille des lentivirus. Peu de temps après, des rétrovirus voisins étaient découverts chez les singes. Il a alors été montré expérimentalement qu’un état comparable au sida humain peut être produit chez les macaques (singes d’Asie) en leur injectant du sang provenant de singes Sooty Mangabey (Mangabey fuligineux, singe d’Afrique). Ce sida du singe est dû à un lentivirus désigné par SIVMAC.

Or, dans la nature, aucun macaque n’est infecté par ce virus et aucun n’a le sida. En revanche, une forte proportion des Sooty Mangabey héberge naturellement ce virus (chez lesquels il est désigné SIVSM) sans en souffrir. Ce même virus SIVSM/MAC est en revanche hautement pathogène chez les macaques, et le devient de plus en plus au fur et à mesure des passages entre animaux. Le sida des macaques est donc une maladie produite artificiellement par l’homme chez ces animaux en leur injectant du sang ou des tissus provenant d’une autre espèce de primate[1], maladie qui s’est ensuite transmise parmi les macaques en captivité comme le sida chez les humains.

D’autres virus du même groupe ont été détectés chez d’autres singes africains, tel le SIVAGM chez le singe vert d’Afrique (african green monkey) ou le SIVMND chez les mandrills. Ces virus semblent infecter sans dommage, et depuis longtemps, leurs hôtes respectifs et peuvent avoir évolué en même temps qu’eux. En revanche, le passage artificiel d’un de ces virus chez une autre espèce de primate leur confère un caractère pathogène. Il en est de même pour l’espèce humaine. Ainsi, en URSS, une épidémie de leucémie infectieuse s’est déclenchée chez 100 individus d’une colonie de 1.000 babouins après l’injection de sang humain à 10 d’entre eux[2].

Chacun des virus que nous venons d’évoquer est étroitement adapté à l’espèce qui l’héberge et le problème majeur posé par leur changement de comportement est celui du franchissement de la barrière d’espèce.

Dans un article bien documenté, Seale[3] donne plusieurs exemples de ces transferts. Ainsi, le virus de la fièvre porcine africaine, qui cause une infection sans gravité chez le phacochère au Kenya, s’est trouvé transmis au porc domestique par la tique du phacochère.

Les premières épizooties provoquèrent des hécatombes chez les porcs, puis les souches virales ont évolué, causant des infections persistantes mais moins mortelles. La même évolution a été observée pour le virus de la myxomatose chez les lapins.

Mais le phénomène le plus surprenant a été l’apparition en 1978, presque simultanément sur les cinq continents, d’un nouveau virus qui provoque une entérite aiguë chez le chien et une myocardite chez les chiots. Les différentes souches de ce virus, nommé CPV (pour canine parvovirus), présentent des caractéristiques communes quelle que soit leur origine géographique, ce qui laisse supposer qu’elles sont issues d’un ancêtre commun[4]. Or, ce virus CPV est génétiquement très proche d’un virus connu depuis longtemps, celui de la panleucopénie du chat, dont de nombreuses souches vivantes modifiées ont été utilisées pour vacciner les chats. Plus paradoxal encore, ce nouveau virus CPV du chien est génétiquement plus proche de certaines souches utilisées pour vacciner les chats que du virus sauvage de la panleucopénie féline. Il n’a fallu que quelques mutations ponctuelles pour que ce virus du chat devienne pathogène pour le chien. Ces mutations auraient été sélectionnées, accidentellement ou intentionnellement (?), lors de la culture des souches vaccinales de la panleucopénie féline dans des cellules canines[5]. « C’est l’explication la plus plausible pour un transfert remarquable et explosif à travers la barrière d’espèce des chats aux chiens, après des millénaires de proximité liée à la domestication durant lesquels le parvovirus n’a pas réussi à infecter les chiens[6]. »

Durant ces dernières décennies, de nombreux facteurs ont pu faciliter le franchissement de la barrière d’espèce par les virus, notamment l’infection expérimentale délibérée des animaux, la culture des virus sur des lignées cellulaires, la recherche d’armes biologiques pour la guerre ou pour le contrôle des animaux nuisibles (renards ou phoques à une certaine époque), l’utilisation massive de vaccins à virus vivants et les techniques de l’ADN recombinant[7].

Le danger lié à l’apparition soudaine d’un nouveau virus est d’emblée très grand parce qu’elle se fait sur un terrain vierge. C’est ce qui s’est produit aussi bien pour les animaux (avec la fièvre porcine pour les porcs du Kenya ou la myxomatose pour les lapins d’Australie) que pour l’homme lorsque les Européens ont transporté avec eux la variole ou la rougeole lors de la colonisation de l’Amérique ou de l’Afrique.

Un exemple récent de l’arrivée d’un nouveau virus sur un terrain vierge est celui des phoques de la Baltique et de la mer du Nord qui ont été décimés par un virus en 1988. Quelque temps auparavant les phoques d’eau douce du lac Baïkal avaient été victimes d’un virus similaire. Or, ce virus fait partie du groupe des virus morbilleux auquel appartiennent les virus de la rougeole, de la maladie de Carré des chiens et de la peste bovine. De nombreux vaccins à virus vivants ont été utilisés contre ces maladies. Les phoques ont-ils été victimes de ces virus disséminés par mégarde ou intentionnellement ? Le virus de la myxomatose ayant déjà été disséminé volontairement par l’homme, on ne peut écarter l’hypothèse qu’il en ait été de même pour les phoques[8].

Nous venons donc de voir que des virus peuvent passer d’une espèce à une autre de façon artificielle par injection ou par culture sur des cellules qui n’appartiennent pas à l’espèce d’origine. Rappelez-vous également que plusieurs espèces de singe hébergent des virus appartenant au même groupe que le virus HIV responsable du sida chez l’homme.

Il nous faut envisager maintenant comment l’un de ces virus simiens inoffensifs aurait pu franchir la barrière d’espèce singe/homme et se retrouver malencontreusement chez l’homme avec un caractère pathogène et examiner quel rôle les vaccinations auraient pu jouer dans ce passage. Les inquiétudes, nées de cette parenté entre virus d’immunodéficience simiens et humains, reposent sur le fait qu’ils partagent dans leurs protéines un certain pourcentage d’acides aminés et par conséquent des séquences d’ADN plus ou moins étendues. Ce pourcentage d’homologie est de 55 à 60 % entre HIV-1 et SIVAGM et de 82 à 89 % entre HIV-2 et SIVMAC/SM[9].

Nous en arrivons maintenant au rôle qu’a pu jouer le vaccin contre la polio[10]. Dans les années 1950, la recherche de ce vaccin a fait l’objet d’une concurrence acharnée, notamment aux États-Unis entre Salk (dont le vaccin inactivé fut mis sur le marché en 1954), Sabin et Koprowski qui, eux, cherchaient à mettre au point un vaccin vivant. Les essais du vaccin de Koprowski furent réalisés en 1957 sur près de 250 000 personnes dans l’est du Zaïre[11], notamment dans la province de Kivu aux confins du Zaïre, du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda, là où précisément ont surgi les premiers cas de sida africains.

Des tests sérologiques réalisés en 1984 dans un hôpital du district de Kivu, zone rurale reculée ayant peu de contact avec les voyageurs étrangers, révélèrent des taux de séropositivité élevés pour le HTLV-III (ancienne désignation du HIV-1) : 12 % chez les adultes et 35 % chez les enfants[12]. Le virus HIV était donc déjà fortement présent.

Or les vaccins de Koprowski avaient été préparés sur cultures cellulaires de rein de singe. Ces cultures auraient-elles été malencontreusement contaminées par un rétrovirus du singe ? Sabin le laisse entendre dans un article publié en 1959[13] après le compte rendu des essais effectués par Koprowski. Dans cet article, Sabin affirme que des tests y ont révélé la présence de virus pathogènes autres que les virus polio. Quels singes Koprowski a-t-il utilisés, macaques ou singes verts ? Au demeurant cela a peu d’importance puisque les rétrovirus hébergés par ces singes, SIVMAC et SIVAGM, présentent tous deux une homologie avec HIV-1 de 55 à 60 %[14]. Cela a été pris comme preuve de l’impossibilité qu’un virus simien ait pu donner le HIV.

Toutefois, des études ont montré en 1989[15] que certaines parties du génome de SIVAGM étaient beaucoup plus variables qu’il n’était admis jusque-là. En effet, lorsque les rétrovirus infectent une cellule, l’enzyme qui recopie leur génome ARN en ADN (la transcriptase inverse) commet une à dix erreurs par virus et par génération, produisant ainsi une sorte d’évolution accélérée[16]. C’est pourquoi un même individu est souvent infecté par plusieurs virus différents. Ces virus peuvent se combiner entre eux et éventuellement avec d’autres rétrovirus.

Au cours de la reproduction de ces virus dans les cellules infectées, deux phénomènes inverses peuvent modifier leur pathogénicité[17]. Le premier est l’apparition de génomes défectifs, c’est-à-dire de virus ayant perdu une partie de leur information ce qui les rend incapables de se reproduire mais paradoxalement augmente leur pouvoir pathogène.

Le même résultat est obtenu si, à l’inverse, une partie de l’information est répétée. Ainsi, la simple duplication d’un fragment de la région contrôlant l’expression du génome viral a suffi pour transformer un virus SIVMAC d’une forme relativement lente en une forme foudroyante qui tue le singe en une semaine[18].

On voit donc que toute une série de situations peuvent faire évoluer très rapidement ces rétrovirus et il n’est pas impossible, pour ne pas dire qu’il serait vraisemblable, qu’un de ces rétrovirus simiens du type SIV ait contaminé les cultures du virus polio de Koprowski et se soit adapté à l’homme.

Un journaliste américain, T. Curtis, sur les conseils de B. Elswood de l’université de Californie, effectua une longue enquête à ce sujet auprès de sommités scientifiques[19] : Salk, Sabin et Koprowski qui tous les trois avaient travaillé sur les vaccins polio, mais aussi Gallo, spécialiste du sida, Heymann, responsable du programme de recherche sur le sida à l’OMS, Haseltine, professeur de pathologie à Harvard.

Plusieurs d’entre eux refusèrent purement et simplement de parler de l’origine possible du sida, notamment Salk, Haseltine et Heymann, ce dernier déclarant : « Toute spéculation sur la façon dont il est apparu est sans importance. »

Quant à Koprowski, il avait un trou de mémoire et ne se rappelait plus quels singes il avait utilisés. Le meilleur moyen de savoir si les souches de vaccin étaient contaminées était de tester les stocks de semences conservés à l’institut Wistar de Philadelphie dont Koprowski était le directeur.

Le Dr Bohannon, du collège de médecine Baylor à Houston, a demandé à Koprowski des échantillons de son vaccin pour les tester sur la présence de virus étrangers, y compris celle du HIV. 

Apparemment il n’a pas obtenu satisfaction. Parallèlement, Bohannon a fait la même demande à la Food and Drug Administration pour les premiers stocks des vaccins Salk et Sabin[20]. La FDA a donné son accord mais seulement pour les stocks postérieurs à 1976, ce qui enlève beaucoup d’intérêt à cette recherche, la période cruciale étant celle des années 1950.

Cette enquête de Curtis eut un grand retentissement dans le monde scientifique et fut bien entendu très critiquée. Cependant, une revue importante, dépendant de l’Institut Pasteur de Paris, a publié un article d’Elswood[21]présentant cette théorie de l’origine du sida. Le comité de rédaction de cette revue a fait suivre cet article d’un commentaire prudent tendant à en minimiser la portée. Néanmoins, le fait même d’avoir publié le papier d’Elswood permettait d’apporter des éléments au débat sur l’origine du sida d’autant qu’il avait été soumis préalablement à Koprowski pour commentaire. Or, Elswood proposa son article en janvier 1992, mais il ne fut publié qu’en février 1993, le commentaire de Koprowski n’étant toujours pas arrivé. Il ne faut plus l’attendre puisque Koprowski est décédé en 2013.

Un article plus récent vient encore renforcer cette théorie de l’origine du sida[22]. Cet article rappelle tout d’abord que le virus HIV-1 est divisé en sous-groupes (désignés de A à J). L’étude de leurs séquences d’ADN a permis de dresser une sorte d’arbre généalogique ayant grosso modo la forme d’une étoile.

Or, l’étude d’un échantillon de plasma africain, datant de 1959 et qui avait déjà été caractérisé comme séropositif pour le HIV, a permis de montrer que la séquence des virus qu’il contenait situait ceux-ci tout près du centre de l’étoile d’où ont rayonné les différents sous-types, indiquant par là même que ces différents sous-types « peuvent avoir évolué à partir d’une seule introduction dans la population africaine peu de temps avant 1959 ». Les auteurs ajoutent un peu plus loin : « Nos résultats indiquent aussi que les sous-types B, D et F peuvent avoir évolué dans la population humaine plutôt que résulter de multiples événements de transmission à travers les espèces », avant de terminer à propos des facteurs qui ont propagé le HIV-1 en Afrique centrale : « Le rôle des campagnes de vaccination à grande échelle, peut-être avec des usages multiples de seringues non stérilisées, devrait être soigneusement examiné. »

Le terme « peut-être » peut aisément être remplacé par « certainement » puisqu’en 1993, 25 ans après le début des grandes campagnes de vaccination antivariolique, on pouvait encore lire dans le rapport d’activités du PEV[23] : « Les inquiétudes concernant la sécurité des injections ont continué à grandir » nécessitant de trouver un moyen de parer au « danger de transmission de certaines maladies (hépatite B, HIV) par réutilisation d’aiguilles non stérilisées ».

Car ce sont bien en effet les campagnes d’éradication de la variole qui sont visées dans cet article même si le type de vaccination n’est pas précisé. En mars 1987, un article du NE JM[24] relatait le développement rapide d’un cas de sida, accompagné d’une vaccine généralisée, chez une jeune recrue à la suite d’injections vaccinales multiples et notamment de la vaccination antivariolique.

Les auteurs s’inquiétaient également de l’utilisation future de vaccins recombinants fabriqués à partir du virus de la vaccine (c’est-à-dire le vaccin antivariolique) compte tenu de l’importance de la séropositivité HIV dans de nombreuses régions d’Afrique.

Peu de temps après, le 11 mai 1987, l’éditorialiste du Times[25] lançait un véritable pavé dans la mare. Il révélait que l’OMS étudiait sérieusement une nouvelle preuve scientifique suggérant que la vaccination antivariolique aurait réveillé l’infection à VIH. Il écrivait avoir reçu les confidences d’un consultant de l’OMS, resté hélas anonyme, lui ayant déclaré : « Je pensais que c’était seulement une coïncidence jusqu’à ce que nous ayons étudié les derniers résultats à propos des réactions qui peuvent être causées par la vaccine. Maintenant je crois que la théorie du vaccin antivariolique est l’explication à l’explosion du sida. » Selon ce consultant de l’OMS, la coïncidence entre la campagne de vaccination antivariolique et le développement du sida avait été discutée en privé l’année précédente, mais cette possibilité avait été écartée faute de preuve. C’est probablement la publication du NEJM rapportée ci-dessus qui a achevé de les convaincre et de les amener à penser que les doutes auraient surgi plus tôt si les autorités sanitaires africaines avaient plus volontiers fait part de leurs statistiques d’infections à l’OMS.

Après les essais du vaccin antipolio de 1957, le virus simien contaminant le vaccin polio, et devenu HIV, serait resté un certain temps dormant parmi les populations de l’est zaïrois et aurait développé sa virulence quand, une dizaine d’années plus tard, l’OMS a entrepris les grandes campagnes de vaccination contre la variole. Si l’on ajoute que les vaccinations se sont faites en utilisant des instruments non stérilisés et que le passage de virus entre humains amène souvent un renforcement de leur pouvoir pathogène, on comprend comment le sida a pu véritablement exploser dans cette région. Cette théorie permet aussi d’expliquer plusieurs autres aspects de l’extension du sida[26]. Elle permet de comprendre pourquoi, en Afrique centrale :

  • Les pays les plus infectés (Zaïre, Zambie, Tanzanie, Ouganda, Malawi, Rwanda et Burundi) sont ceux où les vaccinations antivarioliques ont été les plus intenses.
  • Le sida a, d’emblée, touché les hommes et les femmes à égalité alors que pendant une longue période il n’a atteint que les homosexuels masculins aux États-Unis et en Europe.
  • Les enfants de 5 à 11 ans sont moins infectés parce qu’ils n’étaient pas nés au moment de ces campagnes de vaccination.

Cette même théorie explique aussi comment le sida a atteint le reste du monde. En 1960 le Congo belge connaît une période d’émeutes et accède à l’indépendance. Pour remplacer les postes laissés vacants par le départ des colons belges, des Haïtiens, qui avaient le double avantage d’être noirs et francophones, sont venus au Zaïre dans les deux ans qui ont suivi les essais de vaccination antipolio et ont également « bénéficié » des campagnes de vaccination antivariolique.

Ils revinrent dans leur pays avec le HIV au moment où Haïti devenait la destination favorite des homosexuels américains. Le tourisme homosexuel aurait ainsi contribué à l’extension du sida dans les populations occidentales avant que les défaillances médicales et politiques ne parachèvent, avec l’épisode du sang contaminé, le travail préparé accidentellement (ou intentionnellement ?) par les vaccinations.

Reste le cas du virus HIV-2 apparu un peu plus tard, au milieu des années 1980, en Afrique de l’Ouest. La région où les premiers cas de sida liés à ce deuxième virus sont apparus coïncide tout à fait avec la zone peuplée par une sous-espèce du Mangabey fuligineux dont au moins 10 % de la population est infectée par le virus SIVSM. Les études génétiques de ce virus montrent une homologie de 82 à 89 % avec HIV-2, certains échantillons étant même impossibles à distinguer du HIV-2[27]. La barrière d’espèce aurait pu ainsi être franchie plus facilement.

Conclusion

Le Lévitique est-il aboli ? Certains considèrent que le Lévitique est un simple livre culturel, dont les prescriptions concernent un peuple et une géographie particulière, et dont les règles cultuelles sont dépassées.

Pour les chrétiens, comment dans ce cas comprendre la déclaration de Jésus en Matthieu 5.18 : « Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » Car si l’Evangile se résume à « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22,34-40), cette citation de Lévitique 19.18 précède le kilayim de Lévitique 19.19.

« Dieu a-t-il réellement parlé en Lévitique 19.19 ? ». Pour faire écho à Genèse 3.1, citons :

Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain. […] Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Le dogme du christianisme s’effrite devant les progrès de la science. La religion devra faire de plus en plus de concessions. Les mythes se délabrent peu à peu. Il ne reste plus qu’à prouver que dans la nature il n’existe aucune frontière entre l’organique et l’inorganique. Quand la connaissance de l’univers se sera largement répandue, quand la plupart des hommes sauront que les étoiles ne sont pas des sources de lumière mais des mondes, peut-être des mondes habités comme le nôtre, alors la doctrine chrétienne sera convaincue d’absurdité […] Tout bien considéré, nous n’avons aucune raison de souhaiter que les Italiens et les Espagnols se libèrent de la drogue du christianisme. Soyons les seuls à être immunisés contre cette maladie. (Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1952)

Au contraire, le Lévitique invite à une véritable écologie selon le cœur de Dieu, une écologie qui s’inscrit à la suite de l’activité créatrice du Dieu qui crée les choses en les nommant. Car nous sommes appelés à mettre en œuvre le gouvernement du monde par Sa Parole.

[1] Seale J., « Origins of the Aids viruses, HIV-1 and HIV-2, fact or fiction? Discussion paper », Journal of the Royal Society of Medicine, t. 81, p. 537-539, 1988.

[2] Seale J., loc. cit.

[3] Seale J., « Crossing the species barrier-viruses and the origins of Aids in perspective », Journal of the Royal Society of Medicine, t. 82, p. 519-523, 1989.

[4] Tratschin J. D. et al., « Canine parvovirus: Relationship to wild-type and vaccine strains of feline panleukopenia virus and mink enteritis virus », Journal of General Virology, t. 61, p. 33-41, 1982.

[5] Parrisch C., « Emergence, natural history and variation of canine, mink and feline parvoviruses », Advances in Virus Research, t. 38, p. 403-450, 1990.

[6] Seale J., « Crossing the species barrier-viruses and the origins of Aids in perspective », Journal of the Royal Society of Medicine, t. 82, p. 519-523, 1989.

[7] Idem.

[8] Idem.

[9] Parrisch C., loc. cit.

[10] Peu de temps après la rédaction de ces lignes est paru l’ouvrage d’Edward Hooper « The river : a journey to the source of HIV and AIDS » qui développe cette même théorie sur l’origine du sida.

[11] Courtois G. et al, « Preliminary report on mass vaccination of man with live attenuated poliomyelitis virus in the Belgian Congo and Ruanda-Urundi », British Medical Journal, t. 2, p. 187-190, 26 juillet 1958.

[12] Biggar R. J. et al., « Seroepidemiology of HTLV-III antibodies in a remote population of eastem Zaïre », British Medical Journal, t. 290, p. 808-810, 1985.

[13] Sabin A. B., « Present position of immunization against poliomyelitis with live virus vaccines », British Medical Journal, n° 5123, 14 mars 1959.

[14] Nathanson N. et al., « The Evolution of virus diseases: their emergence, epidemicity and control », Virus Research, t. 29, p. 3-20, 1993.

[15] Li Y. et al., « Extensive genetic variability of simian immunodeficiency virus from african green monkey », Journal of Virology, t. 63 (4), p. 1800-1802, 1989.

[16] Rübsamen-Waigmann H., Dietrich U., « Les origines du sida, la généalogie des virus », La Recherche, t. 22 (234), p. 980-984, 1991.

[17] Rübsamen-Waigmann H., Dietrich U., loc. cit.

[18] De La Rougerie G., « Les modèles animaux du sida : toujours plus dangereux ? », La Recherche, t. 21 (224), p. 1098, 1990.

[19] Curtis T., « The Origin of Aids », Rolling Stone, n° 626, 19 mars 1992.

[20] Curtis T., loc. cit.

[21] Elswood B. F., Stricker R. B., « Polio vaccines and the origin of Aids », Research in Virology, t. 144, p. 175-177, 1993.

[22] Zhu T. et al., « An african HIV-1 sequence from 1959 and implications for the origin of the epidemic », Nature, t. 391, p. 594-596, 1998.

[23] « Programme élargi de vaccinations », p. 61-62, Rapport d’activité 1993.

[24] Redfield R. R. et al., « Disseminated vaccinia in a military recruit with human immunodeficiency virus (HIV) disease », The New England Journal of Medicine, t. 316 (11), p. 673-76, 1987.

[25] Wright P., « Smallpox vaccine “triggered Aids virus” », The Times, 11 mai 1987.

[26] Wright P., loc. cit.

[27] Nathanson N. et al., loc. cit.

“Le pouvoir aujourd’hui est corrompu et cela auto-génère ces séparatismes.”

Le curé de la Trinité en Beaujolais dénonce la loi sur le séparatisme :

L’INSEE confirme le grand remplacement de la population

Le grand remplacement est une réalité statistique. Dans une étude publiée avant-hier :

Entre les 1ᵉʳ janvier 2017 et 2018, la population s’est accrue de 317 000 personnes, et parmi elles, 44 % sont immigrées. Depuis 2006, la contribution annuelle des immigrés à la croissance démographique est en hausse. Cela s’explique notamment par une moindre croissance de la population non-immigrée.

En 2017, le solde migratoire s’établit à + 155 000 personnes, après + 65 000 en 2016. Les entrées d’immigrés sont toujours plus nombreuses que les sorties ; leur solde migratoire (+ 198 000) est cependant en léger repli par rapport à 2016. Les sorties de non-immigrés sont à l’inverse plus nombreuses que leurs entrées ; l’écart se réduit toutefois en 2017, sous l’effet d’une nette baisse des départs à l’étranger des non-immigrés.

Depuis 2006, le solde migratoire des immigrés augmente (+ 21 %), porté notamment par celui des immigrés mineurs. Celui des non-immigrés provient essentiellement des jeunes de 18 à 29 ans, notamment durant leurs études.

En 2019, 385 000 personnes sont entrées en France, dont 273 000 immigrés.

Et cette immigration est de plus en plus extra-européenne :

En 2019, 385 000 personnes sont entrées en France, un niveau globalement stable depuis 2016 (377 000, figure 4). Parmi elles, 90 000 sont nées en France et 23 000 sont nées françaises à l’étranger, soit 113 000 personnes non immigrées. Parmi les 273 000 immigrés entrés en France, 112 000 sont originaires d’Afrique (dont 57 000 du Maghreb), 87 000 d’Europe, 44 000 d’Asie et 30 000 d’Amérique ou d’Océanie. Les immigrés européens s’installant moins durablement en France que ceux originaires d’autres continents, leur part dans le solde migratoire des immigrés est en général plus faible que leur part dans les entrées. En 2017, ils représentaient ainsi 35 % des entrées sur le territoire des immigrés, mais seulement 20 % de leur solde migratoire. L’immigration européenne baisse par rapport à 2013 (109 000 entrées), mais elle reste à un niveau proche de 2006 (89 000 entrées). Inversement, l’immigration africaine augmente régulièrement depuis 2006 (62 000 entrées). S’agissant de l’année 2020, les premiers titres de séjour délivrés diminuent très fortement par rapport à 2019 (encadré 3).

En 2021 le solde naturel pourrait être négatif (ou très proche de zéro) compte tenu du vieillissement de la population et de la chute des naissances. En revanche le flux migratoire se maintiendra à un niveau élevé…

Avant que la Turquie ne puisse entrer dans l’Europe, il faudrait que la France sorte de cette Europe

Commentaire de Bernard Antony suite à l’humiliation d’Ursula von der Leyen :

La scène, retransmise par toutes les grandes télévisions du monde, restera dans l’histoire ! Quel affront pour l’Union européenne que cette humiliation infligée hier à Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, traitée comme un rebus de harem par le méprisant sultan ottoman Erdogan dégoulinant de mépris. Et ce, sans la moindre réaction de dignité, sinon de fierté, de cette pitoyable dirigeante mûre pour toutes les soumissions et pas davantage du grotesque lourdingue Charles Michel, le président du Conseil européen.

Les choses se sont ainsi déroulées : alors que ces trois personnages entrent dans le salon de réception de la présidence, Erdogan s’installe le premier dans son fauteuil sans le moindre geste de prévenance pour faire prendre place aux deux autres. Le goujat Michel, se souciant nullement de ce qu’il n’y a qu’un seul autre fauteuil de disponible, se l’attribue et s’y asseoit sans se préoccuper d’Ursula. Celle-ci demeure seule, debout, désemparée. Aucun huissier, aucun majordome, aucun serviteur n’est là pour lui apporter un siège. Erdogan n’en a cure. Les conversations publiques à Ankara, c’est l’affaire des hommes.

Alors, toute seule, on l’imagine livide derrière son masque, madame la présidente de la Commission européenne, toute honte bue, s’avise d’aller s’enfoncer dans le canapé qu’elle a repéré au fond du salon ; pas exactement le siège le plus adéquat pour tenir une conversation sur l’avenir des relations de l’Union européenne et de la Turquie. Ursula est comme aspirée par ce « diwan » si parfaitement ottoman…

Le gag, c’est que Le Figaro du mardi titrait sur la question : « L’UE tente de normaliser ses relations avec la Turquie » sic !), et celui de mercredi : « À Ankara, les Européens posent leurs conditions » (re-sic !).

À l’évidence, Angela (Merkel) avait plutôt intimé le conseil à sa créature Ursula, et de même au benêt Michel, de ne point courroucer son cher Erdogan. La stratégie depuis des années de l’Allemagne avec la Turquie, et donc celle de l’Union européenne, se résume en un mot : « soumission » !

L’Allemagne, dit-on, a des intérêts économiques en Turquie. Comme si la réciproque n’était pas vraie. Elle a surtout plus de quatre millions de travailleurs turcs sur son territoire, étroitement contrôlés par le régime d’Erdogan. Et l’Allemagne, eh oui, a peur de les mécontenter, comme la France a peur de mécontenter ses six millions d’Algériens.

On nous dit encore que la Turquie héberge sur son territoire près de quatre millions de réfugiés syriens et que si l’on n’est pas gentil avec elle, c’est-à-dire très généreux pour lui en financer l’accueil (à hauteur de 485 millions d’euros pour l’année 2020 !), elle pourrait les envoyer massivement et irrésistiblement vers l’Europe. Comme s’il n’allait pas de soi que c’est dans les pays de l’Oumma que des réfugiés musulmans doivent être accueillis.

Le néo-sultan Erdogan qui a naguère fortement aidé l’État islamique au Levant (Daesh) à installer son régime d’abominations en Syrie et en Irak, est certes un parfait maître-chanteur. Mais il l’est d’autant plus facilement qu’il sait d’expérience que l’Union européenne ne cessera d’aller d’aplatissements en aplatissements. Et ça lui est d’autant plus agréable lorsque ce sont notamment des femmes comme Angela et Ursula qui veulent de cette politique de soumission. On attendrait d’ailleurs après l’humiliation faite à cette dernière de grandes manifestations d’indignation des féministes européennes. Il semble que cela ne vienne pas. Peut-être faudrait-il des psychanalystes et des sexologues pour expliquer pourquoi ?

Quoi qu’il en soit, avant que la Turquie ne puisse entrer dans l’Europe, il faudrait que la France sorte de cette Europe-là !

Mais y a –t-il un grand parti pour l’exiger encore ?

La chaîne WEO financée par la région Hauts de France fait la promotion d’un imam salafiste

Chartres 2021: les inscriptions sont ouvertes

L’Association Notre-Dame de Chrétienté annonce :

Après les mesures gouvernementales sur le nouveau confinement, nous adaptons les modalités que nous avions retenues pour notre prochain pèlerinage de chrétienté des 22, 23 et 24 mai 2021.

Les régions Ile de France et Centre qui devaient pèleriner de Paris à Chartres sont désormais invitées à s’inscrire aux initiatives locales de leurs régions organisées par les Chefs de chapitres.

Les inscriptions sont ouvertes ce vendredi 9 avril, les tarifs maintenus à 9 euros pour recevoir le livret du pèlerin. Nous vous remercions de vous inscrire aussi nombreux que possible.


A la fin du confinement (fin avril) nous verrons avec les autorités si des pèlerins peuvent marcher de Paris à Chartres et, si oui, combien. Vous serez informés des décisions prises dès que possible. Ces dispositions tardives s’expliquent évidemment par la complexité de la situation actuelle.

Restez bien en relation avec Notre-Dame de Chrétienté par le site www.nd-chretiente.com, par téléphone (01 39 07 27 00) ou avec votre hiérarchie régionale.

Et, surtout, aidez-nous par vos prières et vos inscriptions pour que “chrétienté continue” !

Notre-Dame de Chartres, priez pour nous,
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.

Notre-Dame de Chrétienté

Echec de la proposition de loi sur l’euthanasie : aujourd’hui, l’euthanasie ne sera pas légalisée

A l’issue d’une séance hystérique, la proposition de loi instaurant l’euthanasie n’a pas été votée, faute de temps. Cependant, les députés ont voté l’article 1, instituant “le droit à une assistance médicalisée active à mourir” (la liste des votants est ici). Une façon stratégique pour les députés pro-euthanasie de faire pression sur le gouvernement et la société pour faire accepter l’euthanasie.

Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, applaudissements à tout rompre des adversaires de la vie. Pourtant, la bataille a bel et bien été gagnée pour ceux qui pensent que c’est la souffrance que l’on doit tenter de supprimer et non la personne qui souffre. Cela s’est fait au prix d’un mur d’amendements déposés par des députés courageux. Ils n’étaient pourtant qu’une poignée : Marc Le Fur, Emmanuelle Ménard, Xavier Breton, Thibaut Bazin, Patrick Hetzel et quelques autres…

Les partisans de l’euthanasie se sont applaudis avec une forme d’indécence. Un forme d’indécence car l’affaire est grave. D’autant plus lorsqu’il s’agit de procéder à une rupture de valeurs aussi fondamentales, aussi anthropologiques qui nous fait basculer d’une société du « quoi qu’il en coûte » pour sauver des vies, comme nous l’entendons régulièrement depuis un an, à une société où l’on pourrait tuer son père, sa mère, son frère, sa sœur, ses grands-parents.

Il y a de quoi perdre la tête et d’être affecté collectivement par une véritable schizophrénie qui ne peut conduire qu’à un déclin mécanique de notre société.

Que les choses soient claires, ne pas provoquer délibérément la mort de quelqu’un est l’un des principes structurant de notre société. C’est une sagesse au creux de laquelle une autre se cache, celle de la vulnérabilité.

Les humanistes, puisque c’est comme cela qu’ils aiment à se qualifier, veulent maquiller des mises à mort de personnes en grande détresse au nom d’une certaine idée de la liberté. Celle de mourir quand on veut, comme on veut.

Notre société est en train de changer de visage, il faut le dire pour en avoir conscience. Car aujourd’hui, au nom de la liberté, on pourrait passer à côté de quelqu’un qui veut se tuer, sans rien faire, sans rien dire, sans penser qu’il est de notre devoir de le sauver.

C’est très grave. Et malheureusement, s’il est possible que l’euthanasie ou le suicide assisté soient vus comme un bien pour certains, c’est sûrement qu’ils ont oublié cet instinct ancestral qui fait notre humanité : celui de vouloir sauver des vies, toutes les vies. Et lorsque cela n’est plus possible, apprendre alors à s’incliner, à accueillir la mort et à accompagner le mourant jusqu’à son dernier souffle.

D’autres batailles sont à venir, ne soyons pas dupes. Plus qu’une victoire, c’est un cri d’alarme, d’alerte poussé ici à l’Assemblée nationale. Il doit retentir au plus profond de nous-mêmes et nous engager à rappeler à ce monde que notre dignité est attachée à chacun de nos os, que nous soyons malades ou bien-portants. Transmettons cette parole de vie pour que la mort soit accueillie mais jamais provoquée.
Communiqué de La Manif Pour Tous :

À l’heure où la société est bousculée par la crise sanitaire, les réformes dites « sociétales » doivent être mises de côté sine die pour se concentrer sur la santé et amortir les conséquences économiques et sociales de la pandémie.

La nouvelle tentative de passage en force des militants radicalisés et acharnés s’est heureusement soldée par un échec. La mobilisation des professionnels de santé, des intellectuels, des parlementaires courageux et du tissu associatif a payé pour éviter le chemin de l’euthanasie. Quelle qu’en soit la forme, le contexte et le vocable associé, il s’agit bien d’un suicide et celui-ci est toujours un drame individuel et collectif. Rien ne peut le justifier. Et l’encourager pour certaines catégories de la population reviendrait à le banaliser, notamment auprès des jeunes, alors qu’ils sont particulièrement affectés et vulnérables en cette période de crise.

Pour répondre à la souffrance physique et psychologique, les réponses sont aujourd’hui bien connues.

Il y a tout d’abord les soins palliatifs pour soulager les malades, et ils sont efficaces, contrairement à ce que laissent entendre les partisans de l’euthanasie. Le plan annoncé il y a quelques jours par le gouvernement doit désormais se concrétiser lors de l’examen du PLFSS pour assurer le développement des soins palliatifs et en garantir l’accès à tous.

La famille et la solidarité intergénérationnelle est un autre facteur clé pour faire face à la détresse de la maladie et de la fin de vie. Premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, la famille a un rôle décisif en la matière. Les enfants, devenus adultes, sont appelés à répondre présents pour entourer leurs grands-parents puis leurs parents dans la maladie ou le grand âge. C’est ce qui est vécu au quotidien par l’immense majorité des familles. C’est cette réalité vécue dans la discrétion qui explique le vent d’indignation et la grande souffrance suscitée par les mesures sanitaires qui ont conduit des malades et des personnes âgées à affronter l’épreuve de l’isolement prolongé pendant de longs mois.

Cette fraternité repose sur la famille, c’est-à-dire sur la filiation. Cet attachement très fort des Français à la famille explique qu’une écrasante majorité d’entre eux (plus de 80%) estime que les enfants nés par PMA doivent continuer à avoir les mêmes droits que tous les enfants, et donc le droit d’avoir un père et une mère. Il est ainsi cohérent que 7 Français sur 10 réclament aujourd’hui l’abandon du projet de loi bioéthique et de ses mesures polémiques et clivantes comme la PMA sans père et la facilitation du recours à la GPA par la possibilité d’une reconnaissance de la filiation d’intention.

Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

« La large mobilisation des intellectuels, des professionnels de santé, des parlementaires et du tissu associatif a permis de faire échouer la proposition de loi Falorni en faveur de l’euthanasie. C’est une bonne nouvelle, mais il faut rester vigilants, car la pression d’une poignée de militants est forte. Ils n’hésitent pas à tordre le cou à la réalité en faisant croire que l’euthanasie serait le seul remède à la souffrance. Cette rhétorique est une manipulation qu’il faut dénoncer fermement. C’est la même méthode qui est utilisée pour briser la filiation et affaiblir la famille en cherchant à faire croire que c’est l’amour qui porte les revendications de PMA sans père et de GPA. C’est une manipulation dont les Français ne sont pas dupes. Au fil du processus parlementaire, l’opposition au projet de loi bioéthique est de plus en plus importante. Elle fait d’ailleurs écho aux votes des Français lors des États généraux de la bioéthique 2018 qui ont été méprisés par le gouvernement ».

Vers une baisse de la population mondiale ?

Voilà un article à contre-courant de “l’explosion démographique” :

[…] Certains démographes prévoient même une diminution de la population mondiale. Une décroissance démographique. Une étude de l’Université de Washington, publiée par le Lancet l’été dernier et mentionnée par le magazine Science et Vie, prévoit un pic à 9,7 milliards en 2064, puis une décroissance jusqu’à 8,8 milliards en 2100“La poursuite de la croissance démographique mondiale au cours du siècle n’est plus la trajectoire la plus probable pour la population mondiale”, déclarait le Dr Christopher Murray, qui a dirigé la recherche. Selon cette étude, vingt-trois pays perdraient plus de la moitié de leur population, dont le Japon, la Thaïlande, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Corée du Sud. Tandis que dans trente-quatre autres pays, dont la Chine, le nombre d’habitants diminuerait de 25 à 50%.

Pourquoi une telle baisse ? A cause de la diminution du taux de fécondité. Pour les chercheurs de Washington, d’ici à 2100, presque tous les pays (183 sur 195) auront un taux de fécondité (nombre moyen d’enfants par femme) inférieur au seuil de remplacement des générations (2,1 naissances par femme). Il est vrai que les taux de fécondité ont déjà commencé à baisser partout dans le monde, depuis 1950, et l’Europe, notamment, est déjà passée en dessous du seuil de remplacement. C’est aussi le cas du Brésil ou de la Chine (1,7). L’Inde, elle, est à 2,2. “La seule zone où les taux de fécondité se maintiennent, c’est la zone intertropicale entre le Sahel et le Zambèze (fleuve au sud de la Zambie), précise Hervé Le Bras, chercheur émérite à l’Institut national d’études démographiques (INED) et historien français. Le Niger par exemple est à 7 enfants par femme. Mais ce n’est pas une zone énorme.”

[…] D’autres chercheurs sont pourtant certains que la population finira inexorablement par baisser. Hervé Le Bras est de ceux-là. Mais, au lieu de se baser sur des hypothèses de fécondité, de mortalité, ou de migration plus ou moins valables, il recourt à une autre méthode :

“On a l’habitude de montrer un graphique de la population avec les années en abscisses et le nombre d’habitants en ordonnées. Avec un tel graphique, on ne peut qu’avoir l’impression que la population va continuer à augmenter. Moi, je propose plutôt de regarder le taux de croissance de la population mondiale !”

Il était de 2,1 pour cent dans les années 1970. Aujourd’hui, il est d’un pour cent, soit deux fois moindre.Si on poursuit cette courbe, elle atteint zéro pour cent entre 2065 et 2070. La population commencerait alors à décroître” , conclut le démographe français.

Certains pays, dont la Belgique, gardent une population croissante grâce à l’immigration internationale. Mais dans d’autres pays, la décroissance est déjà bien réelle (et met du coup tous les démographes d’accord). C’est le cas du Japon, de la Bulgarie ou de la Roumanie, par exemple. […]

I-Média – Restaurants clandestins : des journalistes et des ministres accusés

L’image de la semaine

La photographie est saisissante : une famille sur la plage entourée par une dizaine de policiers. Cette photographie et la sévérité des policiers ont beaucoup fait jaser.

Restaus clandestins : des journalistes et des ministres accusés

C’est le scandale du moment. M6 a diffusé un reportage sur les dîners clandestins qui sont nombreux dans la Capitale. Parmi les personnes enfreignant les consignes gouvernementales, plusieurs journalistes et ministres – pourtant alarmistes sur le Covid-19 en public – sont pointés du doigt.

Revue de presse

Attaque du Capitole, militant RN de Saint-Nazaire agressé, Christophe Fauquenoy égorgé… L’insupportable 2 poids 2 mesures médiatique.

La vérité sur le procès George Floyd

Les médias français ne retransmettent qu’une partie des débats du procès Derek Chauvin, ce policier accusé du meurtre de George Floyd. La réalité est bien éloignée des fantasmes médiatiques français : la culpabilité de Derek Chauvin n’est absolument pas certaine !

La CEDH estime que l’obligation vaccinale infantile est conforme

La Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt en Grande chambre le 8 avril 2021 déclarant l’obligation vaccinale infantile actuelle en République tchèque conforme à la Convention européenne des droits de l’homme. L’ECLJ était intervenu dans cette affaire pour inviter la Cour à :

  • Fixer des limites claires au pouvoir de l’État en matière d’obligation vaccinale ;
  • Rejeter le caractère général et absolu de l’obligation vaccinale ;
  • Constater que le but recherché par la vaccination obligatoire peut être atteint par des mesures moins contraignantes et plus respectueuses des libertés et droits fondamentaux des parents.

Dans cette émission, Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ, commente cette décision :

Après l'”Interruption Volontaire”, voici l'”Assistance médicalisée à mourir… de mort naturelle” !

Communiqué de Choisir la Vie concernant la proposition de loi (PL) donnant « le droit à une fin de vie libre et choisie », discutée à l’AN, dans le cadre d’une niche parlementaire :

Monsieur Olivier Forlani va présenter son projet de loi ce 8 avril 2021 à l’Assemblée Nationale. Monsieur le député, en avez-vous parlé aux malades et aux soignants directement concernés ?

Alors que la France pleure encore ses morts, décédés seuls, isolés, dans un sentiment d’abandon souvent épouvantable, parce qu’ils n’ont pas pu être accompagnés, cette PL soumet l’idée de légaliser le « non-accompagnement » au motif de l’empathie ; allez expliquer cela aux familles des morts de la Covid-19 !

Alors que les soignants du pays mènent un véritable combat depuis un an pour soigner et lutter contre la mort des malades de la Covid-19, cette PL va leur demander d’organiser et d’assurer la mort de leurs patients sans la liberté de s’y opposer pleinement (art 5) puisqu’en cas de refus, il y aura obligation de réorienter le patient !

Alors que les soignants ne se remettent pas du scandale de l’année passée concernant l’usage souvent désordonné du Rivotril en EHPAD et la sensation traumatisante d’avoir « tué » des résidents, cette PL va leur imposer de recommencer mais, cette fois-ci, « à la demande du patient » ; pas sûr que « ça passe mieux » !

Alors que le Ségur de la santé a promis une enveloppe de 19 milliards d’Euros d’investissements pour le système hospitalier et médico-social, cette PL acte le refus d’investir dans les soins palliatifs, le refus d’une médecine pleinement humaine et le refus de permettre aux soignants d’accompagner les patients dans une posture vraiment professionnelle . On cherche à comprendre !

Alors qu’au cœur des formations des étudiants en santé médicaux et para-médicaux (médecine, infirmière, aides-soignantes, cadres…), on ne cesse d’insister pour qu’ils fassent preuve de réflexivité et de jugement moral dans leurs observations, diagnostics et actes, en vue d’une qualité optimale des soins, cette PL va empêcher cette quête de vouloir comprendre la source d’une demande d’euthanasie en permettant cette solution de facilité qu’est l’AMAM (assistance médicalisée à mourir) ; cet empêchement au raisonnement clinique entraînant une subordination de l’émotion à la raison qui, en soi, est reconnue comme non professionnelle.

De fait, cette loi invoque « le caractère libre, éclairé et réfléchi de la demande » d’AMAM pour le patient, mais ne donne pas le droit aux professionnels de soigner avec la même liberté. Ne pourrions-nous pas laisser aux soignants la liberté d’être des combattants plutôt que des exécutants ?

Alors que les membres de notre gouvernement et nos parlementaires ne cessent de vouloir la « transparence » en tout, cette PL suggère, dans son article 4, que les patients bénéficiant d’une AMAM soient signifiés comme étant morts « de mort naturelle ». Ainsi, aucune trace de l’euthanasie en France ; est-ce cela l’art de la transparence à la française ?

Enfin, avec une telle PL, ne sommes-nous pas en train de nous enfoncer encore dans un aveuglement anthropologique et philosophique résumant l’être humain à sa seule dimension physiologique et physique ? Ne sommes-nous pas tellement plus grands que cela ?

Une fois encore, cette PL va réduire La Personne à… personne !

Nous espérons que les Parlementaires sauront faire preuve d’une réflexion digne de leur humanité et d’un discernement objectif concernant ce texte.

N’oublions pas que, dans les faits, ce seront les médecins et infirmières qui appliqueront les actes d’euthanasie ; une fois de plus, on ne leur a pas demandé leur avis, mais il n’est pas sûr qu’ils soient une majorité à l’approuver.

Euthanasie : ultime liberté ou ultime trangression ?

De Nicolas Tardy-Joubert, président de la Marche pour la Vie :

Alors que notre pays se débat dans une crise sanitaire depuis plus d’un an, en cherchant à protéger la vie de tous les Français, quatre parlementaires venant d’horizons différents proposent paradoxalement des lois pour légaliser l’euthanasie. Au prétexte que d’autres pays ont autorisé l’euthanasie, faudrait-il aussi faire ce premier pas législatif en France ?

Mais qu’y a t-il de digne à permettre le suicide assisté, à tendre la corde ou la seringue à celui qui souffre ou est en fin de vie ? Est-ce la bonne réponse ? Le « droit à mourir dans la dignité », n’est finalement qu’une négation de la personne humaine. Celle-ci ne devient pas indigne parce que son état physique ou mental se dégrade. Le devoir est de soulager, d’accompagner la personne humaine et de respecter la vie. Hippocrate, qui a fondé l’éthique médicale il y a 25 siècles disait : « je ne donnerai pas de poison, même si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ».

Ce premier pas, ce nouveau pas, nous entraînerait dans un avenir qualifié par ses promoteurs « d’ultime liberté ». Celui-ci deviendra vite sordide. La logique est la même qu’avec la loi Veil, ou certaines restrictions initialement posées par le législateur ont toutes été progressivement levées. En effet la transgression de principes moraux fondamentaux, des éléments de base d’une société civilisée, entraine inéluctablement vers toutes les dérives.

Donner la mort, plutôt que soulager. Dire que toute vie ne mérite plus d’être vécue. Dire qu’une personne humaine n’a plus de dignité quand elle souffre ou est affaiblie. C’est la porte ouverte vers tous les renoncements éthiques. On l’a vu avec l’exécution de Vincent Lambert, qui n’a pas eu la chance d’avoir des séances de rééducation, d’être soigné, stimulé, promené. C’était plus simple d’interdire les visites, de le laisser enfermé dans sa chambre, de s’en débarrasser en le laissant mourir de soif. Il est vrai que l’hydratation depuis la dernière loi Claeys-Leonetti, n’est plus considérée comme un soin de base, mais comme un traitement. En l’occurrence, Vincent Lambert n’avait rien demandé. Comme lui, 1500 personnes en stade pauci-relationnels sont dans l’antichambre de la mort.

Un premier pas qui sera suivi de beaucoup d’autres. Des lits occupés que l’on pourrait libérer. Des personnes handicapées dont il est compliqué de s’occuper et dont on pourrait accélérer le départ. Des malades dont on pourrait finalement se passer. Des mineurs dont on pourrait abréger la vie. Des vieux pour lesquels on pourrait économiser des retraites. Est-ce le futur dont nous voulons ? Notre société sera-t-elle à ce point inhumaine ?

Ce que nous voulons c’est un plan national pour déployer de vrais soins palliatifs en milieu hospitalier ou à domicile. Il faut pouvoir soulager la douleur, permettre une sédation discontinue en cas de besoin, et permettre un accompagnement familial en fin de vie. Il ne doit pas y avoir, bien sûr, d’acharnement thérapeutique, mais il doit y avoir un respect absolu de la vie. C’est une question d’humanité.

Aujourd’hui 8 avril, la proposition de loi Falorni pour légaliser le suicide assisté et l’euthanasie examinée à l’Assemblée nationale. Des milliers d’amendements ont été déposés par des députés courageux pour s’y opposer. La dignité est de leur côté. Mettons en échec la culture de mort.

Vous avez bien reçu ma lettre anonyme?

Pour sourire un peu dans l’atmosphère délétère de notre pauvre société française, prise d’une fringale de dénonciations anonymes, nous vous proposons la lecture de la lettre qu’un prêtre ami a adressé à une paroissienne occasionnelle qui l’avait dénoncé à son évêque pour laxisme sanitaire (sans naturellement juger utile de lui en parler directement au préalable). La réponse cinglante est fort bien troussée:

Madame,

Je reçois avec une grande surprise copie du courriel que vous avez envoyé à Mgr N., mon évêque, pour dénoncer mon comportement. Permettez-moi de réagir, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme.

Curé de cette paroisse depuis plusieurs années, je n’ai pas l’insigne honneur de vous connaître. Vous semblez appartenir, comme votre patronyme l’indique, à une grande famille parisienne. Sans préjugés contre qui que ce soit, appartenant pour partie, moi-même, à ce milieu, j’imagine cependant, sans peine, qu’adresser simplement la parole à un pauvre curé de province, ce serait déchoir. On se contente d’utiliser ses services et de le dénoncer à l’autorité lorsqu’il déplait, comme un domestique négligent. Je n’aurai pas la cruauté de constater publiquement que, vérifiant les comptes de notre pauvre paroisse, votre nom n’y apparait guère. Lorsqu’on s’invite chez des hôtes, sans vouloir assumer ni charges ni services, on a la politesse de s’abstenir de critiquer la couleur de la nappe ou le goût des plats. Ces bonnes manières étaient à l’honneur dans notre milieu autrefois. Il semble qu’elles se soient bien perdues…

Sur le fond.

Sur les gestes entourant la Sainte Eucharistie, ne comptez pas sur moi, tout en restant, autant qu’il sera possible, à ma modeste place, pour transiger. Bien sûr, l’essentiel est dans le fond. Néanmoins, ma responsabilité est de veiller à ce que le plus de révérence possible entoure la communion des fidèles. Par conséquent, si une personne désire communier dans les mains, elle ne peut s’embarrasser d’aucun autre objet (canne, feuille de chant, gants, et donc masque) qui gênerait son geste. Comme il serait nécessaire que les « bons catholiques » donneurs de leçon se préoccupent d’accompagner l’Eucharistie de la révérence extérieure (agenouillement à la consécration, génuflexion avant la communion, réponse « Amen » à l’invitation du prêtre, etc.) que l’Église exige de tous les fidèles, dont ils se dispensent avec une désinvolture stupéfiante et qui ne scandalise personne ! Rien, absolument rien, dans les événements actuels ne justifie objectivement de transiger sur ces obligations (voir Actes 5, 9).

Le procédé de la dénonciation, le refus de chercher à entamer un dialogue direct avec la personne dont le comportement vous déplait, est d’une lâcheté insigne. Votre famille compte plusieurs exemples de vies sacrifiées pour la France. Ces personnes doivent se retourner de honte dans leur tombe. Je finirais par croire, si je me risquais à quelque extrapolation historique, que réapparait dans l’Église de France cette catégorie de « bons » Français et catholiques qui dénoncèrent leurs curés, dans les mêmes années, parce qu’ils cachaient des Juifs ou des résistants, actes prohibés par la loi d’alors, au prétexte que ces gens-là laissaient s’infiltrer, dans notre beau pays, des idées « virulentes et sournoises »…, faisant souffler sur lui, un « vent mauvais ».

Je ne veux céder, autant qu’il est raisonnablement prudent – et si le Seigneur m’en donne le courage – sans forfanterie ni prétention, ni à Caïphe, ni à Hérode, ni à Pilate, ni à une panique déraisonnable. Pour le reste, croyez, Madame, que je vous pardonne bien volontiers et vous assure de ma prière.

X., curé de N.

C’est arrivé un 8 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 8 avril 1364 : décès de Jean II le Bon, Roi de France.

Battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356, Jean le Bon peut regagner la France en 1360, après la signature du Traité de Brétigny qui lui rend la liberté, mais cède une immense partie du pays et doit une énorme rançon à Édouard III. Un de ses fils retenus en otage pour garantir le paiement de sa rançon, s’enfuit en 1363. Jean le Bon, obéissant aux lois de l’honneur, retourne se constituer prisonnier à Londres où il meurt en 1364 à l’âge de 45 ans en pleine négociation des accords de Brétigny. En effet, les lois fondamentales du Royaume interdisent au Roi de se séparer d’une partie du territoire. Sa signature du Traité n’a pas été entérinée par le parlement de Paris. Le fils de Jean II le Bon, Charles V le Sage est proclamé Roi de France ; il récupère tous les territoires perdus par ses prédécesseurs, et relève le Royaume.

  • le 8 avril 1378 : Urbain VI est élu pape.

Né en 1318 à Naples Bartolemeo Prignano devient le 202e pape de l’Église catholique romaine sous le nom d’Urbain VI. Il est aussi le premier pape italien, élu à Rome, depuis le retour du Saint-Siège dans la ville éternelle le 17 janvier 1377 (voir la chronique de ce jour sur Grégoire). Élu pape le 8 avril 1378, et malgré les avertissements de sainte Catherine de Sienne qui lui demande de la retenue, il se rend tellement odieux auprès des cardinaux français que ceux-ci, six mois plus tard, élisent un autre pape, Clément VII qui s’installe à Avignon. Ce sera le début du Grand Schisme d’Occident. Urbain VI meurt à Rome le 15 octobre 1389.

  • le 8 avril 1455 : élection du pape Calixte III.

Alfonso Borgia est élu pape sous le nom de Calixte III. Son action principale est de lutter contre l’Empire ottoman qui détient la ville de Constantinople depuis 1453. Tout au long de son pontificat, qui se termine en 1458, il appelle à la croisade sans être vraiment entendu. Il donne à une commission ecclésiastique les pouvoirs de réviser le procès de Jeanne d’Arc. Le jugement solennel, qui intervient le 7 juillet 1456, déclare qu’elle est morte martyre pour la défense de sa religion, de sa patrie et de son Roi. Cependant le pape ne la canonise pas ; mais autorise les expiations religieuses qui ont lieu à Rouen.

Le pape Calixte III, par Joan de Joanes y taller (1510-1579)

Musée de la cathédrale de Valence.

  • le 8 avril 1632 : Louis XIII achète la Seigneurie de Versailles à Jean-François de Gondi, archevêque de Paris.

Le château de Versailles en 1722, Pierre-Denis Martin, dit Martin le Jeune (Musée national du château de Versailles et des Trianon)

Louis XIII achète la totalité de la seigneurie de Versailles à son dernier seigneur, Jean-François de Gondi, archevêque de Paris pour la somme de 66 000 livres. Il souhaite en faire un domaine de chasse. C’est le tournant décisif dans l’installation de la royauté à Versailles.

  • le 8 avril 1691 : prise de Mons.

Dans le cadre de la guerre de la ligue d’Augsbourg, qui oppose, de 1688 à 1697, la France à une coalition des puissances européennes (Provinces-Unies, Angleterre, Savoie, Saint Empire romain germanique, Espagne et Suède), la capitale de Hainaut, est conquise par Louis XIV, le 8 avril 1691. En mars 1691, les armées de Louis XIV déploient de très importants moyens pour s’emparer de la ville, une des places-fortes les plus importantes des Pays-Bas du Sud. Vauban dirige les travaux de siège. La ville tombe et Louis XIV nomme gouverneur Nicolas de La Brousse, comte de Verteillac. Vauban est alors chargé d’améliorer le système défensif de la ville.

  • le 8 avril 1802 : promulgation du Concordat signé par Napoléon Bonaparte, premier Consul, et le pape Pie VII.

     

  • le 8 avril 1904 : la France et le Royaume-Uni signent l’Entente Cordiale.

Face à la situation de plus en plus tendue en Europe et à la Triple-Alliance, le Royaume-Uni et la France parviennent à s’entendre pour régler leurs différends coloniaux : la pêche à Terre-Neuve, l’Egypte, le Maroc pour l’autre, les deux puissances inaugurent un rapprochement qui avec la Russie finira par devenir la Triple-Entente.

  • le 8 avril 1962 : les Français approuvent les accords d’Évian.

Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le FLN sont ratifiés par le peuple français.

  • le 8 avril 1994 : la chapelle Sixtine restaurée est inaugurée.

Le pape Jean-Paul II inaugure la chapelle Sixtine restaurée au terme de 14 ans de travaux qui ont permis de redécouvrir les couleurs chaudes et éclatantes du Jugement dernier de Michel-Ange. C’est l’un des plus fameux trésors de l’art de la Renaissance italienne; c’est aussi le lieu où les cardinaux se réunissent en conclave pour élire un nouveau pape.

  • le 8 avril 2005 : funérailles du pape Jean-Paul II.

Plus d’un million de personnes et de dirigeants venus du monde entier assistent place Saint-Pierre et dans tout Rome à des funérailles grandioses célébrées pour le pape Jean Paul II, avant son inhumation dans la crypte de la basilique. Des fidèles brandissent des banderoles portant l’inscription “Santo subito”, réclamant sa canonisation immédiate.

Prions pour les deux prêtres en garde à vue

Sur les conseils d’un ami prêtre, scandalisé par la mise en garde à vue de l’abbé Guelfucci, curé de Saint-Eugène, et de son vicaire, nous lançons bien volontiers une chaîne de prière jusqu’à leur libération.

Merci à tous ceux qui pourront s’inscrire pour une dizaine (ou un chapelet, bien sûr) à cette intention.

Et profitons-en pour demander à la Vierge Marie, Reine de France, de protéger la liberté de ceux qui se confient en Elle.

Deux prêtres en garde à vue ! [Addendum : ils ont été libérés]

Selon 20 Minutes, le curé de l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris (il est également vicaire épiscopal pour les mariages et chanoine de la cathédrale) ainsi qu’un de ses vicaires, l’abbé Gabriel Grodziski, ont été placés en garde à vue, ce jeudi matin. Ils sont soupçonnés d’avoir officié sans masque et sans respecter les gestes barrière en vigueur. Un lecteur peut-il nous dire à quand remonte la mise en garde à vue d’un ecclésiastique ? A une sinistre affaire d’abus sexuels ?…

D’après nos informations, cette procédure est exceptionnelle : suite à la polémique médiatique, ils avaient été effectivement convoqués en audition libre. C’est le procureur qui a transformé cette procédure en garde à vue ! Le procureur a-t-il agit à la demande du ministre de la justice ?

L’audition libre est une procédure utilisée lors d’une enquête, permettant d’interroger une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction sans la mettre en garde à vue. La personne entendue a le droit de quitter les lieux à tout moment. La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise à l’encontre d’un suspect lors d’une enquête judiciaire. Elle permet aux enquêteurs d’avoir le suspect à leur disposition pour pouvoir l’interroger et vérifier si ses déclarations sont exactes.

Addendum : les deux prêtres sont sortis de garde à vue vers 18h30.

L’intox des “milliers” d’euthanasies clandestines

L’argument des partisans de la culture de mort ne change pas : avant la légalisation de l’avortement, ils avançaient que des centaines de milliers d’avortements étaient perpétrés de façon clandestine. Aujourd’hui, pour légaliser l’euthanasie, ils inventent pas moins de 4000 euthanasies clandestines :

« Les personnes en fin de vie sont parfois euthanasiées, contre leur gré, en catimini, dans nos hôpitaux. Il est donc grand temps d’encadrer les quelque 4 000 « euthanasies » clandestines. #Findevie #DirectAN » (Caroline Fiat, député, 24 janvier 2018)

« 2.000 à 4.000 personnes en phase terminale » sont euthanasiées « en catimini » (tribune de 156 députés, Le Monde, 28 février 2018)

« Chaque année en France, 4000euthanasies clandestines, pratiquées à l’insu du patient et de la famille, sont recensées. C’est un scandale #admdLyon #NousSommesPrets » (Philippe Lohéac, délégué général de l’ADMD, 9 juin 2018)

« Selon lui, près de 4.000 euthanasies se font « en catimini » chaque année » (« Jean-Louis Touraine, porte-voix des militants pour l’euthanasie », LyonCapitale.fr, 10 juin 2018)

La Société français d’accompagnement et de soins palliatifs explique combien ce chiffre est faux :

1)  Il  y  a  4  fois  moins  d’euthanasies  clandestines  que  ce  qui  est prétendu.

L’étude de l’INED publiée en 2010 sur laquelle se fonde ces propos n’a jamais énoncé un chiffre de 4.000 euthanasies clandestines.

Seule l’« administration de médicaments pour mettre délibérément fin à la vie » peut être considérée comme constituant un acte d’euthanasie, soit 38 cas  sur 4.723 décisions c’est-à-dire 0,8% des décisions médicale en fin de vie.

Les députés et militants affirmant l’existence 4.000 euthanasies clandestines ont expliqué avoir procédé à une extrapolation de ce pourcentage à l’ensemble des décès en France (Libération, 31 janvier 2018 ; Le Quotidien du Médecin, 26 janvier 2018).

Or, (i)  cette extrapolation n’est pas rigoureuse et (ii) l’auteur de l’étude, Sophie Pennec, expliquait à Libération que la moitié des 38 cas correspond en fait à une sédation terminale et non à une euthanasie.

Pour peu que l’on prenne connaissance de l’intégralité de l’étude, on lit que, parmi les décisions médicales en fin de vie, seules « 0,2% sont pratiqués en administrant délibérément une substance pour mettre fin à la vie (11 cas) » (encadré n°3 de l’étude).

Rapporté  au nombre de décès en France en 2009 (548.500 selon l’INSEE), on compterait donc 1.097 euthanasies clandestines pratiquées en 2009, soit quatre fois moins que les chiffres avancés.

Quel que soit le nombre concerné, aucune euthanasie clandestine n’est acceptable. Pour autant, quand le docteur De Locht affirme que la légalisation de l’euthanasie en Belgique aurait mis fin aux situations clandestines, c’est encore faux.

La réalité est que :

(2)   La  dépénalisation  de  l’euthanasie  ne  diminue  pas  le  nombre d’euthanasies clandestines, elle l’accroît même peut-être.

En effet, dépénaliser l’euthanasie déplace la limite de la transgression. Les pays qui ont procédé à la légalisation de l’euthanasie connaissent ainsi davantage d’euthanasies illégales que la France, alors même que le critère de l’illégalité a été repoussé.

Aux Pays-Bas, déjà, une enquête publiée par le Lancet en juillet 2012 indiquait que 23% des suicides assistés pratiqués aux Pays-Bas ne sont pas enregistrés.  Prof. Bregje D Onwuteaka-Philipsen, Arianne Brinkman-Stoppelenburg, Corine Penning, Gwen JF de Jong-Krul, Prof Johannes JM van Delden, Agnes van der Heide, Trends in end-of-life practices before and after the enactment of the euthanasia law in the Netherlands from 1990 to 2010: a repeated cross-sectional survey ,Volume 380, No. 9845, p 908 – 915, 8 September 2012).

Une étude menée en Belgique soulignait que le nombre d’euthanasies  clandestines est le triple du nombre d’euthanasies clandestines en France malgré la légalisation de la pratique : 1,8% des décès contre 0, 6% en France. Si l’on  retient  l’administration  d’une  substance dans le but de donner la mort (0,2%), elles seraient même neuf fois supérieures. E  Chambaere K, Bilsen J, Cohen J, Onwuteaka-Philipsen BD, Mortier F, Deliens L. Physician-assisted deaths under the euthanasia law in Belgium : a population-based survey. CMAJ. 182(9): 895-901. 2010. Cohen J, Van Wesemael Y, Smets T, Bilsen J, Deliens L. Cultural differences affecting euthanasia practice in Belgium: one law but different attitudes and practices in Flanders and Wallonia.Soc Sci Med. 75(5): 845-53. 2012.

Cette étude souligne encore que la décision d’euthanasie n’avait même pas été discutée avec 25% des personnes euthanasiées.

(3) Le contrôle des euthanasies en Belgique est ineffectif

La procédure de contrôle des euthanasies est déclarative : le médecin qui pratique une euthanasie remplit un formulaire qu’il transmet à la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE).

Au début de l’année 2018, une euthanasie a été pratiquée sur une personne sans son consentement et sans recourir à un deuxième avis médical comme la loi belge le requiert. La CFCEE a pourtant refusé de transmettre ce cas au parquet (RTL, 6 janvier 2018).

L’un de ses membres, le docteur Ludo Vanopdenbosch, pourtant favorable à l’euthanasie, a alors démissionné de la commission et souligné les graves failles de cette commission :

–          cette « commission de contrôle n’a aucun moyen de vérifier la véracité des faits mentionnés dans les formulaires de déclaration d’euthanasie »,

–          lui-même sait « comment remplir ces formulaires de telle manière à ce qu’ils soient validés sans problème par la CFCEE, sans aucun contrôle des données factuelles ». (Le Journal du médecin, 21 mars 2018).

Il  a également souligné que certains de ses membres pratiquent eux-mêmes des euthanasies, et sont donc conduits à contrôler, voire couvrir, leur propre pratique.

Dans son rapport 2014-2015, la CFCEE elle-même rappelait qu’elle « n’a pas la possibilité d’évaluer la proportion du nombre d’euthanasies déclarées par rapport au nombre d’euthanasies réellement pratiquées » (Rapport 2014-2015 de la CFCEE aux chambres législatives, p. 18).

Elle ne contrôle qu’un nombre restreint d’euthanasies, celles que les médecins veulent bien déclarer. Outre les déclarations du Dr Ludo Vanopdenbosch, l’étude précitée publiée au Lancet souligne que seule une euthanasie sur deux est déclarée à la CFCEE.

La CFCEE avait préalablement reconnu elle-même dans son premier rapport que :

« l’efficacité de sa mission repose d’une part sur le respect par le corps médical de l’obligation de la déclaration des euthanasies pratiquées et d’autre part sur la manière dont ces déclarations sont rédigées » (Premier rapport aux Chambres législatives  de  la CFCEE   22 septembre 2002-31 décembre 2003, p.23).

Sa mission de contrôle dépend donc de la bonne volonté de ceux qu’elle est censée contrôler.

Plus encore, fin 2014, le président de la CFCEE, le Pr Wim Distelmans, déclarait :

« Les cas déclarés sont tous en conformité avec la loi. (…) Les cas douteux évidemment, les médecins ne les déclarent pas, alors on ne les contrôle pas » (Complément d’enquête, 30 octobre 2014).

Quant au Dr Vanopdenbosch, il  déclaré dans sa lettre de démission « [ne] plus [tenir] à faire partie de cette commission, qui non seulement viole sciemment la loi, mais œuvre à le dissimuler ».

La « Commission de contrôle » belge ne procède ainsi à aucun contrôle véritable : elle ne connaît que d’une euthanasie sur deux, ignore les « cas douteux », et n’a aucun moyen de vérifier les déclarations quand elles sont faites.

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