Ces célébrités qui recourent aux mères porteuses
Trafic de bébés pour des personnes qui veulent des enfants à la carte :
Françaises, Français, ayez confiance dans le nouvel ordre sanitaire. Pastiche
Toute ressemblance avec divers discours du Maréchal Pétain en 1940/1941 ne serait que le fruit d’une intention maligne qu’il faut dénoncer au plus vite à la junte sanitaire qui gouverne la France.
Françaises, Français,
J’ai des choses graves à vous dire. De plusieurs régions de France, je sens se lever depuis quelques semaines un vent mauvais.
L’inquiétude gagne les esprits, le doute s’empare des âmes. L’autorité de mon gouvernement est discutée ; les ordres sont souvent mal exécutés. Nos difficultés intérieures sont faites surtout du trouble des esprits, de la pénurie des places en réanimation et de la raréfaction des produits sanitaires.
Le trouble des esprits n’a pas sa seule origine dans les vicissitudes de notre politique sanitaire. Il provient surtout de notre lenteur à reconstruire un ordre sanitaire nouveau, ou plus exactement à l’imposer.
Sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne, pour atténuer son malheur. Et à mon âge, lorsqu’on fait à son pays le don de sa personne, il n’est plus de sacrifice auquel l’on veuille se dérober ; il n’est plus d’autre règle que celle du salut public.
En ces heures douloureuses. Je pense aux malheureux en réanimation, qui dans un dénuement extrême, encombrent nos hôpitaux. Je leur exprime ma compassion, et ma sollicitude.
C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut se reconfiner. Le premier devoir de toutes les Françaises et de tous les Français est d’avoir confiance. C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité de la république – dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen et global que j’entre, aujourd’hui, dans cette voie du reconfinement. Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que M.Castex préside avec brio, durant ces dures épreuves, et fassent taire leur angoisse pour n’obéir qu’à leur foi dans le destin de la République.
Je ne serais pas digne de rester à votre tête si j’avais accepté de répandre le sang des Français pour prolonger le rêve de quelques Français mal instruits des conditions de la lutte sanitaire et irrespectueux des gestes barrière.
Vous avez souffert, vous souffrirez encore. Beaucoup d’entre vous ne retrouveront pas leur métier ou leur maison ou leur commerce indépendant. Votre vie sera dure. Ce n’est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La santé, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours.
C’est à un redressement sanitaire que, d’abord, je vous convie. Françaises, Français, vous l’accomplirez et vous verrez, je vous le jure, une république neuve sortir de votre ferveur. C’est vers l’avenir que désormais nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau sanitaire commence.
Notre situation sanitaire est venue de nos relâchements. L’esprit de jouissance détruit ce que l’esprit de sacrifice pendant le premier confinement a édifié. Aujourd’hui, c’est de vous-mêmes que je veux vous sauver.
A tous ceux qui attendent aujourd’hui le salut de la république, je tiens à dire que ce salut est d’abord entre nos mains. N’espérez pas trop de l’État. Il ne peut donner que ce qu’il reçoit. Comptez, pour le présent, sur vous-mêmes et, pour l’avenir, sur vos enfants dressées au confinement.
Cette collaboration à un meilleur respect du confinement doit être sincère. Elle doit être exclusive de toute pensée d’agression. Elle doit comporter un effort patient et confiant.
Un long délai sera nécessaire pour vaincre la résistance de tous ces adversaires de l’ordre sanitaire nouveau, mais il nous faut, dès à présent, briser leurs entreprises, en décimant les complotistes et surtout le Professeur Didier Raoult. Si les Françaises et les Français ne comprenaient pas que la France est condamnée, par la force des choses, à changer de régime sanitaire, de pratiques sociales, de pensées et de civilisation, elle verrait s’ouvrir devant elle l’abîme.
Ainsi, dans un avenir lointain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos malades. Ainsi pourraient être assouplies les conditions du confinement et facilités les conditions de contrôle policier, l’administration précautionneuse et envahissante, le ravitaillement du territoire et l’autorisation de manifester et de pratiquer son culte.
Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père. Je vous tiens aujourd’hui le langage du chef.
Suivez-moi. Gardez confiance en la république sanitaire éternelle. Rappelez-vous ceci : un pays malade, s’il se divise, est un pays qui meurt ; un pays guéri et sain, s’il sait s’unir, est un pays qui renaît.
“Vous savez que, dans la presse, il y a beaucoup de chose qui ne sortent pas, malheureusement !”
Au dernier conseil municipal de Perpignan, un conseiller municipal d’opposition, après avoir averti le maire que la cathédrale de Perpignan n’était gardée que par le sacristain, a enchaîné par cette histoire :
“Je signale, que hier, l’église St Martin dont on célébré le centenaire de la première pose, était ouverte. Je vous signale que depuis 3 mois, qu’il y a des indiciplinarités, une agression sexuelle, du vol de matériel à l’intérieur de l’église, et qu’une bande de jeunes qui font des prières musulmanes à l’intérieur, qui ont interdit un sacrement catholique, les prêtres sont allés voir le maire adjoint, ces prêtres demandaient des caméras à l’extérieur, et le maire adjoint leur a répondu (alors moi, je n’étais pas présent à cette réunion, la réponse m’a étonné) , les caméras, ça ne sert à rien . Donc, je crois qu’il faut répondre à l’inquiétude de ces paroissiens de l’église St Martin, de ce quartier. Parce que les exactions durent depuis trop longtemps, il faut mettre un terme!”
Réponse de Louis Aliot :
“Ce que vous dites est effectivement trés grave, d’ailleurs je ne l’ai pas lu dans la presse, j’aurais aimé lire mais…”
Le conseiller, reprend :
“vous savez que dans la presse, il y a beaucoup de chose qui ne sortent pas, malheureusement!“
Voici un article de L’Indépendant concernant cette église de Perpignan :
Yann Barthès et Quotidien : narcissisme et délation
L’Observatoire du journalisme consacre une brochure à Yann Barthès et son émission Quotidien (chaîne TMC, groupe TF1), emblématique d’une époque, d’un style :
La morgue, le vide, le faux, le tout au carré et au cube. Et avec succès auprès d’une partie non négligeable d’un public jeune qui avale sans broncher le catéchisme libéral libertaire. Cette doxa est assénée de manière systématique quitte à faire avaler aux fidèles une marchandise avariée.
En une trentaine de pages, les méthodes de l’émission sont décryptées et montrent qu’il ne s’agit pas là de journalisme, mais d’idéologues :
Beaucoup de morgue et d’anti-professionnalisme déconnant, une bonne dose d’inculture et de narcissisme, un bruit blanc intellectuel continu doublé de ricanements : voici le cocktail racoleur de Quotidien, derrière lequel pointe un goût prononcé de propagande et le vieux sel de la délation française.
Le pape et la Médaille miraculeuse

Alors que nous célébrons les 190 ans des apparitions de la Vierge à sainte Catherine Labouré, le Pape a lancé le 11 novembre un pèlerinage marial en Italie en bénissant une statue de la Vierge à la médaille dans la salle clémentine. Pour commémorer, nous aussi, ce grand anniversaire, nous pouvons toujours nous inscrire à la neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse en cliquant ici.
En quête d’esprit : Un regard chrétien sur le blasphème
Aymeric Pourbaix reçoit le père Cédric Burgun, canoniste, l’abbé Albert Jacquemin, historien, Victor de la chaîne YouTube “Le catho de service” et Véronique Jacquier :
La commissaire européenne Ylva Johansson : “L’islam n’est pas une menace pour l’Europe”, “il faut lutter contre l’extrême-droite”
La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, a déclaré vendredi que l’islam n’est pas une menace pour l’Europe, suite à une réunion virtuelle sur la lutte contre le terrorisme.
Ylva Johansson a déclaré à l’agence de presse suédoise TT, au terme de la réunion, que l’islam et la migration ne représentent pas une menace pour l’Europe et que c’est contre le fanatisme extrémiste qu’une lutte doit être menée.
“L’islam n’est pas une menace. La religion n’est pas une menace. Les terroristes sont une menace. Il faut lutter contre les extrémistes qui ont une apparence islamiste et l’extrême-droite. La migration n’est pas non plus une menace pour l’Europe”.
La commissaire a critiqué l’idée de former les imams conformément aux valeurs européennes.
“Je ne pense pas que la formation des leaders religieux s’inscrive dans le cadre des compétences de l’UE”.
Un lecteur me signale un détail photo intéressant concernant cette commissaire. Qu’en pensez-vous ?
Persécuté pour son documentaire Hold Up, Pierre Barnérias répond à ses détracteurs
Sur Twitter :
Bonjour à tous
Tout d abord un immense merci de toutes vos marques de soutien notamment de mes anciens confrères qui ont pu voir le film. Je vais répondre point par point à toutes les accusations dont il fait l’objet.
J’ai du arrêter 2 autres sujets en cours pour tenter de comprendre pourquoi on n avait toujours aucune réponse sur l’affaire du Lancet sur le classement de la Chloroquine en substance vénéneuse sur l’origine du virus etc… .
J’etais sur un autre sujet que j’ai du arrêter en juin car trop agacé de n’avoir aucune réponse à trop trop de questions. J’ai fait ce film en un temps record moins de 4 mois et il était destiné aux Cinémas dernier espace de liberté d’expression selon moi et ça se confirme par cette censure abjecte. Alors oui il doit y avoir des coquilles ici ou là mais qui ne remettent en rien toutes les infos du film qui sont des faits et des propos de personnes compétentes ds leur domaine.
Ma seule intention était de proposer enfin un autre son de cloche sur la gestion de cette épidémie et d ouvrir le débat. Nous avons envoyé le film à tous les participants 5 jours avant. Ce sont pour la plupart des scientifiques ou des personnalités reconnues dans leur domaine. Nous avons eu aucun retour négatif de leur part. Que 2 d’entre eux décident de ce désolidariser de ce film témoignent juste de la puissance et de la force de déstabilisation que représentent ces média qui dépendent tous d’intérêts privés.
J’ai fait ce film en toute bonne foi et juste pour repondre à une carence d’infos et une manipulation assez grotesque de l’opinion publique.
Selon le journaliste indépendant Didier Maïsto, Pierre Barnérias, réalisateur de Hold Up, vit un véritable enfer : menaces, documentaire éjecté de toutes les plateformes, argent bloqué…
Voici le documentaire, un peu long, mais terrible quant à l’instrumentalisation de la peur :
Vous pouvez également aller regarder sur cette chaîne Youtube les différentes interventions, en version “grand format, de chaque personne, dont des extraits sont présents dans le film. Sont déjà disponibles celles du Dr Perronne et d’Ariane Bilheran.
Journée nationale de la trisomie 21
A l’occasion de la journée nationale de la Trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune relaie la campagne de l’association canadienne Choice 42. Ces vidéos à l’humour décalé dénoncent l’eugénisme de la Trisomie 21, en pointant les faux arguments compassionnels qui justifient l’avortement des personnes handicapées.
Les mots bien choisis et les raisonnements employés pour soulager la conscience de notre société moderne qui élimine des êtres imparfaits, ne peuvent dissimuler la violation délibérée du respect sacré de la vie humaine.
Employant un style et un ton subtil, les actrices de cette campagne démasquent l’idéologie, le mensonge et la violence qui trament les fondements et la réalité de l’avortement.
La Fondation Jérôme Lejeune qui assure au sein de sa consultation le suivi de plus de 10000 patients dont la plupart sont porteurs de trisomie 21, dénonce l’élimination de 97 % des enfants trisomiques détectés avant la naissance. Elle appelle le monde à un sursaut d’humanité dont la grandeur se mesure à l’accueil qu’elle réserve aux plus faibles et aux plus vulnérables de ses membres.
Qui sont les 13 nouveaux cardinaux ?
Eglise universelle : Qui sont les 13 nouveaux cardinaux ?
Le 28 novembre prochain seront créés 13 nouveaux cardinaux. A l’issue de ce consistoire, le pape François aura nommé la majorité des membres du futur conclave. Monsieur l’abbé Barthe présente le profil et la personnalité de ces nouveaux cardinaux. Il précise également ce que ces nominations disent des orientations majeures du pontificat et des priorités du Souverain pontife.
Eglise en France : Il y a cent cinquante ans, le concile Vatican I
L’anniversaire du concile Vatican I a donné lieu à très peu de commémorations, cérémonies, publications ou colloques. François Hoffmann, journaliste à “Monde et Vie”, rappelle quelles étaient les intentions de Pie IX en convoquant ce concile. Il précise le sens et le contexte de la constitution Pastor aeternus qui définit le dogme de l’infaillibilité pontificale.
Eglise en Marche : Les tempéraments
Président de l’Action Familiale et Scolaire, Yves de Lassus, présente une plaquette que vient de publier son association sur Les Tempéraments. La classification des comportements en quatre tempéraments définis par Hippocrate : bilieux, sanguin, mélancolique et flegmatique, puis sortis de l’oubli et vulgarisés par l’abbé Brucciani, s’avère un outil particulièrement efficace pour les éducateurs et tous ceux qui ont à gérer des relations humaines.
Censure contre les pro-vie aux Etats-Unis?

Joe Biden n’est pas encore élu président, mais certains de ses projets sont déjà inquiétants. Nos amis de Life Site News viennent de signaler qu’au nom de la “lutte contre la haine” et de la lutte contre le harcèlement en ligne, l’équipe de Joe Biden pourrait mettre en oeuvre une censure sans précédent aux Etats-Unis, touchant particulièrement les pro-vie (qui, c’est bien connu, sont “haineux” et “harcèlent” les femmes!).
L’Etat laïciste tente une troisième spoliation des catholiques

Voici le discours de notre ami Jérôme Triomphe, avocat de Vincent Lambert, de l’AGRIF, et accessoirement, à l’occasion (qui arrive plus souvent que nous ne le souhaiterions!) de votre blogue préféré, lors de la manifestation pour la liberté du culte à St Maur des Fossés.
Catholiques de France !
Vous connaissez la situation :
1- Le gouvernement nous a interdit de nous rassembler dans nos églises que l’Etat nous a déjà volées deux fois en 1790 et en 1905.
Au mépris de la laïcité, ce gouvernement a décrété que les funérailles étaient plus importantes que la communion eucharistique.
Ce 7 novembre, le Conseil d’Etat a validé cette interdiction d’assister à la messe dans nos églises contrairement aux avis du conseil scientifique.
La liberté fondamentale du culte a été rabaissée en dessous de la liberté de manifestation qui, elle, reste autorisée.
Le culte ne peut même être exercé qu’à titre accessoire à une autre activité au hasard d’un déplacement. Voilà ce qui est écrit.
La liberté fondamentale du culte n’est plus qu’un mot vide de sens
Au nom de la nouvelle dictature sanitaire, le gouvernement exige
que des millions de parents accompagnent des millions d’enfants dans les écoles,
que les entreprises restent ouvertes pour faire rentrer les impôts,
que les parisiens se collent les uns aux autres dans le métro dans l’air le plus pollué de France
et que l’on puisse continuer à faire la queue dans les tabacs pour acheter ses cigarettes au nom de la santé publique !
Ils ont même prévu la réouverture des téléskis, c’est dans le décret !
On peut courir par milliers sur les bords de marne ou de Seine,
on peut se presser par centaines dans les magasins et aller dans une jardinerie s’acheter un barbecue ou une plante verte à l’heure de la messe pendant que nos petits commerçants crèvent la bouche ouverte dans l’indifférence gouvernementale.
Mais passer 1h par semaine à la messe masqués et séparés, cela leur est insupportable !
2- Le précédent ministre des cultes avait tenté de nous expliquer dans un français approximatif qu’on pouvait regarder la messe à la télé et que pour le reste on n’avait qu’à prier individuellement.
Nous avons essayé de lui expliquer, en vain, que cela revenait à prétendre faire du vélo en regardant le tour de France.
Nous avons essayé de lui expliquer, en vain, ce qu’était un sacrement et que la communion eucharistique était la nourriture de notre âme.
Nous avons essayé de lui expliquer que lorsqu’on avait regardé top chef à la télé, on n’était pas rassasié. Pire, que cela nous donnait faim.
Le nouveau ministre chargé des cultes vient de récidiver en nous menaçant de nous envoyer les forces de l’ordre : après avoir justifié l’interdiction de la messe il a proféré que « la vie est plus importante que tout »!
Non, pas vous !
Pas l’Etat qui s’est acharné à la mort de Vincent Lambert !
Pas l’Etat promoteur de l’avortement de millions de petits d’hommes arrachés du sanctuaire que devrait être le ventre de leur mère !
Pas ce gouvernement d’une majorité qui a étendu la mort des enfants pour détresse psychosociale jusqu’à 9 mois moins 1 seconde !
Alors si, M. le ministre, pour tous les croyants, il y a plus important que la vie terrestre, même si en réalité nous en sommes les meilleurs et les plus ardents défenseurs !
Le plus important pour nous, c’est la vie divine en notre âme ici-bas car sinon nous ne sommes que des cymbales retentissantes.
Le plus important pour nous, c’est la vie éternelle !
Car à quoi sert à l’homme de gagner tout l’univers s’il vient à perdre son âme ?
Ils ont refusé de nous écouter parce qu’ils ne savent rien, ne comprennent rien et en réalité nous méprisent.
3- La vérité, c’est que les catholiques, ça ne leur fait pas peur.
Mêmes les Français ne leur font pas peur puisque le Premier ministre a osé dire qu’il n’entendait pas nous « lâcher la bride », comme si nous étions des animaux qu’il pouvait diriger à sa guise sous le joug de l’arbitraire d’Etat.
Ainsi, enhardis dans leur mépris de la religion et de la liberté, ils ont franchi un pas supplémentaire dans une grossière et stupéfiante répression antireligieuse.
Alors que l’article 3 du décret du 29 octobre nous permet de manifester, à la seule condition de justifier que nous respectons les mesures sanitaires, les préfets de France ont reçu des consignes d’interdiction maximum.
Ils ont prétendu au mépris de la jurisprudence que prier ou dire la messe sur la voie publique ne relevait pas d’une manifestation déclarée.
Comme si l’Etat avait le droit de juger des modes et des contenus des manifestations.
Plus de 40 manifestations ont ainsi été déclarées dans toute la France.
Ne parlons pas des préfectures qui gardent le silence au lieu de délivrer le récépissé de déclaration de manifestation qu’ils ont l’obligation de donner. Elles laissent ainsi illégalement les organisateurs dans l’incertitude et l’insécurité juridique, en cherchant à dissuader les manifestants qui n’en peuvent plus d’être verbalisés.
Dans d’autres cas, à Nantes, à Lyon, à Clermont-Ferrand, à Bergerac, à Paris, à Grenoble, à Strasbourg les interdictions tombent : les préfets du ministre chargé des cultes prétendent interdire toutes prières et ne permettre que des manifestations revendicatives. Au mépris du droit et de la laïcité !
Ceux qui avaient eu l’idée de manifester devant les portes des églises ouvertes où se célèbre une messe sans fidèles ont été déplacés sur des places sans églises.
Ceux qui avaient eu l’audace d’annoncer une manifestation revendicative de messes ou de prières ont été interdits.
A Nantes, le tribunal administratif vient de rejeter un référé-liberté au motif que, le culte étant interdit à l’intérieur, il doit donc être interdit à l’extérieur !
Ce n’est ainsi pas le prétendu risque de propagation du virus dans les églises qui est en cause, c’est le culte lui-même !
A Lyon, le préfet a convoqué l’organisateur. Il était 6 autour de la table pour lui dire : la simple présence d’un prêtre, c’est cultuel, donc ils prétendent l’interdire.
Un genou à terre, c’est cultuel et ils prétendent l’interdire. Mais quand c’est avec Black Lives Matters, c’est encouragé .
Quand l’organisateur leur a demandé si lire l’Evangile dans une manifestation était un acte cultuel, il y a eu des flottements et des discussions car ils n’étaient pas d’accord entre eux !
L’organisateur leur a même demandé s’il devait faire corriger son discours par le Préfet. Voilà où nous en sommes !
A Paris, avant qu’elle soit définitivement interdite, devait se tenir cet après-midi une manifestation de prières devant St Sulpice.
Vendredi, le Préfet a dit : je vous interdis je cite : « tout caractère religieux : pas de prières, pas de chants, pas de messe », et, tenez-vous bien : « pas de signes religieux apparents » ! Mais de quel droit !
Tenez, pour le préfet de Paris, brandissez vos croix et vos médailles !
A Strasbourg, le Préfet a interdit de prier même en silence. Ces gens sondent maintenant les reins et les cœurs. Ils se prennent pour Dieu !
Alors par quel miracle avons-pu nous réunir ce jour ?
Au fait que le préfet a conditionné notre manifestation au fait que nous ne récitions pas de prières !
Du droit indu et abusif du plus fort.
Et vendredi, le ministre prétendument chargé des cultes vient de menacer les évêques de France : prier dans la rue serait non seulement une contravention au décret mais une atteinte grave à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ! Mais savent-ils seulement de quoi ils parlent ? Leur ignorance de la religion et du droit est abyssale et nous donne même une idée de l’infini : la laïcité ne s’impose qu’à l’Etat et à ses agents, pas aux religions Dieu merci !
4- Certains ont voulu croire à une laïcité apaisée mais c’est l’Etat qui, aujourd’hui, sous des prétextes sanitaires, veut imposer son laïcisme agressif à la religion.
Ces prétentions actuelles de l’Etat ne doivent pas nous leurrer : il tente, par touches, avec la complicité de médias incultes, de faire passer l’idée folle que la laïcité interdirait toute expression religieuse ailleurs que dans le domaine privé ou au fond des sacristies.
Cette prétention nouvelle est totalitaire !
Si on ne s’y oppose pas, la prochaine étape, ce seront les processions et pèlerinages qui seront interdits. Ça leur est insupportable ! Et après ? Si la laïcité doit s’appliquer un jour à la religion, l’Etat ne sera-t-il pas tenté un jour d’imposer la conformité de la doctrine et de la morale naturelle aux lois de la République ?
5- Ce totalitarisme laïciste et antireligieux est gravissime mais ne doit pas nous étonner.
N’oublions pas les leçons de l’histoire.
En 1790, l’Etat a volé les biens temporels des catholiques, fruit du travail et des sacrifices de générations de nos ancêtres qui ont irrigué les sillons de la terre de France de leur sang et de leur labeur.
Ils ont permis de faire pousser ces magnifiques églises et cathédrales qui élancent leurs flèches vers le Ciel comme pour rappeler à ces ministres sans Dieu que la vie n’a qu’un temps.
115 ans plus tard, en 1905, le même Etat a volé ce qui restait de biens temporels aux catholiques. Il a persécuté les congrégations religieuses en les expulsant de France. Il a brisé les portes des églises, ouvert les tabernacles et fait l’inventaire des calices et ciboires qui nous appartenaient pour décider ce qu’il saisirait à son profit.
Mais 115 ans plus tard à nouveau, en 2020, ce sont les seuls biens spirituels qui nous reste qu’on nous arrache désormais. Nous assistons à la troisième spoliation des biens des catholiques.
Mais à l’inverse des biens temporels sous cadastre, ces biens spirituels sont inscrits dans les grands registres de nos âmes et cautionnées dans le grand livre des hypothèques de Dieu. Alors ces biens, ils n’ont pas le droit de nous les prendre !
En 1905, les catholiques s’étaient levés pour protéger leurs églises dans lesquels l’Etat prétendait entrer pour procéder aux inventaires.
En 2020, les mêmes catholiques, fiers héritiers des catholiques d’hier, se trouvent devant ces mêmes églises dans lesquelles nous sommes inetrdits d’assister à la messe.
Alors oui, la liberté est un bien fragile à préserver et qui reste toujours à défendre pour revenir à la vraie laïcité, celle que nous as enseignée Jésus (prononcer son nom sur la voie publique, c’est interdit M. le Préfet ?) : rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.
C’est un Etat laïciste et antireligieux qui prétend désormais nous interdire de prier dans la rue, même en silence. Selon le mot de Clémenceau, qui avait au moins eu l’intelligence politique de mettre fin aux inventaires devant l’opposition des catholiques : « rendez à César ce qui est à César et tout est à César ».
5- Et bien nous ne l’acceptons pas !
Un droit, ça ne se négocie pas, ça se revendique !
Rendez à Dieu ce qui est à Dieu !
Rendez-nous la communion au corps du Dieu vivant !
Rendez-nous ce qui nous appartient !
Et reprenons ensemble ce cri qui sonne dans tout le pays de France et qui résonne de ville en ville comme l’écho de notre colère, de notre espérance et de notre détermination :
Rendez-nous la messe !
Un événement cultuel n’est en rien interdit sur la voie publique
Contrairement à ce que qu’écrit la Préfecture de police de Paris, pour interdire la manifestation de ce dimanche devant Saint-Sulpice :

Quand on organise un pèlerinage, une procession de la Sainte-Vierge ou de la Fête-Dieu, un Chemin de Croix…, on déclare bien une manifestation sur la voie publique. Mgr Malle rappelle cette évidence :
Précisons qu’un événement cultuel n’est en rien interdit sur la voie publique, sinon il n’y aurait pas de processions. Attention à la liberté religieuse @prefpolice https://t.co/UZriuXszbB
— Mgr Xavier MALLE (@MgrXavierMALLE) November 15, 2020
L’Etat doit rester à sa place et s’occuper d’ordre public (et de la sécurité qu’il assure de moins en moins) et laisser les catholiques gérer la nature de leurs manifestations.
Les catholiques de Draguignan sont en colère, monsieur le Premier Ministre !
A l’appel des AFC de Draguignan, entre 100 et 200 fidèles catholiques se sont rassemblés dimanche 15 novembre à 16h00 pour manifester leur colère contre l’interdiction des messes. Plusieurs discours ont ponctué ce rassemblement familial après qu’un chapelet ait été prié avec l’accord des autorités locales.
Voici des extraits d’un des discours prononcés :
“A Nice, le 29 octobre dernier, le terrorisme s’en est pris à la liberté de culte comme il l’avait fait a Saint-Etienne du Rouvray le 26 juillet 2016. Aucune célébration religieuse n’est une offense dans une république laïque qui respecte la religion pour ce qu’elle est : l’expression d’une conviction intime, et qui en garantit la pratique pour ce qu’elle est : l’exercice d’une liberté fondamentale. Sur cette liberté, le République ne transige pas“.
Ce discours n’est pas celui d’un évêque ou d’un curé, ce discours est le vôtre monsieur le Premier Ministre (…) alors que vous aviez interdit nos messes depuis cinq jours. Votre cynisme n’a donc pas de limites ? De qui vous moquez-vous ?
Non, ce n’est pas le terrorisme qui s’en est pris à la liberté de culte, c’est vous ! Le terrorisme tue les corps, vous vous tuez les âmes, en refusant qu’elles soient nourries par le culte, le plus haut, le plus précieux, le plus nécessaire, le plus vital qui soit : celui du Saint Sacrifice de la Messe ! Si les terroristes islamistes sont les terroristes du corps, vous êtes les terroristes des âmes ! Or, elles sont plus précieuses pour nous que notre vie même. C’est sous les fascismes et les dictatures que les gouvernements s’en prennent à la vie spirituelle. Au pays des Droits de l’Homme, nous exigeons les droits de l’Ame !
“Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne” (Matt 10,28)
Nous sommes en colère, monsieur le Premier Ministre !
Comment pouvez-vous décider pour nous de ce qui est nécessaire et de ce qui est ne l’est pas ? Vous ne pouvez ignorer les milliers de martyrs des premiers temps de l’Eglise, ou encore ceux e la Révolution, qui ont préféré prendre le risque de perdre leur vie plutôt que de renoncer à la Messe dans les catacombes. Ce n’est pas une amende de 135€ qu’ils encouraient, c’était la dent des lions, le grill, la flagellation, l’écartèlement, les torches vivantes et, une quinzaine de siècles plus tard, la guillotine. Et vous prétendez nous faire peur, nous menacer d’une amende, monsieur Darmanin, nous qui partageons la Foi et la ferveur de ces martyrs chrétiens et qui servons le même Dieu ? (…)
De quel droit, un gouvernement laïc – pour ne pas dire athée – peut-il décider si le culte dont il ne partage pas la Foi est nécessaire ou non ? L’interdiction du culte est une atteinte gravissime à la première de nos libertés, celle-là même pour laquelle vous affirmiez il y a moins d’un mois que la “République ne transige pas“.
Nous dénonçons une grave dérive vers une dictature, une dictature en marche, cachée (masquée, devrais-je dire!) derrière le soi-disant souci de santé…Mais quelle disproportion, entre d’une part les mesures gravement liberticides et arbitraires (pouvoir promener son chien ou se rassembler dans un centre commercial, et ne pas pouvoir se rassembler dans une église, c’est l’archétype de l’arbitraire !), mesures qui nous sont imposées à grand renfort de contrôles et d’amendes, et d’autre part une épidémie à la gravité discutable, qui tue essentiellement nos aînés au seuil de leur espérance de vie ! (…)
Ici à Draguignan, nous avons une histoire, nous savons tous que lors de l’épidémie de peste dans notre bonne ville, les habitants ne se sont pas confinés mais se sont réfugiés sous le manteau de Notre-Dame pour implorer sa protection et la ville a été épargnée (…)
L’Histoire de France nous rappelle aussi que jamais depuis la Grande terreur, et sa folie meurtrière, jamais la messe n’avait été interdite. pas même pendant l’Occupation, ni sous les bombes, ni même pendant l’épidémie de grippe espagnole (…)
Depuis trop longtemps nos gouvernants piétinent la famille, salissent le mariage, assassinent nos bébés, trafiquent la vie humaine, pervertissent nos enfants, et continuent de plus belle cette année alors que les français apeurés et sidérés sont assignés à résidence.
Les chrétiens en a assez de voir la Fille aînée de l’Eglise se vautrer dans la boue. Nous ne vous laisserons pas nous nous voler la Sainte Messe ! Nous ne lâcherons rien ! Si le gouvernement persiste à fouler aux pieds notre liberté de culte, il nous trouvera sur sa route, plus déterminés que jamais, et prêts à tout pour recouvrir nos droits ! Rendez-nous la messe !
Retour sur les manifestations de dimanche pour le retour des messes publiques
Ce dimanche 15 mai, les Montpelliérains, privés de messe publique par les oukazes du gouvernement En marche, ont tenu à exprimer leur légitime demande d’avoir accès à la liberté fondamentale d’assister à des messes. A cet effet, ils étaient plus de 150 venus paisiblement en famille sur le parvis de la cathédrale, après avoir préalablement déposé une déclaration en préfecture. L’homme ne vit pas que de pain et s’il faut rendre à César ce qui lui revient, il convient tout autant, voire plus, de rendre à Dieu son dû.

80 à 100 participants dimanche devant l’abbaye aux dames de Saintes :

Sud Ouest et France Bleu évoquent cette manifestation.
400 personnes à Angers :


Rouen :

Bordeaux :

4 organisateurs sont convoqués au commissariat. En cause, le principe de laïcité :
“Les policiers nous ont indiqué qu’un certain nombre de gestes ne respectaient pas le principe de laïcité. Je suis donc convoqué demain matin au commissariat.”
Villié-Morgon, dans le Beaujolais :


300 personnes à Saint-Maur, avec l’intervention de Me Jérôme Triomphe :


Et même @BFMTV s’intéresse à la manifestation de Saint Maur (Val de Marne) Plus de 300 personnes pour réclamer : #RendezNousLaMesse pic.twitter.com/HijNHzii2p
— Philippe Desmoulins-Lebeault (@PLebeault) November 15, 2020
Plusieurs centaines de personnes à Nantes malgré le temps exécrable :

Voici le texte qui a été lu :
D’aucuns veulent moins de maladie, d’autres veulent plus de pouvoir d’achat, et bien nous, catholiques, n’avons qu’une demande. Cette demande c’est le respect de ce qui se vit depuis près de deux millénaires dans notre pays : la messe. Nous voulons Dieu, nous voulons la messe ! Dieu n’est pas mort, Dieu ne mourra jamais. Pas en France, en tout cas ! L’honneur de la France, c’est d’assister à un office religieux. Et l’essence même du catholicisme c’est son caractère sacramentel, sa valeur réelle et physique. Dans le catholicisme, nous assistons à la messe, nous ne nous connectons pas en distanciel à une simple réunion dominicale. C’est pourquoi l’interdiction pour les croyants d’assister à la messe est en contradiction intime avec l’essence de notre Foi, et donc de la liberté de pratiquer notre culte. Car la messe, c’est un cœur qui bat, c’est l’âme des fidèles rassemblés pour louer leur Créateur et les tourner vers l’Eternité. La messe, c’est aussi l’âme de la France. Le salut du corps ne peut prévaloir sur celui de l’âme.
Laissez-nous le Bon Dieu ! Nous ne voulons pas d’un coup d’état de droit. Ne faites pas mentir le socle constitutionnel de notre République. Notre liberté de culte, c’est le fondement de notre culture, c’est notre fierté nationale. Cette liberté si chère à la France, liberté qui lui a permis de devenir un jour fille aînée de l’Eglise, est constitutive de notre patrimoine immatériel. La liberté de culte est la première de toutes les libertés, elle en est la souche autant que le point d’équilibre. Ni la peur d’être tués, ni celle de la maladie ne pourront nous en détourner. Chers amis, soyons fiers de notre foi séculaire, de notre tradition sacramentelle et surtout de ce trésor transmis de générations en générations depuis presque 2000 ans. Ce blanc manteau d’églises, ces voûtes ancestrales devraient donc cesser de faire résonner les cantiques et paroles liturgiques : nous ne nous y résoudront pas ! Chers amis, cher Clergé de Loire-Atlantique, nous nous unissons avec gravité et Espérance : que notre voix soit entendue, et portée jusqu’aux plus hautes chambres décisionnaires. N’ayons pas peur ! Soyons assidus dans la prière et à l’exemple de Don Bosco ou encore Saint Charles Borromée, soyons inventifs pour rendre un culte agréable à Dieu.
La liberté religieuse est la liberté fondamentale de toutes les autres libertés. La liberté du culte est consubstantielle à la liberté de conscience, comme aime à le répéter Monsieur Mélanchon. Une liberté fondamentale à une valeur constitutionnelle sur laquelle la République ne transige pas. La liberté de culte, enfin, est un bien essentiel. C’est pourquoi nous n’avons pas peur de le redire, aujourd’hui, paisiblement mais avec détermination : « N’ayons pas peur, le Christ a vaincu la mort ». Soyons forts et unis dans la foi, et vigilants dans la prière. Et dans l’attente de Noël, continuons de veiller.
Bergerac:
Le préfet a interdit la manifestation #PourLaMesse prévue à Bergerac ce dimanche matin.
Mais nous étions quand même présent malgré les menaces du ministre @GDarmanin et de sa #Police. #RendezNousLaMesse !– https://t.co/LRh4bDnfhg pic.twitter.com/L1Ef1k5z8g
— 𝕸𝖆𝖙𝖍𝖎𝖊𝖚 𝕸𝕲 𝕲𝕺𝖄𝕰𝕽 (@mg12gm) November 15, 2020
Bougival (78) :

Vannes :
Les cloches de la cathédrale de Vannes pour clôturer ce beau moment #pourlamesse @PourLaMesse @EmmanuelMacron vous n’empêcherez pas les croyants de prier ! pic.twitter.com/1XFvQmKCmB
— ن Beabeяt ن (@berdoeuves) November 15, 2020

Aix :
Une trentaine de fidèles de la FSSPX ont été verbalisés pour avoir osé participer à une “Messe hors-la-loi”.
Saint-Germain en Laye :


250 personnes à Bois-Colombes avec les interventions du président des AFC 92 et de Guillaume de Thieulloy :


Plusieurs centaines de personnes à Versailles parmi lesquelles le vicaire général du diocèse:


🔴Nouvelle mobilisation devant la Cathédrale Saint-Louis à Versailles, pour réclamer la levée de l’interdiction des messes publiques en raison du #confinement – #COVID19. À #Paris, les rassemblements sont interdits par la préfecture. #catholiques #PourLaMesse pic.twitter.com/JOlRENjlK0
— Charles Baudry (@CharlesBaudry) November 15, 2020
Dax
Environ 300 personnes (selon la police) à Rambouillet avec la présence de Jean-Frédéric Poisson :
#rambouillet ce soir « Réndez nous la messe » pic.twitter.com/3FyOL0oQS7
— christine Boutinن (@christineboutin) November 15, 2020
Environ 300-350 personnes à Tours :

Toulouse :

🇫🇷 FLASH – “On veut la messe” : des #catholiques se sont rassemblés devant la #cathedrale Saint-Etienne à #Toulouse. Une prière de rue a eu lieu. Ils réclament la possibilité de faire des #messes malgré le #reconfinement. (📹 Mediavenir) #COVID19france pic.twitter.com/qr2aMWtziS
— Mediavenir (@Mediavenir) November 15, 2020
Luçon avec Guillaume Bernard :


Discours de Guillaume Bernard : « Laissez-nous vivre ! »
Après être intervenu à Paris, devant l’église Saint-Sulpice, le vendredi 13 novembre, Guillaume Bernard a tenu ce discours lors d’un rassemblement pour la liberté de culte, en Vendée, devant la cathédrale de Luçon, le dimanche 15 novembre. En voici la teneur.
Chers amis, je viens vous apporter l’amicale salutation de nos frères réunis, vendredi dernier, à Paris, sur la place Saint-Sulpice et devant lesquels j’ai eu, comme aujourd’hui, l’honneur d’intervenir. Je ne parle, bien sûr, qu’en mon nom propre, mais je crois pouvoir dire, en notre nom à tous, que si c’est avec calme et sérénité que nous sommes ici rassemblés, toutes sensibilités unies, c’est aussi avec détermination. Depuis la semaine dernière, et tout au long de ce week-end, partout en France, nombre de nos compatriotes se sont rassemblés pour témoigner publiquement et prier… intérieurement puisque c’est une condition imposée par la Préfecture. Et, s’il le faut, si l’État reste insensible à notre juste demande, nous serons dans la terrible obligation morale de continuer à nous battre, d’une manière ou d’une autre. Dans le fond, notre revendication se synthétise en un slogan : laissez-nous vivre !
Malgré la déchristianisation, l’État sait que nous sommes une force avec laquelle il faut encore compter, parce que nombre de nos compatriotes, même non-pratiquants, ont encore en eux la fibre, les racines de la chrétienté. Quand l’État menace de verbalisation alors que les manifestations déclarées sont parfaitement légales, quand l’État interdit des rassemblements identiques au nôtre, comme celui de Paris ou de Grenoble prévus aujourd’hui, c’est qu’il cherche à intimider, c’est qu’il se doute que la mobilisation peut devenir grandissante, c’est qu’il subodore que la base ne se laissera pas impressionner par quelques personnes – mêmes quand elles sont ecclésiastiques, il faut bien le dire – qui la pousse à la résignation, c’est qu’il craint, véritablement, la convergence des luttes et que les parvis ne deviennent les nouveaux ronds-points de la contestation. Laissez-nous vivre !
L’Exécutif prétend défendre la vie. Mais, il ne cesse de l’étouffer : la vie économique, la vie sociale, la vie culturelle, la vie biologique de l’enfant à naître et, pour couronner le tout, la vie spirituelle. Il est, par conséquent, impérieux de lui rappeler que la vie ne peut être artificiellement réduite aux seuls besoins primaires et matériels. Laissez-nous vivre !
Que les hommes politiques ne croient pas est une chose. Qu’ils étalent sur la place publique leur ignorance de la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée et leur condescendant mépris pour la messe en est une toute autre. Elles les conduisent à un discours indifférentiste qui, dans le même mouvement, nie la spécificité du culte catholique et refuse de reconnaître la place éminente – ontologique – du christianisme dans l’identité de notre corps social. Notre démarche ne relève en rien de l’individualisme ou du communautarisme. Au contraire : elle est une exigence de justice sociale, de justice distributive diraient Aristote ou saint Thomas d’Aquin : que soit rendu à chacun son dû. Et donc au catholicisme sa place fondatrice, essentielle, dans l’existence de la France. Laissez la France vivre !
Parmi nous, personne ne nie la maladie et le fait qu’elle puisse être grave pour les plus fragiles. Mais, nous dénonçons l’incohérence des mesures gouvernementales qui succèdent à une série d’injonctions contradictoires depuis neuf mois. À qui fera-ton croire que l’on est plus contaminable ou plus contaminateur dans une église que dans les queues aux caisses des supermarchés ? L’interdiction des messes publiques, tant en plein air qu’à l’intérieur des églises, est une mesure disproportionnée et liberticide. Cela constitue un véritable scandale. Laissez-nous vivre !
La puissance politique outrepasse sa compétence et tend à devenir tyrannique quand elle prétend suspendre l’exercice d’une liberté relevant du droit naturel : la liberté de culte. En outre, il n’y a pas que la liberté des fidèles qui soit remise en cause. C’est la liberté même de l’Église qui est atteinte, la liberté religieuse au sens fort du terme, c’est-à-dire la liberté pour l’Église de dispenser les sacrements. Laissez l’Église vivre !
Si les catholiques n’adressent leurs prières qu’à Dieu et à ses saints, nous n’hésitons pas à envoyer une supplique au pouvoir politique, une supplique qui prend, tout particulièrement en Vendée, son sens et sa gravité : que l’État ne contraigne pas notre clergé à devenir réfractaire : que l’État ne condamne pas les fidèles catholiques à se rendre à des messes clandestines. Ne nous persécutez pas à nouveau. Laissez les catholiques vivre !
À ceux qui invoquent, à tort et à travers, l’obéissance, il est, semble-t-il, nécessaire de leur rappeler que celle-ci ne vaut que dans le cadre de la justice, qu’elle ne peut être exigée que par une autorité légitime, agissant dans son domaine de compétence et ordonnant quelque chose permettant la réalisation du bien commun, c’est-à-dire le bien qui coordonne celui du tout et celui des parties, le bien qui permet à tous de tendre vers leur finalité. Tous ceux qui veulent empêcher les catholiques de réaliser leur obligation morale d’assister à la messe, au moins une fois par semaine, perdent donc toute crédibilité. Laissez-nous vivre !
L’État n’a pas compétence pour décider de tout ; il n’est pas légitime pour déterminer ce qui serait essentiel et ce qui ne le serait pas. La messe, renouvellement non-sanglant du sacrifice du Christ, est l’essence même du catholicisme. Pour un catholique, l’assistance à la messe est donc non seulement un devoir moral, mais aussi une nécessité vitale. La messe est vitale pour chacun des croyants. Elle l’est aussi pour l’ensemble de la chrétienté et même de la création. Les catholiques ne peuvent pas faire le sacrifice de la messe – comme certains, pourtant, cherchent à les y contraindre – car la messe est, justement, le plus saint, le plus vivifiant le plus essentiellement vital des sacrifices. Que l’État cesse de violer nos consciences, que l’État cesse de brimer notre liberté de culte, que l’État cesse d’exiger ce qui ne lui revient pas. Rendez-nous la messe. Et, laissez-nous vivre !

Lyon :
Voici le discours prononcé :
Nous, catholiques, revendiquons le droit de vivre intégralement notre foi.
Assister à distance aux offices ne suffit pas. Nous croyons que Jésus, Fils de Dieu, s’est incarné pour nous sauver, qu’il est mort sur la Croix, qu’il est ressuscité, qu’il reviendra dans sa Gloire.
Nous croyons que la Messe est le renouvellement non sanglant du Sacrifice du Christ en croix.
Nous croyons que, lors de chaque messe, le sacrifice est actualisé.
En assistant physiquement à la messe, nous rencontrons le Christ en personne, sous l’apparence du pain et du vin.
Nul ne saurait ignorer le rôle social de l’Eglise dans notre pays, dont les racines et la culture sont judéo-chrétiennes. L’engagement social de l’Eglise est nourri par la vie sacramentelle de chaque catholique. Sans cette vie sacramentelle communautaire, il n’y a pas d’Eglise !
Rendons à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu. Sans oublier que Dieu est à l’origine de toute chose. Il donne le soleil et la pluie aux croyants comme aux non croyants.
C’est pourquoi nous revendiquons le droit de vivre notre foi.
Au même titre que la quasi-totalité des professionnels qui sont étouffés par des mesures dont les effets sont largement plus néfastes que bénéfiques à tous les égards.
Quelles que soient nos convictions personnelles sur le volet sanitaire de la crise actuelle, nous avons accepté, avec peine et responsabilité, d’appliquer un grand nombre de mesures prudentielles dans nos églises.
En interdisant l’assistance communautaire aux offices, le Gouvernement dépasse les bornes. Quelle que soit la réalité sanitaire de la crise actuelle, les mesures prises vont à l’encontre du Bien commun.
Il est évident que le Gouvernement, profite d’un prétexte sanitaire pour restreindre un peu plus nos libertés.
Le désastre socio-économique dans lequel ce gouvernement nous plonge est d’une gravité sans précédent.
Nous soutenons tous nos concitoyens, commerçants, artisans, entreprises de toute taille, que l’irresponsabilité En Marche est en train de tuer à petit feu ! Nous assistons impuissants à l’instauration d’une véritable tyrannie ! Car à l’évidence, Macron et sa bande ne servent pas le bien commun !
Non contente de saboter la famille, la Vie et l’éducation, la Macronie s’attaque désormais au culte, à la culture, au travail, au lien social qui font de nous des êtres de chair et d’âme !
Nous ne pouvons pas nous taire ! Nous ne nous soumettrons pas à ce gouvernement tyrannique qui outrepasse ses droits. Nous ne lâcherons rien, sur rien, car il en va de notre vie spirituelle que nous ne pouvons pas dissocier de notre vie physique.
STOP à la transhumance suicidaire de la France !

A Lyon #LiberteDeCulte pic.twitter.com/U0qqnJblU0
— LautreMarc (@LautreMarc) November 15, 2020
Les Chrétiens à Lyon pour la #LiberteDeCulte
Alors que les grandes surfaces sont ouvertes le dimanche, les messes sont interdites !#Cathophobie ? pic.twitter.com/XtPZxxxShe
— LautreMarc (@LautreMarc) November 15, 2020
A Lyon , les Chrétiens rassemblés pour demander la #LiberteDeCulte
Nous encourageons l’Eglise Catho et @diocesedelyon à avoir un discours fructueux demain avec @GDarmanin pour que vive la messe ! pic.twitter.com/J4jGtC0zDQ
— LautreMarc (@LautreMarc) November 15, 2020

St Malo devant la cathédrale St Vincent avec 250 personnes :

Une centaine de personnes à Senlis :

Communiqué d’un Collectif de citoyens catholiques soucieux de l’Etat de droit :
L’Oise a connu deux manifestations ce dimanche 15 novembre 2020 pour réclamer la liberté de culte interdite par le gouvernement.
Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Compiègne et à Senlis avec comme simple mot d’ordre “Nous voulons la messe”, “nous voulons la liberté de culte”.
Alors que le Conseil d’Etat a reconnu à de nombreuses occasions la liberté de culte comme une liberté fondamentale, cette liberté a été interdite d’exercice par le Gouvernement.
Dans notre démocratie, il s’agit d’une nouvelle entorse à l’Etat de droit. De nombreux catholiques ont souhaité manifester à travers toute la France leur souhait du respect de cette liberté.
Ils espèrent sincèrement qu’une issue favorable sera trouvée lors de la rencontre du Ministre des Cultes, Gérald Darmanin, avec l’ensemble des cultes ce lundi à 10h30.
En effet, l’Eucharistie est le coeur de la Foi des croyants catholiques. Il est important que le Ministre des Cultes connaissent les différentes expressions des cultes afin de permettre l’expression légitime de la liberté associée à ceux-ci.

Compiègne :

Strasbourg :

Voici les interventions de Nicolas Bauer, Jean Paillot, Martin Steffens, Benoît Schmitz, et Grégor Puppinck. A la fin, les manifestants prient et s’agenouillent malgré l’interdiction et les menaces.
Caen avec le discours prononcé lors de la manifestation :


@MesseObjectif à #Caen, près de 200 personnes présentes devant la prefecture pour demander à ce qu’on nous rende la messe !
On nous a volé notre liberté de culte ! Rendez-là nous ! pic.twitter.com/EIF87xTKzG— H (@argonne78) November 15, 2020
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Nous n’avons pas de gilets jaunes, ni de cagoules noires pour tout casser. Nous sommes les catholiques “du bout du banc”, mandatés par personne, si ce n’est l’amour de Jésus-Christ.
Nous ne sommes pas venus pour brailler des revendications, hurler des slogans, ou réclamer quoi que ce soit.
Nous sommes venus vous dire que la République Française bafoue le droit des catholiques français en interdisant l’organisation publique des messes. La République bafoue le droit imprescriptible à l’exercice du culte et à la pratique libre de sa religion. Le droit international place même cette liberté de religion au-dessus des autres libertés en n’y admettant « aucune dérogation », même « dans le cas où un danger public exceptionnel menace l’existence de la nation et est proclamé par un acte officiel ». (Pacte international sur les droits civils et politiques Adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 19 décembre 1966). Nous ne sommes pas de juristes. Des hommes de loi travaillent et rétabliront notre droit.
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Sous couvert de lutte contre un virus, vous limitez drastiquement les libertés, vous muselez, vous privez les français de leurs libertés fondamentales.
La santé est un don précieux de Dieu, et nous sommes tous convaincus qu’il ne faut pas s’opposer à des mesures justes et proportionnées pour le bien et la santé de tous. Si tant est qu’elles soient justes et proportionnées …
À l’heure où l’on peut se réunir à 30 ou 35 dans des salles de classes, ou au tribunal pour décider qui pourra ou non aller à la messe, s’entasser dans les transports en commun, ou à plusieurs dizaines ou centaines dans les supermarchés, à 577 à la chambre des députés pour discuter de l’avenir des lois, on ne peut plus se réunir dans les églises.
Depuis quand les catholiques propagent-ils plus que les autres le virus ?
Les églises ont-elles été des foyers d’infections particuliers depuis l’hiver ou le printemps dernier ? Ça se saurait ! Les mesures prophylactiques ont été prises en comptes, là comme partout.
L’homme ne vit pas seulement de pain (par les supermarchés) ou de soins (par le service de santé), mais de toutes paroles venant de Dieu !
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Votre premier ministre Jean Castex pouvait déclarer la semaine dernière que la liberté de culte est “une liberté fondamentale avec laquelle la République ne transige pas” et “en même temps” interdire la célébration publique de la messe et limiter, par décret, le nombre de personnes pouvant assister à des mariages ou à des enterrements !
On nous avait dit que l’Eglise était séparée de l’Etat et c’est aujourd’hui l’Etat qui décide combien de personnes peuvent assister aux cérémonies religieuses ! Le paradoxe est que l’état se dit laïc, hors des religions selon lui, et, face à la barbarie Islamique autorise (ou même recommande) le blasphème d’un côté, et face au virus interdit le culte de l’autre côté. C’est l’inversion !
Nous ne reconnaissons pas de droit au blasphème. Et le culte catholique public a droit de cité ! Nous disons quotidiennement la prière apprise de la bouche même de Notre- Seigneur Jésus-Christ, le « Notre Père ». Et nous disons « que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Nous ne disons pas « que votre règne arrive et que votre volonté soit faite au ciel, chez vous. Ou bien dans les cénacles privés, ou dans notre cœur seulement », mais aussi ici, sur la terre.
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Vous avez été désigné par la voie des urnes, c’est un mode de désignation des représentants, mais vous ne détenez votre l’autorité que d’en haut, comme l’a dit Jésus à Pilate lors de sa Passion, vous déniez au Créateur et Rédempteur un droit qu’il a d’être honoré d’un culte public. Vous aurez des comptes à rendre, si ce n’est en cette terre, ce sera le jour où vous paraîtrez devant votre Créateur.
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Jésus lui-même dans l’Evangile nous dit : « Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut perdre et l’âme et le corps dans l’enfer. » (Matt. X, 28).
Pour nous éviter de mourir, vous nous avez empêché de vivre, et de vivre notre foi par l’exercice du culte. Sachez dès maintenant que, quoi que vous fassiez, Jésus règne : “Si Notre-Seigneur ne règne pas par les bienfaits de sa présence, Il règnera néanmoins par les méfaits de son absence.” (Cardinal Pie)
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Nous allons vous confier, ainsi que toutes nos autorités, religieuses, politiques, juridiques, de santé, tous les soignants, les malades et les agonisants, nos compatriotes et particulièrement les catholiques de France, à la Miséricorde divine, par la prière publique de notre chapelet. Prière d’intercessions et de réparation.
Que votre règne arrive ! Vive le Christ-Roi !
Chapelet à Orléans, devant la cathédrale avec plus de 300 personnes


Oui, la messe est vitale pour un catholique, autant sinon plus que de manger trois fois par jour.
Oui, la messe est vitale pour la société toute entière, sans distinction des personnes.
Quand nous venons à la messe, nous portons nos proches, nos voisins, nos collègues, nos autorités, et même nos ennemis !
Bourges avec l’un des discours :

voici l’un des textes qui ont été lus:
“Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour exiger le respect d’une liberté fondamentale inscrit dans notre constitution : LA LIBERTE DE CULTE!!!!
Or cette liberté déjà bafouée aux mois de mars-avril-mai dernier, nous est à nouveau retirée depuis début novembre! Alors même que vous avons fait preuve de responsabilité vis-à-vis des mesures sanitaires en vigueur, qu’aucun cluster n’a été recensé dans nos églises comme l’a souligné le Conseil scientifique lui-même, ce droit nous est à nouveau retiré aujourd’hui!
On nous dit que l’ouverture des églises et la diffusion des messes sur internet suffit à respecter cette liberté, nous disons NON, MILLE FOIS NON!!!! La messe à distance ne nous donne pas l’Eucharistie , elle nous prive de l’élément essentiel de notre religion, de l’aliment essentiel à la vie de notre âme. Pas besoin de grands débats théologiques ou d’une grande culture religieuse pour reconnaître aux catholiques le besoin des sacrements, le besoin d’une pleine communion à Dieu. Les exemples des saints martyrs de l’Eglise sont un exemple suffisant : Saint Tarcisius au IIIème siècle est mort sous les coups de ses amis pour protéger Notre-Seigneur qu’il portait contre lui sous la forme de l’Eucharistie. Selon une belle tradition orale, on ne retrouva pas, sur le corps de saint Tarcisius, le Très Saint Sacrement, ni dans ses mains, ni dans ses vêtements. On raconta que le pain consacré, défendu par sa vie, par le petit martyr, était devenu chair de sa chair, formant ainsi avec son propre corps, une unique hostie immaculée offerte à Dieu.
Plus récemment, sous la Révolution Française, combien de prêtres sont morts simplement parce qu’il voulaient continuer d’apporter à leurs ouailles les sacrements, parce qu’interdits de célébrer les messes dans leurs propres églises ils ont décidé envers et contre tout de célébrer la messe dans des bois, dans des granges parce que sans la messe, parce que sans l’Eucharistie, l’Eglise dans son fondement même est vouée à une mort certaine. Je citerai l’un des plus connus : le bienheureux Noël Pinot. Il refusa de prêter le serment de la Constitution civile du clergé et poursuivit son ministère malgré les interdictions. Traqué, il fut arrêté durant la célébration de la messe clandestine qu’il célébrait peu avant minuit dans une grange de ferme. Ses bourreaux le feront monter sur l’échafaud et guillotiner avec les vêtements liturgiques qu’il portait lors de son arrestation. Ce fut sa dernière messe sur terre…
Plus récemment encore, cette fois au Mexique, les Cristeros nous ont donné l’exemple d’une fidélité sans faille à Jésus Christ-Roi. Alors que les prêtres étaient interdits – sous peine de mort – de toute activité sacerdotale ou simplement sacramentelle, Miguel Pro circulait dans la ville de Mexico à bicyclette pour distribuer la communion en des lieux clandestins de réunion. Le Père Pro a été béatifié en 1988, 25 martyrs ont été canonisés en 2000, et 13 autres ont été béatifiés en 2005. Le plus connu José Sanchez del Rio, jeune martyr de 15 ans, a été canonisé tout récemment le 16 octobre 2016.
L’histoire de l’Eglise regorge de saints qui ont donné leur vie pour la défense de la messe et des sacrements. Comment aujourd’hui pourrions-nous accepter une mesure aussi injuste sans s’offusquer et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire entendre raison au gouvernement ? Il faut épuiser tous les recours possibles :
- Recours juridique
- recours médiatique
- recours spirituels.
NOUS VOULONS LA MESSE parce que c’est pour nous un devoir.
NOUS VOULONS LA MESSE parce que c’est un droit.
NOUS VOULONS LA MESSE parce qu’elle est pour nous une liberté.
NOUS VOULONS LA MESSE parce que «l’homme ne vit pas seulement de pain».
NOUS VOULONS LA MESSE parce que c’est pour vous une question de survie.
Bayonne où les quelques 150 personnes ont été rejointes par Mgr Aillet :


A Metz, la presse locale relaie la manifestation.
A Valence, un lecteur me signale qu’il y avait une petite centaine de manifestants, parmi lesquels des protestants attachés à la liberté de culte.

Comme nous avions interdiction de prier ou de chanter des cantiques à voix haute, nous avons récité le chapelet in pectore, dizaine après dizaine, celles-ci étant entrecoupées de lectures d’Évangile ou de témoignages d’évêques ayant connu la persécution. Les policiers étaient en civil, donc peu visibles. Aucun incident, bien sûr. Je regrette que la cathédrale ait été fermée alors qu’elle était annoncée ouverte pour permettre à ceux qui le voulaient de recevoir la communion.
A Paris, où la préfecture avait interdit la manifestation, les forces de l’ordre étaient présentes en nombre :
2020 un dimanche en #France interdiction de prier ensemble.
Le nouveau monde !#LiberteDeCulte pic.twitter.com/dkIJYVTdLa— Joseph Thouvenel ن (@JoThouvenel) November 15, 2020
La Garenne-Colombes (92)

Nice :
Les manifestants étaient devant la basilique Notre-Dame de l’Assomption désormais connue en raison de l’attentat islamiste, ils ont récité le chapelet, chanter des cantiques et prier Saint Michel ! La préfecture a été très bienveillante, les forces de l’ordre discrètes et les journalistes attentifs. France 3 était sur place.
Benoit De Belleroche, le président des Associations Familiales Catholiques, déclare :
“Nous avions déclaré 70 personnes, on en attendait 50. Mais c’est venu de tout le département, de la Vésubie, Mandelieu, Cannes, Grasse, Menton, Saint-Étienne-de-Tinée. On ne s’y attendait pas du tout. Tant mieux c’est un beau témoignage de la vitalité de notre église.”.

Devant la façade de la cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne :

Chers Amis,
Merci d’être venus cet après-midi 15 novembre 2020 au pied de la cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne.
Avant tout, je souhaite remercier les forces de police présentes autour de nous qui assurent avec sérieux et bienveillance notre sécurité. Nous partageons désormais avec vous la réalité d’un gouvernement qui n’écoute pas, qui simule l’action et fait courir des risques importants à ses agents, sans que la justice ne soit rendue pleinement.
Merci à vous qui luttez pour la sécurité de tous les Français et donc la nôtre en ce jour. Qui aurait cru, il y a encore quelques mois, que nous en arriverions à devoir manifester pour la liberté de culte dans notre pays ?
Nous sommes ici pour demander le rétablissement de la célébration publique de la messe.
Nous sommes ici au pied d’une des plus vieilles cathédrales de France pour confier notre ville et notre pays dans ces temps troublés.
Nous pouvons en profiter pour confier tous ceux qui subissent en première ligne les conséquences désastreuses des décisions de nos gouvernants : les isolés, les chômeurs, les petits commerçants et tous les autres.
Aujourd’hui, nous allons manifester en silence comme nous l’a conseillé notre évêque. Nous allons manifester en silence car le ministre de l’intérieur nous a dit que nous serions verbalisés si nous nous rassemblions pour prier ensemble devant l’église. Nous constatons de manière concrète la dérive qui commence à s’opérer. Nous sommes les témoins de cette dérive mortifère qui consiste à faire de l’urgence sanitaire l’alpha et l’omega, quitte à bousculer les principes mêmes du droit et à prendre des décisions liberticides.
A celui qui cherche dans le passé un moyen de comprendre le présent, il ne trouvera qu’un seul précédent dans notre histoire de France, une seule période au cours de laquelle la messe publique fût interdite : ce fût pendant la période de la Terreur révolutionnaire.
Mesurons ce que cela signifie.
Nous sommes là parce qu’il existe une spécificité du culte catholique : l’ADN du catholique est la prière et la participation à la messe. Nous priver de messe, c’est nous priver de vie.
Le catholicisme, c’est la messe. S’en prendre à la messe, c’est s’en prendre au catholicisme : le message est clair et doit être entendu.
Rappelons que la décision du conseil d’Etat de ne pas nous accorder la messe s’appuie sur les propos de madame Pascale Léglise, représentante du culte auprès du conseil d’Etat et qui a dit que nous n’avions pas suffisamment respecté les règles sanitaires lors des messes.
Cette accusation n’a fait l’objet d’aucune enquête ni d’aucune preuve. Depuis quand l’accusation n’apporte par les preuves de la culpabilité ? Depuis quand le droit français peut-il être bafoué à ce point ? Prenons conscience de ce qui est en train de se jouer. Comme catholiques nous ne sommes pas les hommes et les femmes d’une faction, d’un clan ou encore d’un parti, nous sommes au service de nos frères.
Si nous sommes là, ce n’est pas pour défendre un petit intérêt particulier, nous sommes là pour témoigner à la face du monde. Nous mesurons l’importance de ce combat pour la liberté de croire ou de ne pas croire. N’ayons pas peur de nous inscrire dans cette Histoire sur le temps long. Ici à Châlons, lieu du martyre de saint Memmie, premier évêque de ce lieu, ici à Châlons où sainte Jeanne d’Arc vint prier dans des heures sombres pour accompagner Charles VII à Reims. Ces figures saintes de notre histoire ne firent pas l’unanimité en leur temps, c’est bien la preuve que la vérité n’a pas de prix.
Nous ne pouvons pas nous arranger avec la vérité, même si cela doit nous coûter cher.
C’est la raison pour laquelle nous demandons à nos évêques, à qui nous devons l’obéissance, de ne rien céder sur ce qui est non négociable.
Nous serons dans nos églises pour Noël !
Ce combat est un combat pour la liberté de culte et pour la liberté de conscience, il ne s’agit pas d’une affaire isolée. Cela dépasse les seuls catholiques.
Nous le pressentons bien, il s’agit du début d’une lutte profonde qui est à la fois un combat intérieur et une lutte de plus en plus visible.
Monsieur le président, entendez-nous, nous aimons notre pays, nous souhaitons le servir.
Reims :
Une centaine de personnes selon L’Union.
Bougival :
Toulon :

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La confession : trinité du Pardon
La confession est un des sept sacrements. Après un examen de conscience et une repentance – marquée par l’acte de contrition – nous demandons pardon au Seigneur pour nos péchés. Associé au regret, à la pénitence, la confession peut parfois mettre à distance, et pourtant – sacrement de tant de grâces – à la sortie du confessionnal nous attendent surtout la joie et la paix.
– Confession, sacrement de conversion : C’est avant tout une démarche de notre part pour, comme le fils prodigue, revenir au Pèrequi nous attend déjà les bras ouverts. « La confession est le sacrement de la tendresse de Dieu, sa manière de nous embrasser. »(Pape François)
– Confession, sacrement de guérison : Comme un nouveau baptême, la confession nous renouvelle dans le Christ, et nous fait ressentir le soulagement et la paix d’une libération. Car si le péché originel, blessure de l’humanité, peut être guérie par le baptême, chaque péché est une blessure pour l’homme que la miséricorde de Dieu soigne et apaise.
– Confession, sacrement de réconciliation : Le péché nous éloigne de nous-mêmes, de notre prochain, blesse le corps du Christ formé par l’Église. Nous sachant aimés et pardonnés, purifiés comme un jeune baptisé, nous pouvons rayonner de l’Esprit et restaurer des relations saines et bienveillantes avec les autres et en premier lieu, dans notre couple, dans notre famille, au travail.
Allons recueillir le baiser de notre Père et nous remplir de son amour !
« Comme un enfant qui s’est rendu coupable mais qui sait bien qu’on lui pardonnera, pour s’excuser d’être si misérable, vient se jeter dans vos bras ! Me voici Seigneur, Me voici comme un enfant ! »
Photo Carlos Daniel
Trois cœurs d’hommes rendent un nouvel hommage à Michael Lonsdale
D’Antoine Bordier pour Le Salon beige :
Le 1er octobre, au moment où l’Eglise fêtait la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, qu’aimait tant Michael, ils sont nombreux à être venus lui dire « A Dieu » lors de ses obsèques, à l’église Saint Roch de Paris. Le 1er novembre, un mois après, au moment où l’Eglise fête la Toussaint, ils continuent à lui rendre hommage. Interviews croisées de fidèles amis de Michael.

Avant de parler de votre relation avec Michael Lonsdale, pouvez-vous vous présenter ?
Pierre Fesquet : J’ai 52 ans, je suis metteur en scène et comédien.
Patrice Martineau : J’ai 67 ans et je suis auteur-compositeur-interprète. Je suis un artiste professionnel, depuis 35 ans. J’ai enregistré environ 25 albums, et, j’ai fait entre 1500 et 2000 concerts en France et à l’étranger.
Serge Sarkissian : Je suis chrétien de confession protestante. J’habite à Allauch près de Marseille. Je dirige une maison d’éditions et une société de productions Onesime2000. Je suis également auteur de pièces de théâtre. Les plus récentes : Le temps qui dure co-écrite avec Mgr D Rey et Crépuscule Rouge qui sera présentée au prochain festival d’Avignon en 2021.

Le 21 septembre, Michael partait sur la pointe des pieds, vers midi. Le 1er octobre, un dernier hommage lui a été rendu, par ses amis et son public, lors de ses obsèques célébrées à Saint-Roch, la paroisse des artistes. Pensez-vous que le gouvernement aurait pu lui rendre, aussi, hommage ?
Patrice Martineau : Il l’aurait amplement mérité. Mais l’essentiel pour Michael était ailleurs. Il n’a cherché qu’à semer le bien et célébrer le beau, et, en cela il a mieux réussi que ceux qui ont la reconnaissance de l’Etat. Il n’a cherché à plaire qu’à Dieu. Le ministère de la culture ne sait pas ce que cela veut dire. Mais ce qu’il nous a laissé est plus éclatant que toutes les récompenses réunies.
Serge Sarkissian : Le talent de comédien et la personnalité de Michael sont reconnus par l’ensemble de la profession. Le grand public a une réelle estime pour lui. Concernant la raison de la non-présence des officiels à ses obsèques, peut-être que Madame la ministre de la culture avait un calendrier fort chargé, et, qu’elle n’a pu se libérer. Toutefois, on peut déplorer l’absence de l’un de ses collaborateurs.
Comment avez-vous vécu l’annonce de son décès ?
Pierre Fesquet : Ma première pensée, à l’annonce du « départ » de Michael, fut une prière. Prière pour son âme, et prière d’action de grâce, pour toutes les choses vécues et créées ensemble. La tristesse, également, entoura cet instant. J’ai également pensé à la sainte de Lisieux, la petite Thérèse que Michael allait enfin rencontrer !
Patrice Martineau : Heureux et triste. Heureux, car il est entré en Dieu vers lequel il a tendu toute sa vie. Le bonheur éternel et absolu. Et triste, parce qu‘en perdant Michael, nous perdons une petite partie de nous-mêmes. Ce sont les inconvénients de la vie charnelle. Quand quelqu’un qui nous a apporté du bonheur nous quitte, on ne peut s’empêcher de dire : « Aïe ! ». Et en même temps nous gagnons un intercesseur ami dans le ciel.
Vous connaissez Michael depuis longtemps. Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ? Et, comment êtes-vous devenus si proches, par la suite ?
Patrice Martineau : Depuis 30 ans, c’est notre ami commun. C’est Daniel Facérias qui nous l’a présenté au Festival « Magnificat » de Paray-le-Monial en 1987, auquel je participais avec mon frère Roger. Par la suite, nous avons monté 3 projets ensemble pour lesquels il a fait la mise en scène : en 2001, la Comédie Musicale « Marie-Madeleine », en 2007, « Je suis l’Immaculée Conception », et, en 2016, « Sur les pas de Montfort ».
Pierre Fesquet : J’ai rencontré Michael, en 2011. Il était venu voir une pièce de théâtre dans laquelle je jouais. Puis en 2012, j’ai créé un spectacle musical, à Orléans, pour le 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc : « Nos voix pour Jehanne ». Michael fit partie de notre petite troupe, heureux de raconter l’héroïne d’Orléans. Mais c’est en 2014, au théâtre du Poche Montparnasse qu’une collaboration durable va s’établir avec le spectacle poétique : « Entre ciel et terre : Péguy ».
Serge Sarkissian : Nous nous sommes rencontrés, il y a près de 30 ans, à Marseille, au cours d’une exposition thématique « Bible et Méditerranée », dont j’étais le secrétaire général. Michael avait très gentiment accepté de nous apporter son soutien. Depuis lors, nous avons collaboré sur plusieurs projets de livre et de théâtre. Avec le temps, Michael est devenu un membre à part entière de notre famille.
Racontez-nous des anecdotes qui vous ont marqué et qui mettent en lumière son caractère, sa personnalité, sa sensibilité, son talent. Quel est le trait de son caractère qui vous touche le plus ?
Pierre Fesquet : Plusieurs images de ces années partagées ensemble me reviennent. Un moment très fort, fut la représentation du « Péguy/Lonsdale », le 15 novembre 2015, le surlendemain des attentats. Michael, habituellement, débutait toujours par une petite méditation sur la poésie de Péguy. Là, grave, il commença par ces lignes : « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle… » Puis, l’émotion gagna la salle durant le texte de la « petite fille espérance ». Lors de la signature de notre livre : « Entre ciel et terre : Péguy », qui avait lieu après chaque représentation, nous avons rencontré des familles endeuillées par ces attentats. Michael demandait à chaque personne, qui faisait signer le livre, de se mettre face à lui, à nous. Son écoute était totale.
Patrice Martineau : Michael avait un véritable esprit d’enfance. Il était plein de bon sens et ne posait que des questions simples. Il aimait le travail bienfait mais ne réclamait jamais l’impossible. Il aimait utiliser tout ce qui était à portée de sa main, il en était de même avec les artistes qu’il dirigeait, il ne cherchait pas à épater mais à tirer le meilleur de chacun, fermement mais gentiment. Et finalement il obtenait ce qu’il voulait. Il était habité par une grâce d’enfant. Je me souviens, il y a quelques années, alors qu’il était le parrain du Printemps des Poètes de l’avoir entendu sur France Inter répondre à Augustin Trapenard qui lui demandait quel rôle l’avait le plus marqué. Il avait répondu avec espièglerie : « Atchoum », le petit nain de Blanche-Neige qui avait été son premier rôle à la radio, quand il était enfant au Maroc.
Michael Lonsdale a été récompensé en 2011, lorsqu’il a reçu à Cannes le César du second rôle, pour le film Des hommes et des dieux. Avez-vous regardé ce film ? Combien de fois ?
Pierre Fesquet : Le film « Des hommes et des dieux » est bouleversant car Michael a habité le rôle de Frère Luc, avec son âme. Des scènes furent improvisées, notamment celle où il va caresser de sa joue la reproduction de « La flagellation du Christ » du Caravage. Cette scène me touche beaucoup. C’est l’éclectisme de son art au cinéma, au théâtre et en peinture qui en fait un artiste à part.
Serge Sarkissian : Personnellement j’ai vu le film à 4 reprises, et, dans des circonstances précises. Dont une représentation publique en présence de Michel, quelques mois après la sortie du film et dans le cadre d’une rencontre œcuménique organisée à Marseille où l’église était bondée nous avons dû refuser du monde.
Michael Lonsdale est aussi un personnage mystique, proche de Dieu. Il s’est converti à l’âge de 22 ans. Que pensez-vous de son côté divin ? Avez-vous un souvenir particulier à raconter ?
Pierre Fesquet : Michael était un homme de prière. Une prière vivante. Un soir, nous avions joué à côté de Paris, en Essonne, et, dans la voiture, il m’a dit qu’il allait prier pour une dame, présente au spectacle, qui venait de perdre un cheval dans son élevage. J’en étais étonné, et Michael m’expliqua combien il avait senti le chagrin, la solitude de cette personne.
Patrice Martineau : J’ai passé un peu de temps en studio pour ses prises de voix, et, je dois avouer que j’ai toujours été surpris de la musique qui s’en dégageait. Ce que je vais dire est peut-être un peu osé, mais je le pense vraiment. Il y avait en lui comme un écho du chœur des anges. D’où sa proximité avec les saints, sainte Thérèse en particulier. Mais en 2016, il nous a dit sa joie d’avoir découvert sur le tard saint Louis-Marie Grignion de Montfort qu’il ne connaissait pas à l’occasion de la préparation de la mise en scène du spectacle.
Serge Sarkissian : Michael avait une foi intuitive capable de discerner l’essentiel de la vacuité. C’est pourquoi, il pouvait dire que « Dieu était son ami ». Un jour que nous dissertions sur la question du sens de la vie, je lui ai posé cette question : « Michael as-tu peur de la mort ? ». Il m’a répondu, d’un air très malicieux avec sa voix inimitable, « mais voyons Serge pourquoi aurais-je peur de la mort ? Puisque j’ai mis ma confiance en Jésus ! ».
Pour conclure, quel message personnel souhaiteriez-vous lui adresser ?

Pierre Fesquet : Il y a quelques semaines, en ouvrant, par hasard, un livre très ancien sur sainte Thérèse de Lisieux, j’ai lu cette phrase : « Maintenant tout mon exercice est d’aimer ». J’ai cru entendre, intérieurement, Michael.
Patrice Martineau : MERCI MON CHER MICHAEL ! pour ta douce amitié et tous ces merveilleux moments passés au Vauban, chez toi ou autour de nos spectacles. Nous resterons amis dans la prière. A Dieu Michael, tu ne fais que nous précéder dans la Maison du Père où se retrouvent tous les hommes libres et aimant comme tu le fus dans ton périple terrestre. Michael est mort, Vive Michael !
Serge Sarkissian : Michael s’en est allé, mais il reste présent, avec le souvenir de son amitié et de sa foi ! Plaise à Dieu que son exemple nous encourage à suivre le chemin sur lequel il s’était lui-même engagé à la suite du Christ son Seigneur. J’ai l’intime conviction qu’en son fond intérieur, il attendait ce dernier rendez-vous sans appréhension, car il n’était pas, troublé par l’idée de la mort, ayant fait sienne, je le crois, les paroles du Christ-Jésus : « Que votre cœur ne se trouble pas, croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père, et, je vais vous préparer une place. Afin que là où je suis, vous y soyez aussi et là où je vais vous en savez le chemin. »
Entretiens croisés réalisées par Antoine BORDIER
Confinés mais tous en cœur pour la Vie
Il y a 10 ans, le Vatican avait souhaité un témoignage ecclésial commun pour demander à Dieu sa grâce pour la conversion des cœurs et pour une culture de la Vie et de l’Amour. Durant les 10 dernières années, un mouvement de laïcs catholiques français à repris et redéveloppé cette initiative pour la renaissance de la culture de Vie dans notre société…
Cette année, avec le confinement, nous n’aurons pas autant de paroisse que les années passées à témoigner de la renaissance de la culture de vie… Dès lors que les paroisses ne peuvent proposer des temps d’adoration avec une église ouverte pour l’entrée en avent, car il est tout à fait légal pour un curé d’exposer le Saint Sacrement dans son église ouverte, il est possible de déclarer sa veillée “confiné” :
Que vous soyez en famille, en coloc ou en solitaire, nous serons tous en cœur pour la vie le 28 novembre 2020 !
Vous trouverez bientôt sur notre site internet la trame confiné 2020 : inscrivez-vous et faisons rayonner la France de milliers de Veillées pour la Vie !
Dans l’incarnation, le virtuel n’a pas sa place : la lettre de Natalie Saracco à son évêque
Avec la fougue qui caractérise les convertis, Natalie Saracco a écrit une lettre ouverte à son évêque (et en copie à la conférence des évêques). Elle invite à faire de même en écrivant une lettre à son évêque.
Monseigneur,
Je m’adresse à l’apôtre du Christ que vous êtes, successeur des douze, pierres vivantes de l’Église catholique. Comme vous le savez mieux que personne, le peuple de Dieu se retrouve privé de ce qui fait sa force, l’Eucharistie, sa nourriture. Allons-nous bien sagement attendre que l’on nous autorise à nous alimenter au Pain de Vie ? L’Eucharistie est la chimio de l’âme, le remède à nos êtres blessés par le péché, par la vie. Aujourd’hui, plus que jamais, nous assistons à une église fragmentée et individualiste. Tandis que certains frères et sœurs se réjouissent d’avoir pu assister à une messe “privée”, composée d’une poignée d’élites, combien d’entre nous n’ont pas pu communier en ce dernier dimanche, jour du Seigneur ? Les assidus aux messes (dont je fais partie) trouveront toujours une combine en faisant des kms (encore faut-il être véhiculé) pour dégoter un prêtre courageux qui fait son boulot et qui célèbre la messe dans l’église, la porte ouverte. Mais avons-nous pensé aux autres, aux brebis frileuses, timides, tièdes, celles qui trainent déjà le sabot en temps normal, que vont-elles devenir sans les sacrements, ce ciment qui consolide le chrétien et l’aide à se tenir debout ? Allons-nous les retrouver à nos messes à la fin de ce cauchemar (qui va durer combien de temps d’ailleurs, jusqu’au printemps, jusqu’au vaccin ?) ? Beaucoup de paroissiens ne sont plus retournés à la messe suite au premier confinement. Si l’Église et particulièrement vous, évêques, ses piliers, les apôtres du Christ, restez sans rien faire, les conséquences de ce deuxième confinement vont être désastreuses pour le peuple de Dieu. Les religieux et religieuses communient de leur côté, les prêtres célèbrent seuls la messe, les heureuses brebis qui ont la chance de tomber sur une célébration dans une paroisse se réjouissent, chacun vit sa petite histoire avec Dieu de façon personnelle sans trop se soucier de la multitude du troupeau privée de nourriture, privée de Dieu. Elle est où l’Église, “ecclesia”, elle est où l’unité souhaitée par le Seigneur ? Et la charité dans tout ça ? ” Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous-même. ” (Jn, 17). Que dire des pasteurs de l’Église qui festoient seuls dans leur coin en célébrant la messe et en communiant aux précieux Corps et Sang du Christ dans la sainte Eucharistie et qui choisissent délibérément de mettre le peuple de Dieu à la diète ? Que répondront-ils au Messie quand Il leur dira ” J’avais faim et soif et vous ne m’avez pas donné à manger ” ou bien ” Celui qui mange ma chair et boit mon sang aura la vie éternelle…Je suis venu pour la multitude, vous ferez cela en mémoire de moi.” Appliquent-ils l’évangile qu’ils nous prônent, répondent-ils à la volonté du Maitre et Seigneur ? Si les apôtres avaient obéi à la peur et fait leur tambouille dans leur coin, préférant le confort et la sécurité à leur ministère, on n’aurait jamais entendu parler du Christ et aujourd’hui, vous ne seriez pas évêque. Le fait d’obéir à « César » plutôt qu’à Dieu ne nous fera pas davantage appréciés de lui. Depuis le commencement, l’Église est dans le collimateur du monde :
« Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui mais vous n’appartenez pas au monde puisque je vous ai choisis en vous prenant du monde. Voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Un serviteur n’est pas plus grand que son maitre. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera vous aussi. » (Jn 15, 19)
Il est temps que le peuple de Dieu se réveille, et que les bergers du troupeau cessent de se soumettre à cette dictature covidienne pour ne pas dire luciférienne. A qui devons-nous obéir, à Dieu ou bien aux hommes ? Ne laissons pas la peur nous dicter notre vie. « Peur de son ombre, peur du regard des autres, peur de la vie, peur de la mort » ! Et la mort éternelle quand le Seigneur nous demandera des comptes, elle ne nous effraie pas ?! Mieux vaut mourir vivant que de vivre mort. Un chrétien, par essence, est un résistant et un gladiateur de l’amour. Il ne doit pas craindre d’aller à contre-courant de l’esprit du monde. Comme disait une certaine Jeanne, « Dieu premier servi ! » Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de Dieu pour vivre et des vivres qu’Il nous a donné et gagné à la sueur de Son sang : les saints sacrements, avec l’Eucharistie en tête. « Et une armée fut postée contre le sacrifice perpétuel de façon perverse. La corne jeta la vérité par terre. Ce qu’elle entreprit, elle le réussi. » (Dn 8, 12) Cela ne vous rappelle rien ? Par le biais de ce virus, Satan attaque frontalement mais de manière sournoise, la sainte Eucharistie.
Très cher Monseigneur, en mon nom et au nom de tous mes frères et sœurs qui souffrent en église à cause de la privation des sacrements, la pauvre brebis que je suis, sollicite devant l’Eternel Tout Puissant, l’apôtre du Christ que vous êtes, afin de permettre au peuple de Dieu de pouvoir assister aux messes en paroisse et de communier. Si vous, évêque, n’osait l’annoncer officiellement redoutant les foudres « covidiennes », de grâce, invitez au moins les prêtres à célébrer la messe dans leur église (il n’y a aucune interdiction à cela) et à mettre en place des moments d’Adoration la porte ouverte… Après avoir échangé avec plusieurs d’entre eux, je me suis aperçue qu’ils n’attendaient que votre feu vert ! Ce sont vos soldats, vous êtes leur général mais celui qui commande, c’est Dieu et non « les habitants de la terre ». Ne nous leurrons pas, attendre que la vie reprenne son cours ne sert à rien : L’Adversaire trouvera toujours n’importe quel prétexte pour nous priver du droit à notre liberté de culte. Aujourd’hui, c’est le covid, demain, ça sera la peur des attentats, après demain, ça sera encore autre chose. Pourquoi pas la dangerosité liée à la vétusté de nos églises avec le plafond qui risque de nous tomber sur la tête ?! Face aux crises sanitaires, climatiques, humaines, familiales, existentielles, identitaires, professionnelles, financières, géopolitiques, face à la globale dépression qui nous guette et au chaos qui va suivre suite aux élections américaines et qui va probablement gagner le monde (l’ère de la division a sonné), les catholiques ont besoin plus que jamais d’être unis, de prier, de lire la Parole, de participer physiquement à la célébration eucharistique et de communier le plus souvent possible. Satan ne vise qu’à diviser le peuple de Dieu, à le plonger dans la peur. Priver les fidèles de la sainte messe, c’est pactiser avec lui et contribuer à enlever à vos paroissiens toute forme de résistance et d’espérance. Dans l’incarnation, le virtuel n’a pas sa place. Aucune messe retransmise à l’écran ne remplacera la sainte communion au Corps et au Sang du Christ.
Il n’y a pas d’Eucharistie en 3 D. Le cœur de la messe, tout comme l’identité de l’Église, c’est l’Eucharistie. Sans elle, il n’y a ni l’une ni l’autre. Lorsque votre pèlerinage sur terre et celui de vos confrères prendront fin, que notre Bien-Aimé Seigneur qui vous aime tant et qui compte tellement sur vous, Ses fidèles alliés, ne vous accueille pas en vous disant :
« Malheureux êtes-vous scribes et pharisiens hypocrites parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes n’y entrez pas et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! » (Mt 23)
Le Christ est venu allumer un feu sur la terre, Ses mèches s’appellent les chrétiens, Ses ministres, c’est vous. Il vous a confié la gérance de Son église et de Son peuple. Dieu vous a choisis pour sanctifier Son peuple, or, celui qui sanctifie, c’est le Christ à travers les saints sacrements.
« Quand le fils de l’homme reviendra sur terre, trouvera-t-il encore la foi ? »…
Que notre vaillant, brûlant de foi et courageux St Joseph qui a privilégié l’écoute de son cœur et de la Parole de Dieu plutôt que l’obéissance à la loi qui aura conduit l’Immaculée et le Verbe Incarné à être lapidés, prie pour vous afin que l’Esprit Saint vous guide et vous conduise là où Dieu vous attend…
Merci pour tout ce que vous faites pour le diocèse car la vie d’un évêque est loin d’être « un fleuve tranquille » !
Respectueusement, en profonde union de prière…
Natalie Saracco
Vers la fin des moines ?
Mais aussi des moniales… Les temps troublés que nous vivons réalisent non seulement un vaste complot contre la vie intérieure, pour paraphraser Bernanos, mais ils nous envoient quasiment directement dans les catacombes.
Et pourtant, pour des raisons dites sanitaires, la messe n’est réservée… qu’aux communautés religieuses, aux moines et aux moniales. Incroyable privilège !
Etonnant paradoxe aussi. Ils sont de moins en moins nombreux. On dit qu’en Espagne un carmel disparaît tous les 30 jours. En France, ce n’est guère mieux. Dans 10 ans, c’est proche 10 ans, combien restera-t-il de trappistes, de carmélites, de clarisses ? La carte des abbayes ne coûtera pas cher en encre… et les curieux pourront se l’acheter à bas prix.

Quelles sont les causes de cette désaffection pour la vie consacrée ? Il est difficile de ne pas rapprocher de ce constat la crise terrible qui touche les époux… tant de divorces chez les catholiques… Une grand-mère, née avec le siècle précédent et décédée à l’aube de celui-ci, disait souvent que les familles catholiques n’éduquent pas assez leurs enfants dans un esprit de simplicité et de sacrifice. Trop de jeux, de loisirs et d’écran, donc pas assez de travail, de vie au contact de la création… et surtout du Bon Dieu. Oui cela coûte de donner, surtout au début, et si on n’apprend pas à le faire dès l’enfance, que de difficultés accrues après ! Le juste don de soi ne se trouve pas d’un coup de baguette magique. C’est un apprentissage, une école de vie, une école de joie, profonde, totale, à l’image de ces vieux couples qui fêtent leurs anniversaires de mariage, de ces vieux prêtres qui célèbrent leur jubilé sacerdotal avec ferveur…
Pour qu’il y ait des vocations dans les familles catholiques, il faut qu’existe un habitus vertueux, c’est-à-dire une manière d’être profondément chrétienne. « Dieu premier servi » comme disait sainte Jeanne d’Arc. Mais pour que cet habitus vertueux soit possible, il est indispensable que les parents cherchent ardemment Dieu, que leur vie toute entière soit restaurée dans le Christ, comme l’écrit Saint Paul. La prière des parents, la consécration mariale répétée chaque jour, la messe et la confession fréquentes, le chapelet, l’accompagnement régulier par un directeur spirituel, tout ceci nous fait participer à la paix de Nazareth. C’est ainsi que vivaient Louis et Zélie Martin… Et quels fruits ! L’arbre tombe toujours du côté vers lequel il penche. Si le Christ est chez lui à la maison, s’il inspire les décisions, la vie quotidienne, alors oui, les vocations refleuriront. Une fois encore, la voie de l’oraison est un chemin incontournable pour grandir. Une neuvaine pourra aider.
Attention ! Il ne s’agit pas de faire chaque jour un marathon de prière, encore moins de menacer constamment des peines de l’enfer ceux qui résistent au cadre – sans doute faut-il bien catéchiser nos enfants ! -, il s’agit seulement de mettre la prière au début de la journée et à la fin, de se laisser aimer par l’Amour. « Un arc trop tendu perd de sa force » écrivait saint Bruno.
Ce n’est pas à une vie sans épreuves qu’il faut aspirer, « pas de croix ? quelle croix ! » disait saint Louis-Marie Grignion de Montfort, car la vie de famille avec son lot de soucis, est un chemin difficile et joyeux en même temps. Tous peuvent en témoigner. La seule chose qu’il est possible de faire c’est d’évangéliser ces difficultés, de les vivre en union profonde avec le Christ, en les offrant par amour pour un surcroît de fécondité. Et là tout change : la souffrance devient une joie, l’angoisse affermit la confiance et la nuit brille de mille feux. C’est parce qu’ils font cette expérience que les moines et les moniales sont vraiment heureux. Et pourtant ils n’ont ni portable, ni vacances au ski.
Nous, parents et éducateurs, sommes responsables des moyens que nous prenons pour permettre à nos jeunes de découvrir leur vocation ; aussi, un examen de conscience s’impose :
Quel exemple donnons-nous ? Comment vivons-nous ? Comment éduquons-nous nos enfants de telle sorte qu’ils soient libres pour répondre à un éventuel appel de Dieuà tout quitter pour le suivre dans la vie consacrée ? Cherchons-nous à aligner notre volonté sur celle du Seigneur ? Dans quelles écoles inscrivons-nous nos enfants ? Aidons-nous les à bien choisir leurs amis ? Avons-nous le courage de leur donner un téléphone portable qu’au moment où ils ont musclé leur volonté pour en maîtriser l’usage et ne pas céder aux tentations du porno, du zapping constant, … ?
Si nous souhaitons que nos enfants puissent plus tard partir en vacances près des abbayes de notre enfance, de faire connaître à leurs petits ces hauts lieux de prière et d’espérance, alors prions pour que dans nos familles, nos fratries et chez nos amis, de nombreux jeunes laissent le Christ saisir leur âme et les conduire dans la paix des cloîtres.
Alors notre France deviendra à nouveau le jardin du Bon Dieu parce que le Ciel touchera la terre.
Guillaume d’Alançon
Le Préfet de police interdit la manifestation de dimanche à Paris, pour réclamer la messe
Lu dans Le Parisien :
La préfecture de Police de Paris interdit toute réunion devant l’église Saint Sulpice ce dimanche après la prière de rue qui s’est tenue vendredi qui avait été déclaré «sous la forme d’un rassemblement statique ». En conséquence, le préfet de police a décidé d’interdire « une manifestation du même type », prévue dimanche au même endroit. En période de pandémie, « si la liberté de manifester est préservée, elle doit se dérouler dans des conditions sanitaires acceptables », souligne la préfecture. Vendredi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait prévenu qu’il n’hésiterait pas à « envoyer les policiers et gendarmes verbaliser », en cas « d’acte répété », les catholiques qui manifesteraient samedi et dimanche.
A Bayonne, Mgr Aillet dénonce dans Le Pays Basque :

Est-il possible d’aller faire célébrer une messe chez Leroy-Merlin ?!
Manifestation pour la liberté de culte à Chambéry
Une centaine de personne s’est rassemblée ce matin devant le Palais de justice de Chambéry, pour réclamer la liberté de culte :
France Bleu a évoqué cette manifestation.
La liste de la quarantaine de manifestations qui auront lieu demain est ici.
Les dealers et les acheteurs n’avaient pas leur attestation…
Le préfet de police des Bouches-du-Rhône ne semble pas savoir que le commerce de stupéfiants est illicite :
⚡🇲🇫VIDEO – Interrogé ce matin sur BFM, le préfet de police des Bouches-du-Rhône a indiqué avoir assisté à des contrôles des attestations de déplacement “dans des endroits où l’on vend de la drogue”. Les dealers et les acheteurs “n’avaient pas leur attestation” précise le préfet. pic.twitter.com/RnpHkFsQ3X
— Brèves de presse (@Brevesdepresse) November 14, 2020
Totalitarisme en marche et mise des institutions parlementaires à l’arrêt

De Paul Barillon, docteur en droit, pour le Salon beige:
En cette situation particulièrement grave où la séparation des pouvoirs et la démocratie sont foulés aux pieds par un exécutif autocrate, gardons espoir en méditant cette belle citation d’Alexandre Soljénitsyne, l’homme qui a tenu tête à la dictature communiste : « Quelqu’un que vous avez privé de tout n’est plus en votre pouvoir. Il est de nouveau entièrement libre »[1].
Il va falloir lutter chers amis: un pouvoir en réalité dictatorial naît en France sous la conduite d’Emmanuel Macron et de son gouvernement.
L’exécutif En Marche, sous le chantage affectif de la défense de la survie des plus faibles contre un virus échappé de l’on ne sait quel laboratoire, entend asservir toute une population pour lui imposer son diktat de l’homme augmenté fantasmant sur l’immortalité. Olivier Véran et sa clique d’infectiologues prônent, en réalité, le rejet de notre fragilité de créature par déni de la mort et par volonté de devenir les juges de notre salut. Pour ce faire, ils créent de nouveaux péchés capitaux : non port du masque, interdiction d’assister à la messe, interdiction de se retrouver en famille pour secourir les membres les plus âgés et fragiles de celle-ci.
Quel orgueil incommensurable ! Notre salut éternel, martelons-le, c’est de mourir en état de grâce avec le secours des derniers sacrements et une âme montant paisiblement vers le Père. Comme en 1793, le dictateur, digne de fils de Robespierre, nous arrache la liberté de culte. Il foule aux pieds nos libertés les plus sacrées pour que nous restions en bonne santé ! En réalité, il teste la soumission d’un pays qui, maladroitement avec ses seuls gilets jaunes parce qu’il n’a plus hélas d’instruction, a essayé de se réveiller.
Des personnalités politiques de tous bords dénoncent aujourd’hui la dictature naissante. Pour ne pas être accusé de partialité, prenons l’exemple de Jean-Luc Mélenchon. Il peut susciter de nombreux désaccords quant à son projet politique mais lors de sa « Revue de la semaine » sur YouTube en date du 5 novembre 2020, il affirme très justement que jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale et l’occupation, les libertés fondamentales n’ont été aussi attaquées et mises sous le boisseau[2].
Il est donc légitime de se poser la question de savoir si Emmanuel Macron, son gouvernement et sa majorité n’ont pas instauré un régime autoritaire, voire totalitaire en France.
Plusieurs indices montrent la naissance de cette dictature à travers la démagogie, le mépris des institutions parlementaires, l’opacité du conseil de défense … Tout ceci ne génère-t-il pas un légitime droit de résistance à l’oppression tel qu’il est défini en tout premier lieu par saint Thomas d’Aquin ? Nous y reviendrons …
I. Olivier Véran le démagogue, fou de rage du simple fonctionnement de la démocratie !
Mardi 3 novembre, Olivier Véran a montré son véritable visage, lors de son coup de sang à l’Assemblée Nationale : « Je suis rentré dans deux chambres de réanimation et dans l’une des chambres, il y avait un jeune homme de 28 ans. Dans le coma. Intubé et ventilé. Dans la deuxième chambre, il y avait un jeune homme de 35 ans en surpoids … C’est ça la réalité, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! C’est ça la réalité dans nos hôpitaux ! »
C’est souvent dans la colère et l’exaspération que le fond d’une pensée humaine peut se révéler. Ce coup de sang d’Olivier Veran démontre à quel point il est dangereux que LREM et ce gouvernement se maintiennent trop longtemps au pouvoir.
- Un démagogue patenté :
Premièrement, le coup de sang d’Olivier Véran relève de la pure démagogie. Pour n’importe quelle maladie, il est possible de raconter des épisodes tragiques vécus à l’hôpital. Sur ce fondement, on aurait pu voter une loi interdisant de boire de l’alcool après avoir vu un jeune de 30 ans mourir d’une cirrhose en phase terminale à l’hôpital ! Sur ce fondement, on aurait pu obliger tous les automobilistes à rouler à 60km/heure, quelle que soit la nature de la route, sur le fond d’image de corps disloqués et désincarcérés !
Les chiffres officiels montrent cette démagogie avec des chiffres de la mortalité ne connaissant pas de hausse en France en 2020. Le graphique fourni par Nathalie MP Meyer dans son article paru pour le site Contrepoints le 7 novembre le démontre[3] !
2. Un Ministre de la santé méprisant ouvertement la représentation nationale :
Deuxièmement, Olivier Véran a affiché son mépris ouvert pour une représentation nationale qu’il a voulu délibérément chasser, quant aux députés des oppositions tout du moins, de l’hémicycle. Retenons bien ses propos : « C’est ça la réalité, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! C’est ça la réalité dans nos hôpitaux ». Jamais, depuis le Coup d’Etat du 18 brumaire an VIII mené par Napoléon Bonaparte pour expulser les députés du Conseil des 500, un tel souhait dictatorial n’a été formulé contre la représentation nationale ! Une seule différence toutefois. A sa manière, Napoléon a fait la grandeur de la France; Olivier Véran ne recherche que sa ruine. Pour le reste, la volonté est la même : délibérément on ferme la bouche du peuple par le rejet de ses représentants pour instaurer un régime autoritaire fondé sur un chantage aux fêtes de Noël et à la mort du fait de l’épidémie. Olivier Véran essaie de faire marche arrière aujourd’hui en déclarant notamment sur Closer le 5 novembre 2020 : « je n’ai jamais eu la volonté de demander à la représentation nationale de sortir de l’hémicycle, mais je m’adressais plutôt à la personne. » La personne ? mais qui est la personne ? Ne nous laissons pas abuser par cette tentative de justification : Olivier Véran est un dangereux autocrate et sa politique repose sur le chantage émotionnel.
Olivier Véran manifeste en outre une volonté délibérée d’humilier la représentation nationale, donc le peuple en lui-même pour justifier sa politique de séquestration des libertés fondamentales. Regardez bien premièrement la vidéo des débats du 3 novembre. Pendant toute une partie des interventions des membres de l’opposition, il “textote” et ne regarde pas les députés. Comment mieux afficher son mépris[4] ?
II. Mépris du vote de la loi
Tout le monde le sait : l’examen du projet de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire s’est enlisé mardi 3 novembre, entre votes litigieux et suspensions de séance. Mais que s’est-il donc passé ? Le projet de loi, discuté en nouvelle lecture, prévoit une prorogation de l’état d’urgence face à l’épidémie de coronavirus jusqu’au 16 février. Ce régime d’exception permet de limiter drastiquement les déplacements et de violer la plupart de nos libertés fondamentales.
Pour rappel, un projet de loi provient d’une initiative gouvernementale, donc les députés LREM auraient dû être là pour soutenir leur gouvernement. Un grand nombre d’entre eux craint cependant pour sa réélection. Ils n’ont donc pas voulu assumer ce vote. Du fait de leur absence, la démocratie aurait pu être sauvée par une unité de toutes les oppositions de droite et de gauche dans la défense de nos libertés fondamentales. Une véritable résistance d’union nationale est alors née face à la dictature instaurée par LREM.
Que s’est-il passé ? Lors de la discussion du mardi 3 novembre, un amendement de Paul Molac du groupe « Libertés et territoires » a été adopté contre l’avis du gouvernement. Il prévoyait que le confinement décrété par l’exécutif à partir du 30 octobre ne puisse être renouvelé au-delà du 30 novembre. Cet amendement a été adopté et les oppositions sont parvenues à faire voter une prolongation de l’urgence jusqu’au 14 décembre seulement.
Le jeu de la navette aurait emmené ce vote au Sénat et si le projet de loi avait été voté dans les mêmes termes, il aurait alors été adopté. Le Sénat étant à droite, l’unité nationale revendiquée derrière l’autoritarisme en marche aurait volé en éclat. On aurait pu penser qu’Olivier Véran arrivant trop tard, il hurlait de ne pouvoir sauver sa dictature par devoir de respect de la volonté nationale. Il en fut hélas autrement…
Olivier Véran va invoquer la réserve de voix et l’article 44 de la Constitution. Cet article qui n’est plus beaucoup utilisé énonce que « les membres du Parlement et le Gouvernement ont le droit d’amendement. Ce droit s’exerce en séance ou en commission selon les conditions fixées par les règlements des assemblées, dans le cadre déterminé par une loi organique. Après l’ouverture du débat, le Gouvernement peut s’opposer à l’examen de tout amendement qui n’a pas été antérieurement soumis à la commission. Si le Gouvernement le demande, l’Assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement. »
Le troisième alinéa décrit la procédure de « vote bloqué », laquelle permet à un gouvernement invoquant des manœuvres dilatoires et des obstructions de la part de l’opposition parlementaire, d’accélérer la discussion. Cet article permet surtout, sans éviter le vote quand même, dans ce qu’il reste d’une démocratie, de limiter la nouvelle discussion aux amendements déposés par le seul vote des amendements antérieurement soumis à la commission.
L’usage de cet article 44 est donc très révélateur de la mentalité de dictature en marche qui anime le gouvernement. Le gouvernement considère la défense de nos libertés fondamentales les plus sacrées (la liberté d’aller et venir, la liberté de culte) ainsi que la défense de ce qui peut encore être sauvé de l’économie comme des manœuvres dilatoires et obstructions.
III. Opacité du Conseil de Défense
Trop régulièrement désormais, la France est suspendue aux décisions du Conseil de Défense. En sortira-t-il une fumée noire ou blanche ? Beaucoup ont souri lorsqu’Emmanuel Macron a martelé en mars son « Nous sommes en guerre ». Il ne poursuivait pas le but de stigmatiser comme ennemi une maladie, ce qui a pu amuser les téléspectateurs. Il cherchait délibérément à assoir sa dictature naissante, par le recours systématique au Conseil de Défense. En effet, à l’issue de chaque Conseil de Défense, le président ou le premier ministre, avec une solennité d’autocrates, font tomber leurs sentences…
Le Conseil de Défense ne peut être une instance de prise de décision politique permanente dans une démocratie. Ce conseil menace nos libertés les plus fondamentales.
Ce Conseil de défense et de sécurité nationale est une instance de crise permettant au chef de l’Etat de prendre des décisions immédiates sans aucune concertation de la représentation nationale. Emmanuel Macron a donc martelé que nous sommes en guerre en mars pour permettre à sa dictature naissance d’émerger. La nouvelle instance de prise de décision politique, le Conseil de Défense, est tenu au secret défense. Toutes nos libertés peuvent donc être potentiellement violées sans réelle contestation possible, ce qui se passe est très grave !
IV. Une dictature sanitaire fondée sur le déni de la mort
Le virus est là, nous le savons. Le gouvernement se justifie à grands renforts d’images de transferts sanitaires et de gens intubés dans les hôpitaux, c’est du chantage affectif.
Pour autant, quelle est la réalité ?
Didier Raoult, notre Gaulois réfractaire protecteur de nos libertés, interviewé par Laurent Ruquier le 7/11/2020 pour l’émission « On est en direct » sur France 2 a réagi au coup de sang d’Olivier Véran et a son instrumentalisation scabreuse du cas d’un jeune homme intubé. RTL résume en ces termes cette réaction dans un post du 8 novembre 2020 : « Laurent Ruquier a ensuite évoqué la colère d’Olivier Véran à l’Assemblée nationale, qui avait pris en exemple un jeune homme dans un état grave, pour alerter sur les dangers de la maladie. Selon le professeur Raoult, ces cas sont loin d’être fréquents. «Nous avons eu, ici à l’IHU, trois personnes de moins de 60 ans qui sont mortes. Elles avaient 58, 59 et 59 ans.»
Le même Olivier Véran dans son allocution du jeudi 5 novembre 2020 avoue également que « Sur 100 personnes positives au coronavirus, 90 ne vont pas développer des symptômes ou seulement des symptômes légers. 8 % des patients devront être admis à l’hôpital, et enfin il y a 2 % de cas qui nécessitent d’aller en réanimation ». Dans quelle mesure peut-on menacer la survie économique de 90% de la population pour la seule préservation de 2% d’admis en réanimation que l’on ne peut pas soigner pour la raison suivante : Emmanuel Macron, sous le précédent quinquennat, a lui-même saccagé les capacités d’accueil des hôpitaux. C’est lui le coupable des difficultés actuelles, pas le peuple !
L’explication est celle du refus de la mort. Les politiciens et les médecins les conseillant, dans un orgueil incommensurable de créatures voulant jouer au Créateur, refusent la réalité de la mort. Quand un malade décède de la Covid ou d’une autre maladie, désormais, on l’enfouit vite dans une housse pour le faire disparaitre et on empêche de le veiller.
La grippe espagnole a causé des milliers de morts entre 1918 et 1919 mais la population française avait la foi et cette foi l’a sauvé ! Le salut était dans les églises plus que dans la médecine. Le salut de l’âme était l’essentiel. En 1914-1918 le salut des soldats était dans le culte catholique. Dans l’horreur de la boue, du sang, des tranchées, de la mort pouvant frapper à chaque instant, beaucoup songeaient surtout à leur salut éternel. Ces soldats avaient foi dans le Psaume 134-14 : « Car le Seigneur jugera son peuple, et se laissera fléchir aux prières de ses serviteurs. »
En 1720, la ville de Marseille est touchée par la dernière épidémie de grande peste. A une époque où il n’existait aucun traitement et aucune réelle prise en charge médicale, la peste se propage, extrêmement contagieuse. Elle ravage Marseille où elle cause entre 30 000 et 40 000 décès sur 80 000 à 90 000 habitants. La maladie frappe ensuite la Provence où elle fait entre 90 000 et 120 000 victimes sur une population de 400 000 habitants environ. La religion catholique fut alors l’unique salut des habitants. L’évêque de Marseille, Monseigneur de Belsunce et ses prêtres confesseront et communieront les mourants extrêmement contagieux, leur enseignant les fins dernières…
Quelle différence avec certains de nos clercs actuels, qui ont cessé de transmettre la foi au peuple chrétien!
La population a perdu toute foi et se trouve paniquée à l’idée de mourir, prête à accepter la dictature, car elle ne croit plus en Dieu. Son sursaut de liberté au début d’Emmanuel Macron a été marqué par l’emblème d’un dérisoire gilet jaune, par perte de la Connaissance de Notre Seigneur.
D’autres saints hommes, toutes fraternités et tous diocèses confondus, prêtres réfractaires célèbrent la sainte messe hors des églises. Ce sont eux les pasteurs qu’il faudra suivre désormais !
Un principe de séparation des pouvoirs saccagé par Emmanuel Macron
La peur de mourir de la Covid, le chantage à la solidarité du gouvernement et la sidération ainsi que la peur peuvent priver un trop grand nombre de nos concitoyens d’accuser d’autocratie Emmanuel Macron et son gouvernement mais mesurons bien la gravité de ce qui se passe aujourd’hui. Depuis plus de six mois, une poignée d’hommes via un Conseil de Défense opaque et dangereux nous impose ses décisions et la privation de nos libertés les plus fondamentales et ce, sans réel débat parlementaire, sans réels contrepouvoirs.
Cette dictature qui s’installe viole nos libertés publiques les plus fondamentales, détruit des familles, plonge l’économie dans la récession la plus sombre au nom de la survie d’une infime partie de la population qui ira en réanimation. Quel berger a-t-il déjà tué tout son troupeau au non de la survie d’une seule brebis qu’il est également important de protéger ? Aucun, c’est de la folie pure !
Comme le disait très bien Montesquieu, « lorsque, dans le même personne, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ».
La Déclaration des Droits de l’Homme du 26 aout 1789 bâtie pour la première monarchie constitutionnelle énonce également en son article 16: « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »
Le devoir de résister à l’oppression
Dans l’actuelle société française, la garantie des droits et la séparation des pouvoirs ne sont plus assurés, il n’y aurait donc plus de Constitution. Cette disparition de notre démocratie ne rend-elle pas légitime contre le dictateur l’usage de l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme du 26 aout 1789 imposant la résistance à l’oppression ?
Ce devoir relève en quelque sorte d’un droit naturel, réaffirmé avec force au Moyen-Age.
Jean de Salisbury dans son « Policraticus » paru en 1159, en vertu du principe paulinien qui affirme que tout pouvoir vient de Dieu (Romains XIII), commence par rappeler que le prince est le lieutenant de Dieu sur terre, ainsi que la tête d’un corps politique dont il doit assurer la conservation et pour lequel il doit faire régner la justice. En cela, ce prince est le ministre du bien commun et doit être respecté. Cependant, Jean de Salisbury rappelle également que, lorsque la volonté du Prince devient, au mépris des lois de Dieu, « esclave de son désir » et qu’il abuse de son pouvoir à des fins personnelles, le tyran incarne alors le diable. Il devient alors un devoir de le renverser.
Saint Thomas d’Aquin, fondera quant à lui son devoir de résistance à l’oppression sur les paroles du premier Pape, saint Pierre: « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes des Apôtres, 5, 29). Cette citation de saint Pierre permet au docteur angélique d’admettre le refus d’obéissance au tyran si celui-ci incite à l’idolâtrie ou à une action contraire à la loi divine (Somme théologique, Ia, IIae, q. 96, art. 4).
A méditer…
[1] Alexandre Soljénitsyne, Le Premier Cercle.
[2] https://www.youtube.com/watch?v=tCkKXYUzsFo
[3] https://www.contrepoints.org/2020/11/07/383781-vote-sur-letat-durgence-sanitaire-olivier-veran-imite-segolene-royal
[4] https://www.youtube.com/watch?v=zJAGX-utVCs
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

Nos amis de l’association Marie de Nazareth lancent, du 18 au 26 novembre, une neuvaine à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse. Naturellement, le Salon beige s’associe très volontiers à cette démarche: nous avons tant à demander à la Vierge ces temps-ci, de la fin de l’épidémie à la préservation de notre pays éprouvé par le terrorisme, en passant par la conversion des musulmans (seule vraie réponse au djihadisme!) et la libération de la messe.
En dehors de cette actualité brûlante, pourquoi faire cette neuvaine maintenant? Tout simplement, parce que c’est le 27 novembre 1830 que sainte Catherine Labouré voit, pour la première fois, la représentation de la médaille miraculeuse.
Pour vous inscrire, c’est ici.
Comment maintenir l’instruction religieuse et le culte public ?
Emission du 14 novembre sur RCF à propos des manifestations demandant la restauration de la liberté de culte et du maintien de l’instruction religieuse pendant le confinement :
Rosaire de Sos Tout-Petits
Communiqué de SOS TOUT-PETITS :
Parmi les absurdités que nous subissons depuis quelques mois, il y a ceci.
Le décret n°2020-1310 du 23 octobre 2020 relatif aux mesures prises pour freiner la pandémie :
- prévoit explicitement, dans son article 3 alinéa II, qu’on puisse manifester sur la voie publique en respectant les obligations déclaratives (article L 211-1 du Code de la sécurité intérieure) et en ajoutant des mesures d’hygiène ( distances, masques,…)
- pose comme principe dans son article 4 une interdiction de se déplacer hors de son lieu de résidence, sauf pour des motifs limitativement énumérés ( soins médicaux etc…) parmi lesquels ne figure pas le fait de se rendre à une manifestation de l’article L211-1 du Code de la sécurité intérieure (à moins de vouloir prétendre qu’il s’agit d’un motif familial impérieux !)
On a donc le droit de manifester… à condition de ne pas se rendre à la manifestation.
Nous avons interrogé par courriel le Ministre de l’Intérieur le 2 novembre sur cette contradiction ; nous avons eu un accusé de réception mais aucune réponse sur le fond.
Comme, dans cette affaire, il vaut mieux être gouverné par soi-même, nous nous tenons à nos Rosaires et Chapelets chacun restant là où il est, en particulier pour le Rosaire Sos Tout-Petits du 14 novembre à 14 h.30.
Avec un pareil texte on peut s’attendre que l’on « tolère » les manifestations, notamment pour le rétablissement des messes… comme on a « toléré » pendant des mois les manifestations non déclarées des « Gilets jaunes »…
Nous prierons donc pour la France et pour qu’elle ait de bons textes législatifs et réglementaires… qui ne soient pas du genre de la loi dite “de bioéthique ».
La Cour Suprême des Etats-Unis, garde-fou des délires de la gauche BLM de Joe Biden
Yves Daoudal rapporte les propos du juge à la Cour suprême Samuel Alito, prononcés lors d’un discours à la convention nationale des juristes de la Société fédéraliste.
A propos des mesures de confinement et autres restrictions, Samuel Alito a déclaré qu’il s’agissait de « restrictions à la liberté individuelle auparavant inimaginables ».
« Nous n’avons jamais vu auparavant des restrictions aussi sévères, étendues et prolongées ». Il s’agit d’un « test de résistance constitutionnel » (« constitutional stress test ») qui n’augurait rien de bon pour l’avenir. La réponse à la pandémie a « mis en évidence des tendances inquiétantes déjà présentes avant que le virus ne frappe » et l’on a vu que les décisions étaient prises par un « groupe d’élite d’experts nommés ».
A propos de l’arrêt qui a légalisé dans tous les Etats-Unis le « mariage » entre personnes du même sexe, il a dit que cet arrêt avait porté atteinte à la liberté d’expression. Il pensait que les opposants risquaient d’être
« étiquetés sectaires et traités comme tels par les gouvernements, les employeurs et les écoles, et c’est exactement ce qui s’est passé. L’un des grands défis de la Cour suprême à l’avenir sera de protéger la liberté d’expression. »
Et sur la liberté religieuse :
« Cela me fait mal de dire cela, mais dans Mais dans certains milieux, la liberté religieuse devient rapidement un droit défavorisé. »
Il a dénoncé la « campagne prolongée », l’« attaque implacable » d’Obama contre les Petites Sœurs des Pauvres. Il a une nouvelle fois défendu le pâtissier qui avait refusé de confectionner un gâteau pour un couple d’invertis, et il a critiqué l’Etat de Washington qui a obligé les pharmacies à fournir la pilule du lendemain qui « détruit un embryon après la fécondation ».
Comme Donald Trump a nommé 3 juges (à vie) et que la balance penche désormais clairement en faveur du respect du droit naturel, la gauche souhaite réformer la Cour Suprême. Pour cela elle a besoin de la majorité au Sénat, où les Républicains ont déjà obtenu 50 élus, contre 48 aux démocrates (sur 100). Il reste 2 sénateurs à élire… L’épilogue se jouera en Géorgie, où les deux derniers postes seront attribués à l’occasion d’un second tour, le 5 janvier. Si les deux démocrates l’emportent, le Sénat se retrouvera à égalité parfaite, mais la voix prépondérante reviendra alors à la vice-présidence. A l’inverse, un seul succès en Georgie suffira aux républicains pour conserver leur majorité et bloquer les folies du camp Biden.


Nous sommes en colère, monsieur le Premier Ministre !