A l’Espace Champerret, on vend et on achète des enfants
Le Salon Désir d’enfant se tient actuellement à Paris, dans le 17e arrondissement. Le Collectif Marchons enfants dénonce cet esclavage :

Comment un tel salon qui promeut en réalité la chosification de l’être humain, qui représente le business de la procréation, peut-il se tenir en France, pays des Droits de l’Homme ?
Nous en appelons à nos politiques qui s’opposent dans la grande majorité à la #GPA. Où sont-ils ? pic.twitter.com/amkGjZAs35
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) September 5, 2020
Marianne, dénoncez ce scandale. Ce scandale d’un salon qui propose de rencontrer des vendeurs de prestations de procréation, vendeurs de #PMA en tous genres, de #ROPA et de #GPA. pic.twitter.com/VNK8gGAiGc
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) September 5, 2020
Les femmes ne sont pas à louer, qu’elles soient françaises ou d’autres pays. L’exploitation reproductive est une nouvelle forme d’esclavage des femmes, inacceptable, quelles que soient ses modalités. Utiliser une femme, commander un enfant, oui, c’est une forme d’esclavage. #GPA pic.twitter.com/XXvqgamxCJ
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) September 5, 2020
Nous sommes en plein dans le business de la procréation comme le symbolise ce chèque.
Ce salon est un salon de démarchage commercial dont le produit est l’enfant, les outils l’homme et la femme, le premier comme distributeur de sperme, la seconde comme incubatrice. #GPA pic.twitter.com/1fwXA6dCKX
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) September 5, 2020
Dès lors que la médecine est détournée de sa finalité, elle devient une prestation de services pour la réalisation des désirs individuels.
Laisserons-nous avancer cette marche vers le Meilleur des mondes ? #GPA #ROPA #PMAsansPère pic.twitter.com/wXWC0zy6V9
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) September 5, 2020
#PMA, #GPA, on n’en veut pas ! En France, l’humain ne se vend pas !#PMA, #GPA, on n’en veut pas ! En France, l’enfant ne s’achète pas !#PMA, #GPA, on n’en veut pas ! En France, la femme ne se loue pas ! pic.twitter.com/4cTWipPg1K
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) September 5, 2020
#Ludo : nous avons alerté très tôt les politiques sur la tenue de ce salon scandaleux. Ni @EmmanuelMacron, ni @JeanCASTEX, ni @E_DupondM n'a bougé ! #GPA #PMAsansPère pic.twitter.com/3AdJOtp7NX
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) September 5, 2020
Encore une campagne médiatique pour exterminer les personnes handicapées
Un certain Alain Cocq, 57 ans, atteint d’une maladie rare incurable, se disant catholique selon Le Monde, a demandé au président Macron à être suicidé (par l’administration d’un barbiturique qui l’aurait plongé dans une sédation profonde, jusqu’à sa mort). Ce dernier, qui n’avait pas eu de pitié pour Vincent Lambert, a sobrement répondu :
« Parce que je ne me situe pas au-dessus des lois, je ne suis pas en mesure d’accéder à votre demande ».
C’est la nouvelle tentative médiatique pour emplafonner la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, qui ne va pas assez loin dans le meurtre. Le Monde écrit qu’elle n’autorise la sédation profonde et continue que si le pronostic vital du patient est engagé à très court terme, ce qui n’était pourtant pas le cas de Vincent Lambert… Alité et affaibli, Alain Cocq ne relève pas non plus de ce cas de figure.
Suite à la fin de non-recevoir adressée par l’Elysée (en attendant la prochaine proposition de loi sur le sujet, qui ne va pas manquer d’arriver sur le bureau de l’Assemblée), Alain Coq a annoncé son intention de se laisser mourir et de diffuser sa fin de vie « en direct sur [sa] page Facebook » pour « montrer aux Français ce qu’est l’agonie obligée par la loi Leonetti ». Dans la nuit de vendredi à samedi, il a cessé son traitement, ainsi que toute alimentation et hydratation, depuis le lit médicalisé installé à son domicile. Acceptera-t-il les soins palliatifs, toujours omis par la propagande médiatique à sens unique ?
Nous pouvons prier pour lui, ainsi que pour ceux qui le manipulent.
Les 5 hypothèses électorales de Robert Ménard
Alors que 200 élus du Rassemblement national se réunissent à Fréjus ce week-end, pour la rentrée politique du parti, Robert Ménard fait part de ses remarques dans le Point :
Si elle est candidate à la présidentielle de 2022, vous lui prédisez une défaite…
Je pense que, aujourd’hui, elle n’est pas en position de gagner. Ça l’exaspère quand je dis cela, mais cela n’a rien contre elle ; je pense simplement que le courant de la droite qu’elle incarne n’est pas suffisant pour gagner. Le discours qu’elle tient sur les questions économiques n’est pas en phase avec ce dont notre pays a besoin.
C’est-à-dire ?
Marine Le Pen n’arrive pas à reconnaître qu’une personne qui n’est pas de son bord politique puisse, parfois, avoir raison. Sur la réforme de la SNCF, même si je serais allé plus loin que lui, Emmanuel Macron a fait de bonnes choses. Et sur les retraites aussi ! Pardon, mais on ne peut pas continuer, comme le fait le Rassemblement national, à faire croire aux Français qu’un statu quo soit envisageable, vivable, ou même souhaitable ! Je ne partage pas les analyses très gauchisantes du RN sur les questions économiques et sociales. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas travailler ensemble. […]
Quel avenir voyez-vous pour votre courant de pensée ?
Aujourd’hui, Marine Le Pen occupe un espace qui est suffisamment important pour empêcher l’existence de toute autre candidature à droite de la droite. Rien n’est possible sans elle, et rien n’est possible contre elle. Est-ce que quelque chose est possible avec elle ? C’est la question que je me pose à longueur de temps…
[…] Je me souviens de discussions avec Marine Le Pen avant les élections de 2017. Je lui ai dit : « Tu dois quitter le FN, c’est le meilleur signe que tu puisses donner pour les gens qui ont envie de voter pour une femme solide, capable de nouer des alliances. » C’est une nécessité absolue ! On va voir si elle le fait… Mais est-ce que ce sera suffisant ? Non. La victoire passe par des efforts programmatiques, et par une façon d’être différente. Les gens n’en peuvent plus des partis politiques ! Du sien comme des autres. […]
Vous voulez dissoudre le RN ?
Non, mais il faut construire autre chose. Personne ne veut d’un nouveau parti. On veut des gens capables de s’entendre, à la fois avec Marine Le Pen, et avec une droite de gouvernement plus raisonnable, afin de trouver une candidature qui arrive à associer ces deux électorats. Cela s’est vu dans l’Histoire.
Que préconisez-vous, s’il n’y a plus de parti ?
Notre courant de pensée est incapable aujourd’hui de gagner des élections, on les perd systématiquement. Que faire ? La première solution est de se dire que puisque aucune personnalité n’émerge, laissons passer notre tour en attendant que, dans sept ans, Marion Maréchal ou d’autres viennent remplir ce vide. On peut, deuxième hypothèse, soutenir une candidature de témoignage, comme celle de Jean-Frédéric Poisson (mais personne ne peut penser sérieusement qu’il puisse gagner les élections). Troisième hypothèse : on regarde du côté de la droite de gouvernement, chez les Républicains, et on en cherche un qui serait moins inexistant, moins insipide que les autres… Dans cette galaxie, François-Xavier Bellamy se distingue : il respire l’honnêteté. Mais peut-il incarner un vote populaire, pas uniquement versaillais ? Je n’en suis pas sûr. Quatrième hypothèse : on reconnaît que la politique, ce sont des alliances et des compromis, et on essaie d’aider une nouvelle fois Marine Le Pen. Enfin, dernière hypothèse : on peut imaginer une candidature de rupture, avec une personnalité audacieuse. Une candidature d’envie, de souffle, d’ambition, qui sache se mettre à distance des partis politiques, qui mènerait une candidature de liberté, époustouflante, une campagne qui brûle ses vaisseaux…
Marion Maréchal ? Le général de Villiers ?
Je ne vais pas passer ma vie à attendre qu’une jeune fille se décide à vouloir faire de la politique. Et je ne suis pas de ceux qui pensent que parce que tu es galonné, tu es en état de diriger un pays. N’est pas de Gaule qui veut, et on n’est plus en 1940, ni en 1958. Je pense aujourd’hui, mais j’extrapole peut-être, que les expériences et les succès que l’on engrange, certes au niveau d’une ville, certes au niveau d’une agglomération, certes dans le Midi, indiquent qu’il y a quand même un passage possible… À côté du RN, pas contre lui.
Vous avez eu des mots peu amènes envers Christian Estrosi, qui appelle les élus LR à faire alliance avec Emmanuel Macron. « C’est la droite châtrée », dites-vous…
Honnêtement, le maire de Nice se fout de la gueule du monde. Il va à la niche ! C’est une droite qui a honte d’elle-même. Sur les questions du terrorisme, de l’identité, de l’immigration, M. Macron n’a rien fait avancer. Leur problème est que, à droite, aucun candidat n’émerge. Qu’est-ce qui différencie M. Baroin de M. Macron ? Rien. Absolument rien, rien de rien. Ils font carrière à droite, à gauche, au milieu : ils font carrière ! Et Mme Pécresse… Elle est de droite, Mme Pécresse ? C’est une douce plaisanterie. Ces gens sont à mille lieues de ce à quoi j’aspire.
[…]
Mais moi, je ne suis pas poli. Et pour 2022, je veux un candidat mal élevé ! Il y en a marre, des gens bien élevés ! La majorité pense la même chose que moi. Les éoliennes sont un non-sens écologique, et économique. C’est de l’idéologie qui culmine à 150 mètres ! Je le dis de manière brutale, imagée, mais mes arguments sont raisonnables. Moi, j’ai envie d’une écologie qui m’aide à trouver des solutions. Comment vais-je m’y prendre pour planter les 5 000 arbres que je veux planter dans ma ville ? Où vais-je pouvoir le faire ? Le préfet prétend m’imposer ces éoliennes absurdes ? Cela dit le mépris que notre classe politique a pour les gens. En France, on croule sous le nombre de gens intelligents. Mais combien sont courageux ?
“La faim des temps” : Délivrez-nous du “Mâle”: la bioéthique
Natalie Saracco s’entretien de l’actualité avec avec l’abbé Gitton :
Michel Onfray : avorter jusqu’à 9 mois pour ‘raisons psycho-sociales’, ça s’appelle un infanticide
Michel #Onfray 🗣️ “Un texte de loi a été voté pour permettre d’avorter jsuqu’à 9 mois pour ‘raisons psycho-sociales’, ça s’appelle un infanticide. C’est ça la gauche ? Laurent Joffrin a publié une tribune qui promouvait la zoophilie et la coprophagie. C’est ça la gauche ?” pic.twitter.com/u4YzQhDuaj
— Sud Radio (@SudRadio) September 4, 2020
Ajoutons cette campagne des idéologues vegan contre l’abattage des animaux. Que diraient-ils si nous réalisions la même campagne sur l’avortement ? Que les promoteurs de l’avortement découpent eux-mêmes l’embryon…
Si on devait tenir le couteau, est-ce qu’on continuerait de manger des animaux ?
Changeons de regard 👉 https://t.co/4oYF4CfQm7pic.twitter.com/d3sqaZPOiW
— L214 éthique & animaux (@L214) September 2, 2020
Addendum : un lecteur me signale que Michel Onfray accuse par erreur Laurent Joffrin d’avoir promu la coprophagie et la zoophilie par une tribune. En effet, il fait référence à un article dont Laurent Joffrin n’est pas l’auteur, publié par Libération le 17 janvier 2014, date à laquelle il n’était pas encore revenu en tant que directeur de la rédaction. (Source pour le lien à cette tribune : https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/joffrin-penseur-du-sexe ).
Etats-Unis : le « Temple satanique » tente d’obtenir que ses membres soient dispensés des lois limitant l’avortement
Lu ici :
« Le Temple satanique est une religion qui croit en la bienveillance et à l’empathie entre tous, rejette l’autorité tyrannique et prône le bon sens et la justice », écrit avec un aplomb désarmant le journaliste David Cohen, sur le site d’informations Rolling Stone, le 24 août 2020.
On se rappelle que les adeptes de cette secte se sont fait connaître du grand public, lorsqu’ils réussirent à faire introduire des cahiers de coloriage satanistes dans des écoles de Floride, en réponse à la décision d’un juge local qui avait autorisé la distribution de bibles en milieu scolaire.
Rolling Stone, revue très populaire au sein de la jeunesse américaine, – réputée défendre les positions les plus libertaires – rend ici compte du combat pour l’avortement mené par le Temple satanique, une association « confessionnelle » fondée en 2013 par Lucien Greaves, afin de lutter contre l’influence des chrétiens conservateurs aux Etats-Unis. Selon ses dirigeants, cette « religion » est fondée sur le fait que « le corps est inviolable, soumis à la volonté propre de chacun, avec pour conséquence la possibilité d’avorter sans limite ni restriction ».
Dans cette perspective erronée, empêcher une femme qui se réclame du Temple satanique serait mettre un obstacle au sacro-saint premier amendement de la Constitution des Etats-Unis, qui protège la liberté religieuse.
« Depuis des années », explique David Cohen, « le Temple Satanique s’est battu pour étendre à ses propres membres, les notions de liberté religieuse que la Cour suprême conservatrice applique aux chrétiens, (…) afin de les exempter des lois contraignantes sur l’avortement ».
Le sophisme – ou plutôt le simplisme du raisonnement – n’a pas été jusqu’ici retenu par les tribunaux, mais les adeptes de la secte croient pouvoir s’appuyer sur un arrêt de la Cour suprême de 1990 – intitulé Employment Division vs Smith– afin de faire inscrire l’avortement libre et gratuit comme une expression du droit à la liberté religieuse. Dans ce but, le nom du futur président des Etats-Unis sera, à n’en pas manquer, un facteur déterminant.
Le Temple satanique penchera-t-il davantage vers le candidat démocrate lors de l’élection présidentielle prévue en novembre 2020 ? On peut le croire, au vu des positions libérales prônées par le catholique Joe Biden, en matière d’avortement.
De plus, l’un des membres de son équipe, Michelle Lujan Grisham – deuxième femme à occuper le poste de gouverneur du Nouveau-Mexique – n’hésite pas à afficher sur Twitter son soutien officiel à l’un des responsables du Temple satanique, Greg Stevens.
La secte pourrait cependant être un allié embarrassant pour un candidat démocrate qui risque de s’aliéner un peu plus le vote des catholiques, déjà « douchés » par la nomination de Kamala Harris au poste de vice-présidente en cas de victoire aux présidentielles.
L’un des porte-parole de Joe Biden, Andrew Bates, a souhaité rassurer l’électorat catholique le 7 août dernier sur Fox News : « la foi de Joe est enracinée dans son cœur ; il l’a vécue avec dignité toute sa vie, et cela a été une source de force et de réconfort dans les moments de difficulté. »
Reste à savoir si cela sera suffisant pour convaincre les électeurs catholiques.
La vraie raison de la colère de Macron contre Georges Malbrunot
Au Liban, Emmanuel Macron s’en est pris au journaliste Georges Malbrunot :
Selon la presse, Macron reproche au journaliste d’avoir évoqué sa rencontre avec le chef bloc Hezbollah au Parlement libanais.
Sophie Akl Chedid, journaliste à Présent, corrige :
En fait, la véritable raison de la colère jupitérienne se trouve dans un article publié le 31 août par Le Figaro et intitulé « Macron revient au Liban, face aux chefs de clan ». Malbrunot y raconte, et c’est autrement savoureux, comment le Premier ministre sunnite Saad Hariri, le ministre des Affaires étrangères chrétien Gebran Bassil et le président du Parlement chiite Nabih Berri, réunis à Paris lors de la conférence CEDRE de soutien économique pour un Liban déjà agonisant en avril 2018, avaient tranquillement exigé pour eux-mêmes et leurs partis une commission de 20 % sur les 11 milliards d’aide promis en échange de reformes structurelles, soit la bagatelle de 700 millions de dollars chacun…
Cela donne une idée du bien-fondé des réclamations du peuple libanais qui exige depuis le 17 octobre 2019 le départ de toute la classe politique sans exception, ou voleuse ou complice. Dans la foulée, le journaliste a également évoqué la question des sanctions économiques dont les Libanais attendent la mise en œuvre depuis des semaines pour enfin étrangler financièrement cette mafia, et que Macron aurait fait suspendre : « S’il y a corruption ou encore des choix illégaux, les sanctions seront adoptées mais cela n’est pas la dynamique actuelle », a-t-il précisé alors qu’il se trouvait sur le perron de la Résidence des Pins.
Juristes pour l’enfance saisit une 2nde fois la justice pour obtenir l’interdiction du Salon Désir d’enfant
Communiqué des Juristes pour l’enfance :
Juristes pour l’enfance garde confiance en la justice française et c’est la raison pour laquelle elle saisit à nouveau ce jour 4 septembre 2020, le Tribunal Administratif d’une nouvelle requête en référé-liberté pour obtenir l’annulation du salon.
Elle a parallèlement déposé hier le 3 septembre un pourvoi en cassation contre l’Ordonnance de rejet de sa 1ère requête en référé-liberté et demande au Conseil d’Etat d’annuler en urgence l’Ordonnance du Tribunal Administratif de Paris.
Le Tribunal Administratif de Paris s’est manifestement trompé sur la portée véritable du Salon puisqu’il l’a assimilé à une simple “réunion” sur le thème du désir d’enfant.
Il a sous-estimé la portée des manifestations organisées dans le cadre de ce salon par des sociétés commerciales appartenant aux grands acteurs du business de la fertilité.
Ainsi quand, par exemple, deux acteurs majeurs de la GPA aux Etats-Unis organisent une conférence sur le thème ‘Le contrôle des coûts de la GPA : réduire le stress et se sentir en confiance”, leur unique but est de convaincre les français de passer par leurs sociétés commerciales pour commander un enfant !
Aucun magistrat ne peut croire que l’organisation d’un tel déplacement trans-atlantique, surtout dans les conditions actuelles de crise sanitaire, n’aurait qu’un but philanthropique.
Les participants à ce salon ne s’y rendent que pour vendre leurs prestations, et en particulier celles de gestation pour autrui.
Le maintien du salon Désir d’enfant entraînerait un trouble grave à l’ordre public puisqu’il permettrait la commission d’infractions pénales : entremise en vue de la réalisation de Gestation pour autrui, complicité de réduction en esclavage…
Le 31 juillet dernier, à l’Assemblée nationale, le Garde des Sceaux Monsieur Dupont-Moretti a déclaré : “il suffit de lire l’article 227-12 du Code pénal pour se rendre compte que notre droit prend en considération l’hypothèse dans laquelle d’aucuns souhaiteraient, dans un prosélytisme que nous combattons, mettre en avant la GPA à l’étranger. »
Juristes pour l’enfance demande à la justice française d’appliquer la loi et de sanctionner le prosélytisme des sociétés commerciales étrangères venant vendre leurs prestations indignes.
« Musulman » : un « must » pour les soldats morts pour la France. Et pour les terroristes ?
C’était sans doute ce qui s’appelle un besoin urgent : à peine nommé ministre de l’Intérieur le 6 juillet, M.Gérald Darmanin rend hommage, le 29 juillet, aux combattants musulmans morts pour la France.
Un hommage de plus, cela n’étonne pas dans la France macronienne, c’est aussi fréquent que l’hélium dans les ballons gonflables. Mais pourquoi donc les soldats musulmans morts pour la France ?
On peut comprendre l’affection personnelle du nouveau ministre de l’Intérieur pour un grand-père, Moussa Ouakid, qui, comme FFI, a participé à la libération de la ville de Saint-Amand-les-Eaux. Par ailleurs, le courage et le sacrifice de ces hommes sont dignes de respect. La question se pose néanmoins de leur instrumentalisation, comme on dit quand on a fait des études.
Car, rappelons-le, le dernier hommage d’un ministre de l’Intérieur aux soldats musulmans morts pour la France ne remontait qu’à neuf mois en arrière, au 7 novembre 2019 pour être précis : un discours de M.Castaner qui d’ailleurs est d’une médiocrité de facture sans doute rarement égalée. C’est une gageure de vouloir égayer un texte sur un sujet de ce type, mais osons quand même : voilà le tout début de l’allocution castanerienne prononcée à la grande mosquée de Paris, pour rendre hommage à ces soldats morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale [NDLR : la précision est d’importance] :
« La Crimée. Le Mexique. Sedan. La France n’était pas encore la République. Mais la Nation était en guerre.
Verdun. L’enfer d’une bataille longue d’un an, où la mort rodait par le feu ennemi, les éclats d’obus ou la violence du froid.
Verdun. L’enfer d’un combat décisif où la République et l’honneur ne cédèrent pas.
La Corse. La Provence. Les débarquements des troupes alliées, des soldats de la libération. Le souffle de la vie retrouvée et de la Liberté rendue.
Mesdames et messieurs,
Les noms de ces batailles résonnent encore aujourd’hui. Ils sont des pages tragiques ou victorieuses de notre Histoire.
Ils sont des instants où la France s’est faite, des moments où la République s’est construite »
Et plus loin, M.Castaner d’expliquer :
« Cette force, cette union qui nous transcende [sic] et nous dépasse [re-sic], c’est la République, c’est la laïcité ».
Aucun poilu n’avait mérité tel traitement.
On ne relèvera pas, ou si peu, une sorte d’hubris géographique qui fait dire à M.Darmanin à propos de ces soldats musulmans morts pendant la deuxième guerre mondiale qu’ils
« venaient souvent du soleil, celui de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc, mais aussi du Sénégal ou du Mali, en fait des quatre coins du monde ».
Néanmoins, ces deux hommages si rapprochés amènent à quelques étonnements :
- Le premier est tout simple : alors que l’hommage de M.Darmanin se déroule dans le cadre d’un mémorial aux soldats musulmans à Douaumont inauguré en 2006 par M.Chirac et construit non loin d’une chapelle catholique et d’un mémorial israélite, on ne se rappelle aucune cérémonie identique (et d’ailleurs on se serait bien demandé à quel titre elle aurait eu lieu) pour les soldats chrétiens ni les soldats juifs.
- Le deuxième tient à l’assimilation implicite dans les deux discours entre soldats d’Afrique d’une part et noirs ou maghrébins d’autre part. Or, d’après Wikipedia (qui n’est pas parole d’Evangile, certes), au cours de la Première Guerre mondiale, l’Armée d’Afrique envoie près de 300 000 soldats combattre en Europe dont 190 000 Maghrébins et 150 000 Européens juifs et chrétiens. Quant à l’armée qui débarque en Provence à partir du 15 août 1944 sous les ordres du général de Lattre de Tassigny (260 000 hommes), elle était composée pour 82 % de soldats provenant d’unités de l’Armée d’Afrique (50 % de Maghrébins, 32 % de Pieds-Noirs, 10 % d’Africains noirs et 8 % de Français de métropole).
- Le troisième étonnement tient à l’enrôlement implicite de tous les noirs et maghrébins comme musulmans. Pour arriver à la comptabilité de M.Castaner de plus de 100 000 soldats musulmans morts pour la France depuis plus d’un siècle, il faut en effet inclure tous les maghrébins et les Africains noirs sans distinction. Aucune chance pour eux d’avoir été animistes ou chrétiens ; voire athées.
- Le quatrième étonnement tient à une incohérence majeure. Alors même que les ministres honorent spécifiquement les soldats musulmans, ils expliquent en même temps que ça n’a aucun sens. Relisons M.Castaner en novembre 2019 : « Si quelqu’un pouvait en douter, je retiens des récits de l’enfer des tranchées et de la dureté de la guerre, un enseignement. Un enseignement, comme une leçon républicaine : dans les rangs de nos Armées, face à l’ennemi et face à la mort, il n’y avait pas de chrétiens, de musulmans, de juifs ou d’athées. Il n’y avait que la bravoure et l’honneur. Il n’y avait que des frères d’armes, unis et déterminés». Et Mme Darrieussecq en juillet 2020 : « La France honore ses morts quelle que soit leur origine. À Verdun, le sang avait la même couleur ».
Ce qualificatif « musulman » est utilisé avec beaucoup plus de pudeur dans d’autres circonstances. A une question sur la menace terroriste actuelle, le même M.Gérald Darmanin, au même moment, répond dans Le Point du 6 août 2020 :
« On assiste aussi à une sorte d’ubérisation du terrorisme. Des gens se réclament d’organisations terroristes et envoient d’eux-mêmes des allégeances pour ensuite d’emparer d’un couteau de cuisine, entrer dans un lieu public et passer à l’acte. La menace est donc toujours très présente ».
Des gens ? On n’en saura pas plus.
D’ailleurs, sur le même sujet de la menace terroriste, M.Darmanin explique aussi
« Quand quelqu’un commet une attaque terroriste et qu’on dit qu’il est simplement déséquilibré, et qu’on n’ose pas dire que c’est aussi un terroriste islamiste, il y a un problème de perception de la réalité. Je pourrais en dire autant de ceux qui lient l’immigration et l’insécurité. Ils ne rendent pas service à leur pays. D’abord parce que c’est faux ».
Faux ? Une étude de l’IFRI (Institut français des relations internationales, institut de recherche et de débat indépendant, consacré à l’analyse des questions internationales et de gouvernance mondiale) sur tous les terroristes (137) pour lesquels l’auteur a pu avoir accès à l’intégralité des jugements entre 2004 et 2017 (Marc Hecker « 137 nuances de terrorisme. Les djihadistes de France face à la justice, IFRI Focus stratégique, n°79 d’avril 2018), conclut ainsi :
« le facteur migratoire joue un rôle important dans le phénomène djihadiste ».
Seuls 18% des parents de ces terroristes avaient la nationalité française. Et tous étaient musulmans (74% nés dans des familles musulmanes, 26% convertis). A tel point que l’étude consacrée aux terroristes conclut sur les djihadistes.
Et encore, M.Darmanin ambitionne de passer pour un adepte du parler cash (« Si le combat veut être gagné, il commence par les mots » dit-il au Point). En réalité, d’un côté la mise en exergue d’un caractère musulman au risque du séparatisme que l’on croit ainsi circonscrire ou amadouer, de l’autre l’omission du caractère musulman au moment où il a le plus de sens : c’est normal, c’est la Macronie.
Jean-Eudes Gannat, candidat à la législative dans le Maine-et-Loire pour porter une autre voix que celle du politiquement correct
Suite à la démission de Jean-Charles Taugourdeau, député LR, réélu maire de Beaufort-en-Anjou, sa suppléante Élisabeth Marquet ayant démissionné de son mandat de député dès son accession à cette fonction pour demeurer maire, une élection législative anticipée aura lieu les 20 et 27 septembre dans la 3e circonscription du Maine et Loire. Nous avons interrogé Jean-Eudes Gannat, candidat indépendant.
Pourquoi êtes-vous candidat ?
Pour apporter dans le jeu politique une autre voix que celle du politiquement correct et proposer aux Français une alternative au marasme économique et migratoire actuel. Les Français -particulièrement dans cette circonscription rurale- sont lassés des politiciens qui ne se préoccupent d’eux que lors des élections, et se contentent d’aller se pavaner sur les plateaux TV et les réseaux sociaux. De par mon engagement quotidien auprès des plus faibles et des français en général, je suis la preuve qu’une autre manière de faire de la politique est possible. Avec l’Alvarium nous ne nous contentons pas de dénoncer ; nous proposons, et surtout nous agissons.
Vous avez été candidat FN aux municipales en 2014 à Angers puis aux élections départementales 2015. Vous avez depuis pris vos distances avec le Rassemblement National, qui présente un candidat à cette élection. Pourquoi faire concurrence au candidat Patrice Lancien investi par Marine Le Pen ?
J’ai beaucoup de respect pour Patrice Lancien qui est un homme sincère, mais il n’a ni la volonté, ni les épaules pour cette élection et ce mandat. Il agit par fidélité au parti, parce qu’on lui demande de se présenter. Je suis un homme libre, je n’agis pas en fonction du RN contre lequel je n’ai pas de rancoeur particulière mais qui est quasi inexistant en Anjou et qui se plie régulièrement au politiquement correct, comme on l’a vu à l’Assemblée pendant le débat bioéthique ou plus récemment lorsque Wallerand de St Just a hurlé avec les loups contre Valeurs Actuelles.
J’aborderai un certains nombre de sujets dont personne d’autre ne parle (dictature sanitaire, omniprésence de l’usure dans notre société, remigration etc.) et en ce sens je ne fais concurrence à personne, je me contente de continuer électoralement le travail accompli sur le terrain avec l’Alvarium.
Le projet de loi bioéthique a été votée par quelques députés, en seconde lecture, en pleine nuit le 1er août. Elle sera examinée au Sénat avant de revenir très certainement à l’Assemblée. Si vous êtes élu, que ferez-vous ? Que pensez-vous de ce projet de loi ?
Le 4 août 1789, on votait de nuit l’abolition des privilèges qui protégeaient le petit peuple et assuraient l’ordre social contre l’anarchie et la prédation financière, ouvrant la page révolutionnaire qui devait finir en bain de sang et bouleverser le monde entier. 23 décennies plus tard, une minorité obscure profite aussi de la nuit pour ouvrir une nouvelle boîte de Pandore qui plongera un peu plus notre pays dans la barbarie. Si je suis élu, je m’opposerai de toute mes forces à ces délires sociétaux, et je n’abandonnerai pas le combat si ceux-ci devaient être adoptés. Je préconise une droite de combat qui n’abandonne sur aucun sujet, de l’IVG au mariage homosexuel. Je l’ai exprimé très clairement ici.
Pour autant, je regrette que les catholiques ne sachent pas s’investir autant pour dénoncer l’immigration ou le système économique antinational et antichrétien qui asservit et abrutit les masses populaires que pour combattre les dérives sociétales.
A propos de l’immigration, vous évoquez le concept de la remigration, introduit par les Identitaires. Qu’est-ce que la remigration ? Etes-vous le candidat des Identitaires ?
Il me semble que la remigration était évoquée parfois par le Front National de Jean-Marie Le Pen avant que les Identitaires ne l’imposent véritablement comme sujet médiatique. Je ne suis pas le candidat de Génération Identitaire dont je ne suis pas adhérent. Pour autant j’apprécie le combat des Identitaires, et je partage leur position sur la remigration.
La remigration est le processus d’inversion des flux migratoires, de l’Europe vers les pays d’origine. Face à la guerre civile qui menace, face aux pans entiers de notre pays transformés en enclaves étrangères, la remigration est la solution indispensable et pacifique pour préserver la paix et l’identité française. Elle nécessite de réétudier les nationalités accordées ces dernières années, d’expulser les délinquants étrangers et de sortir de l’assimilationnisme républicain qui est aussi illusoire que criminel pour notre identité. On ne peut pas dire comme le RN ou les LR “je suis contre l’immigration qui détruit la France mais je considère comme de vrais français les millions d’extra-européens arrivés sur notre sol et auxquels on a donné des papiers”. Cela n’a aucun sens, c’est un manque de lucidité et de courage.
Vous déclarez oeuvrer au sein de l’Alvarium. Pouvez-vous nous en dire plus ?
L’Alvarium est un centre communautaire d’action sociale et culturelle à la confluence des doctrines nationalistes et du catholicisme social. Nous organisons des maraudes auprès des SDF et nous aidons des foyers en difficulté (comme ici).
Nous proposons également différentes activités culturelles, sportives et métapolitiques ; conférences, visite et défense du patrimoine, pélerinages, cours de boxe etc. Enfin, nous menons des campagnes ponctuelles contre l’immigration, la robotisation, la dictature sanitaire etc. Nous possédons un local à Angers, lieu de vie et de rencontre, qui nous permet d’exercer toutes ces activités et de rencontrer nos compatriotes qui le désirent. Ces derniers temps nous enregistrons une ou deux adhésions par semaine, preuve d’une forte dynamique et du besoin de renouveau face à la misère spirituelle, économique et morale de nos compatriotes.
Jean-Eudes Gannat a également été interrogé sur RCF Anjou :
Mission Ismérie a pour but d’accompagner le chemin de conversion « de l’islam au Christ »
Son directeur exécutif, Marc Fromager, ancien directeur de l’AED, présente dans La Nef cette nouvelle association.
Qu’est-ce que Mission Ismérie, qui sont ses fondateurs et pourquoi « Ismérie » ?
Ismérie était la fille du sultan au Caire à la fin du XIe siècle. Trois chevaliers francs avaient été faits prisonniers et sommés de se convertir à l’islam. Devant leur refus persistant, le sultan envoya sa fille pour les séduire. Les chevaliers lui parlèrent de la Vierge Marie qui, dans la nuit, apparut à Ismérie. Convertie au christianisme, celle-ci s’enfuit avec les chevaliers et se retrouva en France où elle fut à l’origine du sanctuaire de Notre-Dame de Liesse, près de Laon.
Nous avons choisi ce personnage historique de musulmane convertie au christianisme car c’est l’objectif de Mission Ismérie : favoriser et accompagner le passage de l’islam au Christ. Au départ, il y a plusieurs initiatives existantes en France comme Mission Angélus, les Forums Jésus le Messie, des témoins du Christ sur internet. Mission Ismérie se veut une plateforme qui regroupe ces différents projets avec la volonté affichée de leur permettre de changer d’échelle grâce à des moyens financiers plus importants. Des laïcs se sont donc réunis pour lancer ce projet, avec l’encouragement discret mais réel de quelques autorités ecclésiastiques.
On parle très peu de la conversion des musulmans au christianisme, en France ou ailleurs : est-ce vraiment une réalité significative et quels sont les pays les plus concernés ?
Ce phénomène de conversions existe un peu partout dans le monde et ce dans des proportions parfois étonnantes. Il faut savoir que même au cœur du Proche-Orient, région qu’on pourrait imaginer définitivement acquise à l’islam, des conversions en nombre sont en train de se produire. Il faudrait évoquer par exemple l’Iran, où on estime leur nombre à plus de 800 000, mais aussi l’ensemble des pays à majorité musulmane, de l’Afrique du Nord – notamment l’Algérie avec de très nombreuses conversions chez les Kabyles – jusqu’à l’Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, où l’on compte jusqu’à 6 millions de convertis.
En France aussi, nous avons ce phénomène, et l’on compte déjà 10 % des baptêmes d’adultes dans l’Église catholique qui sont des personnes d’origine musulmane. Chez les protestants, c’est plus du double. […]
Ce que nous constatons, c’est que beaucoup de musulmans aujourd’hui se posent des questions sur leur religion. Certains deviennent athées et cela prend des proportions importantes chez les jeunes des pays à majorité musulmane, d’autres s’intéressent au christianisme et se laissent toucher par le Christ. Internet joue un rôle important, à la fois dans la prise de distance par rapport à l’islam, mais aussi dans la découverte du christianisme. […]
Quitter l’islam n’est pas facile, l’apostasie est interdite et théoriquement punie de mort. De manière quasiment systématique, cela se traduit de toute manière par une séparation douloureuse avec leur famille et leurs relations sociales. Nous ne souhaitons mettre personne dans l’embarras mais si ces personnes qui ont découvert le Christ et veulent cheminer avec lui sont prêtes à beaucoup de sacrifices, la moindre des choses de notre part serait tout de même de les aider et de les accueillir. Le lieu évident pour cet accueil devrait être la paroisse et nous voulons ainsi constituer un réseau de personnes sensibilisées et préparées à leur accueil un peu partout en France. Nous voulons également former très largement sur la réalité de l’islam en clarifiant ce que cette religion dit d’elle-même et les répercussions pratiques qu’elle entraîne sur les niveaux sociopolitiques, l’islam recouvrant toutes ces dimensions. Enfin, nous voulons participer à l’annonce explicite du Christ, en particulier à destination des musulmans, car nous ne voyons pas de quel droit nous les empêcherions de découvrir ce trésor qui est au cœur de nos vies.
La grande difficulté pour tout musulman qui se convertit est l’hostilité de sa communauté d’origine : que faire contre cet obstacle qui est aussi une véritable atteinte à la liberté religieuse ?
On peut agir à deux niveaux, d’une part en développant la compréhension de ce qu’est la liberté religieuse – une approche plus intellectuelle – et d’autre part en aidant concrètement ces personnes qui, en effet, peuvent se retrouver provisoirement dans des situations compliquées. Nous travaillons à mettre en place un réseau de lieux d’accueil discrets (familles, paroisses, communautés religieuses) pour assurer cet accompagnement. […]
Mais quelles sont donc les valeurs républicaines ?
A l’occasion des 150 ans de la proclamation de la République, le président français veut rassembler la nation et entend annoncer des “mesures chocs”.
Et parmi celles-ci, celle obligeant les associations subventionnées à signer « une charte des valeurs républicaines ». En cas de dérive, les subventions seraient tout simplement coupées.
Une “valeur”, ça s’échange, ça se monnaye, ça se déprécie… Quelles sont donc ces valeurs républicaines ? Laïcisme, avortement, eugénisme, Etat-nounou, préférence étrangère ?…
Terrible inversion sur l’autel de l’hygiénisme
Dans le dernier numéro de Liberté politique, consacré au monde d’après, Gabrielle Vialla écrit :
“Alors que nos aînés dans la foi se privaient de nourriture et de boisson pour pouvoir communier, par un simple artifice de langage il nous était possible de manger, boire, profiter de l’existence, du confort moderne et des divertissements sur internet, tout en faisant un nouveau jeûne : celui de se priver de la messe ! Quand on prend quelques minutes de réflexion, on mesure la terrible inversion qui s’est glissée et répandue.”
Le monde est devenu fou pour avoir tenté de chasser la mort. L’expérience du confinement a agi comme un accélérateur de prise de conscience de la vacuité de notre modèle de société organisé autour de la matérialité, du travail dépourvu de sens, et d’une consommation qui vide les âmes de leur substance. Une société sans espérance, qui a évacué toute transcendance, met toute son énergie à lutter contre la souffrance, la maladie, la mort. On commence à liquider les malades incurables, on se confine à la moindre grippe, on refuse les obsèques publiques… Le “portez-vous bien” devient l’horizon indépassable de la béatitude moderne.
Je suis rarement en accord avec Bernard-Henri Lévy mais il semble avoir perçu quelque chose de la morbidité de notre époque :
[…] C’est elle, cette pulsion de mort, qui tire les fils qui nous gouvernent dans une guerre au virus que nous sommes, pourtant, en train de gagner. C’est elle qui anime, dans une civilisation désespérée d’elle-même, la grande tentation suicidaire dont le coronavirus aura été la divine surprise. C’est elle qui, s’autorisant du Roi Corona, distancie les humains les uns des autres comme s’ils n’étaient que miasmes, glaires et sources d’infection. Et c’est elle qui voudrait les condamner à une vie de zombies, gagnés par la méfiance, l’égoïsme, le repli et le sacrifice, hâtivement consenti sur l’autel de l’hygiénisme, de cette ouverture confiante à l’autre qui est le fondement même de la socialité. Sauf retournement en faveur de la vie et de ce qu’elle implique de liberté, d’espoir et de fraternité, il y a là une très mauvaise nouvelle.
Le terrorisme pratiqué par ceux qui se sont baptisés « décoloniaux » ou « indigénistes » cache une tentative de prise de pouvoir culturel et idéologique
Editorial de Bernard Lugan au numéro spécial de l’Afrique Réelle consacré à l’esclavage :
Ce numéro spécial consacré aux Traites esclavagistes était une nécessité. Le terrorisme pratiqué par ceux qui se sont baptisés « décoloniaux » ou « indigénistes », cache en effet, derrière une volonté de revanche historique relevant peut-être de la psychanalyse, une tentative de prise de pouvoir culturel et idéologique. A travers un prétendu « anti-racisme » reposant sur un puissant racisme anti-Blanc.
Toute société non frappée de « sida mental » aurait répondu à ce qu’il est difficile de qualifier autrement que de « foutaises », par le sarcasme avantageusement associé au pédagogique rosse-coquin qui, traditionnellement, permettait de remettre de l’ordre chez certains esprits égarés.
Tout au contraire, à deux ou trois exceptions près, journalistes et hommes politiques – RN compris -, rassemblés dans un immense troupeau de couards, se sont couchés devant deux ou trois braillards au casier judiciaire plus que chargé. Tels des lemmings apeurés, ils se sont ainsi faits les suivistes d’une subversion qui les emportera.
Le monde économique n’est pas en reste. Un des plus clairs symboles de l’aplatissement ayant été donné par la firme l’Oréal dont les actuels dirigeants sont entrés avec fracas dans le club des « baise-cul du fait accompli » en retirant « blanc » et « blanchiment » de la description de leurs produits de beauté. Pensent-ils, les naïfs, que cela suffira à faire oublier le « NOIR » passé d’une maison jadis fondée par l’ « infréquentable » Eugène Schueller, financier, entre autres, de la Cagoule et de Marcel Déat ?
L’actuel terrorisme intellectuel se fait au nom de la dénonciation de la traite négrière. Or, si tous les peuples ont pratiqué l’esclavage, seuls les Blancs l’ont aboli. Une mesure unilatérale imposée ensuite par la colonisation vue comme libératrice par les peuples mis en servitude par leurs « frères » africains et par les esclavagistes arabo-musulmans. L’histoire des Bambara, des Dogon, de tous les peuples de la bande sahélienne et de ceux la cuvette du Congo est éloquente à cet égard.
Comme selon la formule de Braudel la Traite « n’a pas été une invention diabolique de l’Europe », et comme elle a été abolie il y a deux siècles, elle devrait donc relever de l’histoire. Or, les « décoloniaux » en ont fait une arme politique en la re-écrivant sur la base d’impératifs moraux d’aujourd’hui. Un anachronisme contre lequel tout étudiant en histoire était jadis mis en garde dès la première semaine de sa première année universitaire.
La réalité est que, comme je le démontre dans mon livre Esclavage, l’histoire à l’endroit :
1) La Traite ne fut pas que l’affaire des Européens. Existèrent en effet en la précédant et en lui survivant, et les traites inter-africaines et les traites arabo-musulmanes.
2) Drame affreux pour les victimes, la Traite fut une source de bénéfice et de puissance pour ceux des Africains qui étaient les fournisseurs des négriers européens, une partie de l’Afrique s’étant enrichie en en vendant l’autre partie.
3) La traite des esclaves par les Européens eut été impossible sans le concours d’États esclavagistes africains.
4) La richesse de l’Europe ne repose pas sur les profits de l’odieux commerce car l’apport du capital négrier dans la formation du revenu national des nations esclavagistes dépassa rarement la barre de 1%. En moyenne la contribution de la Traite à la formation du capital anglais se situa ainsi annuellement, autour de 0,11%.
91 nouvelles écoles indépendantes à la rentrée
La Fondation pour l’école a recensé 91 ouvertures d’écoles indépendantes à la rentrée 2020. La France compte désormais 1559 écoles indépendantes. La Fondation pour l’école a aidé directement un tiers d’entre elles à ouvrir, par le biais de ses différentes formations ou conseils juridiques aux porteurs de projets.
- Près de 7 nouveaux établissements sur 10 (69%) sont des écoles du premier degré (maternelles et élémentaires).
- 48% des nouvelles écoles sont des élémentaires, classes cruciales pour l’acquisition des fondamentaux (55% pour l’ensemble du secteur).
- Près de 30% des nouvelles écoles sont des établissements du second degré (collèges et lycées) ; il y en a 38% sur l’ensemble du secteur.
- 1 école indépendante sur 5 ouverte à la rentrée est en territoire rural.
- Près de 40% des nouvelles écoles sont implantées dans des communes de moins de 10 000 habitants.
- 40% des établissements créés en 2020 sont implantés en ville, 23% dans des villes de 50 000 à 200 000 habitants et 19% dans des villes supérieures à 200 000 habitants.
- 8 écoles sur 10 ouvertes en 2020 sont sans confession déclarée ; elles sont 70% sur l’ensemble du secteur.
Par ailleurs, le Cours Alexandre-Dumas à Montfermeil, école pilote du réseau Espérance Banlieues (qui a rompu ses liens avec la Fondation pour l’Ecole) a fermé ses portes cet été.
Créer de nouvelles écoles, c’est l’appel lancé dans La Nef par Anne Coffinier, désormais à la tête des associations Créer son école et Educ’France, et qui vient de fonder à l’Institut de France la Fondation Kairos pour l’innovation éducative :
Pour innover, nous n’avons d’autre choix que de fonder de nouvelles institutions scolaires et périscolaires, à commencer par des écoles et universités libres, qui assument sans scrupule leurs libertés pédagogiques et spirituelles (au sens de la vie de l’esprit).
C’est notamment à ce prix que l’enseignement professionnel intelligent reverra le jour, loin de la sinistre dépouille du Collège unique. La liberté scolaire est le meilleur moyen de rejoindre la variété indéniable des aptitudes et des aspirations des jeunes générations. Certaines distinctions classiques vont s’effacer, comme celles qui séparent la formation initiale de la formation continue, la collective de l’individuelle ou encore la formation en présentiel de celle à distance… Chacun perçoit désormais la nécessité d’un continuum éducatif pour se former tout au long de la vie et en tout lieu, notamment hors temps scolaire… Sans doute, l’école telle que nous la connaissons aujourd’hui n’est-elle pas promise à un avenir radieux, quand le numérique offre un accès dématérialisé et illimité au savoir. C’est alors l’occasion de repenser le rôle des enseignants qui doivent se résigner à devenir des témoins et des maîtres, selon la formule de Paul VI, s’ils ne veulent pas disparaître. Ces évolutions devraient logiquement entraîner une révolution des modalités de financement de l’éducation, passant d’un financement par structure, lié au caractère plus ou moins public de l’école, à un financement par enfant. Les Éducation saving accounts américains, qui permettent à une famille de financer l’ensemble des besoins éducatifs de son enfant et pas seulement les frais de scolarité de son école privée, ouvrent une voie encore plus intéressante que celle des traditionnels chèques-éducation.
Nous avons choisi de mettre en place tout un écosystème permettant de transmettre notre tradition occidentale de manière efficace et vivante. Première étape : créer de nouvelles écoles en osant utiliser les trésors de la liberté d’enseignement et de la liberté d’entreprise que garantit notre pays. L’association Créer son école est là depuis 2005 pour conseiller les fondateurs d’écoles libres, les former, les défendre. Deuxième pièce du puzzle : Educ’France, pour innover en capitalisant sur les bonnes pratiques et évitant les écueils identifiés. « Penser l’école à 360 degrés, s’informer de tout », c’est le rôle d’Educ’France. Il faut aussi apporter des financements et une véritable assise intellectuelle. C’est justement la mission de la Fondation Kairos pour l’innovation éducative que je viens de fonder.
Enracinée à l’Institut de France, présidée par l’ancien ministre Xavier Darcos, elle a pour but de favoriser le déploiement de nouvelles écoles libres, prêtes à assumer leurs responsabilités dans le monde tel qu’il est et non pas tel qu’on voudrait qu’il fût. Soutien financier aux établissements et aux universités alliant le mieux, tradition et innovation, démocratisation de l’accès aux écoles entièrement libres, mise à l’honneur des instituteurs et des directeurs particulièrement engagés dans la défense des enjeux centraux de l’école : telles en seront les missions essentielles. Elle vient de cofinancer le fonds d’urgence pour l’école libre aidant les écoles hors contrat à sortir indemnes de la crise ouverte par la Covid-19. Ses prochains colloques porteront, à titre d’exemple, sur l’école de la grande ruralité, le numérique, la lutte contre le communautarisme islamiste à l’école ou encore les conditions de renouveau de la formation aux métiers manuels.
Quel journaliste pour s’offusquer des menaces de mort contre Geoffroy Lejeune, désormais sous protection ?
Un journaliste menacé de mort mais personne ne s’offusque :
On est en train de vivre un déchaînement d’hystérie du petit milieu politico-parisien qui ne supporte pas le succès de Valeurs Actuelles, c’est ça la réalité (…) Ca fait quatre jours qu’on vit avec des gardes du corps. On a eu une manifestation de la Ligue de Défense noire Africaine devant nos locaux lundi qui ont demandé à ce qu’on nous arrache les bras. C’est une violence inouïe, je ne demande pas qu’on s’apitoie sur mon sort, mais je veux juste que les gens sache que vivre un lynchage comme ça, ça vous marque à tout jamais
#GrandOral 🗣️
“Ça fait 4 jours que je vis sous protection policière, on est menacé de mort par la ligue de défense de noire africaine !”
➡️ @geoffroylejeune , directeur de la rédaction de @Valeurs . #GGRMC #ValeursActuelles #Obono pic.twitter.com/wWEYPuOrWo
— Les Grandes Gueules (@GG_RMC) September 3, 2020
Et pendant ce temps-là, le président de SOS Racisme demande encore plus d’épuration en utilisant exactement les mêmes termes que le quotidien le Monde (voir ici) : “rond de serviette”. Complicité ?
Le directeur de #ValeursActuelles écarté de l’antenne par @LCI: c’est bien, même s’il eut mieux valu ne l’avoir jamais sollicité. On attend que d’autres actes fassent cesser la réalité d’un paysage audiovisuel où ce titre a partout son rond de serviette.https://t.co/iS58c2MlRv
— Dominique Sopo (@d_sopo) September 1, 2020
Les principaux ennemis de la liberté d’expression sont les journalistes eux-mêmes
Jean-Yves Le Gallou décrypte l’affaire Valeurs Actuelles :
🎥 [I-MÉDIA]@geoffroylejeune, (@Valeurs), a été écarté par la chaîne #LCI après une intense campagne de dénigrements par de nombreux « confrères » journalistes…@jylgallou revient sur les leçons de ce triste épisode.
I-Média en intégralité ➡ https://t.co/HwR3XKpDAI pic.twitter.com/w10l5eL4Rw— TV Libertés (@tvlofficiel) September 3, 2020
Faire appel à l’armée comme solution à tout est soit de la démagogique soit une preuve d’ignorance
Quel homme ou femme politique n’a pas fait appel à l’armée dans les médias afin de régler tel ou tel problème éducatif ou sécuritaire, croyant ainsi proposer une solution miracle ? La liste serait longue. Les auteurs viennent de tous les bords politiques, parfois même de candidats à la présidence de la république, fonction pourtant suprême de chef des armées. Soit ils sont démagogues (très probable), soit ils sont ignorants…
Sont-ils donc au courant de la réalité ? L’armée de terre est désormais aussi volumineuse que la gendarmerie nationale (environ 100 000) ! Les cadres des armées ont déjà de nombreux jeunes engagés à commander et exercent un métier concret qui se traduit par des engagements opérationnels. Il n’existe plus aucune infrastructure pour accueillir une classe d’âge de 800 000 jeunes : toutes les anciennes casernes ont été vendues, souvent pour 1€ symbolique, et ont enrichi des promoteurs immobiliers…
Dans un entretien accordé au Figaro, Michel Goya, spécialiste des sujets militaires et ancien colonel, développe son argumentation, que devraient lire tous ces démagogues incultes. Extraits :
FIGAROVOX. – En 2011, Éric Ciotti avait déposé une loi, adoptée, mais jamais mise en œuvre, prévoyant que l’Établissement public d’insertion de la défense (Epide), qui accueille depuis 2005 dans ses centres de jeunes majeurs en difficulté, s’ouvre aux mineurs de 16-18 ans ayant commis des faits de faible gravité, pour un service citoyen de six à douze mois. Le garde des Sceaux a évoqué l’idée de le mettre en place. Que vous inspire cette mesure?
Le code de la défense regroupe les textes relatifs à l’organisation générale, aux missions, au personnel militaire et au fonctionnement de la défense. Dans la rubrique «Mission des armées» il est écrit: «préparer et d’assurer par la force des armes la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la nation». Il n’est écrit nulle part que les armées aient à servir de maison de correction, de centre de formation professionnelle, de palliatif à des peines de prison, d’anxiolytique pour la population, de fournisseurs de photos pour les articles sur le terrorisme, d’antigang à Marseille ou ailleurs, de supplétif à la police nationale, de régulateur du nombre de sangliers, de société de ramassage des poubelles ou de nettoyage des plages, d’éducateurs pour adolescents en internat-découverte (…)
Les unités militaires sont réactives, disciplinées et dotées par nécessité d’une forte cohésion. Les soldats français sont, il faut le rappeler, volontaires à faire des choses pas naturelles pour la Patrie, tuer et être tuer. Pour cela on crée autour d’eux des obligations à faire honneur à l’uniforme, au drapeau, et à ne pas faire honte à des camarades dont on a forgé l’amitié dans de durs entraînement et des opérations. On ne peut séparer l’action qui peut être un sacrifice et sa préparation. On ne transpire pas dans les entraînement pour le plaisir d’apprendre l’effort, mais pour être prêt au combat. Sinon, on fait du sport (…)
Va-t-on engager ces mineurs dans des combats? Non évidemment et heureusement! Dans ce cas, les engager dans un processus de formation d’un soldat, en se disant qu’au moins cela en fera quelqu’un de bien, n’a pas de sens. Cela risque d’affaiblir notre institution (…)
Craignez-vous que l’armée devienne un palliatif à la prison?
Mais quel est le rapport entre la prison et l’armée? Être dans l’armée, c’est une sanction? Il est toujours singulier de voir des gens trouver soudainement de grandes vertus éducatives ou rééducatives à une institution qu’ils ont préféré éviter lorsque cela leur était possible au temps du service national universel. L’éducation à la dure, c’est pour les autres, les gueux, voire les canailles. Cela fera du bien un tour à l’armée! Oui, mais voilà ce n’est pas le rôle de l’armée, et moins que jamais
Éric Dupond-Moretti, qui a des mots très gentils pour l’institution militaire, mais dont on cherche vainement la trace du service militaire, pourrait mobiliser ses propres services après tout. Quitte à trouver un palliatif à la prison pourquoi ne pas organiser quelque chose à l’intérieur du ministère de la Justice? Il n’y a pas de modèle à admirer au ministère de la Justice? Pourquoi pas dans l’administration pénitentiaire par exemple?
(…) Il faut quand même rappeler que l’expérience a été tentée de 1984 à 2004. Cela s’appelait les «Jeunes en équipe de travail» (JET) et cela consistait à organiser des «stages de rupture» de quatre mois à l’intention des jeunes délinquants, détenus majeurs de moins de trente ans ou mineurs à partir de 16 ans. Ces stages, proposés aux jeunes par le juge d’application des peines, devaient les préparer à leur réinsertion sociale et professionnelle. Les JET étaient gérés par une association et les armées ainsi que la gendarmerie fournissaient l’encadrement, les infrastructures et l’équipement. Au total, sur vingt ans, 5 800 jeunes délinquants sont passés par JET. Le bilan est très mitigé. Deux ans après leurs stages, plus de 60 % des mineurs qui s’étaient portés volontaires étaient retombés dans la délinquance (…)
L’implication dans la formation professionnelle par le biais des Epide et du Service militaire volontaire, ou du Service militaire adapté dans la France d’outre-mer, donne en revanche de bons résultats, mais il ne s’agit pas de réinsérer des délinquants après un stage court, mais de venir en aide à des jeunes en difficulté, volontaires et sélectionnés, par une longue formation. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Cela fonctionne, même si encore une fois c’est un détournement de mission.
Prônez-vous le rétablissement du service militaire à l’ensemble des jeunes?
Pourquoi pas si on répond correctement à la question: pour quoi faire? Rappelons que le principe du service militaire, puis «national», n’était pas de rendre service aux jeunes qui y était soumis, par les soi-disant bienfaits éducatifs ou le vivre ensemble, mais de rendre service à la nation, parfois en donnant sa vie. Si l’idée est effectivement de rendre service à la nation, alors oui cela peut se concevoir. Un service militaire n’a de sens que si on engage éventuellement les recrues au combat. Si ce n’est pas le cas, on est alors dans un grand projet éducatif, et s’il concerne des mineurs, comme le projet de Service national universel (SNU) c’est la mission de l’Éducation nationale.
Le service national peut être un vrai projet ambitieux et un vrai projet de société, mais en réalité, il n’y a sans doute que deux voies cohérentes.
La première est le retour à une forme de service national élargi à l’ensemble du service public. Cela suppose de surmonter la réticence juridique de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui considère cela comme du travail forcé et bien sûr de traquer et donc sanctionner les inévitables resquilleurs, condition sine qua non de la justice de ce service. L’effort est considérable, mais on peut imaginer qu’un renfort de 800 000 jeunes peut être utile à des services publics souvent en grande difficulté.
La seconde consiste à s’appuyer sur l’existant des services volontaires. Rappelons que le projet insensé de SNU prévoit de dépenser 1,5 milliard d’euros par an pour fondamentalement organiser deux semaines de stage découverte à tous les jeunes d’une classe d’âge et ce chiffre ne comprend pas les dépenses d’infrastructure sans doute nécessaires. Ce chiffre représente le quadruple de celui du Service civique et ses stages rémunérés de 6 à 12 mois, ou dix fois celui des 30 000 contrats de la réserve opérationnelle n° 1 des armées, mais on pourrait aussi évoquer les serviteurs volontaires ou les réservistes du ministère de l’Intérieur.
Hors de ces deux options, me semble-t-il, on sera dans de la «fantaisie militaire», pour reprendre le titre d’un album d’Alain Bashung, de la part de gens qui n’ont jamais voulu porter l’uniforme.
Jean-François Revel : “Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots”
Excellent et très pertinent texte de Jean-François Revel (1924-2006) de l’Académie française publié sur un blog qui lui est dédié. Ce texte n’a jamais été autant d’actualité. Il montre l’ineptie de la féminisation des mots et/ou de la grammaire, de plus en plus utilisée par les personnalités politiques et les institutions, sous influence des féministes activistes :
Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges. Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.
Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.
De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes ? Absurde! Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme. Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.
Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.
Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.
Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants.
La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire. Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes.
Censure médiatique : Le Monde ordonne, LCI se soumet !
Voilà où en est la liberté de la presse et la liberté d’expression en 2020 : complètement soumise à la gauche la plus intolérante et totalitaire. Eric Zemmour avait subi récemment son éviction sans procès de RTL suite à sa participation à la Convention de la droite. C’est au tour de Geoffroy Lejeune de Valeurs Actuelles de subir le diktat des médias dominants et de se faire éjecter de LCI.
Suite à la parution du fameux article-fiction mettant en scène Danièle Obono, le Monde publie un éditorial le 1er septembre. Cet éditorial est non signé, ce qui signifie, dans la tradition de la presse écrite, qu’il engage le quotidien dans son intégralité. Le Monde exige clairement à ce que les journalistes de Valeurs Actuelles ne soient plus invités et ne puissent plus intervenir sur les médias télévisés :
Depuis plusieurs années, l’hebdomadaire d’extrême droite « Valeurs actuelles » a vu sa légitimité rehaussée par les invitations régulières de ses journalistes sur des chaînes d’information en continu ainsi que par un entretien accordé par Emmanuel Macron (…)
L’ennui est aussi que les jeunes journalistes plus à droite que Marine Le Pen qui animent Valeurs actuelles ont micro ouvert en permanence sur plusieurs chaînes d’information télévisée en continu, dont ils alimentent le moulin à polémiques. Face à l’inadmissible humiliation publique d’une personne en raison de ses origines, la loi qui fait du racisme un délit et non une opinion, doit s’appliquer. L’affaire Obono invite aussi à condamner la banalisation dans des émissions généralistes d’une parole extrémiste qui, si elle peut faire le « buzz », contribue surtout au délitement du pays en nourrissant la haine.
La direction de TF1 et de LCI s’est immédiatement exécutée en se soumettant au diktat de la gauche intolérante et a évincé Geoffroy lejeune de ses plateaux. Une véritable honte pour la profession. Et c’est Le Monde qui annonce cette information avec délectation :
Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, n’aura plus son rond de serviette sur LCI (…)
« En tant que citoyen, j’estime que ce qu’a fait Valeurs actuelles est indigne de notre époque. Jusque-là, la présence sur LCI de Geoffroy Lejeune pouvait se justifier dans les débats d’idées, où tous les courants s’expriment. Mais cet excès de Valeurs actuelles contrevient à notre ligne et à nos valeurs. Il ne sera plus chroniqueur sur LCI. C’est la décision qui a été prise ce week-end par Fabien Namias [directeur général adjoint de LCI] et Thierry Thuillier [directeur général] », explique Gilles Pélisson, le PDG de TF1 dans un entretien accordé au Monde (…)
Geoffroy Lejeune intervenait sur l’antenne de LCI, notamment dans « 24 heures Pujadas » (chaque jour de 18 heures à 20 heures) depuis trois saisons, et devait assurer cette année une chronique dans « Le Grand Soir », l’émission de Julien Arnaud (22 heures-minuit).
Pour le moment, à notre connaissance, seul Pascal Praud, journaliste de CNews s’est offusqué de cette exclusion :
LCI l’a écarté sans jugement, sans procès sinon la curée médiatique (…) C’est peut-être ça la vraie soumission, céder aux sirènes des minorités qui réclament des têtes et déboulonnent des statues. Félicitations à ceux qui ont pris cette décision, ils ont montré leur courage et leur colonne vertébrale. Je ne doute pas que la presse française se mobilise, que les sociétés de journalistes hurlent à la censure, qu’Alain Finkielkraut, David Pujadas, Daniel Cohn-Bendit, Gérard Miller, quelques grandes voix que j’entends sur LCI prennent position pour défendre un confrère injustement sorti de l’antenne (…)
J’attends… Alain Finkielkraut qui est un invité régulier désormais, j’attends ce que ces gens vont dire sur la liberté d’expression ! Sur la liberté de journaliste ! C’est toujours deux poids deux mesures en France. Il a un tort Geoffroy Lejeune : il est de droite, c’est un journaliste de droite. Ah ça c’est absolument terrible ! Donc effectivement j’attends les réactions des sociétés de journalistes...”
La présidente (PS) de la région Occitanie, Carole Delga, a été définitivement condamnée pour discrimination politique envers le RN
Et ces gens-là donnent des leçons de démocratie et de républicanisme à longueur de journée. En réalité, la gauche est intolérante. Carole Delga avait été condamnée en 2019 (voir ici) pour discrimination envers le maire Rassemblement national (RN) de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, pour « discrimination fondée sur des opinions politiques » et « entrave à l’exercice d’une activité économique ». Elle s’était notamment opposée à la construction d’un lycée. Les enfants pris en otage par la politique partisane ! La cour de cassation vient de confirmer définitivement sa condamnation :
Le maire (RN) de Beaucaire, Julien Sanchez, reproche à la présidente de la région de ne pas avoir signé le contrat de ville (qui lie les collectivités) validé par les élus gardois et de ne pas avoir choisi Beaucaire, 16 000 habitants, pour accueillir le futur lycée général construit par la région dans le Gard. En 2019, il s’était félicité de la décision de la cour d’appel de Nîmes :
« Je suis satisfait que la discrimination soit enfin reconnue. Beaucaire est la quatrième ville du Gard, avec 16 000 habitants, et c’était le seul contrat de ville sur 38 dans le département qui n’avait pas été signé par la présidente de la région. Je n’ai rien contre Carole Delga en tant que personne, je souhaite la paix et que Beaucaire soit traitée comme les autres communes. »
En avril 2019, la cour d’appel de Nîmes avait évoqué « un avertissement afin d’éviter que des convictions politiques ne viennent polluer des décisions dont dépend le sort de nombreux citoyens ». En première instance en décembre 2017, le tribunal correctionnel de Nîmes avait jugé la plainte de Julien Sanchez « irrecevable » pour des raisons de procédure.
« C’est la première fois en France qu’un président de conseil régional est condamné pour discrimination, a réagi mercredi Julien Sanchez auprès de l’AFP. En cas de récidive, Mme Delga risque une peine complémentaire d’inéligibilité. »
Julien Sanchez constate qu’une certaine presse régionale a supprimé les articles informant les habitants de cette décision de justice. Presse indépendante ?
Après @Midilibre, c’est donc au tour de @lindependant de censurer ses propres journalistes.
Les articles de fond sur la condamnation de @CaroleDelga publiés en ligne aujourd’hui ont été rapidement supprimés par ces deux journaux du groupe de Jean-Michel Baylet.
Esprit Charlie ? pic.twitter.com/p0MP5zWw1k— Julien Sanchez (@jsanchez_rn) September 2, 2020
Chronique des cinglés : les conseils ubuesques des libertaires
Ce serait à hurler de rire si cela ne démontrait pas l’imbécilité de nos idéologues. La responsable de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a déclaré :
“Les relations sexuelles peuvent être compliquées pendant la pandémie de Covid-19, surtout pour les personnes qui ne vivent pas avec un partenaire intime ou dont le partenaire sexuel court un grand risque de contracter la maladie”. “Les activités sexuelles les moins risquées pendant que sévit la Covid-19 sont celles où vous êtes seul”.
En cas de rapports sexuels “avec quelqu’un qui ne fait pas partie de votre ménage ni de votre bulle sociale“, les partenaires devraient éviter de s’embrasser et faire en sorte que leurs “visages ne se touchent pas ou ne soient pas près l’un de l’autre“. Dans un tel cas, le port d’un “masque couvrant le nez et la bouche” est suggéré. Sic.
Elle souligne cependant que le risque de transmission du coronavirus par le sperme ou les sécrétions vaginales “est très faible“.
Prôner la fidélité et la continence, c’est trop difficile pour eux ?
Australie : une femme enceinte arrêtée à son domicile devant ses enfants pour avoir annoncé une manif anti-confinement
Au mois d’août, les autorités politiques de Melbourne, deuxième plus grande ville d’Australie, avaient donné à la police le pouvoir d’entrer dans les maisons privées, sans mandat ni permission des propriétaires, afin d’effectuer des “contrôles ponctuels”, les politiciens ayant déclaré un nouvel «état d’urgence» pour lutter contre le Covid 19. Jeanne Smits relate l’arrestation d’une femme, chez elle, au nord-ouest de Melbourne… Mais sinon, prenez soin de vous et laissez-vous faire par des gouvernements qui ne veulent que le bien de votre santé… :
Zoe Buhler, qui signe Zoe Lee sur les réseaux sociaux, a vu débarquer 4 enquêteurs de police dans son domicile avant d’être informée de ses droits (!) et menottée devant ses deux enfants et son compagnon, qui a filmé la scène.
Ne comprenant visiblement pas pourquoi elle était traitée comme une criminelle, Zoe Buhler n’a cessé de demander des explications, répétant : « C’est ridicule » et ajoutant qu’elle était enceinte et qu’elle avait un rendez-vous d’échographie une heure plus tard. La police lui a simplement annoncé qu’elle avait bel et bien violé à la loi en participant à un événement mettant en cause les mesures sanitaires en vigueur.
Zoe Buhler a été embarquée au poste ce 2 septembre en pyjama, sous les yeux de ses enfants, et n’a pu retourner à la maison qu’après paiement d’une caution.
Le totalitarisme repose sur le zèle de quelques-uns et la peur collective. Hannah Arendt pensait ce système édifié sur la « banalité du mal », soit sur la soumission à des ordres mortifères exécutés sans réfléchir. Mais puisque ce nouvel ordre est sanitaire, il se fonde plutôt sur la banalité du bien.
LR et RN débattent de la transition écologique et du localisme
Le sénateur LR Sébastien Meurant ne craint pas de s’afficher dans un colloque organisé par la Fondation Identité et démocratie, présidée par Hervé Juvin (député RN au Parlement européen), au cours duquel interviendront notamment le député européen RN Jérôme Rivière et Andrea Kotarac, candidat RN aux élections à la présidence de la Métropole de Lyon de mars 2020.

Le déclin du catholicisme populaire
Une enquête de l’institut de sondage Ifop, parue dans Le Monde à la veille de la fête de l’Assomption, démontrait une nette érosion de la culture chrétienne en France, surtout chez les moins de 35 ans, même si elle établissait dans le même temps la relative persistance du catholicisme au sein de la société française. Ce sondage reprend les mêmes questions que celui réalisé en 1988, à l’occasion de la venue de saint Jean-Paul II à Strasbourg. Ainsi, si 67% des Français affirmaient connaitre «par cœur et entier» la prière du Notre Père en 1988, ils ne sont plus que 56% aujourd’hui. Sur la tranche des jeunes de moins de 35 ans, ils ne sont plus que 42%, et 29% à connaître le «Je vous salue Marie». 44 % des Français savent que Pâques célèbre la résurrection du Christ (ils étaient 43 % en 1988). Or, 47 % d’entre eux ont plus de 50 ans, 34% ont moins de 35 ans. Les chiffres accusent une baisse encore plus significative s’agissant de la Pentecôte (seuls 7% des moins de 35 ans peuvent la relier à la descente du Saint-Esprit sur Marie et les apôtres contre 18% en 1988).
Le sociologue Yann Raison du Cleuziou, maitre de conférences en sciences politiques de l’Université de Bordeaux, décrypte sur Vatican News les données de cette étude :
Ce qui est le plus significatif à mon sens c’est la culture matérielle. Par exemple, le fait d’avoir un crucifix accroché au mur chez soi ; c’est un élément assez «ordinaire» d’un intérieur chrétien. Et bien aujourd’hui, dans la population française des 18 ans et plus, il n’y a que 17% des Français qui possèdent un crucifix accroché au mur, soit un recul de 22 points par rapport à 1988. Ce recul, on le mesure aussi à travers les chiffres de la pratique religieuse : il n’y a plus qu’environ 2% de pratiquants hebdomadaires en France. Nous avons vraiment un catholicisme en déclin, et en même temps, quand on regarde les chiffres, on mesure aussi que le catholicisme marque toujours la culture française. 75% des Français savent reconnaitre dans Noël une fête chrétienne, 31% ont toujours une Bible chez eux, 25% un chapelet, 23% une statuette de la Vierge… Donc même si le catholicisme est en déclin, il reste un marqueur important de la culture française.
Les auteurs de l’enquête parlent d’un recentrage sur la foi elle-même et d’un recul des rites. Que manifeste cette dissociation ?
La foi, c’est le propre de ceux qui sont les plus engagés et intégrés à l’Église catholique. Or, comme celle-ci devient minoritaire, le marqueur d’appartenance au catholicisme devient de plus en plus la capacité de dire sa foi dans les termes mêmes du langage institutionnel. Et donc, on observe dans cette enquête, qu’il y a plus quatre points de Français qui reconnaissent dans la fête du 15 août « l’Assomption » et qu’il y a une baisse de ceux qui y reconnaissent la « fête de Marie », laquelle était une appellation populaire. En gros, cette tendance signifie que l’Église devient minoritaire et qu’elle se recompose sur un noyau de virtuoses de la foi qui ont une compétence théologique relativement élevée. En revanche, cela montre un déclin du catholicisme populaire, dont le rapport à l’Église reposait essentiellement sur les rites de passage -baptême, mariage, enterrement- et sur une pratique saisonnière -Noël, Pâques, Assomption, etc.
Ce que vous décrivez là rejoint ce que prédisait le cardinal Ratzinger, il y a plusieurs années, lorsqu’il parlait d’une recomposition du catholicisme en Occident sur la base de ce qu’il appelait des « minorités créatives »…
Oui, on a un catholicisme qui est minoritaire et il a une visibilité, dans la société française, qui est presque supérieure aux années 1970 lorsqu’il était plus majoritaire. C’est assez paradoxal ! Par exemple, lors de la dernière élection présidentielle, les catholiques ont été très actifs, très visibles en politique, ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies. Et cette visibilité est liée à la prise de conscience de leur statut minoritaire. Comme minorité, ils s’organisent pour peser, alors qu’auparavant, étant majoritaires, ils ne ressentaient pas le besoin de défendre leur intérêt, de s’organiser pour négocier leur vote contre l’engagement des partis politiques dans un conservatisme sur les questions de bioéthique.
Est-ce que, malgré tout, les catholiques peuvent «tirer profit» de ce déclin ?
Je ne crois pas qu’il faille forcément se réjouir de cette évolution. Certains évêques disent qu’on passe d’une Église qui avait la quantité à une Église qui s’appuie sur la qualité. Finalement, on a aujourd’hui une Église qui est plus élitiste et qui se trouve donc entravée dans sa capacité à toucher le reste de la population, parce que cette Église catholique n’est plus populaire. Et c’est quelque chose de compliqué à contrer et à dépasser grâce à une pastorale adaptée.
D’où vient ce manque d’intérêt des jeunes pour la culture chrétienne, pourquoi ne se sentent-ils pas rejoints ?
C’est une très vaste question qui suscite beaucoup de controverses, car les causes de la déchristianisation sont multiples et il ne faut pas regarder que les jeunes. Elles sont liées tout d’abord à la profonde transformation de la société française. On sait par exemple que la déchristianisation a été accélérée par l’exode rural d’une partie des Français, par la tertiarisation de l’économie, c’est-à-dire par le fait que beaucoup plus de Français travaillent dans les services et ont un niveau de scolarisation plus élevé.
C’est lié aussi aux transformations de l’Église. A partir des années 1970, chez une partie des catholiques, il y a eu un certain malaise à l’égard de la transmission de la foi ; certaines familles catholiques ont voulu laisser les jeunes générations choisir elles-mêmes leur ancrage spirituel, et par conséquent, il y a eu un refus de transmettre ce qui avait été la foi des pères.
Je crois qu’on peut aussi interroger la catéchèse et la pastorale. Quand on regarde le nombre de jeunes Français de moins de 25 ans qui se disent catholiques, on est autour de 20% -c’est très faible-, et pourtant, énormément de Français passent par l’enseignement catholique. Cela montre bien que la pastorale qui est proposée au sein de cet enseignement ne parvient pas à les accrocher. Peut-être parce que celle-ci s’appuie trop sur un discours un peu humaniste, valorisant les valeurs de partage, d’accueil, de générosité… Valeurs qui ne sont pas spécifiquement religieuses et qui, par conséquent, peuvent donner l’impression aux jeunes qu’ils connaissent déjà le christianisme, qu’ils peuvent vivre ses valeurs sans avoir la foi, et ne voient pas ce que la foi chrétienne peut leur apporter de plus que les valeurs déjà ambiantes.
On peut légitimement parler d’un échec sur cette question. Comment, selon vous, l’Église peut-elle réinvestir le terrain de la catéchèse et de la formation de base de ses fidèles ?
Pour un sociologue, il est un peu compliqué de se prononcer sur l’orientation pastorale de l’Église, d’autres sont beaucoup plus compétents que moi. Mais je crois qu’il est très important de regarder ce qui se joue dans les clivages générationnels, au sein de la société française et de l’Église. Ce que montre cette enquête Ifop-Le Monde, c’est qu’en gros, les plus de 80 ans sont baptisés à 80% et les moins de 25 ans sont baptisés à environ 25%. Cela signifie que les personnes âgées dans l’Église vivent et vieillissent dans un monde qui demeure majoritairement chrétien, alors que les jeunes générations de catholiques vivent dans un monde où le catholicisme est minoritaire. Cela fait que ces générations ne se comprennent pas, il y a une tension entre juniors et seniors dans les paroisses parce qu’ils appartiennent à des mondes totalement différents. Souvent, les jeunes catholiques sont un peu contestataires à l’égard des vieilles générations qui dominent l’Église catholique en France parce que ces jeunes ont le sentiment d’être doublement minoritaires, en tant que jeunes dans une Église composée majoritairement de retraités et en tant que catholiques dans une société très largement sécularisée. On a donc souvent des jeunes qui ont envie de remuer l’Église, l’envie d’être audacieux et des vieilles générations qui, au contraire, ont toujours la crainte d’être écrasants car ils appartiennent à un catholicisme majoritaire. Je crois que ce serait déjà important si dans l’Église catholique, les générations plus âgées comprenaient que les jeunes catholiques vivent dans un autre monde et leur laissaient plus d’autonomie.
Zemmour : “Personne ne s’attaquera au trafic de drogue, qui est tenu partout par des maghrébins”
Na manquez pas l’émission Face à l’Info du 2 septembre, avec notamment une description des massacres du 2 septembre 1792 :
Le port généralisé du masque porte une atteinte immédiate à la liberté d’aller et venir et à la liberté personnelle
La justice ordonne au préfet du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, de revoir son arrêté qui imposait depuis samedi le port généralisé du masque à Strasbourg et dans les 12 autres principales villes du département.
Dans son ordonnance rendue mercredi 2 septembre, le tribunal administratif de Strasbourg lui donne jusqu’au lundi 7 septembre à midi pour prendre un nouvel arrêté. Celui-ci devra exclure les communes et “les périodes horaires”qui ne sont pas caractérisées “par une forte densité de population” ou “des circonstances locales susceptibles de favoriser la diffusion” du coronavirus. Faute de nouvel arrêté, l’actuel “sera automatiquement suspendu”.
Le tribunal avait été saisi en référé-liberté par deux praticiens hospitaliers alsaciens. L’arrêté incriminé
“porte une atteinte immédiate à la liberté d’aller et venir et à la liberté personnelle des personnes appelées à se déplacer” .
En vigueur depuis samedi 8 heures, il imposait de manière globale, de jour comme de nuit, le port du masque aux “personnes de plus de 11 ans”, à Strasbourg et dans les 12 autres villes de plus de 10 000 habitants du Bas-Rhin.
Me Marc Jantkowiak, l’avocat des deux requérants, se réjouit :
“C’est une victoire et une satisfaction, c’est exactement ce qu’on avait plaidé”.
Stabilité de la délinquance ? le Monde relaie l’intox du ministre de la justice
Après son “sentiment d’insécurité”, le ministre de la Justice a osé déclarer :
Eric Dupond-Moretti: “La délinquance des mineurs n’a pas augmenté dans notre pays depuis 10 ans” pic.twitter.com/tUKqJk0Dpm
— BFMTV (@BFMTV) September 2, 2020
Le Monde est aussitôt venu à son secours :

Ce n’est pas ce que disaient d’autres médias récemment : Le Figaro, L’Express, France Info, Midi Libre, BFM TV

Addendum : Un lecteur signale que les chiffres départementaux mensuels relatifs aux crimes et délits enregistrés par les services de police et de gendarmerie depuis janvier 1996 sont en ligne. L’augmentation est flagrante.

FIGAROVOX. – En 2011, Éric Ciotti avait déposé une loi, adoptée, mais jamais mise en œuvre, prévoyant que l’Établissement public d’insertion de la défense (Epide), qui accueille depuis 2005 dans ses centres de jeunes majeurs en difficulté, s’ouvre aux mineurs de 16-18 ans ayant commis des faits de faible gravité, pour un service citoyen de six à douze mois. Le garde des Sceaux a évoqué l’idée de le mettre en place. Que vous inspire cette mesure?
LCI l’a écarté sans jugement, sans procès sinon la curée médiatique (…) C’est peut-être ça la vraie soumission, céder aux sirènes des minorités qui réclament des têtes et déboulonnent des statues. Félicitations à ceux qui ont pris cette décision, ils ont montré leur courage et leur colonne vertébrale. Je ne doute pas que la presse française se mobilise, que les sociétés de journalistes hurlent à la censure, qu’Alain Finkielkraut, David Pujadas, Daniel Cohn-Bendit, Gérard Miller, quelques grandes voix que j’entends sur LCI prennent position pour défendre un confrère injustement sorti de l’antenne (…)