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Quelles prières en temps d’épidémie ?

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

« Dieu qui désirez non pas la mort, mais le repentir des pécheurs, regardez avec bonté votre peuple qui revient vers vous, et puisqu’il se montre fidèle à vous servir, soyez-lui clément, ne brandissez pas contre lui le feu de votre colère. »

Telle est la collecte du missel romain pour la messe votive en temps d’épidémie. Les autres prières de cette messe sont à l’unisson.

« Arrête ton bras ; que la terre ne soit pas dans la désolation, ne détruis pas tout être vivant » (Introït),

« Libérez votre peuple de l’angoisse où l’a plongé votre colère et par une large effusion de votre bonté rendez-lui la sécurité. » (Postcommunion)

L’offertoire, enfin, insiste sur la nécessité d’offrir un sacrifice pour obtenir le pardon de Dieu :

« Offrant un sacrifice d’encens, il apaisa la colère de dieu et le Seigneur fit cesser le fléau. »

Quant aux lectures, un extrait du second livre des Rois (24, 15 – 19) décrit la repentance de David qui offre un sacrifice au Seigneur alors que le peuple était frappé par la peste à cause des péchés de son roi. « Le Seigneur fut apaisé envers le pays, et le fléau cessa de frapper Israël. » L’Évangile (Luc 4, 38 – 44) met en scène le Christ guérissant la belle-mère de Simon ainsi que de nombreux malades. Ces guérissons entraînent l’expulsion de nombreux démons des personnes qu’ils possédaient.

Agir en temps d’épidémie

L’Église, dans la continuité de la Synagogue, a toujours vu dans les épidémies, bien souvent d’une gravité sans commune mesure avec celle que nous vivons, un châtiment divin pouvant être abrégé par la conversion du peuple et l’offrande à Dieu de sacrifices d’expiation pour les péchés. Cependant cette vision surnaturelle de la réalité ne fait pas tomber l’Église dans un surnaturalisme béat. Saint Roch (1348 – 1379) se dépense sans compter auprès des pestiférés lors de l’épidémie de peste noire. De son côté Dom Prosper Guéranger résume ainsi l’inépuisable charité de saint Charles Borromée (1538 – 1584), archevêque de Milan :

 « Les autorités locales faisant défaut, il a organisé les services sanitaires, il a fondé ou rénové des hôpitaux, il a recherché des fonds et des équipements, décrété des mesures de prévention. Et surtout, il a organisé et dispensé l’assistance spirituelle, la présence auprès des malades, l’enterrement des morts, l’administration des Sacrements aux habitants confinés chez eux par mesure de prudence. » (L’Année liturgique).

Mgr de Belsunce (1671 – 1755), évêque de Marseille, se distingua par son dévouement auprès des malades lors de la grande peste de 1720.

« Quand la contagion commença de se ralentir, M. de Belsunce, à la tête de son clergé, se transporta à l’église des Accoules. Monté sur une esplanade d’où l’on découvrait Marseille, les campagnes, les ports et la mer, il donna la bénédiction, comme le pape à Rome, bénit la ville et le monde : quelle main plus courageuse et plus pure pouvait faire descendre sur tant de malheurs les bénédictions du ciel ? (François-René de Chateaubriand in Mémoires d’Outre-Tombe)

Mgr de Belsunce organise des processions et consacre la ville au Sacré-Cœur le 1er novembre 1720 sur le cours qui porte désormais son nom. Tous ces hommes d’Église étaient convaincus que l’épidémie était « un fléau envoyé du ciel » pour punir les péchés du peuple. Convaincus également qu’il fallait, au-delà des nécessaires mesures sanitaires, recourir à des moyens spirituels. Les maîtres mots des sermons et exhortations étaient alors : sacrifice, pénitence, prière, grâce, miracle, châtiment, colère de Dieu, Providence, conversion, confession, purification, etc.

Une nouvelle perspective ?

La collecte de la messe du quatrième dimanche de carême, dit dimanche de Laetare, implore Dieu :

« Faites Dieu Tout-Puissant, qu’après les épreuves que nos fautes nous méritent, nous puissions reprendre haleine au souffle bienfaisant de votre grâce. »

A l’occasion de la réforme liturgique cette prière pour l’année A est devenue :

« Seigneur Dieu, tu as réconcilié avec toi toute l’humanité en lui donnant ton propre Fils. Réveille la foi de ton peuple. Les yeux ouverts à la lumière que tu nous donnes en Jésus, donne-nous de nous hâter avec amour vers les fêtes pascales qui approchent. Que nous passions avec le Christ des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Dès maintenant, pour les siècles des siècles. »

Il est impossible de ne pas observer que ces deux textes procèdent, disons pudiquement, de perspectives très différentes.

Les évêques de France ont adressé aux catholiques et « à tous nos concitoyens » un message le 19 mars dernier. Il n’est pas question de vaincre l’épidémie mais de « dire son espérance et conforter celle de ses voisins », « prier en communion », poser « un geste de communion », etc. Il est ainsi demandé de réciter le chapelet, de faire sonner les cloches le 25 mars à 19h30 et d’allumer des bougies à sa fenêtre les 19 et 25 mars. Tout cela ne peut certainement pas faire de mal mais est-ce à la hauteur des enjeux ? On peut en douter au regard de la manière dont l’Église s’est comportée, face à des fléaux analogues, tout au long de son histoire.

Se pose également, désormais, la question de la pérennité des offices liturgiques. Certains diocèses ont réduit ou supprimé la possibilité pour les fidèles d’assister à la messe en raison de l’interdiction des rassemblements au-delà de vingt personnes dans les lieux de culte. De nombreux prêtres ont renoncé à célébrer la messe puisqu’il n’y a plus de fidèles. Sans doute plus ou moins consciemment sont-ils imprégnés de la rédaction de l’article 7 de la Présentation Générale du Nouvel Ordo de la messe qui enseignait- en 1969- avant qu’il ne soit amendé par le pape Paul VI : « La cène dominicale est la synaxe sacrée ou le rassemblement du peuple de Dieu se réunissant sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur. » Si le peuple de Dieu ne peut être présent il n’y a plus de raison de célébrer la messe…Là-contre, toute la Tradition de l’Église enseigne que la messe est d’abord un sacrifice de louange à la Très Sainte Trinité, la source de toutes les grâces. Elle est un sacrifice propitiatoire, nous rendant Dieu propice par une expiation procurant la remise des fautes, et apaisant sa colère. Or est-il incongru d’observer que, ces temps-ci, Dieu ne semble pas manquer de motifs de courroux ? Exclusion de la reconnaissance de Sa royauté sociale dans le domaine public, crimes innombrables de l’avortement, mépris et dénaturation du mariage, avilissement général par la pornographie, mépris des plus pauvres, etc. Tous ces péchés publics exigent, en justice, des châtiments et des réparations publiques. N’est-ce pas saint Bernardin de Sienne (1380 – 1444) qui écrivait que : « Les catastrophes naturelles ont toujours accompagné les infidélités et l’apostasie des nations. » Ce n’est pas le discours épiscopal que nous entendons.

En route vers Pâques ?

Simples laïcs du bout du banc nous savons que les sacrements ont été institués pour fortifier notre volonté et la fixer dans la recherche constante du Vrai, du Beau et du Bien. Ils ne sont pas le signe d’appartenance à une communauté mais le canal ordinaire de la grâce sans laquelle nous ne pouvons espérer nous sauver. A l’approche de la fête de Pâques, qui est la victoire du Christ sur la mort, il ne serait pas concevable qu’un culte digne de Lui ne puisse être rendu à celui qui est « La voie, la Vérité, et la Vie. » (Jn 14, 6) Les événements tragiques que nous vivons et qu’il faut cependant relativiser- nous en sommes à 1 000 morts, la bataille de Verdun c’est 1 000 morts par jour pendant… 300 jours ! – nous interrogent sur l’ardeur de notre foi. Refuser d’y voir un signe de Dieu, après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris il y a un an, serait bien téméraire et ne ferait, sans doute, qu’amasser sur nos têtes de nouveaux charbons ardents.

« Deus non irridetur. On ne se moque pas de Dieu. » (Gal. 6,7)

Carlo Casini, fondateur du Mouvement pour la Vie en Italie, est décédé

Carlo Casini, fondateur du Mouvement pour la Vie en Italie, est décédé le 23 mars, à l’âge de 85 ans.

Infatigable défenseur de la vie humaine depuis sa conception, jusqu’au soir de sa vie, ancien député européen, président émérite de One of Us, grâce à lui des dizaines de milliers d’enfants à naître ont été sauvés de l’avortement.

RIP

Bénédiction de Pont-Audemer

L’abbé Dubos, curé de la paroisse Notre-Dame-Risle-Seine de Pont-Audemer, a béni. Cette bénédiction a eu lieu dimanche 22 mars 2020 à 15h00 sur les hauteurs de la ville.

Et si le coronavirus remettait en cause les principes mêmes de la recherche médicale?

A la faveur de la guéguerre entre le ministère de la Santé et le Pr Raoult, que nous suivons avec passion depuis quelques jours, je découvre (grâce à un lecteur du SB: décidément l’intelligence collective, ça existe vraiment!) le blogue Anthropo-logique animé par Jean-Dominique Michel, qui se définit comme “anthropologue de la santé”. Ce dernier vient de mettre en ligne un passionnant article intitulé: “Hydroxychloroquine: comment la mauvaise science est devenue une religion“. J’y lis ceci:

Ce que le public ignore, lui qui fait un peu naïvement confiance aux « scientifiques », c’est que la recherche médicale est en crise systémique depuis plus de 15 ans. A l’époque, John Ioannidis, un médecin né à New York, passé ensuite par les Universités d’Athènes et Ioannina (Grèce) puis Harvard, avait lancé un sacré pavé dans la mare sous la forme d’un article intitulé « Why Most Published Research Findings Are False » (“Pourquoi la plupart des résultats de recherche scientifique publiés sont faux.”). […] Dix ans plus tard, la société californienne Amgen (leader mondial de l’industrie des biotechnologies médicales) lança une montagne dans la mare en révélant avoir essayé de répliquer les résultats de 47 de 53 articles “phares” fondant les principaux protocoles alors utilisés contre le cancer. […] On comprend comment tout la fiabilité d’un résultat de recherche implique sa reproductibilité. Le « test » de Amgen, publié en 2016 dans le prestigieuse revue « Science » fit désordre : des 53 expériences reproduites, les chercheurs ne purent retrouver les mêmes résultats que pour… 7 d’entre elles !

J’avais en tête que la médecine n’était pas une science au sens de la biologie ou de la physique (en rigueur de termes, elle n’est même pas du tout une science mais un art, nous allons y revenir), mais, à ce point, j’avoue que je tombe de la lune.

L’article, fort long pour un billet de blogue et fort documenté, se poursuit en évoquant le poids de l’industrie pharmaceutique dans la recherche médicale – ainsi que les conflits d’intérêts que cela peut entraîner, y compris dans le monde politique:

Un des aspects de la corruption systémique mise en avant par les éthiciens de Harvard tient aux multiples conflits d’intérêtcompromissions et liens d’influence entre les organes de régulation gouvernementaux et l’industrie pharmaceutique. Agnès Buzyn l’avait asséné avec une audace digne de la plus rude propagandistes en disant en substance que puisque nul ne connaissait mieux les médicaments et les vaccins que les pharmas, il était inquestionnable qu’ils soient fortement présentes dans les instances de régulation étatique. La nomination de son mari, Yves Lévi, à la tête de l’INSERM fut fortement critiquée (même par le Lancet) en raison d’un conflit d’intérêts évident découlant de ses liens étroits avec l’industrie vaccinale. Ceci au moment où son ministre d’épouse imposait 11 vaccinations obligatoires, une mesure sans précédent et sans utilité médicale convaincante pour la plupart d’entre elles…

Ce qui nous amène au plus intéressant, selon moi, la conclusion:

La recherche scientifique donc, est très largement faisandée et mal fichue au point d’en être globalement douteuse. La vraie raison, vous ne l’entendrez jamais mentionnée : c’est simplement que la médecine n’est pas une science. C’est une question épistémologique un peu trop complexe pour être développé ici, mais pour faire simple : elle ne dispose des caractéristiques autoréférentielles propres aux disciplines scientifiques (puisque ses cadres de références sont d’autres sciences, comme la biologie, la physique et la chimie, mais aussi la psychologie, la sociologie, l’anthropologie ou la noologie).

Les méthodologies de l’Evidence-Based Medicine ont fait saliver une génération de médecins qui espéraient s’élever vers le Ciel grâce à cette nouvelle religion. Mais le propre de la démarche hypothético-déductive, c’est le réductionnisme. On en vient à imaginer pouvoir rétrécir une personne humaine dans toute sa complexité à une simple liste de variables biologiques -ce qui aujourd’hui est tout ce que certains médecins savent encore faire.

Qu’une variable biologique puisse donner une information utile sur une situation clinique, bien sûr, mais la médecine, fondamentalement, est avant tout une praxis, soit à la fois un art et une science. Si l’EBM vient en soutien de cette réalité, c’est bien. Mais quand elle se fait plus grosse que le bœuf, c’est le patient qui explose.

Du fait de ces boursouflures, confusions et compromissions, la médecine est aujourd’hui à risque de perdre son sens et son âme. La « mauvaise » médecine (mauvais diagnostics, mauvais traitements, médicaments toxiques) est devenue aujourd’hui aux États-Unis la troisième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires et les cancers.

Les médecins le savent et l’admettent en privé : ils sont conscients de ne plus pouvoir accorder confiance aux études financées par les pharmas, auxquels appartiennent d’ailleurs toutes les grandes revues « scientifiques » qui en constituent en quelque sorte le service marketing.

Il est vraisemblable que l’essentiel du conflit entre le ministère de la Santé et le Pr Raoult se trouve ici. Ce dernier ne prétend pas jouer au chercheur, mais au médecin (il est d’ailleurs significatif qu’il ait un parcours académique très atypique, puisqu’il a abandonné le lycée à 17 ans, avant de passer un bac littéraire en candidat libre, puis d’intégrer la faculté de médecine). Il a découvert empiriquement que la chloroquine donnait des résultats dans la lutte contre le covid-19 et il ne dispose d’aucun autre traitement; alors il applique celui-ci. Au contraire, le ministère veut appliquer le protocole usuel de mise sur le marché d’un médicament. Il est évident qu’ils ne peuvent pas se comprendre. Et, s’il n’y avait pas des personnes qui mouraient en ce moment, ce débat serait passionnant et, à beaucoup d’égards, hilarant: le scientisme de M. Homais, qui continue à hanter les couloirs ministériels, a du plomb dans l’aile…

Quoiqu’il arrive, le pèlerinage de Chartres aura lieu

Interrogé dans La Nef, Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, déclare :

L’enthousiasme que suscite ce pèlerinage rend impossible la lassitude. Les pèlerins viennent toujours plus nombreux, les générations se succèdent. NDC (le Centre Henri et André Charlier au début) forme une grande famille, heureuse de se retrouver chaque année. Personnellement, j’attends avec impatience le Salut du Saint Sacrement dans la nuit le dimanche soir, un moment exceptionnel. Cette année, nous attendons quelques événements comme le développement du chapitre des évangélisateurs (Emmaüs), le chapitre de pèlerins gabonais et bien sûr quelques surprises que nous préparons.

Avant d’aller plus loin, la question que tout le monde attend : le pèlerinage peut-il être annulé en raison de l’épidémie du coronavirus ?

NDC est en relation très étroite avec les autorités et fera savoir en mai ce qu’il en est de la possibilité ou non de faire le pèlerinage sous sa forme actuelle. Quoiqu’il arrive, le pèlerinage aura lieu, sous une forme marchante ou non, avec différentes options sur lesquelles nous travaillons. Cette œuvre de pénitence, de conversion aura lieu comme tous les ans. Je demande à tous les pèlerins de réserver les 30, 31 mai et 1er juin pour la plus grande gloire de Dieu.

Votre public grandit quelque peu chaque année et touche majoritairement des jeunes : avez-vous observé une évolution des pèlerins, d’un point de vue religieux, sociologique ou autre ? Et parvenez-vous à assurer un suivi des pèlerins entre deux pèlerinages ?

Autour du pèlerinage nous organisons un ensemble d’activités tout au long de l’année (récollections, Journée d’Amitié chrétienne, formations, vidéos-formation, publications, retraites…). L’année dernière, nous avons réalisé un sondage sur plus de 4 000 d’entre eux. Nos pèlerins sont très jeunes (50 % ont moins de 20 ans), à 97 % pratiquants (en France, seulement 1 % des jeunes est pratiquant). Ils assistent pour 60 % régulièrement à la messe traditionnelle. La cohabitation des pèlerins ordinaire/ extraordinaire se fait très naturellement au pèlerinage. Tous viennent pour la spiritualité de la messe traditionnelle, la formation solide, la présence des communautés, l’esprit NDC. Le pèlerinage est une chrétienté marchante au service de l’Église, une œuvre missionnaire grâce à la liturgie tridentine avec plus de 14 000 pèlerins en 2019 à Chartres, plus de 8 % de hausse annuelle depuis 5 ans.

[…]

Pouvez-vous nous dire un mot du thème de cette année et nous dire qui célébrera la messe de clôture à Chartres ?

Le thème sera « Saints Anges, protégez-nous dans les combats ! » La messe du lundi sera célébrée par Mgr Descourtieux, responsable de l’ex-commission Ecclesia Dei. Nous aurons la joie le dimanche d’avoir comme célébrants, le RP Louis-Marie de Blignières, supérieur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, et le samedi à Saint-Sulpice, l’abbé Fournier, chapelain militaire et sapeur pompier.

Votre association est attachée à la « chrétienté » qui figure dans son nom, terme qui, aujourd’hui, peut donner lieu à des interprétations bien différentes selon notamment que l’on entend une irrigation ou imprégnation du temporel ou un « État confessionnel » : comment vous situez-vous sur cette question, pour quoi militez-vous concrètement ?

Nous militons pour que SA « volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel ». C’est cela la chrétienté. Le Catéchisme de l’Église catholique le définit clairement au n°2105 : « l’Église manifeste ainsi la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines. » Je suis très étonné que cet enseignement soit quasiment abandonné aujourd’hui. L’enfouissement des catholiques serait la solution pour exister dans nos sociétés laïcardes ? C’est un nouveau quiétisme et rien ne me semble plus faux. Tout au contraire, les catholiques doivent manifester qu’ils veulent Dieu dans leurs familles, écoles… Nous sommes de plus en plus nombreux à la Pentecôte sur la route de Chartres pour ce combat essentiel pour la survie de nos pays chrétiens. Rappelons-nous les mots de Saint Jean-Paul II : « Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire. »

Retour à la terre

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a lancé «un appel à l’armée de l’ombre des hommes et des femmes» qui «n’ont plus d’activité» en raison de la crise du coronavirus, «à rejoindre la grande armée de l’agriculture française».

«Il y a aujourd’hui la possibilité d’avoir 200.000 emplois directs dans les métiers de l’agriculture», privée de la main-d’œuvre notamment étrangère qu’elle emploie habituellement pour les travaux des champs.

«Je lance un grand appel aux femmes et aux hommes qui ne travaillent pas, qui sont confinés chez eux, qui sont serveur dans un restaurant, hôtesse d’accueil dans un hôtel, coiffeur de mon quartier, qui n’ont plus d’activité… Et je leur dis de rejoindre la grande armée de l’agriculture française, ceux qui vont nous permettre de nous nourrir de façon propre, saine».

«Il faut produire pour nourrir les Français».

La présidente de la FNSEA précise :

«Il y avait auparavant des étrangers qui venaient pour cueillir dans les exploitations, ils ne peuvent plus venir».

De son côté, Bruno Le Maire a appelé les distributeurs à s’approvisionner en priorité auprès des agriculteurs français, afin que ces derniers «ne soient pas pénalisés» outre mesure par la fermeture de ces canaux de vente. Pour Bruno Le Maire, l’Hexagone aura besoin, durant cette crise, de «patriotisme économique». Il a notamment salué plusieurs opérations en cours dans la grande distribution afin de mettre en avant des produits français, comme chez Intermarché.

Retour à la terre, retour à la nation… cette crise a du bon.

Consécration du diocèse de Beauvais à la Sainte Vierge

Mgr Jacques Benoit-Gonnin renouvellera la consécration de notre diocèse à la Vierge Marie. Célébration en direct sur Facebook et communion de prière lors de la fête de l’Annonciation : mercredi 25 mars à 18h30 :

Chers frères et sœurs,

J’ai annoncé une « Année avec Marie », pour qu’elle nous aide à avancer et persévérer, dans la marche que nous avons engagée depuis plusieurs années.

J’envisageais d’en dire les raisons et d’en préciser les modalités, dans une lettre de fin mai prochain. Le lancement de cette année était prévu pour le 8 septembre, en diocèse, et le 13 septembre, en paroisses, avec le renouvellement de la consécration du diocèse, faite en 1914, par Mgr DOUAIS, et renouvelée en 1916, par Mgr LE SENNE.

Les événements que nous sommes en train de vivre m’incitent à modifier ce calendrier, et à envisager le renouvellement de cette consécration du diocèse et de nos vies à Marie, à l’occasion de la solennité de l’Annonciation (mercredi 25 mars prochain). (Ce qui ne nous empêchera pas de nous retrouver, en septembre !)

Nous sentons bien que nous sommes en train de vivre un moment décisif de l’histoire, dont le sens profond nous échappe. C’est donc le temps d’offrir nos vies et nos libertés, comme Marie et avec elle, à Dieu qui aime tous les êtres humains et travaille notre temps pour faire advenir un monde de justice, de fraternité et de paix.

Mercredi 25 mars, à 18h30, je célébrerai la messe de l’Annonciation, (en privé, à cause du confinement), et je renouvellerai, en votre nom, l’offrande de nos vies et de nos communautés au Seigneur, par Marie. Chacun pourra s’y associer, en pensée ou par connexion sur facebook.com/jacques.benoitgonnin/ . La page est publique. Même ceux qui n’ont pas un compte facebook pourront y accéder.

À 19h30, en communion avec le pays et les diocèses de France, les cloches des églises du diocèse et de France qui le pourront (en concertation avec les Maires) sonneront, tandis que des lumières seront allumées sur nos fenêtres comme signes d’espérance, et que ceux qui le voudront réciteront le chapelet. Ils demanderont sa protection à la Mère de Jésus, et ils s’offriront, comme elle, à servir Dieu pour l’accomplissement de son projet d’amour et de paix.

Dans l’espérance et la joie de cette communion.

+ Jacques Benoit-Gonnin,

Évêque de Beauvais, Noyon et Senlis

Le Puy du Fou offre 500 000 masques à la France

Le Puy du Fou communique :

Depuis le début de l’épidémie en France, le Puy du Fou est en contact avec son équipe en Chine afin de trouver des solutions à la pénurie de masques médicaux.

Grâce à sa filiale chinoise, le Puy du Fou offre 500 000 masques à la France.

Ces masques se trouvent actuellement à l’aéroport de Shanghai où ils attendent l’avion qui va les acheminer vers la France. Le Puy du Fou est en relation étroite avec M. Laurent Bili, Ambassadeur de France en Chine, et M. Benoît Guidée, Consul Général de France à Shanghai, qui apportent leur précieux concours pour obtenir le départ des masques dans les toutes prochaines heures, à destination de Paris. Le chargement sera réceptionné par « Santé Publique France », l’organisme chargé par le Ministère de la Santé de collecter les masques.

Les autorités françaises organiseront la répartition des 500.000 masques du Puy du Fou dans l’ensemble des hôpitaux français.

Par ce don, le Puy du Fou s’engage dans la lutte contre la propagation du Covid-19 en France et s’associe au combat de toutes les équipes médicales qui œuvrent chaque jour, de façon héroïque, pour sauver des vies.

Par ailleurs, compte tenu de l’évolution de la situation de crise sur l’ensemble du territoire français, et des mesures prises par l’État, le parc reporte l’ouverture 2020 du Puy du Fou, initialement prévue le 4 avril, au 18 avril prochain.

Marie, étoile de la mer

Documentaire réalisé par Armel Joubert des Ouches et Romain Clément et diffusé hier soir sur KTO « Marie, étoile de la mer ». Depuis toujours une histoire s’est écrite entre le monde de la mer et la Sainte Vierge. Capitaines, marins, pêcheurs, sauveteurs. Une histoire écrite au rythme des naufrages. Au rythme des miracles aussi. Au bout de la Bretagne, le passant trouvera une immense statue de Marie. Sous son nom, cette inscription : “Notre-Dame des naufragés”. Combien de bateaux ont porté le nom de Marie ! Dans presque chaque port, il existe “un pardon”. Dans un grand nombre d’églises et de chapelles, des peintures votives rappellent le passé des anciens. En Bretagne, les chapelles dédiées aux marins sont innombrables. Longeant les côtes du grand ouest, ce documentaire tente d’appréhender en profondeur les liens qui unissent les gens de mer à la Vierge Marie.

L’épidémie de la peur

Au delà des discussions concernant les origines et des conséquences du coronavirus, des mesures pour l’éradiquer, du confinement des populations, une constatation s’impose : le coronavirus s’accompagne d’une autre épidémie : LA PEUR, dans une quasi hystérie collective. Comment cette seconde épidémie, irréfléchie, incontrôlée, a-t-elle pu arriver ? A qui profite-t-elle ? Qui l’a causée ? Pourquoi connaît-elle une si grande expansion ?

Lombardie : un prêtre renonce à son assistance respiratoire pour qu’un patient plus jeune puisse en bénéficier. Il est mort.

Don Giuseppe Berardelli, prêtre de Casnigo (Bergame), 72 ans, a renoncé au respirateur dont il avait besoin et que sa communauté paroissiale avait acheté juste pour lui. Et il l’a fait pour que le respirateur puisse aller à quelqu’un d’autre. Quelqu’un de plus jeune, mais malade comme lui. Quelqu’un qui ne savait même pas.

Au moins 30 prêtres sont morts en Italie à cause de la pandémie de Covid-19, parmi eux au moins 16 sont originaires du diocèse de Bergame.

Requiescat in pace

Consécration au Coeur immaculé de Marie : après la Pologne, le Portugal et l’Espagne

Nous avons évoqué hier l’initiative des catholiques polonais, qui demandent aux autorités politiques et ecclésiastiques la consécration de la Pologne au Coeur immaculé de Marie à l’occasion de la prochaine fête de l’Annonciation, mercredi 25 mars.

De même, l’Église du Portugal renouvellera sa consécration au Sacré-Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie le 25 mars, à la fin du chapelet de 18 h 30 (19 h 30 heure de Paris). L’annonce de cette initiative a été suivie de la demande des évêques d’Espagne de pouvoir se joindre à cette démarche.

Aussi l’épiscopat portugais a proposé aux conférences épiscopales du monde entier de se joindre à ce « geste de dévotion ».

La prière de consécration sera prononcée par le Cardinal António Marto, évêque de Leiria-Fatima. Elle aura lieu dans la basilique de Notre-Dame du Rosaire de à l’occasion de la solennité de l’Annonciation du Seigneur. La cérémonie sera retransmise en direct sur la page en ligne du Sanctuaire de Fatima, et, au Portugal, à la télévision, à la radio et sur les plateformes numériques d’inspiration chrétienne. Le Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise annonce :

« Tous les diocèses seront unis dans la prière du Rosaire aux intentions du monde entier et en particulier du Portugal, dans cette situation dramatique que nous traversons à cause du coronavirus Covid-19».

Le 20 octobre 2019, les évêques du Portugal ont consacré l’Église catholique au Sacré-Cœur de Jésus, à Fatima, lors de la messe de clôture de l’année missionnaire, au sanctuaire de Fatima, marquant également les 175 ans de l’Apostolat de la Prière au Portugal.

Le site du Sanctuaire rappelle que la première consécration du Portugal au Cœur Immaculé de Marie eut lieu le 13 mai 1931, huit mois après la reconnaissance officielle des apparitions par l’évêque de Leira, au terme du premier pèlerinage national de l’épiscopat portugais à Fatima. Evoquant la cérémonie de mercredi prochain, 25 mars, le site du sanctuaire poursuit :

 « Le Cœur de Marie s’est présenté à Lucie dès le début, dès la deuxième apparition, comme un refuge et un chemin qui mène à Dieu. De nouveau, en juillet, après la vision de l’enfer, elle l’a réaffirmé en proposant la consécration à son Cœur Immaculé comme moyen de conversion et de réparation. La dévotion au Cœur de Marie devient, surtout avec la demande de consécration de la Russie et tout ce qu’elle allait symboliser, une expression de la présence de Dieu qui accompagne le drame de l’histoire humaine, invitant les croyants à une autre vision de l’histoire, projetée sur une dimension eschatologique. À Pontevedra et à Tuy, dans les visions qui clôturent l’événement de Fatima, l’appel à la consécration a été renouvelé, avec la communion réparatrice des premiers samedis qui lui est associée. »

En France, les évêques ont prévu de faire sonner les cloches durant 10mn à 19h30 le 25 mars et demandent de mettre des bougies à la fenêtre. Peut-être pourraient-ils aussi se joindre à cette consécration ?

Terres de Mission : Notre-Dame de France se prépare à sillonner le pays

Pour l’émission religieuse de TV Libertés, “Terres de mission”, Guillaume de Thieulloy recevait le 22 mars l’écrivain Alain Pascal qui présente son dernier ouvrage sur “Le siècle des ténèbres” – une dénonciation du caractère anti-catholique, et parfois même luciférien, des philosophes dits “des Lumières”.

Julien Clos, porte-parole de l’association des Pauvres chevaliers du Christ, réunissant des jeunes gens pour protéger les églises, invite ensuite à la deuxième marche contre la christianophobie qui aura lieu à Nice le 5 avril prochain. (Marche contre la christianophobie annulée. Pour en savoir plus, écrivez à Julien Clos : [email protected])

Enfin, Jacques et Marie-Anne, bénévoles du pèlerinage de Notre-Dame de France, présentent ce magnifique projet du “M de Marie” qui va commencer au mois de mai à Lourdes et La Salette, passer par Pontmain et la rue du Bac pour finir le 15 août à Pellevoisin, traversant ainsi une bonne partie de la France.

Neuvaine à la Sainte Vierge – Huitième jour

A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.

Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !

Huitième jour

•         Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence

•         Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :

Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.

•         Récitation d’une dizaine de chapelet

•         Méditation :

O Marie, avec confiance je remets entre vos mains mes soucis, spécialement celui-ci : … Aidez-moi à accepter les situations sur lesquelles je n’ai guère de prise, pour ne pas perdre mes forces en de vains combats et garder de la vigueur pour aider ceux qui en ont besoin. Que la miséricorde soit l’âme de mes actions.

Les appels de mes frères réveillent mon ardeur : ne faut-il pas que je m’ouvre à eux et me détourne des inquiétudes qui mobilisent exagérément mon temps et mes émotions ? Saint Paul m’indique le chemin avec fermeté : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! » Et le Christ lui-même m’invite : « Duc in altum ! » Avance au large…

O Marie, apprenez-moi à identifier le contexte où je pourrai me donner avec fruit : défense de la vie de sa conception à son terme naturel, promotion de la famille, mission auprès des pauvres, des chrétiens persécutés, service désintéressé du bien commun,…

Par votre vie, vous m’enseignez que la voie du don humble est source de vie et permet de trouver la paix. Obtenez-moi de votre Fils la fécondité dans mes engagements au service du bien, du beau et du vrai.

Voyez mon intention de mieux aimer malgré les difficultés. Je vous remets tout.

0 Marie, Notre-Dame du don de soi, priez pour nous.

•         Prière à Marie

O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.

Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.

Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.

Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.

Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.

Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.

Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.

Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.

Amen.

La contrition parfaite

Un lecteur que nous remercions vivement nous a fait suivre le pdf d’une petite plaquette sur la contrition parfaite, écrite par Johannes von den Driesch (avec un imprimatur français de 1950). En cette période où nous sommes privés de confession sacramentelle, c’est une excellente lecture.

A télécharger ci-dessous:

Un entretien divertissant du Pr Raoult

Le Professeur Didier Raoult a répondu au Parisien hier. Cela donne un certain nombre de saillies assez drolatiques – et un solide mépris pour la caste jacassante, qu’on ne saurait lui reprocher!

Le problème dans ce pays est que les gens qui parlent sont d’une ignorance crasse. J’ai fait une étude scientifique sur la chloroquine et les virus il y a treize ans qui a été publiée. Depuis, quatre autres études d’autres auteurs ont montré que le coronavirus était sensible à la chloroquine. Tout cela n’est pas une nouveauté. Que le cercle des décideurs ne soit même pas informé de l’état de la science, c’est suffocant. L’efficacité potentielle de la chloroquine sur les modèles de culture virale, on la connaissait. On savait que c’était un antiviral efficace. On a décidé dans nos expérimentations d’ajouter un traitement d’azithromicyne (un antibiotique contre la pneumonie bactérienne, NDLR) pour éviter les surinfections bactériennes. Les résultats se sont révélés spectaculaires sur les patients atteints du Covid-19 lorsqu’on a ajouté l’azithromycine à l’hydroxychloroquine.

 

Les gens donnent leur opinion sur tout, mais, moi, je ne parle que de ce que je connais : je ne donne pas mon opinion sur la composition de l’équipe de France enfin ! Chacun son métier. La communication scientifique de ce pays s’apparente aujourd’hui à de la conversation de bistrot.

 

A ceux qui disent qu’il faut trente études multicentriques et mille patients inclus, je réponds que si l’on devait appliquer les règles des méthodologistes actuels, il faudrait refaire une étude sur l’intérêt du parachute. Prendre 100 personnes, la moitié avec des parachutes et l’autre sans et compter les morts à la fin pour voir ce qui est plus efficace. Quand vous avez un traitement qui marche contre zéro autre traitement disponible, c’est ce traitement qui devrait devenir la référence. Et c’est ma liberté de prescription en tant que médecin. On n’a pas à obéir aux injonctions de l’Etat pour traiter les malades. Les recommandations de la Haute autorité de santé sont une indication, mais ça ne vous oblige pas. Depuis Hippocrate, le médecin fait pour le mieux, dans l’état de ses connaissances et dans l’état de la science.

Consécration de la Pologne au Coeur immaculé de Marie

Des catholiques polonais ont décidé de répondre à l’épidémie en demandant aux autorités politiques et ecclésiastiques la consécration de la Pologne au Coeur immaculé de Marie à l’occasion de la prochaine fête de l’Annonciation, mercredi 25 mars. Une belle initiative, dont nous ne pouvons que souhaiter qu’elle soit reprise chez nous! En attendant, nos frères polonais invitent les Français à s’associer à leur prière.

Voici le texte de leur prière:

Face aux circonstances extraordinaires qui touchent notre Patrie, la Pologne, et toute l’Europe, nous sommes témoins des changements inédits : fermeture des cours de justice, des universités, des écoles, des centres commerciaux, les services médicaux surchargés, des ressources partiellement épuisées ; des millions de personnes poussées au confinement à la maison, dont un nombre non négligeable privé de ressources de leur gagne-pain quotidien… du jamais vu en Europe depuis la IIe Guerre mondiale ! Plus encore, probablement jamais dans l’histoire du monde autant de millions de catholiques ne se sont retrouvés dans autant de lieux à la fois privés de pouvoir participer à la Messe dominicale. Mais les dangers qui guettent la Pologne, tout comme le monde entier, sont bien plus vastes que la seule crise du coronavirus.

Au temps des périls et des crises, la prière la plus fervente ne peut dispenser d’une action prudente et persévérante, qui fait partie de l’ordre normal des choses. En même temps affirmer que la prière est dans ces circonstances inutile reviendrait à rejeter d’une manière impie l’aide de Dieu, dont la Providence est seule à maîtriser totalement les évènements.

C’est pourquoi dans cette situation extraordinaire nous faisons appel à tous les Polonais, notre clergé et nos autorités publiques à effectuer un acte commun de confier et consacrer la Pologne et nous-mêmes au Cœur Immaculé de Marie lors de la fête de l’Annonciation, le 25 mars prochain. A l’heure des moyens de communication modernes, effectuer un tel acte d’une manière commune ne nécessite pas de briser notre confinement particulier, ne réclame pas de forme unique pour tout le monde, mais requiert seulement le même esprit de foi et de cœur sincère et contrit, quelque soit le lieu où nous soyons.

Nous invitons également les catholiques du monde entier à rejoindre cette initiative avec leur clergé et leurs autorités publiques, afin de confier eux-mêmes et leur patrie au Cœur Immaculé de Marie au jour de l’Annonciation, en union avec nous. Notre-Dame a en effet dit à Fatima face aux tribulations à venir : Mon Cœur Immaculé sera votre refuge et le chemin qui vous conduira surement à Dieu.

Les clercs souhaitant nous signaler la participation de leur paroisse ou communauté dans cette initiative peuvent nous en informer par voie électronique à l’adresse : [email protected]

Afin de témoigner de notre foi de par le monde et de notre confiance dans le Cœur de notre Mère du Ciel, nous publierons au fur et à mesure la liste de toues les paroisses et communautés engagées.

Rejoignez cet évènement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/142892050401058/

Coronavirus et technocratie bruxelloise

On ne peut pas dire qu’AGEFI soit une officine “populiste” (filiale de “L’Opinion”, cette lettre est spécialisée dans les informations financières). L’article du Dr Youri Popowski, médecin et entrepreneur, qui a été publié hier, n’en est que plus intéressant. Intitulé “Coronavirus et réglementation européenne”, il apporte un éclairage original sur la pénurie de masques et de gel hydroalcoolique dont nous souffrons actuellement:

On ne trouve plus de masques, plus de solution hydro-alcoolique dans les pharmacies; on manque cruellement d’appareils d’assistance respiratoire dans certains hôpitaux.
Pour quelle raison? L’une des raisons est le CE marquage des produits médicaux. La communauté européenne a concocté des lois qui freinent considérablement la mise à disposition de tous les produits médicaux, en règle générale.
Bloquer? Non, protéger la population, vous répondra-t-on dans les instances européennes.

 

La réaction [à la crise des prothèses mammaires frauduleuses] a été totalement inappropriée. Le ministère de la santé en France, coupable de négligence grave, n’a pas du tout été incriminé. En revanche, ce sont les 27 000 producteurs de produits médicaux européens, qui se démènent pour servir au mieux, dans leur écrasante majorité, les patients et les médecins, qui ont été punis. Des règlements absurdes ont été édictés depuis par la communauté européenne. Des tests innombrables, chers, très souvent inutiles ont été demandés aux fabricants. Ainsi, une SME de 20 personnes, qui commercialise 5-6 produits médicaux, peut devoir rédiger des centaines de milliers de documents (!) pour enregistrer ses produits, ce qui gèle considérablement le développement, l’innovation et le soin des malades. Vous trouverez beaucoup d’entreprises
qui emploient un seul ingénieur pour la recherche et le développement et quatre personnes pour rédiger des documents de certification. C’est totalement déséquilibré. Certains tests identiques devront être reproduits plusieurs fois le long de toute la chaîne de production (par le fabriquant de la matière première, et par chaque intermédiaire). Cela induit des pertes énormes de temps, d’argent, d’efficacité.

 

Aujourd’hui, un malade ne peut avoir accès à un produit innovant, prêt à l’emploi, que 3 à 4 années après sa mise au point finale. Aux USA, la FDA a une obligation de réponse de 3 mois à une demande d’enregistrement de nouveau produit médical. En Europe, un organisme notifié n’a pas de délai de réponse imposé. Ce délai peut être d’une année ou deux!
Dans la nouvelle réglementation de mai 2020, contenant quelques centaines de pages, le mot innovation se retrouve cité 9 fois, et le mot sécurité, plus de 500 fois.
Cela définit la philosophie du document: celle de fonctionnaires législateurs qui se protègent de plaintes futures de la part de la population (cfr. le scandale du sang contaminé), et ne pensent nullement à l’impact, très négatif, sur l’accès aux nouveaux traitements.

Décidément, ce virus est un révélateur puissant de nombreux maux de notre époque!

L’abbé Viot et les pompes funèbres de la Ville de Paris

Suite à l’article de son blogue que nous avions relayé ici et aux récentes déclarations du Premier ministre sur les actes de culte (notamment les obsèques), appliquées avec un zèle tatillon, l’abbé Michel Viot nous prie de publier ceci:

Par ordre supérieur le Service Funéraire de la Ville de Paris interdit à ses employés de porter un cercueils dans l’église, et dans certains cas d’ouvrir le corbillard, même si une paroisse dispose d’un chariot à roulettes, car cette entreprise déclare qu’elle n’en possède pas ! Comme prêtre catholique ayant dû subir cette situation avec une famille endeuillée, je déconseille à tous les catholiques d’avoir recours aux services des Pompes Funèbres de la Ville de Paris.

 

Le Decodex, symbole de cette oligarchie arrogante

De Gabrielle Cluzel, à propos du Decodex, l’outil dit de “fact checking” du “Monde” (c’est-à-dire l’outil visant à mettre à l’index toute pensée s’éloignant si peu que ce soit de l’orthodoxie donnée par la “quotidien de référence”):

Quand l’heure des comptes sera venue, que l’on mettra à plat tous les manquements, les négligences et les impérities, que l’on jugera ceux qui savaient et n’ont pas dit et ceux qui ont dit sans savoir, dans l’effondrement brutal de cet immense château de cartes gonflé d’importance, d’inconséquence, d’idéologie et de mauvaise foi, il y aura sous les décombres « Le Décodex ». […]

C’est ainsi que le Décodex a apposé la mention « partiellement fausse » sur une publication du professeur , comme ce dernier, non sans humour, l’a lui-même raconté, Facebook le gratifiant aussitôt de la sympathique mention « fake news » – relayée par le ministère de la Santé lui-même – et restreignant l’accès à la page.

Parce que la poignée de journalistes qui anime le Décodex est omnisciente. Elle voit tout, elle entend tout, elle sait tout et Facebook est son prophète. Elle peut en remontrer aux spécialistes de tous les domaines. L’épidémiologie, par exemple, lui est familière comme sa petite poche et elle a donc décidé, de son propre chef et sans l’ombre d’une hésitation, de censurer Didier Raoult. […]

Sans la phénoménale force de conviction déployée dans sa vidéo devenue virale en dépit des obstacles – et qui a attiré l’attention des conseillers de Donald Trump -, il serait encore au purgatoire, marqué de la pastille rouge du Monde. On peut légitimement se poser la question : combien d’autres précieuses publications sont-elles ainsi mises à l’index par le grand ordre du Décodex ?

Oui, quand tout cela sera fini, mes amis, la pastille rouge sera pour eux, bien visible sur le nez : celle de Bozo le clown. Et tout leur cirque sera fini.

Traitement du Covid-19 : la piste de la chloroquine

Le très sérieux Quotidien du Médecin citait dès le 26 février la chloroquine comme traitement efficace contre le coronavirus :

La chloroquine, bien connue en tant qu’antipaludique, a montré des signes d’efficacité contre les pneumonies induites par le coronavirus, selon une étude clinique chinoise publiée dans la revue « BioScience Trends » du 19 février (publication avancée).

Cette information avait déjà été annoncée le 17 février par le Conseil d’État chinois, mais elle a pris une tout autre ampleur en France depuis les déclarations du Pr Didier Raoult, directeur de l’Institut Méditerranée infection à Marseille, qui a relayé cette information. Didier Raoult s’est félicité de cette « extraordinaire nouvelle, pour ce traitement qui ne coûte rien ». L’essai clinique en question a été mené dans plus de dix hôpitaux chinois (à Wuhan, Pékin et Shanghai notamment) pour mesurer l’efficacité de la chloroquine sur le traitement de pneumonies associées au Covid-19. « Les résultats obtenus sur plus de 100 patients ont démontré que le phosphate de chloroquine était plus efficace que le traitement reçu par le groupe comparatif pour contenir l’évolution de la pneumonie, pour améliorer l’état des poumons, pour que le patient redevienne négatif au virus et pour raccourcir la durée de la maladie », précisent les auteurs, en ajoutant que l’innocuité du traitement était acceptable. Selon les chercheurs chinois, un traitement de 500 mg de chloroquine par jour pendant dix jours serait suffisant. Ils ajoutent que « la chloroquine est un médicament peu cher et sans danger, utilisé depuis plus de 70 ans ».

Des chrétiens verbalisés pour s’être rendus à l’église [Addendum]

Certains policiers font preuve d’un zèle qui s’apparente à de l’antichristianisme :

La directive gouvernementale précisant ce qui est interdit et ce qui est autorisé dans le cadre du confinement national pour coronavirus stipule pour ce weekend que les lieux de culte sont autorisés à rester ouverts et peuvent accueillir simultanément jusque vingt personnes.

[…] dans la commune de Saint-Baldoph, en Savoie, où une chapelle de la Fraternité Saint Pie X accueillait ce dimanche matin une douzaine de fidèles venus assister à la sainte Messe. Une douzaine de fidèles ? C’était donc bien en-dessous de la limite des vingt personnes fixée par le gouvernement. Mais les policiers très zélés n’ont rien voulu entendre. Sur un ton méprisant, ils ont refusé d’écouter les arguments des fidèles présents, et ont dressé procès-verbal à chacun d’eux.

Addendum : on me précise que finalement personne n’a été verbalisé. Il semble néanmoins que les gendarmes n’ont pas connaissance de la loi à ce sujet…

Ils veulent mourir… mais pas du coronavirus

Un comble :

Aux Pays-Bas, « la seule clinique spécialisée dans l’euthanasie », the Euthanasia Expertise Center, anciennement Clinique de fin de vie (Levenseindekliniek), a fermé ses portes à cause de la pandémie de coronavirus. « Dans l’intérêt de la santé publique, de nos patients, de leurs proches et des employés du centre d’expertise », indique le site internet de la clinique.

Ainsi, l’euthanasie « n’étant pas une priorité absolue », « aucun nouveau patient ne sera admis ». En revanche, « si une euthanasie a déjà été organisée, elle aura lieu, à condition que le groupe de participants soit limité à ceux qui sont absolument nécessaires ».

Cet établissement situé à La Haye pratique l’euthanasie pour des « patients dont le médecin généraliste refuse d[e l]’autoriser ». Il emploie des médecins et des infirmières ambulatoires qui travaillent également ailleurs.

La centre restera fermé « jusqu’au 6 avril ».

Pour la journée mondiale de la trisomie 21, la fondation Jérôme Lejeune lance… Meet your coach

Imaginé avant la crise sanitaire dramatique que nous traversons, ce projet prend tout son sens à l’heure où l’inquiétude et l’angoisse gagnent les français.

Nos coachs vous aideront à vivre cette épreuve avec calme et sérénité.

10 jours pour vous permettre de :

  • Vous libérer de vos peurs !
  • Vous débarrasser de vos mauvais réflexes !
  • D’avancer plus librement dans la vie avec de nouvelles perspectives.

La colère gronde

Alors qu’apparaît au grand jour l’impréparation criminelle de nos “zélites” (tellement assurées qu’en ces glorieux temps de “mondialisation heureuse”, le tragique de l’histoire humaine ne pouvait plus nous atteindre), même les commissaires (qui ne sont pas, en temps normal, les plus acharnés opposants du Pouvoir!) critiquent désormais publiquement les ministres (ici Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre chargé de la Transition écologique et solidaire – ouf! – qui se vante d’avoir été testée, alors même que les hôpitaux sont pratiquement privés de tests!) :

Report de la date limite des dépôts de liste et de nos articles sur un accord entre des listes de droite

Le parlement semble avoir la sagesse de fixer la date limite des dépôts de liste pour le second tour des municipales au 2 juin, plutôt qu’au 31 mars comme le souhaitaient le PS et LR.

Nous suspendons donc notre série de posts (nous avions commencé par Carpentras et Tarascon) sur des villes où un accord entre des listes de droite leur donnerait des chances sérieuses de victoire. Nous la reprendrons quand les conditions seront plus propices – notamment quand il sera possible aux têtes de liste de se rencontrer pour négocier les conditions de ces fusions nécessaires.

Dans l’intervalle, vous pouvez plus que jamais participer à notre sondage sur le sujet de ces ententes à droite au second tour des municipales.

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