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Le commissariat de Champigny (Val-de-Marne) attaqué à coups de mortiers et de barres de fer

Un groupe composé d’une quarantaine d’individus a tenté de rentrer dans le commissariat, a rapporté la préfecture de police de Paris. Un peu avant minuit, deux policiers prenaient leur pause devant l’établissement quand les assaillants, visages dissimulés, sont arrivés. L’un des individus s’est approché du commissariat, a dégradé un véhicule avant de se diriger vers les deux agents qui ont eu le temps de se réfugier dans le sas d’entrée sécurisé. L’individu a tenté de casser la porte pendant que les autres membres du groupe ont dégradé les voitures garées devant à coups de pied et de barres de fer.

Huit coups de mortier ont été tirés, les portes vitrées du sas d’entrée et trois autres vitres du commissariat ont été endommagées.

Le commissariat a déjà été plusieurs fois ciblé par ce type d’attaque, notamment en avril dernier pendant le confinement ou bien encore en 2018.

Mgr Schneider : « Il semble qu’il y ait un rapport direct entre le vide spirituel et la longueur des documents »

Les éditions Contretemps viennent de publier la version française du dernier livre de Mgr Athanasius Schneider : « Christus Vincit Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps. ». Cet ouvrage est constitué d’une série d’entretiens menés par une journaliste anglophone, Diane Montagna, avec l’auteur, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan. Il s’agit donc là d’une traduction effectuée par Jeanne Smits d’un texte initialement paru aux Etats-Unis en 2019.

L’auteur n’esquive aucune question et Mgr Schneider ne pratique pas la langue de buis. Mgr Schneider a connu la persécution soviétique au Kirghizistan où il est né, l’émigration avec sa famille en Estonie puis en Allemagne de l’Ouest. Il est passé d’une situation où l’Eglise était clandestine, avec une pratique sacramentelle chaotique, à une situation où l’Eglise se perd dans des innovations délirantes, qu’elles soient doctrinale ou liturgiques. Entré chez les chanoines réguliers de la Sainte-Croix, il est parti en Autriche, au Brésil, à Rome, avant d’être nommé au Kazakhstan. Il parle 7 langues.

Communion dans la main, concile Vatican II, confusion actuelle dans l’Eglise, Fraternité Saint-Pie X, infaillibilité pontificale,« réforme de la réforme », mondanité dans l’Eglise, franc-maçonnerie, islam, liberté religieuse, etc., Christus Vincit propose avec Foi, Espérance et Charité, des réponses sereines et urgentes pour que le Christ soit remis à sa juste place, au centre et au sommet de l’Eglise et de la société. Aux jeunes, aux laïcs, aux parents, il prodigue de nombreux conseils aussi concrets que spirituels. Plusieurs cardinaux ont tenu à faire l’éloge de Christus Vincit :

« On ne saurait exprimer que gratitude à l’égard de Mgr Athanasisus Schneider, apôtre fidèle, pour sa claire et courageuse analyse de l’Eglise de notre temps. Puisse ce livre aider tous ses lecteurs à vivre leur propre vocation avec une fidélité et un zèle accrus, pour la gloire de Dieu Tout-Puissant et pour le salut des âmes. » Cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

« Aucun autre évêque, de récente mémoire, ne s’est dédié de manière aussi infatigable au service des vérités de la foi catholique. Dans ces entretiens approfondis, à travers le récit de sa vie et de son ministère et par ses réponses aux questions cruciales du jour, Mgr Schneider apporte un témoignage puissant de son amour profond de Notre-Seigneur et de son Corps mystique, l’Eglise. Ce livre sera d’une aide puissante pour les fidèles et pour tous les hommes de bonne volonté, en leur donnant une orientation juste en ces temps où dominent de graves confusions, les divisions et l’erreur. » Cardinal Raymond Burke.

Sur la maladie de la réunionnite, Mgr Schneider déclare notamment :

Le phénomène des réunions, assemblées et synodes permanents à différents niveaux constitue une sorte de parlementarisation de la vie de l’Eglise, et il est donc mondain, bien que masqué par un mot impressionnant : la « synodalité ». Il y a des réunions épiscopales au niveau continental, régional et national, au niveau sous-national, au niveau diocésain, etc. Les réunions incessantes nous asphyxient et chaque réunion doit produire des documents. Nous sommes ainsi véritablement submergés par le poids des documents. Et encore des documents. Et toujours des documents. C’est du pélagianisme à l’état pur, frénétique. Non seulement cette frénésie prive l’évangélisation et la prière d’argent et de temps, mais c’est aussi une méthode extrêmement rusée de Satan pour éloigner les successeurs des apôtres et les prêtres de la prière et de l’évangile,gélisation – sous prétexte d’une soi-disant « synodalité ».

Il n’y a qu’un seul équivalent dans l’histoire de l’Eglise d’un tel excès de réunions épiscopales, et c’est au quatrième siècle, précisément lorsque l’hérésie arienne dominait et était aux commandes. […]

Sur la papôlatrie ambiante :

Même maintenant, la mentalité générale des bons et fidèles catholiques correspond, à mon avis, à une infaillibilisation totale de facto de tout ce que le concile Vatican II a affirmé, ou de ce que le pontife actuel dit ou fait. Ce genre d’ultramontanisme extrême, de centrisme papal malsain, était déjà présent depuis plusieurs générations chez les catholiques. J’ai moi aussi été éduqué dans cette mentalité. Mais la critique a toujours été présente et permise dans la tradition de l’Eglise, puisque c’est la vérité et la fidélité à la révélation divine et à la tradition que nous devons rechercher, ce qui implique par soi-même le recours à la raison et à la rationalité, et suppose d’éviter les acrobaties erronées.

Concernant les nominations épiscopales :

On nomme évêques, et même cardinaux, des collaborateurs évidents du système – non pas, ici, avec un régime communiste formel, mais avec le régime libéral et maçonnique occidental qui impose la mentalité unique dont nous souffrons actuellement dans l’ensemble du monde occidental. Nous assistons en Occident à la nomination d’évêques qui sont des collaborateurs du nouveau système politiquement correct et antichrétien du « genre ».

Mgr Schneider dénonce aussi l’hérésie de l’action :

C’est à de nombreux postes de responsabilité dans l’Eglise aujourd’hui qu’on a cessé de mettre l’accent sur le premier devoir apostolique du culte, de la prière et de la proclamation zélée de la vérité divine. La vie de l’Eglise au niveau officiel (le Saint-Siège et les épiscopats) s’est tournée à l’excès vers les activités humaines à travers une énorme prolifération de la bureaucratie ecclésiastique, une quantité sans précédent de structures, de comités, d’assemblées épiscopales et de fédérations à différents niveaux, par des réunions épiscopales et des synodes continuels. […] L' »hérésie de l’action » avec son esprit naturaliste crée un vide dans l’âme des ecclésiastiques, et surtout dans celle des évêques. Comme nous l’avons déjà dit, ces hommes tentent de combler ce vide par des réunions, des assemblées et des synodes continuels à différents niveaux hiérarchiques et dans différents régions géographiques. Toutes ces réunions aboutissent à la production d’un document – et il s’agit en général d’un document excessivement long. Il semble qu’il y ait un rapport direct entre le vide spirituel et la longueur des documents produits.

Le monastère d’Ormylia : son histoire et son artisanat

Le monastère de l’Annoncitation d’Ormylia, fondé en 1974, se situe dans la plaine d’Ormylia, au Nord-Est de la Grèce. Il abrite aujourd’hui 120 moniales, et est ainsi le plus grand couvent de femmes de toute la Grèce ! Il s’agit d’un monastère orthodoxe, comme celui dont elles dépendent : Simonos-Petra. Sur place, les moniales prient et travaillent. Découvrons ensemble leur histoire, et leurs délicieux produits…

Tout commence au Mont Athos…

A l’origine, le monastère d’Ormylia trouve ses racines au Mont Athos. Peut-être connaissez vous ce lieu mythique au Nord de la Grèce, ou vivent encore aujourd’hui 2000 moines ? C’est une presqu’île montagneuse d’environ 80 km de long, réunissant 20 monastères, répartis sur plusieurs villages. Tout cela lui confère le statut officiel de “République monastique du Mont Athos” !

Là-bas, dans chaque monastère, on trouve environ une centaine de moines, qui prient et travaillent au quotidien. Une particularité cependant : ce sont uniquement des moines (hommes) ! L’un de ces monastères, Simonos-Petra, a un rayonnement notoire, et les moines qui s’y trouvent ont notamment contribué à créer des fondations en dehors du Mont Athos.

Et c’est notamment le cas du monastère des soeurs d’Ormylia ! Même si elles sont à 90 km de Simonos Pétra et du Mont Athos, leur création et leur essor sont intimement liés aux moines de Simonos Pétra.

Maintenant que le décor est planté, attardons-nous un peu sur la communauté du monastère d’Ormylia !

Un monastère du Mont Athos, dans le Nord de la Grèce –  ⓒ bynativ

L’Histoire du monastère d’Ormylia

En 1974, une communauté de 40 soeurs orthodoxes vient donc s’installer à Ormylia. Pourquoi cet endroit ? Car le terrain dépend déjà du ministère de moines orthodoxes de Simonos Pétra justement !

Les voilà donc dans les plaines d’Ormylia, à l’écart de tout, dans une vieille ferme située dans un village abandonné. Bref, un cadre parfait pour une vie monastique sereine ! Bien sûr, des travaux s’imposent, d’autant plus que la communauté s’agrandit à une vitesse folle. Les soeurs se lancent dans 15 ans de travaux, et bien que le monastère soit désormais neuf, son architecture respecte celle des monastères grecs traditionnels du Mont Athos.

La règle de vie des moniales

Les soeurs suivent les préceptes de saint Basile de Césarée, qui sont depuis le IVe siècle la référence pour le monde monastique de l’Église d’Orient. Saint Benoît s’en est d’ailleurs inspiré ensuite pour sa Règle qui deviendra à son tour la référence, mais en occident cette fois.

Reconnu Docteur de l’Eglise par le Pape Pie V, saint Basile est vénéré autant par les catholiques que les orthodoxes. Sa “règle”, composée de questions-réponses, dessine deux piliers importants de la vie monastique :

  • La prière, au rythme des offices, qui ne sont pas à heures fixes (comme les “offices des heures” de la règle de saint Benoît), mais qui s’adaptent selon le soleil et le travail agricole !
  • Le travail. Ce dernier permet ainsi aux soeurs d’Ormylia de vivre et d’apporter, si besoin, une aide concrète aux plus démunis. Les soeurs travaillent dans les champs, mais aussi dans leurs ateliers artisanaux. On vous en dit plus juste après !

Les soeurs d’Ormylia en plein ramassage des olives à la main – ⓒMonastère d’Ormylia

Le travail agricole des soeurs

Comme vous l’avez compris, au monastère d’Ormylia, les soeurs ont un travail agricole assez développé, grâce auquel elles font de nombreux produits monastiques. On peut notamment citer :

  • une grande oliveraie. Tout est récolté à la main, et les soeurs transforment elles-mêmes leurs olives à la manière traditionnelle grecque : en les mettant en immersion dans un bain de saumure, puis dans l’eau de mer froide. Les soeurs s’appliquent ainsi à ce que les olives vertes et noires gardent leurs propriétés organoleptiques… Et quand les olives ne sont pas pour l’apéro, direction les bouteilles, pour une bonne huile d’olive !
  • un superbe verger plein de fruits, avec lesquels elles font de bonnes confitures…
  • un atelier de liqueurs, d’où sortent du limoncello, de l’alcool de noix, de cerise et même de grenadier !
  • un petit rucher, qui leur fournit du miel de pins et du miel de fleurs !

Par ailleurs, les soeurs ont aussi un travail manuel, mais moins agricole, que l’on pourrait qualifier d’artisanat monastique : elles “écrivent” des icônes, cousent des vêtements sacerdotaux, tissent, brodent, sculptent, et enfin confectionnent des mosaïques. 

Et pour découvrir les produits des soeurs d’Ormylia ?

Sur place au monastère bien sûr : Ormylia Monastery, Ormylia 630 71, Grèce ! Mais si la Grèce fait un peu loin pour vous, vous pouvez acheter en ligne les produits du monastère d’Ormylia ! Vous serez pour cela redirigés vers la boutique monastique en ligne de Divine Box.

Pour faire face aux incertitudes de ces temps inédits, retour sur un article plus que jamais d’actualité

La prochaine session de Bilan EPHATA aura lieu du 30 novembre au 4 décembre chez les moines bénédictins de l’abbaye de Notre-Dame de Fontgombault, dans la Brenne.

Bilan EPHATA mais qu’est-ce que c’est ? Réponse avec Infocatho :

À quel moment est-il opportun de réaliser un bilan de compétences comme Ephata ?

Au milieu de sa vie, comme Dante, ou tout au début, comme n’importe quel étudiant cherchant un stage, on éprouve le besoin de savoir qui on est et de quoi l’on est capable. Ce n’est pas juste une question de formation, ni de marché de l’emploi, ni d’opportunité : c’est un choix de vie. Qui suis-je, qu’ai-je fait, que puis-je faire et surtout de quoi ai-je envie ?

A quelle interrogation, voire à quelle inquiétude, répond ce besoin de bilan ?

Plutôt que d’être pris dans le flux de la carrière professionnel, mi-choisissant mi-subissant ce que l’entreprise qui emploie ou la filière suivie présente comme la voie normale à suivre, quitte à être surpris, déçu et même abimé par les tours et détours du chemin, pourquoi ne pas se poser et prendre le temps d’un bilan qui met en perspective les compétences acquises – et celles dont on ignore qu’on les possède, tous ces soft skills aujourd’hui si prisés –, les carrières possibles et les choix de vie, dans une perspective chrétienne.

La démarche va bien au-delà du seul avenir professionnel…

C’est en effet ce que propose l’équipe Bilan Ephata. Répertorier ses talents, mieux se connaître, se projeter, choisir et discerner et enfin construire un projet qui mette en phase projet professionnel et projet de vie, pour ressentir son unité, trouver ou retrouver une cohérence. Un bilan de compétences, c’est un bilan de vie, car on n’évalue pas mécaniquement des acquis techniques, on fait le point sur ce qu’est la personne, ce qu’elle sait, ce qu’elle est capable d’entreprendre.

Vous effectuez ces bilans dans un cadre religieux

L’essentiel de la démarche de bilan est réalisé lors d’une session de cinq jours dans une abbaye, car ce sont des lieux parfaits pour être au calme et prendre le temps de réfléchir sur soi. Les moines savent traiter l’homme dans sa globalité, corps, esprit et âme, et les abbayes et leurs rythmes sont pensées pour prendre conscience de cette unité. Cela dit, les bilans Ephata ne sont pas conduits par les moines, même si ceux-ci accompagnent la démarche. C’est une équipe de professionnels qui vous prend en charge, avec des consultants RH, des praticiens psychologues et même un ostéopathe si besoin.

Manifestations contre la barbarie : larges échos dans la presse

La presse régionale et nationale se fait l’écho des dizaines de manifestations organisées aujourd’hui dans toute la France contre le projet de loi ni bio ni éthique :

Communiqué de Marchons Enfants :

60 manifestations simultanées en France pour dire non à la PMA sans père, la GPA, la filiation fictive, les embryons transgéniques, les chimères…

A l’appel du mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label « Marchons Enfants !», les opposants à la marchandisation de l’être humain, à la PMA sans père, à la GPA et au projet de loi bioéthique dans son ensemble ont donné de la voix aujourd’hui. De Lille à Toulon, de Brest à Strasbourg en passant notamment par Lyon, Bordeaux, La Défense ou Versailles, les manifestants ont battu le pavé. A Paris, c’est Place Vendôme, devant la porte du Ministère de la Justice, que les opposants au projet de loi ni bio, ni éthique, se sont donnés rendez-vous. Toutes ces manifestations ont pu se dérouler dans de bonnes conditions, sans incidents, dans l’enthousiasme et la détermination. Les consignes sanitaires, le port du masque et la distanciation physique ont été respectés, en bonne coordination avec les autorités pour alerter contre ce projet de loi tant qu’il est encore temps dans toute la France.

Il faut néanmoins prendre acte des conséquences de la crise sanitaire qui conduisent à une vie démocratique dégradée. C’est pourquoi, la poursuite de l’examen du texte doit évidemment être reportée sine die. C’est ce que demandent les deux tiers des Français dans un enquête Ifop réalisée le 1er octobre.

Tout au long de la journée, les manifestants, experts et porte-paroles des associations rassemblées sous le label « Marchons Enfants » ont répété une nouvelle fois les risques et menaces des principales mesures du projet de loi bioéthique dont ils demandent le retrait ou la réécriture de fond en comble.

Comme à chaque mobilisation, la jeunesse a répondu présent pour assumer ses responsabilités en s’engageant durablement pour une société plus juste. Elle s’est levée et entend prendre la tête d’un grand mouvement social pour la famille, premier lieu de solidarité comme le confinement l’a révélé.

Au soir de cette journée de mobilisation réussie, le mouvement associatif unitaire « Marchons Enfants ! » est plus déterminé que jamais à obtenir le retrait d’un projet de loi injuste pour les enfants qui seraient délibérément privés de père.

« Cacher son visage, mettre un masque, c’est se replier sur soi et refuser le vivre ensemble »

L’émission de l’ECLJ sur RCF est consacrée au dixième anniversaire de la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public :

« Burqa/masques : la République se vit-elle encore à visage découvert ? ».

Il contient quelques archives des débats parlementaires, avec des paroles de ministre et députés à relire aujourd’hui :

« le projet de loi (…) ne stigmatise pas telle ou telle façon de dissimuler son visage, telle ou telle raison de dissimuler son visage. Vivre la République à visage découvert, c’est une question de dignité » ; « Dissimuler son visage au regard de l’autre est une négation de soi, une négation de l’autre (…), une négation des fondements nécessaires à la vie en société ». « Masquer son visage, c’est disparaître, ne plus exister pour l’autre. C’est la négation de la personne ». « Cacher son visage, mettre un masque, c’est se replier sur soi et refuser le vivre ensemble »

Manifestations dans toute la France contre la barbarie du projet « bioéthique »

Compiègne :

Tours :

Evreux :

Toulon :

Saint-Brieuc :

Bayonne :

Villefranche-Sur-Saône :

Le député LR Bernard Perrut est présent dans le groupe de manifestants :

Limoges :

Chartres :

Moulins :

Vienne :

Strasbourg :

Roanne :

Nantes :

Vannes :

Pau :

Rennes :

Lyon :

Annecy :

Dijon :

Versailles, en présence de Mgr Valentin, évêque auxiliaire :


Saint-Quentin :

Melun :

Toulouse :

Le Puy en Velay :

Paray le Monial :

Saint Maur des Fossés :

Paris :

La Défense :

Clermont-Ferrand :

Périgueux :

Bordeaux :

Grenoble :

Nice :

Marseille :

Aix en Provence :

Cognac :

Mont de Marsan :

Melun :

Lille :

Brest :

Sens :

Et pendant ce temps, la camp de la haine :

Cardinal Zen : Pour l’amour de la vérité je ne garderai pas le silence

Yves Daoudal a traduit un texte du cardinal Zen, lequel est allé récemment à Rome pour tenter de rencontrer le pape à propos de la situation à Hong Kong, qui ne l’a pas reçu.

J’ai lu le discours du cardinal Parolin, secrétaire d’État de Sa Sainteté, à Milan le 3 octobre. C’était écœurant ! Il n’est nullement stupide ou ignorant, il a raconté une série de mensonges en regardant dans les yeux.

Le plus répugnant a été l’insulte faite au pape émérite Benoît XVI en disant que celui-ci approuvait l’accord signé par le Saint-Siège il y a deux ans, sachant que notre très doux et très gentil Benoît ne viendra certainement pas le nier. C’était aussi très ridicule et humiliant pour l’innocent cardinal Re d’être utilisé une fois de plus pour soutenir les mensonges du Très Eminent Secrétaire.

Parolin sait qu’il ment. Il sait que je sais qu’il est un menteur. Il sait que je dirai à tout le monde qu’il est un menteur. Il n’est pas seulement sans vergogne, mais aussi téméraire. Que n’osera-t-il pas faire maintenant ? Je pense qu’il n’a même pas peur de sa conscience.

Je crains qu’il n’ait même pas la foi. J’ai eu cette impression lorsque Parolin, le secrétaire d’État, dans un discours commémoratif en l’honneur du cardinal Casaroli, a salué son succès dans l’établissement de la hiérarchie ecclésiastique dans les pays communistes d’Europe, en disant que « quand on cherche des évêques, on ne cherche pas des “gladiateurs”, qui s’opposent systématiquement au gouvernement et qui aiment se montrer sur la scène politique ».

Je lui ai écrit pour lui demander si son intention avait été de décrire le cardinal Wyszynski, le cardinal Mindszenty et le cardinal Beran. Il a répondu sans le nier. Il a seulement dit que si j’étais mécontent de son discours, il s’en excusait. Mais celui qui méprise les héros de la foi n’a pas la foi !

L’histoire

Voyons comment Parolin a résumé l’histoire.

La mention rituelle de Matteo Ricci comme modèle insurpassable dans l’histoire de la mission de l’Église en Chine commence à m’inquiéter. Beaucoup de missionnaires qui ont évangélisé au milieu du peuple n’étaient pas moins admirables (sans conteste je suis fier de devoir ma première éducation dans la foi aux jésuites de Shanghai).

Parolin a retracé les tentatives de dialogue jusqu’au Pape Pie XII. Par chance il a également déclaré que Pie XII avait abandonné la tentative, ajoutant que « cela a créé la méfiance mutuelle qui a marqué l’histoire ultérieure ».

Il semble dire que c’est la « méfiance » qui a causé toute l’histoire des 30 années suivantes ! L’histoire peut-elle être simplifiée d’une telle façon ? Qu’en est-il de l’expulsion des missionnaires, de tous les missionnaires, après qu’ils furent soumis au jugement des tribunaux populaires, condamnés comme impérialistes, oppresseurs du peuple chinois et même assassins ? Le représentant pontifical a également été expulsé, et de nombreux évêques ont été expulsés après des années de prison !

Ayant expulsé les « oppresseurs impérialistes », ils en sont venus à punir les opprimés, les chrétiens et le clergé chinois, coupables de ne pas vouloir renoncer à la religion apprise de ces oppresseurs !

La moitié de l’Église s’est retrouvée en prison et dans des camps de travaux forcés. Pensez aux jeunes membres de la Légion de Marie, qui sont entrés dans la prison à l’adolescence et avaient presque 40 ans lorsqu’ils ont été libérés (sauf ceux qui y sont morts).

L’autre moitié de l’Église s’est également retrouvée en prison, mais après avoir été torturée sous les gardes rouges de la révolution culturelle. Après cela, il y eut 10 ans de silence.

Certains disent : N’êtes-vous pas capable d’oublier les souffrances du passé ? Je n’ai rien souffert personnellement (je suis à Hong Kong depuis 1948), ma famille et mes confrères ont souffert.

Purification de la mémoire ? Pardonner, oui ! Mais oublier l’histoire ? L’histoire est professeur de vie !

Parolin a mentionné le cardinal Echegaray comme celui qui a commencé un nouveau chemin « avec des hauts et des bas ». Pour ceux qui le connaissaient, le cardinal Echegaray était un optimiste impénitent. Il aimait énormément la Chine. Peu de gens savent comment les communistes ont traité ce vieil ami, quand il leur a rendu visite dans un moment malheureux : pendant la campagne contre la canonisation des martyrs chinois, on lui a servi une heure d’insultes et d’humiliations (un prêtre des missions en a été témoin) !

Le chemin « avec des hauts et des bas » est en ligne droite, il n’a jamais changé ! Mgr Claudio Celli qui était le négociateur avant Parolin se plaignait du fait que l’homologue chinois n’avait pas négocié, ils répétait simplement comme un gramophone : « Signez l’accord ! »

Aujourd’hui, Mgr Celli n’a qu’un seul mot pour l’Église indépendante de Chine : compassion. Mais la vraie compassion doit être de libérer les esclaves de l’esclavage, non de les encourager à être de bons esclaves.

L’Ostpolitik du Saint-Siège

Oui, le dialogue avec les communistes a commencé il y a longtemps. Il y avait déjà des évêques représentatifs des pays communistes au Concile Vatican II convoqué par le Pape Jean XXIII. Puis le Pape Paul VI a envoyé Mgr Casaroli, en diverses missions, pour rétablir les hiérarchies dans ces pays.

C’était un travail dans le brouillard (comme le dit Casaroli), il n’avait aucun moyen de connaître la situation réelle. Les hiérarchies établies ? Des évêques fantoches, davantage des fonctionnaires que de bergers du troupeau. Mais dans ces pays avec une longue histoire chrétienne, ils ne pouvaient pas trop mal se comporter (il y a deux ans, je suis allé visiter Budapest, Bratislava et Prague pour apprendre certaines de leurs histoires).

Le dialogue s’est poursuivi avec le Pape Jean-Paul II et le Pape Benoît, mais quel a été le résultat de cette politique que l’on appelle habituellement l’Ostpolitik ?

Dans le livre Benoît XVI – Dernier Testament : dans ses propres mots (p. 170) : A la question (par Peter Seewald) : Avez-vous partagé et soutenu activement l’Ostpolitik du Pape (Jean-Paul II) ? Benoît : « Nous en avons parlé. Il était clair que la politique de Casaroli… bien qu’elle ait été mise en œuvre avec les meilleures intentions du monde, avait échoué. La nouvelle direction poursuivie par Jean-Paul II est le fruit de son expérience personnelle, de ses contacts avec ces puissances. Naturellement, on ne pouvait donc pas espérer que ce régime s’effondrerait bientôt, mais il était évident qu’au lieu d’être conciliant et d’accepter des compromis, il fallait s’y opposer avec force. Telle était la vision fondamentale de Jean-Paul II, que j’ai partagée. »

L’application de l’Ostpolitik en Chine

Dans sa lettre de 2007, le Pape Benoît XVI a précisé le principe qui doit guider tout dialogue : on ne peut pas vouloir parvenir à un résultat à tout prix, un bon résultat dépend de la volonté des deux parties : « La solution des problèmes existants ne peut pas être recherchée via un conflit permanent avec les autorités civiles légitimes ; en même temps, cependant, le respect de ces autorités n’est pas acceptable lorsqu’elles interfèrent indûment dans les questions concernant la foi et la discipline de l’Église. »

Le Pape François, lui aussi, est clair sur le principe qui doit guider le dialogue. En Corée, à l’occasion de la Journée de la Jeunesse asiatique, il a déclaré aux évêques asiatiques réunis là-bas : il y a deux principes de dialogue, d’abord la fidélité à sa propre identité (on ne peut pas renoncer à son ecclésiologie et à ses disciplines fondamentales), puis il est nécessaire d’ouvrir le cœur et d’écouter.

Continuité ?

En pratique, il n’y a pas de continuité entre Benoît et François mais seulement la continuité d’une personne, Parolin.

Dans mon livre Pour l’amour de mon peuple, je ne resterai pas silencieux, j’ai raconté comment un groupe de pouvoir au Vatican n’a pas suivi la ligne du pape Benoît XVI pour résoudre les problèmes avec le gouvernement de Pékin.

La question se pose : un pape aussi connu pour sa dureté (on lui a même donné le surnom de « Rottweiler de Dieu ») tolérerait-il cela ? Oui, le pape Benoît XVI, qui est l’homme le plus doux et le plus timide du monde, hésite beaucoup à exercer son autorité.

Un jour, moi, un grand pécheur, lui ai fait la moue et lui ai dit : « Vous me dites de vous aider en ce qui concerne l’Église en Chine. Ces autres personnes ne suivent pas votre ligne et vous n’intervenez pas. Qu’est-ce que je vais faire ? Bertone ne m’aide pas non plus, pourquoi ? » Il a répondu : « Parfois, on ne veut pas offenser quelqu’un. » Il voulait dire le cardinal Dias, alors préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, ainsi que le négociateur du Saint-Siège avec Pékin, Mgr Parolin, tous deux enthousiastes à propos de la politique de l’Ostpolitik.

On pourrait dire que je révèle des choses dites dans une conversation privée et que je peux embarrasser la personne concernée. Oui, mais je pense que c’est bien mieux que de le laisser prendre la responsabilité d’approuver une mauvaise affaire.

Une chose étrange a été que lorsque le cardinal Tomko était préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le négociateur informait les membres de ces réunions secrètes périodiques sur l’avancement des négociations (non officielles). Lorsque le pape Benoît XVI a créé une respectable Commission pour l’Église en Chine, elle a plutôt été laissée dans l’ignorance.

Au cours de l’année 2010, il y a eu des rumeurs selon lesquelles un accord était prêt. Mais à un moment donné, tout est tombé dans le silence. Parolin a été envoyé au Venezuela et Ballestrero est entré, Savio Hon est arrivé à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples avant même que Dias ne prenne sa retraite. De tout cela, on peut interpréter que le pape Benoît XVI a, in extremis, rejeté le projet d’accord et donné une toute nouvelle tournure aux choses.

Lorsque le pape François a rappelé Parolin du Venezuela et en a fait son secrétaire d’État, l’une des premières choses que Parolin a faites a été de faire disparaître silencieusement la Commission pour l’Église en Chine et bientôt l’Ostpolitik envers la Chine a ouvert la voie. Dialogue avec l’ennemi oui, mais pas entre nous ! Le pape François a manifestement remis la Chine entièrement entre les mains de son secrétaire d’État.

Il n’y a pas de continuité entre Benoît qui a dit non à l’Ostpolitik et François qui a dit oui à l’Ostpolitik. Il y a la continuité de l’Ostpolitik de Parolin : avant il ne suivait pas Benoît et maintenant François le suit.

On me demandera : dites-vous que Parolin manipule le Saint-Père ? Oui, je ne sais pas pourquoi le Pape se laisse manipuler mais j’ai des preuves pour le croire et cela rend même moins douloureux et répugnant pour moi de critiquer le Saint-Siège.

Lorsqu’il était en train de légitimer les sept « évêques » excommuniés et de demander à deux évêques légitimes de la communauté clandestine à démissionner, lors d’une audience accordée à Mgr Savio Hon, le pape a dit trois choses : « Ce n’est pas bon », « pourquoi n’en ont-ils pas discuté avec moi? », « Je vais examiner la question ».

Plus tard, lors d’une audience qui me fut accordée, j’ai demandé au Pape François : Avez-vous eu l’occasion de vous intéresser à ce problème ? Il a rapidement répondu : « Oui, je leur ai dit de ne pas créer une autre affaire Mindszenty. » Cela ne pouvait être plus clair et plus précis. (Malheureusement, les choses se sont déroulées exactement comme ce qui est arrivé au cardinal Mindszenty. Les deux évêques ont été forcés de confier leurs fonctions à deux hommes indignes.)

Les choses qui sont sorties du Vatican venaient de Parolin (évidemment avec le consentement du Pape) !

L’effet de l’accord

Mais comment pouvez-vous dire que l’accord est mauvais ? N’ayant pas lu le texte, en particulier celui en chinois, je n’ai pu donner aucun jugement. Mais le Très Eminent Parolin lui-même et ses hommes de main ont souvent déclaré qu’un mauvais accord vaut mieux que pas d’accord. Je ne peux pas comprendre cela alors que je suis professeur de morale. J’enseigne toujours que le mal ne peut être fait même avec une bonne intention.

– On dit : l’accord est bon, les communistes chinois ont enfin reconnu le Pape comme l’autorité suprême de l’Église catholique.

Si je ne vois pas le texte, je ne le crois pas.

– Le Pape aura le droit de veto !

Si je ne vois pas le texte, je ne le crois pas. Même en supposant qu’il l’a, combien de fois peut-il l’utiliser sans embarras ?

– Avec l’accord, il n’y aura plus d’évêques illégitimes !

Peut-on se fier à la parole d’un régime totalitaire ? Vous ne vous souvenez pas du pacte avec Napoléon, du concordat avec le gouvernement nazi ?

Si le Vatican est aussi docile qu’il l’est, les évêques légitimes ne seront pas forcément des évêques dignes. L’Église indépendante en Chine est maintenant pleine d’évêques « opportunistes », des gens qui se vendent au gouvernement pour faire une carrière de pouvoir et de richesse.

A propos, si les sept excommuniés légitimés sont l’échantillon de ce qui est à venir, que le Seigneur nous en libère. Ont-ils changé de conduite ? Ont-ils montré un signe de repentir ? De gratitude pour le pardon accordé par le Pape ? Une promesse publique de respecter la doctrine et la discipline de l’Église ? Au lieu de cela, ce que vous voyez, c’est qu’ils chantent victoire : nous avons fait le bon choix en restant avec le gouvernement !

Particulièrement dégoûtant a été le traitement des deux évêques légitimes qui ont été forcés de céder la place aux excommuniés. Après sa « victoire », Huang Bingzhang, l’évêque de Shantou désormais légitimé, a organisé une grande fête avec l’évêque déchu Zhuang Jianjian dans l’église de Zhuang. Son clergé et de nombreux fidèles sont venus nombreux en autocar, mais le clergé et les fidèles des destitués n’ont pas été admis (la police a maintenu l’ordre). Ils voulaient que le déchu vienne concélébrer et ainsi l’humilier. Mais le vieil évêque a toujours l’esprit clair, il a dit : « Quand vous vous mariez, vous faites la fête. Mais j’ai été obligé de divorcer de mon diocèse, qu’y a-t-il à célébrer ? » et il s’est retiré.

L’évêque Guo Xijin de Mindong, qui dirige la communauté non officielle avec beaucoup plus de membres que celui de son concurrent, a obéi au Vatican en abandonnant sa position à l’excommunié et en devenant son auxiliaire. Mais tout le monde a vu comment ils ont rendu sa vie impossible, alors tout ce qu’il pouvait faire était de démissionner (c’est dans les nouvelles de ces jours-ci).

L’Église en Chine est-elle enfin unie ? Y a-t-il rapprochement entre les deux communautés ecclésiales ? Y a-t-il normalisation de la vie ecclésiale, simplement parce que le Pape donne sa bénédiction à cette situation misérable, à cette victoire de l’ennemi ?

Est-ce bon d’avoir tous les évêques légitimes mais dans une Église objectivement schismatique ? Est-ce un progrès ? Quel genre de parcours cela commence-t-il ?

Son Eminence Parolin semble très humble de dire que le résultat de l’accord n’a pas été particulièrement excitant, mais c’est évidemment un euphémisme, je dirais que cela a été tout simplement désastreux.

Le dernier acte : tout le monde dans une Église schismatique !

Plus désastreux et plus cruel a été le dernier acte de cette tragédie : le document de fin juin de l’année dernière. Les « Directives pastorales du Saint-Siège concernant l’enregistrement civil du clergé en Chine » ont été publiées par le « Saint-Siège », sans spécification du département et sans signature (mais on sait que c’est une création de Parolin). Tout le monde est invité à rejoindre l’Association patriotique, c’est-à-dire l’Église indépendante. C’est le coup de grâce !
Certaines des communautés « clandestines », dirigées par des évêques et des prêtres, sont heureuses de pouvoir enfin, tuta conscientia, ôter le fardeau d’être « illégales ». Mais lorsqu’ils entrent dans la cage à oiseaux, ils se font moquer d’eux par les anciens locataires : « Nous l’avons toujours dit…» Mais beaucoup de ceux qui ont résisté au régime tout au long de leur vie et persévéré dans la vraie foi (avec de nombreux martyrs dans leurs familles) sont désormais invités par le même « Saint » Siège à se rendre !? Perplexité, déception et même (personne ne devrait être scandalisé) ressentiment d’avoir été trahi.

Il est vrai que le document dit que le Saint-Siège « respecte » leur conscience s’ils ne se sentent pas de faire cet acte. Mais l’effet pratique est le même : ils n’auront plus leurs églises, ils ne pourront plus dire de messes pour les fidèles dans les maisons privées, ils ne leur seront plus donné d’évêques. Il leur reste à vivre la foi uniquement dans les catacombes, en attendant des jours meilleurs.

La situation générale

Beaucoup de choses se sont passées pendant cette période, je ne dis pas  «à cause de l’accord » mais certainement « malgré l’accord » : durcissement notable de la persécution, persistance à faire disparaître les communautés non officielles, exécution stricte de règles autrefois assouplies, comme l’interdiction pour les mineurs de moins de 18 ans d’entrer dans les églises et de participer à des activités religieuses. La « sinisation » n’est pas ce que nous entendons par inculturation. C’est la religion du Parti communiste : la première divinité est le pays, le parti, le chef du parti.

Comment le Très Eminent peut-il dire que tout cela n’a rien à voir avec l’accord ? La vie peut-elle être coupée en morceaux ?

En fait, Son Eminence relie également l’accord à la paix internationale et à la résolution des tensions. Mais il semble que pour sauver l’accord, le Saint-Siège ferme les deux yeux sur toutes les injustices que le Parti communiste inflige au peuple chinois.

Et Hong Kong ?

Hong Kong aussi, avec l’introduction de la loi sur la sécurité nationale, est devenue une ville sous régime totalitaire. Les citoyens ont perdu tous leurs droits, y compris celui d’expression, de parole et sont menacés par une incroyable brutalité policière.

Si l’on ne nie pas explicitement le statut d’autonomie de Hong Kong, l’accord ne concernerait pas Hong Kong. Mais on entend que pour être évêque de Hong Kong il faut avoir la bénédiction de Pékin !?

Seigneur, sauve-nous de nos puissants ennemis !

Que Notre Dame du Saint Rosaire nous protège de tout danger !

Pour combattre le séparatisme on enseigne l’arabe et pour combattre le jihadisme on relâche 200 jihadistes

Sophie Pétronin est arrivée vendredi en France où elle a été accueillie par le président Emmanuel Macron, au lendemain de l’officialisation de sa libération, après près de quatre ans de captivité aux mains des islamistes au Sahel. Les otages étaient détenus par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la principale alliance djihadiste au Sahel liée à Al-Qaida. Une rançon de 10 millions aurait été versée par le Vatican, et 200 jihadistes ont été libérés. Ces derniers vont reprendre les armes immédiatement.

Sophie Pétronin n’a pas souhaité s’exprimer à son arrivée à l’aéroport militaire de Villacoublay, et le chef de l’Etat n’a pas non plus pris la parole devant les caméras.

Mais c’est sur les antennes de RFI qu’elle a lâché le morceau :

Le journaliste Serge Daniel demandait à Sophie Pétronin « un mot sur (ses) geôliers… »

– Sur mes geôliers ?

– Oui, sur vos ravisseurs…

– Appelez-les comme vous voulez. Moi, je dirais que ce sont des groupes d’opposition armée au régime. Il y a eu celle de 1990. En 1996, ils ont signé des accords de paix. Si nous voulons la paix réellement au Mali, il faut que chacun respecte son engagement. »

– Ce ne sont pas des jihadistes, vos ravisseurs ?

– Pourquoi vous les appelez jihadistes, parce qu’ils font le jihad ? Vous savez ce que ça veut dire en français : ‘jihad’, c’est ‘guerre’.

Pour Sophie Pétronin, le « gouvernement de transition » (…) « a demandé la libération de (ses) militaires »  comme l’auraient fait les « armées française, congolaise ou malienne ou américaine ». Et Sophie Pétronin de revenir sur le ‘Jihad’,

 « c’est ‘guerre’ en français et c’est une guerre entre des groupes d’opposition armée au régime, ils trouveront le chemin pour la paix. Je leur souhaite en tout cas vivement. »

Dans une autre déclaration, issue d’une vidéo mise en ligne par TV5 Monde, Sophie Pétronin implore :

Sur les réseaux sociaux, les Musulmans se réjouissent qu’après 4 ans de captivité chez Al Qaeda, Sophie Pétronin se soit convertie à l’Islam. Qu’ils ne viennent plus ensuite dénoncer les amalgames…

Sophie Pétronin (…) a esquissé une vision dédramatisée de sa captivité. Cela

« se passait bien, l’air était sain, bon (…) Je me suis accrochée, j’ai tenu, j’ai beaucoup prié parce que j’avais beaucoup de temps, je me suis promenée, j’ai bien mangé, j’ai bien bu, de l’eau fraîche hein ! ».

Si le temps lui a paru « un peu » long, elle dit avoir

« transformé la détention, si on peut dire, en retraite spirituelle»

Désormais, elle souhaite retourner au Mali.

La Famille Missionnaire de Notre-Dame participera samedi 10 octobre 2020 aux manifestations “Marchons enfants !”

La Famille Missionnaire de Notre-Dame (FMND) participera demain, samedi 10 octobre 2020, avec Alliance VITA, aux manifestations “Marchons enfants !” pour manifester son opposition au projet de loi bioéthique par attachement aux droits des plus fragiles.

La Famille Missionnaire de Notre-Dame invite ses amis à participer aux manifestations, demain samedi 10 octobre, aux manifestations organisées par “Marchons enfants!”. Nous désirons rappeler cette citation de l’Encyclique Humanae Vitae que Paul VI avait donné, le 25 juillet 1968 qui révèle que « la contraception et l’avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d’une même plante », écrivait Saint Jean-Paul II dans Son Encyclique Evangelium Vitae.

Il est fréquemment affirmé, écrivait encore ce Saint Pape, que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l’avortement. On accuse aussi l’Eglise catholique de favoriser de fait l’avortement parce qu’elle continue obstinément à enseigner l’illicéité morale de la contraception. A bien la considérer, l’objection se révèle en réalité spécieuse. Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l’intention d’éviter ultérieurement la tentation de l’avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l’exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l’acte conjugal — sont telles qu’elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d’une vie non désirée. De fait, la culture qui pousse à l’avortement est particulièrement développée dans les milieux qui refusent l’enseignement de l’Eglise sur la contraception.

Certes, du point de vue moral, la contraception et l’avortement sont des maux spécifiquement différents: l’une contredit la vérité intégrale de l’acte sexuel comme expression propre de l’amour conjugal, l’autre détruit la vie d’un être humain; la première s’oppose à la vertu de chasteté conjugale, le second s’oppose à la vertu de justice et viole directement le précepte divin « tu ne tueras pas ». Mais, même avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l’avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d’une même plante. Il est vrai qu’il existe même des cas dans lesquels on arrive à la contraception et à l’avortement lui-même sous la pression de multiples difficultés existentielles, qui cependant ne peuvent jamais dispenser de l’effort d’observer pleinement la loi de Dieu. Mais, dans de très nombreux autres cas, ces pratiques s’enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et elles supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l’épanouissement de la personnalité de chacun.

La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient ainsi l’ennemi à éviter absolument, et l’avortement devient l’unique réponse possible et la solution en cas d’échec de la contraception ».

Nous manifesterons, ce samedi 10 octobre, pour apporter notre contribution à l’éducation au bel amour en vue du combat olympique de la pureté, pour soutenir les familles et ne pas accepter passivement la déconstruction de la famille et pour refuser la désacralisation de la vie.

Toute vie humaine est sacrée et doit être protégée de sa conception à son terme naturel !

Il sera interdit de broyer des poussins, mais il sera possible de broyer des fœtus humains de 14 semaines

De Bernard Antony :

Voilà que bat son plein à nouveau la campagne contre la chasse en général et contre la chasse à courre en particulier, et de même, contre la corrida. Cela heurte la sensibilité d’un certain nombre de nos contemporains, s’indignant de ce que l’être humain puisse causer de la souffrance aux animaux. Dans la même logique, ne faudrait-il pas alors agir pour que les fauves ne coursent plus les gazelles avant de les déchirer à pleines dents ? La nature est hélas cruelle et la réformer pour y faire régner une perpétuelle douceur relationnelle entre les créatures ne relèverait-il pas d’une gentille folie ? Et que diraient alors les défenseurs des tigres et des lions, et des léopards, qui ne se résigneront pas à manger de l’herbe ? Et ceux des crocodiles ?

Trêve ici de plaisanterie.

Car sans avoir quelque complaisance que ce soit pour les souffrances infligées à des animaux et dont certaines pourraient sans doute être évitées, comment ne pas d’abord éprouver de l’horreur pour les souffrances souvent atroces que les hommes infligent aux hommes ? Et en premier, pour les mises à mort des êtres humains appelés à se développer neuf mois durant le sein de leurs mères ?

Or ne voilà t-il pas que successivement l’Assemblée nationale a voté deux lois autorisant l’élimination de ces êtres ce que devra confirmer ou infirmer le Sénat:

  • La première, permettant de mettre fin à la vie de l’enfant à naître jusqu’avant l’accouchement, après détection « d’anomalies ». L’avortement se muant ainsi en infanticide républicainement autorisé….
  • La seconde, votée ce 8 octobre, faisant passer la durée « légale » pour l’interruption volontaire de vie de 12 à 14 semaines.  A ce stade là, l’enfant, déjà largement en voie de formation est un être sensible et souffrant. Dans l’avortement, il est atrocement déchiqueté. Beau progrès humain en vérité, mesdames et messieurs les néos-écologistes! Confierai-je qu’on se prend quelquefois à regretter que vos mères n’aient pas eu d’aussi bons principes que vous…

Sur C News, ce 8 octobre, le présentateur Pascal Praud commente le passage des 12 aux 14 semaines abortivement légalisées comme allant dans une évolution vers de « plus en plus de droits pour les femmes » (sic !).  C’est vrai: de plus en plus de droits à commettre la suppression de vie des enfants ainsi privés, sans défense, du droit de naître.

Dans cette émission, on mesure pleinement les limites actuelles du droit d’expression sur l’avortement. Si un des participants allait jusqu’à avouer qu’il est contre l’avortement, alors il serait lui-même, tout de suite avorté de l’univers médiatique. Ainsi, l’excellent Eric Zemmour prend-il plusieurs fois bien soin de rappeler qu’il n’est pas contre le droit à l’avortement. Si tel était le cas, ce serait sa fin médiatique. Alors, tout de même, il se risque à rappeler qu’au moment du vote de la loi Veil, il avait trouvé qu’il y avait des personnes également respectables dans les partisans et adversaires de la loi.

Je l’ai déjà plusieurs fois exprimé, il y a quelque chose d’extraordinaire dans l’absolue intouchabilité idolâtrique du tabou de l’avortement. Seul, maintenant, arrive à l’égaler celui du « droit du blasphème » pour la première fois proclamé en France par un chef de l’Etat.

Les deux premiers commandements d’une charte républicaine des valeurs pourraient être désormais les suivants :

  1. Toujours et partout, tu respecteras et défendras le doit à l’avortement.
  2. Toujours et partout, tu respecteras et défendras le droit du blasphème.

Ainsi va la République !

La chasse aux policiers n’est jamais fermée

On ne sait à l’heure où j’écris si les deux policiers d’Herblay sur Seine victimes d’une féroce tentative d’assassinat survivront à leurs blessures par lynchage et par balles. Il n’est guère désormais de semaine qui passe sans apporter les nouvelles d’actes criminels perpétrés contre des policiers. Certains abominables. N’est-il point enfin temps de reposer la question générale du châtiment des crimes les plus atroces ? La question du rétablissement de la peine de mort, au sommet de l’édifice judiciaire, fut-ce pour n’être que très rarement prononcée et peut-être plus rarement exécutée, doit-elle demeurer aussi un tabou ? Rappelons que la peine de mort, par avortement a été infligée l’an passé à 233 000 enfants qui auraient pu naître.

Pour les deux tiers des Français, le projet de loi bioéthique doit être reporté

Le sondage exclusif Ifop souligne la volonté des Français que le gouvernement se concentre sur la crise sanitaire, économique et sociale. Plus des trois quarts des Français sont par ailleurs en désaccord avec l’argument majeur avancé par les partisans de la PMA sans père selon lesquels la présence paternelle ne serait pas indispensable pour un enfant.

À l’approche de la journée nationale de mobilisation contre le projet de loi bioéthique organisée samedi 10 octobre par le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label « Marchons Enfants ! », un sondage Ifop révèle une nouvelle fois le décalage entre les Français et les mesures phare de ce qui n’est encore qu’un projet de loi.

Premier enseignement, les Français sont conscients de l’impact de la crise sanitaire sur la vie démocratique. Les mesures prises pour contenir la reprise de l’épidémie de Covid conduisent à réduire le champ d’expression démocratique. Il est en effet impossible d’organiser des manifestations unitaires immenses, alors que l’opposition au projet de loi est immense. Et il est même impossible d’organiser des événements très importants pour informer et sensibiliser le grand public. Les rendez-vous avec des élus, en particulier les parlementaires, sont également plus limités. Sans oublier, et c’est bien normal, que les Français, comme les décideurs publics, ont la tête ailleurs et sont concentrés sur les conséquences de l’épidémie sur leur vie professionnelle et personnelle. Conséquence directe : une large majorité des Français (56%) estiment que cette situation de vie démocratique dégradée doit conduire le Président de la République à suspendre les réformes sociales et sociétales en cours.

Compte tenu de la situation sanitaire, 2 français sur 3 (64%) souhaitent que le gouvernement reporte le projet de loi bioéthique. C’est nettement plus que pour l’ensemble des réformes sociales et sociétales. La crise sanitaire et ses conséquences sur notre système de santé sont dans toutes les têtes. Cette situation conduit à s’interroger sur la place de la santé et sa définition. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

« Dans le monde de l’après-Covid, il est difficilement compréhensible d’envisager d’autoriser la PMA sans père, c’est-à-dire une PMA sans motif médical. Et son remboursement, retiré par les sénateurs lors de la 1ère lecture, serait une provocation dans un contexte qui a révélé au grand jour le dramatique manque de moyens dont disposent les soignants ».

L’enquête Ifop montre enfin que pour plus des trois quarts des Français, un père et une mère ont des rôles différents et complémentaires l’un de l’autre. Voilà qui met à mal l’argument favori des partisans de la PMA sans père et de la GPA qui ne cessent de répéter que l’amour de deux « mères » peut remplacer un père. Mais les Français sont conscients, dans leur immense majorité, qu’une mère – ou deux – ne remplace pas un père. « Cette prise de conscience des enjeux qui sont au cœur du projet de loi bioéthique devrait conduire à au retrait du texte en vue de sa réécriture en profondeur », poursuit Ludovine de La Rochère.

Les animaux, oui, les petits d’homme, non

Débat symptomatique de la folie qui a envahi nos élus. Juste après le débat étendant la durée durant laquelle il est permis de massacrer un embryon humain, les députés se sont penchés sur les conditions de vie des animaux. Sans aborder, d’ailleurs, la question de l’abattage rituel…

Réaction du député Xavier Breton :

Je remercie le groupe EDS de nous donner l’occasion de débattre de la question du bien-être animal. Lors de l’examen du texte précédent, notre groupe a pu présenter sa conception de l’humanisme, et nous avons longuement discuté de la procréation et de l’engendrement : pour certains, les êtres humains doivent être voulus par leurs semblables ; pour d’autres, ils doivent être accueillis. À présent, vous soulevez la question des relations entre les hommes et les animaux.

Votre proposition de loi est manifestement marquée, comme le référendum d’initiative citoyenne portant sur le même thème, par l’antispécisme, philosophie qui se caractérise par la négation des espèces. Nous pensons pour notre part, parce que nous sommes humanistes, que l’homme a une vocation particulière, différente de celle des animaux. C’est une bonne chose que nous puissions en débattre.

J’ai déposé des amendements visant à supprimer tous les articles, dont celui-ci, car je suis radicalement opposé à la philosophie du texte, à son esprit même. Accepter une seule de ces mesures tout en rejetant les autres serait se leurrer. En effet, dès lors que nous entrerions dans la logique que vous cherchez à nous imposer, nous serions pris dans un engrenage infernal.

Nous aurons l’occasion de débattre de ce qui différencie l’homme de l’animal. Il s’agit non pas d’une hiérarchie, mais de différences. Certains les nient, considérant que c’est précisément l’homme qui menace la planète et qu’il doit disparaître. Nous nous inscrivons en faux contre cette conception.

Certains veulent remettre complètement en cause les rapports entre les hommes et les animaux. Nous ne nous opposons nullement à des améliorations – il y en a eu constamment au cours de l’histoire –, mais, de grâce, restons reliés aux coutumes et aux traditions. Faisons-les évoluer dans la mesure où c’est nécessaire, mais il est inconcevable pour moi d’accepter la rupture que vous proposez.

Depuis quarante-cinq ans, nous vivons dans le paradigme abortif

De Thibaud Collin dans L’Incorrect :

Dans un silence de mort, la France s’apprête à étendre encore davantage le domaine de la disponibilité de l’embryon humain aux désirs des femmes et aux intérêts des firmes pharmaceutiques. L’embryon humain est ainsi toujours plus réduit à un pur matériau tenant sa dignité du seul regard qu’un tiers porte sur lui. La dignité est devenue synonyme d’utilité. Soit cet embryon humain (rappelons qu’il est humain et non pas canin ou bovin ; et que c’est justement parce qu’il est humain qu’il intéresse tant de gens) est perçu comme pouvant entrer dans un protocole de recherche ou dans un projet parental quelconque (hier un couple homme/femme, aujourd’hui deux femmes ou une femme seule, demain deux hommes), et il sera alors digne d’intérêt. Soit il est perçu comme un intrus ou comme défectueux, et il sera éliminé quel que soit son stade de développement.

Le point commun à toutes ces attitudes est que l’embryon humain n’a aucune consistance ontologique propre. Tel est le legs de la loi Veil (Chirac/Giscard ; pas de raison que ces deux-là n’aient pas à assumer la responsabilité de cette iniquité), que certains s’évertuent à défendre tout en refusant ses conséquences logiques, celles que l’on a sous les yeux avec cet énième projet de loi dit de « bioéthique ».

« Un enfant si je veux, quand je veux. » Le projet de loi actuel consacre la toute-puissance de la mère (version Médée). A partir du moment où l’être humain n’est plus protégé dès sa conception, il n’y a aucune raison valable pour déterminer le moment au-delà duquel il est interdit d’en faire ce qu’un tiers veut en faire. 10 semaines ? 12 semaines ? Demain 14 semaines ou même 16 ? Rappelons que la loi Veil (Chirac/Giscard) permet l’élimination du fœtus handicapé jusqu’à la veille de la naissance. La disposition introduite cet été par les députés en deuxième lecture autorisant de tuer l’enfant à naître jusqu’à la fin de la grossesse, en cas de « détresse psychosociale » avérée, n’en est que la mise en cohérence. Puisqu’un être humain handicapé n’est pas moins un être humain qu’un non-handicapé, pourquoi ce qui est autorisé envers celui-là ne le serait-il pas envers celui-ci ? D’ailleurs, pourquoi la naissance représenterait-elle un seuil si décisif ? Quelle est la différence entre un enfant de huit mois et 29 jours et un enfant de 9 mois ? Le fait qu’il soit sorti de l’utérus de sa mère change-t-il quoi que ce soit à ce qu’il est ? Rigoureusement rien. Il n’est pas moins autonome et dépendant avant qu’après la naissance. L’avortement volontaire s’inscrit dans une logique intrinsèquement infanticide et le projet actuel nous le manifeste.

Si l’embryon humain qui, faut-il le rappeler, est strictement innocent et n’a rien demandé à personne pour exister, est ainsi rendu totalement disponible aux désirs de sa mère, il l’est par là-même aux attentes du pouvoir médical et pharmaceutique. Ainsi toutes les dispositions actuelles et futures sur la manipulation de l’embryon humain à des fins prétendument « thérapeutiques » (puisqu’elles ne le concernent pas lui-même) semblent légitimes. Si l’on peut tuer à tout moment un embryon humain, combien plus peut-on l’utiliser à des fins de recherche. Cela apparaît même comme une manière astucieuse et rentable de résoudre le problème du devenir des embryons orphelins (de tout « projet parental »).

Depuis quarante-cinq ans, nous vivons dans le paradigme abortif. La plupart de ceux qui ont voulu cette loi savaient qu’ils autorisaient le meurtre d’un innocent (d’où toutes les dispositions conditionnelles entourant l’acte). La loi Veil (Chirac/ Giscard) a été négociée comme la tolérance d’un moindre mal. Ce que révèle cet énième projet de loi est que la mort d’un innocent ne peut jamais être un moindre mal. Une telle affirmation est en effet insupportable pour une conscience un minimum éveillée. Il a donc fallu s’acharner à anesthésier la conscience morale collective. Toutes les révisions faites depuis quarante-cinq-ans visent à banaliser l’avortement et les manipulations sur l’embryon ; et cela continuera inlassablement. La société cherche par-là à exorciser une culpabilité qui ne cesse de la hanter mais qu’elle n’arrive même plus à nommer. Telle est la logique proprement diabolique se déployant dans cette œuvre de mort spirituelle. « Le père du mensonge » se délecte de ces mises à mort d’innocents, par millions, au nom du « droit » des femmes et de leur « liberté » (parfois sous la contrainte de la lâcheté des hommes) ; il se délecte que l’embryon humain soit réduit à n’être que le matériau d’un projet parental ou de recherche.

Et il rit que cette ignominie soit promue dans une loi dite de « bioéthique ».

Nos impôts financent la grosse presse

La Lettre A évoque le financement croisant du « pluralisme de la presse », à savoir les médias en ligne (mais Le Salon beige, d’accès gratuit, en est exclu) et la presse papier comme Libération, La Croix et L’Humanité (pour Présent, le ministère se pose la question…) :

Les réalités biologiques rappelées par le député Joachim Son-Forget

Pour mémoire, l’Assemblée a voté la proposition de loi

  • allongeant le délai légal de l’avortement à 14 semaines.
  • supprimant la clause de conscience spécifique pour les médecins et sages-femmes
  • supprimant le délai de réflexion de 48h prévu entre l’entretien psycho-social et la confirmation du consentement à l’avortement

Le diocèse de Brooklyn poursuit le gouverneur en justice

Le diocèse a intenté une action en justice fédérale contre le gouverneur pour l’empêcher d’appliquer de nouvelles règles interdisant à plus d’une petite poignée de personnes de prendre part à des offices religieux dans les zones dites rouges qui ont été désignées comme points COVID-19.

Dans son procès, le diocèse a accusé le gouverneur de violer les droits du premier amendement. Les nouvelles mesures doivent entrer en vigueur le 9 octobre. En vertu de la directive du gouverneur, trois zones sont en cours de création – rouge, orange et jaune – avec des zones rouges tombant sous les restrictions les plus sévères. Dans les zones orange, la participation aux offices religieux est limitée à un maximum de 33 pour cent de la capacité avec pas plus de 25 personnes. Dans les zones jaunes, une capacité de 50 pour cent sera autorisée aux services.

Il y a 28 églises et paroisses dans les zones rouge et orange. L’évêque Mgr DiMarzio a déclaré que le diocèse n’avait d’autre choix que de poursuivre en justice.

«Les décrets de cette semaine ne nous ont laissé aucune autre option que d’aller en justice. Nos églises ont la capacité d’accueillir de nombreux fidèles au-delà de la capacité de 10 personnes maximum dans la zone rouge, et 25 personnes dans la zone orange, alors que nous n’avons eu aucun cas significatif. L’État a complètement ignoré le fait que nos protocoles de sécurité ont fonctionné et c’est une insulte de pénaliser à nouveau tous ceux qui ont permis un retour sécurisé à l’église».

«Cette affaire concerne la violation totale par le gouvernement d’un droit fondamental du premier amendement – le libre exercice de la religion – qui, s’il est autorisé à se présenter, empêchera les paroissiens de Brooklyn et du Queens de pouvoir assister à la messe même si le décret en question ne l’est pas. ».

Randy Mastro, l’avocat représentant le diocèse, a déclaré qu’il espérait une action rapide de la part du tribunal afin que les paroissiens puissent assister aux messes dans leurs églises locales ce dimanche.

«Si ce dernier décret est maintenu, les paroissiens ne pourront pas aller à la messe ce dimanche, même si le diocèse a tout fait pour garantir des conditions de sécurité dans ses églises. Ainsi, cette communauté religieuse se verra refuser son droit le plus fondamental – le libre exercice de la religion – et c’est pourquoi nous avons intenté une action en justice pour empêcher cet ordre exécutif d’entrer en vigueur tel qu’il est appliqué aux églises du diocèse. »

Le diocèse a affirmé que l’ordre du gouverneur

est clairement non adapté au diocèse étant donné les conséquences radicalement différentes que l’ordre impose aux entreprises laïques, permettant, par exemple, à des centaines de personnes de faire leurs courses dans une épicerie, mais limitant le culte à seulement 10 paroissiens (y compris le clergé) alors qu’il y a 1200 places.

De nombreuses églises ont de la place pour 800 personnes ou plus et peuvent permettre en toute sécurité une distanciation sociale, a déclaré Mgr DiMarzio dans une récente interview.

  • Le 29 septembre, le père Trevor Burfitt, prêtre des églises missionnaires dans quatre comtés de Californie – Kern, San Bernardino, Los Angeles San Diego – a déposé une plainte contre le gouverneur de Californie Gavin Newsom devant la Cour supérieure du comté de Kern.
  • La Capitol Hill Baptist Church a intenté une action contre la ville de Washington D.C. et le maire Muriel Bowser le 22 septembre. Le ministère américain de la Justice se range du côté de l’église dans l’affaire juridique.
  • La Thomas More Society a déposé une plainte le 12 août contre le gouverneur Newsom au nom de Grace Community Church à Los Angeles.

Emmanuel Macron s’attaque à la liberté de la presse

Cette information, publiée dans Challenges, ferait les choux gras des médias scandalisés s’il s’agissait de Donald Trump ou Vladimir Poutine…

Face à l’info, l’émission animée par Christine Kelly et avec Eric Zemmour bat des records d’audience, de 80 000 téléspectateurs il y a un peu plus d’un an, à plus de 600 000 le 5 octobre.

Ce succès inquiète le régime. D’après la revue Challenges, Emmanuel Macron se méfie de plus en plus du journaliste. Son inquiétude est telle qu’il serait contre le rachat d’Europe 1 par Canal+ et donc par Vincent Bolloré, le milliardaire qui possède également CNews.

Les négociations, qui allaient bon train cet été, sont aujourd’hui au point mort. L’Elysée ferait tout pour qu’Europe 1 et les autres médias du groupe Lagardère, Paris Match et le JDD entre autres, ne tombent pas entre les mains du milliardaire breton.

Les députés votent en 1ere lecture l’extension du crime de l’avortement de 12 à 14 semaines

Aujourd’hui, les députés examinaient la proposition de loi visant à étendre l’avortement de 12 à 14 semaines, avant de s’intéresser aux conditions de vie des animaux… Rapprochement symptomatique de la folie de nos contemporains.

La proposition de loi a été adoptée par 102 voix contre 65 (et 11 abstentions). Le détail des votes est ici.

Parmi les députés qui ont pris la parole à la tribune pour s’opposer à cette loi, on peut noter les députés Ménard, Breton (LR), Bazin (LR), Hetzel (LR), Six (UDI), Thill (UDI) et Meizonnet (RN).

Les Républicains ont 104 députés. 37 députés ont participé au vote :

  • 34 ont voté contre
  • 3 ont voté pour : Valérie Bazin-Malgras, Maxime Minot et Laurence Trastour-Isnart
  • 67 sont portés disparus.

Cette proposition de loi doit maintenant être examinée par le Sénat. A moins de terminer dans les poubelles de l’Assemblée.

Réaction de Marine Le Pen (qui a voté contre) :

Le combat pro-vie est sans fin parce que les pro-avortements ne sont jamais satisfaits de ce qu’ils obtiennent.

Extrait d’un entretien accordé par Gregor Puppinck pour Présent :

Dans votre communiqué de presse, vous parlez d’un combat sans fin face à une horreur sans limite. N’est-il donc pas possible d’imposer une limite à l’avortement ?

Si bien sûr et notre objectif est de poser et maintenir ces limites. Mais le combat est sans fin parce que les pro-avortements ne sont jamais satisfaits de ce qu’ils obtiennent. Étonnamment. Alors que cette année il n’y a jamais eu autant d’avortements depuis 30 ans ! Ils sont dans une attitude qui est dogmatique, comme le dit le docteur Rochambeau, président du syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France. Pour des raisons étranges ils veulent toujours plus d’avortements. Ils oublient que l’avortement a été légalisé comme un mal toléré qu’il s’agit de prévenir et de limiter.

Mais cela fait bien longtemps qu’ils ne le reconnaissent plus comme un mal…

Non bien sûr. C’est pour cela que j’aimerais entendre les vraies raisons qui leur font penser que l’avortement est un bien. Ils ont trouvé comme argument – qui est fallacieux mais qui fonctionne très bien – qu’il y aura toujours des avortements et qu’il faut le faciliter pour qu’il soit fait dans des conditions sûres. Cet argument ne tient pas. Il est juste, à certains égards, d’éviter que des femmes meurent en faisant des avortements mais ce n’est pas cela qui le rend pour autant légitime. Mais non contents de légaliser l’avortement, ses promoteurs veulent l’encourager et le faciliter en enlevant toutes les mesures visant à prévenir et à le limiter. Je suis convaincu qu’il y a des raisons qui sont beaucoup plus profondes, d’ordre spirituel. De notre côté, ne nous cachons pas pour reconnaître que notre attachement au respect de la vie a aussi une dimension spirituelle (…)

Vous savez, en France, lorsque vous avez des députés et des élus qui veulent légaliser l’avortement jusqu’à neuf mois, c’est assez similaire à l’avortement néonatal. C’est un infanticide. D’autant plus lorsque l’enfant est en parfaite santé et viable (…)

Que pensez-vous de cette proposition de loi qui est à l’étude à l’Assemblée nationale ? Une étape vers un avortement sans limite ? Voire l’infanticide ?

Bien sûr ! Les promoteurs de l’avortement tentent d’étendre sans cesse les délais de l’avortement. Ils prônent 14 semaines parce que 16 semaines leur paraît un peu trop pour aujourd’hui, mais la fois d’après ils diront 16. Sachant qu’ils prennent exemple sur le Royaume-Uni qui accepte l’avortement jusqu’à 24 semaines. Leur position est dogmatique : par principe, ils ne veulent pas respecter la vie avant l’émergence de la conscience. Pour eux, il faut dominer la vie, donc passer de 12 à 14 semaines est un progrès de l’affirmation de la domination de l’homme sur la vie.

Mais quand survient l’émergence de la conscience ?

Elle est progressive. C’est pour cela que des personnes, tout à fait cohérentes, estiment qu’il n’y a pas de différences fondamentales entre un infanticide fait quelques semaines après la naissance et un infanticide réalisé avant la naissance, puisque la conscience émerge de façon progressive et qu’elle peut aussi disparaître. Les mêmes personnes qui combattent en faveur de l’euthanasie, militent pour l’avortement. L’euthanasie d’une personne qui a perdu sa conscience est absolument le même acte qu’un avortement (…)

A 14 semaines, le corps du fœtus s’harmonise, le squelette se solidifie, l’ossature se forme, il peut plier les doigts, serrer les poings, ou sucer son pouce.

Merci à Agnès Thill pour cette intervention. Dire la vérité ne plait pas aux partisans de la culture de mort :

Le fœtus à 14 semaines, c’est ici.

COVID et Marseille : les intox de Monsieur Castex (suite)

Comme annoncé, nous complétons le texte paru sur le Salon beige le 1er octobre : COVID et Marseille, les intox de Monsieur Castex.

Nous y expliquions que, pour justifier les interdictions récemment imposées à la métropole marseillaise et concernant les bars et les restaurants, M.Castex, Premier ministre, avait publié le 24 septembre sur son compte twitter le schéma décrivant la prévision des hospitalisations en réanimation pour les Bouches-du-Rhône :

Ce schéma s’appuyait sur un « réel Castex » en réanimation supposé être de 200 au 22 septembre pour ensuite, prévisionnellement, s’accroître de façon très rapide et atteindre les 1200 vers début novembre.

Dans l’article précédent, nous avions souligné que le « réel Castex » de 200 au 22 septembre était un mensonge, puisque le chiffre réel (sur données gouvernementales) était de 118. Nous avions noté qu’au 29 septembre, le chiffre réel était de 122, par rapport à une prévision de 269. Et nous annoncions la publication des chiffres pour le jalon temporel suivant positionné sur la courbe de M.Castex, à savoir le 6 octobre.

Les chiffres réels ont été publiés. Au 6 octobre, le nombre de lits en réanimation occupés par des malades du COVID dans le département des Bouches-du-Rhône était de 135.

Le petit tableau suivant essaie de récapituler ces informations. Rappelons que, sur les prévisions de M.Castex, les bars et restaurants ont été fermés à compter du 28 septembre dans la métropole marseillaise, pour quinze jours, avant qu’une autorisation de rouvrir pour les restaurants soit accordée à compter du 5 octobre. Sans doute une version toute parisienne de la bouillabaisse.

Signalons aussi qu’un article de France Soir (qui fournit quelques chroniques étayées et intéressantes sur le traitement gouvernemental de la situation sanitaire) publié le 1er octobre titrait : « Santé Publique France a-t-elle manipulé les chiffres d’incidence pour faire croire à une aggravation de la pandémie dans plusieurs gros départements ? »

Signalons encore, pour permettre une bonne circulation de l’information, le blog du Dr Maudrux, qui lui aussi fournit des études charpentées. Au 2 octobre, son article s’intitulait « PARIS-MARSEILLE 1-0 : erreurs d’arbitrage ». Il y indiquait en particulier :

« Quand le Ministre a pris sa décision de durcir les conditions à Marseille, sans aucune concertation et sans prévenir localement, j’avais écrit ici qu’il n’y avait pas d’urgence en raison d’indicateurs semblant montrer que la situation à Marseille s’orientait vers la décrue, permettant d’attendre quelques jours pour voir si cela se confirmait ».

Signalons enfin une question toujours à peu près sans réponse (à notre connaissance) : les conclusions pratiques tirées de l’investigation des clusters signalés par le ministère de la Santé. Depuis qu’ils investiguent, ils devraient en produire, des conclusions….

Quand, le 1er octobre, lors de la discussion à l’Assemblée nationale pour la prorogation du régime transitoire institué à la sortie de l’état d’urgence sanitaire, le député C.Blanchet indique au ministre : « Je rappelle le chiffre que vous avez communiqué : 80 % des clusters détectés cet été se sont développés dans des fêtes privées – mariages et anniversaires – et non dans des bars, des restaurants ou des discothèques », il ne reçoit aucune réponse de la part du ministre.

Quand, le 5 octobre, le secrétaire d’Etat aux transports indique que « les transports en commun ne sont pas un lieu de contamination particulier » et évoque 1% des contaminations dans les transports, on aimerait savoir d’où il tire ses chiffres.

Il paraît que le ministre de la Santé s’appuie sur des études internationales, mais qu’il semble garder secrètes. Elles ont peut-être la qualité de l’étude du Lancet sur l’hydroxychloroquine, vous vous rappelez, celle qui a dû être dépubliée d’urgence…

Seul, le docteur Maudrux a paru être capable de trouver une typologie appelée « répartition des collectivités classées par proportion décroissante de clusters à criticité élevé », qui répondrait peut-être à notre question initiale.

Mais la catégorisation administrative utilisée laisse le champ libre à bien des interprétations.

Nonobstant, on a souligné les lignes concernant les « entreprises privées et publique » d’une part ; la « restauration » et les « activités sportives, récréatives et de loisirs », comme sous-ensembles du secteur des entreprises, d’autre part. Il semblerait qu’au vu de ces chiffres, la restauration ait représenté à la date du tableau (14 septembre 2020) 50 des 2328 clusters répertoriés, et les activités sportives (on se rappelle que les salles de sport publiques et privées ont du fermer) 29 des 2328 clusters répertoriés !

On comprend mieux maintenant l’urgence gouvernementale à fermer ces établissements dangereusement propagateurs du virus !…..

Bref, encore un désastre gouvernemental macronien. C’est quoi déjà le titre du livre du Professeur Péronne ? Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ?

Rendez-vous pour une mise à jour le 13 octobre.

Le système politico-médiatique ne saurait se satisfaire des gages qu’on lui donne. Il en veut toujours plus

Cette phrase de Gilbert Collard prononcée en 2017 est toujours d’actualité. Marine Le Pen et le RN devraient davantage s’intéresser aux enseignements du passé. Ils devraient notamment se souvenir de la campagne calamiteuse de Jean-Marie Le Pen en 2007 où, voulant normaliser son discours et se tourner vers les banlieues, ce dernier obtiendra seulement 10%, les électeurs de droite ayant préféré voter pour Nicolas Sarkozy et son karcher, pour mieux être trahis ensuite… Marine Le Pen étant la directrice de campagne de l’époque, peut-être qu’il lui est difficile d’être objective aujourd’hui.

En vue de l’élection présidentielle de 2022, Marine Le Pen ne voulant pas droitiser son programme économique, alors même que le parti souffre d’un manque de crédibilité en matière économique, choisit plutôt la piste de la « dédiabolisation » qui rappelle tristement celle de 2007. Extrait d’une analyse publiée sur Challenges :

Marine Le Pen modère le ton, parle aux immigrés victimes de l’insécurité et partage les objectifs d’Emmanuel Macron contre le « séparatisme », mesurant et normalisant son discours dans le but d’accéder au pouvoir. La présidente du Rassemblement national veut combattre « l’immigration massive » mais pour sa rentrée à Fréjus (Var), elle a défendu les étrangers qui sont les « premières victimes » de l’insécurité. « L’État doit protection et assistance à tous, Français ou immigrés, quel que soit le quartier », avait-elle déclaré devant une salle atone, où personne, cette fois, n’avait crié « on est chez nous » (…)

« Marine Le Pen pourrait mettre de l’eau dans son vin sur les questions économiques pour commencer à tisser des liens avec des élus LR. Mais elle s’y refuse« , note M. Crépon. Et sur sa gauche, l’électorat de Jean-Luc Mélenchon « reste très marginal dans le vote RN ».

Bruno Mégret fait la même analyse et lui reproche de ne plus s’opposer suffisamment au système :

« (…) Le Rassemblement national ne parvient pas à exister sur la scène politique. Il y a à cela une raison fondamentale : ses représentants tiennent, de façon certes plus énergique, le même discours que la classe politique, alors qu’ils devraient porter une vision radicalement différente pour incarner l’alternative au système en place (…) Marine Le Pen n’est pas différente de ses concurrents, car elle ne porte aucun projet qui rendrait sa puissance au politique. Rendre du pouvoir au pouvoir, là est le nœud du succès (…)

J’ai toujours préconisé la dédiabolisation, mais pour moi elle consistait à en finir avec les provocations sulfureuses et les dérapages verbaux. Car, au-delà, il faut tenir le discours de la rupture avec le système. Sur l’immigration par exemple, ce n’est pas clairement le cas. Pourtant, comme nous l’avions annoncé, ce phénomène est aujourd’hui source de difficultés majeures que personne ne nie plus. Le RN devrait donc proposer une mesure simple et radicale : stopper toute nouvelle immigration pendant dix ans.

Au lieu de ça, Marine Le Pen continue à pousser dehors les cadres et responsables trop proches de Marion Maréchal.

Yves Daoudal faisait récemment sur son blog un article humoristique intitulé « Du FN au RN » illustré par deux affiches, deux époques Très révélateur :

 

Et en plus, Jean-Marie Le Pen portait mal son masque…

Le « grand reset » des Aliens

Un certain jour, tous les médias du monde annoncèrent à la population, dans toutes les langues, que des Aliens avaient pris le contrôle de la terre, forçant les autorités à leur faire allégeance sous peine d’anéantissement. On signala çà et là quelques politiciens corrompus retrouvés morts mystérieusement, ainsi que quelques journalistes, et l’affaire avait été entendue : les Aliens gèreraient la terre en plus de leurs planètes. Au reste, la presse ne tarissait pas d’éloges sur la manière dont la population était gérée dans leur galaxie : la perspective d’être gérés par eux ne pouvait que susciter l’approbation enthousiaste.

Certes, il y avait une condition : pour assurer la sécurité, les nouveaux maîtres de la terre exigèrent que les terriens portent une sorte de casque, un cercle de métal interconnecté, avec caméra et micros tellement miniaturisés qu’ils en étaient invisibles à l’œil nu. Il fallait garder ce casque partout, sauf à la salle de bains ou au lit. Seuls les enfants en dessous de cinq ans en étaient exemptés. Grâce à ce dispositif, les Aliens pouvaient donc assurer la gestion rationnelle des terriens, pour leur plus grand bien : leurs déplacements, leurs rencontres, et même leur compte en banque.

Les caméras ne suffisant pas toujours à assurer l’observation rigoureuse du port du casque et des interdictions (des voisins pouvant convenir de sortir ensemble de chez eux en le délaissant), les habitants de la terre étaient invités à s’épier les uns les autres et à se dénoncer, moyennant une récompense. Cependant, celle-ci était souvent inutile, car le civisme concitoyen le plus élémentaire enseigne que les récalcitrants qui mettent en péril le bien de tous doivent être punis. Au reste, les Aliens avertirent qu’ils puniraient de mort les récidivistes ainsi que leur famille et leurs voisins.

Bientôt, sous le contrôle des Aliens et de leurs intelligences artificielles, chacun se vit attribuer un quota de nourriture à prendre quotidiennement, les magasins d’alimentation étant supprimés ; clairement, ceux-ci constituaient un luxe inutile et non rationnel pour la majorité, les assujettis, qui, auparavant, se nourrissent mal ‒ ils ne tenaient pas compte de l’avis des experts. Seule la caste supérieure, conservait l’accès aux magasins, devenus très rares. Avec la nourriture, un quota individuel de distractions était également distribué rationnellement, et il en allait de même pour les autres produits nécessaires à une vie heureuse.

Nombre de terriens s’étonnaient de la disparition soudaine de certaines de leurs connaissances. Des rumeurs inquiétantes circulaient concernant l’endroit où étaient parqués les vieux, les handicapés et les enfants malades, mais il était difficile d’en savoir davantage à travers les seuls contacts par écran qu’ils étaient autorisés à avoir, les rencontres non professionnelles étant prohibées. Certains, que la terreur ne paralysait pas complètement, se demandaient même pourquoi les Aliens étaient invisibles, mais, en même temps, n’était-ce pas normal pour des extra-terrestres ? Ceux-ci pouvaient être partout sans se faire voir. En fait, ils inspiraient une grande terreur à la majorité.

Après plusieurs années, les médias du pouvoir planétaire indiquèrent un jour, dans un petit communiqué, que le port du casque était désormais inutile, d’autres systèmes de surveillance plus sophistiqués ayant été trouvés. Et surtout, le communiqué indiquait qu’il était désormais interdit de parler des Aliens, qu’on n’en avait même jamais parlé, et qu’en fait il n’y en avait jamais eu ‒ les photos floues qui avaient été publiées étant de simples erreurs. Les habitants de la terre étaient invités à se réjouir du coup de génie de leurs dirigeants qui, ainsi, les avaient fait entrer dans une nouvelle normalité sécuritaire, en les délestant de leurs libertés, de leurs biens si encombrants et de leur vie personnelle si difficile à gérer. De la sorte, la terre, avec une humanité réduite en nombre, avait progressé d’un pas de géant vers le bonheur, spécialement celui de ceux qui assument la tâche si noble mais si ingrate d’assujettir les autres, de tout posséder et d’éliminer ceux qui ne méritent pas de vivre. Le « grand reset » a été accompli.

Edgar Moritz