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Zemmour : « Tous les mineurs isolés ne sont pas des voleurs et des violeurs »

Depuis hier, tout le politiquement correct tombe sur Eric Zemmour, de la LICRA à SOS Racisme, en passant par le ministre de l’Intérieur, pour des propos qu’il a pourtant nuancé, comme il explique dans l’extrait ci-dessous :

Dominique Sopo, président de SOS Racisme, n’a cure de la vérité et tronque volontairement le propos d’Eric Zemmour. Il y voit l’opportunité de gagner de l’argent sur une condamnation.

Le parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête contre Eric Zemmour pour « provocation à la haine raciale » et « injures publiques à caractère raciste ».

Comme l’avouait hier Geoffroy de Lagasnerie sur France Inter, la gauche ne veut pas débattre, elle veut censurer. C’est sa façon de détourner l’attention du dernier attentat commis au hachoir par un immigré musulman pakistanais, qui avait menti sur son âge.

Aucune des bonnes consciences, qui appellent aujourd’hui à condamner Eric Zemmour, n’a dénoncé la politique d’immigration de la France, laquelle a permis l’entrée de cet islamiste, par ailleurs encensé dans son pays par sa famille et son village. Politique d’immigration qui est la cible d’Eric Zemmour dans l’extrait mentionné. Mais les faits, ils s’en moquent.

Comme le révélait Le Parisien, dans certains départements 80% des migrants mineurs isolés sont en réalité majeurs. Et à Paris, les riverains n’en peuvent plus de ces « mineurs ».

Faudra-t-il condamner le Parisien ?

Non à « Cuties »!

Nos amis de l’International Organization for Family ont lancé une pétition contre la diffusion par Netflix du film « Cuties » (littéralement « mignonnes ») qui met en scène de façon pour le moins équivoque des très jeunes filles – c’est-à-dire un film à la lisière de la pédomanie. C’est un énorme débat aux Etats-Unis, mais il serait bon que Netflix sache qu’en Europe aussi, des téléspectateurs sont écoeurés par ce type de film.

Vous pouvez protester ici.

COVID et Marseille : les intox de Monsieur Castex

M. Castex a menti quand il a voulu justifier les interdictions récemment imposées à la métropole marseillaise et concernant les bars et les restaurants.

Nous voulons parler du tweet qu’il a émis le 24 septembre :

Comme on peut le constater, M. Castex veut se faire pédagogique dans ce tweet qu’il illustre d’une courbe. C’est cette courbe qui nous intéresse. Que représente-t-elle ? Eh bien en fait, il faut commencer par réfléchir parce que le schéma entretient étrangement de prime abord une confusion entre son titre « Prévision des hospitalisations » et une ligne rouge horizontale intitulée « capacité de réanimation ». Alors, s’agit-il de toutes les hospitalisations COVID ou bien seulement des hospitalisations en réanimation ? Heureusement, un indice nous aide : il s’agit des chiffres pour le département des Bouches-du-Rhône. Or, la courbe bleue est à l’indice 200 au 22 septembre, alors que les chiffres officiels (on y reviendra) donnés par le gouvernement (de M.Castex, donc) indiquent qu’au 22 septembre, il y a 515 hospitalisations. Jamais M.Castex, dans sa grande entreprise de domestication sanitaire, n’aurait eu la coupable pensée de minorer un chiffre par un facteur 2,5 (515/2,5 = 206) !

Donc, M. Castex explique sa décision en s’appuyant sur de cette courbe prévisionnelle du nombre de malades du COVID en réanimation dans les Bouches-du-Rhône, à partir d’un chiffre de 200 le 22 septembre qui ne peut donc être que le réel. On voit sur son schéma que la croissance est rapide. D’après les dates en abscisse de 7 jours en 7 jours, au 29 septembre le nombre est supposé être d’environ 269, au 6 octobre d’environ 375, de 500 au 13 octobre et de rapidement dépasser les 1200 (« capacité exceptionnelle maximale ») à la fin du mois d’octobre.

Or un site gouvernemental bien fait donne tous les chiffres quotidiens pour la France, par région et par département. Le descriptif de ce site précise qu’il est « développé au sein de la direction interministérielle du numérique » et renvoie pour d’autres informations relatives à l’épidémie à la page d’information du gouvernement (de M.Castex) sur le COVID-19. Ce sont les chiffres de ce site que nous utilisons.

Ce site est bien fait : il commence par présenter les chiffres pour la France. Si vous cliquez sur la région de votre choix sur la carte qui les accompagne, puis cliquez encore sur le nombre donné pour la région, vous obtenez le chiffre pour le département de votre choix.

De plus, les signes < et > placés de part et d’autre du titre de l’ensemble territorial considéré (sur nos extraits, le département des Bouches-du-Rhône) permettent d’avoir accès aux données des jours suivants ou précédents.

Complétons maintenant ce tableau des données hospitalières dans les Bouches-du-Rhône toujours au 22/09 : il montre que le nombre de malades en réanimation était en réalité de 118. M.Castex en annonçait 200 ! Une différence de 70% (82 par rapport à 118). Clairement un mensonge (On ne peut en effet penser que quelqu’un de son envergure, qui plus est ayant été Monsieur Déconfinement, puisse se tromper sur le sujet sensible des statistiques de santé concernant le COVID).

Il y a le point de départ. Il y a ensuite l’évolution de la courbe.

Nous avons suivi l’évolution de ce même chiffre, avec le même outil, pendant une semaine pour se retrouver au 29 septembre. Sur la courbe prévisionnelle de M.Castex : 269 personnes en réanimation au 29/09.

Le chiffre réel est de 122 au 29/09 (après être passé par 113 le 23, 121 le 24, 125 le 25, 128 le 26, 126 le 27, 120 le 28), à comparer avec le 269 anticipé : 120% d’erreur !

Et voilà le schéma du Premier ministre complété par le réel pour la période du 22 au 29 septembre :

On savait déjà que M.Véran, ministre constamment énervé, était incompétent. N’est-ce pas lui qui a fondé sa décision de demande d’une interdiction totale de la prescription d’hydroxychloroquine dans les 24 heures ayant suivi la publication d’une étude dans The Lancet ; publication d’un tel niveau d’incohérence qu’elle a été retirée d’urgence dans les jours qui ont suivi ? Encore le 29 septembre à l’Assemblée Nationale, M.Véran a encore justifié les mesures prises pour la métropole marseillaise par

« des études internationales [qui attesteraient] que les gens ont entre deux et quatre fois plus de risque d’être contaminés au covid-19 quand ils ont fréquenté un bar ou un restaurant la semaine précédente que quand ils ne l’ont pas fait ».

Quelles études ? Le Salon beige a publié une critique d’une étude américaine sans doute utilisée par M.Véran [y en a-t-il eu d’autres ? Pas sûr, on aimerait les connaître] et qui montre que les conclusions en sont très incertaines. Au moins n’était-elle pas publiée par The Lancet…

On sait maintenant aussi que M.Castex est un menteur.

(N.B. : une actualisation de la courbe des malades réellement en réanimation dans les Bouches-du-Rhône sera fournie pour la prochaine période du 29 septembre au 6 octobre).

Explosion de la pauvreté en France

Pendant les deux mois du confinement, 1 270 000 personnes ont sollicité l’aide du Secours populaire dans ses permanences d’accueil – contre 3,3 millions sur toute l’année 2019. Parmi ces demandeurs, 45 % étaient jusque-là inconnus de l’association. Henriette Steinberg, secrétaire générale de l’association, déclare :

« Un chiffre absolument énorme ». « Mais j’ai bien peur que ce soit encore en train d’augmenter ». « Nous n’avons jamais vécu une situation pareille depuis la Seconde Guerre mondiale, et il y a urgence ». « Beaucoup n’avaient jamais demandé d’aide à personne. Et là, non seulement ils n’ont plus de quoi se nourrir, mais ils ne peuvent plus payer leur loyer ni l’électricité. »

Dans les rues de Paris, les files d’attente pour les distributions alimentaires continuent de s’allonger, face à l’afflux de nouvelles personnes venant s’ajouter aux précaires, dont la situation a empiré. Familles monoparentales, personnes âgées, étudiants, mais aussi intérimaires, ou travailleurs indépendants : personne ne semble plus à l’abri de la précarité.

« Ce qui nous inquiète particulièrement, c’est la fermeture de petites entreprises, comme celles du bâtiment ou de la restauration, qui représentent beaucoup d’emplois et qui sont obligées de licencier ». « Vous n’avez qu’à regarder le nombre de rideaux baissés qui n’ont pas rouvert après le déconfinement. Ces anciens salariés, que personne n’aide aujourd’hui, ce sont eux les nouveaux visages de la pauvreté. Des gens qui vivaient modestement et discrètement mais qui subvenaient à leurs besoins et qui aujourd’hui n’ont plus de quoi manger ».

La forte hausse du chômage déjà enregistrée en 2020 risque de continuer, avec 800 000 suppressions d’emplois attendues cette année selon la Banque de France.

L’étude du Secours Populaire est accessible ici.

Chute du niveau des écoliers en mathématiques, sauf dans les écoles sous contrat

Selon une étude de la direction des statistiques du ministère de l’éducation nationale (Depp) Cedre (cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon), publié le 30 septembre, le niveau des écoliers de CM2 a fortement baissé entre 2014 et 2019 en mathématiques alors que leurs performances étaient restées stables entre 2008 et 2014. La Depp a sélectionné 200 écoles, tant publiques que privées, soit un échantillon de 6000 élèves de CM2.

L’évaluation portait en partie sur les programmes publiés en 2015 et mis en application à la rentrée scolaire de 2016, à l’époque de François Hollande et du ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem. Les trois champs mathématiques du programme ont fait l’objet d’une investigation: nombres et calculs, grandeurs et mesures et espace et géométrie. Alors qu’entre 2008 et 2014, le score moyen était resté stable, il baisse de 17 points en 2019 pour atteindre 232 points. Les groupes les plus faibles (< 1 et 1 et 2) voient leurs effectifs augmenter : ils comprennent 54,4 % des élèves en 2019 contre 42,4 % en 2014. À l’inverse, la proportion d’élèves dans les groupes les plus performants (groupes 4 et 5) diminue : 20,2 % en 2019 contre 29 % en 2014. Enfin, les 25,4 % des élèves appartiennent au groupe intermédiaire (groupe 3), contre 28,6 % en 2014.

Cette baisse ne concerne pas les élèves appartenant aux écoles les plus favorisées. Elle n’affecte pas par exemple les élèves des écoles du secteur privé sous contrat. En revanche, la baisse est importante et significative dans les écoles du secteur public: moins 17 points dans les écoles publiques hors éducation prioritaire (score moyen de 233 en 2019) et moins 26 points dans les écoles publiques relevant de l’éducation prioritaire (score moyen de 202 en 2019).

L’étude s’est également penchée sur 300 collèges, s’attardant sur les performances des élèves de troisième. La baisse du score moyen constatée en 2014 se poursuit en 2019 avec une baisse de 6 points du même ordre que celle déjà constatée cinq ans plus tôt entre 2008 et 2014.

Tandis que les comptes de la Sécu plongent, l’Etat consacre plus d’argent à l’immigration

Le budget 2021 du gouvernement prévoit une hausse de près de 100 millions d’euros pour l’Aide médicale d’État (AME), qui permet aux immigrés clandestins d’accéder aux soins.

Dans le projet de loi de finances (PLF) présenté lundi, la contribution de l’État à l’AME de droit commun atteint 990 millions d’euros, soit 80% des crédits de la mission santé et 97 millions de plus que l’enveloppe allouée pour 2020 (893 Millions d’euros). La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est indignée :

«En pleine crise sanitaire, l’État entend faire passer une augmentation de presque 100 millions de l’AME, réservée aux étrangers en situation irrégulière. On approche ainsi du milliard consacré à cette aide. Imaginez, si ça partait dans une réforme de l’hôpital public…».

Selon les dernières données officielles disponibles, quelque 318.000 immigrés clandestins sont éligibles à l’AME. Le PLF indique par ailleurs

«Malgré une fermeture temporaire des frontières induite par la crise sanitaire en 2020, la hausse continue des dépenses constatée ces dernières années justifie la poursuite en 2021 des mesures engagées depuis le début du quinquennat».

Dans le même temps, le Covid-19 a plongé les comptes de la Sécurité sociale dans le rouge, avec un déficit de 44,7 milliards d’euros en 2020, un record, loin des 5,4 milliards prévus avant l’arrivée du coronavirus. Plus de 27 milliards d’euros de déficit sont également prévus en 2021.

Le chômage partiel (l’État prend en charge les salaires et l’employeur ne paie plus les cotisations sociales) aggrave aussi le déficit des retraites, l’une des branches de la Sécurité sociale. Il est de 7,9 milliards d’euros pour le régime des retraites.

Si le gouvernement promet de ne pas augmenter les impôts, les passages aux urgences ne nécessitant pas d’hospitalisation feront l’objet à partir de l’an prochain d’un « forfait » payant à montant fixe. Cette participation nommée Forfait Patient Urgences (FPU) serait due par tous les assurés à chaque passage aux urgences non suivi d’une hospitalisation, telle que le prévoit le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

Michael Lonsdale, le petit prince des arts a rejoint les étoiles

D’Antoine Bordier pour Le Salon beige :

Il s’en est allé, sur la pointe des pieds. Comme s’il s’attendait au clap de fin, il a terminé ses jours entouré de ses fidèles amis. Chez lui, il marchait à petits-pas, lents et hésitants. Il tombait parfois. Dans les dernières semaines de son existence vécue au ralenti, depuis son hospitalisation de juillet dernier, il avait dû adopter un fauteuil roulant. Il sortait peu de son vieil appartement de la place Vauban, situé près des Invalides à Paris. Depuis deux ans, Michael Lonsdale, le pèlerin russe, le comédien césarisé en 2011, se faisait plus rare. Ses voisins s’appelaient Simone Veil, et Antoine de Saint-Exupéry. Ils se sont éteints avant lui. Projecteur sur une star mystique du cinéma, qui aimait tendrement les autres, et, qui avait su garder un cœur d’enfant. Son étoile brille désormais dans le Ciel.

Sa poignée de main était devenue fragile, il avait du mal à parler. Mais sa voix rocailleuse et douce, sifflotante parfois, alors qu’il tapote de la main l’accoudoir de son vieux fauteuil, restera légendaire. La dernière interview, le dernier enregistrement que j’ai réalisé de lui, date du 10 septembre 2020. Depuis le 21 septembre, il est devenu précieux, comme une relique. Il dure une minute et quarante-neuf secondes. C’est ma plus courte interview, jamais réalisée. Je préparais un reportage sur Mgr Dominique Rey, qui fêtait les 20 ans de son ordination épiscopale. Ils étaient, d’ailleurs, les meilleurs amis du monde. Ils se sont rencontrés, il y a plus de 30 ans, dans le cadre du lancement du festival Magnificat à Paray-le-Monial. Puis, ils se sont perdus de vue. Par la suite, ils se sont retrouvés chez lui, lors des groupes de prières qui réunissaient des artistes, dans les années 90. Depuis, une amitié véritable, libre et solide, sincère et pure s’est construite entre les deux hommes.

Ce jour-là, le 10 septembre, Michael n’est pas en forme, il est vrai. Je m’occupe de lui, et, je l’aide à avaler son repas frugal. Je le revois 6 jours plus tard. Il va mieux. Nous sommes une demi-douzaine, avec Mgr Rey, à passer trois heures avec lui. Michael écoute beaucoup, et, parle un petit peu. Il semble aller mieux, et, revivre. Il accepte de sortir pour déjeuner au Vauban, qui était devenu sa cantine. Le temps est idéal pour lui. Il sort en portant son nouveau chapeau gris, qu’il porte même à l’intérieur. Il ressemble à une légende. Ses cheveux coiffés en arrière, comme il a l’habitude de le faire lui-même avec son peigne rouge, sa jolie barbe blanche soignée, et, ses sourcils aux ailes de colombe, lui donnent un air de patriarche. 5 jours plus tard, le lundi 21 septembre, vers midi, Michael s’éteint chez lui, alors qu’il vient de se réveiller tout doucement.

Les Récits d’un pèlerin russe

Difficile de revenir sur ses, presque, 90 années de vie. Essayons. Alors que je lui servais de chauffeur, en juin 2011, pour sa venue en Seine-et-Marne, dans le cadre du 29è festival d’Art-Sacré, de la Collégiale de Champeaux, près de Melun, il m’a raconté les grandes lignes de sa vie, pendant 4 heures. Je l’avais rencontré la première fois en 1993, alors que j’étais étudiant, lors des représentations des Récits d’un pèlerin russe, dans la crypte de Saint-Sulpice, à Paris. Là, le metteur en scène jouait modestement le pèlerin russe dans la pénombre. Qui cherche à donner un sens à la vie de Michael Edward Lonsdale-Crouch, le trouvera dans ce récit où l’énigmatique, et, la tragédie (son personnage devient pèlerin après la mort de sa jeune femme) rejoignent la vie mystique du pèlerin qui veut voir Dieu. Michael me raconte sa vie, alors que les paysages seine-et-marnais défilent. L’émotion et la concentration sont vives. Nous passons à côté du château de Vaux-le-Vicomte, là où il a tourné une partie de Moonraker, en 1979. Il me parle de sa naissance, du 24 mai 1931. Et me dit :

« je suis un fils adultérin. Mon père, Edward était un officier britannique, et, ma mère, Simone, une intellectuelle française. Ils se sont connus à Paris, où je suis né, le jour de la Pentecôte. Mon père était protestant et ma mère catholique. Mais, ils ne pratiquaient pas. Puis, nous sommes partis pour Jersey. Ensuite, nous quittons l’île pour Londres. Au moment de la guerre, nous partons vivre au Maroc. Là mon père, qui a dû abandonner sa carrière militaire, devient négociant. Un jour, il est accusé de traîtrise, par le gouvernement de Vichy. Il est enfermé à la prison de Casablanca, et, sera libéré deux ans plus tard, par les Américains. Cela m’a marqué, j’en ai souffert. »

Un dessinateur et un peintre avant-tout

Au Maroc, le petit Michael, malgré cette situation, découvre les reliefs de l’Atlas, les jardins, la beauté des paysages, avec leurs couleurs solaires, qui marqueront ses premiers dessins, et, ses premiers coups de pinceaux. Avant d’être un acteur, il est d’abord un dessinateur. Il a démarré sa carrière artistique de façon précoce.

« J’ai commencé à dessiner au Maroc vers l’âge de 10 ans. Je suis tombé amoureux des aquarelles de Cézanne, et, puis, je me suis mis à la peinture ».

Dans son appartement situé au 4è étage, où vivait ses grands-parents, le visiteur découvre ses dizaines de tableaux, quelques dessins, ses livres éparpillés, ses pinceaux, ses tubes de gouache, sa palette. Dans le long couloir, où on a dû mal à se faufiler, Michael marche comme le pèlerin russe, lentement, un peu voûté. Plus tard, en 2018, juste avant la béatification des moines de Tibhirine, où il s’était rendu pour la première fois en avril de la même année, il me montrera la crécelle de frère Luc, devenue depuis une relique. Lorsque j’ai revu Michael la dernière fois, 5 jours avant son envolée vers le Ciel, ce désordre « michaelien » n’existait plus. Tout avait été rangé, comme si l’on avait voulu tourner une page trop vite, la sienne.

Sa conversion et Tania Balachova

Dans les années 50, à 20 ans, Michael vit à la fois une conversion personnelle, et, ses premiers amours au théâtre. Il rencontre une vieille dame aveugle, qui lui parle de Dieu, et, un dominicain, le père Raymond Regamey, qui deviendra son conseiller spirituel. Il se convertit et reçoit le baptême, à 22 ans. Comme il le répétait, encore récemment : « C’était le plus beau jour de ma vie ! ». A cette époque, il suit des cours de théâtre : ceux de Tania Balachova. Une fois, nous avions discuté longuement sur le sujet de la formation des comédiens. Même s’il disait beaucoup de belles choses sur la Comédie Française et les Cours Florent, il regrettait que « les cours de Tania Balachova ne soient pas enseignés ». Il se souvenait très bien d’une anecdote, qui mettait en lumière sa qualité d’enseignement. Lors de l’un de ses cours, il avait été pris de panique.

« Tania m’avait demandé de jouer le rôle du méchant. Très timide, j’avais eu du mal à l’interpréter. Après plusieurs hésitations, elle m’avait poussé, avec une grande habilité, dans mes retranchements, et, je m’étais énervé. Elle avait réussi à me sortir de moi-même. Pour jouer le rôle, j’ai pris une chaise, et, je l’ai cassée devant elle. »

Tania Balachova est certainement celle qui lui a permis de devenir ce qu’il a été pendant 70 ans : un comédien atypique, mystique, unique, et, très talentueux ! 

Le théâtre, le cinéma et son premier amour

C’est, donc, par le théâtre que Michael monte sur scène. En 1955, il joue dans la pièce de Clifford Odets, Pour le meilleur et pour le pire, au théâtre des Mathurins. C’est là qu’il rencontre Gérard Oury. Ils se retrouveront quelques années plus tard, en 1959, sur le tournage de La Main Chaude. Quand on l’interroge, Michael se souvient qu’il préférait nettement le théâtre au cinéma.

« Ma vie, à cette époque, c’était le dessin, la peinture, et, le théâtre. Le cinéma est venu après. Au Maroc, j’avais vu beaucoup de films américains. Mais, à Paris, ce qui m’intéressait c’était le théâtre. »

Pourtant, il ne faut pas une année pour que ce soit le cinéma qui s’intéresse à lui. En 1956, Michel Boisrond l’appelle pour jouer le rôle de Sinclair dans son film, C’est arrivé à Aden. Au théâtre, il continue et enchaîne les pièces : La Pensée, Le Tableau, Comédie, L’Amante anglaise, Une tempête, etc. Il joue du Beckett, du Duras, du Shakespeare, du Péguy. Il triomphe en toute humilité sur les planches, et, le soir il rentre seul. Michael est un solitaire et vivra célibataire tout au long de sa vie. Son premier, et, son seul amour s’appelle Delphine Seyrig. Il tombe véritablement amoureux lorsqu’il tourne avec elle dans le film India Song, de Marguerite Duras, en 1975. Les deux acteurs sont magnifiques. Lui, joue le rôle du vice-consul, qui tombe amoureux de l’épouse de l’ambassadeur. Leur vie ressemblera au film, comme il le raconte : « C’est mon seul amour, un amour impossible car elle avait, déjà, quelqu’un dans sa vie. » Ce quelqu’un n’est autre que Sami Frey.

Une star internationale est née, Moonraker l’a propulsé

Michael Lonsdale devient une véritable star internationale en 1979. Il tourne avec Roger Moore, le 11è James Bond, Moonraker. Auparavant, Michael a tourné dans des films à succès comme Paris brûle-t-il ?, Hibernatus, Chacal, Stavisky, La Traque, Monsieur Klein. Puis, ce seront Enigma, Le Nom de la rose, Les vestiges du jour, Don Juan, Ronin, Munich, etc. Il a tourné avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs : Jean-Pierre Mocky, Gérard Oury, Yves Robert, François Truffaut, Orson Welles, Steven Spielberg, etc. Les chiffres clés qui pourraient résumer sa carrière sont hallucinants. Au théâtre, d’abord, il a, ainsi, joué dans 80 pièces, entre 1955 et 2019. Il a mis en scène une vingtaine de pièces, entre 1974 et 2019. Au cinéma, entre 1956 et 2020, il a joué dans près de 140 longs-métrages, et, 50 courts-métrages. A la télévision, il a joué dans 70 films. Michael est un acteur infatigable. Il a aussi prêté sa voix inoubliable dans des doublures et des voix-off, pour une centaine d’œuvres, au cinéma, à la radio, à la télévision, et, pour des livres-audio. Enfin, Michael a aussi écrit, co-écrit et participé à la réalisation d’une trentaine d’ouvrages. Ses trois livres qu’il aimait le plus : L’Amour sauvera le monde, Belle et douce Marie, Jésus, j’y crois.

Des hommes et des dieux

1Quel film pourrait le mieux définir, représenter, symboliser Michael Lonsdale ? Ce n’est pas un hasard si Michael n’a reçu que très peu de récompenses. Lui, l’homme du 7è art, aimait l’humilité, l’ombre, la retraite, la froidure d’une abbaye, la chaleur d’une vieille église romane du Var. Il aimait la musique classique, le grégorien. Il n’aimait pas tellement le flamboyant. En 2010, dans le film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux, qui retrace le martyre des moines de Tibhirine, Michael y interprète un second rôle : celui de frère Luc, le médecin du monastère qui soigne aussi bien la population locale, ses frères moines, que les terroristes en fuite. Il raconte qu’il « aime jouer des rôles différents », et, que ce qu’il préfère c’est « l’improvisation ». Il explique que la scène tournée avec la petite algérienne est « totalement improvisée. Nous étions assis sur un banc, et, ils ont tourné ».

La foi est très importante pour lui. Quand il se convertit en 1950-1952, Michael pense à la prêtrise. On connaît la suite…En avril 2018, Michael se rend pour la première fois, à l’invitation de l’Ambassadeur de France à Alger, de l’Institut Français et des éditions Salvator, à Tibhirine. Il en écrira l’un de ses derniers ouvrages, Pèlerin à Tibhirine. Lors d’une interview sur ce sujet, il disait :

« C’est curieux, mais mon histoire familiale, mon enfance et ma vie d’aujourd’hui sont très liées à Tibhirine. Le film a été tourné au Maroc, où j’ai vécu une grande partie de mon enfance. Tibhirine se situe à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Alger où l’arrière-grand-père de ma mère a vécu : il était viticulteur et possédait le château de Draria. Maman est née là-bas, à une dizaine de kilomètres au sud d’Alger… »

Il terminait cet entretien en disant :

« J’ai été très ému de mettre pour la première fois mes pas dans ceux du « toubib », de frère Luc et de ses compagnons…Je me dis, maintenant, qu’une vie réussie, finalement, c’est quand on a le souci des autres… »

« J’aime Dieu, j’aime Sa Lumière »

Aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle, Michael, non seulement, a eu « le souci des autres », mais il s’est donné aux autres. Dans les années 80, Michael vit une dépression, qui aurait pu être très grave. Il raconte qu’il « a remonté la pente grâce à la Communauté de l’Emmanuel, et, à Dominique Rey. » A ce moment « Dieu m’a sauvé ». En 1986, Michael est invité à participer au lancement du festival artistique Magnificat à Paray-le-Monial. Il a un coup de cœur pour ce lieu :

« j’aime beaucoup cet endroit où s’est révélé le Cœur de Jésus. J’essaye d’y aller chaque année. »

Pudique et mystique, il raconte rarement le rôle qu’a joué dans sa vie sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face.

« Thérèse aussi m’a sauvé. Une année, à Paray-le Monial, j’ai prié, pendant la nuit, aux côtés de la châsse de ses reliques. C’était magnifique. »

Michael Lonsdale nous a quitté le lundi 21 septembre, chez lui, vers midi. Il était passionné par Paul Claudel. Il aimait relire son texte de la Vierge à midi : « Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. » Après cette lecture, il concluait :

« J’aime Dieu, j’aime Sa Lumière, Sa Splendeur, quelque chose qui touche non seulement notre intelligence, mais aussi notre cœur. Je Le regarde, Il me regarde. Il m’attire vers Lui. »

Il aimait aussi Charles Péguy. Très marial, Michael portait à la fin de sa vie un chapelet autour du cou. Le 1er octobre, à 10h00, ses obsèques sont célébrées, à l’Eglise Saint-Roch, la paroisse parisienne des artistes. Ce 1er octobre, l’Eglise fête aussi la petite Thérèse. Le petit prince mystique des arts a dû recevoir une pluie de roses. Que ton repos soit éternel et lumineux. Ton dernier ouvrage, Mes étoiles : les rencontres qui ont éclairé mon chemin, sonne comme un adieu. A Dieu Michael !

Textes et photos réalisés par Antoine BORDIER

A l’ONU, Ludovine de La Rochère dénonce la GPA : « on n’encadre pas l’esclavage »

Organisme consultatif à l’ONU, La Manif Pour Tous, par la voix de sa présidente Ludovine de La Rochère, a pris position contre l’exploitation reproductive des femmes le 25 septembre 2020 à Genève.

Terrorisme ordinaire

Après Utoya, La France Orange mécanique, La France Big Brother et Guérilla, Laurent Obertone publie un nouvel ouvrage : Éloge de la force : renverser l’Histoire, dans lequel il donne dix clés pour « changer le monde » et permettre à l’individu de s’affranchir de ce contexte d’ultra-violence, de confiscation de la souveraineté par l’État, du musellement de l’individu.

Extrait de son entretien donné à Boulevard Voltaire :

Un attentat a encore frappé près des anciens locaux de Charlie Hebdo. Plusieurs journalistes et techniciens qui travaillent pour l’émission Cash Investigation ont été attaqués au hachoir par un terroriste vraisemblablement pakistanais. L’histoire se répète et l’ensauvagement n’est pas qu’un sentiment…

On peut m’expliquer un tel acte de toutes les manières que l’on veut, mais on ne peut pas me dire que qualifier un tel acte de sauvage est aberrant. C’est de la sauvagerie pure. On s’exclut automatiquement de toute forme de civilisation. Ce type a l’air d’être un solide abruti puisqu’il mène un attentat où Charlie Hebdo n’est plus. Il se trompe de cible et fait n’importe quoi.

À partir du moment où l’imbécile a des idées et des armes, il est dangereux. Malheureusement, ils sont nombreux dans ce pays. Cette violence terroriste fait souvent la une des médias, sauf qu’aujourd’hui, vous avez dû avoir dans le pays des dizaines de coups de couteau, des types ont été massacrés pour un regard ou une cigarette. Ce ne sont pas des actes terroristes, mais c’est une forme de terrorisme ordinaire, une insécurité qui est latente et énorme, dont on ne prend pas la mesure. On est encore en train de se battre sur des termes. Est-ce que sauvage n’est pas trop fort ? Non, parce que c’est le quotidien. Il est vraiment urgent de prendre la mesure de ce quotidien.

Unplanned : l’engagement de défenseurs de la vie à naître, chrétiens, a préparé la conversion d’Abby Johnson

Abby Johnson, après avoir travaillé huit ans au Planning familial américain, a démissionné en 2009 et est devenue une personnalité pro-vie incontournable. Son livre autobiographique a été adapté au cinéma en mars 2019, sous le titre Unplanned (en français : « déplanifié »). La société SAJE Distribution diffuse ce film en France à partir d’octobre 2020. Alors que l’avortement jusqu’à la naissance est actuellement discuté au Parlement, il est utile de voir et promouvoir ce film.

Voici une tribune de Nicolas Bauer, publiée dans La Nef du mois d’octobre :

La carrière, la vie familiale et les idées d’Abby Johnson étaient « planifiées ». Directrice d’une clinique du Planning familial au Texas, elle était aimée de ses collègues et de sa hiérarchie. Le sens de sa vie était d’« aider les femmes », en leur donnant accès à la contraception et à l’avortement. Jusqu’à un jour de septembre 2009, où sa vie bascule. Tout est alors « déplanifié » :

« dix minutes ont ébranlé le fondement de mes valeurs et ont changé le cours de ma vie [1] »…

Une conversion face à un avortement

Un médecin lui montre un avortement guidé par sonde échographique. Cette méthode permet de voir une IVG par aspiration in utero. Abby Johnson découvre alors, concrètement, ce qui est habituellement invisible :

« Le docteur inséra le tube d’aspiration, qui n’était pas encore allumé. Quand il toucha le bébé, le bébé sursauta, il commença à bouger, et à gesticuler ses bras et ses jambes, en essayant de se débattre et de se dégager. La machine s’est allumée […]. J’ai vu cet enfant être démembré dans le ventre de sa mère […], avec cette petite colonne vertébrale, parfaitement formée, tourbillonner dans le ventre de sa mère. Puis je l’ai vu finalement être aspiré et l’écran est devenu noir […]. J’ai réalisé à ce moment-là que le Planning familial m’avait menti ».

Traumatisée, Abby Johnson réalise brutalement que l’opération qu’elle a planifiée pour plus de 22 000 femmes est en réalité le meurtre d’un bébé innocent. En larmes, elle décide de traverser la haute clôture du Planning familial et de se rendre à l’association pro-vie la plus proche. Elle sonne à la porte : « Coalition for Life. Comment puis-je vous aider » ;

« Je suis Abby Johnson. Je veux en sortir, je ne veux plus faire ça [2] ».

Le témoignage fidèle de chrétiens

L’engagement de défenseurs de la vie à naître, chrétiens, a préparé la conversion d’Abby Johnson. Des dizaines sont présents devant sa clinique chaque jour où se pratiquent des avortements. Ils prient et multiplient les gestes d’affection pour elle, et bien sûr pour les femmes enceintes qui viennent avorter. Abby Johnson les observe et se laisse toucher par leur bienveillance et leur humilité.

Le film montre l’importance de ces manifestations, régulières et patientes. D’une part, elles rappellent chaque matin aux employés du Planning familial que leur travail n’est pas banal. D’autre part, lorsque des chrétiens se manifestent devant une clinique, 75% des avortements sont annulés [3]. La force de la prière et de la présence physique a donc des effets concrets. Les directeurs des cliniques américaines le savent.

Un mémorial pour les enfants non nés

Le film donne un bon aperçu du contexte culturel, politique et juridique américain, qui a été un terreau indispensable à la conversion d’Abby Johnson. Aux États-Unis, les manifestations devant les cliniques d’avortements sont organisées par des associations, mais aussi par des paroisses, des églises et des écoles chrétiennes.

Cette liberté de manifester est protégée par le premier amendement de la Constitution des États-Unis et a été confirmée en 2014 par la Cour suprême (McCullen v. Coakley). Les juges constitutionnels avaient alors défendu le droit de manifester à moins de dix mètres des cliniques et d’entrer en relation avec les personnes s’y rendant [4]. Toutefois, d’après l’American Center for Law and Justice (ACLJ), organisation défendant la liberté d’expression à la Cour suprême, des restrictions inconstitutionnelles contre les manifestations pro-vie persistent dans plusieurs États américains [5].

Quatre ans après la démission d’Abby Johnson du Planning familial, les efforts des militants pro-vie ont abouti à la fermeture de son ancienne clinique. Encore mieux, la Coalition for Life s’est installée dans les locaux de cette clinique et l’a transformée en un centre accueillant les femmes enceintes. À l’entrée, un magnifique mémorial a été édifié ; il est dédié à tous les enfants morts avant leur naissance dans ce lieu. Deux grands anges veillent sur eux.

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[1] Abby Johnson, Unplanned: The Dramatic True Story of a Former Planned Parenthood Leader’s Eye-Opening Journey across the Life Line. Colorado Springs: SaltRiver/Focus on the Family, 2010, p. 3

[2] Abby Johnson, Unplanned, précité, p. 146

[3] Ces statistiques internes du Planning familial sont citées dans le film.

[4] Voir : Christophe Foltzenlogel, « Avortement et liberté d’expression », séminaire de l’ECLJ, Bruxelles, 22 juin 2017.

[5] Voir par exemple : Geoffrey Surtees, “ACLJ Asks Supreme Court to Defend Pro-Life Free Speech”, mai 2020.

Marchons Enfants manifestera samedi 10 octobre à 14 h à Toulouse, place du salin

Fin juillet, 23 associations dont Alliance Vita,  Associations Familiales Catholiques, Comité Protestant Evangélique Pour La Dignité Humaine (CPDH), La Manif Pour Tous etc… regroupés sous le label « Marchons Enfants » alertaient sur l’adoption par l’Assemblée nationale en 2ème lecture du projet de loi Bioéthique.

Aujourd’hui, ils appellent à manifester le 10 octobre prochain dans toute la France, par attachement aux droits des plus fragiles, contre le marché de la procréation avec la PMA sans Père et l’engrenage eugénique, contre la création de chimères homme-animal, contre ce projet de loi qui est Ni Bio, Ni Éthique.

En Occitanie, les associations Marchons enfants vous donnent rendez-vous pour une manifestation régionale

Samedi 10 octobre à 14 h à Toulouse, place du salin

Retrouvez toutes les manifestations sur cette carte :

La 3e édition du Feiz e Breizh a bien eu lieu

Feiz e Breizh, « Foi en Bretagne » : le pèlerinage breton vers Sainte Anne d’Auray s’est déroulé fin septembre, en nombre restreint en raison des mesures sanitaires. Retrouvez le récit des pèlerinages 2018 et 2019.

Ainsi, une trentaine de membres de l’organisation du pèlerinage Feiz e Breizh, accompagnés par leurs familles, ont-ils pu pèleriner, sous un soleil de circonstance, sur les chemins de Bretagne, pour plaire à Dieu et perpétuer dans la Tradition notre œuvre missionnaire.

Détournement de mineures

Lu dans Présent :

Le décret a été publié au Journal officiel le 27 août dernier et rend la contraception gratuite pour les mineures de moins de 15 ans (elle l’était déjà depuis 2013 pour les adolescentes de 15 à 18 ans). Le but affiché de cette mesure est de faire baisser le taux de recours à l’avortement chez les 12-14 ans. Il serait certainement plus efficace d’apprendre à ces adolescents à se respecter eux-mêmes et les autres en favorisant une réelle éducation affective et sexuelle – dispensée par les parents dont c’est le rôle – qui ne soit pas la liste exhaustive de toutes les positions et perversions sexuelles possibles et imaginables et qui considère la fécondité comme un frein à une sexualité débridée.

Plutôt que de lire les commentaires trumpophobes, regardez le débat

Le premier de trois débats entre le président Donald Trump et l’ex Vice-président Joe Biden, mardi soir à Cleveland, d’une durée de 90 minutes, peut être revu ici, CNEWS ayant assuré la traduction en direct :

 

Trump est tranchant, parfois moqueur :

« Tu as eu 47 ans pour faire quelque chose et tu n’as rien fait, Joe ; moi, j’ai construit la meilleure économie en un temps record. »

Biden est resté lui-même : flou :

« Combien parmi vous ont perdu un être cher à cause du COVID-19 ? »

Concernant les émeutes, Trump a souligné l’intenable position de Biden qui a considéré comme « légitimes » et « pacifiques » les pillages et les incendies. Il rappela que sur vingt villes en proie au chaos, dix-huit étaient dirigées par des maires démocrates…

Dieu merci ! La France est chrétienne même si les Français l’ont parfois oublié…

Excellent texte de Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire :

Jean Castex est-il bien laïquement correct ? Le Huffington Post entend visiblement prouver le contraire, vidéo à l’appui : « Jean Castex aime beaucoup remercier Dieu… » « Pour parler de l’épidémie de coronavirus, de l’insécurité ou de l’attaque à Paris, le Premier ministre a une expression favorite : Dieu merci ! »

Le journaliste interroge : “ républicaine et évocation divine font-elles bon ménage ? “,  et répond aussitôt : « En arrivant à Matignon, Jean Castex a situé la laïcité au centre des valeurs qui guideront son action. Mais depuis, le Premier ministre a régulièrement recours à l’expression “Dieu merci” dont l’usage peut apparaître en contradiction avec le principe de neutralité de l’État qui s’impose à tous ses représentants. » Et pourquoi pas, tant qu’on y est, Doux Jésus ou Bonté divine ?

C’est un tic de langage involontaire, bien sûr, mais c’est sans doute presque pire, vu de la fenêtre du Huffington Post : tellement naturel et intériorisé que le Premier ministre n’y pense même plus. Monsieur Jourdain fait de la prose sans le savoir, Monsieur Castex de la louange sans s’en apercevoir. Peut-être, somme toute, peut-on voir dans ce « Dieu merci », même inconscient, une forme d’humilité réaliste. Sans l’intervention du Ciel, s’il n’avait fallu compter que sur les ordres, les contre-ordres et les désordres de l’État, la situation en matière de Covid-19 ou de terrorisme pourrait être bien pire. Une sorte de petit miracle, vous voyez. Et donc Jean Castex épingle discrètement un ex voto sur chaque plateau télé, fait son action de grâce médiatique (…)

Quel « chemin de croix » que le Covid-19 pour nos restaurateurs qui, bien que trimant à la « sueur de leur front », ont le sentiment d’être pauvres comme « Job », ils sont parfois tentés de « baisser les bras » et même d’être les « boucs émissaires » de cette crise, et le gouvernement, qui n’a rien vu venir, devrait faire son « mea culpa » plutôt que de nous imposer ses « jérémiades », en s’en « lavant les mains », tandis que, dans les maisons de retraite, les pensionnaires privés de visite pleurent comme des « Madeleine »…

 

Quand la gauche radicale assume tranquillement vouloir interdire à la droite de s’exprimer

Cela se passe sur une radio publique (qui se plaint par ailleurs de prises de parole de droite trop nombreuses ailleurs) sans que personne ne s’émeuve. Imaginez que Marion Maréchal ou Eric Zemmour ait dit à peu près la même chose. On crierait au retour des heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire :

« (…) dans la matinale de France Inter présentée par Léa Salamé, c’était bien une figure de la gauche radicale qui a pu développer sa pensée dans un long monologue.

« Le but de la gauche, c’est de produire des fractures, je suis contre le paradigme du débat, de la discussion et je l’assume […] Je pense que nous perdons notre temps dans des chaînes d’info à débattre avec des gens inconvaincables et que nous ratifions la possibilité qu’ils fassent partie de l’espace du débat. La politique est de l’ordre de l’antagonisme », glisse-t-il dans un premier temps. Avant d’aller encore plus loin dans son argumentaire : « Il faut reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public pour rétablir un espace où les oppositions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes », lance Geoffroy de Lagasnerie devant une Léa Salamé quelque peu interloquée.

« Ça veut dire quoi rétablir une forme de censure dans l’espace public ? », lui demande-t-elle alors. « Ça veut dire […] Plus qu’à la censure, je suis plutôt favorable à une forme de mépris que la gauche doit avoir pour les opinions de droite », continue-t-il sans sourciller « On se met à être contaminés dans nos espaces de gauche par ces prises de parole complètement délirantes plutôt que les laisser tranquille dans leur coin, dans leur silence, les mépriser, les renvoyer à leur insignifiance » (…) [Le thème de la contamination est visiblement à la mode pour la gauche intolérante, NDPC]

Dans la foulée, Geoffroy de Lagasnerie a déploré que l’« on sacralise deux choses : le travail et la famille. Quand vous faites régner une politique qui, au nom de la santé, s’appelle Travail Famille Patrie, vous rentrez dans un mood pas très sympathique », dit-il, ajoutant que « les gens de sa génération » vivent « depuis 40 ans sous la droite et on en peut plus » (…)

La bonne nouvelle, c’est que sommes dirigés par la droite depuis 40 ans. Cela nous avait malheureusement échappé…

La mauvaise nouvelle, c’est que les adeptes du goulag sont toujours bien présents.

Le visage du bolchévisme

Au début c’est amusant, on croit avoir affaire à un humoriste :

Et puis ensuite ça devient moins drôle :

Et puis ça devient franchement inquiétant :

Mais c’est cela la gauche :

Geoffroy de Lagasnerie, philosophe et sociologue, est Professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. A ses heures perdues, il doit sans doute rejoindre les antifas.

Mineurs isolés

L’agresseur au hachoir, à proximité des anciens locaux de « Charlie hebdo », était vraisemblablement arrivé en France au titre de la prise en charge des « mineurs isolés ». Bien qu’il ait, semble-t-il, 25 ans. Et il paraît que la « justice » refuse régulièrement de faire faire les tests qui permettraient de vérifier l’âge de ces pseudo « mineurs isolés ». D’où notre enquête (qui ne risque pas de se voir dans les médias « mainstream »): pensez-vous que la France devrait systématiquement vérifier l’âge des « mineurs isolés »?

Vous pouvez répondre ici.

L’islam est-il une religion ?

La Petite Feuille Verte se pose la question :

La question posée par le titre peut surprendre. Elle mérite pourtant d’être examinée de près, compte tenu des implications de plus en plus nombreuses et variées de l’islam dans des domaines qui sortent du cadre strictement religieux (sociaux, juridiques, militaires, politiques et géopolitiques). En fait, la dimension religieuse de l’islam est en principe inséparable de ses aspects temporels. C’est pourquoi, s’il est impossible de nier à l’islam la qualité de religion, il convient d’en préciser le sens et les spécificités afin de le situer dans le concert des religions du monde.

QU’EST-CE QU’UNE RELIGION ?

Le Petit Larousse propose deux définitions conjointes pour le mot «religion»: «Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré»; «Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ces croyances». Dans la religion, il y a donc une «orthodoxie» (ce qu’il faut croire) et une «orthopraxie» (ce qu’il faut faire).

Pour Rémi Brague, le monde des religions se présente sous une forme plus complexe:«Le fait qu’on admette l’existence d’un principe suprême de l’Être, qu’il s’agisse d’un absolu abstrait ou du personnel d’un Dieu, ne constitue pas encore une religion. Pour que celle-ci naisse, il faut aussi que l’on soit au clair sur la voie qui permet d’atteindre cet Absolu ou à un Dieu. Cet élément manque, par exemple, chez les philosophes grecs de la période classique. Aristote, qui admet l’existence d’un premier moteur immobile et l’appuie sur des démonstrations, allant jusqu’à lui donner le nom de «dieu» (theos), ne conçoit pas ce dieu comme constituant l’objet d’une religion « . Aristote était donc l’adepte d’un« monothéisme non religieux »(Sur la religion, Flammarion, 2018, p. 18 et 48). Brague souligne aussi l’existence de religions inventées,

Alain Besançon s’intéresse lui aussi à la diversité religieuse dans le monde. « Beaucoup de religions païennes connaissent, au-dessus du peuple des dieux, un dieu supérieur qui tend à absorber en lui les divinités subordonnées […]. Le vieux dualisme de la religion perse se résout, dans la doctrine de Zoroastre, au monothéisme autour d’Ahoura Mazda. Les Sikhs croient en un seul Dieu, absolu, éternel, créateur, transcendant » (Problèmes religieux contemporains, Éd. de Fallois, 2015, p. 173).

L’approche chrétienne

Le monde du religieux est varié et ne revêt pas toujours la conception que s’en font les chrétiens dans leur approche des religions. Car ils n’en restent pas spontanément à la simple phénoménologie qui les décrit: monothéistes, polythéistes, païennes, et même civiles (la laïcité serait-elle la religion de la République française?). Si l’on privilégie l’expression «traditions religieuses de l’humanité», comme le fait le magistère catholique depuis quelques décennies, on opère un premier tri à partir du «contenu» relativement transcendant ou, au contraire, sécularisé, du phénomène religieux . On évite ainsi l’indifférenciation avec les opinions philosophiques et métaphysiques. Mais la ligne de partage, dans l’approche chrétienne, est plus profonde et se situe dans la réalité de ce que sont les religions: l’une est révélée, les autres sont naturelles. Il faut ajouter que certaines religions mêlent en une seule dénomination plusieurs de ces caractéristiques.

Dans un souci de clarté, il convient donc de s’interroger sur les particularités de l’islam comme religion, et ceci dans un certain nombre de registres.

L’ISLAM : MONOTHÉISME ET RÉVÉLATION

Les musulmans croient en un Dieu unique, créateur et juge (Allah), auquel ils vouent un culte approprié et prescrit. Ils croient aussi que leur religion est celle qu’Allah a voulu pour tous les hommes, au point de l’avoir inscrite dans leur nature dès la création d’Adam, et qu’Il l’a « rappelée » (Coran 19, 51) aux peuples égarés (juifs, chrétiens, païens) par le Coran incréé, en se servant de Mahomet, chargé de clore le cycle prophétique au VIIème siècle.

Quel lien avec la Bible ?

L’islam est fréquemment classé parmi les religions monothéistes, abrahamiques ou religions du Livre. Ces formulations servent à le présenter comme apparenté au judaïsme et au christianisme. Pourtant, des différences essentielles opposent l’islam au christianisme.

  • Dans le christianisme, Dieu Se révèle à travers l’histoire biblique, Il se fait connaître aux hommes par l’Incarnation de son Verbe, Jésus-Christ, sauveur du monde. Il est Amour dans son Être même, ce qui s’exprime par la Trinité des Personnes divines.
  • L’islam présente un Dieu Un et seulement Un. « Impénétrable» (Coran 112, 2), « Incommunicable » (6, 50), Il reste étranger aux hommes, inconnu en son mystère. Les musulmans adorent un Dieu qu’ils ne peuvent pas connaître en Lui-même.

C’est pourquoi, souligne R. Brague, « la façon même dont Dieu est supposé être un est loin d’être identique pour toutes les religions dites “mono-théistes” : “mono-” n’y a pas toujours le même sens. Il y a, si l’on peut dire, plus d’un “un” » (op. cit., p. 49).

« Toute la richesse de l’autorévélation de Dieu, qui constitue le patrimoine de l’Ancien et du Nouveau Testament, a été, en fait, laissée de côté dans l’islam », notait le pape Jean-Paul II (Entrez dans l’espérance, Ed. Plon-Mame, 1994, p. 152).

Pas de théologie en islam

Significative est à cet égard l’ignorance par l’islam du concept de théologie, science qui consiste à scruter le mystère de Dieu. Les musulmans reçoivent une doctrine dictée par le Coran qui reprend une partie des éléments de la Bible en les déformant pour les inscrire dans une perspective qui n’est pas celle du salut. De fait, cette « dictée » ou « descente » de l’écrit sur Mahomet, comme la conçoit l’islam, exclut la participation active de celui-ci qui n’est qu’un « transmetteur » selon la volonté d’Allah.

  • Allah a fait descendre sur toi [Mahomet] le Livre et la Sagesse et t’a enseigné ce que tu ne savais pas(Coran 4, 113).
  • Ô Envoyé ! Transmets ce qu’on a fait descendre sur toi de la part de ton Seigneur (Coran 5, 67).

 Pour sa part, l’Eglise a retenu le concept essentiel d’inspiration des Ecritures . L’humanité des auteurs bibliques comme instrument est activement assumée dans le processus de révélation : c’est un mystère d’alliance, d’emblée dialogal, continuellement renoué et repris. Le dominicain islamologue Guy Monnot peut en déduire : « Souvenons-nous que pour l’islam, la religion révélée est la religion du Livre et non de la Parole ! » (France Catholique, n° 2475 – 18 novembre 1994, p. 23).

La conclusion s’impose alors : « L’islam, qui ne reconnaît pas la Bible comme authentique, n’a pas le même dieu que le judaïsme et le christianisme, parce qu’il ne raconte pas sur Lui les mêmes histoires » (R. Brague, op. cit., p. 49). Cf. PFV n° 58 – L’islam est l’Histoire : un rapport ambigu.

Ne faut-il pas dès lors considérer le Coran comme une élaboration humaine ? Telle est l’opinion du jésuite et islamologue égyptien Samir-Khalil Samir : « L’islam est l’œuvre d’un homme qui a vécu une expérience spirituelle réelle, mais qui vivait en son temps, dans son contexte socio-culturel désertique fait de guerres et d’attaques de tribus contre tribus » (Site Aleteia, 10 janvier 2018).

Islam et paganisme

A.Besançon va jusqu’à voir dans l’islam une forme de paganisme : « L’idée de Dieu, telle qu’elle se forme dans diverses régions du monde païen, ne semble pas si différente de celle que se forme l’islam […]. Allah ressemble à l’Un de Plotin par son éloignement radical » (op. cit., p. 174). Pour lui, l’islam instaure un rapport idolâtrique au divin (ibid., p. 31, 178, 231). R. Brague, qui le rejoint sur ce point, ajoute : « L’idolâtrie n’est jamais plus dangereuse et mortifère que là où l’idole est unique» (op. cit., p. 89).

N’est-ce pas dans ces registres – païen et idolâtrique – que s’inscrivent les gestes de vénération des pèlerins de La Mecque envers la Pierre noire encastrée dans l’angle oriental de la Kaaba (Cube), ancien temple païen dont Mahomet a fait la « Maison d’Allah » ? Pensons aussi à l’inflation des prescriptions extérieures et ostentatoires des rites (il faut être vu priant et jeûnant), considérées comme supérieures à l’intériorité, ou encore à l’association entre le djihad et la piété pour l’établissement de la religion dans le monde.

Enfin, cela ne concerne-il pas aussi le Coran et Mahomet ?

D’une part, le Livre est coéternel et consubstantiel à Allah

  • La Mère du Livre se trouve auprès de Lui (Coran 13, 39).

D’autre part, le nom de « l’Envoyé d’Allah » figure dans la chahâda (profession de foi islamique) : « Il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et Mahomet est son Prophète ».

Les lois qui punissent le blasphème, en vigueur dans certains pays musulmans, concernent le Coran et Mahomet au même titre qu’Allah.

FOI ET CROYANCES

 La religiosité marque profondément l’attitude des musulmans. Elle s’exprime en tout temps et en tout lieu – avec un puissant sens du sacré, peut-être lié à l’absolue transcendance divine -, suscitant parfois l’étonnement des non-croyants, voire l’admiration des chrétiens.

On sait que ce fut le cas de Charles de Foucauld lors de son voyage au Maroc, comme il en a lui-même témoigné. « L’islam a produit en moi un profond bouleversement. La vue de cette foi, de ces hommes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines » (Pensées intempestives, dérangeantes et incorrectes, L’œuvre éd., 2011, p. 17). Cette expérience l’a renvoyé, paradoxalement à son Baptême enfoui – et c’est emblématique –, telle une préparation lointaine de son retour au Christ et à l’Eglise.

Religiosité et vertu de religion

La religiosité se réfère à la vertu de religion, déjà admise chez les philosophes de l’Antiquité païenne. Besançon cite à ce propos Cicéron : « La religion présente ses soins et ses cérémonies à une nature d’ordre supérieur que l’on nomme divine » (op. cit., p. 181). Saint Thomas d’Aquin la considère comme une vertu morale inhérente à la Justice : il s’agit de rendre à la divinité, connue par la raison naturelle, ce qui lui est dû. Le mot dîn, qui désigne en arabe la religion, signifie d’ailleurs également « dette ».

La vertu de religion n’est donc ni surnaturelle ni théologale. Elle n’implique pas la foi. C’est d’ailleurs ce qu’a précisé la Déclaration Dominus Iesus sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de l’Eglise, publiée le 6 août 2000 à l’occasion du grand jubilé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, alors présidée par le cardinal Joseph Ratzinger.

  • « On doit donc tenir fermement la distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres religions. Alors que la foi est l’accueil dans la grâce de la vérité révélée, qui permet de pénétrer le mystère, dont elle favorise une compréhension cohérente, la croyance dans les autres religions est cet ensemble d’expériences et de réflexions, trésors humains de sagesse et de religiosité, que l’homme, dans sa recherche de la vérité a pensé et vécu, pour ses relations avec le Divin et l’Absolu.
  • Cette distinction n’est pas toujours présente dans la réflexion actuelle, ce qui provoque souvent l’identification entre la foi théologale, qui est l’accueil de la vérité révélée par le Dieu Un et Trine, et la croyance dans les autres religions, qui est une expérience religieuse encore à la recherche de la vérité absolue, et encore privée de l’assentiment à Dieu qui se révèle. C’est là l’un des motifs qui tendent à réduire, voire même à annuler, les différences entre le christianisme et les autres religions » (§ 7).

« La confusion entre foi et religion est certainement une des plus graves de celles qui gênent les chrétiens dans leur perception de l’islam » (A. Besançon, op. cit., p. 183).

POUR CONCLURE 

Rémi Brague affirme : « Le christianisme est la seule religion qui ne soit qu’une religion et rien d’autre. Toutes les autres religions ajoutent au religieux une dimension supplémentaire » (op. cit., p. 40).

Le Christ a réalisé dans sa Personne et sa Pâque la démythisation de toute religion. Il instaure le culte en esprit et en vérité, en s’offrant lui-même au Père pour racheter les hommes du péché. La religion ne consiste donc plus en des sacrifices d’animaux ni en des rites extérieurs (comme dans l’islam), mais dans le sacrifice de la volonté propre et de sa propre vie par amour en retour ; afin de s’inscrire par Lui, avec Lui et en Lui, dans la communion trinitaire. Tel est l’enseignement de l’Eglise jusqu’au Concile Vatican II inclus (cf. notamment la Constitution dogmatique sur la Révélation divine, Dei Verbum).

Ce n’est donc pas par hasard, mais par une juste compréhension de la foi des chrétiens, que les dirigeants païens condamnaient les disciples du Christ comme « sans dieu » (athées) et « sans religion ». Et ce n’est pas par hasard que le martyre chrétien repose sur l’amour et la gratuité et non sur la recherche d’un triomphe temporel, à la manière des djihadistes.

Annie LAURENT

Le vêtement témoigne d’une certaine vision de l’homme et de la femme

Le père Danziec revient dans Valeurs Actuelles sur la tenue républicaine :

Nous avons certainement les polémiques que nous méritons. Jeudi soir dernier, lors de l’émission « Vous avez la parole » et au terme d’un débat laborieux, parfois cacophonique, Léa Salamé posait au Premier ministre son ultime question : « Qu’est-ce qu’une tenue républicaine ? » La journaliste souhaitait faire réagir Jean Castex à la sortie récente de son ministre de l’Education nationale. Quelques jours plus tôt, face à la fièvre féministe qui s’indignait sur les réseaux sociaux, derrière le hashtag #BalanceTonBahut, des règlements intérieurs jugés sexistes et trop normatifs, Jean-Michel Blanquer avait en effet répondu qu’il fallait s’en tenir à une « position d’équilibre et de bon sens », en se rendant en classe avec « une tenue normale, une tenue républicaine ». Mais comment définir ce si précieux « juste milieu républicain » ? Embarrassé, le Premier ministre botta en touche et éluda la question sous prétexte de ne pas vouloir alimenter une vaine polémique.

Sans nul doute, l’école offre en miroir les problématiques du monde de demain. Mais elle dit aussi beaucoup des écueils d’aujourd’hui. L’éloge de la diversité est devenu un véritable mantra et « la doxa déteste la normalité », dira Finkielkraut sur le plateau de David Pujadas. C’est pourtant ce dont a besoin l’école : de normes pour cadrer, de règles pour préserver. Et l’essayiste d’inviter tous les ministres de la rue de Grenelle à adopter comme livre de chevet l’ouvrage Propos sur l’éducation du philosophe Alain. Ce dernier rappelle combien la neutralité d’une école est nécessaire pour l’épanouissement de la vie de l’esprit. Loin de la bataille des marques qui gangrènent certaines cours de récréation ou des affres de l’hypersexualisation qui polluent la mixité des collèges et des lycées, la blouse et l’uniforme d’antan, en effaçant les singularités sociales, avaient leurs vertus propres.

La décence, une clef pour la paix sociale

Exiger raisonnablement une tenue correcte en société nécessite, avant toute chose, une réflexion authentique sur le sens du vêtement. Une « position d’équilibre et de bon sens » sur la façon de s’habiller ne peut rester une idée vague. Elle doit s’incarner autour de principes. Et de repères. Car si l’habit – ou la tenue républicaine ! – ne fait pas le moine, il participe néanmoins d’une civilisation. Le vêtement témoigne d’une certaine vision de l’homme et de la femme. A défaut du livre d’Alain, on conseillerait plutôt vivement aux ministres, mais aussi aux parents et aux éducateurs, de se procurer la précieuse étude des Pères Louis-Marie de Blignières et Bertrand-Marie Guillaume, publiée sous le titre évocateur : Réflexions sur la Mode et le vêtement (chemere.org).

En effet, la manière de s’habiller, si elle comporte un aspect fonctionnel, esthétique, symbolique et social très important, ne saurait s’y réduire pour autant. Pour garantir la paix sociale, elle suppose également la recherche d’un bien honnête, et cela sous peine de ne pas honorer une vertu : la décence. A l’heure de la « femme objet », dont le mouvement féministe s’indigne à bon droit, il devient plus que jamais urgent de s’interroger sur les modèles et les idéaux que la société de consommation insuffle à la jeunesse. Dans toute civilisation, à l’inverse des périodes de décadence, le vêtement fut à la fois l’un des lieux de l’affirmation de soi en même temps qu’une protection pour le regard. Il conduit à voir la personne au-delà de ses formes (le corps) pour s’intéresser davantage au fond (l’esprit).

La réalité anthropologique et historique du vêtement permet ainsi d’éviter de tomber dans un angélisme béat ou un naturalisme forcené. Par sa nature, le vêtement tient lieu d’instrument, il est un accessoire au service du corps. Il protège des intempéries ou du froid, il facilite l’exercice de tel sport ou de telle activité. Il couvre ou met en valeur la beauté. Il signifie un engagement ou une orientation de vie. La vertu de prudence vient avec raison régler son usage et sa variété selon les lieux, les temps et les personnes. Mais surtout, parce qu’il comporte une dimension interpersonnelle indéniable : le vêtement ne regarde pas seulement celui qui le porte. A l’image d’un burkini ou d’un bikini, il peut renvoyer aux autres des conceptions de l’existence diamétralement opposées.

« Le beau, c’est le vrai bien habillé », disait Honoré de Balzac

Or, nul ne peut ignorer que la civilisation occidentale, dans ses us et ses coutumes, s’est façonnée autour de la morale biblique. Tout l’écosystème judéo-chrétien, siècle après siècle, en est imprégné. Ainsi, dans le livre de la Genèse qui ouvre l’Ancien Testament, la chute d’Adam et Eve représente une notion clef qui échappe à beaucoup aujourd’hui. Avant de croquer dans le fruit défendu, le récit nous précise qu’Adam et Eve ne ressentaient aucun besoin d’être habillés. Leur nudité ne faisait aucun obstacle à leur relation. Mais après la faute originelle, le texte indique qu’ils se cachèrent parce qu’ils virent qu’ils étaient nus (Ge 3,10). La pudeur devint alors pour eux une nécessité : l’oubli ou la négation d’un tel soubassement civilisationnel ne peut se faire sans conséquence funeste. Qu’on le veuille ou non, le vêtement a pour rôle de favoriser une juste sociabilité ainsi qu’un droit exercice de l’élégance et de la séduction. Du fait de la nature sexuée et sociale de l’espèce humaine, il existe une manière convenable, d’autres diraient vertueuse, de s’habiller : celle qui respecte la nature de l’homme et de la femme.

Balzac définissait le beau comme « le vrai, en bien habillé ». On comprend mieux l’embarras du nouveau monde à rappeler des règles, héritées pourtant des « bonnes manières de nos grand-mères », quand, dans le même temps, il nie à grands coups de théorie du gender les différences homme/femme ou cherche à faire valoir à travers l’écriture inclusive les revendications de minorités sexuelles. Tel est le drame relativiste. A force de refuser des repères objectifs, étroitement liés avec la condition humaine, c’est le bon sens qui se trouve blessé au coeur. Et l’élégance qui mange son chapeau.

« La doctrine selon laquelle « la démocratie ne peut être que libérale », cette idole intouchable, ce grand fétiche s’est effondré »

Tribune du premier ministre hongrois Viktor Orbán :

Pas de Tusnádfürdő, pas de Kötcse, pas de Tranzit [événements grand public de la vie politique hongroise qui auraient dû se tenir dans le courant de l’été, mais qui ont été annulés en raison du Covid-19, NdT]. Mais une pandémie. Le virus a également décimé les rencontres des ateliers de réflexion de la vie politique de l’été. Il y aurait pourtant eu sur quoi réfléchir et sur quoi échanger. Sur des sujets, et d’une manière que ne permettent pas les quelques phrases que laissent passer les joutes parlementaires et les moyens de communication modernes. Il ne reste donc plus qu’à écrire au lieu de parler, et à remplacer le discours par l’essai.

Illibéral, conservateur, chrétien-démocrate, libéral

Notre combat pour la souveraineté et la liberté intellectuelles initié justement il y a quelques années à Tusnádfürdő commence à devenir productif. Le lit de la rébellion contre le politiquement correct, c’est-à-dire contre les diktats de la doctrine, du langage et du style des libéraux-gogos ne cesse de s’élargir. De plus en plus nombreux et de plus en plus courageux sont ceux qui se dégagent de l’étouffement de la pensée correcte unique, du sens unique à donner à la démocratie, de la cangue de l’interprétation correcte unique de l’Europe et de l’Occident. Essayer de se libérer de ces étreintes n’est en soi pas simple, et le risque est grand de s’exposer à des punitions : exclusion de la vie académique, perte d’emploi, stigmatisation, humiliation universitaire, les exemples commencent à devenir quotidiens. Mais même si nous réussissons à échapper aux gardes-frontière des libéraux-gogos, bien payés et effectuant leurs rondes avec une ponctualité d’horloge, il nous reste à nous mesurer aux réflexes profondément enracinés d’un auditoire même de bonne volonté. La qualité de la démonstration ne sert de rien, la glorification du nationalisme retournera toujours un estomac allemand même si c’est le professeur Hazony [philosophe israélien auteur de l’ouvrage « Les vertus du nationalisme »] qui l’écrit de Jérusalem. Et toutes les précautions avec lesquelles nous parlons de la démocratie illibérale ne servent de rien, ces mots horrifient les oreilles anglo-saxonnes. Pour le moment.

Mais le lit de la rébellion contre l’oppression intellectuelle libérale ne fait pas que s’élargir, il s’approfondit aussi. De plus en plus nombreux sont les essais convaincants, les études exhaustives et les indispensables monographies. Même si on ne l’admet pas encore dans la bulle bruxelloise, nous voyons déjà, d’ici, que le roi est nu. La doctrine selon laquelle « la démocratie ne peut être que libérale », cette idole intouchable, ce grand fétiche s’est effondré et il ne nous reste plus qu’à attendre que le nuage de poussière soulevé par sa chute se dissipe pour que nous nous en rendions compte de visu. Il semble que les partis et les mouvements politiques conservateurs et chrétiens-démocrates sont désormais capables de se dégager de l’étreinte mortelle des libéraux. Les affirmations telles que « il ne peut y avoir de démocratie illibérale » et autres de la même eau sont maintenant inscrites dans le grand livre des stupidités politiques, même si elles viennent de haut. Les penseurs politiques conservateurs ont enfin pris leur courage à deux mains et ont montré, avec une finesse de trait dépassant même les démonstrations mathématiques, que le libéralisme et le conservatisme représentent deux positions opposées de la théorie politique. Ils ont montré que ceux qui cherchent à pousser le conservatisme sous le grand parapluie du libéralisme se trompent. Ceux qui prétendent que la séparation des pouvoirs, les libertés publiques et politiques, la protection de la propriété privée et les limites apportées à l’exercice du pouvoir, autrement dit la suprématie du droit, l’État de droit, ne peuvent s’envisager que dans le cadre intellectuel du libéralisme et ne peuvent se réaliser qu’au travers des instruments de la démocratie libérale se trompent – pour employer un terme modéré. Bien sûr, nous connaissons des Hongrois qui ont déjà fait cette découverte dans le passé, mais qui se sont rendus compte qu’il était bien plus agréable de collectionner à Bruxelles les bourrades amicales accompagnées des onctueux sourires satisfaits des confortables salons libéraux, que de se morfondre en moutons noirs à Budapest. La légère nausée qui pointe au fond de leur estomac ne leur semble pas un prix trop lourd à payer. Et cela même si la chaleur et l’ameublement des salons d’Europe centrale, ainsi que l’élégance de ceux qui les fréquentent laissent de moins en moins à désirer par rapport à ceux de l’Occident, sans même parler de la cuisine. Les départs furtifs vont bientôt commencer. Comme autrefois de Moscou.

La confusion d’aujourd’hui entre le conservatisme et le libéralisme tient au fait que dans le combat épique contre le totalitarisme les conservateurs et les libéraux ont mis de côté leurs différences fondamentales, qui à l’époque étaient encore évidentes. Ils les ont mises de côté et ont conclu une alliance contre l’ennemi commun. Une alliance contre le nazisme et le communisme, contre les nazis et les communistes. C’était une longue lutte, une lutte séculaire, et l’imbrication des idées, des arguments, des positions de base des alliés n’est apparue dans toute sa complexité que lorsque l’alliance, avec la chute du mur de Berlin à l’Ouest et l’évacuation de l’Est par les Soviétiques, a perdu sa raison d’être.

Les politiciens, les journalistes, et même les savants échangent avec désinvolture leurs idées et leurs conceptions respectives du conservatisme et du libéralisme. Longtemps – trop longtemps –, pendant près de deux décennies, il a semblé qu’il n’y avait là aucun problème, et que tout imprécis et intellectuellement peu rigoureux qu’il était, ce débat ne faisait de mal à personne. C’est ce que pensaient les conservateurs anglo-saxons et les démocrates-chrétiens européens aussi. Mais aujourd’hui la situation a changé. Les choses sont devenues sérieuses. Ce qui auparavant semblait une déviance intellectuelle de faible importance, une simple attitude inconvenante, un désordre supportable, nous empêche aujourd’hui de voir clair dans des questions essentielles. Il cache le fait que pour les conservateurs et les chrétiens-démocrates le principal défi et le principal ennemi sont représentés par le libéralisme et les libéraux. Les fondements de la pensée chrétienne-démocrate et de la pensée libérale s’opposent frontalement, et les attaques des libéraux se concentrent précisément sur ce qui est pour nous le plus important, sur les pierres angulaires de l’ordre politique que nous considérons comme souhaitable, sur le cœur de la tradition conservatrice et chrétienne-démocrate que sont la nation, la famille, la tradition religieuse.

La prise de conscience du fait que si cela continue comme cela, les forces chrétiennes-conservatrices se rendront complices de l’affaiblissement des nations, de l’élimination de la tradition religieuse ainsi que du déclassement et de la tournée en dérision de la famille s’est élevée, ici en Europe centrale, au niveau des politiques publiques et de l’État. C’est ici que le feu rouge s’est allumé, c’est ici que nous avons tiré le frein de secours, et c’est ici, principalement en Pologne et en Hongrie, que nous avons sonné le tocsin. C’est ici que nous avons eu la force de rattraper du bord du gouffre la maison politique des chrétiens-démocrates et des conservateurs européens, le Parti populaire européen. C’est ici qu’il s’est trouvé suffisamment d’instinct vital et de force vocale pour affirmer que nous ne pouvons pas mettre en danger l’avenir de la démocratie chrétienne européenne, même dans la conscience de l’exigence allemande – tout compréhensible qu’elle soit – que le spectre des coalitions politiques bruxelloises devrait ressembler au modèle berlinois, parce que c’est ainsi que l’on peut le mieux parvenir à une entente entre les deux forces.

Si donc à Berlin les chrétiens-démocrates entrent en coalition avec la gauche, le PPE devrait en faire autant au sein du Parlement européen. Si nous suivons cette ligne, nous pourrons, après les élections allemandes, admirer les beautés de la coalition entre le PPE et les Verts, comme l’on commence à y goûter dans le laboratoire viennois.

Mais en Europe centrale ce n’est pas seulement au nom du bon goût que l’on s’insurge à l’idée de ce genre de perversion, mais aussi en celui du bon sens. Les différences entre les théories politiques libérales et chrétiennes-démocrates ne sont pas limitées au monde des chaires universitaires. Elles ont également de lourdes et concrètes conséquences politiques.

Les libéraux – pour des raisons philosophiques remontant à Kant et que je ne développerai pas ici – pensent qu’il convient de contraindre tous les pays, y compris ceux qui aujourd’hui ne sont pas gouvernés sur la base de la démocratie libérale, à adopter cette forme de gouvernement. Les chrétiens-démocrates, en revanche, écartent ce type de politique étrangère parce que, pour eux, la cohésion et la paix sociale se réalisent de manières différentes et, comme l’a montré récemment le printemps arabe, la démocratie libérale peut apporter l’effondrement et le chaos et faire plus de mal que de bien. C’est aussi pour cette raison que nous souhaitons la victoire de Donald Trump, parce que nous connaissons bien la politique étrangère d’impérialisme moral des administrations démocrates. Nous avons été contraints à y goûter. Nous n’avons pas trouvé ça bon, et nous n’en redemandons pas.

Nos politiques s’opposent également dans ce qu’il est convenu à Bruxelles d’appeler élégamment la subsidiarité. Pour les libéraux, ce qui est bon, c’est de transférer aux organes internationaux le nombre le plus élevé possible de compétences gouvernementales nationales. C’est la raison pour laquelle ils se congratulent poliment, que leur regard s’embue et que leur pouls s’accélère chaque fois qu’un organe international se voit attribuer de nouvelles compétences et de nouvelles tâches, avec bien sûr tous les moyens qui vont avec, parce qu’ainsi les idéaux universels, les valeurs européennes, les droits universels de l’homme s’en trouvent renforcés et mieux reconnus.

Les chrétiens-démocrates retiennent cependant leur enthousiasme, parce qu’ils voient que ces organes ont une inévitable propension à l’arbitraire, une tendance à appeler Rule of Law ce qui n’est que Rule of Blackmail, qu’ils sont soumis aux tentatives d’intrusion des réseaux Soros, et s’il faut choisir entre les citoyens des différentes communautés nationales et les grands capitalistes internationaux, c’est toujours ces derniers qu’ils choisissent. Les citoyens des nations européennes ont vite réalisé que ce ne sont pas leurs intérêts, mais ceux de George Soros et de ses semblables que servent les institutions européennes d’aujourd’hui. Ils ne sont pas disposés à avaler le boniment bruxellois selon lequel un spéculateur financier qui a bâti sa fortune sur la ruine des autres ne se promène dans les couloirs de la capitale belge que pour proposer son aide désintéressée à l’Europe.

La politique libérale et la politique conservatrice entrent en conflit, et mènent même un combat à la vie à la mort en matière de migration. Pour les libéraux-gogos, il n’y a rien à craindre de l’immigration de masse, même lorsqu’elle prend la forme d’un tsunami. Le fait que les traditions nationales et religieuses de ces invités non sollicités s’écartent sensiblement des nôtres, et s’opposent même à elles, ne compte pas pour eux. Le terrorisme, la criminalité, l’antisémitisme, les organisations sociales parallèles ne seraient que des désordres transitoires, éventuellement les douleurs de l’enfantement du merveilleux nouveau monde qui verra incessamment le jour. Le camp conservateur et chrétien-démocrate refuse en revanche cette expérimentation à l’issue douteuse sur l’homme et sur la société, parce qu’il estime que le risque d’une tension interculturelle chronique est trop grand pour pouvoir être assumé. Il est impossible, sans méconnaître les lois de la mathématique, de ne pas voir la lente mais sûre accélération du remplacement des populations.

Des différences inconciliables se manifestent aussi dans la politique d’éducation. Pour les conservateurs, il convient de mettre l’accent sur les traditions nationales marquantes, et le rôle de l’éducation consiste à faire de nos enfants des patriotes capables de transmettre nos traditions qui ont fait leurs preuves. Les chrétiens-démocrates attendent aussi de l’école qu’elle renforce l’identité genrée reçue par chaque enfant de son Créateur à sa naissance, qu’elle aide les filles à devenir des femmes respectées et au caractère bien trempé, et les garçons à devenir des hommes capables d’offrir soutien et sécurité à leur famille. L’école doit protéger les idéaux et les valeurs de la famille et tenir les mineurs à l’écart de l’idéologie du genre et de la propagande arc-en-ciel. Les libéraux voient dans tout cela au mieux un retour à un obscur Moyen-Age, au pire un clérical-fascisme, étant donné que pour eux l’enseignement scolaire ne peut viser qu’à conduire l’enfant vers lui-même, à le mettre en mesure de s’auto-réaliser, à l’initier aux beautés de l’ordre politique universel, et pour cela à le débarrasser de tous les sédiments de traditions qui se sont déposés sur lui du fait de la vie de ses arrière-grands-parents, de ses grands-parents et de ses propres parents.

Les libéraux estiment également, et pour quelque mystérieuse raison le défendent bec et ongles, que la raison universelle générale suffit à assurer un gouvernement juste et moralement fondé, et qu’il n’y a aucun besoin des vérités absolues révélées par Dieu ni des traditions bibliques qui en sont issues. Il faut au contraire élever une cloison entre l’Église et le gouvernement, et exclure toute influence de la religion sur le monde de la vie publique. Le lecteur hongrois se rend à peine compte de toute l’ampleur et de la profondeur des luttes acharnées qui se livrent sur ce point dans la civilisation occidentale. Il croit qu’il ne s’agit que des sédiments de notre nature de Hongrois, éventuellement de notre nature de « pauvre petit pays d’Europe centrale ». Il ne voit donc pas, et peut-être ne peut-il pas rendre justice à la proposition de base spirituellement ciblée de notre Loi fondamentale nationale-chrétienne, selon laquelle l’Église et l’État fonctionnent de manière distincte. Au lieu de la notion de séparation, elle souhaite, dans le cadre de l’autonomie respective de l’Église et de l’État, introduire la religion dans la vie de la société, dans le respect de l’esprit de tolérance vis-à-vis des préférences confessionnelles. Les chrétiens-démocrates pensent même que pour renforcer la justice, la morale publique et le bien public, l’on n’a peut-être jamais eu depuis des siècles autant besoin de la religion, des traditions bibliques et de nos Églises que précisément de nos jours.

La stratégie politique des libéraux est basée sur la division du monde politique en deux parties. D’un côté les libéraux, qui sont des gens honnêtes et qui admettent que tout homme honnête doit parvenir, sur la base des lois du bon sens, à des convictions politiques identiques dont il convient de tirer des conséquences identiques. Et il y a de l’autre ceux qui se sont égarés des chemins du libéralisme parce que, par ignorance ou par haine atavique instinctive, ils sont incapables de progresser avec leur temps, avec l’histoire, dont le but tellement évident est de nous faire parvenir au bonheur procuré par les valeurs universelles libérales, la paix universelle et le gouvernement mondial. C’est pour cette raison que, vus du côté des libéraux-gogos, Trump, Johnson, les chrétiens qui suivent l’enseignement du Nouveau Testament, les juifs qui suivent celui de l’Ancien, tous les ayatollahs, les dictateurs de tout poil, les communistes et les nazis, et surtout nous, les chrétiens-démocrates d’Europe centrale, faisons partie du même camp. C’est ce que proclame quatre-vingt-dix pour cent de la presse occidentale.

Nous autres chrétiens-démocrates avons cependant notre propre système spirituel et notre propre vision de l’universum politique, dont on peut dire en toute modestie qu’il est plus intelligent que la représentation du monde libérale et bornée qui est aujourd’hui en position de force et domine les institutions internationales.

La démocratie chrétienne n’a pas d’autre choix que de pénétrer dans l’arène de la confrontation ouverte, au niveau tant intellectuel que politique. Elle doit abandonner les circonlocutions et sortir de la niaiserie de celui qui ne voit ni ne comprend ce qui se passe autour de lui. Elle doit se dresser sur ses talons et prononcer les quatre phrases capables de changer l’ensemble de la politique européenne : nos principes de base chrétiens ne sont pas libéraux ; ils ont vu le jour avant le libéralisme ; ils s’opposent au libéralisme ; le libéralisme est aujourd’hui en train de les détruire.

L’Europe et sa place

Au milieu de la première décennie du nouveau millénaire, 81% du total des investissements réalisés dans l’économie mondiale provenait du monde occidental, et 18% des pays de l’Orient. Aujourd’hui, dix années et quelque plus tard, 58% du total des investissements provient de l’Orient et 40% de l’Occident. Le rythme du développement technologique est si rapide qu’on a du mal à le suivre. L’Europe, qui base la compétition technologique sur l’économie civile, ne voit même plus la nuque des États-Unis et de la Chine qui la mènent sur une base militaire. Et puisque toutes les technologies et toutes les innovations modernes passent dans l’économie civile à partir des recherches effectuées au profit des armées, l’Europe sera incapable ne serait-ce que de s’inscrire dans cette compétition tant qu’elle ne disposera pas d’une armée de dimension crédible, c’est-à-dire commune.

Voilà à peine vingt ans que l’Union européenne a déclaré qu’en dix ans l’euro deviendra le concurrent du dollar dans l’économie mondiale, que nous allons créer le marché unique de Lisbonne à Vladivostok et que l’Europe prendra la première place mondiale dans l’épreuve appelée développement. C’étaient les buts. Il est arrivé ce qui est arrivé. Le dollar a éjecté l’euro, nous nous coupons du marché russe par les sanctions, et nous achetons à nos concurrents les technologies essentielles.

L’Union a senti que les choses n’allaient pas dans la direction qu’elle avait imaginée. La Direction générale pour la Recherche et l’Innovation de la Commission européenne a indiqué en 2012 qu’en 2010 la part de l’Union dans la production mondiale totale avait été de 29%, et que cette part tombera en 2050 à un niveau compris entre 15 et 17%. Nous voilà en 2020, et cette prévision est déjà réalisée, trente ans avant ce qui était prévu. Cette brave Direction générale avait également indiqué qu’en raison de ses problèmes démographiques l’Union européenne allait favoriser un accroissement de l’immigration, principalement d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Tout cela en 2012 !

Des estimations avaient également annoncé qu’en 2050 la population de l’Europe, hors Russie, sera musulmane à 20%. Aujourd’hui, l’on considère comme vraisemblable que les grandes villes d’Occident devront plutôt compter, en 2050, avec une population à majorité musulmane.

Il n’y a rien d’étonnant à ce que les pays d’Europe centrale se soient choisi un avenir différent, exempt d’immigration. Il n’est pas surprenant non plus que la politique des V4 soit focalisée sur l’amélioration de leur compétitivité, même si Bruxelles souhaite aller dans la voie opposée : objectifs climatiques exacerbés jusqu’à l’absurde, Europe sociale, fiscalité commune, société multiculturelle.

Il n’est pas étonnant que ce qui était prévisible avec un minimum de bon sens soit arrivé. L’Occident a perdu son attractivité aux yeux de l’Europe centrale, et notre mode de vie ne semble pas attrayant pour les Occidentaux. Nous devrons maintenir la cohésion de l’Europe dans les années à venir sans que l’on voie de chances pour que cette tendance historique se renverse. Ils ne peuvent pas nous imposer leur volonté, et nous n’avons pas de levier sur leurs aiguillages spirituels, intellectuels et politiques. Il faut trouver les moyens de la collaboration en tenant compte de cette situation de blocage, jusqu’à ce que l’avenir de l’Europe se décide en Italie. Vers la droite ou vers la gauche. Le départ du Royaume-Uni a certes porté un coup aux positions des partisans de la souveraineté nationale, de ceux qui sont hostiles à la migration et des partisans d’une économie basée sur la compétitivité, mais nous avons réussi à empêcher que l’intervention de Bruxelles fasse sauter du pouvoir les chrétiens-démocrates polonais, la droite a stabilisé sa position pour longtemps en Croatie et en Serbie, les Slovènes sont également sur la bonne voie pour y arriver, et le feu nourri déclenché contre le parti gouvernemental bulgare et le premier ministre ne semble pas avoir entamé leurs positions. Babiš et le Fidesz sont stables, et le nouveau gouvernement slovaque n’a pas quitté le camp des V4. Il n’a pas été possible de mettre en place un régime de Rule of Blackmail baptisé Rule of Law. Les Pays-Bas s’éloignent visiblement de l’Union européenne, leur situation rappelle un peu celle de l’Angleterre d’avant le Brexit, mais l’on a jusqu’à présent réussi à les garder. L’on a également réussi à maintenir en vie les chances de survie de l’eurozone, à sauver de l’effondrement les États membres du Sud en difficulté, et nous ne sommes pas encore coincés entre les lourdes meules du combat mondial entre les États-Unis et la Chine.

Nous devons rester sur la voie des accords et des compromis, et nous devons mettre à exécution les grandioses projets financiers et budgétaires définis au cours de l’été, quoi que puisse dire le Parlement européen. C’est possible, si les Allemands parviennent à régler la question de la succession de la Chancelière Merkel avec une activité sismique inférieure à 4 sur l’échelle de Richter.

Virus, défense, perspectives

La seconde vague du virus est arrivée. Nous y sommes. Elle est là. Comme on pouvait s’y attendre, et comme nous nous y sommes attendus. Comme la première, celle-ci aussi est venue de l’extérieur. L’on a fait entrer le virus en Hongrie depuis l’extérieur. Il s’agit d’une pandémie, nous vivons dans un monde globalisé, qui nous apporte non seulement ses bienfaits, mais aussi des défis sérieux comme ce virus. La Hongrie s’est bien défendue au printemps. Nous étions dans les vingt-cinq pays du monde qui ont le mieux réussi leur défense. D’autres n’ont pas réussi à faire reculer le virus avec le même succès et ont ainsi donné à l’épidémie la possibilité de s’enflammer.

Il faut de nouveau nous défendre. Il y aura des moments chauds, mais tous ceux qui auront besoin d’être soignés efficacement pourront l’être. Nous sommes capables de défendre, et nous défendrons la santé et la vie des gens. Nous avons interrogé à temps les Hongrois. Tout le monde a pu donner son avis dans la consultation nationale. Près de deux millions de personnes l’ont fait, et elles ont ainsi déterminé les modalités de notre défense dans le courant de l’automne. Leur volonté est unanime : la Hongrie doit fonctionner ! Nous ne pouvons pas laisser le virus paralyser à nouveau le pays, l’économie, les écoles, la vie de tous les jours. Nous devons donc nous défendre contre le virus de manière à préserver à la fois la vie des personnes âgées vulnérables, le fonctionnement de nos écoles et de nos écoles maternelles et les emplois.

Cela appelle une tactique différente de celle que nous avons appliquée au cours de la première vague. La situation non plus n’est pas la même qu’au printemps. Un arrêt complet était alors nécessaire, parce que nous nous trouvions face à un ennemi invisible. Il fallait gagner du temps pour mettre en situation notre système de santé. Nous y avons réussi. Nous avons gagné la première bataille. Nous avons aplati au printemps la courbe de la pandémie, et nous avons ainsi pu préparer le pays. Aujourd’hui, nous ne devons plus craindre que quiconque reste sans soins appropriés, parce que le système de santé hongrois est préparé à gérer même une morbidité de masse. Tout est désormais disponible pour la défense, nous fabriquons nous-mêmes les accessoires nécessaires dans les quantités nécessaires. Les hôpitaux sont en alerte pandémie. Nous savons quand et quel hôpital accueille des malades du Covid-19, et nous pouvons envoyer les médecins et les soignants là où l’on a besoin d’eux. Des milliers d’experts bien préparés veillent sur la vie des Hongrois. Ceux qui tombent malades seront en de bonnes mains à l’hôpital.

La nouvelle vague de la pandémie exige de chacun d’entre nous une plus grande responsabilité. Le succès de la défense dépend du respect par tous des règles édictées. Faisons surtout attention à nos parents et grands-parents âgés. La famille n’est pas complète sans eux, on ne peut pas les remplacer.

Maintenant viennent nos experts. Ce sont eux qui peuvent dire comment il faut à nouveau nous défendre avec succès. Un système de santé bien préparé, des experts consciencieux, une large entraide. Au printemps, cela a marché, cela marchera de nouveau à l’automne, ensemble ! Une vieille blague des temps communistes : nous savons ce qui va arriver, mais qu’arrivera-t-il d’ici là ? Nous savons qu’il y aura des élections au printemps de 2022. Et d’ici là, nous nous défendrons. D’après les virologues optimistes, un vaccin efficace contre le Covid-19 pourrait être développé pour le printemps de 2021. Les cachotteries sous prétexte de secret d’affaires des entreprises pharmaceutiques, les montagnes de fausses informations liées à la concurrence que se livrent les grandes puissances provoquent la confusion dans l’espoir des gens, et des virologues autoproclamés induisent des dizaines et des centaines de milliers de gens aux supputations les plus diverses. Nos spécialistes intégrés à la cellule de crise prévoient la bonne nouvelle plutôt à l’horizon de l’année prochaine. Et si le vaccin existe, il faudra nous en procurer quelques millions de doses avant de procéder à la vaccination ordonnée des intéressés. Dans l’intervalle, nous devrons renforcer en permanence notre système de santé placé en alerte pandémie, et qui supporte la part du lion dans l’action de défense, renforcer notre système de supervision, accélérer la digitalisation, simplifier les charges administratives, mettre de l’ordre dans les rapports juridiques pas toujours très clairs, et réaliser, en plus de l’augmentation de 70% du salaire des infirmières actuellement en cours, une avancée de très grande ampleur dans le règlement de la question de la rémunération des médecins. Tout cela parallèlement à la défense, en poursuivant les restructurations commencées au printemps.

De la même manière, nous attendons de la cellule de crise économique des mesures économiques aptes à préserver les emplois, le niveau de vie des familles et la sécurité des retraites. Nous en attendons même davantage. C’est à elle qu’il appartient de faire passer le pays de la défense à l’attaque. Nous ne voulons pas nous borner à défendre le niveau et la qualité des positions auxquelles la Hongrie est parvenue en dix ans, mais aussi à faire en sorte que chacun puisse faire chaque année, maintenant aussi, un pas en avant. Notre produit intérieur brut, le PIB, par tête d’habitant a crû de 39,65% entre 2015 et 2019, contre 13,3% en Allemagne et 10,1% en France. Nous ne pouvons pas faire moins bien à l’avenir non plus, nous avons montré que nous en sommes capables et que nous disposons du talent, de l’énergie, du savoir et de la volonté nécessaires. La Hongrie ne peut pas se retirer dans sa coquille comme un escargot, elle doit progresser, s’étendre, croître et s’élever comme une rhapsodie de Liszt ou comme la perle dans le vin. C’est une tâche immense, et c’est pourquoi notre ministre des Finances, Mihály Varga, sera l’homme le moins envié de Hongrie.

J’ai bon espoir qu’ainsi, par une bonne défense contre la pandémie, un système de santé plus musclé, une croissance économique lancée sur des hauteurs jamais atteintes, le plein-emploi, un boom des logements encore plus vivace que les précédents et la restitution programmée de la treizième mensualité de retraite, nous arriverons bien équipés aux élections de 2022.

Nous y arriverons dans un contexte où la gauche ne nous laissera pas de répit, une gauche sur laquelle l’on ne peut même pas compter maintenant, au milieu des pires difficultés et au temps d’une pandémie. Dénigrements, affaiblissement des forces nationales et de l’entraide, tirs de snipers sur les experts chargés d’orienter la défense et sur les dirigeants politiques, caftages et trahisons à Bruxelles, crocs-en-jambe et embûches. Voilà la gauche que nous avons. Épaissie maintenant du Jobbik. Ils macèrent à présent ensemble dans le pot de confiture. On ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer.

Et bien que le spectacle soit divertissant, l’enjeu en reste immense, comme c’est toujours le cas ici, dans le Bassin des Carpates. En 2022 aussi, c’est notre liberté qui sera le sujet.

De nouveau les mêmes

Est libre celui qui est en position de décider. Dans l’histoire plus que millénaire des Hongrois dans le Bassin des Carpates, la question centrale a toujours consisté à gagner ou à regagner une Hongrie libre et indépendante. Il a fallu lutter quotidiennement pour obtenir ou conserver notre droit à décider de notre sort. C’est cette pensée qui imprègne l’histoire de la Hongrie, c’est cette communauté de liberté qui unit ceux qui vivent dans le Bassin des Carpates.

Le plus grand danger qui guette l’autodétermination nationale est aujourd’hui le réseau mondial qui promeut une société globale et ouverte et cherche à éliminer les cadres nationaux. Les objectifs de ce réseau, qui dispose des ressources humaines et matérielles illimitées de George Soros, sont clairs : créer, par l’accélération de la migration, une société ouverte et ethniquement mélangée, démanteler le processus de décision national et le remettre entre les mains de l’élite mondialisée.

C’est pour faire échec à cette approche, dans le but de renforcer les cadres nationaux, que s’est formée en Europe, au début des années 2010, une opposition nationale dont la Hongrie est depuis le début une des principales forces. L’alternance gouvernementale de 2010 et la révolution constitutionnelle nous ont donné la possibilité de déconstruire les cadres et les structures qui servaient les intérêts de l’élite libérale et colonisatrice. C’est dans ce but que sont nées notre nouvelle Loi fondamentale et un bon nombre de lois et de mesures « non orthodoxes ». La politique nationale a rompu avec le mode de gouvernement étroitement élitiste et idéologiquement marqué, et a bâti notre nouveau cursus politique sur des mesures basées sur la volonté de la société. Sa base est la liberté, c’est-à-dire la capacité de décider librement.

Le sort du combat entre l’élite mondialisée et la résistance nationale n’est pas joué. Ce que l’on voit clairement, c’est que l’élite mondialisée n’arrive pas à avaler qu’une politique contraire à ses intérêts voie le jour en Europe centrale.

Nous avons vu ce qui s’est passé dans la campagne présidentielle polonaise. Au printemps, il semblait encore que le candidat de la gauche polonaise, en ruines et empêtrée dans ses sempiternelles disputes, n’avait aucune chance. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Le candidat de la gauche, derrière lequel se sont mis en ordre de bataille le réseau Soros, l’élite bruxelloise et la presse internationale, a contraint en quelques semaines le camp national à une lutte serrée. Ce n’est que d’une courte tête qu’Andrzej Duda a pu prendre le meilleur sur son adversaire de gauche après une lutte acharnée.

Ne nous berçons pas d’illusions : l’élite mondialisée appliquera la même stratégie en Hongrie pour les élections de 2022.

Elle s’appuiera pour cela sur une gauche pourtant déjà battue à de multiples reprises, dont le chef est Ferenc Gyurcsány, sur son organisation de jeunesse, le Momentum, et sur son sponsor milliardaire qui est George Soros. Ils sont les forces du passé, qui ont déjà ruiné la Hongrie une fois.

Il reste certes, du côté de l’opposition, différents logos de partis – l’on entend même, de temps en temps, des bisbilles dans leurs rangs –, mais en réalité il n’existe plus en Hongrie de partis dotés d’une volonté propre. Mission accomplie : du Jobbik au LMP, tout le monde a été haché menu et farci comme le saucisson. Les communautés naguère dotées d’une identité propre ont cédé la place au front populaire de gauche au service du réseau Soros.

Ils se préparent en 2022 à une bataille déterminante. Ils auront derrière eux les médias internationaux, les bureaucrates bruxellois et les ONG déguisées en organisations de la société civile. Nous n’avons aucun doute qu’ils feront tout pour le pouvoir et pour l’argent. Il est temps que nous nous mettions nous aussi en ordre de bataille. Après les difficiles années de gouvernement, nous devons retourner sur le champ de bataille électoral. Il est temps de préparer notre équipement, pour être prêts à l’action au moment opportun. Un grand choc nous attend en 2022. Préparez-vous !

Débat autour de Marthe Robin

Un livre du père carme Conrad de Meester (décédé, qui a été l’un des experts du procès de béatification de Marthe Robin) à paraître début octobre met en cause la figure de Marthe Robin (+ en 1981), évoquant une « fraude mystique ». Sophie Guex, postulatrice de sa cause de béatification, réagit dans Famille chrétienne :

[…] Il faut savoir que 28 experts ont participé à l’enquête. Ce n’est pas rien ! Faire écho à une seule expertise c’est ignorer toutes les autres qui ont conduit l’Église à rendre un avis positif sur Marthe Robin en confirmant l’authenticité de sa vie chrétienne et en reconnaissant « l’héroïcité de ses vertus » (elle a été déclarée « vénérable » en 2014). Ne publier qu’un seul point de vue isolé, qui a été contredit par les autres experts et par l’ensemble des témoignages, est excessif et arbitraire. Le résultat, c’est de présenter une vision très partielle du dossier.

Peut-on assurer que l’enquête qui a conduit à la déclarer vénérable a été menée selon les règles de l’art ?

Cette enquête a été réalisée très sérieusement ! Elle a suivi toutes les étapes et les règles d’un procès classique. Il y a eu d’abord tous les témoins qui sont intervenus, l’enquête diocésaine avec un premier lot d’expertises. Cette phase a duré de 1986 à 1996. C’est le moment où le père Conrad de Meester a été sollicité comme censeur sur les écrits de Marthe. Toute cette documentation a été ensuite envoyée à Rome. Elle a été examinée et complétée par une enquête romaine jusqu’en 2014 ! Au terme de ce long processus, les consulteurs, puis les évêques et cardinaux de la Congrégation des causes des saints, ont rendu un avis favorable. Tous ont eu accès à l’intégralité du dossier, dont le rapport du P. de Meester. J’insiste sur la dimension collégiale de ce travail. Une enquête en canonisation est toujours un processus de discernement collégial. L’avis d’un expert est un avis personnel.

Le père de Meester connaissait-il l’ensemble du dossier ?

Il a été sollicité par l’évêque de Valence, dans le cadre du procès diocésain, pour analyser les écrits de Marthe Robin. Il a rendu un premier rapport en 1988/89. Il a rédigé un rapport complémentaire en 1994 après certaines expertises qui répondaient à ses objections. Mais il n’a pas eu accès à l’ensemble du dossier. Le père de Meester n’a jamais changé d’avis. Je ne veux pas le juger car j’ignore quelles étaient ses intentions. Mais cette attitude me fait penser à un avertissement récent du pape François : « toute personne retranchée dans “sa vérité” finit par devenir prisonnière d’elle-même et de ses propres positions. »

Le père de Meester accuserait Marthe d’avoir plagié des écrits de mystiques. Qu’en pensez-vous ?

C’est vrai que Marthe a emprunté des paragraphes entiers à d’autres mystiques. Mais le Père Conrad a oublié le paramètre de la progression… Ce procédé de Marthe remonte au début de ses expériences mystiques. Imaginez que vous fassiez des expériences mystiques sans avoir la possibilité de comprendre ce qui vous arrive. Pour comprendre, Marthe a fait avec les moyens du bord, en lisant des livres. Elle a trouvé chez d’autres mystiques des mots qui convenaient parfaitement à son expérience. Elle s’est donc coulée humblement dans les mots d’autres personnes. Padre Pio a fait pareil dans sa jeunesse. Mais après 1945, Marthe s’est détachée de ces modèles car elle a atteint une maturité mystique.

Que répondre au père de Meester qui mettrait en doute le fait que Marthe ait pu vivre sans boire ni manger ?

Cette question de « l’inédie » a été prise au sérieux au cours du procès. On a demandé à plusieurs témoins si elle se nourrissait, si des fruits disparaissaient dans sa chambre. Les témoignages ont attesté que personne ne l’avait vu manger à partir des années 1930. Sa maladie était évolutive et pendant certaines périodes de rémission quelques témoins ont attesté que Marthe pouvait absorber un peu de liquide. En dehors de ces moments, elle n’était plus capable de déglutir. A la fin de sa vie, elle n’avait plus de salive dans la bouche. Cela dit, l’inédie ne pourra jamais être prouvée scientifiquement dans le cas de Marthe Robin.

Marthe Robin a-t-elle reçu ou pas les stigmates ?

Il ne faut pas dire comme le font certains : « Elle saignait des mains et des pieds tous les vendredis ! » La réalité est plus nuancée. Le procès contient plusieurs témoignages crédibles de prêtres et de médecins qui attestent l’existence de plaies sanglantes au visage et au cœur. Ces phénomènes ont évolué pendant sa vie. A la fin de sa vie, elle ne saignait plus qu’au front et versait chaque nuit des larmes de sang. Un dernier élément important : on a analysé un morceau de tissu ensanglanté. Les résultats ont trouvé du sang humain sous deux formes : une forme normale et une forme exsudée c’est-à-dire une sueur de sang. Cela est impossible à falsifier.

Sur Facebook, Yrieix Denis, journaliste, notamment dans La Nef, et qui travaille sur la question de l’imposture intellectuelle, les dérives sectaires au sein de l’Église catholique et sur des imposteurs contemporains au sein de l’Église, annonce consacrer un chapitre à « l’héritage » hagiographique de Marthe Robin. Il estime que, selon un faisceau d’indices nombreux, Marthe Robin et son entourage ont abusé de la confiance des catholiques. Si Marthe Robin a effectivement été reconnue « vénérable » pour des « vertus héroïques », elle n’est pas canonisée et l’infaillibilité pontificale n’est pas engagée.

Cessons de banaliser l’avortement, prenons soin des futures mères en difficulté

Communiqué des Associations Familiales Catholiques :

D’une IVG pratiquée en cas de situation de détresse de la femme, avec autorisation parentale obligatoire pour les mineures et délai de réflexion de 7 jours minimum (Loi Veil du 17 janvier 1975), nous sommes arrivés, en janvier 2014, à un délai légal de l’avortement porté de 10 à 12 semaines de grossesse avec une consultation psychosociale seulement pour les mineures, un consentement parental supprimé pour les mineures et des IVG médicamenteuses pouvant être pratiquées en cabinet  » de ville « , le tout sans  condition de détresse. (Cf fiche : Evolution de la législation sur l’IVG de 1975 à 2020)

En 2020, l’Interruption Médicale de Grossesse sur critère de détresse psychosociale incluse dans le projet de loi de bioéthique et la proposition de loi Gaillot (allongement des délais légaux d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines et suppression de la double clause de conscience), si elles étaient votées, banaliseraient cet acte.

L’Allemagne, notre voisine, tout en ayant 16 millions d’habitants de plus que nous, obtient des résultats bien différents des nôtres puisqu’il s’y passe 100 000 IVG annuelles seulement (La Croix 8/1/2020).

Aux USA, depuis 2000, les avortements diminuent, accusant une baisse jusqu’à 7% entre 2014 et 2017 (Source Institut Guttmacher in le Figaro 18/09/2019).

Les avortements diminuent aussi en Espagne, au Portugal, en Estonie, en Slovaquie.

Pourquoi la France continue-t-elle à produire autant d’avortements ?

La France a longtemps été persuadée que la diffusion massive de la contraception contribuerait à diminuer le nombre des IVG. Or la France à un taux de couverture contraceptive parmi les plus élevés au Monde. C’est le paradoxe de la contraception.

Le Gouvernement et les parlementaires devraient regarder le nombre élevé d’IVG comme un problème de santé publique et développer des politiques préventives et d’accompagnement des grossesses imprévues et non comme une solution pour la libération de la femme.

Les Associations Familiales Catholiques appellent à un changement de politique incluant :

  • un développement de l’éducation affective et sexuelle des jeunes
  • la lutte contre les facteurs de risque (pauvreté, déscolarisation) de recourir à l’IVG en cas de grossesse imprévue.
  • d’aides matérielles et financières pour aider les femmes et les familles
  • la valorisation de l’accouchement sous le secret.

Cessons de banaliser l’avortement, prenons soin des futures mères en difficulté

Le CSA accueille en son sein des partisans de la théorie du grand remplacement

Si l’on en croit le Monde d’aujourd’hui…

« Les chaînes ont une sorte de vision fantasmée de leur public, elles ne l’envisagent pas du tout tel qu’il est réellement », blâme Carole Bienaimé Besse, membre du CSA et rapporteuse sur ce sujet au sein de l’instance. Le critère « personnes perçues comme non blanches » en fournit une démonstration éloquente. En 2019, elles représentaient 15 % des personnes vues à la télévision, contre 17 % en 2018, et 13 % en 2009. Un chiffre qui sous-estime la réalité, même si la loi française interdisant les statistiques ethniques ne permet pas d’effectuer de comparaison.

Donc plus de 17% de la population française est « non blanche »…

Le CSA est chargé, par la loi, de faire appliquer une juste représentation de la diversité de la société française dans les médias audiovisuels (télévision et radio). Le CSA publie ainsi un baromètre de la diversité de la société française. Extrait :

Le 3 octobre, le Parti Chrétien-Démocrate tiendra sa convention nationale à Paris

Tribune des cadres du PCD pour l’élection à la présidence du Parti Chrétien-Démocrate :

C’est, depuis le 25 septembre et jusqu’au 2 octobre, l’occasion, pour tous ses adhérents d’élire la nouvelle équipe dirigeante du parti (le Président, le Secrétaire Général et le Trésorier) pour les trois prochaines années et de se prononcer sur une éventuelle modification des statuts du mouvement et son changement de nom.

De nombreux cadres du Parti Chrétien-Démocrate, élus régionaux ou locaux, délégués départementaux ou présidents de délégation, ont décidé de soutenir la candidature de l’équipe emmenée par le président sortant, Jean-Frédéric Poisson, et de rendre ce soutien public dans la présente tribune.

Depuis 2013, date à laquelle il a repris le flambeau jusque-là porté par Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson a inlassablement porté les valeurs humaines que nous partageons tous. Il a été de tous les combats que nous avons dû mener, faisant, entre autres choses, partie des rares mousquetaires de la droite parlementaire française à porter le fer contre la loi Taubira et ses conséquences mortifères. Il a aussi largement contribué à faire connaître le PCD grâce à sa candidature à la primaire de la Droite en 2016.

Aujourd’hui, dans un paysage politique français totalement atomisé à la suite des dernières élections présidentielle et européenne, notre parti doit, lui aussi, évoluer et affirmer sa présence, et la présence de sa pensée conservatrice qui puise ses bases dans la doctrine sociale chrétienne. La candidature, et, nous l’espérons, l’élection de Jean-Frédéric Poisson comme président du Parti Chrétien-Démocrate permettra de faire bénéficier notre parti de sa notoriété, en inscrivant celui-ci dans la continuité de son combat contre la pensée progressiste et libérale-libertaire.

L’élection de Jean-Frédéric Poisson, un président solide, reconnu par ses pairs, ayant une autorité naturelle, qui saura se forger un leadership auprès des électeurs conservateurs et donc porter haut et fort leur voix dans le débat public, nous permettra d’aborder avec force et confiance les prochaines échéances, telles que l’élection présidentielle en 2022, et les enjeux auxquels nous allons être confrontés dans les années à venir, face au transhumanisme montant, aux libertés fondamentales bafouées, ou à la marchandisation de la Vie.

En parallèle, la modification des statuts de notre parti et son changement de nom nous permettront d’en moderniser l’image, notre image, à l’instar de certains mouvements conservateurs européens tout en l’ancrant fermement dans la pensée humaniste de la doctrine sociale chrétienne.

D’ici vendredi 2 octobre 2020, date de clôture du scrutin, nous voterons pour l’équipe menée par Jean-Frédéric Poisson (avec Blandine Krysmann et Olivier Pirra), et approuverons le changement des statuts et de nom du Parti Chrétien-Démocrate.

Liste des premiers signataires

  • Frédéric ROBERT, délégué départemental PCD92, Adjoint au Maire (Levallois-Perret, 92)
  • Catherine BOLZE, déléguée départementale PCD38, Conseillère Régionale Auvergne-Rhône-Alpes
  • Nicolas TARDY-JOUBERT, Conseiller Régional Ilde-de-France
  • Christèle HENAUT, déléguée départementale PCD17, Conseillère Régionale Nouvelle-Aquitaine
  • Charles-Henri JAMIN, président de la Délégation Départementale PCD49, ancien président par intérim du PCD
  • Claudine LABROQUERE, déléguée départementale PCD75
  • Jean-Pierre FAURIE, délégué départemental PCD19
  • Roseline ARZEL, déléguée départementale PCD44
  • Philippe LECAT, délégué départemental PCD22
  • Caroline ROULLIER, déléguée départementale PCD85
  • Pierre-Thomas de MEGILLE, délégué départemental PCD24
  • Charlotte THOMAS, déléguée départementale PCD74
  • Xavier POINSARD, délégué départemental PCD89
  • Christophe MONNIER, délégué départemental PCD29
  • Maël KERBAUL, délégué départemental PCD des Français de l’étranger
  • Patrick MONICA, délégué départemental PCD06
  • Florence GUILLAUME,déléguée départementale PCD84
  • Michel CARRERE, délégué départemental PCD65
  • Jean-Yves RINEAU, délégué départemental PCD49
  • Jean-Paul PECQUEUR, délégué départemental PCD80
  • Bruno de JORNA, délégué départemental PCD37
  • Brigitte DUJARDIN, déléguée départementale PCD72
  • Louis-Marie MAUDUIT, délégué départemental PCD56
  • Philippe MADOUMIER, délégué départemental PCD87
  • Myriam MEHIDI, déléguée départementale PCD93
  • Stéphanie HEBRARD, Adjointe au Maire (Levallois-Perret, 92)
  • Thibaut ROUSSEL, conseiller Municipal (Issy-les-Moulineaux, 92)
  • Philippe POUTHE, conseiller Municipal (Courbevoie, 92)
  • Christophe BENTZ, conseiller Municipal (Saint-Germain-en-Laye, 78), ancien délégué-général du PCD (2017-2020)
  • Matthieu COLOMBANI, ancien délégué-général du PCD (2012-2017)
  • Loïc du PONTAVICE, ancien président de la Délégation Départementale PCD85

Plus il y a d’avortements, plus ils veulent l’étendre

Communiqué de la Marche pour la vie :

Demain, le 30 septembre, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale examine la proposition de loi n°3292, déposée par Mme Albane Gaillot, visant à étendre l’avortement.
Ce texte prévoit :
➡️ l’allongement des délais d’accès à l’avortement de douze à quatorze semaines de grossesse
➡️ la suppression de la clause de conscience des professionnels de santé.
La Marche pour la vie s’étonne de cette proposition de loi idéologique examinée au cœur d’une crise sanitaire sans précédent. N’y a-t-il pas d’autre urgence pour le Parlement que d’ajouter des morts à la liste des victimes du Covid-19 ?
La Marche pour la vie rappelle que le taux de recours à l’avortement en France a atteint des records avec 232 200 avortements en 2019 (DREES), alors que le nombre de naissances ne cesse de décroître depuis 2014.
Jusqu’où iront-ils ? La Marche pour la Vie se mobilisera le 17 janvier 2021 à Paris et dans plusieurs autres villes de France pour dénoncer l’ampleur de ce crime contre l’humanité.

Allongement du congé paternité : cette mesure cache un arrière-fond idéologique discutable

Pascale Morinière, présidente des Associations familiales catholiques (AFC), est interrogée dans Famille chrétienne sur l’allongement du congé paternité de 14 à 28 jours :

[…] Si cette mesure est bonne du point de vue des familles, elle cache aussi des intentions idéologiques et la volonté de piloter les familles de l’extérieur. Les Français tiennent à leur indépendance et demeurent les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Par ailleurs, le président de la République brandit une mesure d’égalité, alors qu’il avance souvent l’idée qu’un père est interchangeable, qu’une autre figure pourrait remplacer le père.

On facilite la paternité d’un côté et on l’efface de l’autre ?

Oui, je remarque d’ailleurs l’utilisation de phrases contournées pour citer le moins possible le mot « père ». La mesure concerne « le conjoint salarié de la mère de l’enfant, ou la personne salariée liée à elle par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement avec elle ». Cette mesure prépare peut-être la suite, la Gestation pour Autrui (GPA). Je précise que ce n’est pas le point de vue du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, à la tête de la commission « Les 1000 premiers jours » de l’enfant, dont le rapport vient d’être rendu au gouvernement. […]