François-Xavier Bellamy désigné par le Parti populaire européen pour conduire une réflexion sur la droite
François-Xavier Bellamy, député au Parlement européen, est chef de la délégation française au sein du Parti populaire européen (PPE) et ce dernier l’a missionné pour conduire une réflexion sur la droite. Pour Le Figaro, il explique :
« Dans un paysage politique de plus en plus fragmenté, la droite n’a plus la vision, la stratégie d’ensemble qui lui permettrait d’être audible ».
La droite doit trouver sa place au milieu des
« partis contestataires qui concentrent une colère impuissante » et de « la poussé d’un mouvement ‘vert’ qui semble souvent servir une idéologie ».
Le président du PPE Manfred Weber lui a demandé « de conduire un travail de fond pour redéfinir l’identité de la droite en Europe ».
Il en découlera
« un texte de fond qui doit être discuté et adopté en novembre, avec l’ambition de contribuer à un nouveau départ, et de parler largement au grand public en Europe ».
Et si ce qui manquait simplement à la droite c’est d’avoir le courage de combattre la gauche pied à pied, quitte à s’allier avec les partis dits contestataires ?
Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 7
PRIER ET VEILLER POUR RECEVOIR L’ESPRIT
INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT
Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ». (P. François Libermann)
Introduction à la Parole de Dieu
Après son livre de l’Évangile, saint Luc continue avec la situation nouvelle qui s’est créée avec la mort et la Résurrection de Jésus. Il relate d’abord les 40 jours après la Résurrection de Jésus, pendant lesquels Jésus apparaît et demande aux Apôtres de ne pas quitter Jérusalem avant l’accomplissement de la promesse du Père. Ils seront baptisés dans l’Esprit Saint. Puis est relaté le retour de Jésus au Ciel. Ensuite les Apôtres sont réunis dans la chambre haute, où ils ont l’habitude de se tenir. Ils sont là, avec Marie, quelques femmes et les frères de Jésus, pour prier et attendre le don de l’Esprit Saint.
LA PAROLE DE DIEU dans les Actes des Apôtres (Ac 1, 1-14)
Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au Ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu.
Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le Ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le Ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au Ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le Ciel. »
Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.
MÉDITATION
Avec les Actes commence le temps de l’Église. Jésus est au Ciel dans la Plénitude de Dieu. Les Apôtres restent sur Terre, avec la mission d’attendre dans la prière que la promesse du Père s’accomplisse par le don de l’Esprit Saint. Marie est avec eux.
Nous avons à imiter les Apôtres : à prier en Église avec Marie et attendre le don de l’Esprit Saint. Ils seront comblés au jour de la Pentecôte. L’Esprit va transformer ces hommes qui jusque-là, enfermés, n’osaient pas témoigner face au monde. Ils vont sortir et annoncer la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la Terre. La promesse du Père a commencé sa réalisation au jour de la Pentecôte à Jérusalem. Mais cette réalisation s’est continuée dans les Actes des Apôtres par d’autres venues de l’Esprit sur des hommes et des femmes réunis en prière. À travers toute l’histoire de l’Église, l’Esprit continue de transformer les personnes qui l’attendent et prient pour être renouvelés par l’Esprit. Nous aussi tout au long de notre vie sur Terre, nous prions avec Marie pour que l’Esprit fasse de nous des disciples de Jésus, des fils et filles de Dieu et de meilleurs témoins de la Bonne Nouvelle.
SILENCE de communion avec Dieu
Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.
PRIÈRE A MARIE
« Vierge courageuse, inspire-nous la force d’âme et la confiance en Dieu, qui nous permettront de surmonter tous les obstacles que nous rencontrons dans l’accomplissement de notre mission. Enseigne-nous à traiter les réalités du monde avec un sens très vif de responsabilité chrétienne et dans la joyeuse espérance de la venue du Règne de Dieu, de nouveaux cieux et d’une terre nouvelle.
Toi qui, avec les Apôtres en prière, te trouvais au Cénacle dans l’attente de la venue de l’Esprit de Pentecôte, demande qu’iI se répande de nouveau sur les évêques, les prêtres, les diacres et sur tous les fidèles, hommes et femmes, pour qu’ils répondent pleinement à leur vocation et à leur mission, comme sarments de la vraie vigne, appelés à porter beaucoup de fruit pour la vie et le Salut du monde. » (Saint Jean-Paul II)
PRIÈRE A L’ESPRIT-SAINT
- L’Esprit de Dieu repose sur moi,
Pour étendre le règne du Christ parmi les nations
Pour proclamer la Bonne Nouvelle à ses pauvres
J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur. R/
- L’Esprit de Dieu m’a choisi
Pour étendre le règne du Christ parmi les nations
Pour consoler les cœurs accablés de souffrance
J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur. R/
- L’Esprit de Dieu m’a choisi
Pour étendre le règne du Christ parmi les nations
Pour accueillir le Pauvre qui pleure et qui peine.
J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur. R/
R/ L’Esprit de Dieu repose sur moi, l’Esprit de Dieu m’a consacré
L’Esprit de Dieu m’a envoyé proclamer la paix, la joie. (P. Lucien DEISS)
Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même
Notre Père
Gloire au Père
Hydroxychloroquine: l’étude Lancet largement critiquée
Voilà une affaire emblématique qui doit nous conduire à nous méfier quand on nous affirme que la science l’a dit… Cela devrait rendre prudent tous ceux qui prennent les preuves du réchauffement climatique dû à l’homme pour argent comptant…
L’étude en cause, publiée le 22 mai dans la revue scientifique The Lancet, a conduit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à suspendre par mesure de précaution des essais cliniques qu’elle menait sur cette molécule avec ses partenaires dans plusieurs pays. Plusieurs autres essais cliniques ont été suspendus et la France a banni l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19.
Le Pr Didier Raoult a immédiatement jugé l’étude du Lancet “foireuse”. Ses propres travaux qui concluent à l’efficacité de l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l’azithromycine, ont été décriés, d’autres scientifiques pointant du doigt de nombreux biais méthodologiques.
Mais même des chercheurs sceptiques sur l’intérêt de la molécule pour traiter les malades du Covid-19 ont exprimé leurs doutes sur l’étude du Lancet, s’interrogeant notamment sur la provenance des données utilisées.
Dans une lettre ouverte publiée jeudi soir, des dizaines de scientifiques du monde entier, de Harvard à l’Imperial College de Londres, soulignent ainsi que l’examen minutieux de l’étude du Lancet “a soulevé à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l’intégrité des données”. Ils dressent une longue liste des points problématiques, d’incohérences dans les doses administrées dans certains pays à des questions éthiques sur la collecte des données des patients, en passant par le refus des auteurs de donner accès aux données brutes.
Ces données de l’étude émanent de Surgisphere, qui se présente comme une société d’analyse de données de santé, basée aux Etats-Unis. L’entreprise a défendu l’intégrité de ses données et affirmé qu’elles viennent d’hôpitaux qui collaborent avec elle. Mais selon le journal The Guardian, son patron Sapan Desai, un des auteurs de l’étude, a reconnu avoir par erreur classé 73 décès en “Australie” alors qu’ils auraient dû être comptés en “Asie”.
“Cela souligne le besoin de vérification des erreurs dans l’ensemble de la base de données”, réclame les scientifiques dans leur lettre ouverte. Ils appellent à la mise en place par l’OMS ou une autre institution d’un groupe chargé de mener une analyse indépendante des conclusions de l’étude.
La lettre ouverte, signée notamment par le Pr Philippe Parola, collaborateur du Pr Raoult, a immédiatement été relayée par ce dernier, citant Winston Churchill.
“Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais c’est peut-être la fin du commencement+… De la guerre contre la chloroquine”.
Le Pr François Balloux, de l’University College de Londres, a écrit :
“J’ai des doutes sérieux sur les bénéfices d’un traitement à la chloroquine/hydroxychloroquine contre le Covid-19 et j’ai hâte que cette histoire se termine, mais je crois que l’intégrité de la recherche ne peut pas être invoquée uniquement quand un article ne va pas dans le sens de nos préconceptions“.
De nombreux scientifiques ont relayé leurs inquiétudes de l’impact de cette affaire sur la science, parfois avec les hashtag #Lancetgate (“scandale Lancet”) ou #whats_with_hcq_lancet_paper (“que se passe-t-il avec l’étude du Lancet”). Le Pr Gilbert Deray, de la Pitié-Salpêtrière à Paris, a déclaré :
“Si l’article du Lancet est une fraude cela va briser la confiance dans les scientifiques de façon durable”. “J’attends avec inquiétude les résultats de l’enquête”.
Quant à la revue Lancet, elle a indiqué avoir transmis les nombreuses questions sur l’étude à ses auteurs…
La Passion de sainte Jeanne d’Arc
Ce week-end ont lieu les E-Séances du documentaire sur Jeanne d’Arc.
Il s’agit d’un très beau documentaire inédit, quelques jours après le centenaire de sa canonisation (le 16 mai dernier).
Les séances seront accompagnées par les interventions d’experts, tels que
- Maître Jacques Trémolet de Villers, principal acteur du retour de l’Anneau de Jeanne en France avec Philippe de Villiers,
- Monseigneur Aillet,
- Sœur Marie de la Sagesse.
L’application Stop Covid et nos libertés
Nous savons tous que l’épidémie de coronavirus a été particulièrement mal gérée par le gouvernement français et que les conséquences en seront graves et durables. A force de faire peser sur le corps médical la responsabilité de ses errements, le gouvernement a durablement attaqué la confiance, si nécessaire, des patients à l’égard de leurs médecins. A force d’assigner à résidence tous les citoyens respectueux des lois, le gouvernement a ravagé pour longtemps l’économie française qui était déjà dans un triste état. Mais le plus grave est peut-être la diminution effroyable de nos libertés – elles aussi déjà sévèrement entamées. L’application Stop Covid est l’un de ces outils qui, initialement utilisé sur la base du volontariat, pourrait bien devenir obligatoire et qui, officiellement très vigilante sur la protection des données, pourrait bien entraîner un flicage massif et généralisé des citoyens.
Dieu sait que Jean-Luc Mélenchon n’est pas exactement notre homme politique préféré, mais enfin, il faut reconnaître que le tribun philo-communiste a été celui qui a le mieux défendu nos libertés et notre responsabilité d’êtres humains libres à la tribune de l’Assemblée. Il y a juste une chose qui m’échappe: je ne comprends pas comment on peut encore être sympathisant communiste en défendant si énergiquement les libertés. Mais le discours vaut la peine d’être écouté (au passage, il cite cette phrase très juste de Comte-Sponville: “Je préfère attraper le covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un pays totalitaire.”) Souhaitons, sans trop y croire, qu’ils soient entendus…
La mosquée, lieu de prière et de pouvoir
Une analyse d’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :
Certains principes et pratiques liés au culte musulman en vigueur dans les pays islamiques s’opposent à ceux qui régissent la vie sociale en Occident. Ils peuvent donc poser des problèmes d’ordre public lorsqu’ils s’implantent dans un pays comme la France. En voici quelques exemples.
PROHIBITION DE LA MIXITÉ
Alors que les églises sont ouvertes à tous, chrétiens et non chrétiens, hommes et femmes, l’islam prévoit des exceptions dans ces domaines.
Des mosquées interdites aux non-musulmans
La Mecque, principal lieu saint de l’islam situé en Arabie-Séoudite, est un territoire haram (interdit) aux non-musulmans. Ne peuvent y accéder que ceux qui prononcent la chahada (profession de foi islamique).
- Ô vous qui croyez ! Les polythéistes [ou infidèles] ne sont qu’impureté : ils ne s’approcheront donc plus de la Mosquée sacrée après que cette année se sera écoulée (9, 28).
Le Coran élargit cette prohibition à toutes les mosquées.
- Seul fréquentera les mosquées d’Allah : celui qui croit en Allah et au Jour dernier ; celui qui s’acquitte de la prière ; celui qui fait l’aumône ; celui qui ne redoute qu’Allah (9, 18).
Cette prescription a été retenue par certaines écoles juridiques sunnites traditionnelles dans les pays qui s’en inspirent pour leur droit propre. Tel est notamment le cas dans la péninsule Arabique et au Maroc (sauf la mosquée Hassan II de Casablanca, hors temps de prière). Mais presque partout ailleurs, la visite de non-musulmans est autorisée, sauf exceptions et à certaines conditions.
Notons aussi qu’en certains pays (Iran notamment), des policiers empêchent les musulmans d’entrer dans les églises pour qu’ils n’assistent pas à la messe.
La relégation des femmes
Les musulmanes qui veulent prier à la mosquée n’y sont jamais encouragées ; l’accès leur en est d’ailleurs interdit à certains moments de leur vie frappés d’impureté légale (après un accouchement, durant les menstrues, cf. Coran 2, 222).
« La femme est frappée d’une incapacité périodique engendrée par le cycle menstruel : étant au moment de ses règles en état d’impureté, elle doit par conséquent s’abstenir d’un certain nombre de pratiques cultuelles. Ainsi doit-elle renoncer aux prières quotidiennes et au jeûne ; elle ne peut ni toucher le Coran ni le lire ; elle ne doit pas entrer dans une mosquée ni faire le tawhâf (rotation) autour de la Kaaba [pratique liée au pèlerinage à La Mecque]. Ces prescriptions ne se trouvent pas dans le Coran mais dans le Hadîth [recueil des propos attribués à Mahomet] et sont précisées dans le droit […]. Ces prescriptions sont rigoureusement observées dans l’ensemble du monde musulman aujourd’hui comme hier » (Viviane Liati, De l’usage du Coran, éd. Mille et une nuits, 2004, p. 245).
L’état de pureté rituelle conditionne la validité de la prière. Ainsi en est-il pour un homme qui aurait eu auparavant un contact physique avec une femme.
Si les femmes veulent se rendre à la mosquée, un espace clos, isolé par une tenture, ou une pièce spéciale, leur est réservé. Certes, jusqu’à une époque assez récente, il était fréquent de voir hommes et femmes catholiques s’installer de part et d’autre dans la nef des églises pour assister à la messe, mais les secondes n’étaient pas dissimulées à la vue des premiers. Quant à la notion d’impureté, l’Eglise, à la suite du Christ, lui a ôté son caractère légal ou rituel pour ne conserver que son aspect moral (cf. Mc 7, 18-23).
L’exigence de non mixité s’applique à la sortie de la mosquée, selon une recommandation attribuée à Mahomet. « Tous les juristes, sunnites comme chiites, déconseillent – c’est makrûh (détestable) – le brassage des hommes et des femmes » (Anne-Marie Delcambre, L’Islam des interdits, Desclée de Brouwer, 2003, p. 40-41). On la pratique aussi lors des fêtes et repas de mariage.
LA CONQUÊTE PAR LA MOSQUÉE
La mosquée est certes le lieu utilisé pour le culte musulman mais elle est également au service d’un projet idéologique. Celui-ci tend à placer l’islam en position de monopole, notamment dans les territoires de tradition chrétienne, puisque le Coran considère l’Evangile comme une doctrine falsifiée et a pour vocation de s’imposer au monde entier.
Plusieurs faits historiques et contemporains illustrent concrètement cette ambition et la logique de rapport de forces qu’elle implique.
Des églises spoliées ou narguées
Selon un principe largement admis, tout lieu où la prière musulmane a été accomplie devient ipso facto « terre d’islam ».
Lors des premières conquêtes au Levant, les musulmans se sont emparés des églises pour les transformer en mosquées (cf. PFV n° 70). Au Liban, au moins deux mosquées sont d’anciennes églises, l’une à Beyrouth, l’autre à Tripoli.
Sous le régime de la dhimmitude, codifié au XIème siècle par le juriste mésopotamien Ali Mawerdi, les chrétiens n’avaient plus le droit de sonner les cloches de leurs églises et d’en bâtir de nouvelles (cf. A. Laurent, L’islam, Artège, 2007, p. 93-94 ; et Les chrétiens d’Orient vont-ils disparaître ?, Salvator, 2007, p. 97-110). Au XXème siècle, la décolonisation du Maghreb s’est accompagnée de la transformation d’églises en mosquées.
« Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casernes et les croyants nos soldats ». Ce vers du poète turc Ziya Gökalp (1875-1924), banni par Atatürk, a été récité en public par Recep-Tayip Erdogan en 1998 à Istamboul dont il était alors le maire, ce qui lui a valu d’être destitué de cette fonction et condamné à quatre mois de prison pour « incitation à la haine religieuse » (A. Laurent, L’Europe malade de la Turquie, F.-X. de Guibert, 2005, p. 89).
En 2018, devenu président de Turquie, Erdogan a récité un verset du Coran dans l’ancienne basilique Sainte-Sophie, déclarant, l’année suivante, son intention de lui restituer le statut de mosquée qui fut le sien depuis la conquête islamique de Constantinople (1453) jusqu’à ce qu’Atatürk la transforme en musée (1934).
En Egypte, avant la prise de pouvoir par le maréchal Abdelfattah El-Sissi (2013), lorsque des chrétiens obtenaient des permis de construire une église, il n’était pas rare qu’une fois connue la décision de l’administration, des musulmans s’empressaient d’acheter le terrain voisin du chantier pour y édifier une mosquée, privant du même coup de son droit l’Eglise concernée, au nom de la primauté due à l’islam.
Au Liban, après la guerre (1975-1990), l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, chargé de la reconstruction du centre-ville de Beyrouth, y fit édifier une énorme mosquée avec quatre hauts minarets, dont la masse écrase la cathédrale voisine, Saint-Georges des maronites. La mosquée El-Amine fut inaugurée en 2003. En réaction, l’archevêché maronite a fait surmonter sa cathédrale d’un campanile doté de cloches et surmonté d’une croix.
Au nom du droit à la liberté de culte
Aujourd’hui, lorsque l’islam s’implante en dehors de ses terres traditionnelles, quel que soit le moyen utilisé pour cela (djihad, émigration, natalité, revendications de droits au nom des valeurs des pays d’accueil, culpabilisation des Occidentaux, etc.), l’une de ses priorités est de multiplier la construction de mosquées. Rien n’empêche pourtant les musulmans d’accomplir leurs prières rituelles en des lieux non identifiés ou dédiés, fût-ce une simple salle, mais aussi à l’extérieur puisque, selon la Sunna (Tradition), Mahomet aurait dit : « Là où t’atteint l’heure de la prière, tu dois t’exécuter et cela est un masjid [mosquée] ». Cependant, les prières de rues ont pour but de forcer la main des pouvoirs publics en vue d’obtenir les autorisations.
Dans son dernier livre, Mohamed Sifaoui, chargé de cours à la Sorbonne, relate un événement qui s’est produit au ministère de l’Intérieur en 1999, au moment où Jean-Pierre Chevènement, alors titulaire de ce portefeuille, négociait avec divers partenaires musulmans l’organisation d’un islam de France. Lors d’une pause, plusieurs membres de l’Union des Organisations islamiques de France, satellite des Frères musulmans, se sont déchaussés dans un couloir pour accomplir une prière d’une dizaine de minutes, sous le regard ébahi d’un conseiller qui tenta de les en dissuader au nom de l’entrave à la laïcité. « Le malaise est palpable mais personne ne dit rien et la réunion reprend », note Sifaoui (Taqiyya, éd. de l’Observatoire, 2019, p. 326-327).
En outre, la mosquée n’est pas neutre sur le plan politique. « Il ne faut pas être dupe. Chaque fois qu’une mosquée est construite, l’Etat qui la finance a un droit de regard sur celui qui prêche et sur ce qu’il dit aux croyants », observe Alain Cabras, maître de conférences à SciencesPo Aix-en-Provence (Valeurs actuelles, 15 mai 2014). Quant aux rapports des catholiques avec le Saint-Siège, quelle qu’en soit la forme, y compris une aide matérielle, ils n’impliquent aucun choix idéologique.
Les minarets, l’appel à la prière et à la guerre
Depuis quelques années, en Occident, les revendications portent sur l’appel public à la prière (adhan), fonction réservée au muezzin (« celui qui appelle »). Pour en justifier l’usage, arguant du principe d’égalité de traitement des religions, les musulmans font valoir l’autorisation donnée aux catholiques de sonner les cloches. Cependant, contrairement à celles-ci, le muezzin délivre un message doctrinal explicite qui s’impose à tous, musulmans ou non.
- Allah est le plus grand. Je témoigne qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah. Je témoigne que Mahomet est l’envoyé d’Allah. Hâtez-vous à la plénitude, Allah est le plus grand.
En principe, l’appel se fait du haut du minaret (de l’arabe manâra = phare), tour qui peut prendre diverses formes architecturales selon les cultures et les pays. Certaines mosquées ont jusqu’à quatre minarets, parfois très élevés. La sonorité de l’appel, amplifiée dans les quartiers ou villages disposant de plusieurs mosquées, lui confère le rôle d’une occupation symbolique et peut constituer un trouble à l’ordre public ; elle peut aussi gêner la prière et la célébration de la messe dans les paroisses ou monastères lorsqu’une mosquée se trouve dans leur voisinage ou encore lorsque le sermon du vendredi, qui peut durer une heure, couvre les offices religieux chrétiens.
« Historiquement, l’expression [« Allah akbar » = Allah est le plus grand] est aussi devenue un slogan de guerre », rappelle l’islamologue Pierre Lory. Elle l’était déjà du temps de Mahomet, qui l’aurait utilisée lors de la bataille – victorieuse – de Badr, en 624, menée contre ses compatriotes de La Mecque qui l’avaient contraint à l’exil vers Médine. Or, l’imitation stricte de Mahomet – « y compris dans sa dimension de chef de guerre, auteur d’expéditions militaires, de prise d’otages ou d’exécution de prisonniers » – est aujourd’hui le point commun aux courants de l’islamisme radical. P. Lory s’interroge sur les motifs qui poussent les djihadistes à scander cette formule, lorsqu’elle accompagne leurs actes de violence : « S’agit-il de bénir leur acte, de lui donner un sens ou de conjurer le danger ? » (La Croix, 23 décembre 2014).
POUR CONCLURE
Les exemples retenus ici montrent qu’en islam le culte religieux est inséparable d’une dimension idéologique.
Sami Kab, écrivain palestinien, musulman de naissance, ayant opté pour l’agnosticisme et fréquentant les chrétiens de Terre Sainte, a tiré de son expérience les enseignements suivants tirés de sa comparaison entre la culture de la mosquée et celle de l’église.
« La mosquée enseigne aux musulmans la rancœur et la haine de l’autre, incite au meurtre, à l’autoritarisme, à la marginalisation du non-musulman, à la glorification du néant au détriment de la vie. Tel enseignement ne conduit qu’à la misère de l’homme et à l’empoisonnement de son existence […]. La mosquée interdit à l’homme de réfléchir, car c’est un acte de mécréance, d’athéisme et d’insulte à l’encontre d’Allah. Elle l’oblige à admettre et à croire qu’Allah, l’omniscient, a déjà révélé toutes les sciences du monde dansle Coran […]. La mosquée prêche la résignation, la soumission totale, la servitude et la privation de la personnalité humaine de tout ce qu’elle incarne comme valeur d’indépendance et de liberté. Elle transforme la société en un troupeau qui exécute aveuglement les ordres du wali (juge) […]. Elle n’accorde aucun espace au mouvement de la pensée humaine, puisque la sienne se constitue dans sa totalité de devoirs, d’impératifs, d’obligations et d’interdictions. Avec sa pensée figée, l’islam puise sa sacralité de son immobilisme et de son incapacité au changement, au développement, à la modernisation ainsi qu’aux exigences de la vie. L’islam sanctifie son dieu au détriment de l’homme, alors que le christianisme sanctifie l’homme comme créature de son dieu. Autrement dit, le dieu chrétien existe pour l’homme, alors qu’en islam, l’homme existe pour son dieu. Le christianisme incarne la religion de la vie, tandis que l’islam celle de la mort et du néant » (« La culture désastreuse de la mosquée », dans Maurice Saliba, L’islam mis à nu par les siens, éd. Riposte laïque, 2019, p. 166-168).
La tyrannie du zéro défaut appliqué à la vie sociale gérée comme un processus de production
Dans l’entreprise, le zéro défaut est fréquemment considéré comme l’objectif ultime de qualité : que toute production (industrielle, administrative, décisionnelle…) soit conforme aux spécifications en vigueur.
Pour les processus caractérisés par des productions en grand nombre, il n’est pas rare de focaliser l’analyse sur des nombres unitaires en réalité très faibles, parfois ramenés alors aux « parties par million (ppm) », pour continuer de fournir des nombres assez significatifs pour des études individualisées.
Cette pratique a contaminé la vie publique. Le zéro défaut a été repris par le pouvoir politique comme un objectif dans de très nombreux domaines de la vie sociale, amenant la somme de cas individuels et leur traitement à préempter le bien commun par le biais de contraintes et d’interdictions incessamment renouvelées, au détriment de la liberté.
Un exemple en avait déjà été donné avec l’abaissement de la vitesse sur le réseau routier à 80 km/h, ou l’acmé des droits dans leurs bottes….
La tyrannie des nombres bien sûr la plus représentative est fournie par la gestion des annonces en mode salomonesque des admissions quotidiennes en hôpital, des patients sous réanimation et des décès, tous liés au COVID-19. Encore actuellement, avec au 25 mai 2020 358 nouveaux cas de COVID-19 confirmés (pour une population de 65 millions d’habitants sans compter les clandestins) et 73 décès (à comparer avec les 1700 décès quotidiens habituels en France), un quart du territoire est coloré en rouge, et les contraintes sur l’ensemble de la France sont encore très nombreuses.
Ces nombres relatifs à une crise sanitaire ont abouti à des violations des libertés publiques et individuelles comme jamais mises en place jusqu’à présent en France, hormis les cas de (vraie) guerre et d’occupation par des armées ennemies. C’est le privilège du fameux quoi qu’il en coûte asséné par M.Macron au début de la crise ! Y compris aux libertés.
A bien y réfléchir, le quoi qu’il en coûte est encore à la manœuvre dans d’autres domaines également monitorés maintenant au mort près. Deux exemples : d’abord celui des meurtres ou assassinats de femmes par leur conjoint. Nous avons assisté à une répétition régulière d’avertissements pendant la période du confinement, comme quoi ces meurtres allaient en quelque sorte se multiplier.
En réalité et heureusement, rien de tout ça comme le constate Mme Schiappa :

On aura reconnu la présentation caractéristique d’une démarche de qualité productive, avec même la précision du chiffre après la virgule (correspondant à environ 85 morts par an). Insupportables individuellement. Mais cela nécessite-t-il d’affubler toute femme en couple d’un statut de victime potentielle et tout homme de celui d’assassin potentiel ?
Le deuxième domaine est celui des maltraitances à enfant. Insupportables également bien sûr. Un enfant meurt ainsi tous les quatre jours sous les coups de ses parents (même ordre de grandeur que les femmes tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en période de confinement). Et là aussi, on ramène le phénomène à l’unité (un enfant tous les quatre jours), au cas individuel, pour évidemment générer de l’émotion.
Et ainsi, quelles limites à l’action ? Ou peut-être quel objectif de pureté sociale ? Ce 27 mai 2020, dans Le Figaro, M.Taquet (qui soutient sans barguigner l’extension de la PMA) annonce qu’il va lancer des états généraux de la lutte contre les violences faites aux enfants. Mais on croyait que tout avait été réglé avec l’interdiction des violences éducatives ordinaires à l’été 2019 !!! Vers quelles nouvelles mesures globales et encore inadaptées allons-nous ? Où va-t-on mettre le curseur, pour parler comme un parlementaire, pour essayer d’être (un peu plus) efficace dans la prévention sans pour autant pointer du doigt la famille souvent présentée comme l’antre de la maltraitance ? Après tout, M.Taquet observe : « J’étais très inquiet au début du confinement car on sait que 80 % des violences faites aux enfants ont lieu dans le cercle familial ». On pourrait peut-être interdire la famille à titre préventif, à l’exception bien sûr du foyer homoparental puisque l’enfant, souvent, y va même plutôt mieux, selon la rhétorique fréquente de M. le député Touraine.
Un philosophe américain, Matthew Crawford, était interrogé dans le Figaro du 27 mai et y dénonçait le danger pour nos démocraties du précautionnisme :
« J’appelle « précautionnisme » une tendance qui monte en puissance depuis des dizaines d’années et connaît un moment de triomphe aujourd’hui à cause du virus. C’est une détermination à éliminer tout risque de la vie, et c’est une sensibilité nettement bourgeoise. On peut la voir à l’œuvre dans la manière d’éduquer les enfants, par exemple. Au niveau émotionnel, il semble qu’il existe une sorte de paradoxe qui fait que plus on est en sécurité, plus le risque qui demeure nous paraît intolérable. Pour la voracité des bureaucrates, ceci présente une opportunité. Nous nous concentrons étroitement sur n’importe quel risque désigné comme choisi par les experts pour être celui du moment. Il semble qu’il existe une symbiose entre la morale précautionniste et l’autorité de l’expertise. Et qu’aucune des deux n’admette de limite à l’extension de leur emprise… Le précautionnisme est devenu un moyen d’intimidation morale ».
Cette vue productiviste de la société, cette valorisation du cas individuel, du zéro défaut comme objectif social par le pouvoir politique, au détriment de l’équilibre du bien commun, sont sans doute une explication partielle en écho à la remarque de l’avocat et ami de M.Macron, M.Sureau :
« Nous méditerons encore longtemps sur la facilité avec laquelle un pays entier s’est laissé assigner à résidence sur la base d’une crainte, et sans débat d’aucune sorte… ».
Le Sénat rejette de justesse l’allongement des délais d’avortement
Il s’agissait d’un allongement “temporaire” au nom de la pandémie. Tout est bon au nom de la pandémie…
Dans le cadre du projet de loi portant sur les « dispositions urgentes face à l’épidémie de Covid-19 », la socialiste Laurence Rossignol avait déposé un amendement pour allonger temporairement les délais des IVG de 12 à 14 semaines. Cette proposition a finalement été rejetée, de justesse, à 13 voix près par le Sénat, jeudi 28 mai au soir, rapporte notamment franceinfo. 156 sénateurs ont voté contre, quand 143 ont voté pour.
Le groupe LREM s’est majoritairement abstenu, alors que le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fresneau avait exprimé un avis défavorable.
Le rapporteur LR de la commission des Lois Muriel Jourda a expliqué :
« Nous savons pertinemment que si nous prenons cette décision, nous ne pourrons jamais revenir en arrière »,« cette décision doit se prendre, si elle se prend, dans le cadre d’un débat démocratique digne de ce nom ».
Menace sur le repos dominical au nom de la pandémie
Anne Rodier écrit dans Le Monde :
Le repos hebdomadaire est donné le dimanche, « dans l’intérêt des salariés », indique le code du travail. Mais le Covid19 a fait sauter ce verrou au nom de la santé, pour faciliter le suivi de la circulation du virus et le traçage des salariés malades et des « cas contacts », dit « contact tracing ». Durant le confinement, l’ordonnance du 25 mars avait énoncé la possibilité pour certains secteurs d’activité de déroger au repos dominical du salarié et d’attribuer le repos hebdomadaire par roulement, afin d’assurer la sécurité de la nation et la continuité de la vie économique.
Le décret du 15 mai ouvre une nouvelle dimension en l’autorisant au nom du suivi du virus, non pour le personnel de santé, mais pour les entreprises et les prestataires de services qui participent à la mise en place du système d’information sur les données des personnes malades : l’identification, l’orientation et l’accompagnement des personnes infectées ou présentant un risque d’infection et enregistrées sur le téléservice Contact Covid. […]
Ce qui tient du bon sens pour assurer la surveillance permanente destinée à éradiquer la pandémie donne au passage un nouveau coup de griffe au repos dominical. Le nombre de collaborateurs de la CNAM potentiellement concernés s’élève à 6 500, auxquels s’ajoutent ceux des ARS, non communiqués par le ministère. Ces salariés du dimanche viennent rejoindre ceux qui sont concernés par la dérogation permanente du repos dominical – commerces alimentaires, transports, pompiers, fleuristes, etc. –, la liste est longue. Et ceux qui ont été autorisés à travailler le dimanche par accord d’entreprise pour faciliter la reprise progressive de l’activité des entreprises depuis le 11 mai.
Avant le Covid19, selon la dernière enquête Insee, en 2018, un salarié sur cinq travaillait au moins un dimanche dans le mois. La pandémie vient provisoirement de priver de nouveaux salariés de leur repos dominical. « Les dispositions sont mises en place sur une durée de trois mois, mais pourront être amenées à évoluer au regard du contexte épidémique », prévient la CNAM. L’ordonnance autorise cette pratique dérogatoire jusqu’au 31 décembre 2020.
Tarascon : le candidat RN affirme avoir proposé une fusion à Valérie Laupies, qui l’a refusée [Add]
Nous avons évoqué ici et là, le cas de Tarascon, où une fusion de deux listes issues de la droite nationale offrirait des chances sérieuses de victoire face au maire sortant prétendument « divers-droite », en réalité allié localement à la gauche.
Refusant la fusion, Valérie Laupies a souhaité que le RN retire sa liste. Par conséquent, ce dernier se maintient :
🛑 2nd Tour des Élections Municipales à TARASCON.#Municipales2020 pic.twitter.com/RiszR9sTAQ
— Jean G. Remise (@jgremise) May 28, 2020
Le 25 mai, Valérie Laupies expliquait pourquoi elle ne pouvait pas se rassembler avec le RN :
Maintenant on va mettre un terme aux supputations de certains. La réponse est claire, elle est écrite et c’est moi qui est évoqué la fusion. Rdv le 28 juin désormais ! pic.twitter.com/k7HL8QsQqi
— Jean G. Remise (@jgremise) May 28, 2020
Addendum 12h :
Communiqué de Valérie Laupies suite à l’entrevue avec le candidat RN :
Ce jeudi 28 mai, M. Remise, tête de liste RN aux élections municipales à Tarascon a enfin, sous la pression de colistiers et d’électeurs, concédé à me rencontrer. Lors de ce rendez-vous que M. Remise a souhaité dans la rue, j’ai pu lui proposer le retrait de sa liste. Nous avons alors tout juste évoqué la fusion de nos listes puisque M. Remise semblait acquiescer ma proposition. Il m’a assuré qu’il me rappellerait le soir même pour me donner confirmation après avoir consulté l’ensemble de ses colistiers.
Or, non seulement M. Remise ne m’a pas rappelée mais il a fait un communiqué vidéo sur sa page Facebook et son compte tweeter visant à me faire passer pour la candidate refusant l’union.
La vérité est bien différente.
Dès le lendemain du 1er tour, j’ai pris les devants auprès des instances locales du RN pour qu’une telle rencontre ait lieu. En vain.
Comme avaient été vains mes appels à l’union lancés à l’été 2019 auprès des plus hautes instances du RN et en direction de ses responsables locaux. Fin août 2019 , le responsable départemental du RN, M. Jacobelli, avait promis de me rappeler rapidement. J’attends toujours cet appel. Sa réponse a été le parachutage à Tarascon de M. Remise, Bordelais élu en Aveyron.
Sans cette opération de parachutage politicien, Tarascon serait une ville libérée depuis le 15 mars dernier.
Avec près de 36% des voix au premier tour, je réalise un score meilleur que celui de toutes les listes soutenues par le RN dans les Bouches du Rhône et ce malgré la présence de la liste parasite de M. Remise. J’ai ainsi prouvé que l’enracinement, une équipe solide et compétente avec un programme étayé, rassemblent plus que toutes les combinaisons de la mauvaise cuisine politicienne.
Avec mes amis, nous irons donc au second tour dans le même état d’esprit que celui qui a guidé notre campagne : au service du bon sens et du bien commun.
Je suis certaine que les Tarasconnais, notamment abstentionnistes ou égarés dans le vote Remise au premier tour, reconnaîtront que nous sommes la seule chance pour libérer Tarascon.
J’ajoute que dans la perspective d’un retrait de la liste du RN, j’ai affirmé à M. Remise que je soutiendrais la liste sénatoriale de ce parti en septembre prochain. A l’instar des autres formations politiques, les instances locales du RN semblent avoir oublié que pour gouverner, il faut prévoir….
D’après nos informations, Valérie Laupies a effectivement tenté de joindre JG Remise depuis le 16 mars, ainsi que le Secrétaire Départemental RN Jacobelli (premier contact en août 2019…). Il faut également savoir que JG Remise était pressenti pour la ville de Bagnols sur Cèze (30) et qu’il a finalement été à Tarascon alors qu’il y avait déjà Valérie Laupies et qu’il n’y a par conséquent pas eu de liste à Bagnols, alors qu’il y a un fort potentiel électoral. Mettre un candidat contre Valérie Laupies à Tarascon comme contre Jacques Bompard à Orange semblait être prioritaire.
De son côté Valérie Laupies a reçu les soutiens de Robert Ménard, Jacques et Marie Claude Bompard, Marie-France Lorho, Jean-Marie Le Pen, Jacques Clostermann, Bruno North.
Pr. Froguel : “Je ne suis pas pro-Raoult mais l’étude publiée par The Lancet, c’est une merde”
Et un nouveau sou dans la machine… avec le Professeur Froguel, médecin et chercheur français en endocrinologie, biologie moléculaire et génétique, actuellement professeur à l’Imperial College de Londres et à l’Université Lille 2 dans le domaine de la médecine de précision, du métabolisme et de la génomique, qui s’indigne du crédit accordé à l’étude publiée par la revue scientifique anglaise The Lancet concernant la possible dangerosité de l’hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19 :
J’ai d’abord beaucoup hésité à réagir parce que je ne veux pas qu’on dise que je suis pro-Raoult. On ne peut rien dire : on est forcément soit pro, soit anti. Mais l’article de The Lancet pose de gros problèmes. Les données sont trop bizarres, pas fiables. On ne sait même exactement d’où elles viennent comment ils se les sont procurées. Du coup, les conclusions ne peuvent pas être fiables. The Guardian a bien vu tous ces problèmes. Ce papier est une merde en grande partie fabriquée par une firme inconnue qui voulait se faire de la pub.
Lancet, c’est le tabloïd de la presse médicale. Ils font le buzz avec des données fake. La science, ce n’est pas ça ! Et la presse française a repris sans réfléchir cet article. Nous n’avons plus de journalistes scientifiques.
Pourtant le gouvernement français a immédiatement réagi en arrêtant tous les essais liés à la chloroquine ?
C’est un peu du masochisme. Ils ont réglé leurs comptes avec Raoult mais ils l’ont fait sans se rendre compte qu’ils utilisaient pour cela The Lancet, qui a quelque part ridiculisé la science française avec cet article. C’est un réglement de comptes politique pour arrêter la prescription désorganisée de choloroquine. […] Pour tuer la chloroquine, on s’appuie sur un article qui n’est pas scientifique. Je ne sais pas si la choloroquine est efficace, je ne me prononce pas là-dessus. Je pense même qu’on ne le saura jamais de manière scientifique, puisqu’il n’y a plus assez de malades. J’observe aussi que les grandes études Recovery / Discovery n’ont pas retrouvé ces effets négatifs du médicament. Aucun médicament n’a prouvé son efficacité face au Covid-19.
Pourquoi cette polémique vous met-elle en colère ?
La recherche c’est du temps long, c’est de la réflexion, de la méthode. Les politiques ont besoin de choses simples mais les scientifiques c’est autre chose, la science c’est autre chose. Dans cette crise, je trouve qu’on est en train de suicider la recherche médicale. Nous, les scientifiques, on pleure tous les jours en ce moment. Les gens qui sont à la tête de recherches sérieuses sont tristes d’observer tout ça. C’est un déversoir à conneries en ce moment le Covid-19. Le milieu hospitalier-universaitaire ne ressort pas grandi de cette crise.
Chez LREM, même les morts peuvent voter
Selon Le Point, le vote concernant le projet de loi Avia, le 13 mai, comprend la voix du député LREM Jean-François Cesarini.
L’homme en question est mort six semaines avant que le vote n’ait lieu, soit le 29 mars.
Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 6
JÉSUS DONNE SA VIE POUR NOUS SAUVER
INVOCATION A L’ESPRIT SAINT
Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ». (P. François Libermann)
Introduction à la Parole de Dieu
L’évangéliste saint Jean exprime souvent les réalités invisibles à travers des gestes et des signes visibles. C’est ce qu’il fait dans le récit de la Passion. Les gestes et les paroles ont le sens ordinaire, mais ouvrent vers un sens spirituel plus profond. C’est vrai pour le geste de confier Jean à sa mère et sa mère à Jean. C’est vrai quand Jésus remet l’esprit (où l’on peut lire l’Esprit). C’est vrai du coup de lance qui a percé le côté de Jésus et fait sortir du sang et de l’eau, qui font allusion au baptême.
LA PAROLE DE DIEU selon saint Jean (Jn I9, 23-34)
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; […] Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la Croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé, pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
[Comme c’était le grand jour de la Pâque…] les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
MÉDITATION
La mort de Jésus sur la Croix est la rencontre du mal qui règne dans le monde et de l’amour du Christ. Amour de l’homme et de Dieu. « Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout ». Jean 13, 1
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ces amis. Jean 15, 13 « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Jean 17, 24
Au moment de mourir, Jésus donne Jean à sa mère et sa mère à Jean. Le disciple bien aimé nous représente et il représente l’Église.
Pour que tout soit accompli, Jésus nous donne son Esprit. De son Cœur ouvert, il nous donne le sang du sacrifice et l’eau du baptême : « C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un. » 1 Jean 5, 6-8
SILENCE de communion avec Dieu
Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.
PRIÈRE A MARIE
Debout, la Mère douloureuse près de la Croix était en larmes devant son Fils en croix. Dans son âme qui gémissait, toute brisée de douleur, le glaive était enfoncé. Qu’elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie, la Mère du Fils unique ! Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté ! Quel est celui qui sans pleurer pourrait voir la Mère du Christ dans un supplice pareil ? Qui pourrait sans souffrir comme elle contempler la Mère du Christ souffrant avec son Fils ? Pour les péchés de tout son peuple, elle le vit torturé, subissant les coups de fouet. Elle vit son enfant très cher mourir dans la désolation alors qu’il rendait l’esprit. Daigne, ô Mère, source d’amour, me faire éprouver tes souffrances pour que je pleure avec toi. Fais qu’en mon cœur brûle un grand feu pour mieux aimer le Christ mon Dieu et que je puisse lui plaire. […] Vierge bénie entre les vierges, pour moi ne sois pas sévère et fais que je souffre avec toi. Que je porte la mort du Christ, qu’à sa Passion je sois uni, que je médite ses plaies ! Que de ses plaies je sois blessé, que je m’enivre de la Croix et du sang de ton Enfant ! Pour ne pas brûler dans les flammes, prends ma défense, Vierge Marie, au grand jour du jugement. Christ, quand je partirai d’ici, fais que j’obtienne par ta Mère la palme de la victoire. Au moment où mon corps mourra, fais qu’à mon âme soit donnée la gloire du Paradis. Amen. (Stabat mater, Jacopone de Todi (1228-1306))
Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même
Notre Père
Gloire au Père
Le député LR Claude Goasguen est mort. RIP
Le député LR du XVIe arrondissement de Paris Claude Goasguen est décédé jeudi. Élu au conseil de Paris depuis 1983, maire du XVIe arrondissement de 2008 à 2017, cette figure de la droite parlementaire se trouvait sous surveillance médicale depuis le mois de mars.
Il avait voté contre la loi de bioéthique. Manifestant avec La Manif Pour Tous, il avait signé la charte du mouvement en 2014.
Il était un des rares députés à avoir dit et démontré que Hollande et son gouvernement soutenaient al-Qaida en 2015. Il avait signé un manifeste pour l’arrêt de l’immigration. Il a soutenu les chrétiens d’Orient.
Il défendait activement la place des crèches dans les mairies : voir ici et là.
Le collège Chavagnes ouvre une classe de double Bac franco-anglais
“Chavagnes International College” ( www.chavagnes.org ), centre de préparation aux examens de Cambridge, situé en Vendée, est un établissement à l’identité fièrement catholique et britannique.
La direction annonce l’ouverture d’une classe de double diplôme franco-anglais. Ferdi McDermott, directeur de l’établissement, explique :
depuis des années nous faisons cela un peu au cas pas cas, mais maintenant avec le nouveau baccalauréat, cela nous ouvre de nouvelles possibilités, donc le lancement officiel d’une section bilingue pour préparer les diplômes des deux systèmes.
Si vous aimez les langues, la littérature, la philosophie, les idées, l’économie et la politique … si vous aimez communiquer, débattre, raisonner, poser des questions et trouver les bonnes réponses … si vous cherchez la camaraderie de jeunes qui partagent les vraies valeurs et qui voudront se mettre au service des autres … si vous êtes un futur meneur d’hommes … si vous êtes prêt à vous investir intellectuellement, physiquement, spirituellement, pour réussir … venez nous rejoindre.
LR prêt à s’allier à LREM contre l’extrême-gauche à Lyon. Alors pourquoi pas avec le RN face à la gauche ailleurs ?
A Lyon, les écologistes arrivent en tête du premier tour des élections municipales. Grégory Doucet (EELV) remporte 28,46 % des voix et devance les candidats des Républicains et de La République en marche.

Le maire de Lyon LREM Gérard Collomb et le président LR de la Région Laurent Wauquiez se sont rencontrés mercredi en vue de sceller un accord pour faire barrage aux écologistes. Ce « front républicain » est destiné à faire barrage aux écologistes alliés à l’extrême gauche à la mairie et à la Métropole de Lyon. Un accord et une fusion des listes LREM et LR permettrait d’assurer l’élection de Gérard Collomb à la tête de la Métropole de Lyon, en échange de l’installation du LR Etienne Blanc à la mairie de Lyon, avec, à la tête des deux assemblées, des exécutifs panachés entre les deux équipes.
Avec Grenoble et Lyon aux mains des écolos, Laurent Wauquiez sait qu’il peut perdre la région l’année prochaine.
Si LR est capable de s’allier avec un LREM, ancien PS, pour battre l’extrême-gauche pourquoi ne pourrait-il pas s’allier avec la droite pour battre la gauche ailleurs, à La Seyne-sur-Mer, Tarascon, Carpentras…
Si Stop Covid est une bonne chose, pourquoi pas Stop Salafiste ou Stop Fiché S ?
Ce que le terrorisme ne permet pas, la pandémie le réalise. L’application de flicage gouvernementale Stop Covid sera bientôt téléchargeable sur nos téléphones portables. Après l’Assemblée Nationale, c’est le Sénat qui a approuvé dans la nuit du 27 au 28 mai ce logiciel. Même la Cnil a autorisé le lancement du logiciel.
Cette application doit permettre à son utilisateur d’identifier s’il a croisé au cours de sa journée des malades potentiels du coronavirus, grâce à la fonction Bluetooth de son portable. Des “cas contacts” croisés à moins d’un mètre et pendant un quart d’heure, qui seront contactés par un médecin pour être testés et isolés pendant 14 jours. Si les tests sont positifs, l’utilisateur pourra à son tour se déclarer malade sur l’application et ainsi prévenir d’autres utilisateurs.
Ces données doivent permettre de faciliter le travail des brigades sanitaires, composées de salariées de l’Assurance maladie, et chargées de retrouver les malades dans chaque département.
L’application doit être retirée six mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire. Ou pas…
Moi je veux bien une application pour me prévenir si je vais croiser un fiché S au cours de ma journée…
Chronologie de la bataille du culte public
De l’AGRIF :
Lorsque le bien commun est en jeu, il faut savoir rendre à chacun ce qui lui est dû. La bataille pour le culte remportée le 18 mai 2020 devant le Conseil d’Etat est de ces belles œuvres communes qui ont vu agir associations, congrégations, instituts religieux et fidèles du bout du banc animés par l’amour de l’Eglise et de Dieu.
Mais la justice ne peut exister sans la vérité.
L’une de ces associations, Civitas s’est octroyée le mérite de cette victoire en parlant avec mépris des autres requérants qui lui auraient « emboîté le pas ». Pour ce faire, elle a publié une fausse chronologie de l’affaire, en mettant en cause « ceux qui en parlent le plus » qui « sont souvent ceux qui en font le moins ». Il est donc indispensable de rectifier pour la justice et la vérité.
Cette victoire n’est en aucun cas due à cette association. On peut même dire que si on l’avait laissée agir, la bataille aurait été perdue, ce qu’elle s’est bien gardée de dire. Une ordonnance particulière, datée du 18 mai et visant plus précisément les référés-libertés de Civitas contre le décret du 23 mars et celui du 11 mai rejette expressément ces demandes.
Chronologie
Le 1er mai 2020, cette association annonce avoir déposé un référé-liberté contre le décret du 23 mars 2020 interdisant le culte public dans les églises, soit 37 jours après le début de l’interdiction du culte. Au-delà du caractère tardif de ce recours, une telle action visant le confinement initial imposé au pays entier était vouée à l’échec au nom de l’ordre public sanitaire et la protection de la santé publique justifiant des restrictions au culte comme le confirmera le Conseil d’Etat dans son ordonnance du 18 mai 2020 : “La liberté du culte doit, cependant, être conciliée avec l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé”. Quoiqu’il en soit, ce décret ayant été abrogé le 11 mai, cette première requête sera déclarée sans objet par le Conseil d’Etat, chose que cette association ne précise pas.
Le 4 mai 2020, Civitas annonce un nouveau référé-liberté contre les annonces verbales du Premier ministre. Une telle requête était également vouée à l’échec ainsi que l’a confirmé le Conseil d’Etat dans sa grande ordonnance du 18 mai 2020, rappelant que ne peuvent pas être attaquées de simples annonces verbales – évolutives et ayant évolué – de mesures de police à venir.
Le 11 mai 2020, cette association dépose un troisième et dernier référé-liberté, contre le décret n° 545 du lundi 11 mai 2020 déconfinant la France mais maintenant le confinement du culte. Mais ce décret n° 545 sera abrogé le soir même par un décret n° 548 publié le 12 mai 2020 au matin, désormais le seul en vigueur et qui sera seul déclaré manifestement illégal le 18 mai 2020. Ce 3ème référé-liberté sera lui aussi déclaré sans objet.
Ainsi, les trois requêtes déposées par cette association qui revendique pourtant la victoire seront toutes déclarées sans objet par le Conseil d’Etat.
C’est dans ces conditions que, dès le 11 mai 2020, deux requêtes ont été déposées contre le décret n° 545 du 11 mai 2020 par l’AGRIF, Bernard Antony, Guillaume de Thieulloy, et Jeanne Smits d’un côté, et par la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Laguérie, l’Institut du Christ Roi et la Fraternité Saint Vincent Ferrier de l’autre.
Mais le 11 mai au soir, le décret n° 545 était purement et simplement abrogé et remplacé par le décret n° 548 publié le 12 mai au matin, désormais seul en vigueur et attaquable.
Or, seules quatre séries de requérants vont déposer le 12 mai 2020 de nouvelles requêtes en référé-liberté contre ce nouveau décret, seul applicable :
- L’AGRIF, Bernard Antony, Guillaume de Thieulloy, et Jeanne Smits,
- la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Laguérie, l’Institut du Christ Roi et la Fraternité Saint Vincent Ferrier,
- la Fraternité sacerdotale Saint Pie X,
- Bruno Gollnisch.
Ces requérants se tenaient prêts depuis l’annonce verbale du 28 avril.
Contrairement à ce que prétend l’association revendiquant la victoire et sa supériorité sur les autres requérants, l’audience du 15 mai n’a pas été fixée à la suite du dépôt de sa requête du 11 mai contre un décret qui était d’ores et déjà abrogé.
Le Conseil d’Etat a en effet attendu les premières requêtes du 12 mai contre le nouveau décret n° 548, désormais seul en vigueur. Ce sont ces requêtes du 12 mai 2020 contre le seul décret désormais applicable que le Conseil d’Etat attendait pour fixer une audience pour l’ensemble des requérants, y compris Civitas qui avait déposé sa requête 11 jours plus tôt.
A l’inverse, le Conseil d’Etat a alors invité les autres requérants à régulariser leurs requêtes afin qu’elles visent le bon décret.
Ainsi, loin d’avoir « emboîté le pas » à l’association revendiquant pour elle-même la victoire, ce sont les requérants du 12 mai qui ont en réalité déclenché la fixation de l’audience que cette association attendait depuis 11 jours sans comprendre pourquoi elle n’était pas encore fixée.
Rappelons également que les procédures devant le Conseil d’Etat sont entièrement gratuites pour ceux qui ne se font pas représenter par un avocat.
Cette victoire n’appartient pas à l’un ou l’autre des requérants et il n’est pas question d’exclure de cette victoire ceux qui ont agi, même maladroitement, mais animés par l’amour de l’Eglise et le sens de la foi. Cette victoire appartient à tous, y compris à ceux qui sont partis trop tôt. Mais l’enjeu est trop grand et trop universel pour laisser l’un ou l’autre s’approprier cette victoire qui constitue notre bien commun à tous.
La réouverture du Puy du Fou rend la gauche folle de rage
Et pour comprendre notamment pourquoi la gauche n’aime pas le Puy du Fou, voici le tweet d’Aurélie Filippetti, ancien ministre de la “culture” de François Hollande :
Ainsi donc le Puy du Fou pourra continuer à financer la fondation anti-IVG Jerome-Lejeune … comme en 2015…ci-dessous une interview de Philippe De Villiers datant de 2015. pic.twitter.com/kLe2w4VZel
— Aurélie Filippetti (@aurelifil) May 22, 2020
Interrogé dans Valeurs Actuelles sur ce sujet, Jean-Marie Le Méné répond :
« Pourquoi ces accusateurs publics ne supportent-ils pas une fondation qui a créé la plus grande consultation médicale d’Europe sur le handicap mental d’origine génétique, qui est le principal financeur de la recherche sur la trisomie 21 et qui alerte sur la tentation récurrente de l’eugénisme ? C’est curieux cette haine recuite à l’encontre ceux qui veulent qu’on prenne soin de toute vie humaine, fût-elle imparfaite aux yeux du monde, alors que la même exigence s’impose pour le règne animal et végétal ».
Ce don du Puy du Fou est allé à une Fondation qui assure aujourd’hui l’accueil de 500 nouveaux patients par an, souvent envoyés par des services de génétique qui s’occupaient autrefois des personnes trisomiques mais qui sont fermés les uns après les autres dans les hôpitaux publics.
Ces ennemis de la liberté devraient essayer de créer un parc à thème de qualité rendant belle et attractive l’histoire de la gauche française… C’est une idée qui a circulé :
Qui est chaud pour lancer un parc d’histoire vivante genre Puy du fou mais version révolutionnaire ? Avec dedans la révolution française, la commune, etc ? 🥰
— Margal (@_Margal) May 23, 2020
On imagine les spectacles réalistes de ce parc, avec des têtes au bout d’une pique, des enfants brûlant dans une chapelle, une mare de sang sous une guillotine et un musée sur une tannerie de peau humaine… Voilà qui donne envie !
Le Puy du Fou, c’est 2 300 employés, pas d’argent public et 2,3 millions de visiteurs… Un truc que la gauche est incapable de réaliser sans subventions.
Le président de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, dénonce cette gauche suicidaire :
« C’est scandaleux, c’est odieux d’entendre toute cette gauche bien-pensante critiquer le Puy du Fou depuis des bureaux parisiens. Ce parc est un fleuron du tourisme français, il fait rayonner notre pays et notre région à l’international, il fait fonctionner toute l’économie de notre territoire. Derrière ce projet, il y a un investissement personnel pour Philippe de Villiers et son fils, mais aussi pour l’ensemble des Vendéens et tous les bénévoles qui oeuvrent pour ce spectacle magnifique. Quand on n’a jamais visité le Puy du Fou, on n’a pas de commentaire à faire ».
Le deuxième miracle attribué à Charles de Foucauld s’est déroulé en 2016 à Saumur
Le Bienheureux Charles de Foucauld sera donc canonisé prochainement. Cette canonisation fait suite à la reconnaissance d’un deuxième miracle qui s’est déroulé en 2016 à Saumur et dont l’intercession lui a été attribué.
RCF a interrogé le Père Vincent Artarit, curé de la paroisse Charles de Foucauld à Saumur :
La ville de Béziers rend hommage au père Jerzy Popiełuszko
Voici le discours du maire Robert Ménard lors du dévoilement du buste de Jerzy Popieluszko :
Mesdames, Messieurs,
Il est des hommes où souffle l’esprit. Des hommes portés par des convictions, l’amour de leurs compatriotes, le courage, l’espérance. Des hommes qui interrogent les certitudes et les puissants. Des hommes porteurs de vérité et de liberté. Des hommes aux accents prophétiques. Des hommes habités par Dieu ! Nul doute que le père Popiełuszko faisait partie de ceux-là.
Né en 1947 dans une campagne reculée de la Pologne, cet homme frêle, de condition modeste, ne semblait pas être destiné à devenir le visage de la résistance de tout un peuple. Mais voilà, toute l’existence de cet aumônier du syndicat Solidarnosc, ami de Lech Waleza, est vouée au service des autres.
Ses mots, ses prières touchent, profondément, la classe ouvrière polonaise. Il est conscient qu’elle n’a pas seulement besoin de pain mais aussi, mais surtout, de liberté. Que ses aspirations sont tout aussi matérielles, culturelles… que spirituelles !
Il est un temps où sa hiérarchie au sein de l’Eglise souhaite l’éloigner de sa terre de mission auprès de la classe ouvrière. Trop francs, ses sermons tranchent quand la prudence est de mise si l’on veut vivre… ou plutôt survivre dans la Pologne communiste.
Son évêque veut même le voir quitter son pays pour Rome, le temps de se faire oublier. Ses homélies ne font alors que redoubler d’ardeur.
Dans ce qu’il appelle les « messes pour la Patrie », diffusées également à la radio, il ne cesse d’encourager le peuple polonais à se libérer et dénonce les mensonges du régime soviétique.
Les ouvriers se pressent pour l’entendre et recevoir la communion de ce prêtre, de cet homme qui partage leur sort. Le vernis du socialisme craque sous la pression des forces telluriques qui mêlent siècles de traditions et croyances enracinées.
La Pologne, écrasée, humiliée, dépecée est toujours vivante, malgré tout ! Du fond de ses forêts s’élève une incroyable envie d’exister, de résister, et les églises constituent une sorte de digue immense qui la protège du Mal. Les gens, les petites gens, en ont conscience.
Ce qui se passe alors est un phénomène que la Nomenklatura ne pouvait prévoir : Jerzy Popiełuszko incarne à lui tout seul le refus de voir la culture nationale disparaître au profit de ce socialisme à coups de trique et de son soi-disant « homme nouveau ».
Malgré la loi martiale, il déclare, il ose déclarer :
« La violence n’est pas une preuve de force, mais de la faiblesse. Celui qui n’a pas su s’imposer par le cœur ou par l’esprit cherche à gagner par la violence. »
Les représailles ne tardent pas. Après plusieurs tentatives ratées d’assassinat, il est enlevé par la police politique, torturé puis retrouvé mort le 19 octobre 1984.
Son enterrement est celui de la dictature communiste : plus de 500 000 polonais sont présents, comme une gifle au pouvoir rouge. Le régime n’en a plus que pour cinq petites années avant de s’écrouler… dans la honte.
Le père Popiełuszko a réussi sa mission, lui dont le mot d’ordre tenait en quelques mots : « Vaincre le mal par le bien ! »
C’est un honneur pour la Ville de Béziers que de lui rendre hommage.
Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 5
LE SALUT PAR LE COMBAT SPIRITUEL
INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT
Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ». (P. François Libermann)
Introduction à la Parole de Dieu
Quand Marie et Joseph portent l’enfant Jésus au Temple pour l’offrir au Seigneur, le vieillard Syméon reconnaît, sous l’action de l’Esprit Saint, que le temps du Salut est arrivé. Mais il annonce aussi à Marie les souffrances qu’elle aura à subir à cause de son enfant : il sera signe de contradiction.
LA PAROLE DE DIEU selon saint Luc (Lc 2, 22-35)
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le Salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
MÉDITATION
Marie et Joseph vivent sous le regard du Seigneur, ils observent fidèlement la loi de Moïse. Ils portent leur bébé au Temple pour le consacrer au Seigneur. Là, ils rencontrent un homme religieux venu sous l’action de l’Esprit Saint. Il reconnaît le Messie dans le petit Jésus, ce qui étonne les parents. De même Anne, très religieuse elle aussi, loue Dieu à cause de Jésus. La vie religieuse permet à ces sages de s’élever au-dessus de la vie ordinaire et de voir les évènements dans la lumière du Seigneur grâce à l’Esprit Saint.
Syméon annonce à Marie que son enfant provoquera l’opposition et la chute de beaucoup. Elle-même aura le cœur transpercé de douleur. Ces peines et souffrances arrivent à tous ceux qui suivent Jésus. Sortir du monde, qui ignore ou méprise Dieu, pour entrer dans le Royaume de Dieu, ne se fait pas sans combat et nécessite la force et la lumière de l’Esprit Saint.
SILENCE de communion avec Dieu
Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.
PRIÈRE A MARIE
« Aujourd’hui avec vous, Notre Dame des Douleurs, au pied de la Croix, j’ai senti plus profondément que jamais que là, et là seulement, vous êtes devenue notre Mère. Les mères d’ici-bas elles-mêmes accomplissent fidèlement les dernières volontés de leurs fils. Mais vous êtes devenue la Servante du Seigneur ; votre vie a été toute dédiée à la vie et à l’Être du Dieu fait homme. Et vous avez caché vos enfants dans votre Cœur et acheté une vie nouvelle pour chacun d’eux du sang de vos amères douleurs. Vous nous connaissez tous, avec nos plaies et nos défauts ; mais vous connaissez aussi l’éclat céleste dont l’Amour de votre Fils nous enveloppera là-haut. Aussi guidez-vous attentivement nos pas chancelants et ne trouvez-vous aucun prix trop élevé pour nous conduire au Ciel. Mais ceux que vous avez choisis comme compagnons pour entourer avec vous le Trône éternel doivent ici-bas se tenir au pied de la Croix, et du sang de leurs amères douleurs acheter la gloire céleste pour les âmes que le Fils de Dieu leur a confiées. Amen »
Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Édith Stein)
PRIÈRE A L’ESPRIT-SAINT
« Esprit Saint, Main de Dieu qui façonne. Est-ce Toi qui créas le miroir clair tout proche du trône du Très-Haut, pareil à une mer de cristal, où la Divinité se contemple avec amour ? Tu Te penches sur la plus belle œuvre de Ta création, reflet lumineux de Ton propre rayonnement et de tous les êtres, Pure Beauté unie à la figure aimable de la Vierge, Ton épouse immaculée, Esprit Saint, Créateur de l’univers. Es-tu le doux cantique d’amour et de crainte sacrée qui retentit près du trône de la Trinité, qui marie en Lui le son pur de tous les êtres ? Harmonie qui assemble les membres à la Tête et se répand plein d’allégresse, libre de toute entrave dans Ton jaillissement, Esprit Saint, Allégresse éternelle. Amen. » Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Édith Stein)
Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même
Notre Père… Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit…
Affaire du cardinal Pell: des médias australiens devant la justice
Les principaux organes de presse australiens et des journalistes, accusés d’avoir violé le secret de l’instruction au sujet du procès du cardinal George Pell, seront jugés en novembre.
Des médias appartenant au groupe de Rupert Murdoch ainsi qu’à son concurrent Fairfax Media, désormais aux mains du groupe Nine, font partie des douze sociétés poursuivies pour outrage à la cour aux côtés de 18 journalistes réputés. Ces derniers encourent cinq ans d’emprisonnement alors que les organes de presse peuvent écoper d’amendes s’élevant jusqu’à 500.000 dollars australiens (300.000 euros).
Le président du tribunal avait émis en mai 2018 une ordonnance qui imposait aux médias de ne pas évoquer le procès du cardinal Pell afin d’éviter que les jurés du second procès ne soient influencés par les débats du premier. Des médias australiens avaient néanmoins publié des articles sibyllins. Ils avaient été accusés d’avoir enfreint l’ordonnance et d«outrage à la cour».
Cette obligation de silence avait été levée début 2019 quand le parquet avait renoncé à une série de poursuites engagées contre le cardinal, finalement acquitté en appel en avril.
Une audience préliminaire devrait se tenir le 23 juillet.
Les autres saint du jour
Outre Charles de Foucauld, le pape a autorisé la promulgation d’autres décrets de la Congrégation pour les causes des saints, parmi lesquels 2 miracles attribués aux Français :
- César de Bus, fondateur des prêtres de la doctrine chrétienne et des ursulines de France au 16e siècle, ce qui ouvre la voie à sa canonisation
- Pauline Jaricot, fondatrice de l’œuvre catholique de la Propagation de la foi au 19e siècle, ce qui permettra sa béatification.
Le fondateur des Chevaliers de Colomb, le P. Michael McGivney, né le 12 août 1852 à Waterbury (Connecticut) et mort le 14 août 1890 à New Haven (Connecticut). Prêtre catholique américain, il est le fondateur de l’organisation des Chevaliers de Colomb. Le 15 mars 2008, il fut déclaré vénérable par le pape Benoît XVI. Les Chevaliers de Colomb ont maintenant 1.7 million de familles membres et trente mille groupes.
Charles de Foucauld bientôt canonisé
Le Pape François a autorisé mardi la publication de huit décrets reconnaissant plusieurs miracles et martyres. Il a ainsi reconnu l’attribution à Charles de Foucauld, mort en 1916 à Tamanrasset, un deuxième miracle, ouvrant la voie à sa canonisation prochaine.
Le 29 juillet 1916, il écrivait à René Bazin :
[…] Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant. L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.
Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’ engage à subir avec calme son épreuve; ” l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération “, disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.
De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du medhi… […]
CEDH : Recul du principe d’autonomie pour les Eglises
Analyse d’une décision récente de la CEDH contre la Roumanie, par Nicolas Bauer, chercheur associé à l’ECLJ, dans la Revue du droit des religions de ce mois (n° 9, Presses universitaires de Strasbourg, mai 2020) :
Les deux requérants, pasteurs protestants, ont été destitués par la hiérarchie de leurs Églises en raison de leurs comportements contraires à la doctrine. Malgré cette destitution, ils ont continué à exercer au moins une partie de leurs anciennes fonctions dans leurs paroisses d’origine. Or, la loi roumaine soumet l’exercice de telles fonctions religieuses à l’autorisation de leur Église ou institution religieuse de rattachement. MM. Tothpal et Szabo ont ainsi été condamnés par les juridictions roumaines pour exercice illégal de la profession de pasteur.
À la suite de cette condamnation, les deux pasteurs dissidents ont chacun adressé une requête à la CEDH en alléguant principalement une violation de leur liberté de religion garantie à l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. La Cour leur a donné raison et a condamné l’État roumain. Les jugements des tribunaux roumains puis de la CEDH mettent en cause les relations entre les ordres temporel et spirituel, d’une part, et entre le droit et les religions, d’autre part.
À partir d’une analyse de l’affaire, trois conclusions principales peuvent être tirées :
- Le principe d’autonomie des Églises mis de côté
En cas de désaccord entre une personne et sa communauté religieuse, la CEDH met habituellement en balance les droits individuels de cette personne avec le principe d’« autonomie des organisations religieuses », en vertu duquel elles doivent être libres de fonctionner et de s’organiser selon leurs propres règles. Ce principe protège le caractère collectif et institutionnel de l’exercice de la religion.
L’ECLJ a été fortement impliqué dans les affaires Sindicatul Pastorul cel bun c. Roumanie (2013) et Fernández-Martínez c. Espagne (2014) (voir ici et là), qui ont permis de consolider ce principe dans la jurisprudence de la Cour. Cependant, dans l’arrêt Tothpal et Szabo c. Roumanie, la CEDH a cette fois privilégié une vision individualiste du droit à la liberté de religion. Elle s’est en effet focalisée sur la liberté des pasteurs requérants et n’a pas même mentionné le principe d’« autonomie des organisations religieuses ».
Bien que ce choix de la Cour soit surprenant et reste pour le moment isolé, l’ECLJ tient à rappeler que les Églises sont autonomes dans leur doctrine, leur organisation et leur gouvernement. La liberté de religion d’un ministre du culte dissident s’exerce habituellement par sa faculté de quitter librement l’Église et non par celle d’imposer sa conception individuelle contestataire[1].
- Des positions de facto théologiques de la CEDH
Selon la jurisprudence de la Cour, le rôle de l’État est d’organiser avec neutralité et impartialité l’exercice des diverses religions, cultes et croyances[2]. Pour ce faire, l’État doit abandonner tout « pouvoir d’appréciation […] quant à la légitimité des croyances religieuses ou des modalités d’expression de celles-ci[3] ».
La CEDH a condamné l’État roumain pour avoir outrepassé ce rôle, estimant qu’il avait pris un positionnement religieux sur des actes et des querelles relevant de la sphère religieuse. Toutefois, la Cour s’applique-t-elle à elle-même ses propres principes de neutralité et d’impartialité religieuses dans cette affaire ?
L’article de la Revue du droit des religions démontre que non. La CEDH a en effet considéré qu’une désobéissance à la hiérarchie équivalait à une « scission » entre des « groupes opposés », indissociable de l’idéal de pluralisme. Elle a défendu – sciemment ou non – une ecclésiologie fondée sur la démocratisation du fonctionnement des Églises et sur le pluralisme. Cette position n’est pas neutre, et est refusée par la plupart des Églises.
- Un comité outrepassant ses compétences
L’affaire Tothpal et Szabo c. Roumanie a été tranchée par un comité de trois juges, alors même qu’une telle formation de jugement est censée se contenter d’appliquer la jurisprudence existante, sans apporter d’interprétation nouvelle de la Convention européenne des droits de l’homme[4].
Or, ce comité de trois juges a en l’espèce outrepassé ses compétences statutaires, en se démarquant notablement de la jurisprudence bien établie de la CEDH. D’une part, le principe d’autonomie des Églises a été omis. D’autre part et surtout, par cette omission, le comité s’est estimé compétent pour appliquer à l’Église les idéaux de pluralisme et de démocratie, jusqu’à présent réservés aux sociétés civiles.
Les trois juges auteurs de cet arrêt figurent parmi les 22 juges identifiés dans le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH, 2009 – 2019 ».
Pour une argumentation plus développée sur l’affaire Tothpal et Szabo c. Roumanie, lire l’article entier dans la Revue du droit des religions.
___
[1] V. à ce sujet : J.-P. Schouppe, La dimension institutionnelle de la liberté de religion dans la jurisprudence européenne de la Cour européenne des droits de l’homme, Paris, Pedone, 2015, p. 225.
[2] Voir par exemple : CEDH, Gde ch., 1er juill. 2014, n° 43835/11, S.A.S. c. France, § 127.
[3] Ibid.
[4] Convention européenne des droits de l’homme, art. 28 § 1.
Le collège-lycée Notre-Dame d’Orveau
Cette période de confinement est très compliquée pour beaucoup d’acteurs du système éducatif mais il est peut-être encore plus difficile pour un établissement comme Notre Dame d’Orveau. En effet la problématique de l’internat les a placés dans la difficulté au moment même où se produisent généralement les demandes d’inscription. Celles-ci ont repris avec le déconfinement, mais la direction ressent néanmoins une baisse par rapport aux années antérieures.
Donald Trump : “J’ai une chance de briser l’État profond”
Entretien sous-titré réalisé par ABC3340 le 24 mai :

