Ingérence de Twitter dans la campagne présidentielle américaine
Twitter a ajouté mardi une mention « vérifiez les faits » à deux tweets de Donald Trump qui mettait en garde contre les fraudes concernant les votes par correspondance.

« Le gouverneur de la Californie est en train d’envoyer des bulletins de vote à des millions de personnes. Tous ceux qui vivent dans l’Etat, peu importe qui ils sont ni comment ils sont arrivés là, vont en recevoir. Ensuite des professionnels vont leur dire, à ces gens qui sont nombreux à n’avoir même jamais pensé à voter avant, comment et pour qui voter. Ce sera une élection truquée »
Twitter a choisi pour son premier fact-check de Trump un tweet où ce dernier dit manifestement vrai.
La riposte du président américain n’a pas tardé :
….Twitter is completely stifling FREE SPEECH, and I, as President, will not allow it to happen!
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) May 26, 2020
Twitter s’immisce maintenant dans l’élection présidentielle de 2020. Ils disent que ma déclaration sur les bulletins de vote par correspondance, qui entraînera une fraude massives, est incorrecte, sur la base d’une vérification des faits par Fake News CNN et l’Amazon Washington Post …. .Twitter étouffe complètement la LIBERTE D’EXPRESSION, et en tant que président, je ne permettrai pas que cela se produise!
« Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur le processus de vote et ont été signalés pour fournir du contexte additionnel sur le vote par correspondance. Cette décision a été prise en accord avec l’approche que nous avons présentée plus tôt ce mois-ci », a justifié un porte-parole de la plateforme.
C’est la première fois que Twitter applique ses règles au président américain.
Le virus LGBT s’étend
En Allemagne, les « thérapies de conversion » dont le but est d’aider les jeunes à lutter contre des tendances contre-nature, seront interdites pour les mineurs dès l’été 2020. Ainsi en a décidé le Bundestag, le 7 mai. En France la même répression avance doucement, avec un rapport parlementaire destiné à se transformer un jour en loi. Mais la loi votée en Allemagne va plus loin encore, déclarant illégal tout conseil de parent ou de psychologue donné à des jeunes pour les détourner de l’homosexualité.
« Le terme thérapie est trompeur. Là où il n’y a pas de maladie, il n’y a pas besoin de thérapie ».
Inciter un jeune à inverser une attirance pour une personne de même sexe sera bientôt passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison ou 30 000 euros d’amende. Même le conseil volontairement recherché par un jeune qui veut lutter contre de telles attirances est assimilé à un abus par celui qui le lui donne. Le parent, le psychologue, mais encore le prêtre ou le religieux qui essaierait d’éclairer la conscience de ce jeune tomberait dans l’illégalité, et ce au nom de la « protection de l’enfance » (sic).
Une victoire pour les lobbies homosexuels, qui porte atteinte non seulement au droit naturel et au droit des parents d’élever leurs enfants, mais aussi à la liberté de religion, puisque les prières dites de « délivrance », deviennent des « tentatives dangereuses » réprimées par la loi, lorsqu’il s’agit d’« inverser une attraction » envers une personne du même sexe.
“Pour vous ça ne change rien”, qu’ils disaient. Ben non : juste le visage bestial du totalitarisme qui s’invite au sein des familles. Si peu de chose.
Pourquoi la Révolution française a basculé dans la terreur ?
Lors de la célébration du bicentenaire de 1789 sous le deuxième mandat du président Mitterrand, on a vu le ton monter entre les historiens tenants d’une Révolution française “globalement positive” et les « empêcheurs de célébrer en rond », quelques historiens refusant le discours officiel sur la Révolution libératrice. Au premier rang de ceux-là, il y avait Pierre Chaunu, historien renommé en France et à l’étranger mort en 2009, membre de l’Institut et l’un des représentants les plus prestigieux de l’école historique française. Dans cet entretien, Chaunu montre comment la persécution antireligieuse à l’égard des catholiques a joué un rôle clé dans la Révolution étant la principale raison qui l’a fait basculer vers des formes d’intolérance et de terreur incompatibles avec les idéaux dont elle se réclamait. Il s’est passé un certain nombre d’années depuis cet entretien mais ces réflexions sur la Révolution ont gardé leur fraîcheur leur actualité.
Bernard Mitjavile : Quand on considère le massacre des Vendéens et la terreur, on peut se demander qu’est-ce qui a fait basculer dans l’intolérance une Révolution qui avait commencé avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et l’affirmation de la liberté de conscience ?
Pierre Chaunu : Reprenons les choses depuis le début. L’historien américain Timothy Tackett a éclairé le débat par son étude du problème religieux en commençant par les cahiers de doléances, cahiers qui représentent par rapport à l’opinion publique les éléments les plus activistes qui sont déjà gauchis. Prenez les principales demandes du tiers état : suppression de la dîme : 10% ; confiscation des biens de l’Eglise : 2% ; élection des évêques et des curés : 1 %. Autrement dit, toutes les mesures que va prendre la Constituante à l’encontre de l’Eglise ont été soutenues par une toute petite minorité qui dans tous les cas ne dépasse pas 10% des rédacteurs des cahiers. Or, ces rédacteurs, les gens qui ont tenus la plume étaient déjà proche du mouvement révolutionnaire ce qui ne correspondait pas à l’opinion de l’ensemble de la population.
En ce qui concerne l’Eglise, des études ont été faites montrant que les Français se divisaient en cinq catégories. D’abord, le parti des philosophes violemment opposé à l’Eglise représente 1 à 2% de la population, deuxièmement, les catholiques « éclairés » qui sont partisans de transformations profondes de l’Eglise, soit une évolution vers le déisme, soit des réformes soutenues par une grande partie du clergé représentent 15 à 20%. Puis il y a les jansénistes qui veulent des transformations mais dans un sens très particulier. Il y a des catholiques plus ou moins chaleureux, puis enfin une masse de dévots qui représentent à peu près 40% de la population.
Toutes les études quantitatives retrouvent ces chiffres. Donc nous avons une toute petite minorité activiste qui va s’emparer du pouvoir et se livrer à un ensemble d’agressions à l’encontre de l’Eglise. Une dérive va se faire à l’encontre de l’Eglise et aboutir à une monstruosité qui a gâché et cassé durablement l’histoire de France.
Deuxième coup de pouce après les cahiers : la nuit du 4 août. Il faut savoir qu’il y avait au maximum un cahier sur dix pour demander la suppression de la dîme d’où l’Eglise tirait 60 à 65% de ses revenus. Contrairement à ce que l’on pense, l’Eglise de France n’était pas riche. La France était un pays profondément catholique et les processions religieuses à Paris étaient très largement suivies en 1790.
On peut se demander pourquoi la Révolution s’est cassée et radicalisée, divisant le pays alors que jusqu’à la fête de la Fédération avec le Roi et un climat d’union de la nation, elle était populaire. Il est clair que le Royaume de France avait grand besoin de se réformer mais cette réforme n’avait pas à diviser durablement le pays sur la question religieuse. Pourquoi ce qui correspondait à une demande assez générale de changement s’est transformé en un mouvement suscitant l’hostilité de fractions de plus en plus large de la population jusqu’à la venue de Napoléon qui a eu au moins un mérite, résoudre les tensions religieuses par le Concordat ? La réponse est simple : la Révolution s’est cassée sur la question religieuse et pas sur autre chose car, sur le reste, il y avait un consensus sur le besoin de réformes, par exemple sur l’abolition des droits seigneuriaux.
Regardez comment se passe la nuit du 4 août. C’est un député de la noblesse qui a demandé la suppression de la dîme : un évêque avait demandé la suppression du droit de chasse qui était quelque chose de minime et de symbolique. A ce moment, le duc de Châtelet répond « Ah bon ? Puisque c’est comme cela, l’évêque, on pourrait aussi supprimer la dîme. » Dans cette nuit, on supprime la dîme un peu sur un coup de tête. En Angleterre la dîme, n’a pas été supprimée avant le 20e siècle ce qui n’a pas empêché le développement de la démocratie. Après tout, la dîme et les biens de l’Eglise, c’était tout simplement le budget social de la nation, notre sécurité sociale. Bien sûr, elle était mal répartie et il y avait une réclamation pour qu’elle soit mieux répartie. Mais le 11 août, la dîme est non seulement supprimée mais déclarée non rachetable, c’est-à-dire que, soudain, l’Eglise de France perd 60% de ses revenus. A partir de ce moment, la machine infernale est enclenchée.
Comment cela nous amène-t-il à la Constitution Civile du Clergé ?
J’y viens. Il faut d’abord considérer que les états généraux avaient été réunis pour une question de dette écrasante résultant en partie de l’aide apportée à la guerre d’Indépendance américaine. Que faire de cette dette ? Où trouver l’argent ? Comme les nobles défendaient leurs biens avec vigueur, on s’est rabattu sur le clergé. Les autres se sont dits : « On leur a enlevé 60% de leurs biens et ils n’ont même pas bronché. Ils ont même refusé ce que l’on avait demandé à tout le monde, c’est-à-dire que les droits supprimés soient rachetables ». Or il y avait des droits seigneuriaux beaucoup plus suspects que la dîme comme le champart. La dîme est selon la Bible de fondation divine, elle a été instituée par Moïse, dans l’Exode avec le Sabbat. Tous les pays chrétiens l’ont connu alors qu’avec le champart, les gerbes qui sont prélevées par la noblesse sous prétexte que les nobles en ont été jadis propriétaires, ce qui n’est pas établi, on est vraiment en présence d’un droit abusif, très impopulaire.
Dès septembre 1789 donc, on dit que les biens de l’Eglise sont les biens de la nation. Or comment ont été constitués les biens de l’Eglise ? Ce sont essentiellement des legs, des donations pour des églises ou des hôpitaux. Une donation doit obéir aux vœux du donateur. Si la nation obéit aux vœux des donateurs, elle ne gagnera rien à posséder les biens de l’Eglise puisqu’elle devra continuer à les utiliser selon la volonté du donateur. Certains orateurs vont donc dire dès le mois de septembre « Certes, on sera obligé de procéder à des modifications. Certains donateurs ont donné leur biens pour un hôpital ou les pauvres mais de toute façon, avec notre politique, il n’y aura plus de pauvres, donc on n’aura plus besoin de ces biens pour les pauvres et on va pouvoir les utiliser pour renflouer les finances ».
Le 2 novembre 1789 on va voir un vote extraordinaire, à la demande d’un évêque, Talleyrand : les biens de l’Eglise sont mis à la disposition de la nation. Je pense que les votants avaient besoin d’argent et ont agi lâchement se tournant vers ce qu’il a avait de plus faible, de plus commode à saisir. De plus certains révolutionnaires avaient une intention profonde qui était de détruire l’ordre du clergé. Lorsque vous voulez détruire une société d’ordre, il faut d’abord détruire l’ordre le plus évident, c’est-à-dire le clergé. Ceux qui pensaient comme ça avaient déjà une influence importante sur la Constituante. Cette minorité a manipulé la Constituante et les autres ont suivi parce que c’était la solution de facilité. Ils pensaient : « on verra après » et ils voyaient l’Etat prendre à sa charge le clergé et même augmenter la congrue, le salaire des 200.000 petits curés. On a dit à ces curés : « Rassurez-vous, on va vous augmenter » sans tenir compte qu’en cela on affectait l’Eglise catholique dans une de ses structures fondamentales : le système bénéficial.
Pourriez-vous préciser ce qu’est le système bénéficial ?
C’est un système selon lequel, au cours de l’histoire, des hommes ont donné une partie de leurs biens en spécifiant : « Je donne mes biens pour ma paroisse et pour cela mes successeurs pourront par exemple désigner le curé pendant un certain temps ». Donc il s’agit d’acte libre et, ce qui est en jeu, c’est la solidarité entre les générations. On va rompre, ce qui est toujours très grave, une continuité dans le temps. De plus, contrairement à ce que l’on a dit, le clergé était en fait très imposé avant la Révolution. Tous les cinq ans il y avait une négociation et on exerçait sur lui un chantage. Pourquoi la monarchie n’a jamais pensé à confisquer les biens du clergé ? C’est parce que suite à des accords avec Rome, les rois ont une large possibilité d’influencer sur le choix des évêques. D’autre part, le clergé est un bon gestionnaire de ses biens et de temps en temps on exerce sur lui une ponction. Enfin, le système assure à l’Eglise de France une autonomie considérable vis-à-vis de l’Etat car, que ce soit le curé ou l’évêque ou l’abbé, ces gens ne reçoivent pas un centime de l’Etat.
A partir du moment où vous avez touché aux biens, il est normal de refondre l’Eglise et là vont se donner libre cours toute une série de rancœurs venant des philosophes, mais aussi des jansénistes et des querelles internes à l’Eglise vont se réveiller. Tous ces gens aux motivations diverses vont joyeusement remodeler l’Eglise de France suivant une certaine logique. Les biens de l’Eglise appartiennent à l’Etat, les prêtres deviennent des fonctionnaires payés par l’Etat, il faut donc les traiter comme les autres fonctionnaires.
Depuis St Augustin, il y avait toujours une distinction entre les deux royaumes, céleste et terrestre mais là il n’y en a plus du tout, les deux sont confondus. L’Eglise ainsi conçue est composée de fonctionnaires aux ordres de l’Etat, chargés de la morale civique. La prochaine étape est de savoir comment les choisir ou élire. La réponse sera : comme les autres fonctionnaires.
Le 12 juillet 1790, la loi de la Constitution Civile du Clergé est votée et la chose la plus invraisemblable de la Révolution c’est que, le 24 août 1790, Louis XVI, un des plus grands imbéciles de l’histoire, a porté sa signature à cette loi.
Sans doute a-t-il été mal conseillé, mais sa signature a fait basculer l’opinion.
En quoi s’agissait-il d’un acte aussi grave de sa part ?
C’est que ce roi, qui était certainement un bon catholique, n’a pas eu le réflexe de se dire que cette modification des structures de l’Eglise, impliquant la suppression du clergé séculier, des moines, des vœux, revenait à imposer à l’Eglise une organisation qui n’est pas la sienne. Quelque 40% du clergé signeront la Constitution, en grande partie parce que c’était l’ordre du roi. Quand le pape a appris que le roi avait signé, il s’est trouvé dans une situation invraisemblable car il devait excommunier le roi de France et, comme il avait des égards pour lui, il ne l’a pas fait.
Après cette gaffe monumentale, Louis XVI se trouve exactement dans la situation de Louis XIV après la révocation de l’édit de Nantes. Il impose à ses sujets une religion qui n’est pas la leur, avec cette différence qu’avec la révocation de l’édit de Nantes, il s’agissait du dixième de la population alors que là, il s’agit des neuf dixièmes de la population. Les plus lucides sont conscients de cette erreur fantastique du pouvoir mais le roi ne peut plus reculer car il y a mis tout son prestige. Les deux tiers du pays vont se soulever presque tout de suite. Les fidèles refusaient d’aller à la messe donnée par les prêtres qui avaient signé considérant que cela n’était pas conforme.
Ce pouvoir a l’armée et, si le roi n’a jamais fait tirer, les nouveaux maîtres du pays eux, n’hésiteront pas. Ceux qui ont refusé de signer, c’est à dire 55% du clergé, seront immédiatement considérés comme des traîtres à la nation, comme des rebelles. Dès la fin de 1790, les départements de l’Ouest les déportent, ils n’ont pas le droit de rester dans leurs communes. Au mois d’août 1792, tous les prêtres qui ont refusé le serment ont quinze jours pour quitter le territoire national sous peine de déportation puis de mort. Quinze jours, je vous le fait remarquer, lorsque vous habitez dans le Massif Central, est un délai physiquement impossible pour quitter le pays. Autrement dit, cela équivaut à une pré-condamnation à mort. D’autre part, tous les prêtres de plus de 60 ans seront mis dans des camps où on les fera mourir de faim et, dans un certain nombre de cas, on les empoisonnera. Le plus extraordinaire, le plus dramatique, c’est le sort des prêtres constitutionnels, ceux qui ont prêté serment. Les départements, dès l’automne 1790, interdisent un certain nombre de cérémonies et notamment, l’usage de l’encens qui doit être réservé à l’autel de l’Etre Suprême. Dès le mois d’août 1792, ordre est donné aux prêtres de marier leurs collègues quand ils demandent à l’être. Autrement dit, le curé constitutionnel qui reste à peu près fidèle à son Eglise reçoit l’ordre de marier un collègue. On lui ôte la liberté de conscience. A partir de novembre 1793, toutes les églises sont fermées, transformées en écurie ou en porcherie. Notre Dame de Paris est transformée en temple de l’Etre Suprême avec des danseuses pour célébrer le culte et les prêtres constitutionnels reçoivent l’ordre d’abjurer, de se déprêtriser.
Bien sûr les habitants de la Vendée ont protesté disant « Mais de quoi vous vous mêlez. Vous vous prenez pour des évêques ? »
Mais quelle est la relation entre cette persécution religieuse et des événements politiques comme l’établissement de la Terreur ?
Cette persécution religieuse, c’est l’essentiel de la Terreur parce que qu’est-ce qui revient constamment dans les condamnations ? Les prêtres réfractaires et leurs alliés. Tout cela est le fait d’une minorité.
La dernière procession religieuse qui a lieu au mois d’avril 1793 à Paris, est conduite par trois ou quatre prêtres constitutionnels qui ne s’étaient pas déprêtrisés. Suivant des rapports sur cette procession à Paris, sans doute la ville la moins catholique de France, tous les hommes et toutes les femmes au passage du Saint Sacrement se sont agenouillés et les soldats présents ont présenté les armes. Donc on n’avait pas changé les mentalités en quelques mois. C’est vraiment la rage idéologique. On a un modèle de société en tête et on doit couper tout ce qui n’entre pas dans le modèle. C’est le système soviétique, le système qui consiste à développer des kolkhozes et, s’il y a un effondrement de la production, d’en faire porter la faute au Koulaks et d’en faire mourir cinq millions.
Voyez-vous à cette époque la possibilité d’installer, au terme de quelques années de terreur, une société totalitaire durable comme le régime soviétique ?
Bien sûr, pour moi il s’est bien agi de la première société totalitaire avec le premier génocide qui est celui de Vendée. Les Vendéens se soulèvent pour défendre leur liberté de conscience et ils vont être réprimés comme jamais une révolte n’a été réprimée sous l’Ancien Régime. Nous avons les textes, les références, l’ordre du Comité de Salut Public, le texte signé par Carnot demandant de « massacrer les femmes et les enfants » et de « massacrer les bleus et les blancs » parce que le vrai massacre de la Vendée, ce n’est pas son écrasement par I’armée de Kléber. C’est ce qui s’est passé après. C’est l’ordre donné par la Convention en janvier 1794 « d’exterminer la population de la Vendée militaire », c’est-à-dire 680 paroisses soulevées sur un territoire de 10.000 km2 peuplé de 810.000 habitants. L’ordre de la Convention était de brûler le pays, de massacrer la population, en premier lieu les femmes et les enfants. Pour les femmes, « parce qu’elles sont le sillon reproducteur » et pour les enfants, « parce que ce sont de futurs brigands ». Au militaire Turreau, qui fait l’objection qu’il y a 15 à 20% de la population qui sont « de notre côté » on lui répond de tuer les bleus comme les blancs. Tout prêtre qui a refusé le serment en 1793 est exécuté sur vérification de son identité, voilà la liberté de conscience. Autrement dit, quand on rouvre les églises, on ne peut les rouvrir aux prêtres, on les rouvre aux gens qui se sont déprêtrisés et remariés, ce qui était la condition pour recevoir un salaire, et les prêtres constitutionnels qui au mois de novembre 1793 ont refusé de se déprêtriser ont été arrêtés et un certain nombre exécutés. Les Français bien sûr n’avaient aucun respect pour cette église constitutionnelle formée de lâches sans foi et la seule église qui restait était une église des catacombes.
Finalement, comment voyez-vous l’enjeu du débat autour de la Révolution française ?
Je ne suis pas contre-révolutionnaire mais je pense que la forme qu’à pris le processus révolutionnaire en France n’était pas inéluctable et que bien des tragédies qui ont laissé des blessures durables auraient pu être évitées. Je fais partie d’une catégorie d’historiens qui aiment leur pays, mais qui disent que l’incendie du Palatinat en 1688 par Louis XIV était une chose abominable. J’ai vécu un certain temps en Espagne et j’y ai vu encore des traces du comportement de la Grande Armée de 1809 à 1813. Les troupes napoléoniennes ont traité l’Espagne comme les révolutionnaires avaient traité la Vendée. Tout ceci on doit le reconnaître. Je n’ai pas le droit de condamner les régimes de dictatures, d’être contre Hitler et de dire que le régime soviétique était un système monstrueux si, à l’intérieur de ma propre histoire, je jette un voile pudibond sur ces aspects peu glorieux au nom de je ne sais quelle pudeur patriotique.
Aujourd’hui je voudrais que personne en France ne revendique la Constitution Civile du Clergé et la persécution de la Vendée.
Obligé de ficher la population, un médecin démissionne
Le Dr Magali Roussilhe exerce la profession de médecin généraliste depuis 14 ans dans le Lot. Elle vient d’annoncer son retrait et s’insurge contre la gestion du Covid-19. Elle explique :
J’ai travaillé durant le confinement, en appliquant les protocoles sanitaires. Cela ne m’a pas empêchée pour autant, de me poser des questions sur tout ce qui nous était demandé. Je dois dire que je ne suis pas du tout d’accord avec la manière dont a été organisée cette lutte contre l’épidémie de Covid-19. Par exemple, j’ai très mal ressenti les menaces de radiation proférées par les autorités de santé, à l’encontre de certains confrères qui, cherchant à soigner des gens atteints du virus, appliquaient des protocoles thérapeutiques non reconnus, mais recommandés par le professeur Didier Raoult, alors qu’il s’agissait de sauver des personnes malades. Pour ma part, je ne me suis pas retrouvée face à un patient qui avait besoin de traitement. Il me paraît aberrant qu’on ne puisse pas suivre les préconisations d’un professeur connu mondialement dans sa spécialité de virologie.
Qu’est-ce qui fait que vous ayez pris cette décision d’arrêter aussi brutalement ?
Ma décision peut avoir un côté brutal, mais elle intervient à la suite d’annonces qui m’ont choquée les unes après les autres. L’avant-dernière annonce, vient de la Sécurité sociale qui m’a appelée, comme cela était fait de la même manière pour l’ensemble des médecins généralistes, pour expliquer la mise en place du traçage des patients testés positifs au Covid-19, en demandant, non seulement de tracer les patients, mais également tous les cas contacts, la famille et tout l’entourage, afin de les inscrire sur un fichier informatique. Rappelons que dans un second temps, il est fait appel à des brigades pour tester les personnes. Ce procédé m’a choquée et j’ai dit que je ne le ferai pas. À présent, cette démarche nous est imposée par la loi, et là, je ne peux pas, ce n’est plus possible ! En conscience je dis non ! Certes, je ne juge pas mes confrères qui se plient à la réglementation, je ne juge personne. Je souhaite simplement être en paix avec moi-même.
Le fichage des malades existe déjà en médecine ; n’est-ce pas dans une intention louable ?
Oui, des maladies, telle la méningite, la tuberculose, la syphilis, la rougeole… font partie de la liste des maladies qu’un médecin doit obligatoirement déclarer auprès des autorités de santé. La démarche est similaire, en effet. Il y a recherche des cas contacts pour les dépister et protéger les personnes contaminées, si besoin. Dans ce cas de figure, la situation se limite à un nombre très réduit de personnes. Alors que dans le cas du Covid-19, ce sont des millions de gens qui vont être concernés et pour pas grand-chose.
C’est le principe du fichage, que vous n’acceptez pas ?
Oui, d’autant qu’on est en présence d’une maladie qui n’est pas aussi grave qu’on veut bien nous le faire croire, même s’il y a eu en France plus de 27 000 morts. Si l’on avait pu accueillir à l’hôpital tous les patients qui ont besoin d’oxygène et de réanimation et si l’on avait géré l’épidémie autrement, notamment en appliquant des traitements non reconnus officiellement, peut-être qu’on compterait moins de morts. Et que dire des décisions qui ont laissé s’affaiblir ces dernières années, les capacités de soins… Déjà en temps normal, l’hôpital travaille à flux tendu, même si le personnel hospitalier se plie en quatre pour soigner tout le monde. Je le sais d’autant plus que lorsque je demandais des rendez-vous pour mes patients, c’était toujours compliqué ; idem pour les hospitalisations. Toute épidémie, que ce soit le coronavirus ou la grippe aurait occasionné le même résultat. Bien sûr, le coronavirus s’est révélé beaucoup plus contagieux que la grippe et plus agressif, au pic de l’épidémie. Mais tirer prétexte de cela pour pister toute une population, pour ma part, je ne peux l’admettre.
Il a pourtant été répété qu’il s’agissait d’un fichage contrôlé et limité à la cause de l’épidémie !
La bonne cause, c’est la santé des gens ! Si l’on prétend se préoccuper de la santé des gens, il y a bien d’autres mesures que l’on aurait pu mettre en place et cela, depuis des mois et des mois !
Donc vous refusez le fichage, c’est-à-dire la pratique des tests par la même occasion ?
Je suis profondément choquée par ce fichage, car il faut bien se rendre compte que le test implique le fichage, dès lors que vous êtes positif au Covid-19. À partir de là, il est devenu pour moi impossible de pratiquer mon métier de médecin généraliste, dans de telles conditions. Peut-être que de ficher les personnes, cela peut être considéré comme une bonne solution, mais pour moi, c’est non. Je ne veux pas participer à cette entreprise et je me suis rendu compte que je ne suis pas la seule.
Du coup, vous êtes contre le fait que vos enfants puissent faire l’objet d’un test ?
Oui j’y suis opposée et je n’ai pas envie que nos contacts puissent faire également l’objet de tests et par conséquent soient l’objet d’un fichage. Je refuse également le vaccin à ce sujet, si l’on en découvrait un.
Vous refusez le vaccin. Qu’est-ce qui motive votre opposition ?
Parce que nous sommes en présence d’un virus qui mute, parce que ce vaccin est réalisé dans la précipitation et je m’en méfie ! Il y a de plus en plus de questions qui se posent autour des vaccins. Pour ma part, je n’ai pas une position anti-vaccin, moi-même j’ai été vaccinée et mes enfants l’ont été aussi. Mais je suis mal à l’aise de savoir qu’il n’est pas admis qu’on puisse critiquer les vaccins en général. Ainsi, j’ai été choquée par l’obligation vaccinale de 2018 et ses 11 vaccins. Il n’est pas sain qu’on ne puisse pas remettre en question certaines vaccinations ; je ne suis pas la seule à le faire, or ce n’est pas possible et je trouve cela inquiétant ! Ce contexte général où l’on ne doit pas se poser de question, n’est pas rassurant pour l’avenir de notre société !
C’est une action politique que vous engagez ?
Je ne suis inscrite dans aucun parti politique. Pour autant, je sais que mes prises de position sont politiques ; tous nos actes sont politiques, en définitive, dans le contexte général au sein duquel nous exerçons notre métier et où nous nous positionnons.
En tout cas, c’est une remise en cause de l’organisation du système de santé actuel à laquelle vous procédez !
Je remets en cause l’organisation du système de santé, tel qu’il est dans notre pays. Et cela touche bien sûr au fonctionnement général de notre société. D’ailleurs, la santé, cela ne concerne pas seulement le physique. Il y a le psychique, le mental… la santé c’est quelque chose de global. Si l’on a des problèmes d’argent, on risque d’avoir des problèmes de santé… La nature du travail peut elle-même engendrer des problèmes de santé. Si l’on consomme uniquement une alimentation industrielle, chimique, on encourt des soucis de santé etc.
Que reprochez-vous à la pratique de la médecine générale ?
La pratique de la médecine générale nous pousse à voir de plus en plus en plus de patients, dans la mesure où nous ne sommes pas suffisamment nombreux. Au final, plus on va vite avec les patients et plus on a tendance à prescrire des médicaments. Alors que plus on prend du temps avec les patients et moins on prescrit des médicaments ; on va plutôt prescrire de changer d’alimentation, de se reposer, de faire de l’exercice physique, de prendre le soleil… Il n’y a pas que le médicament qui compte pour être en bonne santé. Il faut prendre du temps, pour écouter le patient et lui proposer une thérapeutique adaptée à lui, or ceci est de moins en moins possible en l’état actuel de la pratique à laquelle nous sommes contraints. Il va de soi que si nous vivions dans une société plus écologique, nous serions en meilleure santé. […]
Débat sur l’évaluation des politiques publiques en matière d’accès à l’IVG
A la demande du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine – à savoir : les communistes), un débat aura lieu lundi 8 juin à 21h30 à l’Assemblée nationale sur l’évaluation des politiques publiques en matière d’IVG.
A ce sujet, Jean-Michel Beaussant a effectué une comparaison intéressante dans le dernier numéro de L’Homme nouveau, entre la chloroquine, classée sur la « liste 2 » des « substances vénéneuses » par arrêté ministériel du 13 janvier 2020, alors que “en même temps”, comme le déclarerait Emmanuel Macron, le gouvernement a autorisé la délivrance des moyens de contraception d’urgence (MCU) par téléconsultation, en allongeant leur délai d’administration. Les pilules du lendemain (lévonorgestrel) et du surlendemain (EllaOne) – qui relèvent de cet acronyme – sont dispensées, notamment aux mineures, par simple déclaration orale de l’intéressée, « sans prescription médicale, dans l’anonymat et dans la gratuité » ! Et donc sans surveillance médicale, malgré leurs effets secondaires, plus redoutables encore que ceux des pilules contraceptives dites de 3e et 4e générations. Alors même que ces « médicaments » (sic) composés d’hormones sexuelles sont inscrits sur la « liste 1 » des substances vénéneuses, « présentant les risques les plus élevés pour la santé » !
Autrement dit, le gouvernement exonère les MCU (destinés à empêcher des vies) des nouvelles règles drastiques qu’il impose à la chloroquine (destinée à soigner et à sauver des vies).
Cette incohérence sera-t-elle soulevée lors du débat parlementaire du 8 juin ?
Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 4
SE LAISSER GUIDER PAR L’ESPRIT
INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT
Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ». (P. François Libermann)
Introduction à la Parole de Dieu
Au jour de l’Annonciation, avant de quitter Marie, l’Ange Gabriel lui dit que sa parente Élisabeth, a conçu un fils elle aussi, malgré son âge, qu’elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelle la femme stérile. À cette nouvelle, Marie part en Judée chez Élisabeth. Lors de leur rencontre, l’Esprit-Saint les visite, leur fait comprendre le moment qu’elles vivent et les porte à s’exprimer et à magnifier Dieu.
LA PAROLE DE DIEU selon saint Luc (Lc I, 39-56)
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa Miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
MÉDITATION
Sur l’information reçue de l’Ange, l’Esprit Saint la pousse à aller rendre service à Élisabeth. Marie prend donc la décision de partir en Judée ; un voyage d’une petite semaine de marche. Elle prépare le voyage, nous ne pouvons pas penser autrement, en accord avec ses parents et avec son fiancé Joseph. La rencontre est pleine d’émotion. À la salutation de Marie, Élisabeth, remplie d’Esprit Saint, reconnaît et exprime la merveille qui arrive à Marie. Dans son étonnement, elle l’appelle « la mère de mon Seigneur ». L’enfant qu’elle porte, le futur Jean-Baptiste, tressaille en elle. Nous voyons comment les décisions humaines, dans leurs qualités humaines, sont aussi celles de l’Esprit Saint. Croire à la Parole de Dieu et l’accomplir est source de joie et de bonheur.
Marie, tout à la joie, exalte le Seigneur. Elle reconnaît la merveille que le Seigneur accomplit en elle. Elle proclame que le Puissant est miséricordieux, qu’il est fidèle, qu’il est du côté des petits et des humbles. L’Esprit Saint l’introduit déjà dans l’Évangile des béatitudes que Jésus proclamera : bienheureux les pauvres, les doux, les pacifiques…
Nous pouvons regarder nos vies. Quand nous faisons le bien, nos actions humaines n’ont-elles pas une dimension divine grâce à l’Esprit qui vit en nous et nous fait agir ?
SILENCE de communion avec Dieu
Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.
PRIÈRES A MARIE
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous, pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
« Marie, femme de l’écoute, ouvre nos oreilles : fais que nous sachions écouter la Parole de ton Fils Jésus entre les mille paroles de ce monde ; fais que nous sachions écouter la réalité dans laquelle nous vivons, chaque personne que nous rencontrons, en particulier celle qui est la plus pauvre, démunie, en difficulté. Marie, femme de la décision, illumine notre esprit et notre cœur, pour que nous sachions obéir à la Parole de ton Fils Jésus, sans hésitations ; donne-nous le courage de la décision, de ne pas nous laisser entraîner pour que d’autres orientent notre vie. Marie, femme de l’action, fais que nos mains et nos pieds aillent « en hâte » vers les autres, pour apporter la charité et l’amour de ton Fils Jésus, pour apporter, comme toi, dans le monde la lumière de l’Évangile. Amen. » (Pape François)
PRIÈRE A L’ESPRIT-SAINT
« Esprit de Dieu, Esprit de vérité et de lumière, demeure constamment en mon âme par ta grâce divine. Que ton souffle dissipe les ténèbres et que dans ta lumière, les bonnes actions se multiplient. Esprit de Dieu, Esprit d’amour et de miséricorde qui verse en mon cœur le baume de la confiance. Ta grâce confirme mon âme dans le bien, lui donne une force invincible, la constance. Esprit de Dieu, Esprit de paix et de joie, qui réconforte mon cœur altéré, verse en lui la vivante source de l’Amour divin et rends-le intrépide dans la lutte. Esprit de Dieu, hôte très aimable de mon âme, je désire, de mon côté, te garder fidélité. Tant aux jours de joie qu’aux heures de souffrance, je désire, Esprit de Dieu, vivre toujours dans ta présence. » (Sainte Faustine)
Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même
Notre Père… Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit…
Eugénisme des enfants trisomiques : une mère porte plainte contre le gouvernement britannique
Máire Lea-Wilson, mère d’un garçon trisomique, Aidan, âgé de 11 mois, a décidé de saisir la Haute Cour contre le gouvernement du Royaume-Uni parce qu’il permet l’avortement des fœtus « porteurs d’une anomalie fœtale sévère ». Alors qu’elle était à 34 semaines de grossesse, les médecins ont tout fait pour la persuader d’avorter.
Comme en France où 96% des enfants détectés trisomiques sont éliminés avant leur naissance.
Máire Lea-Wilson « n’imagine pas de vivre sans » Aidan, ni qu’on puisse penser que la vie d’Aidan ait moins de valeur que celle de son grand frère. Elle demande donc que la loi soit la même pour les uns et les autres.
Une jeune femme trisomique, Heidi Crowter, s’est jointe à elle, parce qu’il s’agit d’une « véritable discrimination ».
VACCINATOR, sortie prochainement en France
Jacques Duverger, fidèle lecteur du Salon beige, nous propose cette analyse fouillée :
- La guerre du biopouvoir est déclarée.
En 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont devenues obligatoires avant l’âge de 2 ans pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018.
Concernant la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole, les deux vaccins disponibles en France sont le Priorix® et le M-M-RVaxpro®.
La Base de données publique des médicaments du Ministère des solidarités et de la Santé nous donne leur composition dans laquelle figure la souche Wistar RA 27/3.
La souche Wistar RA 27/3 est issue des travaux de Stanley Alan Plotkin, qui a isolé une souche de la rubéole et l’a cultivée dans les cellules issues d’un embryon humain avorté, la lignée de cellules WI-38.
La WI-38 (Winstar Institute 38) est une lignée cellulaire diploïde humaine composée de fibroblastes issue de tissus pulmonaires d’un fœtus féminin humain avorté après 3 mois de grossesse. La lignée cellulaire a été isolée par Leonard Hayflick dans les années 1960. Elle porte le nom de WI-38 car elle a été exploitée au Winstar Institute et correspondait au 38ème essai de Leonard Hayflick.
Le Priorix® est commercialisé par GlaxoSmithKline et le M-M-RVaxpro® par MSD Vaccins (Merck). Les deux sont vendus en pharmacie au prix de 12,22 €. Rapporté au nombre de naissances chaque année en France – environ 720000, c’est un marché annuel de 8,8 M€.
Il existe d’autres lignées cellulaires provenant de tissus d’embryons avortés et servant à la culture de vaccins.
Concernant la lignée WI-38, Hayflick a reconnu avoir exploité 32 embryons avortés. Le spécimen 38, correspondant à la 38ème expérimentation, sachant que dans 6 cas, il y a eu plusieurs organes disséqués.
La souche Wistar RA 27/3 doit se comprendre comme R=Rubella, A=Abortion, 27=27ème fœtus avorté, 3=3ème tissu expérimenté.
La lignée de cellules MRC-5, issue d’un fœtus masculin humain de 14 semaines avorté, a été développée par le Medical Research Council (MRC).
Elle est utilisée en particulier pour produire des vaccins contre l’hépatite A.
Les cellules HEK293 sont une lignée cellulaire dérivée de rein embryonnaire humain. Au début des années 1970, elles ont été isolées à l’Université de Leiden, aux Pays-Bas. HEK est l’abréviation de Human Embryonic Kidney, 293 correspondant au numéro de l’expérimentation sur le fœtus avorté pour aboutir à cette lignée de cellules.
La lignée de cellule PER.C6 est dérivée de cellules d’un embryon humain de 18 semaines avorté en 1985.
WALVAX 2 est une lignée développée par des chercheurs chinois en remplacement de WI-38 et MRC-5 pour leurs propres vaccins. Cette lignée est issue d’un fœtus féminin de 3 mois avorté de façon sélective avec 9 autres fœtus. La technique d’avortement dite water-bag method a été soigneusement choisie pour que le bébé soit avorté dans la poche amiotique avant d’en extraire des cellules des poumons.
Cette industrie de l’horreur est à la source de nombreux vaccins avec des intérêts financiers considérables. Prenons l’exemple des vaccins commercialisés aux Etats-Unis et au Canada (source : Sound Choice Pharmaceutical Institute).

- L’épidémie qui vient
La multiplication exponentielle des cas d’autismes aux Etats-Unis est un sujet de préoccupation majeure, passant de 1 cas sur 10000 en 1970 à 1 cas sur 59 aujourd’hui.
Différentes études mettent en évidence le lien entre les vaccins utilisant de l’ADN d’embryons avortés et les cas d’autismes, et ce quel que soit le changement des adjuvants :
- Theoretical aspects of autism: Causes—A review, Journal of Immunotoxicology, février 2011, Helen Ratajczak
- Des embryons humains dans les vaccins
- Impact of environmental factors on the prevalence of autistic disorder after 1979, Journal of public health and epidemiology, septembre 2014, Theresa A. Deisher
- Profusion d’ADN fœtaux dans les vaccins, des conséquences potentiellement incalculables
« De l’ADN humain en provenance des vaccins peut être inséré dans nos gènes par recombinaison, un processus qui ne se produit qu’à l’intérieur d’une même espèce et qui peut perturber le développement du système nerveux central, la formation des synapses et la fonction des mitochondries » (H. Ratajczak, Des tissus de fœtus dans les vaccins)

- La dictature vaccinale En Marche
L’obsession gouvernementale à entretenir la peur pour imposer un vaccin n’est pas une simple maladresse, c’est une manœuvre criminelle visant plusieurs buts :
- L’enrichissement d’un réseau proche du pouvoir,
- L’accélération de la mise en place de la 5G à l’image de la Chine communiste dans une volonté de contrôle social et politique,
- La mise en œuvre de l’idéologie néo-malthusienne et eugéniste de la Bill & Melinda Gates Foundation.
Cet agenda explique l’acharnement mensonger des médias contre le traitement à l’hydroxychloroquine et leur hystérie vaccinale.
Notons au passage qu’une des pistes de recherche d’un vaccin « anti-covid-19 » par Johnson & Johnson, via sa filiale Janssen, explore une solution à partir de la technologie PER.C6.
Un verset de la Bible associe meurtre et pharmacie, Apocalypse 9 verset 21 :
« Et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements (pharmakeia), ni de leur impudicité ni de leurs vols. » – καὶ οὐ μετενόησαν ἐκ τῶν φόνων αὐτῶν, οὔτε ἐκ τῶν φαρμακειῶν αὐτῶν, οὔτε ἐκ τῆς πορνείας αὐτῶν, οὔτε ἐκ τῶν κλεμμάτων αὐτῶν.
VACCINATOR, quand la réalité dépasse la fiction … Bientôt dans vos vies !
Jacques Duverger, le 25 mai 2020
Le maire utilise l’église pour tenir son conseil municipal, au mépris de l’affectataire
Après Marlène Schiappa qui se mêle de la nomination du prochain archevêque de Lyon, voici un maire qui utilise l’église communale pour tenir son premier conseil municipal. Sans l’avis du diocèse, affectataire de l’église, Stéphane Amilcar, le maire d’Émiéville, petite commune à l’est de Caen, a été élu lundi 25 mai dans l’église du village. Ceci afin de respecter la distanciation physique. Décidément, le COVID justifie tout.
Urne au bout de la nef, isoloir dans le transept, élus à la place des fidèles… L’évêché a réagi :
« Dans l’après-midi (lundi), j’ai reçu un coup de fil du curé de Troarn qui n’était pas content qu’on fasse le conseil ici, puis de la préfecture du Calvados. L’Évêché s’est plaint et le préfet m’a prévenu que l’élection risque d’être annulée. » « Le vote de ce soir risque d’être annulé. L’Eglise a pleuré auprès de la préfecture. Mais pas question de renoncer, ce sont nos impôts qui paient l’entretien de l’église. C’est chez nous ! »
Si les impôts payent l’entretien des lieux de culte, c’est en raison de l’accaparement par l’Etat des propriétés de l’Eglise…
Nouvelle spoliation des biens du clergé. Après avoir volé l’Eglise sous la Révolution puis en 1905, l’Etat compte spolier l’affectataire de ses droits.
Voici les coordonnées de la mairie : 02 31 39 07 12 [email protected]
Pour une stratégie locale de développement de la culture de vie
Chers amis,
Ce confinement a été pour nous un peu comme une retraite pour réfléchir et travailler sur la stratégie à mettre en place dans les prochains mois pour faire avancer la culture de vie, restaurer nos libertés, promouvoir notre identité et faire avancer le Règne de Notre-Seigneur dans nos âmes, dans nos familles et dans la cité. C’est notre façon à nous de préparer le “jour d’après” comme disent les médias officiels!
Collectivement, les catholiques dits “conservateurs” disposent de deux atouts principaux: une présence sur les réseaux sociaux et sur internet plus importante que notre poids démographique dans la société française et une forte implantation locale. C’est donc sur ces deux axes qu’il faut que nous travaillions. Notre ambition, au Salon beige, est évidemment de grossir en termes d’audience. J’y reviendrai prochainement (en attendant, vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à notre lettre hebdomadaire “de campagne” si vous ne la recevez pas encore: c’est ici). Mais aussi – et c’est probablement plus important à long terme – de servir plus efficacement les initiatives locales multiples (des veillées pour la vie aux écoles hors contrat, en passant par les associations culturelles, les cercles de formation, les troupes scoutes ou les accueils de femmes en détresse – en un mot, tout ce qui, sur un point ou sur un autre, fait progresser la société vers le bien commun). D’une part, c’est le moyen le plus efficace de progresser durablement, et d’autre part, c’est conforme au principe de subsidiarité.
A l’heure actuelle, environ 200 associations locales publient des annonces sur le Salon beige. Nous voudrions passer à un millier d’ici un an. Et, surtout, nous voudrions lancer des lettres locales (une par département pour commencer) pour que les annonces en question (qu’il s’agisse d’une conférence, d’une kermesse, d’un besoin financier, d’une proposition de service ou d’un appel à bonne volonté) soient le mieux diffusé et donc le plus efficace possible. De ce point de vue, notre objectif est que chaque lettre “départementale” soit adressée au minimum à 1000 lecteurs d’ici un an.
Mais, pour cela, nous avons besoin de vous: signalez-nous les associations amies que vous connaissez (nous les contacterons pour leur proposer de relayer leurs annonces) en remplissant le formulaire ci-dessous et inscrivez-vous (en indiquant votre département) en cliquant ici.
Evidemment, cette étape de diffusion ciblée des annonces locales n’est qu’une première étape. Notre ambition à moyen terme serait que, dans chaque paroisse vivante de France et de Navarre, il y ait un groupe pour accueillir les femmes en détresse, un groupe travaillant sur la liberté scolaire (en créant une école libre ou en “recatholicisant” les écoles voisines par l’implication dans les APEL), un groupe organisant des conférences, etc. Bref, notre ambition – très immodeste, je dois le reconnaître! – serait de rebâtir une Chrétienté vivante à partir des fondations locales.
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige
Un député LREM jugé coupable de harcèlement sexuel : mais que fait Marlène Schiappa ?
Le député LREM Stéphane Trompille a été jugé le 25 mai coupable de harcèlement sexuel. Il était protégé par LREM, selon un article de Mediapart datant de novembre 2019 :
Le groupe LREM refuse d’agir face à un nouveau cas de harcèlement sexuel d’un député
Le député de l’Ain Stéphane Trompille est accusé par une ex-collaboratrice d’avoir tenu des propos à connotation sexuelle. Son groupe parlementaire se drape derrière la présomption d’innocence et attend le jugement prud’homal. Le député LREM Stéphane Trompille est assigné aux prud’hommes pour licenciement abusif par deux ex-collaborateurs dont l’une accuse l’élu de messages à connotation sexuelle. L’audience est programmée le 13 février 2020.
Le député fait appel.
Marlène Schiappa, qui a a tweeté hier pour soutenir une femme candidate à l’archevêché de Lyon (de quoi se mêle César ?!), s’est montrée bien silencieuse…
Stéphane Trompille est un habitué du hors piste : il avait été épinglé en juin 2018 pour avoir exercé au cours de sa première année de mandat l’activité d’assesseur auprès du tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourg-en-Bresse, fonction incompatible avec son mandat de député et contraire au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Le 1er décembre 2018, il a une altercation avec des gilets jaunes et perd son sang froid. Il est finalement maîtrisé, et l’échange est retransmis sur une vidéo amateur.
Qu’est-ce que l’humilité et comment devenir humble?
Entretien avec l’abbé Philippe Laguérie, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :
Quelques réflexions sur la Communauté Saint Jean
De la part d’un laïc :
Enfant d’oblats, je connais la communauté Saint Jean depuis quasiment ses origines. Et je lui dois beaucoup. De belles figures de prêtres m’ont permis de grandir dans ma vie spirituelle et dans ma foi. Les récentes informations concernant certaines attitudes du Père M-D Philippe et de frères ne peuvent me faire oublier les longs temps d’adoration en présence du Seigneur, les offices mais aussi les bons moments partagés, à Paray-le-Monial, à Rimont, à Saint Jodard…
Avec les années et le recul, après avoir suivi ma route, une route marquée par l’épreuve d’un proche mal accompagné par un frère (qui a depuis quitté la vie religieuse), je me suis souvent demandé quel pouvait être le charisme de cette communauté, que pouvait-il rester de légitime en elle.
Aujourd’hui, en essayant de réfléchir à la crise sévère qui l’atteint, je ne peux pas m’empêcher de songer à nouveau à la nature de son charisme dans l’Eglise. Si le Christ est la pierre d’angle de l’Eglise, il en est aussi la tête et la Vierge Marie le cœur. Je pense que pour les frères de Saint Jean, on est un peu dans le même schéma. Plus on regarde vers le Christ et sa Sainte Mère, plus on comprend quel est le charisme de la Communauté. Ignorer cela, c’est ne rien comprendre, ni à l’Eglise, ni à ce qu’elle entend par « charisme ». En effet, un charisme ne peut se discerner que parce que le Christ en permet l’existence pour l’édification de son Corps qui est l’Eglise.
Dans l’ADN de la Communauté, il y a quelque chose qui se situe clairement dans le prolongement du charisme de Saint Dominique, je place volontiers Saint Thomas d’Aquin au cœur de cet ADN, contemplata aliis tradere ; là se trouvent les deux axes qui structurent la vocation des frères de Saint Jean : une intense vie contemplative, nourrie par l’étude du Magistère de l’Eglise, l’Ecriture et la Tradition, et une intense vie apostolique, fécondée par le Christ, l’unique rédempteur de l’homme.
Lorsque l’initiateur d’une congrégation vient à faillir, que la boussole s’affole devant les défaillances graves dûment constatées chez certains, me revient à l’esprit l’épisode de l’Evangile connu sous le nom de « la tempête apaisée ». Relisons-le :
« Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque où il se trouvait, et il y avait d’autres barques avec lui. Survient un grand tourbillon de vent. Les vagues se jetaient sur la barque, au point que déjà la barque se remplissait. Et lui, à l’arrière, sur le coussin, dormait. Ils le réveillent et lui disent : « Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence ! Tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avez-vous si peur ? Vous n’avez pas encore de foi ? » Ils furent saisis d’une grande crainte, et ils se disaient entre eux : « Qui donc est-il, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Mc 4, 35-41)
Nombreux sont ceux qui ont reçu, par l’intermédiaire de frères de Saint Jean, de beaux cadeaux du Seigneur ; certains ont en même temps souffert des lourdes déviances de frères. Sans doute dans tel ou tel prieuré, il en est qui doivent se tourner aujourd’hui secrètement vers Jésus et lui demander : « Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ? »
Quand on sait que des personnes se sont converties, ont changé radicalement de vie au contact de la communauté, et que, soudain le scandale arrive, détruisant tant de choses et d’êtres sur son passage, quid alors de ces conversions ? Étaient-elles un leurre, une illusion aux confins de l’imagination et de l’affectivité ?
Ce qui a des racines profondes résiste à la tempête car le fondement de tout c’est Dieu et son amour infini. Une fois encore, qu’il nous soit permis de remettre le Christ au centre ; toute conversion vient de Lui, et il n’est pas étonnant que le Malin veuille détourner par n’importe quel moyen les âmes qui ont préféré la lumière aux ténèbres. Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu nous dit saint Paul (Rm 8,28) … Dans un petit livre, La Divine Providence, saint Claude La Colombière nous éclaire sur la place des épreuves, même les pires, dans le dessein de salut et d’amour de Dieu pour chacun d’entre nous.
Le travail effectué par la congrégation qui vise à effectuer un travail de vérité et à assainir l’expression du charisme est vraiment à saluer. La sainteté de Thomas d’Aquin éclaire cette quête de lumière. Le Père Torell op, a de belles lignes sur ce sujet dans son ouvrage Saint Thomas d’Aquin maître spirituel.
Cherchant à comprendre le sens des événements éprouvants auxquels la communauté Saint Jean a dû faire face, il me semble que la vocation du frère de saint Jean est d’être au pied de la Croix, avec Marie et Jean ; Jean qui devient alors le véritable Père spirituel des frères et sœurs, des oblats. Oui, aujourd’hui, chaque frère ou sœur de saint Jean qui a entendu le cri des victimes d’abus en tous genres, est vraiment crucifié, avec les victimes, avec le Christ.
Qu’il me soit permis de penser qu’il n’a peut-être jamais autant été au pied de la Croix que maintenant, que le charisme tant suspecté devient tout à coup évident, n’est-il pas « frère de saint Jean », n’est-elle pas « sœur de Saint Jean », c’est-à-dire témoin de l’agonie et de la mort de Jésus, mais aussi de la nuit, de l’angoisse qui tombe sur Jérusalem à ce moment-là ? Quel mystère ! Et si tout cela prenait alors un sens parce que le Crucifié, jadis dans la lumière du Thabor, est ressuscité le troisième jour ? Immanquablement, magnifique signal d’espérance, nous retrouvons une fois encore, à l’aube de Pâques, le grand saint Jean… Quelle vocation ! Suivre le Christ partout où il va, de la crèche à Nazareth, en passant par le lac de Tibériade, le Golgotha et puis les incroyables et pourtant si réelles visites au Cénacle, aux disciples d’Emmaüs, … Quelle lumière ! Quelle Espérance ! Avec Lui nous ressusciterons, nous aussi. Triomphe de la vie et de l’amour, de la justice et de la paix, de l’amour et de la vérité.
Quelle miséricorde aussi ! Les pécheurs repentants de toutes sortes, coupables du pire ou de bricoles, tous revivront pour une joie infinie. Oui, quelle miséricorde du Père ! Et nous, pardonnerons-nous nous aussi ? Pardonnons-nous à ceux qui nous ont scandalisés, qui nous ont blessés ? Certes la faute est toujours condamnable, mais le pécheur, le fauteur, est-il condamné à jamais, mérite-t-il la haine ? L’Evangile nous dit non, et seul le Christ peut nous aider à pardonner à celui qui nous a fait un grand mal. Tant de témoins dans l’histoire n’ont-ils pas pardonnés à leurs bourreaux… nous pensons ici à Maïti Girtanner qui fut atrocement mutilée par un médecin nazi et qui, bien des années plus tard, le reçut chez elle lui accordant un pardon sincère.
Mettre le Christ au centre, y compris et d’abord dans la liturgie célébrée face à la Croix, à l’Orient, à la lumière de Pâques…
Mettre le Christ au centre, dans l’adoration eucharistique, l’oraison, la lectio divina…
Mettre le Christ au centre, dans l’enseignement, la doctrine, n’est-il pas le Verbe de Dieu ? N’est-il pas à la fois docteur et pasteur, celui qui enseigne et qui guérit la brebis blessée ? Sa Parole est tranchante car la vérité sépare le bien du mal, le juste de l’injuste, le vrai du faux. Son joug est doux, il n’enfonce pas celui qui cherche à faire le bien…
Mettre le Christ au centre par la méditation du rosaire, avec Marie. Tous les mystères ne sont-ils pas chemins vers son cœur qui est lent à la colère et plein d’amour ?
Mettre le Christ au centre par le témoignage d’une vie religieuse de pauvreté, de chasteté et d’obéissance vécue à sa suite.
Mettre le Christ au centre, en renonçant à ce qui détourne de la paix profonde : en vivant l’instant présent, dans un esprit de silence et dans l’union à Dieu.
Enfin, considérer avec une immense prudence, internet et le téléphone portable, qui ne devraient avoir qu’une utilité réduite au strict minimum. Comme chez les moines, une connexion et un mobile par prieuré et cela suffit…
Place au silence, pour trouver Dieu et mieux rencontrer le frère. Alors les jeunes continueront de regarder vers Saint Jean et voudront suivre le Christ partout où il va. Et le printemps refleurira…
Bas les masques
Action réalisée cette fois devant la préfecture du Var pour dénoncer la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement :
A Toulouse :
La colère monte contre les restrictions de liberté en Espagne
Dans Présent, Olivier Bault évoque les restrictions de liberté en Espagne :
Tandis que le lundi 25 mai au Parlement européen le socialiste espagnol Juan Fernando López Aguilar, ancien ministre de la Justice de José Zapatero, présentait un rapport à charge contre la Pologne, accusant ce pays de porter atteinte à la démocratie et à l’État de droit (voir ici sur le site Visegrád Post pour plus de détails), un manifeste contre la suppression des libertés fondamentales circulait depuis plusieurs jours en Espagne, repris par de nombreux médias, après avoir été signé par plusieurs dizaines d’intellectuels.
L’historien et écrivain Pío Moa, haï par la gauche espagnole pour ses ouvrages ayant défait les mythes gauchistes sur la guerre civile de 1936-39, fait partie des signataires. Il a toutefois ajouté sur son blog les réserves suivantes à ce manifeste :
« a) Il ne reste aujourd’hui que des restes de l’État de droit et de la démocratie après la sape de l’indépendance judiciaire, le sauvetage de l’ETA et les lois totalitaires imposées par Zapatero, dans ce qui était un véritable changement de régime accepté et promu aussi par le PP [le Parti populaire de centre-droit, NDLR].
b) Pour cette raison il n’existe aujourd’hui pas d’autre parti constitutionnaliste et démocratique que VOX. »
La gauche espagnole tenterait-elle donc de donner le change au Parlement européen en s’en prenant à la Pologne gouvernée par les conservateurs, qui sont par ailleurs alliés de Vox au PE ? Il est sûr qu’elle peut compter pour cela sur le soutien sans faille des LREM français, parce qu’en matière de démocratie et d’État de droit, la France d’extrême centre de Macron ne vaut sans doute pas beaucoup mieux que l’Espagne d’extrême gauche de Sánchez. […]
Le Grand Orient n’est pas content du Conseil d’Etat!
Son statut d’Eglise officielle du régime n’ayant pas été suffisamment pris en compte par la décision du Conseil d’Etat, le Grand Orient, associé à quelques autres officines laïcardes réunies en convent, pardon en “Collectif Laïque National”, vient de s’insurger contre la liberté de culte.
Il devrait pourtant se réjouir: la plupart des référés étaient le fait de laïcs. Nous aussi, nous devrions nous autoproclamer “Collectif laïque national”! Au passage, il est baroque d’imaginer que les évêques aient mandaté les associations qui ont déposé les référés-liberté.
Il est également assez savoureux de voir que nos frères la Gratouille s’inquiètent d’un “privilège accordé aux cultes et à l’un d’entre eux en particulier” (le très honni catholicisme). Il faut rassurer ces pauvres petits êtres sensibles: le Conseil d’Etat n’a pas voulu conférer de privilège aux cultes, ni au catholicisme.
Je constate aussi avec amusement que ce communiqué est daté du 25 mai qui se trouve être dans le calendrier romain la fête de saint Grégoire VII – oui, oui, le pape qui fit attendre l’empereur Henri IV pendant 3 jours à genoux dans la neige à la forteresse de Canossa! Mais peut-être ignore-t-on désormais rue Cadet ce qui s’est passé à Canossa. A force de ravager la si mal nommée “Education nationale”, il ne faudrait guère s’en étonner.
A vrai dire, tout est délirant et savoureusement rance et ringard dans ce communiqué. L’inversion accusatoire s’y trouve à chaque ligne. Le mépris pour les croyants y est également partout. Et la rage que le droit ait “scandaleusement” résisté à cette moraline maçonnique y est assez tonique. Dieu sait – si je puis dire ! – que je ne suis pas franchement un inconditionnel de la loi de 1905, mais je suggèrerais volontiers à nos modernes inquisiteurs de la relire. Ils y découvriraient peut-être la réfutation de tout ce qui se trouve dans leur communiqué – du fait que la liberté du culte soit effectivement une liberté fondamentale au fait que des aumôneries doivent être organisées dans les hôpitaux. Il semble même qu’au Grand Orient, on ignore la différence entre confinement et déconfinement, puisque, pour “prouver” le traitement “privilégié” des cultes, le communiqué compare la décision du Conseil d’Etat sur le décret de déconfinement avec celle qu’il avait rendue sur le décret de confinement.
A vrai dire, on ne sait trop si on doit s’amuser de ce désopilant pensum ou s’inquiéter de l’effondrement du niveau intellectuel!
Guillaume de Thieulloy
Le Conseil d’État, statuant en référé, vient d’enjoindre au Premier ministre « de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 », pour remplacer l’interdiction totale de rassemblement dans les lieux de culte par des restrictions mieux « proportionnées » à l’objectif de santé publique.
Le Collectif laïque national contestait déjà que le Gouvernement réserve, dans le dispositif national de déconfinement, un traitement privilégié aux cultes en avançant, pour leurs rassemblements seuls, la date initiale du 11 juin au 2 juin, en l’absence de toute justification de santé publique.
Le Premier ministre avait en outre annoncé qu’elle serait avancée au 29 mai pour permettre aux catholiques de célébrer la Pentecôte. Ce privilège accordé aux cultes et à l’un d’entre eux en particulier remettait en cause le principe d’égalité des citoyens devant la loi.
C’était dans le prolongement du dispositif d’écoute et de soutien « pastoral » mis en œuvre par certains cultes et promu par les moyens publics ; le numéro vert du Gouvernement a été officiellement communiqué aux équipes médicales et établissements de santé, faisant ainsi de l’État et de ses services publics de santé l’opérateur de la mise en contact de croyants avec certains cultes.
Dans ce contexte, le Conseil d’État ne pouvait que tirer parti de l’absence de cohérence des mesures gouvernementales en rappelant que « la liberté de culte est une liberté fondamentale ». On notera pourtant que les autres libertés fondamentales n’ont pas eu droit aux mêmes égards du Conseil d’État, qui a ainsi admis le prolongement de la détention provisoire de plein droit sans intervention d’un juge (référé du 3 avril 2020).
Le Collectif laïque national s’inquiète de la tendance jurisprudentielle actuelle qui donne à la liberté de culte la prééminence sur toutes les autres libertés fondamentales. Les convictions religieuses sont ainsi érigées en universel des consciences, le cadre républicain de la laïcité se voyant ainsi marginalisé.
C’est tourner le dos au principe fondamental de laïcité, qui repose sur le primat de la liberté de conscience et la séparation entre l’État et les cultes. En ces temps de crise sanitaire, un tel principe est essentiel. Il ne peut être mis entre parenthèses ou aménagé au gré des circonstances.
Le Collectif laïque national dénonce le fait que l’Église catholique ait réussi à obtenir un traitement privilégié que ne demandait aucune des autres autorités religieuses. Il note avec regret que les responsables du culte catholique s’en soient remis pour ester en justice à des personnalités et officines dont plusieurs relèvent de l’extrême-droite intégriste antirépublicaine, dans une convergence inquiétante déjà constatée depuis longtemps sur les questions de société (IVG, mariage, fin de vie, …).
Le Collectif laïque national réaffirme que la République laïque ne repose que sur des citoyens libres et égaux, quelles que soient leurs convictions particulières. Les risques sanitaires encourus spécialement à l’occasion des rassemblements de personnes dans des lieux fermés sont les mêmes pour tous, croyants ou incroyants. Quitte à les préciser, le Gouvernement ne peut en aucun cas renoncer à imposer à l’exercice des cultes, dans l’intérêt général, les restrictions que nécessite la santé publique.
Fait à Paris le 25 mai 2020
NB: Suite à l’appel d’un excellent ami fin connaisseur de la maçonnerie, je précise que l’illustration par la couverture d’un livre du fameux Leo Taxil ne signifie pas que je croie aux mystifications de ce dernier, mais je trouvais amusant d’illustrer l’auto-caricature des frères la Gratouille par l’une de leurs caricatures les plus célèbres!
Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 3
POUR ÊTRE SAUVÉ, IL FAUT RENAÎTRE
INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT
Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ». (P. François Libermann)
Introduction à la Parole de Dieu
Que l’Esprit-Saint nous fasse comprendre et goûter la Parole de Dieu. Nous lisons aujourd’hui deux passages, l’un dans l’Évangile selon saint Matthieu, l’autre dans l’Évangile selon saint Jean.
L’Évangile de saint Matthieu commence par la généalogie de Jésus. Cette longue liste des ancêtres du Christ répète toujours : un tel a engendré un tel. Parfois, en cas de circonstance particulière, la mère est mentionnée. J’ai interrompu la liste au verset 4 pour aller directement au verset 15 et montrer comment le langage change pour parler de la venue au monde de Jésus. Joseph ne l’engendre pas. Joseph est présenté comme l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus.
L’autre passage que nous méditons est tiré du Prologue de saint Jean. Il nous permet de voir qui est Jésus et ce qu’il va faire dans le monde.
LA PAROLE DE DIEU (Mt I, 1-4 et 15-16)
01 Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. 02 Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, 03 Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, 04 Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, […]
15 Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, 16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
LA PAROLE DE DIEU (Jn 1, 9-14)
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
MÉDITATION
Jésus est bien l’un d’entre nous. La généalogie le montre. Il naît au terme d’une lignée d’ancêtres qui ont laissé un bon souvenir, mais parfois aussi un moins bon à cause de leurs péchés. La surprise vient à la fin de la liste, quand il est dit que « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ ». Il n’est pas dit par qui Jésus est engendré. Le mode passif (fut engendré) indique une action divine. Celle-là même que l’Ange Gabriel a annoncé à Marie. Dans son amour, Dieu aime tellement l’humanité, qu’il devient l’un d’entre nous. Pour nous rétablir dans son amitié.
Autre chose étonnante : la longue liste des engendrements s’arrête complètement : Joseph n’a pas d’enfant, Marie n’a que Jésus, et Jésus arrête la lignée. En fait, Jésus fait entrer dans une fécondité nouvelle, celle qui fait devenir enfants de Dieu. L’Évangile de Jean l’explique : à ceux qui reçoivent Jésus, il donne de devenir enfants de Dieu. Bien sûr, les naissances d’enfants continuent, mais au-delà de leur naissance corporelle, ils sont appelés à la renaissance spirituelle et à devenir enfants de Dieu. L’Église confie cette mission aux parents. Elle la confie aussi aux prêtres ; par le célibat, elle leur demande de se consacrer totalement à cette mission d’engendrement spirituel.
SILENCE de communion avec Dieu
Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.
PRIÈRE A MARIE
Humble servante du Seigneur,
Amour éveillé par la grâce,
Dieu te choisit.
Heureuse, tu accueilles le message
Du Maître de la Vie.
Terre féconde au vent de Dieu,
Ta glaise nourrit la semence.
Dieu te bénit.
Le Verbe peut germer dans ton silence,
Tu portes Jésus Christ.
Joie de l’Église au long des temps,
Tu portes l’espoir du Royaume:
Christ est vivant!
Éclaire notre route jusqu’à l’aube,
Étoile de l’Avent.
(V 248-1, Berthier, SM)
PRIÈRE A L’ESPRIT-SAINT
« Esprit Saint, notre conseiller, achève en nous l’œuvre commencée par Jésus.
Rends intense et continuelle la prière que nous faisons au nom du monde entier. Accélère en chacun de nous l’avènement d’une profonde vie intérieure. Donne l’élan à notre effort pour atteindre tous les hommes et tous les peuples, tous rachetés par le sang du Christ, tous associés à son héritage. Étouffe en nous la suffisance naturelle et élève-nous jusqu’au niveau de l’humilité, de la vraie crainte de Dieu, du courage généreux.
Que nulle attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation, Que nul intérêt ne puisse, par lâcheté de notre part, étouffer les exigences de la justice. Que les calculs ne réduisent pas aux étroitesses de nos égoïsmes les espaces immenses de la charité. Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude au sacrifice, jusqu’à la croix et jusqu’à la mort. Que ton Esprit d’amour se répande sur l’Église, sur les institutions, sur chacun de nous et sur tous les peuples. »
(Saint Jean XXIII, Pentecôte 1962)
Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même
Notre Père… Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit…
Des engagements simples pendant les trois jours de pèlerinage
Cette année, les restrictions imposées aux rassemblements de foules ne permettront pas aux pèlerins de parcourir en grand nombre les routes de Chartres à Paris.
Le thème de cette année « Pour l’honneur de la Sainte Eglise », en rapport avec le jubilé d’or de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, est un appel pressant à s’élancer généreusement sur la voie de la prière et du sacrifice ! C’est pourquoi le pèlerinage de Pentecôte 2020 aura bien lieu, mais sous une forme inédite. Certes nous ne pouvons pas marcher en priant, mais nous pouvons toujours prier en avançant, en progressant pas à pas, en nous élevant avec confiance vers Dieu. En 2020, il n’est pas nécessaire de s’inscrire, mais seulement de remplir, depuis chez soi, des engagements simples pendant les trois jours de pèlerinage :
– Récitation de la prière du pèlerinage
– Chapelet quotidien
– En fonction de ses possibilités : messe, confession, communion, lecture et méditation de textes sur le thème du pèlerinage, œuvres de charité, actes de pénitence…
Pour vous aider à faire votre pèlerinage, un livret numérique d’accompagnement est disponible gratuitement sur le site du pèlerinage. Il sera également envoyé par courriel aux anciens pèlerins inscrits à la lettre d’information.
Pour chaque jour, vous y trouverez un « itinéraire spirituel » : prière du pèlerinage, chapelet médité et lecture spirituelle.
Des messes avec prédication seront retransmises depuis l’église de Saint Nicolas du Chardonnet :
Le samedi 30 mai à 18h30 : messe chantée
Le dimanche 31 mai à 10h30 : messe solennelle
Le lundi 1er juin à 18h30 : messe chantée
Dans les chapelles de la Fraternité Saint-Pie X, le chapelet sera récité les trois jours de 18h00 à 18h30 devant le Saint Sacrement exposé aux intentions du pèlerinage et des pèlerins.
Concours de blasons
Ce soir a lieu la finale du concours de blasons communaux: Quiberon (Morbihan) est opposée à La Lande-Chasles (Maine et Loire) – une excellente façon de faire revivre nos terroirs.
Les résultats seront connus ce soir à 19 h 30 mais la commune de La Lande-Chasles a déjà un net avantage sur Quiberon. A 15 h, on comptabilise déjà plus de 3 200 votants et la commune du Maine-et-Loire a récolté 63,2 % des votes contre 36,8 % pour Quiberon.
Pour voter, c’est ici:
🗳️⚔️🇫🇷 FINALE Concours Blasons communaux : Pour le grand match vs avez réuni l'Hermine & l'Ancre de ❤️🦨⚓️💙 Quiberon (Morbihan) et l’Écureuil de 💚🌳💛🐿️❤️ La Lande-Chasles (Anjou) ! Qui remportera le Concours ? Vs avez 24 heures pour voter & désigner le Vainqueur 😌😊🙌 !
⬇️⬇️ pic.twitter.com/qJPBtwkmk8— HT_Glt 🐰🐌 (@HT_Glt) May 24, 2020
« Rendez-nous le mariage ! »
Le dernier numéro de L’Homme Nouveau consacre un dossier à l’obligation pour des chrétiens de « passer devant le maire », avant le sacrement à l’Eglise, une habitude légaliste qui n’a de raison d’être ni pratique ni morale. Un juriste, un notaire et un avocat contribuent à ce dossier.
En écho à ce dossier, Rémi Fontaine nous propose ce texte :
L’interdiction des mariages pendant la période de confinement a relancé la question de la conditionnalité qu’impose la loi française au mariage religieux, illicite s’il n’est pas précédé par le mariage civil (1). Dans un tweet pertinent, Mgr di Falco interrogeait :
« Et si c’était l’occasion de mettre un terme à cette interdiction qui remonte à la Révolution française ? L’Eglise pourrait répondre à l’attente des futurs époux sans dépendre du bon vouloir des maires. »
Déjà au moment de l’institution du « mariage pour tous » (en 2013) un autre évêque (celui de Luçon) avait demandé :
« Comment pouvons-nous garder comme porte d’entrée obligatoire au mariage religieux un mariage qui n’en est, en réalité, plus un ? »
Rappelons que dans de nombreux pays d’Europe (Espagne, Irlande, Portugal, Grèce, Italie, Pologne…), le mariage confessionnel implique (à la différence de la France) des effets civils de facto et de jure. La soumission pénale du mariage catholique au mariage civil pourrait être tolérée en France si ce dernier renvoyait – même de manière imparfaite – à la loi naturelle comme élément stable et sûr de la vie en société, valable pour tous les citoyens quelque soit leur religion. Mais à partir du moment où la définition du mariage, sous cet angle de l’institution naturelle, n’est plus du tout la même entre l’Eglise et l’Etat, il n’y a logiquement et juridiquement plus aucune raison de faire dépendre l’un de l’autre.
En réalité la loi qui oblige qu’un acte civil enregistre le mariage avant sa célébration religieuse a été votée le 20 septembre 1792, le même jour que la loi autorisant le divorce. Dès l’origine, ce divorce possible altérait la nature propre de la société conjugale : une et indissoluble, ouverte à la procréation et subordonnée à l’éducation des enfants. Contracter un mariage selon ce présupposé révocable l’aliène en effet, le rend même nul et non avenu. Car le mariage n’est pas indissoluble en tant que sacrement mais en tant qu’institution naturelle, même si son caractère sacramentel renforce son unité indissoluble. A ceux qui défendent mordicus le mariage civil comme metaxu (intermédiaire) entre mariage naturel et mariage religieux, on peut répondre qu’il n’est en fait qu’un « abominable concubinage », comme disait Léon XIII en son temps. « Moindre pire » certes au regard de l’union libre ou du pacs…
Comme en toutes choses où convergent nature et grâce, il faut ici distinguer pour unir et non pour opposer. Ceux qui, comme les protestants (2) et les juristes modernes, avant même la Révolution, ont voulu trop séparer le « contrat » ou la « convention » (régie par le pouvoir temporel) de la bénédiction ou du sacrement (conféré par le pouvoir spirituel), sous prétexte de désacralisation, ont réussi à dénaturer progressivement et totalement le mariage. « Ôtez le surnaturel, il ne reste plus rien de naturel » (Chesterton). Lorsqu’on ne veut plus appuyer le naturel par le transcendant, c’est le naturel qui se plie à l’arbitraire. Jusqu’à l’abomination contre-nature du « mariage »gay qui a définitivement torpillé le concept du mariage !
Les couples croyants sont donc contraints aujourd’hui à se « marier » civilement par une loi de plus en plus inique, qui heurte leur conscience. Laquelle loi n’est paradoxalement plus obligatoire que pour eux, puisqu’elle les y oblige avant de se marier religieusement. Face à l’abus de pouvoir manifeste de l’Etat en matière religieuse lors du « confinement », certains ont légitimement demandé à nos évêques de nous rendre la messe. Sachons gré à ceux qui demandent aussi à l’Etat de libérer le mariage catholique de sa parodie séculière : « Rendez-nous le mariage ! » Il arrive un moment où la meilleure façon de défendre la loi naturelle est de faire appel au surnaturel.
Rémi Fontaine
(1) Après les propos de Mgr Dominique Lebrun interrogé à ce sujet sur le site de L’Homme Nouveau (le 4 mai dernier), la revue nous offre (dans son numéro 1712 du 23 mai) les regards d’un juriste (Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice), d’un notaire (Claude Barthélémy) et d’un avocat (Isabelle Serrurier). Cf. également aux éditions de L’Homme Nouveau, dans la collection Focus, l’opuscule de Denis Sureau : Deux mariages et un enterrement.
(2) « En faisant du mariage un sacrement, ils [les papistes] n’ont rien fait d’autre que chercher une cachette pour toutes les abominations », accusait Calvin (cité par Yves Chiron dans Aletheia n° 208 du 14 novembre 2003), comme certains le prétendent aujourd’hui au sujet de la sacralisation du sacerdoce ministériel, dans un sophisme dont on peut mesurer les effets !
La traditionnelle procession de saint Willibrord au Luxembourg est annulée
Au Luxembourg la célébration publique des offices religieux reste interdite. La situation pourrait évoluer dans le courant de la semaine après que le conseil de gouvernement (équivalent du conseil des ministres) se sera réuni. Mais à l’heure actuelle nul ne sait si des messes publiques auront lieu à la Pentecôte. En France la situation a évolué grâce à la combativité de fidèles. Tel n’est pas le cas au Luxembourg où la notion de liberté du culte est floue.
Aussi, la traditionnelle procession dansante de saint Willibrord à Echternach (Luxembourg) prévue le 2 juin, est annulée. Cette procession se déroule chaque année le mardi de Pentecôte et attire de nombreux pèlerins venus surtout du Luxembourg, de Belgique, d’Allemagne et des Pays-Bas.
Un programme de substitution en ligne est détaillé sur la page d’accueil du site de l’archevêché de Luxembourg. Rendez-vous est pris pour la prochaine procession le 25 mai 2021. Ce sera la dixième après son inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO en 2010.
Après la mort de St Willibrord le 7 novembre 739, les pèlerins affluèrent en masse vers le tombeau du saint. La plus ancienne mention d’une danse sacrée à Echternach est faite dans une séquence du moine Berno de Prüm, abbé à Reichenau de 1008 à 1048. Cette séquence mentionne le jour de fête où la louange du Christ doit être célébrée par un grand tripudium (danse sacrée) en l’honneur de St Willibrord. Elle vise donc une procession dansante précise qui a lieu un jour précis à Echternach.
Cette procession devait connaître une certaine évolution avec le temps. Pour lui assurer une existence durable, elle prit la forme d’une procession dite des croix banales : plus de 150 localités étaient obligées de se rendre à Echternach les jours de la Pentecôte pour y déposer les offrandes imposées. Suite aux nombreuses maladies et épidémies que nos régions ont connues du 11e au 14e siècle, les gens ont décidé de faire le pèlerinage au tombeau de St Willibrod et de se confier à lui en effectuant la procession dansante.
Malgré les interruptions et les interdictions, la procession s’est maintenue jusqu’à nos jours.
Avec une union des droites, La Seyne-sur-Mer peut être libérée de la gauche
Comme nous l’avons fait à Carpentras et à Tarascon, nous nous tournons vers les deux candidats de droite les mieux placés à La Seyne-sur-Mer, dans le Var. La situation y est la suivante :
- Le maire sortant, à la tête d’une liste socialo-communiste, n’a obtenu que 23,0% des voix au premier tour. On peut toutefois s’attendre à ce qu’il fusionne avec une liste soutenue par EELV, qui a obtenu 13,8%, ou qu’il bénéficie de son désistement.
- La liste DVD de Nathalie Bicais talonne le maire, avec 21,8%, suivie de celle du RN Dorian Munoz, avec 15,6%. Une liste LR dissidente est elle aussi qualifiée pour le second tour, avec 11,2%.

La possibilité de victoire d’une droite unifiée est réelle: le maire sortant, élu de justesse en 2008, n’a été réélu en 2014 qu’avec 40% des voix, qu’à la faveur d’une triangulaire avec le FN et l’UMP faisant chacun 30%. Son score de 23% au 1er tour est l’un des plus faibles de France pour le maire sortant d’une grande ville, signant un réel désaveu. Issu de l’aile gauche du PS, il est maintenant affilié à un groupuscule qui en est issu.
Autre signe d’optimisme: Nathalie Bicais, fille de rapatriés d’Algérie, n’a pas craint d’accueillir dès le 1er tour sur sa liste un ex-FN comme Damien Guttierez ou le DLF Pascal Tassisto, laissant entrevoir une vraie volonté de rassemblement.
On peut encourager courtoisement les listes de droite à s’unir tant qu’il en est encore temps, malgré les pressions en sens contraire, par exemple via le mail de campagne de Nathalie Bicais: [email protected] ou le compte twitter de Dorian Munoz: @Dorian_MunozRN.
Terres de Mission est de retour
Programme :
Eglise universelle: prières en temps d’épidémie.
Monsieur l’abbé Puga a célébré le 7 mars dernier en l’église Saint Nicolas-du-Chardonnet une messe votive en temps d’épidémie. Il revient sur les origines et la signification des lectures et des prières de cette messe. Enfin, il présente la grande figure de saint Charles Borromée (1538-1584), archevêque de Milan, qui s’illustra particulièrement pendant l’épidémie de peste de 1576.
Eglise en France: Où en est la liberté de culte en France?
Depuis le 17 mars dernier le culte public est officiellement suspendu en France. Depuis le 11 mai, cependant, la situation juridique a évolué et reste néanmoins pour le moins confuse, la volonté des pouvoirs publics de limiter les réunions cultuelles restant, elle, intacte. Monsieur l’abbé Barthe fait le point sur cette situation et analyse ce qu’elle nous dit des rapports de l’Eglise et de l’Etat, aujourd’hui en France.
Eglise en Marche: Coups de coeur du confinement
Jean-Pierre Maugendre partage trois lectures de confinement. Tout d’abord la réédition du célèbre roman d’Eugenio Corti: Le cheval rouge (Editions noir sur blanc, 1420 pages). L’extraordinaire équipée de quelques jeunes catholiques lombards mobilisés sur le front de l’Est en 1941-1942. Passionnant! Puis la très intéressante étude de Pierre de Lauzun sur ce qu’il faut bien appeler le mystère de l’argent: L’argent maître ou serviteur (Mame, 181 pages) Enfin un précieux recueil de réflexions et conseils du maître en vie spirituelle que fut Dom Augustin Guillerand: Silence cartusien (Editions Sainte-Madeleine, 144 pages).
Big Pharma ou Big Mafia ?
Une vidéo fournissant d’amples explications sur les liens entre la finance, l’industrie pharmaceutique et l’État :
Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 2
DIEU VIENT SAUVER L’HOMME
INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT
Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ». (P. François Libermann)
Introduction à la Parole de Dieu
Que l’Esprit-Saint nous fasse comprendre et goûter la Parole de Dieu. Nous lisons aujourd’hui le récit de l’Annonciation. L’Ange Gabriel envoyé par Dieu vient proposer à Marie de devenir la mère d’un enfant qu’elle devra appeler Jésus. Ce nom signifie « Dieu sauve ». A la demande de Marie : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’Ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. »
LA PAROLE DE DIEU (Lc 1, 26-38)
L’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’Ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’Ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’Ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’Ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’Ange la quitta.
MÉDITATION
Dieu n’abandonne pas l’humanité, il vient à son secours pour rétablir le lien qui a été brisé par le péché. Après s’être attaché un peuple et l’avoir préparé à mettre sa foi en Lui, il s’adresse maintenant à une jeune-fille de ce peuple. Il lui demande si elle veut bien devenir la mère de celui qui sera le sauveur. Grâce à l’Esprit-Saint qui viendra sur elle, son enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu. Marie dit humblement oui : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »
SILENCE de communion avec Dieu
Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.
PRIÈRE A MARIE
L’Ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie
Et elle conçut du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie…
Voici la Servante du Seigneur
Qu’il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue Marie…
Et le Verbe s’est fait chair
Et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie…
Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu
Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.
Prions. Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos cœurs. Par le message de l’Ange, tu nous as fait connaître l’Incarnation de ton Fils bien aimé, conduis-nous, par sa passion et par sa Croix, jusqu’à la gloire de la Résurrection. Par le Christ, notre Seigneur.
Amen.
PRIÈRES A L’ESPRIT-SAINT –
« Viens, Esprit-Saint, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos, dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort. Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le Salut final, donne la joie éternelle. » (Pape Innocent III, 1161-1216)
« Respire en moi, Saint-Esprit, afin que je pense ce qui est saint. Agis en moi, Saint-Esprit, afin que je fasse ce qui est saint. Attire-moi, Saint-Esprit, afin que j’aime ce qui est saint. Affermis-moi, Saint-Esprit, afin que je garde ce qui est saint. Garde-moi, Saint-Esprit, afin que je ne perde jamais ce qui est saint. Amen. » Saint Augustin
Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même
Notre Père… Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit…
Une “année de Gaulle” pour diviser les Français ?
Inaugurée par Emmanuel Macron dimanche dernier, l’« année de Gaulle » se propose de faire l’unité des français autour de la figure du Général. Le Père Danziec se montre sceptique :
Pour l’exécutif, les planètes étaient alignées. Toutes les cases pouvaient être cochées. Un anniversaire à célébrer. Une figure fédératrice à honorer. Un message pour rassembler. Il n’y avait qu’une occasion à saisir. Avec piété pour le passé hexagonal, et avec courage face aux éventuels récalcitrants futurs. Indubitablement, comme elle aurait été belle cette “Année Jeanne d’Arc” lancée par le Président de la République à Orléans, lors de fêtes johanniques déconfinées et décomplexées !
Au même endroit déjà, en 2016, Emmanuel Macron, alors qu’il n’était que simple ministre de l’économie de François Hollande, n’avait-il pas prononcé un discours significatif, parsemé d’allusions à sa propre trajectoire de dissident en herbe ? « Elle était un rêve fou, elle s’impose comme une évidence. […] Jeanne fend le système ! » expliquait alors le jeune fondateur d’En Marche.
Pourtant, plutôt que de célébrer le centenaire de l’instauration de « la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme », adoptée à l’unanimité par la Chambre des députés et le Sénat le 10 juillet 1920 (quelques semaines après la canonisation de Jeanne d’Arc par l’Eglise Catholique), Emmanuel Macron a préféré se déplacer dimanche dernier dans l’Aisne. Destination : les inconnues communes de Dizy-le-Gros et La-Ville-aux-Bois-les-Dizy pour célébrer le 80ème anniversaire de la non moins méconnue bataille de Montcornet. Lors de sa prise de parole, le Président de la République n’eut de cesse de vanter cet art d’être Français, « cet esprit français farouchement libre et fier, déterminé et inébranlable, qui jamais ne meurt, même quand le pays est vaincu. L’esprit français qui toujours permet au peuple de France de se redresser et de reprendre la grande marche de son destin ». On ne s’y saurait mieux pris pour résumer l’esprit de la pucelle d’Orléans. Hélas, il ne s’agissait point d’elle. Par cette formule, Emmanuel Macron détailla dans son discours qui il entendait célébrer : les soldats de l’An 2, les grognards de Napoléon, les poilus de Verdun, les exploits des commandos Kieffer. Comme si le catalogue héroïque de la France était resté vierge jusqu’à la prise de la Bastille. Car de Tolbiac, de Bouvines ou de Marignan, il n’y aura point d’évocations. Ces heures de bravoures militaires resteront inconnues du répertoire historique présidentiel. Ennuyeux.
De Gaulle, un chef d’Etat ferment d’unité ?
Mais quel était précisément l’objectif élyséen d’une telle commémoration ? Ni plus ni moins de lancer une “Année de Gaulle” en saluant « l’esprit de résistance et le refus de la résignation » en référence au général qui participa à la bataille de Montcornet. Une “Année de Gaulle” avec comme points d’orgue le 130ème anniversaire de sa naissance, le 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin et le 50ème anniversaire de sa disparition. S’il est entendu que le général de Gaulle représente une part non négligeable de l’Histoire récente de la France, il est permis de s’interroger sur l’opportunité d’un tel choix au bénéfice de l’unité des Français. En militaire, il fut résistant. En politique, il fut résilient. En fondateur de la Vème République, il fut audacieux. L’homme avait certes l’envergure du chef d’Etat, et sans aucun doute la médiocrité du personnel politique contemporain participe à le mettre en valeur aujourd’hui. Mais représente-t-il l’image de la cohésion nationale aussi lisse qu’on voudrait nous le faire entendre ? Alors que suite au pacte germano-soviétique, le radical-socialiste Daladier avait déchu de leur mandat les députés du Parti Communiste français en 1939, c’est avec le général de Gaulle qu’ils reviendront au gouvernement après la guerre. Le passage du « je vous ai compris » à l’abandon de l’Algérie, et des harkis en particulier, indigna de nombreux Français et les fractura en profondeur. Et ce ne fut pas la chienlit de mai 1968 qui redora le blason de l’unité nationale. Au-delà de ces volte-face qui purent jeter un discrédit majeur sur la parole politique, les années de Gaulle, il faut le dire aussi, ce fut encore le développement de la technocratie, le plan des “villes nouvelles” avec Delouvrier, le recours aux intrants chimiques, le remembrement des terres, l’avènement de la culture matérialiste. De Gaulle fut à l’évidence un personnage, un personnage hors du commun dans une période de l’Histoire extraordinaire, mais un personnage clivant.
Et Jeanne d’Arc ? N’était-elle pas la mieux à même pour rassembler les périphéries, les classes moyennes, la France des Gilets Jaunes avec un pouvoir aux abois ? Figure héroïque de la résistance, la petite bergère de Domrémy a déjà réussi le miracle d’unir autour d’elle socialistes, républicains, monarchistes, laïcs et catholiques. Elle n’est sûrement pas à un miracle près. Fondamentalement si Anouilh, Michelet ou Péguy ont chanté ses louanges, c’est parce que la figure de Jeanne ne ment pas. Elle ne souffre pas d’ombre au tableau. Point de Machiavel en elle, ni de barbouzes à son service. Ses deux années offertes à son pays ont fait d’elle une martyre. L’Histoire a fait d’elle une icône. Une mystique engagée non dans le cloître, mais dans les événements complexes d’une guerre centenaire. Une jeune femme de 19 ans qui s’assume et qui reprend ses compagnons d’armes lorsqu’ils jurent sans tomber dans le piège du féminisme étriqué. Une humble paysanne ne sachant ni lire ni écrire, mais qui fait face à un parterre de commissaires ecclésiastiques, soumis aux puissances étrangères, avec l’assurance d’un bon sens qui ne trompe pas. Lors de son procès, l’un d’eux lui demande sournoisement : « Dieu aime-t-il les Anglais ? ». « Oui, mais chez eux ! » répondra-t-elle.
Lorsqu’on y réfléchit, une “année Jeanne d’Arc” n’aurait pas été seulement préférable à une “année de Gaulle”. Parce que l’héroïne nationale et la sainte de la patrie nous enseigne, qu’au milieu des réalités les plus dramatiques, l’espérance reste possible, elle aurait été nécessaire. Et merveilleusement profitable.
Le pèlerinage de Chartres de SOS Chrétiens d’Orient
De Charles de Meyer, Président de SOS Chrétiens d’Orient, dans l’Appel de Chartres :
Chers amis pèlerins,
Alors que, au cœur des troubles liés à l’épidémie de Covid-19, vous envisagez certainement les différentes possibilités de participer au pèlerinage vers Chartres (virtuellement ou localement), SOS chrétiens d’Orient a plaisir à vous saluer, à vous rappeler l’admiration que toute notre association porte pour votre foi et combien elle est heureuse de participer chaque année, avec le chapitre Saints- Benham-et-Sarah, à la cohorte en marche vers Notre-Dame de Chartres.
Nous espérons que les mesures de confinement seront adoucies au Proche-Orient, afin que nos volontaires s’élancent aussi nombreux que possible, en communion avec les pèlerins, vers des sanctuaires locaux ou des lieux saints, en Syrie, en Irak, au Liban, en Egypte et peut être ailleurs encore… Cette simultanéité constitue l’incarnation du pari initial de notre association : puiser dans l’héritage catholique et la vie spirituelle contemporaine de notre pays pour soutenir notre investissement auprès de nos frères aînés dans la foi, les chrétiens d’Orient. Le ressourcement spirituel annuel du pèlerinage de chrétienté caracole en tête des points communs qui unissent nombre de nos volontaires. Elevés dans la foi catholique, instruits de leur mission d’engagement dans la Cité, ils ont souvent participé à la marche avec leur famille, leurs amis, leurs troupes.
Nous sommes ainsi parmi les plus grands redevables de l’obstination des organisateurs et de la confiance des parents, embarquant leur barda, rompant le confort quotidien pour transmettre les trésors du cheminement à leurs enfants. Mieux encore, nous avons la joie de retrouver la Fraternité Saint-Vincent Ferrier sur la route, communauté qui assure notre conseil spirituel tout au long de l’année. De nombreux prêtres d’autres communautés partis en mission avec nos volontaires sont également au rendez-vous. Cette année encore, malgré les circonstances, nous serons tous unis en prière, au même moment, à défaut d’être physiquement ensemble.
De notre côté, nous espérons et prions pour que les volontaires agnostiques ou athées qui intègrent notre mission apprennent à connaitre ce moment de vie chrétienne et y posent les premiers jalons de leur conversion. Parole de président, nous comptons déjà quelques exemples édifiants ! Car ces trois jours de marche sont toujours l’occasion de retrouvailles, spirituelles et humaines. Ces trois jours de marche sont aussi un temps de pénitence, pour interroger nos renoncements, nos mollesses. Même à distance, sur vos chemins locaux ou dans vos prières, nous espérons que vous ménagerez pour nos volontaires, pour leurs familles, une intention qui les renforcera.
Plus encore, nous vous demandons d’aviver l’espérance de ceux que nous aidons en les unissant à votre prière. Eux aussi, souffrent dans leurs tribulations. Eux aussi, sont confrontés aux discriminations et au mépris. Eux aussi, souffrent parfois d’ombres dans leur foi. Mais eux risquent la mort, l’exil, la disparition, quand nous ployons si souvent devant des périls mondains ou anodins. Nous sollicitons aussi votre cœur pour qu’il s’emplisse de la joie qui nous étreint depuis le retour de nos quatre collaborateurs, portés disparus en Irak durant deux mois ! Qu’une partie du pèlerinage célèbre leur retour sains et saufs, mais qu’il prie aussi pour tous ceux qui, dans le monde, n’ont pas eu cette chance ou qui attendent encore une hypothétique libération. Nous sommes certains que le Seigneur, en ses voies, saura leur faire sentir ce renfort d’espérance dont ils ont certainement tant besoin. Que l’Esprit consolateur de la Pentecôte et les Anges assistent et fortifient tous ceux qui font ainsi, généreusement et sans arrière-pensée, don de leur personne pour aider leur prochain et témoigner de leur foi en Jésus-Christ.
Notre expérience auprès des communautés chrétiennes orientales est une formidable expérience d’humilité. Notre mission est pleine des défis de la Pentecôte : la myriade des langues et le babil de l’anglais international, les barrières culturelles et sociales, les blessures de la désunion ecclésiale forment autant de défis pour nos équipes. Instruments de la charité de dizaine de milliers de familles françaises, qu’ils puissent partager les grâces de la Pentecôte et s’en servir comme inspiration de leur mission. L’hymne du dimanche de Pentecôte prie d’ailleurs l’Esprit Saint de « repousser l’ennemi et de donner la paix sans retard ».
C’est notre ferme engagement de militants des chrétiens d’Orient que de continuer à partager ce témoignage des souffrances de ces Eglises en but à l’islamisme, aux errements des institutions internationales et au vieil amour des hommes pour la guerre. Nous attendons avec vous la joie de la Pentecôte et nous languissons de brandir la bannière de notre chapitre pour retrouver, de quelque manière que ce soit, l’énergie et le secours du pèlerinage de chrétienté.
Nouvelles manifestations devant des préfectures
À l’image de ce qui a été fait à Alençon, Versailles et Angers, c’est à Rennes qu’un mouvement de citoyens a décidé d’alerter les Français sur les dérives liberticides du gouvernement durant la crise sanitaire liée au coronavirus. Les citoyens se sont rassemblés devant le parlement de Bretagne afin de dénoncer également l’absurdité des décisions prises par le pouvoir centralisateur.
De même, des militants d’Action française étaient présents devant la préfecture de la Sarthe au Mans afin de dénoncer la loi liberticides dite Avia ainsi que l’incompétence du système à gérer la crise du coronavirus :
A propos de l’AF, des étudiants se sont fait remarquer en nettoyant des statues de sainte Jeanne d’Arc, souillées à Bordeaux comme à Paris :
⚜ Les statues de Jeanne d’Arc symbolisent l’unité de tous les Français. Les dégrader, c’est se dégrader soi.
🔴 Des militants bordelais se sont mobilisés cet après-midi pour nettoyer un tag sur la statue.
🇫🇷 Patriote bordelais, rejoins l’Action française !#JeannedArc pic.twitter.com/W8g6FWPubk
— Action Française – Bordeaux (@AF_Bordeaux) May 23, 2020
🔴De jeunes parisiens se sont rendus hier boulevard Saint-Marcel pour nettoyer la statue de Jeanne d’Arc s’y trouvant.
⚔️Le socle de monument a été dégradé par des graffitis injurieux envers l’héroïne nationale, cette jeune fille qui fit relever la tête à la France au XVe siècle pic.twitter.com/OQyA7CVV2I
— AF – Île de France (@AF_IDF) May 22, 2020
En Quête d’Esprit : le référé du Conseil d’Etat, la beauté de la création, de Chartres au Mont-Saint-Michel
La nouvelle émission religieuse de CNEWS est en ligne. Avec Charlotte D’Ornellas, Véronique Jacquier, Jean-Frédéric Poisson, Bertrand Vergely, le frère Bidot, le père Blondeau (recteur de la cathédrale de Chartres) :

