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Le sénateur LR Sébastien Meurant favorable à la peine de mort

Il était l’invité de Bistro Libertés hier :

Charlie Hebdo valide la thèse du grand remplacement

Après les attentats de janvier 2015 commis par les frères Kouachi (nés en France de parents algériens, qui ont tué en criant Allahu akbar et en disant : « Vous allez payer car vous avez insulté le prophète », et qui ont intimé à une rescapée de « lire le coran » ; mais aucun rapport avec l’islam) et Amedy Coulibaly (né en France dans une famille malienne, qui s’est « marié » religieusement mais pas civilement –mais rien à voir avec l’islam- avec Hayat Boumeddiene, née en France dans une famille algérienne, et qui a en particulier fait un pèlerinage à La Mecque en 2014 – mais rien à voir avec l’islam), après l’attaque au couteau de ce 25 septembre dans la rue où était installé Charlie Hebdo en 2015 par un pakistanais sans doute né au Pakistan dans une famille pakistanaise et paisible quoique le ministre de l’intérieur ait parlé d’un attentat terroriste islamiste, Charlie Hebdo a publié un communiqué dans lequel on relève notamment :

« Cet épisode tragique démontre une fois de plus que le fanatisme, l’intolérance, dont l’enquête nous révélera les origines, sont toujours aussi présents dans la société française ».

Il est évident que si, pour Charlie Hebdo, les frères Kouachi plus M.Coulibay plus Mme Boumeddiene plus le Pakistanais d’hier représentent la société française, c’est que le grand remplacement est encore plus avancé que certains n’osent le dire.

Deuxième vague d’ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon

D’Antoine Bordier, pour Le Salon beige :

Alors que l’on parle d’une seconde vague pour la Covid-19, dans le diocèse de Fréjus-Toulon la dernière vague des ordinations a eu lieu le samedi 19 septembre. En tout, Mgr Dominique Rey, qui fêtait, aussi, ses vingt années d’ordination épiscopale, aura ordonné 9 nouveaux prêtres et 7 nouveaux diacres. Zoom sur cette seconde vague.

Les séminaristes de La Castille s’activent pour terminer les préparatifs, et, faire que la Messe des ordinations de 9h30, qui aura lieu sous la grande tente blanche, soit une réussite. La tente peut contenir 500 personnes, au lieu des 2000 habituels. 500, ni plus ni moins, en fonction des mesures restrictives liées au Covid-19. Les futurs ordonnés tout de blanc vêtu, avec leur étole de diacre, pour les futurs prêtres, sont recueillis et joyeux. Aux pieds des grands platanes, qui bordent l’allée centrale du château de La Castille, ils ressemblent à des anges.

Quelques mois plus tôt, au mois de juin, la première vague des ordinations comprenait deux prêtres et deux diacres. Ils étaient les précurseurs. Les prochains viennent des 4 continents : Afrique, Amérique, Asie, Europe. Un vent international souffle sur le Var, sur ce diocèse atypique, qui, depuis les années de Mgr Joseph Madec, et, les vingt années, qui viennent de s’écouler, de Mgr Rey, a inversé la tendance baissière des vocations sacerdotales. Ici, l’Eglise universelle est une réalité humaine, qui aurait vocation à se répandre sur toute la France. Leur point commun à tous ces futurs ordonnés : ils ont été formés au séminaire de La Castille de l’Immaculée Conception, pour le plus grand nombre. Un séminariste, Mario, a été formé au séminaire missionnaire Redemptoris Mater, qui se situe à La Seyne-sur-Mer. Devant la grande tente blanche, Françoise vient d’arriver. C’est une habituée de ces ordinations depuis une quarantaine d’années. Elle a connu Mgr Madec :

« Je suis heureuse de pouvoir assister à ces ordinations. Je me rappelle celles du temps de Mgr Madec. C’était, déjà, une grande joie. Lorsqu’il a ouvert le séminaire de La Castille, tout le monde disait qu’il était fou. Je peux dire qu’il a eu raison. Et, avec Mgr Rey, il y a eu une continuité et un développement très important. Notre diocèse a besoin de prêtres, comme les autres. Il y a urgence. »

« Le prêtre, comme le Christ, célèbre le dernier repas »

Il est 9h30, les servants d’autel avancent suivis par les futurs ordonnés, et, la centaine de prêtres, qui ont fait le déplacement. La célébration est lancée avec le chant d’ouverture, qui résume à lui seul l’enjeu : « Prêtres du Seigneur, messagers de la Bonne Nouvelle, vous bâtissez l’Eglise du Christ… ».

Alexis (d’Anyama, en Côte d’Ivoire), Jacques (de Solesmes), Mario (de Ciudad del Este, au Paraguay), Gabriele (de Palerme, en Italie), Jesus David (de Valera, au Venezuela), Simon (de la Martinique), Jorge Luis (d’Hobo en Colombie), Leonardo (de Natal, au Brésil), Pierre-Edouard (d’Arcachon), Joachim (d’Ho-Chi-Minh, au Vietnam), Juan Alfredo (de La Romana, en République Dominicaine), Felipe (de Sao Paulo, au Brésil), prennent place devant l’autel. Dans son homélie, Mgr Rey parlera beaucoup de cet « autel ». Avant d’officier les rites des ordinations, il a, semble-t-il, voulu marquer le coup, en répétant plusieurs fois ce mot. Comme si la vie du nouveau prêtre y était greffée.

« L’autel dans la vie de l’Ancien et du Nouveau Testament, dans la vie de l’Eglise, signifie la présence de Dieu. La Bible s’achève par un repas : celui de la Cène. Ils sont 12 autour du Christ, comme vous aujourd’hui. L’autel, c’est le dernier repas, c’est le lieu du partage, du service. Le prêtre, comme le Christ, célèbre le denier repas. C’est, aussi, un appel à toute la communauté ecclésiale, afin qu’elle y prenne place. Que la communauté devienne une vraie famille, un seul et même corps. L’Eucharistie qui est célébrée par le prêtre sur l’autel permet cette communion. L’Eucharistie est le sacrement de cette communion. L’autel, n’est pas simplement une table-sacrée. C’est le lieu du sacrifice, du Vendredi Saint. Avec le Christ qui s’offre, le prêtre est là pour épouser toute la croix. Il reçoit, vit et transmet ce sacrifice aux hommes. La croix est pour nous une souffrance. Mais, c’est, aussi, un lieu d’engendrement. Le tombeau où est enfermé le Christ, par Sa Résurrection, devient le berceau de la vie éternelle. Il n’y en a pas d’autre. L’autel, la croix, le tombeau sont des lieux d’espérance. Par Sa Miséricorde, par votre ordination, le Christ vous envoie pour sanctifier le monde. »

Premières bénédictions

Mgr Rey appelle tous les ordinands. Ceux-ci s’avancent et s’allongent face contre terre au pied de l’autel. Puis, un par un, en commençant par les diacres, il monte les quelques marches, et, s’agenouillent devant l’autel. Sous la grande tente, un silence divin règne. L’évêque leur impose, alors, les mains. Les diacres reçoivent l’évangéliaire. Puis, c’est au tour des futurs prêtres de s’avancer. Leurs mains sont ointes du Saint-Chrême, et, ils reçoivent le calice et le ciboire du saint sacrifice. Le rite d’ordination, c’est aussi la vêture des vêtements diaconaux et sacerdotaux. La cérémonie se termine vers midi. Dehors, sur la grande prairie, aux pieds des grands platanes qui la délimite, les nouveaux prêtres bénissent un par un, et, pour la première fois, des fidèles, qui font la queue, comme le veut la tradition. La joie se lie sur leur masque. Le vent de midi apporte sa fraîcheur sur La Castille, alors que le soleil perce à travers les nuages. L’année prochaine, ils seront au moins sept à devenir « comme le Christ ».

Textes et photos réalisés par Antoine BORDIER

Manif à Lyon le 10 octobre

Manifestons le 10 octobre prochain à Lyon contre le Projet de Loi de bioéthique porté par Emmanuel Macron et son Gouvernement.

Nous ne voulons pas de la PMA sans père, de la Gestation Pour Autrui, des chimères homme-animal, des expérimentations à tout-va, et de tout le business de la procréation !

Ce projet n’est pas encore une loi !

Nous pouvons changer le cours de l’histoire en manifestant partout en France le 10 octobre prochain.

Avec « Marchons Enfants », deux manifestations auront lieu dans le département du Rhône :

  • Samedi 10 octobre à Lyon ; RDV à 14h45 place Bellecour ;
  • Samedi 10 octobre au matin à Villefranche sur Saône.

Avortement : Un combat sans fin face à une horreur sans limite

De l’ECLJ :

L’avortement est au cœur de l’actualité internationale. De nombreuses initiatives, lois et décisions dans les pays en sont la preuve et illustrent des divergences radicales  entre des approches que l’ECLJ s’efforce de soutenir ou de combattre, en Europe et dans le monde.

En France, la situation est objectivement devenue dramatique. Les chiffres du nombre d’avortements par an viennent d’être publiés : 232 200 avortements ont été officiellement enregistrés pour 2019, soit le plus haut niveau depuis 30 ans. Le journal Libération le reconnaît à présent : « [l]es données montrent une corrélation nette entre niveau de vie et recours à l’interruption volontaire de grossesse », ce que l’ECLJ explique depuis des années dans ses recherches.

Oui, en France l’avortement concerne aujourd’hui principalement des femmes déjà dans la vie active qui avortent pour des motifs socio-économiques.

Cependant le Gouvernement français n’a pas la moindre intention de chercher à prévenir le recours à l’avortement. Encore en avril, Olivier Véran s’inquiétait de la réduction du recours à l’IVG en raison du confinement. Le projet de loi bioéthique qui a clôturé la session de l’Assemblée nationale a une nouvelle fois servi à supprimer plusieurs « barrières » et « garde-fous » que les députés avaient érigés il y a à peine 10 ou 15 ans.

Outre les problématiques liées à la recherche sur l’embryon et les carences de contrôle que nous avions abordées dans cette interview vidéo, c’est une des dernières lois protégeant la vie que certains députés ont tenté de détruire. Ils ont adopté un amendement autorisant l’avortement jusqu’à la veille de la naissance pour le motif de détresse « psychosociale ».

Le projet de loi adopté en deuxième lecture prévoit d’autoriser l’interruption volontaire de grossesse à « toute époque » si deux médecins membres d’une équipe pluridisciplinaire attestent que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme, « ce péril pouvant résulter d’une détresse psychosociale ».

Comme nous le soulignions dans cette tribune conjointe parue dans le FigaroVox : cette notion est beaucoup trop vague et subjective pour attester sérieusement de sa force ou de sa réalité. De plus, si une femme est en détresse psychologique ou sociale, ce sont précisément deux domaines où la société peut lui apporter des aides plus pertinentes que l’avortement : suivi psychologique, aides sociales, aides au logement… Permettre l’avortement « à toute époque », c’est-à-dire jusqu’au terme, en réponse à une détresse psychosociale est un infanticide. Cette loi a été déposée au Sénat pour la deuxième lecture, et on peut (encore) espérer que les sénateurs reviennent sur cet amendement.

À l’inverse, le Parlement slovaque se prononcera d’ici la fin du mois sur une proposition de loi pour véritablement aider les femmes et protéger la vie. En l’état, la proposition prévoit d’augmenter les aides sociales aux femmes enceintes, de prolonger leurs délais de réflexion et de s’assurer d’un meilleur contrôle en cas d’avortement pour des raisons médicales. En réponse à l’ingérence de la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe qui demande aux députés de voter contre cette proposition, l’ECLJ leur a écrit pour leur confirmer que rien en droit international ne s’oppose à une telle législation. […]

Autre illustration de ce combat international : la Pologne. Ce pays est aujourd’hui sous le coup d’une procédure de sanction pour violation de l’État de droit par l’Union européenne et poursuivi à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) par une femme qui lui reproche ne pas l’avoir autorisée à avorter après 24 semaines de grossesse.

L’affaire à la CEDH concerne une grossesse au cours de laquelle des malformations graves furent détectées chez l’enfant à naître. Elles se confirmèrent à la naissance et l’enfant mourut quelques semaines après sa naissance des suites de ces déficiences. La mère a décidé de poursuivre en justice la clinique polonaise pour l’avoir « obligée à mettre au monde un enfant handicapé, à le voir souffrir et mourir, et l’avoir empêché d’avorter avant. » L’ECLJ a été autorisé à intervenir dans cette affaire et a remis cette semaine ses observations écrites à la Cour.

Au sujet de la procédure de sanction, en raison de la lutte du Gouvernement polonais pour la défense de la vie et  de la famille, nous vous invitons à lire sur notre site l’article de notre contributeur Patrik Regalski qui analyse les dernières décisions du Parlement européen.

Enfin, en Amérique aussi l’avortement est au cœur de l’actualité. Suite au décès de la juge de la Cour Suprême des États-Unis Ruth Bader Ginsburg, le Président Donald Trump proposera, selon ses dires, samedi 26 septembre une nouvelle juge. Le Sénat pourra ensuite auditionner et confirmer ou non le choix du Président. Si cette nomination suscite une telle effervescence, c’est qu’une juge conservatrice supplémentaire pourrait permettre à la Cour Suprême de faire évoluer les législations des États sur l’avortement dans un sens plus protecteur de la vie prénatale.

À l’inverse, au Salvador, des associations pro-avortement agissent pour la légalisation de l’infanticide post-natal. En effet, la Cour interaméricaine des droits de l’homme a été saisie d’un recours de femmes condamnées et incarcérées pour homicide volontaire sur leurs nouveau-nés. Les faits de chaque affaire jugée, corroborés par des preuves scientifiques ainsi que par des témoignages, sont délibérément déformés pour dissimuler ou minimiser les morts des nouveau-nés des mains de leurs mères. Les homicides des nouveau-nés sont qualifiés par le Centre pour les droits reproductifs d’« avortement », de « fausse couche » ou d’« urgence obstétricale ».

Lire notre article complet sur cette procédure sur notre site (certains détails sont susceptibles de choquer). L’ECLJ interviendra en tierce partie dans cette affaire et vous présentera très prochainement une initiative pour la protection des enfants à naître.

Le jour d’un attentat commis par un immigré, Eric Zemmour est condamné pour ses propos sur l’immigration

Le jour même où un immigré pakistanais tente de tuer plusieurs personnes dans les anciens locaux de Charlie Hebdo, le tribunal de Paris a condamné Eric Zemmour à une amende de 10 000 euros pour injure et provocation à la haine pour les propos qu’il avait tenus, le 28 septembre 2019, en ouverture de la « Convention de la droite ».

Son avocat annonce faire appel de cette décision.

Pour mémoire, voici un extrait de ce discours interdit :

« La fraude que préparent les démocrates va se terminer devant la Cour suprême, et c’est pourquoi il est très important que nous ayons neuf juges »

Adrien Jaulmes, dans Le Figaro, évoque le refus de Donald Trump de s’engager à ce que la transition postélectorale se déroule « pacifiquement » quel que soit le résultat de la présidentielle. Le président américain a répondu :

« Eh bien, il va falloir voir ce qui se passe ». « Vous le savez, je me suis beaucoup plaint des bulletins de vote. Et les bulletins de vote sont un désastre… ».

Le vote par correspondance pourrait permettre des fraudes massives au profit des démocrates.

« Débarrassez-vous de ces bulletins de vote, et vous aurez un transfert très – très pacifique – il n’y aura pas de transfert, franchement, il y aura une continuité… Les bulletins de vote sont hors de contrôle… Les démocrates le savent mieux que qui que soit ». « La fraude que préparent les démocrates va se terminer devant la Cour suprême, et c’est pourquoi il est très important que nous ayons neuf juges ».

Vainqueur en 2016 au collège électoral, mais arrivé derrière Hillary Clinton en termes de suffrages exprimés, Trump avait accusé les démocrates d’avoir obtenu ce résultat grâce au vote frauduleux de millions d’étrangers en situation irrégulière.

Les règles d’organisation, notamment du vote par correspondance, sont fixées par chaque État… Avec la crise sanitaire, le climat politique particulièrement délétère, le risque d’émeutes violentes, le scénario selon lequel le résultat du scrutin ne serait pas connu le mardi 3 novembre au soir n’a rien d’une politique-fiction. Le précédent de l’an 2000 est dans toutes les mémoires. Un résultat extrêmement serré en Floride entre les deux candidats, Al Gore et George W. Bush, avait à l’époque conduit à retarder la proclamation du vainqueur pendant plusieurs semaines, avant que la Cour suprême ne décide d’arrêter le recompte des bulletins de vote, accordant la victoire au candidat républicain. Gore avait accepté la décision et reconnu sa défaite.

Selon certaines estimations, un tiers des électeurs pourraient voter par correspondance. Or la proportion est beaucoup plus importante dans le camp démocrate. Dans le Wisconsin, un récent sondage estime que 55 % des électeurs démocrates s’apprêtent à voter par correspondance contre 15 % parmi les républicains.

Depuis le printemps, Trump accuse les démocrates de préparer la « plus grande fraude électorale de l’histoire » en favorisant le vote par correspondance. Outre les problèmes de vérification des listes électorales, un risque de confusion vient de la date limite du vote par correspondance, qui varie selon les États. Dans la plupart, les bulletins doivent être reçus avant le jour du vote, le 3 novembre. Mais certains autorisent leur comptabilisation après le jour du scrutin. Dans les États les plus contestés, parfois remportés en 2016 à quelques dizaines de milliers de voix près, ce système augmente le risque de ne pas avoir de résultat le soir du vote.

Dans l’Iowa, les bulletins doivent être postés avant le 2 novembre, et reçus au plus tard le 9 novembre à midi. En Géorgie, un juge fédéral a ordonné que le délai soit prolongé jusqu’au 6 novembre. En Caroline du Nord, les bulletins doivent être postés avant le jour de l’élection, le 3 novembre, et peuvent être reçus jusqu’au 6 novembre. Dans le Minnesota et le Nevada, le délai va jusqu’au 10 novembre, et s’étend jusqu’au 13 novembre dans l’Ohio.

Les deux partis ont déjà rassemblé des équipes d’avocats en cas de litige.

Johan Ickx : L’aide apportée par le Vatican aux Juifs a été massive

Dans un livre-événement s’appuyant sur des milliers de documents inédits et intitulé Le Bureau. Les Juifs de Pie XII, l’archiviste du Vatican, Johan Ickx, révèle l’ampleur de l’activité du Saint-Siège en faveur des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Il a accordé un entretien au Figaro Magazine. Extrait :

[…] La perception positive portée sur Pie XII juste après la guerre a été balayée par la pièce de Hochhuth, Le Vicaire, une création des services secrets soviétiques qui a joué un grand rôle dans le retournement de l’opinion publique dans tout l’Occident. Tous les historiens ont pris l’acte d’accusation de cette invention théâtrale – ami des nazis, Pie XII aurait sciemment détourné le regard et gardé le silence sur la persécution et l’extermination des Juifs – comme point de départ pour construire leur «vérité», mais sans connaître les pièces essentielles et originales que j’expose et développe dans mon livre. Sans compter qu’ils se sont souvent appuyés sur un seul document, étudié à la loupe quand celui-ci semblait aller dans le sens de leur «cause».

Le livre est plein d’éléments nouveaux, mais je voudrais en mentionner trois en particulier. D’abord, la réalité d’une aide constante du Vatican aux Juifs de toute l’Europe – individus ou familles, via l’action d’un desk officer de la secrétairerie d’État, à qui avait été spécifiquement confiée cette mission quotidienne: Mgr Dell’Acqua. Et il est à noter qu’il y a seulement quelques mois, cette personne chargée de sauver les Juifs a subi soudain une campagne de diffamation et a été traité d’antisémite… C’est une diffamation lourde, même post mortem. Cela montre bien combien on continue à «créer» de l’Histoire sur Pie XII. C’est la même technique depuis cinquante ans: délégitimer auprès du grand public les personnages autour de Pie XII pour projeter indirectement une ombre accusatrice sur le pape.

Deuxième élément, très important, qui mérite d’être étudié par les spécialistes: la rupture diplomatique définitive entre l’Église catholique et le gouvernement nazi le 17 mars 1943, après la découverte d’une note du Saint-Siège critiquant la persécution religieuse pratiquée en Allemagne et dans les territoires occupés. Resté secret jusqu’à aujourd’hui, c’est un fait important parce qu’à partir de cette date, le Saint-Siège, qui a été diplomatiquement déclaré en guerre, est mis hors-jeu dans tous les pays occupés par les nazis. À partir de cette date, la «guerre froide» entre le Vatican et le régime nazi a commencé.

Enfin, j’ai trouvé la confirmation du fil rouge qui lie la Seconde à la Première Guerre mondiale: ses figures cardinales (Hitler, Pacelli, certains cardinaux et les Juifs qui ont servi leur patrie pendant la Grande Guerre), certaines réalités (déportations et camps de concentration), la pensée même du futur pape autour du peuple juif (expliqué dans un document officiel du Saint-Siège en 1916 et considéré, par le Comité juif américain à New York comme «encyclique»!), quand il était le ministre des Affaires étrangères du Vatican. Il est surprenant de voir comment tous ces éléments retracent ou trouvent leur genèse dans et pendant la Première Guerre mondiale. […]

On découvre dans votre livre le haut degré de persécutions subies durant la guerre par l’Église catholique. Vous attendiez-vous à cela?

J’étais au courant de cette persécution de l’Église catholique, déjà entamée en Allemagne dans les années 1930, avec notamment des décapitations de prêtres, mais je dois avouer que les dimensions réelles lors de la Seconde Guerre mondiale racontées par les documents des Archives historiques m’ont laissé perplexe. À l’Est en particulier, d’innombrables innocents, hommes, femmes et enfants ont été confrontés à l’horreur des tortures et des massacres, d’abord perpétrés par les Soviétiques puis par les nazis. Il me semble que dans l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale il existe encore une lacune à cet égard. Je raconte dans un chapitre le danger constant pour n’importe quel fidèle catholique et l’élimination des classes intellectuelles et savantes dans les territoires occupés, surtout en Pologne. Le réseau d’informateurs, des hommes qui souvent méprisaient la mort, est remarquable. Du début de l’invasion en Pologne les massacres commis par les nazis sur la population sont rapportés soit par l’ambassade de Pologne près du Saint-Siège, soit par des membres du clergé et des catholiques polonais. Ils décrivent une cascade de terreur et de massacres sur la population catholique.

Peut-on mesurer le niveau d’aide apportée par le Vatican aux Juifs, et le rôle précis de Pie XII dans cette aide? A-t-il fait, à vos yeux, tout ce qu’il pouvait faire?

L’aide du Vatican a été massive. Ma réponse peut surprendre le lecteur, mais il faut voir la réalité. Le Saint-Siège a mis en branle un réseau international d’aide et de secours qui a continué à fonctionner là ou d’autres organisations ont cessé d’agir (par impossibilité) 24 heures sur 24. De plus, les nonces et les représentants diplomatiques du pape Pie XII ont cherché, non sans suivre les instructions directes, à trouver toutes les voies possibles pour sauver des Juifs. Le mot-clé dans tout cela est «possible», car celui qui vivait la réalité du nazisme féroce ne «pouvait» presque rien faire. […]

Bioéthique : Mgr Aillet demande aux prêtres et aux laïcs d’accueillir avec attention les sollicitations du collectif Marchons enfants et des AFC

Lettre de Mgr Aillet du 24 septembre aux prêtres, aux diacres et aux responsables de Mouvements, Associations de Fidèles et Services diocésains :

Chers frères et sœurs,

Comme vous le savez, même si les grands médias sont restés très discrets sur le sujet, le projet de loi bioéthique, aggravé par la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale, a été adopté le 1er août 2020, par l’Assemblée Nationale en seconde lecture, avec 101 députés présents dans l’hémicycle sur 577. Deux députés courageux de notre département, dont un de la majorité parlementaire, ont voté contre.

J’ai publié deux messages, le 18 juillet et le 15 août, pour commenter cette douloureuse actualité. De nombreux évêques ont réagi à ce « désastre éthique » et le Groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France, présidé par Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, a communiqué le 1er août sa désapprobation. Nous ne pouvons certes pas nous bercer d’illusions, mais l’adoption définitive de ce projet de loi n’est pas acquise : le texte doit encore repasser devant le Sénat et le Conseil Constitutionnel pourrait encore être saisi.

Une Coordination d’associations – dont les Associations familiales Catholiques, la Manif pour Tous, Alliance Vita et l’Association Juristes pour l’enfance –, qui a pour nom : « Marchons Enfants », multiplie les campagnes de sensibilisation du grand public, les démarches auprès des parlementaires, et appelle les citoyens à manifester le samedi 10 octobre prochain dans de nombreuses villes de France, dont Bayonne et Pau.

Des représentants de cette Coordination ont été reçus par le Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France et ont demandé aux évêques un encouragement, non moins qu’une parole forte adressée au grand public, en affirmant que les évêques sous-estiment souvent leur impact et leur capacité de mobilisation.

C’est dans ce sens que je vous invite à faire bon accueil aux représentants de cette Coordination qui vous contacteront.  Ils vous proposeront de donner une information à vos paroissiens et aux membres de vos Mouvements ou Associations de fidèles, non seulement sur les enjeux du Projet de Loi, mais aussi sur les modalités pratiques des manifestations prévues le 10 octobre à Bayonne et à Pau. Je ne suis pas certain en effet qu’un nombre important de nos fidèles aient une connaissance suffisante du contenu de ce projet de loi, ni tout à fait conscience de ses enjeux et de la gravité des « avancées » ainsi adoptées par l’Assemblée Nationale.  (Voir le site des AFC qui donne beaucoup d’informations utiles, tant sur la manifestation que sur le projet de loi : afc-France.org).

Si l’Eglise ne doit pas s’engager directement dans la gestion des affaires publiques, elle n’en a pas moins la mission prophétique d’éveiller les consciences, en rappelant les principes, parfois non négociables, qui guident la recherche du Bien commun, but principal de la Politique. Elle doit même encourager les fidèles du Christ laïcs à s’engager dans leur mission spécifique, qui est d’animer chrétiennement les réalités temporelles – famille, travail, vie associative, engagement social et politique –, de manière autonome et de leur propre initiative, dès lors que c’est en cohérence avec la foi et l’enseignement de l’Eglise.

Je vous invite donc à encourager les fidèles à prendre leurs responsabilités par rapport à ce projet de loi, qui ne sera pas sans incidences dans la vie de tous les citoyens. Cela peut passer par la décision, que chacun doit prendre librement et en conscience, de manifester. Encore faut-il qu’il soit informé de cette possibilité.

Je vous rappelle que ce projet de loi bioéthique ne s’attaque pas à des réalités contingentes, sujettes à opinions : il comporte une « rupture anthropologique majeure » qui attente à la dignité fondamentale de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable, et offense gravement le dessein du Créateur.

L’Eglise a déjà porté dans le passé un jugement sévère sur la PMA (procréation médicalement assistée) : non seulement elle substitue la technique à la nature, ce qui est incohérent à l’heure de l’engagement écologique, mais elle induit dans la plupart des cas la destruction d’embryons. Aujourd’hui, elle met en garde contre la fabrication légale et intentionnelle d’enfants sans père, induisant un bouleversement de la filiation sans précédent, où la filiation n’est plus liée à la nature – qui exige les gamètes d’un homme et d’une femme – mais à un projet parental. C’est la remise en cause pure et simple de la nature de la génération humaine et la négation de la corporéité, qui est partie intégrante de la personne humaine. Et le fait que cela ne concernera qu’un nombre limité de couples, ne change rien à la Révolution ainsi opérée dans le droit général de la filiation.

Ce projet de loi prévoit en outre d’autoriser largement l’expérimentation sur les embryons humains, jusqu’à fabriquer des embryons-chimères, par l’apport de cellules souches humaines à des embryons animaux !

Enfin, un amendement hors-sujet a été introduit, en extrême fin des discussions, visant à étendre l’Interruption Médicale de Grossesse, déjà possible jusqu’à la fin de la grossesse, aux cas de « détresse psychosociale » : il s’agit ni plus ni moins de détruire un être humain innocent – qui peut nier qu’un fœtus de 9 mois soit un enfant ? – pour résoudre un problème psychosocial. C’est un véritable scandale qui met en lumière le drame de tout avortement ! Comment résoudra-t-on les traumatismes post-avortement qu’un nombre croissant d’experts reconnaissent aujourd’hui ?

Personne n’est dupe non plus sur le frein mis par le gouvernement, pour calmer les esprits, à l’adoption de la GPA, qui ne saurait être longtemps ajournée, ne serait-ce que pour honorer le principe de non-discrimination entre les couples de femmes et les couples d’hommes, et pour ne pas prendre de retard dans une compétition commerciale déjà bien engagée, si l’on en croit la tenue, en toute impunité quoiqu’illégalement, de salons « désir d’enfants » qui en font déjà la promotion en France !

Je pense que vous conviendrez aisément avec moi de la gravité des enjeux et de l’importance qu’il y a à informer les fidèles, comme à les sensibiliser à leur prise de responsabilité, pour faire entendre la voix du bon sens et de la justice sur un projet de loi qui, en fin de compte, n’est ni bio ni éthique, et se contente, une fois encore, de suivre l’évolution des mœurs, au mépris de la loi morale comme des lourdes conséquences qui pèseront sur les générations à venir.

Je répète encore une fois qu’il ne s’agit pas de porter un jugement sur les personnes, dont les souffrances sont respectables. Mais on ne saurait rester muet sur le désordre éthique que ces avancées sociétales apporteront objectivement pour tous. La compassion et l’attention respectueuse que l’on doit aux personnes ne justifient pas que l’on déroge à des principes aussi fondamentaux, parce que seuls à même de garantir les droits fondamentaux de toute personne humaine, sans exception. En l’occurrence, quelle que soit la souffrance de ne pas avoir d’enfant, celui-ci n’est jamais l’objet d’un désir, mais un don qui ne saurait jamais être asservi à la volonté de ses parents.

La prière et le jeûne demeurent les moyens privilégiés pour accompagner notre action et en garantir de la part du Seigneur la fécondité.

En confiant cette lettre à votre discernement, je vous assure de mes sentiments dévoués dans le Christ et Son Eglise, et de ma prière.

+ Marc AILLET

230 000 avortements par an, cela ne suffit pas au député Albane Gaillot, qui en veut encore plus

Alors que les récents chiffres de la DREES montrent un record du nombre d’avortements depuis 1995, avec un avortement pour trois naissances, les fanatiques des sacrifices humains en veulent encore plus, à l’approche de la journée mondiale de l’avortement, le 28 septembre.

Un article à la gloire du Planning familial tente de rassurer les femmes enceintes. Mais c’est assez glaçant :

« J’ai vécu ça comme une torture. J’aurais préféré qu’on soit plus transparent avec moi. C’est vraiment des objets intrusifs. On me disait que j’allais pas ressentir de douleur mais la douleur était vraiment mentale. Je sentais tout ce qui se passait. Y a pas que la douleur à prendre en compte… »

Albane Gaillot, député EELV du Val-de-Marne, a déposé une proposition de loi pour qu’il y ait encore plus d’avortements. Elle s’attaque à la durée légale et à la clause de conscience des médecins. Hier, elle a conduit une délégation de 9 députés à « La Maison des femmes » à Saint-Denis pour parler avortement à l’approche du débat sur sa proposition de loi. Dans la pièce, parmi les portraits affichés, il y avait celui de Mère Térésa, qui avait déclaré en 1979

« Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître ».


Le député Albane Gaillot est en train de faire signer une tribune par les parlementaires, dans laquelle elle écrit :

Tous les jours, nous faisons le constat de l’insuffisance des politiques publiques en matière d’éducation à la sexualité ou encore de la fermeture des nombreux établissements spécialisés dans l’IVG, qui se traduisent – entre autres – par une entrave à la liberté de choix de la méthode de l’IVG pour les femmes.

Tous les jours, les femmes font les frais de la clause de conscience spécifique à l’IVG qui consacre l’avortement comme un acte à part, en permettant à tout médecin de refuser de prendre en charge une patiente, sans avoir à en donner les motifs.

Alors qu’il y a eu plus de 230 000 avortements en France en 2019 !

Attentat près des anciens locaux de Charlie Hebdo

Au moins quatre personnes ont été blessées vendredi en fin de matinée lors d’une attaque à l’arme blanche à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo. Un suspect a été interpellé peu de temps après les faits dans le secteur de Bastille. Les suspects seraient de type indo-pakistanais.

L’une des victimes est une femme qui fumait une cigarette dans la rue. Après avoir été agressée, elle s’est réfugiée dans des bureaux où les salariés lui sont venus en aide. Elle perdait beaucoup de sang.

Deux des quatre blessés sont des salariés de l’agence de presse Premières lignes. Il s’agit de deux chargés de production qui travaillent dans cette agence qui occupe un étage de l’immeuble des anciens locaux de Charlie Hebdo.

Un important dispositif de sécurité a été déployé. La BRI, brigade de recherche et d’intervention, est mobilisée.

La mairie du XIe arrondissement a décidé de boucler les écoles, crèches et résidences pour personnes âgées dans l’attente que le suspect soit appréhendé.

Le ministre de l’Intérieur, en déplacement à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, est rentré en urgence à Beauvau.

Le suspect arrêté, un Pakistanais ayant des antécédents judiciaires, a reconnu les faits.

Le discernement pastoral à l’égard de ceux qui demandent l’euthanasie ou le suicide assisté

La lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la fin de vie, Samaritus bonus, est désormais accessible en français. En voici un extrait :

Un cas très particulier dans lequel il est aujourd’hui nécessaire de réaffirmer l’enseignement de l’Église est l’accompagnement pastoral de celui qui a expressément demandé l’euthanasie ou le suicide assisté. En ce qui concerne le sacrement de la réconciliation, le confesseur doit veiller à ce qu’il y ait une contrition, laquelle est nécessaire pour la validité de l’absolution et consiste en « une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir ». Dans notre cas, nous avons affaire à une personne qui, au-delà de ses dispositions subjectives, a fait le choix d’un acte gravement immoral et y persévère librement. Il s’agit d’une non-disposition manifeste à la réception des sacrements de la Pénitence, avec l’absolution, et de l’Onction des malades, ainsi que du Viatique. Le pénitent pourra recevoir ces sacrements lorsque sa volonté de prendre des mesures concrètes permettra au ministre de conclure qu’il a modifié sa décision. Cela implique également qu’une personne qui s’est inscrite auprès d’une association pour recevoir l’euthanasie ou le suicide assisté doit montrer son intention d’annuler cette inscription avant de recevoir les sacrements. Il faut rappeler que la nécessité de différer l’absolution n’implique pas un jugement quant à l’imputabilité de la faute, dans la mesure où la responsabilité personnelle peut être réduite, voire inexistante. Dans le cas où le patient serait désormais inconscient, le prêtre pourrait administrer les sacrements sub condicione si le repentir peut être présumé à partir d’un signe donné précédemment par la personne malade.

Cette position de l’Église n’est pas le signe d’un manque d’accueil envers les malades. Elle doit, en effet, être associée à l’offre toujours possible d’aide et d’écoute, toujours accordées, ainsi qu’à une explication approfondie du contenu du sacrement, afin de donner à la personne, jusqu’au dernier moment, les outils pour le choisir et le désirer. L’Église, en effet, veille à scruter les signes de conversion suffisants pour que les fidèles puissent raisonnablement demander à recevoir les sacrements. Il faut rappeler que le report de l’absolution est aussi un acte médicinal de l’Église, qui vise non pas à condamner le pécheur mais à le faire évoluer et à l’accompagner vers la conversion.

Ainsi, même lorsqu’une personne n’est pas en condition objective pour recevoir les sacrements, une proximité qui invite toujours à la conversion est nécessaire. Surtout si l’euthanasie, demandée ou acceptée, n’est pas pratiquée dans un bref délai. Il y aura alors la possibilité d’un accompagnement pour faire renaître l’espérance et modifier le choix erroné, afin que l’accès aux sacrements soit ouvert au malade.

Cependant, il n’est pas admissible de la part de ceux qui assistent spirituellement ces malades de faire quelque geste extérieur que ce soit qui puisse être interprété comme une approbation de l’euthanasie, comme par exemple rester présent au moment de sa réalisation. Une telle présence ne peut être interprétée que comme une complicité. Ce principe concerne en particulier, mais pas seulement, les aumôniers des structures de santé où l’euthanasie peut être pratiquée, qui ne doivent pas faire scandale en se montrant d’une quelconque manière complices de la suppression d’une vie humaine.

Solidarité Kosovo protège le monastère de Gracanica

Des siècles d’occupation ottomane, des destructions multiples pendant les différentes guerres ayant secoué la région et des attaques ciblées pendant les pogroms de 2004 n’ont pas réussi à effacer les traces, innombrables, de la riche histoire orthodoxe du Kosovo-Métochie. Ce patrimoine religieux exceptionnel est aujourd’hui encore menacé.

Le monastère de Gracanica, en plein cœur du Kosovo, est l’un des plus beaux joyaux de l’orthodoxie serbe. Fondé en 1321 par le grand roi Milutin dans un style typiquement byzantin, il renferme des fresques exceptionnelles par leur richesse et leur beauté. Après la guerre en 1999, il a été le point de ralliement de milliers de familles serbes chassées de leurs terres un peu partout au Kosovo et se trouve aujourd’hui au beau milieu d’une des plus grandes enclaves serbes au Kosovo-Métochie.

Cette situation ne le met pas à l’abri des menaces. En 2004, une longue colonne d’Albanais venus de Pristina et se dirigeant vers Gracanica avait été arrêtée et repoussée par la Kfor. Les habitants de l’enclave avaient alors coiffé de barbelés la longue muraille entourant les terres du monastères. En 2018, un groupe djihadiste composé d’Albanais du Kosovo revenus de se battre en Syrie a été arrêté. Ils préparaient une série d’attentats dans les enclaves « pendant une fête religieuse ». Parmi leurs cibles, Pec, Mitrovica, Prizren… et Gracanica.

Un système de vidéo-protection, dont l’installation complète à coûté 45000 euros, permet de garder nuit et jour l’oeil ouvert sur l’ensemble du terrain du monastère. Les images, transmises en temps réel sur trois écrans, sont enregistrées pour pouvoir être, en cas d’incident, transmises à la police, qui aurait ainsi du mal à prétendre qu’elle ne peut pas identifier les coupables. Elles pourraient aussi être fournies à la Kfor, ainsi qu’aux médias le cas échéant, permettant ainsi de faire pression sur les autorités pour qu’elles mènent vraiment l’enquête.

Il permettra aux religieuses de continuer à mener leur vie de prière et de travail au coeur du Kosovo-Métochie et de l’enclave de Gracanica.

Cette opération au monastère de Gracanica fait suite à plusieurs autres opérations de protection du patrimoine religieux menées par Solidarité Kosovo depuis sa création. Parmi les plus marquantes, on se souvient de l’érection d’une muraille autour des monastères de Decani et de Banjska ou de l’installation de caméras de surveillance autour de l’église de Laplje Selo, située à l’écart du village et au bord d’une route, situation en faisant une cible idéale pour de multiples attaques, vols et dégradations.

Les conséquences de la crise sanitaire sur la vie démocratique imposent la suspension des réformes en cours

L’évolution des indicateurs de suivi de l’épidémie de Covid-19 a conduit les autorités à prendre des mesures sanitaires strictes dans 7 départements sur 10. Les jauges des « événements » sont dans certains cas abaissées à 1000 personnes et les « rassemblements » sur la voie publique à 10 ou 30 personnes. Mais cette différence entre « événement » et « rassemblement » est tout sauf clair parce qu’elle ne correspond pas aux différences habituellement et juridiquement établies entre les diverses formes d’événements publics. La Manif Pour Tous a donc écrit au Ministre de l’Intérieur et au Préfet de Police de Paris pour des rendez-vous en urgence permettant de préciser les conditions dans lesquelles pourront être organisées les mobilisations contre le projet de loi bioéthique prévues partout en France le samedi 10 octobre.

La vie associative mais aussi la vie politique et démocratique se trouvent profondément bouleversées et peut-être même empêchées, selon ce qu’il ressortira de ces entretiens. Néanmoins, si les institutions et les exécutifs locaux bénéficient d’une continuité de service, le débat public, poumon de notre vie démocratique, est clairement altéré. C’est ce qui avait conduit le Président de la République a annoncé le 16 mars dernier la suspension des réformes en cours « jusqu’à nouvel ordre ». Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

« Les mesures annoncées le 23 septembre par Olivier Véran imposent de facto une nouvelle suspension des réformes en cours, le débat public étant un élément constitutif et essentiel du processus. Compte-tenu de la difficulté à organiser des manifestations massives ou tout autre événement (colloques, cycle de conférences, stands de sensibilisation…) permettant de nourrir le débat public, la poursuite de réformes sensibles comme l’avenir des retraites, l’assurance chômage ou la révolution de la filiation à travers le projet de loi bioéthique est naturellement inenvisageable ».

En outre, vu l’inquiétude des Français sur le rebond de l’épidémie, le Gouvernement et sa majorité doivent se concentrer sur la gestion de la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales.

Le Président de la République a précisé le 10 septembre dernier qu’il souhaitait « donner de la visibilité sur les prochaines semaines ». C’est précisément ce qui doit être fait aujourd’hui en confirmant cette mise en suspens des réformes, le temps de gérer au mieux la crise sanitaire et d’éviter une saturation de notre système hospitalier qui conduirait demain à un reconfinement partiel ou total.

Au moment où l’on défend la liberté absolue d’expression, comment peut-on enfermer pour délit d’opinion ?

Communiqué de Bernard Antony :

Le jour même où je lis dans mon journal le texte « Ensemble défendons la liberté » signé par bon nombre de médias, (y compris l’Humanité !), j’apprends l’incarcération pour dix-sept mois, en raison de ses écrits, de Monsieur Hervé Ryssen.

J’aurais donc encore moins aujourd’hui qu’hier l’inélégance de lancer contre ce dernier des injures ignobles comme celles qu’il m’adressa jadis avant de proférer entre autres menaces celle de me « pendre par les pieds ».

Tombant en effet un jour, sur quelques unes de ses divagations sur la seconde guerre mondiale, je m’étais en effet laissé aller à publier une réaction de commisération à laquelle il répliqua de la façon susdite.

Totalement opposé aux « opinions » de Mr Ryssen sur les thèmes qui lui sont chers, et de surcroît insulté et menacé par lui, je n’en suis pas moins scandalisé par son embastillement non pas pour ce qu’il a pu faire mais pour ce qu’il a écrit.

Au moment où l’on défend la liberté absolue d’expression, y compris donc logiquement celle des idées les plus folles, les plus révoltantes, comment donc peut-on enfermer pour de longs mois Mr Ryssen pour délit d’opinion ?

A une époque où, pour ne prendre que son cas, on continue à exalter, à honorer le fanatique écrivain communiste Louis Aragon, laudateur inconditionnel des exterminations staliniennes, chantant « l’éclat des fusillades », les mérites de la G.P.U, et du Goulag soviétiques.

Et n’était-ce pas son camarade bolcho surréaliste André Breton, qui prônait la jouissance de pouvoir tirer dans la foule pour le seul plaisir de tuer sans motif ?

Le massacre perpétré par les tueurs islamistes à Charlie Hebdo et à l’hypermarché casher ont été particulièrement ignobles, comme ceux commis à Montauban et à l’école juive de Toulouse par le terroriste Mohamed Merah.

Comme l’a fort bien reconnu l’avocat de ce périodique, Richard Malka, les chrétiens légitimement scandalisés par les blasphèmes de Charlie, Hebdo ont réagi eux pacifiquement selon leur droit, selon la loi.

Le texte des médias rappelle qu’ « en France le délit de blasphème n’existe pas ». Comment alors embastiller Ryssen pour des opinions et propos sans doute choquants, délirants, odieux, mais relevant ni plus ni moins du « blasphème » ?

Comment le condamner, lui, quand le parquet ne poursuit pas Charlie Hebdo pour son ignoble couverture du 13 mars 2019, de défiguration atrocement obscène du visage du Christ ? L’Agrif, seule, poursuit judiciairement Charlie Hebdo au nom de la dignité humaine pour cette couverture.

Comment un Richard Malka ne voit-il pas combien une telle « culture » de l’injure scatologique s’inscrit dans une fanatique orchestration de haine ?

Des « productions » analogues ne furent-elles pas utilisées par les jacobins, les bolcheviques ou les nazis pour développer pour les premiers leurs modes de conditionnement des masses à l’hystérie antichrétienne et à l’hystérie antisémite pour les derniers ?

Il n’est pour le vérifier que de feuilleter les ouvrages historiques de publication rétrospective des dessins des propagandes totalitaires.

L’abomination islamo-jihâdiste n’a cessé de développer d’autres formes modernes de sidération et de fanatisation des peuples de l’oumma.

Comment les collaborateurs de Charlie et notamment la dessinatrice « Coco » peuvent-ils occulter le fait que la culture de la dérision, du mépris, de la grossièreté, de l’obscénité, de l’outrance scatologique, développe inéluctablement toujours plus de haine avec les passages à l’acte que l’on sait ?

L’ignoble attentat qui a tué tant des leurs n’exonère pas la dessinatrice « Coco » de sa responsabilité dans l’incitation à la haine antichrétienne et simultanément aussi, antisémite. Chaque jour des églises ne sont-elles pas profanées, incendiées et des chrétiens vilipendés, agressés ?

Car si les terroristes islamistes de par le monde, et depuis longtemps, ne cessent de perpétrer des crimes contre l’humanité, l’acharnement qu’elle a mis pour défigurer dans une rare hauteur d’abjection le visage du Christ, Fils de Dieu pour les chrétiens, fils de David, pour les juifs et chrétiens, n’est pas autre chose que l’expression d’un mépris hallucinant de l’humanité même du supplicié et par là, une atteinte à tout ce qui nous fait tous, humain.

Coco sans aucun risque autre qu’un procès de l’Agrif a perpétré une misérable excrémentation d’inhumanité totale.

On ne peut que la plaindre.

Mais à l’aune de la liberté du blasphème désormais érigée à la hauteur d’un dogme républicain par Emmanuel Macron lui-même, on comprend mal que le blasphémateur Ryssen demeure embastillé.

«À moins d’ignorer les lois des mathématiques, il n’est pas difficile de voir la réalité d’un remplacement de la population»

Dans un entretien, Viktor Orban, Premier ministre hongrois, dénonce :

« Selon les libéraux loufoques, il n’y a aucune raison de craindre une immigration de masse, ni même un flot d’immigration. Et il n’y a aucune raison de le craindre même si les traditions nationales et religieuses des invités indésirables sont radicalement différentes des nôtres – voire opposées aux nôtres ». « On nous dit que le terrorisme, la criminalité, l’antisémitisme et l’émergence de sociétés parallèles ne sont que des irrégularités temporaires, ou peut-être les affres de la naissance d’un nouveau monde radieux sur le point de voir le jour. Mais le camp démocrate conservateur chrétien rejette une telle expérience imprévisible sur les sociétés et les individus ». « À moins d’ignorer les lois des mathématiques, il n’est pas difficile de voir la réalité d’un remplacement de la population sûr, lent, mais qui s’accélère ».

« Démission » du cardinal Becciu

Le pape a «démissionné» le cardinal Becciu, préfet de la Congrégation pour la Cause des saints. Créé cardinal en 2018, il renonce à tous ses droits liés au cardinalat. Il ne pourra plus être membre des dicastères de la Curie romaine ni participer au conclave. En cause: son rôle dans l’achat d’un immeuble de 200 M € à Londres lorsqu’il était au secrétariat d’État.

D’après L’Espresso, une enquête interne du Vatican aurait révélé que le cardinal Becciu se serait servi de fonds destinés aux œuvres caritatives pour alimenter un compte offshore et des sociétés détenus par ses frères. Ce qui était connu était l’implication des proches du cardinal (dont son ancien secrétaire particulier) dans un montage financier opaque pour acheter un immeuble de luxe à Londres.

En 2016, un audit sur les bilans du Vatican, commandé par le cardinal australien George Pell, secrétaire à l’Economie, avait été suspendu sur ordre de la Secrétairerie d’Etat : le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat, et son substitut Mgr Angelo Becciu, avaient adressé deux courriers à la société chargée de l’audit pour signifier la suspension de ses activités. Le cardinal Pell avait été surpris de cette mesure…

Des anti-éoliens candidats aux sénatoriales

Avec 1141 éoliennes opérationnelles (15% de la puissance nationale), le seuil de tolérance est dépassé dans l’Aisne, la Marne et les Ardennes. C’est pourquoi, dans le département de l’Aisne, une liste anti-éolienne a vu le jour pour les élections sénatoriales. 1 733 grands électeurs éliront trois sénateurs dimanche 27 septembre. Ils seront élus à la proportionnelle, au scrutin de liste à un seul tour, suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni de vote préférentiel. Le collège électoral est composé des députés et des sénateurs élus dans le département ou la collectivité, des conseillers régionaux de la section départementale correspondante, des conseillers généraux, des délégués des conseils municipaux.

La liste « Désastre éolien » avec Étienne Coupain, Isabelle Dekkers, Bernard Rouet, Valérie Bernardeau, Patrick Guéin, fait un peu d’ombre aux amis de Xavier Bertrand qui se voit déjà président de la République, et dénonce un péril que la classe politique en place refuse de prendre en compte, malgré de nombreux signalements. Péril environnemental, économique et sanitaire :

Environnemental : La multiplication des éoliennes enlaidit nos paysages de jour et de nuit, détruit de grandes surfaces agricoles, tue de nombreux animaux volants, oiseaux et chauves-souris. Où sont les vraies études d’impact ?…

Economique : Les éoliennes fournissent un courant électrique cher et aléatoire nécessitant des ponctions importantes sur les factures d’énergie, d’une part et d’autre part, la mise en œuvre de centrales thermiques polluantes pour les périodes sans vent. Le produit de l’installation est sans aucune mesure avec les frais occasionnés par leur démantèlement en fin de service. Le capital des riverains disparaît suite à la perte de valeur de l’immobilier.

Sanitaire : On soupçonne fortement de graves conséquences sur la santé des riverains (céphalées, acouphènes, insomnies, eczema…, voire cancers). Sans parler des problèmes qui touchent les animaux d’élevage et la faune sauvage. Enfin, en ce qui concerne l’emploi, les éoliennes sont particulièrement bénéfiques pour les Allemands, les Hollandais et les Danois mais en aucun cas pour les Français.

Thierry Mariani : « Chez LR, ils vont continuer à promettre des mesures de fermeté sans jamais pouvoir les appliquer »

Extrait de l’interview (Nice-Presse) de Thierry Mariani qui pourrait jouer un rôle important au sein de la liste RN en PACA pour les régionales :

(…) Chez LR, des élus comme Éric Ciotti et Lionnel Luca semblent, sur certains points, proches de vos idées et de celles du Rassemblement national. C’est à eux que vous vous adressez?

Les choses ne sont pas simples. Quand vous êtes maire ou élu départemental, vous ne pouvez pas prendre le risque de finir enclavé. Bien sûr que ces élus auraient leur place chez nous. Chez Les Républicains, ils vont continuer à promettre des mesures de fermeté sans jamais pouvoir les appliquer par peur de perdre les centristes ou l’adhésion des journalistes. On l’a vu sous Nicolas Sarkozy.

Pour ce qui est de Lionnel Luca, on connaît tous sa grande liberté, son indépendance. Il sait ce qu’il fait, il dit les choses. Je lui dirais que le RN a changé, qu’il n’a plus rien à voir avec le Front national. C’est le RPR des années 1990 voire celui de la fin des années 1970 par certains côtés : un parti plus proche de nos idées que LR qui s’est perdu entre la droite de la droite et les centristes. De toute façon, la clarification viendra pendant les régionales, puis pendant les présidentielles. Les choses seront tranchées.

Vous appelez à cela parce que le RN a besoin des électeurs de droite pour gagner dans les prochaines élections et que vous craignez les alliances roses/verts?

On voit que la gauche se relève, elle reprend des couleurs, notamment aux dernières municipales à Marseille. À ce niveau là, il y a une menace, oui. Pour les régionales, rien n’est joué par exemple, les écolos alliés aux socialistes pourraient s’imposer (…)

Marion Maréchal : « Une partie des Français qui se disent de droite se sentent orphelins »

Marion Maréchal était l’invitée des Grandes Gueules sur RMC :

Sainte Jeanne d’Arc est un modèle d’obéissance à la volonté divine, qui est supérieure et prime sur toute autorité humaine, fût-elle ecclésiastique

Prêtre depuis 2003 au sein de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, l’abbé Jacques Olivier œuvre à Tarbes et au sanctuaire de Lourdes, après divers ministères paroissiaux en France, en Belgique et en Angleterre. Il a étudié la théologie à l’ISTA et à l’ICT à Toulouse. Il est l’auteur, entre autres, de la série de catéchisme ‘Les Trois Blancheurs’. Il est titulaire d’une licence en philosophie et vient de recevoir la mention ‘Summa cum Laude’ pour sa thèse doctorale en théologie, soutenue le 18 septembre 2020. La publication est prévue dans quelques mois aux Éditions du Cerf.

Vous venez de soutenir une thèse de théologie intitulée « Pouvoir royal et Pouvoir ecclésial – Le prophétisme de sainte Jeanne d’Arc au service de la Chrétienté ». Avec l’immense littérature existante sur la patronne secondaire de la France, qu’est-ce que votre travail apporte de nouveau ?

Sainte Jeanne d’Arc a fait l’objet de très nombreuses publications historiques, mais aussi de romans, de théâtre, de poésie, voire de mythes, de légendes ou de pamphlets. Pourtant, si le « comment » de son épopée a été largement étudié, il reste à découvrir la question du « pourquoi » Dieu a-t-il envoyé cette jeune fille ? La réponse d’une intervention divine dans une querelle dynastique – même si elle touche à nos sentiments patriotiques – ne peut suffire à expliquer une telle intervention divine extraordinaire et conduit à considérer une mission prophétique universelle, avec des rappels divins auprès des gouvernants, qu’ils soient laïcs ou clercs, afin qu’ils œuvrent au mieux du dessein divin dans leurs fonctions. Je montre ainsi dans mon travail en théologie des saints, qu’il y a un enseignement théologique authentique dans les paroles et les actions de sainte Jeanne d’Arc.

Vous parlez dans votre thèse de « théologie politique ». Dans notre pays de laïcisme, ne s’agit-il pas d’un oxymore ? Qu’entendez-vous par là ?

La notion de « théologie politique » peut certes déranger ceux qui rejettent les droits de Dieu sur le monde. Mais refuser la royauté du Christ-Roi sur le monde n’est qu’un déni de réalité qui ne la fait pas disparaître ! Le sacre du roi, au cœur de la théologie politique de sainte Jeanne d’Arc et de sa mission politique rappelle que tout pouvoir humain trouve sa source et sa légitimité « de par le Roi du Ciel » qui confirme et surélève ainsi les règles successorales. Contre tout laïcisme et tout légalisme abusif, Jeanne rappelle que sans l’autorité divine, le pouvoir politique n’existerait pas, car le pouvoir est inhérent à l’ordre établi dans la création. La relation entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, le Bien Commun ou la notion de Chrétienté sont des composants importants de ce message.

Pour les laïcs catholiques du Salon beige, pas toujours d’accord avec les discours politiques de certaines autorités ecclésiales, sainte Jeanne d’Arc, confrontée à un tribunal ecclésiastique, demeure un modèle. Que nous enseigne l’exemple de sainte Jeanne d’Arc sur notre rapport à l’autorité ecclésiastique ?

Sainte Jeanne d’Arc est un modèle d’obéissance à la volonté divine, qui est supérieure et prime sur toute autorité humaine, fût-elle ecclésiastique. Jeanne affirme aussi vouloir obéir à l’Église, tant qu’elle ne lui commande « rien d’impossible », c’est-à-dire, explique-t-elle, une chose contraire à ce que Dieu lui a commandé. Les dernières textes de l’Église définissent pour tout laïc dans l’Église une mission propre qui n’est pas nécessairement confiée par l’autorité ecclésiastique : par la grâce de son baptême, tout chrétien a une mission d’apostolat et de sainteté. Jeanne montre parfaitement l’exemple de la réalisation d’une mission propre à une sainte laïque, confiée par Dieu sans médiation humaine, loin de tout cléricalisme à tendance totalitaire, voire même à son encontre lorsqu’il outrepasse ses droits.

Agnès Thill : « nous avons un vrai problème de démocratie »

A l’occasion de la sortie de son ouvrage, le député Agnès Thill a accepté de répondre à quelques questions pour les lecteurs du Salon beige :

Dans votre ouvrage « Tu n’es pas des nôtres« , vous évoquez votre déception au sein du Parti socialiste à la fin des années 80, avant de raconter ce que vous ont fait subir les élus de LREM. Ne pensez-vous pas que ces difficultés sont intrinsèques au système des partis : soit on suit la ligne, soit on démissionne ?

Effectivement, mais le candidat Emmanuel Macron nous avait « vendu » autre chose : nous devions faire « de la politique autrement », c’est à cela que nous avons adhéré. Nous devions écouter et prendre en compte tout le monde, c’est à cela que nous avons signé. En cela, je dis qu’il y a eu mensonge et tromperie sur la marchandise!

Pierre Person, député de Paris et délégué général adjoint de LREM, vient de démissionner, dénonçant notamment un parti « replié sur lui-même ». Savez-vous si ce constat sur LREM, associé à votre témoignage, est partagé au sein des adhérents de LREM ?

Nombreux sont ceux qui sont partis, déçus, effectivement. Il ne reste plus un des premiers marcheurs qui tractaient de villages en villages avec enthousiasme avec moi en 2017 ! Mais il n’y a pas de ligne de conduite à ce parti : il y a un homme, seul, soutenu par quelques autres, qui ont lancé l’affaire et sont partis dans cette aventure. Adrien Taquet, actuel ministre, suggérait qu’il y ait les initiales d’Emmanuel Macron dans le nom du mouvement pour que celui-ci y existe de manière subliminale. Quelques uns ils étaient, un peu comme on s’amuse, comme on refait le monde à vingt ans, et c’est cela qui a marché et dirigé notre pays dans la voie actuelle.  Les Français allaient si mal, ne savaient plus à quel saint se vouer, qu’ils ont adhéré aux belles paroles. Celles qui disent « en même temps », c’est à dire tout et son exact contraire, de sorte que chacun s’y retrouve. Tout tient sur cette magie des mots. Aujourd’hui, on se rend compte de la tromperie.

J’étais pour le dépassement de ce clivage gauche/droite, mais si c’est pour le remplacer par un clivage progrès/populistes, ce n’est pas un progrès, ce n’est pas rassembler, c’est recréer une lutte des classes qu’on avait réussi à anéantir. Ils ont tellement échoué à réduire la fracture sociale qu’ils placent les gens dans des cases : race, religion, genres, orientation sexuelle etc. Ils créent eux-mêmes les murs contre lesquels ils prétendent lutter.

Vous dénoncez dans votre ouvrage cet « étrange totalitarisme qui ne dit pas son nom ». Pensez-vous que la France n’est plus un pays libre ?

Je pense que nous avons un vrai problème de démocratie, un vrai problème d’état de droit dans notre démocratie.

Regardez ce qui s’est passé pour Louis de Raguenel, François de Rugy, Mila, moi : on cède à la pression et non plus à ce qui fait droit.

Une « gauche bien pensante » prétend détenir la pensée juste, la vérité, et l’impose, par pression, hors l’état de droit.

Ces quelques exemples devraient nous alerter car nous sommes sur une pente dangereuse et l’actuelle majorité ne la redresse pas, au contraire, nombre d’entre eux l’approuvent. « Redresser le bâton tordu, telle est l’exigence permanente des sages » Christian Jacq. Notre démocratie est bien loin de la sagesse !

M. Darmanin, lobbyiste d’une France musulmane ?

En moins de trois mois de responsabilité au ministère de l’Intérieur, M. Darmanin a déjà réussi le tour de force de dire 1° que

«Les combattants musulmans ont fait notre histoire, ils sont notre histoire »

-on aura remarqué que M.Darmanin ne dit pas que les combattants musulmans ont aussi fait notre histoire, ou bien qu’ils ont participé à l’histoire de France ; non  ils ont fait notre histoire. Un peu comme s’il était bien connu que le sacre de Reims et la fête de la Fédération, en référence à la citation célèbre de l’historien Marc Bloch («Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France: ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération»),  avaient été célébrés dans la liesse des soldats musulmans…-

et 2° que :

« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes ».

C’était le 18 septembre, lors d’une rencontre à la mosquée de Paris. Juste avant la rencontre, le ministre et le recteur de la grande mosquée, l’avocat Chems-Eddine Hafiz, étaient convenus d’un calendrier de concertations concernant le projet de loi en préparation sur les séparatismes avec une première séance de travail prévue le 26 septembre, soit dans quelques jours.

Les deux fois, M.Darmanin a excipé de son expérience toute personnelle de petit-fils d’un musulman algérien (« Vous savez d’où je viens » dit-il à la mosquée de Paris). On copine comme on peut.

Il paraît au surplus que M.Darmanin a aussi affirmé que le séparatisme était un concept. Il n’a donc certainement jamais reçu aucune information sur ces territoires perdus, où

« aujourd’hui des gens qui se réclament de l’islam veulent se les approprier pour y vivre selon des règles à eux. Ils recyclent à une minuscule échelle la vieille distinction entre «maison de l’islam» et «maison de la guerre», le monde païen, appelé à se soumettre ».

On ne peut pas entièrement reprocher à M.Darmanin de considérer que le dialogue avec l’islam est plus spontané : n’est-ce pas un imam qui a résolu si aisément le conflit entre Tchétchènes et Arabes à Dijon en juin ? Et quand l’adjoint à la culture d’une municipalité veut savoir s’il est opportun d’organiser une représentation de la pièce de Charb (dessinateur de Charlie Hebdo assassiné en 2015) Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes, il demande à l’imam ; celui-ci répond non. La pièce n’est pas représentée et donc tout est calme. Idéal pour un ministre chargé du maintien de l’ordre.

M. Darmanin a raison sur un autre point : la république n’est pas un concept étranger aux musulmans. La république d’Iran comme celle de Turquie en donnent des représentations particulièrement attrayantes, avec tenues républicaines comme dirait M.Blanquer (Illustration : Charlie Hebdo, 23/09/2020)

M.Darmanin va bientôt, dans l’inculture dangereuse, égaler assez vite M.Castaner, dans le cadre d’un match de très haut niveau. Pour être honnête, on n’imaginait pas que ce fût possible.

François Bousquet : Télétravail, Famille, Patrie

« Et si la pandémie nous avait vaccinés contre la mondialisation ! » François Bousquet, rédacteur en chef de la revue « Eléments » et directeur de La Nouvelle Librairie à Paris publie « Biopolitique du coronavirus » à La Nouvelle Librairie Editions. Une sorte de feuilleton de la pandémie avec pour ambition de déboucher sur des propositions concrètes. L’auteur pointe la schizophrénie du pouvoir qui a fait primer la santé sur l’économie après des années de destruction de l’hôpital public français et qui sera passé du déni désinvolte pendant l’hiver, à l’application maniaque du principe de précaution.

Rome rejette les délires des évêques allemands

Fin de non recevoir de la Congrégation pour la doctrine de la foi aux nouveaux hérétiques allemands :

Après examen du texte « Ensemble à la table du Seigneur » envoyé au Vatican par les évêques allemands le 20 mai, la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) explique que l’intercommunion pratiquée avec les protestants « ouvrirait de nouvelles divisions dans le dialogue œcuménique avec les Églises orthodoxes » et que « le lien étroit entre l’Eucharistie et l’Église » est trop ignoré.

C’est un nouveau refus que les évêques allemands viennent de recevoir de la part du Vatican, à la suite de leur demande de pouvoir pratiquer l’intercommunion entre catholiques et protestants.

Le 20 mai, la Conférence épiscopale allemande (DBK) avait envoyé au Vatican le texte « Ensemble à la table du Seigneur », publié par le Groupe d’étude œcuménique des théologiens protestants et catholiques (ÖAK) en septembre 2019. Ce texte de 57 pages prône « l’hospitalité eucharistique réciproque » entre catholiques et protestants, sur la base d’accords œcuméniques antérieurs sur l’Eucharistie et le ministère.

Quatre mois plus tard, la réponse de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) est arrivée, sous forme d’un courrier daté du 18 septembre adressé à Mgr Georg Bätzing, évêque de Limbourg sur-la-Lahn et président de la DBK. Mgr Bätzing, qui a participé à la rédaction du texte de l’ÖAK, a récemment annoncé que l’hospitalité sacramentelle mutuelle serait appliquée au 3e Kirchentag œcuménique prévu à Francfort en 2021. […]

Autre critique formulée par la CDF : « Les aperçus théologiques essentiels et indispensables de la théologie eucharistique du Concile Vatican II, qui sont largement partagés avec la tradition orthodoxe, n’ont malheureusement pas été correctement reflétés dans le texte. » […]

La Congrégation doctrinale du Vatican souligne, par ailleurs, que des différences significatives dans la compréhension de l’Eucharistie et du ministère « subsistent » entre les protestants et les catholiques. Ces différences doctrinales « sont encore si importantes qu’elles excluent actuellement la participation réciproque à la Sainte Cène et à l’Eucharistie ».

Dans son dernier livre-entretien paru au mois de septembre 2020, le cardinal Ludwig Müller dénonce la « perte de la foi » du chemin synodal entrepris par l’Eglise d’Allemagne depuis plusieurs mois. L’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi ne mâche pas ses mots lorsqu’il aborde les dérives du processus synodal allemand.

« Que manifestent les conférences régionales du chemin synodal ? Des vœux pieux, une hérésie ouverte, des prétentions irréalistes. »

Pour le cardinal Müller, la faillite actuelle du synode allemand repose sur le fait que les évêques d’Allemagne voient l’Eglise comme une « organisation purement humaine avec des buts purement mondains ». Dans cette perspective,

« je vois difficilement comment le chemin synodal qui se déploie en Allemagne pourrait prétendre être inspiré par le Saint-Esprit ».

Le processus de réforme basé sur le dialogue outre-Rhin vise, ni plus ni moins, à

« une sécularisation supplémentaire de l’Eglise. L’accent est surtout mis sur des sujets qui sont censés le plus séduire l’opinion publique occidentale ».

L’effet de cette fuite en avant, le cardinal le décrit sans fard :

« la perte de la foi droite, car si l’Eglise est une organisation purement humaine, la juste compréhension des offices et des sacrements disparaît ».

Hausse des avortements en 2019

En 2019, 232 200 avortements ont été enregistrées en France, dont 217 500 concernent des femmes résidant en métropole, selon les chiffres de la DREES publiés aujourd’hui. Le taux de recours est à son niveau le plus élevé depuis 1990 et atteint 15,6 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en métropole et 28,2 dans les départements et régions d’outre-mer (DROM). Ce sont les jeunes femmes de 20 à 29 ans qui restent les plus concernées, leur taux de recours étant de 27,9 avortements pour 1 000 femmes en France entière. En métropole, ils varient de 11,8 avortements pour 1 000 femmes en Pays de la Loire à 22,9 avortements en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ils dépassent 39 pour 1 000 femmes en Guadeloupe et en Guyane.

Le ratio d’avortement (graphique ci-dessus), qui rapporte une année donnée le nombre d’avortements au nombre total de naissances vivantes, est resté plutôt stable jusqu’en 2016, mais il est en hausse depuis. On compte près d’un avortement pour trois naissances en 2019. Le nombre des naissances et celui des avortements ont longtemps évolué de façon similaire, mais depuis 2014 le nombre de naissances diminue et depuis 2017 celui des avortements augmente.

61 500 avortements ont été réalisées hors d’une structure hospitalière, soit 25,4 % du total des avortements en métropole et 41,6 % dans les DROM. À l’hôpital, la part des avortements instrumentaux continue de décroître : elle est de 41 %, soit 30 % du total des avortements.

Pour la première fois, les données sur les avortements ont été appariées avec des données fiscales pour l’année 2016. Elles montrent une corrélation nette entre niveau de vie et avortements ; les femmes les plus précaires y recourent sensiblement plus que les plus aisées.

Malgré ces chiffres, le lobby de l’avortement réclame toujours plus de sacrifices humains, et plus tard. Pour découvrir l’envers du décor, le film Unplanned sera diffusé à partir du mois d’octobre. Enfin mobilisez-vous pour la marche pour la vie du 17 janvier à Paris.

L’étude de la DREES est accessible ici (pdf, 7 pages).

La loi sur le séparatisme permettra-t-elle la fermeture administrative des écoles libres ?

Anne Coffinier, présidente de l’association Créer son école, réagit aux annonces concernant le projet de loi sur le séparatisme, dans L’Express :

Le gouvernement envisagerait d’obliger les écoles privées hors contrat à déclarer l’origine de leurs fonds chaque année. Est-ce une bonne idée selon vous ?

La loi impose déjà aux établissements libres de donner, dans leur dossier de déclaration d’ouverture, “un état prévisionnel qui précise l’origine, la nature et le montant des principales ressources dont disposera l’établissement pour les trois premières années de son fonctionnement”. Ce que le gouvernement cherche à préciser, dans le projet de loi sur le séparatisme, ce sont les fonds d’origine étrangère, qui le préoccupent en particulier dans le cas de certaines écoles musulmanes. L’adage “qui paie commande” n’a rien perdu de son actualité, et il redoute l‘influence de l’Arabie saoudite et de la Turquie. C’est sans doute cette dernière qui mérite le plus d’attention de la part du gouvernement, parce qu’elle dispose d’un réseau d’écoles important. Mais il sera difficile d’améliorer le dispositif légal existant : dès lors qu’un Etat, ou qu’un acteur lucratif ou non lucratif étranger, passe par une structure écran qui a son siège en France, l’origine des fonds devient difficile à tracer. La rédaction de la disposition juridique devra donc être très soignée pour que le changement législatif soit opérationnel. Surtout, il faut que ce changement se concrétise sur le terrain par des contrôles accrus.

L’autre mesure, qui rendrait possible la fermeture administrative d’une école privée hors contrat, ne risque-t-elle pas d’aller à l’encontre du principe intangible de la liberté d’enseignement ?

Quand le ministre de l’Education nationale a souhaité faire fermer l’école Al Badr de Toulouse, il a dû multiplier les procédures laborieuses sans arriver tout à fait à ce qu’il voulait. Il a tiré de cette expérience la volonté d’accroître les pouvoirs de l’Etat en la matière. Pour autant, rendre possible une fermeture administrative n’est pas selon moi une bonne idée. La loi permet aujourd’hui à l’administration de vider une école de ses élèves, en mettant en demeure les parents d’inscrire leurs enfants ailleurs quand l’Etat juge que l’école n’est pas en règle. La procédure est simple, et la mesure redoutablement efficace. En pratique, une telle mesure, quand elle est appliquée, revient à fermer une école. Pour des libertés aussi importantes que les libertés d’enseignement, d’entreprise et d’association – qui sont ici concernées au premier chef -, il me semble nécessaire, dans un Etat de droit, de bénéficier de la garantie d’une intervention du juge et de voies de recours administratives et contentieuses. Cette idée de fermeture administrative n’est pas plus convaincante aujourd’hui que ne l’était hier le projet de la Ministre Najat Vallaud-Belkacem de transformer le régime de déclaration en vigueur pour ouvrir une école en régime d’autorisation préalable. Le juge constitutionnel s’y était opposé. Il me semble que ce dernier ne pourra que censurer aujourd’hui une loi qui tenterait d’instaurer des fermetures administratives sans la garantie de l’intervention d’un juge. Nous sommes dans un Etat de droit.

Quelles autres mesures préconisez-vous pour mieux lutter contre le séparatisme à l’école ?

Le 14 octobre prochain, la Fondation Kairos pour l’innovation éducative, abritée par l’Institut de France, organise un colloque sur le séparatisme, intitulé “Une école ambitieuse, meilleur antidote au séparatisme ?” Ce sera l’occasion de faire le bilan de la situation et de proposer des mesures ambitieuses pour lutter contre le séparatisme. Notre intuition fondamentale est que c’est la montée de l’insignifiance dans notre système éducatif commun qui a conduit à la situation actuelle. Il est certain que l’effort de lutte contre le séparatisme en matière éducative doit porter aussi sur les structures périscolaires ou les écoles qui sont aujourd’hui sous contrat d’association avec l’Etat, alors même qu’elles sont identifiées comme étant directement rattachées à des mouvances problématiques. Concentrer la lutte contre le séparatisme sur les écoles hors contrat serait une manière hypocrite de traiter le problème auquel notre Nation doit faire face, alors que l’Etat dispose déjà des moyens juridiques approfondis pour contrôler ces écoles, récemment durcis par la loi Gatel d’avril 2018. Il serait sans doute judicieux qu’il associe plus le ministère de l’Intérieur à ses inspections et qu’il forme et délègue des inspecteurs particulièrement formés aux enjeux de séparatisme. En soi, la liberté d’enseignement n’est certainement pas une menace pour le “pacte républicain”, pour reprendre les mots du Président de la République. Elle contribue aujourd’hui de manière intéressante à l’égalité des chances dans notre République, en permettant aux enfants de plus en nombreux qui ne trouvent pas leur place dans l’école publique de trouver malgré tout la voie de la réussite. Elle constitue un précieux aiguillon pour notre école publique, qui doit oser aussi se remettre en cause et se réformer. ”