Charlie Hebdo : le difficile équilibre entre courage et préjugé
En cette période du procès des attentats de 2015, dans Charlie Hebdo du 23 septembre 2020 (journal irritant, très irritant même parfois, mais c’est leur ADN et ses journalistes sont très courageux), sur les deux pages centrales un titre : « ATTENTATS : PUISQU’ON VOUS DIT QUE C’EST PAS LA FAUTE A L’ISLAM ! »
Titre bien sûr ironique, accompagné de quatre articles plutôt tranchants qui tentent de démonter les excuses faciles le plus souvent utilisées pour nepasferdamalgam.
Le premier est intitulé : « Le fanatisme, c’est plus compliqué que ça ». On y trouve :
« Tous savent que derrière les menaces et les crimes, il y a une idéologie politique religieuse totalitaire… La volonté de ne pas « stigmatiser » les croyants musulmans, de ne pas faire d’ « amalgames », a bon dos… Bien qu’il avance parfois masqué, l’islamisme est aujourd’hui la doctrine politique totalitaire la plus expansive ».
Le deuxième est intitulé : « Dédouaner la religion par la science ». Il y a cette citation:
« L’islamisme touche en premier lieu les musulmans. Ensuite, pour eux [les islamistes], la planète entière est l’objectif, par ordre de priorité, d’abord les musulmans chiites et musulmans modérés, ensuite les ennemis proches et les ennemis lointains »
et l’article rappelle aussi que
« les Kouachi ont crié qu’ils avaient « vengé le prophète » et non pas les enfants syriens ».
Le troisième est titré : « Non-dits et renoncements politiques ». Extrait :
« La justice sociale, mâtinée de condescendance envers « les musulmans », donne des pudeurs de gazelle à certains pour dénoncer l’islamisme d’une petite partie de la population musulmane, au prétexte de ne pas faire rejaillir l’opprobre sur tous les musulmans ».
Enfin, le quatrième s’intitule « Paroles de musulmans. Oui, l’islam a bien quelque chose à voir avec le terrorisme ». Un membre de l’organisation internationale antirerroriste Quilliam, Maajid Nawaz, déclare courageusement :
« Arrêtez de prétendre que les attentats terroristes qui ont eu lieu en France depuis 2015 n’ont rien à voir avec l’islam. Vos bonnes intentions envers nous, musulmans, ne font qu’aggraver le problème. C’est aussi dangereux que de dire que le terrorisme a tout à voir avec l’islam ».
Cela rappelle d’ailleurs un bel article de Causeur, En France, on peut choisir de croire (ou pas). Extrait :
« Les survivants de Charlie nous le disent, le véritable meurtrier court toujours, c’est l’islamisme – je préfère parler d’islam théocratique, qui n’est évidemment pas la totalité de l’islam, mais qui est un poison imprégnant l’islam depuis ses origines. L’indispensable procès, c’est celui de ce totalitarisme. Il ne s’agit pas d’un procès judiciaire, mais d’une nécessaire condamnation politique, philosophique, éthique et théologique d’un culte rendu à un dieu-tyran avide de piétiner la liberté et la conscience de l’Homme. Mais peut-on condamner cette idéologie sans critiquer la religion qui l’abrite en son sein, et peut-on sérieusement critiquer celle-ci sans critiquer aussi ceux qui choisissent d’y adhérer ? »
Bref, des yeux ouverts. Sauf que, quand même, en réalité, le titre de l’article est : ATTENTATS : PUISQU’ON VOUS DIT QUE C’EST PAS LA FAUTE A LA RELIGION !
En même temps, on apprend que « Radio France, avec plus de 90 médias, partage ce mercredi un texte fort pour défendre la liberté d’expression. » Un texte ‘fort’ signé notamment par ceux qui veulent purger Cnews et Valeurs Actuelles…, qui n’évoque ni l’islam, ni les musulmans…
Marseille ouvre grandes ses portes
Olivier Véran, ministre de la santé a placé la métropole d’Aix-Marseille en « alerte maximale ». A partir de samedi, dans la métropole d’Aix-Marseille, bars et restaurants seront totalement fermés. Le Dr Raoult n’a qu’à bien se tenir…
Et en même temps, le bateau d’une ONG avec 125 immigrés à bord fait route vers Marseille. La mairie de Marseille a fait savoir que le « Alan Kurdi » sera accueilli «sans condition ».
Une cloche « Voix de l’Enfant à naître » pour éveiller les consciences
Mercredi 23 septembre, fête de Saint Padre Pio, le Pape François a béni une cloche venant d’une Fondation polonaise pour le respect de la vie. La cloche porte le nom de « Voix de l’Enfant à naître ». Le Saint-Père a indiqué :
« Elle accompagnera les événements visant à se souvenir de la valeur de la vie humaine de la conception à la mort naturelle ». « Que sa voix éveille les consciences des législateurs et de toutes les personnes de bonne volonté en Pologne et dans le monde. »
La ville de Paris arrose le lobby LGBT
Au conseil municipal d’octobre de la mairie de Paris, des subventions de 382 650 euros vont être attribuées à vingt-cinq associations LGBT, comme le Centre LGBT de Paris, l’Inter-LGBT qui organise la « marche des fiertés », Le Refuge, ou encore SOS Homophobie. D’autres projets avaient été votés dès juillet. Jean-Luc Roméro-Michel, militant LGBT et désormais adjoint d’Anne Hidalgo chargé des droits humains, de l’intégration et de la lutte contre les discriminations annonce que, au total
« nous doublons notre soutien financier, qui va passer d’environ 200 000 euros à 400 000 euros par an ». « Il fallait envoyer un signe fort, pour rattraper le retard. A l’époque de la droite, il n’y avait pas un centime pour les associations LGBT. Les premières actions, les premières subventions sont arrivées avec Bertrand Delanoë à partir de 2001, et Anne Hidalgo a amplifié le mouvement. »
Mardi 22 septembre, les élus Les Républicains ont dénoncé de « petits arrangements entre amis ». Nelly Garnier, une élue proche de Rachida Dati, commente :
« Au conseil de Paris, on nous fait maintenant voter sur des paquets agglomérant des dizaines d’associations, certaines à l’utilité publique incontestable, d’autres beaucoup moins, par exemple lorsqu’elles favorisent des replis communautaires. Cette méthode est symptomatique de la politique de Paris envers les associations : toujours plus d’argent, distribué de façon toujours plus obscure. »
Mais les militants LGBT en demandent toujours plus. C’est leur tactique. Ils veulent un centre d’archives LGBT et l’ouverture d’une Maison des cultures LGBT+. Et ensuite quoi ? Un musée LGBT ?
Si les chrétiens s’inquiétaient autant de leur santé spirituelle que du Covid
Belle réflexion du vicaire de la paroisse Saint-Germain-des-Prés à Paris :

Neuvaine pour la conversion de George Soros – jour 9
Rappel de la volonté de Dieu
«Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et
sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
– Evangile selon saint Matthieu 5, 43-48
Mettons-nous en présence de notre Père du Ciel.
Notre Père
Acte 1 : le mal triomphant
Certains ont de la chance en naissant, quand d’autres connaissent des sorts moins enviables.
Je suis né dans une famille athée. Je n’ai jamais entendu parler de Dieu, et comme cadeau d’anniversaire j’ai eu la guerre. Le foyer a
éclaté comme un obus. […]
Et alors, je vais fuguer du côté de Marseille, décharger des camions sur les quais de la Joliette. Et là, la police va m’arrêter pour me rendre à mes parents. Et dans cette attente, on va tout bonnement me mettre en prison. Eh bien, je puis dire que là, j’ai été à bonne école, à l’école du vice. […] Et alors va commencer une vie de délinquant et à l’âge de 15 ans, je serai condamné jusqu’à ma majorité, 21 ans, pour avoir fait une première attaque à main armée. […]
Je me suis engagé, j’ai été blessé et rapatrié en France. Et l’armée, avec une pension dérisoire, me renverra vers mon trottoir. Et alors, avec des amis, je vais mettre en pratique ce que j’ai appris, et alors va commencer une vie de grande délinquance. Je vais commencer les attaques de banques, de caisses d’épargne et autres…
Jésus est venu dans ma cellule (témoignage) (lien)
Invoquons la Vierge Marie avec confiance, même dans les situations les plus désespérées.
Récitation d’une dizaine de chapelet
(ou 3 Je vous salue Marie)
Acte 2 : l’intercession pour nos adversaires
La persévérance d’un curé, qui deviendra une sorte d’ami, sera à l’origine d’une magnifique conversion.
Et sur un trottoir opposé, il y a un homme, bizarrement vêtu avec une grande robe noire. Et je dis à mes amis : Qu’est-ce que c’est que ce pélandron ? Est-ce un homme ou une femme ? Mon ami me dira : Va lui demander, je crois que c’est un curé. Je vais traverser la rue et je vais m’adresser à cet homme en lui disant : Qui tu es, toi, un homme ou une femme ?
Et il va me regarder droit dans les yeux et il me répondra : « Je suis un serviteur de Dieu, et je n’ai qu’un patron, c’est Dieu ».
Car il a vu effectivement mes mauvaises intentions en traversant ce trottoir. […]
Là, dans cette cellule, je vais rester de longues années. Mais il y a quelqu’un qui me suit dans cette marche, c’est mon bon curé. Il m’écrit une lettre « André, pense à Dieu. » Et il me laisse avec ce point d’interrogation. Sur une autre lettre il me dira : « André,
Dieu est dans ta cellule. »
Et sur une autre : « Dieu existe. » Et tous les mois il y aura comme ça quelque chose, il ajoutera même : « Dieu est bon. ».
Jésus est venu dans ma cellule (témoignage) (lien)
Récitons le Souvenez-vous, en mémoire de la magnifique conversion d’Alphonse Ratisbonne :
Prière de saint Bernard :
Souvenez-vous,
ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre
assistance, réclamé vos suffrages, ait été abandonné.
Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je
viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne
à vos pieds.
O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les
favorablement et daignez les exaucer. Amen.
Acte 3 :
le Bien triomphant
Et un jour, sans possibilité d’évasion, un souvenir de ce Jésus lui fait lancer un défi :
Et je vais m’adresser à ce Jésus en disant : « Si tu existes vraiment, si tu fais toutes les choses qui sont écrites là dans ce bouquin, eh bien alors, viens me voir ; je te pose un rendez-vous, viens à deux heures du matin, on sera tranquille, on pourra discuter, et si t’es si costaud, moi je ne te demande qu’une chose : ouvre mes barreaux que je me casse. » […]
Et là, je vais m’endormir d’un sommeil profond, sans me souvenir de ce que j’ai demandé le matin. […] Et c’est alors que je vais entendre ces paroles qui vont résonner très fort à l’intérieur de moi, comme dans un tunnel, et elles diront : « Il est 2 heures, André, nous avons rendez-vous. » Et alors, je vais bondir vers la porte de la cellule et le surveillant qui va arriver, je vais lui dire : « Mais qu’est-ce que tu viens me parler en pleine nuit, qu’est-ce que tu viens m’embêter ? » Et le surveillant dira : « Je ne t’ai rien dit. » Je dirai : « Mais quelle heure il est ? »« Il est 2 heures. » Je dirai : « Deux heures comment ? »« Deux heures juste. » Alors je vais me retourner dans cette cellule, et j’aurai pas le temps de réfléchir longtemps, car la parole va reprendre encore plus forte intérieurement, elle va résonner comme dans un tunnel dans mes oreilles, et elle dira : « Je suis ton Dieu, le Dieu de tous les hommes. » […] Et c’est alors que, du côté de ces barreaux que je voulais tant voir sauter pour une liberté, il va y avoir une belle lumière. Les mots sont trop pauvres pour la décrire : il n’y avait plus de plafond, il n’y avait plus de mur, c’était un ciel dans une cellule. Et là, dans cette lumière, il y a un homme, un homme que je ne connais pas, que je n’ai jamais vu.
Et alors, il va seulement me montrer les mains percées, les pieds percés, un côté percé. Et alors, je vais entendre ses paroles qui seront très fortes, là, dans cette cellule : « C’est aussi pour toi. » Eh bien c’est seulement à ce moment-là que les écailles de mes yeux, lourdes de 37 années de péchés, vont vouloir enfin tomber et que je vais pouvoir voir clair. Et là je vais comprendre en un éclair que je suis pécheur et qu’il est Sauveur. Et pour la première fois de ma vie, je vais courber l’échine, je vais fléchir. Pour la première fois de ma vie, je vais tomber à genoux et je vais pleurer.
Jésus est venu dans ma cellule (témoignage) (lien)
Louange
et supplication
Gloire au Père.
Devant tant de bonté de Notre Seigneur, nous ne pouvons que vouloir Le prier et Le supplier d’exercer une nouvelle fois Sa grande miséricorde dans le cas qui nous concerne. Et plutôt que juger, sachons nous reconnaître nous aussi pêcheurs, et être heureux d’avoir reçu l’insigne et gratuite grâce de goûter à la Foi catholique.
Prière à saint Joseph pour la conversion de George Soros :
Ô
glorieux patriarche, saint Joseph, qui méritez d’être appelé « juste »
par le Saint Esprit, je vous confie l’âme de George Soros, que Jésus a
racheté au prix de Son précieux sang.
Vous savez combien est déplorable et misérable la vie de ceux qui ont
banni le Sauveur aimant de leur cœur et combien ils sont exposés au
danger de perdre leur âme éternellement.
Ne permettez pas, je vous implore, qu’un être si influent et tant
égaré continue à marcher sur un autre chemin que celui de Votre très
sainte volonté. Préservez-le du danger qui le menace et guidez ses
actes pour son bien et le nôtre à tous. Touchez le cœur de cet enfant
prodigue et ramenez-le entre les bras aimants du Père.
Ne l’abandonnez pas, je vous en supplie, jusqu’à ce que vous lui
ouvriez les portes du Ciel, où il vous louera et bénira votre Fils
pour l’éternité, grâce à votre puissante intercession. Amen.
Allongement du congé paternité : le Président de la République et le gouvernement en pleine contradiction
L’annonce par Emmanuel Macron du doublement de la durée du congé de paternité est une bonne nouvelle. Elle traduit la nécessité de renforcer la place du père auprès de son enfant, pour l’un comme pour l’autre. Pourtant, cette décision intervient alors même que le projet de loi dit de bioéthique prévoit encore d’autoriser la PMA sans père et sans motif médical, ce qui revient à priver volontairement et définitivement un enfant de son père. Entre reconnaître l’importance du père et autoriser sa disparition volontaire dès avant la conception de l’enfant, l’exécutif se retrouve ainsi en flagrant délit de « en même temps ». Heureusement, il est encore temps de rectifier la donne afin d’empêcher toute discrimination des enfants nés par PMA : quel que soit leur mode de conception, les enfants ont tous les mêmes besoins et les mêmes droits !
L’allongement du congé paternité entrera en vigueur en juillet 2021. Comme le congé maternité, il sera en partie obligatoire. Ainsi, près de 20 ans après sa mise en place, l’allongement de ce congé renforcera et favorisera la proximité père-enfant et l’implication des pères dans l’éducation des enfants. C’est une réponse concrète à ce besoin partagé par les pères et leurs enfants de passer du temps ensemble, à la place irremplaçable d’un père pour son enfant. Ce qui est valable dès le plus jeune âge se poursuit naturellement avec l’adolescence et la jeunesse. Cette mesure confirme le caractère précieux de la présence du père auprès de l’enfant. Elle est soutenue par les membres du Gouvernement, mais aussi par de nombreux Français : tous sont conscients de l’importance de la paternité.
Aussi, comment expliquer le grand écart du Président de la République et de son Gouvernement qui soutiennent la paternité d’un côté, mais explique « en même temps » qu’elle serait secondaire pour les enfants nés de PMA ? Auraient-ils des besoins et des droits différents de tous les autres enfants ?
Cette mesure figure toujours dans le projet de loi ni bio ni éthique après sa 2e lecture à l’Assemblée nationale en catimini au cœur de l’été. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, résume :
« Il faut être cohérent. L’allongement du congé paternité est une mesure de bon sens pour pour les parents et les enfants. Elle traduit la nécessité et la richesse du lien père-enfant, différent du lien mère-enfant, alors que certains veulent utiliser la PMA pour obtenir coûte que coûte un enfant quitte à le priver sciemment de père. C’est une discrimination terrible pour les enfants nés de PMA qui, du fait de leur mode de conception, pourrait être privés de père, et une contradiction majeure à laquelle les Français sont opposés. Plusieurs études récentes ont montré qu’une écrasante majorité de Français, plus de 8 sur 10, estiment que ‟les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère‟ ».
Cour suprême/Sénat : Plus rien ne semble s’opposer à la confirmation du juge que Donald Trump devrait nommer samedi
Cette confirmation serait probablement encore plus importante que l’élection présidentielle de novembre :
Devant des démocrates indignés, mais impuissants, le président républicain Donald Trump semble assuré d’avoir les voix qu’il lui faut pour nommer la juge de son choix au plus haut tribunal des États-Unis (…)
Minoritaires au Sénat, les démocrates ont besoin de l’appui de quatre républicains pour faire dérailler la procédure. Les républicains y disposent de 53 sièges contre 47.
Or, le dernier espoir des démocrates, le sénateur Mitt Romney, seul élu de son camp à avoir voté en faveur de la destitution du président Trump, a finalement annoncé ses couleurs mardi matin : le président est dans son droit légitime de désigner le neuvième juge de la Cour suprême.
La Constitution donne au président le pouvoir de nommer les candidats à la Cour suprême, et au Sénat le pouvoir de donner son avis et son consentement, a-t-il déclaré dans un communiqué. Par conséquent, j’ai l’intention de suivre la Constitution et les précédents en étudiant la candidature de la personne désignée par le président. Si la procédure aboutit devant le Sénat, j’ai l’intention de voter en fonction des qualifications de la personne nommée.Invoquant l’imminence de la présidentielle, le 3 novembre, deux sénatrices républicaines modérées, Susan Collins et Lisa Murkowski, ont exprimé leur opposition à la tenue d’un vote avant l’élection, mais cela ne suffira pas à bloquer la procédure. La poignée d’élus républicains qu’on disait susceptibles de s’opposer au processus (…) ont déjà donné leur feu vert.
À moins d’un revirement majeur, les démocrates seront donc impuissants à empêcher une nomination encore plus marquée de la plus haute cour du pays par la mouvance conservatrice, potentiellement pour des décennies.
Selon toute vraisemblance, six juges conservateurs et trois juges progressistes siégeront donc à la Cour suprême, qui statue sur les grands enjeux de société comme l’avortement, les droits des personnes LGBTQ ou celui de porter des armes. Il semble ne rester que l’identité de la neuvième juge à dévoiler.
Les deux favorites seraient Amy Conet Barrett et Barbara Lagoa :
« (…) Tout le monde à Washington, ou presque, pense qu’il va présenter la candidature d‘Amy Coney Barrett. C’est une professeure de droit de 48 ans, mère de sept enfants, catholique fervente et juge fédérale à Chicago depuis trois ans. Elle est connue pour avoir des valeurs religieuses traditionalistes, même si Amy Coney Barrett a su faire la différence entre sa foi et sa responsabilité de magistrate.
Sur les questions sociétales, elle est très prudente et, par exemple, ne se prononce pas sur l’arrêt Roe vs Wade de 1973, qui avait légalisé l’interruption volontaire de grossesse aux États-Unis. Un droit menacé aujourd’hui. Pourtant, Amy Coney Barrett peut compter sur le soutien complet des groupes anti-avortement.
Elle est aussi favorable à l’invalidation totale du système Obamacare. Si Trump la retient et si sa nomination est ensuite validée par le Sénat, Amy Coney Barrett serait la seule femme conservatrice de la Cour suprême, groupe de neuf magistrats. Les deux autres femmes sont considérées comme progressistes (…)
Un autre nom circule, celui de Barbara Lagoa : une Américano-cubaine de 52 ans, magistrate à la Cour suprême de Floride. Ce choix serait un signal adressé aux habitants de cet État clé, mais aussi à la communauté latino. C’est malgré tout Amy Coney Barrett qui tient la corde. Elle a d’ailleurs été reçue assez longuement par Donald Trump à la Maison Blanche, lundi après midi. Sans doute un signe.
Agnès Thill : « Dans la religion catholique tout vient de Dieu tandis que dans la franc-maçonnerie tout vient de l’homme »
Interrogée par Aleteia, Agnès Thil, dont l’ouvrage sort aujourd’hui, évoque son passage dans la franc-maçonnerie avant son retour à la foi :
Dans la religion catholique tout vient de Dieu tandis que dans la franc-maçonnerie tout vient de l’homme. C’est une différence essentielle. Les franc-maçons veulent s’améliorer et progresser, et c’est une belle vertu, mais seulement grâce à eux-mêmes, à leur force, à leur volonté. Or je pense qu’elle ne suffit pas. De la même manière au sein de la franc-maçonnerie on se doit une assistance fraternelle. Mais j’ai réalisé que cette assistance n’existe qu’entre nous. Du jour où j’ai quitté ma loge, aucune fraternité n’a tenu. Alors que pour l’Église, cette fraternité est universelle, peu importe notre religion. J’ai demandé en 2012 la confirmation que je n’avais jamais reçue.
Face à l’offensive sur l’avortement, marchez pour la vie le 17 janvier 2021
Chaque nouvelle extension droit à l’avortement, alors qu’il y a tellement à faire dans notre pays si abîmé nous montre qu’ils savent à quel point ce qui se joue dans notre rapport à la vie petite et vulnérable fonde une civilisation. C’est précisément parce qu’ils ont fait de l’avortement leur priorité que nous devons faire de la protection de la vie notre priorité. Ceux qui nous reprochent d’être obsédés par l’IVG alors que des gens sont au chômage, que d’autres meurent sous les coups de leur conjoint, que d’autres n’ont même pas de toit doivent comprendre que nous ne le sommes parce que d’autres le sont encore plus que nous. Ils sont obsédés au point, rappelons-le, de permettre l’avortement d’un enfant parfaitement sain jusqu’au dernier jour de la grossesse. Alors nous sommes peut-être « réac », mais au moins nous ne sommes pas des barbares (via Adélaïde Pouchol).
Jean-Luc Mélenchon veut déboulonner la statue de Saint Louis au Sénat
Bien entendu, Jean-Luc Mélenchon parle de Louis IX :
Après avoir critiqué la présence du portrait d’Adolphe Thiers à l’Assemblée Nationale, qui devrait être « retiré dans un musée », Jean-Luc Mélenchon s’en prend au Sénat qui héberge en son hémicycle une statue de Saint Louis, affirmant qu’il « n’est pas illégal de discuter de déboulonner » invoquant même l’élévation du dialogue politique.
Comment se fait-il que dans l’hémicycle au Sénat on ait une statue du prétendu Saint Louis, que nous appelons Louis IX, lui qui a inventé le port d’un signe distinctif pour les juifs et brûlé des Torah ? Déboulonnons !#LaBoetiehttps://t.co/UK4XvUfiiS https://t.co/ge3YboZQm4
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) September 21, 2020
Jean-Luc Mélenchon, c’est Eric Zemmour qui en parle le mieux :
La gauche que vous appelez identitaire pour moi, c’est la gauche islamo-gauchiste. C’est les décoloniaux. Ce sont les gens qui renient le passé de la France et qui l’accusent d’être raciste. La droite identitaire, excusez-moi, elle défend l’identité de la France éternelle (…) la gauche que vous appelez identitaire, elle dit que la France catholique et blanche doit crever. C’est pas la même chose ».
La durée du congé paternité va doubler. Et pour les enfants privés de père par la loi de bioéthique ?
Magnifique illustration du « en même temps » pratiqué par la macronie. Alors que le projet de loi ni bio ni éthique supprimant le droit pour tout enfant d’avoir un père, Emmanuel Macron doit annoncer aujourd’hui le doublement de la durée du congé paternité, de quatorze à vingt-huit jours.
Et Le Monde justifie ainsi :
Instauré en janvier 2002, le congé paternité est une piste de réponse à plusieurs enjeux de société : l’implication des pères dans l’éducation des enfants, le rééquilibrage des tâches familiales, mais aussi l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, la maternité étant clairement identifiée comme un frein à la carrière de ces dernières.
En relisant ce paragraphe en pensant au projet de loi bioéthique, on se dit qu’on est gouverné par des fous.
Et le ministre chargé de l’enfance et des familles surenchérit :
C’est pendant les 1000 premiers jours que naissent les premières inégalités de destin. Je suis fier de cette réforme du congé paternité, le fruit du travail de la commission Cyrulnik et d’un engagement fort d’@EmmanuelMacron https://t.co/HPI6puct8N
— Adrien Taquet (@AdrienTaquet) September 23, 2020
Les pigistes de Mediapart désignent les bénévoles de SOS Chrétiens d’Orient comme des cibles aux islamistes
Dans un entretien à Breizh.info, Charles de Meyer, revient sur la publication de l’article de Mediapart :
Je récuse le mot article car je suis un passionné de presse. C’est une commande, financée à travers des arcanes douteux, pour impressionner ceux qui voudraient travailler avec nous. Un mauvais collage, soutenu par trois photos volées, et plein d’un raisonnement qui accablerait n’importe quel correcteur de dissertation en seconde. On raconte d’ailleurs que quelques médiocres étaient sur leurs gardes, diffusant l’article vers 23H, en catimini, pour apeurer nos partenaires.
J’ajoute qu’à titre personnel, je considère qu’un article financé par une structure étrangère [L’article de Médiapart a été financé par Money Trailet European Border, programme de JournalismFund, association elle même financée par l’Open Society du milliardaire Georges Soros] contre une association française, est un acte contraire à toute éthique civique et même à toute éthique personnelle. La haine a du aveugler les pigistes de Médiapart.
Sur le fond et la forme, je partage tout à fait l’avis de Frédéric Pons, ancien rédacteur en chef Monde de Valeurs actuelles et historique président de l’Association des journalistes de Défense, qui connaît son sujet : sur Twitter, il a condamné cet article, avec des propos très durs : « Mes confrères ne sont pas très bons, ni en enquête, ni en reportage. Comme rédac-chef, je leur aurais fait retravailler leur papier sérieusement. Je crois surtout qu’ils ont répondu à une commande idéologique, très orientée dès le départ. Il fallait insinuer, déconsidérer, salir. Ils se sont exécutés, un peu naïvement. Déontologiquement nul, professionnellement foireux ». Je crois que l’essentiel est dit.
Heureusement, la communauté de SOS chrétiens d’Orient est solide et nous encourage à nous battre. Nous sommes debout, soutenus par la famille SOS, et conscients que nous portons aussi le combat de beaucoup de Français qui en ont plus qu’assez que de voir les dirigeants courber l’échine devant le terrorisme intellectuel imposé par quelques cénacles, dont Médiapart est l’une des émanations.
Vous estimez que les journalistes mettent en danger les membres de l’association, pourquoi ?
Parce que visiblement la diffusion de cet article a été précisément organisée dans la nébuleuse des groupes islamistes armés actifs en Syrie et des médias turcs proches d’Erdogan. C’est à se demander comment ils ont accès à ce réseau particulièrement sulfureux.
Par ailleurs, quand je lis que dire son opposition à Al Qaïda reviendrait à « sortir de la neutralité », je ne peux que me dire qu’une certaine presse n’a pas retenu la leçon du massacre de Charlie hebdo. Continuer à vomir sa haine contre des associations érigées en « ennemis politiques » pour satisfaire à des préjugés n’est pas simplement inconséquent, c’est parfois aux limites de la mise en danger de la vie d’autrui.
Contrairement aux pigistes de Médiapart, nous travaillons au plus près du terrain. Nous faire courir de tels risques derrière son ordinateur c’est manquer à toute déontologie, être totalement irresponsable ou délibérément prêt à désigner ses opposants comme des cibles… La combinaison des trois ne serait pas impossible. […]
Pour un certain spectre politico financier, l’existence même de SOS chrétiens d’Orient pose problème. Plus de 2000 jeunes partis en Syrie, en Irak, en Jordanie et dans tant d’autres pays, qui témoignent et de leur foi et des mérites de la civilisation française, c’est insupportable ! On pourrait dire que beaucoup de nos critiques communient dans une forme de « religion des droits de l’homme », qui guide leur action – et c’est très bien si cela permet d’accomplir des bienfaits par endroits – mais c’est une religion qui nous voit comme une hérésie. SOS chrétiens d’Orient c’est l’hérésie du XXI ème siècle pour toute une gauche morale qui ne s’intéresse jamais à notre action mais plutôt aux moyens de nous diaboliser. Le bien que nous faisons les intéresse moins que le mal qu’ils peuvent nous faire. […]
Depuis la Révolution ce sont toujours les marginaux, les criminels et délinquants que la gauche mobilise
Les partisans de Joe Biden ne reculent devant rien : le milliardaire et ancien maire de New York, Michael Bloomberg, a levé plus de vingt millions de dollars pour payer les dettes d’anciens détenus en Floride afin qu’ils puissent voter à l’élection présidentielle du 3 novembre.
Certains estiment que cet argent pourrait affecter le résultat de la présidentielle, en raison du rôle crucial de la Floride dans l’issue du scrutin.
Une loi entrée récemment en vigueur dans cet État suspend le droit de vote des criminels qui ont purgé la peine de prison à laquelle ils ont été condamnés mais ont encore des amendes ou des frais de justice à payer. Michael Bloomberg justifie donc :
«Le droit de vote est fondamental pour notre démocratie et aucun Américain ne devrait être privé de ce droit». «En travaillant avec la FRRC, nous sommes déterminés à mettre fin à la déchéance électorale et à la discrimination qui en a toujours été la cause».
La gauche Black Lives Matter, celle qui protège les voyous, les racailles et les criminels, tente le tout pour le tout pour faire pencher la balance.
Déjà condamné à 18 reprises
Le 20 août, une adolescente de 15 ans a été violée et tuée par un pédocriminel multiréciviste, qui a avoué le meurtre. Eric Dupond-Moretti a alors promis des «sanctions» en cas de dysfonctionnement de la justice :
«Si la justice a dysfonctionné, il y aura des sanctions». «Après un drame comme celui-là, on doit se taire. Et on n’est pas obligé de faire dans la surenchère populiste». «La France, ce n’est pas un coupe-gorge»
Mais l’actualité suit son cours morbide… Un homme a été placé hier en garde à vue à Saumur pour le viol d’une septuagénaire, et il est également soupçonné d’avoir enlevé et violé une fillette de 9 ans dimanche dans la Vienne, après avoir agressé une joggeuse.
Le suspect, sorti de détention fin 2019 pour des faits sans rapport, appartient à la communauté des gens du voyage. Il a déjà été condamné à 18 reprises pour faits de violences, vols, trafics de stupéfiants et un homicide involontaire dans une affaire de circulation routière. Il fait aussi l’objet de deux enquêtes pour des affaires à caractère sexuel intra familial.
Nouvelle alerte de l’Agence nationale de sécurité du médicament sur des pilules contraceptives
Décidément, Paul VI avait vraiment eu raison de publier Humanae Vitae…
le scandale autour de Diane 35, les nouvelles recommandations sur l’Androcur, d’autres pilules progestatives (le Lutéran et le Lutényl) font l’objet d’une alerte de l’ANSM, car elles augmentent le risque de tumeur du cerveau.
En juin 2020, l’ANSM publiait une mise en garde concernant ces deux traitements et leurs génériques, qui augmentent le risque de méningiome, une tumeur du cerveau bénigne dans la plupart des cas. Une alerte basée sur une étude épidémiologique menée sur plus de 3 millions de patientes par Epi-Phar. En cette rentrée, l ’agence lance un appel à contributions jusqu’au 30 septembre pour que toutes les femmes qui suivent ces traitements puissent faire remonter leur expérience et leurs inquiétudes. Isabelle Yoldjian, cheffe du pôle gynécologie de l’ANSM, explique :
L’enquête sur Androcur a mis à jour un surrisque de méningiome, il était donc logique de s’intéresser aux petits frères, deux autres macroprogestatifs. Une vaste étude épidémiologique a révélé début juin un surrisque de développer un méningiome pour une femme traitée par Lutéran et Lutényl. Avec un effet dose : plus on prend le traitement longtemps à dose élevée, plus le risque est important. En clair, une femme qui prend ces traitements plus de six mois risque environ 3,3 fois plus de développer cette maladie qu’une femme qui ne le prend pas. A partir de cinq ans, le risque est multiplié par 12,5 pour le Lutényl, et par 7 pour 3,5 ans sous Lutéran.
[…] Pour Androcur, on a atteint ce qu’on souhaitait. On savait qu’il existait un surrisque de méningiome puisque c’était écrit dans la notice depuis une dizaine d’années. Ce qui n’était pas connu, c’était la quantification du surrisque : au bout de X années, le risque est multiplié par Y. Et à quelle dose. On a découvert que, dès six mois, le risque était multiplié par 7. On a obtenu une baisse considérable de l’utilisation d’Androcur, puisqu’on est passé de 90.000 patientes traitées avant les communications de l’ANSM en septembre 2018 à 11.000 en 2020. C’est-à-dire une baisse de prescription de l’ordre de 80 %. Avant l’alerte, la France représentait 60 % de la consommation de l’Androcur en Europe !
Androcur, Lutéran et Lutényl sont des progestatifs. Pourquoi ne pas avoir alerté directement sur ces trois traitements ? N’a-t-on pas perdu du temps ?
On ne pouvait pas tout faire en même temps, c’était beaucoup trop vaste. Entre 500.000 et 600.000 femmes prennent du Lutéran ou du Lutényl ou leurs génériques. […]
De plus en plus d’alertes concernent des contraceptifs. L’accès à la contraception en est-il freiné ?
C’est un sujet. Il existe une inquiétude des professionnels de santé sur un discrédit des hormones en général, pas seulement pendant la contraception. On doit avoir ces discussions globales avec les patientes en ayant à l’esprit que ce genre d’alerte risque d’entraîner un report vers des pilules qui peuvent provoquer des troubles thromboemboliques veineux.
Le diffuseur de « fake news » n’est pas celui qu’on croit
Dans un manuel scolaire de seconde, édition 2019

Il est proposé ce petit exercice de distinction entre les bons et les mauvais sites internet. Le site Nordpresse est une sorte de Gorafi belge (en moins amusant). Mparmi les deux autres, quel est le site qui diffuse des fausses nouvelles ? Est-ce FDesouche, qui n’est qu’une revue de presse ?…

Ou The conversation, ce site qui vient de publier une analyse d’une « Professeur émérite juriste et américaniste, spécialiste Etats-Unis« , sur l’enjeu du siège vacant à la Cour suprême des Etats-Unis, en écorchant à plusieurs reprises le nom du juge décédé (Ginsburg !) ?

Robert Ménard discute avec Brigitte Barèges, maire LR de Montauban, en vue des régionales
Puisque les états-majors parisiens du RN et de LR ne veulent de l’union des droites, elle va se faire sur le terrain :
Elle ne s’en cache pas. Brigitte Barèges, maire de Montauban (Tarn-et-Garonne) et membre du bureau politique de LR, aime bien discuter avec son homologue de Béziers (Hérault), Robert Ménard, élu en 2014 avec le soutien du RN et chantre de « l’union des droites ». L’été dernier, la maire a déjeuné avec l’élu biterrois dans sa ville à proximité de laquelle elle possède une maison de vacances. Elle lui rend l’invitation ce jeudi 1er octobre en le recevant pour une conférence publique au stade de rugby (…).
De là à envisager des listes communes aux régionales en Occitanie? « Elle a affirmé en petit comité qu’au vu de la faiblesse de LR, il fallait se coordonner avec Ménard pour les régionales », glisse un poids lourd LR de la région. Dans l’entourage du maire de Béziers, qui débattra ce jeudi soir avec le Premier ministre Jean Castex dans l’émission « Vous avez la parole » sur France 2, on confirme que les régionales feront partie des sujets abordés lors des échanges entre les deux élus mais qu’à ce stade, aucune stratégie n’est arrêtée.
Sans confirmer vouloir se rapprocher de Robert Ménard pour les régionales, Brigitte Barèges reconnaît que le discours d’union des droites l’« interpelle ». « Que l’on se parle sans oukase! Il est ridicule qu’on le caricature », ajoute celle qui laisse percer une certaine irritation concernant la préparation de l’échéance régionale par LR : « Je ne vois rien se faire à ce jour… Aurélien Pradié (NDLR : le secrétaire général du parti, élu du Lot) devait nous réunir en juillet, j’attends toujours qu’il le fasse… »
Manifestations le 10 octobre dans toute la France
Voici la carte des manifestations annoncée le 10 octobre, contre le projet de loi ni bio ni éthique :
Neuvaine pour la conversion de George Soros – jour 8
Rappel de la volonté de Dieu
«Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et
sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
– Evangile selon saint Matthieu 5, 43-48
Mettons-nous en présence de notre Père du Ciel.
Notre Père
Acte 1 : le mal triomphant
Le livre relate l’histoire absolument extraordinaire d’un prêtre allemand qui s’engage chez les nazis, et qu’on pourrait résumer en une phrase : le pouvoir extraordinaire de la prière. Vers la fin de la guerre, capturé un peu plus tôt, il est transféré dans un nouveau camp dans lequel il restera un an et demi. Cet épisode où il rencontre une sœur ermite n’est qu’une illustration parmi d’autres :
Dans toute l’Afrique du Nord, ce camp était connu comme étant le haut lieu carcéral du fanatisme nazi. Il ne s’y trouvait pratiquement que des sous-officiers et des sergents-chefs. […]
Je lui fis part de ma décision de quitter le camp de Ksar-es-Souk. Suite au départ de mes fidèles dans des camps de travail éloignés, la plupart des soldats qui restaient ne voulaient plus rien entendre de Dieu. Tout effort semblait vain. Dans les autres camps, il y avait de meilleures possibilités de travail, et plus fructueuses. Elle se précipita dans la chapelle. Quand elle entendit que j’ouvrais la porte pour partir, la petite femme accourut, me saisit par le devant de mon habit, et me dit avec un regard que je n’oublierai jamais : « Mon Père, c’est la volonté de Dieu que vous retourniez dans votre camp. Donnez-moi le nom du pire ennemi de l’Église, puis attendez. » Son regard m’en imposa. Je ne pus esquiver. Je lui donnai le nom de cet homme qui n’avait cessé de me traiter de porc, de traître catholique… Puis je la quittai et rentrai au camp.
Un franciscain chez les SS (lien)
Invoquons la Vierge Marie avec confiance, même dans les situations les plus désespérées.
Récitation d’une dizaine de chapelet
(ou 3 Je vous salue Marie)
Acte 2 : l’intercession pour nos adversaires
Sœur Jeanne, mystique autorisée par le Pape à vivre continuellement avec le Saint Sacrement, dans des habitations troglodytes, se chargea de la cause de ce malheureux, dont la conversion future ne l’étonna pas le moins du monde :
Lorsque je racontai cela à sœur Jeanne dans son ermitage, elle répondit que cela allait de soi : elle avait prié pour lui toutes les nuits
pendant six heures.
Un franciscain chez les SS (lien)
Récitons le Souvenez-vous, en mémoire de la magnifique conversion d’Alphonse Ratisbonne :
Prière de saint Bernard :
Souvenez-vous,
ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre
assistance, ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné.
Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je
viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne
à vos pieds.
Ô Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les
favorablement et daignez les exaucer. Amen.
Acte 3 : le Bien triomphant
Les conversions se firent en masse dans ces camps de prisonniers, par le talent de Géréon Goldmann et par le soutien de prières. L’exemple de cet homme, le pire ennemi de l’Eglise, est révélateur que rien de trop beau n’est impossible à Dieu.
Au bout de trois mois, l’homme dont j’avais communiqué le nom vint un soir dans ma cellule. Il me dit qu’il était catholique et qu’il voulait se confesser. Je le jetai dehors : qu’il revienne quand il ferait jour et que tous pourraient le voir ! Ce qu’il fit le lendemain matin après l’appel. Était-il sincère ? J’en doutais. Je lui donnai donc une pénitence publique, et je ne voulus l’admettre en confession qu’après de longues semaines. Entre-temps il devait se tenir debout devant l’autel chaque dimanche, pour que tous le voient bien. Le jour de sa confession et de son retour à l’Église étant arrivé, il y eut presque un scandale. Il fit une confession publique – puisque c’était publiquement qu’il avait œuvré contre l’Église pendant des années. La chose se fit en présence de toute la communauté. C’était incroyable : l’ennemi numéro un de Dieu dans le camp (pour autant que je pouvais en juger) était agenouillé devant l’autel et demandait pardon. D’autres le suivirent ce même jour. On ne parla plus que de la conversion de cet homme.
Un franciscain chez les SS (lien)
Louange et supplication
Gloire au Père.
Devant tant de bonté de Notre Seigneur, nous ne pouvons que vouloir Le prier et Le supplier d’exercer une nouvelle fois Sa grande miséricorde dans le cas qui nous concerne. Et plutôt que juger, sachons nous reconnaître nous aussi pêcheurs, et être heureux d’avoir reçu l’insigne et gratuite grâce de goûter à la Foi catholique.
Prière à saint Joseph pour la conversion de George Soros :
Ô
glorieux patriarche, saint Joseph, qui méritez d’être appelé « juste »
par le Saint Esprit, je vous confie l’âme de George Soros, que Jésus a
racheté au prix de Son précieux sang.
Vous savez combien est déplorable et misérable la vie de ceux qui ont
banni le Sauveur aimant de leur cœur et combien ils sont exposés au
danger de perdre leur âme éternellement.
Ne permettez pas, je vous implore, qu’un être si influent et tant
égaré continue à marcher sur un autre chemin que celui de Votre très
sainte volonté. Préservez-le du danger qui le menace et guidez ses
actes pour son bien et le nôtre à tous. Touchez le cœur de cet enfant
prodigue et ramenez-le entre les bras aimants du Père.
Ne l’abandonnez pas, je vous en supplie, jusqu’à ce que vous lui
ouvriez les portes du Ciel, où il vous louera et bénira votre Fils
pour l’éternité, grâce à votre puissante intercession. Amen.
Un élu traite un village et sa communauté catholique de « virus sectaire »
La cathophobie n’a plus de limites. Cela se passe à Aubenas en Ardèche dans une réunion publique organisée par l’extrême gauche locale la plus radicale, la plus intolérante et la plus anticléricale (communistes, anarchistes, Libre pensée, France insoumise…).
L’objet de la réunion était de s’opposer à la construction du site Notre Dame des Neiges dans le village de Saint Pierre de Colombier, projet porté par la Famille Missionnaire de Notre-Dame. Un membre du collectif de soutien au projet s’était invité à cette réunion et raconte ce qu’il y a entendu (partie 1, partie 2, partie 3). Comme il le dit lui-même :
Une telle concentration de haine anti religieuse a de quoi glacer le sang.
Voici donc ce qu’a dit monsieur Gilles Doz, maire du village voisin de Vallées d’Entraigues Asperjoc en parlant du village de Saint-Pierre de Colombier et de la communauté religieuse qui y est installée depuis 1946. La citation a été mise en exergue dans le Dauphiné qui couvrait l’évènement. Les mots sont forts, espérons que ce maire dispose d’un bon avocat :
Ils se sont emparés progressivement du pouvoir local, ils ont fait une OPA sur l’institution communale et là, il y a une infraction à la loi de 1905 qui dicte que la religion est une affaire personnelle qui ne doit pas concerner la sphère publique.
La commune de Saint Pierre de Colombier est devenue de facto un cluster sectaire. Il ne faudrait pas que le virus implanté à Saint Pierre de Colombier se répande dans d’autres communes
Vous pouvez montrer votre désapprobation en écrivant, sans violence verbale et avec courtoisie, au maire à l’adresse suivante [email protected]
Au cours de cette réunion, voici comment un des organisateurs résumait leur combat :
Une réunion publique comme ça sur Aubenas, c’est historique car ce projet, il a un avantage sur tous les autres : il fédère l’unité contre l’obscurantisme
Voici quelques autres déclarations anticléricales des différentes associations et mouvements présents :
Les aspirateurs affichent dans leur prosélytisme leur hostilité aux conquêtes de la République, à la primauté des lois des hommes, aux droits des hommes et des femmes issus des minorités sexuelles, aux non croyants et croyants des autres confessions. Ils s’élèvent ipso facto contre le principe de la laïcité (Fédération des œuvres laïques d’Ardèche)
Congrégation qu’on peut qualifier de sectaire et intégriste. Sur leur site, on tombe sur des propos d’ordre raciste, homophobe, sexiste (…) Il est très inquiétant que des structures de ce type puissent s’implanter et prendre possession d’une commune (…) Quelles sont nos possibilités de résistance face à des choses antidémocratiques et qui nous font revenir en arrière et, on l’espère, ne nous feront pas revivre des heures sombres par la suite ? (Mouvement Ensemble)

Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la fin de vie
Aujourd’hui a eu lieu à Rome la présentation d’un document publié par la Congrégation de la doctrine foi sur la fin de vie, intitulée Le Bon Samaritain. Approuvée par le pape le 25 juin et signée le 14 juillet, cette lettre, accessible sur le site de la Congrégation, n’a pas encore de version française.
Extrait de l’introduction :
[…] Concernant la célébration des sacrements pour ceux qui ont l’intention de mettre fin à leur propre vie, la fourniture d’une assistance spirituelle dans des situations particulières soulève des questions qui nécessitent aujourd’hui une intervention plus claire et précise de la part de l’Église afin de:
– réaffirmer le message de l’Évangile et son expression dans les déclarations doctrinales fondamentales du Magistère, et ainsi rappeler la mission de tous ceux qui entrent en contact avec les malades aux stades critiques et terminaux (parents ou tuteurs légaux, aumôniers d’hôpitaux, ministres extraordinaires de l’Eucharistie et des agents pastoraux, des volontaires hospitaliers et du personnel soignant), ainsi que les malades eux-mêmes; et,
– fournir des directives pastorales précises et concrètes pour faire face à ces situations complexes au niveau local et pour les gérer d’une manière qui favorise la rencontre personnelle du patient avec l’amour miséricordieux de Dieu.
A propos de l’hydratation et de la nutrition, la Lettre rappelle que ce ne sont pas des soins médicaux :
La nutrition et l’hydratation ne constituent pas une thérapie médicale au sens propre, qui vise à contrer la pathologie qui afflige le patient. Ce sont plutôt des formes de soins obligatoires du patient, représentant à la fois une réponse clinique primaire et une réponse humaine inévitable à la personne malade. La nutrition et l’hydratation obligatoires peuvent parfois être administrées artificiellement, à condition qu’elles ne causent pas de préjudice ou de souffrance intolérable au patient.
Autre passage sur les fameux patients en « état végétatif » permettant de les assimiler à des légumes :
D’autres situations pertinentes sont celles du patient avec un manque de conscience persistant, le soi-disant «état végétatif» ou celui du patient dans l’état de «conscience minimale». Il est toujours totalement faux de supposer que l’état végétatif, et l’état de conscience minimale, chez les sujets capables de respirer de manière autonome, sont des signes que le patient a cessé d’être une personne humaine avec toute la dignité appartenant aux personnes en tant que telles. Au contraire, dans ces états de plus grande faiblesse, la personne doit être reconnue dans sa valeur intrinsèque et assistée de soins appropriés. Le fait que le malade puisse rester des années dans cette situation angoissante sans aucune perspective de guérison entraîne sans aucun doute une souffrance pour les soignants.
Il ne faut jamais oublier dans des situations aussi douloureuses que le patient dans ces états a le droit à la nutrition et à l’hydratation, même administrées par des méthodes artificielles conformes au principe des moyens ordinaires. Dans certains cas, ces mesures peuvent devenir disproportionnées, parce que leur administration est inefficace, ou implique des procédures qui créent une charge excessive avec des résultats négatifs qui dépassent tous les avantages pour le patient.
À la lumière de ces principes, l’obligation des soignants n’inclut pas seulement le patient, mais s’étend à la famille ou à la personne responsable de la prise en charge du patient, et doit comprendre un accompagnement pastoral adéquat. Un soutien adéquat doit être fourni aux familles qui supportent le fardeau des soins de longue durée pour les personnes dans ces États. Le soutien doit chercher à apaiser leur découragement et les aider à éviter de considérer l’arrêt du traitement comme leur seule option. Les soignants doivent être suffisamment préparés à de telles situations, car les membres de la famille doivent être correctement soutenus.
Extrait de la conclusion :
L’Église apprend du bon Samaritain à prendre soin des malades en phase terminale et obéit également au commandement lié au don de la vie: «respecter, défendre, aimer et servir la vie, toute vie humaine!». L’Évangile de la vie est un évangile de compassion et de miséricorde adressé aux personnes réelles, faibles et pécheresses, pour soulager leurs souffrances, les soutenir dans la vie de grâce, et si possible les guérir de leurs blessures.
Il ne suffit cependant pas de partager leur douleur; il faut s’immerger dans les fruits du Mystère pascal du Christ qui vainc le péché et la mort, avec la volonté de «dissiper la misère d’autrui, comme si c’était la sienne». La plus grande misère consiste dans la perte de l’espoir face à la mort. Cette espérance est proclamée par le témoignage chrétien qui, pour être efficace, doit être vécu dans la foi et englober tout le monde – familles, infirmières et médecins. Elle doit engager les ressources pastorales du diocèse et des centres de santé catholiques, appelés à vivre avec foi le devoir d’accompagner les malades dans toutes les étapes de la maladie, et en particulier dans les étapes critiques et terminales de la vie telles que définies dans cette lettre.
Le Bon Samaritain, qui met le visage de son frère en difficulté au centre de son cœur et voit son besoin, lui offre tout ce qu’il faut pour réparer sa blessure de désolation et ouvrir son cœur aux rayons lumineux de l’espérance.
Le «vouloir le bien» du Samaritain le rapproche de l’homme blessé non seulement par des paroles ou des conversations, mais par des actions concrètes et en vérité (cf. 1 Jn 3, 18). Elle prend la forme de soins à l’exemple du Christ qui s’est mis à faire le bien et à tout guérir (cf. Ac 10, 38).
Guéris par Jésus, nous devenons des hommes et des femmes appelés à proclamer son pouvoir de guérison à aimer et à prendre soin de nos voisins dont il a rendu témoignage.
Que la vocation à l’amour et au soin d’autrui [99] apporte avec elle les récompenses de l’éternité est explicite par le Seigneur de la vie dans la parabole du jugement final: hérite du royaume, car j’étais malade et tu m’as visité. Quand avons-nous fait cela, Seigneur? Chaque fois que vous l’avez fait pour les plus petits, pour un frère ou une sœur souffrant, vous l’avez fait pour moi (cf. Mt 25, 31-46).
Encore un grand moment de journalisme avec Le Monde
Voici comment Le Monde décrit les qualités nécessaires pour jouer un rôle de prêtre au cinéma, à l’occasion de la mort de Michael Lonsdale :
La foi chrétienne
Une part plus secrète de sa filmographie concerne les rôles ecclésiastiques qu’il a ponctuellement interprétés au fil des années, fondés sur son aisance à incarner l’obséquiosité, le dédain, la dissimulation ou plus simplement l’aménité.
La forme extraordinaire toujours interdite dans le diocèse de Cambrai
Paix Liturgique (n°763, 19 septembre 2020) espère une évolution positive pour le diocèse de Cambrai, qui fait partie aujourd’hui des trois derniers diocèses de France (avec le diocèse de Châlons-en-Champagne et celui de Viviers), où il n’est plus accordée de messe selon la forme extraordinaire aux fidèles qui le souhaitent. A un certain moment cette possibilité a été accordée, certes avec parcimonie, mais pour disparaitre peu après :
Il faut savoir que nous sommes plusieurs groupes de demandeurs de liturgie traditionnelle. […] Il y a au moins deux noyaux : l’un sur Cambrai et sa proximité et un autre sur Valenciennes et sa région. Je dirais d’ailleurs que ces groupes sont tout à fait identifiés par le clergé du diocèse avec qui ils ont eu et continuent à avoir des relations…
Paix Liturgique : Mais où vont-ils à la messe ?
Gery Lemoine : Il n’est pas besoin d’être grand clerc, c’est le cas de le dire, pour le savoir : 90 % des fidèles du carmel de Quiévrain (FSSPX), certes situé en Belgique, mais à deux pas de la frontière et à 30 minutes de Valenciennes, sont… français et viennent du diocèse de Cambrai. D’autres vont à Lille ou ailleurs… Cela fait sourire de voir notre diocèse, si ouvert aux migrants, ne pas hésiter à en chasser certains de ses fils qui sont contraints à une émigration liturgique !
Paix Liturgique : Mais vous parlez de relations avec le clergé du diocèse…
Gery Lemoine : Par exemple l’association des Amis de Saint-Nicolas, qui organise sa fête patronale chaque année à Valenciennes, obtient l’autorisation de célébrer sa fête annuelle avec une célébration traditionnelle…
Paix Liturgique : Il y a donc des autorisations !
Gery Lemoine : Je dirais plutôt « des combines jésuitiques ». Par exemple, si l’association demande au curé (aujourd’hui l’abbé Jean-Marie-Launay, qui a mis fin à la tentative de Cambrai !), elle n’obtiendra pas l’autorisation. Mais si elle passe par le secrétariat tenu par des laïcs celle-ci lui sera accordée, forcément avec l’accord du curé, qui sera censé n’en rien savoir…
Paix Liturgique : Donc, pas de refus « affirmé ».
Gery Lemoine : Si, tout de même. Il y en a eu, y compris pour des funérailles, ce qui est contraire à toute la jurisprudence actuelle dans les diocèses, par exemple en 2016, à Thun-Saint-Amand, mais j’espère que de telles situations appartiennent aujourd’hui au passé. Certains éléments de ces derniers mois m’incitent en effet à le croire…
Diabolisés de toutes les tendances, unissez-vous
Jean-Yves Le Gallou vient de publier un petit (75 pages) Manuel de lutte contre la diabolisation. L’exemple récent contre Valeurs Actuelles montre que nos ennemis, plutôt que se placer sur le terrain du débat d’idées, utilisent désormais quasiment systématiquement le lynchage, la diabolisation de l’adversaire et il est très difficile de résister, quand on a l’impression d’être seul contre tous.
Ce n’est pas un phénomène récent et Jean-Yves Le Gallou commence par évoquer saint Jeanne d’Arc, abandonnée par ses soutiens, faisant face à 120 juges, l’université de Paris, les Anglais… Plus proche de nous, rappelons-nous les lynchages récurrents contre le pape Benoît XVI, lequel déclarait :
« Il y a cent ans, on aurait jugé encore absurde de parler de mariage homosexuel, aujourd’hui, on est excommunié quand on s’y oppose. »
La diabolisation est une technique de manipulation des esprits. Elle vise à interdire la description des faits ou l’expression de certaines idées en disqualifiant celui qui les rapporte, en l’accusant de « racisme », d’« homophobie », de « populisme », d’« extrémisme », de « dérapage » ou de « provocation » (etc.). La diabolisation est l’arme majeure du terrorisme intellectuel. De la domination culturelle par les « progressistes ». Et de l’abaissement de l’Europe et des Européens par la culpabilité et la repentance.
Ce livre vise à donner aux diabolisés la force et les moyens de relever la tête. Au-delà du courage nécessaire pour assumer, faire face, refuser de se soumettre face à la meute hystérique (« Il faut vivre comme on pense, sinon tôt ou tard on finit par penser comme on a vécu« ), ainsi que de la nécessité de combattre les mensonges, démasquer et contre diaboliser les diabolisateur (leurs finances, leurs buts, leurs méthodes…), Jean-Yves Le Gallou appelle à refuser les cordons sanitaires entre diabolisés.
Il faut arrêter avec les pudeurs de jeune fille et accepter d’être à la même tribune, chez le même éditeur ou dans la même revue que des gens pensant différemment de soi. Cela s’appelle l’ouverture d’esprit et le libre débat. Il faut refuser la logique des cordons sanitaires et de confinement, et laisser circuler les virus intellectuels et politiques.
Massacres au Nigeria : Halte au silence
« Tout est en place pour un nettoyage ethnique », prévenait en substance Bernard-Henri Lévy à la suite d’un reportage publié fin 2019 par Paris Match. Neuf mois après son avertissement, les nouvelles sont toujours aussi effrayantes. L’AED continue plus que jamais son travail d’alerte.
Le père Sam Ebute, prêtre de la Société des missions africaines (SMA), installé à Kagoro, dans l’État de Kuduna, l’une des régions touchées par les dernières attaques, a récemment dû enterrer 21 de ses paroissiens. Il témoigne :
« C’est arrivé le 21 juillet vers 23h20, dans le village de Kukum Daji. La communauté organisait une réunion de jeunes quand, tout à coup, ils ont entendu des coups de feu et des hommes qui criaient. En moins de deux heures, ces criminels ont assassiné 17 jeunes, pour la plupart des filles, et quatre autres personnes sont mortes à l’hôpital ou sur le chemin de l’hôpital ».
Le missionnaire poursuit :
« Cela fait sept semaines que nous enterrons nos paroissiens sans entrevoir le bout du tunnel ! (…) Et ce qui rend tout cela encore plus difficile, c’est que le gouvernement ne prend pas de mesures décisives pour endiguer la menace ».
Au cours des sept derniers mois, 178 chrétiens ont été tués dans l’État de Kaduna, au centre-nord du Nigeria. Depuis dix ans, le conflit armé mené initialement par le groupe islamiste Boko Haram, a fait plus de 36 000 morts et deux millions de déplacés au Nigeria, selon les chiffres de l’ONU. Chrétiens, musulmans, membres de la religion traditionnelle, tous sont victimes de Boko Haram et autres terroristes qui prolifèrent sur un terrain de pauvreté extrême.
Benoît de Blanpré, directeur de l’AED, alerte :
« Notre association dénonce depuis 2012 les crimes commis au Nigeria (voir notre revue de presse). Au nord du pays notamment, les attaques sont quasi quotidiennes. En ce moment même, des chrétiens sont assassinés, sans que le gouvernement nigérian n’agisse efficacement pour les protéger. Les Nigérians ont un besoin urgent du soutien de la communauté internationale, mais nous avons malheureusement le sentiment de crier dans le désert. »
Sur l’année 2019, l’AED a fourni une aide de 1 457 434 € au Nigeria: Reconstruction d’églises, aide aux victimes de Boko Haram (soutien aux veuves et orphelins…), formation des séminaristes, aide de subsistance aux religieuses…
Italie : la coalition de droite gouverne désormais 15 régions sur 20
Matteo Salvini, après avoir raté en janvier la prise de l’Emilie-Romagne, n’a pas réussi dimanche à emporter la Toscane, l’autre grande région rouge du centre de l’Italie. Sa candidate Susanna Ceccardi obtiendrait 41 % (contre 20% en 2015) des voix soit sept points de retard sur le président sortant et tête de liste de la coalition de centre-gauche Eugenio Giani.
La presse française estime que c’est une « douche-froide » et que la Ligue est stoppée.
La réalité est plus complexe : la coalition de droite confirme facilement son implantation en Vénétie et en Ligurie. Elle a également ravi une région historiquement de gauche, celle des Marches, dans le centre du pays. La Ligue et le centre-droit gouvernent désormais 15 régions sur 20.
La gauche, alliée désormais au mouvement de Beppe Grillo (qui enregistrent un peu partout des revers), conserve la Toscane et les régions méridionales des Pouilles et de la Campanie.
La Ligue reste la première formation d’Italie.
