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Le directeur de Saint-Jean-de-Passy limogé : qu’est-il reproché à François-Xavier Clément ? [Addendum : FX Clément répond]

Le 14 avril, les parents d’élèves de Saint-Jean de Passy, ont reçu le courrier suivant :

Qu’est-il exactement reproché à François-Xavier Clément (qui vient de perdre son père), qui justifie cette exclusion en pleine période de confinement ? Les huissiers ont même débarqué à son domicile hier pour confisquer tout ce qui concerne l’établissement !

A vrai dire, on ne sait pas grand-chose de la nature de ces reproches. Tout est étrange dans cette affaire :

  • l’agenda (on ne voit pas pourquoi il fallait traiter cette affaire en plein confinement, sinon pour éviter de « faire des vagues »),
  • la procédure (à notre connaissance, la nomination, et donc la mise à pied, d’un directeur ne relève pas du président du conseil d’administration de l’établissement, mais de la tutelle congréganiste ou de l’évêque),
  • l’absence de précision sur les faits reprochés dans le courrier.

Et, en l’absence de détail, on ne peut s’empêcher de penser que ce pourrait précisément être le travail remarquable effectué sous l’autorité de M. Clément, ces dernières années, notamment en matière de « recatholicisation » de l’établissement, qui pourrait être visé. Les lecteurs se souviennent peut-être, en effet, qu’en 2018, nous avions déjà évoqué une cabale contre la catholicité de ce chef d’établissement.

Toujours est-il que de nombreux parents d’élèves refusent de se laisser faire et ont engagé plusieurs actions. Une pétition, déjà signée par plus de 500 personnes, estime que

Cette situation cause un préjudice majeur aux élèves de Saint-Jean de Passy déjà éprouvés par le confinement et ses conséquences sur leur scolarité. Compte tenu de leur professionnalisme, leur disponibilité, leur compétence, de la confiance que les parents d’élèves et les élèves ont placé en eux, ce dont nous pouvons témoigner, nous demandons le rétablissement immédiat dans leurs fonctions de Monsieur Clément et Monsieur Ducret.

Si vous souhaitez vous manifester et être informés de la situation, vous pouvez vous inscrire ici.

De notre côté, nous allons suivre cette triste affaire avec attention.

Addendum 19h30 : Monsieur François-Xavier Clément répond à ses détracteurs :

Suite au courrier circulaire daté du mardi 14/04 envoyé par le Président du Conseil d’Administration à l’ensemble des parents et du personnel de Saint-Jean de Passy, de nombreuses réactions et interrogations m’obligent à clarifier les douloureuses ambiguïtés concernant les motifs de ma mise à pied ainsi que celle de Monsieur Ducret (lequel est aujourd’hui, tout comme moi, très profondément meurtri et affecté par la situation).

Comme le précise le courrier diffusé par Saint-Jean de Passy, il s’agirait de supposées « pratiques managériales dysfonctionnelles » qui seraient dénoncées par certains « cadres de l’établissement ». Il n’est en aucun cas question de soupçons d’agressions sexuelles ni envers les enseignants ni envers les élèves.

Je n’en sais pas davantage.

En effet, une « analyse des situations de travail des cadres » a été mise en œuvre au début de cette année. A ma connaissance, à ce jour, aucune conclusion de cet audit n’a été rendue.

En tout état de cause, j’affirme être très serein sur les conclusions d’une telle démarche tant je ne vois aucun acte posé dans mon management ces dernières années qui pourraient justifier une décision aussi radicale et une procédure aussi brutale que celle que nous subissons avec Monsieur Ducret, et ce dans la si difficile période de confinement que nous vivons.

S’il y a une recherche de LA VERITE, objective et impartiale, je fais confiance au discernement des administrateurs et du diocèse, pour prendre une décision respectueuse du bien de Saint-Jean de Passy et des personnes. Pourquoi en douter si les intentions du Conseil d’Administration sont justes ?

Par ces lignes, je souhaite aussi exprimer ma profonde gratitude à l’égard de tous ceux – parents, élèves et personnel – qui expriment, malgré moi, leur soutien à l’œuvre d’éducation que nous menons à Saint-Jean avec une communauté éducative remarquable.

François-Xavier Clément

Des parents d’élèves de l’établissement Saint-Jean de Passy invitent tous ceux qui le souhaitent à aider Monsieur François-Xavier Clément et Monsieur Jean Ducret, violemment attaqués en tant que directeur d’établissement et préfet du cycle terminal à pouvoir se défendre dignement après une mise à pied brutale et une suspension de leur rémunération. Monsieur Clément est père de 4 enfants, Monsieur Ducret est père de 12 enfants.

Cette cagnotte en ligne a été montée avec leur accord et celui de leurs avocats.

Addendum 2 23h00 : Lire l’enquête de Valeurs Actuelles. Extraits :

[…] Le conseil de direction de l’école […] est prévenu à 14h30. « Je suis tombé des nues », déclare l’un des directeurs des études, Xavier  Le Saint […]. A 16h, le courrier signé du président du conseil d’administration Jacques Moreau est envoyé au corps professoral, puis aux parents d’élèves. Ce courrier relève la présence de « souffrance au travail au sein de l’institution », et de « pratiques portant atteintes à la santé et à sécurité physique et psychique des collaborateurs ». Aussitôt, sur les réseaux sociaux, certains parents imaginent le pire. La radicalité et la brutalité employées créent des ambiguïtés énormes. Le moment est jugé particulièrement mal choisi, en plein confinement, difficile à vivre pour les parents mais aussi pour les enfants.

En réalité, tout s’est déclenché le 24 janvier. Le conseil d’administration, composé d’une quinzaine de membres dont deux représentants du diocèse de Paris, demande un audit sur les conditions de travail auprès des cadres de l’établissement. Certains pointent du doigt le caractère autoritaire de François-Xavier Clément. « C’est un homme droit, un homme franc, qui a des convictions et qui ne louvoie pas en permanence pour les afficher », avance Guillaume Delpit, président de l’Apel de Paris. Un homme de conviction qui a fait le choix de remettre en place un uniforme pour les élèves du collège. Un homme de foi qui a fait ériger une statue de la Vierge dans la cour de l’école. En somme, « la catholicité retrouvée » de Saint-Jean de Passy sous sa direction.

« Quand on inscrit ses enfants à Saint-Jean, on connaît les principes chers à la direction, d’éducation intégrale, qui vise à former le cerveau mais aussi le cœur des enfants », témoigne un parent d’élèves qui évoque un « tsunami » dans l’histoire de l’école parisienne fondée en 1839 par les frères des écoles chrétiennes. « Parmi le corps professoral, ceux qui étaient en désaccord avec les choix pédagogiques de François-Xavier Clément avaient fait le choix de quitter l’établissement », ajoute Guillaume Delpit. Reste que, parmi les cadres de l’établissement, certains auraient fait remonter « des malaises » et des « plaintes ». De là à évoquer un harcèlement moral, il n’y a qu’un pas. « Nous sommes dans une étape intermédiaire ; il y avait  urgence », assure Jean-François Canteneur, directeur diocésain.

D’après nos informations, le CSE (comité social économique) de l’établissement n’a pourtant pas été saisi. Pas plus que la médecine du travail. « Aucune instance n’a été saisie, pas même le conseil de direction », confirme Xavier Le Saint. Aucune procédure judiciaire n’aurait été ouverte. La seule source d’information est le fameux audit, réalisé à la demande du directeur diocésain par AlterHego, un cabinet de conseils en ressources humaines, mais auquel ni le conseil d’administration, ni François-Xavier Clément et Jean Ducret n’ont eu accès. Ainsi les deux hommes ignoreraient pourquoi et par qui ils sont accusés ? La réponse viendra mardi prochain, jour de leur entretien préalable à leur licenciement. […]

Donald Trump suspend la contribution américaine à l’OMS

Après avoir régulièrement critiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour sa gestion de la crise mondiale provoquée par le coronavirus, Donald Trump a annoncé le gel de la contribution américaine, qui restera en vigueur jusqu’à la conclusion d’« une étude pour examiner le rôle de l’OMS dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus ».

« Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts ».

Sacré Charlemagne cover – spécial confinement

Un peu de gaieté en cette période :

Les messes et cérémonies catholiques peuvent toujours être célébrées en vertu de la liberté de l’Église

Rappels de l’abbé Barthe sur le site de L’Homme Nouveau :

[…] En premier lieu, il convient de rappeler avec force les droits sacrés du culte divin : les messes et cérémonies catholiques peuvent toujours être célébrées en vertu de la liberté de l’Église, qu’aucune loi ne saurait restreindre, à condition de respecter les règles et les précautions élémentaires d’hygiène qui relèvent du service du bien commun.

Et du point de vue très concret du système pénal français, il faut rappeler les points suivants :

1/ Le texte en vigueur à ce jour visant expressément les cérémonies du culte est le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, pris en application de la loi 2020-290 du 23 mars 2020. L’article 8 – IV de ce décret précise :

« Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes ».

Ce texte n’est pas d’une parfaite clarté, mais on peut en inférer que, bien que les églises puissent rester ouvertes et que les fidèles puissent les fréquenter sans s’y « rassembler », seules y seraient permises les cérémonies funéraires. Les messes sembleraient donc être des « réunions » interdites. Et pourtant, il est régulièrement rappelé par le Conseil Constitutionnel que « le principe de laïcité figure au nombre des droits et libertés que la Constitution garantit » et que la République doit garantir le libre exercice des cultes.

-2/ Généralement, lorsqu’une contravention est constatée, le prévenu (ici le prêtre célébrant ou un fidèle assistant à l’office), dont l’identité a été relevée, reçoit à son domicile l’injonction de payer l’amende dans les 45 jours. S’il le fait, il reconnaît sa faute : il est donc très important qu’il ne paye pas. Car il peut contester la légitimité de la peine infligée (amende) en écrivant à l’OMP (officier du ministère public) et en donnant les éléments qui appuient sa requête (par exemple, des attestations de témoins prouvant qu’il n’y a pas eu de rassemblement caractérisé).

3/ Le Parquet peut alors :

– classer sans suite.

– demander la mise en œuvre d’une procédure simplifiée, c’est-à-dire une ordonnance pénale d’un juge qui, sans débat contradictoire, prononcera la relaxe ou infligera une amende. Ordonnance contre laquelle le prévenu pourra faire opposition dans les délais.

– ou encore renvoyer l’affaire au tribunal de police en procédure ordinaire (à noter que le prévenu aurait pu aussi demander lui-même l’accès au juge).

4/ Le juge connaît alors de l’affaire (c’est-à-dire, en réalité, qu’il en connaîtra dans de longs mois), le prévenu pouvant alors faire valoir son argumentation sur les faits et le droit.

Mais en outre, au regard des lois sur la laïcité républicaine, il pourrait être soulevé l’inconstitutionnalité de la loi 2020-290 du 23 mars 2020 dans ses dispositions à l’origine du décret adopté le 23 mars 2020, dans la mesure où la loi et l’application qui en est faite pourraient être interprétées – horresco referens ! – comme interdisant, à l’encontre des principes de la laïcité de l’État, une cérémonie du culte répondant par ailleurs à toutes les conditions de sécurité et d’hygiène. Le juge saisi pourra accepter de transmettre à la Cour de Cassation la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui serait déposée par un écrit séparé. Si la QPC n’était pas transmise à la Cour de Cassation, suivant le recours ouvert au prévenu qui aurait été condamné, la QPC pourrait alors être à nouveau être déposée en appel (si cette voie de recours est ouverte ou en Cassation, si seul un pourvoi peut être introduit).

On peut, en effet, s’interroger sur la proportionnalité de la mesure attentatoire à une liberté individuelle (notamment, pour le fidèle de pratiquer un culte, et pour le célébrant d’exercer son « activité ») fondant la verbalisation et l’objectif poursuivi. Ainsi, pour chaque infraction verbalisée, il faudra examiner si les circonstances de temps et de lieu justifiaient le maintien de pareilles restrictions.

Car en définitive, pour quels motifs, au nom de quels principes, les cérémonies du culte devraient être aujourd’hui moins bien traitées que les achats dans les supermarchés, les boulangeries et les bureaux de tabac ?…

A lire également cette analyse sur le fait que les évêques de France ont anticipé les mesures gouvernementales et ils les ont même amplifiées !

Avançons le déconfinement au 10 mai pour fêter sainte Jeanne d’Arc

Le Glaive de la colombe commente l’extension du confinement au 11 mai :

[…] Supposons, jusqu’à preuve du contraire, que le choix de cette date s’explique par le simple prolongement de 30 jours du confinement à compter du 13 avril, date de l’allocution présidentielle. Si tel est le cas, c’est une nouvelle bourde de communication car le 11 mai tombe, comme s’en sont réjouis immédiatement les réseaux sociaux juifs [1], la veille de la fête de Lag BaOmer, dont la célébration débutera donc le 11 mai au soir. En revanche, les catholiques seront encore confinés le 10 mai et ne pourront donc pas célébrer la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, l’année même du centenaire de sa canonisation.

Lorsque l’on se penche par ailleurs sur la signification de Lag BaOmer, on voit que cette fête commémore la fin d’une épidémie : quel beau symbole et quelle merveilleuse coïncidence pour une levée de confinement ! Le problème est que Lag BaOmer célèbre aussi, et semble-t-il principalement, un autre anniversaire : celui de la mort de Rabbi Chimone bar Yo’haï, auteur du Zohar, « oeuvre de base » de la Kabbale juive. D’après ce que nous apprenons sur les sites juifs eux-mêmes [2] :

Les maîtres ‘hassidiques expliquent que le dernier jour de la vie terrestre d’un Juste, « toutes ses actions, ses enseignements et son service de D.ieu » atteignent leur point culminant et le zénith de leur impact sur nos vies. Ainsi, nous célébrons à chaque Lag BaOmer la vie de Rabbi Chimone et la révélation de l’âme ésotérique de la Torah.

On nous pardonnera de regretter qu’en cette période de calamité, la France ne puisse célébrer et implorer publiquement sa principale protectrice après la Vierge Marie, et en revanche librement se soumettre à un calendrier ésotérique. Pour éviter toute polémique, il suffirait qu’Emmanuel Macron prolonge le confinement d’un mois à partir de sa fin originellement prévue, le 15 avril, ce qui mènerait au 15 mai voire au 18 mai pour commencer un lundi, premier jour des Rogations : à chacun ses hasards providentiels !

Ou alors, avançons le déconfinement avant le 10 mai (ce qui ravira les commerçants). Pourquoi pas le vendredi 8 mai, fête de la victoire de 1945, puisque « nous sommes en guerre », que nous couronnerions par les solennités de sainte Jeanne d’Arc, dans la joie et la concorde nationales ?

Les relations Eglise-Etat… en temps d’épidémie

Lu sur le blogue de l’abbé Michel Viot:

Si un catholique est tenu en conscience d’obéir à l’Etat légitime en ce qui concerne des mesures sanitaires en temps d’épidémie, il est en droit de se poser des questions dès que celles-ci touchent à des pratiques religieuses. Pour tout le monde catholique, deux avis priment : celui du Pape et celui de l’évêque diocésain. En France, il faut y ajouter l’instance de Matignon. La pratique religieuse catholique, et son libre accès, qui relèvent de la liberté de conscience garantie par la loi, imposent la participation à des sacrements. Le catholicisme est une religion de l’Incarnation du Divin dans l’humain au moyen de la seule puissance divine. […]

Être privé des sacrements n’est donc pas une affaire anodine pour un catholique. Seuls le Pape et les évêques ont cette autorité. L’Etat n’a jamais commandé en France de fermer les églises, ni interdit des offices à l’intérieur de celles-ci. Il a limité le nombre des assistants, une vingtaine de personnes pour les services funèbres, des distances entre les fidèles. Il n’a pris aucun arrêté ou décret empêchant des aumôniers d’accomplir leur ministère auprès des malades et des mourants, même du coronavirus.

Quant aux évêques, ils ont interdit temporairement les messes publiques. Mais à Paris, et dans beaucoup d’autres diocèses à ma connaissance, toutes les églises sont ouvertes, et les obsèques peuvent se dérouler normalement à l’intérieur des églises avec les restrictions susmentionnées. […]

Cela dit, j’en reviens à la messe et à la réception de l’Eucharistie. Je suis absolument persuadé, mieux, j’ai l’intime conviction que ce n’est pas de gaieté de cœur que nos évêques ont pris leur décision. Pour pouvoir les juger, si tant est qu’on le puisse ou qu’on en ait le droit, il faudrait savoir deux choses que nous ne pouvons qu’ignorer pour la première et subodorer pour la seconde. Qu’ont fait valoir clairement à nos évêques les autorités de l’État ? En ces matières, il y a le dit et le non dit, et ce n’est un mystère pour personne que les relations Église/État se sont considérablement dégradées depuis 2012 , début du mandat du Président Hollande ! Le pouvoir politique français, à part de notables exceptions que je ne nommerais pas pour ne pas les compromettre, n’aime pas l’Eglise catholique, c’est un euphémisme que de le dire ainsi, mais nous sommes dans l’octave de Pâques ! Sur le plan spirituel, ce gouvernement, avec ses lois sur la bioéthique, nous attire la colère de Dieu, et au temporel, y compris sur les questions sanitaires, il n’inspire guère confiance. Je comprends que nos évêques se montrent très prudents.

Chartres 2020: les inscriptions sont ouvertes !

Voici le communiqué de Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté :

Chers amis pèlerins,

Après avoir exploré toutes les solutions pour essayer de maintenir le pèlerinage de chrétienté à la Pentecôte prochaine, nous avons finalement décidé d’en modifier le format.

Comment prendre une autre décision en pleine pandémie alors que nous avons appris le 13 avril l’éventualité d’un déconfinement progressif à compter du 11 mai 2020 et la suspension des grands rassemblements et événements jusqu’à la mi-juillet ? Après de nombreuses consultations, il nous a semblé plus raisonnable de prendre cette décision et de la faire connaître rapidement.

Beaucoup d’entre nous attendent le pèlerinage de Chartres avec impatience. Il représente une retraite spirituelle, le temps des engagements et des conversions, un témoignage de fidélité. Pour tant d’entre nous, il est l’occasion de retrouver nos amis, nos familles, laïcs et clercs. Au milieu de notre société intégriste laïcarde, il est devenu un signe de contradiction, un acte de résistance catholique.

Puisque pour le prochain 38e pèlerinage, nous ne pourrons marcher de Paris à Chartres, je vous propose d’être pèlerins autrement : “il faut que France, il faut que Chrétienté continue” (Charles Péguy).

Le plus urgent aujourd’hui est de vous inscrire [Inscription simple de 9 euros pour obtenir un livret, le badge et une image du pèlerinage]  (tous les membres de votre famille) pour être pèlerins de chrétienté les 30, 31 mai et 1er juin prochains !


En fonction de l’assouplissement ou non des règles de confinement fin mai, il vous sera proposé par vos chefs de chapitres, chefs de régions, des initiatives locales (messe, petit pèlerinage, procession …). Si le confinement devait être maintenu vous feriez le pèlerinage de chez vous en suivant sur notre site les programmes que nous sommes en train d’organiser. Suivez notre site (www.nd-chretiente.com), vous verrez toutes les différentes formes de pèlerinages qui vous seront proposées.

Nous pèlerinerons ainsi cette année différemment en gardant une vision surnaturelle des épreuves traversées. Qu’il ne soit pas dit, chers amis pèlerins, que nous n’avons pas su répondre au Christ nous interrogeant « Vous aussi, voudriez-vous partir ? » (Jean 6,67) Nous devons être encore plus nombreux parce que les difficultés sont plus grandes encore. Il faut vraiment être dévoré de naturalisme pour ne pas voir dans nos épreuves récentes (attentats, crimes contre la vie, contre la famille, scandales dans l’Eglise, incendie de Notre-Dame, apostasie …) une série d’avertissements appelant à notre conversion.

Le pèlerinage 2020 doit être une réponse catholique à la hauteur de la crise spirituelle qui est une crise de la foi. Je fais le vœu, chers amis, d’une prochaine édition exceptionnelle comme un témoignage visible de la chrétienté qui ne peut mourir.

Le nombre des inscrits montrera notre attachement à l’œuvre de conversion que représente aujourd’hui Notre-Dame de chrétienté. Je compte sur votre fidélité, votre enthousiasme et votre force.

Dans la mesure du possible, nous maintiendrons les messes initialement prévues. Elles se tiendront en privé et seront retransmises sur notre site. Je vous rappelle le nom des célébrants:

  • le samedi matin l’abbé Fournier, aumônier militaire et sapeur-pompier et le chanoine Le Brethon pour la messe Pastoureaux-Familles-Enfants,
  • le dimanche, le Révérend Père Louis-Marie de Blignières et l’abbé Barrero Zabaleta pour le Salut du dimanche soir à Gas,
  • le lundi, Monseigneur Descourtieux de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Sainte Jeanne d’Arc, protégez la France,
Notre-Dame de Chartres, priez pour nous,
Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.

Et maintenant la délation…

Selon Le Monde, la mairie du 20e arrondissement a envoyé ce courriel aux habitants:

La préfecture de police nous informe recevoir de nombreux appels concernant le non­-respect des mesures de confinement prévues par le gouvernement. […] Cela sature le système d’urgence. Aussi, il est demandé de ne pas appeler le 17 pour signaler ces manquements aux règles de confinement.

Quand la délation sature les moyens de communication des forces de l’ordre, c’est très bon signe pour l’esprit civique. Ce doit être ça le magnifique civisme dont se félicitait le président hier!

Secours spirituel aux malades

Très bonne vidéo de Mgr Rey, évêque de Toulon, à propos de l’indispensable mission des aumôniers d’hôpitaux auprès des malades:

 

Et en même temps

Le RN pointe les incohérences du long discours d’Emmanuel Macron d’hier soir :

[…] Des incohérences manifestes subsistent : il appartiendra par exemple au ministre de l’Education Nationale d’expliquer la logique de supprimer l’examen du bac et dans le même temps de rouvrir les lycées. De la même manière, le RN reste très réservé sur la réouverture des écoles un mois et demi avant les vacances alors que la fermeture administrative des restaurants et cinémas est maintenue.

Sur le plan du déconfinement, de nombreuses interrogations et lacunes demeurent :
M. Macron nous annonce un déconfinement pour le 11 mai sans toutefois justifier de cette date ni lever un certain nombre d’interrogations logistiques s’agissant de la disponibilité réelle des masques et des tests. Le RN demande que la Direction Générale de la Santé communique chaque soir, non sur les commandes, mais sur les stocks effectivement disponibles des masques et des tests. Il demande que les pharmaciens soient immédiatement en droit de commercialiser pour le grand public les masques qu’ils se seraient eux-mêmes procurés auprès de leurs propres fournisseurs.

En attendant la date du 11 mai, le confinement ne sera pas mis à profit pour tester les personnes au travail qui, depuis quatre semaines, sont les plus susceptibles d’avoir été contaminées, y compris en étant elles-mêmes asymptomatiques. Le RN demande que le dépistage des salariés actuellement hors confinement soit entrepris sans attendre.

Le plan de test ne prévoit que les personnes présentant des symptômes. C’est là méconnaître la maladie qui se présente parfois sous une forme asymptomatique tout aussi contagieuse.

Le RN demande également que le plan de test ne s’applique pas seulement à des personnes symptomatiques, les personnes asymptomatiques étant elles-mêmes tout aussi contagieuses.

Le traçage sera certes organisé sur la base du volontariat et de l’anonymat. Mais il n’aura d’utilité que si les données permettent d’isoler et de traiter les personnes contaminées, ce qui suppose des tests massifs.

Le RN demande que le testage systématique soit appliqué aux personnes bénéficiaires du traçage qui auront été en contact avec des porteurs du virus. Il demande qu’une logistique de quarantaine soit mise en place, notamment par les placements des personnes dans les hôtels disponibles.

La fermeture des frontières à la libre circulation des personnes ne s’appliquera qu’à l’espace Schengen. Le RN demande que les frontières nationales soient fermées avec des pays qui se sont exemptés de toute précaution sanitaire comme la Suède ou la Hollande ou des pays très touchés comme l’Espagne ou l’Italie.

La France fera cadeau de sa dette à l’Afrique. Le RN demande que la générosité nationale s’applique en priorité à nos entreprises qui sont en grande difficulté financière et notamment celles pour lesquelles le confinement se poursuivra comme le tourisme, les bars ou les restaurants. […]

Convertis de l’islam au christianisme

RCF Vaucluse a reçu Jean-François Chemain pour son livre “Ils ont choisi le Christ” sur les convertis de l’islam au christianisme:

Pour commander le livre, c’est ici.

Otages pendant 66 jours, aujourd’hui libres, ils vous remercient !

Disparus le 20 janvier 2020 en Irak, Antoine, Julien, Alexandre et Tariq ont été retenu prisonnier pendant 66 jours. Séparés de leurs familles, ils se sont entièrement abandonnés au Seigneur. A leur retour en France, dans un monde confiné, ils ont découvert avec émotion votre mobilisation exceptionnelle.

Vous avez prié pour eux, vous les avez accompagnés tous les jours pendant leur captivité et aujourd’hui, ils vous font un cadeau de Pâques particulier.

Merci Antoine, Julien et Alexandre pour l’exemple que vous nous donnez.

Emanuela Marinelli présente les blessures du Christ à partir du Saint-Suaire

Parmi les vidéos de Via Sacra faisant découvrir les reliques de la Passion à l’occasion de la semaine sainte, cette vidéo sur le Saint-Suaire est particulièrement impressionnante. A voir – surtout pendant l’ostension virtuelle actuelle:

Menaces sur l’épargne

Du politologue Olivier Piacentini, sur les conséquences économiques de la crise sanitaire:

Les Bourses se sont écroulées mais n’ont pas encore atterri pour autant : le monde de la finance, comme les petits épargnants, n’a pas fini de souffrir… La récession est déjà hors normes, d’un niveau inconnu dans l’Histoire : 6 % de récession au 1er trimestre, pour seulement deux semaines de confinement… Jusqu’où va-t-on descendre ?

Pour pallier cela, les gouvernements ont mis en place des mesures d’aide exceptionnelles. En France, le gouvernement vient de relever les crédits initiaux de 45 milliards à 100 milliards (Les Échos, 30/3/2020), pour les entreprises, le Quantitative Easing, c’est-à-dire la monétisation de la dette. Elle le faisait déjà depuis six ans. On parle d’activer le Mécanisme européen de stabilité pour sauver les pays en difficulté. Ou alors d’émettre des corona bonds, de la dette communautaire pour renflouer l’économie de l’Union…

Il est évident que tout ceci va déclencher une inflation considérable : on l’avait oubliée, depuis trente ans, voilà qu’elle s’apprête à revenir. L’ va donc subir une attaque sans précédent.

Tout cela ne va pas manquer de mettre des banques en grande difficulté. Beaucoup l’étaient déjà avant la pandémie… Déjà, la Deutsche Bank et la Monte Paschi étaient en faillite virtuelle et ne devaient leur salut qu’au soutien de leurs États respectifs.

À présent, bien des banques sont prêtes à tomber comme des fruits mûrs, en sachant que si des établissements de taille systémiques s’effondrent, c’est tout le système qui sera bloqué. C’est là qu’il faut faire très attention : la directive européenne BRRD, décidée en août 2016 et ratifiée par le Parlement Français, autorise les banques à ponctionner 10 % de l’épargne des clients au-delà de 100.000€ de dépôt… Demandez aux Chypriotes, ils ont déjà avalé la potion en 2011. Et quand nous prédisions, à l’époque, qu’il s’agissait d’une répétition avant usage à grande échelle, nous passions pour des fous…

Mais il y a mieux : la crise pourrait aboutir à une réforme complète du droit de propriété, comme l’avait proposé le député MoDem Lagleize, en novembre 2019. Pour rembourser la dette de l’État, le foncier serait exproprié par un office foncier public, les propriétaires ne conservant pour eux que le bâti. Et les propriétaires d’immeubles devraient donc payer un loyer sur leurs propres terrains ainsi « nationalisés ». […]

J’encourage tous les épargnants à une grande vigilance. Avec les sommes débloquées par les États, les banques centrales, l’économie va repartir à la sortie du confinement. Mais la facture va vite arriver, et elle sera lourde… Face aux enjeux colossaux, au sauvetage des grandes banques et de l’économie, épargne populaire et propriété foncière risquent fort de servir de roue de secours, dans l’urgence…

Aux prêtres, pour qu’ils célèbrent la messe chaque jour, même seuls

Sur son blog, l’abbé Bernard Pellabeuf rappelle l’importance, pour les prêtres, de célébrer la messe chaque jour :

Mes chers frères prêtres

Certains de nos confrères ne célèbrent pas la messe chaque jour.

Vous trouverez ici quelques arguments que j’aimerais leur donner.

Bien que longtemps l’Eglise n’ait pas parlé de la messe quotidienne, elle a cependant remarqué récemment que cet usage est excellent.

Il est difficile aujourd’hui aux mentalités occidentales de comprendre les symboles.

Mais les symboles sont très utiles pour comprendre les réalités spirituelles.

Je propose donc le symbole suivant.

Il s’agit de la sanctification du temps.

Dans l’histoire de notre monde, contenue entre l’Alpha et l’Oméga, il n’y a qu’une seule voie conduisant au monde de Dieu, et c’est le sacrifice du Seigneur.

Mais l’année est le symbole de l’histoire du monde : elle a un commencement et une fin, et en elle il n’y a qu’une célébration de la Pâque.

Le jour aussi, avec le lever et le coucher du soleil, est le symbole de l’année tout comme de l’histoire du monde : il faut donc que la célébration du sacrifice de la messe soit quitidienne.

Or il y a des grâces qui ne sont pas données parce qu’elles ne sont pas demandées : « Demandez et vous recevrez », dit le Seigneur.

La messe est célébrée « à la louange de gloire du Seigneur, pour notre bien et celui de toute sa sainte Eglise » : quel grand progrès y aurait-il, si tous les prêtres répartis sur la terre célébraient la messe quotidiennement, pour l’Eglise et l’évangélisation, pour la paix et la santé du monde !

Les prêtres ont un immense pouvoir en vue du bien : pourquoi ne pas l’employer ?

Mais certains diront : « Et si je suis seul ? »

En effet beaucoup pensent que la célébration eucharistique par un prêtre seul n’a pas de sens

C’est vrai que pendant longtemps l’Eglise ne voulait pas qu’un prêtre célèbre la messe seul, si personne d’autre que lui n’était présent. Mais aujourd’hui cette discipline n’est plus tenue.

D’abord la faculté de célébrer ainsi a été donnée personnellement, par exemple au Bienheureux Charles de Foucauld. Ensuite elle a été accordée à plusieurs à la fois, comme ce fut le cas pour les aumôniers militaires.

Aujourd’hui le code de droit canon, dans son édition récente, rappelle l’ancienne disposition (c. 906), mais ajoute qu’il est permis à tout prêtre de célébrer la messe seul, pour qu’il puisse la célébrer quotidiennement (C. 904).

Cette disposition de l’Eglise est confirmée cette année. En raison de l’épidémie, l’autorité romaine a décidé de permettre aux prêtres de célébrer la messe sans peuple le jeudi de la semaine sainte (décret du 25 mars) : on parle là d’exception, non parce que les autres jours ce ne serait pas permis, mais parce que ce jour-là de l’année ce n’est pas autorisé (cf. Missale Romanum MMII, p. 291 n° 1).

Donc que personne ne dise dénué de sens ce que l’Eglise permet ou même recommande !

Alors, mes frères prêtres, encourageons-nous les uns les autres à célébrer la messe chaque jour, même seuls, particulièrement en nos temps calamiteux !

Notes :

Canon 904 – Que les prêtres célèbrent fréquemment, ayant toujours présent à l’esprit le fait que l’oeuvre de la rédemption se réalise continuellement dans le mystère du Sacrifice eucharistique; bien plus, leur est vivement recommandée la célébration quotidienne qui est vraiment, même s’il ne peut y avoir la présence de fidèles, action du Christ et de l’Église, dans la réalisation de laquelle les prêtres accomplissent leur principale fonction.

Canon 906 – Le prêtre ne célébrera pas le Sacrifice eucharistique sans la participation d’un fidèle au moins, sauf pour une cause juste et raisonnable.

Commentaire de Angel Marzoa : Il est évident qu’il y a une cause juste et raisonnable dans le simple fait de suivre la vive recommandation du c. 904 de la célébration quotidienne, quand on aura fait tout son possible pour essayer d’obtenir l’assistance d’un fidèle et qu’on y sera malgré tout pas parvenu. (Commentaire préparé sous la responsabilité de l’Institut Martin de Azpilcueta, édition française de Wilson et Lafleur Itée, Montréal 1999.)

Pour continuer la réflexion, je vous propose :

Catéchèse sur le sacredoce

Catéchèse sur l’eucharistie

Les rassemblements religieux pris pour cible

Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec revient sur la désinformation médiatique concernant la messe de la Vigile de Pâques à Saint-Nicolas du Chardonnet et écrit :

Cabale et délation, ou comment faire feu de tout bois en période de chasse aux sorcières. Quand des drames adviennent, il importe de trouver les coupables ou, à défaut de pouvoir s’en offrir. Néron accusa les chrétiens d’avoir brûlé Rome ? Indiquer le patient zéro, le lieu zéro, l’occasion zéro du coronavirus devient, pour certains, une urgence argumentaire, une cause existentielle. Laurent Joffrin n’hésitait pas à signer pour Libération un papier intitulé « Dieu et le virus ».  Dès le 3 avril dernier, l’éditorialiste voyait dans les assemblées religieuses l’occasion originelle de la propagation de l’épidémie.

Récemment, Jean-Luc Mélenchon, au tout début de l’émission Le Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI, était invité à réagir à l’attentat de Romans-sur-Isère, commis par un réfugié soudanais. Au lieu de s’interroger sur la situation administrative du terroriste islamiste, le leader de la France insoumise préféra botter en touche et prendre comme bouc émissaire l’assemblée évangélique qui s’est tenue à Mulhouse à la fin du mois de février. Pointer du doigt la responsabilité de la religion chrétienne dans le désastre sanitaire actuel pour s’exonérer de rendre compte du désastre identitaire contemporain est assurément plus facile.

De son côté, le quotidien Le Progrès a même titré « Comment les rassemblements religieux ont amplifié la propagation du virus ? ». Ben voyons ! Et pas les élections municipales, les matchs, les meeting politiques, le tourisme, les échanges frontaliers, le manque de masques et le défaut d’hygiène, les cinémas, les cafés, les marchés, les supermarchés et, plus récemment encore, l’exode d’un million de franciliens ? A cet égard, la réaction du directeur de l’hebdomadaire La Vie, Jean-Pierre Denis, donnée au Figaro Vox est à lire.

Quand on veut assassiner son chien, le proverbe affirme qu’il est bon de dire qu’il a la rage. Désormais, à défaut de trouver des réponses claires au coronavirus, il semble commode d’expliquer que cette nouvelle « rage » s’entretient à cause des cathos. Cela porte un nom, et ce nom n’a rien du hasard : c’est ce qu’on appelle de la mauvaise foi.

Mais est-ce seulement de la mauvaise foi ? La christianophobie entretenue ces dernières années ne conditionne-t-elle pas certains Français à se croire bienfaiteurs en dénonçant les messes ? A ma connaissance, au moins une autre vigile pascale à Paris a fait l’objet d’une dénonciation du voisinage auprès de la police. Cela reflète un état d’esprit assez malsain.

Et pendant ce temps, comme le relève Gabrielle Cluzel, c’est l’omerta sur les émeutes à Grigny…

La supplique pour la consécration de la France sur Radio Notre-Dame

Olivier Bonnassies, fondateur de Marie de Nazareth, était interrogé par Louis Daufresne, sur Radio Notre-Dame, pour présenter, notamment, la supplique aux évêques afin de consacrer la France au Sacré-Coeur et au Coeur immaculé de Marie:

Vous pouvez toujours signer la supplique ici.

L’épidémie, appel à la conversion

Mgr Guillaume Derville, directeur spirituel de l’Opus Dei, s’interroge sur l’interprétation spirituelle de l’épidémie. Evoquant l’effondrement de la tour de Siloé, dont le Christ parle dans l’évangile de saint Luc (Lc 13,1-5), il rejette l’idée d’un châtiment direct, pour lui préférer l’idée d’un appel à la conversion:

La relation entre la condition de pécheur et le risque de mort était un thème prophétique courant et communément partagé au temps du Christ. Jésus encourage ses auditeurs à la conversion qu’il demande, s’ils veulent profiter des promesses évangéliques. Tout est un signe du Seigneur et, par conséquent, une occasion de revenir à Dieu : « Passons par toutes les étapes de l’histoire et nous verrons comment, à chaque époque, le Seigneur a donné l’occasion de se repentir à tous ceux qui ont voulu se convertir à Lui[4] ». Car Dieu « nous aime à la folie ![5] ».

Certes il y a dans notre société des actes graves qui offensent Dieu et sapent l’équilibre et l’épanouissement de la personne. Mais il faut redoubler de prudence à l’heure de relier un malheur à tel ou tel mal moral, comme s’il y avait là une volonté divine concrète de châtier des coupables. Le Seigneur nous donne l’occasion de nous repentir. Il ne veut pas le mal, mais il le permet en vue d’un plus grand bien. Un événement mauvais à vue humaine peut nous éloigner de la perte de la vraie vie, la vie en Dieu, la vie éternelle. « Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, mais bien plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive. Retournez-vous ! Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? » (Ez 33,11). Peut-on dire que plus l’humanité est corrompue plus elle souffre de différents maux ? Nous ne le pouvons pas au sens d’un châtiment immédiat. Dieu respecte l’ordre de l’univers qu’il a créé. Le désordre dans le monde est introduit par le péché de l’homme, mais les maux terribles qu’il produit ne sont pas toujours imputables à tel ou tel choix de l’un ou l’autre d’entre nous aujourd’hui ; ils plongent leur racine dans le mystère du péché appelé « originel ».

Dans la série “La parfaite gestion de crise”…

Un entrepreneur, fabricant et importateur des fameux masques FFP2, explique que, depuis le début de la crise, il est dans l’incapacité de vendre son stock. Pas un coup de fil pour la commande publique. Et la commande privée semble bloquée par le gouvernement :

Mais c’est tout le fil qu’il faut lire. Tous ces tweets qui se succèdent ajoutent à l’absurde de la situation…

La préférence étrangère

On savait déjà que “certains quartiers” avaient une vision du confinement assez différente du reste de la France – et il semble que certains préfets au moins demandent de ne pas contrôler dans ces quartiers. Nous apprenons par cette émission que, au moins dans certains départements, les clandestins obtiennent des masques – que les médecins n’arrivent pas toujours à obtenir à l’hôpital. Curieuses priorités!

Le peuple de France se révèle souvent dans l’adversité

Lu dans le Journal de confinement du prince Jean d’Orléans:

Nous nous apprêtons aussi à traverser une grave période de crise économique. Nous aurons besoin de toutes nos qualités pour la surmonter. Nos institutions devront être des facilitateurs. Le pourront-elles ? Sans doute. Le voudront-elles ? Je ne sais !

Sans la force de caractère des Français, nous serions encore coincés au milieu du tunnel. Le peuple de France est un peuple courageux qui se révèle souvent dans l’adversité. On le voit dans plusieurs initiatives que de simples citoyens ont prises, comme ce médecin de l’hôpital de Dreux qui a pu mobiliser les bonnes volontés pour la confection de blouses ou encore ce jeune garçon qui fabrique des masques chez lui pour les distribuer à l’hôpital voisin.

Notre peuple de France en a vu d’autres! Il s’est toujours remis, en faisant confiance à ceux qui aiment notre pays et qui le servent.

Il faut déjà panser les plaies pour penser à l’après. Le chemin ne sera pas facile. Il sera sans doute plus long que souhaité. Mais nous avancerons comme nous avons toujours su le faire. En nous appuyant sur les forces vives de notre pays. Et surtout en vue du bien commun de notre pays qui est la condition du bien des Français.

“Qui voudra sauver sa vie la perdra”

Fin de l’analyse d’un prêtre sur la réaction ecclésiale face à la pandémie :

[…] Le Covid-19 révèle tant notre peur de la mort que notre fascination du vivant dans laquelle on nous englue insidieusement. « Célébrer le vivant » comme le font aujourd’hui tant de catholiques, entraînés par des pasteurs naïfs ou pervers, peut dissimuler une fuite plus ou moins consciente du Vivant et de l’âpreté de Sa Croix salvatrice. Dès lors, le sens du péché s’estompe, toute notion de pénitence, de sacrifice devenant peu à peu inaudible, inacceptable, scandaleuse.

Il ne faut pas chercher plus loin la réticence d’ecclésiastiques à qualifier cette épidémie de châtiment qui trouverait sa cause dans les péchés des individus et des sociétés. On se garde donc d’entrer dans la démarche pénitentielle individuelle et collective attendue de la Justice divine. On peut douter dès lors de l’efficience des bénédictions publiques contre l’épidémie que l’on diffuse complaisamment sur internet. Dans la confession valide, la bénédiction et l’absolution sont inaccessibles sans la contrition et le ferme propos. Sans contrition publique, sans amendement public, le Ciel suspendrait-t-il son courroux ? L’avenir nous le dira mais il semble pour le moment bien mal engagé.

Le Docteur Levantino explique pourquoi il a arrêté de réaliser des avortements

Un lecteur a pris le temps de sous-titrer le témoignage, datant de 2015, très poignant d’un ancien médecin américain qui pratiquait des avortements et s’en est repenti.

100 vidéoformations pour approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu – 6/8

En ce temps de Pâques et de confinement, Notre-Dame de Chrétienté propose d’utiliser les ressources vidéos de son site internet afin d’approfondir sa connaissance et sa relation avec Dieu.

Les 100 vidéoformations diffusées ces 7 dernières années ont été classées par thématique. Cliquez sur le lien dans la liste ci-dessous pour accéder directement à la vidéo souhaitée.

HISTOIRE DU PELERINAGE de CHRETIENTE :
Histoire et origine du pèlerinage de Chrétienté (1ère partie) Max Champoiseau et Bernard Antony
Histoire et origine du pèlerinage de Chrétienté (2ème partie) Rémi Fontaine et Alain Brossier
 
DOCTRINE SOCIALE DE L’EGLISE :
Comment considérer le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel? Hervé Rolland (NDC)
Qu’est ce que le principe de subsidiarité ? Hervé Rolland (NDC)
Quelle différence existe-il entre intérêt général et bien commun? Nicolas Jeanson (IFMP)
Quel équilibre faut-il entre Pouvoir et Responsabilités? Nicolas Jeanson (IFMP)
Quelle est la base d’une politique de reconnaissance des personnes ? Nicolas Jeanson (IFMP)
Défendre le bien commun de la paix, est-ce possible sans faire la guerre? Général Marc Paitier
Qu’est-ce qu’être un bon chef ? Général Marc Paitier
Commander et Manager, est-ce la même chose? Général Marc Paitier
L’Église permet-elle de faire la guerre? Général Marc Paitier
Quel est le statut juridique de l’embryon? Jean Marie Le Méné (Fondation Jérôme Lejeune)
Faut-il avoir peur du transhumanisme? Jean Marie Le Méné (Fondation Jérôme Lejeune)
Quel respect de la vie à son commencement ? Caroline Roux (Alliance Vita)
Quel respect pour les personnes en fin de vie? Caroline Roux (Alliance Vita)
Les lois civiles sont-elles au dessus des lois divines? Jean Pierre Maugendre (RC)
Qu’enseigne l’Eglise à propos des lois et de leur observation? Jean Pierre Maugendre (RC)
 

 

RP André Manaranche: RIP

Le RP André Manaranche est mort dans la nuit de Pâques, atteint du covid-A9, à l’âge de 93 ans. Ordonné prêtre à Versailles en 1951, il était entré au noviciat des jésuites en 1960. Docteur en sciences sociales et titulaire d’une licence canonique en théologie, il a notamment enseigné au séminaire d’Ars et à l’abbaye d’Ourscamp. Il fut, de 1986 à 2003, conseiller religieux des routiers scouts d’Europe. Il est mort à la maison Saint-Jean de Lille. Requiescat in pace!

Les produits de l’abbaye de la Coudre : qui a dit qu’ils n’étaient que du flan ?

L’abbaye Notre-Dame de La Coudre est une abbaye trappiste française, fondée en 1859 et située à Laval, en Mayenne. Aujourd’hui, les 45 soeurs de l’abbaye Notre-Dame de la Coudre suivent la règle de saint Benoît “prière et travail”. Elles prient ainsi 8 fois par jour (premier office à 4h !) et assurent leur subsistance par le travail manuel dont on va vous parler dans quelques instants.

Pour remettre un peu de contexte, la petite communauté arrive dans la région en 1816 et possède alors une petite école pour les jeunes filles pauvres. En 1859, elles déménagent, et la petite école est fermée. Les soeurs doivent trouver alors de nouvelles activités… Ainsi commence l’histoire des produits de l’abbaye de la Coudre que Divine Box vous raconte. C’est parti !

L’abbaye de La Coudre se trouve à Laval, en Mayenne

Tout un Fromage !

Nous sommes donc en 1859, et les soeurs de l’abbaye de la Coudre viennent de déménager (car une voie de chemin de fer se construit sur leur ancienne propriété), et l’école pour jeunes filles est fermée. Les soeurs se retrouvent ainsi sans activité et cherchent une reconversion.

Par chance, les moines de l’abbaye du Port-du-Salut, situés non loin, volent à leur secours ! Ceux-ci se sont en effet lancés dans la confection de fromages artisanaux, dont leur fromage phare, le “Port-Salut”, se vend comme des petits pains ! Avec leurs conseils et leur soutien, les trappistines de l’abbaye de La Coudre construisent donc leur propre fromagerie artisanale en 1868. Le fromage “Le Trappe de la Coudre” est alors fabriqué de A à Z par les soeurs !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là… Dans les années 1980, un petit malin s’infiltre dans la fromagerie des soeurs et dérobe la recette de leur fromage. Il va ensuite changer le nom du fromage pour évoquer le savoir-faire monastique, le produire à l’échelle industrielle, et le distribuer tout près de l’abbaye ! Les ventes des soeurs chutent alors immédiatement… Aujourd’hui, le fromage dérobé passe toujours à la TV, dont on vous laisse deviner le nom… Histoire folle, non ?

Bref, en 1995, la situation financière est compliquée, et les trappistines de l’abbaye de La Coudre sont obligées de sous-traiter leur production fromagère, pour se concentrer sur l’affinage (la meilleure partie !). Ce qui est encore le cas à l’abbaye aujourd’hui !

Depuis 1995, les soeurs de l’abbaye de La Coudre affinent leurs fromages dans les caves de l’abbaye – Crédits Photo : Samuel Bigot

Des préparations pour entremets Flan-tastique !

L’autre activité phare des soeurs de La Coudre, ce sont les préparations pour flans, qu’elles élaborent depuis 1974 ! Aujourd’hui, c’est d’ailleurs leur principale source de revenus, et dans le paysage des produits monastiques, c’est un incontournable… Allez, on vous explique !

Dans leur atelier refait à neuf en 2013, elles fabriquent la poudre à partir d’ingrédients entièrement naturels, sans trace de vilains colorants ou conservateurs. La production se fait par semaine : chaque semaine, les soeurs planchent sur un parfum différent. Et il ne faut pas se tromper, car il faut respecter un certain ordre en fonction des arômes et de la couleur du fruit ! Et oui, les soeurs ne laissent rien au hasard.

Si sœur L. est en charge de toute la production depuis 1996 (avec l’aide plus récente de soeur M.), les deux se font aider d’environ 10 à 15 sœurs, pour assurer un véritable travail communautaire. Tout ce beau monde tourne tout au long de l’année dans l’atelier, pour la confection ou la mise en sachet par exemple !

Le parfum qui connaît le plus de succès est celui de l’entremet à la vanille, mais les soeurs comptent aussi beaucoup sur leur diversification, car beaucoup de parfum qu’elles proposent ne se trouvent pas dans le commerce ! Ainsi les soeurs commercialisent aujourd’hui 8 parfums : Vanille, Cacao, Café, Praliné, Citron et Frambois (présents dès le début), ainsi que Caramel et Pistache, plus récents !

Depuis peu, elles produisent également de la crème pâtissière. Elles la confectionnent dans une sorte de bétonnière alimentaire spécialement aménagée, utilisée initialement pour produire les flans. Mais elles ne la vendent que dans leur magasin, car elle est trop difficile à transporter ! Et oui, l’artisanat monastique est créatif !

Une soeur en pleine mise en boîte des entremets de l’abbaye de La Coudre, aujourd’hui la source principale de revenus pour la communauté – Crédits Photo : Ouest-France

Des soeurs créatives et dures à cuir(e) !

Pour compenser la chute des ventes de fromage, et en plus des préparations pour flans, les soeurs se sont aussi lancées dans la maroquinerie… Tout est imaginable, mais voici quelques exemples de leurs produits phares:

  • des portefeuilles
  • des porte-chapelets
  • des couvertures de livres ou de liseuses
  • des custodes (petite boîte servant à apporter la communion aux personnes qui ne peuvent pas la recevoir à la messe)
  • des ceintures cisterciennes (uniquement pour les abbayes)
  • …et beaucoup d’autres réalisations à la demande !

C’est notamment soeur A. qui est la responsable de cette production assurée par elle et d’autres soeurs. Soeur A. s’occupait déjà des ceintures des soeurs pour leur habit cistercien, donc le cuir, elle connaît !

Une soeur de l’abbaye de la Coudre découpant le cuir – Abbaye de la Coudre

Et pour acheter les produits de l’abbaye de La Coudre ?

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Leur adresse : Abbaye de la Coudre, Rue Saint-Benoît, 53000 Laval. Ou sinon en ligne : cliquez ici pour découvrir les préparations pour entremets de l’abbaye de la Coudre ! Vous serez redirigés sur la boutique monastique en ligne de Divine Box.

Une messe dénoncée par des voisins… : une curieuse cabale contre Saint-Nicolas du Chardonnet diffusée par Le Point

Selon le Point, la nuit de Pâques, vers minuit, des policiers sont intervenus à l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet où

de nombreux fidèles assistaient à une messe pascale. Un office qui se tenait clandestinement malgré l’épidémie de Covid-19 et les règles strictes de confinement prises par les autorités. […] Ils ont constaté que les portes de l’édifice religieux étaient fermées et qu’une messe était en cours. Un fidèle en sortant, leur a indiqué qu’une quarantaine de personnes se trouvait à l’intérieur. Les policiers ont pris contact avec le prêtre qui a été verbalisé pour non-respect des règles de confinement. […]

En réalité, la messe de la vigile de Pâques se déroulait à huis clos comme partout ailleurs, avec retransmission sur Youtube. Et des voisins délateurs ont appelé la police parce qu’ils ont entendu l’orgue.

Voici les captures d’écran de la messe avec l’assistance…

Curieuse cabale contre Saint-Nicolas du Chardonnet : tous les jours depuis le début du confinement, la messe est retransmise, comme dans bien des paroisses, car les fidèles, soumis comme les autres aux restrictions, ne peuvent pas accéder à l’église. Les grandes portes sont fermées à clef et les annonces indiquent bien que les cérémonies sont célébrées à huis-clos. Dans leurs sermons, les prêtres s’adressent aux “fidèles hors les murs”.

Dans les médias, c’est le déchaînement. Des photos de foules (en d’autres occasions) sont publiées pour faire croire que l’église était bondée. Il n’y avait sur place que quelques servants de messe et des chantres, bref pas plus de fidèles qu’à Saint-Pierre de Rome le matin de Pâques. Le curé de Saint-Nicolas a célébré parmi des rangs vides tandis que ceux du pape François assistaient de façon clairsemée. Mais les premiers, à défaut d’avoir brûlé Rome, doivent être voués à la vindicte. Il faut trouver des coupables qui auraient diffusé le Coronavirus. Nouveaux koulaks ou victimes de pogroms, les “intégristes” feront l’affaire.

La vérité est que pour l’heure l’abbé Petrucci, curé de la paroisse, n’a pas été verbalisé ni les quelques fidèles présents dont les identités n’ont d’ailleurs pas été relevées.

A la manoeuvre, Aziz Zemouri, chroniqueur musulman au Point, et, sur Twitter, Timothée de Rauglaudre, “journaliste” chez Têtu.

Addendum : sur BFM, le stagiaire avait du boire un peu trop…

Addendum 2 : sur CNEWS, ils ont même trouvé une nuit de samedi à lundi…

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