Nous savons depuis quelques semaines que le pape Léon XIV fera un voyage apostolique en France du vendredi 25 au lundi 28 septembre 2026.
C’est un bonheur pour la fille aînée de l’Église, qui n’a pas accueilli un souverain pontife depuis 18 ans, le voyage de Benoît XVI en 2008 à Paris et Lourdes.
Les venues de François à Marseille en 2023 et Ajaccio en 2024 ne furent pas, selon son expression, des voyages en France ; elles se résumèrent à de brèves visites d’encouragement aux cardinaux Aveline et Bustillo, qui figuraient parmi ses proches.
Le voyage de Léon XIV comprendra trois étapes : Paris, Lourdes et Metz.
Ces trois villes totalisent à ce jour sept visites papales :
– 3 à Paris (Jean-Paul II en 1980 et 1997, Benoît XVI en 2008)
– 3 à Lourdes (Jean-Paul II en 1983 et 2004, Benoît XVI en 2008)
– 1 à Metz (Jean-Paul II en 1988).
Les étapes de Paris et Lourdes sont des évidences, vu la France, son histoire, sa tradition catholique, sa culture judéo-chrétienne et son rayonnement international.
Par contre les tenants et aboutissants de la visite finale à Metz, qui ne durera que 8 heures, sont assez flous.
La venue du pape semble soulever un important engouement parmi les catholiques de France.
On en veut pour preuve la ruée sur les réservations pour la soirée du vendredi 25 au Stade de France.
Incidemment on peut se poser une question. Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko y sera-t-il présent ?
Apparemment les messes du samedi 26 à Paris sur la place de la Concorde et du dimanche 27 à Lourdes sur la prairie du sanctuaire attirent un nombre important de fidèles.
Il faut espérer que le souverain pontife délivrera des messages forts, qui redonneront de la vigueur aux catholiques français et réveilleront les évêques de leur torpeur.
Il convient de noter que la rencontre du pape avec ces derniers à Lourdes le dimanche 27 à 9 heures, juste avant la grand’messe prévue à 11 heures, sera vraisemblablement courte et se limitera à des discours convenus.
Il faut aussi espérer que ce voyage chez la fille aînée de l’Église sera l’occasion d’un vrai départ du pontificat.
Sauf quelques mesures plutôt symboliques comme les retours au palais pontifical et à la résidence de Castelgandolfo Léon XIV reste beaucoup dans les bottes de François.
L’encyclique « Magnifica Humanitas » du 15 mai 2026 ne semble pas avoir rencontré jusqu’alors un franc succès.
La curie, d’où provient Léon XIV, est toujours grandement celle de François.
Quels que soient les qualités et mérites du cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège depuis près de 13 ans (15 octobre 2013), son remplacement par quelqu’un proche de Léon XIV n’oxygénerait-il pas le gouvernement de notre sainte mère l’Église ? Certains changements pourraient alors intervenir dans les dicastères.
Hervé
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