Alors qu’il y a 7 ans Notre-Dame de Paris brûlait et que, depuis, elle a été restaurée, la cathédrale de Clermont-Ferrand se détériore année après année, sans que l’Etat ne réagisse.
Des filets suspendus au-dessus des fidèles, des seaux alignés pour recueillir l’eau, des murs qui suintent et des fresques qui s’effacent. À l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le spectacle est sidérant. À chaque pluie, l’édifice prend l’eau. Littéralement. Dans le déambulatoire, dans le chœur, jusque sur les lustres où l’eau ruisselle dangereusement les jours d’averse. Le 14 février dernier, une nouvelle inondation a frappé une chapelle, laissant mobilier et œuvres d’art en péril.
Le diagnostic est sans appel : la cathédrale est malade, rongée par l’humidité. Les peintures murales médiévales, trésor rare, se délitent sous l’effet du salpêtre. « Le plâtre tombe, les pigments disparaissent, on voit des trous apparaître », alerte Évelyne Hours, présidente des Amis de la cathédrale. Pour elle, l’urgence est absolue. « Ce qui met en péril la cathédrale aujourd’hui, ce n’est pas l’incendie, c’est l’eau. »
Des travaux ont commencé en 2026. Un chantier en trois phases est prévu : sécurisation des tours, réfection du toit en plomb, puis étanchéité du chevet… Mais cette dernière étape n’est ni financée ni programmée.
Le député du Puy-de-Dôme Delphine Lingemann interpelle le ministre de la Culture.
L’association des Amis de la cathédrale a engagé un huissier et une action juridique est envisagée pour faire bouger la Direction régionale des affaires culturelles.
