Hésitants à poursuivre les débats face au mépris de l’Assemblée nationale, les sénateurs ont finalement voté la motion de rejet préalable.
On ne peut légaliser un « meurtre éthique », tout comme il ne peut exister de « GPA éthique », sans que tout notre édifice juridique n’en soit ébranlé et que le pacte civilisationnel qui cimente notre société ne soit rompu.
Absolument personne, ne nous a élu pour cela ! pic.twitter.com/u7EkzVwSeA
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) July 7, 2026
Pour la 3ème fois, la chambre haute rejette le texte de l’Assemblée nationale visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté.
Pour la 3ème fois, les sénateurs ont rejeté le texte de l’Assemblée nationale.
Il ne reste donc que deux scénarios possibles :
– soit le Premier ministre décide enfin de prendre la parole et d’arrêter l’examen de ce texte
– soit rien ne change, et le texte de l’Assemblée nationale sera voté une dernière fois le 15 juillet.
ÉCRIRE AU PREMIER MINISTRE
Voici quelques rappels sur le contenu de la loi :
1. Inscription dans le code de la santé public d’un “droit à l’aide à mourir”, c’est-à-dire au suicide assisté et à l’euthanasie si le malade ne peut s’administrer la substance.
2. Des critères d’accès à ce droit déjà larges et flous :
- Être majeur,
- Être Français ou résident en France de manière stable et régulière,
- Avoir une affection grave et incurable engageant le pronostic vital en phase avancée (> pas nécessairement en fin de vie),
- Présenter une souffrance jugée insupportable (subjectif) liée à cette affection,
- Être apte à exprimer une volonté libre et éclairée.
3. Une procédure peu encadrée :
- Le malade fait sa demande, et n’a que 48h de réflexion obligatoires.
- Le médecin qui reçoit la demande doit juger de son éligibilité, et lui seul prendre la décision finale qu’il devra rendre sous 15 jours maximum.
- Le médecin doit prendre l’avis de deux autres soignants qui n’examinent pas forcément le patient.
- Le médecin doit s’assurer de la “volonté libre et éclairée du patient”, mais n’a aucune obligation d’avoir recours à un psychiatre.
- Un médecin / un infirmier doit être présent lors du suicide assisté.
- L’injection létale peut avoir lieu à domicile, dans la résidence d’un proche, et dans tout établissement où exercent des professionnels de santé. La personne peut être entourée des personnes de son choix, y compris des mineurs.
4. Une liberté de conscience limitée : pas de clause de conscience pour les pharmaciens qui devront réaliser et fournir la substance létale. Tous les établissements de santé devront permettre que l’acte létal soit pratiqué en leur sein.
5. Le contrôle de la procédure et de l’éligibilité se fera a posteriori, c’est-à-dire après la mort du malade.
6. Les majeurs protégés (sous tutelle et curatelle), et les personnes atteintes d’une déficience intellectuelle pourront demander cette injection létale.
Ce texte est mortifère et nous concerne tous. Mobilisons-nous jusqu’au bout ! Pour ce faire, continuons à écrire à nos députés :
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