Euthanasie : “Je m’inquiète aussi des manœuvres de certaines forces économiques”
Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France et archevêque de Reims, a été interrogé dans le JDD à propos du projet de loi sur la fin de vie, qui promeut l’euthanasie et l’aide active à mourir :
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Encore une récompense pour Le Puy du Fou
La dernière création du parc à thème, Le Mime et l’Étoile, a été récompensée par l’un des prix les plus prestigieux de la profession samedi à Los Angeles.
Le Mime et l’Étoile raconte l’histoire d’amour entre un tzigane et une star de cinéma qui se rencontrent au début du XXe siècle sur un tournage. Le spectateur se trouve plongé dans le film, avec un spectacle qui donne l’incroyable impression que tout est en noir et blanc, des acteurs au décor. Ce dernier, d’ailleurs, est en perpétuel mouvement via une ingénieuse mécanique qui donne l’impression de vivre un travelling pendant 30 minutes.
Le Puy du Fou a investi plus de 20 millions d’euros dans ce spectacle, incluant la construction d’un théâtre sur mesure.
La figure de saint Joseph
Terres de Missions reçoit le frère Dominique-Joseph, de la Fraternité Saint-Joseph, pour évoquer la figure de saint Joseph, en ce mois de mars qui lui est consacré, et à l’occasion de la parution du livre du père Joseph-Marie Verlinde : “Joseph de Nazareth” (Artège).
Puis, l’abbé Hervé Benoît, prêtre du diocèse de Bourges, présente son récent ouvrage sur saint Ignace de Loyola, fondateur des jésuites : “Maître Ignace : Un cœur chaste et violent” (Via Romana).
Enfin, Marion Duvauchel, docteur en philosophie et spécialiste d’histoire des religions, commente par téléphone son récent travail : “Bouddhisme” (Editions Grégoriennes), dans lequel elle montre comment les érudits européens ont “créé” le bouddhisme qui, au XIXème siècle, était quasiment inconnu de l’Inde où il est né !
Après le vandalisme, le lent travail de restauration
Christine Grenouilleau restaure les statues décapitées et cassées de l’église Saint-Madeleine à Angers, vandalisée le 12 avril 2023. Au total, quatre zones saccagées et une quinzaine de sculptures endommagées. Après avoir passé une journée entière à ramasser tous les morceaux, zone par zone pour bien les trier, la restauration a pu démarrer très minutieusement. Elle tente d’assembler les morceaux ensemble :
« C’est comme un puzzle. Sauf qu’il est en trois dimensions et que les pièces sont très lourdes ».
Christine Grenouilleau s’aide de photos prises avant l’acte de vandalisme. Lorsqu’elle se retrouve bloquée, elle prend du recul et passe sur autre statue. « C’est en y revenant plus tard, la tête reposée, que je trouve la solution ». D’un geste précis, elle rebouche ensuite les fissures encore visibles après le collage et les zones vides dépourvues de morceaux.
Pour Pâques, elle livrera les six statues de saints de l’autel central, toutes décapitées. Après les festivités, elle fera installer un grand échafaudage pour finir de restaurer les statues du Christ et des deux anges. Et terminera par l’autel de la Vierge à l’enfant. La fin des travaux de restauration est attendue pour mai.
BFM et RMC en cours de vente à un proche d’Emmanuel Macron
Le Salon beige donnait l’info le 3 août 2023 :
Rodolphe Saadé, milliardaire, à la tête de l’armateur marseillais CMA CGM, déjà propriétaire de plusieurs médias (La Provence, La Tribune, des participations au capital du groupe M6 et le média digital Brut), aurait exprimé son intérêt pour racheter le pôle média d’Altice (BFMTV , BFM Business, BFM Régions, RMC Story et la radio RMC).
Son groupe CMA CGM signe une promesse d’achat en vue de l’acquisition d’Altice Media, propriété de Patrick Drahi. L’armateur franc-libanais écrit dans un communiqué :
«Cette opération permettrait au Groupe CMA CGM de constituer sur le long terme un Pôle Media de référence avec des contenus d’information, de sport et d’entertainment et dont le projet éditorial, porteur de pluralisme, d’indépendance et d’éthique journalistique, serait tourné vers les grands enjeux de transformation économique, sociétale et territoriale.».
Réputé proche d’Emmanuel Macron, Rodolphe Saadé dispose d’un canal direct avec le président. Il n’est pas certain que l’Assemblée crée une commission d’enquête spéciale pour auditionner les acteurs de cette nouvelle puissance médiatique… Le RN pourrait en demander la création…
Rodolphe Saadé se construit progressivement depuis deux ans un empire dans les médias à travers sa filiale média Whynot Media. Elle détient le journal marseillais La Provence, Corse Matin, le groupe La Tribune (le site économique et le journal La Tribune Dimanche), ainsi que des participations au capital du groupe audiovisuel M6 (11% et un siège au conseil de surveillance) et du média digital Brut.
L’amitié de Rodolphe Saadé, le futur propriétaire de BFM, pour Macron repose sur le marché de la reconstruction du port de Beyrouth :

Le but ? Concurrencer les médias du groupe Bolloré :

Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Stéphane Séjourné jouent à la guerre : ils ne sont pas au niveau
Emission Face à Philippe de Villiers du 15 mars sur CNews, avec son commentaire sur le projet de loi concernant l’euthanasie, à partir de la 12e minute environ :
Un maire donne ses indemnités d’élu pour sauver l’église de son village
Le maire de Saint-Maurice-aux-Forges (Meurthe-et-Moselle) fait don de la totalité de ses indemnités, soit 50 000 euros, afin de financer les travaux de l’église communale.
Construite en 1874, cette église est le fruit d’une collecte qui avait mobilisé à l’époque tout le village. Aujourd’hui, les normes de sécurité n’y sont plus remplies et l’ampleur des travaux menace la pérennité du monument.
Dimanche de la Passion
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous entrons ce dimanche dans le temps de la Passion, où nous sommes maintenant durant les deux dernières semaines du Carême qui nous séparent encore de la fête de Pâques. Dimanche dernier, le dimanche de Lætare, nous nous étions réjouis par avance à la pensée de la prochaine victoire de la Résurrection, mais nous avions vu que pour parvenir à cette joie il fallait d’abord passer par la croix. Nous allons donc pendant ces deux semaines nous unir profondément aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui seront l’unique objet de notre prière et de nos chants. Les chants de la messe de ce dimanche de la Passion sont tous placés dans la bouche du Christ. Ce sont ceux d’un homme persécuté et abandonné de tous. Certes Il est Dieu, et d’un mot Il pourrait réduire ses persécuteurs à néant, mais Il cache volontairement sa divinité. C’est pourquoi on voile les crucifix et toutes les autres statues durant ce temps de la Passion, tout au moins devrait-on le faire, et pour la même raison on supprime le chant du Gloria Patri à l’Introït.
Introït : Judica me
L’Introït de ce jour a un texte bien connu, puisque c’est le début du psaume 42 que le prêtre récite au bas de l’autel.
Judica me, Deus, et discerne causam meam de gente non sancta : ab homine iniquo et doloso eripe me : Quia Tu es Deus meus, et fortitudo mea.
Faites-moi justice, mon Dieu, séparez ma cause de celle d’un peuple impie, délivrez-moi de l’homme méchant et trompeur, car vous êtes mon Dieu et ma force.
Ce psaume, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un juif pieux exilé au milieu d’un peuple païen, et aspirant à retrouver la cité sainte de Jérusalem et le temple, maison de Dieu. Aujourd’hui cette prière doit être mise dans la bouche du Christ qui a quitté le ciel pour venir au milieu des hommes qui le persécutent et dont Il accepte volontairement de porter les péchés. Les deux premières phrases expriment sa souffrance en deux grandes montées qui culminent de façon douloureuse à la fin de la deuxième phrase sur les mots eripe me. Mais comme toujours le Christ exprime aussi sa confiance en son Père et son abandon total à sa volonté ; c’est la troisième phrase dont la mélodie est beaucoup plus douce. Cet Introït est accompagné du verset suivant du psaume :
Emitte lucem tuam et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt, et adduxerunt in montem sanctum tum, et in tabernacula tua.
Envoyez votre lumière et votre vérité : ce sont elles qui me guideront et me conduiront vers votre sainte montagne dans votre temple.
Comme nous l’avons dit le Gloria Patri est supprimé et après ce verset du psaume on reprend aussitôt l’Introït.
Graduel : Eripe me
Comme l’Introït, le Graduel du dimanche de la Passion est encore une prière du Christ souffrant et en butte aux persécutions des pécheurs, mais confiant et soumis à la volonté de son Père. Curieusement, car c’est assez rare, les deux parties de ce Graduel sont empruntées à deux psaumes différents. La première est tirée du psaume 142, le dernier des sept psaumes de pénitence, prière du juste persécuté, et ce verset résume parfaitement les sentiments du Christ dans sa Passion.
Eripe me Domine, de inimicis meis : doce me facere voluntatem tuam.
Arrachez-moi Seigneur aux mains de mes ennemis, apprenez-moi à faire votre volonté.
La deuxième est extraite du psaume 17, qui est au contraire un chant d’action de grâces. Nous l’avons rencontré à l’Introït du dimanche de la Septuagésime où les tourments passés n’étaient évoqués que pour remercier le Seigneur de les avoir surmontés. Ici les versets ont été mis au futur, et le Christ y exprime la confiance en son Père qui le fera triompher de tous ses persécuteurs :
Liberator meus, Domine, de gentibus iracundis : ab insurgentibus in me exalatabis me : a viro iniquo eripies me
Vous me délivrerez Seigneur des peuples en colère, Vous m’élèverez au-dessus de ceux qui m’attaquent, Vous m’arracherez aux mains de l’homme pervers.
La mélodie donne à cet ensemble une grande homogénéité. Elle est tout à fait semblable à celle des Graduels de la Quinquagésime et du troisième dimanche de Carême. Nous retrouvons ses grandes vocalises pleines de mouvement, ses longues tenues et son ambiance de ferveur mystique.
Trait : Sæpe expugnaverunt mea
Dans le Trait du dimanche de la Passion nous retrouvons encore une fois une prière du Christ victime des méchants mais mettant sa confiance dans son Père. C’est le début du psaume 128, petit psaume des degrés qui s’applique littéralement au peuple d’Israël, mais il est messianique et contient une prophétie très précise de la passion et notamment du supplice de la flagellation :
Sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Dicat nunc Israel : sæpe expugnaverunt me a juventute mea.
Etenim non potuerunt mihi : supra dorsum meum fabricaverunt peccatores.
Prolongaverunt iniquitatem sibi : Dominus justus concidet cervices peccatorum.
Ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse.
Mais qu’Israël le répète, ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse
Mais ils n’ont pas pu l’emporter contre moi. Les pécheurs se sont acharnés sur mon dos.
Ils ont fait durer leurs méchancetés, mais le Seigneur est juste, Il brise la tête des pécheurs.
La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée et l’on y retrouve un certain nombre de formules semblables à celles des Traits, des deux dimanches précédents. Cependant elle débute par une formule spéciale qui descend dans le grave.
Offertoire : Confitebor tibi
L’Offertoire du dimanche de la Passion est un chant de méditation, comme ceux des dimanches précédents, qui regroupe plusieurs versets du psaume 118, la longue contemplation de la loi de Dieu et de ses commandements que nous avons déjà rencontrés dans d’autres Offertoires. Ici la contemplation s’attache surtout à la parole de Dieu qui donne la vie, et elle se prolonge par une prière :
Confitebor tibi, Domine, in toto corde meo ; retribue servo tuo : vivam, et custodiam sermones tuos : vivifica me secundum verbum tuum, Domine.
Je vous louerai de tout mon cœur. Rendez justice à votre serviteur, je vivrai et je garderai vos paroles. Faites moi vivre selon votre parole Seigneur.
Cette prière évidemment peut être celle de toute âme chrétienne, mais en ce dimanche de la Passion nous la mettons spécialement dans la bouche du Christ exprimant la confiance en son Père qui lui redonnera la vie après la mort de la croix.
La mélodie est pleine de ferveur avec de grands élans suivis de descentes bien balancées qui lui donnent un caractère très équilibré et en font une prière très expressive.
Communion : Hoc corpus
Dans la Communion du dimanche de la Passion ce ne sont plus cette fois des versets de psaumes que nous plaçons dans la bouche du Christ, mais ce sont les paroles du Christ lui-même dans l’Évangile que nous répétons, et plus précisément les paroles par lesquelles il a institué la Sainte Eucharistie
Hoc corpus quod pro vobis tradetur: hic calix novi testamenti est in meo sanguine, dicit Dominus: hoc facite, quotiescumque sumitis, in meam commemoratonem.
Voici ce corps qui sera livré pour vous, voici le calice de la nouvelle alliance en mon sang dit le Seigneur ; chaque fois que vous le prendrez, faites cela en mémoire de Moi.
Remarquons que ce chant nous parle de l’Eucharistie en ce jour ou nous commémorons la Passion, montrant ainsi le lien étroit qui existe entre la messe et la croix. Nous retrouverons ce lien en sens inverse le Jeudi Saint, jour où l’on commémore l’institution de l’Eucharistie, et où l’Introït est un chant à la gloire de la Sainte Croix.
Ici le Christ n’exprime plus sa souffrance mais il offre son sacrifice en nous donnant le pouvoir de le renouveler tous les jours à la messe. La mélodie est d’abord grave et solennelle, puis elle s’élève en une montée très expressive qui culmine sur le mot quotiescumque avant de s’achever de manière calme et affirmative.
Les Belles figures de l’Histoire : Saint Ignace, le réveil de l’âme catholique
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent l’abbé Hervé Benoît, qui a publié une biographie de saint Ignace :
Mgr Grégoire Drouot nommé évêque de Nevers
Le Pape a nommé Mgr Grégoire Drouot, évêque de Nevers. Agé de 48 ans, il était jusqu’ici vicaire général du diocèse d’Autun.
- Né le 6 mars 1976 à Vénissieux (Rhône)
- Études :
- Université Lyon 2
- Université Paris I
- Séminaire de Paray-le-Monial
- Institut d’Études Théologiques (I.E.T.) Bruxelles
Ordonné prêtre le 1er juillet 2007 pour le diocèse d’Autun. Ministères :
- 2009 – 2013 Vicaire à la paroisse Saint-Paul de Chalon-sur-Saône et au service des établissements catholiques d’enseignement, groupe Saint-Charles-Borromée
- 2013 – 2018 Vicaire à la paroisse du Sacré-Cœur-en-Val-d’Or de Paray-le-Monial
- Délégué épiscopal pour la Pastorale des Jeunes et des vocations
- Enseignant à la Maison Saint-François de Sales (propédeutique)
- Depuis 2018 Vicaire général du diocèse d’Autun
- 2018 – 2021 Modérateur de la charge pastorale à la paroisse Saint-Jean-Baptiste en Bresse (Cuisery)
- 2022 – 2023 Administrateur de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal (Étang-sur-Arroux)
- Depuis 2023 Administrateur de la paroisse Notre-Dame-de-Bresse-Finage (Pierre-de-Bresse)
La “médecine” Frankenstein, la barbarie du gender
À 13 ans, se croyant, à tort, un garçon, elle a entamé sa transition. Aujourd’hui, elle dénonce les médecins qui l’ont « mutilée ». Paris Match lui consacre un article. Extraits :
[…] Pour certains militants de la transidentité, elle est l’ennemie public numéro un. La jeune fille se dissimule en partie sous le pseudonyme de Cole, mais son visage est célèbre. Sur les réseaux sociaux, des extrémistes la menacent : « Mort aux détransitionneurs ! » Ils ont publié son adresse, son identité, celles de ses frères et sœurs, de ses parents et même d’une grand-mère. Elle vit à Manteca, une petite ville entourée d’amandiers à plus d’une heure de San Francisco. Le shérif veille au grain. Comme les copains de Chloe, dont un adorable costaud féru de football américain, avec qui nous sillonnons la région. Eux aussi doivent rester anonymes. […]
Aux États-Unis, d’après Reuters, plus de 42 000 mineurs ont reçu un diagnostic de dysphorie de genre en 2021, 70 % de plus que l’année précédente. La transidentité occupe aussi une place croissante sur les réseaux sociaux et dans le système scolaire. En Californie, les écoles sont censées protéger les enfants transgenres en cachant, s’ils le souhaitent, cette nouvelle identité à leurs parents. Au point que les responsables politiques ont fini par se saisir de la question. Depuis 2021, 23 États ont passé des lois restreignant les soins médicamenteux ou chirurgicaux pour les mineurs.
Chloe Cole, elle, s’est fourvoyée à la puberté. Résultat : une poitrine mutilée, une voix masculine, des problèmes urinaires et gynécologiques persistants… « Depuis deux ans, confie-t-elle, un liquide coule de mes seins. Aucun médecin ne comprend ce qui se passe et je dois porter des pansements jour et nuit. » Son histoire n’a rien d’un fait isolé. Sur Reddit, le forum anglophone des détransitionneurs compte 52 000 membres. À en juger par les témoignages, beaucoup fuient désormais les médecins. « La confiance est brisée », commente Chloe.
Depuis ses 17 ans, elle se fait leur porte-voix et plaide « contre des interventions irréversibles à des âges où l’identité reste en construction ». La Californie, qui interdit les tatouages aux moins de 18 ans, laisse des mineurs en bonne santé physique signer leur consentement pour un traitement hormonal à vie, l’amputation de leurs seins, de leur pénis, de leurs testicules… Au Congrès, à Washington, Chloe a lancé : « Quand je me regarde dans une glace, j’ai parfois l’impression de voir un monstre. » […]
Juste avant ses 13 ans, Chloe a consulté un psychologue qui, le jour même, l’a soutenue dans sa nouvelle identité. Commence un engrenage où aucun spécialiste n’explore vraiment son mal-être ni l’éventail de ses causes. Le diagnostic est immédiat : dysphorie de genre. Comme le soulignent ses avocats, personne n’explique que ce trouble disparaît à la fin de l’adolescence dans la plupart des cas. À ses parents, on brandit le risque de suicide. Avec cette phrase terrible, souvent utilisée par les militants et les médecins : « Préférez-vous avoir un fils vivant ou une fille morte ? »
Une forme de chantage que dénoncent de grands experts, comme Erica Anderson, psychologue et elle-même transgenre. Inquiète de voir grimper le risque de diagnostics erronés chez les jeunes, elle a tenté en vain de tirer la sonnette d’alarme quand elle était présidente de la branche américaine de l’Association professionnelle mondiale pour la santé transgenre (WPATH, en anglais), dont les recommandations sont très suivies. En 2021, elle en a claqué la porte.
Dans le cas de Chloe, les formulaires de consentement semblent soit inexistants, soit pauvres en informations sur les effets à long terme, comme le risque cardiovasculaire. Le groupe médical Kaiser Permanente, responsable de sa transition, n’a pas répondu à nos questions, et nous a envoyé le communiqué qu’il fait parvenir à tous les médias : des propos généraux sur son professionnalisme. En conclusion : « Dans tous les cas, nous respectons le droit des patients et de leur famille à donner un consentement éclairé pour leur santé personnelle. »
Si beaucoup de jeunes se disent enchantés par leur transition, au point d’afficher leurs cicatrices sur Instagram et TikTok, Chloe et d’autres n’ont pas de mots trop durs pour qualifier ce qu’ils ont vécu : « manipulation, barbarie, médecine Frankenstein… » Dès 13 ans, elle a pris un bloqueur de puberté, qui provoque une ménopause artificielle et peut, de l’avis même du WPATH, entraîner une absence d’orgasme à vie. Il est aussi soupçonné de perturber des étapes cruciales de la maturation du cerveau. « J’avais des bouffées de chaleur horribles, confie Chloe. Alors j’étais ravie de passer à la testostérone. Au début, une vraie lune de miel. Je gagnais des muscles, j’avais de l’énergie. » Sa voix a mué en quelques mois. L’hormone mâle provoque aussi une hypertrophie du clitoris, un assèchement du vagin et une libido exacerbée. […]
Puis, lors d’un cours de psychologie, la lycéenne étudie le lien maternel et le rôle de l’allaitement. Et c’est un tsunami : elle découvre qu’elle veut un jour être maman et qu’elle a fait fausse route. Quand Chloe s’en ouvre à ses médecins, ils semblent déstabilisés, incapables de l’aider. À 16 ans, elle arrête brusquement la testostérone. « Jusqu’alors, dit-elle, j’avais beaucoup d’amis trans mais ceux qui m’avaient le plus encouragée m’ont rejetée d’un coup. D’après eux, je ne méritais pas le soutien que j’avais reçu et je devais me taire pour ne pas causer de tort à la communauté. C’est un fonctionnement de secte : un accueil plein d’amour, un dogme rigide et, pour ceux qui critiquent ou changent d’avis, la diabolisation. » […]
La théorie du genre dans les faits. La folie des mutilations
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le cas de la clinique Tavistock
Le service de Développement de l’Identité de Genre pour les enfants a été fermé sur décision du National Health Service (NHS). Cette clinique a reçu de très nombreux enfants, et plus de mille ont reçu des bloqueurs de puberté comme le décrit la journaliste d’investigation Hannah Barnes . Elle fait état de pratiques médicales inhumaines et d’un consentement très contestable d’enfants très jeunes, à peine dans la préadolescence. On y notera même des pratiques sectaires consistant à séparer les enfants de leur milieu familial, cet isolement les mettant sous l’influence directe des médecins, arguant des lois qui prétendent émanciper les enfants de prétendues néfastes influences parentales, pour le bonheur de leurs nouveaux protecteurs, intéressés à leur conseil. Elle témoigne des souffrances endurées par ces enfants et du caractère économique et mercantile de ces prescriptions, pour conduire le plus grand nombre à une situation quasi-irréversible d’une transition de genre chirurgicale traumatisante, comme le montre l’affaire Chloe Cole en Californie . Hannah Barnes décrit le trouble d’une partie de la communauté médicale, très déstabilisée par ces pratiques interrogeables. Enfin, la journaliste montre comment cette affaire est devenue un scandale de santé publique conduisant à la fermeture de ce service, après l’audit du docteur Hilary Cass .
Force est de constater que les théoriciens du genre omettent les conséquences de leur propagande. Elle se concrétise dans ces réalités triviales : des actes médicaux, des faits opératoires, des suites, voire des suicides qui s’ensuivent. Ces jeunes ne sont pas accompagnés, leurs angoisses deviennent un piège fatal que les adultes instrumentalisent pour mener des expériences, commettant l’irréparable sur des jeunes dépressifs, autistes parfois, atteint de dysphorie de genre mais aussi d’anorexie ou d’autres troubles et maladies. Fragiles, ils subissent une pression psychologique, leur environnement parental est culpabilisé, voire menacé du fait de chantage à la survie, avec l’exhibition du risque de suicide. Il est d’ailleurs étonnant de justifier une émasculation de jeune garçon parce qu’il serait consentant et de réprouver l’excision traditionnelle imposée dans des sociétés traditionnelles. Où est la différence quant à la maltraitance des corps et à la défiguration définitive d’une vie biologique ? Le fait est là : amputation des organes sexuels , et la situation des personnes nées intersexe est une démonstration à elle seule de cette réalité. Lire attentivement notre note 30.
Concernant les bloqueurs de puberté utilisés pour des enfants dont on fait exprimer une angoisse sur leur désir de devenir ce qu’il ne connaisse pas : un adulte sexué homme ou femme, l’exploitation de leur angoisse fait obtenir un consentement qui n’en est pas un . Et pour bloquer leur puberté, les thérapies sont celles utilisées pour la castration chimique des délinquants sexuels. Il s’agit d’une destruction chimique des futures capacités de reproduction : sensibilité, érotisme, épanouissement et liberté amoureuse jusqu’au désir d’enfantement. Tout cela est définitivement massacré à vie.
Concernant l’accompagnement psychologique, le protocole consiste essentiellement à faire s’exprimer l’enfant âgé de 12 à 13 ans, puis à lui imposer les bloqueurs de puberté, ensuite des traitements hormonaux et enfin des interventions chirurgicales, dîtes de réattribution définitive qui désensibilise le corps, à la manière de l’excision, puisque les organes sexuels naturels sont amputés et des simulacres d’organes génitaux opposés sont mis en place, sans innervation et réalité physiologique environnante. Ne tombons pas dans le sordide, mais la trivialité du réel exige peut-être de rappeler que le désir humain s’accompagne d’une multitude de phénomènes physiologiques aussi ingénieux que complémentaires pour susciter le désir, permettre l’acte sexuel et envisager son aboutissement à court terme dans le plaisir, voire son autre but reproductif. Le mammifère s’accouple aussi pour se reproduire. Trivial mais vrai. Or, tout cela est annihilé.
Concernant le dissensus au sein des personnel, il conduisit à la démission de 35 psychologues entre 2016 et 2019. Ces derniers témoigneront d’une médicalisation dangereuse aux conséquences incertaines, dont ces fameux bloqueurs de puberté aux effets secondaires méconnus. Ils mentionneront ces démarches contraintes et manipulatrices, sous l’emprise de médecins, privant ces enfants du recours à l’autorité de leurs parents, culpabilisés et contestés, refusant l’exposé d’alternatives à cette transition. Ces diagnostics excessifs pour des enfants troublés, perturbés, en manque d’affection parfois, et surtout pour certains, souffrant de dysphorie de genre, ne légitime en aucun cas cet acharnement chirurgical.
Le cas Keira Bell
Elle a subi les traitements prévus à Tavistock : bloqueurs de puberté, hormones et opérations chirurgicales. Elle a souffert de cette nouvelle situation et a poursuivi la clinique. Le jugement de la Haute Cour de justice lui a donné raison, estimant que l’adolescent ne peut consentir en raison, en mesurant les conséquences d’une telle décision, dont d’ailleurs l’ensemble des effets ne lui est pas exposé. En septembre 2021, sur appel des avocats de la clinique, la décision fut contredite au motif qu’elle était incompatible avec la jurisprudence en matière de contraception, qui autorise un médecin et un mineur à décider conjointement en la matière. Les médecins sont donc bien en position d’abuser de leur autorité et de leur savoir sur des jeunes influençables, les isolant de leur parent, pour devenir le seuls interlocuteurs compétents et légitimes, alors qu’ils sont juges et parties, puisqu’ils tirent un profit économique de ces transitions. Or Keira Bell a bien indiqué que ce dont elle souffrait le plus, c’était le fait définitif de sa stérilisation, qu’une adolescente pouvait difficilement évaluer face aux désirs de changement d’apparence, aux fantasmes et jeux du travestissement, jusqu’à sacrifier son corps et ses potentialités, peu appréciables par un adolescent. La substitution de l’autorité parentale par un tiers réputé expert est ici problématique, puisque l’expert est intéressé : juge et partie.
Son histoire n’est pas isolée. Elle témoigne d’une emprise intentionnelle d’une nouvelle parentalité médicale qui se substitue aux parents, et qui en revanche fuit toute sorte de responsabilité quant aux actes commis. Dans son cas, la subversion idéologique falsifie les identités sexuelles, mais aussi les faits dont on dénie l’identification et la factualité. Or, tout scientifique qui dénie la souffrance de la chair et la plainte de son patient, est apte à cautionner les expérimentations sur des humains. Là est le scandale de cette idéologie. Sa violence dans l’usage de la propagande de guerre et son déni, largement similaire aux révisionnismes de ceux qui n’ont pas le courage d’affronter leur crime à la face de l’humanité tout entière. Le cas Oli London est de ce point de vue édifiant de la propagande de guerre qui menace ces jeunes, qu’on conduit au camp de leur stérilisation et de leur défiguration charnelle.
Le cas Oli London
Cet influenceur suivi par environ un million de personnes sur les réseaux sociaux a un parcours très intéressant concernant les identités et transitions. Anglais d’origine, passionné de K.culture : les modes, les chanteurs et les codes promus par la Corée du Sud, il s’identifie à la Corée et aux coréens jusqu’à désirer une transition « raciale » qui n’est pas sans rappeler celle du célèbre chanteur Michael Jackson rêvant de devenir moins noir, plus métisse, voire blanc. Il veut devenir facialement un coréen. Il nomme cela sa transition raciale. Il vit en Corée, apprend le coréen. Il en est de même de son identité sexuelle, aspirant à devenir androgyne, entre deux sexes. Il se dit alors non-binaire, juste au milieu dit-il.
S’en est suivi une guerre entre son apologie de la transition raciale et sexuelle et des militants du genre, l’accusant de racisme en accomplissant une telle transition, causant du tort, selon eux, aux authentiques et pures transitions de genre : pureté du nationalisme symbolique à l’œuvre ici. Un traitre en vertu du principe 10 de Morelli. Le plus intéressant dans son aventure personnelle, qui n’est pas sans conséquence sur sa physiologie, il annonce le 15 octobre 2022 qu’il va détransitionner pour redevenir un homme biologique. Il annonce peu de temps après sa conversion au catholicisme, puis s’exprime sur ce qu’il ressent comme des traumatismes de son enfance et de ses opérations. Il s’exprime sur la vacuité de ses apparences, ayant découvert par sa conversion religieuse, et non thérapeutique, que le plus important est à l’intérieur, selon ses mots.
Son cas permet de mesurer à quel point la théorie du genre agit selon l’ambition de ses initiateurs, constructeurs de normes agressifs, qui veulent imposer leur stéréotype sur le sexe et les manières de vivre sa sexualité, se conduisant en normatifs identitaires, en nationalistes symboliques guerriers, excluant les étrangers de leur monde : les femmes en particulier et les hétérosexuels . Son témoignage met en exergue la pression des médias sociaux sur les jeunes, les manœuvres de propagande et de déstabilisation, dignes des approches sectaires : isolement, déni du réel, manipulation, prise de contrôle, automutilation, rites d’appartenances, comme dans une tribu ou une secte avec ses sacrifices, ses scarifications, etc . Oli London raconte son histoire dans son livre : Gender Madness. Il dénonce ce qui lui apparaît comme une propagande orientée vers la création d’une industrie des transitions de genre qui, selon lui, vise des milliards de chiffre d’affaires.
Il est devenu un adversaire des théoriciens du genre et milite en faveur du droit des enfants et des femmes, dont nous allons développer qu’elles sont les victimes de cette économie des transitions sexuelles. Les pseudo-libérateurs, comme souvent, sont de bons bourreaux, des terroristes, des agresseurs qui s’arrogent le droit d’agir sur des victimes dont ils nieront qu’elles en sont. Là aussi, point commun du nationalisme symbolique avec le nationaliste identitaire. Voilà pourquoi, nous pensons pouvoir conclure ici par le syndrome de Mengele qui est à l’œuvre chez Butler, ses militants et ses médecins. Ici, l’écrit manipule les mots et l’auteur nie que les mots conduisent à des actes et qu’il y aurait des comptes à rendre sur ces actes inspirés des mots. Butler est cet auteur qui omet de décrire les effets de sa littérature, comme si l’emprise des mots sur le monde était une subversion cachée, le réel n’existant pas.
Pierre-Antoine Pontoizeau
L’échec du taux d’exécution des OQTF : l’ancien directeur central de la Police aux frontières témoigne
Commissaire général de police, Fernand Gontier a été directeur central de la Police aux frontières (PAF) de 2017 à 2022. Aujourd’hui directeur honoraire des services actifs de la Police nationale, il est interrogé par l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID). Extraits :
[…] Parmi les instruments de mesure les plus fréquemment utilisées pour évaluer l’efficacité de la politique d’éloignement, le taux d’exécution des OQTF [Obligation de quitter le territoire français] apparaît avoir pris une place centrale dans le débat public. Quel regard portez-vous sur la pertinence d’un tel indicateur et ses éventuels défauts ?
Il est vrai que de nombreux audits ou rapports indiquent la faiblesse du taux d’exécution des OQTF en France. En Europe, notre pays prononce environ un tiers de toutes les obligations de quitter le territoire, soit 150 000 sur 500 000 par an. La France est donc le premier pays en termes de mesures prononcées mais, s’agissant du taux d’exécution de ces OQTF, le nôtre s’établit autour de 12 % contre 43 % pour l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne entre 2015 et 2021.
Cependant, il faut faire attention aux chiffres. La France prononce le plus systématiquement possible des OQTF chaque fois qu’une situation irrégulière est constatée. Cela est tout à fait logique. Si demain les préfectures ne prennent plus que des OQTF « exécutables », on va réduire le nombre d’OQTF et augmenter le taux d’exécution. Pour autant, serons-nous réellement plus efficaces. Je ne le crois pas, car « casser le thermomètre » n’est pas une bonne solution.
Par ailleurs, certains pays incluent dans leurs statistiques d’éloignement des mesures de refus d’entrée dans l’espace européen, ce qui tend à fausser les comparaisons – lesquelles sont délicates avec des pays qui prennent peu de mesures d’éloignement. La France est plutôt un pays de rebond, avec une immigration clandestine en provenance majoritairement de pays européens. Notre niveau d’interpellations est donc anormalement élevé par rapport aux pays de première entrée. Pour, autant la France est le pays qui exécute le plus de mesures d’éloignements ou retours forcés en nombre absolu.
On peut parler d’échec collectif en Europe, mais il ne faut pas stigmatiser la France qui fait de réels efforts tant au niveau des services capteurs que des préfectures. Certains pays privilégient les éloignements ou retours aidés aux retours forcés : une marge de progression est importante en France dans le domaine du retour non-contraint.
Il faut néanmoins encore améliorer nos performances avec l’inscription systématique des OQTF dans le fichier des personnes recherchées et au SIS, et enregistrer la biométrie des étrangers en situation irrégulière – car il y a aussi des doublons d’OQTF. Un même étranger peut être porteur de plusieurs OQTF, ce qui n’est pas optimal et fausse les statistiques.
En revanche notre taux d’échec est très important et il convient de travailler sur les causes d’échec constatées : pourquoi le taux d’exécution est-il si faible ?
Quels que soient les indicateurs retenus, la mise en œuvre des mesures d’éloignement forcé – qui relève des compétences de la PAF – reste largement perçue comme un « parcours d’échec ». Vous indiquez dans votre ouvrage que la PAF (chargée de mettre en œuvre lesdites mesures) recense une trentaine de causes d’échec en la matière. Pourriez-vous nous dire quelles sont les plus fréquentes d’entre elles, ainsi que les plus méconnues ?
La plus connue est l’absence de laissez-passer consulaire (LPC) lorsque l’étranger est dépourvu de tout document de voyage : dans ce cas de figure, la non-délivrance peut être le fait de l’étranger lui-même qui refuse de communiquer des informations sur sa nationalité et son identité, ou encore de la représentation consulaire (du pays présumé) qui ne le délivre pas suite à une non-reconnaissance de cet étranger comme ressortissant, ne veut pas délivrer de LPC pour des questions d’opportunité ou encore le délivre trop tardivement – par exemple après l’expiration de la durée de rétention administrative.
La deuxième cause d’échec majeure découle des recours juridiques et des annulations devant les juridictions administratives et judiciaires (tribunal administratif, cour d’appel administrative, juge des libertés et de la détention, cour d’appel judiciaire) françaises ou européennes, notamment la cour européenne des droits de l’Homme.
Ensuite on recense de nombreuses autres causes moins connues, telles que :
- L’absence de l’étranger à son domicile pour donner suite à une assignation à résidence ;
- L’insuffisance de places en rétention ;
- Le refus d’embarquement de l’étranger (ou refus de test lors de l’épisode du Covid 19) ;
- L’absence de moyen de transport (par exemple vers un pays non desservi par un transporteur) ;
- L’absence de personnel d’escorte ;
- Une demande d’asile acceptée ;
- Une hospitalisation, une maladie ou un état de santé incompatible avec l’éloignement ;
- Une libération par la préfecture ;
- Le refus de transit sur un aéroport de correspondance ;
- Une grève dans les transports ou un incident technique ;
- Le refus du pays de destination d’une réadmission Schengen ou Dublin ;
- Une absence de représentation consulaire en France ;
- Une absence d’interprètes ;
- Le refus des autorités locales lors de l’arrivée de l’étranger ;
- Un pays de destination en guerre….
Toutes les causes d’échec sont analysées afin d’améliorer les performances.
On voit donc bien que l’on peut agir sur certaines causes, mais en revanche d’autres échappent totalement à la responsabilité de l’administration. Un même étranger peut cumuler, si l’on peut dire, plusieurs causes d’échec !
L’éloignement est un parcours d’obstacles et je dirais que l’administration française est largement handicapée. Les autres pays européens connaissent les mêmes difficultés que nous et parfois même davantage.
Sous prétexte de difficultés de mise en œuvre et de la recherche d’un meilleur taux d’exécution, il faudrait éviter une forme d’auto-censure des préfectures voire des services de police et de gendarmerie qui anticiperaient les causes d’échec en évitant des interpellations ou la prise d’une OQTF. […]
L’an prochain, l’accord de Schengen ayant supprimé les contrôles aux frontières « intérieures » de la zone – celles communes aux différents pays membres – fêtera les quarante ans de sa signature (1985) et les trente ans de son entrée en vigueur (1995). Comment évaluez-vous son adaptation aux défis de l’Europe contemporaine, et quelles vous paraissent être les réformes souhaitables s’il y en a ?
Schengen est un idéal de libre-circulation des personnes dans un espace commun de sécurité et de liberté. Cette ambition est légitime, positive pour la vie économique, sociale, personnelle des Européens. Il faut mieux le défendre car sa survie est en danger et ne résisterait sans doute pas à une nouvelle crise migratoire grave ou à une vague d’attentats meurtriers.
Les réformes de l’espace Schengen sont progressives mais tardives au regard des exigences actuelles de sécurité et de lutte contre l’immigration irrégulière. L’approche des questions migratoires et de frontières n’a pas été globale, puisqu’Eurodac (fichier contenant les empreintes digitales des demandeurs d’asile et des migrants arrêtés à la frontière extérieure de l’Union européenne) et Frontex n’ont été respectivement crées que 8 et 9 ans après l’entrée en vigueur de Schengen, et que les systèmes d’information européens Etias et EES ne sont toujours pas réalisés après une adoption en 2017.
La directive Retour de 2008, qui a par ailleurs dépénalisé le séjour irrégulier, n’apparait plus en cohérence avec le code frontières Schengen sur le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures. Il est souhaitable qu’en cas de rétablissement des contrôles aux frontières intérieure, les conditions de mise en œuvre soient certes plus limitées tout en permettant aux États de réaliser des contrôles dans les mêmes formes qu’aux frontières extérieures.
Les accords de Dublin avec les remises entre États membres de personnes en demande d’asile ont démontré une efficacité très limitée malgré les efforts consentis par les administrations : ce système a vécu et doit être réformé. Les évaluations Schengen doivent être plus contraignantes encore avec des sanctions pour les États défaillants.
Schengen est pour autant un formidable outil de coopération avec des bases de données telles que le SIS, la coopération frontalière, le mandat d’arrêt européen, etc.
À mon sens, le premier axe d’amélioration est une réflexion globale et cohérente de tous les aspects du franchissement des frontières extérieures, de l’immigration irrégulière et de l’asile, comme le prévoit en partie le pacte européen sur l’immigration et l’asile : la question des frontières maritimes, les droits des migrants, la coopération avec les pays tiers, l’asile , le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures, la politique de retour, les systèmes d’informations et les bases de données communes.
Le deuxième axe pour notre avenir commun est l’harmonisation des législations et des pratiques nationales sur le séjour, l’asile et le retour. Nos différences notamment sur l’asile et le retour créent nos faiblesses. Bien sûr, cela touche un peu à la souveraineté des États membres, mais l’existence de flux secondaires importants nuit à la crédibilité de Schengen.
Le temps presse : les crises succèdent aux crises, le scepticisme et l’attentisme doivent laisser place à l’action commune et à l’efficacité. On ne pourra pas rééditer l’échec de 2015 sans remettre en cause les bases de Schengen, voire son existence même. Nous sommes au « milieu du gué », avec la nécessité de « jouer collectif » ou de perdre.
Remise du Prix 2024 “Évangélisation et Doctrine Sociale de l’Église” créé par l’association des Chevaliers pontificaux
L’association des Chevaliers pontificaux a remis samedi 9 mars son prix 2024 “Doctrine Sociale de l’Église et Évangélisation”.
C’est la seconde édition de ce prix, créé en 2023, qui est destiné à récompenser et à soutenir des actions d’évangélisation par la diffusion et la mise en pratique de la doctrine sociale de l’Église en France.
Le prix 2024 a été remis à Parcours Zachée par Mgr Šmejkal, conseiller à la nonciature apostolique en France, représentant le nonce Son Excellence Mgr Celestino Migliore.
Dans son mot de remerciement Madame Bénédicte de Peyrelongue, au nom du professeur Pierre-Yves Gomez et de l’ensemble de l’équipe Parcours Zachée, a rappelé que le Parcours Zachée, créé en 2006, a pour ambition de faire découvrir qu’une harmonie entre foi et vie quotidienne (au travail et personnelle) est possible et nécessaire.
Les Parcours Zachée ont été lancés il y a 20 ans. Ils ont depuis réuni près de 20000 participants, et ont été traduits en plus de 10 langues. Un parcours Zachée dure une année, et se compose d’enseignements, d’exercices, de partages en groupes, de temps de prière. Le parcours est non seulement une démarche intellectuelle pour découvrir la Doctrine Sociale de l’Église, mais tout autant une invitation à l’unité de vie, entre la foi et nos actes quotidiens, nos choix, nos engagements. Le plus important, ce sont les exercices concrets qui permettent d’incarner le message évangélique. C’est cela qui conduit à une véritable transformation.
En continuité avec le parcours Zachée Madame de Peyrelongue a également insisté sur le travail du GRACE (Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne en Entreprise) créé en 2003 et animé en particulier, outre Pierre-Yves Gomez, par Emmanuel Gabellieri, et Mathieu Detschessahar. Le Grace est un groupe de chercheurs de disciplines variées, qui ont décidé de prendre pour point de départ le contenu et la cohérence de la doctrine sociale chrétienne pour renouveler les explications sur les comportements et les lois économiques.
Remercions aussi les lauréats du prix 2023, l’association Ora et Labora (finance intégrale à la lumière de la Doctrine Sociale de l’Église) et ICHTUS (former, relier, agir), qui sont venus témoigner durant l’après-midi de l’avancement de leurs travaux.
Les véritables infirmes ne sont pas ceux que l’on croit !
A l’heure de l’euthanasie pour tous et de la sédation des consciences, Natalie Saracco publie un ouvrage mettant à l’honneur nos anciens, qu’ils soient baby boomers à la retraite, profiteurs du système, abandonnés par leurs descendants, souffrant de moult maux… Portant un regard lucide arrosé de son verbe populaire, Natalie Saracco ouvre nos yeux et nos coeurs sur cette dernière étape de la vie, celle où tout se joue, n’hésitant pas à dénoncer le jeunisme qui s’est emparé de notre société, y compris de l’Eglise parfois, quand elle ne pense qu’à évangéliser les jeunes alors que ce sont les vieux qui sont les plus près du cercueil :
La planète se transforme en une épaisse et impénétrable jungle. Pour la franchir, il faut être jeune et valide, féru de technologie, bourré d’oseille, gorgé de vaccins – et de bêtise ! -, pétri de peur, et se déplacer à trottinette, à rollers ou à vélo. Sans oublier le casque, le masque et le gel hydroalcoolique, l’incontournable panoplie de l’homme libre et moderne !
Et les autres, messieurs les politiciens et autres dirigeants bedonnants, avez-vous pensé aux autres, hein ? Vous savez, ceux qui sont différents… Par exemple, les personnes âgées et les handicapés ? Permettez-moi de vous dire que je préfère de loin les culs-de-jatte ux coeurs-de-jatte ! Au moins, eux, ils avancent… Les véritables infirmes ne sont pas ceux que l’on croit !
Témoignage sur l’avortement
Témoignage d’un père de famille :
Ce témoignage ne juge ni, encore moins, ne condamne personne. Il est une ode à la vie.
- A tous les hommes qui ont tellement désiré être papa et qui n’ont pu l’être, parce que leur épouse ou compagne en ont décidé autrement. Que les femmes sachent que c’est une blessure profonde qui les touche. Blessure qu’ils portent en silence.
- A tous les hommes qui pourraient ne prendre que le plaisir qu’une femme peut procurer, sans voir le bonheur qu’elle peut offrir. Qui ne conçoivent pas la merveille qu’est la vie qui vient. Vie qu’ils ont contribué à faire éclore.
- A toutes les femmes.
- Celles qui hésitent, qui ont peur, qui subissent des pressions insupportables. Leur dire que toute vie est belle. Car il s’agit bien d’une vie qui vient, qui est déjà là. Et toute femme le sait au plus profond d’elle même. La preuve en est: connaissez-vous, ne serait-ce qu’une seule femme enceinte, qui dise autour d’elle « j’attends un fœtus… ! », ou encore « le médecin m’a dit que mon tas de cellules se portait à merveille… !» . Allons…
- Celles qui ont accepté. Qui se sont battues envers et contre tout le monde. Qui bien souvent élèvent leur enfant seule. Avec un tel courage, une telle abnégation, que je n’arrête pas de les admirer et de leur dite : Merci. Ce sont elles les vraies héroïnes du temps présent.
- Et bien sûr à tous ces petits êtres qui ne pourrons jamais dire un jour : « Papa, Maman !» en se blottissant contre eux.
J’ai été confronté à l’avortement quatre fois dans ma vie, dans ma famille.
Lorsque nous avons appris que nous attendions notre quatrième enfant, l’aîné en avait à peine six, nous étions en pleine faillite. Les huissiers venaient chez nous prendre nos meubles devant nos enfants terrifiés. Mon épouse allant jusqu’à mettre en gage sa bague de fiançaille, pour aider à rembourser nos dettes. La loi Veil venait de passer et tous nos amis nous conseillaient d’avorter: « Dieu comprendra bien, avec tous les ennuis que vous avez… ». Y compris le chirurgien qui m’avait opéré d’une hernie discale un an auparavant : « Monsieur, avec votre santé, la vie qui est la vôtre, il serait naturel que votre femme avorte… ». Aujourd’hui notre quatrième est une femme belle , intelligente, mère de quatre enfants.
La deuxième fois où j’ai été confronté à la possibilité d’un avortement, c’est lorsqu’une de nos filles a attendu un enfant d’un homme qu’elle ne connaissait que depuis quinze jours. Elle était au chômage, lui aussi. Lui d’une culture totalement différente, car bouddhiste. Elle, comme lui d’ailleurs, ce qui est tout à son honneur, ont voulu le garder. Pour certains c’était de la folie. Nous les avons totalement encouragés, sans réserve aucune. Aujourd’hui c’est un adolescent beau, sensible, intelligent.
La troisième fois ce fût lorsqu’une de nos filles a attendu un enfant qui était trisomique. C’est vrai qu’elle et son mari, homme généreux, ont voulu le garder. Nous les avons confortés dans leur volonté ; toute vie étant un don de Dieu et valant la peine d’être vécue. Nous avons aujourd’hui une petite fille trisomique. La plus belle petite fille trisomique qui soit.
La quatrième fois, cela remonte à quelques mois. Une de nos petites filles a attendu un enfant alors qu’elle n’avait que dix sept ans et son compagnon le même âge. Elle était heureuse de l’attendre. Son compagnon, après avoir grogné quelque peu peu, a fini par l’accepter. Là aussi nous les avons confortés dans la joie et la beauté de donner la vie, même si cela peut paraître fou à un si jeune âge. Il y a un mois est né un beau petit garçon. Il ne pleure, nous dit notre petite fille, que lorsqu’il a mal, ou qu’il a faim, ou qu’il veut être pris dans les bras…
Vous avez bien sûr raison de donner principalement la parole à des femmes qui ont vécu l’avortement, car 70 % d’entre elles éprouvent des séquelles physiques ou psychologiques (d’ailleurs , même pour ceux qui estiment que l’IVG est une thérapie pour supprimer un état de détresse, que dire d’une thérapie qui a autant d’effets secondaires ? Ne devrait-elle pas être interdite ? Combien de médicaments ont été retirés du marché pour beaucoup moins que ça…). Mais il est également bon que toute femme, que tout homme, sache que lorsque on fait confiance à la vie, on n’est jamais déçu. Il faut seulement avoir le courage de l’affronter.
Mgr Athanasius Schneider aux catholiques parfois déstabilisés par certaines décisions romaines
Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana (Kazakhstan), a été interrogé dans France catholique, suite à la publication d’un catéchisme. Extraits :

[…]


Quel pape pour demain ?
Vous pouvez accéder gratuitement à l’épisode intégral sur le site de l’Homme Nouveau.
Avortement : haro sur la clause de conscience
Le 5 mars, Aurore Bergé, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, était auditionnée par la Délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (ouf !).
Les problématiques ne manquent pas : égalité salariale, prostitution, violences faites aux femmes, … Mais, parmi elles, l’avortement demeure le « totem » indéboulonnable. Tous les membres de la Délégation se réjouissent de « l’aboutissement historique d’un travail transpartisan ayant conduit à la constitutionnalisation du droit à l’avortement » ainsi que l’exprime Véronique Riotton, sa présidente, en introduction. Ce sera même l’unique sujet abordé par certains des membres : donner « les moyens à la médecine de manière générale – les hôpitaux et les médecins de ville – et aux associations qui accompagnent ces femmes », ouvrir de nouveaux centres IVG, revoir le décret autorisant les sages-femmes à pratiquer des IVG instrumentales et revenir sur la clause de conscience spécifique.
« Que pensez-vous de la double clause de conscience des médecins ? Ne faudrait-il pas revenir dessus puisqu’il existe déjà une clause de conscience générale ? » interroge ainsi Sarah Legrain (LFI-NUPES).
Réponse d’Aurore Bergé :
« La constitutionnalisation de l’accès à l’IVG n’est pas pour solde de tout compte ».
« Concernant la double clause de conscience, je considère qu’une seule clause suffit, parce que l’IVG, que beaucoup considèrent comme un acte sortant de l’ordinaire, doit pleinement devenir un acte médical ». « C’est ma conviction personnelle ».
Aurore Bergé affirme toutefois que « la clause de conscience doit continuer de prévaloir », et qu’« aucun professionnel de santé ne doit être forcé à pratiquer un acte alors qu’il ne le souhaite pas ». Pourtant, la clause de conscience générale, à valeur réglementaire et non législative, ne protège que les médecins. Les autres professionnels ne peuvent s’en prévaloir. Et elle prévoit des exceptions : la clause générale ne peut pas être invoquée « en cas d’urgence » ou dans celui où le médecin « manquerait à ses devoirs d’humanité ».
D’ailleurs, la liberté du soignant n’est pas totale : « le professionnel de santé qui ne souhaite pas pratiquer l’IVG doit immédiatement réorienter la femme qui s’adresse à lui pour éviter qu’elle se retrouve hors des délais » insiste Aurore Bergé.
« Ces situations d’entrave existent malheureusement, notamment en ligne ». « C’est pour cela que je vais recevoir les moteurs de recherche sur Internet, en particulier Google, parce qu’il y a des enjeux majeurs liés au référencement. On doit garantir l’accès à de l’information, non à de la désinformation, aux femmes qui souhaitent exercer ce qui est désormais une liberté fondamentale inscrite dans notre Constitution ».
Informer les femmes sur les alternatives à l’avortement, sur les conséquences de cet acte, relèverait-il de la désinformation ?
Source : Gènéthique
Vers le compostage des corps humains : le gouvernement lance un groupe de travail
Le gouvernement vient d’indiquer qu’un groupe de travail sera constitué d’ici trois mois, afin d’étudier si le droit français qui ne permet actuellement que l’inhumation et l’incinération des dépouilles doit évoluer pour permettre d’autres modes de sépultures, comme le compostage des cadavres humains. Le Code civil dispose que le respect dû au corps humain « ne cesse pas avec la mort ». Les restes des défunts devant « être traités avec respect, dignité et décence », seules l’inhumation et la crémation sont autorisées en France.
Suite à une question posée le 7 mars par le sénateur radical du Rhône Bernard Fialaire, par ailleurs favorable à l’euthanasie, soulignant que le procédé est « écologique et économique », Marie Guévenoux, ministre délégué chargé des outre-mer, après avoir rappelé que le droit français ne permet que l’inhumation et la crémation, a répondu qu’un groupe de travail « sera constitué avant la fin du premier semestre, sous l’égide du Conseil d’État ».
Marie Guévenoux, ministre déléguée chargée des outre-mer me confirme qu’un groupe de travail sous l’égide du Conseil d’État sera constitué au 1er semestre 2024.
@rdse_senat @PartiRadical #humusation pic.twitter.com/c2fWVynN4i— Bernard Fialaire (@BernardFialaire) March 7, 2024
La constitution de ce groupe de travail vient aussi répondre à une proposition de loi portée par le député MODEM Élodie Jacquier Laforge, afin de lancer une « expérimentation visant à développer l’humusation ».
Avec l’humusation, les dépouilles sont déposées sur un lit de matière compostable comme du broyat de branches ou des feuilles puis recouvertes de ce même matériau jusqu’à la formation d’une butte. Pionnière en ce domaine, la Belgique a lancé deux expérimentations avec des porcs. Les tests ont révélé une faible décomposition des carcasses animales. L’analyse du centre des buttes a démontré une hygiénisation insuffisante, en raison de l’influence de la température extérieure sur le déroulement du compostage. Et, sous les buttes, des quantités d’ammoniaque jusqu’à 57 fois supérieure à celle d’un sol témoin, ont été estimées susceptibles de polluer les cours d’eau. La Belgique a donc, début 2024, réaffirmé l’interdiction de l’humusation sur son territoire.
La grandeur d’une société se mesure à son attitude à l’égard de ses morts. Une civilisation qui perd le respect de ses défunts se déshumanise peu à peu…
Un américano-coréen en soin intensif après avoir été agressé à Paris : silence de la presse française
Justin Han, 21 ans, a été brutalement attaqué à Paris alors qu’il était en vacances. Il a été placé dans le coma à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
Toute la famille prie et espère que Justin Han pourra s’en sortir et rentrer à la maison, en Arizona. Sa mère déclare :
« Cela faisait des années qu’il rêvait de visiter Paris ». “Justin a travaillé dur et a économisé de l’argent.”
Son fils a été brutalement attaqué par un inconnu le 23 février.
« Il s’est aussi cogné la tête contre le sol. Mais même après qu’il soit tombé, l’agresseur a continué à l’attaquer et à le frapper ».
Sa mère a été prévenue par l’ambassade américaine. La presse française reste silencieuse. Il ne faudrait pas décourager les touristes à quelques mois des Jeux Olympiques.
La famille rapporte que la police parisienne a récupéré des preuves vidéo de l’agression et a arrêté le suspect. On ne sait pas exactement quel était le motif de l’attaque.
Béatification du prêtre français Camille Costa de Beauregard
Le pape François a autorisé la publication du décret reconnaissant le miracle attribué à l’intercession de Camille Costa de Beauregard (1841-1910), ouvrant ainsi la voie à sa béatification.
Né le 17 février 1841 à Chambéry, il est le fils d’un homme politique turinois et d’une aristocrate française. Après avoir été ordonné prêtre en 1866 à la basilique Saint-Jean de Latran, le religieux a refusé une carrière ecclésiastique prestigieuse pour servir dans son diocèse d’origine, où il devient vicaire de la cathédrale en 1867.
La population de la ville savoyarde est décimée par une épidémie de choléra qui laisse de nombreux orphelins. Le jeune vicaire de la cathédrale les prend en charge, et crée l’orphelinat du Bocage, qui accueillera jusqu’à 175 pensionnaires. En lien avec les salésiens de Don Bosco, cet ami du saint piémontais se dédiera intégralement à cet accompagnement des orphelins, au point de refuser l’épiscopat à deux reprises.
La réputation de sainteté de Camille Costa de Beauregard s’est renforcée en 2015, 105 ans après sa mort. En effet, la découverte de la documentation concernant un miracle attribué à son intercession a contribué à relancer la cause de sa béatification, ouverte en 1961 au niveau diocésain.
Le mouchoir de l’abbé a guéri un enfant qui avait eu un grave traumatisme à l’œil lors d’un accident pendant un jeu, malgré les prédictions du médecin annonçant la perte définitive de l’œil. Une infirmière a essuyé l’œil avec le «mouchoir sain», permettant le miracle.
En 1991, Jean-Paul II a reconnu ses vertus héroïques, lui attribuant alors le titre de «Vénérable Serviteur de Dieu».
La Fondation du Bocage, gérée par les salésiens de Don Bosco, continue son action avec une maison d’enfants à vocation sociale et un lycée agricole qui porte son nom.
Urgences à l’hôpital
Le projet de loi visant à éliminer les personnes indésirables arrivent alors que l’hôpital est en crise et que la population française vieillit. Il ne se passe plus une semaine sans que la presse ne relaie des histoires de patients décédés aux urgences, parfois sur un brancard dans le couloir. Ces situations tragiques sont en forte progression.
Au service des urgences de l’hôpital Nord à Marseille, avec en moyenne 160 patients par jour pris en charge à leur arrivée dans une dizaine de boxes, une grande partie du personnel est en “burn out”.
En octobre dernier, Lucas, 25 ans, est mort aux urgences de Hyères d’un choc septique. Selon ses parents, le décès est intervenu après des heures d’agonie. D’autres plaintes de familles ont été médiatisées début 2024, comme à Nantes ou Eaubonne (Val-d’Oise).
Le 25 février, une femme de 85 ans est retrouvée morte dans un conteneur à ordures de l’hôpital d’Aix-en-Provence. Elle s’était rendue aux urgences à la suite d’une crise de démence et avait disparu pendant deux jours, avant que son corps ne soit retrouvé.
Le décompte du syndicat Samu-Urgences de France avait recensé, entre décembre et janvier 2022, quelque 43 morts “inattendues” aux urgences de 22 départements, Ces décès seraient potentiellement liés à une trop longue attente.
🔴 “Au total, il y a eu une trentaine de malades toute la nuit pour 15 boxs des urgences.”
🎙️#RTLEvènement vous propose un reportage de nuit aux urgences du CHU de Reims. Immersion avec @AgatheLandais auprès de soignants débordés mais dévoués. pic.twitter.com/iIv8ELboXG— RTL France (@RTLFrance) March 15, 2024
Une récente étude de l’Inserm, l’AP-HP et l’Université de Rouen a aussi montré que pour un patient âgé de 75 ans et plus, une nuit sur un brancard augmente le risque de mortalité hospitalière de 40%.
Près de 40 000 lits d’hospitalisation complète ont été supprimés entre fin 2013 et fin 2022, selon les services statistiques des ministères sociaux (Drees).
Début mars, le député RN Marie-France Lorho a interpellé le ministre :
“Il va falloir arrêter avec le discours misérabiliste sur l’hôpital” dit le sous-minstre de la santé à l’heure où l’on meurt oublié dans les couloirs des urgences.
Ta gueule 🔥pic.twitter.com/tV2VvyeHAm— Marcel (@realmarcel1) March 6, 2024
Intervention présidentielle : François-Xavier Bellamy saisit le président de l’Arcom
Emmanuel Macron a utilisé hier le conflit ukrainien pour intervenir longuement dans les médias. Cette prise de parole sera-t-elle décomptée de la campagne des européennes ?
François-Xavier Bellamy: “Je saisis le président de l’Arcom pour savoir où ranger le temps de parole du président de la République ce soir” pic.twitter.com/YgoxV7Wz50
— BFMTV (@BFMTV) March 14, 2024
Jordan Bardella a déclaré également :
En prenant la parole sans but précis, Emmanuel Macron utilise en fait le sujet douloureux de la guerre en Ukraine à des fins de politique intérieure, en pleine élection. Cette forme de légèreté, d’irresponsabilité et de cynisme a de quoi inquiéter les Français.
Quelques mensonges du discours de M.Attal sur la guerre en Ukraine débusqués
M.Jacques Sapir a un domaine de compétence : l’économie russe. Et par-delà, un peu l’histoire russe. Forcément, ce n’est pas actuellement un point très positif : on préfère l’ordre moral, le camp du Bien et le camp du Mal. Cela exige moins de compétence et de connaissances. Donc, dans Wikipédia, la notice bibliographique de M. Sapir précise :
« Promoteur de la Russie de Vladimir Poutine et actif dans des médias d’État russes, il soutient la ligne officielle du régime de Vladimir Poutine dont il partage les analyses et la propagande ».
Nous voilà avertis.
M.Sapir est donc économiste. Sa thèse d’Etat soutenue en 1986 [M.Attal n’était pas né, M.Séjourné tout juste] portait sur les cycles d’investissement et de main-d’œuvre en URSS depuis 1941. M.Sapir a dirigé une formation doctorale pendant 10 ans à l’EHESS. Il enseigne aussi à Moscou et est membre (à titre étranger) de l’Académie des sciences de Russie depuis 2016.
Enfin, M.Sapir a été chercheur à la Fondation pour les études de Défense nationale de 1988 à 1991 et a travaillé avec cette institution ainsi que pour le ministère de la Défense nationale. Expert sur les problèmes de transition dans l’ex-Union soviétique, il a aussi été conseiller technique au ministère de la Recherche. Et sans doute auprès du ministère des Affaires étrangères (M.Roland Dumas) comme attesté dans les tweets reproduits ci-dessous du 7 mars 2024 : M.Sapir confirme la déclaration de M.R.Dumas sur la promesse faite à M.Gorbatchev de ne pas étendre l’OTAN vers l’Est. Ce qui n’est pas inintéressant dans le panorama.

Toujours est-il que le compte X de M.Sapir reflète un esprit structuré et argumenté. Le 13 mars 2024, M.Sapir publie un fil de 24 messages consacré à son analyse de la déclaration du Gouvernement faite par M.Attal devant l’Assemblée nationale et « relative au débat sur l’accord de sécurité franco-ukrainien et la situation en Ukraine, suivie d’un débat et d’un vote en application de l’article 50-1 de la Constitution ». On sent que M.Sapir est un peu colère. Nous avons mis bout à bout l’ensemble de ses tweets qui sont tous numérotés.
- Dans le débat du 12 mars au Parlement, M.Gabriel Attal, Premier ministre, a dit des choses fausses et une chose scandaleuse. Petit fil sur son discours afin de rétablir les faits.
- Gabriel Attal a prononcé un discours contenant de nombreuses choses fausses et proférant de ce fait des mensonges devant la représentation nationale ce qui est grave
- Il attribue l’action russe contre l’Ukraine à une vision nostalgique de l’empire et de l’URSS. C’est faux. Il y avait entre Ukraine et Russie un contentieux datant de 2014, qu’il faut connaître avant de parler.
- Ce contentieux commence par le renversement du Président de l’Ukraine, légalement élu (mais très corrompu), Victor Ianoukovitch, à la suite d’une manifestation le 20 février 2014 sur le Maidan qui avait été marqué par de nombreux morts.
- Il est aujourd’hui démontré, suite aux travaux de M.Ivan Katchanovski que ce massacre avait été provoqué par des tireurs opérant depuis le camp des manifestants.
- Un tribunal ukrainien vient de le reconnaître. Ceci détruit complètement le narratif occidental sur la « révolution» ukrainienne.
- Il s’agit donc d’un coup d’Etat, probablement organisé par l’extrême-droite ukrainienne. Les menaces des milices d’extrême-droite et d’interdiction de la langue russe provoquèrent la sécession de la Crimée et les mouvements à Donetsk et Luhansk.
- Gabriel Attal déclare que la Crimée fut envahie. C’est faux. La Russie possédait déjà des troupes en Crimée. Elles se mobilisèrent à la demande des autorités de la République autonome de Crimée, légitimement inquiètes devant la démarche des milices d’extrêmes-droites.
- Gabriel Attal saute de 2014 à 2022. Il « oublie » la meurtrière guerre de 2014-2015 qu’était censée régler les accords de Minsk, signés sous la garantie de la France et de l’Allemagne et que l’Ukraine se refusa, 24h après, d’appliquer.
- Gabriel Attal « oublie » aussi, et ment par omission, le fait que depuis le 17 février les bombardements ukrainiens redoublaient sur Donetsk et Luhansk ce qu’avait vérifié la mission de l’OSCE.
- La décision russe d’attaquer dans ces conditions était discutable voire condamnable et je l’ai condamnée. Mais elle n’en était pas moins compréhensible.
- Gabriel Attal s’étend dans son discours sur les « morts ukrainiens ». Il oublie, un peu vite que (1) nous sommes loin des chiffres de Gaza (10 000 morts/20 000 blessés [NDLR : chiffre figurant effectivement dans le discours de M.Attal : « On estime que 10 000 civils ont perdu la vie sous les frappes russes depuis le début du conflit »]) et (2) qu’une partie de ces morts sont dans des régions pro-russes.
- Gabriel Attal invoque l’émotion et parle d’une politique russe de la « terre brûlée ». C’est encore faux. C’est la tactique d’une armée qui se replie. Les destructions sont liées aux combats et, chaque fois qu’ils contrôlent une ville, les russes reconstruisent (Marioupol).
- Gabriel Attal parle des enfants ukrainiens qui auraient été « raptés » par les russes. Mais O.Pavlychenko, responsable ukrainien, reconnaît lui-même que nombreux sont les enfants qui veulent RETOURNER EN RUSSIE.
- Gabriel Attal prétend que « par cette attaque, le Kremlin voulait ébranler nos valeurs ». Mais de quelles valeurs parle-t-on ? Ignore-t-il que l’Ukraine a interdit de nombreux partis, y compris appelant à défendre le pays ?
- Quelles valeurs, encore Monsieur Gabriel Attal, quand l’Ukraine glorifie des nazis et des génocidaires ?
- Gabriel Attal prétend que la Russie est une « menace (…) pour la France et le peuple français ». Il ment encore. La Russie ne cherche pas de guerre avec les puissances de l’OTAN comme le reconnait la note du renseignement américain du 5 février.
- Globalement, la Russie reproche aux pays de l’OTAN d’avoir renié leurs engagements de 1991. Gabriel Attal ment une fois de plus.
- Gabriel Attal ment toujours quand il prétend qu’un succès russe menacerait l’approvisionnement alimentaire de la France : cette dernière est exportatrice de céréales et si hausse des prix il devrait y avoir, elle serait favorable aux agriculteurs français.
- Il est donc faux d’attribuer comme le fait Gabriel Attal l’inflation alimentaire à la guerre. L’inflation alimentaire a commencé dès JUIN 2021, soit 8 MOIS avant la guerre. C’est un mensonge de plus.
- Gabriel Attal ne s’est pas seulement couvert de mensonges, il a commis AUSSI une ignominie. Il a repris le slogan des génocidaires ukrainiens de l’OUN-B et de l’UPA : « Slava Ukraini» à la fin de son discours.
- S’il voulait proclamer son soutien à l’Ukraine, il aurait pu choisir d’autres mots. Ce faisant, il a pris parti pour des hommes qui ont massacré des dizaines de milliers de Polonais, des centaines de milliers de Juifs (Shoah par balles).
- Moi, dont un grand-père est né à Vinnitsa, dont une partie de la famille a été tuée par les gens même dont Gabriel Attal a repris le cri de ralliement, j’éprouve une honte et un dégoût sans nom qu’un Premier ministre français ait fait cela. Attal, c’est Laval.
- Les mensonges de Gabriel Attal devant la représentation nationale constituent autant de forfaitures. Son ignominie est aussi passible des tribunaux. Qu’il prépare sa défense et se trouve un avocat : il en aura besoin.
On sait que, néanmoins, le scrutin organisé sur la déclaration du Gouvernement a été pour l’approbation de la déclaration par 372 voix contre 99. On sait moins que, malgré la litanie des contre-vérités prononcées par M.Attal pendant son discours, peu de députés ont parlé de « mensonges ». Le terme « menteur » n’a jamais été prononcé pendant tout le débat. Le terme « mensonge » l’a été cinq fois, dont trois par la majorité présidentielle (donc ne visant bien sûr pas M.Attal). Les deux autres par deux députés du RN :
– M. de Fournas en réponse à une intervention de M.Séjourné :
M.Séjourné (ministre des Affaires étrangères) : « S’agissant ensuite des sanctions, que Mme Le Pen évoquait tout à l’heure, la fiabilité des statistiques publiées par la Russie mérite peut-être d’être interrogée : à bien des égards, l’économie russe est devenue une boîte noire, et les chiffres comportent des incohérences que nous relevons. Ne prenons donc pas ces statistiques pour argent comptant.
Grégoire de Fournas : Quel mensonge !»
– Et M. Jean-Philippe Tanguy au cours de l’intervention de M.Attal répondant aux orateurs :
Gabriel Attal, Premier ministre : « Être pro-Poutine, ce n’est pas être anti-Macron : c’est être pro-Poutine, tout simplement, comme vous l’avez été ces dernières années dans toutes vos prises de position. C’est ma première conviction.
Jean-Philippe Tanguy : Votre conviction, c’est un mensonge !»
C’est dire le peu de capacité des députés français à discerner lors des discours du gouvernement.
Jean-François Achilli suspendu de France Info pour avoir aidé Jordan Bardella à rédiger un livre
Selon Le Monde, organe de la police politique, le journaliste a travaillé dans l’ombre, accouchant Bardella de ses souvenirs, permettant ainsi à un début de texte de voir le jour – sans éditeur désigné. Jean-François Achilli explique :
« Je n’ai pas signé de contrat d’écriture pour le livre de Jordan Bardella. Mais tout ceci relève de ma vie professionnelle personnelle. »
Il a été convoqué par Jean-Philippe Baille, le patron de France Info. La chaîne indique :
“Les mesures nécessaires seront prises en fonction de ce qui ressort de leur échange”.
Dans un mail interne, la direction de l’information de Radio France annonce que Jean-Francois Achilli est suspendu de l’antenne de France Info à titre conservatoire le temps de clarifier la situation « conformément à nos règles déontologiques ».
Réaction de Jordan Bardella :
J’apprends que Radio France suspend l’un de ses journalistes pour un échange « supposé » autour d’un livre d’entretien avec moi qui n’a pas vu le jour. Ces méthodes pratiquées par le service public sont dignes des pires régimes et font honte à la démocratie.
Jean-François Achilli est par ailleurs le compagnon de Chloé Morin, laquelle a dénoncé le wokisme à Sciences Po. Pour la punir d’avoir dénoncé le wokisme, ils envoient ainsi le couple au goulag…
Sinon la compagne du candidat socialiste aux Européennes, Léa Salamé reste tous les jours à l’antenne.
Les fusillades deviennent aussi banales que les coups de couteaux il y a 10 ans
Ainsi va la France Orange mécanique… Après les rafales à Marseille, l’heure de fusillade à Rennes, c’est à Dijon que plusieurs individus ont tiré mercredi 13 mars, en fin de journée. La fusillade a eu lieu à proximité d’une école.
Sortie de route de l’ADMD
Les militants de l’euthanasie communiquent dans l’indignité :

En 2024, on devrait avoir le choix d’une fin de vie libre et choisie sans critère trop restrictif ! pic.twitter.com/PAqYa7BKkT
— Les Jeunes ADMD (@jeunesadmd) March 14, 2024
Suite au tollé, les jeunes partisans de l’indignité ont retiré leurs visuels :
A la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une campagne dont les visuels ont pu heurter certains observateurs, il a été décidé de son retrait immédiat.
Nous tenons à réaffirmer notre engagement de chaque instant envers notre mission d'information et de prévention sur…
— Les Jeunes ADMD (@jeunesadmd) March 15, 2024
Bande annonce de La Passion
Ce soir et demain soir, un spectacle sur La Passion sera présenté à la paroisse Saint François de Sales. Voici la vidéo de présentation:

