La Messe, acte de religion par excellence
Conférence donnée par le Père Danziec lors du deuxième colloque sur la Messe traditionnelle, le 23 septembre 2023 à la Maison de la Chimie.
C’est Paris…
Publicité pour les JO… :
La vidéo de ce touriste chinois à Paris fait le buzz en Chine. Ne venez pas à Paris, ne venez pas pour les JO, de toute façon ils seront bloqués, Paris léthargique, décadente, sans conscience. @ivarsigurdson pic.twitter.com/2JIR5hyeIx
— 🍓Sined Warrior🐭🍓 (@SinedWarrior) February 8, 2024
Le cauchemar de l’idéologie du genre : un père perd la garde de son fils de 8 ans
Dennis Hannon, un père new-yorkais de 32 ans, a perdu la garde de son fils de 8 ans après avoir voulu empêcher sa « transition de genre » et la prise de bloqueurs de puberté.
L’homme affirme que son ex-femme a « poussé » leur enfant vers une transition, alors que le petit garçon n’était pas perturbé par le fait d’être un garçon. En 2017, deux ans après leur séparation, elle a commencé à habiller son fils avec des vêtements de fille. Il s’agissait d’une « illusion qu’ [elle] a tenté d’imposer à notre fils » considère le père de famille. « A trois ans, comment peut-il s’identifier comme une fille ? Il ne m’a jamais rien montré du tout » déplore-t-il.
Dennis Hannon voyait son fils deux fois par semaine et un week-end sur deux, tandis que son ex-femme avait la garde le reste du temps. Avec son père, l’enfant était « un garçon qui s’appelait Matthew». Alors que, « lorsqu’il était avec sa mère, c’était en fait une fille qui s’appelait Ruby », explique le père de famille.
Selon les documents judiciaires, en 2019, la maman a amené Matthew chez un praticien favorable aux « soins d’affirmation du genre ». Elle a alors sollicité des bloqueurs de puberté pour arrêter la production d’hormones masculines de son fils. Par la suite, la mère de famille a également adressé Matthew à un pédiatre qui, après un entretien téléphonique de 45 minutes avec elle, a déclaré que l’enfant semblait continuer à souffrir de « dysphorie de genre ». Les praticiens ont donc « recommandé l’administration de bloqueurs de puberté » indique Dennis Hannon.
Elle a cherché des thérapeutes lui apportant « la réponse qu’elle voulait entendre » pour obtenir la « transition sociale » et finalement la « transition médicale » de notre enfant, explique le père de famille. Personne n’a remis en question le récit de la mère, ni s’est demandé si l’enfant souffrait réellement de « dysphorie de genre », estime-t-il. « Parce qu’elle disait qu’il était confus quant à son sexe, cela devait être vrai » dénonce le père de famille.
Dennis Hannon n’a découvert ces éléments qu’en 2020, lorsqu’il a porté plainte contre son ex-femme pour ce qui s’était passé jusque là. Un an avant, M. Hannon avait reçu une lettre de l’école maternelle de son fils adressée au « parent ou tuteur de Ruby Rose Hannon », et utilisant le pronom « elle ». « J’ai pensé qu’ils avaient envoyé la lettre à la mauvaise adresse » explique-t-il. C’est finalement grâce à cette lettre que le père de famille a découvert la « transition » de son fils. « J’ai été le dernier à être informé » alors qu’il prenait « des bloqueurs de puberté » s’offusque-t-il.
Bien qu’aucun « diagnostic officiel de dysphorie de genre » n’ait jamais été posé par les professionnels de santé, en 2020, le tribunal a ordonné au père de famille d’emmener son fils voir un thérapeute spécialisé dans les questions de genre. Il y est allé pendant un an et demi. « Si je refusais, ils disaient que j’interférais avec un traitement médical essentiel et qu’ils m’enlèveraient la garde » déplore Dennis Hannon. Lorsque le père a finalement décidé de mettre fin aux consultations, le thérapeute l’a signalé au tribunal.
Désormais, M. Hannon a perdu la garde de son fils. Il n’a plus qu’un droit de visite, et ne le voit que quelques heures par semaine. En outre, le père de famille n’a plus son mot à dire dans les décisions médicales concernant l’enfant. « C’est un véritable cauchemar » déplore-t-il, « cela a complètement détruit ma vie ». Dennis Hannon voudrait récupérer la garde de son fils, mais il dit ne pas avoir les moyens de payer la procédure d’appel.
De façon semblable, une famille du Montana a perdu la garde de sa fille de 14 ans après avoir refusé qu’elle devienne un garçon. Les services de protection de l’enfance (CPS) se sont présentés au domicile de la famille à Glasgow et ont ensuite décidé que leur fille, qui souffrait de troubles mentaux, avait besoin d’une « transition » pour « aller mieux ». Elle a donc été placée dans un établissement où elle a été autorisée à vivre sous l’apparence d’un garçon.
Depuis la décision du tribunal, l’enfant est redevenu « un petit garçon normal ». À l’âge de neuf ans, Matthew « ne s’identifie plus à une fille », et ne s’habille plus comme tel.
« Mon fils est un petit garçon ordinaire, il s’appelle Matthew » explique Dennis Hannon. « Sa mère essaie toujours de l’influencer en utilisant les pronoms féminins, et elle l’appelle toujours B, qui est le diminutif de Ruby » poursuit-il toutefois. « C’est quelque chose avec lequel il va devoir vivre » déplore le père de famille. « C’est terrible ».
Source : Gènéthique
Une Constitution contraire à la vie
Massimiliano Menichetti, responsable des titres Radio Vatican et Vatican News, signe un éditorial sur Vatican News à propos de l’inscription de l’avortement dans la Constitution française. Selon La Croix, il s’agit d’une prise de position officielle de la diplomatie du Saint-Siège. Extrait :
[…] «L’avortement est un meurtre», a clairement déclaré François aux journalistes sur le vol de retour de Slovaquie en septembre il y a trois ans. Comment est-il possible de juxtaposer dans la charte fondamentale d’un État le droit qui protège la personne et celui qui sanctionne sa mort? Nous vivons dans une société technologiquement avancée, informatisée et connectée. La croissance de l’être humain dès sa conception n’est plus un secret depuis des décennies.
Nous utilisons des mots tels que pré-embryon, embryon, nourrisson, enfant, adolescent, adulte, personne âgée pour indiquer des stades de développement dans lesquels le nombre de cellules change, dans lesquels l’aspect cognitif, le besoin d’assistance, évolue mais il s’agit toujours d’une personne. «Est-il juste de tuer une vie humaine pour résoudre un problème? Est-il juste d’engager un tueur à gages pour tuer une vie humaine?», a demandé le Pape, s’adressant encore aux journalistes sur le vol retour de Bratislava à Rome. Une société ne se mesure pas à ses interdits, mais à sa capacité d’aimer, et «la liberté grandit avec l’amour», a expliqué François dans sa catéchèse lors de l’audience générale du 20 octobre 2021, «avec l’amour que nous voyons dans le Christ, la charité: c’est l’amour vraiment libre et libérateur». Les évêques français, au début du processus parlementaire, ont exprimé leur inquiétude face à cette modification de la Constitution et ont réaffirmé que toute vie est un don, un don fragile et précieux, infiniment digne, à accueillir et à servir depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle.
L’humanité a toujours condamné toute théorie eugénique, mais les embryons continuent d’être manipulés et sélectionnés comme s’ils étaient des matériaux et non des personnes. Dans ce contexte, l’avortement est à la fois prémisse et conséquence. Étrangement, c’est comme si nous n’étions plus capables de voir, d’être libres, de donner, d’aider. Dans un monde meurtri par tant de violence, il semble difficile de construire une bonne stratégie globale d’accueil et de soutien, de pouvoir allouer des fonds, de l’attention, de l’amour aux femmes qui vivent une grossesse difficile, aux enfants portés dans leur ventre. De nombreuses vies seraient pourtant sauvées, comme le démontre l’activité des Centri di aiuto alla vita italiens (Centres de soutien à la vie), si les femmes étaient soutenues sur les plans économique, juridique, psychologique, religieux et social, au moment dramatique où l’avortement semble être la seule solution.
Aider, c’est aimer, c’est être libre de choisir. Et cet horizon fraternel, qui prend en charge l’autre, la personne, construit des sociétés qui ne se résignent pas, mais marchent vers une authentique culture de l’accueil, du partage et de la paix.
“Ils ont peur de l’information qu’ils ne peuvent pas contrôler”
Le journaliste Tucker Carlson est à Moscou pour interroger Vladimir Poutine. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a confirmé que les deux hommes se sont rencontrés. Tucker Carlson justifie cette initiative :
Nous sommes à Moscou ce soir, nous sommes ici pour interviewer le président de Russie, Vladimir Poutine. Nous allons le faire bientôt. Il y a des risques à faire une telle interview, évidemment. Aussi nous y avons pensé soigneusement pendant de longs mois. Voici pourquoi nous le faisons.
Tout d’abord, puisque c’est notre métier, nous sommes dans le journalisme et notre devoir est d’informer les gens. Deux ans de guerre qui sont en train de changer le monde entier. La plupart des Américains ne sont pas informés. Ils n’ont aucune idée de ce qui se passe dans cette région, ici en Russie ou à 1000 km d’ici, en Ukraine. Ils devraient pourtant le savoir, parce qu’ils en paient la plus grande partie. Ils ne le réalisent peut-être pas encore pleinement, mais la guerre en Ukraine est un désastre humain. Elle a entraîné la mort de centaines de milliers de personnes, une génération entière de jeunes Ukrainiens, elle a conduit au dépeuplement du plus grand pays d’Europe.
Mais les effets à long terme sont encore plus profonds. Cette guerre a complètement modifié les alliances militaires et commerciales mondiales. Les sanctions qui ont suivi ont également bouleversé l’économie mondiale. L’ordre économique de l’après-Seconde Guerre mondiale, le système qui a garanti la prospérité de l’Occident pendant plus de 80 ans, s’effondre rapidement, et avec lui la domination du dollar américain.
Il ne s’agit pas de petits changements. Ce sont des événements qui changent l’histoire. Ils détermineront la vie de nos petits-enfants. La plupart des pays du monde le comprennent très bien. Ils le voient bien. Demandez à n’importe qui en Asie et au Moyen-Orient à quoi va ressembler l’avenir. Pourtant, la population des pays anglophones semble l’ignorer en grande partie. Ils pensent que rien n’a vraiment changé, et ils le pensent parce que personne ne leur a dit la vérité. Leurs médias sont corrompus, ils mentent à leurs lecteurs et spectateurs, et ils le font surtout par omission.
Par exemple, depuis le jour où a commencé la guerre en Ukraine, les médias américains se sont entretenus avec des dizaines de personnes originaires d’Ukraine, et ils ont fait des dizaines d’interviews du président ukrainien Zelensky. Nous-mêmes avons formulé une demande d’interview avec Zelensky, nous espérons qu’il acceptera. Mais les interviews qu’il a données aux Etats-Unis ne sont pas des interviews traditionnelles. Il s’agit de séances d’encouragements et de flagornerie, spécialement conçues pour amplifier la demande de Zelensky, qui souhaite que les États-Unis s’engagent plus profondément dans une guerre en Europe de l’Est et en paient le prix.
Cela ce n’est pas du journalisme, c’est de la propagande gouvernementale, et de la plus répugnante, de celle qui tue des gens. Or nos politiciens et médias font cela, font la promotion d’un dirigeant étranger comme s’il était une nouvelle marque de produit de consommation.
Pas un seul journaliste occidental n’a pris la peine d’interviewer le président de l’autre pays impliqué dans ce conflit, Vladimir Poutine. La plupart des Américains ne savent pas du tout pourquoi Poutine a envahi l’Ukraine, ou quels sont aujourd’hui ses objectifs. Ils n’ont jamais entendu sa voix. Ce n’est pas bien. Les Américains ont le droit d’en savoir le plus possible sur une guerre dans laquelle ils sont impliqués, et nous avons le droit de leur en parler, parce que nous sommes américains nous aussi. La liberté d’expression est chez nous un droit de naissance, nous sommes nés avec le droit de dire ce que nous croyons. Ce droit ne peut pas nous être enlevé, qui que soit est à la Maison Blanche. Mais ils essaient, cependant. Il y a près de trois ans, le gouvernement Biden a espionné illégalement nos textos et les a transmis à ses serviteurs dans les médias. Ils l’ont fait afin d’empêcher l’interview de Poutine que nous préparions. Le mois dernier, nous sommes quasiment certains qu’ils ont fait exactement la même chose de nouveau, mais cette fois nous sommes quand même venus à Moscou.
Nous ne sommes pas ici parce que nous aimons Vladimir Poutine. Nous sommes ici parce que nous aimons les Etats-Unis, et nous voulons qu’ils restent prospères et libres. Nous avons payé le voyage nous-mêmes, nous n’avons reçu d’argent d’aucune gouvernement, d’aucun groupe, et nous ne ferons pas payer pour voir l’interview. Tout le monde pourra voir l’intégralité, prise sur le vif et non censurée, sur notre site TuckerCarlson.com. Elon Musk, et c’est tout à son honneur, a promis de ne pas supprimer ni bloquer cette interview quand nous l’aurons publiée sur sa plateforme X, et nous lui en sommes reconnaissants.
Les gouvernements occidentaux, en revanche, feront certainement de leur mieux pour censurer cette vidéo sur d’autres plateformes, parce que c’est ce qu’ils font. Ils ont peur de l’information qu’ils ne peuvent pas contrôler. Mais vous n’avez pas de raison d’en avoir peur. Nous ne vous encourageons pas à être d’accord avec ce que Poutine peut dire dans cette interview, mais nous vous exhortons à la regarder. Vous devez savoir le plus possible, et alors, en libre citoyen et non en esclave, vous pouvez décider par vous-même. Merci.
Line Renaud, forcée à avorter
Il est intéressant d’écouter le témoignage de Line Renaud. Elle voulait garder son enfant, mais son compagnon ne voulait pas. La liberté de la femme, mon corps mon choix sont des slogans mensongers. Les militants de l’avortement se moquent de la mère comme de l’enfant :
C’est un des plus grands regrets de sa vie... À 95 ans, Line Renaud évoque toujours sa douleur de ne pas avoir connu la maternité. Un sujet qu’elle aborde sans tabou dans son livre Merci la vie ! et qu’elle n’a pas éludé dimanche 4 février face à Audrey Crespo-Mara dans Sept à huit sur TF1. Questionnée sur la maternité, l’actrice a évoqué son avortement clandestin dans les années 1940, alors qu’elle avait seulement 18 ans. À l’époque, son compagnon Loulou Gasté voulait qu’elle mette un terme à sa grossesse. “Je suppliais pour qu’il change d’avis, et non. On est restés sur l’idée de faire un avortement”, s’est souvenue Line Renaud. Cette IVG l’a traumatisée. […]
Et maintenant elle milite en faveur de l’euthanasie…
Discrimination à l’égard des familles du projet de sur-paiement pour les voitures de 1,6 t et plus à Paris
Communiqué du Syndicat de la Famille :
La Maire de Paris et sa majorité, s’appuyant sur une votation qui a mobilisé à peine 5% des électeurs parisiens, envisagent de faire passer les tarifs de stationnement pour les véhicules de 1,6 t et plus à un tarif prohibitif.
C’est sans compter la nécessité pour les familles de 3 enfants et plus d’avoir des voitures familiales dont le poids, presque systématiquement, dépasse le seuil fatidique. En effet, le plus souvent, suivant le nombre et l’âge des enfants, ces familles ne peuvent se contenter de voiture de petite capacité.
Le Syndicat de la Famille réclame donc que ce sur-paiement ne s’applique pas aux familles de 3 enfants et plus, comme c’est le cas à Lyon. Pour mettre en œuvre cette mesure, Le Syndicat de la Famille appelle la Mairie de Paris à recréer la carte Paris-famille, malheureusement supprimée en son temps par Bertrand Delanoë, le prédécesseur d’Anne Hidalgo.
En outre, vu les grandes difficultés d’usage des transports en commun avec des enfants dans des poussettes et/ou avec plusieurs jeunes enfants, Le Syndicat de la Famille appelle la Maire de Paris à créer des places de stationnement spécifiques pour les familles, comme il en existe sur les parkings de nombreuses grandes surfaces.
Alors que la natalité s’effondre, alors que Paris voit les familles fuir une ville devenue inaccessible à trop d’égards pour elles, Le Syndicat de la Famille invite Anne Hidalgo, d’une manière générale, à prendre compte la famille dans ses projets, et plus : à élaborer des projets à leur attention.
Le Syndicat de la Famille se tient à la disposition du cabinet de la Maire pour lui exposer les besoins des familles et ses propositions.
Séisme en Syrie : un an après, quel bilan pour la population syrienne ?
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Le 6 février 2023, la Syrie et la Turquie furent frappés par un terrible tremblement de terre de magnitude 7,8. On déplore la perte de 60 000 personnes et 107 000 blessés, selon les derniers bilans établis par les autorités gouvernementales turque et syrienne. Des milliers de familles, ayant déjà fait face à plus de 10 ans de guerre civile, aux sanctions internationales qui asphyxient leur pays, et à la crise économique, se sont retrouvées du jour au lendemain à la rue.
SOS Chrétiens d’Orient a réagi sans attendre en distribuant à plus de 3 000 bénéficiaires plusieurs tonnes de de matériel d’aide d’urgence : couvertures, chauffages, nourritures, vêtements chauds.
Outre l’urgence matérielle, SOS Chrétiens d’Orient a pris en compte les séquelles psychologiques du séisme. Des cellules de soutien psychologique ont été mises en place, fournissant un espace sécurisé pour les personnes souffrant du syndrome de stress post-traumatique. Près de 50 personnes ont bénéficié de ces cellules de soutien, témoignant de l’importance de l’aide psychologique dans le processus de guérison après une catastrophe.
Alors que la phase d’urgence s’estompe, nos équipes se tournent désormais vers la phase de réhabilitation. SOS Chrétiens d’Orient finance la réhabilitation de 234 appartements dans les villes les plus affectées telles qu’Alep, Hama et Lattaquié, permettant aux familles de retrouver un logement décent.
Cependant, les besoins restent criants. Cette catastrophe a amplifié une crise humanitaire qui sévit en Syrie depuis plusieurs années. Selon l’ONU, près de 17 millions de syriens auront besoin d’aide en 2024. Face à cette réalité, SOS Chrétiens d’Orient continue de soutenir le peuple syrien face à cette crise humanitaire dramatique.
Reconquête rejoint officiellement le groupe ECR (European Conservatives and Reformists) au parlement européen
C’est Marion Maréchal, tête de liste de Reconquête! pour les européennes, qui a fait cette annonce lors d’une conférence de presse au parlement européen. Nicolas Bay est le premier député européen français à rejoindre officiellement ce groupe composé notamment de Fratelli d’Italia (Giorgia Meloni) qui en assume la présidence mais également aux Espagnols de Vox, aux Polonais du PiS (Droit et Justice) ou encore aux Démocrates de Suède et peut-être le parti de Viktor Orban après les élections de juin. Nicola Procaccini, co-président du groupe et eurodéputé italien de Fratelli di Italia, l’a confirmé lors de la conférence de presse « Nous sommes contents d’accueillir un eurodéputé, Nicolas Bay, avec qui nous travaillions déjà depuis longtemps » :
Marion Maréchal affirme que Reconquête, le parti dont elle est tête de liste aux élections européennes, rejoint le Parti des conservateurs et réformistes européens (European Conservatives and Reformists, ECR), après de longues tractations.
Le député européen Nicolas Bay intègre par la même occasion le groupe des Conservateurs et réformistes européens au Parlement européen dès aujourd’hui. Elu en 2019 sur la liste du Rassemblement national, il avait rejoint Eric Zemmour et Reconquête lors de la campagne présidentielle de 2022, siégeant depuis parmi les députés français non-inscrits. Il devient ainsi, le premier eurodéputé français à siéger au sein du groupe ECR à Strasbourg depuis sa création, en 2009.
A l’issue du scrutin du 9 juin, si Reconquête parvient à envoyer de nouveaux élus au Parlement européen, ceux-ci siégeront également au sein du groupe ECR.
Cette nouvelle alliance renforce le poids européen de Reconquête, à quatre mois des élections. En rejoignant ECR, le parti français d’extrême droite s’allie ainsi à Fratelli d’Italia de la Première ministre italienne Giorgia Meloni (qui préside le parti ECR), mais également aux Espagnols de Vox, aux Polonais du PiS (Droit et Justice) ou encore aux Démocrates de Suède.
“Le groupe et le parti ECR sont déjà très influents au sein des instances européennes et ont vocation, au lendemain des prochaines élections européennes, à devenir le groupe pivot et central de la droite au Parlement de Strasbourg”, s’est justifiée Marion Maréchal auprès du Point. Disposant de 68 élus à Strasbourg, ECR est aujourd’hui le cinquième groupe le plus important au Parlement européen.
Il pourrait sortir largement renforcé du scrutin de juin. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a fait savoir récemment que son parti, le Fidesz, était “prêt à rejoindre les Conservateurs”. Ses élus au Parlement européen représentent aujourd’hui 12 des 21 eurodéputés hongrois.
Pour Marion Maréchal, l’objectif est clair : que les Conservateurs et réformistes européens deviennent “la troisième force politique du Parlement européen”, derrière le Parti populaire européen (PPE) et les sociaux-démocrates (S&D).

La désinformation autour du conflit israélo-palestinien
Depuis le début de l’attaque meurtrière du Hamas du 7 octobre 2023, la désinformation s’est répandue massivement dans l’espace numérique. Dans Conflits, Jean-Baptiste Noé analyse ce narratif orienté :
[…] Le caractère fondamentalement passionnel des conflits entre Israël et les mouvements nationalistes palestiniens fait de la désinformation un outil stratégique d’orientation des émotions, permettant de déshumaniser l’adversaire et, surtout, de renforcer sa propre posture victimaire au sein d’une dichotomie « agresseur – agressé », que chacun des camps revendique. L’une des dernières en date ? Les affirmations, relayées le 24 janvier sur le réseau social X par le média palestinien Times of Gaza, accusant Israël de dissimuler des explosifs dans des boîtes de conserve alimentaires destinées aux populations civiles palestiniennes. « L’idée sous-jacente est d’assimiler Israël à un État terroriste, dont les modes d’action peuvent être aisément qualifiables de crimes contre l’Humanité » analyse Matthieu Anquez.
Une approche que l’on peut retrouver ponctuellement du côté israélien. Au tout début du conflit, le Hamas a été accusé d’avoir décapité une quarantaine de nouveau-nés dans le kibboutz de Kfar Aza, situé à proximité de la frontière gazaouie. Si l’existence d’un massacre à grande échelle dans ce kibboutz, ayant fait environ 70 victimes, est depuis largement documentée, le meurtre de bébés s’est révélé, plus tard, une affirmation infondée, reprise parfois au plus haut niveau politique dans les pays occidentaux et en Israël. « Israël comme le Hamas visent un objectif finalement simple : attirer les sympathies, diaboliser l’ennemi, agir sur les émotions, afin d’obtenir le soutien des opinions publiques », explique Matthieu Anquez.
Cette approche participe de « la construction de l’ennemi » et s’inscrit dans une forme de « diplomatie de l’émoi », capitalisant sur une capacité à influencer les émotions des spectateurs extérieurs au conflit et cherchant à justifier ses propres actions. La création a posteriori de cas de crimes de guerre n’est pas nouvelle, l’avènement des nouvelles technologies de l’information et des télécommunications leur accordant simplement une capacité de viralisation plus puissante. « Citons entre autres l’affaire des cadavres de Timisoara lors de la Révolution roumaine de décembre 1989 ou celle des couveuses débranchées par l’armée irakienne lors de son occupation du Koweït en 1990 », souligne Matthieu Anquez.
L’autre face de la même pièce est la négation des pertes de l’adversaire. Plusieurs dirigeants du Hamas, dont Bassem Naim, l’un des porte-paroles du mouvement dans ses relations internationales, ont ouvertement nié la responsabilité du groupe islamiste dans la mort de civils israéliens. En Israël, c’est le hashtag « Pallywood », au sous-narratif complotiste marqué, qui s’est diffusé au sein des extrêmes-droites, accusant les Palestiniens d’utiliser des mannequins en plastique pour simuler des morts civils. Avec pour objectif d’instiller le doute, alors qu’Israël fait face à de puissantes accusations de crimes de guerre, dont l’un des points d’acmé est sans doute la requête de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de Justice (CIJ).
La capacité de mobilisation des milieux militants en Occident, dont le soutien à la Palestine se double d’une posture anticapitaliste assumée, a fait des entreprises privées des cibles particulièrement privilégiées des campagnes de désinformation. « Leur objectif est d’inverser la balance bénéfices – risques d’un investissement en Israël en faisant passer un message sous-jacent : si vous vous implantez en Israël, vous perdrez non seulement des clients en Occident, mais aussi sur l’ensemble de vos marchés arabes et musulmans. Êtes-vous certain que c’est économiquement rationnel ? À terme, l’objectif est d’affaiblir économiquement Israël ».
Ces modes d’action militants sont portés par des mouvements structurés, très en lien avec des groupes de gauche radicale, comme « Action Palestine », « Boycott Désinvestissement Sanction » ou l’association « France Palestine solidarité ». « Plusieurs enseignes ont été visées par des campagnes de désinformation : Carrefour, Zara, Puma, Starbucks… À chaque fois, il s’est avéré qu’elles avaient été victimes d’actes malveillants qui tendaient à montrer que ces entreprises avaient pris fait et cause pour Israël », souligne Matthieu Anquez. Les groupes ciblés ont ainsi quasi-systématiquement une attache historique dans un pays occidental, un actionnariat en grande majorité européen ou américain et des intérêts économiques, directs ou indirects, réels dans le monde arabo-musulman.
En France, c’est l’enseigne Carrefour qui en a récemment fait les frais. Partant d’une simple photo diffusée sur le réseau social Instagram, montrant un employé présumé du groupe distribuant de la nourriture à des soldats israéliens, le groupe a fait l’objet d’un appel au boycott massif. « Il apparaît en fait que cette initiative est celle d’un salarié isolé d’un franchisé du groupe en Israël et que Carrefour ne l’a en aucun autorisée et n’a jamais été au courant. Le contraire aurait relevé de l’absurde, le distributeur étant implanté dans de nombreux pays musulmans », détaille Matthieu Anquez. Dans la foulée, le groupe a aussi été accusé, par la voix de plusieurs députés français notamment, d’être implanté dans les Territoires palestiniens occupés, ceux-ci étant définis à partir d’une résolution de l’ONU de 1967 comme n’appartenant pas au territoire souverain d’Israël. Une information là encore infondée, à en croire la carte officielle des implantations du groupe en Israël.
Le groupe a d’ailleurs tenu à clarifier ce point : « Le Groupe Carrefour n’exerce aucune activité directement en Israël et n’a aucune participation capitalistique dans notre partenaire franchisé Yenot Bitan. Le contrat de franchise est limité au territoire d’Israël et exclut la présence de tout magasin à l’enseigne Carrefour dans les territoires occupés. Aucun magasin Carrefour n’est présent dans les territoires occupés ».
De fait, les accusations d’implantation de Carrefour en Cisjordanie occupée semblent procéder d’un malentendu, voire d’un raccourci volontairement emprunté pour accabler l’enseigne. Ainsi, la « Plateforme Palestine », passerelle militante pro-Palestine, écrivait-elle, dans une note intitulée Carrefour intensifie ses liens avec la colonisation illégale de la Palestine datée du 6 octobre 2023 : « Yenot Bitan, le partenaire de Carrefour détient des magasins dans 8 colonies, au lieu des 3 annoncées au moment de la publication (d’un précédent) rapport », avant de préciser : « le partenaire de Carrefour exploite des succursales, sous ses marques Mega et Mehadrin MarKet dans d’autres colonies que les trois déjà identifiée et mentionnées dans le rapport qui sont Ariel, Maale Adumim et Alfie Menashe. Les nouvelles colonies identifiées par Who Profits sont Beit El, Kokhav Ya’akov, Modi’in-Maccabim-Re’ut et Modi’in Illit, ainsi que Neve Ya’akov à Jérusalem Est ». Problème, ces magasins Mega et Mehadrin MarKet n’ont aucun lien, d’aucune manière, avec Carrefour. […]
Laurent Wauquiez subventionne une association immigrationniste dirigée par un conseiller régional de sa majorité
L’incohérence de LR, encore et toujours! Viltaïs est une association que l’on pourrait caractériser d'”immigrationniste”. Outre ses onglets “Asile” et “Réfugiés”, nous pouvons lire dans son projet les choses suivantes ainsi que ses projets de réinstallation dans l’onglet “réfugiés :
Le projet associatif de Viltaïs est porteur de valeurs : nous affirmons notre volonté de solidarité. Dans l’héritage de l’éducation populaire, l’objectif est de donner les outils d’une réelle émancipation pour que chacun puisse être citoyen à part entière. La mixité sociale est un levier fondamental qui guide notre action, considérant que la rencontre entre individus ayant des trajectoires différentes enrichit le parcours de chacun et améliore-le « vivre ensemble » (…)
Réinstallation : Allier, Charente, Cher, Corrèze, Côtes d’Armor, Côte d’Or, Creuse, Eure-et-Loire, Morbihan, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret, Puy-de-Dôme, Saône-et-Loire, Vienne, Yonne. Programme d’Accueil et d’accompagnement de réfugiés réinstallés syriens (…) Centre provisoire d’hébergement. Accueil temporaire de familles réinstallées en attendant que leurs logements soient préparés (…)
AGIR, Accompagnement Global Individualisé auprès des Réfugiés est à destination des étrangers accueillis en France. Il est porté par la direction générale des étrangers en France. D’envergure nationale, ce programme a vocation à se déployer en 3 vagues sur l’ensemble de l’hexagone. Viltaïs a été sélectionné par l’État pour déployer AGIR sur cinq départements, Charente, Creuse, Corrèze, Loiret et Loire-et-cher.
Viltaïs a soutenu le mouvement de protestation contre la loi immigration en ces termes :
“Viltaïs apporte son soutien plein et entier à l’appel à la grève initié par la Fédération des acteurs de la Solidarité (FAS) face aux préoccupations soulevées liées au projet de loi sur l’immigration (…) La FAS demande l’abandon de ce projet de loi qui ne peut désormais plus semer que l’indignité et le désordre. Nous demandons au gouvernement de mettre en œuvre, sans délai par des moyens non législatifs, les mesures utiles relevant des moyens d’accueil et d’accompagnement des étrangers, de leur accès au travail (…) appelle ses adhérents à une grève ou à toute forme d’action associant les personnes accompagnées le 18 décembre 2023, journée internationale des migrants, à 17h, moment du début de la réunion de la Commission mixte paritaire en charge de la suite de la discussion du projet de loi.”
Et qui trouve-ton à la tête de cette association comme directeur général ? Monsieur Yannick Lucot qui est par ailleurs conseiller régional UDI de la région Auvergne Rhône Alpes, délégué à l’économie circulaire et membre de la majorité de Laurent Wauquiez.
Et cette association bénéficie de nombreuses subventions d’un montant de 44 millions d’euros entre 2010 et 2021 (voir les articles de Boulevard Voltaire et de Valeurs actuelles), y compris de la part de la région Auvergne Rhônes Alpes dirigée par celui qui se voudrait être le candidat de la droite en 2027 ? Le président de l’association Viltaïs déclare se positionner “en faveur de l’accueil des M.N.A. (Mineurs Non Accompagnés), en accompagnant, avec d’autres, la formation des réfugiés”. Laurent Wauquiez ne peut ignorer le problème des mineurs non accompagnés qui sont de plus en plus nombreux partout y compris dans les départements ruraux et notamment au Puy-en-Velay, ville qu’il connait bien et où ce problème commence à exaspérer ses habitants.

Merci à Damien Rieu qui a fait cette découverte et qui ajoute : “Avec une droite pareille pas besoin de gauche !”
Je vous présente Yannick Lucot (@YannickLucot) directeur de @Viltais03000 (une ONG qui travaille dans le business des réfugiés…) et Conseiller Régional #Aura dans la majorité de @laurentwauquiez 🥹
Avec une droite pareille pas besoin de gauche ! pic.twitter.com/dUPZOUW7Dg
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 6, 2024
“Avoir des enfants c’est d’abord la garantie de sérieux, de concret par rapport au présent et à l’avenir”
Quelques journalistes se sont jetés bêtement sur Guillaume Peltier à propos de sa déclaration concernant les enfants :
“Marion Maréchal est maman de deux petites filles. Et ça compte beaucoup. Pourquoi ? Je suis assez gêné de voir cette nouvelle mode ou cette nouvelle tendance chez tous ces politiciens ne pas avoir d’enfants. Emmanuel Macron n’a pas d’enfant. Gabriel Attal n’a pas d’enfant. Nos têtes de liste aux européennes, messieurs Bellamy et Bardella, n’ont pas d’enfant Je le dis avec beaucoup de délicatesse et sans aucun jugement. Je dis simplement, qu’à l’heure où la natalité est en berne, que la politique familiale est attaquée, que tant de jeunes se posent des questions sur l’avenir et que même le fait d’avoir des enfants contenu de l’influence des écolos-bobos, avoir des enfants est en soit un message politique (…) Je pense qu’avoir des enfants c’est d’abord la garantie de sérieux, de concret par rapport au présent et à l’avenir. C’est la certitude que la valeur de transmission va l’emporter sur la valeur de l’ambition »
Guillaume Peltier : «Avoir des enfants est un message politique (…) C'est un plus pour Marion Maréchal (…) Je pense qu'avoir des enfants c'est d'abord la garantie de sérieux, de concret par rapport au présent et à l'avenir» dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/VYHGnhvgH5
— CNEWS (@CNEWS) February 5, 2024
Heureusement, Gabrielle Cluzel est venue rappeler certaines vérités de bon sens :
“Si aborder la vie privée est interdit en politique, il faut que cette règle soit appliquée dans tous les sens : n’oublions pas que c’est Gabriel Attal lui-même qui a évoqué son homosexualité, dans un contexte totalement hors sujet, à l’Assemblée, il y a quelques jours. Au fond, ce qu’assène Guillaume Peltier est-il fondamentalement faux ? Les noms d’oiseaux fusent de partout, et en particulier du RN (…)
Or, il se trouve que la parentalité est une incomparable expérience empirique, qui « vous enracine et vous oblige à prévoir l’avenir », vous force à « ne pas travailler pour votre bien-être à vous », qui « vous oblige à prendre des décisions qui s’inscrivent dans le temps long ». Ce n’est pas moi qui le dis mais Marine Le Pen, à l’auteur du livre Femmes dirigeantes, comment elles ont osé (Plon, 2022). Marine Le Pen use, du reste, de ce statut personnel pour faire campagne : à Saint Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir), en 2022, c’est en « mère de famille » que Marine Le Pen s’est posée pour défendre les « plus vulnérables ». Une posture rassurante que lui autorise – légitimement – sa situation personnelle.

Nicolas Sarkozy, dans le livre Chérie, j’ai rétréci la droite (Robert Laffont), avance quant à lui que le manque d’autorité d’Emmanuel Macron serait lié au fait qu’il n’a pas d’enfant. A-t-on le droit d’aborder ces questions ou sont-elles taboues ?
Puis si, individuellement, l’infécondité de ceux qui nous gouvernent (ou y prétendent) ne veut rien dire, elle est, collectivement, chargée de sens.
D’abord, pour le symbole : la natalité en berne de nos pays européens et de leurs dirigeants est révélatrice d’un état d’esprit – même si, encore une fois, chaque histoire est singulière – où la vie de famille, la procréation, l’envie de transmettre ne sont pas les priorités. Comme leurs nations, nos dirigeants acceptent de disparaître sans postérité.

Nous avions publié un article en 2017 faisant état d’une liste impressionnante de dirigeants européens sans enfant (Emmanuel Macron, bien sûr, mais encore Angela Merkel et Theresa May, et aussi l’Écossaise Nicola Sturgeon, l’Italien Paolo Gentiloni, le Néerlandais Mark Rutte, le Luxembourgeois Xavier Bettel, le Suédois Stefan Löfven et enfin Jean-Claude Juncker lui-même).
Voici ce que disait Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio en Italie :
Jamais l’Europe n’a été dirigée par autant de politiciens sans enfants. Ils sont modernes, ouverts, multiculturels et savent que « tout finira avec eux ». À court terme, être sans enfant est un soulagement car cela implique zéro dépense pour la famille, aucun sacrifice et personne pour se plaindre d’un avenir mal préparé (…)
Etre mère ou père vous oblige à vous projeter dans l’avenir du pays dont vous avez la charge. Mais les dirigeants les plus importants d’Europe ne laisseront aucun enfant derrière eux (…) N’ayant pas d’enfants, les dirigeants d’Europe donnent le sentiment de n’avoir aucune raison de s’inquiéter de l’avenir de leur continent.
C’est également ce qu’a essayé de faire comprendre Charlotte d’Ornellas avec des mots simples hier soir :
Charlotte d’Ornellas : «Il y a une indélicatesse à citer des gens et derrière, il y a quand même une question qui demeure existante» dans #Facealinfo pic.twitter.com/FKeykDkk7T
— CNEWS (@CNEWS) February 5, 2024
Une “évêque” de la Communion anglicane au Conseil des cardinaux
Le lundi 5 février 2024, le pape a convoqué le Conseil de cardinaux, le “C9”, organe créé le 28 septembre 2013 pour réformer les structures de la Curie. Les 4 et 5 décembre 2023, les cardinaux ont rapporté avoir réfléchi sur le rôle des femmes dans l’Église.
Ce lundi 5 février 2024, le pape a donc réuni à nouveau les cardinaux et a convoqué trois femmes à Santa Marta. Qui sont ces femmes ?
- Sœur Linda Pocher, fille de Marie Auxiliatrice ;
- Giuliva Di Berardino, membre consacrée de l’Ordo Virginum du diocèse de Vérone ;
- Jo Bailey Wells, femme qui prétend être évêque de l’Église d’Angleterre et secrétaire générale adjointe de la Communion anglicane.
Qu’est-ce qu’une femme anglicane a à dire au pape et aux évêques sur le rôle des femmes dans l’Église catholique ? Doit-elle nous expliquer combien il est bon d’être évêque ?
Jo Bailey Wells fait partie de la première génération de femmes à être ordonnées vicaires dans l’Église d’Angleterre en 1995. Mariée à un ecclésiastique anglican et mère de deux enfants, elle a également été aumônier de l’archevêque de Canterbury. Elle a par le passé fait l’éloge de “l’histoire du genre” pour souligner comment “les institutions sont genrées et comment les institutions genrent les individus”.
S’il est vrai que les congrégations religieuses féminines sont en crise, il reste néanmoins un certain nombre de religieuses catholiques, que le C9 pourrait faire témoigner.
Racisme anti-blancs : «ça se passe tous les week-ends»
“Sales petits blancs, bouffeurs de cochon”… Des jeunes joueurs de foot insultés et menacés lors d’un match au quartier du Petit Bard à Montpellier (MàJ: «Il y a la loi de l’omerta dans ce football amateur, ça se passe tous les week-ends») pic.twitter.com/GwK902dKSU
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 7, 2024
Le combat pour la liberté
A l’occasion de la publication d’Un Chemin de liberté pour tous, le combat spirituel, nous avons interrogé l’auteur, prêtre de la communauté Saint-Martin, Don Louis-Hervé Guiny. Ordonné prêtre en 2000 pour la Communauté Saint Martin (CSM), il a accompagné de nombreux jeunes et séminaristes et a été responsable de la formation du séminaire de la CSM de 2004 à 2022 où il a enseigné la théologie morale et la théologie spirituelle. Depuis septembre 2022 il est assistant du modérateur général. En 2018, don Louis-Hervé Guiny a publié, chez Mame, « Appelés à la joie, 20 questions que tout jeune doit se poser pour trouver sa vocation » :
Vous publiez un ouvrage sur le combat spirituel. A quel public s’adresse ce livre ?
A tout le monde !! Comme le titre principal le souligne, c’est un Chemin pour tous auquel chacun est appelé. De même que l’appel à la sainteté n’est pas réservé à une « élite spirituelle », il en est de même pour le combat spirituel. Tout chrétien est appelé dans son chemin de la sainteté à vivre des combats spirituels. J’ai souhaité rendre accessible à tous une réalité qu’en fait nous vivons tous.
Pourquoi faut-il envisager la vie spirituelle comme un combat ? N’est-ce pas un peu pélagien ? Ne pourrait-on pas être catholique sans se battre ?
Ce n’est pas tant qu’il faut envisager les choses comme cela que regarder la réalité en face. Il y a plein de moments où l’exercice de notre liberté se fait simplement et légèrement et d’autres moments où nous allons devoir nous battre, contre nous-mêmes, les autres, le diable. Dans l’exercice de notre liberté, il y a des moments où nous ne pouvons pas esquiver certaines épreuves, tentations ou difficultés.
Vous évoquez le combat face à l’orgueil, la paresse, la jalousie, la maladie ou sur la chasteté…, mais que pensez-vous de ceux qui disent souffrir par l’Eglise ? Peut-on se battre contre l’Eglise ? Est-ce que cela appartient aussi au combat spirituel ?
Je n’ai pas pu dans ce livre parler de tous les combats. J’ai dû faire des choix… Oui il y a des gens qui à certains moments ont pu souffrir de l’Eglise. On ne se bat pas contre l’Eglise mais on doit, chacun à notre place, lutter contre le mal. Les saints comme toujours nous montrent le chemin. C’est aussi vrai pour d’autres combats que je n’ai pas nommés, comme par exemple, celui de notre rapport à l’argent.
Bobards d’Or 2024 : les votes en ligne sont ouverts
20 bobards sont présentés cette année. Seuls les 10 meilleurs d’entre eux, pré-sélectionnés par les internautes (c’est-à-dire vous !) dès aujourd’hui, seront retenus et présentés lors de la cérémonie du 5 mars.
À cette occasion, le public présent dans la salle, en présence du jury de Polémia, finira de départager les “meilleurs” et votera à main levée afin de décerner le Bobard d’Or 2024. La compétition sera rude. À vos clics !
De l’origine des émeutiers de juin jusqu’aux chiffres sur la bonne gestion de la mairie de Paris, nos dirigeants se distinguent par leur grande habilité à mentir : de Gérald Darmanin à Anne Hidalgo, en passant par Bruno Le Maire ou Marine Tondelier, c’est à celui qui sortira le plus gros Bobard ! Polémia ne pouvait laisser passer ça et décide de sévir en démasquant les bobardeurs politiques.
Car les mensonges des responsables politiques ne sont possibles que par la complicité délibérée des médias, Polémia décide pour la première fois cette année d’intégrer des politiques à la liste des Bobards.

Les papes et la France: Boniface VIII, l’impasse de l’affirmation excessive des pouvoirs
Cet épisode est la suite et la fin du bras de fer qui oppose Philippe le Bel au pape Boniface VIII. Il se termine sur l’arrivée de Nogaret au Saint siège et la lecture de l’acte d’accusation du pape.
En quoi criminaliser des comportements humains (en l’occurrence des péchés publics) ne respecterait pas la dignité des personnes ?
De Rémi Fontaine sur L’Homme Nouveau :
Dans l’Église contemporaine on manifeste de plus en plus de répugnance à la désignation comme criminels de comportements gravement peccamineux, au nom de la dignité ontologique de la personne humaine. Une confusion qui découle du glissement de sens de la liberté religieuse.
Une réaction de l’archevêque de Poitiers, Mgr Wintzer, à propos de Fiducia supplicans, résume bien le « changement de paradigme » que revendique une part de l’Église depuis Vatican II avec Dignitatis humanae sur la liberté religieuse. Changement de paradigme qu’on projette maintenant vers la liberté morale avec Fiducia supplicans validant notamment une certaine bénédiction des unions homosexuelles :
« Dans bien des pays aujourd’hui, l’homosexualité est criminalisée. Et je crois que le texte du pape est une manière de rappeler que criminaliser des comportements humains ne respecte pas la dignité des personnes. C’est un texte qui a aussi une valeur politique, un message adressé à des pays où des gens se trouvent persécutés […] du fait de leur orientation sexuelle. » (France 3 Poitou Charentes, 5 janvier 2024).
La question se pose : en quoi criminaliser des comportements humains (en l’occurrence des péchés publics commis au for externe) ne respecterait pas la dignité des personnes ?
Ce n’est pas parce que l’inceste, la pédophilie et le viol sont par exemple toujours criminalisés que leurs auteurs seraient moins respectés dans leur dignité ontologique par les autorités civiles et religieuses que s’ils étaient décriminalisés. Et ce n’est pas parce que l’adultère, l’avortement, l’homosexualité sont aujourd’hui décriminalisés en de nombreux pays que leurs pratiquants seraient plus respectés qu’auparavant dans cette dignité radicale par les mêmes autorités.
S’il faut distinguer entre délits ou crimes et péchés publics, on ne peut exclure leur réunion possible. Et ce n’est nécessairement pas un crime de lèse-dignité humaine que de sanctionner ou criminaliser certains comportements peccamineux ! À moins de nier le caractère peccamineux de ces comportements. Ou de rejeter le caractère non seulement curatif (médicinal) mais aussi expiatoire (vindicatif) de la sanction, capable justement de rendre et respecter sa dignité à la personne qui ne s’est pas conduite conformément à ce qu’on attendait d’elle (« Il faut que le châtiment soit un honneur », disait Simone Weil qui en faisait un droit de l’âme humaine).
Il ne faudrait pas confondre la dignité ontologique (inamissible) de la personne humaine du fait de sa nature libre avec sa dignité morale ou opérative, qui consiste dans le comportement raisonnable et honnête de son sujet par des actes adéquats.
RIP Curl… Encore une marque qui mise sur les transgenres… et se retrouve dans la tourmente
Rip Curl est une marque de matériel de surf australienne créée en 1969. En novembre dernier, Rip Curl a congédié son égérie, la surfeuse américaine Bethany Hamilton, parce qu’elle avait osé critiquer la ligue mondiale de surf qui autorise les femmes transgenres – des hommes se prenant pour des femmes – à participer à des compétitions féminines.
Rip Curl sponsorise Bethany Hamilton depuis ses 9 ans. La marque a poursuivi son soutien après un accident terrible : en 2003, Bethany Hamilton avait eu le bras arraché par un requin. Elle avait continué à surfer, à gagner des compétitions, tout en mettant quatre enfants au monde, une sorte de superwoman.
La rupture pour divergences d’opinion avait été mal vécue par les fans de Bethany Hamilton. En même temps qu’elle virait Bethany Hamilton, la marque a lancé une campagne mettant en vedette un transgenre, Sasha Jane Lowerson et fait face à une vague mondiale d’ appel au boycott.
Rip Curl a tenté de s’excuser, de supprimer des réseaux sociaux les vidéos mettant en scène Sasha Jane Lowerson. Rip Curl a donc eu les féministes aux trousses pour avoir effacé Bethany Hamilton et a maintenant aussi les activistes trans qui l’accusent de discrimination et de transphobie…
Donc @ripcurl est une des plus grande marque d’accessoire de surf au monde.
Depuis des années, ils sponsorisaient @BethanyHamilton, la surfeuse américaine qu’on voit ici : pic.twitter.com/2GDsjDZNS0
— Une Bonne Droite 👊🏻 (@BonneDroite) January 30, 2024
Malgré son handicap, par sa volonté et sa foi, elle a réussi à faire carrière, et même a remporter des compétitions ! 👍🏻
Elle a une vie de famille épanouie avec 4 enfants et consacre son temps libre à venir en aide aux autres via sa propre fondation. pic.twitter.com/UurzvVj4U7
— Une Bonne Droite 👊🏻 (@BonneDroite) January 30, 2024
… et Rip Curl vient de la virer ! 🤯
Car la surfeuse avait osé, tenez-vous bien… se demander s’il était normal que des hommes trans participent aux compétitions féminines.
— Une Bonne Droite 👊🏻 (@BonneDroite) January 30, 2024
Non seulement Rip Curl a mis fin a son contrat, mais ils l’ont carrément remplacée par Sasha Lowerson, “la première surfeuse transgenre et ambassadrice queer” :https://t.co/HWLe4qozsc pic.twitter.com/vO2c1DfPxs
— Une Bonne Droite 👊🏻 (@BonneDroite) January 30, 2024
Autant dire les surfeuses du monde entier sont furieuses et que Rip Curl se prend une shitstorm d’une rare intensité ! 😅
La marque a dû retirer en urgence sa première campagne photo avec l’activiste trans : pic.twitter.com/gKHB0zmE1q
— Une Bonne Droite 👊🏻 (@BonneDroite) January 30, 2024
Ecole inclusive : 2 ans après, Le Monde donne raison à Eric Zemmour
Janvier 2022 – Scolarisation des enfants handicapés : Eric Zemmour déclenche un tollé avec ses propos sur l’« obsession de l’inclusion »
Le candidat d’extrême droite souhaite que les enfants en situation de handicap soient scolarisés dans des « établissements spécialisés », plutôt que dans les classes avec les autres élèves.
Février 2024 – École inclusive : alertes sur un système qui craque
De 134 000 enfants handicapés scolarisés en milieu dit « ordinaire » en 2004, ils étaient plus de 436 000 en 2022. Faute de formation et d’accompagnement, les professeurs se disent démunis et en souffrance, dans des classes déjà surchargées.
15 000€ pour « renforcer la gestion des ressources naturelles via une approche éco-féministe avec perspective de genre »
La mairie de Paris ne sait pas quoi faire de son argent :
Au prochain Conseil de Paris, #AnneHidalgo va filer 15 000€ à l’association Quartiers du monde pour « renforcer la gestion des ressources naturelles via une approche éco-féministe avec perspective de genre » à Suba en Colombie‼️Une priorité quand on a 10Md€ de dette et qu’on… pic.twitter.com/PGFELMWtho
— Charlotte Rocher (@ChaRocher) February 5, 2024
Je pense sincèrement que la gauche parisienne n’a plus aucune notion de la valeur de l’argent. Ce n’est pas de l’argent magique. C’est l’argent du contribuable. Ça ne se balance pas par paquet de 10k pour rincer des associations à l’intérêt très discutable pour les Parisiens.
— Charlotte Rocher (@ChaRocher) February 5, 2024
Natalité ou grand remplacement ?
Laurent Toulemon, directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques, a été interrogé dans La Vie, suite aux annonces d’Emmanuel Macron pour faire face à la baisse de la natalité :

Stanislas Berton et la franc-maçonnerie
Programme de l’émission :
- 00:00:00 Introduction
- 00:07:00 Les élites et la franc-maçonnerie
- 00:11:20 Révélation des objectifs cachés de la mondialisation et de l’immigration
- 00:20:34 Analyse des liens entre la franc-maçonnerie, le mondialisme et l’antichristianisme
- 00:29:54 L’importance de se détacher des tentations matérielles
- 00:39:59 L’importance de l’identité catholique dans la vie sociale et culturelle
- 00:49:41 L’individualisme occidental, lié à la rationalité greco-romaine
- 00:58:45 L’oubli du principe féminin dans le catholicisme et ses conséquences sur la société occidentale
- 01:07:57 La nature de la croyance en Dieu
- 01:16:51 L’influence du catholicisme dans l’histoire
- 01:27:08 Le plan mondial inquiétant de la franc-maçonnerie
- 01:36:14 Les réseaux de cooptation politique
- 01:46:09 La liberté et l’honneur
- 01:55:41 La question de l’impunité et la sélection des élites
L’attaque de la Gare de Lyon était bien raciste : L’AGRIF se constitue partie civile
Bernard ANTONY, président de l’AGRIF et Yann BALY, délégué général, communiquent :
Malgré l’évidente volonté des autorités pour tenter d’atténuer la portée des actes commis et pour tenter de justifier la régularité du séjour de ce pourtant criminel indésirable sur notre sol, il ressort des éléments portés à la connaissance du public que les crimes perpétrés à la Gare de Lyon par le migrant malien Sagou Gouno KASSOGUE ont été motivés par haine de la France et des Français.
Conformément à son objet statutaire et au combat judiciaire qu’elle mène, seule, depuis 40 ans, l’AGRIF a chargé son avocat coordinateur Maître Jérôme TRIOMPHE de se constituer partie civile pour la France et les Français.
Baisse du recours à la pilule contraceptive
Selon RTL, les ventes de pilules contraceptives sont en baisse de 12% en France, sur les dix dernières années. Selon les résultats de l’enquête Ispos pour le laboratoire Gedeon Richter, le rejet de ce moyen de contraception continue de s’amplifier, en raison notamment de la crise de la pilule, en 2012-2013, qui a ancré l’idée que la prise de pilule était à risque.
Céline, 40 ans, témoigne :
“J’ai remarqué que les hormones avaient un effet sur mon poids, ma libido et ma santé physique et émotionnelle“. “Une fois que j’ai arrêté la pilule, mon état s’est amélioré et je suis beaucoup moins en déprime“.
Elle précise qu’elle utilise désormais “la symptothermie“, une méthode qui consiste à estimer ses périodes de fertilité en prenant sa température le matin et en surveillant ses pertes vaginales.
Ainsi les femmes se tournent davantage vers des méthodes naturelles, délaissant cette drogue aux hormones. Ajoutons que la méthode Billings répond aussi bien au besoin légitime d’espacer la venue des enfants qu’au désir de nombreux couples qui cherchent à concevoir un bébé. Elle est particulièrement indiquée face aux problèmes de fertilité que rencontrent de plus en plus de couples. Il n’est pas certain que le gouvernement fasse la promotion de cette méthode pour encourager le “réarmement démographique”.
Le Sud global contre l’occident ?
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
La guerre en Ukraine, déclenchée il y a presque deux ans, a largement rebattu les cartes de la géopolitique mondiale. L’occident, sûr de son bon droit et de sa supériorité morale, a eu la surprise de constater que « le reste du monde » n’était pas acquis à sa croisade anti-russe. Il a pris acte, bien à regret et sans être encore allé au bout de sa réflexion, du fait que les pays de son ancienne sphère d’influence voulaient agir et penser par eux-mêmes.
Ce reste du monde, qualification condescendante et obsolète, est appelé dorénavant « sud global », en attendant mieux. Car en effet, les pays concernés par cette appellation ne se situent pas tous au sud du globe. Qu’est-ce donc que ce sud global qui contrarie les plans de l’empire américain et de ses vassaux ?
Qu’est-ce que le Sud global ?
La réponse n’est pas si complexe. Les pays concernés constituent l’Afrique, l’Asie, y compris le Proche-Orient, et l’Amérique du Sud. Il conviendrait d’y rajouter la Russie et la Chine mais, en tant que co-adversaires numéros un de l’empire, ils jouissent d’un statut spécial, si l’on peut dire.
Il convient toutefois d’apporter des nuances géographiques à ce découpage un peu simpliste. De l’Asie il faut retirer le Japon, la Corée du sud, Taiwan et les Philippines, alliés traditionnels des Etats-Unis. En Europe il faudrait peut-être rajouter les rebelles hongrois et maintenant slovaques, voire serbes, même si l’attrait des chèques européens à venir tempère parfois leurs ardeurs. Mais beaucoup d’observateurs considèrent que puisqu’ils sont en Europe ils ne font pas partie du sud global. Soit, mais tout se discute.
Quoi qu’il en soit, cela fait beaucoup de monde en lice pour contrer ou contenir les velléités bellicistes de l’occident. Pour autant, il ne faudrait surtout pas croire que ce sud global soit homogène et allié pour une résistance contre l’occident. L’exemple le plus frappant est celui de l’Inde. Le pays le plus peuplé du monde et dont le poids géopolitique et économique est croissant, est en effet dans une configuration singulière : membre des BRICS comme la Chine, tout en étant son adversaire sur bien des sujets, ami des Russes mais aussi des Américains, membre de l’alliance militaire anglo-saxonne Aukus dans le Pacifique, mais premier acheteur d’armes de la Russie, on peut dire que le premier ministre Modi cultive le paradoxe. La conclusion est ambivalente : jamais l’Inde ne se proclamera ennemi de l’occident mais jamais elle ne livrera d’armes à l’Ukraine ni ne sanctionnera la Russie et c’est en cela qu’elle est membre du sud global.
D’autres pays sont dans une posture plus affirmée : l’Arabie Saoudite, proche de la Russie et de plus en plus en plus indépendante de l’Amérique, l’Egypte, dans une situation similaire, tout comme le Brésil ou les Emirats Arabes Unis. Ces pays sont d’ailleurs membres des BRICS, anciens ou récents, alliance disparate mais toutefois très désireuse de changer les règles du jeu international, notamment financières.
Les anciennes colonies de l’Afrique francophone sont également en mouvement vers plus d’autonomie stratégique tout comme de nombreux pays d’Amérique latine.
Il ne faut pas s’y tromper : c’est un mouvement qui éloigne ces pays de l’occident mais ce n’est pas une croisade anti-occidentale ni même anti-américaine. Trop d’intérêts communs unissent, par exemple, les pays du Proche-Orient à l’Amérique pour que la rupture soit violente. Il s’agit plutôt d’une prise de distance, d’une volonté d’indépendance affirmée et du refus de participer aux errements stratégiques de l’Amérique. Les agressions contre l’Irak et la Libye, l’abandon de l’Afghanistan sont dans toutes les mémoires et l’empire n’a aucune chance de convaincre ce sud global d’accompagner son offensive contre la Russie et la Chine.
Malgré son hétérogénéité, le sud a la même analyse : libre à l’Amérique de partir en guerre militaire contre la Russie ou économique contre la Chine, nous ne sommes pas concernés. Si l’Europe, même si c’est contraire à ses intérêts, veut suivre, c’est son affaire, pas la nôtre. Ce sud veut échanger avec qui bon lui semble, à commencer par la Chine, et s’entendre avec la Russie, même si ce n’est pas occidentalo-compatible.
Certains vont cependant plus loin que d’autres : le Niger, le Burkina-Faso, le Mali ou la Centrafrique sont résolument anti-occidentaux ce qui n’est pas le cas du Sénégal, de la Côte d’Ivoire ou du Bénin. On le voit, ce sud global est une simplification commode qui abrite de multiples nuances.
Il ne faut donc pas majorer son influence : il ne s’agit pas d’une marche irrésistible vers une nouvelle hégémonie qui se substituerait à celle de l’empire américain.
Vers un monde multipolaire
Mais tout cela est révélateur du grand basculement géopolitique mondial que l’on peut observer depuis que la Russie a envahi l’Ukraine. Ce mouvement, qui ne fait que commencer, devrait ainsi avoir une conséquence majeure : la fin inéluctable du monde unipolaire issu de la chute de l’Union soviétique au profit d’un monde multipolaire où de multiples forces s’exerceront ensemble ou en sens contraire.
Certains, à Washington, et notamment chez les néo-conservateurs, voient venir ce scenario avec inquiétude. C’est pourquoi l’Amérique tente d’alerter le monde sur la dangerosité supposée de ce monde multipolaire. Et si c’était le contraire ? Car enfin, combien de guerres ont été déclenchées par un empire sûr de sa supériorité militaire et donc de son impunité ? Citons ainsi les guerres illégales contre la Serbie, l’Afghanistan, l’Irak et la Libye. Ajoutons les guerres indirectes provoquées ou entretenues en Tchétchénie, en Bosnie, en Croatie, au Kosovo, en Géorgie ou en Syrie. Notons au passage que cette brillante liste s’est interrompue avec la présidence de Donald Trump.
Joe Biden s’est ensuite installé aux commandes et l’on peut rajouter l’Ukraine au palmarès américain. Certes la guerre russe est tout aussi illégale que les précédentes, mais elle serait terminée depuis longtemps si l’Amérique, après l’avoir largement provoquée, ne s’escrimait pas à la faire durer. Combien de morts en plus pour une défaite ukrainienne inéluctable ? D’un conflit qui aurait pu être court et régional, l’Amérique en a fait une guerre longue et de haute intensité. L’armée russe en sortira renforcée avec une expérience bien plus éprouvée que celle des forces de l’OTAN.
Ce monde multipolaire qui vient n’empêchera évidemment pas des conflits régionaux d’éclater car la confrontation est au cœur de la nature humaine. Mais il permettra sans doute d’éviter leur extension périlleuse et interdira des guerres fabriquées de toutes pièces, comme en Irak, guerre absurde, symbole tragique et grotesque de la tyrannie américaine.
Si l’Ukraine a été le déclencheur visible de ce vaste basculement géopolitique, la relance sanglante du conflit israélo-palestinien peut l’accélérer. En effet, La violence de la réaction israélienne après les attentats terroristes du Hamas a indisposé nombre de pays du sud global, en particulier les pays arabes. Les timides appels à la retenue des Etats-Unis n’ont convaincu personne et pour cause, les demandes de cessez-le-feu déposés à l’ONU par plusieurs pays se sont systématiquement heurtées au véto américain. Biden a levé un sourcil pour condamner les attaques des colons israéliens en Cisjordanie mais rien de concret ne s’est passé. Ce soutien inconditionnel, malgré des milliers de morts civils, assorti de surcroît d’importantes livraisons d’armes, aura des conséquences.
En face, l’Iran a fait preuve d’une retenue qui n’était pas écrite à l’avance. Israël a maintenant le mauvais rôle et son indéfectible allié américain également par la même occasion.
L’Amérique est dorénavant bien embarrassée par ces deux dossiers brûlants : la défaite à venir de l’Ukraine, donc de l’OTAN, et le jusqu’au boutisme israélien.
Cette fois, l’Empire vacille.
Antoine de Lacoste
Le diocèse catholique de Hong Kong collabore avec le Partic communiste chinois en vue d’une “sinisation”
Un rapport de la Fondation du Comité pour la liberté à Hong Kong (CFHK) décrit l’influence croissante des communistes chinois à Hong Kong et accuse le diocèse de Hong Kong de collaborer avec Pékin pour exercer un “contrôle communiste sur certains éléments de l’Église”. Publié le 30 janvier, ce rapport de près de 60 pages a pour but de fournir des détails sur “l’effondrement de la liberté religieuse à Hong Kong”.
Selon un résumé du rapport, le diocèse de Hong Kong – dirigé par le nouveau cardinal Stephen Chow, S.J. –
“collabore avec le PCC pour exercer son contrôle sur certains éléments de l’Église, dans le cadre d’un processus connu sous le nom de “sinisation””.
Rédigé par Frances Hui de la CFHK – une activiste de Hong Kong qui a été la première à recevoir l’asile aux États-Unis – le rapport est intitulé “Hostile Takeover : Le PCC et les communautés religieuses de Hong Kong” et met en évidence l’influence sans cesse croissante du Parti communiste chinois (PCC) à Hong Kong.
Selon le rapport de la CFHK, cette influence a été favorisée par l’assistance directe du diocèse catholique de Hong Kong. Le rapport ajoute que
“les voyages à Pékin omettent les discussions sur l’église ‘souterraine’ et les fidèles persécutés en Chine continentale”.
Hong Kong est tombée sous le coup des dispositions draconiennes de la loi chinoise sur la sécurité nationale (LSN) en juin 2020, lorsque Pékin a imposé cette loi sur l’île afin de réprimer la dissidence à l’égard du PCC. C’est en vertu de cette même loi que le journaliste catholique et défenseur des libertés Jimmy Lai est actuellement poursuivi.
Faisant référence à cette loi, le rapport de Mme Hui note qu’elle est “conçue pour étrangler la dissidence” et qu’elle est “utilisée pour réprimer la liberté de réunion, la liberté d’expression et la liberté de la presse”. Elle est utilisée par le PCC pour “étouffer la liberté religieuse à Hong Kong tout en signalant que des mesures beaucoup plus sévères sont encore à venir”, a-t-elle ajouté, notant que si la persécution n’était pas du type de celle observée en Chine, un fort processus de sinisation forcée était en cours.
Les responsables religieux sont poussés à promouvoir les priorités du Parti communiste chinois. Les sermons devraient exiger des fidèles qu’ils adhèrent aux valeurs socialistes et qu’ils acceptent l’application de la sécurité nationale. Le soutien aux droits de l’homme et aux causes de justice sociale est interdit. Les programmes des écoles religieuses sont désormais mélangés à des programmes basés sur l’identité nationale. Les drapeaux de l’État chinois sont obligatoires dans les salles de classe, de même que les cérémonies de lever des drapeaux.
L’actuel évêque de Hong Kong, le cardinal Chow, a suscité l’inquiétude des observateurs de la Chine en raison de sa position conciliante à l’égard du PCC. Alors que l’un de ses prédécesseurs, le cardinal Joseph Zen, n’hésite pas à critiquer ouvertement les accords secrets du Vatican avec la Chine, le cardinal Chow s’est abstenu de toute rhétorique et a préféré parler de “dialogue”. Le rapport de la CFHK affirme que le cardinal Chow aide activement le PCC à promouvoir son programme :
“L’Eglise catholique de Hong Kong supprime de manière proactive les informations sur la persécution religieuse en Chine et a dilué son attention sur la défense des droits des fidèles en Chine.
Depuis sa nomination au diocèse de Hong Kong en 2021, le cardinal Chow a adopté une position soigneusement politique et de plus en plus favorable au PCC. En 2021, il s’est distancié de l’Église chinoise clandestine et a également prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il fasse à l’avenir des déclarations combattant le PCC.
Le rapport contient également des allégations selon lesquelles la position du Vatican aide le PCC plutôt que les catholiques fidèles. Le rapport exhorte les États-Unis et d’autres “démocraties” à “décourager le Vatican d’étendre l’accord avec Pékin à Hong Kong” et à “s’opposer à l’accord du Vatican avec Pékin”. Il fait référence à un éventuel “bureau de liaison” que le Saint-Siège espère ouvrir en Chine. Selon le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, le Saint-Siège espère “l’ouverture d’un bureau de liaison du Saint-Siège en Chine” qui “favoriserait non seulement le dialogue avec les autorités civiles, mais contribuerait également à la pleine réconciliation au sein de l’Église chinoise et à son cheminement vers une normalité souhaitable”.
Hui écrit qu’un tel bureau soulève “des inquiétudes quant à la légalisation potentielle d’entités contrôlées par l’État”. Les ecclésiastiques de Hong Kong craignent d’être poussés à adhérer à des associations promettant fidélité au gouvernement”.
L’accord sino-vaticanais, très secret, reconnaîtrait la version de l’Église catholique approuvée par l’État et permettrait au PCC de nommer les évêques. Le pape conserve apparemment un droit de veto, même si, dans la pratique, c’est le PCC qui a le contrôle. La loi autoriserait également la révocation et le remplacement d’évêques légitimes par des évêques approuvés par le PCC.
Ces dernières semaines, on a assisté à une vague soudaine de nominations d’évêques en Chine, le pape François les ayant nommés plusieurs mois après leur nomination par les autorités chinoises. De telles actions ont révélé des détails possibles sur la façon dont l’accord fonctionne en pratique, le PCC présentant effectivement au Saint-Siège de nouveaux évêques et le Pape se contentant de signer l’approbation.
LifeSiteNews a interrogé le cardinal Parolin le 18 janvier, lui demandant si l’accord serait renouvelé cet automne, étant donné qu’il arrive à la fin de la prolongation de deux ans promulguée en 2022. La communication envoyée au cardinal Parolin est restée sans réponse jusqu’à présent.
Six mois de fête et de louange pour la réouverture de Notre-Dame de Paris
La réouverture de Notre-Dame de Paris est annoncée pour le 8 décembre prochain. A cette occasion, Mgr Ulrich, archevêque de Paris, a publié une Lettre pastorale, pour accompagner le calendrier de la réouverture :
Une quinzaine de jours avant cette réouverture, nous accompagnerons le retour de la statue de Notre Dame qui est aujourd’hui à St-Germain-l’Auxerrois, avec une grande procession populaire dans les rues à laquelle je veux dès maintenant vous inviter !
La réouverture en tant que telle débutera par un triduum comprenant l’inauguration officielle, le 7 décembre : la remise de Notre-Dame par l’État propriétaire à l’affectataire qui est l’Église catholique ; l’éveil de l’orgue, célébration liturgique avec bénédiction, un Magnificat ou un Te Deum, puis les vêpres. La consécration de l’autel se fera au cours de la première messe dans la cathédrale restaurée, le dimanche 8 décembre. Enfin, nous aurons la joie de fêter l’Immaculée conception, que la liturgie célèbre, cette année, le 9 décembre, en raison du 2e dimanche de l’Avent.
Cette fête de la réouverture de Notre-Dame mérite bien une octave : du 8 au 15 décembre, chaque jour, nous aurons une célébration solennelle avec une thématique particulière.
Jusqu’au 8 juin 2025, fête de la Pentecôte, ce sera le temps de la réouverture de Notre-Dame de Paris. Nombreux seront ainsi ceux qui pourront dire : « J’étais à la réouverture ! » Il faut en effet compter que le nombre de places dans la cathédrale n’est pas très important : Notre-Dame n’est assurément pas la plus grande église de Paris !
Bien sûr, en ces jours, il y aura de la place pour les personnalités publiques, l’État propriétaire, les donateurs, les équipes qui ont travaillé avec tellement de joie depuis cinq ans, les pompiers sauveteurs de l’édifice le 15 avril 2019, les évêques français, des évêques étrangers, des représentants des diocèses français… Mais surtout je veux que le peuple de Paris soit présent à ces célébrations de la réouverture. Je n’oublierai jamais cette chronique journalistique de Madeleine Delbrêl, humble assistante sociale de quartier « éblouie par Dieu », que le diocèse de Créteil chérit particulièrement, instruisant sa cause de béatification. C’était à l’occasion de l’enterrement du cardinal Emmanuel Suhard, en 1949. Ce jour-là, il pleuvait, la cathédrale était réservée au clergé et aux personnalités officielles, et le peuple était sur le parvis, « le peuple qui croyait et aussi le peuple qui ne croyait pas » [1] : le peuple de Paris pleurait son archevêque mais ne pouvait pas entrer dans sa cathédrale !
Pendant ces six mois, je recommande particulièrement que soient organisés des pèlerinages des paroisses de Paris, et des diocèses de la province de Paris. Nous préparons une proposition de pèlerinage à vivre dans la cathédrale comprenant une messe, avec lectures propres, oraisons et préfaces adaptées à la circonstance, à la disposition des groupes de pèlerinages. Je sais par ailleurs que des diocèses seront heureux de recevoir une statue de Notre-Dame de Paris pour organiser chez eux des temps de prière et de pèlerinage dans leurs propres sanctuaires diocésains. […]
La chapelle du champ des martyrs d’Avrillé : lieu de mémoire et témoignage de foi
Nous sommes en janvier 1794, en plein cœur de ce que l’on appelle la Terreur, plus de 2000 personnes attendent dans les prisons angevines d’être conduite à la mort. Pour arrêter l’épidémie qui commence à se propager et parce que la guillotine ne va pas assez vite, la commission militaire décide d’utiliser les grands moyens : la fusillade en masse. Elle aura lieu dans le clos de la Haie Aux bonshommes. L’endroit n’est qu’à une demi-lieue de la ville d’Angers, loin de toute habitation, loin des regards. Il convient donc parfaitement. C’est ici qu’à 9 reprises, entre 2000 et 2500 prisonniers, femmes, enfants, prêtres et religieuses, seront exécutés au nom de leur foi catholique et enterrés de manière simultanée dans 12 fosses creusées pour l’occasion. Le massacre s’étalera du 12 janvier au 16 avril 1794. Aujourd’hui, 230 ans plus, sur les lieux même du drame qu’on appelle le champ des martyrs, une chapelle s’élève en leur mémoire.
