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La chapelle du champ des martyrs d’Avrillé : lieu de mémoire et témoignage de foi

Nous sommes en janvier 1794, en plein cœur de ce que l’on appelle la Terreur, plus de 2000 personnes attendent dans les prisons angevines d’être conduite à la mort. Pour arrêter l’épidémie qui commence à se propager et parce que la guillotine ne va pas assez vite, la commission militaire décide d’utiliser les grands moyens : la fusillade en masse. Elle aura lieu dans le clos de la Haie Aux bonshommes. L’endroit n’est qu’à une demi-lieue de la ville d’Angers, loin de toute habitation, loin des regards. Il convient donc parfaitement. C’est ici qu’à 9 reprises, entre 2000 et 2500 prisonniers, femmes, enfants, prêtres et religieuses, seront exécutés au nom de leur foi catholique et enterrés de manière simultanée dans 12 fosses creusées pour l’occasion. Le massacre s’étalera du 12 janvier au 16 avril 1794. Aujourd’hui, 230 ans plus, sur les lieux même du drame qu’on appelle le champ des martyrs, une chapelle s’élève en leur mémoire.

Rosaire pour la vie

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Bonjour,

Pour les personnes qui souhaitent prier le Rosaire pour les enfants à naître et qui n’ont pas la possibilité de rejoindre un groupe de prière, il y a des rosaires en lignes comme par exemple : (https://youtu.be/le7DbAb1GOs?si=WO88fHDGd3fSDdp5 ou https://youtu.be/YPxP4ehIj4U?si=ee_AxI6RqtJZOmI5).

Ce sont des sites anglais, mais je suppose qu’il en existe en français également. N’hésitez pas à les partager et en proposer d’autres.

Ce mois-ci la prière pour la protection de la vie doit gagner en intensité. Il y a urgence ! Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !

Le suicide assisté en quelques chiffres

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

« Si l’on ne résiste pas fermement MAINTENANT, le suicide assisté/l’euthanasie pourraient devenir une loi au Royaume-Uni d’ici la fin de cette année (2024).
Courrier du SPUC du 3 février qui donne la situation en Grande-Bretagne par rapport à la légalisation de l’euthanasie, et qui fait un état des lieux de la situation dans les pays où l’euthanasie est appliquée :

“À l’heure actuelle, QUATRE tentatives sont en cours pour légaliser le suicide assisté ou l’euthanasie en Grande-Bretagne…
1. Enquête de Westminster sur le suicide assisté
2. Projet de loi sur le suicide assisté par McArthur en Écosse
3. Projet de loi sur l’euthanasie à Jersey
4. Projet de loi sur l’euthanasie de l’île de Man.
Les arguments en faveur de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté reposent toujours sur l’affirmation selon laquelle de telles demandes sont mûrement réfléchies et toujours un choix libre .

En d’autres termes, le consentement pleinement éclairé doit toujours s’appliquer .

Cependant, dans les juridictions où l’euthanasie et le suicide assisté sont légaux, les preuves montrent que de NOMBREUX cas se produisent où le choix est absent ou où une coercition inacceptable est appliquée aux personnes vulnérables pour les pousser à accepter de se suicider. Prenez l’euthanasie des nourrissons.

Dans les rapports néerlandais et belges jusqu’en 2010, entre 7 et 9 % de tous les décès de nourrissons impliquaient une euthanasie active, c’est-à-dire une injection mortelle.
L’euthanasie non volontaire d’adultes est également très répandue aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse.

Des rapports néerlandais de 1990 et 1995 ont montré qu’environ 1 000 décès par an concernaient « la fin de la vie sans la demande explicite du patient ».

La manière dont ces décès sont désormais enregistrés rend difficile l’évaluation des cas impliquant une fin intentionnelle de la vie sans demande du patient, mais certains chercheurs estiment qu’ils ont probablement augmenté avec le temps.

En Suisse, l’incidence du SDC (sédation profonde continue) lors du retrait de nourriture et de liquides, connue sous le nom d’euthanasie par omission, a presque quadruplé, passant de 6,7 % en 2001 à 24,5 % en 2013.

Il a été suggéré que 24 000 patients au Royaume-Uni risquent d’être euthanasiés par omission.

Euthanasie de patients atteints de démence :

Aux Pays-Bas, ce chiffre est passé de 12 cas en 2009 à 169 en 2017.

En Belgique, des recherches menées en 2010 ont montré qu’environ 200 patients atteints de démence avaient été euthanasiés sans consentement.

Euthanasie de patients psychiatriques :

Les chiffres aux Pays-Bas sont passés de 0 en 2008 à 83 en 2017.

Les cas incluent l’euthanasie pour troubles dépressifs , troubles de la personnalité, psychose, stress ou anxiété post-traumatiques, troubles de l’alimentation , toxicomanie, deuil prolongé et autisme .

Les chiffres et l’incidence croissante sont similaires en Belgique .

L’euthanasie dans un contexte de pression, de coercition, d’influence indue et d’attentes culturelles est difficile à identifier mais implique des patients présentant des vulnérabilités particulières.

Il s’agit notamment des cas où l’euthanasie est utilisée pour le don d’organes , pour les prisonniers , pour ceux qui se perçoivent comme un fardeau pour les autres et pour les personnes handicapées .

Euthanasie pour lutter contre la pauvreté (et autres problèmes sociaux résolubles) :

Au Canada, l’euthanasie a été légalisée en 2016.

Quelques années plus tard, le pays nord-américain connaît une épidémie d’euthanasie.

En 2022 (la dernière année pour laquelle nous disposons de chiffres), 4,1 % de TOUS les décès enregistrés au Canada étaient dus à une aide médicale à mourir.
Les cas de personnes vulnérables se voyant offrir la mort par l’État comme solution à la pauvreté, au handicap ou à des problèmes sociaux sont monnaie courante aujourd’hui au Canada.

Un blog écrit par Alex Schadenberg, directeur général de la Coalition canadienne pour la prévention de l’euthanasie, a mis en lumière de tels cas, notamment :
Christine Gauthier, une militaire canadienne à la retraite et athlète paralympique qui demandait de l’aide pour une rampe ou un élévateur pour fauteuil roulant depuis 5 ans, s’est fait dire :
“Madame, si vous êtes vraiment si désespérée, nous pouvons vous fournir une aide médicale à mourir maintenant.”
Roger Foley , atteint d’une maladie dégénérative du cerveau et hospitalisé à London, en Ontario, a été tellement alarmé par les propos du personnel sur l’euthanasie qu’il a commencé à enregistrer secrètement certaines de leurs conversations.
Dans un enregistrement, le directeur de l’éthique de l’hôpital a déclaré à Foley que pour qu’il reste à l’hôpital, cela coûterait « plus de 1 500 $ par jour ».

Foley a déclaré que cela ressemblait à de la coercition et a demandé quel était le plan pour ses soins de longue durée.

“Roger, ce n’est pas mon spectacle”, a déclaré le réalisateur.

« Mon objectif était de vous parler, [pour voir] si l’aide médicale à mourir vous intéressait. »

Foley a déclaré qu’il n’avait jamais mentionné l’euthanasie auparavant.
Alan Nichols avait des antécédents de dépression et d’autres problèmes médicaux, mais aucun ne mettait sa vie en danger.
Il a perdu l’audition après une opération au cerveau à l’âge de 12 ans et a ensuite subi un accident vasculaire cérébral, mais a réussi à vivre de manière indépendante pour la plupart.

En 2019, après avoir été hospitalisé parce qu’il craignait d’être suicidaire, Alan a demandé à son frère de « le faire sortir » dès que possible.

En moins d’un mois, M. Nichols a été euthanasié par l’hôpital.

Sa demande d’euthanasie invoquait uniquement la « perte auditive » comme motif de sa demande .
Fatigué de vivre

Aux Pays-Bas, il existe désormais une nouvelle catégorie potentielle d’euthanasie, à savoir celle des personnes fatiguées de la vie, où des personnes de plus de 70 ans, autrement en bonne santé, « choisiraient » l’euthanasie.

Pente glissante

Ceux qui prônent la légalisation de l’homicide médical commencent par des critères de qualification étroits, généralement des adultes compétents en phase terminale.

Mais comme nous l’avons vu au Canada, aux Pays-Bas et en Belgique, c’est la fin d’un dangereux fossé. Il s’étend inévitablement pour inclure

Inévitablement, il s’étend finalement pour inclure les enfants et des critères tels que :

  • Maladie non terminale
  • Maladie mentale
  • Invalidité
  • L’ennui de la vie.

Cela aboutit à l’établissement d’une culture dans laquelle les personnes vulnérables sont censées accepter la mort tandis que la société se décharge de la responsabilité de leur fournir des niveaux modestes de soins de santé et d’aide sociale .”

Profanation d’une église dans le Lot

L’église de Labastide-Murat a été profanée. Le tabernacle a été forcé et la custode contenant des hosties consacrées a été volée :

L’arnaque

Le 1er juillet, la facture de gaz va de nouveau augmenter de 5,5% à 10,4% pour les Français, ont annoncé vendredi la Commission de régulation de l’énergie et le gestionnaire du réseau GRDF. Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie, explique :

“C’est essentiellement lié au fait que la consommation baisse”, “dans le prix de la facture des particuliers qu’on paye tous, il y a le prix de la molécule de gaz elle-même, et puis le fait que ce gaz passe bien dans des tuyaux. Ces tuyaux, il faut les entretenir, il faut les remplacer quand ils sont défaillants.”

Quand la consommation de gaz monte, « le prix augmente à cause de la demande supérieure à l’offre ». Quand elle baisse, « le prix augmente aussi, parce que les tuyauteries sont mal entretenues ».

 

Et sinon n’oubliez pas de baisser le thermostat et d’isoler vos maisons…

“La procédure a été respectée”

Le juge des libertés et de la détention de Lille a remis en liberté samedi sept clandestins (quatre Algériens, un Soudanais, un Marocain et un Géorgien) visés par une mesure d’éloignement. Le motif ? Ils n’ont plus accès aux téléphones du centre de rétention, détériorés par les occupants du centre.

Le droit prévoit en effet que les étrangers placés en rétention administrative doivent disposer d’au moins un téléphone en libre accès pour 50 retenus. Or, plusieurs des cabines téléphoniques du CRA de Lille-Lesquin ont été détériorées au cours des derniers mois… par les occupants du centre.

L’illusion européenne de la paix perpétuelle

Jean-Baptiste Noé, docteur en histoire, rédacteur en chef de la revue de géopolitique Conflits, est l’auteur de l’ouvrage Le déclin d’un monde, que nous avions évoqué. Il évoque l’illusion européenne, cet aveuglement que nous avons entretenu depuis 1945 en voulant croire qu’il n’y avait plus de guerre sur le territoire européen :

C’était pourtant complètement faux : il y a eu la guerre dans les Balkans, en Irlande du Nord, ainsi que des attentats continuels de l’ETA contre les populations espagnoles, etc. À cause de cette illusion, le déclenchement de la guerre en Ukraine a été un véritable choc. Un réveil aussi violent fait toujours mal. L’illusion, c’est un peu comme la dette : on espère toujours qu’on n’aura pas à la payer. Pourtant, elle existe. Ce déni de réalité cause des drames. La perte de confiance entre les générations, notamment en France, est l’un d’entre eux. Les jeunes générations d’aujourd’hui reprochent aux générations précédentes d’avoir refusé de voir la réalité telle qu’elle était et d’avoir par conséquent manqué d’agir, notamment en termes de sécurité.

Ce jugement, pour hâtif et injuste qu’il puisse être, contient une part de vrai. À croire en une paix définitivement acquise, les gouvernements de la dernière moitié du XXe siècle ont négligé les investissements militaires. Or ceux-ci nécessitent plusieurs décennies pour leur mise en œuvre. Quand on en vient à les regretter, il est généralement trop tard. Une illusion est maintenue parce qu’elle est agréable. Croire à la disparition de la guerre est confortable : le combat est évité, les tensions perpétuelles liées aux préoccupations militaires n’ont plus lieu d’être. Sans compter que la figure du prophète est toujours mal vue. On préfère entendre ce que l’on veut entendre ! La tentation est grande de penser que celui qui annonce un mal – une guerre, une maladie… – désire ce mal.

En entreprise, cette problématique s’illustre continuellement : ceux qui mettent en garde contre des difficultés sont souvent accusés de les vouloir. Pourtant, si l’on préfère écouter ceux qui annoncent des lendemains radieux, une fois le malheur survenu, ils seront les premiers à être accusés et à tomber dans le discrédit. Ce phénomène explique en partie la défiance qui plombe la vie politique française : les citoyens ne votent plus. Cela vaut aussi pour les élections municipales, encore épargnées jusqu’à récemment. La confiance des citoyens dans les élus s’est totalement effritée. Ce n’est d’ailleurs pas tant à cause des dirigeants politiques actuels que des décennies de manque d’honnêteté qui ont peu à peu érodé leur confiance. De manière surprenante, alors que l’armée a longtemps eu mauvaise presse – on voulait croire que la guerre avait disparu –, elle est aujourd’hui l’institution à laquelle les Français se fient le plus. Jusqu’à en attendre des actes qui ne sont pas de son ressort, comme intervenir dans les banlieues ou résoudre la grève des éboueurs.

S’émerveiller du miracle de l’origine de la vie

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Laurent Voulzy le chante d’une manière si apaisante que nous aurions tort de ne pas le croire : oui, nous avons tous des lieux, des mélodies, des parfums, des textes, des saveurs « qui nous collent encore au cœur et au corps ». Au cours de notre vie, toutes ces découvertes – qui furent autant de rencontres – participent de ce que nous sommes aujourd’hui.

Que l’on débute ses études sur les bancs d’une faculté ou que l’on poursuive une mandature au cœur d’une assemblée, nous devrions de temps à autre enrouler le fil de notre existence comme on remonte un fleuve jusqu’à sa source, et revenir goûter à ces univers qui nous ont façonnés, construits et charpentés. Le parc de son enfance, les anecdotes de sa grand-mère, l’odeur de sa maison, les premières larmes sur un livre, les apéritifs près de la cheminée : la farandole de nos souvenirs constitue un coffre ouvert et dévoile un trésor dans lequel nous pouvons puiser encore et toujours.

Au bénéfice de nous-mêmes certes, mais aussi de ceux qui nous entourent et, mieux, dont nous pourrions avoir la charge. En effet, ces impressions du passé, bien loin d’être appelées à rester en surface, voire de nous importuner tel le sparadrap du capitaine Hadock, nous invitent à une forme de reconnaissance. Elles appartiennent à celles qui nous habitent en profondeur.

Si nous savons les garder chevillées à l’âme, les années auront beau passer, elles seront en mesure de nous suivre, de nous tenir par la main. Mieux encore, si nous savons y revenir souvent, elles peuvent être en mesure de nous bonifier.

« S’émerveiller du miracle de son origine »

Raison de plus pour ceux qui ont vocation à servir les âmes, les intelligences et les cœurs, de s’attacher à offrir, à transmettre des repères sains propres à accompagner toute une vie. A l’image du cycle liturgique qui se propose de nous faire progresser dans la vertu en repassant sous nos yeux les mêmes textes sacrés et mystères divins, comme il est souhaitable que nous ayons dans notre bibliothèque intérieure des écrits de référence que nous relirions sans cesse.

Le petit prince et son renard, les carmélites et leur dialogue, La Fontaine et ses fables, Cyrano et son panache : voilà de quoi vivifier une âme !

Mais méditer sur sa vie pour mieux jouir de ses richesses, c’est encore s’émerveiller du miracle de son origine. En faire l’économie serait l’aveu sinon d’une incohérence, au moins d’un manque de lucidité. « Au commencement il y a un message, ce message est dans la vie, ce message est la vie. » Le bien-aimé professeur Jérôme Lejeune débutait ainsi sa fabuleuse histoire de Tom Pouce.

En quelques trente lignes, le chercheur décrivait, sous la forme d’une comptine emplie de tendresse, les balbutiements de la conception humaine. Il livrait surtout une leçon magistrale de vie, vérifiant par là ce que le poète irlandais Oscar Wilde résumait fort bien avant lui : « Les choses les plus mystérieuses dans le monde ne résident pas tant dans ce qu’il y a d’invisible mais dans ce qu’il y a de visible ».

Ce texte, fort, ciselé, grave en même temps que délicieux, s’intercalera opportunément entre ceux de Saint-Exupéry et de Bernanos dans nos rayonnages fondateurs. On y retrouve toute la précision du scientifique, la sagesse du professeur, la douceur engageante du personnage et la finesse d’un ami de Dieu. Avouons que le cocktail est avantageux.

Du cancer des poncifs à la grande peur des bien-pensants

Alors que l’Assemblée nationale a voté le 30 janvier dernier l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, le président du Sénat, Gérard Larcher, faisait part de ses réserves. A sa manière. A la manière de la droite depuis sa peur culturelle (qui n’a rien à envier à la peur des évêques dont la voix a quasiment disparu dans le débat public). Une manière qui prouve la déliquescence du débat en France dès qu’il touche des sujets éthiques ou moraux.

Le cancer des poncifs empêche toute réflexion sur ces sujets, la peur des bien-pensants sclérose toute sortie sabre au clair. Emettre une réserve sur la constitutionnalisation de l’avortement ? Certes, la chose est permise mais sans avoir donné néanmoins dans un premier temps trois coups d’encensoir à la loi Veil… « L’IVG n’est pas menacée. Croyez-moi, je me battrai pour qu’il soit maintenu. Mais je pense que la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux », argumentait le président du Sénat.

Pour Charles Péguy : « Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » A son école, le professeur Lejeune fut habité de cette flamme d’intelligence et de ce courage tranquille qui manque tant aujourd’hui au débat d’idées aujourd’hui. Le généticien affirma en son temps ce qu’il voyait, ce qu’il saisissait, ce qu’il observait à travers les lunettes de son microscope.

Il refusa, pour l’honneur de la vérité, de se mentir à lui-même. Dût-il en perdre le Nobel. Il s’engagea donc. Il insista le calme et la sérénité de convictions imperturbables parce qu’enracinées dans la contemplation du réel. 

« Chacun de nous a été un Tom Pouce dans le ventre de sa mère, écrit-il, et les femmes ont toujours su qu’il y avait une sorte de contrée souterraine, une sorte d’abri voûté avec une lueur rougeâtre et un bruit rythmé dans lequel de tout petits humains menaient une vie étrange et merveilleuse. Telle est notre histoire. »

Le professeur Jérôme Lejeune savait qu’il décrivait l’évidence, mais les pédagogues comme les avocats ne l’ignorent pas, c’est elle qui est la plus redoutable à défendre. La vie naissante aussi.

Les règles infernales qui asphyxient les paysans

Dans Politique Magazine, François Schwerer analyse la crise paysanne :

Vous pouvez commander ou vous abonner à Politique Magazine ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

En Quête d’esprit : La chandeleur, une fête de la lumière

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Sœur Élise, petite sœur des pauvres
  • Père Philippe LEFÈBVRE, dominicain et bibliste
  • Daniel-Odon HUREL, historien, chercheur au CNRS

 

Guillaume Peltier et Nicolas Bay figureront sur la liste Reconquête pour les européennes

Marion Maréchal confirme dans un communiqué l’information donnée par le JDD mais aucune information n’a filtré sur le nom des colistières qui bénéficieront notamment des places 3 et 5 (Agnès Marion ? Laurence Trochu ? Sarah Knafo ?) :

Guillaume Peltier et Nicolas Bay annoncent au JDD qu’ils seront respectivement deuxième et quatrième de la liste portée par Marion Maréchal aux élections européennes du 9 juin prochain.

Les deux hommes, complices depuis la fondation du mouvement Jeunesse Action Chrétienté (JAC) en 1996, apportent chacun leur expertise. Peltier, le stratège de droite, s’est fixé pour mission de reconquérir les électeurs désabusés de son ancien parti. « Parmi les dirigeants LR de ces dernières années, beaucoup se vendent à la découpe à Macron et trahissent leurs électeurs, alors que Guillaume a refusé la facilité et la lâcheté et maintient le cap des idées et des valeurs d’une vraie droite », loue Nicolas Bay.

De son côté, Bay se concentre sur la consolidation de la campagne grâce à son réseau étendu« L’expérience de Nicolas et ses réseaux européens seront indispensables », réplique Peltier. Dans les coulisses, Bay a intensifié ses démarches pour intégrer Reconquête au groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE), où figurent déjà des personnalités politiques influentes telles que Giorgia Meloni, Viktor Orbán et Santiago Abascal. Cette intégration, qui semble presque acquise, devrait être officialisée dans les semaines à venir (…)

Le 10 mars marquera un jalon important dans sa campagne, avec l’organisation de son premier grand meeting, prévu au Palais des Sports de Paris (…) Au cœur de la stratégie du mouvement, la popularité de Marion Maréchal est un atout majeur. Guillaume Peltier souligne cette force : « Marion possède l’atout unique de conserver l’estime des électeurs du Rassemblement national tout en étant perçue comme crédible par ceux des Républicains. » Sa position, moins étatiste que le RN mais plus affirmée que les Républicains sur les questions de souveraineté, semble être un équilibre stratégique. Peltier gage que l’image de Marion Maréchal plaît à un électorat plus « tradi ».

Par ailleurs, Marion Maréchal n’a pas peur de soutenir le projet de remigration porté par Eric Zemmour pendant la présidentielle et envisagé par l’AfD en Allemagne : une façon de montrer à sa tante (qui s’est offusquée de ce projet et qui a marqué son désaccord avec l’AfD) que Reconquête assume les fondamentaux politique du Front national…

Fiducia supplicans : “Je n’ai jamais vu un document du Saint-Office être bombardé de la sorte”

La Vie interroge Massimo Faggioli, historien des religions à propos des nombreuses réctions hostiles à Fiducia supplicans :

Une nouvelle forme d’opposition au pape François est-elle en train d’émerger ?

(…) il s’agit d’un moment très délicat de son pontificat, car , pour la première fois depuis 10 ans, le pape François pouvait rédiger des documents et légiférer avec un cardinal proche de sa sensibilité Victor Manuel Fernandez, qu’il a nommé en assortissant son choix d’une lettre de mission personnelle. Ses prédécesseurs étaient marqués par une sensibilité différente, plus proche de celle de Joseph Ratzinger. Avec Fernandez, il pouvait aller plus loin dans la mise en œuvre de sa vision des choses, et le premier test ne s’est pas très bien passé.

Étonnamment, il y a eu assez peu de réactions d’opposition au document dans l’épiscopat américain…

C’est effectivement un constat intéressant. Aux États-Unis, l’opposition au pape François a commencé dès le début de son pontificat. Un mouvement assez large a commencé à se structurer, porté par des intellectuels, quelques évêques et quelques cardinaux, une grande partie du clergé américain et surtout des laïcs dotés d’importants leviers financiers. Des équivalents américains de Vincent Bolloré, mais bien plus nombreux et organisés. Ainsi, après la publication de ce document sur les bénédictions homosexuelles, il n’y a pas eu de grand tollé, parce que ceux qui auraient pu s’y opposer sont occupés à mener une stratégie différente.

Ils travaillent sous la surface de l’eau, ils créent de nouvelles écoles, des centres de formations et des universités. Ils financent des médias catholiques et travaillent à l’après-François. De la même manière, en Europe de l’Est, en Pologne, en Ukraine, en Hongrie, cette affaire de bénédictions vient renforcer des mouvements de fond silencieux très stratégiques, où les regards sont déjà tournés vers la prochaine étape : le conclave et l’élection du prochain papeDans ce contexte, il n’est pas à exclure que le prochain conclave, et donc des cardinaux choisis par François, élisent un conservateur ou un ultraconservateur.

Une nouvelle forme d’opposition silencieuse, donc ?

Oui, un certain nombre d’évêques, de prêtres et de théologiens ont cessé de dire les choses en public et de s’opposer frontalement à François. Aux États-Unis, certains évêques et cardinaux craignent que ce pontificat ne devienne une sorte de papauté fantôme dans le pays, au sens d’un pape que l’on aurait cessé d’écouter. La manière dont certaines des dernières mesures ont été prises n’a pas aidé. Si Fiducia Supplicans avait été publié à la fin du synode, elle aurait eu davantage de légitimité. La situation est donc très compliquée. Je n’ai jamais vu un document du Saint-Office être bombardé de la sorte. Et ces réactions pourraient changer la dynamique au Synode en donnant aux gens l’impression que quoi que disent les participants, tout sera décidé à la fin par le Vatican et le pape. Pour la synodalité, c’est un passage délicat. Mais pas seulement.

Depuis quelques années déjà, François s’appuie davantage sur ses contacts personnels pour s’informer et prendre ensuite des décisions, en contournant le système institutionnel, le collège des cardinaux, les services diplomatiques… Au moment où le Dicastère pour la doctrine de la foi publiait sa note, le Conseil de cardinaux (C9) tenait une réunion à Rome sur un autre thème. Et comment le Dicastère pour la liturgie a-t-il été impliqué, dans la mesure où cette note porte sur la nature des bénédictions ? Par ailleurs, dans sa nouvelle constitution de la Curie, le pape a placé l’évangélisation avant la doctrine de la foi, qui, ces jours-ci, est placée sous les feux des projecteurs. Quel est le sens de tout cela ? Chacun semble jouer sa propre partition de son côté et cette manière de faire isole le pape dans son gouvernement (…)”

La France doit détruire 27 millions de pièces de monnaie sur ordre de Bruxelles

Un bel exemple de l’alliance entre de haut-fonctionnaires français imbus de leur personne et la dictature technocratique de l’Union européenne bruxelloise. Tout ce dont il faudrait que la France se débarrasse :

La source évoque une décision du PDG de l’établissement Marc Schwartz qui, semble-t-il, aurait été porté par la tentation de présenter le nouveau design des pièces au Ministre de l’Économie en visite au sein de l’établissement le 7 décembre dernier. Pour être au rendez-vous, les ouvriers de la Monnaie de Paris ont même été contraints de faire « les « trois-huit », quatre jours d’affilée fin novembre », avant d’avoir « le retour de la DG ECFIN (affaires économiques et financières) de la Commission européenne, qui a la haute main sur la validation des pièces et billets en euros ».

Ce retour, arrivé le 1ᵉʳ décembre 2023, soit à une semaine de la visite de Bruno Le Maire, s’est avéré négatif, puisque le nouveau design français fut refusé par l’Europe pour « des étoiles peu lisibles sur la face représentant le continent européen. Un affront impardonnable s’agissant du symbole de l’Union européenne ! », explique la source. La Monnaie de Paris a dû alors détruire les 27 millions de pièces pour les refrapper à nouveau. Une opération dont le coût est estimé entre 700 000 et 1,2 million d’euros sur le budget de l’établissement public.

Il n’y aura sans doute aucune sanction pour le PDG de la Monnaie de Paris…

Libération réussit à faire annuler un rassemblement diocésain avec Mgr Rey sur le thème de la laïcité

Les méthodes de l’extrême gauche wokiste sont connues mais fonctionnent très bien. A Marseille, le Syndicat de la Famille et Ludivine de la Rochère n’ont pas cédé aux injonctions de la gauche locale. A Toulon, c’est l’inverse. Il a suffit d’un petit article de Libération pour faire reculer le diocèse :

L’évêque Dominique Rey, célèbre pour ses positions ultra-réac et soutien affiché de Marion Maréchal (Reconquête), s’apprête à «sensibiliser» aux questions de laïcité tous les enseignants et personnels des établissements scolaires sous contrat du diocèse du Var. Selon nos informations, l’événement, obligatoire, est prévu au Zénith de Toulon le 13 mars. «A ma connaissance, c’est la première fois qu’un rassemblement de ce type, et à plus forte raison sur ce sujet, est organisé dans le Var», commente Xavier Pion, le directeur diocésain de l’enseignement catholique du département. Il table sur «1 800 personnes, si tout le monde se déplace».

Dans la foulée, France 3 ajoute sa petite pression sur le rectorat de l’enseignement public :

Joint par France 3 Côte d’Azur, le rectorat de l’académie de Nice (en charge du secteur de Toulon également) précise : “Nous découvrons cet événement par les médias. Nous allons immédiatement prendre contact avec l’autorité diocésaine pour obtenir des précisions sur son objet et son lien avec la formation des enseignants des établissements concernés. Nous sommes évidemment très attentifs au respect des valeurs de la République dans le cadre des formations dispensées aux enseignants affectés dans des établissements privés sous contrat“.

A peine quelques jours après ces deux articles, la direction de l’enseignement diocésain renonce et cède devant cette pression gauchiste :

Afin de demeurer dans une attitude d’écoute et d’apaisement après la parution dans la presse, à la date du 30 janvier 2024, d’un article à charge contre la journée de sensibilisation « Regards sur la laïcité » du 13 mars organisée par la Direction diocésaine de l’Enseignement Catholique du Var, la décision a été prise d’annuler l’événement (…)

En faisant le choix de cette annulation, nous souhaitons garantir la sérénité nécessaire à nos communautés éducatives dans l’exercice de leur mission auprès des jeunes qui leur sont confiés par les familles. Conscients de nos obligations contractuelles avec l’État et fidèles à nos engagements, nous proposerons ultérieurement de nouvelles solutions d’accompagnement.

Faire définitivement taire Mgr Rey était sans doute un des objectifs de Rome. Libération lui prête donc main forte…

Le carême au quotidien

Prêtre de la FSSPX, l’abbé Patrick Troadec a déjà publié chez Via Romana une quinzaine de livrets pour méditer avec les saints et les temps de l’année liturgique. Il récidive avec ce petit guide spirituel pour le temps du Carême.

Chaque jour, les fidèles pourront lire une courte méditation d’une page environ sur une phrase de l’Evangile du jour, afin de leur permettre de sonder la profondeur des textes liturgiques, d’élever leur esprit et leur cœur vers Dieu, et de se purifier au contact du divin Maître. Suivent une ou deux prières, deux pensées et quelques résolutions, soit deux pages pour chaque jour du carême.
Accessible à tous, ce livret peut être utilisé par les personnes seules ou en famille et les enfants pourront s’en servir dès l’âge de dix-douze ans.

Le livret couvre la période du mercredi des Cendres au samedi après Pâques, à laquelle il faut ajouter les fêtes de saint Joseph et de l’Annonciation.

Terres de Mission – Suicide assisté : l’opposition des soignants

Eglise universelle : Suicide assisté, un médecin témoigne

Médecin gériatre en hôpital, Geneviève Bourgeois est aussi porte-parole de La Marche Pour La vie. Elle témoigne de son métier qui est d’accompagner les personnes âgées, parfois jusqu’au grand passage. Elle explique pourquoi 88% des soignants sont opposés à la loi sur le suicide assisté et en quoi il est incompatible avec les soins palliatifs

Eglise en France : Le linceul de Turin – Enquête sur une énigme

L’abbé Bertrand Labouche vient de publier, aux Editions Géorama, un passionnant, agréablement illustré et très argumenté petit livre sur la pièce archéologique la plus étudiée au monde : “Le linceul de Turin – Enquête sur une énigme”. L’argumentation scientifique est implacable sur la datation du tissu, sa provenance, les supplices vécus par l'”homme du linceul”, la mystérieuse impression de l’image, etc.

Eglise en Marche : Capital social

Rédacteur en chef de la revue trimestrielle Capital Social, Joseph Thouvenel, nous présente cette aventure commencée en juin 2022 sous la fière devise: “Ni finance folle, ni lutte des classes, l’humain”. La réponse de l’Eglise face aux divers matérialismes qui ne voient dans l’homme qu’un producteur ou un consommateur.

“Changer la forme d’un Sacrement ou sa matière est toujours un acte gravement illicite et mérite une punition exemplaire”

Dans une note parue vendredi 2 février, le Dicastère pour la Doctrine de la foi revient sur la validité des sacrements et rappelle que les ministres ne sont pas autorisés à modifier les rites de leur propre chef. Sur les punitions exemplaires qui seront infligés aux ministres qui modifieraient la forme ou la matière d’un sacrement, il est permis d’être sceptique… Voici la texte traduit par nos soins :

Déjà lors de l’Assemblée plénière du Dicastère en janvier 2022, les cardinaux et les évêques membres avaient exprimé leur préoccupation face à la multiplication des situations dans lesquelles l’invalidité des sacrements célébrés avait été constatée. Les graves modifications apportées à la matière ou à la forme des Sacrements, rendant leur célébration nulle et non avenue, avaient alors conduit à la nécessité de retrouver les personnes concernées pour répéter le rite du Baptême ou de la Confirmation, et un nombre important de fidèles avaient à juste titre exprimé leur mécontentement. Par exemple, au lieu d’utiliser la formule établie pour le baptême, des formules telles que : “Je te baptise au nom du Créateur…” et “Au nom de ton père et de ta mère… nous te baptisons” ont été utilisées. Les prêtres se trouvaient également dans une situation aussi grave. Ces derniers, ayant été baptisés avec des formules de ce type, ont douloureusement découvert l’invalidité de leur ordination et des sacrements célébrés jusqu’alors.

Alors que dans d’autres domaines de l’action pastorale de l’Église il y a une large place pour la créativité, une telle inventivité dans le domaine de la célébration des Sacrements se transforme plutôt en une “volonté manipulatrice” et ne peut donc pas être invoquée[1]. Changer la forme d’un Sacrement ou sa matière est donc toujours un acte gravement illicite et mérite une punition exemplaire, précisément parce que de tels gestes arbitraires sont en mesure de produire un grave préjudice pour le peuple fidèle de Dieu.

Dans le discours qu’il a adressé à notre dicastère lors de la récente Assemblée plénière du 26 janvier 2024, le Saint-Père a rappelé que “grâce aux sacrements, les croyants deviennent capables de prophétie et de témoignage. Et notre époque a un besoin particulièrement urgent de prophètes de la vie nouvelle et de témoins de la charité : aimons donc et faisons aimer la beauté et la force salvatrice des Sacrements ! Dans ce contexte, il a également souligné que “les ministres doivent faire preuve d’un soin particulier dans leur administration et dans la divulgation aux fidèles des trésors de grâce qu’ils communiquent”[2].

Ainsi, d’une part, le Saint-Père nous invite à agir de manière à ce que les fidèles puissent s’approcher avec fruit des sacrements et, d’autre part, il insiste fortement sur l’appel à un “soin particulier” dans leur administration.

Nous, ministres, devons donc surmonter la tentation de nous sentir propriétaires de l’Église. Nous devons au contraire devenir très réceptifs à un don qui se présente à nous : non seulement le don de la vie ou de la grâce, mais aussi les trésors des sacrements qui nous sont confiés par notre Mère l’Église. Ils ne nous appartiennent pas ! Et les fidèles ont le droit, à leur tour, de les recevoir comme l’Église en dispose : c’est ainsi que leur célébration correspond à l’intention de Jésus et rend l’événement pascal pertinent et efficace.

En respectant religieusement, en tant que ministres, ce que l’Église a établi concernant la matière et la forme de chaque sacrement, nous manifestons devant la communauté la vérité selon laquelle ” la Tête de l’Église, et donc le véritable président de la célébration, est le Christ seul “[3] La Note que nous présentons ici ne traite pas du sujet de la célébration.

La Note que nous présentons ici ne traite donc pas d’une question purement technique ou même “rigoriste”. En la publiant, le Dicastère entend avant tout exprimer lumineusement la priorité de l’action de Dieu et sauvegarder humblement l’unité du Corps du Christ qu’est l’Église dans ses gestes les plus sacrés.

Puisse ce Document, approuvé à l’unanimité le 25 janvier 2024 par les membres du Dicastère réunis en Assemblée plénière, puis par le Saint-Père François lui-même, renouveler chez tous les ministres de l’Église la pleine conscience de ce que le Christ nous a dit : “Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis” (Jn 15, 16).

Víctor Manuel Card. FERNÁNDEZ
Préfet

Introduction

1. Par des événements et des paroles intimement liés, Dieu révèle et met en œuvre son projet de salut pour tout homme et toute femme destinés à la communion avec lui[4] ; cette relation salvifique se réalise effectivement dans l’action liturgique, où l’annonce du salut, qui résonne dans la Parole proclamée, trouve son accomplissement dans les gestes sacramentels. Ceux-ci, en effet, rendent présente dans l’histoire humaine l’action salvifique de Dieu, qui culmine dans la Pâque du Christ. La force rédemptrice de ces gestes donne une continuité à l’histoire du salut que Dieu accomplit dans le temps.

Institués par le Christ, les sacrements sont donc des actions qui réalisent, par des signes sensibles, l’expérience vivante du mystère du salut, permettant à l’homme de participer à la vie divine. Ils sont les “chefs-d’œuvre de Dieu” dans l’Alliance nouvelle et éternelle, des forces qui sortent du corps du Christ, des actions de l’Esprit à l’œuvre dans son corps qui est l’Église[5].

C’est pourquoi l’Église, dans la liturgie, célèbre avec un amour et une vénération fidèles les sacrements que le Christ lui-même lui a confiés, afin qu’elle les garde comme un héritage précieux et comme la source de sa vie et de sa mission.

2. Malheureusement, il faut constater que les célébrations liturgiques, en particulier celles des Sacrements, ne se déroulent pas toujours dans la pleine fidélité aux rites prescrits par l’Église. Ce Dicastère est intervenu à plusieurs reprises pour dissiper des doutes sur la validité de Sacrements célébrés, au sein du Rite romain, dans la non-observance des normes liturgiques, devant parfois conclure par une pénible réponse négative, constatant, dans ces cas, que les fidèles ont été privés de ce qui leur est dû, “c’est-à-dire du Mystère pascal célébré selon le mode rituel que l’Église établit”. [À titre d’exemple, on peut citer les célébrations baptismales au cours desquelles la formule sacramentelle a été modifiée dans l’un de ses éléments essentiels, rendant le sacrement caduc et compromettant ainsi le futur parcours sacramentel des fidèles pour lesquels, avec de graves inconvénients, il a fallu répéter la célébration non seulement du Baptême, mais aussi des sacrements reçus par la suite[7].

3. Dans certaines circonstances, on peut observer la bonne foi de certains ministres qui, par inadvertance ou poussés par des motivations pastorales sincères, célèbrent les sacrements en modifiant les formules et les rites essentiels établis par l’Église, peut-être pour les rendre, à leur avis, plus adaptés et plus compréhensibles. Souvent, cependant, “le recours à la motivation pastorale masque, même inconsciemment, une dérive subjectiviste et une volonté manipulatrice”[8] De cette manière, un vide formatif se manifeste également, surtout en ce qui concerne la prise de conscience de la valeur de l’action symbolique, trait essentiel de l’acte liturgico-sacramentel.

4. Afin d’aider les évêques dans leur tâche de promoteurs et de gardiens de la vie liturgique des Églises particulières qui leur sont confiées, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi entend offrir dans cette Note quelques éléments de caractère doctrinal pour discerner la validité de la célébration des sacrements, en prêtant également attention à certains aspects disciplinaires et pastoraux.

5. L’objectif de ce document s’applique également à l’Église catholique dans son ensemble. Cependant, les arguments théologiques qui l’inspirent recourent parfois à des catégories propres à la tradition latine. Il est donc confié au Synode ou à l’assemblée des Hiérarques de chaque Église catholique orientale d’adapter dûment les indications de ce document, en utilisant leur propre langage théologique, là où il diffère de celui qui est utilisé dans le texte. Le résultat sera ensuite soumis, avant la publication, à l’approbation du Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

I. L’Église est reçue et exprimée dans les sacrements

6. Le Concile Vatican II renvoie analogiquement la notion de sacrement à l’Église tout entière. En particulier, lorsqu’il affirme dans la Constitution sur la sainte liturgie que ” du côté du Christ endormi sur la croix a jailli l’admirable Sacrement de toute l’Église ” (9), il renvoie à la lecture typologique, chère aux Pères, du rapport entre le Christ et Adam (10) ; le texte conciliaire évoque l’affirmation bien connue de saint Augustin (11), qui explique : ” Adam dort pour qu’Ève soit formée ; le Christ meurt pour que l’Église soit formée “. Du côté d’Adam endormi se forme Ève ; du côté du Christ mort sur la croix, frappé par la lance, jaillissent les sacrements par lesquels se forme l’Église”[12].

7. La Constitution dogmatique sur l’Église réaffirme que l’Église est ” dans le Christ sacrement, c’est-à-dire signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain ” (13) et que cela se réalise avant tout à travers les sacrements, dans chacun desquels la nature sacramentelle de l’Église, Corps du Christ, se réalise à sa manière. La connotation de l’Église comme sacrement universel du salut “montre comment l’économie sacramentelle détermine en définitive la manière dont le Christ, unique Sauveur, par l’Esprit, rejoint notre existence dans la spécificité de ses circonstances. L’Église reçoit et en même temps s’exprime dans les sept sacrements, par lesquels la grâce de Dieu influence concrètement l’existence des fidèles, de sorte que toute vie, rachetée par le Christ, devienne un culte agréable à Dieu”[14].

8. C’est précisément en constituant l’Église comme son Corps mystique que le Christ fait participer les croyants à sa propre vie, en les unissant à sa mort et à sa résurrection d’une manière réelle et obscure à travers les sacrements[15] La puissance sanctifiante de l’Esprit Saint agit en effet dans les fidèles à travers les signes sacramentels[16], faisant d’eux les pierres vivantes d’un édifice spirituel, fondé sur la pierre angulaire qu’est le Christ Seigneur[17], et les constituant en peuple sacerdotal, participant à l’unique sacerdoce du Christ[18].

9. Les sept gestes vivifiants, que le Concile de Trente a solennellement déclarés d’institution divine (19), constituent donc un lieu privilégié de rencontre avec le Christ Seigneur qui accorde sa grâce et qui, à travers les paroles et les actes rituels de l’Église, nourrit et fortifie la foi (20) ; c’est dans l’Eucharistie et dans tous les autres sacrements que ” nous est garantie la possibilité de rencontrer le Seigneur Jésus et d’être atteints par la puissance de sa Pâque ” (21).

10. Consciente de cela, l’Église, depuis ses origines, a pris un soin particulier des sources auxquelles elle puise la force vitale de son existence et de son témoignage : la Parole de Dieu, attestée par les Saintes Écritures et la Tradition, et les Sacrements, célébrés dans la liturgie, par lesquels elle est continuellement ramenée au mystère de la Pâque du Christ[22].

Les interventions du Magistère en matière sacramentelle ont toujours été motivées par le souci fondamental de la fidélité au mystère célébré. En effet, l’Église a le devoir d’assurer la priorité de l’action de Dieu et de sauvegarder l’unité du Corps du Christ dans ces actions qui n’ont pas d’égal parce qu’elles sont sacrées “par excellence” avec une efficacité garantie par l’action sacerdotale du Christ[23].

II. L’Église garde et est gardée par les sacrements

11. L’Église est ” ministre ” des sacrements, elle n’en est pas la maîtresse[24] : en les célébrant, elle en reçoit elle-même la grâce, elle les garde et elle est gardée par eux. La potestas qu’elle peut exercer à l’égard des sacrements est analogue à celle qu’elle possède à l’égard de l’Écriture Sainte. Dans cette dernière, l’Église reconnaît la Parole de Dieu, mise par écrit sous l’inspiration de l’Esprit Saint, établissant le canon des livres sacrés. De même, l’Église, assistée par l’Esprit Saint, reconnaît les signes sacrés par lesquels le Christ accorde la grâce qui émane de la Pâque, en déterminant leur nombre et en indiquant, pour chacun d’eux, les éléments essentiels.

Ce faisant, l’Église est consciente qu’administrer la grâce de Dieu ne signifie pas se l’approprier, mais se faire l’instrument de l’Esprit pour transmettre le don du Christ pascal. Elle sait en particulier que sa potestas à l’égard des sacrements s’arrête à leur substance[26] : de même que dans la prédication l’Église doit toujours annoncer fidèlement l’Évangile du Christ mort et ressuscité, de même dans les gestes sacramentels elle doit conserver les gestes salvifiques que Jésus lui a confiés[27].

12. Il est vrai que l’Église n’a pas toujours indiqué de façon univoque les gestes et les paroles en lesquels consiste cette substance divinitus instituta. Pour tous les sacrements, en tout cas, apparaissent fondamentaux les éléments que le Magistère de l’Église, à l’écoute du sensus fidei du Peuple de Dieu et en dialogue avec la théologie, a appelés matière et forme, auxquels s’ajoute l’intention du ministre.

13. La matière du sacrement consiste en l’action humaine par laquelle le Christ agit. Il s’agit tantôt d’un élément matériel (eau, pain, vin, huile), tantôt d’un geste particulièrement éloquent (signe de croix, imposition des mains, immersion, infusion, consentement, onction). Cette corporéité apparaît indispensable parce qu’elle enracine le Sacrement non seulement dans l’histoire humaine, mais aussi, plus fondamentalement, dans l’ordre symbolique de la Création et le ramène au mystère de l’Incarnation du Verbe et de la Rédemption opérée par Lui[27].

14. La forme du sacrement est constituée par la parole, qui donne un sens transcendant à la matière, transfigurant le sens ordinaire de l’élément matériel et le sens purement humain de l’action accomplie. Cette parole s’inspire toujours, à des degrés divers, de la Sainte Écriture,[28] s’enracine dans la Tradition vivante de l’Église et a été définie avec autorité par le Magistère de l’Église au terme d’un discernement attentif,[29].

15. La matière et la forme, en raison de leur enracinement dans l’Écriture et la Tradition, n’ont jamais dépendu ni ne peuvent dépendre de la volonté de l’individu ou de la communauté individuelle. À leur égard, en effet, la tâche de l’Église n’est pas de les déterminer selon la volonté ou l’arbitraire de qui que ce soit, mais, en sauvegardant la substance des Sacrements (salva illorum substantia) “[30], de les indiquer avec autorité, dans la docilité à l’action de l’Esprit.

Pour certains Sacrements, la matière et la forme apparaissent substantiellement définies dès l’origine, de sorte que leur fondation par le Christ est immédiate ; pour d’autres, la définition des éléments essentiels ne s’est précisée qu’au cours d’une histoire complexe, parfois non sans une évolution significative.

16. À cet égard, on ne peut ignorer que, lorsque l’Église intervient dans la détermination des éléments constitutifs du sacrement, elle agit toujours en s’enracinant dans la Tradition, afin de mieux exprimer la grâce conférée par le sacrement.

C’est dans ce contexte que la réforme liturgique des Sacrements, qui s’est déroulée selon les principes du Concile Vatican II, a demandé une révision des rites de telle sorte qu’ils expriment plus clairement les saintes réalités qu’ils signifient et produisent[31] L’Église, avec son magistère en matière sacramentelle, exerce sa potestas dans le sillage de cette Tradition vivante “qui vient des Apôtres et progresse dans l’Église avec l’assistance de l’Esprit Saint”[32].

Reconnaissant donc, sous l’action de l’Esprit, le caractère sacramentel de certains rites, l’Église les a considérés comme correspondant à l’intention de Jésus de rendre actuel et partageable l’événement pascal[33].

17. Pour tous les sacrements, en tout cas, l’observance de la matière et de la forme a toujours été requise pour la validité de la célébration, sachant que des modifications arbitraires de l’une et/ou de l’autre – dont la gravité et la force invalidante doivent être vérifiées à chaque fois – compromettent l’efficacité de l’effusion de la grâce sacramentelle, au détriment évident des fidèles[34]. [La matière et la forme, résumées dans le Code de droit canonique (35), sont établies dans les livres liturgiques promulgués par l’autorité compétente, qui doivent donc être fidèlement observés, sans “rien ajouter, rien retrancher, rien changer” (36).

18. L’intention du ministre qui célèbre le sacrement est liée à la matière et à la forme. Il est clair qu’ici le thème de l’intention doit être distingué de celui de la foi personnelle et de la condition morale du ministre, qui n’affectent pas la validité du don de la grâce (37) ; il doit en effet avoir “l’intention de faire au moins ce que fait l’Église” (38), ce qui fait de l’action sacramentelle un acte vraiment humain, éloigné de tout automatisme, et un acte pleinement ecclésial, éloigné de l’arbitraire d’un individu. En outre, puisque ce que fait l’Église n’est rien d’autre que ce que le Christ a institué (39), l’intention aussi, avec la matière et la forme, contribue à faire de l’action sacramentelle un prolongement de l’œuvre salvifique du Seigneur.

Matière, forme et intention sont intrinsèquement unies : elles sont intégrées dans l’action sacramentelle de telle sorte que l’intention devient le principe unificateur de la matière et de la forme, en les transformant en un signe sacré par lequel la grâce est conférée ex opere operato[40].

19. A la différence de la matière et de la forme, qui représentent l’élément sensible et objectif du Sacrement, l’intention du ministre – avec la disposition du destinataire – en représente l’élément intérieur et subjectif. Elle tend cependant, de par sa nature, à se manifester aussi à l’extérieur, à travers l’observance du rite établi par l’Église, de sorte que l’altération grave des éléments essentiels introduit aussi un doute sur l’intention réelle du ministre, invalidant ainsi la validité du Sacrement célébré[41]. En principe, en effet, l’intention de faire ce que fait l’Église s’exprime dans l’emploi de la matière et de la forme que l’Église a établies[42].

20. Matière, forme et intention sont toujours placées dans le contexte de la célébration liturgique, qui ne constitue pas un ornement cérémoniel des sacrements, ni même une introduction didactique à la réalité qui s’accomplit, mais qui est dans son ensemble l’événement dans lequel se poursuit la rencontre personnelle et communautaire entre Dieu et nous, dans le Christ et dans l’Esprit Saint, rencontre dans laquelle, par la médiation des signes sensibles, “la gloire parfaite est rendue à Dieu et les hommes sont sanctifiés”,[43].

La sollicitude nécessaire pour les éléments essentiels des Sacrements, dont dépend leur validité, doit donc être en harmonie avec le soin et le respect de l’ensemble de la célébration, dans laquelle le sens et les effets des Sacrements sont rendus pleinement intelligibles par une multiplicité de gestes et de paroles, favorisant ainsi l’actuosa participatio des fidèles[44].

21. La liturgie elle-même permet cette variété qui préserve l’Église d’une “uniformité rigide” (45) ; c’est pourquoi le Concile Vatican II a décrété que, “sans préjudice de l’unité substantielle du rite romain, même dans la révision des livres liturgiques, il faut laisser une place à la légitime diversité et à l’adaptation aux diverses ethnies, régions, peuples, surtout dans les missions” (46).

En vertu de cela, la réforme liturgique voulue par le Concile Vatican II a non seulement autorisé les Conférences épiscopales à introduire des adaptations générales à l’editio typica latine, mais elle a aussi prévu la possibilité d’adaptations particulières par le ministre de la célébration, dans le seul but de répondre aux besoins pastoraux et spirituels des fidèles.

22. Toutefois, pour que la variété “ne nuise pas à l’unité, mais au contraire la serve”, [47] il reste clair que, en dehors des cas expressément indiqués dans les livres liturgiques, “la réglementation de la sainte Liturgie est du ressort exclusif de l’autorité de l’Église”, [48] qui réside, selon les circonstances, dans l’évêque, dans l’assemblée épiscopale territoriale, dans le Siège Apostolique.

Il est clair, en effet, que “modifier de sa propre initiative la forme de célébration d’un sacrement ne constitue pas un simple abus liturgique, comme une transgression d’une norme positive, mais une blessure infligée à la fois à la communion ecclésiale et à la reconnaissabilité de l’action du Christ, qui, dans les cas les plus graves, rend invalide le sacrement lui-même, parce que la nature de l’action ministérielle exige que l’on transmette avec fidélité ce que l’on a reçu (cf. 1 Co 15, 3)”[49].

III. La présidence liturgique et l’art de célébrer

23. Le Concile Vatican II et le Magistère postconciliaire permettent de donner au ministère de la présidence liturgique sa juste signification théologique. L’évêque et ses collaborateurs président les célébrations liturgiques, qui culminent dans l’Eucharistie, ” source et sommet de toute la vie chrétienne ” (50), in persona Christi (Capitis) et nomine Ecclesiae. Dans les deux cas, il s’agit de formules qui – bien qu’avec quelques variantes – sont bien attestées par la Tradition[51].

24. La formule in persona Christi (52) signifie que le prêtre représente le Christ lui-même dans l’événement de la célébration. Cela se réalise de façon culminante lorsque, dans la consécration eucharistique, il prononce les paroles du Seigneur avec la même efficacité, en identifiant, en vertu de l’Esprit Saint, sa propre personne à celle du Christ. Lorsque le Concile précise ensuite que les presbytres président l’Eucharistie in persona Christi Capitis (53), il n’entend pas souscrire à une conception selon laquelle le ministre disposerait, en tant que ” chef “, d’un pouvoir qu’il exercerait de façon arbitraire. La Tête de l’Église, et donc le véritable président de la célébration, est le Christ seul. Il est ” la Tête du Corps, c’est-à-dire de l’Église ” (Col 1, 18), dans la mesure où il la fait sortir de son sein, la nourrit et en prend soin, l’aimant jusqu’à se donner pour elle (cf. Ep 5, 25.29 ; Jn 10, 11). La potestas du ministre est une diakonia, comme le Christ lui-même l’enseigne aux disciples dans le contexte de la dernière Cène (cf. Lc 22, 25-27 ; Jn 13, 1-20). Ceux qui, en vertu de la grâce sacramentelle, sont configurés à Lui, partageant l’autorité avec laquelle il guide et sanctifie son peuple, sont donc appelés, dans la liturgie et dans tout le ministère pastoral, à se conformer à la même logique, ayant été constitués pasteurs non pour dominer le troupeau, mais pour le servir selon le modèle du Christ, le bon Pasteur des brebis (cf. 1 P 5, 3 ; Jn 10, 11, 14)[54].

25. En même temps, le ministre qui préside la célébration agit nomine Ecclesiae (55), formule qui indique clairement que, s’il présente le Christ Tête devant son Corps qui est l’Église, il présente aussi devant sa propre Tête ce Corps, ou plutôt cette Épouse, en tant que sujet intégral de la célébration, le Peuple tout-priarcal au nom duquel le ministre parle et agit (56). En outre, s’il est vrai que “quand on baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise”,[57] il en est de même pour le fait que “l’Église, quand elle célèbre un sacrement, agit comme un Corps qui agit inséparablement de sa Tête, dans la mesure où c’est le Christ Tête qui agit dans le Corps ecclésial engendré par Lui dans le mystère de Pâques”[58]. [Cela met en évidence l’ordination réciproque entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ministériel, [59] permettant de comprendre que le second existe au service du premier, et précisément pour cette raison – comme nous l’avons vu – dans le ministre qui célèbre les sacrements, l’intention de faire ce que fait l’Église ne peut jamais faire défaut.

26. La fonction double et combinée exprimée par les formules in persona Christi – nomine Ecclesiae, et la relation réciproque et féconde entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ministériel, jointes à la conscience que les éléments essentiels pour la validité des sacrements doivent être considérés dans leur contexte propre, c’est-à-dire l’action liturgique, rendront le ministre toujours plus conscient que “les actions liturgiques ne sont pas des actions privées mais des célébrations de l’Église”. c’est-à-dire l’action liturgique, rendra le ministre toujours plus conscient que “les actions liturgiques ne sont pas des actions privées mais des célébrations de l’Église”, des actions qui, même dans la “diversité des états, des charges et des participations actives”, “appartiennent à tout le Corps de l’Église, le manifestent et l’impliquent”[60]. [C’est précisément pour cette raison que le ministre doit comprendre que l’authentique ars celebrandi est celui qui respecte et exalte la primauté du Christ et l’actuosa participatio de toute l’assemblée liturgique, même à travers l’humble obéissance aux normes liturgiques (61).

27. Il semble toujours plus urgent de mûrir un art de la célébration qui, à distance d’un rubricage rigide et d’une fantaisie débridée, conduise à une discipline à respecter, précisément pour être d’authentiques disciples : “Il ne s’agit pas de devoir suivre une étiquette liturgique : il s’agit plutôt d’une “discipline” – au sens où l’entend Guardini – qui, si elle est observée avec authenticité, nous forme : ce sont des gestes et des paroles qui mettent de l’ordre dans notre monde intérieur, en nous faisant vivre des sentiments, des attitudes, des comportements”[62]. Ils ne sont pas l’énonciation d’un idéal auquel on cherche à s’inspirer, mais une action qui engage le corps dans sa totalité, c’est-à-dire dans son unité d’âme et de corps”[62].

Conclusion

28 “Nous […] avons ce trésor dans des vases d’argile, afin qu’il apparaisse que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous” (2Cor 4,7). L’antithèse utilisée par l’apôtre pour souligner comment la sublimité de la puissance de Dieu est révélée par la faiblesse de son ministère de proclamateur décrit bien ce qui se passe dans les sacrements. Toute l’Église est appelée à sauvegarder la richesse qu’ils contiennent, afin que la primauté de l’action salvifique de Dieu dans l’histoire ne soit jamais obscurcie, même dans la fragile médiation des signes et des gestes propres à la nature humaine.

29. La virtus opérante dans les sacrements façonne le visage de l’Église, lui permettant de transmettre le don du salut que le Christ mort et ressuscité, dans son Esprit, veut partager avec tout homme. Dans l’Église, ce grand trésor est confié en particulier à ses ministres, afin qu’en tant que “serviteurs attentifs” du peuple de Dieu, ils le nourrissent de l’abondance de la Parole et le sanctifient par la grâce des Sacrements. Il leur revient d’abord de veiller à ce que “la beauté de la célébration du christianisme” reste vivante et ne soit pas “défigurée par une compréhension superficielle et réductrice de sa valeur ou, pire encore, par son instrumentalisation au service d’une vision idéologique, quelle qu’elle soit”[63].

Ce n’est qu’ainsi que l’Église peut, jour après jour, “croître dans la connaissance du mystère du Christ, en plongeant […] sa vie dans le mystère de sa Pâque, dans l’attente de son retour”[64].

Le Souverain Pontife François, lors de l’audience accordée au Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi soussigné, le 31 janvier 2024, a approuvé cette Note, décidée lors de la Session plénière de ce Dicastère, et en a ordonné la publication.

Donné à Rome, au siège du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, le 2 février 2024, en la fête de la Présentation du Seigneur.

La mairie socialiste du 10ᵉ arrondissement tente d’interdire la cérémonie des Bobards d’Or

Dans un communiqué daté du 28 janvier, le maire socialiste du 10ᵉ arrondissement Alexandra Cordebard appelle le Théâtre du Gymnase Marie Bell à interdire la prochaine cérémonie des Bobards d’Or, organisé dans ce théâtre depuis plus de 8 ans.

La cérémonie (parodique) des Bobards d’Or distingue, chaque printemps, les journalistes et les médias qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct. Elle est organisée depuis 2010 par l’association Polémia. L’édition 2024 se tiendra le 5 mars avec une nouveauté : les mensonges des personnalités politiques, répercutés dans leurs médias alliés, seront présentés au public.

 

Ce communiqué diffamatoire d’Alexandra Cordebard reprend un certain nombre de mensonges que les bobardeurs professionnels ont répandu depuis des années. Bien loin des fantasmes, la réalité est tout autre : jamais Polémia n’a été poursuivi pour des propos qui tombent sous le coup de la loi.

Suite à ce communiqué, le Théâtre du Gymnase Marie Bell à décidé de refuser d’accueillir l’événement alors même que la salle a déjà été réservée et entièrement réglée.

Pour la 15ᵉ année consécutive, la cérémonie des Bobards aura lieu ! Rendez-vous le 5 mars prochain pour démasquer les propagandistes du système médiatique et leurs complices !

Le programme Erasmus permet de financer la propagande LGBTXYZ

“Erasmus+” est le programme de l’Union européenne pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport en Europe. Doté d’un budget de plus de 26 milliards d’euros pour sept ans (2021-2027), il concerne plus de 4 millions de participants et met fortement l’accent sur l’inclusion sociale, la transition verte et numérique et la promotion de la participation des jeunes à la vie démocratique, ou plutôt, comme le dit la première page du site web dédié, “Erasmus+ enrichit les vies, ouvre les esprits”. Eh bien, en parfaite adéquation avec les indications du Parlement et la Résolution 2021/2557 votée le 11.03.2021, la proclamation de l’Europe comme ” zone de liberté LGBTQ “, également pour cette année 2024, le programme ” Erasmus+ ” voit ostensiblement des projets financés pour promouvoir le transgendrisme et la dépravation sexuelle, ce qui, selon les mandarins européens, peut ouvrir l’esprit des enfants et des jeunes du continent.

Sur le site web de la Commission européenne, il est possible de rechercher les projets Erasmus+ achevés et en cours. En saisissant le filtre de recherche “LGBTI+”, on peut trouver 210 projets achevés au cours des dernières années et 51 en cours. Parmi les projets en cours, il y a au moins 21 projets qui reçoivent un financement substantiel de l’UE et qui se concentrent fortement sur la promotion explicite de l’idéologie LGBTQ+. Grâce à cette simple recherche, il s’avère que le financement total que les 21 projets actuels reçoivent s’élève à 2 429 266 euros, tous issus du budget de l’UE.

Le projet consacré au “DragTivism”, c’est-à-dire à l’utilisation par un homme de vêtements flamboyants et d’un maquillage lourd pour imiter et exagérer les significations du genre féminin, s’adresse aux jeunes adultes. DragTivism, également financé par des fonds de l’UE, de 2021 à aujourd’hui avec des montants allant de 25 à 32 000 euros par an, partage sur ses médias sociaux ses initiatives et les commentaires des participants “du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, de la Grèce et de la Slovaquie” et d’autres pays européens, y compris des “étudiants” qui ont été formés “en développant une personnalité drag et en apprenant des compétences drag, les jeunes seront en mesure de transférer les compétences qu’ils ont acquises dans leur vie quotidienne”.

Le projet “Training to Raise Awareness and Inclusion of Transgender” (TRAIT), financé à hauteur de 250 000 euros, vise à “atteindre les objectifs spécifiques suivants : accroître les connaissances et les compétences des professionnels sur la question des LGBTQ+ ; parvenir à la description d’unités de résultats d’apprentissage qui peuvent être évaluées et utilisées dans la description et l’évaluation des profils professionnels ; réduire la victimisation secondaire, les préjugés, les stéréotypes et la discrimination ; accroître la sensibilisation du public aux besoins des LGBTQ+”.

Le projet “GAMe-based tools to Foster an INtegrative model for early Gender Equality Education”, financé à hauteur de 361 000 euros et visant à promouvoir l’attention portée à la diversité des genres, un défi dans le système éducatif actuel en Europe, s’adresse aux familles, aux enseignants, aux experts des jeux et des questions LGBTI et aux enfants âgés de 9 à 15 ans et implique des institutions et des associations d’Espagne, de République tchèque et de Roumanie.

Le projet “LGBTIQ Youth affirmative mental health approaches”, financé à hauteur de 242 000 euros, implique des associations et des lobbies de Hongrie, d’Irlande, de Grèce et du Monténégro et vise à “améliorer la qualité de la santé mentale des jeunes LGBTIQ… et à renforcer les capacités des organisations dans le domaine de la santé mentale des LGBTIQ”.

Le projet “Promouvoir l’éducation pluraliste dans les universités européennes pour combattre la discrimination invisible liée aux LGBTQ+”, financé à hauteur de 250 000 euros, implique la Pologne, la Lituanie, la Grèce et l’Université de Sienne en tant que coordinateur du projet, dans le but de “promouvoir une culture capable de contrer l’homophobie ou la transphobie invisibles et de promouvoir une culture des différences ; de produire un changement culturel, non seulement en travaillant avec le groupe spécifique, mais en agissant sur les raisons structurelles qui ont causé le malaise” en responsabilisant les étudiants et l’ensemble de la communauté universitaire.

Enfin, un autre projet, le “Pride Network Lead”, financé à hauteur de 250 000 euros et impliquant la Pologne, la Grèce, l’Espagne et l’Académie IRSEI de Palerme, a pour objectif de “créer, promouvoir et tester une nouvelle norme pour le rôle professionnel de “Pride Network Lead”, qui soutiendra l’inclusion des personnes LGBTQ+ dans l’environnement de travail et favorisera l’ouverture à la diversité et à l’inclusion au sein des organisations”.

Les jeunes doivent lire le catéchisme pour rencontrer Jésus et y trouver des réponses

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Voici une nouvelle qui est passée inaperçue dans les médias catholiques depuis le 22 janvier 2024: à présent, même le pape François défend l’étude du Catéchisme de l’Eglise Catholique!

Et il faut bien analyser ce qu’il dit en présentant la nouvelle version pour les jeunes appelée “Youcat”, entre autres:

  • On lit le catéchisme pour se rapprocher de Jésus.
  • Dans le catéchisme on trouve des réponses pour la vie chrétienne de tous les jours.
  • La lecture du catéchisme permet de vivre l’expérience de la vie chrétienne

En fait le pape ne fait là que reprendre la tradition continue concernant les catéchismes depuis des siècles.

Tout cela était très clair pendant des siècles, mais malheureusement pendant plusieurs décennies depuis les années 1960 certains ont coupé le catéchisme de la rencontre avec Jésus et de l’expérience chrétienne. C’est ainsi qu’ils disaient que l’important c’est de rencontrer Jésus et que le travail intellectuel (étude du catéchisme, etc. ) n’était pas très important. Ils parlaient d'”expérience” en la coupant de la partie intellectuelle. Ils mettaient trop l’accent sur le questionnement en faisant passer les réponses pour des éléments étouffants… Cela s’est vu notamment dans certaines “communautés nouvelles” et cela a perturbé plusieurs générations de jeunes. Beaucoup de médias catholiques sont devenues aussi allergiques, ces dernières décennies, à tout ce qui rappelle le catéchisme, les dogmes, etc. C’est peut-être pour cela qu’elles ne présentent pas cette nouvelle. A présent les dégâts sont énormes et beaucoup d’adultes ne comprennent pas toujours, à cause de cela, pourquoi il est important de lire le catéchisme…

Enfin, cette période sombre concernant le catéchisme touche à sa fin. Les adultes doivent aussi lire le Catéchisme de l’Eglise Catholique dans sa version complète, du moins ceux qui ont pu faire des études poussées (lycée, collège suisse, gymnase, université, etc.).

Le Conseil d’Etat reconnaît à l’Église le droit de refuser l’effacement du registre des baptêmes

Dans une décision rendue vendredi 2 février, le Conseil d’État a rejeté la requête d’une personne demandant au diocèse d’Angers de retirer son nom du registre des baptêmes. Extrait de la décision :

[…]

7. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que les registres des baptêmes tenus par l’Eglise catholique sont destinés à conserver la trace d’un événement qui, pour elle, constitue l’entrée dans la communauté chrétienne. Le baptême, qui est la condition requise par l’Eglise catholique pour accéder notamment au mariage, ne peut être reçu, selon la foi catholique et l’organisation interne propre à ce culte, qu’une seule fois dans la vie d’une personne, exigence à laquelle pourrait faire obstacle l’effacement définitif de l’enregistrement du baptême dans l’hypothèse où l’intéressé, après avoir obtenu cet effacement, souhaiterait réintégrer la communauté chrétienne et notamment se marier religieusement. La personne baptisée qui entend faire valoir sa volonté de renoncer à tout lien avec la religion catholique peut obtenir que soit apposée sur le registre des baptêmes une mention en ce sens. Il ressort également des pièces du dossier que les registres des baptêmes tenus par l’Eglise catholique sont des documents non dématérialisés, dont les données ne sont accessibles qu’aux intéressés pour les mentions qui les concernent, ainsi qu’aux ministres du culte et aux personnes oeuvrant sous leur autorité, aux seules fins du suivi du parcours religieux des personnes baptisées et de l’établissement éventuel d’actes ultérieurs dans le cadre de l’administration du culte catholique. Ces données ne sont pas accessibles à des tiers et les registres sont conservés dans un lieu clos, avant, au terme d’un délai de 120 ans, d’être versés aux archives historiques du diocèse.

8. Il résulte de ce qui précède que la mention de données personnelles sur le registre des baptêmes, relatives à l’état civil, à la filiation et aux coordonnées de la personne baptisée, qui trouve sa justification dans l’objet même de ce document, ne constitue pas un traitement illicite au regard des dispositions du d) du paragraphe 2 de l’article 9 du RGPD et que la conservation des données ainsi collectées durant une période ne s’achevant qu’après le décès de la personne concernée est nécessaire au regard des finalités de ce traitement. Il ne peut donc être fait droit à une demande d’effacement de ces données sur le fondement des dispositions des a) ou d) du paragraphe 1 de l’article 17 du RGPD. En outre, dès lors que la mention de ces données personnelles sur le registre des baptêmes n’est pas fondée sur le consentement de la personne baptisée au sens du a) du paragraphe 1 de l’article 6 de ce règlement, cité au point 5, notion reprise au a) du paragraphe 2 de l’article 9 du même texte, il ne peut davantage être fait droit à une demande d’effacement de ces données sur le fondement des dispositions du b) du paragraphe 1 de l’article 17 du RGPD relatives au retrait du consentement.

9. S’il résulte des dispositions combinées du c) du paragraphe 1 de l’article 17 et de celles du paragraphe 1 de l’article 21 du RGPD que la personne concernée a le droit d’obtenir du responsable du traitement l’effacement de données à caractère personnel la concernant lorsqu’elle s’oppose au traitement pour des raisons tenant à sa situation particulière, et qu’il n’existe pas de motif légitime impérieux pour le traitement prévalant sur ses intérêts et ses droits et libertés, l’intérêt qui s’attache, pour l’Eglise catholique, à la conservation des données personnelles relatives au baptême figurant dans le registre, doit être regardé comme un motif légitime impérieux, prévalant sur l’intérêt moral du demandeur à demander que ces données soient définitivement effacées, eu égard, d’une part, à l’objet du registre des baptêmes et aux conditions dans lesquelles il est susceptible d’être consulté, tels qu’exposés au point 7, ainsi que, d’autre part, à la faculté ouverte à toute personne baptisée de faire apposer sur le registre une mention faisant état de sa décision de renoncer à tout lien avec la religion catholique.

10. Il résulte de ce qui précède que la CNIL, dont la décision est suffisamment motivée, n’a pas entaché sa décision d’erreur de droit ni d’erreur d’appréciation en considérant qu’aucun des motifs d’effacement prévus par le paragraphe 1 de l’article 17 du RGPD ne trouvait à s’appliquer. En outre, si elle a fait état, dans les motifs de sa décision, d’une jurisprudence du juge judiciaire antérieure à l’entrée en vigueur du RGPD, elle ne saurait être regardée comme s’étant estimant liée par celle-ci, dès lors que, comme il a été indiqué, c’est en se fondant sur les dispositions du RGPD qu’elle a procédé à l’examen de la demande d’effacement formulée par M. B….

11. En second lieu, la CNIL n’a pas davantage entaché sa décision d’erreur de droit ni d’erreur d’appréciation en estimant que l’exercice du droit d’opposition prévu par l’article 21 du RGPD pouvait être satisfait, eu égard à la nature du registre des baptêmes tenu par l’Eglise catholique, par l’ajout d’une mention, en marge de ce registre, exprimant la volonté de l’intéressé de renoncer à tout lien avec l’Eglise catholique.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B… n’est pas fondé à demander l’annulation de la décision du 2 décembre 2021 par laquelle la présidente de la CNIL a procédé à la clôture de sa plainte. Ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent, par suite, qu’être rejetées.

Dimanche de la Sexagésime

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Le semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut piétinée, et les oiseaux du ciel la mangèrent. … (Saint Luc 8)

Ce dimanche est le deuxième du temps de la Septuagésime, et l’on y retrouve les sentiments de ce temps : conscience de la gravité de nos péchés et du besoin que nous avons du Rédempteur. Mais les chants de ce dimanche de la Sexagésime expriment notre misère d’une façon intense, presque angoissée, particulièrement les trois premiers chants : Introït, Graduel et Trait, qui sont de grandes supplications collectives.

► Introït : Exsúrge

Le texte de l’Introït de ce dimanche de la sexagésime est extrait du psaume 44, dans lequel le peuple d’Israël commence par rappeler tous les bienfaits dont le Seigneur l’a comblé dans le passé, puis il y oppose la triste situation dans laquelle il se trouve présentement, se demandant si Dieu a oublié son peuple ou l’a rejeté à cause de ses fautes, et il se termine par cet appel suppliant :

Exsúrge, quare obdórmis Dómine
Levez-vous, pourquoi dormez-vous Seigneur ?

Exsúrge, et ne repéllas in finem.
Levez-vous, et ne nous repoussez pas à jamais.

L’on songe bien sûr à l’Évangile de la tempête apaisée. Dieu semble dormir quand sa providence permet pour quelque temps que ses ennemis triomphent.

Puis le texte du psaume poursuit :

Quare fáciem tuam avértis, oblivísceris tribulatiónem nostram ?
Pourquoi détourner votre visage ? Oubliez-vous notre détresse ?

Adhǽsit in terra venter noster exsúrge.
Notre ventre est collé à terre.

Dómine, adjúva nos, et líbera nos.
Levez-vous Seigneur, secourez-nous et délivrez-nous.

La première phrase fait évidemment penser à l’Évangile de la tempête apaisée et à l’appel angoissé des apôtres à Notre Seigneur dormant dans la barque.

Il n’est pas besoin de souligner à quel point ce texte est d’actualité. La mélodie le suit pas à pas, en exprimant toutes les inflexions avec sobriété mais intensité. La première phrase monte progressivement du premier encore timide jusqu’au deuxième, plus appuyé, avant de redescendre avec une sorte d’accablement. Même courbe dans la deuxième phrase qui s’achève au grave avec le sombre : Nous sommes prostrés et ne pouvons nous relever. Puis le dernier s’élève, très dépouillé mais suppliant. Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.

Le verset est le début du psaume qui rappelle au Seigneur ses bienfaits passés.

Deus, áuribus nostris audívimus : patres nostri annuntiavérunt nobis.
Ô Dieu nous l’avons entendu de nos oreilles, nos pères nous l’ont raconté.

► Graduel : Sciant gentes

Comme celui de l’Introït, le texte du Graduel du dimanche de la Sexagésime est encore une prière collective. Il est tiré, ici, du psaume 82, dans lequel le peuple d’Israël lance un appel à la toute puissance divine pour qu’elle le délivre de ses ennemis, ceux qui refusent de reconnaître le seul vrai Dieu et de se soumettre à lui, ceux que le texte appelle, les nations païennes.

Sciant gentes quóniam nomen tibi Deus : tu solus Altíssimus super omnem terram.
Que les nations sachent que votre nom est Dieu, vous seul êtes le Très-Haut sur toute la terre

Deus meus, pone illos ut rotam, et sicut stípulam ante fáciem venti.
Mon Dieu, faites-les tourner comme une roue, qu’ils soient emportés par le vent comme un fétu de paille.

Ces paroles s’appliquent particulièrement aujourd’hui à tous ceux qui veulent bâtir un monde sans Dieu et s’opposer à sa loi. Mais en ce temps de la Septuagésime, elles s’appliquent aussi aux ennemis de notre âme qui nous tiennent captifs du péché. Nous demandons au souffle de l’Esprit Saint de les balayer et de les emporter au loin. La mélodie est ample et solennelle avec de grandes vocalises. On remarquera surtout dans la deuxième partie, celle du mot qui s’élève dans l’aigu d’une façon exceptionnelle.

► Trait : Commovísti

Comme dimanche dernier, et comme il en sera ainsi jusqu’à Pâques, le Graduel du dimanche de la Sexagésime n’est pas suivi d’un Alléluia, mais d’un Trait, composé de plusieurs versets sur une psalmodie très ornée. Celui de ce dimanche comporte trois versets tirés du psaume 59. Comme ceux de l’Introït et du Graduel c’est une prière suppliante du peuple d’Israël envahi et persécuté par ses ennemis.

Commovísti, Dómine, terram, et conturbásti eam.
Seigneur, vous avez ébranlé la terre et vous l’avez bouleversée.

Sana contritiónes ejus, quia mota est.
Guérissez ses blessures car elle est ébranlée.

Ut fugiant a facie arcus, ut liberéntur elécti tui.
Que vos élus échappent aux traits de l’arc qu’ils soient délivrés !

Lorsque le texte de ce psaume parle de la terre, il s’agit du pays d’Israël et surtout de ses habitants. On peut dire de cette prière, comme de celle du Graduel, qu’elle s’applique tout à fait à la situation de l’Église et de notre pays, mais elle s’applique aussi à notre âme blessée par le péché dont nous supplions le Seigneur de nous délivrer. La mélodie est faite de formules habituelles aux Traits ; on en retrouve quelques-unes unes qui figuraient déjà dans celui de dimanche dernier, mais d’autres ont été choisies les plus développées et aussi, spécialement dans le deuxième verset, parmi les plus tourmentées.

► Offertoire : Pérfice

Les deux derniers chants du propre de la messe du dimanche de la Sexagésime, l’Offertoire et l’antienne de Communion, sont nettement différents des trois premiers. Nous n’y retrouverons plus les appels suppliants du peuple de Dieu dans sa détresse, ce sont au contraire des prières personnelles pleines de confiance.

Le texte de l’Offertoire est tiré du psaume 16, prière du juste, celui qui accomplit fidèlement la volonté de Dieu et fait valoir cette qualité pour obtenir d’être exaucé. En ce temps de la Septuagésime, même si nous nous efforçons d’être fidèles, nous prenons conscience de la fragilité de notre démarche et demandons au Seigneur qu’il nous soutienne dans cette voie.

Pérfice gressus meos in sémitis tuis, ut non moveántur vestígia mea
Affermissez mes pas dans vos sentiers afin que ma démarche ne soit pas ébranlée.

Inclína aurem tuam, et exáudi verba mea : mirífica misericórdias tuas, qui salvos facis sperántes in te, Dómine.

Cette demande s’exprime par une mélodie très calme et contemplative, comme c’est souvent le cas des Offertoires, avec de nombreuses notes longues qui lui donnent un certain caractère d’immobilité marquant l’assurance du juste dans l’observation de la Loi de Dieu, mais elle est en même temps très expressive avec des accents bien soulignés.

► Communion : Introíbo

Comme l’Offertoire, l’antienne de Communion du dimanche de la Sexagésime est une prière personnelle, et non seulement on n’y retrouve pas la supplication et l’angoisse des premières pièces de la messe, mais cette petite antienne est même plutôt joyeuse. Le texte est bien connu puisqu’il est tiré du psaume 42 que le prêtre récite au début de la messe.

Introíbo ad altáre Dei, ad Deum qui lætíficat juventútem meam.
Je m’avancerai vers l’autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse.

Cependant, il ne faut pas s’y tromper, ce psaume 42, qui n’est d’ailleurs que la suite du psaume 41, est la prière d’un malheureux exilé au milieu d’un peuple impie. Il se souvient de Jérusalem et des magnifiques cérémonies du Temple qui faisaient sa joie dans sa jeunesse, et il aspire à les retrouver. De même en ce temps de la Septuagésime, et de façon générale au milieu du monde impie où nous nous trouvons, et du péché qui nous enserre, nous aspirons à retrouver la jeunesse spirituelle dans la patrie céleste. C’est cet espoir qu’exprime la mélodie de cette antienne, joyeuse et affirmative. Ainsi s’achève la belle progression des chants de ce dimanche, depuis les appels angoissés de l’Introït jusqu’à la confiance et l’espérance finale.

Une analyse de Fiducia Supplicans

Un Docteur en théologie nous adresse cette analyse de Fiducia Supplicans:

Fiducia supplicans présente de nombreux problèmes, intrinsèques et extrisèques.

Sur le plan intrinsèque

  1. La première difficulté est la confusion entre « couple » et « union ». Est-ce la même chose ? Le texte dispose-t-il de bénir les couples ou les unions ? Il manque de clarté. Est-ce la même chose de se présenter pour demander une bénédiction quand on est un jeune homme et une jeune femme qui envisagent vaguement de peut-être se marier un jour, des concubins qui entendent le rester, des divorcés engagés dans une autre relation ou deux homosexuels ? Dans quel cas est-on un « couple », une « union » ?
  2. Deuxième difficulté, aux n° 15 et 16. Dans les exemples scripturaires de bénédiction donnés, à aucun moment, un couple illégitime n’est béni dans ces exemples. Il n’est même pas dit que Pharaon est dans cette situation. Donc en déduire la bénédiction des couples irréguliers est un saut théologique non étayé. En revanche, une foule de péricopes ne « disent pas du bien » (c’est bien le sens de « bénédiction ») du tout de ces relations irrégulières : cf. Gn 19, 1-29 ; Ac 15, 20 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10; etc.
  3. Au contraire, le Christ ne bénit pas les unions illégitimes : 1) Il dit bien « Va et ne pêche plus » à la femme adultère (Jn 8, 11) et 2) pointe bien, avec délicatesse mais clairement, la situation de la Samaritaine (Jn 4, 17-18). 3) Et quant aux malédictions aux villes du Lac (Mt 11, 23), le fait qu’Il les juge dans une situation pire que Sodome, indique bien que celle de Sodome est mauvaise à ses yeux. Sinon, la comparaison avec les villes du Lac ne voudrait plus rien dire.
  4. Au n° 28, le fait que personne ne soit exclu d’une bénédiction s’il ne se repent pas n’est pas étayé. Pourquoi, alors, le Pape François a-t-il décidé d’excommunier les membres de la Mafia ? Ne doivent-ils pas plutôt être bénis même s’ils n’abandonnent pas leurs conduites criminelles ? Ils peuvent être très pieux à leur façon (cf. par exemple, le film La Vierge des tueurs).
  5. Et, de toute façon, l’exemple des personnes âgées n’apporte rien : le texte précise bien que c’est la personne âgée qui est bénie, quel rapport avec les couples irréguliers ?
  6. Au n° 31, on ne voit pas comment « les relations humaines puissent mûrir et grandir dans la fidélité au message de l’Evangile, se libérer de leurs imperfections et de leurs fragilités » sans y mettre fin, puisque ce sont les relations en question elles-mêmes qui sont problématiques. La prière est donc bien plus une demande de libération que de bénédiction. La prière de guérison intérieure, ça existe, ce n’est pas la bénédiction d’un couple.
  7. N° 36 : qu’est-ce qu’ un « acte semi-liturgique » ? Il est liturgique ou il ne l’est pas.
  8. N° 38 : là aussi, la distinction entre bénédiction liturgique et non-liturgique est fallacieuse. Bien sûr que des bénédictions se font sans rituel. Mais cela ne les différencie pas de celles avec rituel. Prenons l’exemple de la bénédiction des pèlerins. Il existe un rituel et, sur le Chemin de Compostelle, il est souvent utilisé pour bénir les pèlerins. Mais quand je pars de chez moi et que je demande au prêtre de me bénir, le prêtre n’a quasiment jamais le rituel sous la main. Il fait une bénédiction « non liturgique ». Pour autant, dans les deux cas, c’est toujours une bénédiction de pèlerin et le pèlerin est autant béni dans un cas que dans l’autre.
  9. Sur les 31 notes du texte, seules 4 ne sont pas issues de François ou de réponses aux dubia récentes. Moins de 13% du texte se réfère donc au Magistère de l’Eglise en dehors de celui de François. Valeurs actuelles du 4/1/24 peut donc à bon droit parler d’un magistère « auto-référencé » sans enracinement dans le dépôt de la foi transmis dans l’Enseignement de l’Eglise.

Sur le plan extrinsèque

  1. Les évêques de certains pays d’Afrique font savoir que bénir des « couples » (ou paires) homosexuels les mettrait en porte-à-faux avec la législation répressive de leur pays et Fernandez prétend le prendre en compte. Mais l’inverse est aussi vrai dans les pays occidentaux. Bien que présentée comme facultative, comment cette bénédiction pourrait-elle être refusée ? Le ministre qui la refuserait pourrait être poursuivi devant les juridictions profanes pour discrimination et il ne pourrait même plus se défendre en arguant l’interdiction de sa religion. On risque de voir les testings se multiplier pour piéger les prêtres. Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi est en train d’organiser la persécution de ses propres prêtres.
  2. A l’inverse, si on se met un peu à la place des couples irréguliers en question, le texte parait insultant. Il semble instituer une bénédiction en mode dégradé, au rabais, « en 10 secondes » (Fernandez). Ils peuvent se sentir fondés à réclamer une « vraie » bénédiction, « liturgique ». La seule réponse cohérente est de refuser de bénir la situation tout court en rappelant la Doctrine, pas de faire une bénédiction dégradée.
  3. L’impression peut même être donnée de réduire la bénédiction à un acte purement formel, vide de sens, qu’on peut « aménager » pour satisfaire au mieux le naïf qui y croit.
  4. Il est aussi curieux de voir surgir un texte qui fait fi des conclusions de 2 synodes (sur la synodalité et sur la famille), qui ont refusé explicitement les bénédictions des couples homosexuels, sans faire de distinctions spécieuses entre bénédictions « liturgiques » et « pastorales ». Un soupçon de cléricalisme et d’absence de synodalité en devient légitime.
  5. Enfin, on pourrait se rappeler qu’il est arrivé qu’un Pape signe un texte contraire à la foi catholique. Il s’agit d’Honorius Ier et de ses errements sur la double volonté du Christ (cf. https://reponses-catholiques.fr/un-pape-heretique/ pour un résumé du problème). Il semblerait bien qu’il s’agissait d’un compromis bancal qu’il aurait signé un peu trop vite, en se laissant abuser. Sans doute qu’une étude plus fine de Fiducia supplicans permettrait de discerner en quoi le Pape François a bien été fidèle au dépôt de la foi mais a validé un document de compromis dont les failles ne lui ont pas été clairement montrées.

Les Belles figures de l’Histoire : Saint Bernard, un moine bâtisseur

Aymeric Pourbaix reçoit le père Jean-François Thomas :

 

Déjà 100 investisseurs engagés ! Rejoignez l’aventure des Mères

« Une finance de visage à visage » qui allie sens et rendement. C’est ce que propose l’entreprise CredoLending, agrée et spécialisée dans le financement de projets Chrétiens au service du Bien Commun.

En ce début d’année 2024, l’équipe de CredoLending accompagne les Dominicaines enseignantes de Fanjeaux dans une levée de fonds de 3 M€ pour l’agrandissement du Cours Sainte Clotilde (78), établissement pour jeunes filles (maternelle à terminale) située entre Paris et Versailles qui connait un véritable succès (42% de Mentions Très Bien) !

Portées par le succès de leur enseignement, les religieuses souhaitent, aujourd’hui répondre aux fortes demandes d’inscriptions et augmenter leurs effectifs pour atteindre 220 élèves en construisant un nouveau bâtiment de 14 classes au cœur du parc du Château de Ternay, ancienne maison du dramaturge Sasha Guitry qu’elles ont rachetée en 2015.

Ce projet ambitieux de construction s’inscrit également dans une réhabilitation globale du parc de la propriété : plus de 132 arbres seront replantés !

La mission d’éducation des Dominicaines enseignantes de Fanjeaux a débuté en 1975 et n’a cessé de se développer depuis. En près de cinquante ans, les Dominicaines se développent et lancent 21 fondations dans 4 pays (France, États-Unis, Suisse, Allemagne). Elles sont aujourd’hui 257 sœurs, dont 23 novices, et accompagnent 2 577 élèves du Primaire au Secondaire.

Avec une réussite de 100% au baccalauréat, les élèves du Cours Sainte Clotilde (78) démontrent l’excellence, la rigueur et la qualité de l’enseignement dispensé par les Dominicaines. Leur mission est un dévouement de tous les instants pour le bien commun auquel vous pouvez participer.

CredoLending vous donne l’opportunité de devenir prêteur pour les mères enseignantes de Fanjeaux dans le cadre d’un prêt participatif rémunéré.

Le prêt sera remboursé par les ressources financières de leurs activités d’enseignement et par leur fonds de dotation Ad Lucem.

Souhaitez-vous accompagner les Mères dans ce projet et faire fructifier votre épargne au service de cette œuvre éducative ?  

Pour s’informer et investir au profit de ce projet, cliquez ici :
https://www.credofunding.fr/fr/cours-sainte-clotilde-dominicaines-fanjeaux

Nous courons après quatre souverainetés perdues : industrielle, juridique, énergétique et agricole

Emission Face à Philippe de Villiers du 2 février :

Les tensions grandissent entre Paris et Moscou

Selon l’accord finalisé, l’Ukraine bénéficiera d’un soutien financier de 50 milliards d’euros de 2024 à 2027. Les versements annuels seront effectués, répondant ainsi aux exigences de la Hongrie, qui avait d’abord manifesté son opposition à l’octroi d’aide au gouvernement de Kiev. De cette somme, 17 milliards d’euros seront attribués sous forme de dons, et les 33 milliards d’euros restants seront accordés en prêts.

En même temps, on apprend que deux volontaires français d’une association protestante ont été tués et trois autres blessés par une frappe russe en Ukraine. L’attaque a eu lieu à Beryslav, près du Dniepr, où un drone a attaqué le groupe de volontaires en opération. Le communiqué de l’ONG suisse qui dispose d’une cinquantaine d’employés (Ukrainiens et expatriés) pour ses opérations dans le sud et l’est de l’Ukraine et dont le bureau principal est installé à Odessa, précise :

“Un groupe de collaboratrices et de collaborateurs a été attaqué (…) durant une intervention humanitaire. À cette occasion, deux des collègues estimés de l’équipe ont perdu la vie tragiquement et d’autres collaboratrices et collaborateurs ont été blessés”.

L’un des deux Français tués serait un agent de sécurité d’origine biélorusse et de nationalité française après avoir passé 15 ans dans la Légion étrangère (1996-2011) dont le 3e REI. Il serait d’ailleurs toujours domicilié à Calvi…

Attaque au couteau à Paris gare de Lyon

Une attaque au couteau a eu lieu à la gare de Lyon ce samedi 3 février, aux alentours de 8 heures. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues, et une personne a été interpellée.

Au moins trois personnes ont été blessées, dont l’une grièvement.

Selon les premiers éléments, l’homme est un homme originaire du Mali, né en 1992, qui a présenté aux policiers un permis de conduire italien.

Apprêtez-vous à découvrir la Saison 4 de THE CHOSEN pour Pâques

La Saison 3 de THE CHOSEN est sortie à Noël dernier en DVD (vous pouvez commander le coffret ici). Elle est également disponible sur Saje+. Saje travaille actuellement sur le doublage de la Saison 4. Voici la bande-annonce en français de cette nouvelle saison qui prend une tournure plus dramatique :

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