Naufrage de l’Education nationale
Il n’y a eu personne dans toute la chaîne municipale de la ville de Carcassonne à trouver étrange l’orthographe du nom du célèbre savant. Humiliée par les réseaux sociaux, la municipalité a rapidement enlevé les panneaux de la rue…
Inversion accusatoire
Le Monde se surpasse encore avec un article à charge contre les parents qui s’interrogent pourtant à juste titre sur le contenu de certains programmes scolaires.

Dans un monument d’objectivité (euphémisme), l’article dénonce la pression mise sur les établissements. Mais la pression est ailleurs :
le Conseil supérieur des programmes, instance indépendante [sic] qui élabore les programmes scolaires au ministère de l’éducation nationale, doit publier fin février ou début mars un projet de programme scolaire d’éducation à la sexualité du CP à la terminale. Une initiative lancée en 2023 par Pap Nidaye, alors ministre, qui « s’inscrit pleinement dans la politique éducative en faveur de l’égalité et de la lutte contre les discriminations et les violences » .
Prévue pour novembre 2023 puis pour janvier 2024, la publication de ce programme, politiquement sensible, a pris du retard avec la valse des ministres. Le 20 janvier, le chef du gouvernement, Gabriel Attal, a précisé que ce programme serait mis en place à la rentrée 2024. « A l’école primaire, on doit apprendre le respect de l’intégrité du corps » , a-t-il précisé, et l’éducation sexuelle « en tant que telle » doit « venir au collège et au lycée ».
SOS Education a rédigé un rapport, sous-titré « de la prévention à la sexualisation précoce » , pour pointer les dérives de cette rééducation à la sexualité dans le cadre scolaire.
Le Syndicat de la famille a organisé un colloque au Sénat le 9 février avec les associations Famille et liberté et Juristes pour l’enfance sur ce projet de programme d’éducation sexuelle. Ludovine de La Rochère a estimé que les « jeunes ont avant tout besoin d’une éducation affective et relationnelle » qui se fait principalement dans la sphère familiale.
« S’il ne reste qu’une éducation à la sexualité, comme elle est écrite dans la loi, elle ne peut être que déplacée et contre-productive. »
Ludovine de La Rochère a invité les participants à « veiller avec une extrême vigilance sur ce que fera le ministère de l’éducation nationale » avec ce programme scolaire et à « veiller à ce que feront les établissements scolaires, qui portent une responsabilité évidente ».
Comment des parlementaires macronistes de l’UE tentent de légaliser la GPA
Un amendement, déposé par l’euro-député Renaissance Salima Yenbou (photo), au sein du rapport sur les Droits de l’Homme et la Démocratie, tente de réduire la condamnation de la GPA par le Parlement européen à la seule GPA commerciale. Le débat a lieu demain, et le vote mercredi.
🇪🇺 ALERTE DROITS DE LA FEMME 🇪🇺
L’eurodéputée @Renaissance @salima_yenbou trahit les ♀️ : elle veut limiter la portée d’un rapport européen qui condamne la #GPA à la seule #GPA commerciale. Comme si la GPA n’était pas toujours une exploitation de la ♀️ !https://t.co/KuhcYnv7JK pic.twitter.com/dyoNvgGgYt— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) February 26, 2024
A juste titre, il ne rentre pas dans les modalités : en effet, DANS TOUS LES CAS, la #GPA exploite des femmes pour leur faire produire des enfants au profit de tiers.
⬇ Voir article 39 ⬇ https://t.co/S4AroZd9dK
— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) February 26, 2024
@salima_yenbou qui veut défendre l’écologie et sans doute le progrès se voile la face :
❌ les mères porteuses sont notamment gavées d’hormones
❌ la GPA est une régression du statut de la femme.
Et ne pas rémunérer la mère porteuse ne rend pas la #GPA plus tolérable.— Le Syndicat de la Famille (@SyndicatFamille) February 26, 2024
Cet amendement, qui trahit les femmes, doit être retiré madame Salima Yenbou. La GPA, c’est comme l’esclavage : on ne l’encadre pas, on l’abolit.
Une union des droites pourrait faire basculer le Parlement européen
Selon une étude de projection publiée fin janvier par le groupe de réflexion European Council on Foreign Relations (ECFR), une percée des partis de droite issus des différents États membres de l’Union pourrait redessiner la configuration du Parlement européen.
Selon cette projection, les partis nationalistes pourraient dominer les élections de juin prochain dans neuf États membres de l’UE : France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Autriche, Hongrie, Belgique, République tchèque et Slovaquie. Et là où ils ne sortent pas en tête, d’autres formations eurosceptiques sont bien parties pour finir deuxième ou troisième, notamment en Allemagne, en Espagne et au Portugal, en Finlande et en Suède, en Roumanie et en Bulgarie ainsi qu’en Estonie et Lettonie.
En sièges, le groupe Identité et démocratie (ID) se profilerait comme la troisième plus grande force politique avec 98 eurodéputés, devançant le groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE) qui en obtiendrait 85. Cependant, le groupe où siège le Rassemblement national (RN) pourrait être surpassé par celui où entend siéger Reconquête si les eurodéputés hongrois du Fidesz de Viktor Orbán, actuellement non inscrits, décidaient de les rejoindre.
À ce titre, il est possible qu’une coalition regroupant le Parti populaire européen (PPE), ID et CRE se forme, rassemblant ainsi 50 % des 720 sièges du futur Parlement européen. Encore faut-il que le PPE se rallie clairement aux partis de droite.
Actuellement, les trois principaux groupes centristes, à savoir le PPE, l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) et Renew Europe (RE), totalisent 420 députés sur 705. Après les prochaines élections, leur effectif pourrait chuter à 390 sièges. Une « super-coalition » composée du PPE, du S&D et de Renew ne jouirait plus d’une majorité aussi dominante qu’auparavant (actuellement à 60 %).
Explosion de la demande de retraites monastiques
Selon La Croix, les abbayes et monastères connaissent une hausse des demandes et les profils des retraitants sont de plus en plus variés, signe qu’il existe une soif spirituelle : l’homme ne vit pas seulement de pain... Ce phénomène se vérifie depuis déjà plusieurs années voire plusieurs décennies, précise la sociologue des religions et spécialiste de la vie monastique, Isabelle Jonveaux.
« Une tendance qui va de pair avec celle du développement personnel, outre le public pratiquant en recherche d’une intensification de sa foi, il y a un véritable public en recherche de soi, c’est très à la mode et pas seulement dans les monastères. »
Les responsables d’hôtellerie monastique le confirment : les demandes viennent de profils de plus en plus variés et souvent éloignés de la foi catholique. Le frère Pierre-Marie, hôtelier de l’abbaye bénédictine de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire constate :
« Nous accueillons beaucoup de personnes en burn-out, par exemple. Le fait de suivre un rythme, d’être accompagné par un frère et de vivre un peu en silence constitue souvent pour eux une véritable bouée de sauvetage ».
“Les dividendes de la paix, d’un certain Laurent Fabius, ne sont qu’une vue de l’esprit”
Interrogé dans Valeurs Actuelles sur le conflit russo-ukrainien, l’ancien patron des forces spéciales françaises et du renseignement militaire, le général de corps d’armée (2S) Christophe Gomart déclare :
D’un seul coup, les pays européens, dont la France, ont pris conscience que la guerre faisait partie de l’histoire des hommes. Les dividendes de la paix, d’un certain Laurent Fabius, ne sont qu’une vue de l’esprit. Tous ces pays occidentaux se sont désarmés et se sont placés sous le parapluie américain, à l’exception de la France même si elle a aussi a, année après année, réduit drastiquement le budget consacré à ses armées et à sa défense.. Or, il faut pouvoir disposer d’une armée puissante pour montrer sa force. Les pays européens ne peuvent plus se contenter de se protéger uniquement derrière l’arme nucléaire américaine. L’Europe a montré son soutien à l’Ukraine, mais en même temps on se divise sur la comptabilité des livraisons d’armes. Avec la guerre en Ukraine, le vrai risque concerne directement l’affaiblissement durable des puissances européennes, en raison pour certains pays de leurs économies vacillantes et de leurs populations déclinantes. Les Européens doivent dès à présent penser à leur défense sans le soutien des Américains.
Il faut que l’ARCOM intervienne auprès de France Télévisions…
France Télévisions publie les chiffres de la répartition des temps de parole de ses invités politiques sur les antennes de France 2, France 3 (information nationale), France 5 et franceinfo (canal 27). Les chiffres du quatrième trimestre 2023 font clairement apparaître un déséquilibre en faveur de l’extrême-centre :
France 2 :

France 3 :

France 5 :

France Info :

La société s’inquiète du suicide mais présente le « suicide assisté » comme « ultime liberté »
Bienvenue chez les fous. Le Monde a enquêté sur la hausse des idées suicidaires et tentatives de suicide chez les 18-24 ans :
Crise écologique, guerres, risques sanitaires, manque de perspectives… « Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point les discours de “désespérance” et les messages fatalistes ont des conséquences, à un âge où on se construit », rapporte Charles-Edouard Notredame, psychiatre au centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille, qui coordonne la ligne d’écoute nationale 3114 de prévention du suicide.
Dans la bouche des médecins, psychiatres et pédopsychiatres, en première ligne face à la souffrance des adolescents et des jeunes adultes, un constat revient : le contexte anxiogène, s’il est loin d’expliquer à lui seul le mal-être d’une frange de la jeunesse, pèse sur les esprits. Mais c’est un enchevêtrement de facteurs qui mène certains jeunes jusqu’aux « idées noires » ou à la tentative de suicide. Des jeunes, semble-t-il, de plus en plus nombreux : c’est la tendance dessinée par le baromètre sur le sujet rendu public, le 6 février, par Santé publique France.Cette enquête, déclarative, menée en 2021 – l’an II de la crise sanitaire liée au Covid-19 – auprès d’un échantillon de près de 30 000 personnes de 18 à 85 ans, a mis un coup de projecteur sur la détérioration de la santé mentale des 18-24 ans : les pensées suicidaires déclarées ont été multipliées par plus de deux depuis 2014 dans cette tranche d’âge, passant de 3,3 % à 7,2 %.
Claire Fourcade, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), dénonce la propagande en faveur de l’euthanasie dans un entretien pour Atlantico.
« Il s’agit d’un sujet complexe en France, parce que l’on aborde le sujet de manière particulièrement émotive. Il est donc très mal vu de pointer du doigt les intérêts économiques pourtant réels qui se situent derrière les demandes des mutuelles de soutenir la légalisation de l’euthanasie ».
« Le Canada avait mis en place des verrous très stricts quand il a légalisé l’euthanasie en 2016 ». « L’euthanasie ne devait être pratiquée qu’à l’approche de la fin de vie et dans le cas de souffrances réfractaires ». Mais « ces verrous ont ensuite sauté très vite ».
« Rapidement, la notion de fin de vie a été évacuée, notamment pour des raisons juridiques, et la pratique a rejoint le domaine des soins ».
« L’implication des mutuelles pose clairement question ». « Il y a peu de sujets relevant du sociétal poussant de tels organismes à s’impliquer de la sorte et je ne peux que constater, en 25 ans de pratique, que les mutuelles ne nous aident pas beaucoup dans l’accompagnement des personnes en fin de vie ».
« Ce message aura nécessairement un impact très fort sur les patients en fin de vie ». « Ce message consiste à dire que ceux qui ne veulent pas mourir coûtent cher et cela aura forcément un poids sur le choix des personnes ». « Or, on nous présente toujours le choix de l’euthanasie comme un choix libre ».
Crise agricole : le jeu de dupes de la FNSEA
A propos de la crise agricole, Yann de Kérimel a été interrogé dans L’Homme nouveau. Extrait :
[…] Quand on veut bien y passer du temps, on se rend compte que le syndicat majoritaire, la Fédération nationale des Syndicats d’Exploitants agricoles (FNSEA), n’est pas dirigé par les revendications de ses membres de la base. Il a monté un système de cogestion avec le ministère de l’Agriculture, l’agroindustrie, les coopératives, Groupama (société d’assurance mutuelle française née dans le monde rural, NDLR), la Sociétés d’Aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), le Crédit agricole, la Mutualité sociale agricole (MSA)… Le groupe Avril (groupe agro-industriel français, NDLR) est lié à la FNSEA et détient des parts dans bon nombre d’agro-industries d’autres pays mais est aussi responsable de l’importation d’huile de palme, des silos par lesquels passent les importations et exportations, etc. Ce sont eux qui écrivent les lois avec le ministère et, pour maintenir leur place, ils font en sorte que quelques lois déplaisent fortement, à la suite de quoi ils appellent « leurs troupes » à manifester, ce qui entraîne un petit « recul » du gouvernement… Et le tour est joué, les chiens féroces rentrent à la niche, sans avoir vu que l’augmentation du GNR cachait autre chose. Le système d’élection des Chambres d’agriculture est déjà, en soi, un scandale. 19 sièges sont à pourvoir, la liste qui fait le meilleur score obtient 10 sièges plus le prorata de son score sur les 9 sièges restants, ce qui fait que la FNSEA a presque systématiquement la majorité absolue, qui n’est pas représentative puisqu’il y a une abstention de près de 50 %. Et il y a plus scandaleux. La répartition de l’enveloppe budgétaire lors des élections des Chambres est actuellement à 75 % sur le nombre de scrutins et 25 % sur le nombre de sièges obtenus (légalement, certes, mais avec quelle légitimité ?). Une loi est en cours d’adoption pour changer ce financement : à 50 % sur le scrutin et 50 % sur les sièges, rajoutant un peu de beurre dans l’escarcelle de la FNSEA et privant les autres syndicats de quelques centaines de milliers d’euros. Ces blocages sont un jeu qui permet au syndicat majoritaire mais aussi aux autres de montrer leur force tout en maintenant la pression sur leurs troupes. Il ne faut pas oublier que les syndicats ne vivent plus des adhésions de leurs membres mais de finances publiques, ce qui peut leur donner envie de rester en place avec des émargements et autres défraiements confortables, et ceci sans sauver l’agriculture française. Le fait est que, cette fois-ci, ils ont été tellement nuls que leur jeu a sauté au visage de n’importe quel citoyen avisé. Les syndicats, par leur médiocrité et leurs revendications totalement déconnectées du réel, ont perdu une large part de leurs troupes.
Pourquoi les agriculteurs continueraient-ils à s’appuyer sur la FNSEA si leurs revendications sont détournées ?
L’année prochaine auront lieu les prochaines élections des Chambres d’agriculture. J’ose espérer que les paysans se souviendront tous de la duplicité de la FNSEA-JA (les Jeunes Agriculteurs étant la pépinière de la FNSEA). Cela dit, il faudrait aussi que chaque paysan devienne responsable et cesse de donner les clefs, le chéquier et une totale confiance à ses élus. C’est d’abord à eux qu’il faut demander des comptes, car c’est eux qui doivent nous défendre. Ce constat est aussi valable pour toutes les autres élections. Car, comme beaucoup le savent, le pouvoir rend fou, il déconnecte des idéaux premiers, on oublie vite de regarder qui on devait servir pour se servir soi-même par orgueil ou cupidité : c’est tellement bon d’être entouré de « savants », de « grands ». La Coordination rurale, syndicat agricole fondé il y a une trentaine d’années, avait prévenu dès sa fondation que la Politique agricole commune (Pac) rendrait esclaves les paysans, soumis à un marché mondial toujours plus compétitif, les forçant à devenir toujours plus productifs. La FNSEA a joué avec cela, elle tient les ficelles du Crédit agricole, de la Safer, de Groupama. Donc un agriculteur en difficulté, quand il voit sa situation péricliter, n’a pas d’autre choix que d’aller vers le syndicat qui, ayant le plus de sous, lui offrira des réductions sur les assurances, un crédit de rachat. La majorité des paysans est aujourd’hui endettée et dépendante de ce système. Les moins de 35 ans se regroupent au sein des Jeunes Agriculteurs où ils bénéficient d’avantages : carte de réduction sur les carburants, le service de remplacement, l’assurance et la mutualité sociale agricole, etc. Ils sont enfermés dans un système où ils sont perdants, mais bien moins que s’ils n’y étaient pas. Et le fait d’être dedans donne encore plus de pouvoir à leurs geôliers.
Quelles seraient donc les issues possibles pour le monde agricole ?
Il faudrait pouvoir déloger Avril-FNSEA-JA de leur place. Il faudrait ensuite imposer à la Commission européenne de se remettre au service des nations qui la composent, voire même sortir de l’Europe. Comme dit plus haut, l’urgence est de détaxer le GNR pour les paysans et le BTP, comme c’est déjà le cas pour les marins pêcheurs. Le prix du gasoil routier devrait être détaxé pour les transporteurs routiers dont nous avons cruellement besoin dans ce monde de consommation où les productions ne sont pas à proximité des consommateurs. Il faut abroger la loi sur l’énergie (électricité et gaz) qui impacte notre industrie, notre agriculture et tous les Français. La FNSEA demande actuellement la suppression des normes phytosanitaires, mais c’est aberrant. Ce sont des normes de protection pour la santé des consommateurs. Nous importons à l’inverse des produits qui ne sont pas soumis aux mêmes règles, la concurrence n’est donc pas équitable. Il faudrait imposer ces normes aux produits arrivant sur le territoire, ce qui concrètement supprimerait l’importation, et la vente serait faite à un prix juste. Il faudrait détricoter tout le système de la Pac qui est scandaleusement onéreux. À l’origine, il ne s’agissait que d’aides pour compenser la vente à perte. Aujourd’hui, par les aides à la surface, c’est la course à l’agrandissement voire à l’enrichissement pour certains, non qu’il faille les spolier de leurs biens mais il est scandaleux de savoir que les aides de la Pac peuvent rendre riche sans travail. […]
9 jours pour s’inspirer de 9 femmes au témoignage bouleversant
Pour la journée de la femme, Hozana propose une neuvaine spéciale : “9 jours pour s’inspirer de 9 femmes au témoignage bouleversant” dans laquelle 9 femmes influenceuses sur Instagram dévoilent les figures féminines qui les inspirent (des saintes et bienheureuses)…
Chaque jour, les priants qui s’inscrivent recevront :
- Un résumé de la vie de la femme du jour
- Un témoignage de l’influenceuse qui nous raconte comment cette femme l’inspire au quotidien
- Une prière
Tout au long de la neuvaine, les priants pourront également confier leur intention de prière pour les femmes de leur vie mais aussi commander pour elles un cierge qui sera allumé au sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac spécialement pour l’occasion !
La soutane est un signe du présent plus que du passé
Professeur de science politique à l’Université de Bordeaux et spécialiste de la sociologie du catholicisme, Yann Raison du Cleuziou analyse dans Ouest France la tendance des jeunes catholiques à se tourner vers le traditionalisme. Extrait :
« L’enquête de La Croix sur les jeunes qui ont participé aux JMJ de 2023 montre que la pratique de la messe en latin s’est banalisée dans cette génération : 38 % trouvent cette expérience positive pour leur vie de foi, même si seulement 8 % estiment que c’est leur liturgie préférée. Les jeunes sont en recherche d’expériences religieuses intenses et une messe paroissiale classique peut leur sembler superficielle ».
Les jeunes traditionalistes sont-ils plus visibles qu’ils ne l’étaient ?
« Cette tendance est renforcée par un effet de perpétuation : les catholiques pratiquants qui ont une sensibilité religieuse conservatrice, voire traditionaliste, ont plus de succès dans la transmission de la foi à leurs enfants que les autres sensibilités du catholicisme. Ces courants gagnent donc en visibilité parmi les jeunes catholiques restants ».
Ceux qui s’engagent vers la prêtrise sont-ils plus facilement tentés par le port de la soutane que la génération précédente ?
« En raison même de l’effet de transmission, le profil des jeunes qui veulent devenir prêtre est souvent lié à des familles plus conservatrices. L’enquête de La Croix (décembre 2023) sur les séminaristes montre que 48 % portent la soutane habituellement et 25 % occasionnellement. C’est une pratique banale et ce serait une erreur d’interprétation d’y voir un retour du passé ».
La soutane serait donc un signe du présent plus que du passé ?
« C’est une expression caractéristique de la culture contemporaine : les jeunes juifs portent plus souvent la kippa que leurs parents, les jeunes musulmanes plus souvent le voile que leur mère. Ce sont des manifestations d’un refus de l’effacement du religieux dans une société toujours plus sécularisée. Le recul du religieux est la tendance dominante, ne l’oublions pas ».
La pratique religieuse a-t-elle tendance à se décomplexer et à s’afficher plus facilement dans la rue, lors de processions comme celles d’autrefois ?
« Oui, souvent les jeunes prêtres et catholiques aiment restaurer la dimension publique du culte en processionnant dans la rue ou en restaurant des calvaires. Cela correspond à l’idée qu’il faut assumer publiquement sa foi, mais aussi rappeler aux Français leur passé catholique, voire réveiller leur curiosité pour cette dimension négligée de leur culture collective ».
Les jeunes catholiques qui seraient plus attachés à la tradition couplent-ils parfois cette pratique religieuse avec un engagement politique à l’extrême droite ?
« Marine Le Pen est arrivée au second tour des deux dernières élections présidentielles. L’attirance pour l’extrême-droite traverse donc tous les électorats de droite, les catholiques compris. Mais à la dernière présidentielle, ce qui distingue certains jeunes catholiques de droite, souvent proches du traditionalisme, c’est qu’ils ont choisi Éric Zemmour plutôt que Marine Le Pen. En effet, celui-ci accorde une grande importance au catholicisme pour définir l’identité française, alors que Marine Le Pen insiste plus sur la laïcité. Dans l’enquête de La Croix sur les inscrits aux JMJ, 38% se disent de droite et seulement 15% d’extrême-droite. Il ne faut donc pas confondre la partie avec le tout ».
Burkina Faso : des hommes armés ont attaqué l’église catholique d’Essakane
Le bilan provisoire est de 15 civils tués et deux blessés, selon un communiqué du diocèse

Dérives sectaires : Marine Le Pen cloue au mur Olivier Véran
Extrait de la discussion du 14 février sur le projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes :
Olivier Véran : Quand j’entends ces applaudissements, je me dis que j’ai bien fait de revenir à l’Assemblée nationale. Je vous remercie.
Emeric Salmon : Deux orateurs d’un même groupe ne peuvent pas intervenir successivement ! Ce n’est pas possible !
Mme la présidente : Aucune règle ne l’interdit, cher collègue.
Olivier Véran : Vous crierez quand j’aurai parlé. Peut-être aurez-vous alors une raison de le faire !
Mme la présidente : S’il vous plaît ! C’est à M. Véran que j’ai donné la parole.
Olivier Véran : La France, c’est le pays des Lumières, de l’excellence scientifique, de la rigueur intellectuelle.
Philippe Lottiaux : Ça ne vaut pas pour vous !
Olivier Véran : En France, la loi doit protéger les plus fragiles et condamner tous ceux qui prospèrent sur la peur, la misère et la mort. (Mêmes mouvements.)
Mme Véronique Louwagie : Nous n’entendons rien, madame la présidente !
Olivier Véran : Avant de venir, j’ai tapé les mots « gourou » et « Raoult » sur Google. J’ai obtenu davantage de réponses qu’en tapant les mots « science » et « Le Pen ». (Applaudissements sur les bancs du groupe RE et sur quelques bancs du groupe Dem. – Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.)
Sylvain Maillard : Eh oui !
Jocelyn Dessigny : Quelle bassesse !
Olivier Véran : Pendant la pandémie, il y a eu d’un côté les blouses blanches, au chevet des malades et dans les laboratoires, et, de l’autre, il y a eu Didier Raoult. (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.)
Mme la présidente : S’il vous plaît !
Olivier Véran : Les premiers ont gagné notre estime et notre respect : le second a gagné de l’argent et des disciples. (Exclamations prolongées sur les bancs du groupe RN.) Les critères d’une dérive sectaire sont-ils ici réunis ? À tout le moins, il y a matière à débat. Nous avons assisté aux délires quasi messianiques d’un homme qui porte la blouse comme Raël porte la tunique, et dont le talent exceptionnel l’emporterait sur l’ensemble de la communauté scientifique internationale.
Laurent Jacobelli : Qui peut encore écouter M. Véran ?
Olivier Véran : Rappelons-nous des files ininterrompues de malades devant l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, en quête du précieux élixir. (Mêmes mouvements.)
Mme la présidente : S’il vous plaît ! Pourquoi hurlez-vous ainsi ? Nous n’entendons rien ! Je vous ai laissés vous exprimer.
Olivier Véran : Combien de malades, en France, auront-ils refusé un vaccin protecteur, enfermés dans de fausses croyances en raison des propos ambigus du charlatan de la Canebière ? (Mêmes mouvements.)
Mme la présidente : Attention, chers collègues, j’ai le règlement sous la main ! (Sourires. – Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR, ainsi que sur quelques bancs du groupe LR.)
Olivier Véran : L’hydroxychloroquine mal utilisée a ôté bien plus de vies qu’elle n’en a sauvé, et Didier Raoult a vendu des dizaines de milliers de livres. (Exclamations prolongées sur les bancs des groupes RN et LR, ainsi que sur quelques bancs du groupe GDR-NUPES.)
Laurent Jacobelli : Où sont les masques ?
Olivier Véran : Mesdames et messieurs les députés, notre pays connaîtra d’autres crises sanitaires et d’autres gourous. Certains d’entre eux parviendront à ébranler la confiance de nos concitoyens à grande échelle. D’autres attenteront peut-être à nos institutions. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE et sur quelques bancs du groupe Dem. – Exclamations prolongées sur les bancs du groupe RN.)
Mme la présidente : S’il vous plaît ! C’est extraordinaire…
Olivier Véran : Nous sommes ici pour faire la loi, pour protéger les plus fragiles, pour rappeler des évidences scientifiques. S’il est possible de débattre de toutes les idées, on ne peut s’arroger des compétences qu’on n’a pas et attenter à la sécurité et à la santé de nos concitoyens pour des bénéfices personnels. (Applaudissements prolongés sur les bancs des groupes RE et Dem, de nombreux députés du groupe RE s’étant levés. – Exclamations prolongées sur les bancs du groupe RN. – M. Ugo Bernalicis fait mine de se prosterner.)
Nicolas Sansu : Vous allez mettre la ministre mal à l’aise !
Philippe Gosselin : Bravo les socialistes !
Mme la présidente : Je vois que vous demandez la parole, madame la présidente Le Pen, mais deux députés pour et deux députés contre l’amendement no 3 se sont déjà exprimés.
…/…
Mme la présidente : Par ailleurs, dans la mesure où Mme K/Bidi a effectivement indiqué qu’elle s’abstiendrait sur l’amendement no 3, il me faut, pour être juste, donner la parole à un député qui y est opposé. Mme la présidente Le Pen s’exprimera donc, puis nous procéderons au vote. (« Ah ! » sur les bancs du groupe RN.)
Mme Marine Le Pen : Il ne s’agit pas de savoir si certains ne souhaitent pas lutter contre les dérives sectaires, car tout le monde le veut.
Thomas Ménagé : Eh oui !
Mme Marine Le Pen : Il s’agit de définir comment s’y prendre. (Exclamations sur quelques bancs du groupe Dem.) À cet égard, doit-on prendre le risque de toucher aux libertés publiques, et particulièrement à la liberté d’expression, que l’on doit préserver en toutes circonstances et donc ne toucher que d’une main tremblante ? Vous arrivez avec vos gros sabots et un texte qui représente un danger ; le Conseil d’État vous l’a dit. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur quelques bancs des groupes RE et Dem.) Puisqu’une réécriture de l’article nous est soumise, nous devons définir ce qu’est un lanceur d’alerte.
David Valence : Vous n’étiez pas là !
Mme Marine Le Pen : Vous me pardonnerez, mais s’il y a une personne qui n’aurait pas dû prendre la parole aujourd’hui, c’est bien M. Véran, qui, pendant la crise du covid, a dit absolument tout et son contraire ! J’insiste, il a dit n’importe quoi et cela a été scientifiquement prouvé. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe RE.)
Rémy Rebeyrotte : Vous êtes Diafoirus !
Jocelyn Dessigny : Taisez-vous, Rebeyrotte, au lieu de dire des bêtises !
Mme la présidente : S’il vous plaît !
Mme Marine Le Pen : Et comme il a osé parler de M. Raoult, nous allons continuer, car c’est effectivement un sujet fondamental. Certains ministres n’ont-ils pas été soignés par ce professeur ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur quelques bancs du groupe LR.) La mère d’un certain président de conseil régional n’a-t-elle pas, elle aussi, été soignée par M. Raoult ? (Mêmes mouvements.) Et un Président de la République ne s’est-il pas déplacé pour rendre hommage au professeur Raoult ? (Mêmes mouvements.)
Mme Anne-Laurence Petel : Pas nous !
Thomas Rudigoz : N’importe quoi !
Mme Marine Le Pen : Et maintenant, vous le traînez dans la boue ! Comme quoi, il faut conserver à tout prix la liberté de critique et la liberté d’expression ! Merci d’en avoir fait la démonstration.
L’abbé Raffray répond aux théories absurdes du sédévacantisme
Depuis quelque temps, est apparue sur les réseaux sociaux la thèse “sedevacantiste”, qui affirme que le Pape n’est pas vraiment le Pape, qu’il est un usurpateur, est que L’Église catholique n’est plus la véritable Église du Christ. Il est temps de répondre à ces thèses schismatiques absurdes, qui éloignent les âmes de l’Église.
- 01:25 – Qu’est-ce que le sédévacantisme ?
- 02:54 – Les différentes thèses sédévacantistes
- 07:07 – Faut-il répondre aux sédévacantistes ?
- 08:31 – L’argument du pape hérétique
- 12:35 – Qui peut déclarer un pape hérétique ?
- 14:37 – La bulle Bulle “Cum ex apostolatus officio” de Paul IV
- 17:05 – Y a-t-il des cas de papes hérétiques dans l’histoire ?
- 19:28 – Les prétendues “hérésies” modernes
- 20:26 – Le cas de “Fiducia Supplicans”
- 24:05 – Le cas de la Déclaration d’Abou Dhabi
- 25:36 – Le Concile Vatican II contient-il des hérésies ?
- 29:14 – Le “subsistit in” (Lumen Gentium, 8)
- 33:05 – La liberté religieuse (Dignitatis Humanae, 2)
- 36:22 – Les sacres épiscopaux sont-ils invalides ?
- 40:55 – Conséquences de l’ecclésiologie sédévacantiste
- 42:14 – La messe de Paul VI peut-elle être invalide ?
- 43:54 – Les miracles eucharistiques postconciliaires prouvent la validité de la messe Paul VI
- 44:52 – Réfutation de la thèse sédévacantiste : les perpétuels successeurs de Pierre
- 46:46 – Le Grand Schisme d’occident et les Papes d’Avignon
- 47:22 – Le sédévacantisme empêche à jamais l’élévation d’un nouveau Pape
- 48:14 – Le sédévacantisme s’oppose aux 4 notes de l’Eglise.
- 48:33 – L’argument de la réception universelle
- 49:55 – Le sédévacantisme est incompatible avec l’indéfectibilité de l’Eglise
- 50:55 – Qu’est-ce que l’infaillibilité?
- 54:04 – L’infaillibilité du Magistère Ordinaire Universel
- 54:40 – Le pape n’a pas toujours raison
- 57:40 – Le statut du Magistère Ordinaire du pontife Romain
- 58:16 – Conclusion: le sédévacantisme est une fausse solution à un vrai problème
SOS Calvaires, 79 antennes et 4000 bénévoles
Ouest-France consacre un article à cette jeune association. Alexandre Caillé, directeur général de SOS Calvaires, souligne l’engouement :
Les commandes viennent de partout. De la part des communes comme des propriétaires privés.
L’attachement de la population à ces croix dépasse souvent le cadre religieux. On travaille pour faire revivre les villages. Il nous arrive de voir les habitants postés au bord de la route, comme au Tour de France, pour voir passer une nouvelle croix. Des maires organisent des banquets.
Selon l’IGN, il y en a 150 000 en France. Mais je pense qu’il y en a dix fois plus
Mercredi les sénateurs voteront pour ou contre l’inscription de la “liberté d’avorter” dans la Constitution
Mobilisez-vous ! Venez encourager les sénateurs à s’opposer à ce projet liberticide.
Chiraquisation du RN
Le Rassemblement national a demandé un “engagement écrit” garantissant que la “remigration” ne fera jamais partie du programme de l’AfD, assure à France Inter Thibaut François, député RN du Nord.
Le président du RN Jordan Bardella et Marine Le Pen ont déjeuné mardi avec Alice Weidel, la coprésidente de l’AfD, parti allemand et allié du RN au Parlement européen. Pourtant, en janvier, Marine Le Pen avait pris ses distances avec l’AfD, accusé d’avoir présenté un plan d’expulsion massive du pays d’étrangers et de “citoyens non assimilés”. Souhaitant que“les choses soient extrêmement claires”, Marine avait alors déclaré qu’elle était “en total désaccord avec la proposition”.
“Je considère que nous avons, si c’est le cas, une opposition flagrante avec l’AfD. Et nous serons amenés à discuter des divergences, et voir si ces divergences ont ou n’ont pas des conséquences, sur la capacité que nous avons à nous allier dans un même groupe”.
Jordan Bardella chez les franc-maçons
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Jordan Bardella chez les franc-maçons
Extrait du Canard enchaîné en pièce jointe

Terres de Mission : Neuvaines pour traverser les épreuves
Terres de Mission reçoit Maxence Hecquard, philosophe et auteur d’un ouvrage sur “La Crise de l’autorité dans l’Eglise” (La Nouvelle Librairie éditions). Cet ouvrage défendant la thèse de l’illégitimité des Papes postérieurs à Vatican II (le “sédévacantisme” ), c’est l’occasion de débattre de cette hypothèse (Guillaume de Thieulloy, qui reçoit l’auteur, ne la partageant pas du tout !).
Puis, Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la famille en Europe, présente les neuvaines que l’Institut a publiées au cours des dernières années – notamment une neuvaine à Marie qui guérit les couples ou une neuvaine pour traverser le cancer.
Deuxième dimanche de Carême
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
La messe célébrée ce dimanche est celle du IIe dimanche de Carême. Notre Seigneur avant d’entrer dans la douloureuse épreuve de sa Passion nous laisse paraître, dans l’Évangile de ce dimanche la splendeur de sa gloire par la Transfiguration devant trois de ses disciples. Cet état de béatitude auquel nous sommes également appelés ne se réalisera que par l’infinie miséricorde de Dieu que tous les chants de cette messe réclament…
Introït : Reminiscere
Texte issu du psaume 24
| Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, et misericórdiæ túæ, quæ a sæculo súnt // ne únquam dominéntur nóbis inimíci nóstri // líbera nos, Déus Israel, ex ómnibus angústiis nóstris. | Souvenez-vous Seigneur de votre bonté et de votre miséricorde qui sont de toujours // Que nos ennemis ne l’emportent pas sur nous // Délivrez-nous, Dieu d’Israël, de toutes nos angoisses. |
Le verset de cet introït est bien entendu le début du psaume 24 que nous avons souvent entendu au temps de l’Avent.
| Ad te Dómine levávi ánimam méam : Déus méus in te confído, non erubéscam. | Vers vous, Seigneur, j’élève mon âme, mon Dieu c’est en vous que je mets ma confiance et je n’aurai pas à en rougir. |
Graduel : Tribulationes
Le texte du graduel de ce IIe dimanche de Carême qui suit l’introït provient également du psaume 24.
C’est une humble prière de l’âme repentante bien placée après l’épître qui vient de nous donner divers moyens de mortification.
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Víde humilitátem méam, et labórem méum ; et dimítte ómnia peccáta méa.
Les angoisses de mon cœur se sont multipliées. Arrachez-moi à mes tourments.Voyez mon humiliation et ma peine et remettez tous mes péchés.
Le contexte du psaume replace ces paroles dans un climat de confiance en la miséricorde divine.
M. Yves Gire qui avait publié son maître-ouvrage « L’Année Grégorienne » n’avait jamais voulu aborder l’aspect technique ni dans ce livre, ni dans l’émission « Chant grégorien du jour » qu’il avait créée en 1987. C’est pourquoi il avait écrit ses « Compléments techniques » à l’adresse des choristes, chefs de chœur et spécialistes. Voici ce qu’il écrivait sur ce graduel du IIe dimanche de Carême :
On retrouve (comme à celui de la messe du jour de Noël par exemple) un 5e mode sans partie grave empruntée au 6e mode, avec les trois notes importantes Fa-La-Do énoncées dès le départ. Dans la première partie il y a peu de grandes vocalises, seulement sur Dómine ; dans la deuxième partie, il y a surtout celle de Labórem, typique des graduels du 5e mode ; à noter dans cette vocalise, à la fin de la deuxième incise, l’épisème sur le Sol qui n’indique qu’un petit soulèvement de la note au levé avant de retomber sur la longue, le léger élargissement correspondant devant commencer sur le losange qui précède. Sur ómnia on trouve une formule de graduel du 2e mode (en La), ce qui est assez fréquent, les deux modes ayant la même dominante.
Trait : Confitemini
Le Trait du IIe dimanche de Carême Confitémini Dómino comporte quatre versets qui sont les premiers du psaume 105, psaume de louange à la miséricorde divine en laquelle nous autres pécheurs nous mettons notre confiance. La suite du psaume raconte longuement toutes les infidélités dont le peuple d’Israël s’est rendu coupable au cours de son histoire, et comment, à chaque fois, le Seigneur en a eu pitié et lui a pardonné, ce qui justifie cette louange et cette confiance.
Voici la traduction de ce texte :
Louez le Seigneur car il est bon, car sa miséricorde est éternelle. Qui racontera tous les hauts faits du Seigneur, qui fera entendre toutes ses louanges ? Heureux ceux qui gardent ses commandements et qui accomplissent sa volonté en tout temps. Souvenez-vous, Seigneur, de votre peuple dans votre bienveillance, visitez-nous pour nous sauver.
La mélodie, comme celle de tous les Traits, est une psalmodie très ornée avec des formules qui reviennent aux différentes cadences du texte. Elle s’apparente beaucoup à celle du Trait Dómine non secúndum du mercredi des Cendres. On y retrouve en particulier la même progression d’un verset à l’autre depuis le grave vers l’aigu.
Offertoire : Meditabor
Deux versets du long psaume 118, le psaume de la fidélité à la Loi divine, fournissent le texte de l’offertoire.
| Meditábor in mandátis túis quæ diléxi válde, et levábo mánus méas ad mandáta túa quæ diléxi. | Je méditerai sur vos commandements car je les aime de tout mon cœur, et je lèverai les mains vers vos commandements que j’aime. |
L’expression levábo mánus méas = je lèverai les mains exprime la prière de l’âme vers son Créateur.
La mélodie correspond tout à fait à cette atmosphère méditative, avec son faible développement et ses longues tenues. [On remarquera comme est souligné le mot diléxi = j’aime qui revient deux fois, d’abord par une simple accentuation, puis par une grande vocalise très expressive].
Communion : Intellige
L’antienne de communion du IIe dimanche de Carême est encore une prière personnelle, suppliante mais pleine de confiance, avec un grand élan d’amour et d’adoration. Elle est tirée du psaume 5, une des nombreuses prières de David en butte aux persécutions de ses ennemis et qui s’en remet à la protection divine :
| Intéllige clamórem méum, inténde vóci oratiónis meæ, Réx méus, et Déus méus : quóniam ad te orábo, Dómine. | Entendez mon appel, soyez attentif à la voix de ma prière, mon Roi et mon Dieu, car c’est vous, Seigneur que je supplie. |
On remarquera dans la mélodie les grands élans de Intéllige au début et orábo à la fin, ainsi que la douceur pleine de tendresse sur l’invocation Réx méus, et Déus méus (mon Roi et mon Dieu).
Etats-Unis : Soros investit massivement dans des stations de radio pour les élections
George Soros est sur le point de prendre 40 % de la deuxième société de radio des États-Unis, ce qui lui permettra d’exercer une forte influence médiatique sur les prochaines élections présidentielles.
Selon des informations financières, le milliardaire de gauche a racheté pour 400 millions de dollars de dettes d’Audacy, le deuxième propriétaire de stations de radio (derrière iHeart Media) aux États-Unis, qui possède plus de 220 stations dans tout le pays. Soros a investi dans l’entreprise après qu’elle eut déposé son bilan en janvier, avec près de 2 milliards de dollars de dettes.
Cette initiative a incité un républicain à spéculer sur le fait que Soros se positionnait pour exercer une influence politique sur l’opinion publique par l’intermédiaire de son méga-royaume médiatique dans les mois précédant l’élection présidentielle de 2024.
Selon des rapports récents, Soros injecte de l’argent dans les partis démocrates locaux du Texas pour tenter de faire basculer l’État. Le Daily Caller a rapporté que
“Soros, en collaboration avec le Texas Majority PAC, a fait don de sommes à six chiffres aux partis démocrates des comtés d’Hidalgo, de Cameron et de Dallas, qui sont tous majoritairement ou majoritairement hispaniques, selon le Texas Tribune . Les dépenses de Soros interviennent alors que les démocrates ont perdu du terrain au niveau national et au Texas auprès des électeurs latinos”.
Ce n’est pas la première fois que Soros cible le bloc électoral hispanique ou qu’il utilise les investissements dans les médias pour tenter d’influencer les élections. Le Daily Caller a rapporté en décembre 2023 que
“l’Open Society Policy Center, la Foundation to Promote Open Society et l’Open Society Institute, toutes des branches du réseau philanthropique de Soros, ont versé des dizaines de millions de dollars à des groupes de mobilisation d’électeurs latinos de centre gauche et à des organisations de défense des intérêts latinos de gauche en 2022, une année électorale, tout en achetant des médias latinos et en complotant avec des stratèges démocrates.”
L’année dernière, le média local Maine Public a rapporté que le National Trust, soutenu par Soros, avait pris le contrôle du plus grand réseau de journaux du Maine, en acquérant cinq quotidiens et 17 publications hebdomadaires. Le National Trust a reçu des fonds de l’Open Society Foundation de Soros et du milliardaire suisse de gauche Hansjörg Wyss pour l’achat du réseau de médias.
Depuis 2003, Soros a versé plus de 52 millions de dollars à toutes sortes de médias, qu’il s’agisse d’organes de presse libéraux, de médias d’investigation ou même de petits blogs.
La réélection de Von der Leyen soutenue par Soros
Avant même de recevoir le soutien officiel de son parti, Ursula von der Leyen a profité de l’appui d’Alex Soros lors d’un dîner de gala.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prêté serment de défendre la démocratie et l’État de droit contre ceux qui cherchent à les détruire, et a présenté à nouveau sa candidature à la tête de la Commission pour le prochain mandat de cinq ans, obtenant ainsi le soutien des conservateurs allemands.
Ces derniers jours, Ursula von der Leyen, forte de l’opportunisme politique excessif dont elle a fait preuve ces dernières années, a également souhaité recevoir le soutien à sa candidature du réseau Open Society Foundations et des amis libéraux et socialistes d’Alexander Soros, bien avant de le recevoir officiellement de son propre parti européen lors du congrès de Bucarest les 6 et 7 mars. C’est la preuve de la direction dans laquelle von der Leyen veut aller dans les années à venir : la destruction des racines judéo-chrétiennes et leur remplacement par des idéologies de genre et vertes ; un centralisme accru au détriment du respect des identités nationales ; la vassalité envers les Etats-Unis et les lobbies libéraux-socialistes mondialistes. Mme Von der Leyen a également réitéré la lutte contre l’ennemi extérieur qui devrait unir les Européens : la Russie.
C’est à Munich qu’il a assisté au dîner de gala organisé par l’Open Society, dont l’hôte était le nouveau chef de l’empire philanthropique, Alex Soros (fils de George), qui, assis à côté du président de la Commission, devant un public composé des politiciens, hommes d’État et lobbyistes les plus influents de la scène sociale-libérale et mondialiste mondiale, a certainement apprécié la reconduction de son mandat et a rappelé la collaboration qu’il avait eue avec la Commission et avec plusieurs commissaires sur de nombreux dossiers. Alex Soros lui-même a exprimé sur Facebook son appréciation du “grand discours d’ouverture” d’Ursula von der Leyen et ses “remerciements aux dirigeants de l’UE, aux sénateurs et au personnel de l’administration américaine pour s’être joints à nous”.
Macron s’en va-t-en guerre, mironton, tonton, mirontaine. Macron s’en va-t-en guerre, ne sait quand s’arrêtera (2/2)
Dans un premier temps, nous avons rappelé l’événement tout récent de signature entre la France et l’Ukraine d’un accord bilatéral de sécurité entre la France et l’Ukraine, pour une durée de 10 ans, que nous jugions peu rassurant.
Dans un deuxième temps, nous voulons rappeler quelques éléments en discussion sur le conflit russo-ukrainien, le rôle potentiel de la France et quelques autres perspectives.
Mais revenons à nos moutons. En fait, pourquoi la France est-elle engagée dans ce conflit ? Parce qu’après tout, on n’a pas forcément la mémoire du poisson rouge. On se rappelle les bombardements de l’OTAN sur la Serbie et la sécession du Kosovo soutenue par l’Union européenne ; on se rappelle même (M.Védrine au JDD, le 18/02/2024)
« l’avis de l’école réaliste américaine de la guerre froide, Kissinger et Brzezinsky, selon laquelle tout cet engrenage aurait pu être évité, à condition que, pendant la décennie 1990, les Etats-Unis aient mené une realpolitik plus intelligente pour intégrer la Russie. Non pas par amour pour la Russie, bien sûr, mais pour des raisons de sécurité. Cela n’a pas été tenté » ;
on se rappelle les promesses américaines de non-extension du domaine de l’OTAN.
On se rappelle [juste par analogie avec les référendums organisés par M.Poutine dans les territoires conquis en Ukraine orientale et qualifiés lors des discussions rapportées ci-dessus de fantoches par Mme Bergé et de grotesques par le député LIOT M. Panifous pour finir par
« des simulacres de scrutins organisés à la hâte en zones occupées, le Kremlin annexait en toute illégalité les territoires occupés dans les régions de Louhansk, Donestk, Zaporijjia et Kherson. Je le dis sans ambiguïté : le fait accompli ne fera jamais le droit, n’en déplaise aux propagandistes du Kremlin »
asséné par Mme Colonna le 3/10/2022,) le référendum dans les îles des Comores aboutissant au rattachement de Mayotte à la France contre la volonté des Comores :

(Avec le commentaire suivant : « Les partisans de l’indépendance pensaient que la France se conformerait au droit international concernant l’indivisibilité des entités coloniales. Le secrétaire d’État français aux DOM-TOM justifiait, le 26 juillet 1974, l’organisation d’une consultation globale dans l’archipel en disant qu’« on ne peut concevoir une pluralité de statuts pour les différentes îles de l’archipel ». Toutefois, la France, après la tenue de la consultation, ne va pas interpréter les résultats globalement mais île par île ».)
On se rappelle la révolution dite de Maïdan en 2015 à Kiev, ayant abouti (tiens donc !) au remplacement d’un président favorable à l’alliance avec la Russie par un dirigeant favorable à l’alliance avec les Etats-Unis, sans compter l’argent américain largement dépensé à l’époque (Mme Victoria Nuland) quoique, à n’en pas douter…., uniquement pour des raisons humanitaires. On se rappelle encore les accords de Minsk, les promesses ukrainiennes et l’engagement franco-allemand non tenus. Les discriminations et violences à l’égard de populations dans les régions orientales de l’Ukraine. Et puis il y a eu des échos sur un accord possible entre l’Ukraine et la Russie qui aurait été torpillé par M.B.Johnson. Et puis on se rappelle un peu l’histoire millénaire tant de l’Ukraine que de la Russie, on sait les appartenances et parentés linguistiques et culturelles. Et puis on a entendu un certain nombre d’informations sur les intérêts des grandes sociétés américaines en Ukraine et vis-à-vis de l’extension de l’OTAN, autrement dit de l’extension du domaine des armements made in USA…
Alors, on veut bien croire comme écrit dans l’accord décennal fraîchement signé que la France et l’Ukraine de M.Zélensky « reconnaissent « que l’invasion à grande échelle, illégale et non provoquée de l’Ukraine par la Russie constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales et une violation flagrante du droit international, notamment de la Charte des Nations Unies ». Mais au final, pourquoi cet engagement chaque jour plus fortement souligné par M.Macron (comme par les membres de la Commission européenne) en faveur de l’Ukraine ?
La situation est-elle la même que celle de l’Europe en 1938 comme l’ont laissé entendre certains intervenants lors des débats ?
- Benjamin Haddad le 3/10/2022 : « Pourquoi se battre pour un petit pays si lointain dont nous savons si peu ? » se demandent-ils comme Neville Chamberlain à Munich. « Mourir pour Dantzig, non ! » s’exclament-ils comme Marcel Déat en 1938 ».
- Ou Mme Ménard : « Son invasion de l’Ukraine nous rappelle l’annexion des Sudètes et de l’Autriche ».
- Ou encore M.Thiériot : « Qu’on ne vienne pas dire que c’est là prolonger la guerre : heureusement que le Royaume-Uni n’avait pas opposé un tel argument à la France libre ! Ayons à l’esprit les appels déchirants et désespérés des maquisards du Vercors qui demandaient en vain des livraisons d’armes ; ceux d’Izioum et de Lyman sont pour nous les frères de ceux du Vercors… La référence aux années 1930 est souvent une paresse de l’esprit, mais qui songe à la rhétorique russe du « diktat occidental », aux coups de bluff réussis de Géorgie ou de Crimée, à l’obsédante question des minorités et du redécoupage des frontières, ne saurait échapper aux parallèles vertigineux avec la remilitarisation de la Rhénanie, l’Anschluss et les accords de Munich. Il est peut-être plus tard que nous ne le pensons. Qu’il eût mieux valu se réarmer en 1936 plutôt que d’attendre 1938 !»
Autrement dit, M.Poutine est-il Hitler et le régime politique russe est-il le régime nazi ? Et selon la réponse qu’on donnera à cette question, on aboutira à des décisions et à des actions différentes.
Il y a en tout cas actuellement clairement deux positions différentes :
La première position est celle de M.Macron d’un soutien jusqu’à la défaite de la Russie, symbolisée par la signature de cet accord, qui est d’ailleurs dupliquée par les autres pays du G7 ; et qui, parmi les partis politiques français, semble être en particulier soutenue par le Parti socialiste. Par Mme Valérie Rabault lors du débat du 3/10/2022 :
« Face à ces menaces, madame la Première ministre, nous pensons que la France doit renforcer son soutien à l’Ukraine. Nous pensons que la France doit fortement augmenter sa fourniture d’armes, dont le montant actuel est d’environ 300 millions d’euros. Nous demandons qu’elle étende le champ des armes livrées aux missiles sol-air, que seuls cinq pays du monde sont capables de fournir à l’Ukraine. Ce sont les États-Unis qui assurent l’essentiel des livraisons d’armes ; l’Europe doit monter au créneau et prendre sa part. Sinon, elle ne sera jamais un acteur géopolitique crédible. La France doit augmenter son soutien financier. Le cumul de son aide directe et de ce qu’elle donne par l’intermédiaire de l’Union européenne représente 0,14 % du PIB, ce qui est inférieur à l’aide consentie par de nombreux autres pays de l’Union européenne. »
Et de façon nettement plus hystérique (nous sortons du champ de l’Assemblée nationale) par le représentant du Parti socialiste aux prochaines élections européennes, M. R. Glucksmann, lors d’un entretien sur RMC le 19/02/2024. Glucksmann apparaît obnubilé par la mise de nos économies en économie de guerre.
A la question sur le Danemark qui a décidé de fournir toutes ses munitions disponibles à l’Ukraine immédiatement, « faut-il que les autres pays fassent la même chose ? » (vers 15’), il répond :
« Il le faut. Ce qui est absolument fou, c’est que ça fait deux ans que cette guerre a commencé et que l’invasion totale [sic] a eu lieu et qu’on n’a toujours pas augmenté nos capacités de production, qu’on n’a toujours pas passé l’économie en mode économie de guerre. Ce qui est fou, c’est qu’aujourd’hui sur le front ukrainien, les ukrainiens peuvent tirer 1000 obus par jour quand les russes en tirent 10 000 par jour et qu’on a un ministre de la défense en France qui s’enorgueillit du fait quela France puisse livrer 3000 obus par mois ».
Et encore à 17’30 :
« Si on avait un leadership courageux qui comprend les enjeux, on devrait passer en économie de guerre. »
Et de parler de 800 000 obus disponibles sur le marché international qu’on pourrait acheter collectivement pour les fournir à l’Ukraine. Et de finir par exprimer une peur panique de la fin éventuelle du support américain en cas de victoire de Trump :
« Nous sommes démunis, nous sommes à poil. Nous n’avons pas les capacités industrielles pour faire face seuls à une telle situation. On doit devenir les producteurs de notre propre sécurité ».
Et nous qui pensions qu’on était dans l’Union européenne parce qu’on était plus fort !

La deuxième position a été exprimée par un député RN lors du débat du 3/10/2022, M.A. Jolly :
« C’est ce choix de l’équilibre et de la troisième voie que doit faire la France pour retrouver sa place dans le concert des nations. La politique de sanctions sur les produits énergétiques n’a pas produit les fruits attendus. La Russie n’a pas renoncé et ses exportations de combustibles fossiles lui ont rapporté 158 milliards d’euros lors des premiers mois de la guerre. L’ensemble des puissances asiatiques, sud-américaines et africaines continuent de commercer de façon habituelle avec elle et, pire encore, nous sommes finalement les dindons de la farce dans ce jeu en triangle qui voit la Russie vendre ses hydrocarbures à d’autres pays, ceux-ci s’empressant ensuite de nous les revendre trois fois plus cher. De telles décisions affaiblissent les économies des pays d’Europe, et nous n’en sommes qu’au début ! Quant à l’extrême centre, représenté ici par la non-majorité présidentielle, les Français se rappelleront que vous avez foncé tête baissée et appliqué une politique internationale de sanctions sur l’énergie aussi inutile que contraire à nos intérêts nationaux. Sans obtenir aucun résultat sur le plan diplomatique… Dans un contexte si tendu, nous ne devons avoir qu’un seul objectif : éviter l’extension d’un conflit dont les Français – à commencer par nos familles – ont tant à craindre. Il est temps de mettre un terme à l’escalade. L’heure est au dialogue réel et à l’apaisement, pour permettre à l’Ukraine et à la Russie d’en finir rapidement et de panser leurs blessures ».
Et donc, combattre pour quoi ?
Pour soutenir l’Ukraine (mais sans être cobelligérant) comme affirmé par M.Lecornu, ministre de la Défense ? Faut-il, comme il le dit, croire que M.Poutine est vraiment agressif à l’encontre de la France ?

Et puis, comment gérer l’engrenage éventuel ? M. Védrine, dans le même entretien au JDD, expliquait en même temps sans paraître se formaliser de quelque contradiction dans son raisonnement, que
« depuis l’attaque de Poutine contre l’Ukraine en 2022, je suis favorable à la ligne Biden : empêcher par tous les moyens Vladimir Poutin de gagner en Ukraine, sans se laisser entraîner dans une guerre directe avec la Russie »
et
« Quant à l’offensive russe, si elle s’avérait en mesure d’enfoncer les défenses ukrainiennes, les Etats-Unis et l’Europe seraient obligés de s’engager davantage ».
Parce que la victoire russe impliquerait qu’ « il n’y a plus aucun cadre ni architecture de sécurité sur notre continent » comme affirmé par M.Macron devant les Suédois ? :
« Premièrement, nous devrons être prêts à agir, à défendre et à soutenir l’Ukraine quoi qu’il arrive, et quelle que soit la décision des États-Unis. … Et nous devons suivre la ligne de la stratégie actuelle, qu’il est impossible pour nous tous de voir la Russie gagner cette guerre, car il n’y a plus aucun cadre ni architecture de sécurité sur notre continent s’il y a une victoire russe ».
Pourquoi adhérer à une telle position de principe ?
Pour les fameuses valeurs républicaines et contre une hégémonie russe qui serait sans limite, comme affirmé par Mme Borne à l’Assemblée nationale ?
« Cette guerre, c’est une lutte pour nos valeurs. Vendredi dernier, Vladimir Poutine l’a lui-même reconnu : c’est notre modèle démocratique qu’il attaque, ce sont les droits de l’homme qu’il remet en cause. Poutine n’accepte pas de voir la démocratie s’imposer peu à peu à ses frontières ; alors, il veut intimider et écraser ceux qui y aspirent. Le message du Kremlin est clair : gare à ceux qui voudraient s’émanciper de son joug, gare à tous ceux qui croient en autre chose que l’hégémonie russe ».
Pour défendre une cause juste, comme affirmé par notre charismatique ministre des Affaires étrangères, M.Séjourné, le 13/02/2024 à l’Assemblée nationale ?
« Soutenir l’Ukraine, c’est défendre une cause juste, celle d’un pays agressé dans sa souveraineté, celle d’une démocratie violentée par une autocratie aux rêves d’empire ».
Parce que la France est elle-même menacée, comme longuement affirmé par le même M.Glucksmann, sans filtre ?
« C’est pas simplement une guerre entre la Russie et l’Ukraine… C’est une guerre hybride d’attaque contre nos démocraties que mène Poutine, contre la France, contre l’Allemagne. La guerre qu’il mène, ce n’est pas une guerre contre l’Ukraine, c’est une guerre contre ce qu’ils appellent l’Occident collectif… On ne le ferait pas simplement par solidarité et par morale, on le ferait par intelligence et par égoïsme, même ; parce qu’on sait que c’est notre intérêt vital… Si vous voulez vous éviter que des soldats français aient à crever, eh bien il faut aujourd’hui aider que crèvent pour nous autant que pour eux, c’est-à-dire les ukrainiens sur le front… [sic !] Nous ferons des économies en faisant des investissements sur la résistance ukrainienne ».
M.Glucksmann le rappelant dans un tweet :

Au final, où sont les vrais intérêts de la France ? Pour être honnête, quand on voit la capacité macronienne à flatter la Commission européenne, l’Allemagne, l’OTAN et les Etats-Unis, et quand on voit la production anti-russe de toutes ces entités, nous ne sentons pas vraiment en confiance pour aboutir à leur claire évaluation. Et le tweet de M.Chiche, professeur de philosophie dont nous suivons le compte X, met en relief un dernier point : peut-être bien que le soutien du Parlement à toute cette politique jusqu’à présent ne serait pas –comme dans tant d’autres domaines- le reflet de la volonté générale.

A chaque calvaire restauré, ce sont des grâces qui tombent du Ciel !
Alexandre Caillé, directeur de l’association SOS Calvaires, est interrogé dans le dernier numéro de l’Appel de Chartres. Extraits :
Alexandre, comment avez-vous connu le pèlerinage de Chartres ?
Contrairement aux pèlerins originels, je ne suis pas tombé dedans quand j’étais petit. Ouvrier de la dernière heure, je m’inscris plus dans la mouvance des nouveaux pèlerins qui rejoignent année après année ce magnifique pèlerinage, et qui découvrent, par l’effort et la prière, la beauté de la liturgie Tridentine et la mission essentielle qui nous incombe : transmettre. C’et grâce à
l’association SOS Calvaires, dans laquelle j’étais à l’époque seulement bénévole, que j’ai découvert ce pèlerinage. J’ai d’ailleurs passé mon entretien d’embauche en tant que directeur général de l’association à la dernière halte avant l’arrivée à Chartres, de manière informelle.
Vous êtes le président de l’association SOS Calvaires, retracez-nous sa genèse : comment et quand est-elle née, quelles ont été ses évolutions ?
SOS Calvaires a été créée pour sauvegarder ce patrimoine culturel et religieux de notre pays et rappeler à nos concitoyens la valeur de la Croix, car à chaque calvaire restauré, ce sont des grâces qui tombent du Ciel ! Cette association, comme beaucoup d’autres de cette époque, a été créée sous le nom précis des « Amis des calvaires et chapelles du Lion d’Angers ». En changeant le nom par « SOS Calvaires », nous donnons une idée de sauvegarde et d’urgence. C’est aussi une notion qui interpelle et pour laquelle les gens s’impliquent. Nous remarquons d’ailleurs qu’en impliquant les habitants des villages dans lesquels nous travaillons, ils redécouvrent leurs calvaires et leur patrimoine, et il se crée alors un nouveau lien avec cette croix qu’ils
voyaient tous les jours. Tous les jours, nous sommes contactés par beaucoup sur les réseaux sociaux ou directement par téléphone pour nous signaler des calvaires endommagés. Même des maires de tous bords politiques nous contactent pour demander notre aide. Et sur les chantiers de restauration, sur les poses etc. nous n’avons pas un seul type de personne. C’est aussi cela qui est très satisfaisant et rassurant : la foule de gens qui s’intéresse à nos actions et à la conservation de ce patrimoine est très hétéroclite. La plupart du temps, les habitants des alentours
sont très heureux de voir des jeunes s’investir dans le patrimoine de leur village et de leur campagne. Ils sont toujours ravis de pouvoir partager avec nos bénévoles l’histoire de ces calvaires que leur père ou leur grand-père ont restaurés ou même installés quelques dizaines d’années auparavant. Pour les élus, ce n’est pas aussi catégorique. Il ne faut pas oublier que certains calvaires appartiennent aux communes depuis la loi de 1905 et que celles-ci ont le devoir d’entretenir leur patrimoine. Malheureusement, c’est une chose qui passe souvent à la trappe et
installer des cityparks semble toujours plus opportun. Heureusement, une fois contactées, les mairies sont intéressées par le travail de l’association et supportent même une partie de
l’aspect financier, mais certaines font encore un vrai blocage.
[…]
Que représente SOS Calvaires aujourd’hui en quelques chiffres ?
L’association S.O.S Calvaires, association régie par la loi du 1er juillet 1901 et reconnue d’intérêt général, a pour but de regrouper tous ceux qui s’intéressent à la sauvegarde des calvaires,
oratoires et chapelles qui composent notre patrimoine, pour les restaurer et les entretenir. Notre objectif est de restaurer un calvaire par mois et par antenne. Du haut de nos 80 antennes de Bâtisseurs, de nos 4000 bénévoles, et de nos centaines de calvaires restaurés tous les ans, nous avons l’ambition d’être le premier acteur de la croix en France. La nouvelle équipe de gestion, composée de 5 salariés (directeur général, responsable technique, responsable communication, et secrétaire) entend bien travailler à ces objectifs avec détermination. Nous avons restauré plus d’un calvaire par jour sur l’année 2023, soit plus de 450 croix sauvées en un an.
[…]
En 2022 SOS Calvaires était présent au pèlerinage de Chartres, racontez-nous cela :
Nous avons créé le chapitre Simon de Cyrène en 2022, qui a regroupé environ 25 pèlerins qui portaient une croix sur les routes de Chartres. En 2023, nous avions environ 80 pèlerins, et réfléchissons à en créer un deuxième, ainsi qu’un chapitre famille. C’était une expérience très forte de pouvoir unir nos souffrances à celle du Christ, en portant Sa croix. Nous étions en quelque sorte des Simon de Cyrène les uns pour les autres et les uns pour le Christ. On ne sait ce qu’est La Croix et sa radicalité qu’à partir du moment où on l’a portée. Porter une croix permet de prier de manière beaucoup plus physique, loin des expressions éthérées de la prière qui manquent parfois de concret.
[…]
Une anecdote marquante de ce que vous vivez avec cette œuvre ?
Nous avons énormément de personnes non pratiquantes qui se joignent à nos actions, et je suis frappé de voir des jeunes qui ne connaissent pas le Nom de Jésus, des vieux très éloignés de l’Eglise, qui œuvrent main dans la main pour restaurer les calvaires, piliers de la Chrétienté. Nous avons récemment eu de nombreuses demandes de baptêmes, ce qui conforte l’efficacité de nos actions. Même si la mission principale de SOS Calvaires porte sur le patrimoine et non sur les gens, les pierres les plus solides sont souvent le cœur des hommes qui œuvrent à redresser les croix.
Macron s’en va-t-en guerre, mironton, tonton, mirontaine. Macron s’en va-t-en guerre, ne sait quand s’arrêtera (1/2)
Le 16 février 2024, lors de la visite de M. Volodymyr Zelensky, Président de l’Ukraine, à l’Elysée, l’ambiance était quasiment farceuse. Un peu comme avec des adolescents qui auraient profité de l’absence de leurs parents pour siffler la réserve de whisky.
Pensez donc ! D’après le site internet officiel de l’Elysée, il s’agissait seulement pour M.Macron
« de réaffirmer la détermination de la France à continuer d’apporter un soutien indéfectible à l’Ukraine et au peuple ukrainien ».
De ce fait, les deux présidents ont
« signé un accord bilatéral de sécurité entre la France et l’Ukraine. Cet accord fait suite aux engagements qui avaient été pris en format G7 en marge du Sommet de l’OTAN à Vilnius en juillet 2023. Conclu pour une durée de 10 ans et valide tant que l’Ukraine n’aura pas rejoint l’OTAN, il comprend des engagements précis et identifie les domaines de coopération prioritaires identifiés conjointement par la France et l’Ukraine, aussi bien dans les domaines militaire et civil ».
Le site officiel continue de préciser que « Le chef de l’État a tenu un discours offensif envers la Russie ».
Le texte de l’accord n’est quant à lui pas très rassurant. Il est long, verbeux, répétitif. Il réaffirme les objectifs d’adhésion de l’Ukraine tant à l’Union européenne qu’à l’OTAN (« La France confirme que la future adhésion de l’Ukraine à l’OTAN constituerait une contribution utile à la paix et à la stabilité en Europe », on appréciera le postulat au regard de l’histoire). Il contient un gros chèque de 3 milliards d’euros de soutien supplémentaire pour 2024, sans préciser ce que deviendra ce montant dans les neuf années qui vont suivre. Et affirme à sa fin :
« Le présent accord est valable pour une durée de dix ans à compter de la date de sa signature ».
De retour de leur passage à la cave à whisky, verbatim de M. Macron au début de la conférence de presse qui a suivi (entre 4’30’’ et 6’) :
« Cette guerre que seule la Russie a voulu … [a] déjà conduit à une série de défaites stratégiques de la Russie. Il y a deux ans, la Russie vous expliquait mener une opération spéciale qui allait se conclure en quelques semaines : elle en est réduite à vider ses prisons pour remplacer les pertes colossales qu’elle a subies sur le front. On nous expliquait que la Russie avait un avenir certain : beaucoup de jeunes russes ont préféré la liberté à la guerre et se retrouvent à Belgrade, Tbilissi, Istanbul ou Paris. La Russie a perdu ses talents. Elle préfère financer une guerre injuste et cruelle plutôt que les services de base pour sa propre population ou plutôt que de subventionner le prix des œufs pour les bas salaires. La Russie était revenue dans les années 90 autour des différents formats internationaux : elle a perdu cette place et sa crédibilité sur la scène internationale ».
Dans un premier temps, nous allons expliquer pourquoi tout ceci ne nous paraît pas très rassurant. Dans un deuxième temps, nous donnerons quelques éléments de contexte et d’alternative.
Texte pas très rassurant disions-nous. Au-delà de son contenu formel, il y a en effet l’usage fréquent d’une notion un peu étrange : le « sans s’y limiter ». Quelques exemples extraits du texte :
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« Le Participant français contribuera au développement des capacités de protection des infrastructures critiques de l’Ukraine, y compris par des moyens militaires, en donnant la priorité, sans s’y limiter, aux capacités modernes de défense aérienne.
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« … grâce à la fourniture continue d’une assistance en matière de sécurité et d’équipements militaires modernes dans les domaines terrestre, aérien, maritime, spatial et cybernétique, en accordant la priorité, sans s’y limiter, à la défense aérienne, à l’artillerie, à la capacité de frappe de longue portée, aux véhicules blindés, aux capacités de l’armée de l’air et à d’autres capacités essentielles »
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« le Participant français fournira à l’Ukraine une assistance rapide et soutenue en matière de sécurité, des équipements militaires modernes dans tous les domaines, selon les besoins, »
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« Dans le domaine militaire, sans préjudice de leur position dans le contexte de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, les Participants proposent d’établir une coopération permettant au Participant ukrainien de développer des capacités militaires complètes dans les domaines suivants, qui ne sont pas exhaustifs »; et suit une liste de 8 domaines tous plus larges les uns que les autres.
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« Les Participants s’efforceront de faire en sorte que les capacités militaires de l’Ukraine soient d’un niveau tel qu’en cas d’agression militaire extérieure contre la France, l’Ukraine soit en mesure de fournir une assistance militaire efficace. Les modalités, le format et la portée de cette assistance seront déterminés par les Participants. »
On aura compris qu’il ne s’agit pas seulement de whisky à gogo. C’est open bar.
D’autant moins rassurant qu’une autre notion apparaît dans le texte de l’accord, celle de la dissuasion.
- Dans l’introduction de l’accord, on trouve cette phrase à propos des principaux éléments des engagements de sécurité à long terme pris par la France à l’égard de l’Ukraine dans le cadre de cet accord sont les suivants : « la prévention, la dissuasion active et les mesures à prendre face à toute nouvelle agression de la part de la Fédération de Russie»
- Et encore au chapitre 7 « Coopération militaire et de défense», on trouve ainsi : « Les Participants travailleront ensemble à la mise en place d’une force durable capable de défendre l’Ukraine aujourd’hui et de dissuader l’agression russe à l’avenir ».
- Et enfin au chapitre « Coopération en cas d’agression armée future » : « Le Participant français, aux côtés d’autres partenaires internationaux, aidera l’Ukraine à renforcer sa capacité de dissuasion et de défense contre les agresseurs extérieurs en développant de futures forces de défense armées modernes, de plus en plus interopérables avec l’OTAN et contribuant aux forces de l’OTAN ».
Or, tout récemment, le 30 janvier 2024, M.Macron faisait comme d’habitude le beau en s’adressant à la Communauté de défense en Suède.
Après son discours dans lequel il dresse un panorama d’une France capable de s’engager simultanément tous azimuts (Ukraine bien sûr mais aussi Roumanie, mer Rouge, Afrique, et pourquoi pas maintenant mer Baltique…), il est interrogé sur l’usage de la force de dissuasion nucléaire française :
« La France dispose de forces navales compétentes et puissantes. C’est en outre le seul pays de l’Union européenne disposant d’une force nucléaire indépendante. La France se sent-elle responsable de la protection et du maintien de la sécurité et de l’unité européennes, concernant la mise en place d’un nouveau passage dans l’océan Arctique et son influence géopolitique potentielle ? ».
Réponse de M.Macron :
« Oui, assurément. Pas de manière à provoquer une escalade, mais en nous tenant aux côtés de nos alliés et de nos partenaires européens, afin de préserver la liberté, la souveraineté et les libertés essentielles qui devraient être garanties par notre droit international. Donc nous ressentons cette responsabilité très particulière. Parallèlement – je l’ai réitéré à la fin de mon discours, j’étais très clair, il y a quelques années – pour nous, une partie de nos intérêts vitaux – ce que nous concevons et définissons comme nos intérêts vitaux – a une dimension européenne, ce qui nous donne une responsabilité particulière, compte tenu précisément de ce dont nous disposons et de notre capacité de dissuasion. Il faut dire les choses clairement ».
Devons-nous donc en conclure que, par la signature de ce traité, M.Macron envisage la possibilité d’user de la dissuasion nucléaire au profit de l’Ukraine ?
Et on retiendra aussi de ce petit tour suédois cette phrase de M.Macron :
« C’est pourquoi la réponse raisonnable consiste à nous placer dans une situation de soutien à l’Ukraine, cette année et les années à venir. Quoi qu’il en coûte, et à tout prix ».
Décidément, le covid a laissé des traces.
Autre interrogation suite à cette signature : faudrait-il un vote du Parlement pour rendre cet accord militaire (et financier) effectif ? En effet, l’article 53 de la Constitution prévoit que
« les traités de paix, les traités de commerce, les traités ou accords relatifs à l’organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l’État, ceux qui modifient des dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu’en vertu d’une loi ».
Or, depuis le début du conflit en Ukraine, si le Parlement a connu quelques événements associés, à aucun moment il n’a eu à connaître aucun vote de nature législative.
C’est le 25 février 2022 que M.Macron s’adresse à l’Assemblée nationale par le biais d’une lettre (article 18 de la Constitution). Une sorte de « Nous sommes en guerre » (le covid a encore frappé…) ; mais sans être en guerre (c’est Macron) informant du
« le déclenchement le 24 février 2022 d’une attaque armée de grande intensité contre l’Ukraine. Avec nos partenaires européens et nos alliés, nous avions anticipé cette possibilité funeste d’une guerre sur le continent. Nous avons par conséquent tout mis en œuvre pour éviter l’escalade et œuvrer à résoudre la crise par le dialogue ».
C’est drôle, ça rappelle là aussi un peu le « nous sommes prêts » covidien. En tout cas, en 10 minutes, c’était torché et la séance close. Pas de discussion, donc pas d’avis de députés.
Le 23 mars 2022, c’est M. Zelensky lui-même qui intervient devant l’Assemblée nationale, avec une rhétorique honnêtement assez peu sophistiquée :
« Pour que la liberté ne perde pas, elle doit être bien armée. Les chars, les armes antichars, les avions de combat, la défense aérienne : nous en avons besoin et vous pouvez nous aider. Pour que la liberté ne perde pas, le monde doit aussi la soutenir avec des sanctions contre l’agresseur. Chaque semaine, il faut prendre un nouveau paquet de sanctions. Les entreprises françaises doivent quitter le marché russe : Renault, Auchan, Leroy Merlin et tous les autres groupes doivent cesser d’être les sponsors de la machine de guerre russe. Ils doivent cesser de financer le meurtre de femmes et d’enfants, ou le viol. Chacun doit se rappeler que les valeurs passent avant les bénéfices. Nous devons déjà penser à l’avenir, à la façon dont nous allons vivre après la guerre. Il nous faut des garanties solides pour rendre la sécurité inébranlable et les guerres impossibles dans ce monde. Créons un nouveau système de garanties et de sécurité, au sein duquel la France jouera un rôle de premier plan, pour que personne n’ait plus à pleurer la mort, pour que les gens puissent vivre leur vie et mourir non pas sous les bombes, au milieu d’une guerre, mais quand leur heure est venue, dans la dignité. Chacun doit vivre dans le respect, et on doit pouvoir lui dire « adieu », comme la France l’a dit à Jean-Paul Belmondo. ».
Là encore, les députés ne sont pas appelés à en discuter.
C’est le 3 octobre 2022 qu’est organisé le premier débat, après déclaration du gouvernement, relatif à la guerre en Ukraine et aux conséquences pour la France. Un peu curieusement, la présidente de l’assemblée, Mme Braun-Pivet, alerte ainsi : « Tous, nous avons le devoir d’empêcher des récits autres que la vérité prospérer parmi nos concitoyens. » Ah, la vérité prospère !…
Mme Borne (alors premier ministre ; comme c’est déjà loin tout ça…) présente une position plutôt équilibrée :
« En attendant que soient réunies les conditions d’une sortie du conflit, notre devoir est d’aider l’Ukraine autant que possible, sans entrer en guerre avec la Russie ».
Certains députés sont moins nuancés, comme M. Benjamin Haddad, de Renaissance :
« Livrons plus d’armes à l’Ukraine pour qu’elle se défende, reprenne son territoire et gagne la guerre. Livrons-lui plus d’armes pour dire à la Russie et au monde que l’agression ne paie jamais. Livrons-lui plus d’armes pour que nos frères européens, polonais, lituaniens, estoniens ou roumains sachent que la France est toujours avec eux, que l’Europe se protège et les protège face aux menaces à nos frontières. Chaque jour, les Ukrainiens meurent pour la liberté de l’Europe. Nous serons à la hauteur de leur sacrifice : nous ne faillirons pas, nous tiendrons ».
C’est un peu tempéré par M.Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères :
« Bien sûr, nous avons aussi un devoir de sagesse, le souci d’éviter la généralisation de la guerre et le dérapage vers l’usage des armes de destruction massive, la volonté de préserver les chances de la paix. Le monde peut compter sur nous pour travailler, dès que ce sera possible – et avec qui ce sera possible – au rétablissement de la paix mais l’issue du conflit passera par le respect scrupuleux de la souveraineté de l’Ukraine, l’établissement de garanties de sécurité sérieuses et crédibles et la reconstruction d’un pays martyr ».
De même que par M. Thomas Gassilloud, président de la commission de la défense nationale et des forces armées :
« Cependant, soyons prudents, Tout reste encore possible, et il y a en particulier des risques d’escalade. Au-delà de l’Ukraine, nous devons tous être conscients que cette guerre représente un risque pour le monde. Nous observons les prémices d’une guerre hybride généralisée dans tous les champs possibles de conflictualité : espace, information, alimentation, énergie, cyberespace. Résister à la loi du plus fort, ce n’est pas être un va-t-en-guerre mais comprendre que pour sauver la paix il faut parfois assumer le coût de la guerre ».
Mais ce débat est sans vote. Nous ne savons donc pas évaluer le soutien à la politique du gouvernement. Mais il aurait peut-être bien été unanime.
Le seul vote, à notre connaissance, ayant été effectué à ce sujet a eu lieu le 30 novembre 2022 lorsque les parlementaires ont proposé une résolution
« affirmant le soutien de l’Assemblée nationale à l’Ukraine et condamnant la guerre menée par la fédération de Russie »
Pieyre-Alexandre Anglade, de Renaissance, exprime son enjeu :
« Nous sommes réunis aujourd’hui pour un vote dont la portée est particulièrement chargée de sens et de gravité. Pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Assemblée nationale entend, avec cette résolution, apporter son soutien au peuple ukrainien et à sa résistance face à l’agresseur russe et condamner sans ambiguïté le conflit odieux mené par la Russie de Vladimir Poutine contre l’Ukraine.»
Les partis aux ailes de l’Assemblée apportent quelque modération. Mme Laurence Robert-Dehault, pour le RN :
« Il est incompréhensible que votre motion ne parle jamais de l’objectif que nous devons tous garder à l’esprit : comment arriver à un cessez-le-feu et à la paix pour rétablir la souveraineté de l’Ukraine et faire en sorte que le peuple ukrainien ne soit plus martyrisé ? ».
M. Aurélien Saintoul, pour LFI :
« À sa lecture, on sent que ses auteurs se sont exaltés à l’idée d’un héroïsme dont ils aimeraient être capables depuis leurs bureaux et leurs cabinets. Ce bellicisme rhétorique a ceci de spécialement repoussant que ses partisans sont certes prodigues, mais le plus souvent du sang des autres. …/…Je regrette de devoir m’attarder sur le style d’un texte. Ces considérations sont forcément abstraites et même quelque peu dérisoires en regard de la mort, du viol et de l’exil de dizaines de milliers de personnes. Mais que faire d’autre puisque le texte est vide ou presque, émaillé de pétitions de principes, d’effets de manche, d’exagérations, de généralisations et de sophismes plus ou moins sournois ? Vous avez lâché la bride à l’émotion et la raison se traîne loin derrière ».
Et enfin M.André Chassaigne (PC) :
« Après neuf mois de guerre, cette résolution n’aurait-elle pas dû prendre en considération l’avenir du conflit et faire scintiller les lumières de la paix ? Enfin, la proposition de résolution aurait pu indiquer que la France allait tout mettre en œuvre sur le plan politique pour imposer un cessez-le-feu et l’ouverture de pourparlers de paix. Consolider la paix, c’est concevoir un cadre de sécurité collective incluant tous les pays européens, y compris la Russie et l’Ukraine. Car la Russie, même dirigée par un homme aussi dangereux que Vladimir Poutine, restera toujours un voisin : la géographie est implacable. Seul le peuple russe pourra, de ses propres mains, briser les lourdes chaînes dont il est prisonnier ».
Mais au final, le soutien à la résolution est massif : 399 votants, 95 abstentions (LFI en particulier), 303 pour et 1 contre.
La plus récente occasion majeure de tâter le pouls de l’Assemblée à ce sujet a eu lieu le 31 janvier 2023 ; séance de questions/réponses au gouvernement. Les dix premières questions, posées successivement par chacun des groupes parlementaires, concernent l’Ukraine. Franchement l’atmosphère est toujours celle d’un soutien assez affirmé à la politique gouvernementale.
- Chassaigne rappelle néanmoins que « Ce soutien passe aussi par la recherche d’une solution diplomatique la plus rapide possible, comme le demandent les mouvements pacifistes de l’Ukraine et de la Russie. À l’inverse d’une escalade guerrière, dans laquelle aucune limite ne serait plus posée à l’utilisation des armes les plus destructrices, il faut ouvrir les chemins de la paix» et Mme Panot (LFI) que « nous souhaitons donc qu’un débat soit organisé concernant les modalités de l’aide française et européenne à la reconstruction de l’Ukraine, afin que le Parlement soit associé à ce processus».
- Olivier Marleix (LR) est le plus offensif pour demander l’association du Parlement aux évolutions du conflit : « La France, grande puissance – européenne notamment – et membre de droit du Conseil de sécurité des Nations unies, a vocation à imaginer la fin de la guerre. Pourtant elle ne fait pas entendre sa voix singulière : notre pays donne le sentiment d’être à la remorque de ses partenaires européens et de son allié américain, parfois en décalage avec eux et sans initiative propre. Elle n’est pas à la hauteur de son histoire : sans doute la position française souffre-t-elle de l’isolement du Président de la République jusque dans son propre pays, une des seules démocraties dans laquelle le chef de l’État n’évoque pas ses options stratégiques avec le Parlement. Madame la Première ministre, : êtes-vous prête à organiser un débat au Parlement sur ce sujet ?»
Le RN, par Mme Le Pen,
« demande solennellement si le Président de la République peut faire entendre au monde qu’un espoir demeure en organisant avec l’ensemble des parties une grande conférence pour la paix ».
Mme Borne répond de façon groupée à tous les orateurs et en revenant à sa position déjà évoquée :
« Nous sommes prêts à étudier les demandes supplémentaires des Ukrainiens, en veillant au respect de trois principes. D’abord, notre aide ne doit pas provoquer d’escalade ».
Que retenir de ces discussions ? Nous ne savons pas si, constitutionnellement, l’effet de l’accord décennal signé avec l’Ukraine peut effectivement être valide immédiatement sans vote du Parlement. En tout cas, les partis politiques ne semblent pas exprimer d’indignation face à cette décision ni de demande pour voter. Et il est probable qu’un vote serait en accord avec la décision de M.Macron. Retenons encore –ça vaut ce que ça vaut- qu’un sondage La Tribune Dimanche/Ipsos du 18 février 2024 donnait 41% des Français qui souhaitaient maintenir l’aide militaire à l’Ukraine et 21 % l’augmenter.
La lecture de ces différentes séquences à l’Assemblée nationale fait ressortir quelques autres aspects.
Le Caesar est plébiscité et porté aux nues. Ce canon d’artillerie est cité comme un emblème du soutien apporté à l’Ukraine. Rien que le 3/10/2022 : Mme Borne : « nous avons livré des systèmes plus lourds et plus complexes : des véhicules légers, des blindés et surtout des systèmes d’artillerie Caesar avec leurs munitions » (si en plus on a livré les obus qui vont avec !…) ; M.Thiériot (LR) : « La décision rapportée par la presse de livrer des canons Caesar prévus pour l’exportation ou des véhicules Arquus est excellente » ; M. Thomas Gassilloud, président de la commission de la défense nationale et des forces armées, apporte une précision (peut-être un peu inquiétante quant aux capacités de l’armée française :
« Nous devons également être conscients du fait que le soutien à l’Ukraine dévoile certaines de nos fragilités. En livrant par exemple dix-huit canons Caesar – ce qui reste modeste à l’échelle du conflit –, nous avons cédé près du quart de notre artillerie. Même si l’armée française est probablement la meilleure d’Europe, nos démocraties européennes sont de moins en moins capables de soutenir une guerre de haute intensité ».
Et le ministre des armées lui-même, M. Sébastien Lecornu, le répète :
« Le deuxième chapitre [d’aide militaire] a été plus lourd : nous avons délivré à l’Ukraine non seulement des pièces d’artilleries – notamment dix-huit canons Caesar assortis de leurs munitions… ».
Et encore le 30/11/2022, M. Alain David (PS) : « La France a livré à l’Ukraine des canons Caesar qui se sont révélés déterminants sur le terrain » ; Mme Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux répondant à la motion (cela nous a permis d’apprendre qu’elle existait comme secrétaire d’Etat…) :
« Nous soutenons pleinement l’Ukraine et l’exercice de sa légitime défense. Nous lui avons livré des équipements militaires qui jouent un rôle majeur pour appuyer sa contre-offensive. Je pense notamment aux dix-huit canons Caesar »,
et enfin Mme Borne elle-même :
« Nous sommes l’un des premiers contributeurs dans la livraison d’équipements, de munitions et dans la formation de centaines de soldats ukrainiens. Ce sont des équipements qui font la différence sur le terrain. Je pense aux canons Caesar ».
Et encore un an après, le 21/12/2023, lors d’une réponse donnée par Mme Patricia Mirallès (dont nous apprenons ainsi l’existence comme secrétaire d’Etat chargée des anciens combattants et de la mémoire [sic]) :
« Une des spécificités de notre soutien militaire est que nous fournissons des capacités complètes, comprenant des équipements, des formations et de la maintenance. Nous avons par exemple fourni des canons Caesar – camions équipés d’un système d’artillerie -, qui ont fait leurs preuves. »
La Macronie a deux outils miracles : les numéros verts et le Caesar !
Et Nordstream, au fait ? Ben oui, parce qu’on en parle pendant ces débats. C’est Mme Borne, le 3/10/2022 :
« c’est la Russie qui a lancé cette guerre. C’est elle qui nous pousse à agir. C’est elle, encore, qui choisit de faire du gaz un objet de chantage. Ces derniers jours, des explosions ont été constatées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2. Tout indique qu’un acte de sabotage grave et irresponsable a été commis. Je ne tirerai pas de conclusions ici : une enquête internationale indépendante doit être conduite. Avec l’Union européenne, nous répondrons de manière ferme et unie à cette attaque contre des infrastructures énergétiques européennes ».
Et encore Mme Colonna, ministre de l’Europe et des affaires étrangères :
« Il y a aussi un chantage à la sécurité énergétique par la coupure des vannes du gaz alors que nous sommes témoins de mystérieuses explosions en mer Baltique ».
Témoins de mystérieuses explosions en mer Baltique. Qu’en termes choisis tout ceci est avancé ! Et elle est où, la réponse ferme et unie à cette attaque contre des infrastructures européennes ? Enlisée ? Il y aurait quelque chose de gênant ?
Et au fait, Boutcha ? Là aussi, de nombreuses allusions pendant les débats. Mme Borne, toujours elle le 3/10/2022 :
« Dans les territoires occupés, on assiste à des transferts forcés de populations, enfants compris. Leur libération s’accompagne de la découverte de nouvelles atrocités, comme à Boutcha en avril ».
Ou M.Thieriot :
« Mais Vladimir Poutine, l’ami de Kadyrov, ne défend pas les racines chrétiennes et le message d’amour universel des Béatitudes. Tel le Grand Inquisiteur de Dostoïevski, il en est leur caricature grimaçante, qui ne sert qu’à couvrir le pas des bourreaux dans la nuit de Boutcha »
ou encore Mme Colonna :
« notre pays a envoyé depuis le mois d’avril, certains d’entre vous l’ont rappelé, trois équipes spécialisées de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, la dernière d’entre elles étant arrivée mardi dernier. Celle-ci aidera la justice ukrainienne à faire toute la lumière sur les atrocités découvertes à Izioum, comme l’ont déjà fait les autres équipes à Boutcha ».
Et alors, les conclusions de cette recherche criminelle de la gendarmerie nationale ? Un petit rapport officiel ?
Et encore, l’effondrement russe qu’on nous a promis ? Mme Borne, le 3/102022 :
« L’économie russe s’est considérablement rétractée, avec une chute de 6 % de son PIB cette année. L’inflation russe a explosé. La Russie a perdu l’accès à des matériels de haute technologie nécessaires pour moderniser le pays et assurer sa croissance. Moscou tente pour l’instant de maintenir l’illusion grâce aux prix élevés de l’énergie. Mais les faits sont là. La propagande russe ne doit pas nous berner : l’économie russe est à l’asphyxie ».
M. Laurent Marcangeli, du groupe Horizons le même jour :
« J’entends dire, ici et là, que ces sanctions seraient plus dures à supporter pour les Français que pour les Russes. Il s’agit d’un mensonge malheureusement répandu au moyen de campagnes de désinformation successives. Non seulement ces sanctions fonctionnent à l’endroit du régime russe, mais leur effet sur l’économie française reste marginal ».
Au tour de Mme Catherine Colonna :
« Ces sanctions ont un but clair : asphyxier l’effort de guerre russe et appliquer une pression maximale sur les fauteurs de guerre. D’ores et déjà, l 200 individus et plus de 100 entités russes y sont soumis. Ces sanctions sont réfléchies et appropriées. Elles sont efficaces et auront un impact massif et durable sur la machine de guerre russe, comme l’a rappelé Mme la Première ministre : le PIB de la Russie va reculer de six points en 2022 et retomber, d’ici à deux ans, à son niveau du début des années 2000… vingt ans en arrière. Nous asséchons aussi ses revenus tirés des hydrocarbures. Et l’accès aux technologies dont elle a besoin est déjà mis en cause dans des secteurs aussi stratégiques que sont l’aéronautique, l’automobile et l’armement ».
Appuyée par son collègue M. Roland Lescure, ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie :
« Il est clair que l’économie russe subit une forte récession. La Première ministre et la ministre des affaires étrangères l’ont rappelé, le PIB de la Russie s’est réduit de 6 % en 2022. C’est considérable. Le gouvernement russe lui-même admet que l’économie du pays aura reculé au moins de 3 % cette année – on s’attend à 4 % de récession supplémentaire en 2023 ! ».
Mme Borne de surenchérir le 30/11/2022 :
« Notre but est de rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie. Et n’en déplaise aux admirateurs des régimes forts, ces sanctions fonctionnent… Paralysie du système productif, difficultés à réorienter les exportations, difficultés d’approvisionnement : la récession russe devrait atteindre 5,5 % en 2023 selon l’Organisation de coopération et de développement économiques ».
Ce sont justes de petites observations anodines parce qu’on a pris connaissance d’un document du 30 janvier 2024 du Fonds Monétaire international (qui vaut ce qu’il vaut) et dont on recopie un tableau ci-dessous :

Il est vrai que c’est toujours M.Le Maire qui est ministre de l’Economie.
Rencontre entre des évêques et des Grands Maîtres franc-maçons : le grand relativisme
Suite à la rencontre, le 16 février a eu lieu à l’archevêché de Milan, entre trois grands maîtres de la Maçonnerie italienne (Grand Orient, Grand Loge, Grande Loge régulière), et l’archevêque de Milan Mgr Mario Delpini, le cardinal Coccopalmerio ancien président de dicastère, le théologien franciscain Zbigniew Suchecki, et Mgr Antonio Staglianò, président de l’Académie pontificale de théologie, La Nuova Bussola évoque les interventions de deux Grands Maîtres, Stefano Bisi (GOI) et Claudio Romoli (GLDI), qui ont publié leurs interventions sur les sites Internet de leurs Obédiences respectives.
L’archevêque Delpini a prononcé le discours d’ouverture et le cardinal Coccopalmerio celui de clôture. Mgr Staglianò a pour sa part critiqué le document du 13 novembre 2023 du Dicastère pour la doctrine de la foi, signé par le cardinal Víctor Manuel Fernández et approuvé ex audientia par le pape François, selon lequel il est interdit aux catholiques d’adhérer aux loges maçonniques“en raison de l’inconciliabilité entre la doctrine catholique et la franc-maçonnerie“. Ce document confirme la condamnation séculaire de l’Église, qui n’a apparemment été rappelée que par le père Zbigniew Suchecki lors du séminaire. Mais il faudra attendre la publication de l’ensemble des interventions pour pouvoir formuler un jugement précis sur les débats.
La réunion s’est déroulée à huis clos, mais la pertinence des participants a permis d’en divulguer le contenu, qui a été mis en lumière pour la première fois par Riccardo Cascioli dans La nuova bussola quotidiana du 19 février.
Stefano Bisi écrit :
“Au cours de ses plus de 300 ans d’existence, aucune institution n’a été contrée, combattue, mystifiée, vilipendée et redoutée autant que la franc-maçonnerie universelle”.
En réalité, cette primauté (depuis le 1er siècle de notre ère) appartient davantage à l’Église catholique qu’à la franc-maçonnerie… Sans parler des persécutions de la franc-maçonnerie italienne et étrangère contre la papauté et l’État pontifical.
En ce qui concerne l'”inconciliabilité” (entre l’Église et la franc-maçonnerie), le Grand Maître estime qu’elle “n’a jamais produit de ponts sur lesquels s’unir, mais a divisé les hommes”. Or la division vient des principes des Lumières (rationalistes, relativistes, anti-dogmatiques) et initiatiques (ésotérisme, gnose) de la franc-maçonnerie (qui n’est pas seulement de la philanthropie sociale) totalement opposés au dogme catholique. Tout catholique, clerc ou laïc, devrait garder à l’esprit que les dogmes catholiques de la foi et de la morale ne sont pas en antithèse avec la Parole de Dieu, et ne sont pas inutiles ou dépassés…
“Mais ce qui est important , c’est de partir peut-être d’une conciliation limitée et d’en discuter au lieu de professer toujours une inconciliabilité absolue, intransigeante et dogmatique. Qui possède la Vérité ? L’homme ou Dieu seul ? Le cardinal Ravasi lui-même écrivait il y a quelques années : “La vérité est unique, mais comme le diamant a plusieurs faces, nous ne pouvons, selon notre angle de vue, voir qu’une seule de ces faces”. Par conséquent, ceux qui pensent tout voir et détenir l’unique vérité se font des illusions. C’est pourquoi les francs-maçons, avec humilité et beaucoup de doutes, la recherchent perpétuellement, laissant les dogmes aux autres. Mais en recherchant toujours le dialogue et la confrontation avec quiconque”.
Là encore : hostilité aux dogmes, relativisme, opposition (également typique du protestantisme et du modernisme) entre la Vérité (Parole de Dieu, kérygme) et les dogmes…
Plus loin, le Grand Maître Bisi déclare
“La Franc-maçonnerie est un grand arbre de la Liberté qui oscille au gré du vent mais ne se brise pas et continue à œuvrer pour le bien de l’Humanité en créant des hommes meilleurs, disposés à écouter et qui font de la Tolérance un principe que chacun doit pratiquer avec beaucoup d’amour”.
Et un peu plus loin :
“Pourquoi la loge maçonnique est-elle belle et pourquoi les autorités ecclésiastiques la détestent-elles ? Parce que sous le même ciel – qui représente la Création – chaque homme est frère de l’autre, le lien de fraternité est indépendant de la foi. Il suffit de croire au Grand Architecte de l’Univers. Le ciel étoilé est le même pour le bouddhiste, pour le catholique, pour le vaudois, pour l’islamique, pour tous ceux qui croient en un être suprême. Pour tous ceux qui savent que nous sommes un point dans quelque chose de plus grand qui est l’univers, que nous pouvons appeler dieu“.
Dans le texte en ligne, il est écrit “dieu”, avec un “d” minuscule… Ainsi, même l’Univers peut être appelé “dieu”… Nous sommes face à un panthéisme à la Giordano Bruno, qui est d’ailleurs cité par le Grand Maître Bisi dans son rapport.
“Nous laissons nos frères libres d’adhérer à n’importe quelle religion et de la pratiquer. Les vérités absolues et les murs de l’esprit ne nous appartiennent pas et doivent être démolis“.
C’est reparti pour une guerre contre les “vérités absolues”…
Le souhait du Grand Maître Bisi :
“Je souhaite que le dialogue se poursuive, je voudrais que la conciliabilité entre l’appartenance à une loge maçonnique et l’appartenance à la foi catholique soit déclarée. Je le dis parce que le chemin à cet égard est encore long, et que beaucoup de frères accèdent aux sacrements de manière clandestine parce qu’ils savent qu’ils sont en état de péché grave. Le mot excommunication a été retiré du code canonique, mais les effets sont les mêmes”.
Plus loin, le Grand Maître conclut comme suit :
“Mon souhait – qui est aussi un espoir – est qu’un jour un Pape et un Grand Maître puissent se rencontrer et faire un bout de chemin ensemble, à la lumière du jour. Je dirais à la lumière du Grand Architecte de l’Univers”.
Le 3 février, le site de la Grande Loge d’Italie (GLDI) a publié un éditorial du Grand Maître Romoli, L’année à venir, les grands défis, la centralité des valeurs maçonniques (voir ici). Il est bon de savoir que la GLDI est en communion avec le Grand Orient de France (GODF), la franc-maçonnerie française ouvertement laïque et partisane de la Révolution française de 1789. Dans cet éditorial, le Grand Maître Romoli déclare entre autres :
“Les idées défendues et courageusement portées par la franc-maçonnerie s’inscrivent dans la grande tradition de la pensée des Lumières: tolérance, relativisme, foi dans le progrès de la recherche et de la connaissance, égalité et liberté. Particulièrement lorsqu’elle est appliquée au domaine de la religion, dans un monde comme le monde occidental qui devient de plus en plus multiethnique et multireligieux, l’idée maçonnique de la tolérance, du relativisme, du droit de citoyenneté pour chaque foi ou croyance religieuse sert à désamorcer de nombreux éléments de tension qui sont à l’origine de tant de conflits contemporains”.
Voilà donc ce que proposent le Grand Maître Romoli et la GLDI : la “pensée des Lumières” et le “relativisme” appliqués à la religion, y compris à la religion catholique…
Le Grand Maître affirme que la GLDI veut “éclairer un monde qui a besoin de spiritualité, […]”… Mais quelle spiritualité la GLDI propose-t-elle, notamment à ses adeptes ? Nous la connaissons bien : l’ésotérisme et la gnose… Dans ces conditions, quel dialogue avec la franc-maçonnerie ?
Le site de la GLDI a mis en ligne le texte du discours de son Grand Maître au Séminaire de Milan du 16 février (voir ici).
Dès son discours de Milan, le Grand Maître Romoli indique très clairement que la GLDI s’inscrit dans le sillage du Grand Orient de France, qui se fait le champion de la“laïcité” et des idéaux de la Révolution française de 1789 (sanglante, tyrannique, anticatholique et antichrétienne). Romoli reprend le passage déjà cité dans son éditorial du 3 février :
“Nous l’avons également rappelé lors de la récente rencontre de Versiliana :“Les idées défendues et courageusement portées par la franc-maçonnerie s’inscrivent dans la grande tradition de la pensée des Lumières: tolérance, relativisme, foi dans le progrès de la recherche et de la connaissance, égalité et liberté. Particulièrement lorsqu’elle est appliquée au domaine de la religion, dans un monde comme le monde occidental qui devient de plus en plus multiethnique et multireligieux, l’idée maçonnique de la tolérance, du relativisme, du droit de citoyenneté pour chaque foi ou croyance religieuse sert à désamorcer de nombreux éléments de tension qui sont à l’origine de tant de conflits contemporains””.
Romoli parle de “pensée libre” et telle est précisément la pensée maçonnique, c’est-à-dire libre de tout dogme… Romoli désigne également les francs-maçons par le terme “adeptes” … La “Raison” de la Franc-maçonnerie comprend “le rationnel et le pré-rationnel”… L’initiation maçonnique“est un processus de transformation active, d’identification progressive avec le noyau sacré de la personnalité“. Ainsi, le Grand Maître Romoli laisse échapper quelque chose de l’ésotérisme et de la gnose de la franc-maçonnerie. De plus, la transformation progressive et la sacralisation de l’adepte-maçon à travers les Rites initiatiques, laisse entrevoir quelque chose du caractère MAGIQUE de la Ritualité maçonnique… Le Grand Maître Romoli explique que la Franc-maçonnerie fait faire l’expérience du sacré… L’initié comprend la “consubstantialité de la matière et de l’esprit”… L’initié aspire à “participer à l’Harmonie Universelle”…
Sous le texte du discours du Grand Maître Romoli au Séminaire de Milan se trouve un communiqué de presse de la GLDI(ici) qui dit entre autres :
“Un tel résultat a suscité un sentiment d’enthousiasme et d’espoir parmi les participants ecclésiastiques et maçonniques, soulignant la prise de conscience de l’importance d’approfondir le dialogue et la compréhension mutuelle. La table ronde permanente est donc une occasion précieuse d’explorer les thèmes communs et les différences entre les deux institutions, promouvant ainsi un dialogue constructif et une coopération fructueuse. Un pas en avant dans la promotion de la compréhension interconfessionnelle“.
Pourquoi le communiqué de la GLDI concernant le dialogue entre l’Église et la maçonnerie parle-t-il de “compréhension interreligieuse” ? Peut-être que la franc-maçonnerie est aussi une religion ?
Il est bon de savoir que les deux Grands Maîtres Stefano Bisi (GOI) et Luciano Romoli (GLDI) sont également “Souverains Grands Inspecteurs Généraux”, c’est-à-dire au 33ème et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté (RSAA). En outre, le Grand Maître Luciano Romoli est également le Souverain Grand Commandeur, c’est-à-dire la plus haute autorité, du Suprême Conseil du RSAA. Le Conseil Suprême est composé des Francs-maçons du 33ème degré de la RSAA.
La RSAA du GOI et celle de la GLDI ont essentiellement le même contenu rituel, symbolique et initiatique : non seulement les Lumières et la laïcité anti-dogmatique, mais aussi l’Hermétisme, l’Alchimie, la Qabbale, la Gnose… L’incompatibilité entre l’ésotérisme maçonnique, en particulier celui de la RSAA, et la Foi catholique (Dogme et Morale) est évidente. Que les amateurs de conciliation se rassurent….
Mais alors quel est l’intérêt de ce Dialogue public ou officiel entre l’Eglise et la Franc-maçonnerie ? Du point de vue maçonnique, il sert certainement à faire de la Franc-maçonnerie un partenaire public, respectable et nécessaire de l’Eglise (pour la philanthropie, la promotion humaine, la diplomatie ou la politique internationale…). Puis peut-être, lentement – toujours du point de vue maçonnique – espère-t-on arriver à une déclaration de conciliation, afin que les catholiques, clercs et laïcs, puissent en conscience faire tranquillement partie de la Franc-maçonnerie… Or la Lumière maçonnique, la Lumière du Grand Architecte de l’Univers, la Lumière des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33ème degré RSAA, n’est pas la Lumière du Christ et de l’Eglise catholique.
Dément
Les propos méprisants d’Emmanuel Macron tenus lors d’une rencontre avec le syndicat agricole Modef, rapportés en Une de La Marseillaise, font réagir dans le monde politique, syndical et associatif. L’Elysée dément catégoriquement, le Modef maintient :
« Oui, nous y étions plusieurs et je confirme bien que nous avons entendu cela ». « Pour nous le sujet n’est pas la répartition des achats pour les faibles revenus. Les produits de qualité doivent être à la disposition de tous. Il faut le pouvoir d’achat nécessaire ».
L’Elysée dément :
« La présidence de la République dément ces propos rapportés qui n’auraient pas dû se retrouver entre guillemets en une d’un journal », réagit l’Elysée.
Crépol : l’Agrif fait appel
Bernard ANTONY, président de l’AGRIF, communique :
Dans l’affaire du drame de Crépol dans lequel de nombreuses victimes ont été plantées à coups de couteaux et dans lequel le malheureux Thomas Perroto est décédé, le Procureur de la République a confirmé que neuf témoignages « rapportent des propos hostiles disant clairement que l’hostilité est dirigée – je cite- contre les blancs » tout en refusant de retenir la circonstance aggravante de racisme.
En fait « d’hostilité », les témoignages recueillis entre guillemets par le Dauphiné libéré font état d’une volonté délibérée « de planter des blancs ».
Or, le juge d’instruction vient de rejeter ce jour la constitution de partie civile de l’AGRIF au motif que l’instruction n’aurait pas été ouverte sur une « discrimination raciale ». Or, ce n’est pas un fait de discrimination raciale qui est en cause mais le fait que les crimes commis l’ont été à l’évidence en raison de la race blanche, circonstance générale aggravante prévue par la loi pour toutes les infractions depuis une loi de 2017.
L’AGRIF interjette évidemment appel de cette décision d’irrecevabilité.
« La vérité est que les islamistes, les extrémistes et les antisémites sont désormais aux commandes »
Suella Braverman, ancienne ministre britannique de l’Intérieur, a affirmé que le Royaume-Uni perdait son identité de grande nation où différentes confessions et races coexistaient pacifiquement parce que les islamistes et les extrémistes prenaient le pouvoir dans tous les domaines.
Braverman, né au Royaume-Uni, d’origine indienne, écrit vendredi dans le « Daily Telegraph » :
« La vérité est que les islamistes, les extrémistes et les antisémites sont désormais aux commandes ». « Ils ont détourné une élection partielle dans une ville défavorisée du nord de l’Angleterre. Nous constatons leur influence dans notre système judiciaire, dans le domaine juridique et nos universités. Et puis ils sont venus au Parlement ». « Mais il ne s’agit pas uniquement de mes collègues du Parlement. Nos valeurs et nos libertés sont attaquées dans tous les domaines… Il n’est pas islamophobe de défier les fanatiques islamistes ; c’est un devoir civique ».
« J’ai peut-être été limogé parce que je me suis prononcé contre l’apaisement des islamistes, mais je le ferais à nouveau parce que nous devons prendre conscience de ce dans quoi nous sommes somnambules : une société ghettoïsée où la liberté d’expression et les valeurs britanniques sont diluées. Nous devons surmonter la peur d’être qualifiés d’islamophobes et parler franchement ».
