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Prions pour la vie

Les offensives contre la Vie n’ont jamais été aussi grandes. Le président de la République a annoncé son intention d’inscrire l’IVG dans la Constitution française, l’euthanasie semble toute proche. Nous voulons y répondre par un élan d’Amour pour le Christ en soutien de toutes les actions pro-vie.
Par la prière du chapelet, par l’Eucharistie, nous sommes certains de la victoire!
Forts de notre engagement en 2023 avec plus de 335.000 chapelets et 1300 messes, nous renouvelons notre action en 2024 avec de nouveaux objectifs !
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De plus, participez aux chapelets organisés par Va Vis Prie dans 50 villes de France les 7 avril (solennité de l’Annonciation), 26 mai (fête des mères) et 30 novembre (Veillées pour la Vie).
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La stupéfiante application de la “mécanique quantique” au statut de l’embryon humain.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

En ce qui concerne la représentation de l’embryon humain, d’aucuns vous diront qu’il n’en est pas un, que tout comme la pomme dessinée de Magritte, il ne représente guère plus qu’une image sans consistance quant à son statut.

Ainsi, le « ceci n’est pas une personne” ressemble au « ceci n’est pas une pomme « de Magritte, à la grande différence, que l’on ne parle pas là d’un fruit et de sa représentation (en l’occurrence, une pomme), mais d’une seule et même réalité cruciale d’éthique autour du statut le la vie naissante humaine . L’embryon humain, ne possède pas les caractéristiques des lois physiques quantiques qui permet aux particules (atomes, électrons, photons…) d’être dans deux états à la fois (ondes et corpuscules par exemple). Néanmoins, il est sidérant de constater à quel point son statut est à géométrie variable, à quel point on le croirait une entité régie par ces mêmes lois de l’échelle atomique…

S’en suivent inévitablement des incohérences énormes qui devraient sauter aux yeux de n’importe quelle personne qui possède un entendement normal, indépendamment de son avis sur l’avortement.

On assiste là et partout sur la planète, je ne dirai pas à une schizophrénie, par respect pour les personnes atteintes de cette maladie, qui n’y sont pour rien et qui seules en connaissent les turpitudes, mais à une félonie, à une insulte intolérable à la cohérence, insulte qui se fait assassine.

Il est capital de mettre en relief cette falsification du réel, du factuel. Je pense notamment aux émissions à l’ambiance toute douce” telles que “La Maison Des Maternelle sur France 5, qui est un véritable « pot pourri », pourri donc, qui mélange (“quantiquement ») tour à tour reconnaissance, soins les plus attentionnés, conseils professionnels avisés etc, à l’enfant à naître dès le début de la grossesse, et sa négation pure et simple à travers les thèmes des émissions relatifs à l’« IVG” (selon l’appellation convenue de l’avortement, il va de soit).

Exemple: Emission de France 5, « La Maison des Maternelles » sur l’haptonomie (L’accompagnement haptonomique des parents et de l’enfant part du principe que la relation entre l’enfant et ses parents peut se créer et s’approfondir dès avant la naissance. Dès les premiers mouvements perceptibles de l’enfant – vers le quatrième ou le cinquième mois de grossesse – les parents apprennent à établir un contact tendre et affectueux avec leur enfant dans le giron maternel.

Extrait (5:00- 5:29)

« -Il y a un moment idéal, docteur Catherine Dolto, pour démarrer l’haptonomie?
-Oui, c’est dès le début de la grossesse.
-(…)
-Oui (…), le plus tôt, le mieux, et ça permet déjà aux parents de FAIRE SENTIR A L’ENFANT QU’ILS SONT LA, même si, eux, ne sentent pas L’ENFANT REPONDRE, ça fait qu’ils le sentiront beaucoup plus tôt. »

Et voilà que toujours, sur France 5, toujours dans la même émission, « La Maison des Maternelles », un autre jour, la mécanique quantique est appliquée de façon démentielle, au statut de l’embryon humain car il devient ici « cela à éliminer » dont le ressenti n’a aucune espèce de soupçon d’existence.

“Une réalité, plusieurs états possibles, en même temps”: exactement comme pour les atomes que régissent la mécanique quantique. (Ceux-ci peuvent être à la fois « onde »et « corpuscules », ce qui est absolument impossible dans le « macroscopique “)

Mais quelle est cette cécité face à la fluctuation du statut de l’embryon humain au point que dans un même établissement hospitalier, vous pouvez, pour lui, et avec lui, bénéficier de séances vivement conseillées de “communication parents-bébé” dans le cadre de la préparation à l’accouchement (parfois même d’haptonomie), …et dans un autre service, le « faire enlever » de toute urgence comme un kyste malin? Je précise, sous le même toit!

Ah!, cette ambiance “soft-glauque » d’une émission, toujours de « La Maison des Maternelles“, où un gynécologue qui a, derrière lui, le portrait d’un nourrisson, rassure son petit auditoire fébrile, prêt à dire un grand « ouf! » de soulagement à propos de l’amélioration future de l’accès à l’avortement!

Pour qui a un entendement dont la cohérence n’est pas altérée et qui sait encore que le nourrisson de la photo était embryon « avortable » quelques mois auparavant, franchement, ça jure!

Alors que la moindre erreur sur les fiches de salaire de nos contemporains fait l’objet d’une attention méticuleuse, laquelle est repérée plus vite que la vitesse de la lumière tant elle leur est intolérable, les incohérences criantes, effarantes, qui sont une question de vie ou de mort, mises en relief dans cet article, font l’objet d’un déni assassin.

L’on pourrait espérer que de pointer les les antagonismes, les illogismes, les incohérences, de dénoncer les manquements au réel enveloppés dans le coton et les arômes soporifiques des émissions « cosy » et ailleurs, parle peut-être mieux que de long discours.

Repérons, pointons les incohérences assassines, tels des correcteurs de copies de mathématiques: le factuel, la cohérence, le réel sont imparables…tôt ou tard!

I-Média – La grande faillite de l’école

Cette semaine dans I-Média, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le “déjà” fiasco du gouvernement Attal quelques jours après sa nomination.

Le dossier du jour est consacré à la faillite de l’Education nationale qui se manifeste par le classement PISA et le terrible aveu de la ministre Oudéa-Castéra qui critique l’école publique.

Enfin, les pastilles de l’info abordent :
1-Les problématiques liées à démographie française en berne
2- Les Corses résistent à l’immigration !
3- Il fait froid ! les médias infantilisent les Français
4- La fille des députés LFI Garrido et Corbière en garde à vue pour apologie du terrorisme

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Ruth Elkrief qui a récemment fait l’objet d’une fatwa lancée par Jean-Luc Mélenchon.

La Fraternité Saint-Pierre rappelle qu’elle n’a rien à voir avec l’association Paix Liturgique, dont elle désapprouve les méthodes et l’état d’esprit

Communiqué du district de France de la Fraternité  Saint-Pierre à propos de l’éviction de la Fraternité Saint-Pierre du diocèse de Quimper et Léon :

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) a été informée par Monseigneur Dognin le jeudi 14 décembre 2023 de sa volonté de révoquer la convention entre la Fraternité Saint-Pierre et le diocèse de Quimper. Le dimanche 17 décembre, deux représentants du diocèse annonçaient cette décision au cours de la messe célébrée par les abbés Loïc Courtois et Nicolas Télisson à Quimper et à Sainte-Sève. Devant l’émoi provoqué par une telle décision, Monseigneur Dognin a adressé une lettre publique aux fidèles pour expliquer sa décision.

La Fraternité Saint-Pierre regrette de ne pas avoir été consultée avant cette décision qui a été prise de manière unilatérale, sans qu’il ait été possible de trouver un terrain d’entente. À ce stade, il semble important de préciser certains points.

Monseigneur Dognin a fait appel à la Fraternité Saint-Pierre en 2016 en lui confiant la mission d’assurer « le soin pastoral des fidèles du diocèse attachés à la forme extraordinaire du rite romain » dans son diocèse. Lors d’une visite pastorale au printemps 2022, Monseigneur a « constaté [la joie des fidèles] de participer à la messe célébrée avec le missel de 1962 ». Le 11 juin 2023, lors de la publication de son ordonnance sur l’application du motu proprio Traditionis Custodes, Monseigneur Dognin confirmait la mission confiée à la FSSP sept ans auparavant. Toutefois un changement d’église avait été demandé à Quimper et plusieurs solutions étaient à l’étude entre la paroisse de Quimper et la Fraternité Saint-Pierre.

Le 28 novembre et le 12 décembre 2023, deux articles à charge contre le diocèse et attaquant personnellement certains membres du presbyterium de Quimper, publiés par l’association Paix Liturgique, ont mis le feu aux poudres, décidant Monseigneur Dognin à dénoncer la convention entre la FSSP et le diocèse. Pour justifier cette décision, Monseigneur évoque des « tensions qui s’étaient développées depuis plusieurs années », au point d’arriver « à un point de non-retour ». Pour autant ces « tensions » n’avaient pas empêché la publication de l’ordonnance de juin 2023 confirmant la présence de la FSSP. Par ailleurs, un an auparavant, la Fraternité Saint-Pierre avait déjà exprimé à Monseigneur Dognin qu’elle n’avait rien à voir avec l’association Paix Liturgique, dont elle désapprouve les méthodes et l’état d’esprit. Il était donc bien évident que ces deux articles à charge contre le diocèse avaient été publiés sans concertation avec la FSSP. Il est particulièrement offensant pour les prêtres de la FSSP présents dans le diocèse de Quimper et Léon de se voir reprocher des agissements qui leur sont totalement étrangers.

Afin d’expliquer ces « tensions » Monseigneur Dognin reproche aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre d’avoir développé un apostolat parallèle aux activités diocésaines. Pourtant les prêtres de la FSSP avaient reçu comme mission de l’évêque d’assurer « le soin pastoral des fidèles du diocèse attachés à la forme traditionnelle du rite romain » ; par ailleurs le statut de chapelain qui leur avait été accordé prévoit qu’un prêtre assure « de façon stable la charge pastorale (…) d’une communauté ou d’un groupe particulier de fidèles » (Can. 564). De plus, les prêtres de la FSSP dans le diocèse de Quimper ont toujours proposé leurs services auprès des curés dont ils dépendaient, c’est ainsi qu’ils se sont vu confier, par exemple, des permanences de confessions à la cathédrale. Peut-être les prêtres de la FSSP étaient-ils « beaucoup plus disponibles que leur confrères [diocésains] pour accompagner personnellement leurs fidèles et pour assurer eux-mêmes l’ensemble des activités paroissiales », toutefois il ne semble pas que l’on puisse reprocher à des prêtres de se rendre pleinement disponibles à la mission qui leur a été confiée.

Or, avec le départ des deux prêtres de la FSSP, ce sont les prêtres diocésains qui devront assurer ce soin pastoral auprès des fidèles attachés à la forme extraordinaire, en plus de leurs multiples responsabilités. A ce jour, aucune garantie n’a été apportée aux fidèles. Ces derniers craignent que l’ensemble des activités, jadis proposées par les prêtres de la FSSP, ne puissent être reprises intégralement (catéchisme selon une pédagogie traditionnelle, groupe étudiant, formation pour adulte, accompagnement spirituel…), ce qui constituerait une véritable injustice.

Concernant la Fraternité Saint-Pierre, Monseigneur Dognin reconnait que les prêtres de la FSSP présents dans son diocèse sont «fidèles aux orientations et choix pastoraux de leur Fraternité tout en maintenant la communion [avec lui] », mais il souligne par ailleurs que « la position de la Fraternité au sein de l’Église en général pose problème », et que « le refus [des prêtres] de célébrer avec le missel et les rituels actuels les met en marge de l’Église ». Face à ces accusations graves, la Fraternité Saint-Pierre tient à rappeler qu’elle a toujours cherché à travailler au bien des âmes, dans la communion de l’Église, selon son charisme propre tel qu’il a été défini lors de sa fondation par le Pape Jean-Paul II en 1988 et récemment confirmé par le Pape François par un décret du 11 février 2022. Ses prêtres vivent cette communion par la profession de l’unique foi catholique, la fidélité au Saint Père, l’obéissance aux évêques ; ils l’expriment par la communion eucharistique à la messe chrismale, signe par excellence de l’unité du corps mystique et de leur reconnaissance de la validité des sacrements célébrés selon les rituels actuellement en vigueur, la concélébration n’étant pas l’unique signe visible de la communion et ne revêtant pas de caractère obligatoire selon le droit canon (Can. 902). Cette question délicate et importante a d’ailleurs fait l’objet d’une étude récente de la part de la Fraternité Saint-Pierre.

La Fraternité Saint-Pierre tient publiquement à remercier ses deux prêtres qui, depuis 2016, se dévouent au service des fidèles du diocèse de Quimper et Léon. Ils ont exercé leur ministère sacerdotal avec zèle auprès de tous les fidèles qui se présentaient à eux sans exclusivité, cherchant toujours des solutions d’apaisement dans les conflits qui pouvaient naître. Comme dans les nombreux autres diocèses à travers le monde où la Fraternité Saint-Pierre est présente, ces prêtres ont cherché à vivre du charisme propre de la Fraternité Saint-Pierre : la fidélité indéfectible à l’Église et aux pédagogies traditionnelles de la foi.

Ils veulent rallumer la guerre scolaire…

Le harcèlement dont le lycée Stanislas est l’objet depuis quelques jours a au moins une vertu : il montre que la gauche et l’extrême gauche n’ont toujours pas accepté la liberté scolaire. Elles en restent au classique « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » – se chargeant, comme de juste, de désigner lesdits ennemis !

D’abord il est intéressant que les bien-pensants, qui ne cessent de nous tympaniser quand nous nous interrogeons (et souvent ne nous interrogeons plus du tout !) sur tel passage du Coran, et braillent alors « padamalgam » (comme s’il était illogique de demander comment les musulmans dans leur ensemble interprètent un passage appelant à l’assassinat des « mécréants »), pratiquent allègrement l’amalgame quand ça leur chante. En l’occurrence, ce serait l’établissement comme tel qui serait « sexiste » et « homophobe » et violerait tout bonnement la loi.

Le fameux rapport du ministère ne documente pourtant qu’un cas litigieux et ce cas a été instantanément traité par la direction du lycée. Il n’est d’ailleurs même pas certain, à la lecture du rapport, que les propos en question aient été réellement répréhensibles. Mais prétendre déduire d’une personne ayant été sanctionnée que toute l’école est « homophobe » dépasse largement le paralogisme. C’est tout bonnement de la justice révolutionnaire (et l’on sait que, dans l’expression, c’est l’adjectif qui est important, pas le substantif !) – il est vrai que le directeur de Médiapart n’est pas vraiment inexpert en cette matière, puisqu’il n’a jamais caché ses sympathies trotskistes.

Mais admirez la manœuvre : Médiapart lance l’affaire en utilisant trois ou quatre témoignages courageusement anonymes voici quelques mois, Le Monde, quotidien officieux du régime, lui emboîte le pas. Et le ministère se sent alors obligé d’obtempérer et de diligenter une enquête administrative. Cette dernière n’a pas dû être particulièrement infamante pour Stanislas puisqu’aucune sanction n’en a résulté. L’arrivée au ministère d’une femme dont les enfants sont scolarisés dans l’établissement offre une belle occasion de relancer la machine et Médiapart saute dessus à pieds joints, instantanément suivi par la meute. Sans doute tous ces braves gens comptent-ils sur le fait que le vulgum pecus ne lira que les gros titres et ne feuillettera pas ce rapport aussi vide que soporifique.

Reste le résultat : le lycée Stanislas est publiquement accusé de violer la loi, alors qu’il ne fait manifestement qu’user de la liberté que lui offre la loi Debré. Au passage, je rappelle que la liberté éducative des parents est de droit naturel (même la CEDH le reconnaît, quitte à juger en sens contraire quand il faut garder à l’Allemagne une loi du IIIe Reich interdisant l’école à la maison !) et que, même sans la loi Debré, Stan serait parfaitement fondé à offrir une éducation conforme au souhait des parents catholiques qui lui confient leurs enfants. Il est insupportable d’attendre ânonner à qui mieux mieux ce mantra totalitaire selon lequel il n’y aurait rien au-dessus des lois de la république. Cette brave caste jacassante aurait sans hésitation choisi Créon contre Antigone ! Et que fait-on quand la « représentation nationale », légalement élue, vote les lois de Nuremberg ? On dit qu’il n’y a rien au-dessus des lois de la république ? On ignore le cri de la conscience ?

Mais revenons à nos moutons. Ce que je trouve le plus insensé dans cette histoire, c’est qu’au nom d’un prétendu viol de la loi par le lycée Stanislas – dont le ministère concerné n’a manifestement pas été informé ! –, tout le monde applaudit au geste de la mairie de Paris qui viole, elle, publiquement et explicitement la loi qui lui impose de payer le forfait d’externat d’un établissement qui est toujours, que je sache, sous contrat d’association avec l’Etat.

Avouez que c’est fort : au nom d’un viol de la loi parfaitement hypothétique (et reconnu ni par la justice, ni par le gouvernement), la mairie socialo-écolo-communiste de Paris décide de refuser d’appliquer ladite loi. Remarquez, c’est une idée intéressante : la prochaine fois que vous aurez une amende pour excès de vitesse, il vous suffira de dire que c’était pour dénoncer les agissements anti-écologiques du constructeur. Tant de vertu forcera, sans nul doute, l’admiration des hyènes médiatiques !

Mais le pire n’est même pas là.

Hier, l’Assemblée, qui était dans sa semaine de contrôle parlementaire, a parlé d’école. Plus précisément de lutte contre « l’instrumentalisation politique des parents d’élèves dans les conseils d’école ». Derrière ce charabia, ce qui était visé, c’était notamment l’association « Parents vigilants » qui refuse la diffusion de l’idéologie du genre aux enfants. Là aussi, il est surréaliste qu’en toute bonne conscience, des députés prétendent interdire aux parents de s’intéresser à l’enseignement qui est donné à leur enfants. Comme disait l’autre, les enfants appartiennent à l’Etat, n’est-il pas vrai ?

A l’occasion de cette discussion, je découvre une certaine Fatiha Keloua Hachi, députée socialiste, qui, avec la maîtrise de l’amalgame que j’évoquais plus haut, déclare :

L’extrême droite [car, bien sûr, refuser l’indifférenciation sexuelle, c’est être d’extrême droite !] s’attaque aussi aux livres mis à disposition dans les bibliothèques des écoles et dans les centres de documentation et d’information (CDI) des collèges, ou aux documents d’appui utilisés par les enseignants. Si ces ouvrages osent traiter d’homosexualité, de transidentité, des conditions de vie des migrants ou encore du caractère genré des jouets pour enfants, ils sont pointés du doigt.
À vrai dire, toutefois, si tout cela nous inquiète, je ne suis pas certaine que cela vous choque, madame la ministre : à en croire les conclusions de l’enquête administrative conduite dans un célèbre établissement privé parisien qui vous est familier, ces pratiques y sont, malheureusement, ouvertement assumées.

Il n’est pas certain que Mme Keloua Hachi se soit relue car l’attaque caudale et vénéneuse de Stan n’a littéralement aucun sens : « ces pratiques » (c’est-à-dire la dénonciation d’ouvrages promouvant l’idéologie du genre par des parents d’élèves) ne sont évidemment pas « ouvertement assumées » par le lycée visé. Je suppose qu’elle veut dire que ce dernier établissement refuse l’idéologie du genre. Mais, oui, c’est parfaitement son droit – et sans doute même son devoir car, quoi qu’en pense cette brave députée, on n’éduque pas une fille comme un garçon.

Je découvre aussi un certain Benjamin Lucas, député écologiste, lui, mais pas beaucoup plus soucieux de la liberté éducative des parents que sa collègue :

Nos institutions républicaines doivent protéger l’école publique de l’offensive raciste et réactionnaire [pas moins !] qui s’organise. C’est toute la liberté pédagogique qui est visée : les cours sur les migrations, l’éducation à la sexualité, l’enseignement moral et civique ou encore l’histoire coloniale.

Je crois être aussi attaché à la « liberté pédagogique » que M. Lucas. Mais cette liberté devrait être une branche de la liberté scolaire, elle-même conséquence de la liberté éducative des parents qui est donc première (c’est d’ailleurs pour cela que Benoît XVI en fit naguère l’un des principes non négociables). Il est évident qu’au nom de la « liberté pédagogique » des enseignants gauchistes, on ne peut pas priver les parents de leur responsabilité première dans l’éducation de leurs enfants.

Pour ceux qui aiment le lyrisme, encore une petite citation de Benjamin Lucas pour la route :

Du régime de Vichy à aujourd’hui, des États-Unis d’Amérique de Trump au Brésil de Bolsonaro en passant par la Hongrie d’Orban, c’est toujours le même système qui se met en place : chasse aux pédagogies émancipatrices, exclusion sociale et tri par l’échec au nom d’une idéologie méritocratique absurde, réécriture des programmes, affaiblissement des sciences humaines et sociales et refus de comprendre le monde tel qu’il est.

C’est beau !

Mais accrochez-vous pour la suite :

Face à cette offensive, notre système est rendu vulnérable par une politique et des discours qui ont emprunté trop souvent à l’extrême droite ses thèmes et ses termes, dénonçant avec obsession une incursion fantasmée du wokisme et de l’islamo-gauchisme dans notre système scolaire. Il est temps de protéger notre école républicaine pour lui permettre d’assurer sa mission émancipatrice. Mais le Gouvernement est-il prêt à le faire, et êtes-vous la bonne ministre pour cela ?
Nous devons aujourd’hui débattre de l’influence que M. Zemmour exerce sur l’école pour en affaiblir la vocation républicaine. Cependant, après les propos que nous avons entendus hier lors de la conférence de presse d’Emmanuel Macron, nous en venons à nous interroger sur l’influence de M. Zemmour sur le Président de la République en matière éducative. M. Macron a en effet repris ses slogans, mot pour mot – « pour que la France reste la France » –, mais aussi sa vision : le fantasme de l’école du dernier millénaire, celui de la méritocratie et du tri par l’échec. Il a aussi repris ses propositions : l’uniforme, le redoublement et la militarisation de l’école et de la jeunesse avec le service national universel.

Ainsi donc, la nomination au poste de ministre de l’éducation nationale d’une personne qui a choisi pour ses enfants un établissement intégriste, communautariste et séparatiste n’est pas une erreur de casting. C’est, de la part du Président de la République, une profession de foi, un acte principiel, une orientation idéologique.

Oui, vous avez bien lu ! Stan est un établissement « intégriste, communautariste et séparatiste ». Sans doute une madrasa d’Afghanistan. Il est vrai que, quand on croit que la politique d’Emmanuel Macron est réactionnaire, on est probablement plus proche d’Alice au pays des merveilles que du principe de réalité.

Ce tableau chaotique ne serait pas complet sans l’intervention d’un Aurélien Saintoul, député LFI, celui-là (comme quoi il y a une certaine unité à gauche pour arracher les enfants à leurs premiers éducateurs que sont les parents). En bon matérialiste, le problème principal qu’il voit dans l’école est le fameux « manque de moyens » (on serait tenté de lui répondre qu’on manque surtout d’un but clair) et la solution est toute simple : « yaka » prendre dans les poches des riches – ou de l’enseignement privé :

Elle [l’école publique] est menacée par la concurrence déloyale que lui livre l’enseignement privé, largement financé par l’argent public, sans pour autant être soumis au même devoir d’accueil.

Monsieur le député ne manque pas d’air. En toute illégalité, « on » a imposé un contingentement féroce à l’enseignement privé, le maintenant au-dessous de 20% des élèves scolarisés. Donc, si concurrence déloyale, il n’est pas certain qu’elle soit dans ce sens. Par ailleurs, si, l’enseignement privé est bel et bien soumis à une obligation d’accueil. Mais, surtout, combien de fois faudra-t-il dire et répéter que l’argent public n’existe pas ? L’argent public est toujours pris à des personnes privées (que ce soit des ménages ou des entreprises). Le vieux slogan simpliste « école publique, argent public ; école privée, argent privé » devrait donc logiquement impliquer que, puisque tout l’argent du financement de l’école publique vient de contribuables privés (y compris les parents qui mettent leurs enfants dans l’enseignement privé, payant ainsi deux fois – en toute « justice sociale » sans doute ?), le choix devrait leur revenir. Si M. Saintoul veut parler de financement, nous sommes à sa disposition pour lui expliquer qu’il n’existe qu’une solution pour assurer à la fois la justice et la liberté : le chèque scolaire. Mais, pour le moment, le chèque scolaire ne semble guère à l’ordre du jour ; ce qui paraît davantage d’actualité, c’est le réveil de la guerre scolaire. Cela tombe bien : tout le monde s’accorde pour dire que « le niveau monte », nous avons donc largement les moyens de nous amuser un peu, non ?

Guillaume de Thieulloy

Manifeste pour la défense des libertés politiques et religieuses

Avec la menace de dissolution de l’association catholique Academia Christiana, qui fait suite à un certain nombre de dissolutions et d’interdictions, des personnalités signent un manifeste dans le JDD :

Réunions et manifestations interdites, dissolution de mouvements et d’associations, dénonciations calomnieuses… Sous la houlette du ministre de l’Intérieur, une répression sans précédent à l’encontre des acteurs sociaux menace nos libertés individuelles et collectives, sapant ainsi les fondements de notre vie publique.

Il est indéniable que rien n’est acquis de manière définitive. Au-delà des nuances politiques et idéologiques, la lutte pour nos libertés doit se réinventer face à un absolutisme qui persiste à ressurgir.

L’arme de la dissolution ne vise aujourd’hui pas seulement la mouvance qualifiée d’« ultra-droite » : les tentatives visant l’organisation dite des « Soulèvements de la terre » ont été, en dépit du soutien à des journées émaillées de violence, contrées par le Conseil d’Etat.

Exemple paroxystique de ce mouvement liberticide en France, la dissolution annoncée d’Academia Christiana, une école de formation d’inspiration catholique.

Les motifs du gouvernement pour dissoudre Academia Christiana demeurent flous, surtout à la lumière des activités de cette association : des conférences sur l’écologie ou la famille, agrémentées par des séances de sport et par des danses traditionnelles, sans la moindre trace d’ extrémisme ou de violence. Bien que son positionnement conservateur puisse déplaire, elle ne menace ni la sécurité ni la tranquillité publiques. On pourrait alors présumer qu’il s’agit de christianophobie pure et simple.

Alors, que reproche-t-on vraiment à Academia Christiana ? « De ne pas correspondre aux valeurs de la République », affirme Gérald Darmanin. À la lecture du dossier de l’accusation, la réalité qui se dévoile est moins glorieuse pour le ministre et plus redoutable pour le citoyen. Loin de lui demander des comptes pour des faits, le ministre reproche à l’association des idées parfaitement légitimes.

L’analyse des motifs invoqués par les services du ministère de l’Intérieur à l’appui de la demande de dissolution a de quoi effrayer. En effet, les fondements de cette décision mettent en danger des libertés publiques que les Français présumaient acquises. Celles de s’associer, d’exprimer ses opinions, d’éduquer ses enfants et même de croire dans le Dieu de son choix.

Pour ces raisons, cette nouvelle annonce de dissolution faite par Gérald Darmanin interpelle et devrait inquiéter le monde associatif et plus largement tous les Français. La force publique se doit d’être au service de l’ordre et de la justice et non pas devenir une arme idéologique destinée à combattre ses adversaires politiques.

Demain une association qui gère une école catholique, une communauté de vie écologique, un syndicat trop remuant ou un parti politique dont les idées déplaisent au pouvoir en place pourrait être dissous sans réelle protection juridique en se prévalant de la « jurisprudence Academia Christiana ».

Notre adhésion à ce manifeste ne marque aucunement une approbation des idées défendues par Academia Christiana ou par tout autre organisation ou parti visé par la politique répressive du ministre de l’Intérieur. C’est plutôt l’expression d’une inquiétude grandissante face à la criminalisation du débat politique et à la judiciarisation de la confrontation des idées.

Nous plaidons pour le maintien du pluralisme dans la société civile et contre le délit d’opinion car il n’y a pas de démocratie sans liberté de pensée et d’expression.

La défense des libertés politiques et religieuses est un impératif pour tout citoyen soucieux de l’intérêt général et du Bien commun au sein d’une communauté nationale apaisée.

En conséquence, les signataires s’engagent à défendre toutes les libertés, qu’elles soient politiques, religieuses ou autres sans distinction aucune.

Liste des signataires :

Guillaume Bernard, historien du droit et des idées politiques
Benjamin Blanchard, directeur Général de SOS Chrétiens d’Orient
Béatrice Bourges, co-fondatrice de la Manif pour tous
Pierre-Alexandre Bouclay, président de Radio Courtoisie
Thierry Bouclier, avocat
François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Éléments
Anne Brassié, biographe et critique littéraire
Alain de Benoist, écrivain et intellectuel
Claude Chollet, président de l’OJIM
Alexis Claude, écrivain
Thibaud Collin, philosophe et essayiste
Paul-Marie Coûteaux, haut fonctionnaire et essayiste
Pierre de Chanville, entrepreneur
Benjamin Demeslay, essayiste
Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient
Thibault de Saint-Vincent, entrepreneur
Émile Duport, entrepreneur et communiquant
Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la Vie
David Engels, essayiste et philosophe
Claire-Emmanuelle Gauer, conseillère régionale
Pierre Gentillet, avocat
Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique
Jean Messiha, président de l’Institut Vivre Français
Jean-Christophe Perardel, entrepreneur et consultant
Jean-Frédéric Poisson, ancien député et président de Via
Abbé Matthieu Raffray, prêtre
Stéphane Ravier, sénateur Reconquête !
Stanislas Rigault, président de Génération Z
Isabelle Surply, conseillère régionale
Éric Viaud, maire de la Bussière, président des maires pour le Bien Commun

La Cour des Comptes manque à son devoir : le député Breton interpelle le gouvernement

Lors de la séance de questions au Gouvernement mercredi 17 janvier, le député LR Xavier Breton a interrogé le Premier ministre sur le rapport de la Cour des comptes sur la lutte contre l’immigration irrégulière :

Monsieur le Premier ministre, nous sommes nombreux à avoir été choqués, à la mi-décembre, par la décision du président de la Cour des comptes de repousser…

Maxime Minot

De dissimuler !

Xavier Breton

…la publication d’un rapport particulièrement sévère sur la politique de lutte contre l’immigration irrégulière. Pour tenter d’expliquer cette décision, le président de la plus haute juridiction des comptes publics a indiqué benoîtement qu’il ne souhaitait pas influencer le vote des parlementaires. Quelle conception M. Pierre Moscovici a-t-il des députés et des sénateurs ? Considère-t-il que nous ne sommes pas assez matures…

Louis Boyard

À LR, vous ne l’êtes pas !

Xavier Breton

…pour prendre connaissance d’un rapport et l’analyser ? Pense-t-il que nous ne sommes pas capables de comprendre les écrits et la pensée des magistrats financiers de la rue Cambon ? Si nombre de nos concitoyens ont également été choqués, c’est parce qu’ils retrouvent dans cette attitude le mépris de ce que l’on appelle parfois « l’État profond », cette prétendue élite technocratique, à l’égard des représentants du peuple.

Le président du groupe Les Républicains, Olivier Marleix, vient de demander au président de la commission des finances, Éric Coquerel, d’organiser l’audition du président de la Cour des comptes. Nous attendons du Gouvernement une condamnation ferme du mépris que ce dernier a manifesté à l’égard du Parlement. Monsieur le Premier ministre, désapprouvez-vous ce comportement, qui va à l’encontre de nos institutions ?

Thibault Bazin

Excellent !

Mme la présidente

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée des relations avec le Parlement.

Mme Marie Lebec, ministre déléguée chargée des relations avec le Parlement

Je vous prie de bien vouloir excuser l’absence du ministre de l’intérieur et des outre-mer, Gérald Darmanin, en déplacement sur l’île de La Réunion après le passage du cyclone Belal qui a durement frappé nos compatriotes.

Vous interrogez le Gouvernement sur le rapport de la Cour des comptes relatif à la politique de lutte contre l’immigration irrégulière publié le 14 janvier 2024. Vous le savez, la Cour des comptes est une juridiction financière dont l’indépendance est garantie constitutionnellement. Elle définit en toute indépendance le programme de ses contrôles et leur déroulement. Il n’appartient donc pas au Gouvernement de se prononcer sur le calendrier et la date de publication d’un rapport. Nous nous félicitons, en revanche, que la Cour souligne, dans ce document, que la France est le pays d’Europe qui exécute le plus d’éloignements forcés : leur nombre a atteint 14 235 en 2022, plaçant notre pays devant l’Allemagne, la Suède, l’Espagne et l’Italie.

Pierre Cordier

J’aurais aimé le savoir avant !

Mme Marie Lebec, ministre déléguée

La priorité donnée à l’éloignement des individus constituant une menace pour l’ordre public a conduit à expulser 4 686 étrangers délinquants en 2023, contre 3 615 en 2022. Les constats formulés par le rapport de la Cour des comptes sur les leviers à activer pour améliorer le nombre de reconduites sont assez largement connus puisque des rapports similaires ont été rédigés par l’Assemblée nationale et par le Sénat. C’est la raison pour laquelle le projet de loi initial du Gouvernement, déposé au Sénat le 1er février 2023, comprenait déjà des mesures fortes pour lever ces blocages,…

Olivier Marleix

Oui, nous le savons : c’est nous qui avons fait la loi !

Mme Marie Lebec, ministre déléguée

…des mesures visant notamment à simplifier les contentieux de l’éloignement, à lever les protections dont bénéficient certains étrangers qui constituent une menace à l’ordre public et à alléger les charges des policiers et des gendarmes.

Pierre Cordier

Ce n’est pas la question !

Sébastien Jumel

Mais c’est la réponse !

Mme Marie Lebec, ministre déléguée

La politique du Gouvernement pour lutter contre l’immigration irrégulière est claire, à l’image des moyens inédits adoptés par le Parlement à l’occasion du vote de projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. Je pense notamment à la création de 3 000 places de rétention supplémentaires…

Thibault Bazin

Grâce à l’amendement Ciotti !

Mme Marie Lebec, ministre déléguée

…et de onze centres de rétention administrative (CRA), ainsi qu’au renforcement des services d’accueil des étrangers dans les préfectures, qui bénéficieront des trois quarts des créations de postes en 2024.

Mme la présidente

La parole est à M. Xavier Breton.

Xavier Breton

Je vous remercie pour cette réponse, mais le rapport est très sévère sur la politique de lutte contre l’immigration irrégulière. En outre, ma question portait sur le rôle de la Cour des comptes dans nos institutions. Vous évoquez son indépendance. Notons toutefois que son président est nommé par le Président de la République. Je renvoie par ailleurs à l’article 47-2 de la Constitution, selon lequel « la Cour des comptes assiste le Parlement dans le contrôle de l’action du Gouvernement », ainsi que dans l’évaluation des politiques publiques. Manifestement, elle a manqué à son devoir.

Olivier Marleix

Tout à fait !

Thibault Bazin

Excellent !

Avec le son et l’image :

Derrière le “plan fertilité”, une légalisation de la GPA ?

Lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron a évoqué la baisse de la natalité, le changement des moeurs, l’infertilité contre laquelle il veut lancer un grand plan :

 

En même temps, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué avoir une « réflexion » sur la gestation pour autrui (GPA) à laquelle il était initialement hostile. Interrogé dans l’émission Quotidien sur TMC sur la GPA, Bruno Le Maire a confié avoir « un couple d’amis très proches » qui « viennent d’avoir un enfant par GPA : j’en discute avec eux, je regarde, j’observe, et on évolue », ajoutant que « ce qui leur arrive me touche ». Il a confirmé que ce bébé était né à l’étranger, donc de manière illégale.

« La disposition d’esprit principale quand on fait de la politique, c’est l’ouverture, ce n’est jamais se refermer sur ses certitudes (sinon) il faut passer à un autre métier ».

Sic

Le ministre a indiqué avoir déjà « évolué » sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour laquelle il était initialement « sceptique » et à laquelle il est désormais favorable. Désormais sur la GPA,

« j’écoute, je comprends, j’essaie de voir quelles sont les attentes derrière, les problèmes de principes que ça pose, les problèmes éthiques ».

Le ministre de l’Économie était interrogé sur les moyens de résoudre la baisse de la natalité à laquelle fait face la France actuellement. Mardi, Emmanuel Macron a annoncé vouloir notamment créer un « congé de naissance » et lancer « un grand plan » contre l’infertilité.

Le nouveau premier ministre Gabriel Attal avait laissé entendre en 2019 qu’il ne serait pas contre la GPA.

Ils avancent.

Soutenir la plainte de l’Institut pour la Justice contre l’État français

En mars 2023, l’Institut pour la Justice a porté plainte contre l’Etat français, au Tribunal administratif de Paris pour “inaction sécuritaire”. La procédure avance. Mais le juge prononcera la “clôture de l’instruction” le 31 janvier 2024.

Il reste donc 14 jours pour absolument atteindre le chiffre de 100 000 signataires à la pétition de soutien à la plainte. Il y a actuellement plus de 70 000 signatures.

Pourquoi est-ce important ? Car la justice est très sensible aux pétitions. Elle l’a prouvé lors de la condamnation de l’Etat pour “inaction climatique” en 2022. Greenpeace avait alors réuni des centaines de milliers de personnes sur leur pétition.

Pour signer c’est ici.

Marcher et prier pour la vie

Communiqué de Renaissance catholique :

À l’heure de la constitutionnalisation de l’avortement et de la légalisation de l’euthanasie sous le vocable aseptisé de « suicide assisté » la dimension eschatologique du combat pour la défense de la vie humaine innocente apparaît chaque jour plus manifeste.

« Il ne s’agit pas pour nous, en effet, de lutter contre des hommes mais contre (…) les souverains de ce monde ténébreux. » (Eph. VI, 12)

En réalité nous luttons contre celui qui est homicide depuis le commencement.

Pour cela la prière et la pénitence sont des armes indispensables.

Nous vous donnons rendez-vous

  • Samedi 20 janvier, à partir de 20h, à la veillée de prière pour la vie à l’église Saint Roch (Paris) ;
  • Dimanche 21 janvier à la Marche pour la Vie, à 14h sur les marches de l’église Saint Sulpice (départ par la rue Bonaparte). Nous nous retrouverons à la fin du cortège de la Marche pour la Vie avec SOS Tout-Petits, pour la récitation du chapelet aux intentions des bébés avortés, des mères blessées, des pères oubliés, de la France ! Le père Argouarc’h et l’abbé Rabany assureront la conduite de ce rosaire.

Le cardinal Ambongo à propos de Fiducia Supplicans : “vous détruisez la famille, vous détruisez la société”

Extrait d’une intervention du cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa, président du Secam (Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar), membre du conseil des 9 cardinaux entourant le pape pour la réforme de l’Eglise, sur la lettre du 11 janvier intitulée “pas de bénédiction des couples homosexuels dans les Eglises d’Afrique”.

Il revient sur la genèse de cette lettre, racontant qu’il a envoyé une lettre de 7 pages au pape avant d’être reçu par le Souverain Pontife pour discuter du texte Fiducia Supplicans. Le cardinal explique que l’Eglise ne peut pas être le promoteur des relations homosexuelles :

Christianisme: Michel Onfray dialogue avec un moine de l’abbaye de Lagrasse

Dans ce Club Le Figaro Idées animé par Eugénie Bastié, Michel Onfray et le père Michel, chanoine régulier de l’abbaye de Lagrasse, dialoguent sur le devenir du christianisme :

Emmanuel Macron se rend parfaitement compte de la droitisation de l’opinion publique

Guillaume Bernard a été interrogé dans Valeurs Actuelles sur la conférence de presse d’Emmanuel Macron. Extrait :

[…] Emmanuel Macron a pulvérisé et siphonné la gauche sociale-démocrate en 2017 ; il en a fait de même avec la droite libérale en 2022. Le macronisme a toujours été et reste l’expérience française de la « grande coalition », marquant encore plus officiellement que les cohabitations, la réunification du libéralisme culturel (resté à gauche) et du libéralisme économique (qui, entre le milieu du XIXe et du XXe siècles, avait glissé à droite). Comme toute force politique, le macronisme (qui portera un autre nom lorsqu’il sera incarné par une autre personne) cherche à occuper le segment le plus large possible sur le spectre politique. Mais, conquérir l’espace politique « à droite » ne signifie nullement être devenu « de droite ». En fait, le président de la République se focalise sur le côté du spectre politique d’où vient le principal danger, celui qui est en expansion. Il se rend parfaitement compte de la droitisation de l’opinion publique (inquiète par l’immigration, l’insécurité, le fiscalisme, etc.).

Il utilise donc du vocabulaire et des expressions empruntées à la droite nationale. Cependant, parler de réarmement démographique ou souhaiter que la France reste la France peut être compris et interprété de bien des manières. Sont-ce les Français identitairement enracinés qu’il s’agit de voir croître en nombre ou les personnes ayant, juridiquement, la citoyenneté de l’actuel régime en place en France ? C’est le même type de quiproquo qui eut lieu, en 2007, entre Nicolas Sarkozy et une partie de ses électeurs, à propos de l’identité nationale. En outre, faire l’apologie de la natalité tout en constitutionnalisant l’avortement est évidemment contradictoire mais permet de satisfaire tous azimuts : le règne du « en même temps ». Ceci dit, il n’en demeure pas moins qu’Emmanuel Macron contribue à légitimer dans le débat public certains sujets traditionnels de la pensée de droite. Il pourrait donc finalement être pris à son propre piège. […]

Financement du libre choix de l’école par les parents : en finir avec l’hypocrisie

Extrait d’une tribune d’Anne Coffinier dans Le Point sur la polémique autour de la scolarisation des enfants du ministre de l’Education nationale :

[…] Cette schizophrénie bien française conduit ceux des hommes politiques qui choisissent le privé pour leurs enfants à toujours plus d’efforts pour en freiner l’essor et en interdire l’accès aux classes populaires. Espérons que la nouvelle ministre ne tombera précisément pas dans le piège de pourfendre l’école privée pour mieux prouver sa foi inconditionnelle en l’école publique, après la polémique qui a accompagné sa prise de poste.

Nous tenons en réalité aujourd’hui l’occasion d’en finir avec l’hypocrisie. Il est évident qu’une large majorité des parents confieraient leurs enfants à l’école privée s’ils en avaient les moyens. Parce que la discipline y est meilleure, les professeurs moins absents, les parents plus investis parce qu’ils payent… les fréquentations choisies, les enfants fauteurs de troubles exclus de l’établissement le cas échéant, et les élèves pas assez brillants impitoyablement exclus des écoles dites d’élite.

Autrement dit, si les parents préfèrent le privé aujourd’hui, c’est parce que l’exigence et l’ambition qu’on y trouve sont annonciatrices de la dureté du monde professionnel à laquelle devrait précisément préparer l’école. Les élites cherchent aussi à doter leurs enfants d’un utile réseau social. Le plus jeune ministre de la Ve République n’a-t-il pas fait « l’Alsa » comme les enfants de Pap Ndiaye ? Si la droite opte plutôt pour Stanislas, Saint-Jean de Passy ou Franklin, les partisans d’Emmanuel Macron préfèrent en effet l’école Alsacienne ou Jeannine-Manuel. Dans tous les cas, c’est le privé qui gagne et qui fait gagner. A fortiori à l’heure où l’école publique a décroché. L’humiliation de la France dans les tests Pisa en apporte la preuve, année après année. Et le président de la République lui-même l’a reconnu dans son discours du 25 août 2022 devant les recteurs : « l’école de la République n’est plus à la hauteur ».

Le véritable scandale n’est donc pas qu’une ministre, fût-elle chargée de l’Éducation, scolarise ses enfants dans le privé. C’est plutôt que l’on abandonne les pauvres, les immigrés que l’on prétend « intégrer » et les non-initiés à une école publique dont le président lui-même constate qu’elle ne fonctionne plus. Relever l’école publique doit être l’urgence des urgences. Pas seulement en principe, mais en fait. En attendant les effets d’une politique qui serait enfin courageuse en la matière, la scolarisation dans des écoles non publiques est plus que légitime et doit même être encouragée. Elle devrait être financée par l’État tant qu’il n’est pas capable de fournir à la population une école publique digne de ce nom. Et partout où les évaluations repèrent une défaillance de l’école publique, les parents devraient pouvoir avoir le choix d’une alternative financée par l’État.

Qu’est-ce sinon que « l’égalité des chances » ? À quoi bon avoir constitutionnalisé le droit pour chaque enfant à l’égal accès à l’instruction ? Ce n’est pas parce que le même article 13 du préambule de la Constitution de 1946 déclare que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’État », qu’il est justifié de vilipender et de culpabiliser les parents choisissant une école privée. L’heure est décidément venue de financer le libre choix de l’école par les parents, pour qu’il cesse d’être le privilège des nantis et des initiés. Afin qu’il ne reproduise pas les inégalités sociales, on prendra soin de créer des structures gratuites aidant les parents à choisir au mieux de l’intérêt de leurs enfants.

Condorcet l’avait brillamment exposé en son temps : l’école publique a besoin d’être stimulée par une autre école, si l’on ne veut pas qu’elle se sclérose. La prophétie s’est, hélas, réalisée. À force de fausser la concurrence entre l’école publique et l’école privée, rendue artificiellement payante et en accès limité faute de places disponibles, l’école publique a été privée de cette nécessaire stimulation qui aurait pu la pousser à l’excellence. Preuve en est que, dans l’ouest de la France, où presque la moitié des enfants sont scolarisés à l’école privée, le niveau général du public est plus élevé, car il est contraint à se dépasser pour garder ses élèves.

Alors, si 2024 était la sortie de l’hypocrisie ? Si cette nouvelle année était placée sous le signe du respect de la liberté du choix de l’école par les familles ? On commencerait l’année en faisant faire un considérable bond en avant à l’égalité des chances.

Catherine Vautrin, professionnelle du retournement de veste

Il n’y a pas que sur la dénaturation du mariage que Catherine Vautrin, qui avait manifesté avec La Manif Pour Tous, a changé de “conviction”.

Interrogée le 17 janvier au sujet de la fin de vie, Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités a exposé ses convictions dans un entretien à Europe 1 et CNews. Rappelant les deux volets du projet de loi elle a indiqué que celui sur les soins palliatifs lui semble « une évidence ». « Nous devons avancer rapidement sur ce sujet ».

« Il y a un deuxième sujet, c’est l’aide active à mourir. Là-dessus, je n’ai pas de difficultés personnelles à aborder ce sujet ». « Je n’ai pas d’opposition » à l’euthanasie.

« Evidemment que nous devrons légiférer d’une main tremblante parce que sur des sujets aussi importants que celui-là, comme le disait Montesquieu, il faut être extrêmement vigilant ».  « Notre société a évolué. Nous devons accompagner ces évolutions avec prudence, bien évidemment, là encore avec dialogue et respect ».

Le projet de loi « devra être extrêmement précis ». Il faudra « travailler avec beaucoup d’écoute, beaucoup de réflexion et bien évidemment cadrer les choses », en respectant les convictions des médecins comme celles des Français.

En 2004, dans le cadre des débats de la loi Léonetti, Catherine Vautrin, qui était alors secrétaire d’Etat aux personnes âgées, avait ainsi considéré que les démarches « d’euthanasie active » évoquées étaient « inacceptables ». Elle avait notamment dénoncé l’ouverture d’une « boite de Pandore des tentations eugénistes ». Des convictions qu’elle semble avoir désormais oubliées.

Catherine Vautrin pourrait gérer le dossier de la fin de vie avec l’ancienne ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, pressentie comme ministre déléguée de la Santé. Celle-ci n’a jamais caché ses convictions en faveur de l’euthanasie. En 2021, elle a ainsi soutenu un appel de parlementaires afin de poursuivre l’examen d’une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie en France.

La présentation du projet de loi devrait avoir lieu « en février », après l’annonce « en janvier » d’un plan décennal sur les soins palliatifs.

Dans M.Hafiz, on trouve du lard et du cochon (suite et fin)

M.Hafiz, dans une activité médiatique importante de fin d’année 2023, a accordé le 12 décembre 2023 un entretien au site Mizane Info (Islam et sujets de société).

De cet entretien, sept thèmes sont successivement décryptés :

  • Les messages sur l’antisémitisme
  • L’hypocrisie de la présentation de ses relations avec le grand rabbin de France
  • Son inféodation à l’Algérie
  • Son discours sur Gaza
  • Son discours victimiste
  • Son discours sur la criminalité musulmane
  • Son soutien par la Macronie

Gaza, discours hallal

Sur Gaza, et on n’attendait pas grand-chose d’autres, M.Hafiz exprime une pensée parfaitement conforme (11’) :

« Il faut véritablement créer un état palestinien aux côtés d’un état israélien. Aujourd’hui, je ne pense pas que quelqu’un pourrait remettre en cause l’existence d’un état israélien. On fait croire que l’existence de l’état d’Israël est en jeu» « Quelqu’un ?… On fait croire ? »

Histoire d’aider au rafraichissement de sa mémoire, on citera le Hamas, par exemple dans le tweet ci-dessous (oui, nous avons bien vu que le tweet provenait de l’ambassade d’Israël en France) ?

Et aussi, on citera le slogan « De la rivière à la mer » (c’est-à-dire du Jourdain à la Méditerranée comme territoire pour un Etat de Palestine, gommant donc Israël) comme par exemple représenté graphiquement dans le bandeau de présentation du compte « Perspectives Musulmanes » ?

Le victimisme musulman

M.Hafiz est très fort pour, à chaque instant, et alors même que le terrorisme en France est quasiment toujours musulman, que les Français juifs sont contraints à l’exil intérieur à partir des territoires à forte présence arabo-musulmane où aussi les synagogues et établissements juifs doivent être protégés, que tout Français est assailli quotidiennement par la nouvelle élégance féminine caractérisée par le voile islamique avec pantalon façon jogging et baskets associées, et toute autre déballage de la civilité musulmane, M.Hafiz donc est très fort pour jouer le M.Ouin-Ouin de la victime musulmane en France. D’ailleurs, le sous-titre donné à son entretien sur YouTube est « Je ne laisserais [sic] personne s’attaquer à la communauté musulmane ».

M.Hafiz par exemple appelle à des actions en justice les plus nombreuses possible contre les attaques anti-musulmanes.

« J’irai jusqu’au bout. Je ne laisserai personne s’attaquer à la communauté musulmane…. Communauté silencieuse qui ne veut pas réagir aux provocations… J’invite les musulmans quand ils sont lésés dans leurs droits d’aller devant les tribunaux ».

Dans sa tribune au Monde, il se plaint du fait que « les musulmans de France subissent des accusations abjectes ».

Le 7 novembre 2023, rencontrant le président de l’Arcom, il l’informe de « l’inquiétude des musulmans de France de la libération et de la banalisation d’une parole antimusulmane dans les médias ». De la même façon, le 20 novembre, il rencontre M.Klein, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti LGBT  (on ne sait pas auquel de ces trois titres il se réfère, ne sachant pas que la musulmanie est une race), pour lui faire part de « ses préoccupations sur la montée du racisme, dont la discrimination et la haine antimusulmanes ».

Bien évidemment et c’est tout naturel, quand des tags dégradent certaines mosquées, il monte au créneau. Le 2 décembre, c’est pour une mosquée à Millau (« tags abjects ». La photo montre le slogan « Justice pour Thomas » [le jeune tué à Crépol])

Le 23 décembre, « une nouvelle mosquée dégradée par la haine ignorante et dangereuse ». La photo du tweet montre le slogan : « islam dehors ».

Au surplus, et pour faire bonne mesure, quand le journaliste de Mizane Info parle de la manifestation contre l’antisémitisme du 12 novembre 2023 et affirme : « Durant la marche, on a pu voir ou entendre des slogans antimusulmans » (13’30), ce qui est contredit par tous les autres témoignages, M.Hafiz opine du chef. De même, le 2 décembre 2023, au lendemain d’une manifestation au Panthéon, finalement autorisée par la justice à l’encontre de la décision initiale du Préfet de police, en soutien au garçon tué à Crépol, la Grande mosquée de Paris se fend d’un communiqué et fait part « de son extrême préoccupation au lendemain d’un rassemblement à Paris très clairement hostile à notre République », ce que personne d’autre n’a vu.

Et au fait, quand il est en Algérie et qu’il fréquente (assidûment) les ministres, M.Hafiz dit-il un mot de la situation des chrétiens (pour les Juifs, on n’en parle pas, il n’y en a plus !) ? Nous renvoyons à ce propos le lecteur à un autre article récent du Salon beige « L’Algérie fait tout pour limiter la liberté religieuse des chrétiens » ; comme à un article de la Revue Conflits sur l’interdiction en Algérie d’ébranler la foi d’un musulman.

Et au fait, dans sa « caravane de la mémoire », sera-t-il fait allusion aux barbaresques et aux esclaves européens ? à l’esclavage et au génocide voilé des populations noires ?

Être de culture arabo-musulmane, facteur aggravant de criminalité ? Peut-être, mais dans l’fond, ce sont de bons gars

Voilà un sujet délicat dont nous sommes heureux de voir qu’il est confirmé par M.Hafiz. Ce dernier est interrogé (42’) à propos d’une première promotion d’imams et d’aumôniers organisée par la Grande mosquée de Paris : « C’est le début ». Et d’ajouter (44’) :

« J’ai insisté auprès du président de la république en disant qu’il fallait avoir des aumôniers musulmans dans les hôpitaux, dans les prisons… le bénévolat a ses limites. Cette fonction d’aumônier, elle doit être valorisée. Sans forfanterie, il faut un plan Marshall. Il faut un budget, il faut développer et augmenter ces budgets ; diplôme, salaire, plan de carrière ».

Un plan Marshall pour rémunérer des aumôniers musulmans dans les prisons, c’est évidemment attrayant.

Mais pourquoi cette emphase ? Parce que (46’30’’) : « On sait très bien aujourd’hui que, les prisons, on dit, à 70-80% de musulmans. Il faut aller les aider ». On peut d’ailleurs confirmer que M. de Montbrial affirmait à fin décembre aussi « Un procureur général nous a dit récemment qu’en France, entre 70 et 80% des prisonniers font le ramadan ».

Alors, là, juste le début d’un raisonnement qui vaut ce qu’il vaut : imaginons 8 M de musulmans en France tels qu’évalués (sous-évalués peut-être bien, il ne faut pas faire frémir dans les chaumières) par Mme Florence Bergeaud-Blackler. Si nous sommes environ 67M de personnes en France (nous n’osons dire de Français à considérer le nombre d’étrangers y compris clandestins), cela signifie que les musulmans représentent 12% de la population en France. S’ils représentent 70 à 80% des détenus, cela signifie une surreprésentation d’un facteur 6. C’est quand même significatif. Même en tenant compte du facteur pyramide des âges. Être de culture arabo-musulmane serait-il donc un facteur fortement aggravant de criminalité ?

Alors, maintenant, ne nous décourageons pas. Car pour M.Hafiz, n’est-ce-pas, un détenu musulman ne peut pas être entièrement mauvais :

« C’est des moments de la vie où ils ont trébuché, pour des raisons diverses et variées. Vous savez, dans les prisons, il n’y a pas que des criminels, il y a des gens qui ont commis des crimes, ou des délits, soit par nécessité, soit de manière peut-être involontaire, ou qui regrettent » !

Avec tout ça, M.Hafiz bénéficie de la complaisance du macronisme

Comme nous l’avons déjà souligné, M.Hafiz rappelle que « M.Darmanin, depuis qu’il est ministre de l’intérieur, est venu trois fois à un dîner de l’iftar »…, qu’il est encore « venu à la GMP le samedi 11 novembre 2023, à la veille de la marche ».  Sans compter les déplacements présidentiels eux-mêmes. M.Hafiz nous apprend aussi (42’) que

« la communauté musulmane est au rendez-vous quand la France est dans des situations compliquées. Je vous rappelle simplement le covid. Moi, en tant que recteur, j’ai été dans une ville de France où le préfet de région m’a reçu en me disant qu’il venait de quitter le ministère de l’intérieur où le ministre avait réuni tous les préfets. A l’unanimité, tous les préfets de France avaient dit que la communauté qui avait été vraiment extrêmement active pendant le covid, c’était la communauté musulmane ».

Etonnant, non ?, comme aurait pu se terminer une Minute nécessaire de monsieur Cyclopède du regretté Pierre Desproges.

Dans M.Hafiz, on trouve du lard et du cochon (suite)

M.Hafiz, dans une activité médiatique importante de fin d’année 2023, a accordé le 12 décembre 2023 un entretien au site Mizane Info (Islam et sujets de société).

De cet entretien, sept thèmes sont successivement décryptés :

  • Les messages sur l’antisémitisme
  • L’hypocrisie de la présentation de ses relations avec le grand rabbin de France
  • Son inféodation à l’Algérie
  • Son discours sur Gaza
  • Son discours victimiste
  • Son discours sur la criminalité musulmane
  • Son soutien par la Macronie

Moi, connaître le grand rabbin de France ? Pensez donc…

L’entretien avec Mizane Info comprend ensuite un passage intéressant concernant les relations de M.Hafiz avec le grand rabbin de France, M. Haïm Korsia. Relations certaines et avérées. Ne serait-ce que pour donner ensemble « des paroles d’apaisement et de paix » lors d’un Live TOUSSAINT réunissant, le 26 octobre sur BFMTV le recteur de la grande mosquée de Paris et le grand rabbin de France.

Et sans compter la participation à d’autres réunions communes. Parmi les plus récentes : à l’Elysée avec les responsables religieux (dont M.Korsia) le 13 novembre matin ; et aussi lors de la fameuse soirée Hanouka (avec M.Korsia) du 7 décembre à l’Elysée encore : M.Hafiz était toujours là.

Mais, bien sûr, Mizane Info s’adresse à la communauté musulmane. Donc, point trop n’en faut. Toute proximité trop grande pourrait être suspecte. D’autant plus que la question est traitresse : le journaliste rappelle que Haïm Korsia « a eu un certain nombre de positions assez surprenantes, plutôt hostiles envers le coran, en 2018 par exemple, Haïm Korsia demandait, je cite : « que les versets du coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités » fin de citation – il n’y a pas de versets qui appellent au meurtre, un certain nombre de théologiens musulmans avaient corrigé les erreurs d’évaluation [signe d’assentiment de M.Hafiz] ; en 2019, lors d’une manifestation inter-religions, « comment vivre avec les autres sincèrement quand on révère un texte qui parfois donne le sentiment de ne pas donner la même dignité aux uns et aux autres ». C’est la première fois qu’on entend un grand rabbin de France critiquer un livre saint d’une autre religion ». Fin de l’introduction du journaliste.

M.Hafiz développe alors un petit numéro d’humilité (du genre : qui suis-je moi, sinon un obscur petit recteur d’une petite mosquée ?) et de quasi-reniement de ses liens avérés avec le Grand rabbin de France (du genre : c’est qui, lui ? Je le connais à peine) tout à fait savoureux. Verbatim en plusieurs séquences :

« Je n’avais pas eu connaissance de ces déclarations et je ne suis pas comptable de ces déclarations… Haïm Korsia a fait des déclarations en faveur de l’islam aussi [M.Hafiz rappelle ainsi que M. Korsia avait plaidé en faveur du…. maintien de l’égorgement rituel des animaux]… Je ne veux défendre personne. C’est un interlocuteur avec qui je travaille… Il y a d’autres responsables musulmans qui ont une relation très étroite avec le grand rabbin ».

Donc, pas de rôle éminent vis-à-vis du représentant du judaïsme français et effacement humble derrière d’autres « responsables musulmans » pour M.Hafiz. Alors revenons sur quelques faits récents ayant permis pourtant à M.Hafiz d’affirmer son rôle national.

C’est M.Hafiz qui, en septembre 2023, recevait le secrétaire général du Conseil de l’Europe, sur le thème du racisme anti-musulman.

C’est M.Hafiz qui, le 7 octobre 2023, recevait dans sa mosquée des recteurs de mosquée, imams et autres présidents d’associations islamiques européens, réunis pour créer une nouvelle association AMMALE (Alliance of Mosques, Muslim Associations and Leaders in Europe). Et savez-vous qui cette assemblée générale constitutive a nommé comme président du conseil de coordination AMMALE ? M.Hafiz.

C’est lui qui pétitionnait dans Le Monde le 15 novembre 2023 au nom des musulmans de France ;

Lui qui, encore, remettait le 7 novembre 2023 une lettre au président de l’Arcom pour l’informer « de l’inquiétude des musulmans de France » et se plaindre [à nouveau] de « la libération et de la banalisation d’une parole antimusulmane dans les médias »

Le même qui, dans l’entretien de Mizane Info se flatte d’avoir reçu, depuis sa nomination au ministère de l’intérieur, M.Darmanin à trois reprises pour des repas de rupture du jeûne (à trois reprises !…). Et encore donc le 11 novembre 2023.

Toujours lui qui qui donne un entretien au Parisien le 23 novembre.

Le même M.Hafiz qui parcourt en France le réseau des mosquées dépendant de sa mosquée et en particulier à Marseille (ah, Marseille, cette plus grande ville algérienne de France).

Lui toujours qui (et après s’être entretenu avec l’archevêque de Canterbury himself !) annonce le 27 décembre 2023 que la Grande mosquée de Paris entame une nouvelle traduction du Coran de l’arabe au français…. Et en début d’année 2024 encore promet de travailler à « la défense de la dignité et de la citoyenneté des musulmans de France ».

« Qui fait l’oiseau ? C’est le plumage.
Je suis Souris : vivent les Rats !

Jupiter confonde les Chats !

Par cette adroite répartie

Elle sauva deux fois sa vie

… Le Sage dit, selon les gens :

« Vive le roi ! Vive la Ligue » »

La Fontaine, la Chauve-souris et les deux Belettes

L’Algérie, donneur d’ordre à M.Hafiz

Dans son entretien, M.Hafiz se plaint (il se plaint beaucoup d’ailleurs, on y reviendra) d’ « être attaqué sur son algérianité et sur sa pseudo-relation avec les Frères Musulmans » (20’30). Alors, regardons quelques traces à partir du compte X de M.Hafiz.

Le 16 octobre, M.Hafiz est à Alger. Il a été reçu par M. Mokhtar Didouche, ministre algérien du Tourisme et de l’Artisanat, pour un échange sur des projets communs.

Le 17 octobre, M.Hafiz, à Alger, a été reçu par M. Youcef Belmehdi, ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs [donations faites à perpétuité en particulier à des entités religieuses].

Le 19 octobre, M.Hafiz, à Alger, s’est entretenu avec M. Abderrahmane Hammad, ministre algérien de la Jeunesse et des Sports, sur les projets communs.

Le 22 octobre, M.Hafiz, à Alger. Il rencontre à nouveau M.Youcef Belmehdi, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, pour aborder les activités religieuses de la Grande mosquée de Paris et la question de la fin des imams détachés en France.

Le 23 octobre, M.Hafiz, à Alger, signe avec M. Mustapha Hidaoui un accord-cadre entre la mosquée de Paris et le Conseil supérieur de la jeunesse pour développer les actions en faveur des jeunes de la communauté nationale [NDLR : on comprend donc, des algériens] établis à l’étranger.

Le 9 novembre, M.Hafiz, à Paris, reçoit deux membres du Conseil supérieur de la jeunesse d’Algérie, actuellement en mission en France. « Cette jeunesse engagée qui m’émeut beaucoup » ajoute le tweet de M.Hafiz.

Le 17 novembre 2023, M.Hafiz, à Paris, reçoit M.Belmehdi, ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs rencontré à Alger juste un mois plus tôt, pour « remercier les imams de la mosquée de leur dévouement et échanger sur leur mission au service des musulmans de France », en présence de l’ambassadeur d’Algérie en France (M. Saïd Moussi).

En décembre, M.Hafiz reçoit une délégation d’imams ibadites mozabites de Ghardaïa en Algérie. Un programme de travail pour l’année 2024 a été envisagé entre les imams.

Le 11 décembre, à l’ambassade d’Algérie à Paris, M.Hafiz a commémoré aux côtés de l’ambassadeur M. Saïd Moussi  les manifestations du 11 décembre 1960 [NDLR : à Alger et autres villes d’Algérie] qui tracèrent le chemin de l’indépendance du peuple algérien.

A propos de M.Moussi (pour mémoire et, soyons juste, M.Hafiz n’y est pas pour grand-chose quoiqu’il ait peut-être accompagné partiellement ce déplacement) : le même M. Moussi était cinq jours après en déplacement à Marseille, visite pendant laquelle le maire, M. Payan a souligné « les liens très forts entre Marseille et l’Algérie ». M.Payan a exprimé ces mots inoubliables :

« Je pense que la France doit regarder aujourd’hui son passé de manière très claire et aussi son avenir qui passe par une coopération et des liens forts avec l’Algérie. A Marseille une ville qui, après la guerre, a été reconstruite en partie par des Algériens, une ville aussi constituée de femmes et d’hommes qui portent une histoire et une identité singulières, belles, fortes à la fois, on sait ce que veut dire tout ça [sic]. De fait, en regardant sincèrement notre passé et en connaissant notre présent, nous sommes capables de préparer l’avenir, en se tenant la main dans le cadre de liens économiques, culturels ou encore universitaires. Quand on est Français, quand on est Marseillais, il faut se dire qu’on a des choses à apprendre de l’Algérie, un pays où existe, par exemple, une excellence universitaire, un entrepreneuriat et une manière d’être extrêmement sensible [re-sic] qui fait honneur à notre ville. Marseille est la plus grande ville algérienne en France, car elle a été fabriquée par cette histoire-là ».

C’est encore dans ce cadre enchanteur que la Grande mosquée de Paris a organisé un programme de découverte de 10 jours à destination de jeunes (franco-algériens ? musulmans ?), programme appelé [on croirait du Macron] « la caravane de la mémoire », pour découvrir les principaux lieux de l’hsitoire du pays et de sa lutte pour l’indépendance.

Dans son entretien à Mizane info, M.Hafiz expliquait (12’) :

« Vous savez, je suis d’origine algérienne. Je suis extrêmement sensible sur la question de la colonisation. L’Algérie a été colonisée pendant 132 ans. Donc nous savons ce que c’est que la colonisation. Ce qu’est le traumatisme de la colonisation. 70 ans après, on est encore en train de subir, je dirais, ce traumatisme de la colonisation ».

On n’est pas entièrement sûr que cette caravane aborde la mémoire des exploits barbaresques, de l’esclavage arabe ou de l’occupation turque.

Quant à des accointances éventuelles avec les Frères Musulmans, on rappellera simplement que M. Hafiz, avocat, attaquait en justice Charlie Hebdo pour le compte du CFCM en 2006 après la publication des caricatures de Mahomet.

Tout ça en déclarant travailler à un islam de France.

A suivre

Dans M.Hafiz, on trouve du lard et du cochon

M.Hafiz, le franco-algérien recteur de la Grande mosquée de Paris, fait tout pour développer sa surface médiatique et user de son entregent au profit de l’islamisation de la France. Ce qui est bien compréhensible d’ailleurs vu son poste. Mais, comme souvent quand on s’intéresse de près aux dire de personnalités musulmanes, ce qui frappe, c’est l’art de ce que nous appelions déjà récemment à son propos des biais, des escamotages et des contre-vérités dans un article sur la crédibilité douteuse d’une parole musulmane publié en novembre 2023 par le Salon beige.

M.Hafiz, dans une activité médiatique importante de fin d’année 2023, a accordé le 12 décembre un entretien https://www.youtube.com/watch?v=S4QwDAGQiLA au site musulman Mizane Info (Islam et sujets de société).

De cet entretien, sept thèmes sont successivement décryptés :

  • Les messages sur l’antisémitisme
  • L’hypocrisie de la présentation de ses relations avec le grand rabbin de France
  • Son inféodation à l’Algérie
  • Son discours sur Gaza
  • Son discours victimiste
  • Son discours sur la criminalité musulmane
  • Son soutien par la Macronie

Le mensonge fondateur de l’apparatchik musulman : il n’y a pas d’antisémitisme musulman. Nein. Niet.

Comme tout régime communiste, l’islam (ce communisme juridico-religieux durable par son usage de la menace et du meurtre) produit ses apparatchiks experts en particulier en propagande et mensonge. C’est donc sans vergogne aucune que M.Hafiz, comme d’habitude, réfute l’existence d’une possibilité d’antisémitisme islamique (dans les textes sacrés pour cette religion) et musulman (dans la pratique).

Pour ce qui concerne les textes, voilà ce qu’affirme M.Hafiz en réponse à une question à propos « d’accusations graves portées contre la communauté musulmane » : « Comment définiriez-vous cette relation judéo-musulmane en France ? ». Réponse de M.Hafiz. :

« Ce sont deux confessions, deux religions monothéistes qui font partie de la matrice abrahamique en ajoutant le christianisme [NDLR : tarte à la crème que les lecteurs du Salon beige connaissent bien]. Je l’ai dit à plusieurs reprises : il ne peut pas y avoir un antisémitisme musulman basé sur notre livre sacré, le coran, les hadiths, nos écoles juridiques, à aucun moment vous ne trouverez trace d’un appel à un antisémitisme musulman sur le plan confessionnel… Nous sommes d’abord citoyens. Notre confession ne peut pas être antagoniste avec celle des juifs » (2’20).

Pour commentaire, renvoyons pour le moment entre autres à l’article du Salon beige déjà cité.

M.Hafiz, dans la foulée, loue bien au contraire la grandeur d’âme des musulmans (5’) :

« au temps du premier calife, rappelez-vous que quand des prisonniers étaient arrêtés pendant les grandes guerres que nous avons connues, les grandes batailles de l’époque, un prisonnier, quand il était arrêté, on cherchait d’abord à l’instruire. Celui qui ne savait pas lire et écrire, d’autres prisonniers se chargeaient de [il ne termine pas et continue], en fait tout cela, c’est la valeur humaine » (5’)… Les musulmans ne peuvent pas être opposés aux juifs de France, ce n’est pas notre ADN ».

Pour ce qui concerne la pratique, à 30’30’’ : « Moi, j’aimerais bien qu’on me le montre cet antisémitisme musulman ». Et donc, par ailleurs, le 1er décembre 2023, M.Hafiz s’était insurgé contre M.Dominique Reynié : « Comment Dominique Reynié peut toute honte bue déclaré [sic] : « Plus d’un compatriote musulman sur deux partage les préjugés antisémites et d’autant plus qu’ils vont à la mosquée plus souvent » ; M.Reynié lui répondant alors : « Monsieur, ces chiffres sont issus de notre étude publiée en 2022, alors commentée dans la presse » (ce tweet de réponse étant lui-même accompagné de quelques commentaires humoristiques : « Vous avez raison, il minore largement le problème », « Les sondages sont islamophobes »…).

C’est par contre l’occasion pour M.Hafiz d’affirmer (14’30’’) :

« Il y a un antisémitisme. L’antisémitisme, ce n’est pas nouveau. C’est un antisémitisme profondément ancré dans une terre d’Europe. Moi je poserais une simple question : Pourquoi, en Andalousie, les juifs et les musulmans ont été chassés, les juifs sont partis en terre d’islam. Ils n’ont pas choisi de terre européenne. Ils sont allés principalement au Maghreb, en Egypte et dans l’empire ottoman. Ils savent, les juifs, que lorsqu’ils ont vécu en terre d’islam, ils ont été protégés, eux, physiquement, et leurs biens et surtout leur culte. On a toujours eu cette précaution de permettre aux juifs en terre d’islam de pratiquer leurs rites sans aucune contrainte ».

Là encore, il faut reconnaître que tous les éléments de langage sont habilement fondus : l’antisémitisme est européen, Al-Andalus était un paradis sur terre et le statut de dhimmi n’a jamais existé. Du grand art. A nouveau, renvoi à l’article précédent du Salon beige et aussi au livre de Mme Bat Ye’Or  Le dhimmi. Profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du nord depuis la conquête arabe (Les Provinciales, 2017).

Et enfin renvoi à un autre article récent en trois parties du Salon beige intitulé A propos d’antisémitisme, c’est guignol à la mosquée de Paris.

Vous vous le rappelez certainement, ce dernier article parlait d’un imam de la mosquée, M. Abdelali Mamoun, grand intervenant sur les ondes et interrogé sur RMC par la journaliste  Apolline de Malherbe le 14 novembre 2023. M.Mamoun avait paru remettre en cause l’existence d’actes antisémites en France en  nombre croissant depuis le 7 octobre. A tel point que M.Hafiz avait dû se fendre d’un communiqué le soir même pour éteindre l’incendie. Ce qui n’avait pas empêché le même Mamoun le même soir, en pleine euphorie médiatique, sur BFM TV cette fois d’expliquer :

« au moment où elle [Apolline de Malherbe] m’a sorti le chiffre, j’ai été choqué du nombre, de la grandeur des actes antisémites, que je venais d’apprendre. Mais je ne le connaissais pas… Je répète : J’ai appris l’information sur le nombre ce matin par Madame Apolline de Malherbe » puis d’enchaîner feignant la surprise « Attendez. Les 1240, c’est depuis le 7 octobre [M.Mamoun prend l’air d’un étonnement profond] ? …  Ah. D’accord. Eh ben, vous voyez, la date de ce calcul, je viens de l’apprendre. Je viens de l’apprendre. Je pensais que » (il est alors interrompu par le journaliste qui avait apparemment compris le foutage de gueule).

Le site Saphirnews (site musulman) expliquait pourtant clairement que, LA VEILLE 13 novembre, M.Darmanin s’était [encore] rendu à la Grande mosquée. L’article fournit même une belle photo de groupe avec plein d’imams.

Et l’article d’expliquer à propos de cette

« rencontre entre le locataire de la Place Beauvau et une soixantaine de responsables associatifs et religieux musulmans » que « interpellé sur la sécurité des mosquées et les raisons pour lesquelles elles ne bénéficient pas aujourd’hui des mêmes mesures de protection que les synagogues, Gérald Darmanin a mis en avant « l’explosion » de l’antisémitisme avec « 1 600 actes constatés avec dépôt de plainte » depuis le 7 octobre ».

Et maintenant, petite pensée pour les dénégations de l’imam Mamoun qui paraît découvrir le nombre le lendemain…

Ajoutons pour couronner ce point sur l’antisémitisme musulman par quelque nouvelle référence les premières phrases du chapitre L’islam et les Juifs ?  du livre de Mme Anne-Marie Delcambre  L’Islam des interdits (DDB, 2004). L’auteur est un honorable professeur d’arabe, docteur d’Etat en droit et docteur en civilisation islamique :

« S’agissant des Juifs, c’est le terme « Diatribe » qu’il faudrait employer pour décrire le style du Coran à leur égard. Mais le mot est encore trop faible. Il faudrait ajouter « imprécation », « exécrations », « anathème ». Les versets qui concernent les Juifs expriment en effet un « volcan de ressentiment, de colère et de vindicte » qui se traduit par des « insultes, injures, vitupérations particulièrement fortes et violentes ». Dans son Petit Guide du Coran, Laurent Lagartempe fait remarquer qu’aucune sourate n’est totalement exempte de ce ton vindicatif, mais s’agissant des gens du Livre et en particulier des Juifs, on assiste à un record dans les superlatifs dépréciatifs employés » (p. 45).

Et juste histoire de s’amuser encore un peu. Il se trouve que M.Hafiz a fait un tweet le 3 janvier 2024 pour promouvoir une émission proposée par Mizane Info et consacrée à M. Thomas Sibille, dont nous découvrons la pilosité hallal et auteur du deuxième tome (la publication du premier nous avait malencontreusement échappé) de l’ouvrage L’islam au secours de l’homme moderne.

L’enregistrement de la conférence est disponible sur YouTube (peut-être pour un moment de grand désoeuvrement…).

M.Sibille doit être bien important puisque le compte X de la Grande mosquée de Paris signale aussi son intervention dans cette mosquée dont M.Hafiz est le recteur le 11 janvier 2024 :

« Comment distinguer, grâce au Noble Coran, les éléments prioritaires ou secondaires, durables ou éphémères, réels ou trompeurs de la vie que l’on a le privilège d’expérimenter ? ».

Nonobstant, on notera que la position de M.Sibille sur l’antisémitisme est vraiment raccord avec celle de M.Hafiz :

« Les musulmans dans l’élan civilisationnel qu’ils ont donné au monde ont donné à toutes les populations, toutes les minorités, la place qu’ils [sic] méritaient [NDLR : Ah, que le choix de ce verbe est savoureux par ses sous-entendus possibles], le respect qu’ils méritaient [NDLR : id.] et la protection qu’ils n’avaient pas alors dans les autres civilisations. Alors, cet antisémitisme dont on parle aujourd’hui est un antisémitisme qui ressemble beaucoup plus à la doctrine catholique d’avant Vatican II qu’à un message islamique ; Et si aujourd’hui certaines personnes peuvent avoir des propos antisémites ou peuvent faire preuve d’antisémitisme tout simplement, ce n’est pas à cause de l’influence de l’islam mais c’est à cause de l’influence de ces doctrines d’avant-guerre ou de ces doctrines d’avant Vatican II qui se sont répandues dans des populations ».

L’accès à cet enregistrement datant de 2022 nous a été obligeamment fourni par un tweet publié par le compte David Dobsky qui a également l’intérêt de nous signaler qu’un article du JDD de 2020 indiquait que M.Sibille, conférencier dans l’antre de M.Hafiz, était (est ?) fiché S.

A suivre.

Devenez ambassadeurs pour la vie

Comme tous les ans, le mouvement des veillées pour la vie sera présent à la marche pour la vie à Paris, cette année le 21 janvier. Nous vous invitons à participer à ce rassemblement essentiel à la communauté “pro-vie” et à venir nous retrouver aux stands.

Cette année ils seront associés à Va, vis, prie qui organise des chapelets de prière pour la vie. Avec eux, ils veulent trouver des bonnes volontés pour susciter la prière dans les diocèses. En devenant “ambassadeur” vous pouvez participer concrètement au combat spirituel primordial, le combat pour le respect de la vie humaine.

Les ambassadeurs pour la vie veillent à la promotion et au bon déroulement des veillées et des chapelets pour la vie dans leur diocèse :

  • en contactant l’évêché pour leur demander de communiquer favorablement auprès des paroisses de leur diocèse
  • en participant à la préparation de la veillée du diocèse; s’il y en a une
  • en collectant les emails des prêtres et des communautés religieuses du diocèse
  • en contactant les personnes de bonne volonté qui travaillent à la défense de la vie

Si vous êtes sensibles à cet engagement, vous pourrez venir vous renseigner aux stands.

La Marche pour la Vie mobilise de plus en de plus de jeunes

Le Docteur Geneviève Bourgeois, gériatre et porte-parole de la Marche pour la Vie, a été interrogé dans L’Homme Nouveau. Extrait :

[…] La Marche pour la Vie mobilise de plus en de plus de jeunes. Nous observons deux catégories très présentes lors de nos événements, les sexagénaires engagés depuis longtemps et sur le long terme,  qui n’ont pas baissé les bras, mais aussi les 18-35 ans (deux tiers de notre cortège). Ce sont des jeunes qui ont soif de formation, avec l’envie de promouvoir le respect de la vie. Il faut maintenant transformer l’essai de ce rendez-vous annuel en un engagement le reste de l’année auprès des associations ou dans la vie politique.

Nous avons recruté 600 jeunes bénévoles cette année, et nous leur proposons la veille une journée de formation sur les questions éthiques et médicales concernant les sujets défendus. Il s’agit de s’armer intellectuellement pour ne pas se laisser abuser par les techniques médiatiques qui veulent nous faire tomber dans une compassion fallacieuse. Le geste le plus généreux serait soi-disant de permettre l’euthanasie pour ne pas laisser souffrir inutilement les patients, alors que l’enjeu est de les soulager et de les accompagner sereinement en mettant toutes nos diverses compétences à leur service. 

Les soignants refusent très justement de considérer comme un soin le fait de tuer une personne. Notre collectif est plein d’espérance en voyant tous ces jeunes se mobiliser aussi nombreux pour défendre le respect de la vie, de son commencement à sa fin naturelle.  

La mairie de Paris suspend son versement à l’établissement Stanislas

La mairie de Paris a annoncé la suspension provisoire de ses financements auprès de l’établissement Stanislas. Un financement pourtant “obligatoire”, qui s’élève à un peu plus de 1,3 million d’euros, “correspondant aux 483 élèves scolarisés en école maternelle et élémentaire, et aux 1329 élèves au collège”.

“Après avoir pris connaissance par voie de presse du contenu d’un rapport d’enquête administrative de l’Inspection générale de l’Éducation, la Ville de Paris a décidé de suspendre le financement de l’établissement privé Stanislas, sous contrat avec l’État, et situé dans le 6e arrondissement”.

Le versement de la somme “sera suspendu à titre conservatoire, dans l’attente des clarifications requises de la part de l’État”, indique la municipalité.

Voilà une leçon pour nos bons établissements: ne pas accueillir de familles bobo en croyant qu’ils seront un paratonnerre, car ce sera l’inverse. Ceci dit, plus d’une commune de l’ouest parisien déroulerait le tapis rouge à Stanislas si l’établissement quittait Paris…

La direction de l’établissement a déjà répondu à la publication du rapport d’inspection dans la presse. De son côté, lenseignement catholique de Paris a communiqué :

Le Ministre de l’Éducation nationale a saisi l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche pour enquêter sur les accusations « de sexisme, d’homophobie et d’autoritarisme » parues dans l’Express et dans Médiapart en juin 2022. Cette mission a donné lieu à un rapport au ministre, qui a été communiqué par l’Inspection générale à la Direction diocésaine de
l’Enseignement catholique de Paris. Différents échanges et rencontres ont eu lieu depuis avec l’Inspection générale qui a présenté ce rapport comme un document de travail utile pour
l’établissement.

Ce rapport fait état de situations individuelles problématiques concernant en particulier des propos choquants et inadmissibles tenus par des intervenants en catéchèse. Ces situations
avaient été identifiées dans l’établissement et avaient été traitées avant la mission d’enquête. Elles restent des cas isolés et c’est précisément parce qu’elles allaient à l’encontre de la ligne de conduite à Stanislas que la direction était intervenue. Elles feront l’objet d’une vigilance accrue. Le rapport se penche également sur les rapports garçons-filles. De manière originale,
l’établissement propose trois collèges, mixte, filles ou garçons. Cette proposition est issue de son histoire et fait partie de son projet éducatif. Elle correspond à une attente pour certains
élèves à laquelle peu d’établissements savent répondre à Paris. À elle seule, elle ne peut pas être interprétée comme une position sexiste. L’éducation à l’égalité entre les femmes et les
hommes est une priorité, à Stanislas comme ailleurs.

L’éducation sexuelle et la prévention font l’objet de recommandations. Il s’agit d’un défi et d’un sujet toujours très sensible pour tous les professeurs et éducateurs. Il est traité avec beaucoup
de sérieux à Stanislas, dans le cadre d’un projet éducatif ouvertement catholique qui peut tout à fait s’articuler avec les obligations légales. Cet équilibre mérite d’être retravaillé constamment et adapté à l’évolution des besoins des élèves.

La question du caractère facultatif de l’instruction religieuse est posée. Elle rappelle le respect nécessaire de la liberté de conscience. Cela dépasse largement le cadre de Stanislas. Les familles qui rejoignent un établissement scolaire catholique le font en connaissance de cause, qu’elles partagent la foi catholique ou qu’elles souhaitent bénéficier de ses fruits en matière éducative.

La dimension religieuse ne s’exprime pas seulement dans des heures de cours dédiées mais dans toute la politique éducative et le climat relationnel d’un établissement. Personne ne peut être obligé de croire ou de faire une démarche d’engagement spirituel. Pour cette raison, les établissements dont incités à distinguer la culture religieuse, qui ne suppose pas la foi, et la
catéchèse qui permet au croyant d’approfondir sa foi.

Les établissements catholiques sont attentifs à ne pas faire peser de pression en matière religieuse ; mais on ne peut pas leur reprocher d’avoir une parole engagée, respectueuse de la
liberté de croire de chacun.

Le travail de la mission d’enquête doit faire l’objet de nouvelles séances de travail à Stanislas, qui reste ouvert à la critique. À l’exception d’un seul cas, qui a été traité par la direction en
mettant fin aux fonctions de la personne concernée, il n’a pas été fait état de sanctions possibles dans nos échanges avec l’administration ou d’irrégularité grave qui mettrait l’établissement en contradiction avec ses obligations de manière générale comme l’ont suggéré certains médias. Au contraire, tout en ayant relevé des éléments qui seront pris en considération, la mission nous a indiqué ne pas confirmer les accusations qui avaient motivé cette enquête.

Stanislas occupe une place particulière au sein de l’offre éducative de l’Enseignement catholique à Paris. Elle répond bien à la demande des familles qui le choisissent pour leurs enfants. De nombreux autres établissements proposent des projets et des organisations différentes qui, elles aussi, conviennent aux familles qui les choisissent. C’est ainsi que nous rendons possible la liberté fondamentale des familles de choisir l’éducation de leur enfant.

Chronique des cinglés

Trouvé dans Gènéthique à propos d’une femme qui se prend pour un homme :

Alors qu’un homme transgenre doit bientôt accoucher à l’hôpital de Montreuil, une vingtaine de membres du personnel soignant de l’établissement a reçu une « formation aux questions de transidentité ». « Une première pour le personnel soignant de l’établissement ».

« Nous n’utilisons pas : transsexualisme/transformation/changement de sexe. Nous préférons : transidentité/personne trans/transition », explique Anaïs Perrin-Prévelle, coprésidente de l’association OUTrans qui dispense cette formation. Elle recommande aux participants de « s’excuse[r] brièvement » en cas de mésemploi des termes « monsieur et madame » qui relèvent de la « coutume » selon elle. Pour « mieux accompagner les personnes transgenres », il serait également utile de « dégenrer les documents ».

L’association militante a signé un partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche « afin de mettre en place un module de formation pour le personnel soignant ». De 15 à 20 formations par an auparavant, l’association s’attend à en réaliser une centaine cette année, « majoritairement dans le secteur de la santé et au sein de l’Éducation nationale ».

Avortement : oui à la prévention, non à l’inscription dans la Constitution

Communiqué de La Marche pour la vie :

La commission des Lois examine aujourd’hui le projet de loi de constitutionnalisation de l’avortement pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ». La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance.

Alors que le pays s’enfonce dans la crise, que la natalité est en berne, très en dessous du seuil de renouvellement des générations, la première priorité de ce gouvernement en 2024 serait de constitutionnaliser l’avortement.

Nous demandons aux parlementaires de rejeter ce texte, et de considérer plutôt la création d’une mission d’étude parlementaire pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP Octobre 2020).

La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de ne pas pouvoir garder son enfant. Il faut au contraire mettre en place des politiques de prévention de l’avortement, pour réduire le drame de ces violences faites aux femmes et aux enfants à naitre, et remédier à l’effondrement démographique que nous connaissons dans notre pays.

Si l’avortement était inscrit dans la Constitution, le droit de faire mourir un membre innocent de l’espèce humaine serait reconnu, alors que Constitution prévoit aujourd’hui que nul ne peut être condamné à la peine de mort. Cette nouvelle norme supra-législative ouvrirait à la suppression de la clause conscience des médecins, et à l’avortement à la demande jusqu’au terme de la grossesse.

Nous nous opposons à ce projet, et appelons tous les Français attachés à ce que l’interdit de tuer reste le fondement de notre civilisation à rejoindre La Marche pour la Vie, qui aura lieu le 21 janvier 2024 à Paris à partir de 14h. Nous demandons avec nos 10 propositions que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale.

Racisme à l’hôpital ? Désinformation de Libération

Les résultats d’une étude menée dans les hôpitaux de Nîmes et Montpellier, censés démontrer les biais racistes au sein des hôpitaux français et relayés par Libération, montrent en réalité que les patients maghrébins sont favorisés par rapport aux noirs et asiatiques.

Les résultats de l’étude montrent qu’en moyenne, 55% de cas cliniques strictement équivalents présentés à l’échantillon d’urgentistes sont jugés comme des urgences vitales. Un chiffre qui atteint 62% lorsqu’il s’agit d’un homme, et baisse à 49% lorsqu’une femme est concernée. Du côté de l’origine ethnique, pour les cas des patients maghrébins, 61% sont considérés comme une urgence vitale, à 58% pour les patient blancs, 55% pour les asiatiques et enfin à seulement 47% pour les noirs.

Allemagne : la colère s’étend

Bientôt deux semaines que la colère monte en Allemagne. Elle avait commencé chez les agriculteurs. Ces dernières heures, d’autres corporations se sont jointes au mouvement : des artisans, des routiers, des restaurateurs… Hier, le ministre fédéral des Finances, Christian Lindner, a été hué devant des milliers de manifestants.

Récit par Armel Joubert des Ouches avec Robert Cibis, d’OVALmedia à Berlin.

Harcèlement contre le collège-lycée Stanislas

En pleine lumière depuis les déclarations du ministre de l’Éducation, Amélie Oudéa-Castéra, vendredi, l’établissement du 6e arrondissement de Paris est ciblé par l’extrême gauche.

Mediapart a publié le rapport de l’inspection académique et les sénateurs Ian Brossat et Pierre Ouzoulias, ainsi que l’association SOS Homophobie, que l’on n’a pas entendus lors de l’affaire de l’établissement musulman Averroes, annoncent saisir la justice en effectuant un signalement auprès du procureur de Paris, au titre de l’article 40 du Code de la procédure pénale qui permet aux parlementaires de signaler des délits et de demander des sanctions.

Face à ce harcèlement, le directeur de Stanislas a réagi :

Nous avons appris ce 16 janvier 2024 la publication du rapport de l’Inspection Générale de l’Education du Sport et de la Recherche par Médiapart. Il nous paraît utile de formuler les remarques suivantes.

Toute la communauté éducative de Stanislas (direction, professeurs, éducateurs, cadres administratifs, élèves et parents) a pleinement collaboré et en toute transparence, pendant deux mois, avec quatre inspecteurs de l’Education Nationale présents dans nos locaux.

Nous nous étonnons de cette publication car l’Inspection Générale nous a fait savoir que le rapport ne caractérisant pas de faute susceptible de poursuites disciplinaires, il n’avait pas à être communiqué en l’état. Du point de vue de la procédure, il n’a d’ailleurs pas fait l’objet d’une rencontre contradictoire permettant de recueillir nos observations sur ses éléments et ses conclusions.

Par ailleurs, il résulte des échanges entre l’Inspection Générale et la Direction diocésaine, destinataire du rapport, qu’au terme de la mission d’enquête, les Inspecteurs Généraux ne confirment pas les faits d’homophobie, de sexisme et d’autoritarisme mis en avant par les articles de presse.

Nous prenons acte des 14 préconisations du rapport. Toute communauté éducative gagne à être régulièrement questionnée dans ses pratiques et dans ses formulations. Toutefois, il apparaît que ces préconisations ne concernent aucunement les accusations initiales mais engagent en revanche, pour certaines d’entre elles, de nombreux établissements catholiques associés à l’Etat par contrat.

Nous nous réservons le droit de réagir devant la justice face à des accusations mensongères et diffamatoires.

Nous réaffirmons à notre communauté éducative notre engagement ferme et confiant.

Frédéric Gautier
Directeur de Stanislas

La France succède à la Yougoslavie de Tito

Quelle allure Monsieur Dupont-Moretti !

La commission des lois valide le projet de loi constitutionnel sur l’avortement

Les députés de la commission ont examiné les 110 amendements déposés par les quelques courageux élus LR et Emmanuelle Ménard.

Pour ceux qui n’ont pas suivi la logorrhée verbale du président

Pas d’inquiétude, Le Salon beige vous informe que vous n’avez pas besoin d’aller écouter la rediffusion des plus de deux heures de conférence de presse.

En voici un résumé :

Jacques Delors et le principe de subsidiarité

Olivier Debesse, Secrétaire Général du syndicat SM-TE, nous autorise à publier sur le Salon beige cette tribune qu’il a diffusée initialement sur le site travaillonsensemble.org:

L’annonce du décès de Jacques Delors survenu le 27 décembre 2023 à l’âge de 98 ans (né le 20 juillet 1925) a suscité une abondante littérature. Il est présenté comme « une figure de référence de la CFDT » (Libération, 27 décembre 2023) et « l’architecte de la construction européenne » (La Croix, 27 décembre 2023).

Voici l’occasion de parler de 60 ans d’histoire syndicale, et d’apporter un éclairage particulier sur un sujet essentiel qui traverse autant le syndicalisme que la construction européenne : la subsidiarité.

Jacques Delors commence une carrière à la Banque de France. Il est remarqué par la CFTC. Il y adhère en 1945, puis devint expert économique de la confédération CFTC. Il fut associé au groupe Reconstruction animé par Paul Vignaux, Charles Savouillan et Albert Detraz et travaille avec eux à l’effacement de la référence chrétienne de la CFTC. En 1964, il devient CFDT et resta adhérent CFDT jusqu’à sa mort.

Il adhère au Parti socialiste en 1974, devient député européen en 1979 (PS) et ministre de l’économie et des finances dans le gouvernement de Pierre Mauroy de 1981 à 1984. Il a été président de la Commission européenne de 1985 à 1995.

La transformation de la CFTC [1] en CFDT [2] en 1964

Lors du congrès de 1964 d’Issy-les-Moulineaux (6 et 7 novembre), la confédération CFTC se transforma en CFDT qui consacra l’aboutissement des idées de Marc Sangnier sur la Démocratie chrétienne, portées par le mouvement du Sillon. Cette transformation eut pour conséquence, outre un changement du titre, un changement d’orientation par l’abandon de la référence à la morale sociale chrétienne à laquelle faisait référence l’article premier des statuts pour devenir « Humaniste » et « Démocratique » [3].

Des militants tentèrent la suppression de l’adjectif français et proposèrent une autre appellation réduite à trois mots : « Confédération Démocratique du Travail (CDT) ». L’expression cédétiste utilisée alors par les journalistes est encore reprise de nos jours. L’extrait du jugement de juillet 1965 opposant la CFDT aux militants voulant maintenir la CFTC confirme cette analyse où, par deux fois, est mentionnée l’expression : « Confédération Démocratique du Travail (C.F.T.C.) ».

Des formations syndicales se tenaient fréquemment à Bierville, la propriété de Marc Sangnier qu’il léga à la CFTC. La CFTC en devint propriétaire en 1950 et, après le congrès de 1964, la CFDT.

Le Sillon fit l’objet d’une condamnation par le pape PIE X en 1910 par sa lettre Notre charge apostolique. C’est dans cette lettre que l’on trouve la citation : « On ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Eglise n’en jette les bases et ne dirige les travaux … omnia instaurare in Christo ». Curieusement, ce document est ignoré du Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise publié en 2005.

Lors du congrès de « 64 », près de 400 militants de levèrent et déclarèrent vouloir maintenir la CFTC. Parmi eux, Jacques Tessier, Jean Bornard, Joseph Sauty, Pierre Boisard. Alphonse Brégou, que j’ai bien connu, m’a affirmé que Jacques Delors, présent au congrès, ne s’était pas levé pour rejoindre ceux qui ne voulaient pas abandonner la référence à la morale sociale chrétienne. Il faut dire qu’il faisait partie des « réformateurs » et qu’après « 64 », il resta syndiqué à la CFDT jusqu’à sa mort.

Il aura fallu trois ans de bataille juridique pour que la « CFTC maintenue » obtienne l’usage du sigle et qu’elle soit reconnue comme confédération syndicale représentative (décret du 31 mars 1966).

Le traité de Maastricht et les suites

En maintenant la CFTC et la référence à la morale sociale chrétienne dans ses statuts pour l’action syndicale, les militants de 1964 ne pouvaient ignorer le principe de subsidiarité défini par l’encyclique du Pape Pie XI, Quadragesimo anno, publiée en 1931.

Voici ce que dit le paragraphe 86 de cette encyclique : « Ce serait commettre une injustice que d’enlever leurs attributions aux échelons hiérarchiquement les plus bas pour les transférer aux instances de niveau plus élevé ». Il est possible de le dire autrement : « Celui qui est hiérarchiquement au-dessus (personne physique ou personne morale) doit servircertainement, respecter les attributions de chacun, aider éventuellement et remplacerexceptionnellement » (Michel Creuzet, Alphonse Brégou).

Le traité de Maastricht approuvé par référendum le dimanche 20 septembre 1992 comportait le terme de subsidiarité, ce qui a donné à ce terme une publicité certaine. Auparavant, le terme de subsidiarité était surtout utilisé dans les milieux chrétiens [4].

Voilà ce que dit l’article 3 B du traité de Maastricht : « En vertu du principe de subsidiarité, dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive, l’Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l’action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les Etats membres, tant au niveau central qu’au niveau régional et local, mais peuvent l’être mieux, en raison des dimensions ou des effets de l’action envisagée, au niveau de l’Union ». Cette définition a donné à l’Union le pouvoir de décider ce qui est « mieux » pour atteindre ses propres objectifs et les imposer aux Etats membres.

On voit bien que les deux définitions, celle de Pie XI et celle de Maastricht, sont contradictoires.

Mais en parlant de subsidiarité, le traité de Maastricht a joué sur l’ambiguïté du terme. Au moment du référendum, beaucoup se sont laissés prendre surtout dans les milieux chrétiens, catholiques.

Tel le conseil confédéral de la CFTC du 4 septembre 1992 qui se déclara : « favorable à la ratification du traité le 20 septembre » [5].

Tel Jacques Tessier, président honoraire de la CFTC qui, dans le quotidien La Croix daté du samedi 19 septembre 1992 (veille du référendum), exprima l’opinion suivante : « A moins donc de faire dire aux mots le contraire même de ce qu’ils expriment, il est impossible d’apercevoir une divergence entre cet article 3 B du traité et la définition du principe de subsidiarité selon Quadragesimo anno ».

Cette opinion de Jacques Tessier en faveur de la construction européenne est dans la ligne poursuivie par le Conseil confédéral de la CFTC depuis au moins 1976.

En préparation des premières élections européennes au suffrage universel directe qui eurent lieu en France le 10 juin 1979, citant une résolution du Conseil confédéral de septembre 1976 [6], Jacques Tessier dit ceci : « La CFTC souhaite donc “… une intensification du processus d’unification politique des Etats et de la Communauté et considère que, dans cette ligne, l’élection du suffrage universel de l’Assemblée européenne, prévue par l’article 138 du Traité de Rome, doit être réalisée rapidement” ».

Dans les mêmes Informations confédérales CFTC, au sujet de la première élection des députés européens au suffrage universel du 10 juin 1979, Jacques Tessier conclut : « Or, il est clair que ce contrôle [des organes exécutifs da la Communauté européenne] serait amoindri si, lors de l’élection du printemps prochain, on devait enregistrer un pourcentage élevé d’abstentions. Voilà pourquoi, dans l’accomplissement même de son rôle de défense et de promotion du sort moral et matériel des salariés, la CFTC devra les exhorter à participer le plus massivement possible à ce scrutin, en leur laissant naturellement leur totale liberté de choix entre les candidats en présence ».

Finalement, peu importait le choix des électeurs du moment qu’en votant, ils acceptaient le principe du transfert des prérogatives des Etats à la Communauté européenne.

Alphonse Brégou, que j’ai connu dès 1980 lors d’une session sur la Morale sociale chrétienne, était chargé de la formation syndicale à la CFTC de 1977 à 1987. Il est auteur du livre : « La Doctrine Sociale de l’Eglise » [7], publié en 2002. Il avait été exclu de la CFTC après le Référendum de Maastricht voté le 20 septembre 1992 pour s’être opposé à la fausse conception du principe de subsidiarité introduite dans le traité. Alphonse Brégou m’a écrit le 20 septembre 2002 (sans doute pour commémorer les dix ans) : « Mon souci premier fut de comprendre pourquoi JT [Jacques Tessier, alors président honoraire de la CFTC] m’avait exclu … il était partisan du fédéralisme et de la suppression des nations ! … et moi j’écrivais le contraire en me basant sur la vraie subsidiarité !! ».

Après Maastricht, il y a eu le référendum sur la Constitution européenne le 29 mai 2005 ou le NON l’a emporté en France et aux Pays-Bas. Puis le 13 décembre 2007 à Lisbonne, la signature du Traité de Lisbonne par les 27 Etats membres. En France, le Traité de Lisbonne a été ratifié par le Congrès à Versailles le 4 février 2008 réuni pour modifier la Constitution française et permettre la ratification du nouveau traité par le Sénat et l’Assemblée nationale contournant ainsi la volonté du peuple.

Jacques Delors, Docteur Honoris Causa de l’Institut Catholique de Paris

Le 24 novembre 2011, Jacques Delors s’est vu décerné les insignes de Docteur Honoris causa de l’Institut Catholique de Paris (ICP), un établissement supérieur de recherche, lors d’une séance solennelle présidée par le Cardinal André Vingt-Trois.

Ce jour là, dans sa Laudatio, le recteur de l’ICP, Philippe Bordeyne, a déclaré à Jacques Delors : « vVus incarnez les options prises par l’Eglise catholique au Concile Vatican II, il y a bientôt cinquante ans », nous vous connaissons comme : « artisan et promoteur inlassable de l’Europe », au moment où : « C’était l’époque de grand bouillonnement au sein de l’Eglise catholique engagée dans un dialogue fécond avec un monde en profondes mutations ». Et citant la Constitution pastorale Gaudium et spes du Concile Vatican II : « L’ouverture au monde, vous ne l’avez jamais aussi bien incarnée que dans vos fonctions de Président de la Commission européenne, de 1985 à 1995 », « vous n’avez cessé d’oeuvrer pour vaincre les frontières inutiles », et encore : « vous continuerez de guider notre action et d’inspirer nos projets ».

Jean Monnet (1988-1979) dans ses Mémoires publiées en 1976, dira : « C’est ici qu’on touche du doigt le principe fondamental de la création de l’Europe, le transfert effectué en toute liberté de pouvoirs souverains par des nations qui n’ont subsisté jusqu’ici que sur la base de leur souveraineté nationale et qui délèguent maintenant une partie de cette souveraineté à des institutions communes qui l’exerceront en leur nom. Je tiens à souligner particulièrement ce point parce que la forme de cette révolution démocratique et pacifique que l’Europe subit actuellement aboutira, nous en sommes persuadés, à la création des Etats-Unis d’Europe. »

Dans Le Monde du 26 octobre 1990, dans l’article : « Le PS et l’Europe M. Delors et sa “légitimité” », nous lisons : « Pour M. Delors, dont les propos ont été rapportés par M. Jean-Jack Queyranne, porte-parole du PS, …, “L’Etat-nation, a-t-il dit, est en crise de projets. Il n’y a aujourd’hui qu’un seul projet collectif : l’Europe” ».

Comment ne pas comprendre avec le recul que les Etats ont été dépossédés de leur souveraineté et les citoyens de leur citoyenneté ?

Comme dit Etienne Chouard [8] le 1er janvier 2024 : « Nous n’avons pas voté pour l’interdiction des voitures à essence, nous n’avons pas voté pour l’obligation de vacciner, nous n’avons pas voté pour le confinement, nous n’avons pas voté pour l’interdiction de la viande. Mais tout cela est en train de se produire. »

En France, les orientations politiques depuis 60 ans, adoubées par nombre de politiques, de syndicalistes et d’hommes d’Eglise, dépossédant les Etats et finalement leurs citoyens, est un grand mystère (d’iniquité ?).

Pourtant, d’autres voix se sont élevées, telle Jean-Paul II. Dans Mémoire et identité publié après sa mort en 2005. Le pape défend la culture, la famille, il réhabilite la nation (famille de familles) et aussi la patrie (la terre de nos pères). Jean Paul II dit que la culture, la famille, la nation, la patrie, sont des notions chrétiennes. J’invite à lire les belles pages sur la Pologne et l’Europe (bien sûr, Jean-Paul II ne confond pas l’Europe territoriale et culturelle avec l’Union Européenne).

Le congrès de la CFTC de 2013 d’Issy les Moulineaux

Dans la ligne des congrès précédents, le 15 octobre 2013, était convoqué le Congrès extraordinaire des syndicats affiliés à la confédération CFTC, en vu de voter les propositions de modifications statutaires proposées par le Conseil confédéral.

Les syndicats membres pouvaient également proposer des amendements de modifications statutaires. Ce qu’avait fait le SDMY-CFTC, le Syndicat Départemental de la Métallurgie des Yvelines, affilié à la CFTC. Le SDMY avait rédigé des amendements qui avaient été validés par le Conseil du SDMY. A cette date, j’étais président du SDMY.

Depuis le congrès de 1993, la “confédération des syndicats” CFTC s’est transformée en “confédération d’adhérents” à l’occasion des congrès successifs, et parfois subrepticement.

La Vie à Défendre N°162 de décembre 2009 avait pour sous-titre : « Magazine mensuel des syndicats d’inspiration chrétienne ». Cela est devenu depuis le numéro 163 en 2010 : « Le magazine des adhérents de la CFTC ».

Que proposait le Conseil confédéral CFTC en 2013 ?

  1. La transformation de la CFTC de confédération de syndicats en confédération d’adhérents,
  2. La dépossession des syndicats du droit de se constituer en unions,
  3. La perte d’autonomie des syndicats,
  4. La suppression du rôle pivot des Unions Départementales dans l’organisation CFTC,
  5. La diminution du rôle du Comité national,
  6. La dépossession du Congrès confédéral d’affilier, de désaffilier ou de radier les syndicats.

Que proposait le syndicat SDMY ?

  1. De revenir à l’application du principe de subsidiarité en interne de l’organisation CFTC, point fondamental de la Morale Sociale Chrétienne (Art. premier des statuts confédéraux),
  2. La suppression dans les statuts confédéraux des clauses donnant au Conseil confédéral le pouvoir d’imposer aux structures affiliées (syndicats, fédérations, unions) des clauses dites essentielles dans leurs statuts et liberté à une structure membre d’écrire ses statuts.

Mandaté par mon syndicat, je suis intervenu quatre fois à la tribune du congrès pour défendre les amendements du SDMY-CFTC.

Extraits de mes interventions :

<< Le projet de modification des statuts proposé par le Conseil confédéral est dans la ligne des orientations votées lors du Congrès de Poitiers en novembre 2011, ligne initiée lors du Congrès de Versailles en 1993 qui a donné le pouvoir au Conseil confédéral d’imposer aux structures affiliées des clauses dites « essentielles » dans leurs statuts avec la menace, souvent exécutée, de mise sous tutelle.

La Confédération n’existe que parce que des syndicats décident de se confédérer librement, sans se départir de leurs libertés. Si les syndicats deviennent « filiales », nous ne sommes plus dans une confédération mais dans un système de démembrement. Je vous demande de ne pas inverser ni les priorités ni les valeurs.

Je rappelle que les familles précèdent l’Etat, et de même, les syndicats précèdent les confédérations. Les confédérations syndicales ont été constituées par la volonté libre des syndicats qui leurs sont antérieurs, les règles internes de fonctionnement du syndicalisme doivent être définies par les syndicats eux même, donc par la base, et non être définies et imposées par le haut.

La proposition [du SDMY], c’est de ne laisser comme obligation aux structures membres qu’une seule clause essentielle. Cette clause essentielle, c’est : l’article premier des statuts confédéraux. C’est-à-dire qu’un syndicat qui adhère à la Confédération ou qui s’y maintient, doit respecter l’article premier des statuts confédéraux qui entre autres, vous le savez, fait référence explicitement à la Morale Sociale Chrétienne. Si on n’y fait pas référence, on n’est plus dans le champ de la définition. Mais rien d’autre, c’est l’outil de base du bon militant d’avoir ça en tête, c’est tout >>.

Le SDMY eu le soutien de quelques syndicats, mais une majorité a voté comme le souhaitait le Conseil confédéral. Les propositions du Conseil ont donc été adoptées. Malgré un vice de forme : j’étais porteur d’une demande écrite signée par 38 délégués dont moi-même pour que les votes aient lieu à bulletins secrets comme le permettait le règlement intérieur du congrès s’il y avait une demande écrite d’au moins 25 délégués. Le bureau de séance a passé outre par un vote à mail levée par appel nominal pour décider de la modalité du vote. Il n’y a pas eu de vote à bulletins secrets sur les propositions confédérales ni sur les amendements du SDMY.

Similitudes entre l’Union européenne et la CFTC. Que faire pour en sortir ?

Les promoteurs de la Communauté européenne, devenue Union européenne en 1993, parlent de la construction européenne. Le groupe de réflexion chargé de transformer la CFTC en CFDT s’appelait Reconstruction. Depuis de nombreuses années dans ses communications, pour ne plus dire que le dernier « C » veut dire chrétien, la CFTC se présente aux salariés comme le syndicat constructif. Comme dit Jacques Herzog, un des architectes de la Tour Triangle à Paris : « Construire, c’est toujours détruire quelque chose » [9].

L’évolution de l’Union européenne, qui donne toujours plus de pouvoirs à la Commission au détriment des membres que sont les nations, suit le même chemin centralisateur de la confédération CFTC s’arrogeant toujours plus de pouvoirs au détriment de ses membres que sont les syndicats (et autres structures affiliées : Unions et Fédérations) [10].

Les militants qui ont fait la CFTC maintenue en « 64 », finalement, au plan idéologique n’étaient pas très éloignés de ceux qui ont fait la CFDT. Ils avaient en commun une vision centralisatrice et spoliatrice, et une conception erronée de la subsidiarité.

Si les nations ne sont que des filiales de l’Europe et si les syndicats ne sont que des filiales d’une confédération, comment le citoyen ou l’adhérent selon le cas, peut-il exercer son droit de contrôle, et éventuellement de révocation des élites, dès lors que les instances de pouvoirs lui sont de plus en plus éloignées ? Le pouvoir, qui doit être un service pour être légitime, devient une domination de laquelle il va être extrêmement difficile de s’en démettre ou de réformer. Mais nous n’avons pas le choix pour défendre notre civilisation, sa culture, son patrimoine moral, intellectuel et spirituel. Il faut agir.

Que faire pour en sortir ? Comment agir ?

  • Dans la vie professionnelle et syndicale en tant que salariés, créons des syndicats non confédérés et non financés par le patronat, comme le syndicat SM-TE (Syndicat de la Métallurgie – Travaillons Ensemble). Aux militants du syndicalisme confédéré, je leur dis : essayez la liberté. Rejoignez le SM-TE ou créez votre syndicat autofinancé par les seuls salariés. Comme moi, vous ne le regretterez pas.
  • Dans la vie nationale et politique en tant que citoyens, exigeons de nos politiques de mettre en place sans attendre les outils les plus démocratiques pour redonner le pouvoir et le contrôle intégral, à l´ensemble des électeurs européens, sur les actions et décisions de l´exécutif et des représentants élus de l´Union.

chacun selon ses charismes et ses disponibilités.

[1] confédération française des travailleurs chrétiens

[2] confédération française démocratique du travail

[3] Page 67 du « Rapport sur l’EVOLUTION et les PERSPECTIVES » présenté au CONGRES CONFEDERAL EXTRAORDINAIRE de la C.F.T.C. par Eugène DESCAMPS Secrétaire Général

[4] D’autres milieux pour exprimer la même chose, utilisent le terme de fédéralisme : contrat librement conclu entre personnes morales qui jouissent des mêmes droits (Mikhaïl Bakounine, Pierre-Joseph Proudhon, Hyacinthe Dubreuil)

[5] Extrait de la déclaration CFTC à la conférence de presse de rentrée du 8 septembre 1992

[6] Informations confédérales CFTC, N°134 d’octobre 1978

[7] Editions Unité, 38 Quartier Marcassu, 20225 CATERI

[8] Etienne Chouard s’est fait connaître dans les média en 2005 en appelant à voter NON au référendum sur la Constitution européenne. Source : Wikipédia

[9] Le Monde, 19 décembre 2021

[10] N’ayant jamais été membre d’une autre confédération syndicale, je ne me prononce pas pour les autres confédérations

 

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