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Genre : Le tribunal administratif a donné raison à une association proche de la Manif pour Tous

Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a sommé mardi la Haute Autorité de santé (HAS) de rendre publiques les identités des membres siégeant au sein de sa commission consacrée à la prise en charge des personnes transgenres. L’organisme avait jusque-là refusé de communiquer les noms des participants au groupe de travail « Parcours de transition des personnes transgenres ».

La haute autorité avait souhaité conserver l’anonymat de ces personnes, notamment parce qu’elle craignait que ces dernières ne soient soumises à des pressions.

La justice a pris cette décision, qu’elle veut voir appliquée d’ici un mois au plus tard, après avoir été saisie par l’association Juristes pour l’enfance, proche de la Manif pour Tous, qui jugeait important de connaître la composition de la commission.

Le collectif a pointé du doigt des risques de conflits d’intérêts si des « militants transactivistes » ou des médecins spécialisés dans la transition de genre participaient au groupe de travail. La HAS a fait savoir qu’elle prenait acte de la décision de justice et allait en étudier les conséquences sur « la méthodologie de ses travaux, pour envisager les suites à y donner ».

Marion Maréchal : “En France, on ne rend hommage qu’à la Résistance communiste”

Enfin une voix dissonante parmi les réactions des personnalités politiques ! Comment se fait-il que personne n’ose pointer du doigt l’instrumentalisation politique de la Résistance faite par Emmanuel Macron en toute complicité avec le parti communiste “français”.

Pour compléter cette réflexion, Le Figaro a publié un texte de Stéphane Courtois très instructif sur le rôle du part communiste “français” durant l’Occupation dans lequel il dénonce le mythe des 75 000 fusillés et relativise le rôle réel de Michel Manouchian, que tout le monde appelle Manik alors qu’il signe sa dernière lettre avec le prénom français qu’il avait choisi pur s’assimiler (comme quoi…) :

Réouverture des piscines au sanctuaire de Lourdes

Lors du traditionnel rassemblement à Lourdes autour de la fête de Notre-Dame de Lourdes du 11 février, le Recteur du Sanctuaire a annoncé publiquement sa décision que, dès cette année, le Geste de l’eau et le Bain soient également possibles, selon la volonté de chacun.

Depuis 2020, le Geste de l’eau (sur les traces de sainte Bernadette qui s’était lavée la figure avant de boire l’eau) remplaçait le bain, suite au Covid.

Le Recteur a précisé que les premiers aménagements seront effectués prochainement, peut-être pas pour le début de la saison, mais dès que possible.

Au programme : le système de circulation et de traitement de l’eau, l’intendance des piscines pour respecter les exigences sanitaires, une attention renforcée vers les mineurs et les personnes vulnérables, et de la formation nécessaire après quatre ans sans accompagnement du bain.

Le Rocher Mistral est en danger

Tribune de Vianney d’Alançon, fondateur du Rocher Mistral, dans Entreprendre :

Tous les jours, en France, un projet culturel, industriel ou agricole se retrouve dans la lumière de l’actualité car il est menacé comme des dizaines d’autres qui vivent le même enfer dans l’ombre. Mis en danger, en pause ou tout simplement annulé parce que quelques opposants maitrisent les ficelles de l’obstruction qu’ils tirent le plus souvent pour assouvir leur militantisme politique. L’intolérance de ceux qui ne font rien pourrit la vie de ceux qui font.

Le Rocher Mistral, parc de loisirs historique situé dans le plus vieux château de Provence, que j’ai créé et que nous avons inauguré en 2021 n’est pas épargné. Il s’agit pourtant ici d’une entreprise difficilement critiquable. 50 millions d’investissement, restauration d’un monument historique, création de 300 emplois directs et indirects, création de dix spectacles historiques pour tous les publics, 300 000 visiteurs dont plus de 30 000 élèves accueillis depuis 2021. Un lieu d’enchantement qui permet aux enfants, parents et grands-parents de découvrir l’histoire de Provence et de France dans un château de conte de féé.

Et pourtant, ils sont une poignée à manœuvrer depuis 4 ans pour tuer le Rocher Mistral. Un élu, le maire de la commune, dont la maison est au pied du château, une association, France Nature Environnement Bouches-du-Rhône, dont le porte-parole était candidat EELV aux dernières élections et quelques fonctionnaires chargés d’étudier nos demandes d’autorisation qui ne cachent pas leur militantisme d’extrême gauche sur les réseaux sociaux. Deux questions contre le Rocher Mistral ont même été posée par le député LFI Manuel Bompard à l’Assemblée nationale. Le décor est posé. Ces idéologues ne veulent pas que nous partagions une Histoire de France commune.

Me voilà donc cerné par cette fine équipe qui a tout fait pour que nous n’obtenions pas une partie des autorisations administratives nécessaires pour être dans une parfaite légalité et nous conduire au tribunal. Il était probable qu’elle réussisse. Quand les services de l’État ne répondent pas à vos demandes pendant 15 mois et que le maire de la commune publie des arrêtés pour bloquer les procédures d’autorisation, vous ne risquez pas d’être dans la légalité sauf à abandonner le projet. Ce n’est pas vraiment ma philosophie.

Conséquence directe : Le jugement récent contre le Rocher Mistral m’oblige au retrait de plusieurs installations légères sans lesquelles je ne peux faire tourner le parc. Nous avons fait appel de cette décision et abordons avec enthousiasme la saison 2024 mais quid de la suite ?

Le Rocher Mistral est en danger. Cette tribune, comme l’ensemble de mes récentes interventions médias, est un appel à l’aide. Aux responsables politiques d’une part pour qu’ils prennent la mesure du mal que ces manœuvres font à la France, à son développement et son rayonnement. A tous les entrepreneurs et plus largement à tous les citoyens d’autre part pour que la force populaire permette au Rocher Mistral d’envisager sereinement l’avenir. Pour cela, je vous invite à signer la pétition : https://www.jesoutienslerochermistral.com/

Un Bref examen critique en attente de réponses

Conférence de Cyril Farret d’Astiès (auteur de Un heureux anniversaire ? Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI, en 2021, et La Joie de Dieu, Réflexions liturgiques, en 2023) le 23 septembre 2023 au 2e colloque sur la Messe traditionnelle (Maison de la Chimie).

Sarah El Haïri ministre des familles : « Une provocation »

Ministère des familles, baisse de la natalité en France et programme gouvernemental de « réarmement démographique », véritable place de l’état auprès des femmes et des familles, cours d’éducation affective et sexuelle à la rentrée prochaine en primaire, wokisme, cancel culture, fin de vie… Ludovine de la Rochère, présidente du syndicat de la famille (ex Manif pour tous), est l’invitée du 18/19 RCF Anjou :

 

Christine Kelly :« Je demande à la gauche d’arrêter de casser les noirs qui réussissent et d’arrêter de valoriser ceux qui sont délinquants.»

Macron ose tout, même l’indécent!

De Stéphane Buffetaut, ancien député européen, élu local et vice-président du CNI, pour le Salon beige

Macron a choisi le journal communiste « L’humanité » pour déclarer le 18 février qu’il n’avait «jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain ».  La formule n’a guère de sens car jamais les deux formations en question n’ont contesté la forme républicaine du gouvernement de la France. Et on ne voit pas en quoi M. Macron serait habilité à décerner des brevets de républicanisme, de surcroît dans les colonnes d’un journal communiste !

Il faut sans doute lui rappeler que le communisme international, auquel se rattachait et se rattache le PCF, a causé la mort de cent millions de victimes depuis la révolution russe. Que le marxisme léninisme et le national socialisme sont l’envers et l’avers d’un même phénomène qui se nomme le totalitarisme. Jamais le Parti communiste français n’a réellement condamné les crimes du communisme qui débutèrent sur « un mode industriel » dès la prise du pouvoir par Lénine. Que les communistes soient entrés en résistance lorsque l’Allemagne nazie a attaqué l’Union soviétique, ne change rien au caractère criminel de leur idéologie « intrinsèquement perverse ». Aujourd’hui encore, il suffit de regarder la Chine, la Corée du nord, le Vietnam, le Laos ou Cuba pour en voir les fruits : parti unique, privation des libertés politique, religieuse, syndicale, d’opinion, contrôle social, camps d’internement et prison politique.

Le choix du journal communiste pour dénier au RN et à Reconquête une légitimité « républicaine » est donc particulièrement indécent. Comme est indécent et contraire à une conception saine de la démocratie d’affirmer que les textes importants ne devraient pas passer grâce aux voix du RN. Y aurait-il des députés de seconde zone ? Ou bien des électeurs indignes, dont l’expression démocratique devrait être méprisée ou ignorée ? Au nom de quoi ce personnage, si souvent méprisant à l’égard du peuple qu’il est supposé représenter, se permet-il de décerner des brevets de moralité politique ?

Les électeurs du RN comme leurs élus sont des patriotes qui aiment la France. Personne n’est obligé de partager leurs vues politiques mais à quel titre Macron s’autorise-t-il à porter un jugement de pseudo morale politique sur eux ? La politique consiste à confronter des projets et des arguments, non à lancer des anathèmes usés jusqu’à la corde, afin de cacher l’échec d’une gestion technocratique ordonnée aux impératifs de la mondialisation.

Etrange donneur de leçon que ce Président de la République française qui aime si peu la France qu’il lui dénie une culture propre (« il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France », 4 février 2017), préférant sans doute la consommation de sous-produits culturels mondialisés. Au demeurant « les jeunes avec Macron » ont fièrement présenté leur affiche pour les prochaines élections européennes, frappée d’un slogan rédigé en mauvais anglais mondialisé : « think different, renew Europe ». Tout un programme.

Le 9 juin prochain sera l’occasion de démontrer à Emmanuel Macron que le peuple ne peut se laisser berner infiniment et étourdir de discours creux sur la souveraineté européenne. Sa liste doit être battue à plate couture. Ces élections peuvent être l’occasion de renverser la table européenne et de remettre l’Union européenne au service des nations et de leurs peuples. Pour cela faisons bloc sur la liste la plus apte à remporter un succès décisif.

Bienvenue en Absurdistan!

 

Nouvelle mise en garde de Rome contre l’épiscopat allemand

Dans un document intitulé « Fortifier durablement la synodalité : Un Conseil Synodal pour l’Eglise catholique en Allemagne », adopté le 10 septembre 2022 lors de la 4e Assemblée du Chemin synodal (CS), il est décidé de créer un « conseil synodal ».

Ce dernier est décrit comme un « organe de conseil et de décision » qui

« délibère sur les évolutions essentielles de l’Eglise et de la société, et prend des décisions de principe, d’importance supra-diocésaine, sur les planifications pastorales, les questions d’avenir et les affaires budgétaires de l’Eglise qui ne sont pas prises au niveau diocésain ».

Un tel Conseil a été déjà plusieurs fois repoussé par Rome :

  • par la Curie, lors de la visite ad limina des évêques allemands en novembre 2022.
  • Puis dans une lettre de trois cardinaux du 16 janvier 2023 adressée à l’épiscopat allemand,
  • par le nonce apostolique en Allemagne, à l’occasion de la réunion de l’épiscopat allemand à Fulda, début septembre 2023,
  • par une lettre – privée – de François lui-même, en novembre dernier.

Malgré cela, ce Comité est en train de voir le jour et ses Statuts devaient être discutés lors de la réunion de printemps des évêques allemands, qui doit se tenir du 19 au 22 février.

Dans une nouvelle lettre adressée aux évêques allemands datée du 16 février 2024, les cardinaux Pietro Parolin, secrétaire d’Etat, Manuel Fernandez, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi et Robert Prevost, préfet du Dicastère pour les évêques, avertissent l’épiscopat allemand et demandent que les Statuts du Comité synodal ne soient pas votés au cours de cette réunion.

Etrange patience. Nous avons connu Rome plus expéditive, récemment, à l’encontre de certains évêques…

Concours d’indécence au gouvernement

Le ministre chargé des Collectivités territoriales et de la Ruralité, Dominique Faure, a provoqué une polémique après avoir comparé l’attente du remaniement à celle du diagnostic d’un cancer.

Samedi 17 février dans l’émission Sens politique sur France Culture, elle a été interrogée sur la « période d’attente » de près de quatre semaines entre les deux remaniements. Période durant laquelle Dominique Faure ne savait pas si elle serait reconduite dans le nouveau gouvernement. Elle confie ne pas avoir été « sereine ». Au cours de son explication, elle finit par faire un « parallèle » avec des

« gens à qui on a diagnostiqué un cancer et qui attendent pendant quatre semaines, cinq semaines parfois, les résultats pour savoir quelle forme de cancer, comment ils vont être soignés, quels risques ils ont ». « Et donc la vie apprend la patience ».

Sic.

Dimanche 18 février, Dominique Faure a publié un message d’excuses sur les réseaux sociaux.

« Des propos que j’ai tenus hier sur France Culture ont beaucoup fait parler. Je reconnais une maladresse. Si certains se sont sentis blessés par mes mots, je le regrette et leur présente toutes mes excuses ».

Amnesty ne considérait plus Navalny comme un prisonnier d’opinion

Finalement Navalny ne faisait pas vraiment partie des gentils…

Le 23 février 2021, Amesty International avait déclaré ne plus considérer Navalny comme un « prisonnier d’opinion » du fait de ses « discours de haine » prononcés dans les années 2000, et dans lesquels « il a prôné la violence et la discrimination », sans jamais se rétracter. En voici un exemple, dans lequel les habitants du Caucase (région russe majoritairement musulmane) sont visés.

Quand Navalny comparait les musulmans & Tchétchènes à des « cafards » à éliminer

Voici l’extrait du communiqué d’Amnesty à ce sujet :

« Des préoccupations ont ensuite été soulevées au sein du mouvement d’Amnesty concernant le fait d’employer « prisonnier d’opinion » pour désigner Alexeï Navalny, étant donné qu’il a par le passé tenu des propos pouvant s’apparenter à un appel à la haine susceptible de constituer une incitation à la discrimination, à la violence ou à l’hostilité.

Amnesty International a décidé de réexaminer l’affaire et a mené une étude approfondie des éléments sur lesquels elle s’était appuyée. Au terme d’un examen minutieux, nous avons conclu que nous avions commis une erreur dans notre constat initial. En faisant ce constat, nous nous étions uniquement intéressés aux circonstances entourant l’arrestation et la détention iniques d’Alexeï Navalny, sans accorder une attention suffisante à certains propos qu’il avait tenus par le passé et qu’il n’a pas, à la connaissance d’Amnesty International, dénoncés publiquement. Nous avons conclu que certains de ces propos correspondaient aux critères de l’appel à la haine, ce qui ne cadre pas avec notre définition d’un prisonnier d’opinion. Aussi avons-nous pris la décision en interne de ne plus utiliser ce terme à l’avenir. »

Chronique des cinglés

Une association a loué le Zénith de Limoges pendant trois jours pour y organiser un “symposium” sur l’arrivée des extraterrestres.
“Des soins collectifs” seront également proposés entre les conférences. Sur son site internet, l’association propose une “mise en relation” avec de “belles âmes” susceptibles d’assurer des services d'”assistance” ou de “coaching” – censés pouvoir aider à gérer “les traumatismes” liés à des “abductions ou des contacts avec des intelligences non humaines”.

Sont listés une douzaine de “praticiens” adeptes de médecines parallèles, qui proposent aussi bien de l'”hypnose quantique”, une “harmonisation des chakras” ou encore un “accompagnement chamanique”.

Comme l’écrivait Chesterton :

“Quand les gens cessent de croire en Dieu ce n’est pas pour croire en rien, c’est pour croire en n’importe quoi.”

Macron injurie la mémoire de tous les grands résistants qui ont fait partie du Front National

Bernard Antony, président de l’AGRIF, fondateur de Chrétienté-Solidarité, directeur de la revue Reconquête, communique :

À propos de la panthéonisation du résistant communiste franco-arménien Manouchian, Emmanuel macron n’a pas hésité à donner un entretien au journal communiste l’Humanité !

Doit-on mettre au compte de son abyssale ignorance l’oubli que ce journal, volé après la mort de Jaurès au Parti socialiste par le Parti communiste, a été en effet simultanément collabo d’Hitler et de son complice Staline pendant le pacte germano-soviétique de 1939 à 1941 et puis, après l’heureuse défaite du nazisme, collabo avec le communisme et jusqu’à sa mort en 1953 avec le génocideur Staline, responsable de plusieurs dizaines de millions de morts dans les exterminations de masse, des innombrables liquidations individuelles et dans le génocide de l’Holodomor en Ukraine ?

Missak Manouchian en 1944 ne pouvait savoir l’atroce bilan de la monstruosité communiste. Mais lorsqu’Emmanuel Macron prétend interdire que des membres du Rassemblement National assistent à la cérémonie du Panthéon, c’est ni plus ni moins injurier la mémoire de tous les grands résistants qui ont fait partie du Front National.

Et pour ne citer qu’eux aujourd’hui : Michel de Camaret, compagnon de la Libération et auprès de qui j’avais l’honneur de siéger au Parlement européen, ou encore Jean-Baptiste Biaggi, grand héros de la Résistance (président d’honneur de Chrétienté-Solidarité), de Pierre Closterman, le légendaire aviateur de la France Libre, compagnon de la Libération, et on trouvera dans un prochain numéro de Reconquête une liste plus ample de tous ces héros qui, après avoir servi la France contre l’occupant nazi et puis dans les guerres d’Indochine et d’Algérie, furent aussi des grands hommes du Front National.

Saint Thomas d’Aquin face à Sartre et Camus

Le Père Luc Artur, moine bénédictin de l’abbaye du Barroux, a publié un ouvrage intitulé Le mystère ou l’absurde ? Saint Thomas d’Aquin, Sartre et quelques autres

En librairie depuis le samedi 27 janvier 2024, la 1e édition était épuisée le 10 février 2024. La 2e édition (revue et augmentée) est disponible depuis le 14 février 2024.

Nous avons interrogé l’auteur :

D’où vient cet ouvrage ?

Je suis un fils des années 68, car je suis né en 1964. En ces années 68 et jusqu’à nos jours, la pensée de Sartre et de Camus a imprégné la culture française, de multiples façons. Je suis aussi moine bénédictin et professeur de philosophie à l’abbaye du Barroux, appelé à enseigner selon la doctrine de saint Thomas d’Aquin.

Mais saint Thomas n’est pas une pièce de musée. Pour une personne normalement constituée, lire saint Thomas à l’époque de Sartre, de Camus et de Cioran conduit à se poser pas mal de questions. L’une des plus fondamentales est celle de l’absurde. Le monde est-il absurde ou mystérieux ? Pour répondre, il faut savoir ce que c’est que le mystère et l’absurde.

Or, bien peu de personnes donnent une définition précise du mystère. Saint Thomas d’Aquin lui-même ne définit pas vraiment le mystère, et semble ne parler du mystère qu’en théologie, non en philosophie. Plus radicalement, la notion de mystère, spontanément, semble échapper à toute définition, puisqu’elle évoque précisément quelques chose qui nous échappe.

Il y a là un défi à relever : si vous dites que le monde n’est pas absurde mais mystérieux, il faut définir ce que vous dites ! C’est à cette tâche que je me suis attelé. Il m’a fallu rassembler, chez saint Thomas, tout ce qui pourrait permettre de constituer une doctrine philosophique du mystère et tout ce que saint Thomas pouvait dire sur l’absurde. Ce fut un travail assez long et difficile, en raison de l’immensité de l’œuvre de saint Thomas.

Au début, j’ai cru que je trouverais, d’un côté, les penseurs du mystère et, de l’autre, les penseurs de l’absurde. Mais je me suis aperçu, dans beaucoup de textes moins connus du grand public, que les penseurs de l’absurde avaient aussi une pensée du mystère. D’où un renversement de perspective : Sartre, Camus et Cioran qui parlent du mystère seraient-ils plus proches de saint Thomas qu’il n’y paraît ? Je m’efforce de répondre à cette question, en lisant ces auteurs avec la bienveillance qui revient à tout homme, et en y joignant le souci de ne pas déformer leurs affirmations.

Enfin, Gabriel Marcel s’est voulu le philosophe du mystère. Parfois, il est considéré un peu comme une alternative, au xxe siècle, à la pensée médiévale, avec laquelle cet auteur semblait en difficulté (surtout au début de sa carrière). Plus généralement, certains ont parfois du mal à lire des livres du Moyen-Âge comme ceux de Thomas d’Aquin, qui paraissent très marqués par la raison, au point de sembler hostiles au mystère. Je m’efforce de montrer que c’est là une erreur. Mes lecteurs pourront découvrir un Thomas d’Aquin ami du mystère (même en philosophie), qui n’ignore pas les objections de l’absurde (et, de ce point de vue, il peut paraître, de nouveau, plus proche de Sartre, de Camus et de Cioran qu’on ne se l’imagine — et que Cioran ne l’écrit en toutes lettres —, malgré la distance considérable qui sépare les doctrines du saint et celles de ces penseurs).

Mon ouvrage est d’actualité parce que nous fêtons un triple anniversaire du « Docteur Commun », Thomas d’Aquin : 700 ans de sa canonisation en 1323, 750 ans de sa mort en 1274, 800 ans de sa naissance en 1225.

Plus immédiatement, ce livre est le fruit d’un mastère, accompli à la demande du supérieur de ma communauté monastique, et obtenu à l’Institut Catholique de Toulouse (2021). Dans le cadre de ce mastère, il me fallait rédiger un mémoire. Or, étant donné que j’enseigne la philosophie dans mon abbaye, depuis longtemps j’avais écrit un exposé sur le mystère, afin de montrer plus en détail à mes élèves, au terme de leur parcours, ce que je leur disais tout au long de leurs études, que la philosophie n’est pas un système rationaliste. Dans mon mémoire de mastère, j’ai d’abord pensé reprendre simplement cet exposé, en l’étoffant quelque peu. Mais je me suis bien vite rendu compte qu’il fallait que je révise à fond tout ce que j’avais écrit sur le sujet (enquête historique et réflexions). Mes lecteurs bénéficieront de ces investigations et des multiples découvertes que j’ai faites.

Ceux que l’on appelle les philosophes de l’absurde le sont-ils parce qu’ils ont été rebutés par les mystères chrétiens, notamment le mystère du mal ?

Oui, le mystère du mal est au coeur des réflexions des « philosophes de l’absurde ». Précisément, j’étudie le mystère du mal, dans un paragraphe de mon livre.

Mais, en gros, je dirais que les philosophes de l’absurde sont plutôt rebutés par les mystères divins que par les mystères chrétiens. Le Christ les attire parfois (c’est le cas pour Camus). Dieu leur fait peur. Les penseurs de l’absurde sont, à juste titre, des promoteurs de la raison humaine. Mais certains voient une rivalité entre la raison humaine et Dieu. Ils pensent que la reconnaissance d’un Dieu n’est pas compatible avec ce que, croient-ils, cette raison découvre d’absurde dans le monde, avec ce que cette raison dicte pour la liberté humaine.

Face à ces impressionnantes objections, mon livre prend position. Il s’efforce de situer la place qui peut revenir à l’absurde, au mystère et à Dieu, pour la simple réflexion humaine, même sans la foi chrétienne. Notamment, il examine en détail les arguments avancés par Jean-Paul Sartre contre l’existence de Dieu. Il situe la place de la science, de notre ignorance, de l’humilité ou de la magnanimité qui nous reviennent, au milieu des ténèbres de cette vie. S’ouvre alors, pour la magnanimité de l’intelligence, jointe à l’humilité, ce que je me suis permis d’appeler l’« aventure du mystère » (je ne vous en dis pas plus, mes lecteurs découvriront).

A quel public est destiné ce livre ? Faut-il, par exemple, avoir une solide culture philosophique ?

Pour répondre à votre question, je ne peux mieux faire que de citer une personne qui avait un a priori plutôt défavorable, car elle redoutait la philosophie et ses complications. Or, voici sa réaction :

« superbe cadeau (…). J’en reste “baba”. (…) à ma grande surprise (car je ne suis pas du tout compétente en la matière) la lecture de ces pages se fait pour moi assez aisément grâce au style alerte et vivant. Ce n’est pas du tout ennuyeux ! et j’ai même du mal à m’en décrocher. Donc, bravissimo et chapeau bas. Espérons aussi que ces pages, aussi objectives que possible, atteindront certains qui sont braqués sur le sujet. »

Des lecteurs plus instruits de philosophie portent les jugements suivants :

« C’est évident que vous maîtrisez votre sujet. » « Votre mémoire sur le mystère m’a absolument passionné. Cela fait du bien de lire de tels travaux. »

Je soumets les pages que j’ai écrites à l’attention du lecteur bienveillant, et je lui demande de m’aider à les améliorer (nul n’est une île et nous avons besoin les uns des autres).

Pendant que l’Occident pleure la mort de Navalny, le prisonnier Julian Assange risque d’être extradé aux Etats-Unis et condamné à la prison à vie

Yves Daoudal publie sur son blog les propos de Ľuboš Blaha, vice-président du Conseil national (parlement) de la République slovaque :

Il est triste, bien sûr, que cet homme soit mort, mais il est étrange que l’Occident tout entier soit en train de promouvoir allègrement des théories du complot, alors que sa mort n’a même pas fait l’objet d’une enquête. Poutine n’avait certainement pas besoin de sa mort, Navalny aurait dû passer les prochaines décennies en prison et il ne menaçait personne sur le plan politique. Selon les autorités, la cause de sa mort est un caillot de sang. Nous ne savons rien d’autre, l’affaire fait l’objet d’une enquête, tout le reste n’est que complot.

Je ne prétendrai pas que je vais pleurer toute la nuit à cause de Navalny – des milliers d’enfants meurent à Gaza et tous les médias leur crachent dessus, et ils vont maintenant parler à l’antenne pendant une semaine uniquement de cet agent américain.

Ils feraient mieux de regarder ce que les Britanniques et les Américains font à Julian Assange, qui est détenu au bord de la mort dans ce glorieux Occident, qui se targue de la liberté d’expression et de la protection des journalistes. Qu’ils se souviennent de leur silence lorsque le journaliste américain Gonzalo Lira, qui avait critiqué Zelensky, est mort récemment en détention en Ukraine.

Ils ne s’en sont même pas souvenus. Et aujourd’hui, ils vont moraliser sur la mort de Navalny. Encore une fois, il est toujours triste qu’une personne meure, mais c’est de la pure hypocrisie.

Concernant Julian Assange, il risque une extradition vers les Etats-Unis où il pourrait être condamné à 175 années de prison :

Le fondateur de WikiLeaks accusé d’espionnage par Washington pour avoir rendu publics en 2010 et 2011 des centaines de milliers de documents militaires, est détenu depuis cinq ans dans la prison britannique de haute sécurité de Belmarsh. La Haute Cour de Londres doit examiner mardi et mercredi sa demande d’appel concernant une possible extradition aux États-Unis.

Les traits tirés, les larmes aux yeux, Stella Assange craint que son époux ne perde son appel. Julian Assange serait alors extradé vers les États-Unis, qui l’accusent d’espionnage. « Julian encourt 175 années de prison. C’est la peine possible. L’une des sources présumées des documents de WikiLeaks vient d’être condamnée à 40 ans de prison. Ce sont des méthodes de mafieux ! » dénonce-t-elle.

Une peine qui l’inquiète d’autant plus que l’état de santé du fondateur de WikiLeaks ne cesse de se dégrader, après un accident cardiaque en 2021 : « Sa santé décline mentalement, physiquement. Sa vie est menacée, chaque jour qu’il passe en prison. S’il est extradé, il mourra. »

Quant au journaliste américain Gonzalo Lira, mort dans une prison ukrainienne, très peu d’articles évoquent son cas :

En quelques mois, son état de santé semble s’être dégradé et l’homme de 55 ans est décédé subitement la semaine dernière. Sa mort reste un mystère. Un cinéaste américano-chilien pro-Poutine qui avait été emprisonné en Ukraine pour diffusion de propagande russe est décédé en prison. Gonzalo Lira, YouTubeur et réalisateur de 55 ans, né à Burbank, en Californie avait été condamné en mai 2023 (…)

Selon nos confrères américains, Gonzalo Lira avait déclaré qu’il avait été torturé par des détenus lors de ces séjours en prison. une information démentie par les autorités ukrainiennes. Dans une lettre qu’il aurait envoyé à sa sœur, dévoilée par le New York Post, le réalisateur affirmait souffrir d’une “double pneumonie”, d’un pneumothorax et d’un œdème sévère aux poumons. Dans cette lettre Gonzalo lui-même affirme avoir été pris en charge pour une simple pneumonie et avoir subi une intervention pour réduire son œdème. Des informations qui n’ont pas pu être vérifiées. Les causes officielles de sa mort n’ont pas été annoncées.

TF1 a évoqué son cas en décembre 2023 mettant en doute une version complotiste de son arrestation…mais n’a toujours pas évoqué sa mort, pourtant bien réelle.

De la cohérence d’un catholique en politique…

Un parlementaire est-il cohérent de se vanter sur ses compte Instagram et Facebook d’être allé à la messe du Mercredi des Cendres tout en ayant voté pour la constitutionnalisation de l’avortement ?

C’est le cas du député (RN) Emmanuel Taché de la Pagerie, membre de la Commission des affaires sociales. Ancien de l’UMP, il avait été choqué par son parti “en 1998, lors des débats sur le Pacs, lui qui allait quelques années plus tard, en 2001, participer à la fondation de GayLib, une association militant pour les droits des LGBT, avec notamment Sébastien Chenu, devenu député RN du Nord en 2017“.

Le détail du vote du 30 janvier 2024 est consultable ici. Notre article sur le sujet ici.

 

L’aide à l’Afrique est-elle un échec ?

Oui selon une analyse parue dans la revue Conflits :

[…] L’idée d’une politique d’aide à l’Afrique est née du succès de plan Marshall en Europe. Entre 1948 et 1952, les États-Unis transférèrent plus de 13 milliards de dollars pour aider à la reconstruction de l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cette opération a été l’un des plus grands succès économiques et de politique étrangère du xxesiècle. Mais comme le souligne l’économiste zambienne Dambisa Moyo, présenter les résultats du plan Marshall comme une garantie de réalisations similaires en Afrique est trompeur, car il s’agit de réalités différentes.

En termes de volume, les flux du plan Marshall ne dépassèrent jamais 3 % du PNB des pays concernés. L’Afrique, de longue date abreuvée par l’aide, reçoit l’équivalent de 15 % de son PNB par endroits. En outre, le plan Marshall avait une durée limitée et des objectifs clairs, il ne dura que quatre ans seulement. L’Afrique, elle, voit affluer une aide ininterrompue depuis plus de soixante ans, sans parvenir à susciter une croissance économique durable. Comme rien n’indique que cette aide pourrait un jour se tarir, les gouvernements africains sont amenés à considérer l’aide comme une source de revenus permanent. Un état qui, naturellement, n’incite pas à chercher d’autres moyens de financer le développement. 

Enfin, le plan Marshall s’est déroulé dans un contexte différent. Si endommagées que furent les nations européennes, elles étaient dotées d’institutions solides, d’une administration expérimentée, d’entreprises bien gérées et d’organismes sociaux efficaces. La réalité des pays d’Afrique est distincte : il s’agit de construire et non de reconstruire. Or l’afflux de milliards mal maîtrisés dans à peu près tous les aspects de l’économie (fonction publique, éducation, armée, infrastructure, etc.) a pour résultat de saper l’établissement d’institutions aussi bien qu’une croissance durable. Cette politique de transferts massifs s’est avérée être un facteur d’érosion des structures économiques et politiques sur le continent, creusant d’autant l’état de dépendance par les pays bénéficiaires. Pour Moyo, « plus l’aide étend son champ, plus corrosive est son action, plus grande est la culture de dépendance de l’aide ». […]

Eric Zemmour dénonce le recul des libertés en France, en particulier celle de la liberté d’expression

Suite à la mort de Navalny, en pleine offensive du Conseil d’Etat contre CNews et alors qu’Emmanuel macron décrète que le RN et Reconquête ne font pas (plus) partie de l’arc républicain, Eric Zemmour rappelle quelques vérités :
En Russie, le combat de l’individu seul contre un pouvoir écrasant, c’est une très grande tradition. Les Russes ont connu presque un siècle de totalitarisme.
En revanche, en France, le recul des libertés et en particulier de la liberté d’expression est très neuf.
Nous n’en sommes pas encore, heureusement, à déporter les opposants au bagne mais on cherche quand même à les museler, avec des procès d’opinion (j’en sais quelque chose) et maintenant en fichant les journalistes et chroniqueurs dissidents pour limiter leur temps de parole.
On laisse des nervis antifas intimider et attaquer des intellectuels pour les empêcher de s’exprimer dans les universités, dans des colloques, (Finkielkraut, Mme Badinter, Mme Agacinski, moi-même…).
Je rappelle que nous avons quand même vécu pendant deux ans sous un régime d’exception qui devait durer 12 jours, que nous avons empêché des personnes de travailler pendant plus de 3 ans (les soignants non vaccinés). Aujourd’hui, on veut punir d’une peine de prison tous ceux qui émettent un doute sur un vaccin ?
Nos urnes ne sont pas truquées mais nous avons eu l’élection présidentielle de 2017 sabotée par une justice instrumentalisée pour faire tomber un candidat. Nous avons eu un président de la République qui, en guise de campagne présidentielle, a multiplié les cadeaux, les chèques, les primes avec l’argent des Français au point que la Cour des comptes a alerté sur la dérive des finances publiques.
Nous avons encore un pouvoir qui exerce des pressions sur les maires pour qu’ils ne donnent pas leur signature à tel candidat pour lui compliquer la tâche ou l’empêcher de se présenter.
Et on va donner des leçons au monde entier en se prenant encore pour le pays de Voltaire ? Les élites françaises, qui aiment parader à l’autre bout de la planète dans leur déguisement de « pays des droits de l’homme », feraient bien de balayer devant leur porte.

Philippe Carhon

 

Quel est l’interêt de nommer des hérétiques au Synode ?

Le Vatican a annoncé  que le pape a fixé les dates de la 2e session de la 16e Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, c’est-à-dire le « Synode sur la synodalité », du 2 au 27 octobre 2024. Elle sera précédée du 2 jours de retraite, du 30 septembre au 1er octobre.

Le pape a nommé plusieurs nouveaux consultants auprès du synode, parmi lesquels la religieuse allemande, Sr Birgit Weiler, professeur de théologie au Pérou, qui a déclaré dans une interview en avril 2023 :

Je crois qu’il doit être possible pour les femmes qui se sentent appelées de faire donc pour être admis au sacerdoce.

Sr Birgit Weiler a également plaidé en faveur d’un diaconat féminin :

Cela pourrait en fait arriver très bientôt. Il n’y a aucun obstacle théologique si le diaconat est considéré comme une fonction indépendante dans l’Église.

Le pape a également nommé le professeur brésilien de théologie, Maria Clara Lucchetti Bingemer. Partisane de la « théologie féministe », elle a aussi plaidé en faveur de l’ordination des femmes au sacerdoce. En 2017, Maria Clara Lucchetti Bingemer soutenait qu’une femme est la matière appropriée pour le sacrement de l’Ordre sacré, qu’elle peut agir en tant qu’« Alter Christus » et « in persona Christi », et que la restriction de l’ordination aux hommes est discriminatoire et dévalorise les femmes.

La grande confusion se poursuit

Le Vatican a rappelé le 13 novembre dernier que les catholiques ne peuvent pas adhérer à la franc-maçonnerie.

Le 16 février a eu lieu à l’archevêché de Milan une « rencontre historique » entre les trois grands maîtres de la Maçonnerie italienne (Grand Orient, Grand Loge, Grande Loge régulière), et l’archevêque de Milan Mgr Mario Delpini, le cardinal Coccopalmerio ancien président de dicastère, le théologien franciscain Zbigniew Suchecki, et Mgr Antonio Staglianò, président de l’Académie pontificale de théologie.

Mgr Staglianò a utilisé la scandaleuse déclaration Fiducia Supplicans pour plaider en faveur d’une plus grande ouverture à la franc-maçonnerie.

Semaine portes ouvertes de Notre-Dame-de-Fatima (Lille)

Comme chaque année, profitez d’une semaine complète pour venir visiter l’école et le collège Notre-Dame-de-Fatima (à 15 minutes du centre de Lille). Si vous recherchez de petits effectifs, une pédagogie traditionnelle, un aumônier à plein temps ou encore un bel esprit d’enfance de la maternelle à la 3e, n’hésitez pas à nous contacter : secretariat@ndfatima.org

Pour découvrir le site Internet : ndfatima.org

Reporters sans frontière vit de l’argent public

Selon le JDD :

Par ailleurs, Emmanuel Macron a nommé Christophe Deloire (RSF) à la tête des États généraux de l’information, dont un des buts est de «protéger l’information face aux ingérences»…

Anne Coffinier et la défense de la liberté scolaire

Entretien avec Anne Coffinier, énarque, ancienne diplomate, fondatrice de l’association Créer son école. Depuis plus de 20 ans, elle défend la liberté scolaire et accompagne les créateurs d’écoles indépendantes en France, ainsi que les parents qui pratiquent l’instruction en famille (IEF).

  • 00:44 : Présentation de Créer son école
  • 02:48 : Ecole libre, indépendante, hors contrat ?
  • 04:20 : Historique de l’école privée
  • 07:10 : Le cas du lycée Averroès
  • 09:30 : Les Français sont attachés au privé
  • 11:08 : Le séparatisme islamiste passe-t-il par l’école ?
  • 15:00 : Hors contrat, hors contrôle ?
  • 18:05 : Revoir les relations entre le public et le privé
  • 21:40 : L’interdiction de l’école à la maison (IEF)
  • 25:20 : Le succès trompeur du privé sous contrat
  • 28:40 : L’éducation, domaine régalien ?
  • 30:30 : Comment nos élites font sécession par l’école
  • 38:50 : L’ascenseur social bloqué
  • 41:01 : Peut-on réformer l’Education nationale ?
  • 49:05 : La scolarisation à 3 ans et IEF
  • 55:01 : La place des parents d’élèves
  • 1:01:31 : Faire payer l’école publique ?
  • 1:03:45 : Les élèves perturbateurs
  • 1:12:20 : 15 ans pour tout changer
  • 1:14:40 : L’autonomie des établissements

“L’arc républicain”

Dans un entretien accordé au journal L’Humanité, quotidien marxiste gavé aux subventions publiques, dimanche 18 février, le président de la République Emmanuel Macron assure qu’il n’a

« jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain ».

Il indique également que

« certaines personnalités de la France insoumise combattent les valeurs de la République. Même si je ne pose pas d’équivalence entre les deux extrêmes. »

Le chef de l’Etat explique qu’on « ne peut pas en faire abstraction » des députés RN qui ont été élus par les Français puisqu’ils « votent les lois et l’Assemblée nationale leur a confié des responsabilités ». Toutefois, il confie avoir

« toujours considéré, comme avec la loi immigration, que les textes importants ne devaient pas passer grâce à leurs voix. »

Pour faire partie de l’arc républicain, il faut sans doute adhérer sans réserve à la culture de mort, au grand remplacement, aux théories rousseauistes sur l’éducation, bref, à l’esprit révolutionnaire. Ce qu’est effectivement L’Humanité.

Pour légaliser l’eugénisme, ils nous sortent le député Berta

Le député MODEM Philippe Berta a interrogé le gouvernement mercredi dernier, à propos de la PMA. Au nom de l’efficacité des PMA, il souhaite éliminer les embryons porteurs d’anomalie. Cela porte un nom : eugénisme.

Philippe Berta : De l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution à la procréation médicalement assistée – ou PMA –, les choix des femmes doivent être protégés et assurés pour toutes. Par exemple, les spermogrammes démontrent l’impact négatif de la santé environnementale sur la santé humaine et ses conséquences sur la baisse de la fertilité. Le développement de la recherche sur les maladies génétiques accroît les connaissances scientifiques sur les anomalies et les pathologies qui entravent la reproduction. Dans les années 1980, la recherche française fut parmi les premières à permettre l’accès à la procréation médicalement assistée mais nous sommes aussi l’une des dernières nations à pratiquer cette technique au moyen d’une médecine hasardeuse. La recherche d’anomalies de l’embryon est déjà proposée sous consentement à toutes les femmes en fin de premier trimestre, conduisant à autant d’interruptions de grossesse, mais reste prohibée pour les femmes en parcours de PMA avant implantation : une logique ubuesque. Or les données sont sans appel : selon l’âge des patientes, 40 à 90 % des embryons sont porteurs de telles anomalies, réduisant de facto les chances de donner naissance à un enfant. Dans la grande majorité des cas, elles conduiront à des avortements spontanés ou à de multiples interruptions médicales de grossesse. Le parcours proposé aux femmes françaises, composé trop souvent des quatre tentatives autorisées, avec les souffrances et les risques associés, est indigne de notre pays. Enfin, seules les plus favorisées d’entre elles pourront accéder à ces techniques biomédicales à l’étranger, renforçant malgré elles les délocalisations de la reproduction et le tourisme médical. Une telle recherche d’anomalies limiterait le transfert embryonnaire à un seul embryon, éviterait la congélation d’embryons anormaux, bref multiplierait de façon considérable les chances de succès de la PMA. Le coût humain est terrible bien sûr mais c’est aussi un coût sanitaire et financier. Dès lors, monsieur le ministre, quand autoriserez-vous la recherche d’anomalies chromosomiques avant l’implantation de l’embryon dans le cadre d’une PMA ?

Réponse du ministre délégué chargé de la santé et de la prévention, Frédéric Valletoux :

Vous m’interrogez sur l’autorisation de la recherche d’anomalies chromosomiques avant l’implantation de l’embryon, et ce dans le cadre de la procréation médicalement assistée – on parle également de DPI-A, soit le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies. Aujourd’hui, il n’est pas pratiqué systématiquement en population générale mais seulement lorsqu’un risque a pu être identifié chez les parents – vous l’avez rappelé. L’ouverture du DPI-A à l’ensemble des personnes inscrites dans un parcours de fécondation in vitro, ou FIV, a fait l’objet – vous vous en souvenez – de débats parlementaires nourris lors du dernier projet de loi sur la bioethique, il n’y a pas si longtemps, en 2021.

Je partage pleinement la ligne défendue alors par le Gouvernement sur cette question. Il ne faut pas limiter nos capacités de dépistage de maladies pouvant avoir des conséquences sanitaires terribles sur les enfants qui viennent de naître ou sur les enfants à naître. Il faut aussi donner au patient en parcours de FIV le maximum de chances d’aboutir à une naissance. C’est à la science de faire son chemin et de formuler des propositions.

Avant d’autoriser par la loi la technique DPI-A, celle-ci doit être validée, à la fois sur le plan médical et scientifique mais aussi d’un point de vue médico-économique ainsi qu’éthique. C’est pour cette raison qu’une étude clinique sur le sujet a été lancée, comme vous le savez. Actuellement en cours, elle devrait aboutir à des conclusions en 2026 ou en 2027. Sur la base de ces travaux, nous pourrons rouvrir le débat parlementaire – il le faudra – sur l’autorisation du DPI-A pour l’ensemble des patients ayant recours à une FIV.

Joseph de Nazareth – À paraître le 6 mars aux éditions Artège

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le dernier ouvrage du Père Joseph-Marie Verlinde sur saint Joseph : une belle lecture pour le mois de mars !

Pour grandir dans la fidélité à ses origines, l’Église doit sans cesse revenir à ses racines, qui s’enfoncent profondément dans la terre de Nazareth, où le Verbe de Dieu fait chair a voulu demeurer durant trente années, dont un grand nombre sous l’autorité de saint Joseph.

Si le culte de saint Joseph ne connut qu’une éclosion progressive, la dévotion du peuple de Dieu a son égard est attestée dès les premiers siècles. Cette piété populaire spontanée envers saint Joseph confirme une fois de plus que le sensus fidei fidelium – le sens de la foi des fidèles – ne peut se tromper, car il est mû par l’Esprit Saint. Pourtant nous ne sommes sans doute qu’au tout début de la révélation de la figure de saint Joseph.

Cet ouvrage entend rassembler et enraciner dans les Écritures des méditations qui, tout au long de l’histoire de la spiritualité, ont nourri la dévotion à l’égard de l’époux de la Vierge et père de Jésus. Ces méditations nous aideront à redécouvrir la fraîcheur de ce personnage et nous introduiront dans l’intimité de celle qui lui fut donnée pour épouse, et du Fruit divin de leur chaste amour.

Le père Joseph-Marie Verlinde est le fondateur et prieur émérite de la Famille de Saint-Joseph. Titulaire d’un doctorat en philosophie et d’un DEA en théologie, il a enseigné l’épistémologie et la philosophie de la nature à la faculté de philosophie de Lyon, ainsi que la théologie fondamentale au séminaire interdiocésain d’Ars et au studium intermonastique de France.

https://fsj.boutique/produit/joseph-nazareth/

(Dans ce livre est inclus en première partie “Avec toi Joseph, de Nazareth à Nazareth”)

L’enseignement catholique à Paris a besoin de nous

Un lecteur nous fait suivre un appel de la direction diocésaine de Paris et de l’APEL. Nous avons déjà évoqué la volonté de la très gauchiste maire de Paris, Anne Hidalgo, d’utiliser son “PLU bioclimatique” pour pourrir la vie de 7 établissements catholiques sous contrat (en attendant plus?):

  • Saint-Jean-Gabriel
  • Saint-Éloi
  • Sainte-Clotilde
  • Saint-Michel de Picpus
  • Saint-Vincent de Paul
  • Notre-Dame de France
  • Saint-Michel des Batignolles

La direction diocésaine invite à participer à l’enquête publique pour défendre ces établissements (et précise ce qui menace chaque établissement). Pour participer, c’est ici. Et il faut le faire avant le 29 février.

La décision du Conseil d’Etat ne concerne pas seulement CNews, mais l’ensemble des médias audiovisuels, publics ou privés

Le président de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique revient sur la décision du Conseil d’État relative à CNews et confirme qu’il ne l’appliquera pas en l’état :

La décision du Conseil d’État offre une lecture renouvelée de la loi de 1986. Il indique que le pluralisme de l’information ne se résume pas au seul pluralisme politique, c’est-à-dire au temps de parole des personnalités politiques, mais qu’il faut désormais l’apprécier en prenant en compte l’ensemble des participants. Notamment les chroniqueurs, animateurs et invités. Mais soyons très clairs : il ne nous est pas demandé de comptabiliser chacun des intervenants. Il n’y aura pas de catalogage des journalistes et invités. Il s’agira d’une appréciation globale sur l’ensemble des programmes diffusés. L’Arcom n’est ni la police de la pensée ni un tribunal d’opinion. La loi de 1986 est d’abord une loi de liberté, qui consacre la liberté de communication et la liberté éditoriale.

Mais, même si l’appréciation est « globale », cela risque d’être un casse-tête pour vous en pratique. Comment savoir qui est de gauche ou de droite ?

Cette décision vient tout juste d’être rendue. Nos services ont entamé un travail de réflexion et nous serons amenés à préciser les règles de sa mise en œuvre, dans le respect de la liberté éditoriale des chaînes. Par ailleurs, il est important de souligner que cette décision ne concerne pas seulement CNews, mais l’ensemble des médias audiovisuels, qu’ils soient publics ou privés.

Ce qui est bien c’est qu’avec toutes les pétitions qu’ont signé les artistes, on va pouvoir exiger de l’Arcom de tous les décomptabiliser du temps de la gauche, film y compris.Toutes les personnalités qui ont signé des pétitions contre la strème droâte seront décomptabilisées du temps de parole de la gauche. Et tous ceux qui ont appelé à voter Macron, décomptés du temps de la Macronnie.

L’ancien directeur de Frontex, 3e sur la liste RN aux européennes

Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, l’agence de l’UE chargée du contrôle des frontières, annonce dans un entretien au JDD rejoindre le Rassemblement national pour les élections européennes de juin. Fabrice Leggeri figurera en troisième place sur la liste de Jordan Bardella :

Mon objectif est de mettre mon expérience et mon expertise au service des Français. Ayant dirigé Frontex près de sept ans et travaillé pour l’État pendant environ trente ans, notamment dans les domaines de la sécurité et de la gestion de l’immigration, cette décision est très cohérente. Les élections européennes du 9 juin représentent une opportunité unique de remettre la France et l’Europe sur le droit chemin. C’est pourquoi je me joins à la liste menée par Jordan Bardella. Je suis persuadé que c’est l’option politique qui donnera aux Français la possibilité de reprendre le contrôle de leur avenir.

Pourquoi le RN serait-il le mieux placé en la matière ?

Le Rassemblement national se distingue par son courage et sa lucidité à identifier correctement les problèmes tout en proposant des solutions adaptées. Opter pour le RN et la liste de Jordan Bardella, c’est choisir l’efficacité et l’utilité dans l’intérêt des Français. Notre objectif est de reprendre le contrôle des frontières, tant celles de l’Union européenne que celles de la France. Le RN possède un plan concret et la capacité de le réaliser. Nous sommes déterminés à combattre la submersion migratoire, que la Commission européenne et les eurocrates ne considèrent pas comme un problème, mais plutôt comme un projet : je peux en témoigner.

Quelle est la raison de votre passage à la politique après avoir consacré trente ans à la haute administration ?

En tant que haut fonctionnaire, j’ai eu l’honneur de servir l’État et d’accéder à des postes à hautes responsabilités. Cependant, j’ai aussi constaté les limites de cette position, surtout quand les décisions politiques semblent nous diriger vers l’échec. Face à cela, on peut soit se résigner et se taire, soit quitter l’administration pour chercher d’autres voies, soit rester fidèle à son engagement envers l’intérêt public et l’intérêt de la France, ce qui a toujours été ma priorité.

Quand avez-vous réalisé les limites de votre poste de fonctionnaire et décidé de vous lancer en politique ?

Cela fait deux ans que cette idée a germé en moi. En avril 2022, j’ai quitté ma fonction de directeur de Frontex, réalisant que je n’avais plus les moyens politiques nécessaires pour mener à bien la mission qui m’était confiée. Cette mission consistait depuis 2015 à établir le corps européen de gardes-frontières et de gardes-côtes pour protéger la France et l’Europe du déferlement migratoire. Toutefois, dès octobre 2019, lors de mes premiers échanges avec la nouvelle commissaire européenne, Madame Johansson, j’ai perçu un changement dans les directives. Ce changement est devenu évident pour moi lorsque la commissaire m’a indiqué la chose suivante : « Votre job, c’est de faire rentrer les migrants et de les accueillir parce qu’ils viennent par amour. Et que ça vous plaise ou non, nous sommes un continent vieillissant et donc vous devez les laisser rentrer. » Face à cette nouvelle orientation, aux attaques et intimidations subies, j’ai réalisé que pour défendre mes convictions et le continent de la submersion migratoire, je devais m’engager moi-même en politique. […]

Les buts pastoraux du concile Vatican II n’ont pas été atteints 

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Les temps changent. Et le climat aussi. Le maire d’une station des Alpes du Sud a décidé de modifier le nom de sa commune. Gréolières-les-Neiges, faute de flocons, s’appelle désormais Gréolières 1400. Le manque d’enneigement devenant récurrent, l’élu a souhaité préparer un avenir pour sa commune et lui offrir un nom qui corresponde mieux à la réalité.

Mais alors ? En matière de climat spirituel, qu’en sera-t-il d’une ville comme Sainte-Mère-Église dans la Manche ou de La Trinité-sur-Mer dans le Morbihan ? La baisse continuelle de la pratique religieuse catholique chez les Français, semblable à un consternant courant de jusant qui n’en finit pas, laisse à penser qu’un désert se prépare.

Dans une récente interview donnée à l’hebdomadaire Famille chrétienne, l’universitaire Guillaume Cuchet, historien spécialiste du catholicisme contemporain, constatait que les buts pastoraux du concile Vatican II n’avaient pas été atteints : « Passer de 25 % de pratiquants au début des années 60 à 1,5 % n’est pas un succès ! » C’est peu de le dire.

Au sein d’une société déchristianisée, les rangs de l’Église de France continuent de se clairsemer. « Il y a une espèce d’hémorragie qui finit par produire un effondrement », commente-t-il. Les faits et les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon Famille chrétienne, une enquête de l’Institut national d’études démographiques (Ined) de 2023 établissait que le taux de déclaration de catholicisme chez les 18-59 ans avait été divisé par deux en seulement douze ans. En 2008, s’ils étaient 48 % à se dire catholiques, le chiffre chute à 25 % en 2020.

Il n’en reste pas moins qu’au milieu des ténèbres les plus sombres, la plus petite des étincelles brille d’autant plus de mille feux. Un catholicisme en partie sociologique a fait place à un catholicisme de conviction exigeant et missionnaire. La foi catholique, quoique minoritaire, n’a pas dit son dernier mot. Pour les croyants convaincus, il a même « les paroles de la vie éternelle ». La stratégie de l’adaptation au monde en vogue durant l’après-Concile, force est de le constater, ne s’est pas traduite en conquête des âmes. Pour de multiples raisons sans doute, mais l’une d’elles, capitale, doit nous interroger : l’Évangile n’a pas pour ambition première de s’adapter au monde mais de configurer les cœurs au Christ.

Cette conviction intime, les catholiques “d’affirmation” l’ont chevillée à l’âme. Leur nombre croissant au sein du catholicisme français — à l’image du pèlerinage de Chartres ou des vocations dans les séminaires traditionnels ou classiques — témoigne d’une vitalité certaine. Ils restent aujourd’hui minoritaires dans l’appareil ecclésiastique et les instances diocésaines, mais le début du carême permet de mesurer leur rayonnement au sein de l’Église en France.

En effet, cette période de quarante jours, au cours de laquelle les baptisés sont invités à redoubler d’efforts dans la prière, la mortification et l’aumône, a pu être minimisée en pratique par tout un courant progressiste dans l’Église. Ce dernier répétait à l’envi que le jeûne qui compte est celui du cœur et de l’esprit au point de… finir par négliger le jeûne du corps qui est le soutien du jeûne du cœur.

Dans son livre Pour l’éternité (Fayard), le cardinal Sarah livrait son analyse avec la liberté de ton qui est la sienne :

« On prend parfois le risque de falsifier la Parole de Dieu, de s’éloigner de Celui qui a dit : “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie” et de trahir la Révélation et l’enseignement pérenne de l’Église. Certains écrits ou certaines déclarations ne semblent pas se préoccuper d’aider les fidèles chrétiens à rencontrer Jésus-Christ, à accueillir intégralement les exigences radicales de son Évangile et à consolider leur foi, en vue de nous laisser réellement configurer à Lui. Nous avons tendance à “spiritualiser”, au mauvais sens du terme, les réalités chrétiennes. Nous en faisons en fait des fantômes. »

Loin de cette tendance, différentes publications, associations et communautés proposent aux chrétiens soucieux de leur âme de véritables canevas pour vivre un carême authentique. Les Éditions de l’Homme nouveau ont récemment publié un Carnet d’oraison pour méditer chaque jour les Saintes Écritures en lien avec le temps liturgique. La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, via son site et son application Claves, et ses messageries WhatsApp, Telegram ou Signal, entraîne ses abonnés dans une aventure ascétique et spirituelle appelée Virtus. Les religieux du couvent de Chémeré, au moyen d’un mailing de qualité, ont su fédérer, ces dernières années, nombre de baptisés grâce à leurs vidéos quotidiennes Carême40.  C’est à un challenge biblique qu’ils invitent en 2024.

Le mouvement des Scouts d’Europe organise, quant à lui, grâce à son association d’anciens, Le Rasso, des conférences de carême en ligne. Le site Web Hozana, dont l’élan missionnaire n’est plus à prouver, soutient déjà depuis longtemps la piété des visiteurs de leurs contenus. De même, les livres de l’abbé Troadec, de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, sur la pratique du chemin de croix ou le Carême au jour le jour (Via Romana) se vendent comme des petits pains tant leur forme concise et les idées claires qui s’y trouvent font mouche auprès des catholiques du rang.

Dans une société qui se regarde souvent elle-même, l’observateur honnête peut se réjouir que le carême retrouve des lettres de noblesse. Le besoin de défis qui décentrent ne relève pas aujourd’hui du luxe. Devant les turpitudes du consumérisme, le service de réalités transcendantes devient même une urgence. Si l’on croit en une résurrection possible.

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