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47 % des séminaristes diocésains ont fréquenté régulièrement ou occasionnellement une paroisse ou communauté traditionaliste

La Croix a réalisé une étude pour cerner le profil des près de 700 séminaristes de France. Cette enquête est fondée sur un questionnaire adressé aux 673 candidats à la prêtrise au sein des 25 séminaires français. Les séminaristes des instituts traditionalistes ne font pas partie de l’enquête. Le taux de réponse est de 64 % (434 répondants).

  • 72 % viennent d’une famille catholique pratiquante qui se rendait à la messe chaque dimanche, et pour 62 %, leurs parents sont les premières figures déterminantes de leur itinéraire spirituel.
  • 36 % des répondants disent avoir envisagé la prêtrise pour la première fois avant l’âge de 10 ans.
  • 61 % citent en premier la transmission familiale comme meilleure modalité pour partager la foi.
  • 59% ont été servants d’autel pendant de nombreuses années
  • 56% ont été scouts, dont 34 % parmi les Scouts d’Europe.
  • Trois quarts ont participé aux Journées mondiales de la jeunesse
  • Plus d’un tiers a fréquenté régulièrement une communauté nouvelle.
  • 47 % a fréquenté régulièrement ou occasionnellement une paroisse ou communauté traditionaliste.
  • 34 % expliquent ne rien avoir contre la messe traditionnelle
  • 7 % préfèrent la messe traditionnelle et espèrent la célébrer régulièrement
  • 14 % apprécieraient de célébrer selon les deux formes.
  • Benoît XVI est le pape qui les a le plus marqués (39 %)
  • 17 % sont peu ou pas en affinité avec le pape argentin.
  • Pour 70 %, le cœur de leur mission sera d’abord la célébration des sacrements, loin devant la prédication ou la transmission des Écritures.
  • Près des trois quarts envisagent de porter la soutane, au moins occasionnellement, la moitié régulièrement.

La venue de l’antéchrist

Dans son parcours de l’Avent, 24 jours pour aimer l’Eglise, la Fraternité Saint-Vincent Ferrier a abordé la question de l’antéchrist. L’Église connaîtra, vers la fin de son parcours terrestre, un destin semblable au Christ et à sa Passion. À l’approche de la fin, se lèvera un dernier ennemi de l’Église, le plus redoutable de tous, que la tradition appelle « l’antéchrist ». Le Père Albert en parle en une dizaine de minutes :

Fiducia Supplicans : l’Afrique en route vers un bouclier pastoral continental ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le Président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (le cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa en RDC) a demandé officiellement à toutes les Conférences épiscopales du continent de se prononcer sur Fiducia Supplicans, en vue d’émettre une “déclaration pastorale” servant de “ligne directrice” sur le continent. Les avis de chaque conférence épiscopale sont attendus pour mi-janvier au secrétariat de ce Symposium.

Les positions des conférences épiscopales de nombreux pays (Malawi, Zambie, mais aussi Nigéria, Kenya, Togo et Ghana) exprimées publiquement ces derniers jours vont toutes dans le même sens : impossible de bénir des couples de même sexe. A noter que ces conférences épiscopales les plus courageuses sont toutes anglophones…

On peut tout à fait conjecturer une position commune africaine rejetant les bénédiction des couples de même sexe, agissant comme un bouclier pastoral continental contre les folies dans lesquelles le pape François et le cardinal Fernandez s’aventurent. Cela ouvrirait bien des perspectives pour les conséquences risquées du Synode sur la synodalité, synode qui va fracturer de manière toujours plus visible notre pauvre Eglise déjà bien meurtrie.

Il y a exactement 50 ans, Notre-Dame avertissait à Soeur Agnès à Akita (Japon) :

“Si les hommes ne se repentent pas et ne s’améliorent pas, […] l’oeuvre du diable s’infiltrera jusque dans l’Eglise de telle sorte que l’on verra des cardinaux s’opposer à d’autres cardinaux, des évêques à d’autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères. Les églises et les autels seront saccagés ; l’Eglise sera pleine de ceux qui acceptent les compromis et le démon poussera beaucoup de prêtres et d’âmes consacrées à quitter le service du Seigneur.”

Fiducia supplicans : des évêques contre la confusion (suite)

Après les évêques du Malawi et du Kazakhstan, les évêques du Ghana, du Nigéria, du Zambie, du Togo (lire ici) ont interdit ces bénédictions :

Les évêques d’Ukraine :

Le cardinal Ambongo, président du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), a envoyé une lettre aux présidents des conférences épiscopales locales leur demandant leur avis sur la Déclaration sur les Bénédictions en vue d’élaborer une réponse commune « valable pour toute l’Église en Afrique » :

En Suisse, Mgr Eleganti :

La Confraternité Britannique du Clergé Catholique, qui représente plus de 500 prêtres et diacres en Grande-Bretagne :

Le cardinal Napier :

Il manque un mot essentiel au débat sur la « Fiducia Supplicans ». Pourtant, cette parole fut la première sur les lèvres de Jésus lorsqu’il prononça son tout premier enseignement : « Repentez-vous et croyez à l’Évangile ! » Par la suite il sélectionne deux pêcheurs Simon & Andrew afin d’en faire des pêcheurs d’hommes !

Cardinal Müller : “Bénir les couples homosexuels constitue un acte sacrilège et blasphématoire contre le plan du Créateur”

Le cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a quitté ses fonctions en 2017, vient de diffuser auprès de nombreux médias un texte très critique de la déclaration Fiducia Supplicans, qui ouvre la porte aux bénédictions pour les couples irréguliers, et appelle les prêtres et les évêques à éviter de telles bénédictions :

Avec la Déclaration Fiducia supplicans (FS) sur la signification pastorale des bénédictions, le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) a fait une affirmation qui n’a pas de précédent dans l’enseignement de l’Église catholique. En effet, ce document affirme qu’il est possible pour un prêtre de bénir (non pas liturgiquement, mais en privé) des couples qui vivent une relation sexuelle en dehors du mariage, y compris des “couples” de même sexe. Les nombreuses questions soulevées par les évêques, les prêtres et les laïcs en réponse à ces déclarations méritent une réponse claire et sans équivoque.

Cette déclaration ne contredit-elle pas clairement l’enseignement catholique ? Les fidèles sont-ils obligés d’accepter ce nouvel enseignement ? Le prêtre peut-il pratiquer ces nouvelles pratiques qui viennent d’être inventées ? Et l’évêque diocésain peut-il les interdire si elles avaient lieu dans son diocèse ? Pour répondre à ces questions, voyons ce que le document enseigne exactement et sur quels arguments il s’appuie.

Le document, qui n’a été ni discuté ni approuvé par l’Assemblée générale des cardinaux et évêques de ce dicastère, reconnaît que l’hypothèse (ou l’enseignement ?) qu’il propose est nouvelle et qu’elle s’appuie principalement sur le magistère pastoral du pape François.

Selon la foi catholique, le pape et les évêques peuvent mettre certains accents pastoraux et relier de manière créative la vérité de la Révélation aux nouveaux défis de chaque époque, comme par exemple dans le domaine de la doctrine sociale ou de la bioéthique, tout en respectant les principes fondamentaux de l’anthropologie chrétienne. Mais ces innovations ne peuvent aller au-delà de ce qui leur a été révélé une fois pour toutes par les apôtres comme Parole de Dieu (Dei verbum 8). En effet, aucun texte biblique, aucun texte des Pères et des Docteurs de l’Eglise, aucun document antérieur du magistère ne vient étayer les conclusions de FS. De plus, ce que nous voyons n’est pas un développement mais un écart doctrinal. Car on ne peut parler de développement doctrinal que si la nouvelle explication est contenue, au moins implicitement, dans la Révélation et, surtout, ne contredit pas les définitions dogmatiques. Et un développement doctrinal qui atteint un sens plus profond de la doctrine doit s’être produit graduellement, à travers une longue période de maturation. En fait, la dernière déclaration magistérielle sur ce sujet a été émise par la Congrégation pour la doctrine de la foi dans un document publié en mars 2021, il y a moins de trois ans, et elle a catégoriquement rejeté la possibilité de bénir ces unions. Cela vaut tant pour les bénédictions publiques que pour les bénédictions privées destinées aux personnes vivant dans des conditions de péché.

Comment FS justifie-t-il le fait de proposer une nouvelle doctrine sans contredire le document précédent de 2021 ?

Tout d’abord, FS reconnaît que tant le document de 2021 que l’enseignement traditionnel, valide et contraignant sur les bénédictions ne permettent pas de bénir dans des situations qui sont contraires à la loi de Dieu, comme dans le cas d’unions sexuelles hors mariage. Cela est clair pour les sacrements, mais aussi pour d’autres bénédictions que FS appelle “liturgiques”. Ces bénédictions “liturgiques” appartiennent à ce que l’Église a appelé les “sacramentaux”, comme en témoigne le Rituale Romanum. Dans ces deux types de bénédictions, il doit y avoir un accord entre la bénédiction et l’enseignement de l’Église (FS 9-11).

Ainsi, pour accepter la bénédiction de situations contraires à l’Evangile, le DDF propose une solution originale : élargir le concept de bénédiction (FS 7 ; FS 12). Cela se justifie comme suit : Il faut aussi éviter le risque de réduire le sens des bénédictions à ce seul point de vue [c’est-à-dire aux bénédictions “liturgiques” des sacrements et des sacramentaux], car cela conduirait à attendre pour une simple bénédiction les mêmes conditions morales que celles qui sont exigées pour la réception des sacrements” (FS 12). En d’autres termes, un nouveau concept de bénédiction est nécessaire, un concept qui va au-delà des bénédictions sacramentelles afin d’accompagner pastoralement le cheminement de ceux qui vivent dans le péché.

Or, en réalité, cette extension au-delà des sacrements se fait déjà à travers les autres bénédictions approuvées dans le Rituale Romanum. L’Église n’exige pas les mêmes conditions morales pour une bénédiction que pour la réception d’un sacrement. C’est le cas, par exemple, d’un pénitent qui ne veut pas abandonner une situation de péché, mais qui peut humblement demander une bénédiction personnelle pour que le Seigneur lui donne la lumière et la force de comprendre et de suivre les enseignements de l’Évangile. Ce cas ne nécessite pas un nouveau type de bénédiction “pastorale”.

Pourquoi, alors, est-il nécessaire d’élargir le sens de ” bénédiction “, si la bénédiction telle qu’elle est comprise dans le Rituel romain va déjà au-delà de la bénédiction donnée dans un sacrement ? La raison en est que les bénédictions envisagées par le Rituel romain ne sont possibles que sur ” des choses, des lieux ou des circonstances qui ne contredisent pas la loi ou l’esprit de l’Évangile ” (FS 10, citant le Rituel romain). Et c’est ce point que la DDF veut dépasser, puisqu’elle veut bénir des couples dans des circonstances, comme les relations entre personnes de même sexe, qui contredisent la loi et l’esprit de l’Évangile. Il est vrai que l’Église peut ajouter de “nouveaux sacramentaux” aux sacramentaux existants (Vatican II : Sacrosanctum Concilium 79), mais elle ne peut pas en changer le sens de manière à banaliser le péché, surtout dans une situation culturelle idéologiquement chargée qui induit également les fidèles en erreur. Et ce changement de sens est précisément ce qui se produit dans le FS, qui invente une nouvelle catégorie de bénédictions au-delà de celles qui sont associées à un sacrement ou à une bénédiction tels que l’Église les a compris.

FS dit qu’il s’agit de bénédictions non liturgiques qui appartiennent à la piété populaire. Il y aurait donc trois types de bénédictions :

a) Les prières associées aux sacrements, demandant que la personne soit en état de recevoir les sacrements, ou demandant que la personne reçoive la force de se détourner du péché.

b) Les bénédictions, telles qu’elles sont contenues dans le Rituel romain et telles que la doctrine catholique les a toujours comprises, qui peuvent être adressées à des personnes, même si elles vivent dans le péché, mais pas à ” des choses, des lieux ou des circonstances qui … contredisent la loi ou l’esprit de l’Évangile ” (FS 10, citant le Rituel romain). Ainsi, par exemple, une femme qui s’est fait avorter pourrait être bénie, mais pas une clinique d’avortement.

c) Les nouvelles bénédictions proposées par FS seraient des bénédictions pastorales, et non des bénédictions liturgiques ou rituelles. Par conséquent, elles ne seraient plus limitées aux bénédictions “rituelles” ou de type “b”. Elles pourraient s’appliquer non seulement aux personnes en état de péché, comme dans les bénédictions “rituelles”, mais aussi aux choses, lieux ou circonstances qui sont contraires à l’Évangile.

Ces bénédictions de type “c”, ou bénédictions “pastorales”, sont une nouveauté. N’étant pas liturgiques mais plutôt de “piété populaire”, elles ne compromettraient pas la doctrine évangélique et n’auraient pas à être cohérentes avec les normes morales ou la doctrine catholique. Que peut-on dire de cette nouvelle catégorie de bénédiction ?

Une première observation est qu’il n’y a aucune base pour ce nouvel usage dans les textes bibliques cités par FS, ni dans aucune déclaration antérieure du Magistère. Les textes proposés par le pape François ne fournissent pas non plus de base pour ce nouveau type de bénédiction. En effet, la bénédiction selon le Rituel romain (type “b”) permet déjà à un prêtre de bénir quelqu’un qui vit dans le péché. Et ce type de bénédiction peut facilement s’appliquer à quelqu’un qui est en prison ou dans un groupe de réinsertion, comme le dit François (cité dans FS 27). La bénédiction “pastorale” innovante (type “c”), en revanche, va au-delà de ce que dit François, car on pourrait donner une telle bénédiction à une réalité qui est contraire à la loi de Dieu, comme une relation extraconjugale. En fait, selon le critère de ce type de bénédiction, on pourrait même bénir une clinique d’avortement ou un groupe mafieux.

Cela nous amène à un deuxième constat : il est hasardeux d’inventer de nouveaux termes qui vont à l’encontre de l’usage traditionnel de la langue. Une telle procédure peut donner lieu à des exercices de pouvoir arbitraires. Dans le cas présent, le fait est qu’une bénédiction a une réalité objective propre et ne peut donc pas être redéfinie à volonté en fonction d’une intention subjective contraire à la nature d’une bénédiction. C’est là que la célèbre phrase de Humpty Dumpty dans Alice au pays des merveilles me vient à l’esprit : “Lorsque j’utilise un mot, il signifie ce que je choisis de signifier, ni plus ni moins. Alice répond : “La question est de savoir si l’on peut faire en sorte que les mots signifient autant de choses différentes.” Et Humpty Dumpty de répondre : “La question est de savoir lequel est le maître, c’est tout.”

La troisième observation porte sur le concept même de ” bénédiction non liturgique ” qui n’est pas destinée à sanctionner quoi que ce soit (FS 34), c’est-à-dire une bénédiction ” pastorale ” (type ” c “). En quoi diffère-t-elle de la bénédiction envisagée par le Rituel romain (type ” b “) ? La différence ne réside pas dans la nature spontanée de la bénédiction, qui est déjà possible dans les bénédictions de type “b”, puisqu’elles n’ont pas besoin d’être réglementées ou approuvées dans le Rituel romain. La différence ne réside pas non plus dans la piété populaire, puisque les bénédictions selon le Rituel romain sont déjà adaptées à la piété populaire, qui demande la bénédiction d’objets, de lieux et de personnes. Il semble que la bénédiction “pastorale” innovante soit créée ad hoc pour bénir des situations contraires à la loi ou à l’esprit de l’Évangile.

Ceci nous amène à une quatrième observation concernant l’objet de cette bénédiction ” pastorale “, qui la distingue de la bénédiction ” rituelle ” du Rituel romain. Une bénédiction “pastorale” peut inclure des situations contraires à l’Évangile. Remarquez que ce ne sont pas seulement les personnes pécheresses qui sont bénies ici, mais qu’en bénissant le couple, c’est la relation pécheresse elle-même qui est bénie. Or, Dieu ne peut pas envoyer sa grâce sur une relation qui lui est directement opposée et qui ne peut pas être ordonnée à lui. Les relations sexuelles hors mariage, en tant que relations sexuelles, ne peuvent pas rapprocher les personnes de Dieu et ne peuvent donc pas s’ouvrir à la bénédiction de Dieu. Par conséquent, si cette bénédiction était donnée, elle aurait pour seul effet de troubler les personnes qui la reçoivent ou qui y assistent. Elles penseraient que Dieu a béni ce qu’il ne peut pas bénir. Cette bénédiction “pastorale” ne serait ni pastorale ni une bénédiction. Il est vrai que le cardinal Fernandez, dans des déclarations ultérieures à Infovaticana, a dit que ce n’est pas l’union qui est bénie, mais le couple. Mais c’est vider un mot de son sens, puisque ce qui définit un couple comme couple, c’est précisément le fait qu’il soit une union.

La difficulté de bénir une union ou un couple est particulièrement évidente dans le cas de l’homosexualité. En effet, dans la Bible, la bénédiction est liée à l’ordre que Dieu a créé et qu’il a déclaré bon. Cet ordre est fondé sur la différence sexuelle de l’homme et de la femme, appelés à être une seule chair. Bénir une réalité contraire à la création n’est pas seulement impossible, c’est un blasphème. Encore une fois, il ne s’agit pas de bénir des personnes qui “vivent dans une union qui ne peut en aucune façon être comparée au mariage” (FS, n. 30), mais de bénir l’union même qui ne peut être comparée au mariage. C’est précisément dans ce but qu’un nouveau type de bénédiction est créé (FS 7, 12).

Plusieurs arguments apparaissent dans le texte pour tenter de justifier ces bénédictions. Tout d’abord, la possibilité de conditions qui réduisent l’imputabilité du pécheur. Cependant, ces conditions se réfèrent à la personne, et non à la relation elle-même. On dit aussi que demander la bénédiction concerne le bien possible que ces personnes peuvent réaliser dans leurs conditions actuelles, comme si demander une bénédiction constituait déjà une ouverture à Dieu et à la conversion. Cela peut être vrai pour ceux qui demandent une bénédiction pour eux-mêmes, mais pas pour ceux qui demandent une bénédiction en tant que couple. Ces derniers, en demandant une bénédiction, cherchent implicitement ou explicitement à justifier leur relation elle-même devant Dieu, sans se rendre compte que c’est précisément leur relation qui les éloigne de Dieu. Enfin, on prétend qu’il y a des éléments positifs dans la relation et qu’ils peuvent être bénis, mais ces éléments positifs (par exemple, que l’un aide l’autre dans une maladie) sont secondaires par rapport à la relation elle-même – dont la caractéristique déterminante est le partage de l’activité sexuelle – et ces éléments ne changent pas la nature de cette relation, qui ne peut en aucun cas être orientée vers Dieu, comme l’a déjà noté le Responsum 2021 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Même dans une clinique d’avortement, il y a des éléments positifs, depuis les anesthésistes qui évitent la douleur physique jusqu’au désir des médecins de protéger le projet de vie de la femme qui se fait avorter.

Une cinquième observation concerne l’incohérence interne de cette bénédiction “pastorale” innovante. Est-il possible de donner une bénédiction non liturgique, c’est-à-dire une bénédiction qui ne représente pas officiellement l’enseignement du Christ et de l’Église ? La clé de la réponse à cette question n’est pas de savoir si les rites sont officiellement approuvés ou plutôt spontanément improvisés. La question est de savoir si celui qui donne la bénédiction est un prêtre, un représentant du Christ et de l’Église. FS affirme qu’il n’y a pas de problème pour le prêtre de s’associer à la prière de ceux qui se trouvent dans une situation contraire à l’Evangile (FS 30), mais dans cette bénédiction, le prêtre ne s’associe pas simplement à leur prière, mais invoque plutôt la descente des dons de Dieu sur la relation elle-même. Dans la mesure où le prêtre agit en tant que prêtre, il agit au nom du Christ et de l’Église. Prétendre que l’on peut séparer le sens de cette bénédiction de l’enseignement du Christ, c’est postuler un dualisme entre ce que l’Église fait et ce qu’elle dit. Or, comme l’enseigne le Concile Vatican II, la révélation nous est donnée par des actes et des paroles, qui sont inséparables (Dei Verbum 2), et la proclamation de l’Église ne peut séparer les actes des paroles. Ce sont précisément les gens simples, que le document souhaite favoriser en promouvant la piété populaire, qui sont les plus susceptibles d’être trompés par un acte symbolique qui contredit la doctrine, puisqu’ils saisissent intuitivement le contenu doctrinal de l’acte.

À la lumière de ce qui précède, un catholique fidèle peut-il accepter l’enseignement de FS ? Étant donné l’unité des actes et des paroles dans la foi chrétienne, on ne peut accepter qu’il soit bon de bénir ces unions, même de manière pastorale, que si l’on croit que ces unions ne sont pas objectivement contraires à la loi de Dieu. Il s’ensuit que tant que le pape François continue d’affirmer que les unions homosexuelles sont toujours contraires à la loi de Dieu, il affirme implicitement que de telles bénédictions ne peuvent être données. L’enseignement de FS est donc auto-contradictoire et nécessite donc une clarification supplémentaire. L’Église ne peut pas célébrer une chose et en enseigner une autre car, comme l’a écrit Saint Ignace d’Antioche, le Christ est le Maître “qui a parlé et cela s’est fait” (Éphésiens 15:1), et on ne peut pas séparer sa chair de sa parole.

L’autre question que nous avons posée était de savoir si un prêtre pouvait accepter de bénir ces unions, dont certaines coexistent avec un mariage légitime ou dans lesquelles il n’est pas rare que les partenaires changent. Selon FS, il pourrait le faire avec une bénédiction “pastorale” non liturgique et non officielle. Cela signifierait que le prêtre devrait donner ces bénédictions sans agir au nom du Christ et de l’Église. Mais cela signifierait qu’il n’agirait pas en tant que prêtre. En fait, il devrait donner ces bénédictions non pas en tant que prêtre du Christ, mais en tant que personne qui a rejeté le Christ. En effet, par ses actes, le prêtre qui bénit ces unions les présente comme un chemin vers le Créateur. Il commet donc un acte sacrilège et blasphématoire contre le plan du Créateur et contre la mort du Christ pour nous, qui avait pour but d’accomplir le plan du Créateur. L’évêque diocésain est également concerné. En tant que pasteur de son église locale, il est tenu d’empêcher ces actes sacrilèges, sinon il s’en rendrait complice et renierait le mandat qui lui a été donné par le Christ de confirmer ses frères dans la foi.

Les prêtres doivent proclamer l’amour et la bonté de Dieu à tous les hommes et aider, par le conseil et la prière, les pécheurs et ceux qui sont faibles et ont des difficultés à se convertir. Cela est très différent du fait de leur indiquer, par des signes et des mots inventés par eux-mêmes mais trompeurs, que Dieu n’est pas si exigeant à l’égard du péché, cachant ainsi le fait que le péché, en pensée, en parole et en acte, nous éloigne de Dieu. Il n’y a pas de bénédiction, non seulement en public mais aussi en privé, pour des conditions de vie pécheresses qui contredisent objectivement la sainte volonté de Dieu.

Et ce n’est pas une preuve d’une saine herméneutique que les courageux défenseurs de la doctrine chrétienne soient taxés de rigoristes, plus intéressés par l’accomplissement légaliste de leurs normes morales que par le salut de personnes concrètes. C’est en effet ce que Jésus dit aux gens ordinaires :”Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et je vous donnerai du repos.Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger”. (Mt 11, 28-30). Et l’apôtre l’explique ainsi : “Et ses commandements ne sont pas pénibles, car celui qui est engendré par Dieu conquiert le monde. Et la victoire sur le monde, c’est notre foi. En effet, qui est le vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?” (1 Jn 5,3-5). À une époque où une fausse anthropologie sape l’institution divine du mariage entre un homme et une femme, avec la famille et ses enfants, l’Église devrait se souvenir des paroles de son Seigneur et Chef : “Entrez par la porte étroite ; car la porte est large et le chemin spacieux qui mène à la perdition, et ceux qui entrent par cette porte sont nombreux. La porte est étroite et le chemin qui mène à la vie est étroit, et ceux qui le trouvent sont peu nombreux. Et ceux qui le trouvent sont peu nombreux” (Mt 7, 13-14).

Jean-Yves Le Gallou : “Il faut inscrire le principe de la préférence nationale dans la Constitution!”

Jean-Yves Le Gallou, qui dirige la fondation Polémia, a écrit un essai intitulé “La Préférence nationale : Réponse à l’immigration” en 1985 alors qu’il allait devenir un membre éminent du Front national, notamment en raison de cet apport intellectuel. Cet essai est disponible gratuitement en PdF en suivant ce lien. La préférence nationale va plus loin que la priorité nationale car, comme écrivait Eric Zemmour dans sa dernière tribune :

Merci à eux de m’avoir fait comprendre pourquoi ils avaient troqué la préférence nationale, défendue jadis par le FN, en « priorité nationale » : les Français sont prioritaires, mais les étrangers restent bénéficiaires. Contrairement à eux mais comme la majorité des Français, je ne souhaite plus que les étrangers bénéficient de notre générosité : cela s’appelle la préférence nationale.

Jean-Yves Le Gallou propose de constitutionnaliser la préférence nationale, seul moyen d’échapper au Grand remplacement :

De mon point de vue, il faut en revenir à la formule du général de Gaulle « la seule cour suprême, c’est le peuple » et donc briser – j’emploie le terme à dessein – le pouvoir que se sont accaparé les juges : Conseil constitutionnel, Conseil d’État, Cour de cassation qui font la pluie et le beau temps sur les questions d’immigration et de sécurité.

En proposant aux Français par référendum – au titre de l’article 11 comme le général de Gaulle en 1962 – une réforme constitutionnelle en deux points principaux :

Le cantonnement du rôle du Conseil constitutionnel au strict contrôle formel des lois et à leur respect des SEULS articles de la Constitution à l’exception d’une interprétation des textes généraux des préambules ; ce que voulait le général de Gaulle et ce qui fut le cas jusqu’au coup d’État constitutionnel de 1971 (lorsque le Conseil constitutionnel s’arrogea unilatéralement et arbitrairement le droit de contrôler le fond des lois).

La reconnaissance de la supériorité des traités et des accords internationaux sur les seules lois ANTÉRIEURES à leur ratification ou approbation (les lois nouvelles s’imposant sans contestation possible).

Vous le voyez, juridiquement c’est facile : une simple et courte révision des articles 55 et 61 de la Constitution.

D’autres dispositions doivent évidemment être prises. En particulier l’article premier de la Constitution pourrait être ainsi complété : « Elle [La France] sauvegarde et promeut son patrimoine historique et ses racines européennes et chrétiennes. Elle assure aux nationaux français la priorité dans l’accès aux droits civiques, civils, économiques et sociaux (emploi, logement et prestations sociales de toute nature). » Bref inscrire dans la Constitution, le principe de préférence nationale. Et celui de préférence de civilisation.

Que de temps perdu depuis 1985…

Eric Zemmour sur la loi immigration : “Quelle indécence de parler de victoire idéologique!”

Le Figaro a publié une tribune d’Eric Zemmour où il critique la loi immigration, qui ne traite absolument pas le risque du grand remplacement :

La loi immigration, pire que rien!

Les lampions sont éteints. La fête est finie. La sarabande des caméras a cessé. Les bouteilles de champagne vides jonchent le sol du Palais Bourbon. De Gérald Darmanin à Marine Le Pen, en passant par Elisabeth Borne, Olivier Marleix et Éric Ciotti, ils ont tous célébré leur victoire. Mais contre qui ont-ils tous gagné ? Le peuple français.

Que savons-nous de manière certaine et définitive sur cette loi ? Qu’elle ne supprime pas le droit du sol. Elle ne supprime ni le regroupement familial, ni l’immigration familiale. Elle ne supprime pas l’AME, ni les prestations sociales pour les étrangers extra-européens, qui sont les pompes aspirantes de l’immigration. Elle ne permet pas l’expulsion des délinquants, criminels et fichés S binationaux. Elle ne concernera aucun Algérien, puisque les ressortissants de ce pays bénéficient toujours des privilèges migratoires de l’accord de 1968. Elle continuera donc de laisser entrer, chaque année, 100.000 étudiants étrangers, 150.000 demandeurs d’asile et 100.000 personnes venues au titre de l’immigration familiale.

Derrière les cris de victoire, dès l’année qui vient, 500.000 nouveaux étrangers pourront donc encore débarquer sur le sol français avec la bénédiction de cette « loi immigration » qui porte si bien son nom : elle confirme que l’immigration est la loi.

Nous savons également que les étrangers continueront de bénéficier de notre générosité, après un petit « délai de carence », que LR et le RN font mine de prendre pour une avancée colossale. Rappelons à ces génies parlementaires que c’est ce qui existe déjà pour le RSA. Merci à eux de m’avoir fait comprendre pourquoi ils avaient troqué la préférence nationale, défendue jadis par le FN, en « priorité nationale » : les Français sont prioritaires, mais les étrangers restent bénéficiaires. Contrairement à eux mais comme la majorité des Français, je ne souhaite plus que les étrangers bénéficient de notre générosité : cela s’appelle la préférence nationale.

Cette loi, en vérité, est dans la lignée des vingt-neuf qui l’ont précédée depuis trente ans : une digue de sable pour arrêter une vague gigantesque. Prenons l’exemple censé résumer la fermeté de cette loi : pour faire venir sa famille, un étranger devra désormais avoir résidé 24 mois sur notre sol. Auparavant, c’était 18. Six mois d’écart, qu’est-ce que cela pèse à l’échelle du grand remplacement qui nous menace ?

Les plus candides diront : « c’est mieux que rien ». Hélas, non. Je dis que cette loi est encore pire que rien, car elle n’est pas seulement inutile, elle est également nuisible. Elle permet toujours plus de régularisations de travailleurs clandestins. Il faut écouter Darmanin remercier ironiquement le RN « d’avoir voté pour 10 000 clandestins régularisés de plus ». Mais il faut dire la vérité jusqu’au bout : ces 10 000 régularisés auront ensuite le droit de faire venir leur(s) femmes, leur(s) enfants, leur grand-mère, leurs cousins. La famille, c’est sacré ! Cela s’appelle le regroupement familial.

Par ailleurs, cette loi interdit désormais la rétention des mineurs délinquants : une manière juridique de dire que l’impunité sera désormais totale pour ces fameux « mineurs isolés », qui ne sont, pour la plupart, ni mineurs ni isolés, mais qui pourrissent bel et bien la vie des gens, coûtent une fortune aux départements, et encombrent les tribunaux. Merci pour eux et leurs futures victimes. Dans ce contexte, quelle indécence de parler de victoire idéologique. Ces mesures signent au contraire une terrible défaite pour les Français. La classe politique ne parvient même pas à retarder ce qu’elle devrait empêcher : notre Grand Remplacement. Elle remet à plus tard la lutte contre l’immigration, elle durcit les mauvaises décisions prises par le passé, elle en invente de nouvelles tout aussi néfastes et, au passage, elle offre un cirque politique grotesque.

La Macronie se déchire sur des mesurettes. La gauche fait semblant de s’offusquer d’un texte qui fait semblant d’être ferme. Chez LR et au RN, on se félicite d’une fantastique victoire, alors qu’on n’a même pas fait de mal à une mouche, et alors, surtout, que ce texte prévoit toujours plus d’immigration. Victoire à la Pyrrhus. Et cerise sur le gâteau : le Conseil constitutionnel attend son heure. On peut compter sur lui pour annuler les petites mesures « qui allaient dans le bon sens ». C’est le Président de la République lui-même qui saisira le juge constitutionnel, pour être bien sûr qu’il ne restera rien d’autre dans ce texte que la régularisation de nouveaux clandestins.

La brume parlementaire va bientôt se dissiper. Cet épisode va passer. Son inanité sera bientôt visible aux yeux de tous. Tous ceux qui ont voté cette loi en seront comptables devant le peuple français. On pourra alors passer aux véritables mesures à adopter. Elles existent et sont simples à mettre en application. J’insiste : simples. C’est le peuple qui doit en décider, par référendum, pas le cirque parlementaire. Je ne veux nullement doucher les espoirs des rares à y avoir cru. Simplement, je crois en l’espérance. Et l’espérance ne se nourrit jamais d’illusions.

L’Algérie fait tout pour limiter la liberté religieuse des chrétiens

Lu sur Conflits :

Le 27 novembre 2023, le vice-président de l’Église protestante d’Algérie a été condamné en appel à un an de prison et 100 000 dinars d’amende pour avoir célébré un culte non autorisé, dans un édifice non permis à cet effet. Malgré la multiplication arbitraire des emprisonnements de chrétiens et des fermetures d’églises, la communauté évangélique autochtone se développe.

En Algérie, le développement d’une communauté évangélique autochtone, forte d’environ 100 000 croyants aujourd’hui, inquiète les autorités depuis les années 2000. L’Église protestante d’Algérie (EPA) regroupe 47 églises dont la plupart se trouvent en Kabylie. Les autorités se méfient des chrétiens qu’elles amalgament facilement aux autonomistes de « cette région marquée par un militantisme berbériste historiquement opposé au pouvoir central », selon la chercheure Fatiha Kaouès.

En réaction aux nombreuses conversions, l’Algérie a pris une succession de mesures liberticides aux finalités essentiellement antichrétiennes. « Le gouvernement considère le christianisme comme un danger pour l’identité islamique algérienne et tente par tous les moyens de réglementer l’Église pour la réduire à néant », explique International Christian Concern, dans son rapport 2023. Portes Ouvertes classe l’Algérie 19e dans son index mondial de persécution des chrétiens 2023.

Bouabdellah Ghlamallah, alors ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, déclarait en février 2010 que « personne ne veut qu’il y ait des minorités religieuses en Algérie, car cela risque d’être un prétexte pour les puissances étrangères de s’ingérer dans les affaires intérieures du pays sous couvert de protection des droits des minorités ». Résultat : l’Algérie figure depuis 2021 sur la liste des pays à surveiller de près de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) « pour avoir commis de graves violations de la liberté de religion ».

L’interdiction d’« ébranler la foi d’un musulman »

Depuis l’ordonnance du 28 février 2006 fixant les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulmans, il est interdit de « convertir un musulman à une autre religion » ou d’« ébranler la foi d’un musulman » (article 11). Ainsi, en janvier 2021, Mohammed Derrab est condamné à 18 mois de prison pour avoir prêché en dehors de son église fermée par les autorités et donné une bible à un auditeur.

De même, le pasteur et libraire Rachid Seighir ainsi que son assistant Nouh Hamimi ont été condamnés en appel le 6 juin 2021 à un an de prison avec sursis et une amende de 200 000 dinars, parce qu’ils avaient distribué des ouvrages chrétiens dans leur librairie. Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) avait déjà déploré le premier verdict, le 27 février 2021.

L’article 144 bis 2 du Code pénal algérien punit quant à lui « quiconque offense le prophète et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam ». Hamid Soudad, chrétien converti, est ainsi condamné en janvier 2021 à la peine maximale de cinq ans de prison pour avoir publié sur Facebook une caricature du prophète de l’islam. Il est finalement gracié en juillet 2023. La sanction touche aussi les musulmans, comme l’islamologue Saïd Djebelkhir, condamné en avril 2021 à trois ans de prison pour avoir dit que certaines pratiques musulmanes seraient antérieures à l’islam et d’origine païenne. Grâce à une mobilisation internationale à laquelle l’ECLJ a participé, Saïd Djabelkhir a été relaxé par la Cour d’appel d’Alger, le 1er février 2023.

Toutes ces condamnations s’inscrivent dans la suite logique de la suppression de la liberté de conscience de la nouvelle Constitution algérienne de 2020. Certes, l’article 51 dispose que « la liberté d’opinion est inviolable » et que « la liberté d’exercice des cultes est garantie, elle s’exerce dans le respect de la loi ». Mais ces libertés ne signifient pas « la garantie de la liberté de conscience qui est le droit de croire ou de ne pas croire et de changer sa religion », selon l’islamologue Razika Adnani.

La multiplication des fermetures d’églises

Le 2 juin 2021, l’église du pasteur Rachid Seighir ainsi que deux autres églises sont fermées, pour « non-conformité aux lois en vigueur ». L’ordonnance de 2006 impose en effet le recensement des édifices destinés à l’exercice du culte (article 5) et le contrôle strict de la création, l’agrément et le fonctionnement des associations à caractère religieux (article 6). Toutefois, les églises ont dû recommencer du début toutes leurs procédures du fait de la nouvelle loi du 12 janvier 2012 relative aux associations. Cette loi permet aux autorités algériennes de refuser arbitrairement d’inscrire une association si elles décident que l’objet et les buts de ses activités sont contraires aux « constantes et aux valeurs nationales ainsi qu’à l’ordre public, aux bonnes mœurs et aux dispositions des lois et règlements en vigueur » en Algérie (article 2).

Selon Human Rights Watch, cette loi plonge les associations dans un « vide juridique » et limite « leur capacité à recevoir des fonds étrangers ou à tenir des réunions publiques ». Ainsi, « les associations qui tentent de s’inscrire se perdent dans un labyrinthe bureaucratique, incapables de déposer leurs demandes et parfois obligées de travailler en marge de la loi ».
En bout de chaine, « ces restrictions ont, à leur tour, entraîné des poursuites pénales contre les membres de ces associations sous prétexte d’avoir convoqué et pratiqué des rituels religieux dans des lieux de culte non autorisés », regrette le Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, après sa visite officielle en Algérie en septembre 2023. […]

La dictature du “en même temps”

Harcelé par sa gauche, le président d’extrême-centre Emmanuel Macron Emmanuel Macron a tenté de rassurer ses troupes en annonçant saisir lui-même le Conseil constitutionnel pour retirer certaines dispositions du projet de loi sur l’immigration. Trois dispositions sont susceptibles d’être censurés : les quotas pluriannuels votés par le Parlement, le rétablissement du délit de séjour irrégulier puni par une amende, et le resserrement du regroupement familial.

Face à la gravité de la situation, François-Xavier Bellamy menace de demander à Bruxelles une procédure de violation de l’état de droit en France :

 

Surexposition aux écrans : les mesures prises par les écoles hors contrat pourraient être transposées dans tous les établissements

Le directeur général de la Fondation pour l’école, Michel Valadier,, signe une tribune dans Le Figaro pour alerter sur la surexposition des enfants aux écrans :

Gabriel Attal veut s’attaquer à l’une des causes de ce qu’il considère à juste titre comme étant une «catastrophe éducative» : la surexposition des adolescents aux écrans.

Depuis des années et de plusieurs côtés montent des cris d’alarme sur les dégâts causés par les écrans. La mise sur le marché de la 4G en 2016 – facilitant l’accès rapide à des vidéos et autres sites sur internet – a entraîné une accélération de la vente des smartphones et constitué un tournant. Chez les adolescents, le bon vieux téléphone 9 touches a été remplacé par le smartphone qui est aujourd’hui offert comme cadeau de Noël ou pour un anniversaire dès l’âge de 10 ans. Les parents réticents s’entendant dire : «dans ma classe, tout le monde en a un sauf moi!».

Et c’est ainsi que beaucoup d’enfants de France se réveillent le matin avec la télévision, vivent toute la journée avec leur smartphone et rentrent le soir chez-eux pour passer du temps devant un ordinateur et se couchent… avec leur smartphone. Face à cela, le ministre de l’Éducation nationale veut «aboutir à une politique de prévention plus que d’interdiction». Qu’il nous soit permis ici de lui suggérer d’avoir le courage de faire les deux. Comment ?

Les écoles libres hors contrat sont confrontées aux mêmes problèmes que les autres établissements scolaires. Beaucoup d’entre elles profitent néanmoins de leur liberté pour mettre en place des politiques innovantes en la matière, politiques qui sont transposables dans tous les établissements de France.

La première mesure est de sensibiliser chaque année tous les acteurs en organisant des interventions sur les conséquences néfastes de cette surexposition. Cette action est faite aussi bien auprès des enseignants, afin qu’ils ne demandent pas à leurs collégiens d’effectuer des recherches sur internet à la maison, que des parents, afin qu’ils mettent en place chez eux des mesures de bon sens : pas de smartphones avant un certain âge, pas d’usage dans les chambres le soir, pas de TV pendant les repas, placer l’ordinateur familial dans un lieu de passage, etc.).

Ensuite, ces établissements prennent des dispositions pratiques. Certains collèges et lycées imposent aux élèves de déposer leur smartphone étiqueté à l’accueil le matin. D’autres interdisent les smartphones dans l’établissement. Avec confiscation immédiate si un élève est surpris avec son cher smartphone à la main. D’autres enfin, vont jusqu’à conditionner l’inscription d’un élève au fait qu’il ne possède pas de smartphone en propre avant ses 16 ans.

Ces mesures d’encadrement sont plébiscitées par la grande majorité des parents, souvent impuissants, qui y trouvent là un précieux soutien. Bien plus, elles portent leurs fruits. Dans les écoles libres hors contrat, le décrochage scolaire est plus rare qu’ailleurs et les résultats aux examens d’État vont en général de bons à excellents et enfin il n’a pas de harcèlement par ce truchement.

Et finalement, ces dispositions – transposables et adaptables à l’école publique – permettent aux élèves d’apprendre une chose essentielle : conquérir la vraie liberté. À travers des mesures courageuses, l’école publique peut devenir un point d’appui pour aider les parents à mieux assumer leur responsabilité de premiers éducateurs. Mais il faut être cohérent : le tout numérique envoie un message contradictoire. Il est donc impératif dans le même temps de remettre le livre à l’honneur

Les anciens traduisaient virtus par le courage. Trop de jeunes ont été sacrifiés depuis trop longtemps. Face à «notre système scolaire en train de s’effondrer» (Michel Desmurget), l’heure n’est-elle pas venue de prendre des mesures fortes et courageuses ?

Loi « Immigration » ou « pantalonnade » ?

De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:

 

Tous les groupes parlementaires crient victoire.

Les Républicains auraient imposé leur programme, la Gauche crie au scandale et court derrière LFI pour essayer de retrouver un électorat de « gauche » qui n’existe plus car il est parmi les premières victimes le l’immigration-invasion, le Rassemblement National de Marine Le Pen pavoise en revendiquant une « victoire idéologique ».

Le Président de la République lui-même  revendique une loi de compromis qui répondrait à la demande des Français, en laissant le soin au Conseil Constitutionnel de censurer, peut-être, les quelques petites avancées qui  auraient échappé à la censure du « politiquement correct » !

L’ Immigration et le « Grand Remplacement » ont été les grandes questions oubliées par tous les candidats à l’élection présidentielle de 2022, à l’exception d’Eric Zemmour et, je crois, de Nicolas Dupont-Aignan.

Le Système « politico-médiatique » a imposé le pouvoir d’achat, non seulement comme préoccupation importante ce qui aurait été légitime, mais comme SEULE  préoccupation  à retenir dans le débat. Celui qui a voulu parler de l’Immigration, du « Grand Remplacement » et de la défense de l’Identité de la France a été « diabolisé », comme naguère Jean-Marie Le Pen.

Devant  l’affirmation  de la volonté (70% en moyenne) des Français de demander un arrêt de l’immigration, le Système nous a amusé avec une nième loi sur l’Immigration qui ne changera rien à l’invasion qui arrive dans nos campagnes après avoir submergé nos villes.

Le sursaut imposera autre choses que ces gesticulations politiciennes. Quand, après Jean-Marie Le Pen et Eric Zemmour, nos responsables politiques oseront dire que l’Islam n’est pas seulement une norme religieuse mais aussi une loi politique qui doit être imposée à l’ensemble de la Société. Quand nos responsables politiques inscriront dans la Constitution nos racines chrétiennes et gréco-latines.

Les Papes et la France – épisode 4

L’abbé Michel Viot, auteur des Papes et la France (Via Romana), poursuit sa série de vidéos. Voici le 4e épisode, intitulé: A l’Est quelque chose de nouveau, sur la fin des carolingiens, la croissance des roberaient et la pornocratie pontificale:

 

Les papes et la France. De Clovis à De Gaulle

 

L’union des droites sous l’égide de Vincent Bolloré ?

Selon Le Monde qui lui consacre un long portrait, Vincent Bolloré réfléchit déjà à la meilleure manière d’aborder la course pour 2027. Devant ses visiteurs LR, il imagine la répartition des rôles entre la droite des Républicains et le Rassemblement national (RN) :

« Ils s’occuperont de régler le problème de l’immigration et vous tiendrez l’économie »

L’Académie des beaux-arts s’inquiète de l’annonce de la tenue d’un concours pour la création de vitraux contemporains à Notre-Dame

Déclaration de l’Académie des beaux-arts :

Réunis en assemblée plénière ce mercredi 20 décembre, les membres de l’Académie des beaux-arts ont poursuivi la discussion engagée lors de la séance du mercredi 13 décembre au sujet de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

L’Académie des beaux-arts tient à saluer l’annonce faite par le président de la République, le 8 décembre dernier, de l’ouverture d’un musée consacré à la cathédrale au sein de l’Hôtel-Dieu. Ce musée d’histoire et d’art constituera un premier acte contemporain de création autant qu’un indispensable lieu de conservation des oeuvres et d’accueil du public.

Les membres de l’Académie ont estimé qu’il était naturel que la création contemporaine prenne toute sa place à Notre-Dame, à l’instar du nouveau mobilier liturgique qui sera installé lors de la réouverture, dans un peu moins d’un an maintenant.

Ils considèrent néanmoins que l’intervention d’artistes d’aujourd’hui ne saurait se faire au prix de la dépose de décors existants. En particulier, ils s’inquiètent que l’annonce de la tenue d’un concours pour la création de vitraux contemporains, dont ils soutiennent le principe, porte sur le remplacement de verrières non figuratives imaginées par Viollet-le-Duc. L’architecte avait voulu, dans les chapelles, un effet de lumière qui contribue à l’équilibre de cette création. L’incendie a épargné ces verrières.

L’Académie des beaux-arts souhaite que d’autres emplacements, à commencer par l’espace de la Tour nord, intégrés au circuit de visite du public, puissent être envisagés pour cette commande de vitraux contemporains. Ainsi, ce projet viendra embellir davantage encore ce patrimoine et marquer de manière symbolique la nouvelle vie de la cathédrale.

Quel impact aura l’inscription de l’avortement dans la Constitution ?

C’est le thème de l’émission En Quête de Sens sur Radio Notre-Dame et RCF, avec Blanche Streb, directrice de la formation à Alliance Vita, et Nicolas Bauer, juriste du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) :

Condamnation de l’imam Tataïat : une victoire pour l’AGRIF

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

L’AGRIF se réjouit de l’arrêt prononcé le 19 décembre 2023 par la Chambre criminelle de la Cour de cassation, rejetant le pourvoi de l’imam Tataïat après sa condamnation par la Cour d’appel de Toulouse.

L’arrêt fixe à 2500 € la somme que l’imam devra payer à l’AGRIF à l’application de l’article 618-1 du code procédure pénal.

À cette somme devront s’ajouter celles prononcées par la Cour d’appel de Toulouse au titre des dommages et intérêts et des frais d’avocats.

Ainsi, c’est au total une somme de 6000 € que l’imam devra payer à l’AGRIF.

Ajoutons que ce dernier, étant un fonctionnaire de l’État algérien, comme le procès l’a fait apparaître, c’est probablement sur le budget des cultes de ce gouvernement que devrait être payée la condamnation. Rappelons également que la Cour de cassation a confirmé la condamnation à 4 mois de prison avec sursis précédemment prononcée par la Cour d’appel de Toulouse.

La Bavière refuse de nier son identité chrétienne

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

La Cour fédérale de Leipzig a rejeté la demande de l'”Association pour la liberté de conscience” d’interdire les croix dans les institutions publiques en Bavière.

Un décret bavarois de 2018 a imposé l’installation de croix dans les halls d’entrée de toutes les institutions publiques, à l’exception des universités, théâtres, et musées où les croix sont seulement recommandées. Cela avait pour but de souligner « l’identité historique et culturelle » de la Bavière et de constituer une « manifestation visible de l’engagement en faveur des valeurs fondamentales du système juridique et social ».

L'”Association pour la liberté de conscience” demandait à la Cour fédérale de reconnaître que ces croix violaient la liberté de religion et le principe de neutralité de l’État et étaient discriminatoires.

La Cour a répondu : « Le décret des autorités bavaroises n’est qu’un ordre administratif ordinaire sans conséquences juridiques et ne viole donc aucun des droits des plaignants. »

Euthanasie : Emmanuel Macron veut prendre son temps

Longuement interrogé hier sur plein de sujets, Emmanuel Macron a indiqué qu’il assumait « prendre le temps » avant de présenter le projet de loi sur la fin de vie.

« Parfois, je veux aller vite sur des sujets. Je l’ai assumé. Là, j’assume de prendre le temps ». « En février, je présenterai les contours du texte »

Le texte était initialement prévu « avant la fin de l’été » 2023.

« La première chose qu’on doit faire, c’est parachever le modèle français des soins palliatifs, en continuant à investir, en corrigeant les inégalités qui existent dans nos territoires ». « On doit mieux accompagner la douleur, en particulier des enfants».

« En janvier », Agnès Firmin Le Bodo, qui a désormais pris « par intérim » la tête du ministère de la Santé suite à la démission d’Aurélien Rousseau, commencera par présenter le plan décennal sur les soins palliatifs. Poursuivant sur le projet de loi, en prenant l’exemple de « quelqu’un qui a aujourd’hui une maladie dégénérative sans espoir, la maladie de Charcot » ou de « quelqu’un qui a un cancer dont on sait qu’il est incurable », le Président considère qu’il faut

« lui donner, la possibilité, dans des conditions de délibération avec sa famille, dans des conditions médicalement encadrées, d’avoir une fin de vie digne et d’avoir une réponse qui est plus adaptée, plus humaine que celle que nous avons aujourd’hui ».

« Nous ne prendrons pas une loi qui touche les enfants », ni « qui traite des cas psychiatriques, des déficients mentaux ou des gens qui veulent se suicider pour des problèmes de santé mentale ».

La loi sur la fin de vie concernera « nos compatriotes en âge adulte qui ont leur discernement et qui ont des maladies incurables avec des souffrances qu’on appelle réfractaires aux traitements ».

Source : Gènéthique

Au sein de la macronie, les réunions de famille vont être animées…

Jean-René Cazeneuve, député renaissance du Gers, a voté en faveur de la loi sur l’immigration.

Son gendre, Aurélien Rousseau (marié à Marguerite Cazeneuve, fille du précédent et directrice déléguée de l’Assurance Maladie), ministre de la Santé, a remis sa lettre de démission après s’être opposé au projet de loi sur l’immigration.

Prière pour la vie proposée à toutes les paroisses de France pour Noël

Les évêques de France invitent les fidèles à porter une intention particulière concernant la fin de vie à Noël, le moment où Dieu lui-même vient assumer notre condition humaine en toutes choses excepté le péché. Cette intention peut-être lue dans les paroisses et communautés de France lors de la nuit et du jour de Noël.

En cette nuit de Noël, où Dieu vient visiter notre humanité et vivre une vie semblable à la notre, nous te prions Seigneur, avec toutes les paroisses de France, pour le respect et la protection de la vie, de sa conception à sa fin naturelle.

Que la lumière de Bethléem éclaire nos gouvernants afin que ceux qui sont chargés d’élaborer et de voter la loi, prennent mieux conscience du fait que toute vie est un don pour l’humanité, que toute vie est digne et respectable.

Qu’en cette nuit de Noël, chacun d’entre nous toujours plus conscient du don merveilleux de la vie, s’engage davantage auprès des plus fragiles et des plus vulnérables pour construire une civilisation authentiquement humaine.

Loi sur l’immigration : la fin de l’effet cliquet ?

L’effet cliquet est utilisé en politique pour désigner le fait que certaines évolutions se déroulent en sens unique. Ainsi les différentes lois sur l’immigration ont toujours aggravé le problème, à la différence de celle votée cette nuit, laquelle, si elle ne résout pas le problème migratoire, ne l’aggrave pas pour autant. Ainsi, le député LR Patrick Hetzel n’est pas naïf quant aux limites de la loi votée sur l’immigration. Néanmoins il a fait le choix de la voter et il explique pourquoi :

« Nous venons de connaître 6 ans d’une politique migratoire catastrophique, c’est pourquoi je suis content de voir que nous ayons réussi à contraindre le Gouvernement et la majorité à sortir de l’ambiguïté pour assumer enfin une politique de fermeté.

Après le détricotage méthodique du PJL immigration par la majorité, nous avons réussi à rétablir des mesures essentielles dans le texte adopté par les deux chambres. En voici quelques exemples:

  • La détermination de quotas migratoires opposables, débattus chaque année au Parlement et fixant pour 3 ans des plafonds de volume d’étrangers accueillis en France.
  • Le durcissement des conditions du regroupement familial, avec un rehaussement de 18 à 24 mois de la condition de séjour avant de pouvoir formuler une demande de regroupement familial, ainsi que l’exigence de la maitrise de la langue française.
  • Le rétablissement du délit de séjour irrégulier, puni d’une amende de 3 750€ et de la peine complémentaire de trois ans d’interdiction du territoire français.

Plusieurs mesures ont été rajoutées sur la nationalité comme:

  • La déchéance de nationalité pour les binationaux coupables d’homicide sur un dépositaire de l’autorité publique.
  • La fin de l’automaticité du droit du sol à la majorité pour les enfants nés en France de parents étrangers. Ils devront en manifester la volonté entre leur 16 et 18 ans, et résider en France.
  • La restriction de l’accès au droit du sol pour en exclure les délinquants condamnés à une peine de 10 ans de prison.

Par ailleurs, nous avons obtenu un engagement écrit du Gouvernement de mener une réforme de l’AME avec un projet de loi en janvier 2024. Cette réforme aurait été un cavalier législatif, il faut donc un projet de loi distinct.

La loi prévoit aussi le conditionnement des prestations sociales non-contributives à 5 années de résidence (comme le RSA) en France pour les étrangers qui ne travaillent pas. Personne ne doit pouvoir bénéficier de la solidarité nationale avant même d’avoir commencé à cotiser en France.

Concernant le dispositif de régularisation des étrangers travaillant dans les métiers en tension :

  • En repartant de la rédaction du Sénat, le dispositif de régularisation qui sera inscrit dans la loi sera plus restrictif que le droit existant (à savoir la circulaire Valls). Cette mesure conserve son caractère exceptionnel et restera à la discrétion des préfets. Elle ne sera pas opposable à l’autorité administrative par l’étranger qui aura été débouté de sa demande.

Le texte facilitera enfin les expulsions des délinquants étrangers. Les délinquants étrangers majeurs ayant été condamnés pour des crimes ou délits punis de 5 ans ou plus pourront être expulsés du territoire français (le projet de loi lèvera certaines protections contre l’expulsion dont ils bénéficient aujourd’hui).

Grâce à notre vote de la motion de rejet, avec mon groupe parlementaire, nous avons pu imposer des mesures de fermeté essentielles pour renforcer notre arsenal juridique et réduire l’attractivité du système français pour les étrangers candidats à l’immigration.

Cependant, il ne faut pas mentir aux Français : si ces améliorations sont importantes et si elles constituent un tournant, la portée de cette loi, comme des précédentes, demeurera limitée par les nombreux verrous juridictionnels qui organisent notre impuissance et nous empêchent d’agir pour réduire l’immigration en France. En effet, la jurisprudence des juges français et européens et l’interprétation extensive des principes de la Constitution et de la CEDH permettront toujours de passer outre les règles fixées par le législateur. Seul un changement de notre cadre constitutionnel pourra nous redonner les moyens d’agir face à phénomène migratoire. C’est pourquoi il reste urgent de réviser notre Constitution, comme nous le proposons, avec mon groupe parlementaire depuis des mois. »

“Combien trompeuse et malveillante serait une « bénédiction » qui donnerait aux couples l’illusion que tout ne va pas si mal”

Dans une analyse ciselée, Jeanne Smits décrypte sur Réinformation le texte Fiducia supplicans. Extrait :

[…] ce qui est proposé, au nom de la « force inconditionnelle de l’amour de Dieu » (expression dangereuse, comme nous l’écrivions ici), c’est bien de bénir ces couples en couple et en tant que tels. Et donc leur relation gravement désordonnée ; contraire aux commandements de Dieu. On n’imagine pas un prêtre bénissant – par exemple – l’association de deux cambrioleurs de profession. Ou le partenariat de mafiosi, de fabricants de pilules abortives, de producteurs de films pornographiques.

La possibilité de donner une bénédiction aux couples divorcés remariés ou aux couples de même sexe signifie peu ou prou que leurs actes ne sont pas si graves ; que leur décision de vivre comme partenaires sexuels et leurs vies en tant que tels comportent des éléments positifs. La Déclaration proclame que la bénédiction « descendante » de ces couples vise ceux qui, « se reconnaissant indigents et ayant besoin de son aide, ne revendiquent pas la légitimité de leur propre statut, mais demandent que tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit Saint ».

Or justement, ils ne peuvent bénéficier de la présence de l’Esprit Saint, de la charité divine dans leurs âmes, car ils l’ont rejetée : le péché mortel – ici revendiqué – entraîne la mort spirituelle, ferme les portes du ciel, prive le pauvre pécheur de la capacité de poser des actes méritoires pour son propre salut… Ce salut, les mérites infinis du Christ le lui offrent toujours et sont seuls à pouvoir le lui acquérir ; s’il le veut bien. Combien trompeuse et malveillante serait une « bénédiction » qui donnerait aux couples l’illusion que tout ne va pas si mal, puisqu’ils sont bénis ensemble ! […]

Sur Famille chrétienne, Thibaud Collin écrit :

[…] Le moins que l’on puisse dire est que ce texte est confus et pose de nombreux problèmes.

  • Tout d’abord, la notion de « couple » appliquée à une relation entre deux personnes de même sexe implique de facto une certaine reconnaissance d’une conjugalité homosexuelle. Or dans la doctrine anthropologique et morale de l’Eglise le fondement d’un couple est le mariage.
  • Dieu peut-il bénir un « couple » de personnes de même sexe en tant que tel ? Peut-on ainsi étendre la bénédiction divine de la personne, quels que soient sa situation et son péché, au couple comme entité ayant une consistance propre ? Qu’est-ce qu’un couple si ce n’est une relation fondée sur deux libertés qui se déterminent dans des actes ? Le couple n’est donc pas une simple situation de fait, il est une réalité morale et anthropologique. Il apparaît ainsi impossible que Dieu puisse dire du bien d’une réalité qui est intrinsèquement désordonnée, c’est-à-dire contraire à son dessein d’amour et de sagesse sur l’être humain, créé homme et femme.
  • Si l’on veut reconnaître que sont présents dans une relation entre personnes de même sexe des éléments positifs, ce qui est bien sûr possible, ce n’est pas en tant qu’elles forment un couple mais en tant que cette relation est ce que l’on nomme une amitié. Mais une amitié n’a jamais fondé un couple et l’amitié véritable implique l’affirmation chaste de la valeur de la personne.
  • Si l’on lit attentivement le texte, on constate qu’il est ambigu. Il parle en effet de « l’invocation d’une bénédiction descendante de Dieu lui-même ». Or l’invocation relève par définition d’un mouvement ascendant vers Dieu et non pas descendant de Dieu. Ainsi le prêtre devient le médiateur d’une double bénédiction, transmettant vers Dieu les demandes du « couple » afin que Dieu, en retour, le bénisse. Mais comme il est un ministre ordonné, quand bien même ce n’est pas une bénédiction liturgique, il est manifeste que cet acte a une portée symbolique très forte et qu’il s’agit d’un détournement de la médiation sacerdotale. Elle ne peut qu’induire en erreur les deux personnes en leur faisant croire que Dieu bénit leur relation en tant que telle.

Cette déclaration est présentée comme commandée par la prudence pastorale. Or la prudence est ordonnée au bien commun. De nombreux éléments de ce texte sont source de confusion quant au dessein de Dieu sur la personne humaine. Dans le contexte social actuel de notre monde postmoderne, cette déclaration ne peut qu’apparaître aux yeux du plus grand nombre que comme une concession à l’esprit de notre époque. Il introduit une tension voire une contradiction dans le discours anthropologique et moral de l’Eglise en laissant croire que Dieu peut bénir un couple de personnes de même sexe en tant que tel. Enfin, il autorise un élargissement pastoral à d’autres situations relationnelles telles que le « trouple », la polygamie et les couples dans lesquels les « identités de genre » sont variables, non plus fondées sur le socle des relations entre les hommes et les femmes. On ne saurait donc sous-estimer la gravité des enjeux engagés dans Fiducia supplicans.

La santé internationale selon l’Organisation Mondiale ou Morbide de la Santé ? 1

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

« Négocié par 194 États membres de l’OMS depuis 2021 et devant être adopté définitivement le 24 mai 2024, le Traité de l’OMS sur les pandémies menace gravement nos droits et libertés. En effet, sous couvert de nous préparer à une prochaine pandémie, ce traité va confier à l’OMS un pouvoir contraignant sur les pays, pouvoir qui lui permettra lorsqu’il déclarera une pandémie de forcer les états signataires à procéder à des confinements, ainsi qu’à d’autres mesures sanitaires (par exemple le port obligatoire du masque), voire de procéder à une vaccination de masse. Nous ne sommes donc dans la dernière ligne droite et pourtant rien ou presque ne filtre. » Extrait d’un article de Réinfo-Québec.

Depuis la crise « sanitaire » qui a sévi dès le début 2020, où presque tous les gouvernements de la Terre ont obéi comme un seul homme à une folie « confinatoire et vaccinale », il apparaît de plus en plus évident que l’OMS, créée en 1948, règne en maître absolu dans l’élaboration des directives mondiales pour la santé.

Selon sa constitution, l’OMS a pour objectif d’amener tous les peuples des États membres et partenaires à un niveau de santé le plus élevé possible ; la santé étant définie comme un « état de complet bien-être physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

L’OMS est donc devenue incontournable dans le domaine de la santé mentale et physique, dictant ses recommandations à la planète entière.
Aucun État ne songe à remettre en cause ses décisions émanant de spécialistes éminents ou se faisant paraître comme tels. Cette « chasse gardée » de la santé rapporte des milliards de dollars aux puissants laboratoires pharmaceutiques, censés nous vouloir du bien.

Financée par les États membres et par la fondation Gates, il apparaît nécessaire de s’interroger sur l’efficacité réelle de cette organisation au vu, entre autres, du nombre grandissant des effets secondaires des liquides expérimentaux appelés frauduleusement « vaccins » pour soigner la Covid-19, qui ont occasionné « 2 600 effets secondaires graves par semaine en France 2 ».

À peine sortis des essais cliniques non concluants, les vaccins Covid-19 continuent d’être injectés à grand renfort de publicité à quasiment toute la population, y compris les jeunes enfants, provoquant beaucoup de décès et d’innombrables effets secondaires dans l’Union européenne et aux États-Unis.

Dans la base de données de l’Union européenne sur les effets indésirables des vaccins anti-Covid, appelée « EudraVigilance », 1 509 266 blessures ont été signalées, dont 15 472 décès, au 19 juin 2021. EudraVigilance n’accepte que les rapports des membres de l’UE et ne couvre donc que 27 des 50 pays européens 3.

L’OMS est assurément un outil bien pratique pour asseoir une suprématie planétaire au service d’une poignée d’individus. Le 13 mars 2018, cette organisation a publié comme chaque année, la liste des maladies prioritaires à étudier d’urgence, coïncidant avec l’apparition de la mystérieuse maladie X causée par un hypothétique virus ! John Arne Røttingen, directeur exécutif du Conseil norvégien de la recherche et conseiller de l’OMS, précise au média Telegraph, à propos de cette maladie encore inconnue, que :

« … L’Histoire nous enseigne qu’il est probable que la prochaine grande épidémie sera quelque chose que nous n’avons pas connu auparavant […]. Cela peut paraître étrange d’ajouter un X, mais le but est de s’assurer que nous nous préparons et que nous planifions de manière flexible des tests de vaccins et de diagnostics. Nous voulons mettre au point des plateformes prêtes à l’emploi qui fonctionneront pour n’importe quelle maladie ou pour un large nombre de pathologies, des systèmes qui nous permettront de créer des contre-mesures rapidement 4… »

Étonnant ! D’une part, parce qu’une déclaration comme celle-ci est une insulte à la science et, d’autre part, comment et sur quels critères l’OMS a-t-elle pu classer la mystérieuse maladie X dans la liste Blueprint regroupant les maladies et les pathogènes qui représentent la menace la plus importante pour la santé publique par leur potentiel épidémique, au même titre que l’Ebola, Marburg, Zika, alors qu’il ne s’agit que d’une pure hypothèse ?

Dès lors, on peut légitimement se poser un certain nombre de questions sur la Covid-19, dont l’émergence, la propagation et le déferlement mondial auront été attendus, voire conjecturés, par l’OMS. Auquel cas, cette Organisation mondiale de la santé, agence spécialisée de l’ONU pour la santé publique, dont dépend directement le Conseil économique et social des Nations unies, a donc osé épouvanter la population avec une prospective terrifiante par une maladie inconnue qui s’abattra sur la planète tout entière.

Partant de ce constat, l’OMS, avec ses satellites tentaculaires, s’avère être bel et bien une organisation pervertie et corrompue aux ordres de l’oligarchie financière mondiale apatride.

La liste des bienfaiteurs et pourvoyeurs de fonds de cette organisation présidée par l’Éthiopien, Tedros Adhanom Ghebreyesus, depuis le 23 mai 2017, est longue. Parmi les plus grands contributeurs (en millions de dollars US) pour l’exercice 2020-2021 5, retenons la fondation Bill & Melinda Gates, la Gavi Alliance, où siègent en permanence Bill & Melinda Gates, Baxter international, inc. (contributeur volontaire), la Commission européenne, le Rotary International ou encore l’Unicef.

Que du « beau » monde ! L’OMS dépendant, comme souligné, de l’ONU, voici une déclaration étonnante émanant de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) et ayant pour titre :
« Échapper à l’ère des pandémies : les experts mettent en garde contre de pires crises à venir » (Bonn, le 29 octobre 2020) :

« Des pandémies futures vont apparaître plus souvent, se propageront plus rapidement, causeront plus de dommages à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que la Covid-19, à moins que l’approche globale de la lutte contre les maladies infectieuses ne soit modifiée, avertit un nouveau rapport clé sur la biodiversité et les pandémies (en anglais 6) rédigé par 22 experts de premier plan du monde entier. »

Alice Desbiolles, épidémiologiste, le 5 janvier 2022, citait une déclaration de l’OMS sur Europe 1 dans l’émission de Sonia Mabrouk :

« Le coronavirus n’est qu’un “amuse-gueule” de ce que nous allons vivre ces prochaines années… Nous rentrons dans l’ère des pandémies, on peut parler d’épidémie de pandémie… »

Vous êtes prévenus ! Il est encore temps de dire stop aux diktats de l’oligarchie financière mondiale apatride.

Claude Janvier. Ecrivain, essayiste, chroniqueur. Auteur du livre « Les Démasqués, Qui dirige réellement le monde ? » KA Editions

Notes
1. https://kaeditions.com/product/les-demasques-qui-dirige-reellement-le-monde/
2. Extrait du livre de Jean-Loup Izambert et de Claude Janvier, Covid-19, le bilan en 40 questions, IS Éditions, 2022. « 2 600 effets secondaires graves par semaine en France. »
3. https://www.agoravox.fr/commentaire6107099.
4. https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/maladie-x-la-prochaine-epidemie-mondiale-que-redoute-loms-306414.
5. https://www.who.int/fr/about/funding/contributors. 16. https://www.unep.org/fr [29 octobre 2020]
6. https://www.unep.org/fr [29 octobre 2020].

Audi et Air France interdisent à leurs employés de souhaiter un joyeux Noël

Le wokisme antichrétien pénètre les grandes entreprises :

Loi immigration-intégration : une mascarade politicienne digne de la IVème république ?

Voici quelques déclarations et réactions de ceux que l’on n’a pas pu entendre hier.

Parmi les parlementaires, Stéphane Ravier, sénateur Reconquête, a voté contre tandis que Nicolas Dupont-Aignan, député DLF, s’est abstenu :

Le texte de la CMP n’est pas seulement une loi de régularisation mais SURTOUT d’incitation à la clandestinité et au travail clandestin. Avec ce texte, 4000 étrangers seront expulsés mais 40 000 clandestins seront régularisés ! C’est un nouvel appel d’air : pour moi c’est CONTRE ! (Stéphane Ravier, R!)

Nicolas Dupont-Aignan a parfaitement raison d’évoquer le traité franco-algérien  car un traité international  est au-dessus des lois françaises si bien que 15 pays dont l’Algérie et le Maroc ne seront pas concernés par cette loi :

“(…) je m’abstiendrai car les demi-mesures, qui sont certes de petites avancées, ne résoudront en rien le problème migratoire français :

  • Le non-rétablissement des frontières nationales rendra inefficace l’action gouvernementale tout comme le non-traitement des demandes d’asile aux frontières.

  • L’accord dérogatoire franco-algérien de 1968 demeure, car le Gouvernement a refusé de le remettre en cause.

  • Les dispositions sur les délais de versement des aides sociales contiennent de multiples exceptions et restent très floues.

  • Les préfets pourront continuer à régulariser à tour de bras une immigration de travail.

  • Les juges européens continueront de prendre des décisions s’imposant au Gouvernement car la primauté du droit national sur le droit européen n’a pas été rétablie (…) En définitive, nous venons d’assister à une semaine de postures politiciennes (…) Sans remise en question du système juridique et supranational de l’Union européenne, notre pays ne peut espérer de changements durables en matière d’immigration (…)” (Nicolas Dupont-Aignan)

Du côté de Reconquête, c’est la naïveté de LR et l’opportunisme du RN qui sont dénoncés :

Dans un communiqué Marion maréchal estime qu’aucun étranger qui pénètre ou se maintient illégalement sur le territoire national en violation de nos lois ne doit pouvoir espérer une régularisation :

« L’accord trouvé par la commission mixte paritaire, qui se réunissait sur le projet de loi immigration, ne règlera pas le problème de l’explosion de l’immigration à la fois légale et clandestine. In fine, le texte sanctuarise la possibilité de régulariser des clandestins.

Ce Gouvernement pourra donc poursuivre sa funeste politique de régularisation de dizaines de milliers de clandestins. En seulement 10 ans, plus de 310 000 clandestins ont déjà été régularisés dont 170 000 rien que sous les quinquennats d’Emmanuel Macron. Et Gérald Darmanin vient de déclarer à l’Assemblée que cette loi permettrait d’en régulariser 10 000 de plus par an ! Cette politique constitue une véritable incitation à l’immigration clandestine et menace la sécurité des Français. 

Nous réaffirmons qu’aucun étranger qui pénètre ou se maintient illégalement sur le territoire national en violation de nos lois, ne doit pouvoir espérer une régularisation .

Dès lors, il est incompréhensible que les députés du Rassemblement national et de LR se réjouissent de l’adoption d’un tel accord, qui aboutit à un texte passant à côté de l’essentiel. 

En effet, rien n’est prévu quant à la suppression du droit du sol, l’instauration d’une véritable préférence nationale dans l’accès aux aides et au logement social, quant à la possibilité de déchoir de leur nationalité à l’ensemble des criminels binationaux ou encore concernant la restriction drastique du droit d’asile et du regroupement familial.

Par ailleurs, le texte abandonne la suppression de l’aide médicale d’Etat et ne traite pas des accords migratoires dérogatoires de 1968 avec l’Algérie.

Plus grave, ce texte comporte des contradictions fondamentales et fait preuve d’une grande hypocrisie en proposant des dispositions qui, en l’absence d’une révision constitutionnelle, seront censurées par le Conseil constitutionnel comme, par exemple, le retour du délit de séjour clandestin. 

Pour la seule année 2022, il est entré sur le territoire national, plus de 500 000 étrangers. Rien dans ce texte ne peut garantir qu’il en entrera moins l’an prochain ! 

La seule voie pour stopper l’immigration, c’est de rendre la parole et le pouvoir au peuple français par le référendum et par une révision constitutionnelle d’ampleur. Si le Président de la République s’obstine à refuser une telle consultation, c’est aux partis de droite de le lui imposer par le biais de la procédure du référendum d’initiative partagée »

Et pour terminer, un petit florilège des déclarations de Jordan Bardella hier :

“Je dis à mes électeurs que je ne soutiens pas un texte qui va accélérer l’immigration dans notre société, sous couvert d’un ensemble de mesures qui en apparence restreignent l’octroi d’un certain nombre de prestations sociales (…) Si les mesures qui visent à faciliter la régularisation d’immigrés clandestins sur le sol français sont retirées, nous pourrions voter ce texte” [France Inter]

J’ai toujours dit que la ligne rouge du RN seraient les mesures de régularisation des clandestins. Or il y avait dans le texte initial des mesures qui permettent d’accélérer la délivrance de titres de séjour à des gens qui viendraient travailler dans notre pays y compris en y étant de manière clandestine, et ça, c’est une prime à l’illégalité (…) Il n’y a rien sur le droit du sol, sur l’acquisition quasi automatique de la nationalité, sur les mineurs étrangers (…) On ne peut pas faire de “en même temps” avec l’immigration : on ne peut pas avoir en même temps des mesures de simplification de la régularisation d’immigrés clandestins et des mesures reprises du programme du RN qui visent à restreindre les aides sociales”” [France Inter]

« Rome parle, la confusion grandit »

De Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire, à propos de Fiducia supplicans :

[…] Tout le texte est à l’avenant : trop confus, trop subtil, – ou jésuite ? – pour être parfaitement clair, il noie le lecteur, qu’il soit averti, profane ou béotien dans un flot de considérations vagues, parfois contradictoires :

« Les bénédictions peuvent être considérées comme l’un des sacramentaux les plus répandus et en constante évolution », considération qui ouvre la porte à ceci :

« il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage. Dans ces cas, on donne une bénédiction qui n’a pas seulement une valeur ascendante, mais qui est aussi l’invocation d’une bénédiction descendante de Dieu lui-même sur ceux qui, se reconnaissant indigents et ayant besoin de son aide, ne revendiquent pas la légitimité de leur propre statut ».

Un langage peu clair, voire indigeste, qui annonce l’abandon dans les usages du rituel écrit et codifié de la bénédiction au profit d’une « créativité » pastorale où la fameuse inclusion considérée maintenant comme l’exercice d’une vertu cardinale prime sur l’usage et la signification – et donc le fruit spirituel – traditionnels de la bénédiction.

Une confusion théologique sous couvert d’innovation pastorale qui se traduit évidemment, en langage courant, par une réception erronée du propos du cardinal qui, on le répète, a été approuvé par le pape.

À cela rien d’étonnant : depuis le début de son pontificat, le pape François, sous prétexte de charité pastorale et tout en se défendant d’une quelconque innovation théologique, a fait de la confusion et donc d’une certaine forme d’anarchie un mode d’évangélisation.

Et l’on n’ose imaginer dans quelle situation se trouveront rapidement les curés de paroisses qui devront refuser le mariage religieux à des couples homosexuels, induits en erreur par les déclarations erratiques du Vatican.

Et que croyez-vous qu’il arriva ?

À peine ce texte publié, le père jésuite James Martin, paladin de la cause LGBT dans l’Église, grand ami du pape François et conseiller du dicastère pour la communication du Saint-Siège, ne s’y est pas trompé.

 

S’exprimant sur X et sur son blog, il écrit :

« Il s’agit aussi d’un changement net par rapport à la conclusion “Dieu ne bénit pas et ne peut pas bénir le péché” d’il y a à peine deux ans. La déclaration ouvre la porte aux bénédictions non liturgiques pour les couples de même sexe, ce qui était auparavant interdit aux évêques, aux prêtres et aux diacres. Avec beaucoup de prêtres, je suis maintenant heureux de bénir mes amis dans les unions du même sexe. »

Comme disait le défunt cardinal Pell : « Roma loquitur, confusio augetur » (« Rome parle, la confusion grandit », NDLR).

La déclaration Fiducia supplicans n’évite ni la confusion ni le scandale 

Communiqué de Don Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Sainte Pie X :

Celui qui m’aime observe – et fait observer – mes commandements.

La Déclaration Fiducia supplicans du préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi, sur la question des bénédictions pour les « couples en situation irrégulière et les couples de même sexe », nous laisse dans la consternation. D’autant plus que ce document a été signé par le pape lui-même.

Bien qu’elle prétende prévenir toute confusion entre la bénédiction de telles unions illégitimes et celle d’un mariage entre un homme et une femme, cette déclaration n’évite ni la confusion ni le scandale : non seulement elle enseigne qu’un ministre de l’Église peut appeler la bénédiction de Dieu sur des unions peccamineuses, mais par ce biais, elle conforte de fait ces situations de péché.

L’appel d’une telle « bénédiction » consisterait seulement à demander pour ces personnes, dans un cadre non liturgique, que

« tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit-Saint ».

Mais faire croire à ceux qui vivent dans une union foncièrement viciée, que cette dernière pourrait être en même temps positive et porteuse de valeurs, c’est la pire des tromperies, et le manque le plus grave de charité envers ces âmes égarées. Il est faux d’imaginer qu’il y ait quelque chose de bon dans une situation de péché public, et il est faux de prétendre que Dieu puisse bénir des couples vivant dans une telle situation.

Sans doute, tout homme peut être secouru par la miséricorde prévenante de Dieu, et découvrir avec confiance qu’il est appelé à se convertir pour recevoir le salut que Dieu lui propose. Et jamais la sainte Église ne refuse la bénédiction aux pécheurs qui la lui demandent légitimement : mais alors, cette bénédiction n’a pas d’autre objet que d’aider l’âme à vaincre le péché pour vivre en état de grâce.

La sainte Église peut donc bénir n’importe quel individu, même un païen. Mais jamais, en aucune manière, elle ne pourra bénir une union en elle-même peccamineuse, sous prétexte d’encourager ce qu’il y aurait de bon en elle.

Lorsqu’on bénit un couple, on ne bénit pas des individus isolés : on bénit nécessairement la relation qui les unit. Or, on ne peut pas racheter une réalité intrinsèquement mauvaise et scandaleuse.

Un tel encouragement à procéder pastoralement à ces bénédictions conduit dans la pratique, inexorablement, à l’acceptation systématique de situations incompatibles avec la loi morale, quoi que l’on dise par ailleurs.

Cela correspond malheureusement aux affirmations du pape François, qui définit comme « superficielle et naïve » l’attitude de ceux qui obligent les personnes à des « comportements pour lesquels ils ne sont pas encore mûrs, ou dont ils ne sont pas capables ».

Cette pensée, qui ne croit plus à la puissance de la grâce et évacue la croix, n’aide personne à sortir du péché. Elle remplace le vrai pardon et la vraie miséricorde par une amnistie tristement impuissante. Et ne fait qu’accélérer la perte des âmes et la destruction de la morale catholique.

Tout le langage alambiqué et le déguisement sophistique du document du Dicastère pour la Doctrine de la foi ne peut cacher la réalité élémentaire et évidente de ces bénédictions : elles ne feront autre chose que conforter ces unions dans leur situation intrinsèquement peccamineuse, et encourager d’autres à les suivre. Cela ne sera qu’un succédané du mariage catholique.

En fait, cela manifeste un manque profond de foi dans le surnaturel, dans la grâce de Dieu et la force de la croix pour vivre dans la vertu, dans la pureté et dans la charité, conformément à la volonté de Dieu.

C’est un esprit naturaliste et défaitiste qui s’aligne lâchement sur l’esprit du monde, ennemi de Dieu. Il s’agit d’une reddition et d’un asservissement de plus face au monde, de la part de la hiérarchie libérale et moderniste, qui depuis le concile Vatican II est au service de la Révolution à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église.

Que la bienheureuse Vierge Marie, gardienne de la foi et de la sainteté, vienne en aide à la sainte Église. Qu’elle protège surtout les plus exposés à ce chaos : les enfants, désormais obligés de grandir dans une nouvelle Babylone, sans repères ni guide qui rappelle la loi morale.

Au coeur du foyer

Edouard et Anne-Sophie, fondateurs de “Au cœur du Foyer” et créateurs de “100 gestes d’amour”, témoignent dans le dernier numéro de l’Appel de Chartres. Extrait :

Quels sont, selon vous, les combats auxquels sont confrontés les couples aujourd’hui ?

L’air du temps n’est clairement pas favorable à des relations qui durent. A la moindre difficulté, le premier conseil que vont recevoir la plupart des couples de leur entourage, de la société en général, c’est de partir. Nous vivons pourtant des rythmes de travail effrénés, et la plupart des couples sont assez isolés géographiquement par rapport à leurs amis et leurs familles. Difficile alors d’avoir un relai dans les moments difficiles, de se retrouver à deux, et même simplement parfois de faire face au quotidien lorsque les enfants sont petits, ou que la maladie s’invite dans le foyer.

Nous avons aussi été confrontés avec notre engagement dans la préparation au mariage à la réalité des couples, et de la foi dans les zones rurales en France aujourd’hui. La plupart de ceux qui viennent demander le mariage à l’Eglise ont un élan du cœur, sont en demande d’être nourris. Ils veulent s’engager “vraiment”, selon leurs propres termes, mais ils ne savent guère comment ni avec l’aide de qui. Dans beaucoup de familles, la transmission de la foi a été rompue, et même lorsqu’il reste une flamme, nombreux sont ceux qui ne savent pas vraiment comment faire.

Si nous avons tous besoin de soutien, de réseaux amicaux et familiaux qui nous aident dans nos vies de couple et de famille, ces couples là en particulier ont aussi plus que d’autres besoin de témoignages de mariages qui durent, et d’époux heureux.

Ils ont besoin également qu’on leur donne les moyens, par la formation, l’information et des ressources et des outils pratiques, de vivre ce type d’unions. Ils y aspirent réellement.

Votre projet constitue une ressource pour les relations de couples, en voyez-vous d’autres à recommander ?

De nombreuses lectures passionnantes existent sur le couple. Celui qui nous avait tous les deux marqués durant notre préparation au mariage, c’était celui d’Alphonse d’Heilly, Aimer en actes et en vérité. Nous y revenons souvent. Les Petites vertus du foyer de Georges Chevrot est également simple et rapide à lire.

Du côté des lectures plus profanes, il y a les très bons ouvrages de Gary Chapman. Le plus connu est celui sur les 5 langages de l’amour, mais il en existe d’autres tout aussi faciles à lire et utiles. Le spectacle Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus est également assez amusant. Il a le mérite d’être assez dynamique : il est facile de prendre le temps de le regarder ensemble pour amorcer une conversation, ou plusieurs sur nos différences de fonctionnement en couple. Elles sont nombreuses, d’abord évidemment à cause de la différence des sexes, mais aussi à cause de nos bagages, de nos histoires familiales, de nos caractères personnels. Il existe évidemment beaucoup d’initiative dans l’Eglise, entre les retraites de couple qui proposent pour certaines une garde d’enfant, et les groupes d’échange. Nous aurions beaucoup aimé ce format là si nous avions pu nous joindre à un groupe proche de chez nous.

Nombre de nos amis ont témoigné du soutien que ces groupes leur apportent dans leur vie de couple.

S’il y avait un geste parmi les 100 à retenir, quel serait-il ?

Ça, ce serait à chacun de le déterminer en couple. Nous avons conçu ces 100 idées pour qu’elles permettent de couvrir toute la gamme des cinq langages de l’amour, mais aussi pour qu’ils puissent répondre aux besoins de reconnaissance, d’écoute et de bienveillance que nous ressentons tous. Nous avons une petite carte supplémentaire dans le coffret qui est une invitation à échanger sur ces gestes et sur notre semaine en général. Notre idée était justement de proposer aux couples qui utilisent l’outil de se poser la question de ce qui les touche le plus, des gestes dont ils ont le plus besoin. Nous voulons vraiment que les couples s’approprient cet outil avec une grande liberté. Qu’ils y ajoutent leurs idées, qu’ils re-piochent plusieurs fois la même, qu’ils le laissent de côté, changent le rythme, et surtout se posent cette question ” de quoi ai-je besoin comme attention toute simple pour me sentir aimé(e)? ” “que puis-je faire pour toi pour que tu te sentes aimé(e) ?” […]

Fiducia supplicans : des évêques interdisent la confusion

La conférence épiscopale du Malawi a affirmé que

« pour éviter de semer la confusion parmi les fidèles, nous demandons que, pour des raisons pastorales, les bénédictions de toute sorte et les unions homosexuelles de toute sorte ne soient pas autorisées au Malawi ».

Dans une déclaration du 19 décembre et envoyée à tous les prêtres et à toutes les paroisses de son archidiocèse, l’archevêque Tomash Peta de Sainte-Marie à Astana, au Kazakhstan, ainsi que l’évêque auxiliaire Athanasius Schneider, soutiennent fermement que la nouvelle déclaration, Fiducia supplicans, est une « grande tromperie » et que les bénédictions de couples de même sexe qu’elle propose « contredisent directement et gravement la Révélation divine ainsi que la doctrine et la pratique ininterrompues et bimillénaires de l’Église catholique ».

En tant que successeurs des Apôtres, et fidèles au serment solennel que nous avons fait à l’occasion de notre consécration épiscopale « de conserver le dépôt de la foi dans sa pureté et son intégrité, selon la tradition toujours et partout observée dans l’Église depuis le temps des Apôtres », nous exhortons et interdisons aux prêtres et aux fidèles de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana d’accepter ou de pratiquer toute forme de bénédiction de couples en situation irrégulière et de couples de même sexe.

Il va de soi que tout pécheur sincèrement repentant et ayant la ferme intention de ne plus pécher et de mettre fin à sa situation de péché public (comme, par exemple, la cohabitation en dehors d’un mariage canoniquement valide, l’union entre personnes du même sexe) peut recevoir une bénédiction.

Avec un amour fraternel sincère, et avec le respect qui lui est dû, nous nous adressons au Pape François qui – en permettant la bénédiction de couples en situation irrégulière et de couples de même sexe – « ne marche pas droit selon la vérité de l’Évangile » (voir Gal. 2:14), pour reprendre les mots avec lesquels l’Apôtre saint Paul a publiquement admonesté le premier Pape à Antioche. Par conséquent, dans l’esprit de la collégialité épiscopale, nous demandons au Pape François de révoquer la permission de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, afin que l’Église catholique puisse briller clairement en tant que « pilier et fondement de la vérité » (1 Tim 3:15) pour tous ceux qui cherchent sincèrement à connaître la volonté de Dieu et, en l’accomplissant, à atteindre la vie éternelle.

De son côté, l’évêque américain suspendu par le pape, Mgr Strickland a encouragé

« mes frères évêques à s’unir avec une voix de force et de joie dans le Seigneur en ces derniers jours de l’Avent et à dire ‘non’ à ce dernier document ».

« Nous devons tout simplement nous unir pour dire ‘non’, nous ne répondrons pas à cette demande ». « Nous ne l’intégrerons pas dans la vie de l’Église parce que nous devons tout simplement dire ‘non’. Et il faut que ce soit une voix unie ».

Bénédiction des « couples » homo…une porte entre-ouverte, vers quoi ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Décidément l’Église catholique est bien étrange.
Engluée dans la pédo criminalité par la faute de quelques-uns , la voilà maintenant entraînée dans l’homosexualité. Car, ne nous leurrons pas, la porte est entre ouverte vers on ne sait quelles dérives futures. S’agit-il seulement d’accueillir les brebis égarées et trompées par le monde, où ces bénédictions, ne sont qu’une première étape qui conduira fatalement à célébration de mariage… si l’on persiste dans l’erreur.

Il est plus qu’utile de rappeler quelques vérités.

Dans son livre des Œuvres divines, Sainte Hildegarde de Bingen (1098- 1179) dit très clairement :

« Dieu a lié la femme à l’homme par le serment de fidélité, qui jamais ne doit être rompu. Ainsi la femme et l’homme forment une harmonie qui ressemble exactement à celle du corps et de l’âme, que Dieu unit ».

Aussi, sainte Hildegarde prévient que

« Quiconque brise ce serment de fidélité et persiste dans son erreur encourt l’exil à Babylone, en une terre de chaos et de sécheresse, en une éternelle jachère qui ne connaît pas la beauté des campagnes verdoyantes et pleine de vie, ni la bénédiction de Dieu. »

La bénédiction de Dieu ne vient reposer que sur l’union conjugale de l’homme et de la femme.
Quel sens donner, alors, à cette bénédiction d’union homosexuelle privée et hors liturgie ? Peut-on « bénir » une union qui est condamnée par ailleurs ? Y-a-t-il besoin d’un prêtre pour cela ? Cette décision suscitera sans doute bon nombre d’autres questions.

Il convient donc de revenir aux sources sures telles que le montrait la sainte mystique. Jésus, Lui-même rappelle aux Pharisiens qui l’interrogeaient sur le droit de répudiation, inscrit, pourtant dans la loi de Moïse. Il répondit :

« N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

Mais les Pharisiens répliquèrent :

« Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »

Et Jésus d’expliquer :

« C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère ».

Les lois humaines ne visent pas toujours au bien de l’homme : divorce, avortement, euthanasie, PMA et GPA ne concourent en rien au Bien commun.
Dieu a créé l’homme et la femme à Son Image et à Sa Ressemblance par Pur Amour de Sa Grâce. Cet amour est La légitimité du mariage unissant la masculinité (image du Père) et la féminité (la miséricorde de Dieu, littéralement les entrailles). Aucune autre union n’est possible pour Dieu. Car Dieu n’en a pas voulu d’autre.

Tout au long de l’Histoire Sainte, l’Amour de Dieu pour son Peuple et l’Amour de Jésus pour Son Église (le Nouveau Peuple de Dieu) ont été comparé à l’amour d’un homme et d’une femme, d’un fiancé pour sa fiancée, d’un époux pour son épouse, d’un père et d’une mère. Et de cet amour hétérosexuel naissent des enfants. La Bible est remplis de naissances, imprévues ou inespérées qui comblent de joie l’homme et la femme, jeune ou moins jeune, riche ou pauvre.

Il n’y a pas d’allusion même la plus infime, dans l’Écriture sainte, d’une autre union que celle d’un homme et d’une femme.

Face aux exigences posées par Jésus, ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Aussi, Jésus « leur répondit :

« Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »

Il existe donc divers cas qui empêche le mariage d’un homme et d’une femme. D’abord, ceux qui naissent atrophiés par diverses infirmités ou handicaps, que ceux-ci soient physiques, ou mentaux. Il y a ceux qui sont volontairement mutilés. Tels étaient le cas, naguère, des eunuques rendus incapable d’acte sexuel conforme à leur nature. Ou, aujourd’hui, ceux qui, par divers moyens, se mutilent pour « changer » de sexe. Il y a enfin, ceux qui par désir veulent rester vierge pour le Royaume de Dieu. C’est le cas des prêtre, des religieux et religieuses, moines et moniales et laïcs vierges consacrées. Dans ces diverses situations le mariage n’est pas possible. Il n’en demeure pas moins que, à titre personnel, toutes ces personnes sont bénies par Dieu, car aimées de Lui inconditionnellement, que l’on soit hétérosexuel ou homosexuel.

Telle est l’histoire de l’homme et de la femme depuis les origines.

Cette origine, révélée et enseignée aux Juifs ne vient pas seulement de la Bible. Les civilisations alentours pressentaient que les dieux avaient établis des lois et des décrets justifiant si non le mariage, du moins l’union de l’homme et de la femme. Comment ne pas évoquer le périple semé d’embûche qu’Ulysse engagera pour retrouver sa fidèle épouse Pénélope. Cette épopée amoureuse contée par Homère fut le socle de la Grèce. Comme elle, d’autres civilisations reçurent elles-aussi, en leur temps, des « révélations » selon lesquelles existait un Dieu, unique, créateur de toute chose. Telle, en Égypte au temps du Pharaon Aménophis IV Akénaton (1372-1354 av JC) qui, s’exprimait ainsi :

« C’est toi qui fais grossir le foetus dans le ventre des femmes et qui crées les fluides vitaux chez l’homme. C’est toi qui donnes la vie à l’enfant dans le sein de sa mère, qui le consoles pour qu’il n’y pleure pas… Qui donne le souffle pour animer tout ce qu’il a créé ? Quand le poussin dans l’oeuf gazouille en sa coquille, tu lui donnes le souffle qui lui maintient la vie ; et tu lui crées sa propre fin, de dedans l’œuf».

Suite à l’Enseignement de Jésus sur le mariage, saint Matthieu souligne qu’ensuite on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement. Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » La cause du mariage entre un homme et une femme a pour conséquence la naissance des enfants qui ne peut pas être entravée : ne les empêchez pas !

Le lien de cause à effet n’est plus à prouver ; il est évident. Aussi l’accueil inconditionnel de la vie des enfants est la conséquence inaliénable de l’union de l’homme et de la femme. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !  Il ne peut y avoir ni séparation de sexe, ni séparation de génération. Tout est lié dixit pape François.

La Sainte Liturgie de l’Église, en particulier en ce temps de l’Avent de de Noël nous révèle l’Amour de Dieu au travers la vie de couple marié. Marie et Joseph, Zacharie et Élisabeth, Manoah et Soréa (Livre des Juges 13). Chacun d’eux reçoit la grâce d’accueillir des enfants, malgré l’âge avancé pour certain ou très jeune pour d’autres. Dieu ne suscite des enfants que dans des couples mariés. Il en a été toujours ainsi : Abraham et Sara furent comblé, dans leur vieillesse, par la venue d’Isaac. C’est une évidence universelle que l’on a perdu de vue. Car il s’agit d’une loi divine qu’avait découverte les anciens. Cicéron (106-43 av JC) disait à ce propos :

« La loi dans son essence n’est ni une invention issue du génie des hommes, ni une décision arbitraire des peuples, mais quelque chose d’éternel qui règne sur le monde entier par la sagesse de ses commandements et de ses défenses. Son origine n’est autre que la pensée de la divinité édictant selon la raison des obligations et des interdictions qui s’étendent à toute chose. Elle régit toutes les nations et tous les temps. »

Il est inconcevable pour Dieu, qu’un homme et qu’une femme qui s’aiment ne se marient pas pour vivre l’amour dont Il les comble. Il est inimaginable pour Dieu, qui est Père, qu’un enfant soit volontairement privé de père, tout comme que cet enfant soit privé de mère, Lui qui a un cœur de Mère.

L’homme et la femme ont été faits l’un pour l’autre par Dieu par Pur Amour de Grâce. Jésus, le Fils a été envoyé en ce monde pour restaurer l’harmonie humaine blessée par le pèché originel qui a entraîné la rupture entre Adam et Eve. Et l’Esprit-Saint est Cet Amour d’Unité qui engendre la Vie.
L’Église du XXIe siècle après Jésus-Christ ne peut pas changer cela, elle n’en a pas le pouvoir. Malgré les difficultés et les persécutions qu’elle subit, elle doit poursuivre sa route, la seule route, celle du Christ : La Voie, la Vérité et la Vie.

Le monde dans lequel nous vivons est une création de Dieu. Aussi il est rempli de beauté et de bienfaits. Cependant, la laideur, le mensonge et le mal s’y trouvent aussi mélés, comme traces de Satan. Toutes les réalités du monde ne sont donc pas bonnes. Toutes ne concourent pas au bien. Toute ne participent pas du Bien Commun. Saint Augustin nous prévient que :

« A force de tout voir on finit par tout supporter…
A force de tout supporter on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer on finit par tout accepter…
A force de tout accepter on finit par tout approuver ! »

La pédophilie est une réalité issue du péché ; est-elle supportable et, partant, tolérable et donc acceptable ? Bien sur que non. La pornographie qui est une réalité issue du péché  est-elle supportable, et, en conséquence tolérable et donc acceptable ? Bien sur que non. L’homosexualité est une réalité contraire à la loi naturelle. Les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés (CEC 2357). Est-elle supportable et donc tolérable pour finir acceptable ?

Le rapport entre l’Église et le monde n’est pas simple. Aussi, Jésus prévenait ses disciples et Il nous prévient encore aujourd’hui :

« Voici, Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez prudent comme des serpents et simples comme des colombes. »

C’est cette vertu de prudence vis à vis du monde qui fait souvent défaut, car comme le dit encore Jésus : « Les fils de ce monde sont plus habiles que les fils de la lumière. »

Est-il donc bien prudent de « bénir » les « unions » homosexuelles, sans risque que, le jour d’après, ayant supporté cela et l’ayant tolèré ont finisse par l’accepter pour en faire un sacrement ?

Il s’agit là d’une question centrale. D’abord pour les homosexuels eux-même qui auront le sentiment que leur union est comparable à celle d’une union d’un homme et d’une femme. Il s’agirait alors d’un mensonge. Mais l’Église doit proclamer sans cesse la vérité. Ensuite n’y a-t-il pas erreur de jugement ? Si le Père, de la parabole de l’enfant prodigue, se jette à son cou et le couvre de baiser, c’est-qu’Il le voit revenir à Lui contrit et en cours de conversion. Si ce fils est rétabli dans sa situation originelle c’est qu’il a pris conscience de sa faute et de son pèché. La bénédiction vient relever un pécheur, jamais consentir à un état de désordre. Enfin, dans le sacrement de pénitence, l’Église a mission d’ordonner au pécheur pardonné de ne plus pécher, comme le fit le Christ en face de Marie-Madeleine : « Vas et désormais ne pèche plus ! ».

L’apostasie dans l’Église, annoncée dans l’Apocalypse, n’est peut-être pas si éloignée que cela. La grave crise que traverse l’Église, sans doute la plus grave qu’elle ait jamais connue, nécessite un surcroît de vigilance et de discernement. La pédo criminalité qui a pénétré l’Église devrait nous rendre méfiant à ce qui vient du dehors. Seul le filtre de la Vérité nous permettra d’écarter ce qui doit être rejeté pour recevoir ce qui est bon.

L’Évangile est la Parole de Vérité. Il ne peut y avoir aucune compromission. Il importe de clarifier : tous les hommes et toutes les femmes sont aimés de Dieu. Mais tous leurs actes ne sont pas conformes à ce que Dieu attends d’eux. L’Église, qui est la Peuple de Dieu, doit rester fidèle à La Tête qui est le Christ. Elle a reçu mission d’éclairer le monde et non pas d’être ébloui par le monde.

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