Jonas et Pinocchio
Le Carême approche et pour nous y préparer le dossier thématique du magazine Gloria met en avant la figure du prophète Jonas.
Au sommaire de la partie sur Jonas, découvrez l’histoire du livre de Jonas, le prophète qui refusa sa mission et passa trois jours dans le ventre d’une baleine avant d’obéir à Dieu. D’une certaine manière, Jonas est une préfiguration du Christ. Jésus lui-même l’affirme en évoquant le « signe de Jonas » dans l’Évangile de saint Matthieu. Saviez-vous que Jonas et Pinocchio ont des points communs ? Tous deux ont séjourné dans le ventre d’un monstre marin… et en sont ressortis vivants (et obéissants) !
L’autre côté du magazine nous introduit dans la liturgie des heures, qui n’est pas réservée aux moines.
Le 18 février, l’Église fête sainte Bernadette et Gloria nous emmène à Nevers, la ville où a vécu cette sainte après les apparitions de Notre-Dame à Lourdes.
Enfin, le Père Grégoire Corneloup présente Marcel Van, un religieux vietnamien, dont le procès de béatification est en cours depuis 1997 et auquel il consacre un livre.
Si l’euthanasie est légalisée, beaucoup de patients n’oseront plus aller se faire soigner
Geneviève Bourgeois, gériatre et porte-parole de la Marche pour la vie, a été interrogée dans L’Homme Nouveau. Extrait :

Retour sur le Feiz e Breizh
Le pèlerinage pour la Bretagne : « Le Breton et la foi sont frère et sœur en Bretagne ». 6e édition des 23 & 24 septembre derniers :
Droit d’asile : des associations militantes, d’extrême-gauche, et gavées d’argent public
Philippe Fontana, avocat au barreau de Paris et auteur de La Vérité sur le droit d’asile, a été interrogé par le revue Conflits. Extraits :
[…] La Cimade est l’association la plus politique. La contestation de normes édictées par l’État devant les juridictions est leur plus important volet d’activisme. À l’origine, la Cimade était une association protestante qui s’occupait de ses coreligionnaires chassés d’Alsace-Lorraine par les nazis. Elle s’est transformée en association d’extrême gauche, à preuve lorsque un pasteur, responsable de l’antenne de Marseille a été expulsé du territoire, au début des années 1970. Cette association ne cesse de contester tous les décrets, les arrêtés, etc. Elle a réussi à extraire de la liste des pays considérés comme « sûrs » le Sénégal, le Ghana et le Bénin. Le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés) est tout aussi militant. Il a obtenu, en 1978, l’annulation par le Conseil d’État du décret interdisant le regroupement familial. Ce groupe ne cesse de contester les dispositions qui visent à restreindre l’immigration aujourd’hui.
La liste des pays sûrs est définie par l’Ofpra. Le jeu des associations est de faire du lobbying pour retirer un maximum de pays de la liste des pays « sûrs ». En aucun cas ces associations ne participent directement à l’élaboration de la liste. Mais, la porosité qui existe entre elles et les membres des instances juridictionnelles ou des partis politiques, ainsi que leur intense lobbying, contribuent à faire évoluer la liste. Ces associations ont ainsi un rôle en amont du parcours migratoire.
Ces associations sont très bien intégrées dans les partis politiques de gauche et d’extrême-gauche, ce qui leur donne un accès facile au Parlement européen où elles sont très écoutées. La question de l’immigration est une compétence partagée entre l’UE et les États, donc les associations sont aussi très actives à l’UE. Cela explique tout le mal qu’ont eu la commission, le conseil de l’Europe et le Parlement à discuter ensemble du « pacte asile et immigration ». Le premier avait été initié en 2016 et le deuxième en 2020. Le trilogue est en train d’aboutir. L’un des points d’accord porte sur le fait que la demande d’asile de certaines nationalités soit traitée dans des centres fermés ; celles qui ont moins de 20% d’octroi du statut de réfugié.
Les associations sont aussi influentes au Parlement français. Elles interviennent dès qu’une loi sur l’immigration est débattue, ce qui a été le cas pour la loi Collomb de septembre 1998, la loi de juillet 2015, 2016, 2021, 2023. Dans chacune de ces associations, il y a un responsable du plaidoyer chargé des actions d’influence auprès du monde politique.
Les associations sont très actives dans la rue. Elles prennent la demande d’asile en charge au niveau institutionnel, et animent des groupes entiers qui demandent la régularisation avec les syndicats. Elles organisent aussi des manifestations pour mobiliser les acteurs de la vie politique, comme celle du dimanche 21 janvier.
Ces associations sont internationalistes, mais, paradoxalement, elles gèrent une partie de la demande d’asile. Elles agissent sur l’opinion publique en faisant passer le message clair qu’être opposé à l’immigration était du racisme. Leur action est grave parce qu’elle dévalorise toute personne qui souhaite réguler l’immigration en France.
Quel est le profil de leurs membres ?
Il y a de tout, du simple bénévole aux ex-grands administrateurs, et même d’anciens ministres. Ils ont pratiquement tous un profil militant. Si on prend l’exemple de France terre d’asile, on compte au bureau deux conseillers d’État, dont l’un à la retraite. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de 2012 à 2017, en est maintenant la présidente depuis juillet 2022. Pascal Brice, proche de Moscovici et responsable des relations internationales pour la campagne de François Hollande, avait réussi à augmenter le taux d’acceptation des demandes d’asile de 10% à 30% lorsqu’il était patron de l’Ofpra entre 2012 et 2018. Il est maintenant le président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) depuis 2020.
Ce sont des gens qui connaissent parfaitement l’appareil étatique et qui sont des contestataires.
Qui sont les financeurs de ces associations ?
Elles sont largement financées par les fonds publics. Lorsque le demandeur d’asile arrive en France, il est pris en charge par une association qui gère la Structure du premier accueil pour demandeur d’asile (Spada), qui le met en contact avec le guichet unique pour demandeurs d’asile (GUDA). Après son contact avec le GUDA, le demandeur d’asile est placé en centre d’accueil (CADA), géré par une association. Il bénéficie alors d’une allocation spéciale (ADA) versée sur une carte de paiement. Pour remplir sa demande d’asile auprès de l’Ofpra, le demandeur fait appel à une association qui l’aide à construire un discours qui saura toucher l’officier de protection chargé de traiter le dossier. Puis, il est à nouveau aidé par une association devant la cour nationale du droit d’asile. Et si l’asile lui est refusé, il est à nouveau soutenu par une association en attendant son départ de France. Le budget, qui est largement consacré à l’action des associations, (crédits d’engagement ?) était de 1,897 milliards d’euros en 2023.
Peut-on parler de « business du droit d’asile » ?
Bien sûr. Coallia, qui n’est plus une association militante, vit des CADA. Les finances de la Cimade se portent aussi très bien. En 2021, elle comptait 137 salariés contre 103 en 2005. En 2021, son budget était de 18 millions d’euros contre 6,5 millions en 2005. […]
Quelle solution préconisez-vous pour lutter contre ces associations ?
La solution est très simple, il suffit de couper les subventions. Que des personnes militent dans des associations, ce n’est pas discutable, mais il ne faut pas que ce soit fait avec les deniers publics. Ensuite, il faut cesser d’accueillir les demandes d’asile en France, pour limiter la prolifération des CADA sur tout le territoire. Régler le problème est en réalité assez simple, c’est une volonté politique. Il faut bien sûr en discuter avec les États de l’Union européenne puisque la gestion de l’immigration et de l’asile est une compétence partagée avec l’UE, mais l’évolution politique en Europe montre que les choses pourraient changer.
GPA : la mère porteuse refuse d’avortuer
Lu sur Gènéthique :
En 2020, malgré la pression du couple commanditaire, une mère porteuse, active sur Tiktok sous le nom de « Heathyr », a refusé d’avorter. Déjà mère d’une fille, elle s’était inscrite au cours de l’année 2019 dans une agence de gestation par autrui (GPA).
Les futurs parents avec qui elle a été mise en contact souhaitaient des jumeaux, un garçon et une fille. Après avoir noté dans le contrat qu’elle n’aurait pas recours à l’avortement sauf pour une raison médicale, Heathyr est tombée enceinte en février 2020. Or, lors de sa première échographie, les images ont révélé qu’il n’y avait qu’un embryon. Afin de s’en assurer les commanditaires lui ont demandé de réaliser une seconde échographie. Les résultats étaient similaires.
A environ sept ou huit semaines de grossesse, elle a reçu un mail de son référent de l’agence de GPA lui indiquant que le couple souhaitait qu’elle avorte invoquant comme alibi le début de la pandémie de Covid. « Nous ferons une nouvelle tentative lorsque le virus aura disparu » expliquait-il. Stupéfaite, elle s’est opposée à cette demande ne pouvant être poursuivie en justice en raison du contrat qui prévoyait qu’elle n’avorterait que pour une raison médicale. S’en sont suivis des courriels, des appels, des lettres sur les cas de Covid 19 que le père envoyait chaque jour à l’agence. Les avocats des commanditaires ont également essayé de faire signer des documents à Heathyr dans lesquels elle aurait reconnu qu’elle acceptait d’avorter. A 38 semaines de grossesse, le couple exigeait encore qu’elle avorte si elle attrapait le Covid.
« Stressée » par cette situation, la mère porteuse a mené la grossesse à terme et remis l’enfant aux parents qui semblaient avoir changé d’avis.
Virtus : prendre des engagements pour installer de bonnes habitudes dans notre vie
A l’occasion du programme spirituel Virtus, proposé par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre pour le Carême 2024, nous avons interrogé l’abbé Paul Roy :
Votre parcours Virtus commence le 28 janvier alors que le Carême ne commence que le 14 février. Pourquoi ce décalage ?
Dans la tradition de l’Eglise latine, comme également chez nos frères Orientaux, le carême est précédé d’une période de préparation, formant ainsi un « grand carême » en deux étapes : pour permettre de bien profiter des 40 jours qui amènent à Pâques, une période de préparation – un pré-carême de trois semaines – constitue la phase de test et de mise en place.
Vous préconisez notamment des engagements de pénitence de type douche froide ou pas de chocolat. N’est-ce pas un peu du pélagianisme ?
Nous proposons de prendre des engagements dans trois domaines : les deux premiers (prière et formation chrétienne, exercice des vertus) permettront d’installer de bonnes habitudes à conserver dans notre vie, le dernier consiste en une mortification choisie et non-nécessaire : se priver de quelque chose de bon, pour montrer au Seigneur qu’il représente plus pour nous qu’une douche chaude ou une tablette de chocolat, et faire pénitence pour nos fautes et les péchés du monde.
À chaque Carême nous voyons se multiplier les propositions d’accompagnement via les réseaux sociaux dans lesquels il nous est proposé de réduire … nos temps d’écran. N’y a-t-il pas là une contradiction ?
L’écran est le type même de ces réalités que la modernité nous imposent… et qui nous dominent si nous ne prenons pas les moyens de les faire servir à notre bien surnaturel. Virtus propose d’utiliser les possibilités ouvertes par la technologie (formation et communauté en ligne) pour avancer en vertu et en vie spirituelle : pour mieux vivre la vraie vie.
Rififi à France Télévisions
Un “Complément d’enquête” à charge a été diffusé sur Jordan Bardella. Mais ceux sur Gabriel Attal, Rachida Dati et Alexis Kohler vont être censurés, ce qui provoque la colère des journalistes de France télévision.
Le directeur de l’information, Alexandre Kara, a demandé, aux journalistes travaillant sur les magazines Complément d’enquête, Envoyé spécial et 13h15 de « faire une pause », jusqu’aux élections européennes. Cette pause se justifie, selon lui, par souci de respect du pluralisme. Une demande « inacceptable » pour le Syndicat national des journalistes.
Par ailleurs, la présidente du groupe audiovisuel public projette un vaste plan d’économies, avec un tour de vis de 200 millions d’euros.
Peut-on bénir Fiducia supplicans ? Ni oui, ni non, bien au contraire
Deuxième analyse de la Revue Thomiste sur la déclaration “Fiducia supplicans” dont voici la conclusion :
[…] Au-delà des polémiques, cette affaire montre la difficulté d’ériger en règle universelle ce qui était pratiqué jusque-là par tous les pasteurs dans le secret du Confessionnal ou dans la discrétion d’un accompagnement personnalisé. N’était-ce pas une gageure, un objectif illusoire, la tâche étant de fait impossible ? Tandis que la règle doit demeurer générale et impersonnelle, disposer pour l’avenir, ces situations réclament un esprit de finesse et non de géométrie, un tact pastoral qui peine à se mesurer de loin et se gouverner d’en-haut.
Cela pose la question de l’articulation de la prudence pastorale et de la loi de charité oscillant parfois entre l’appréciation des situations concrètes et la promotion du bien commun. Ce qui n’est pas une difficulté propre à l’Église. L’époque fait primer les droits individuels sur le bien commun, ce qui à terme est ruineux pour toute société fût-elle ecclésiale. Peut-on sauver à tout prix la brebis perdue au point de perdre les quatre-vingt-dix-neuf autres ainsi délaissées ? L’ordre des pénitents de l’Antiquité avait cette fonction de stigmatiser le pécheur pour traiter à part le membre malade et ainsi éviter la contagion du corps entier. Au risque de croire que le pécheur n’est plus dans l’Église (ce qui est faux : l’Église est faite pour lui) ou que les autres sont parfaits (ce qui là encore est trompeur : tous doivent se convertir). On peut alors dénoncer la tentation donatiste d’une Église des parfaits, ouvrir toutes grandes les portes pour ne pas en faire une douane ou une prison. Mais que dire d’un hôpital de campagne où les malades siègent avec les bien-portants au point de ne plus offrir aucune résistance à la pandémie ? Que faire d’une barque de l’Église qui n’aurait ni boussole ni gouvernail, ouverte à tous mais soumise à tous vents, ne montrant plus le chemin ni son intention de le suivre ? Il n’est pas certain que la via caritatis et la loi de gradualité puissent aisément changer d’échelle en passant de la grille du confessionnal à la Confession de Pierre.
Plus largement, cela souligne l’enjeu de la globalisation de l’Église. Faut-il promouvoir et consacrer une théologie contextuelle et une pastorale contextuelle qui conduira fatalement à une dogmatique contextuelle au détriment de l’unité de la foi ? « Plaisante justice qu’une rivière borne ! Vérité au‑deçà des Pyrénées, erreur au‑delà » (B. Pascal, Pensées, Br. 294). Mais cela aura eu au moins le mérite de mettre l’accent sur la nécessité d’examiner de plus près un champ d’étude trop délaissé qui trouve ici un regain d’intérêt. En conclusion, pour répondre brièvement à la question posée dans le titre de cette étude : Peut-on bénir Fiducia supplicans ? Notre réponse sera tout aussi claire : ni oui, ni non, bien au contraire.
Dans l’Eglise, le plus important n’est pas de participer à des débats et des synodes, mais de suivre ses commandements
L’abbé Ralph Weimann, docteur en théologie et en bioéthique, enseigne à l’Unisezrsité Saint-Thomas d’Aquin à Rome. Membre du “Nouveau Cercle des Elèves de Joseph Ratzinger”, il vient de publier un Guide pour la vie éternelle, préfacé par le cardinal Sarah.
Ce petit ouvrage d’une centaine de pages, divisé en 18 courts chapitres, aborde le sujet, souvent tabou, des fins dernières. Si vous ne savez pas où vous allez, vous tournerez en rond au mieux, mais vous y arriverez à peine. Un chrétien se caractérise par le fait qu’il connaît cette voie. Le présent livre veut nous rappeler ce chemin, il veut offrir une direction pour la vie éternelle : l’Eglise, le péché, la miséricorde, le jugement, l’enfer, le paradis et le purgatoire… A l’orée du Carême, retrouvez le sens de la vie éternelle :
Dans l’Eglise, le plus important n’est pas de participer à des forums de discussion, des débats et des synodes, mais d’accueillir Jésus-Christ et de suivre fidèlement ses commandements.
La constitutionnalisation de l’avortement pourrait faire sauter toute forme de limite
Le député LR Patrick Hetzel est interrogé dans France catholique. Extrait :

Le diocèse de Bordeaux aux côtés d’imams proches des frères musulmans
Lu sur Infos Bordeaux :
Plusieurs responsables religieux de la région bordelaise organisent, dans quelques jours, une “une marche pour la fraternité”. Le diocèse de Bordeaux, via son “délégué épiscopal pour la rencontre avec les Musulmans” (Daniel Ambry), y participe. Cette marche, qui aura lieu le dimanche 04 février, s’arrêtera notamment à l’Église Sainte-Eulalie.
Celle-ci est mise en place à l’occasion de « Journée internationale de la fraternité humaine » organisée par les Nations Unies. Le responsable diocésain va donc se joindre au pasteur Nina Liberman, mais également à deux imams très polémiques, proches des frères musulmans (Mahmoud Doua et Hassan Belmajdoub).
Le premier est l’imam de Cenon, Mahmoud Doua, dont nous avons récemment fait le portrait. Il est connu pour avoir déclaré sur France 2 que la persécution des chrétiens d’Orient était de la “désinformation” !
Le second est l’imam de la mosquée de Mérignac. Il est depuis longtemps dans le viseur des renseignements territoriaux pour ses fréquentations. […]
Immigration : Face au coup d’État des juges, le Texas prend ses responsabilités
Actualité intéressante outre-atlantique, qui fait écho à ce qui se passe en France. Le gouverneur du Texas a saisi les terrains autour de la frontière pour empêcher les douaniers (border patrol – agence du gouvernement) de laisser passer les immigrés. La garde nationale du Texas arrête maintenant tous ceux qui passent et les renvoie de l’autre côté. Joe Biden s’est plaint à la Cour suprême et a gagné. Néanmoins, le gouverneur du Texas ignore la décision et assume. 25 gouverneurs Républicains viennent d’apporter leur soutien au Texas.
Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a publié cette déclaration solennelle, par laquelle il invoque le droit des Etats à la légitime défense face à un gouvernement fédéral qui refuse de s’acquitter de ses obligations.
Le gouvernement fédéral a rompu le pacte entre les États-Unis et les États. Le pouvoir exécutif des États-Unis a le devoir constitutionnel d’appliquer les lois fédérales protégeant les États, y compris les lois sur l’immigration actuellement en vigueur. Le président Biden a refusé d’appliquer ces lois et les a même violées. Le résultat est qu’il a battu des records en matière d’immigration clandestine.
Bien qu’il ait été mis en demeure par une série de lettres, dont l’une lui a été remise en mains propres, le président Biden a ignoré la demande du Texas de s’acquitter de ses devoirs constitutionnels.
– Le président Biden a violé son serment d’exécuter fidèlement les lois sur l’immigration promulguées par le Congrès.
Au lieu de poursuivre les immigrants pour le délit fédéral d’entrée illégale, le président Biden a envoyé ses avocats dans les tribunaux fédéraux afin de poursuivre le Texas pour avoir pris des mesures de sécurisation de la frontière.
– Le président Biden a demandé à ses agences d’ignorer les lois fédérales qui imposent la détention des immigrés clandestins. Cela a pour effet d’autoriser illégalement leur libération conditionnelle en masse aux États-Unis.
– En gaspillant l’argent des contribuables pour détruire l’infrastructure de sécurité frontalière du Texas, le président Biden a incité les immigrants clandestins à quitter les 28 points d’entrée légaux situés le long des ponts de la frontière sud de cet État, où personne ne se noie, pour s’aventurer dans les eaux dangereuses du Rio Grande.
Avec les politiques frontalières anarchiques du président Biden, plus de 6 millions d’immigrés clandestins ont franchi notre frontière méridionale en l’espace de trois ans seulement. C’est plus que la population de 33 différents États de ce pays. Ce refus illégal de protéger les États a infligé un préjudice sans précédent au peuple dans l’ensemble des États-Unis.
James Madison, Alexander Hamilton et les autres visionnaires qui ont rédigé la Constitution américaine avaient prévu que les États ne devaient pas être laissés à la merci d’un président sans foi ni loi qui ne fait rien pour arrêter les menaces extérieures telles que les cartels qui font passer clandestinement des millions d’immigrants illégaux à travers la frontière. C’est pourquoi les auteurs de la Constitution ont inclus à la fois l’article IV, paragraphe 4, qui promet que le gouvernement fédéral “protégera chaque [État] contre l’invasion”, et l’article I, paragraphe 10, clause 3, qui reconnaît “l’intérêt souverain des États à protéger leurs frontières”. Arizona v. United States, 567 U.S. 387, 419 (2012) (Scalia, J., dissident).
Le fait que l’administration Biden n’ait pas rempli les obligations imposées par l’article IV, § 4, a déclenché l’article I, § 10, clause 3, qui réserve à cet État le droit de légitime défense. Pour ces raisons, j’ai déjà déclaré une invasion en vertu de l’article I, § 10, clause 3, afin d’invoquer l’autorité constitutionnelle du Texas pour se défendre et se protéger. Cette autorité est la loi suprême du pays et supplante toute loi fédérale contraire. La garde nationale du Texas, le département de la sécurité publique du Texas et d’autres personnels du Texas agissent en vertu de cette autorité, ainsi que de la législation de l’État, pour sécuriser la frontière du Texas.
Remigration : Marine Le Pen condamne l’AFD
Elle a choisi son moment. A quelques mois des élections européennes et alors que la loi immigration vient d’être largement censurée par le Conseil constitutionnel, Marine Le Pen s’est démarquée de ses alliés allemands de l’AfD, à propos d’une forme de “remigration”, en allant jusqu’à s’interroger sur “la capacité” du RN à s’allier “dans un même groupe” au Parlement de Strasbourg, tel que c’est le cas aujourd’hui.
“Nous serons amenés à discuter ensemble de divergences aussi importantes que celles-là et voir si ces divergences ont ou pas (…) des conséquences sur la capacité que nous avons à nous allier dans un même groupe”.
Le parti Alternative für Deutschland a créé la polémique il y a quinze jours après les révélations d’une réunion à laquelle plusieurs de ses dirigeants ont participé en novembre à Potsdam, près de Berlin, lors de laquelle un projet d’expulsion massive de personnes étrangères ou d’origine étrangère, y compris de citoyens allemands, a été discuté.
“Je suis en total désaccord avec la proposition qui aurait été discutée ou aurait été décidée dans le cadre de cette réunion”. “Jamais nous n’avons défendu une quelconque +remigration+, en ce sens que l’on retirerait la nationalité française à des gens qui l’ont acquise, y compris en vertu de conditions que nous contestons”.
Actuellement, les eurodéputés RN siègent dans le même groupe que ceux de l’AfD au Parlement de Strasbourg.
“Je considère que nous avons une opposition flagrante avec l’AfD”.
Quelle est la stratégie ? Planter dans le dos la campagne de Jordan Bardella ? Donner des signaux négatifs à son électorat sur l’immigration, après avoir abandonné toute conviction sur le plan sociétal ?
Le journaliste Mike Dickson, très critique contre Djokovic à propos du COVID, décède soudainement
Mike Dickson, journaliste qui couvrait les sports pour le Daily Mail depuis 1990, est décédé alors qu’il couvrait l’Open d’Australie. Il avait 59 ans. Selon sa famille, M. Dickson s’est soudainement effondré et est décédé la semaine dernière lors du tournoi du Grand Chelem à Melbourne, en Australie. À l’heure actuelle, on ne sait pas exactement ce qui a causé la mort de M. Dickson.
Bien que ce journaliste ait été généralement respecté et considéré comme brillant pour son travail dans le domaine du sport, M. Dickson a attiré l’attention au plus fort de la diffusion du vaccin COVID-19 pour ses opinions très critiques quant à la décision de M. Djokovic de ne pas se faire vacciner. Dans divers articles et sur les réseaux sociaux, il avait dénoncé la décision de M. Djokovic et affirmé que la star du tennis serbe avait terni son image publique en refusant de se faire vacciner.
Malgré sa position critique, M. Djokovic a rendu hommage à M. Dickson et à sa famille dans une déclaration sur X.
“Condoléances à la famille de Mike Dickson. Repose en paix”.
2024 est en Russie « l’année de la famille »
Extrait du discours de Poutine devant le Forum de la famille :
“Aujourd’hui, dans certains pays, comme vous le savez, l’institution de la famille, les valeurs humaines normales, simplement normales, sont cyniquement détruites et remplacées par de pseudo-valeurs. Dans ces pays, les valeurs familiales traditionnelles sont également oubliées. Mais nous, au contraire, nous les préserverons, nous les renforcerons, nous les transmettrons aux générations futures. C’est un choix irrévocable de notre pays. Et nous croyons que les valeurs traditionnelles, ainsi que les aspirations des peuples à la vraie liberté, à la justice et à la souveraineté, serviront de pilier au monde multipolaire, dont les processus de formation sont en cours et dont la dynamique est croissante.”
“Emmanuel Macron, qui n’a pas eu d’enfant, est manifestement incapable de se mettre à la place des parents”
Sabine de Villeroché a interrogé pour Boulevard Voltaire Ludovine de La Rochère sur le nouveau gouvernement. Extraits :
Instauration d’un nouveau congé parental et lutte contre l’infertilité : ces mesures annoncées par Emmanuel Macron sont-elles à la hauteur de l’enjeu démographique ?
Non seulement ces propositions, qui s’apparentent à des trouvailles de dernière minute, ne sont pas à la hauteur, mais, pire, le « congé de naissance » irait à l’encontre du but recherché.
L’idée d’Emmanuel Macron est de remplacer le congé parental actuel, qui peut aller jusqu’à trois ans, par un « congé de naissance », qui serait certes mieux indemnisé, mais qui serait de seulement six mois pour chaque parent, cette durée incluant le congé de maternité et de paternité. Imaginer que les mères – car ce sont elles, dans 99 % des cas, qui prennent un congé parental – ne puissent plus rester plus de six mois auprès de leur tout petit alors qu’elles le souhaiteraient serait infiniment désolant, aussi bien pour les parents que pour les enfants. Car il est évidemment plus confortable et apaisant pour un nourrisson d’être à la maison auprès de sa mère plutôt que d’être en collectivité. Je rappelle, au passage, qu’en crèche, un adulte s’occupe à lui tout seul de 5 à 8 tout-petits (suivant leur âge). L’attention donnée à chacun est donc bien différente de la maison !
Et, naturellement, cela ne favoriserait en rien la natalité, bien au contraire. Déjà, les places en crèche et chez les assistantes maternelles sont largement insuffisantes. Cela signifie que les parents seront très angoissés à l’idée de ne pas trouver de moyen de faire garder leur enfant au bout de ces six mois, ou douze si le père prend aussi ce congé de naissance. Ce serait la meilleure manière, en fait, de dissuader d’avoir un enfant. D’ailleurs, les témoignages en ce sens fleurissent sur les réseaux sociaux depuis la conférence de presse présidentielle.
Certes, Emmanuel Macron promettra de nouvelles places de crèche, mais ce sera de la poudre aux yeux. Créer des places est très difficile – et aucun gouvernement n’a tenu ses promesses en la matière depuis bien longtemps –, notamment parce qu’il y a un problème majeur de recrutement.
Mais le comble, c’est que ces places de crèches représentent un budget beaucoup plus important pour les finances publiques que le congé parental : la crèche coûte 2.000 € par mois par enfant à la collectivité, contre 429 € par mois pour l’allocation PreParE versée aux parents pour le congé parental. Il serait donc tout à fait possible de revaloriser le congé parental – largement insuffisant à ce jour – tout en maintenant sa durée actuelle.
En outre, il faut absolument supprimer les conditions imposées depuis 2015 pour le congé parental : les parents ont en effet l’obligation de se répartir ce congé. La mère ne peut plus prendre que deux années, et si le père ne prend pas la troisième année, celle-ci est perdue. Or, les pères ne le prennent pas plus qu’avant 2015, ce qui signifie que les parents doivent trouver un moyen de faire garder leur enfant de ses 2 ans jusqu’à l’entrée à l’école. Et, précisément, c’est l’une des raisons du décrochement de la natalité en 2015.
Emmanuel Macron, qui n’a pas eu d’enfant, est manifestement incapable de se mettre à la place des parents et de comprendre quelque chose aux problématiques de l’accueil de l’enfant !
[…]
Bruno Le Maire, pourtant initialement hostile à la GPA, déclare, lui, « poursuivre sa réflexion sur le sujet » et semble prêt à changer d’avis au nom de « l’esprit d’ouverture ». Y voyez-vous le signe d’une probable légalisation à venir de la GPA ?
C’est une mauvaise nouvelle parce que tout avis positif, tout signe en faveur de cette pratique est un scandale au regard de ce qu’elle est, à savoir une exploitation de la femme, une chosification de l’enfant, un trafic international d’êtres humains. Comme pour la loi Taubira, sur laquelle il s’était abstenu en 2013, on peut penser que Bruno Le Maire souhaite avant tout se donner une image de modernité, d’ouverture. Mais la GPA n’a rien de moderne ni de sympathique. Il fait une lourde erreur. Une grande part des féministes y est d’ailleurs farouchement opposée. Et je crois vraiment que tôt ou tard, tous ceux qui se seront déclarés favorables à cette pratique et l’auront facilitée seront condamnés par les générations à venir.
Quant à son argumentation (il a déclaré avoir été touché par l’histoire d’un couple d’amis qui a obtenu un enfant par GPA), elle est indigne d’un politique, qui plus est de son niveau. La politique doit reposer sur la raison et non sur l’affect. Elle implique impérativement de savoir prendre du recul, de réfléchir à la portée des décisions pour l’ensemble de la société, d’analyser les implications et conséquences. Or, sur la gestation pour autrui, celles-ci sont insupportables et indéfendables.
Mais je ne pense pas que cela annonce un projet de légalisation d’ici 2027. Cela me semble plutôt correspondre aux ambitions présidentielles de Bruno Le Maire, à sa stratégie pour 2027 ou 2032, car il est de notoriété publique que c’est son obsession. Comme Emmanuel Macron et d’autres, il veut payer son écot à la gauche progressiste. Mais la GPA est un sujet atypique qui divise profondément à gauche et qu’une grande part de l’électorat de droite n’admettra pas. La GPA, c’est tout, sauf un pari gagnant !
Immigration : la tyrannie des juges
Le Conseil constitutionnel a censuré plus du tiers des articles. 32 sont jugés sans lien suffisant avec le texte, dont le durcissement de l’accès au regroupement familial. 35 des 86 articles du projet de loi ont été totalement ou partiellement censurés par l’institution présidée par l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius.
Le même jour, nous apprenons que plus de 323 000 premiers titres de séjour ont été délivrés en France l’an dernier, selon le ministère de l’Intérieur . Un nombre record et une hausse par rapport à l’année précédente. Les régularisations de personnes sans-papiers ont été quasi-stables (+0,3 %) à un peu plus de 34 000. Les expulsions ont augmenté de 10 % l’an dernier pour dépasser la barre de 17 000. Une paille.
En revanche, « nous avons une augmentation très importante des expulsions », s’est félicité le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Celles-ci ont augmenté de 10 % pour dépasser la barre de 17 000, selon le rapport.
« Les chiffres de l’immigration 2023 reflètent nos priorités politiques », a réagi le ministre sur X.
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé «un coup de force des juges, avec le soutien du président de la République lui-même».
“La loi immigration est mort-née. La seule solution, c’est le référendum sur l’immigration”
Dans Le Figaro, Vincent Trémolet estime :
«3 Français sur 4 veulent drastiquement renforcer la maîtrise de nos frontières. La volonté majoritaire doit-elle s’arrêter là où commence celle des juges? De Gaulle a répondu: “en France, la meilleure cour suprême, c’est le peuple”»
Eric Zemmour a déclaré :
Comme je l’annonçais, il ne restera rien d’autre dans cette loi que la régularisation de 10 000 clandestins de plus par an, sans compter le regroupement familial. Merci Macron, merci Darmanin, merci Marine Le Pen et merci Eric Ciotti.
En 1997, il dénonçait déjà :

I-Média : Ils nous insultent avec nos impôts
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le traitement médiatique de la révolte des agriculteurs et le drame de la mort de l’agricultrice et de sa fille, tuées par une voiture bélier.
Le dossier du jour est consacré au service public audiovisuel comme relais de la propagande d’Etat qui s’est récemment illustré par le “Complément d’Enquête” sur Jordan Bardella et l’affaire du Lycée Stanislas.
Enfin, les pastilles de l’info :
1) Décryptage : le domicile de Anne-Sophie Lapix cambriolée
2) Le super bobard : Affaire Théo
3) Propagande propagande : Duhamel encense Jupiter !
4) Grande occultation dans l’affaire Beltrame
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM consacré à Frédéric Taddeï, à la croisée des chemins entre les médias “mainstream” et alternatifs.
Contre l’avortement dans la Constitution, écrivez aux élus
Communiqué de la Marche pour la vie (que vous pouvez soutenir ici) :
Avec plus de 10 millions d’avortements en France depuis 1975, ce qui est menacé dans notre pays, ce n’est pas l’avortement, c’est le droit de naitre.
Or, sur proposition du gouvernement, l’Assemblée Nationale a examiné le 24 janvier le projet de loi de constitutionnalisation de l’avortement pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ». Les débats ont été vifs et nous remercions les députés courageux qui se sont opposés à ce texte. Dans la nuit, au moment du vote, 13 députés se sont prononcés contre, 99 pour.
Le vote solennel doit intervenir à l’Assemblée Nationale, mardi 30 janvier 2024. Si nous pouvons nous attendre qu’une forte majorité des députés vote ce texte, le président du Sénat, M. Gérard Larcher « est opposé à ce que l’IVG soit inscrite dans la Constitution. Il ne pense pas que l’IVG soit menacée en France et considère que la Constitution n’est pas un catalogue de droit sociaux et sociétaux ». Nous appelons tous les « sages » de la République à rejeter ce texte.
Cela rejoint les convictions des milliers de marcheurs pour la vie qui se sont retrouvés à Paris le 21 janvier, pour demander le déploiement de politiques de prévention de l’avortement, et dire non à l’inscription dans la Constitution.
Vous pouvez écrire à vos sénateurs dès maintenant et les encourager en utilisant le site des AFC, l’une de nos associations partenaires, qui propose différents formats de lettres.
Il devient essentiel de créer une mission d’étude parlementaire pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP Octobre 2020), afin de réduire le drame qu’est l’avortement et d’entrer dans un cercle vertueux pour des raisons de santé publique, démographiques et économiques.
Procès Beltrame : les étranges liens entre la Préfecture et un caïd des cités
Reda El Yaakoubi, le « parrain » de la cité d’Ozanam à Carcassonne, connu pour trafic de drogue, serait très proche de Radouane Lakdim (il est suspecté de lui avoir fourni de l’argent et des armes), te terroriste qui a tué Arnaud Beltrame, et semble adepte d’un islam radical. Lors d’une garde à vue, l’individu, qui a le droit de contacter un proche, a appelé le délégué du préfet. Ce dernier était chargé de négocier « des mises hors de cause ou des reports d’audition par la police dans des affaires où il paraît impliqué », tandis que le caïd devait obtenir « des informations relatives aux incidents dans le quartier et un retour au calme (dans la cité) ».
Reda El Yaakoubi avait ainsi pu « bénéficier d’informations couvertes par le secret professionnel », de « traitements de faveur » et « d’une forme d’impunité », relate Le Point. Le délégué lui aurait par exemple soufflé « une version à fournir à la police » lors de ses auditions.
Concernant le délégué, aucune procédure n’a été ouverte à son encontre. Il exerce désormais dans une mairie du sud de la France.
La non-mixité à l’école, un sujet tabou en France
Suite à la polémique Oudéa-Castéra, qui a mis ses fils dans des classes non-mixtes, Le Parisien publie un article pertinent sur le sujet, interrogeant notamment Michel Valadier, président de la Fondation pour l’école. Extraits :
Dans le privé sous contrat, quelques établissements – comme le collège Stanislas – pratiquent la non-mixité dans certaines classes. Cela concernerait environ 1 % des près de 7500 établissements privés sous contrat. Dans le public, seule l’école de la Légion d’honneur est exclusivement réservée aux filles. En France, la pratique est autorisée pour les établissements sous contrat depuis 2008, quand un texte de loi passé relativement inaperçu a modifié la législation de 1975 qui imposait la mixité à tous les établissements.
« La non-mixité n’est pas choisie par des mormons qui ne veulent pas que des garçons voient des filles ! ». « Les filles ont souvent un niveau de maturité plus élevé que les garçons à partir du début du collège. Cela permet d’adapter la façon d’enseigner ».
Séparer les sexes à l’âge de la puberté permet aussi de « faciliter la concentration des garçons et des filles pendant les cours ».
Aucune étude n’a été menée en France sur cette option pédagogique. Mais ce n’est pas le cas à l’étranger.
« Ce ne sont pas des résultats spectaculaires mais ils montrent qu’en moyenne, les élèves réussissent mieux en non-mixité dans les matières « sexuées ».
« Dans les classes mixtes, les filles sont souvent meilleures donc les garçons pour se démarquer et se faire remarquer ne vont pas travailler, vont brocarder les filles qui travaillent… Les classes non-mixtes permettent de les emmener plus loin ».
Fiducia supplicans : “L’impression que l’on trafique le thermomètre moral pour bénir des actes désordonnés ne peut que rendre le sensus fidei suspicieux”
La Revue Thomiste propose à son tour une première analyse de la déclaration “Fiducia supplicans”. En voici quelques extraits :
[…] En rappelant l’origine et la fin de toute bénédiction, il apparaît alors clairement quelle est la grâce que l’on demande lorsqu’on bénit : elle doit apporter la vie divine pour être « saints et immaculés dans sa présence ». Il n’y a donc de bénédiction qu’en vue de la sanctification et de la libération du péché, servant ainsi à la louange de Celui qui a fait toutes choses (Ep 1, 12).
Déroger à cet ordre divin de la bénédiction pour le salut est impossible à l’Église. Tout propos de bénir sans que cette bénédiction soit explicitement ordonnée à être « saints et immaculés », même pour des motifs par ailleurs louables, heurte donc immédiatement le sensus fidei.
[…] Il n’est dès lors pas étonnant que le sensus fidei soit troublé lorsqu’il est enseigné qu’un prêtre, requis comme ministre du Christ, pourrait bénir sans que cette bénédiction soit une action sacrée de l’Église, simplement parce qu’aucun rituel n’a été établi. Cela revient à dire soit que l’Église n’agit pas toujours comme l’Épouse du Christ, soit qu’elle n’assume pas d’agir toujours comme l’Épouse du Christ.
[…] Il est donc compréhensible que le sensus fidei soit troublé lorsque les bénédictions sont présentées de telle sorte que leur portée morale devient confuse. En effet, l’instinct de la foi ne s’attache pas seulement aux vérités révélées mais il s’étend à la mise en pratique de ces vérités dans la conformité aux mœurs de l’Évangile et de la Loi divine (cf. par ex. Jc 2, 14s.). C’est pourquoi le sensus fidei répugne à voir la boussole morale des bénédictions neutralisée ou faussée. — Ainsi lorsqu’on met en exergue une condition de la bénédiction au détriment des autres. Par exemple la miséricorde de Dieu et son amour inconditionnel pour le pécheur n’empêchent pas la finalité de cette miséricorde et de cet amour inconditionnel, et n’annulent pas les conditions du côté du bénéficiaire ni l’ordre des bienfaits. — De même, lorsque l’on évoque les effets plaisants (le réconfort, la force, la tendresse) en taisant les effets déplaisants alors qu’ils sont les chemins nécessaires de la libération (la conversion, le rejet du péché, la lutte contre les vices, le combat spirituel). — Enfin, lorsqu’on s’en tient à des termes généraux (la charité, la vie) sans indiquer les conséquences concrètes qui sont la raison même d’une bénédiction particulière.
[…] L’impression que l’on trafique le thermomètre moral pour bénir des actes désordonnés ne peut que rendre le sensus fidei suspicieux. Certes, cette suspicion a besoin d’être purifiée de toute projection dans une moralité idéale ou d’une rigidité morale valable seulement pour les autres. Mais il reste que le sensus fidei touche juste lorsqu’il s’alarme de ce qu’on pourrait attribuer à Dieu de bénir le mal. Quel pécheur ne serait pas bouleversé si une voix autorisée lui apprenait que, finalement, la miséricorde divine bénit sans délivrer, et qu’il sera désormais accompagné dans sa misère mais aussi abandonné à sa misère ?
[…] L’incohérence et le manque de responsabilité du Magistère sont incontestablement une cause de grand trouble du sensus fidei. D’abord parce qu’ils introduisent l’incertitude quant aux vérités réellement enseignées par le Magistère ordinaire. Plus grave, ils ébranlent la confiance dans l’assistance divine du Magistère et l’autorité du successeur de Pierre qui, elles, appartiennent au dépôt sacré de la parole de Dieu.
[…] Fiducia supplicans a eu lieu. Même en remontant plusieurs siècles en arrière, ce document ne connaît pas d’équivalent. Le trouble dans le peuple de Dieu est arrivé et cela ne peut être défait. Il faut maintenant œuvrer pour réparer les dommages, et pour que leurs causes, dont celles que nous avons relevées, soient résorbées avant que la déflagration ne s’étende. Cela ne sera possible qu’en restant unis autour du Saint-Père et en priant pour l’unité de l’Église.
Le gouvernement allemand tente de restreindre le militantisme pro-vie devant les centres d’avortement
Le 24 janvier, le cabinet du gouvernement allemand a accepté la proposition de loi restreignant l’activisme pro-vie devant les cliniques d’avortement. Le ministre de la famille, Lisa Paus, a déclaré qu’elle espérait que le projet de loi serait adopté cet été par le Parlement allemand.
Selon le journal allemand Der Spiegel, le ministère de la justice et le ministère de la famille se sont mis d’accord sur un projet de loi visant à interdire ce que l’on appelle le “harcèlement de trottoir” des femmes devant les cliniques d’avortement. Selon la loi, aucun obstacle ne pourra être érigé devant les cliniques d’avortement à l’avenir, et les femmes enceintes ne pourront être “approchées, harcelées ou intimidées contre leur volonté”, rapporte Der Spiegel. Il sera également interdit de diffuser des informations sur la grossesse et l’avortement qui sont “fausses ou qui visent à causer une forte détresse émotionnelle aux femmes enceintes”. Une violation de la nouvelle loi serait considérée comme une infraction administrative.
Lisa Paus a déclaré que “la liberté d’expression des soi-disant pro-vie a ses limites”. En 2022 déjà, Mme Paus avait le projet de forcer les étudiants en médecine en Allemagne à participer à des avortements pour obtenir le titre de médecin. Le gouvernement a également aboli l’interdiction de la publicité pour les avortements, ce qui permet aux avorteurs d’utiliser le marketing pour leurs “services” consistant à tuer des enfants à naître.
Cette loi fait partie d’une campagne médiatique et tente de faire passer le message que les veillées de prière devant les cliniques d’avortement seront illégales. Il s’agit plutôt d’une “guerre psychologique” contre les pro-vie. Le mouvement des 40 jours pour la vie a déjà gagné plusieurs procès lorsque les autorités locales ont tenté d’interdire leurs veillées de prière, par exemple à Francfort et à Pfortzheim.
Bien sûr, personne n’est harcelé, et il n’y a jamais eu d’incidents ni de plaintes sérieuses, pas plus qu’il n’y a eu de rapports ou de preuves que quelque chose de ce genre s’est produit. Tout cela relève du domaine de l’insinuation, notamment de la part de l’organisation pro-avortement “pro familia”, la branche allemande de la Fédération internationale du planning familial. Cette loi s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’intimidation à l’encontre des défenseurs de la vie.
Avortement : il reste quelques députés courageux
Hier l’Assemblée nationale examinait le projet de loi visant à constitutionnaliser l’avortement.
Les députés LR Xavier Breton, Patrick Hetzel, Thibault Bazin, Véronique Besse, Marc Le Fur, Anne-Laure Blin, ainsi qu’Emmanuelle Ménard avaient déposé des amendements de suppression de l’article. Seuls 27 députés ont voté pour (sur 230 parlementaires présents). Voici ces courageux députés :
RN :
- Christophe Barthès
- Christophe Bentz
- Frédéric Boccaletti
- Pascale Bordes
- Frédéric Cabrolier
- Caroline Colombier
- Hervé de Lépinau
- Sandrine Dogor-Such
- Marine Hamelet
- Marie-France Lorho
- Philippe Lottiaux
- Nicolas Meizonnet
- Pierre Meurin
- Mathilde Paris
- Lisette Pollet
- Angélique Ranc
- Julien Rancoule
- Laurence Robert-Dehault
- Béatrice Roullaud
LR :
- Thibault Bazin
- Anne-Laure Blin
- Xavier Breton
- Annie Genevard
- Philippe Gosselin
- Patrick Hetzel
- Marc Le Fur
NI : Emmanuelle Ménard
Puis l’article unique a été voté avec, cette fois, seulement 114 votants dont 13 contre. Voici les courageux députés qui se sont opposés à la constitutionnalisation de l’avortement :
RN :
- Christophe Bentz
- Frédéric Boccaletti
- Hervé de Lépinau
- Nicolas Meizonnet
- Pierre Meurin
- Mathilde Paris
- Julien Rancoule
- Béatrice Roullaud
LR :
- Xavier Breton
- Philippe Gosselin
- Patrick Hetzel
- Marc Le Fur
NI : Emmanuelle Ménard
N’hésitez pas à les féliciter.
Un nouveau vote solennel aura lieu le mardi 30 janvier, puis le texte partira au Sénat.
L’émission En Quête d’esprit sera codiffusée sur CNews et Europe 1
Europe 1 annonce la co-diffusion, à partir du dimanche 28 janvier, 13h, de l’émission de CNews “En quête d’esprit” d’Aymeric Pourbaix, qui aborde l’actualité d’un point de vue spirituel et philosophique.
Dimanche 28 janvier, l’émission aura pour thème les musulmans convertis : pourquoi ont-ils choisi le Christ ?
Depuis le lundi 8 janvier, la station co-diffuse également de 9 heures à 9h30 la première partie de « L’Heure des pros » de Pascal Praud, l’émission matinale sur CNews.
Chaque jour à 8h10, l’interview politique de Sonia Mabrouk est présente simultanément sur les deux antennes, tout comme l’est la deuxième heure (18h-19h) de “Punchline” de Laurence Ferrari sur CNews.
Enfin, depuis le samedi 20 janvier, Europe 1 co-diffuse en différé, entre 10h et 11h, l’émission de CNEWS incarnée par Philippe de Villiers et présentée Eliot Deval.
Entendu à l’Assemblée, le Collectif pour le Respect de la Médecine redit son opposition à l’euthanasie
Mercredi 24 janvier, à l’Assemblée nationale, le CORM (Collectif pour le Respect de la Médecine) a été auditionné par le groupe de travail sur la fin de vie, présidé par Olivier Falorni.
Lors de cet échange avec la représentation nationale, le CORM a rappelé son opposition à l’élargissement des lois sur la fin de vie, pour inclure « l’aide active à mourir » (euthanasie et suicide assisté).
La responsabilité de tous professionnels de santé est d’apporter des soins à la personne qui souffre, c’est-à-dire de chercher ce qui est bon pour elle. Ces dernières années, les soins palliatifs se sont positionnés comme des soins essentiels pour les personnes en fin de vie. La médecine progresse chaque jour sur la gestion de la souffrance et l’accompagnement global de la personne humaine. Le CORM déplore aussi l’absence de chance donnée à la loi Claeys-Leonetti. Il est paradoxal de vouloir proposer une nouvelle loi alors que la loi existante n’est pas appliquée équitablement sur le territoire national, en particulier pour ce qui concerne les soins palliatifs.
D’un point de vue scientifique, le CORM s’inquiète d’une des conséquences possibles de la légalisation de l’euthanasie : l’arrêt des recherches de traitement pour des maladies aujourd’hui incurables. La médecine a toujours su se dépasser pour trouver des réponses à la souffrance des patients.
Sur le plan de l’éthique médicale, le CORM a tenu à rappeler que la dignité de la personne ne varie pas selon son état de santé ou de dépendance. Il est nécessaire de sortir de la dialectique d’une mort « digne » à condition qu’elle soit choisie. La mise en place de l’euthanasie créera un malaise profond pour de nombreuses personnes en fin de vie ou malade. Avec cette évolution, la société enverrait un message fort et choquant à toutes les personnes vulnérables, faisant penser qu’une vie malade ne vaudrait pas la peine d’être poursuivie.
Le Collectif pour le Respect de la Médecine rappelle que ce qui fonde la relation patient/ médecin est la confiance. Cette confiance synonyme de solidarité et d’inclusion, qui signifie que toute la société se tient au chevet des personnes malades et fragiles.
Cette audition a été l’occasion pour le CORM de partager le résultat d’un nouveau sondage IFOP réalisé la semaine du 15 janvier 2024. Seulement 59 % de la population souhaite la légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide assisté. Moins de 50 % des jeunes de 18 à 35 ans sont favorables à cette évolution.
En mars 2023, dans un sondage IFOP pour le JDD, 70% des Français se disaient favorables à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. En octobre 2022, dans un sondage précédent de l’IFOP pour l’ADMD, ce chiffre était de 78%.
En 16 mois, l’opinion favorable à « l’aide active à mourir » a perdu 19 points. Une chute considérable qui montre que plus nous parlons de la fin de vie et des soins palliatifs, moins les Français adhérent à ce projet.
Enfin, en s’adressant à la représentation nationale, le CORM a rappelé que voter pour l’ouverture de « l’aide à mourir » revient à voter pour toutes les futures évolutions en matière d’euthanasie et de suicide assisté. Il est impossible de vouloir légaliser cette pratique au nom de la libre détermination, et en même temps de conditionner cette liberté à des critères, médicaux ou autres. La légalisation de l’euthanasie, même conditionnée, créera des situations d’inégalités, qui seront, par la suite, le fruit d’évolution, comme nous pouvons le constater dans tous les pays qui ont ouvert cette pratique. En la matière, le seul garde-fou possible est de ne pas ouvrir cette possibilité.
À ce titre, le CORM a redit son opposition à lever l’interdit de donner la mort par la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.
Le Collectif pour le Respect de la Médecine se tient à disposition des parlementaires sur ce sujet de « l’aide active à mourir ».
Les papes et la France : le conflit entre Boniface VIII et Philippe le Bel
Cet épisode aborde le premier vrai conflit entre la papauté et la royauté française qui oppose le pape Boniface VIII et le roi Philippe IV le Bel.
Pendant que les agriculteurs souffrent, les députés s’empiffrent
L’Assemblée nationale a décidé mercredi d’augmenter d’un peu plus de 300 euros par mois l’avance de frais de mandat (AFM) des députés, en invoquant l’inflation.
La décision de porter l’AFM de 5.645 euros à 5.950 euros (+5,4%) par mois a été prise par le bureau, la plus haute instance de l’Assemblée nationale, avec le soutien de tous les groupes politiques, sauf de LFI qui s’est abstenu.
Les députés ont aussi élargi l’avance de frais de mandat à la prise en charge de la garde d’enfants, à condition que les députés ne sollicitent pas de déductions d’impôts dans le même temps.
L’avance de frais de mandat permet la location d’une permanence, de financer des déplacements, de couvrir certaines dépenses d’hébergement, des frais de réception et de représentation. Ces dépenses sont contrôlées depuis 2018 et les sommes non utilisées doivent être restituées à la trésorerie de l’Assemblée nationale.
Cette avance s’ajoute à la rémunération des élus (7.637 euros brut par mois).

