Jacques Le Morvan, RIP
Communiqué de Chrétienté Solidarité :
« Gaudete in Domino semper »
A la veille du dimanche de Gaudete, ce samedi 16 décembre 2023, à l’heure où l’on chante les complies, Jacques Le Morvan a été rappelé à Dieu.
Militant fondateur du Centre Charlier, Jacques a été de tous les combats pour la France et la Chrétienté. De Saint Nicolas du Chardonnet à Saint Louis de Port Marly, sur les routes de Chartres ou dans les rues de Paris, il a toujours été aux avant-postes de la résistance catholique et française.
Par son talent, il a su offrir au Centre Charlier et à Chrétienté-Solidarité l’écrin qui enveloppe chacune de nos initiatives et de nos luttes. Les bannières et les drapeaux qu’il a dessinés et confectionnés, avec son épouse Colette, continuent de guider nos pas.
A la manière de Jacques Perret, qu’il affectionnait tant, Jacques était, tout simplement, un défenseur du Trône et de l’Autel, un chouan poursuivant la lutte au XXe siècle finissant et en ce début de XXIe siècle si menaçant.
Les portes du Paradis sont grandes ouvertes pour ceux qui ont aimé et servi Jésus Christ ici-bas. Nul besoin d’en crocheter les serrures, ni de les enfoncer avec un bélier. Pas de policier irascible, ni de méchants évêques pour en empêcher l’accès à ceux qui ont combattu sous les bannières du Christ-Roi.
Que Notre Dame de France accueille Jacques, dans la Paix qui ne finit jamais.
A Dieu Jacques, au revoir mon cher ami.
Yann Baly
Président du Centre Charlier
Terres de Mission- Essenciel : Prisonnier de Daech, il retrouve la foi
Eglise universelle : Cette Autriche qui a dit non à Hitler (1930-1945)
Il est de bon ton de fustiger l’attitude des Autrichiens qui par le référendum du 10 avril 1938 auraient plébiscité le rattachement -l’Anschluss- de leur pays à l’Allemagne. Jean Sévillia, avec une sûre érudition, démontre dans un passionnant ouvrage “Cette Autriche qui a dit non à Hitler (1930-1945)” que la réalité est plus complexe que les simplifications manichéennes habituelles et qu’il n’est jamais facile de résister à un système totalitaire comme le fut le nazisme.
Eglise en France : Les 10 ans de l’Ecole saint-Martin de La Placeliére
Il y a 10 ans, des parents soucieux de donner à leurs enfants une véritable éducation chrétienne, créaient avec le concours de la Fraternité Saint Pie X, à proximité de Nantes, une école de garçons, placée sous le patronage de saint Martin, l’apôtre des Gaules. Son actuel directeur, l’abbé Graff, dresse le bilan de ces 10 années et évoque le développement de cet établissement qui scolarise aujourd’hui 228 élèves dans une ambiance familiale et responsabilisant
Eglise en Marche : Essenciel, au théâtre Saint Léon (Paris XV)
Alors que la guerre ravage le Moyen-Orient, la rencontre, au cœur du désert, d’un homme de notre temps, sans repères ni certitudes, avec un prêtre. Un parcours de foi présenté par Franck Baugin, auteur et metteur en scène de cette pièce, à voir du 11 au 28 janvier.
La FSSP expulsée du diocèse de Quimper
Un lecteur nous informe qu’un représentant du diocèse de Quimper et Léon vient d’annoncer ce matin lors des messes célébrées par les prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) à Quimper et Sainte-Sève, que l’évêque a décidé de supprimer les deux apostolats de la FSSP dans le diocèse.
Comment en est-on arrivé là ?
Depuis plusieurs semaines le diocèse avait proposé à la FSSP un déménagement afin de quitter l’église Saint-Mathieu de Quimper pour les envoyer à 15km au nord-ouest de Quimper. La situation était un peu complexe dans le diocèse avec notamment une forte opposition du clergé local face aux développements de l’apostolat de la Fraternité Saint-Pierre. Mais les discussions entre la FSSP et l’évêché étaient en cours et même si les choix du diocèse peuvent être discutables, des solutions d’apaisement avaient été trouvées. Mais deux lettres de Paix Liturgique ont brouillé la situation et en conséquence l’évêque a annoncé à la FSSP, sans autre forme de procès, qu´il en est fini de leur apostolat, non seulement à Quimper mais aussi au nord du diocèse près de Morlaix.
Quel était l’intérêt de mettre de l’huile sur le feu et de jouer contre son camp ? Ces deux lettres de Paix Liturgique, écrites sans concertation ni avec la FSSP ni avec les fidèles organisés sur place, semblent certainement avoir mis le feu aux poudre et provoqué un point de non-retour dans les négociations. Internet est devenu parfois un défouloir pour adolescents immatures, on le voit régulièrement dans les commentaires. Protester, dénoncer, vitupérer, se défouler, jouer au chouan derrière son ordinateur sans prendre la réalité concrète de ceux qui œuvrent chaque jour sur le terrain est un plaisir solitaire bien égoïste. La vertu de prudence ce n’est pas de la lâcheté ou de la frilosité mais de la compétence, de la finesse, du savoir-faire et du savoir-vivre, de la prévoyance et la capacité d’accumuler des connaissances permettant de prendre les bonnes décisions. «Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! »…
La Fraternité Saint-Pierre avait été invitée par l’évêque de Quimper, Mgr Dognin, il y a 7 ans à desservir 2 apostolats dans son diocèse pour les catholiques attachés à la liturgie traditionelle. Après la publication du motu proprio Traditionis Custodes, Mgr Dognin avait fait preuve de charité pastorale en ne remettant pas en cause la présence de la FSSP dans son diocèse.
Que vont désormais devenir les familles sacrifiées par les provocations de quelques-uns ? Qui leur donnera les sacrements ? Qui leur dispensera le catéchisme ? Il est certain qu’elles ont maintenant besoin de nos prières.
Troisième dimanche de l’Avent dit de “Gaudete”
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Nous sommes en ce dimanche 17 décembre 2023, au IIIe dimanche de l’Avent, un dimanche de joie qui verra le prêtre quitter les habits liturgiques violets qui représentaient ce temps de pénitence de l’Avent et revêtir le rose, comme pour exprimer une joie de Noël anticipé. L’autel pourra être orné de fleurs et les orgues se feront entendre…
Le troisième dimanche de l’Avent est donc un dimanche ” rose “, comme le quatrième dimanche de Carême ; ce sont les deux seuls jours de l’année où le célébrant revêt des ornements de cette couleur, car ils marquent une halte dans un temps de pénitence, où les ornements sont normalement violets. En effet l’Avent est un temps de pénitence comme le Carême, bien que moins austère, car c’est un temps de purification et de recueillement qui nous prépare à la venue du Sauveur. Ce jour de répit au milieu du temps de pénitence est un jour de joie, car nous en profitons pour entrevoir le but, qui est le salut et la rédemption finale. Aussi ce dimanche est-il appelé de Gaudete, du premier mot de l’Introït, comme le quatrième dimanche de Carême est appelé Lætare : ces deux mots voulant dire : réjouissez-vous.
1er avènement : C’est Marie qui nous donne Jésus : Vous êtes heureuse, Marie, parce que tout ce qui vous a été dit de la part du Seigneur s’accomplira en vous(Ant. du Magnif.). C’est de Bethléem que sortira le Roi dominateur qui apportera la paix à toutes les nations (2e répons) et qui délivrera son peuple du pouvoir de ses ennemis (4e rép.). Nos âmes participeront d’une façon spéciale à cette délivrance aux fêtes de Noël parce qu’elles sont l’anniversaire de l’entrée en ce monde du vainqueur de Satan. Faites, demande l’Église, que la nouvelle naissance de votre Fils unique selon la chair nous délivre de l’antique servitude qui nous tient sous le joug du péché (Messe du Jour, 25 déc.). Saint Jean-Baptiste prépara les Juifs à la venue du Messie ; il nous prépare de même à l’union, chaque année plus intime, que Jésus contracte avec nos âmes à Noël. Rendez droite la voie du Seigneur, dit le Précurseur. Aplanissons donc les chemins de notre cœur et le Sauveur Jésus y viendra pour nous donner ses grâces libératrices.
2e avènement : C’est à la venue de Jésus à la fin du monde que Saint Grégoire fait allusion en expliquant l’Évangile : Jean, le Précurseur du Rédempteur, déclare-t-il, marche devant Jésus dans l’esprit et la vertu d’Élie qui sera précurseur du Juge (9e leçon). C’est aussi, en les prenant dans leur sens littéral, de l’avènement de justice qu’il est question dans l’Épître et dans l’Introït. Si nous ressentons une grande joie à l’approche des fêtes de Noël qui nous rappellent la venue de l’humble enfant de la crèche, combien plus la pensée de sa venue dans tout l’éclat de sa puissance et de sa majesté ne doit-elle pas nous remplir d’une sainte exultation, parce que c’est alors seulement que notre rédemption trouvera sa pleine consommation.
Si l’on considère l’ensemble des chants de cette messe, la joie y est beaucoup moins partout présente que dans ceux du dimanche précédent. On y trouve aussi des appels pressants et suppliants mettant en évidence le mot “venez” qui est un des mots-clés de l’Avent, mais cette supplication reste toujours pleine de confiance et d’espérance.
► Introït : Gaudete
Le texte de l’Introït est tiré de l’Épître de saint Paul aux Philippiens. C’est d’ailleurs un des rares chants des messes de l’Avent qui provient du Nouveau Testament.
Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete : modestia vestra nota sit omnibus hominibus : Dominus prope est. Nihil solliciti sitis : sed in omni oratione petitiones vestræ innotescant apud Deum.
Réjouissez vous toujours dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche ; ne vous inquiétez de rien, mais qu’en toutes choses vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière.
Ce texte a été choisi évidemment à cause de la phrase Dominus prope est, le Seigneur est proche. En écrivant cela saint Paul ne pensait pas tellement à une proximité dans le temps. Il voulait seulement dire que le Seigneur est toujours près de nous, nous guidant et nous protégeant par sa providence. C’est pourquoi nous devons être sans inquiétude, manifestant cette tranquillité d’âme par une humeur égale envers tous. Soyez toujours joyeux, nous dit l’apôtre ; un chrétien doit toujours être joyeux, la tristesse c’est le domaine du diable. Cependant dans la liturgie de l’Avent, la phrase ” Le Seigneur est proche ” annonce la prochaine venue du Sauveur dans quelques jours à Noël. C’est cette prochaine venue qui doit susciter en nous ces mêmes sentiments de paix, de confiance et de joie. Ils sont ici très bien exprimés par une mélodie douce et tranquille, sans grands écarts, avec seulement une belle montée sur la phrase importante : Dominus prope est. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 84, un des grands psaumes de l’Avent que nous avons déjà rencontré dans les messes des deux premiers dimanches, et que nous retrouverons aujourd’hui dans le chant d’Offertoire avec ce premier verset :
Benedixisti Domine terram tuam, avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre, Vous avez ramené Jacob de captivité.
► Graduel : Qui sedes
Une particularité de ce troisième dimanche de l’Avent est que nous allons retrouver le même texte au Graduel et à l’Alléluia. Ce texte est tiré du Psaume 79, dont nous avons déjà entendu le premier verset à l’Introït de dimanche dernier, et dans lequel le peuple d’Israël, en butte aux épreuves et aux persécutions, implorait le Seigneur, son guide et son pasteur, pour qu’Il vienne le sauver. Nous n’avons plus ici la joie de Gaudete, mais une supplication intense, où le mot important, un des grands refrains de l’Avent, est Veni (venez), que l’on va retrouver à l’Alléluia.
Qui sedes, Domine, super Cherubim, excita potentiam tuam, et veni. Qui regis Isræl, intende : qui deducis velut ovem Joseph.
Seigneur, Vous qui siégez au dessus des Chérubins, réveillez votre puissance et venez. Soyez attentif, Vous qui dirigez Israël, qui conduisez Joseph comme une brebis
Les Chérubins dont il est question ici sont ceux qui étaient représentés au dessus de l’arche d’alliance, symbole de la présence de Dieu dans le temple. Joseph, comme Israël, désigne le peuple élu.
La mélodie est très ornée comme c’est toujours le cas dans les Graduels, mais on remarquera le contraste frappant entre les deux phrases de la première partie. La première qui acclame la majesté divine siégeant dans les cieux est éclatante, s’élevant jusqu’à l’extrême aigu, tandis que la deuxième prière de demande très humble, se tient entièrement dans le grave. Le texte du verset du psaume est d’ailleurs interrompu (on trouvera le texte complet de ce passage dans l’Alléluia) pour se terminer sur le mot important veni qui est ainsi mis fortement en évidence. Si la mélodie de cette première partie est très originale, celle de la deuxième partie reprend des formules types que l’on retrouve dans d’autres Graduels, avec de grandes vocalises souples et légères mais s’adaptant au texte de manière très expressive.
► Alléluia : Excita Domine
L‘Alléluia du troisième dimanche de l’Avent comporte un texte qui figurait déjà dans le Graduel et plus précisément dans la deuxième phrase. Mais cette fois il n’est pas coupé après le mot veni et il va jusqu’au bout du verset.
Excita, Domine, potentiam tuam, et veni, ut salvos facias nos.
Seigneur réveillez votre puissance et venez pour nous sauver.
Cette phrase est vraiment la prière type du temps de l’Avent, on la trouve même à plusieurs reprises dans les oraisons de la messe. Elle est revêtue ici également d’une mélodie type que l’on retrouve dans un certain nombre d’autres Alléluias au cours de l’année. Elle exprime la prière suppliante du texte d’une manière assez douce et contemplative et le mot important veni, bien que ne se trouvant pas cette fois à la fin, est quand même bien souligné.
Je suis, dit Jean-Baptiste, la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droite la voie du Seigneur (Évangile St Jean 1, 23).
► Offertoire : Benedixisti
Dans l’Offertoire du troisième dimanche de l’Avent, on retrouve le psaume 84, qui est un des grands psaumes de l’Avent et qui figurait déjà dans les chants des premier et deuxième dimanches ; c’était aussi le psaume de l’Introït de ce dimanche. Nous avions dit que dans ce psaume le peuple d’Israël rendait grâce au Seigneur pour les bienfaits passés, notamment la délivrance de la captivité de Babylone, et il s’appuyait sur cette confiance pour implorer la venue du Messie tant attendu. Nous avons déjà rencontré le verset qui formulait cette demande : ” Montrez nous votre miséricorde et donnez nous le salut “, et celui qui affirmait la certitude d’être exaucé : ” Le Seigneur donnera sa bénédiction et notre terre donnera son fruit “. Aujourd’hui nous revenons au premier verset du psaume et à la prière d’action de grâce pour la délivrance de la captivité, mais elle est évidemment éclairée par le désir du Sauveur et la confiance dans sa prochaine venue. En ce dimanche de Gaudete on se réjouit du bienfait de la Rédemption, dont la fête de Noël qui approche nous apporte les prémices.
Benedixisti, Domine, terram tuam : avertisti captivitatem Jacob : remisisti iniquitatem plebis tuæ.
Seigneur vous avez béni votre terre (c’est à dire votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité, vous avez remis les péchés de votre peuple.
Votre terre, Jacob, votre peuple, c’est toujours le peuple élu, et maintenant c’est l’Église.
La mélodie est assez contemplative mais pleine de mouvement. Chacune des trois phrases comporte une grande montée très expressive avec une nette progression d’une phrase à l’autre.
► Communion : Dicite Pusillanimes
Le texte de l’antienne de Communion du troisième dimanche de l’Avent est tiré du prophète Isaïe, le grand prophète de l’Avent, celui qui a le plus annoncé la venue du Messie. Nous l’avions déjà trouvé à l’Introït de dimanche dernier et nous le retrouverons à deux reprises dans la messe de dimanche prochain.
Dicite : Pusillanimes confortamini et nolite timere : ecce Deus noster veniet, et salvabit nos.
Dites à ceux qui craignent : Prenez courage, n’ayez pas peur, voici que notre Dieu va venir et Il vous sauvera.
Il y a donc deux phrases assez différentes : la première est l’invitation à prendre courage, ce qu’exprime sa mélodie avec une grande montée enthousiaste et vraiment réconfortante. La deuxième phrase donne le motif de ce réconfort, elle est plus calme, affirmative et pleine d’assurance.
Notre-Dame de Paris retrouve son coq
Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, a béni le coq qui s’est ensuite élevé au sommet de la flèche.
Le coq précédent, endommagé lors de l’incendie de 2019, a été remplacé par une nouvelle conception élaborée par l’architecte en chef des monuments historiques, Philippe Villeneuve. Ce nouveau coq renferme des reliques, préservées de l’incendie. Il inclut un fragment de la couronne d’épines du Christ, des ossements de Saint-Denis (premier évêque de Paris au IIIe siècle) et des ossements de Sainte-Geneviève (sainte patronne de la ville de Paris, décédée vers l’an 500). De plus, un autre tube scellé est intégré au coq, portant les noms de toutes les personnes ayant contribué à la reconstruction de la cathédrale, soit près de 2000 participants.

Cathédrale Notre-Dame de Paris: le coq doré retrouve sa place, au sommet de la flèche pic.twitter.com/yifntlABct
— BFMTV (@BFMTV) December 16, 2023
Les belles figures de l’Histoire : saint Etienne, le premier des martyrs
Aymeric Pourbaix reçoit avec Véronique Jacquier le père Jean-François Thomas :
Les accueils Louis et Zélie se dotent d’un nouveau site internet
Un Accueil Louis et Zélie est le premier maillon d’une chaîne d’entraide qui permet aux personnes qui demandent un soutien urgent d’être reçues, écoutées, guidées et de voir leur souffrance portée avec compassion par un accompagnateur formé à l’écoute qui met ses compétences professionnelles à leur service dans le respect total de leur liberté.
Le nouveau site est à découvrir ici.
Ces centres sont présents dans plus de 20 villes en France et par ailleurs en Belgique, en Suisse et en Espagne, avec :
- parfois 2 points d’écoute par ville
- 130 accompagnateurs,
- 3000 personnes déjà accueillies, accompagnées et orientées,
- et 80% des personnes qui fréquentent un accueil sont non croyantes ou non pratiquantes.
Voici les récentes et prochaines ouvertures :
Ouvertures en 2023 et au premier trimestre 2024 :
– Châlons-en-Champagne
– Rennes
Ouvertures pour Noël 2023 :
– Arles
– Fontvieille
Ouvertures début 2024 :
– Le Puy-en-Velay
– Mâcon
Le succès des Accueils Louis et Zélie est lié à la communication, la formation des écoutants et la convivialité des lieux d’accueil. L’ouverture d’un Accueil Louis et Zélie coûte 5 000 euros. Une campagne Credofunding est lancée pour en financer deux.
Des victimes du Hamas dénoncent l’inaction de la Croix-Rouge, le problème du Qatar et le financement européen du Hamas
Du 4 au 12 décembre 2023, l’ECLJ a organisé une série de rencontres de haut niveau pour trois frères et une sœur des otages du Hamas avec des personnalités politiques européennes et française à Bruxelles, Paris et Strasbourg. La délégation s’était auparavant rendue à Washington et au siège des Nations unies à Genève.
Ces réunions étaient très importantes car dès le lendemain du 7 octobre, nous avons assisté à des manifestations de joie et de soutien au Hamas dans toute l’Europe. Certains ont même nié la vérité du massacre inhumain commis sur ces innocents. D’autres ont voulu mettre sur le même plan les massacres commis par le Hamas et la réponse militaire d’Israël, oubliant que cette guerre a été délibérément provoquée par le Hamas dans le but de faire des victimes civiles palestiniennes pour servir sa propagande. Il va sans dire que nous déplorons toutes les victimes innocentes.
Au cours de ces nombreuses réunions, quatre sujets sont systématiquement revenus dans les discussions :
- Le problème de l’inaction de la Croix-Rouge : Depuis le 7 octobre, les otages n’ont pas reçu la moindre visite de la Croix Rouge, pourtant active à Gaza et en liaison avec les autorités du Hamas. D’autant que la Croix-Rouge n’a pas formellement et publiquement dénoncé son incapacité à accéder aux otages israéliens.
- Le problème du Qatar : toutes les personnes rencontrées s’accordent à dire que l’Europe doit cesser d’être naïve à l’égard du Qatar. Comme vous le savez, le Qatar non seulement finance le Hamas, une organisation terroriste, mais il héberge et protège ses dirigeants. Le Qatar est donc complice du Hamas et des crimes commis le 7 octobre. Dans le même temps, le Qatar investit massivement en Europe dans le but d’acquérir une influence culturelle et politique en Occident. Il n’achète pas seulement des clubs de football, mais aussi des hommes politiques. L’Europe doit dénoncer la complicité et la duplicité du Qatar à l’égard du Hamas.
- Le problème du financement européen du Hamas est également une question systématiquement discutée, notamment en ce qui concerne l’Université de Gaza.
- Un autre point important qui est ressorti des discussions avec les personnalités politiques est que ce qui s’est passé le 7 octobre nous concerne tous, d’autant plus que de nombreuses victimes sont des citoyens de pays européens et que l’Europe est également exposée à la menace terroriste. À plusieurs reprises, des membres des familles d’otages ont dit: “Aujourd’hui, c’est nous, demain ce sera vous.” La plupart des terroristes étaient très jeunes et il faut moins de 20 ans pour créer une génération de terroristes…
Inde : dans un contexte de réforme liturgique, crise entre l’Église syro-malabare et Rome
Le 7 décembre, le pape François a accepté la démission du cardinal George Alencherry, archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly (de l’Église syro-malabare), et celle de Mgr Andrew Thazhath, l’administrateur apostolique qu’il avait nommé il y a deux ans pour l’archidiocèse « rebelle » d’Ernakulam-Angamaly.
En Inde, l’Église syro-malabare compte quatre archidiocèses et 22 diocèses, et près de 5 millions de fidèles à l’échelle mondiale, dont une grande partie en Inde, en particulier dans l’État du Kerala, dans le sud du pays. Selon la tradition, elle a été fondée par l’apôtre saint Thomas.
Alors qu’une grave crise liturgique dure depuis des décennies, le Saint-Siège a finalement accepté que le cardinal Alencherry renonce à diriger l’Église syro-malabare. Le cardinal a dû faire face à de vives protestations de la part d’une partie du clergé et des fidèles de son archidiocèse, qui ont refusé d’appliquer une réforme liturgique votée par le Synode des évêques de l’Église syro-malabare. Sur l’ensemble des diocèses de l’Église orientale, Ernakulam-Angamaly a été le seul à refuser la réforme.
Le Synode avait décidé d’associer l’ancienne coutume de l’Église orientale, dans laquelle le prêtre célébrait ad orientem (vers l’est), et celle répandue après Vatican II, dans laquelle il célèbre versum populum (vers le peuple). Ainsi, selon la réforme, le prêtre fait face au peuple au début et à la fin de la célébration, et vers l’est durant la liturgie eucharistique.
Mais une partie des prêtres et des fidèles d’Ernakulam-Angamaly ont insisté pour conserver l’orientation ad populum durant toute la célébration comme alternative. Malgré les émissaires et les courriers envoyés par le Saint-Siège à maintes reprises, des affrontements violents ont éclaté, des portraits de cardinaux ont été brûlés et en décembre 2022, face aux événements, la cathédrale a dû fermer ses portes.
Dans ce contexte, le 29 novembre, le pape François a adressé une lettre au cardinal Alencherry en le remerciant pour son « dévouement » et sa « générosité ». Il était à la tête de l’archidiocèse d’Ernakulam-Angamaly depuis 2011, et il a été créé cardinal en 2012. Il avait déjà déposé sa démission en 2019, mais l’assemblée des évêques syro-malabars avait estimé que ce n’était pas « le bon moment ». Aujourd’hui, Mgr Sebastian Vaniyapurackal, l’évêque curial (équivalent d’un évêque auxiliaire), est chargé d’administrer l’Église syro-malabare en attendant l’élection d’un nouvel archevêque majeur.
Le 7 décembre, le pape François a aussi envoyé un message vidéo aux fidèles syro-malabars, en leur parlant directement afin d’essayer d’éviter un schisme. Dans son message, le pape appelle les fidèles à ne pas devenir « une secte » en se séparant de leur Église.
« Au nom du Seigneur, pour le bien spirituel de votre Église, de notre Église, je vous demande de réparer cette rupture. C’est notre Église, c’est votre Église. Restaurez la communion, restez dans l’Église catholique ! »
Il s’adresse aussi aux prêtres en particulier, dont certains sont au cœur des protestations violentes :
« Ne vous séparez pas du chemin de votre Église, mais marchez avec le Synode [de l’Église syro-malabare], avec vos évêques, avec l’archevêque majeur. Acceptez de mettre en pratique ce que votre Synode a établi. »
Le débat autour de l’orientation du célébrant durant l’Eucharistie est devenu une véritable tempête, révélant une ligne de faille qui divise l’Église et expose des conflits profondément enracinés autour de questions de pouvoir. La question liturgique sert de symptôme pour des problématiques structurelles et des rapports de force sous-jacents, dont une diversité régionale entre les diocèses et des disparités théologiques au sein de la même Église sui iuris (un terme désignant les Églises orientales autonomes dans la communion catholique).
Un « homme d’origine maghrébine » incendie une crèche dans une église en Italie
Un « homme d'origine maghrébine » interpellé après l’incendie d’une crèche dans une église à Parabiago (Italie). Les dégâts sont importants, un orgue du 18e siècle a notamment été endommagé.https://t.co/7PlBI2yzXl pic.twitter.com/UdfyANeE4z
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 15, 2023
Si Emmanuel Macron va au bout de son second quinquennat, au rythme actuel, il aura fait entrer 3,5 millions d’immigrés
Emission du 15 décembre sur CNews, Face à Philippe de Villiers, avec Geoffroy Lejeune :
L’école-collège Saint Roch (92) lance une grande campagne de dons
Le classement PISA publié le 5 décembre a révélé une baisse inédite du niveau des élèves au sein de l’OCDE. Sujet d’inquiétude et de préoccupation pour les parents, l’école est désormais une priorité absolue pour l’action publique. À ce titre, les écoles libres sont de véritables laboratoires qui expérimentent des manières d’enseigner autrement, au service de l’excellence et du bien-être des élèves. Si leurs résultats pédagogiques sont indiscutables, ces établissements sont économiquement les plus fragiles de notre système éducatif, car ils ne reçoivent aucune aide de l’État.
C’est dans ce contexte, afin de poursuivre sa croissance et de continuer son œuvre utile, que l’école Saint-Roch lance une grande campagne de dons du 14 au 23 décembre.
L’école-collège Saint Roch : un projet éducatif ambitieux, des enfants heureux, des parents rassurés
Fondé en 2014 dans les Hauts-de-Seine, à Bourg-la-Reine, l’établissement Saint-Roch propose un enseignement exigeant et une transmission vivante de la foi catholique dans le cadre d’effectifs restreints. Centré sur l’élémentaire, le projet s’est étendu dans un second temps aux classes de sixième et de cinquième, pour la plus grande joie des familles. Dès la fondation de l’école, sa directrice, Florence Cassagne, a eu l’intuition qu’il fallait en revenir à des méthodes éprouvées et à des principes de bon sens, dans l’intérêt des élèves. Les dernières annonces du ministre de l’éducation nationale, Gabriel Attal, prouvent le bien-fondé du projet pédagogique de Saint-Roch. La méthode de Singapour, dont il entend faire le socle de l’apprentissage des mathématiques dès la rentrée 2025 en élémentaire, est enseignée depuis toujours à l’école de même que la méthode purement syllabique pour l’apprentissage de la lecture, l’enseignement chronologique de l’histoire, l’étude des œuvres du répertoire classique, la dictée, les rédactions ou le par cœur. Parallèlement, le port de la blouse et l’exigence de respect des maîtres et des autres élèves contribuent à faire de notre école un sanctuaire de la transmission des savoirs, préservé des comportements néfastes tels que le dénigrement de l’autorité des maîtres ou le harcèlement, véritables fléaux de notre époque.
Ainsi, depuis la fondation de l’école il y a dix ans, les maîtres de Saint-Roch ne lâchent rien sur le niveau de nos enfants. Ils sont heureux, nous les voyons se construire peu à peu dans un environnement propice au déploiement de leur intelligence, mais aussi de leur âme, l’un n’allant pas sans l’autre. Ils disposent de repères clairs pour apprendre et grandir.
Une ambition pédagogique d’excellence… mais un modèle économique fragile
Le modèle économique de l’établissement repose sur les frais de scolarité, sur l’engagement de sa directrice, Mme Florence Cassagne, et de l’équipe pédagogique volontaire qui l’entoure, ainsi que sur le bénévolat. Les établissements libres n’ont en effet le droit à aucune subvention de l’État. Autrement dit, sans la générosité de celles et ceux qui croient comme nous dans le bien-fondé de nos établissements, ces derniers seraient condamnés à disparaître.
Aidez cette école à les faire grandir, et partant, à préserver la liberté éducative et la culture de l’excellence qui les animent ! Une campagne de dons pour financer la poursuite du développement de l’école, pour qu’un maximum d’enfants puissent bénéficier d’un enseignement de qualité
Pour continuer à se développer dans le contexte inflationniste actuel, l’établissement en appelle à votre générosité pour financer :
● L’ouverture de la classe de 4e du collège, notamment l’embauche d’une enseignante
● La communication afin de recruter de nouveaux élèves
L’objectif est de collecter 45 000 euros entre le 14 et le 23 décembre. Votre don sera reversé à l’association à but non lucratif et d’intérêt général présentant un caractère éducatif Les enfants de Saint-Roch, qui soutient l’établissement. À ce titre, sachez que votre don est :
- déductible de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % des sommes versées dans la limite de 20 % du revenu imposable, si vous donnez en tant que particulier ;
- déductible de l’IFI à hauteur de 75 % des sommes versées, si vous donnez en tant que particulier ;
- déductible de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 60 % des sommes versées dans la limite de 10 000 € ou de 5 ‰ du chiffre d’affaires hors taxes, si vous donnez en tant qu’entreprise.
“Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive”
Intéressant article de Frédéric Guillaud dans France catholique, sur la véritable paix apportée par le Fils de Dieu :

10 ans de SOS Chrétiens d’Orient pour aider les chrétiens à vivre chez eux
SOS Chrétiens d’Orient fête ses 10 ans ! Tout a commencé en 2013, date fatidique de la prise de Maaloula en Syrie par les djihadistes du Front Al Nosra. Il s’agit du dernier village chrétien parlant l’araméen, la langue du Christ. Pour Benjamin Blanchard et Charles de Meyer, il y a urgence. Ne pouvant rester les bras croisés à Paris, ils décident d’agir et partent sur place. 10 ans plus tard, ce qui n’était au départ qu’une petite initiative de deux Français, est devenue une vraie association qui a su se faire une place au sein du paysage des ONG caritatives. Désormais présente dans neuf pays et sur trois continents, 3 000 volontaires se sont relayés sur le terrain pour venir en aide aux communautés chrétiennes d’Orient. De la genèse de l’association à ses domaines d’action, découvrez les coulisses de cette belle association avec “De l’urgence à l’espoir, 10 ans d’action aux côtés des chrétiens d’Orient”.
Projet de restauration de la chapelle de la Nativité à Orange
Reçu d’un lecteur ce projet de rénovation d’une chapelle à Orange. Les moines de Lérins y fondèrent un monastère avec son église au Ve siècle. Saint Florent, évêque d’Orange (517 – 524) y a été abbé : c’est là qu’il fut inhumé. Une relique du saint est encore présente dans la chapelle de la Nativité. En 1561, l’église est ruinée par les protestants. En 1607, Eléonore de Bourbon, femme du prince d’Orange Guillaume de Nassau, fit venir les capucins. Dès 1610, ils se fixèrent dans les ruines de l’ancienne église démolie. Ils aménagèrent les bâtiments en couvent et construisirent l’actuelle église qui fut consacrée le 7 juillet 1620. Supprimé à la Révolution, le couvent rouvrit ses portes en 1810 pour être Hospice de Charité, Maison de l’Aumône. Il fut acheté par une demoiselle, Suzanne Icard, qui le léga aux Dames de la Nativité, une congrégation fondée par un prêtre du diocèse de Valence. Les sœurs s’installèrent en 1833. Les Sœurs ouvrirent une école puis un pensionnat de jeunes filles. En 1904, la dissolution des congrégations enseignantes oblige la communauté à s’exiler en Italie. Revenues, elles ont enseigné les orangeois tout au long du XXe siècle. En 1976, les Sœurs de la Nativité fusionnent leur communauté avec d’autres communautés pour former les Sœurs du Christ (Union Mysterium Christi). En 1984, les sœurs font dévolution de la tutelle de l’école en faveur de l’Enseignement Catholique d’Avignon et doivent finalement quitter Orange en 2006. En 2012 – 2013, leur propriété immobilière est vendue pour partie à l’école et pour partie au diocèse pour la paroisse.

Lancement d’une croisade spirituelle pour implorer l’intervention divine face à la crise de l’Église
Le 8 décembre, jour de la solennité de l’Immaculée Conception, Christopher P. Wendt, directeur international de la Confrérie Notre-Dame de Fatima, a annoncé le lancement d’une croisade spirituelle pour implorer l’intervention divine face à la crise de l’Église.
Mgr Athanasius Schneider, en tant que conseiller spirituel de la Confrérie Notre-Dame de Fatima, mais aussi évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie d’Astana (Kazakhstan), soutient cet appel déjà traduit dans presque quarante langues.
Cette confrérie propose de suivre cette initiative durant toute l’année 2024, du 6 janvier au 7 décembre. Elle consistera en la récitation quotidienne du Saint Rosaire et la pratique des cinq premiers samedis, afin d’implorer, par l’intercession du Cœur Immaculé de Marie, l’aide et l’intervention de Dieu, en particulier pour le Saint-Siège à Rome.
À Fatima, Notre Dame a demandé la prière quotidienne du Rosaire ainsi que la pratique des cinq premiers samedis comme moyen spirituel efficace en vue d’obtenir des faveurs divines spéciales.
La pratique des cinq premiers samedis est la suivante : le premier samedi de cinq mois consécutifs, recevoir le sacrement de pénitence ainsi que la sainte communion, dire le chapelet et méditer pendant quinze minutes sur au moins l’un des quinze mystères du Rosaire, avec l’intention de faire réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie.
Pour s’inscrire : https://www.livefatima.io/crusade-pledge/
Concerts de Noël des deux choeurs de Saint-Dominique (Le Pecq, 78)
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Soyez les bienvenus avec vos amis, famille, voisins aux deux magnifiques concerts de Noël donnés par les choeurs de notre groupe scolaire. Approchez de Noël dans l’émerveillement !
L’Union “européenne”… jusqu’au bout du monde
Charles Michel, président du Conseil européen, a annoncé, jeudi 14 décembre, que l’Union européenne allait ouvrir les négociations d’adhésion avec l’Ukraine. Des négociations avec la Bosnie-Herzégovine seront également ouvertes « une fois que le degré nécessaire de respect des critères d’adhésion sera atteint ». Un rapport de la commission devra lui être présenté d’ici mars 2024 en ce sens.
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a réaffirmé jeudi que l’adhésion de l’Ukraine dans l’Union européenne était « une mauvaise décision ». « L’Ukraine n’est pas prête ». Cependant, il ne s’est pas opposé à l’ouverture des négociations et s’est contenté de s’abstenir. « La Hongrie ne veut pas partager la responsabilité » de ce choix « insensé ».
L’Union européenne s’est (encore) assise sur son propre droit, puisque malgré tous les efforts des fonctionnaires de Bruxelles pour donner un semblant de vernis au régime de Kiev, l’Ukraine, ne remplit pas trois des sept conditions pour l’ouverture des négociations.
En France, Jean-Frédéric Poisson (Via), Bruno North (CNIP), Laurence Trochu (Les Conservateurs) et Guillaume de Thieulloy signent un appel pour “des peuples libres dans une Europe libre” :
Les papes et la France : Charlemagne et la reconstitution de l’Empire romain d’Occident
Voici le troisième épisode de la série de vidéos hebdomadaires du Père Michel Viot “Les papes et la France”. Ce troisième épisode est consacré à la Dynastie de Carolingiens et les différentes menaces auxquelles elle fait face : invasions vikings et musulmanes, concurrence de l’empire d’Orient.
Après la Chrétienté
Renaissance catholique répond à Mgr Eric de Moulins-Beaufort :
Le 2 décembre dernier, Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, président de la Conférence des évêques de France (CEF), s’adressant aux 600 séminaristes français réunis à Paris en réponse à la question : « L’Eglise de France a-t-elle un problème avec les traditionalistes ? », déclarait :
« Oui, sans doute en raison de notre histoire mouvementée depuis la Révolution. S’il y a une question centrale, c’est une question de théologie politique et de rapport au monde. Le décret de Vatican II sur la liberté religieuse est très clair. Le Christ n’est pas venu bâtir des nations catholiques mais il est venu fonder l’Eglise. Ce n’est pas la même chose. A force de traîner la nostalgie d’un état catholique, on perd notre énergie pour l’évangélisation. »
Cette déclaration a le mérite de la franchise et de la clarté. Mgr de Moulins-Beaufort cite la fameuse déclaration conciliaire Humanae Dignitatis (7 décembre 1965) sur la liberté religieuse. Ce texte, affirmant que « nul ne soit empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé ou en public », marque la fin de la chrétienté, de toute aspiration à un Etat catholique, mettant, concrètement, toutes les religions sur le même plan face à la société civile. Le président de la CEF rejoint ainsi une déclaration antérieure du Cardinal Etchegaray, archevêque de Marseille, son prédécesseur à la tête de la CEF :
« Après l’Etat chrétien, dont la déclaration conciliaire sonne le glas, après l’Etat athée qui en est l’exacte et aussi intolérable antithèse, l’Etat laïc neutre, passif et inengagé a été certes un progrès. »
On ne peut pas dire que la continuité entre toutes ces situations saute immédiatement aux yeux !
Merci à Mgr de Moulins-Beaufort d’aborder ces questions qui sont effectivement un point d’achoppement majeur pour les tenants de l’herméneutique de la continuité entre les enseignements préconcilaire et post-conciliaire.
Les débats, si un véritable dialogue peut s’instaurer, promettent d’être passionnants, dans deux ans, à l’occasion du centenaire de la publication de l’encyclique de Pie XI Quas Primas (11 décembre 1925) sur la Royauté sociale du Christ. Il va falloir être très fort pour expliquer la continuité entre Quas Primas et Dignatis Humanae.
Providentiellement nous venons de publier, sous la direction de Michel De Jaeghere, les Actes de notre XXIIème université d’été Après la Chrétienté qui traitent largement de ces sujets et de la manière de rester chrétien dans un monde qui ne l’est plus :
Sommaire :
Le signe de contradiction
- Qu’est-ce que la chrétienté, Arnaud Jayr
- L’Etat moderne est-il antichrétien ? Constats et analyses, François Vallançon
- La politique du néant, Abbé Guillaume de Tanouärn
- L’Eglise, l’Etat et la loi naturelle, Guillaume de Thieulloy
- Des pièges de l’enfouissement à l’impasse identitaire, Abbé Claude Barthe
- Objection de la conscience et résistance, Joël Hautebert
- Géopolitique du catholicisme, Aymeric Chauprade
- Transmettre la culture chrétienne, François-Xavier Bellamy
La chrétienté dans ses œuvres
- Les résistants à la dénaturation du mariage, table ronde animée par Marie-Amélie Brocard et Jean Vallier
- Résister à la culture de mort, table ronde animée par Jeanne Smits
- Agir en politique, table ronde animée par Jean-Pierre Maugendre
- Information et désinformation, table ronde animée par Michel De Jaeghere
- Quelle école catholique ? table ronde animée par Gabrielle Cluzel
Demain la chrétienté
- Pourquoi Pie IX a-t-il institué la fête du Christ-Roi ? Chanoine Benoît Merly
- L’avenir de la chrétienté, Jean-Pierre Maugendre
« Mediapart a mené une enquête pour essayer de taper sur une association parce qu’elle donnait des couvertures à un village de chrétiens harcelé par les islamistes »
Charles de Meyer, président et cofondateur de l’association SOS Chrétiens d’Orient, revient sur Livre Noir sur l’importance de l’engagement des Français auprès des chrétientés orientale. Pour Livre Noir, il dresse le bilan des situations de crise que traversent le Proche et Moyen-Orient ainsi que l’Arménie. Il présente également l’action concrète de son association sur place et livre son analyse de la faillite des diplomaties occidentales. Sommaire :
- 00:00 – 01:45 : Introduction
- 01:45 – 03:35 “Vers l’orient compliqué, je vole avec des idées simples” Charles de Gaulle
- 03:35 – 05:30 Qui sont les chrétiens d’Orient ?
- 05:30 – 11:00 Engagement concret aux côtés des chrétiens d’Orient
- 11:00 – 15:00 La création de SOS Chrétiens d’Orient
- 15:00 – 17:45 Les volontaires 1res force de l’association
- 17:45 – 20: 20 L’enjeu sécuritaire
- 20:20 – 23:31 Prise d’otages à Bagdad
- 23:31 – 26:30 Les défis rencontrés
- 26:30 – 28:00 Le retour au pays
- 28:00 – 31:00 Les piliers d’action de SOS
- 31:00 – 41:45 les attaques de Mediapart et accusations de complicité de crime de guerre
- 41:45 – 45:18 La situation au Liban
- 45:18 – 49:07 La situation en Syrie
- 49:07 – 51:00 La situation en Irak
- 51:00 – 51:50 La situation en Jordanie
- 51:50 : 55:50 La situation en Arménie
- 55:50 : 56:40 La situation en Ethiopie
- 56:40 : 58:05 La situation en Egypte
- 58:05 : 1:01:30 Comment les migrations bouleversent le Proche et Moyen-Orient
- 1:01:30 :1:06:55 L’échec des diplomaties occidentale
- 1:06:55 : 1:10:45 Le lien entre la France et l’orient
- 1:10:45 : 1:13:18 Le rôle du Qatar dans l’instabilité de la région
- 1:13:18 : 1:25:52 Les chrétiens d’Orient face à l’actualité (épuration ethnique en Artsakh et conflit Israélo-palestinien)
- 1:25:52 : Conclusion, quels conseils a un volontaire ?
Le maire d’Asnières-sur-Seine rappelle le sens de Noël
Dans le journal de la municipalité :

Le Collectif pour le Respect de la Médecine dénonce le projet de mise en place de « l’aide à mourir»
Communiqué du Collectif pour le Respect de la Médecine à la suite de la publication de l’avant-projet de loi sur l’accompagnement des malades et de la fin de vie :
À la suite de l’article du Figaro, le Collectif pour le Respect de la Médecine a pu se procurer l’avant-projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie. Ce texte, datant du 6 octobre 2023, est une rupture importante avec les pratiques d’accompagnement actuelles sur la fin de vie ainsi que la position, largement exprimée, des soignants.
Les premiers articles de cet avant-projet sont consacrés à l’élaboration d’une stratégie décennale en matière de « soins d’accompagnement ». Les soins palliatifs sont englobés dans une notion plus large: «les soins d’accompagnement». Et avec cet élargissement de la notion de soin et d’accompagnement, le Gouvernement inclut, plus loin dans le texte, « l’aide à mourir ». L’euthanasie, donc, prend corps dans une nouvelle conception, galvaudée, de l’accompagnement.
Le Collectif pour le Respect de la Médecine dénonce le projet de mise en place de « l’aide à mourir», qui n’est rien d’autre que l’euthanasie. Le texte parle « d’aide à mourir » supprimant les mots «suicide assisté» et «d’euthanasie». Tout au long du processus, les soignants participeraient activement à l’acte. La décision médicale reposerait sur un médecin qui recueillant les avis (non-contraignants) de plusieurs spécialistes.
L’avant-projet de loi met sur un même pied d’égalité les soins palliatifs et «l’aide à mourir» comme étant deux manières de proposer des «soins d’accompagnement».
Le Collectif pour le Respect de la Médecine redit l’opposition de principe qui existe entre ces deux pratiques. L’accompagnement dans les soins palliatifs considère que la fin de vie est encore un moment de la vie et qu’à ce titre, la plus grande attention est due à la personne fragile. Face à cela, «l’aide à mourir» considère qu’une personne malade et souffrante peut ne plus avoir suffisamment de dignité pour exister.
Dans la réalité des soins auprès des personnes malades et fragiles, il est impossible de tenir ces deux propositions. Elles s’excluent l’une et l’autre.
Sur les soins palliatifs, le texte ambitionne la création de «maisons d’accompagnement» comme étant une nouvelle catégorie d’établissements médico-social.
Considérant l’état général du système de santé en France, il est illusoire d’imaginer aujourd’hui un nouveau type d’établissement. Que le Gouvernement consacre d’abord son énergie à l’égal accès des soins palliatifs sur le territoire avant de prétendre innove ! Les bienfaits des soins palliatifs sont suffisamment connus aujourd’hui pour que l’État se concentre sur le développement de ces unités. Hélas, nous déplorons l’absence d’engagement chiffré en matière de financement. Les bonnes intentions ne suffisent plus.
Le Collectif pour le Respect de la Médecine tient à rappeler que la dignité est intrinsèque à la personne. Cette dignité ne dépend pas d’un état de santé ou de dépendance. La solidarité et l’inclusion des personnes malades et fragiles sont un enjeu pour tous. Inscrire dans la loi le droit de supprimer la vie pour une raison médicale reviendrait à aggraver l’isolement des personnes fragiles.
Nous appelons le président de la République ainsi que tout le Gouvernement à porter un regard digne sur les personnes malades et en fin de vie. La fin de vie est toujours un moment de vie ; et nous devons nous engager collectivement pour défendre ce moment particulier de la vie, avec dignité, en mobilisant tous nos moyens humains et médicaux.
34 avortements en 2023 au Texas, contre plus de 50 000 en 2020
Depuis près de deux ans, des médecins, des femmes et des avocats du Texas harcèlent l’État pour qu’il autorise l’avortement. Les législateurs ont adopté cette année un projet de loi qui clarifie certaines exceptions à ces interdictions, mais cela n’a pas suffi à aider les médecins à décider s’ils pouvaient légalement pratiquer un avortement sur une femme de Dallas. Mme Cox avait demandé l’autorisation de mettre fin à sa grossesse après avoir appris que son fœtus était atteint d’une maladie génétique mortelle. Un juge du tribunal de district a déclaré qu’elle pouvait bénéficier d’une exception médicale aux interdictions, puis la Cour suprême du Texas, dont les neuf membres élus sont tous Républicains, a annulé cette décision.
Le Texas n’a déclaré que 34 avortements depuis le début de l’année, contre plus de 50 000 en 2020, avant l’entrée en vigueur des premières restrictions. La plupart des 34 avortements déclarés au Texas en 2023 ont été pratiqués par voie médicamenteuse.
Projet de loi sur l’euthanasie : Mgr Jordy dénonce un processus de décivilisation
Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours et vice-président de la Conférence des évêques de France, réagit à l’avant-projet de loi sur l’euthanasie :
Alea jacta est. Un préprojet sur la fin de vie arrive. «Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles», écrivait Paul Valéry. L’avenir et la vie des civilisations se jouent-ils à coups de dés ?
Depuis une décennie, les analystes égrènent la litanie des « dé » : Dé-composition, dé-classement, dé-possession, dé-liaison jusqu’à la « dé-civilisation » récemment évoquée pour parler de la société française. «La civilisation, c’est l’inhibition de la pulsion », disait un philosophe français. C’est ordonner ce qui bouillonne en nous, pour permettre une vie en commun. C’est ajuster notre désir et notre irascible à un projet qui nous dépasse vers un bien commun. Il s’agit de faire « d’un tas un tout » (Régis Debray, L’Erreur de calcul). Déciviliser, c’est, au contraire défaire « ce qui noue le nous ».
La question complexe de la fin de vie est posée. Nul n’est épargné par ce grave sujet. Il concerne nos proches mais aussi chacun de nous, marqués par la finitude. Personne ne désire voir souffrir ceux qu’il aime ou être aux prises avec une souffrance insupportable conduisant à la mort.
L’actuel accompagnement de la fin de vie est assuré par la loi Claeys-Léonetti de 2016. Une réflexion pour la faire évoluer a été lancée à l’automne, sans que la précédente ait bénéficié d’une sérieuse évaluation en amont. À l’automne 2022, la ministre déléguée à la Santé assurait pourtant de l’équité du processus et que tous seraient entendus.
Depuis, nous sommes saisis par le doute. Des annonces et une méthodologie discutables ont donné le sentiment que les « dés » étaient « pipés » sinon « jetés ». Une opération de « démocratie éducative » , instillant progressivement les bonnes réponses, a été entreprise avec un fort soutien médiatique. Le président de l’institution chargée des débats se déclare favorable à l’euthanasie avant même qu’ils ne commencent. Certains médias font état des carences du processus démocratique. Pourtant beaucoup se sont élevés contre ce projet de fin de vie, particulièrement les soignants qui seraient en première ligne en cas de vote d’une loi sur l’euthanasie ou sur le suicide assisté. Surdité de ceux qui conduisent la réflexion ?
Une telle loi serait un bouleversement pour notre civilisation fondé sur un principe fondateur : « Tu ne tueras point. » Une « rupture de digue » dont les effets ne sont pas prévisibles. Pour nous rassurer, on invoque la notion de progrès. Nous savons, à la lumière de certains scandales sanitaires et financiers, ce que peut produire l’imprévision, voire le cynisme humain au nom du progrès. Nous savons aussi tout le bien que produisent l’accompagnement et les soins palliatifs dont, pourtant, les carences sont importantes en France malgré quatre lois en vingt ans. Norbert Elias, cité par le président de la République à propos de la « décivilisation » de notre pays, évoque la question de la mort dans La Solitude des mourants. Il rappelle comment son traitement participe du processus de civilisation. Les pays déjà engagés en faveur de l’euthanasie montrent que les limites posées pour maîtriser la fuite en avant n’ont pas tenu longtemps, que les contrôles sont largement insuffisants, que l’alliance indispensable entre malade et soignant est affectée et qu’insidieusement une forme de culpabilisation s’insinue dans les consciences des plus fragiles et affecte la fraternité.
François Mitterrand l’évoquait avec Marie de Hennezel :
«Je suis, bien sûr, pour que l’on aide à mourir, mais le jour où une loi donnera à un médecin le droit d’abréger la vie, nous entrerons dans une forme de barbarie, parce que vous serez très nombreux, très vieux… On fera pression sur des personnes âgées pour qu’elles aient l’élégance de demander la mort et ne pas peser. »
Le risque de pousser les précaires « vers la sortie » n’est pas une vue de l’esprit. L’être humain, variable d’ajustement des budgets pour le meilleur des mondes ? Thanatos comme allié du Forum de Davos ?
Alea jacta est? «On ne joue pas avec la vie », disait le pape François au retour de son voyage à Marseille. Il ajoutait : «La personne âgée est la mémoire de la civilisation. » Peut-on jouer avec la vie sans risquer de perdre toute mémoire et d’oublier, tout simplement, d’être humain ?
I-Média – Loi Immigration, dissolution : Darmanin sous pression
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur le camouflet reçu par Gérald Darmanin concernant sa loi immigration et surtout cette petite phrase absolument anti-démocratique : “la majorité des députés ne représente pas la majorité des Français”. Une déclaration vite minimisée, voire écartée par la presse française.
Puis le dossier du jour,
I-Média
Loi Immigration, dissolution :
Darmanin sous pression !
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur le camouflet reçu par Gérald Darmanin concernant sa loi immigration et surtout cette petite phrase absolument anti-démocratiqu
Puis dans le dossier du jour revient sur l’annonce de Gérald Darmanin : la dissolution d’Academia Christiana. Une déclaration entre confusion et dérive autoritaire.
Sans oublier les pastilles de l’information et pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM, consacré à Laurence Haïm, une journaliste franco-américain
GPA : Le Parlement européen vote le certificat européen de parentalité
L’extrême-centre se réjouit de cette mesure LGBT :
Très, très belle victoire au Parlement européen pour protéger les familles ! 🇪🇺
Nous venons de soutenir les certificats européens de parentalité. Le but est simple : une famille reconnue dans un pays d’Europe ne pourra plus être défaite dans un autre ! 🙌🏼
Le lien de parenté ne… pic.twitter.com/hRCrELgd2h
— Valérie Hayer (@ValerieHayer) December 14, 2023
Du côté des votants, on s’aperçoit que les députés LR sont divisés. François-Xavier Bellamy a voté contre mais il n’a pas réussi à mobiliser son groupe, qui a majoritairement voté pour cette mesure. Nadine Morano et Brice Hortefeux ont même voté en faveur de cette mesure, tandis que le député Colin-Osterlé, pourtant présent juste avant puis juste après, a disparu lors du vote :

Le Groupe Identité et Démocratie a déposé un amendement de rejet sur la proposition de la Commission de créer un certificat européen de parentalité par lequel elle souhaite s’accaparer les politiques familiales des États membres. pic.twitter.com/6pO68rDQxz
— Groupe Identité et Démocratie – France (@GroupeID_FR) December 14, 2023
La Fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) a jugé, dans un communiqué, que le Parlement européen se contredit :
Avec 366 voix en faveur et 145 contre, le Parlement européen a approuvé aujourd’hui son avis sur un Certificat européen de parentalité. Le Conseil, composé par les Etats Membres de l’Union européenne (UE), n’est pas tenu de suivre cette proposition. Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, souligne ainsi que
“les États membres ne devraient pas suivre l’avis du Parlement européen qui, avec le vote d’aujourd’hui, s’oppose clairement au principe de subsidiarité, ignorant la compétence exclusive des États membres et sa propre condamnation explicite de la pratique de la gestation pour autrui (GPA)”.
Le Parlement a en effet condamné cette pratique à plusieurs reprises, comme l’année dernière, dans sa résolution sur l’impact de la guerre contre l’Ukraine sur les femmes.
Avec la proposition de règlement votée aujourd’hui, le Parlement européen envisage de limiter la possibilité pour les États membres de l’UE de refuser de reconnaître la filiation établie dans un autre pays pour des raisons d’ordre public. Le projet de règlement permettrait ainsi de reconnaître la filiation établie dans un État membre de l’UE dans toute l’UE, y compris dans des situations telles que la GPA.
Angelika Weichsel Mitterrutzner, vice-présidente de la FAFCE, a déclaré qu’
“aujourd’hui, la majorité des membres du Parlement européen renonce à prendre position en faveur de la dignité de l’Homme et utilise la parentalité transfrontalière à des fins idéologiques, contre le principe de subsidiarité”.
Le principe de subsidiarité est un principe fondateur de l’Union européenne, qui régit l’exercice des compétences respectives de l’UE et de ses États membres, en veillant également à ce que “les compétences soient exercées le plus près possible des citoyens, conformément au principe de proximité visé à l’article 10, paragraphe 3, du traité sur l’UE”.
Au cours du débat d’hier, plusieurs membres du Parlement européenont souligné l’importance de respecter le principe de subsidiarité et de laisser les questions de droit de famille au niveau de la compétence nationale. En outre, plusieurs députés ont exprimé leur inquiétude quant à la reconnaissance indirecte de la GPA et ont déclaré que cette pratique représente une violation de la dignité des femmes et des enfants.
De fait, cette initiative législative inclut la reconnaissance transfrontalière automatique de la “parentalité”, une formulation qui va au-delà des catégories nationales établies de “filiation”, et qui conduit à étendre automatiquement les effets juridiques de la filiation à tous les types de “parentalité” légalement acquis dans un État membre, y compris par le biais de la GPA, dans tous les États membres de l’UE de manière uniforme.
Comme l’a souligné son Conseil de présidence, en octobre dernier, la FAFCE est particulièrement préoccupée par la reconnaissance de facto de la pratique de la GPA. Cette pratique viole non seulement les droits fondamentaux et l’intégrité physique et mentale des femmes impliquées, mais elle viole aussi aussi les droits de l’enfant.
Ce vote n’a pas de force contraignante pour les Etats membres, qui ne peuvent adopter le règlement qu’à l’unanimité, au Conseil. La FAFCE appelle les Etats membres à rejeter cette proposition : “Nous continuerons à rappeler à tous le bon sens : la maternité et les enfants ne sont pas des bien de consommation, mais un don, source de l’avenir de notre humanité”, conclut Vincenzo Bassi.
Du côté du Syndicat de la famille, ce vote marque un recul de la lutte pour les droits des femmes et des enfants :
Le Certificat européen de parentalité vise à instaurer une reconnaissance automatique par tous les États membres de la parentalité établie dans un État membre, “quelle que soit la manière dont l’enfant a été conçu ou est né, et quel que soit le type de famille de l’enfant”. Il concerne, autrement dit, les commanditaires de GPA qui seraient, avec ce Certificat, considérés comme les parents de l’enfant quel que soit l’Etat dans lequel ils vivent et y compris si la GPA y est interdite.
En imposant à tous les Etats membres de l’Union européenne de reconnaître de facto la GPA, le Certificat européen de parentalité marquerait un recul inédit des droits des femmes et des enfants.
Le Syndicat de la Famille déplore ce vote qui, sous couvert de la liberté de circulation, ne change rien à cet égard, tout en mettant en danger les femmes et les enfants d’Europe et d’autres continents : reconnaître la GPA augmenterait inéluctablement le risque d’exploitation reproductive et le trafic international d’êtres humains.
Pour protéger les femmes et les enfants, Le Syndicat de la Famille appelle les Etats membres à dénoncer ce projet lorsqu’il sera soumis au Conseil de l’Union européenne. Il les appelle aussi instamment à s’opposer à une éventuelle tentative de passage par une procédure de coopération renforcée.



