La police est l’administration française qui compte le plus de franc-maçons
Le livre « Les réseaux secrets de la police » de Frédéric Ploquin raconte le poids, l’influence et les liens obscurs de la franc-maçonnerie dans la police. La police est l’administration française qui compte le plus de “frères”. “70% des commissaires sont francs-maçons. En dessous chez les officiers, c’est au moins 50%”, expliquait récemment le journaliste Frédéric Ploquin.
L’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner confirme l’influence des “réseaux francs-maçons” à Beauvau. Selon le journaliste Vincent Nouzille, la nomination de l’ancien préfet de police Didier Lallement a été poussée par les “frères” du Grand Orient de France.
Les étrangers représentent 8% de la population française, mais 35% des mis en cause dans les vols violents
D’après CNews et le Ministère de l’Intérieur, les étrangers représentent 8% de la population française, mais 35% des mis en cause dans les vols violents sans arme, 33% dans les vols sans violence, 41% dans les cambriolages, 34% des mis en cause dans les vols de véhicules. pic.twitter.com/OcASHPyDfR
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 14, 2023
“Evitons une deuxième guerre d’Algérie”
Damien Rieu donne un entretien à Livre Noir, dans lequel il dresse son constat de l’état sécuritaire de notre pays, revient sur l’attaque de Crépol, livre quelques anecdotes sur son passé de militant et prend le temps de parler de ses procès face aux islamistes :
4 raisons d’offrir des produits monastiques à Noël
Pain d’épices, nougat, terrines, vins, chocolats… Et si cette année, pour changer, vous offriez pour Noël ces bons produits français en version « monastique » ? Dans cet article, Divine Box vous explique le sens profond de ces produits d’abbayes, et vous suggère quelques idées cadeaux pour régaler vos proches. C’est parti, et joyeux Noël !
1. Le travail manuel fait partie intégrante de la vie monastique
Vous le savez peut-être : un vrai moine est un moine qui travaille de ses mains ! On retrouve cette idée majeure au chapitre 48 de la règle saint Benoît, écrite en 529 : « C’est alors qu’ils seront vraiment moines, quand ils vivent du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres ». Même s’il ne l’a jamais écrit comme cela, la pensée du saint pourrait se résumer par « Ora et Labora », qui signifie « Prie et travaille ».
Acheter des produits monastiques, c’est donc donner du travail aux abbayes, et permettre ainsi aux moines de vivre pleinement leur vie monastique, faite de prière et de travail. Et de un !

Le travail agricole aux abbayes de Boulaur et du Barroux © Divine Box
2. Les produits monastiques rémunèrent les abbayes, de manière juste
Dans l’économie monastique, il y a une notion de “prix juste” : l’abbaye vend ses produits à un prix réputé juste, honnêtement calculé par les moines selon le temps nécessaire pour la confection de ces produits, les matières premières, les bocaux/bouteilles etc…
En achetant ou offrant des produits monastiques (vins d’abbayes ou chocolats monastiques par exemple), vous êtes donc sûrs de rémunérer de manière juste les abbayes, et donc de soutenir financièrement les communautés religieuses qui les produisent. Dans de nombreuses abbayes, la vente des produits et l’hôtellerie sont les deux premières sources de revenus permettant à la communauté de subvenir à ses besoins (électricité, chauffage, alimentation etc…).

Sœur J. de l’abbaye d’Igny et ses chocolats © Divine Box
3. Il y en a pour tous les goûts
Au fil des siècles, les abbayes se sont transmis de génération en génération un savoir-faire unique, et propre à chaque communauté : épicerie fine, artisanat manuel, produits cosmétiques, vins et liqueurs etc… Il y en a donc pour tous les goûts, et tous les budgets !
Chez Divine Box, vous retrouverez près de 400 références, dont une sélection aux petits oignons des meilleurs produits monastiques pour Noël ! Au menu : pâtes de fruits de Soligny-La-Trappe, liqueurs des pères Chartreux, pâtés du père Marc, bougies en cire d’abeille du monastère de Cabanoule, vins des abbayes du Barroux, de Lérins ou de Jouques etc… Bref, il y a du choix !

Des pâtes de fruits de Tournay aux bouteilles de Chartreuse en passant par les produits cosmétiques du Barroux ou de Chantelle, il y a du choix ! © Divine Box
4. L’abonnement Divine Box : un cadeau qui dure
Dernière idée pour une Noël plus monastique : offrir un abonnement Divine Box, qui dure dans le temps (3, 6 ou 12 mois), pour prolonger les souvenirs lumineux du Réveillon. Chaque mois, vous recevrez une jolie boîte regroupant une sélection de produits monastiques, avec un petit livret explicatif de 20 pages, et une carte postale à envoyer à l’abbaye de votre choix !
Trois formules d’abonnement Divine Box sont possibles :
- épicerie fine, format 5 produits ≈ 40€ livraison incluse
- épicerie fine, format 5 produits ≈ 40€ livraison incluse
- bières trappistes x6 ≈ 35€ livraison incluse

La Divine Box des « gourmands » – thème Noël © Divine Box
Où acheter des produits monastiques ?
On ne vous recommandera jamais assez d’aller directement au monastère de votre choix pour faire vos emplettes de produits monastiques ! Les communautés seront heureuses de vous accueillir à la boutique bien sûr, mais aussi à l’église pour partager un office.
Mais si vous manquez de temps ou êtes un peu loin, alors rendez-vous sur le site www.divinebox.fr, où vous retrouverez tout plein de produits d’abbayes en quelques clics.
On vous souhaite un bel Avent et de bonnes emplettes, en attendant la joie de Noël !
« 1 enfant sur 5 qui naît en France aujourd’hui a un prénom arabo-musulman »
Yves Calvi, sur BFMTV, en est surpris :
Yves Calvi abasourdi lorsque Jérôme Fourquet lui apprend que « 1 enfant sur 5 qui naît en France aujourd’hui a un prénom arabo-musulman »pic.twitter.com/d2BkCx6Ysu
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 13, 2023
La prière, au cœur de la vie du prêtre
Le prêtre est avant tout un homme de prière. Pour être vraiment missionnaire il doit se laisser brûler par l’amour de Dieu. La formation spirituelle des séminaristes se vit donc principalement dans un coeur à coeur quotidien fait d’une heure d’adoration. C’est aussi grâce à la liturgie vécue et étudiée que la spiritualité forme les cœurs et nous aide à rencontrer le Dieu vivant. Soutenez-nous en faisant un don : don.misericordedivine.fr
Espagne : “La transition démocratique vient du franquisme et non pas de la gauche”
Nous avions évoqué l’important ouvrage de l’historien espagnol Pio Moa sur la guerre d’Espagne. Il vient d’être interrogé dans la revue de Chrétienté Solidarité, Reconquête, sur l’actualité espagnole :
Comment en est-on arrivé à ce que l’Espagne risque aujourd’hui l’éclatement par la possible partition de la Catalogne, voire du Pays Basque ?
En 1978, l’Espagne a approuvé une nouvelle constitution, au moment de la transition dite démocratique, après la mort du général Franco en novembre 1975. Mais lorsque les socialistes sont parvenus au pouvoir en 1982, après la gouvernance d’Adolfo Suarez qui était un centriste démocrate-chrétien, Alfonse Guerra, qui fut Vice-Président du PSOE a annoncé que « Montesquieu c’était fini – que c’en était fini de la séparation des pouvoirs ». Depuis, l’Espagne est dans la confusion des pouvoirs, le pouvoir judiciaire étant totalement inféodé au pouvoir politique.
Pourtant la constitution de 1978 apportait une ère nouvelle?
En réalité il faut bien comprendre un point fondamental que je développe dans nombre de mes livres. La transition démocratique vient du franquisme et non pas de la gauche. C’est le parlement franquiste qui a organisé et le référendum de 1976 et la création des nouvelles institutions, car Franco avait prévu qu’après sa mort, la monarchie reviendrait en Espagne, et il avait tout organisé pour cela.
Un homme fut déterminant à cet égard, c’est Torcuato Fernàndez-Miranda. Il était professeur de droit constitutionnel et fut ministre entre 1973 et 1974, secrétaire du Mouvement, le parti franquiste. Il fut nommé Président des Cortès, et Président du Conseil du Royaume de 1975 à 1977. Il fut le professeur de droit de Juan Carlos et joua un rôle considérable durant la Transition démocratique. Donc les gauches ont été totalement étrangères à la Transition démocratique, ce qu’elles ne peuvent plus accepter.
Pourquoi le PP et Vox n’ont-ils pas obtenu le 23 juillet dernier la majorité absolue que tous leur prédisaient ?
Il faut bien appréhender le fait que Vox s’est constitué contre le PP, ce sont des cadres qui ont quitté le PP qui ont créé Vox. Ce sont en quelque sorte des frères ennemis. Au cours de cette campagne électorale, le PP s’est principalement attaqué à Vox, pensant qu’en le réduisant il gonflerait son propre score. Mais le PP lorsqu’il gouvernait a favorisé les séparatismes, il ne s’est jamais attaqué aux lois mémorielles où sociétales des gauches. Vox n’a pas fait non plus une bonne campagne, car à mon sens, il ne s’est pas assez distancié du PP. Je le répète, du franquisme vient la démocratie, la transition. Or le PP depuis Aznar ne veut plus le reconnaître, et pense que tout cela provient de la gauche. En 2002, le PP a condamné le franquisme, le soulèvement salvateur des 17 et 18 juillet 1936. Adolfo Suarez devait tout à Torcuato Fernàndez-Miranda, mais le PP l’a complètement « oublié ».
Pourtant le PP et Vox se sont alliés pour gouverner ensemble dans plusieurs régions et municipalités suite à leurs victoires électorales du 28 mai dernier lors des régionales et municipales?
Oui, mais les dirigeants du PP attaquent Vox tout le temps, même dans ces régions qu’ils sont censés gouverner ensemble. Sauf en Castille et Leon et dans le pays valencien, où là les choses se passent plutôt bien entre eux. Mais Vox ne réplique pas assez fortement à mon sens.
Et Madame Isabel Dias Ayuso du PP, qui dirige avec poigne la Communauté du Grand Madrid ?
Cette dernière attaque clairement le PSOE et son idéologie, elle n’a pas besoin de Vox, car elle dispose d’une majorité absolue dans sa Communauté. Elle est très libérale, très pro économie de marché. Mais je reviens sur le Franquisme. Ce dernier était divisé en plusieurs tendances, les monarchistes, les carlistes, les catholiques, les phalangistes. Toutes ces tendances avaient le catholicisme comme soubassement. Avant la mort de Franco, ces quatre tendances se sont divisées. Puis l’Eglise a appuyé les séparatismes, les socialistes, etc. Par exemple, Feijoo qui a long- temps dirigé la Galice, a approuvé la politique indépendantiste de cette région, il a eu un rôle à contre-emploi. Il est très difficile par conséquent aujourd’hui pour lui de faire machine arrière devant les menaces du séparatisme basque et catalan. (Je rappelle que Luis Pio Moa est galicien d’origine, natif de Vigonda).
Comment ces politiques clairement séparatistes Catalanes et Basques ont-elles ressurgi ?
Au début, en 1978, les statuts de larges autonomies données aux régions leurs convenaient. On leur a d’ailleurs beaucoup trop donné, beaucoup plus que ce qu’elles demandaient à l’époque. Tout était alors dirigé par des démocrates-chrétiens, le gouvernement d’Adolfo Suarez, les dirigeants catalans de l’époque, et l’Eglise devenue démocrate-chrétienne a joué un rôle considérable. (Je précise que les statuts d’autonomie actuels fixés par la Constitution vont très loin).
Que va-t-il arriver? Où va l’Espagne depuis l’organisation en 2017 par les séparatistes catalans de ce fameux référendum?
Le pays est considérablement divisé. La situation politique est très tendue. Nous sommes très loin de la réconciliation nationale des années 1976/1978. Le Roi n’a pas défendu la Constitution, alors qu’il avait les moyens constitutionnels de le faire. Les Catalans ont provoqué un coup d’état constitutionnel en 2017, avec ce référendum illégal, car anticonstitutionnel. Les gauches ont tout fait pour monter les Espagnols les uns contre les autres, par diverses lois mémorielles et sociétales. Je suis très pessimiste pour l’avenir de mon pays.
En cette fin octobre, début novembre 2023, alors que suite à l’échec d’investiture pour 4 voix seulement d’Alberto Nuñez Feijoo du PP, soutenu par Vox, qui a démontré que l’intérêt de l’Espagne était au-dessus des partis, c’est Pedro Sanchez du PSOE qui a reçu mandat du Roi de solliciter l’investiture des Cortès. Il va tout faire pour obtenir le feu vert des indépendantistes catalans du Parti Junts, soit 7 députés, en leur accordant et l’amnistie de leurs forfaitures, et l’organisation d’un nouveau référendum sur l’indépendance de la Catalogne ; sans ces 7 voix, il ne pourrait pas atteindre la majorité. Depuis quelques semaines, dans plusieurs villes d’Espagne, à Madrid mais aussi dans d’autres capitales régionales, comme Malaga ou Valence, des manifestations populaires soutenues par de nombreux jeunes se produisent contre l’amnistie et contre le référendum, et connaissent un franc succès. Toutes les semaines des manifestations se font jour. L’Espagne est effectivement plus divisée que jamais. De nombreux manifestants hostiles à la politique voulue par Pedro Sanchez se réunissent souvent devant les sièges locaux du PSOE. Un fait m’a marqué, la jeunesse de ces très nombreux opposants, est-ce un signe d’espoir?
L’esprit de famille
Vous allez bientôt vous retrouver avec tous les vôtres pour la grande fête de Noël, découvrez la revue « FOYERS ARDENTS » dont le dernier thème est « L’esprit de famille ».
Vous apprécierez cette revue qui soutient foyers, parents, grands-parents et jeunes par des articles de fond mais aussi des conseils très pratiques.
Téléchargez gratuitement la revue de 44 pages sur https://foyers-ardents.org/, abonnez-vous et partagez sans modération !
Abonnement à la revue papier (6 numéros pour 20€) ou petits livres (Le petit catéchisme de l’éducation à la pureté à 5€ ou Le Rosaire des mamans à 6€) : des grands cadeaux pour un petit prix. Il est encore temps de les commander pour les recevoir avant Noël !
Vénérer des reliques pour la défense de la vie
Lu sur le site des archives du diocèse de Fréjus-Toulon :
Un projet de loi constitutionnel pour « sanctuariser » le libre recours à l’avortement ayant été présenté au Conseil des Ministres ce 12 décembre, fête de Notre-Dame de Guadalupe, les Archives diocésaines proposent un lot de reliques de martyrs anonymes en vue de vénérations publiques pour la défense de la vie de la conception à la mort naturelles.
La provenance romaine de ces reliques est attestée par un certificat du Cardinal Zurla, Vicaire général du Pape Léon XII en date du 24 janvier 1834. Les ayant reçues à Fréjus, Monseigneur Louis-Charles Michel les réunit dans un sac de damas rouge scellé de ses armes épiscopales le 8 avril 1837. Redécouvertes à l’évêché de Toulon en 2017, elles furent l’objet d’un examen médico-légal non-invasif qui dénombra plus de 430 os et fragments, de tailles et d’origines anatomiques variées, provenant tant d’adultes que d’enfants. A la tête de cette armée de saints anonymes, Monseigneur Michel plaça neuf autres martyrs, venant également de Rome, mais nommés sans être définitivement identifiés. Il s’agit des reliques des saints Clément, Pérégrin, Séverin, Victoire, Pacifique, Jucundianus, Aurèle, Fortunée et Tranquille.
Signes de mort naturelle et de vie surnaturelle, les reliques sont, dans l’obscurité de la foi, la manifestation de l’Eglise triomphante auprès de l’Eglise militante. Si le dernier combat de la Sainte Vierge contre l’Ennemi du genre humain doit porter sur la famille et la vie, il est manifestement engagé et les saints, à travers leurs reliques, ne peuvent qu’y participer. Cet affrontement eschatologique dépasse nos forces naturelles mais nous pouvons toujours nous associer à nos saints, rejoignant par la vénération le ban de sainte Marie-Madeleine, patronne de notre diocèse, et fidèle complice de Notre-Dame.
Euthanasie : l’avant-projet de loi invente l’aide à mourir et le «secourisme à l’envers» pour «hâter le décès»
Le Figaro a consulté l’ébauche du projet de loi sur l’euthanasie. Le projet de «nouveau modèle français de la fin de vie» transmis à Emmanuel Macron est en attente des derniers arbitrages, vers février.
Cet avant-projet de loi sur la fin de vie ne prend pas en compte les limites évoquées par nombre de soignants. Ce document comprend 21 articles en trois parties : les soins d’accompagnement, les droits des patients et l’aide à mourir.
Cette aide à mourir, le nouveau nom de l’euthanasie pour faire passer la pilule de mort, serait inscrite dans l’article L 110-5 du Code de la Santé qui prévoit aujourd’hui déjà un «droit d’avoir une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible de la souffrance». L’article remanié pourrait ainsi créer un continuum entre le soin et la mort provoquée.
Cette aide à mourir consiste «en l’administration d’une substance létale», «par principe» effectuée «par la personne elle-même». Mais « un médecin, un infirmier» pourraient intervenir lorsque le malade «n’est pas en mesure physiquement d’y procéder»… L’avant-projet suggère aussi que ce rôle puisse être endossé par un proche. Le document ne précise à aucun moment les conditions pour lesquelles une personne serait considérée comme incapable de s’administrer elle-même le produit létal. Le sujet est pourtant hautement polémique. Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) et le collectif de treize organisations représentant 800.000 soignants ont fait de la participation des médecins à l’euthanasie une ligne rouge à ne pas franchir.
Le médecin serait chargé de réaliser une évaluation médicale des demandes de «mort choisie» et de vérifier que le patient correspond aux critères d’accès. Avant de donner son feu vert, le médecin sollicité devrait recueillir l’avis d’un médecin qui ne connaît pas le patient et d’un spécialiste de la pathologie. Des psychologues, infirmiers ou aides-soignants qui connaissent le patient pourraient aussi être sondés. Mais ces avis «ne s’imposent pas au médecin».
Le document évoque un tout nouveau concept, celui du «secourisme à l’envers» pour pouvoir «hâter le décès en limitant les souffrances». Une inversion de la mission de soin.
L’article 20 suggère que les frais de «l’aide à mourir» soient pris en charge par l’assurance maladie.
Le gouvernement invente “les difficultés d’accès à l’avortement”
Alors que “30% des maternités ont déjà fermé sur les vingt dernières années en France.”, que le nombre d’avortements est “à son plus haut niveau depuis 30 ans en France”, que 40% des sages-femmes quittent la profession dans les deux ans qui suivent l’obtention de leur diplôme, le gouvernement souhaite que les sages-femmes pratiquent l’avortement instrumental.
Le gouvernement a annoncé mardi qu’un décret sera publié au plus tard jeudi pour autoriser les sages-femmes à pratiquer l’IVG instrumentale en établissements de santé, dans le but de lutter « contre les difficultés d’accès » à l’avortement dans certains territoires. Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau déclare :
Au-delà de la capacité qui leur est donnée de réaliser des IVG médicamenteuses depuis 2016, cette compétence nouvelle constitue une réponse forte aux difficultés d’accès.
Le ministère de la Santé a également
« décidé d’une revalorisation de 25 % des tarifs versés aux établissements de santé pour la réalisation des IVG».
Condamnés pour avoir voulu instruire leurs enfants à la maison
Lu sur La Gazette ariégeoise :
Le refus de se soumettre aux nouvelles conditions d’organisation de l’instruction en famille (IEF), a conduit Marjorie B. et Ramïn F., parents du petit Zeÿa (âgé de six ans), devant le tribunal correctionnel de Foix ce 12 décembre. Il s’agissait, pour le collectif Enfance libre, du “premier procès en France depuis l’entrée en vigueur” de la loi “confortant les principes de la République“, également connue comme la “loi contre le séparatisme“. Auparavant, les parents faisaient l’objet a posteriori d’un contrôle de l’Éducation nationale ; désormais, il faut une autorisation préalable.
Le couple admet, revendique même, ne pas s’être conformé à la nouvelle loi : “on ne va pas jouer à un jeu qui est joué d’avance”, pointent-ils, arguant que “90 % des nouvelles demandes d’entrée en IEF sont refusées dans l’académie de Toulouse”. A la demande du tribunal, Marjorie explique que l’IEF est
“un choix mûrement réfléchi. Nous sommes diplômés, riches d’expériences, et nous voulons respecter le rythme de notre fils. Son quotidien est fait de propositions, de ressources à disposition. Il adore les maths, le piano, chercher par lui-même… On n’est pas seulement en famille, on est aussi dans un collectif”.
Et quand le procureur évoque la possibilité de recourir au CNED, celle qui a exercé un temps dans l’Éducation nationale répond que “si j’ai choisi l’IEF, c’est pour proposer autre chose à mon enfant. C’est ça la liberté, et j’estime avoir le droit de le faire”. Ramïn F., lui, convoque “Blaise Pascal, Marguerite Yourcenar, Marie Curie et Jean d’Ormesson” comme symboles de personnes qui ont grandi sans l’école, et se place sur le champ de la “désobéissance civile”, estimant combattre un “mouvement d’annihilation mené par un gouvernement qui ne veut qu’une seule norme éducative”. Marjorie insiste :
“cette démarche de désobéissance est un dernier recours, on a essayé de communiquer, de discuter, de négocier, d’apporter des preuves pour montrer le caractère délétère de la nouvelle loi. Nous n’avons eu en retour que du mépris, de l’ignorance”.
Ramïn F., lui, remercie la justice, considérant que
“c’est finalement la première fois qu’on se sent aussi écoutés. Nous ne sommes pas des séparatistes, nous avons même envisagé une inscription à temps partiel à l’école du Fossat, pour enrichir l’expérience de notre fils, mais ça nous a été refusé”.
Le procureur Olivier Mouysset ne peut pourtant que constater que le couple “revendique les faits reprochés. Ils n’ont pas fait de demande d’autorisation, l’Education nationale n’a donc pas été en mesure d’évaluer leurs compétences. Peut-être en disposent-ils, pourquoi, dès lors n’ont-ils pas fait la démarche ? Il y a une forme de séparatisme, dans cette absence de confiance envers l’école”. Et de requérir 500 € d’amende avec sursis, à l’encontre de chacun des deux parents.
Après en avoir délibéré, le tribunal a prononcé une peine correspondant aux réquisitions. […]
“La procédure engagée par le gouvernement contre Academia Christiana devrait inquiéter toutes les associations françaises”
Expert au European Centre for Law and Justice (ECLJ), Nicolas Bauer intervient dans des affaires à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) relatives aux libertés d’expression, d’association et de religion. Il publie une tribune dans le Figarovox :
Sur le média en ligne Brut, Gérald Darmanin a annoncé le 10 décembre son projet de dissoudre Academia Christiana, un mouvement catholique proche de la droite identitaire. Il n’a alors mentionné aucun fait justifiant cette dissolution. Le lendemain, sur CNews, le ministre de l’Intérieur a pointé du doigt un seul élément factuel : «Cet été ils ont fait l’apologie de l’antisémitisme, avec des personnes qui considéraient que les Juifs n’étaient pas des personnes comme les autres». D’après certains commentateurs, Gérald Darmanin aurait confondu Academia Christiana avec Civitas, formation politique accusée d’avoir tenu des propos antisémites lors de sa dernière université d’été. Civitas a déjà fait l’objet d’un décret de dissolution et n’a, a priori, aucun lien avec Academia Christiana.
Cependant, derrière une telle annonce de dissolution, il existe un dossier plus épais. Gérald Darmanin l’a résumé ainsi : «ce n’est pas une association qui correspond, me semble-t-il, aux valeurs de la République». La liste des reproches faits par le ministère de l’Intérieur à Academia Christiana a fuité dans la presse. Elle mérite d’être commentée, car elle montre que le gouvernement malmène non seulement la liberté d’association, mais aussi plusieurs autres libertés publiques, comme celles de pensée, d’expression, d’éducation ou encore de religion. Ces libertés sont exercées par tous et sont notre bien commun. Elles sont protégées et doivent continuer à l’être, y compris lorsqu’elles sont exercées contre les valeurs de la République. Ces «valeurs» inspirent nos lois mais ne constituent pas une idéologie officielle à laquelle il serait obligatoire d’adhérer. Chacun a le droit de les critiquer, librement.
Analysons un à un les «pires» faits pointés du doigt par le gouvernement contre Academia Christiana. À l’été 2021, un intervenant à une université d’été aurait encouragé ainsi les participants : «Instruisez vos enfants afin de les libérer de l’emprise républicaine», même au prix d’un «sacrifice financier». Autrement dit, les parents étaient incités à privilégier des écoles privées, payantes, aux écoles publiques, gratuites, afin d’éviter que leurs enfants suivent un programme intégralement pensé par l’Éducation nationale. Cette liberté scolaire est protégée par le droit des parents d’éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions. Ce droit est valable même lorsque les convictions en question sont différentes de celles du gouvernement, notamment en matière de sexualité ou de religion. La liberté scolaire doit donc légitimement pouvoir être exercée et promue.
Un deuxième fait souligné par le ministère de l’Intérieur est supposé constituer une «apologie de la collaboration en rendant hommage au régime de Vichy». Il est reproché à un prêtre, en 2020, d’avoir évoqué dans une vidéo YouTube d’Academia Christiana des jeunes allant «au cimetière du Grand Bornand (…) pieusement prier pour les miliciens qui ont été exécutés à la Libération», en les enjoignant de ne pas se faire «photographier avec tout le monde». Le prêtre est accusé de ne pas condamner ces jeunes, alors qu’ils prient pour des «collabos». Pour autant, il ne les incite pas à une telle démarche. Par ailleurs, d’un point de vue chrétien, prier pour une personne décédée n’a de sens que si on n’a pas la certitude que cette personne est au Ciel. Une telle prière présume donc que ces miliciens doivent être purifiés de leurs fautes et est l’inverse d’une «canonisation» de ces personnes. En tout état de cause, une telle démarche de prière est évidemment protégée par la liberté de culte, qui est une des dimensions de la liberté de religion.
Deux autres faits sont considérés par le gouvernement comme provoquant à la discrimination envers les femmes. Il s’agit de la publication d’un article sur la pudeur et d’une recension du livre Le Courage de la Paternité écrit par un Père dominicain. Il est reproché à l’article sur la pudeur de dire aux femmes comment s’habiller. Or, les nombreuses photos de jeunes femmes d’Academia Christiana montrent qu’elles sont tout à fait libres de se vêtir comme elles le souhaitent. L’institut de formation ne promeut ni l’uniforme, ni la burqa. En ce qui concerne la recension du livre, elle indique que, dans un mariage chrétien, l’homme est le chef de famille et la femme lui est soumise. Cette affirmation s’appuie directement sur la Bible, en particulier sur un passage de Saint Paul. Les théologiens sont unanimes sur le fait qu’une telle distinction des rôles ne signifie pas une inégalité entre l’homme et la femme. La promotion de cette vision de la famille ne provoque donc pas à la discrimination et est protégée par les libertés de pensée et d’expression.
Dans la lettre de Gérald Darmanin à Academia Christiana, d’autres arguments en faveur d’une dissolution sont listés, mais paraissent moins sérieux et il est donc inutile de s’y arrêter. Certains concernent de simples participants aux formations organisées par cette association, mais n’engagent pas l’association elle-même. D’autres semblent tirés par les cheveux. Par exemple, le président d’Academia Christiana aurait publié sur LinkedIn une carte postale d’une ville de Bavière, où il a étudié et passé des vacances familiales, et le gouvernement rappelle que Hitler avait fait un bon score dans cette même ville lors de l’élection présidentielle de 1932. Cette ville médiévale charmante, Rothenburg ob der Tauber, attire chaque année de nombreux touristes, sans aucun lien avec l’antisémitisme passé de ses habitants. Cette accusation fantaisiste ferait sourire si elle ne prétendait pas appuyer une procédure de dissolution d’une association.
La procédure engagée par le gouvernement contre Academia Christiana devrait inquiéter toutes les associations françaises. Elle témoigne de la fragilité de la liberté d’association et d’autres libertés exercées par tous les citoyens. Elle montre aussi que le gouvernement restreint ces libertés pour servir, semble-t-il, des objectifs politiques.
Avortement dans la Constitution: Mgr Marc Aillet appelle à la mobilisation
Communiqué de l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :
« Le projet de loi prévoyant d’inscrire la « liberté » d’avorter dans notre Constitution vient d’être présenté en Conseil des Ministres et sera peut-être adopté (à la majorité des deux-tiers) par le Parlement réuni en Congrès en mars 2024 ou dans les mois qui viennent.
Au-delà de considérations ou de certaines motivations purement politiciennes, le Président de la République et le gouvernement entendent ainsi consacrer, sanctuariser, pour ne pas dire sacraliser, le droit ou la liberté d’avorter, qui non seulement n’est nullement menacé, mais s’est au contraire terriblement banalisé, au point de faire plus de 230.000 victimes innocentes au cours de l’année 2022.
À terme, et quoi qu’on en dise, le vote d’une telle loi constitutionnelle déboucherait inéluctablement sur la remise en cause ou la suppression de la clause de conscience que la loi Veil reconnaît aux médecins et professionnels de santé qui refusent de pratiquer des IVG.
Sera-t-il encore possible ou permis de rappeler demain qu’un avortement, fût-il « constitutionnel », n’est ni plus ni moins que l’élimination pure et simple d’un être humain, ce que le Concile Vatican II qualifie de « crime abominable » (cf. Gaudium et spes n° 51) ?
Qu’on nous comprenne bien : il ne s’agit nullement de juger les femmes qui ne parviennent pas à garder leur enfant, celles-ci étant généralement soumises à diverses pressions d’ordre économique et social, dans un contexte de totale banalisation d’un acte que Simone Veil considérait dans tous les cas de figure comme un drame…
En ce temps de l’Avent où nous nous préparons à la naissance du Verbe qui s’est fait chair dans le sein virginal de Marie, rehaussant la dignité de l’embryon humain, j’ose espérer qu’une mobilisation des chrétiens comme de tous les citoyens dont la conscience n’est pas anesthésiée ou contaminée par la culture de mort, est encore possible, pour clamer notre indignation, manifester notre opposition, et proclamer envers et contre tout que toute personne humaine est absolument inviolable et sacrée depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. »
+ Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 12 décembre 2023
Condamnés à de la prison avec sursis pour avoir accroché une pancarte dénonçant les dangers de l’immigration
La répression judiciaire continue contre les lanceurs d’alerte et militants de droite :
“Trois militants (…) de Patria Albigès, dont le fils du député RN du Tarn Fréderic Cabrolier, ont été jugés ce mardi 12 décembre devant le tribunal correctionnel d’Albi. Ils étaient poursuivis pour une “action anti-migrants” menée le 10 juin dernier. Ce jour-là, les militants avaient fermé les parcs de la ville d’Albi avec de la rubalise (ruban plastique) et des pancartes : “Parc fermé – raison de fermeture : risque élevé de se faire poignarder – protégeons nos familles de l’immigration.” Ils avaient été arrêtés une poignée de minutes seulement après leur action, initiée quelques jours après qu’un Syrien a blessé à l’arme blanche six personnes, dont quatre enfants, dans un parc d’Annecy.
Les jeunes hommes âgés de 20 à 25 ans ont été condannés pour “provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion”. Mais aussi pour “usage de document créant une méprise avec un acte judiciaire ou un document administratif” et “apposition d’une publicité ou pré-enseigne non-conforme aux dispositions du règlement local de publicité”. Ils écopent de trois mois de prison avec sursis et devront également faire un stage de citoyenneté dans les six mois. Ils ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils feraient appel.”

À l’usage de ceux qui croient qu’être intelligent suffit pour décider, le discernement
André Bercoff reçoit sur Sud Radio François Bert, coach en management et auteur de “Le discernement : À l’usage de ceux qui croient qu’être intelligent suffit pour décider” :
Bravo, Gabriel Attal, c’est un premier pas !
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
Monsieur le Ministre, vous avez fait un premier pas, que j’attendais depuis 75 ans – quand j’étais dans le cours moyen de Mme G., mon institutrice qui enseignait en même temps aux CM1 et CM2 comme dans la plupart des écoles de la France rurale.
A l’époque, s’il y avait lieu, on me parlait de l’école publique, de l’ordre public… On ignorait le rappel de la laïcité, on respectait les élèves, sans doute tous baptisés… On parlait de la France, avec le portrait de H. de Bournazel dans la classe de Mme G., sans évoquer en boucle la « République », les « valeurs républicaines ».
NB : il s’agissait d’une école publique d’une commune de la Creuse.
Donc, Monsieur le Ministre, j’ai été heureux de Vous entendre parler à plusieurs reprises de l’Ecole « française ». C’est un premier pas car il reste beaucoup à faire : j’entends, alors que j’écris ces lignes, sur une chaîne plutôt proche de ma position un intervenant continuer à répéter en boucle « école républicaine ».
Surtout, ne vous laissez pas intimider , le chemin sera long.
Un simple conseil : la prochaine fois parler de la FRANCE !
Un dernier conseil : faites inscrire dans la Constitution les « racines chrétiennes de la France », cela permettra de se débarrasser des prétentions de l’Islam au nom de la laïcité.
Une nouvelle année sous le signe de l’avortement
De Pascale Morinière, présidente de la Confédération Nationale des AFC :
Un projet de loi constitutionnelle pour inscrire l’avortement dans la Constitution est présenté aujourd’hui au conseil des ministres.
La phrase suivante serait ajoutée à notre constitution :
« La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »
Cette liberté formulée sans limite dans la constitution pourrait contribuer à faire glisser sans cesse les conditions d’accès à l’IVG, en particulier la clause de conscience des soignants et les délais d’accès.
La clause de conscience des soignants était une condition du vote de la loi Veil, en 1975. Elle s’applique à tous les soignants, pas seulement aux médecins. Pour les promoteurs de l’avortement, l’objection de conscience est le principal obstacle actuel. L’IVG, en étant inscrite dans la Constitution, deviendrait une liberté fondamentale. Elle mènerait à la fin de la liberté de conscience des soignants qui ne pourraient pas s’opposer à une liberté fondamentale de la femme. Les délais d’accès pourraient, eux, à nouveau glisser au fallacieux prétexte des difficultés d’accès à l’IVG.
Les choses pourraient aller très rapidement. Le projet de loi constitutionnelle arriverait en discussion au Parlement début 2024 et, s’il était voté à l’identique par les deux Chambres, pourrait être ratifié par le Congrès début mars.
Que faire ?
La Marche pour la vie aura lieu le 21 janvier : nous vous invitons à y participer très nombreux.
D’ici là, nous vous proposons une mobilisation virtuelle sous la forme d’un micro-trottoir digital en répondant à la simple question : « Que pensez-vous de l’inscription de l’avortement dans la constitution ? ». Pour participer scanner le QR code ci-dessous.
Soyons nombreux à donner notre avis et notre témoignage. Nos retours seront très précieux pour répondre avec conscience et vigueur à la publication de ce projet de loi !

La population clandestine aurait doublé en France depuis 2015
L’immigration illégale en France est comprise entre 780000 et 900.000 personnes dont un accroissement net d’environ 400.000 sur la période 2015-2022 soit un quasi-doublement. L’IFRAP a publié une étude sur le coût de l’Aide Médicale d’Etat, réservée aux étrangers en situation irrégulière.
Le 4 décembre 2023 un rapport important sur l’aide médicale d’Etat était publié par Claude Evin (ancien ministre) et Patrick Stéfanini (Conseil d’Etat honoraire) à la demande des ministres de l’Intérieur et de la Santé. Une publication anticipée au 4 décembre en lieu et place d’une parution initialement prévue le 15 janvier 2024 afin de porter un regard expert (et défavorable sur le plan budgétaire) sur la suppression de l’AME remplacée par l’AMU par le Sénat en 1ère lecture dans le cadre de l’examen du projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration. Les conclusions tirées du rapport par voie de Presse ont généralement été lénifiantes et convenues : « l’AME est « globalement maîtrisée », mais « mérite d’être adaptée ». En réalité le rapport se révèle beaucoup plus riche, tant en constatations qu’en propositions, mais le manque de temps pour l’achever explique que de nombreuses pistes aient été laissées à l’état d’ébauches…
Une augmentation des allocataires de 38,8% depuis 2015 et des ayants-droits de 60,4%
Tout d’abord le rapport met en avant un premier constat, entre 2009 et 2023, le nombre de bénéficiaires a augmenté de 121,7% dont 38,8% entre fin 2015 et mi-2023 (dont +30% entre fin 2015 et fin 2022).
Par ailleurs sur le plan budgétaire, le coût financier de l’AME a augmenté de 79,3% en euros courants entre 2009 et 2022 (soit +428 millions d’euros) et de 46,3% sur la même période en euros constants (+250 millions d’euros). Entre 2015 et 2022, le coût budgétaire s’apprécie quant à lui de 31,9% en euros courant et de 15,7% en euros constants. Il est donc vrai qu’il existe une maîtrise budgétaire de l’AME entre 2015 et 2022, ce qui était moins vrai pour la période précédente.
Mais là où les rapporteurs avancent les chiffres les plus intéressants c’est dans la composition des bénéficiaires. En effet l’AME s’adresse non seulement aux assurés, mais aussi à leurs ayants-droits, or c’est dans cette seconde catégorie que les bénéficiaires explosent : +60,4% lorsque les assurés n’augmentent que de 31,8% entre fin 2015 et mi-2023.
Il y a donc une augmentation significative des bénéficiaires indirects de l’AME, la proportion des assurés directs baissant dans le total des bénéficiaires de 3,8 points entre 2015 et 2022 (passant de 75,6% des allocataires et 71,8%). Le rapport souligne par ailleurs que l’on observe une croissance près de trois fois plus forte entre 2015 et 2023 pour les mineurs en métropole(+65%) et les personnes au-delà de 60 ans (+75%) que pour la tranche centrale des 18-59 ans (+23%) sur la période.
Une vision très extensive des ayants-droits
Comme l’évoque le rapport « le terme « bénéficiaire » de l’AME recouvre deux populations : les « assurés » et les ayants-droits. Les « assurés » sont les personnes qui portent directement les droits, les ayants-droits sont leurs enfants (mineurs et potentiellement jusqu’à l’âge de 20 ans), leurs conjoints, partenaires de PACS ou concubins, ainsi qu’une personne majeure « cohabitante » à charge. » Il existe donc potentiellement un vivier très extensif de bénéficiaires indirects dont certains pourraient eux-mêmes entamer une démarche d’assurance à l’AME, soit n’y aurait aucun droit en cas de séparation ou de non-cohabitation.
- Ainsi tous les bénéficiaires de l’AME ne sont pas en situation irrégulière ;
- Tous les ESI (étrangers en situation irrégulière) ne sont pas bénéficiaires de l’AME (soit parce qu’ils n’y ont pas droit (présence sur le territoire depuis moins de 3 mois[1], plafond de la C2S[2] dépassé, non-recours) ;
On relève ainsi plusieurs points particulièrement fraudogènes :
- La question de la non-émancipation des ayants-droits majeurs se pose afin de mieux contrôler les bénéficiaires de l’AME ;
- Par ailleurs les ayants-droits majeurs qualifiés de « cohabitants » peuvent agréger les mineurs devenus majeurs de plus de 20 ans résidants au domicile de leur parents (que ces majeurs y résident en situation légale ou illégale) sans limitation d’âge ;
- Mais aussi tout autre majeur cohabitant au terme de la notice Cerfa n°50741#9, et sans tenir compte pour ces derniers de leurs conditions de ressources, bien qu’ils doivent être déclarés cependant « à charge ».
Comme l’évoque le rapport « la non prise en compte, dans la détermination des ressources financières, des revenus du conjoint, concubin ou partenaire de PACS » doit être interrogé, d’autant plus si « ce dernier est français ou en situation régulière ».
S’y ajoute un possible effet « noria » sans lien direct avec l’AME, reposant sur des « entrées régulières en France (…) et sur la délivrance, dans un délai très rapide après l’arrivée en France, de soins urgents et vitaux. » Toutefois comme le relève le rapport « ces personnes (…) souvent dans des situations médicales complexes restent sur le territoire en situation irrégulière afin de continuer via l’AME, à bénéficier de soin. » On le constate par l’augmentation de leurs séjours (dialyse, chimiothérapie, radiothérapie etc… dans le cadre des soins urgents a été supérieure à +100% en 2022, alors que cette augmentation n’est que de +20% pour les bénéficiaires de l’AME. « Il est vraisemblable qu’une partie des 9,5% des personnes bénéficiaires de l’AME identifiés (…) comme ayant déclaré être venus en France pour raison de santé, ont utilisé ce mode d’accès aux soins » (soit plusieurs milliers par an).
Focus sur les Outre-mer et des territoires métropolitains spécifiques
L’augmentation des bénéficiaires est tout particulièrement importante en Outre-mer, mais aussi façon particulièrement atypique : les 4 DROM (départements et régions ultramarines) regroupent 10,5% du total des bénéficiaires de l’AME (soit 46.189 personnes), pour une population représentant 3,2% de la population française. Pourtant des territoires se détachent par rapport à d’autres :
- La Guyane voit une croissance des bénéficiaires de 130% entre fin 2015 et mi-2023, suivie par la Martinique (+301%) et la Réunion (+171%) mais les niveaux sont très différents : la Guyane passe ainsi sur la période de 82,2% des bénéficiaires « domiens » à 86,2% de ces mêmes bénéficiaires, suivie par la Guadeloupe 10,9% (2023), la Réunion et la Martinique ne totalisant à la même date que 2% et 0,9% (en 2023). On comprend donc que la Guyane avec la proximité du Brésil (état de l’Amapá) et du Surinam[3]subit une très forte pression migratoire irrégulière, mais comment expliquer le différentiel entre la Martinique (en croissance forte, mais partant de très bas) et la Guadeloupe qui en accueille 100 fois plus ?
- On vérifie également une très forte poussée des ayants-droits avec +144% pour la Guyane entre 2015 et mi-2023, +613% en Martinique et +508% à la Réunion. Ils sont principalement centrés sur les moins de 18 ans (+133%) et les 18-59 ans (+111%). En revanche se sont les assurés âgés (+60 ans) donc bénéficiaires directs de l’AME qui augmentent le plus sur la période avec +144%.
Par ailleurs, en métropole, certains territoires spécifiques concentrent l’essentiel des bénéficiaires de l’AME : « cette concentration est d’abord une concentration « francilienne » avec une région qui totalise plus de 200.000 bénéficiaires d’AME soit plus de 55% de la population des bénéficiaires en métropole (…) alors que l’Ile-de-France représente moins de 20% de la population résidant en France métropolitaine » dont près de 30% du total métropolitain concentré sur Paris et la Seine-Saint-Denis. Si on ajoute à l’île-de France, les Bouches du Rhône, les Alpes Maritimes et le Nord, on obtient une population de bénéficiaire représentant plus des 2/3 des allocataires de l’AME. Il existe donc une très grande concentration sur les métropoles les plus importantes et situées dans partie Est de la ligne le Havre-Marseille.
Une consommation de soin relativement stable par bénéficiaire sur les 15 dernières années
Si l’on regarde maintenant la consommation de soins effectués par les bénéficiaires de l’AME la constatation est faite d’une augmentation des dépenses d’AME largement corrélée à celle de l’évolution du nombre de bénéficiaires. C’est si vrai que « la consommation trimestrielle moyenne par bénéficiaire est restée stable au cours des 15 dernières années, en dépit de l’augmentation du coût des soins sur la période. » La consommation trimestrielle moyenne par bénéficiaire est passée de 642 € en 2009 à 604 € en 2022, tandis que la consommation moyenne par consommant est passée de 785 € en 2009 à 823 € en 2022.
On relève par ailleurs que la consommation hospitalière diminue, passant de 68%/69% autour de 2010 à 61%/62% au début des années 2020. Marquant le virage « ambulatoire » que l’on retrouve au sein des soins de ville qui progressent en direction des consultations médicales, dentaires et des auxiliaires paramédicaux. En milieu hospitalier la durée moyenne du séjour est plus forte chez les bénéficiaires d’AME (5,5 jours) que chez les assurés sociaux (4,7 jours) soit +17%. Les soins urgents concernant d’abord la tranche 40/59 ans. On relève toutefois diverses situations atypiques notamment en matière de dialyse, des soins urgents en 2022 et s’agissant des greffes hépatiques… et sans doute pour les bénéficiaires de l’AME sondés par l’IRDES et déclarant être venus « pour raison de santé » sur le territoire français.
Le passage de l’AME à l’AMU voulue par le Sénat aurait des conséquences budgétaires défavorables
C’est sans doute tout à fait contre-intuitif au premier abord, mais le rapport Evin/Stefanini a le mérite de faire apparaître des éléments qui montrent la très grande rigidité budgétaire de ce type d’allocation au sein du continuum de couverture des personnes résidents en France en matière de Santé. Seule exception, les irréguliers de + de 3 mois dont les revenus excédent le plafond de la C2S (809,9 €/mois) et qui se retrouvent alors sans aucune couverture[4].
En particulier il relève tout d’abord les bienfaits de l’enrichissement du dispositif initial au Sénat : « l’inclusion de la prophylaxie et du traitement des maladies graves lors de la discussion en séance publique est de nature à réduire les craintes formées à l’encontre de la rédaction initiale », les rapporteurs de la mission soulignant que la réduction du panier de soins pourrait avoir plusieurs conséquences négatives :
- Une difficile articulation avec les soins urgents et vitaux : dans la mesure ou l’AMU comprendrait simplement en sus l’accès au bout de 3 mois de résidence irrégulière sur le territoire national, l’accès à la prophylaxie, du traitement des maladies graves, des vaccinations réglementaires et des examens de médecine préventive.
- Les risques d’un non-recours plus important et d’un panier de soins dégradé pourraient aboutir à surcharger les urgences hospitalières alors même que l’on cherche précisément à les décongestionner (via un renforcement des prises en charge par la médecine de ville), et que le rapport dans le cadre actuel de l’AME est favorable aux soins de ville (745.531 consultations médicales, contre 172.565 consultations en structures hospitalière dont 79,8% au sein du secteur public).
- Enfin sur le plan budgétaire les hospitalisations sont beaucoup plus coûteuses que les soins prodigués en ambulatoire : la dépense moyenne d’un bénéficiaire d’AME est près de 7 fois supérieure au titre des séjours hospitaliers qu’au titre des honoraires médicaux (1.468 € contre 212 €).
Mais des arguments symétriques peuvent exister pour conduire à dégager des économies :
Reste un panier de soin actuel sans doute trop étendu : notamment en direction de soins non urgents voir de confort : rééducation physique, kinésithérapie « auxquels les bénéficiaires de l’AME accèdent (…) de manière inconditionnelle et sans participation financière. » Ces actes pourraient nécessiter une autorisation préalable délivrée par la CNAM, mais « [la mission] n’a pas été en mesure d’identifier les actes qui seraient soumis à cette procédure », ce qui semble pour le moins curieux… mais qui mériterait d’en dégager une typologie détaillée.
La mission relève toutefois que l’AME « contribue au maintien en situation de clandestinité d’étrangers dont elle est parfois le seul droit »… et pas seulement au regard des prestations de santé offertes mais également des droits connexes accordés :
- L’obtention d’une réduction de 50% sur le coût des transports collectifs (contre 75% en Ile-de-France avec la C2S) ;
- La présentation d’une carte d’AME afin d’avoir accès à des prestations associatives de type : banque alimentaire, tarifs sociaux appliqués par certaines collectivités (notamment pour la restauration scolaire) etc.
- Permettre via la carte d’AME délivrée annuellement, de bénéficier une preuve de résidence continue sur le territoire français dans la perspective d’une prochaine régularisation (AES par exemple[5]). La mission identifiant à près de 100.000 les personnes oscillantes entre PUMA, AME, demandeurs d’asile etc.
[…]
Notre-Dame n’est pas un terrain de jeu pour artistes avides de reconnaissance
Marc Alibert, architecte honoraire des Bâtiments de France, réagit sur Boulevard Voltaire à la déclaration d’Emmanuel Macron de lancer un concours pour la création de six vitraux contemporains :
Notre-Dame est un lieu sacré, ce n’est pas un terrain de jeu pour artistes avides de reconnaissance dont le seul juge est leur cote sur le marché. L’État, avec notre argent, se doit de respecter ce chef-d’œuvre qui a façonné notre culture et que beaucoup de nos concitoyens, catholiques ou non, veulent préserver.
Devant les richesses des œuvres du passé, l’artiste aujourd’hui est pris d’angoisse et se pose la question : comment créer après de tels sommets ? Ne sachant plus dépasser la tradition, il la nie.
Catéchisme des pauvres
Les verrières de Conques et de Nevers ne laissent pas transparaître les vérités de la foi, alors que les rosaces de Notre-Dame, « ces grandes fleurs de deuil éblouissantes et tristes » nous disait Émile Mâle, ont miraculeusement résisté à l’incendie de 2019 et sont peut-être les plus belles œuvres sorties de la main de l’homme. L’ensemble des verrières au Moyen Âge, depuis le narthex, devait ressembler à une exposition de tapis d’Orient.
Les vitraux ont toujours été le catéchisme des pauvres jusqu’au XIXe siècle, puis l’abstraction est arrivée, avec une perte progressive de la foi.
« L’artiste qui ne professe pas les vérités de la foi ou qui vit éloigné de Dieu ne doit en aucune manière toucher à l’art religieux, il lui manque cet œil intérieur capable de lui montrer ce qui est requis par la majesté du créateur », écrivait Pie XII (encyclique Musicæ sacræ disciplina).
Le thème des verrières créées entre les deux guerres pour Notre-Dame, et qui n’ont pas été mises en place, peut servir de modèle, car l’iconographie choisie était celle des saintes et saints qui ont marqué l’Histoire de France.
Le concours pour la restauration des vitraux de la cathédrale ne peut être ouvert qu’à des artistes chrétiens et non à des coteries cherchant à satisfaire leur ego et incapables de transcendance. Comme l’écrivait très justement Laurent Dandrieu,
« ce qui frappe le plus dans l’art contemporain, c’est le décalage permanent entre la pauvreté du geste et la suffisance du discours ».
Purifier et recentrer son imaginaire
Le bleu est la lumière dans le vitrail, c’est la base de leur coloration, et la première condition pour l’artiste verrier est de savoir régler le bleu, couleur irradiante, le rouge étant la couleur filtrante. Regardez le fameux bleu de Chartres ! C’est comme peindre avec la lumière. Mais la technique du maître verrier ne peut modifier les lois de la lumière, de la perspective, de l’optique et de l’orientation (ici, les futurs vitraux seront orientés au sud).
Jusqu’au XIVe siècle, il n’existe pratiquement que ces deux couleurs ; ainsi, en composant son carton, l’artiste doit penser à la mise en plomb pour une lecture souple et non rigide.
L’ensemble de ces six verrières ne doit pas faire une tache criarde mais se fondre avec humilité, à l’image de la Vierge. L’artiste doit confier son travail à Marie, elle est là pour purifier et recentrer son imaginaire. Ainsi, sous la protection de Notre-Dame, les œuvres seront belles car débordantes d’un cœur possédé par la grâce.
Il est indécent de vouloir constitutionnaliser l’avortement, alors qu’une très vaste majorité de celles qui s’engagent dans une telle démarche le font sous la pression
Nicolas Tardy-Joubert, le président de la Marche pour la Vie, signe une tribune dans Le Journal du dimanche contre l’inscription du « droit à l’IVG » dans la Constitution, qui sera présenté le 24 janvier à l’Assemblée nationale :
Le président de la République souhaite qu’un projet de loi constitutionnel soit soumis au Parlement au début de 2024 pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ».
La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance. La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de ne pas pouvoir garder son enfant. La traduction concrète d’un tel projet de loi, gravé dans le marbre constitutionnel, serait de garantir la liberté de pouvoir faire mourir un être humain, si petit soit-il. Le voter serait participer à l’ensauvagement et à la dé-civilisation de notre société.
D’éminents juristes constitutionnels dénoncent l’incohérence de cette inscription du droit à l’avortement dans notre Constitution. Ce serait contraire à l’article 16 du Code civil qui « assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », et incohérent avec l’article 66.1 de la Constitution qui prévoit que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Ce projet présente aussi d’autres risques.
Si la liberté d’avorter était ainsi consacrée, que deviendrait la liberté de conscience pourtant fondamentale, pour s’y opposer ou refuser de pratiquer cet acte, et comment limiter des exigences toujours plus folles de nouvelle extension des délais ?
Quel sens des priorités ce Gouvernement a-t-il alors que la situation sécuritaire, sanitaire, éducative, économique avec nos 3000 milliards de dettes, traduisent la terrible fragilisation des structures de notre pays ? Le choix de pousser ce projet commencé par l’extrême gauche la plus radicale, traduit hélas une soumission idéologique mortifère. Le Gouvernement en remplaçant la proposition de loi de la députée LFI Panot par ce projet de loi veut, en même-temps, échapper au référendum qu’il craint, en le remplaçant par un vote du Congrès au début du mois de mars.
Il est indécent de vouloir constitutionnaliser l’avortement, alors qu’une très vaste majorité de celles qui s’engagent dans une telle démarche le font sous la pression économique ou celle de leur entourage. Le recours à l’avortement augmente avec le niveau de précarité (source DRESS). Selon une étude publiée en 2023 dans le British Medical Journal, une femme sur trois souffre de dépression après avoir avorté. Cette proposition est antisociale et inepte sur un plan de santé publique. Un triste record de 234 300 avortements a été enregistré en 2022 en France, et l’impact démographique, qui en résulte puisque nous n’atteignons plus le seuil de renouvellement des générations (1.80 enfants par femme vs 2.1 à atteindre) est délétère pour notre pays, pour notre économie. Les seules priorités dignes de ce nom, pour éviter ces violences faites aux femmes et aux enfants à naître, sont la mise en place de politiques de prévention de l’avortement, d’accompagnement financier et familial. Un volet éducatif sur la dimension affective et relationnelle de la sexualité permettrait aussi de réduire les grossesses adolescentes et d’agir dans le sens d’une parentalité responsable.
La Marche pour la Vie porte des propositions pour que la protection de la vie devienne une grande cause nationale. Pourquoi par exemple ne pas lancer une grande étude publique pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement comme le souhaitent 88 % des Français (Sondage IFOP octobre 2020). Plutôt qu’une réunion inutile du Congrès, la création d’une mission d’études parlementaire sur ce sujet, serait bénéfique, pour les Françaises et pour la Nation.
La pseudo-liberté garantie à la femme d’avoir recours à une élimination quasi-forcée de vie gênante
Voici le compte-rendu du Conseil des ministres de ce matin :
La Première ministre a présenté un projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse.
En France, la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse est aujourd’hui inscrite dans la loi. Depuis la loi fondatrice du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse, le législateur a pleinement pris ses responsabilités, comme l’y invitait Simone Veil dans son discours à l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974. Très récemment encore, avec la loi du 2 mars 2022, qui a élargi et conforté l’accès à l’interruption volontaire de grossesse, le Parlement a ajusté l’équilibre nécessaire en veillant, comme le disait Simone Veil, à apporter « à ce problème une solution à la fois réaliste, humaine et juste ».
Le Conseil constitutionnel n’a pas conféré de valeur constitutionnelle à la liberté de la femme de recourir à l’interruption volontaire de grossesse en tant que telle.
Si, dans notre pays, cette liberté n’est pas aujourd’hui directement menacée ou remise en cause, tel n’est pas le cas dans d’autres États.
Le 24 juin 2022, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision relative à l’interruption de grossesse. Dans nombre de pays, même en Europe, des courants cherchent à entraver la liberté des femmes d’interrompre leur grossesse si elles le souhaitent.
Fidèle à sa vocation, notre pays doit soutenir le combat universel pour cette liberté essentielle.
Dans un tel contexte, l’inscription de cette liberté dans notre Loi fondamentale ferait de la France l’un des premiers pays au monde et le premier en Europe à reconnaître dans sa Constitution la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse et permettrait de la consacrer au niveau le plus élevé de notre hiérarchie des normes, nous prémunissant ainsi contre toute remise en cause par la loi.
A ces fins, plusieurs propositions de loi visant à consacrer explicitement l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution ont été déposées sur le bureau de chacune des deux assemblées. Si les deux assemblées se sont clairement prononcées en faveur de l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution, elles se sont séparées sur la manière de l’écrire.
Le 8 mars 2023, à l’occasion de l’hommage national à Gisèle Halimi et de la journée internationale des droits des femmes, le Président de la République a exprimé son attachement à l’inscription de la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Il a annoncé qu’un projet de loi constitutionnelle proposerait d’inscrire dans la Constitution la liberté des femmes d’y recourir, en vue d’une adoption par le Congrès du Parlement. Lors des célébrations du 65e anniversaire de la Constitution, le 4 octobre dernier, le Président de la République a réaffirmé son souhait de parvenir à cet objectif.
Ainsi, conformément à la volonté du chef de l’État d’adresser « un message universel de solidarité à toutes les femmes qui voient aujourd’hui cette liberté bafouée » et pour répondre à l’appel des deux assemblées, le présent projet de loi constitutionnelle est présenté en application de l’article 89 de la Constitution. Il comporte une disposition unique ayant pour objet de modifier l’article 34 de la Constitution en y ajoutant, après le dix-septième alinéa, un alinéa ainsi rédigé : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
Choisir la Vie propose un livret informatif sur l’avortement à envoyer à vos députés et sénateurs
Il est urgent de se mobiliser afin d’empêcher la constitutionnalisation du droit de tuer les enfants à naître. Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, communique :
Alors que la plupart des français sont accaparés par les préparatifs de Noël, Emmanuel Macron s’apprête à faire franchir à notre pays un grave tournant historique dont les conséquences seront sans précédent.
Le 13 décembre, en effet, un projet de loi inscrivant l’interruption de grossesse dans notre constitution, autrement dit un permis de tuer, sera présentée au Conseil des ministres. Cette loi abjecte veut graver sur du marbre l’avortement comme une liberté fondamentale, portant ainsi gravement atteinte à la liberté de conscience des soignants d’une part et à la liberté d’expression des défenseurs de la Vie d’autre part.
D’ores et déjà, nous avons envoyé aux ministres un courrier accompagné du livret informatif sur l’avortement nouvellement réédité par Choisir la Vie, afin qu’aucun ne puisse oser dire qu’il ne savait pas ! Nous vous invitons à en faire de même en envoyant ce livret à vos députés et sénateurs qui bientôt seront amenés à voter en faveur ou non de cette loi. Vous pouvez le commander gratuitement ci-dessous, par email ou par courrier.
N’hésitez pas à nous demander le nombre d’exemplaires que vous souhaitez. Nous vous remercions, chers amis, pour votre précieux soutien. Je vous assure de ma fidélité dans ce combat pour la défense des plus fragiles.
Vous pouvez le commander gratuitement* :
- Par email : [email protected]
- Par voie postale : Choisir la Vie – 70 boulevard Saint Germain 75005 Paris* Libre participation aux frais de ports en faisant un don sur notre page HelloAsso
La seule liberté menacée de la femme aujourd’hui est celle de pouvoir garder son enfant
Communiqué de presse de la Marche pour la Vie :
Le Président de la République a présenté le 12 décembre en Conseil des Ministres un projet de loi constitutionnel pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ». La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance. Ce nouveau projet est incongru, indécent et dangereux. Il n’est qu’une diversion sociétale dans l’échec patent de ce gouvernement.
Nous dénonçons le fourvoiement de cette politique, qui fait l’inverse de ce qu’il conviendrait de faire. La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de ne pas pouvoir garder son enfant. Il faut au contraire mettre en place des politiques de prévention de l’avortement, pour réduire le drame de ces violences faites aux femmes et aux enfants à naître, et remédier à l’effondrement démographique que nous connaissons dans notre pays.
Si l’avortement était inscrit dans la Constitution, le droit de faire mourir un membre innocent de l’espèce humaine serait reconnu, alors que la Constitution prévoit aujourd’hui que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Cette nouvelle norme supra-législative ouvrirait à la suppression de la clause de conscience des médecins, et à l’avortement à la demande jusqu’au terme de la grossesse.
Nous nous opposons à ce projet, et appelons tous les Français attachés à ce que l’interdit de tuer reste le fondement de notre civilisation à rejoindre La Marche pour la vie, qui aura lieu le 21 janvier 2024 à Paris. Nous demandons avec nos 10 propositions que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale.
Academia Christiana porte plainte contre Gérald Darmanin
La meilleure défense c’est l’attaque :
J’ai déposé plainte ce matin devant la Cour de Justice de la République pour le compte de l’association @AcademiaChristi pour les propos diffamatoires tenus à son encontre par @GDarmanin sur @CNEWS.@AcademiaChristi pic.twitter.com/YpRKZj6Iqz
— Frederic pichon (@pichon_frederic) December 12, 2023
🔴 Victor Aubert, Président d'Academia Christiana, annonce avoir porté plainte ce matin contre Gérald Darmanin devant la Cour de Justice de la République.
⛔ STOP AUX MENSONGES !
📣 Aidez-nous : https://t.co/ZHE4xJsdpa#JeSoutiensAC pic.twitter.com/HGPrUh8WMc
— Academia Christiana (@AcademiaChristi) December 12, 2023
Ambitionnons la Sainteté !
Par Stéphane Besson, directeur du Lycée Saint-Augustin (Lyon) :
Comment ne pas admirer les hommes qui nous ont précédés et qui ont bâti les cathédrales de notre pays ? Comment ne pas se sentir tout petit devant ceux qui ont réalisé la conquête spatiale ?
Comment ne pas avoir envie d’imiter les premiers alpinistes intrépides qui ont gravi les plus hauts sommets de l’Himalaya ?
Des exemples de Foi, d’intelligence, de qualités humaines qui semblent hors du commun et pourtant ces hommes ont vécu comme chacun de nous, avec peut-être une légère différence… celle d’avoir le désir de donner le meilleur d’eux-mêmes !
En lançant le Lycée Saint-Augustin notre ambition n’était pas très différente. Nous souhaitons en effet offrir aux garçons qui viennent ici, un cadre de vie pour apprendre à donner le meilleur d’eux-mêmes et ainsi les aider, en appui de tout ce qu’ils ont déjà reçu en famille, à devenir des hommes heureux et prêts à s’engager au service de la société et de l’Eglise.
Comment devient-on un homme, chrétien solide, dans notre société si déchristianisée, éclatée, désespérée ?
Les méthodes d’aujourd’hui sont les mêmes que de tout temps car malgré les évolutions de nos sociétés modernes l’être humain reste fondamentalement le même. C’est pierre par pierre que l’on construit des cathédrales, c’est pas à pas que l’on gravit des sommets, c’est petits efforts après petits efforts que l’on acquiert des connaissances, que l’on peut construire sa vie et faire avancer le monde.

Finalement nous ne demandons qu’une seule chose aux jeunes qui veulent venir au lycée : voulez-vous devenir meilleur ? Si oui, en avant ! Par les petits efforts du quotidien nous allons vous aider à devenir ce que Dieu attend de vous. Et cela passe par des choses en apparence insignifiantes : tenir correctement en ordre ses affaires de classe, son casier, apprendre ses leçons, lire, faire des exercices pour s’entraîner, prier avec application, jouer avec entrain, ne pas se laisse distraire par les écrans… Ce sont par ces petits actes répétés que la volonté se forge, que les bonnes habitudes s’ancrent, que les compétences s’acquièrent, presque naturellement. Tout cela est évidemment grandement facilité lorsque la famille vit dans cette même recherche de cohérence, dans une sobriété de vie qui recherche l’essentiel. Et l’essentiel est évidemment de désirer la plus exaltante des conquêtes, la plus belle des ascensions, la plus exigeante aussi des constructions : la sainteté !
C’est pourquoi le lycée s’est mis à l’école de Saint-Augustin : « Faites-moi la grâce de vous trouver Seigneur, et vous ayant trouvé de continuer à vous chercher encore. »
Soutenir les Missionnaires de la Miséricorde divine
La vocation sacerdotale est un don incroyable. Malgré les temps difficiles, dans le monde et dans l’Eglise, les Missionnaires de la Miséricorde accueillent de nombreux séminaristes. Pendant ce mois de décembre, ils souhaitent vous partager les joies mais aussi les défis qui les attendent.
“Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin,
Et puisque votre cœur à tout pouvoir sur Lui,
Obtenez-nous, ô Marie,
Des prêtres qui soient des saints.”
Soutenez les Missionnaires de la Miséricorde divine en faisant un don : don.misericordedivine.fr
Contre les émeutes, la parentalité…
Face aux émeutes, Aurore Bergé, ministre des Solidarités et des Familles entame cette semaine un tour de France de la parentalité. Elle explique :
Je pars d’un constat : les parents ne peuvent pas être les oubliés de nos politiques publiques. Nous avons besoin d’eux, nous devons faire avec eux. Et c’est sur eux que je veux m’appuyer en tant que ministre des Solidarités et des Familles. Quand avons-nous parlé d’eux récemment? Cet été à l’occasion des émeutes. Nous avons tous en mémoire les images de ces mères de famille sortant dans la rue, le soir, pour récupérer leurs enfants et les remettre dans le droit chemin. Mais il est frappant de constater que 30 % des émeutiers étaient des mineurs et que 60 % d’entre eux ont grandi dans des familles dites monoparentales. Nous ne pouvons pas nous intéresser à la parentalité uniquement face aux crises. L’ensemble de la société doit s’en saisir. Ça signifie quoi, être des parents ? Et où est le second parent, souvent le père? Les pères ne peuvent pas se résumer à une pension alimentaire ! La société a fini par s’accommoder du fait que les femmes assument seules certaines missions auprès des enfants. Un couple peut se séparer mais la famille vit toujours : on ne quitte pas ses enfants.
Après avoir détruit la famille, via la facilitation du divorce et les mesures LGBT, le gouvernement découvre l’eau froide…
Mais cette commission scientifique sur la parentalité, co-présidée par le pédopsychiatre homosexualiste Serge Hefez et la spécialiste des questions de jeunesse, Hélène Roques, connaît déjà quelques difficultés : trois de ses membres ont annoncé lundi leur démission lors de la première réunion. Le sociologue de la parentalité, Claude Martin, la directrice de recherche au CNRS, Agnès Martial et la sociologue Irène Théry, militante de la GPA, ont claqué la porte.
Irène Théry a dit « regretter » de voir « que les travaux à venir soient placés sous l’égide de méthodes répressives », fustigeant au passage « la confusion faite entre les politiques et les chercheurs ». La veille, Aurore Bergé avait annoncé la mise en place de « travaux d’intérêt général pour les parents défaillants ».
La constitutionnalisation de l’avortement présentée en Conseil des ministres le jour de Notre-Dame de Guadalupe, patronne des enfants à naître
Alors que nous fêtons aujourd’hui Notre-Dame de Guadalupe, apparition de la Vierge enceinte au Mexique et patronne des enfants à naître, Emmanuel Macron doit présenter aujourd’hui en Conseil des ministres le projet de loi visant à inscrire dans la Constitution de la Ve République la
« liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
En France, le nombre d’avortements n’a jamais été aussi élevé, avec un chiffre record en 2022 : 234 300, soit 17 000 de plus qu’en 2021. Abandonnées, les femmes les plus précaires n’ont pas d’autre choix que de recourir à l’avortement, qui n’est donc ni un droit ni une liberté. De nombreuses femmes subissent des pressions masculines ou socio-économiques.
Pour Ramu de Bellescize, professeur de droit public à l’université de Lille, l’inscription de cette liberté dans la Constitution risque d’avoir des conséquences sur l’exercice d’autres libertés fondamentales. « C’est une remise en cause supplémentaire de la clause de conscience des médecins ». Clause de conscience qui permet à un médecin de refuser de pratiquer un avortement, prévue dès 1975 et régulièrement attaquée.
« Concrètement, si un projet ou une proposition de loi est ensuite déposé dans le sens d’une restriction de cette clause de conscience, le Conseil constitutionnel hésitera probablement davantage à censurer la loi au motif que l’avortement est un droit constitutionnel. »
Autre conséquence : un risque d’affaiblissement de la liberté d’expression.
« Mettre à égalité ces deux libertés donne au juge la possibilité de renforcer le délit d’entrave et donc de priver tout débat autour de la question de l’avortement. À cet égard, le parallèle avec les États-Unis est intéressant : en désanctuarisant l’avortement, sans l’autoriser ni l’interdire, mais en laissant au peuple et à chaque État le soin de décider, la Cour suprême l’a remis dans le débat démocratique. En France, nous faisons l’inverse en interdisant tout débat ! »
Le Conseil des ministres devrait valider cette inscription de l’avortement dans la Constitution. Le projet de loi serait alors présenté en mars 2024 aux deux chambres réunies en congrès à Versailles. Les trois cinquièmes des députés et des sénateurs devront alors l’approuver pour qu’il figure dans la Constitution.
