Blogs avec images

De même que la Russie soviétique avait été le premier pays au monde à légaliser l’avortement en 1920, la France a le triste privilège d’être le seul pays au monde à graver dans sa loi suprême l’avortement

Discours de Jean-Pierre Maugendre à la manifestation organisée par la Marche pour la Vie à Versailles :

Bien chers amis,

Merci d’être présents en ce jour de deuil afin de rappeler le caractère sacré de la vie humaine innocente.

L’histoire est parfois bien cruelle ! Hier le château de Versailles était le symbole universellement reconnu et envié de la grandeur et du rayonnement intellectuel, artistique, spirituel, de la France. Aujourd’hui le même lieu est le théâtre d’un événement que ni Louis XIV ni aucun de ses contemporains n’auraient imaginé : graver de manière solennelle, dans la forme juridique la plus élevée, le droit illimité à l’avortement.

Demain, nos descendants porteront sur cette réalité le même regard incrédule que celui que nous portons sur la banalisation de l’esclavage dans nos pays du XVIe au XIXe siècle. Hier des êtres unanimement considérés comme humains, puisqu’ils pouvaient être baptisés, étaient réduits en esclavage. Aujourd’hui un embryon de 14 semaines dont personne ne conteste qu’il soit un bébé – ce que confirme toute la génétique moderne – peut être supprimé par sa mère sans même que le père n’ait voix au chapitre.

Cet effroyable engourdissement général des consciences est un fait. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’humanité et cela ne doit donc en aucune façon nous étonner ou nous décourager. De même que la Russie soviétique avait été le premier pays au monde à légaliser l’avortement en 1920, la France aura le triste privilège d’être, à ce jour, le seul pays au monde à graver dans sa loi suprême le droit à l’avortement. Triste titre de gloire pour un pays ravagé par une crise sociale, économique, démographique, civilisationnelle, d’une rare gravité. Malheur à la ville dont le Prince est un enfant, nous dit l’Écriture, et cela d’autant plus s’il est capricieux et narcissique…

Contre les puissants du jour nous ne défendons pas une idéologie mais la réalité qui est l’existence, dans le ventre de sa mère, d’un être humain depuis sa conception. Nous sommes les indignes, mais tenaces, héritiers d’Antigone rappelant à Créon l’existence des « lois éternelles et immuables voulues par les dieux » mais aussi de Cassandre annonçant les malheurs à venir de Troie. Nous savons à l’écoute de la parabole de l’enfant prodigue que dans l’économie divine ce n’est pas dans les plaisirs et la facilité que s’opèrent les nécessaires conversions mais dans les douleurs et les épreuves.

Frappés, mais non surpris, par le climat de peur et de terreur que fait régner, sur notre pays et nos élus, le lobby de la culture de mort et ses relais médiatiques, nous refusons de désespérer et de nous décourager. Nous conservons une foi intacte dans le destin de la France, animés par la certitude qu’avec l’aide de Dieu, David finit toujours par l’emporter sur Goliath.

Face à une nouvelle barbarie parée des oripeaux de la liberté des femmes et qui n’est en fait, selon l’expression de Bernanos, que la « libération de la braguette », nous défendons les plus faibles : l’enfant, déjà conçu, à naître, et les femmes trop souvent trompées sur les réelles conséquences de l’avortement et parfois considérées comme de simples objets de plaisir par des mâles irresponsables.

Engagés à bâtir un avenir moins cruel que le présent et le passé nous acceptons, dès maintenant, de voir nos paroles travesties par des idéologues pervers pour séduire des foules crédules. Comme l’annonçait Louis Veuillot en son temps, si les années qui viennent semblent nous promettre une longue période de médiocres combats sans victoire apparente, des abaissements de toutes sortes ; si nous devons être raillés, bafoués, expulsés de la vie publique ; s’il nous faut dans ce martyre du mépris subir le triomphe des sots et la gloire des faquins, Dieu de son côté, nous réserve un rôle dont nous ne refuserons pas et ne méconnaîtrons pas la féconde et durable grandeur. Il nous donne à porter sa vérité diminuée et réduite comme un flambeau d’autel qu’on peut mettre aux mains d’un enfant, et il nous commande de braver cet orage car, pourvu que notre foi ne faiblisse pas, la flamme vivante non seulement ne sera pas éteinte mais ne vacillera même pas ! La terre nous couvrira de ses poussières, l’Océan nous crachera ses écumes, nous serons foulés aux pieds des bêtes lâchées sur nous, et nous franchirons ce mauvais passage de l’histoire humaine. La petite lueur placée dans nos mains déchirées n’aura pas péri. Elle rallumera le feu divin, allumé par celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie, éclairant de sa splendeur le destin des enfants sacrifiés, des femmes blessées et des hommes trompés.

Je vous remercie.

Après la constitutionnalisation, Mathilde Panot et Mélanie Vogel veulent “l’abrogation de la double clause de conscience”

Malgré les dénégations d’Eric Dupont-Moretti, le programme est clair. L’Insoumise Mathilde Panot et l’écologiste Mélanie Vogel pensent déjà à la suite. “Nous demandons l’abrogation de la double clause de conscience”, déclare Panot sur France Inter. L’IVG “est le seul acte médical qui bénéficie de ce traitement et ce n’est pas normal”, abonde la sénatrice.

En France, les médecins ont une clause de conscience générale, de nature réglementaire, qui leur permet de refuser de pratiquer un acte médical, pour des raisons professionnelles ou personnelles, sauf en cas d’urgence vitale. En légalisant l’avortement en 1975, la loi Veil a consacré en plus un droit spécifique de ne pas le pratiquer. Cette clause de conscience spécifique s’applique aux médecins, sages-femmes mais aussi aux personnels qui participent à l’acte, comme les infirmiers. Dans les deux cas, les médecins doivent en informer immédiatement leur patient et l’orienter vers une équipe médicale aussi compétente que lui en la matière.

Avec cette “double clause de conscience”, Mathilde Panot pointe le risque d’en “arriver à la situation en Italie” où “75 % des professionnels ne pratiquent plus d’IVG”.

Le Hufftington Post en fait une syncope!

Dans le cadre de l’assemblée parlementaire franco-allemande (un des innombrables “bidules” parlementaires qui, en l’occurrence, tente de faire vivre le “couple franco-allemand” qui n’existe qu’à Paris!), un député de l’AfD, Norbert Kleinwächter, est sorti de la doxa en vigueur sur l’avortement généralisé. La tête de la présidente de l’Assemblée, Yael Braun-Pivet, effarée, vaut son pesant de cacahouètes. Reste une question: la présidente de l’AfD va-t-elle être “convoquée” à Paris pour se “justifier” devant ses alliés du RN?

Un “amas de cellules”… qui suce son pouce!

Un appel d’Alexandra Henrion-Caude, généticienne, aux parlementaires avant le vote du Congrès:

Il est toujours temps d’écrire aux parlementaires!

Les pressions sont très fortes ce matin pour faire taire les quelques parlementaires dissidents à l’approche du vote du Congrès sur la constitutionnalisation de l’avortement (ce qui en dit long sur l’idée que les prétendus “pro-choix” ont de la liberté de choix!!!). N’hésitez pas à écrire – il est encore temps – aux parlementaires qui ont résisté lors des débats dans les deux hémicycles, pour qu’ils sachent que nous les soutenons et prions pour eux (et n’hésitez pas non plus à écrire à ceux qui se félicitent de faire de Marianne V un Etat officiellement totalitaire que nous nous souviendrons de leur vote…).

En union de prières en ce jour de deuil

Guillaume de Thieulloy

Mgr Bozo : l’avortement est une atteinte à la vie

Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque de Limoges :

 

La Conférence des évêques de France appelle au jeûne et à la prière

Appel à l’occasion du vote par le Parlement en Congrès de la révision constitutionnelle inscrivant l’avortement dans la Constitution :

La Présidence de la CEF relaie l’appel au jeûne et à la prière lancé par plusieurs associations catholiques à l’occasion du vote par le Parlement en Congrès de la révision constitutionnelle inscrivant l’avortement dans la Constitution.

En ce lundi 4 mars 2024, l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès sont invités à voter la modification de notre Constitution française pour y inscrire la garantie de l’accès à l’avortement. Notre pays se serait honoré en y inscrivant plutôt la promotion des droits des femmes et des enfants. De tous les pays européens, même d’Europe occidentale, la France est le seul où le nombre des avortements ne baisse pas et a même augmenté ces deux dernières années. Beaucoup de nos parlementaires, sans doute, vont voter ce texte avec la conviction d’affermir un droit essentiel ; certains, assez nombreux en fait, vont le voter honteux et contraints.

Président et Vice-présidents de la Conférence des évêques de France (CEF), nous relayons volontiers l’appel lancé par plusieurs mouvements catholiques au jeûne et à la prière.

Comme catholiques, nous aurons toujours à rester des serviteurs de la vie de tous et de chacun, de la conception à la mort, des artisans du respect de tout être humain qui est toujours un don fait à tous les autres, à soutenir ceux et celles qui choisissent de garder leur enfant même dans des situations difficiles – et nous cherchons des voies nouvelles pour cela -, à entourer de notre respect et de notre compassion ceux et celles qui ont eu recours à l’avortement. Demandons-en humblement et instamment la grâce. Prions surtout pour que nos concitoyens retrouvent le goût de la vie, de la donner, de la recevoir, de l’accompagner, d’avoir et d’élever des enfants.

La Présidence de la Conférence des évêques de France
Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la CEF
Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours, Vice-président de la CEF
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Créteil, Vice-président de la CEF

138 religieux tués dans le Calvados pendant la Seconde Guerre mondiale

138 religieux tués dans le Calvados pendant la Seconde Guerre mondiale ont été recensés par le père Pascal Marie, prêtre à Honfleur, avec d’autres laïcs. Parmi ces 138 noms, on compte 19 prêtres, exécutés par les Allemands, victimes des bombardements, de la Bataille de Normandie et de la déportation, à l’image de l’abbé Jean Daligault, 20 séminaristes « principalement à Caen, car ils s’étaient réfugiés à l’école Sainte-Marie ». Mais la communauté la plus touchée a été celle des sœurs : 99 religieuses ont été tuées !

« Les Bénédictines de Lisieux ont été bombardées le 7 juin 1944. Il n’a fallu que douze minutes pour détruire 1 000 ans d’histoire. 21 sœurs ont été tuées. »

20 sœurs de la Providence de Lisieux ont disparu ; 16 de la Miséricorde de Caen ; 16 du Couvent de Notre-Dame-de-Charité-de-Caen ; 13 des Petites sœurs des pauvres de Lisieux.

« Pour la plupart, on n’a jamais retrouvé leurs corps, ils n’ont donc pas de lieux de sépulture. Mon souhait était de créer un lieu mémoriel. Lorsque le diocèse de Bayeux – Lisieux s’est demandé comment s’investir dans le 80 e anniversaire du D-Day, j’ai osé en parler. Tout de suite, j’ai senti que ça a accroché. »

La décision a été prise de réaliser une plaque de pierre avec les noms des 138 religieux gravés. Elle sera installée à la cathédrale de Bayeux, car Bayeux a été la première ville libérée.

“Depuis la loi Veil, la France a un déficit démographique de 10 millions d’anges”

Bernard Monot fut député FN au Parlement européen à l’occasion des élections européennes de 2014. En 2018, il quitte le FN, dont il était membre depuis 1989, pour rejoindre Debout la France. Aujourd’hui il tweete :

 

“Vaccins” Covid et malaises en plein vol

Le numéro de mars-avril du magazine Piloter s’intéresse aux effets secondaires des vaccins contre le Covid… Extraits :

[…]

Faut-il mourir pour Zelensky ?

D’Antoine de Lacoste sur le site de l’AF :

Un des drames de la démocratie moderne est son obsession de la communication. Ce que l’on dit est plus important que ce que l’on fait et si un épisode médiatisé s’est mal passé, il faut vite le remplacer par autre chose, et être prêt à dire n’importe quoi, l’essentiel c’est qu’on en parle.

Le Salon de l’Agriculture ayant été calamiteux pour Emmanuel Macron, ce qui était à peu près sûr, un contre-feu, bien au chaud, fut promptement activé. Il s’appelle Ukraine, a pour titre « la Russie ne doit pas gagner cette guerre » et pour nouvelle idée générale, il faut être prêt à tout pour l’empêcher de gagner, ce qui, en sabir macronien, se traduit par « en dynamique rien ne doit être exclu ».

L’affaire a commencé Porte de Versailles dès le samedi soir à la clôture de cette première journée calamiteuse que Macron pense cependant avoir gagnée puisqu’il est resté treize heures sur place. Cela n’intéresse personne, mais il pense que c’est important puisqu’aucun président n’est resté aussi longtemps avant lui. Après avoir épuisé ces malheureux agriculteurs par d’interminables considérations sur leur métier, Emmanuel Macron s’est ensuite lancé dans le dossier ukrainien afin de vite passer à autre chose. Il sera toujours temps de revenir sur la trouvaille des prix planchers, option qu’il ne fallait surtout pas envisager quelques jours auparavant.

En préparation psychologique de la réunion internationale, soigneusement planifiée au lendemain du Salon, Macron a affirmé à propos de la Russie : « Maintenant, elle a décidé de nous attaquer nous-mêmes ». Passons sur le français approximatif du propos, c’était à l’oral et quand on parle autant…

Sur le fond, c’est assez confondant : à quel moment la Russie a-t-elle annoncé qu’elle allait attaquer la France ? Bien évidemment cela ne fait pas partie de ses intentions dont on ne verrait ni la finalité ni la possibilité. Mais peu importe, il faut plus que jamais développer la stratégie de la peur car c’est un excellent moyen de détourner l’attention des problèmes intérieurs qui ne manquent pas et cela maintient le peuple sous le boisseau. Nous en savons quelque chose depuis la tyrannie sanitaire. De plus, au moment où l’Ukraine est en difficulté, cela permet de justifier les milliards supplémentaires que Bruxelles se propose de dépenser à fonds perdus en faveur d’un régime connu pour être un des plus corrompus au monde. Notons au passage que ce n’est pas avec les excellentes terres à blé ukrainienne que nous pourrons nous rembourser puisqu’elles ont déjà été achetées par des multinationales américaines.

C’est à l’issue de la réunion du lundi rassemblant une vingtaine de pays que Macron a dû reconnaître qu’il n’y avait pas de consensus pour envoyer des troupes de l’OTAN en Ukraine. Dommage, on aurait pu refaire la guerre de Crimée en finissant par un glorieux siège de Sébastopol. À l’époque, avec nos chers amis Anglais, nous volions au secours des Turcs pour empêcher la Russie de rendre Constantinople à la chrétienté. Maintenant ce n’est plus l’Angleterre qui nous manipule mais les États-Unis, l’ennemi étant toujours la Russie parce que le monde anglo-saxon en a fait sa doctrine depuis le XIXe siècle.

Quoi qu’il en soit, la proposition macronienne n’a pas été bien reçue par nos partenaires. Aucun, à part les pays baltes dont l’apport militaire risque d’être légèrement insuffisant, n’a approuvé ne serait-ce que l’hypothèse d’envoi de militaires en Ukraine. Certes, il y en a déjà un certain nombre sous forme de conseillers, de mercenaires et de membres des forces spéciales mais pas sous uniforme. Personne ne veut aller plus loin. D’où la phrase historique qui prend acte mais prétend sauver la face : « en dynamique rien ne doit être exclu ».

L’idée jupitérienne n’a donc quasiment aucune chance de se concrétiser. Macron l’a-t-il compris ? Le savait-il déjà et ne cherchait-il qu’une posture pour être sur le devant de la scène, besoin compulsif chez lui ? Il est impossible de savoir ce qui se passe dans ce cerveau agité et inquiétant.

Cette proposition absurde ne se réalisera donc sans doute pas mais ce qui a tout de même été récemment signé par la France, c’est un accord de sécurité bilatéral avec l’Ukraine, prévoyant trois milliards de dépenses, sans la moindre consultation du Parlement. C’est manifestement contraire à l’article 53 de la Constitution. Or, cela n’a ému qu’un seul sénateur, Alain Houpert, qui a saisi le Conseil d’État. Avec ce Grand Corps dévoyé, il n’y a pas grand-chose à attendre mais il est tout de même incroyable qu’aucun autre parlementaire n’ait accompagné la démarche.

Toute cette agitation russophobe et belliciste serait assez banale si le calendrier avait un sens. C’est précisément au moment où il apparaît évident que l’Ukraine ne peut pas gagner la guerre que nos guerriers d’opérette veulent inverser le cours de l’histoire. C’est trop tard, l’armée ukrainienne est à bout et l’armée russe progresse partout.

Le temps joue pour la Russie et, au lieu de nous agiter stérilement et coûteusement, nous ferions mieux de réapprendre un des plus vieux métiers du monde : la diplomatie.

Les sectaires de LFI font une bonne publicité en faveur de CNews

Denis Olivennes, ancien directeur général de Canal+, président-directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur puis d’Europe 1 et de Lagardère Active, ancien cogérant du quotidien Libération, actuellement président d’Editis, réagit au procès politique intenté contre CNews :

 

Près de 8% des centres d’avortement ont fermé en dix ans

C’est pourquoi les partisans de la culture de mort veulent que cette “liberté” soit garantie dans la Constitution. Un médecin explique que ces fermetures ne sont pas dues à des raisons économiques mais

« C’est davantage parce que les candidats ne se pressent pas au portillon ».

« On ne va pas se mentir, si beaucoup de médecins, surtout de la jeune génération, pratiquent des avortements si on leur demande, ils ne le font pas de gaieté de cœur et l’éviteraient s’ils osaient ».

Une généraliste avoue :

« J’ai, pendant tout mon internat, évité de me retrouver dans ce genre de situation ». « Lors de mon internat en chirurgie obstétricienne, je savais que les avortements étaient pratiqués tel et tel jour dans la semaine, je me débrouillais pour travailler les autres jours ».

Une autre déclare :

« J’ai activé une fois ma clause de conscience, certains confrères me l’ont reproché, non parce qu’ils étaient de farouches partisans de l’avortement, mais parce qu’ils m’en voulaient de les forcer à le faire à ma place. Ils me disaient quelque chose comme « si tu crois que cela nous fait plaisir de faire ça. » Mais il faut bien le faire. ».

Comme le relève Le Monde, les avortements réalisés en ville l’ont été au total par 1 932 praticiens conventionnés (dont 832 gynécologues, 662 généralistes et 420 sages-femmes). « Rapporté au nombre de praticiens installés en cabinet, cela représente 2,9 % des généralistes et gynécologues et 3,5 % des sages-femmes », ont calculé les auteurs du rapport parlementaire de 2020, Marie-Noëlle Battistel et Cécile Muschotti.

La constitutionnalisation de l’avortement risque de fragiliser la clause de conscience des médecins.

Les médecins face au totalitarisme, de l’Hôtel-Dieu aux camps de la mort

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Une rapide histoire de la médecine en Europe confronte les médecins d’aujourd’hui au terrible choix d’une soumission à un régime totalitaire qui organise les camps de la mort sous nos yeux.

L’hôtel-Dieu, soigner les corps pour sauver les âmes

Les premiers lieux de soin se prénommaient des hôtel-Dieu. Après l’effondrement de l’empire romain, les chrétiens organisent des lieux d’accueil et de protection des indigents, des orphelins et des vieillards miséreux. Sous l’autorité des évêques, ils sont gérés par des ordres monastiques. Ce sont des lieux de soin et de soulagement, avec ce que l’on sait en matière médicale à ces époques. Mais ce sont aussi des lieux d’évangélisation, d’exercice de la charité. On rapproche les pauvres de Dieu avant leur mort, comme le fera très récemment la Sainte sœur Theresa de Calcutta.

L’hôpital, accueillir les pauvres par charité

A l’époque classique, à partir du 17e siècle, Louis XIV ordonne par un édit de 1662 la création d’un hôpital par ville. On y accueille les pauvres, les invalides, les orphelins. Et l’hôpital soigne et éduque. On y trouve des ateliers hospitaliers pour apprendre un métier. Mais ce sont des lieux d’enfermement contraint, les pauvres étant hospitalisés par obligation, l’hôpital disposant de sa police en charge d’y ramener ces miséreux qu’on ne doit plus croiser sur la voie publique. Compromis entre l’appel à la charité de Saint Vincent de Paul et le désir de cacher la misère peu compatible avec le règne du Roi Soleil. L’hôpital soigne les pauvres et a une mission sociale de réinsertion, dirions-nous aujourd’hui.

Le CHU, soigner les corps pour disposer de biens portants

Avec les modernes du 19e siècle, il s’agit de soigner les corps pour sauver des corps et retrouver des biens portants. Et l’ordonnance du 30 décembre 1958 voulu par Michel Debré crée les CHU. Ce sont des centres d’excellence scientifique où la pratique médicale permet de rétablir la santé du plus grand nombre. Cette politique de santé publique vise la bonne santé physique et psychique à une époque où accroître l’espérance de vie est le signe d’une société de progrès civilisée.

L’établissement du droit à l’avortement et du droit à mourir

Or, les législateurs contemporains transforment toute la tradition hospitalière par deux décisions en cours. La première est la constitutionnalisation de l’avortement. Elle succède à une loi, malheureusement passée sous silence, autorisant l’avortement jusqu’au 9e mois, pour des raisons psychologiques, soit la réalisation d’un infanticide, puisqu’un enfant est jugé parfaitement viable dès 7 mois aujourd’hui. Cette constitutionnalisation va avoir pour effet de balayer le code de santé publique et la clause de conscience du médecin (Article L2212-8 CSP). Le CHU va devenir de fait, le lieu d’assassinats couverts par la loi, d’enfants à naître de 3, 4, 6, 8 mois. Une horreur « médicale », un meurtre dont la pratique traumatisera les personnels soignants et les médecins par sa sauvagerie qu’on ne décrira pas ici. Ces législateurs sont des bourreaux.

Et la deuxième loi qui ne va pas tarder, sera celle sur l’euthanasie. Elle autorisera de tuer un accidenté grave jugé irrécupérable, ou d’abréger la vie d’une personne de plus de 75 ans, pour des raisons de dignité, bien évidemment. Il faudra piquer et faire mourir, utilisant des moyens qu’on dénonce pour les condamnés à mort aux Etats-Unis, par souci de dignité. Bienvenu chez les schizophrènes et les pervers. D’ailleurs on utilise déjà les produits de castration chimique des condamnés pour crimes sexuels comme bloqueurs de puberté dans le début des thérapies de genre sur des mineurs. Certains médecins ont visiblement perdu toute éthique médicale !

Les médecins face à leur conscience : soutien des camps de la mort ?

L’Etat de droit aura révélé son vrai visage. Il organise sous nos yeux l’inversion absolue des valeurs qui présidèrent à la création des Hôtel-Dieu et des hôpitaux. Tuer par dignité ou liberté, les hôpitaux seront demain des camps de la mort à ciel ouvert, soutenus par la loi. Cela ne vous rappelle rien ? Alors, que vont faire les médecins et l’ordre des médecins ? Nous sommes à la même heure qu’aux temps récents, ou malheureusement pour l’Occident, la quasi-totalité des médecins allemands déshonorèrent leur serment d’Hippocrate pour se soumettre aux délires grandissant du Reich. Le sursaut est urgent.

La puissance idéologique qui détermine arbitrairement ceux qui n’ont pas le droit à la protection de leur vie, tire son pouvoir de la soumission des consciences

De Gabrielle Vialla :

Quels sont vos sentiments face à l’actualité concernant l’IVG et la contraception[1] ? La tristesse ? Pour ma part, dans un premier temps, oui, j’ai concédé à ce sentiment. J’étais triste. Puis je me suis diagnostiqué un semi-déni. Ma tristesse indiquait que je n’avais pas pour une bonne part reconnu la réalité tragique de mon pays. Aussitôt ce déni débusqué, le dégoût, la honte, la culpabilité, une profonde lassitude m’ont submergée. Ce mélange confus allait-il me précipiter dans le défaitisme ? Peut-être m’avait-il d’ailleurs déjà atteint ? Alors j’ai dit non ! J’ai juste choisi d’être lucide. J’ai décidé de ressentir librement ce qu’il est normal de ressentir. Face à une telle manipulation et un tel mensonge, les sentiments ne peuvent qu’être confus, terriblement douloureux. En tant que mère, j’attends de l’État qu’il garantisse ce droit fondamental : qu’il protège mon enfant, quel que soit son âge, sa taille, sa santé… Sans ce droit fondamental, intangible, qui accepte sciemment de donner la vie ?

Mais ensuite que puis-je faire ? Avec cette question subsidiaire dont je ne suis pas particulièrement fière mais qui est bien humaine : si je fais quelque chose, qu’est-ce que cela va me coûter ? J’en étais là de ma réflexion quand il m’a été donné de vivre une coïncidence intéressante. Je suis allée voir le film Une vie de James Hawes avec Anthony Hopkins, par les producteurs du Discours d’un roi, en salle actuellement. Oui désolée c’est une publicité pour aller au cinéma pendant le Carême, mais c’est pour la bonne cause, celle d’avoir une réflexion constructive. Le sujet du film est l’évacuation d’enfants réfugiés, en 1938, de Prague vers l’Angleterre. Ce film psychologiquement très fin, montre les conséquences dans une vie d’avoir un jour à quitter son confort pour sauver des vies. On perçoit confusément que dans ces situations où le prix du sang n’est pas versé, il y a quand même quelque chose à payer : une souffrance mentale particulière pour ceux qui s’opposent à la tyrannie. La puissance idéologique qui détermine arbitrairement ceux qui n’ont pas le droit à la protection de leur vie, tire son pouvoir de la soumission des consciences. Ceux qui refusent cela sont savamment isolés, avec leur désir de bien, qui est assimilé par l’opinion majoritaire à l’imprudence, à la folie. Nicolas, le héros du film, attentif à sa conscience, agnostique par ailleurs, va impliquer tout son être dans un combat en tout point disproportionné. En écoutant sa conscience, il entraîne sa mère, quelques compagnons, et de simples fonctionnaires à faire de même. De longues années durant, il vit encombré matériellement et mentalement par ses souvenirs, comme celui du visage d’une fillette de 12 ans. Le combat pour une vie, même une seule vie, ne peut laisser indemne. Après tout, ce n’est qu’à partir d’une seule vie, la mienne, que je ressens, je pense, et j’aime. Le spectateur s’identifie à cet homme et perçoit tour à tour l’insignifiance de recevoir seul le mérite d’un succès qui n’a été possible que grâce au sacrifice d’autres compagnons, mais aussi la nécessité d’accueillir avec gratitude le fait que cette personne-ci, celle qui est là devant nous, soit en vie, ou encore les limites humaines de nos propres actions.

On ne choisit ni son époque, ni ses talents, ni même sa place lors de circonstances tragiques… On choisit une chose : écouter ou non sa conscience. Cher ami – vous ne vous l’êtes peut-être jamais dit ainsi – mais vous êtes invité à faire partie d’une opération spéciale, celle du peuple de la Vie, selon les termes de saint Jean-Paul II. L’Auteur de cette opération vous a certes en partie caché ses desseins à court terme, mais il vous a aussi laissé une fiche de mission extrêmement précise. Elle vous est propre et unique. Personne ne peut vous remplacer. Les instructions vous sont données à chaque instant, inscrites dans votre conscience, que vous devez avoir à cœur de former sans cesse.

Ce qui nous libère, c’est la révélation selon laquelle nous ne sommes le Sauveur de personne. La place est prise. Nous avons cependant, si nous l’acceptons, à défendre, aimer et servir la vie. Nous avons à participer. Dans cette opération, nous avons des frères et des sœurs. La tristesse sans l’action n’est pas une option. Si vous êtes tenté de vous dérober ou de flancher, ressaisissez-vous. Dans cette opération, s’il n’y avait ne serait-ce qu’une vie à protéger ? Et puis vos compagnons ont besoin de vous. Le courage de l’un, l’offrande du second, la persévérance du troisième contribuent de façon mystérieuse à tisser des liens que nous contemplerons avec une immense joie au Ciel. C’est demain, lundi 4 mars, une journée de deuil, de prière et de jeûne !

Gabrielle Vialla

[1] Le texte proposé comme ajout à la Constitution est : « Art. 66‑2. – Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits. »

Viré de son école pour avoir demandé : « Est-ce que le massacre de Vendée constitue un génocide ? »

Tribune d’Alexandre Pesey, fondateur de l’Institut de formation politique, dans le JDD :

L’Éducation nationale est décidément d’une remarquable inventivité. Toute autre institution finirait par lasser les colères. Pas elle. En janvier dernier, un lycéen se voit exclure de son établissement public (académie d’Aix-Marseille) pour avoir posé une question de nature historique à son professeur d’histoire. Il fait connaître l’affaire : trois millions de vues sur Twitter, un million sur TikTok, une considérable remontée de témoignages enseignants, et tout se passe comme s’il ne s’était rien passé. Ahurissant, mais emblématique.

Que cette tribune emprunte donc à la fable.

Jules est un bon gars. Application scolaire, courtoisie, belle expression. Sa mère, femme de ménage, l’élève seule. C’est aussi un adolescent attentif aux idées politiques, les siennes portant plutôt à droite, mais qui fait montre d’une certaine maturité militante. Sur les réseaux sociaux, il exprime ses positions, à bon droit, en citoyen lambda. À l’école, il s’en tient au rôle attendu, celui de l’élève.

Alors que son cours d’histoire aborde la notion de génocide, une question lui vient. Une question légitime parce que sincère, une controverse historique et mémorielle qui trouve naturellement place dans le petit espace-temps lycéen du jour. Tout le monde s’entend pour dire que le massacre vendéen fut massif, mais s’agissait-il de réprimer la rébellion ou de procéder à l’élimination systématique de toute une population ? En un mot, était-ce un « génocide » ? À défaut d’apporter ici la réponse, on peut toutefois rappeler que Gracchus Babeuf, figure de la Révolution française, parle à cette occasion de « populicide », de « plébéicide ». On peut aussi observer que cette question éclaire la manière dont s’écrit l’Histoire, la manière dont elle se commémore et, surtout, celle dont on l’enseigne.

En effet, à l’issue du cours, soucieux d’éviter tout scandale, Jules se rend auprès de son professeur : « Ne serait-il pas justifié de parler d’un “génocide vendéen” ? ». À qui d’autre s’adresser en confiance ? L’interlocutrice s’emporte. Elle le menace. Pas d’élèves « comme lui » dans ses cours, pas question. Jules s’est intéressé, véritablement, à son propos, mais Jules est un « négationniste ».

Il est aujourd’hui deux sortes d’élèves. Ceux qui injurient et qui frappent. Et puis ceux, comme Jules, qui se retirent, déçus mais respectueux. En fin de journée, on lui fait savoir qu’il sera entendu par la direction. Rendez-vous auquel la plaignante ne participera d’ailleurs pas, et où le proviseur apposera le sempiternel tampon « fasciste » sur ce front juvénile. C’est presque une fable. Une fable cruelle qui dit, en peu de mots, la mécanique délétère de l’Éducation nationale. Et puis vient la morale…

Jules, qui n’est pas invité à se défendre, écope d’un renvoi temporaire pour « atteinte aux valeurs de la République ». Le jeune homme décide de quitter l’établissement pour achever, solitairement, la préparation de son bac. Mais le mal est fait, car le rapport d’exclusion lui fermera bien des portes dans le supérieur. Jules peinera à se défaire de son crime imaginaire. Pas d’ascenseur social pour celui qui pense mal parce qu’il lit trop. Le « mammouth » s’y oppose de tout son poids.

Aucune question, pourtant, ne porte atteinte à la République. Au contraire. C’est le silence inquiet des atmosphères dictatoriales, qu’il faut craindre. Le respect feint devant la conviction que l’on ne partage pas. Ou que l’on ne comprend pas. Si les enseignants redoutent le déploiement d’idées jugées mauvaises, à supposer que le désir d’instruire soit sincère, il paraît nécessaire de sacraliser l’enceinte du cours. Que les choses soient dites, que les avis soient exposés, discutés, les erreurs corrigées, les tensions levées.

L’histoire de Jules est une fable parce qu’elle est symbolique : Jules dérange parce qu’il est trop tranquille. En France, les élèves contestant effectivement les valeurs de la République sont légion. Des dizaines de milliers. Dans certains quartiers, ils forment l’écrasante majorité de certaines classes. Ceux-là sont cajolés. On les sermonne dans un sourire, on se bouche les oreilles. La République essuie les crachats et pardonne bien volontiers ces bruyants enfantillages.

En fait, l’Éducation nationale est emportée par la force d’inertie. C’est une masse qui dérive sans force contraire. Claude Allègre parlait de mammouth pour en qualifier l’administration, mais la métaphore englobe aussi bien les pesanteurs idéologiques. Il faudrait simplement éviter que le conformisme tourne à la méchanceté.

Si les contours du harcèlement scolaires sont notoirement complexes à tracer, le cas de Jules ne souffre pas l’équivoque. Depuis quelques mois, déjà, Jules faisait les frais d’attitudes militantes moins subtiles que les siennes. Affrontements verbaux, provocations, menaces physiques : une bande d’antifas l’avait repéré, et la direction, par son silence, s’est faite complice des agresseurs… Une fois pris en grippe, de surcroît, par l’équipe pédagogique, c’en était fait du voyou imaginaire. Qu’il dégage. Bon débarras.

Ne pouvant lever la main en classe, il a choisi de se dresser tout entier. Jules est courageux, il est digne, il a le verbe clair. Sa route sera plus belle loin de l’ignoble sectarisme.

L’école publique a d’autres chats à ne pas fouetter.

Lundi 4 mars, priez pour la vie !

Chers amis, à la veille de ce lundi qui s’annonce funeste, nous vous relayons l’initiative de prières de Va, vis, prie à laquelle nous nous associons dans l’espérance et la confiance.

Le Syndicat de la Famille soutient le rassemblement organisé lundi 4 mars de 15h à 19h place Hoche à Versailles

Communiqué d’Albéric Dumont :

Réunis en congrès à Versailles par Emmanuel Macron, les parlementaires français se préparent à voter sur une modification de la constitution pour y intégrer « la liberté garantie » d’avorter.

Cette modification du texte fondateur de notre droit est en réalité une diversion pour tenter de faire oublier les graves difficultés de notre pays et les errements de nos dirigeants. Comme l’ont rappelé nombre de parlementaires, dont le Président du Sénat, Gérard Larcher, la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux ou sociétaux. Hélas, malgré ces mises en garde, le politiquement correct semble l’emporter parmi les députés et sénateurs dont le vote pourrait conduire à une remise en cause progressive de la clause de conscience des professionnels de santé. 

Parce que nous ne pouvons nous taire sur ce projet inutile et dangereux, contraire à la nécessité d’une politique de soutien de la natalité et de la famille, Le Syndicat de la Famille soutient le rassemblement organisé lundi 4 mars de 15h à 19h place Hoche à Versailles.

Alors même que les parlementaires seront en train de voter cette modification de la Constitution, la voix des familles doit être entendue à proximité du Congrès !

Je vous invite à relayer largement cet appel à la mobilisation auprès de vos familles, vos proches et amis, tout particulièrement de la région parisienne.

Le Salvador bannit l’idéologie du genre à l’école

Le ministre de l’Éducation du Salvador, José Mauricio Pineda, a confirmé avoir retiré tous les documents concernant « l’idéologie du genre » dans les écoles du pays.

Cette survient moins d’un mois après la réélection de Nayib Bukele à la présidence du pays. Ce dernier avait annoncé une telle mesure durant la campagne arguant que les parents « ont leur mot à dire » dans ce que leurs enfants apprennent.

Le 23 février, selon Human Rights Watch, le Salvador n’a pas respecté un délai fixé par la Cour suprême du pays à propos de la création d’un processus de reconnaissance du genre pour empêcher la discrimination envers les personnes transgenres.

Liberté des femmes ? Marion Sigaut demande qu’on inscrive dans la Constitution le droit inaliénable des femmes de donner la vie

Marion Sigaut témoigne :

Quand j’avais la trentaine, je vivais une histoire d’amour assez orageuse avec un monsieur qui m’avait semblé bien sous tous rapports. En fait nous nous disputions sans arrêt, et j’ai compris qu’il valait mieux rompre que de continuer sur une si mauvaise lancée.
C’est alors que j’ai découvert que j’étais enceinte.
J’ai tourné le problème dans tous les sens, pendant des jours et des jours, et j’en suis arrivée à la conclusion que nous ne ferions pas un meilleur couple avec un enfant entre nous. J’ai proposé au monsieur d’accepter cet enfant, même sans vivre avec moi. Furieux, il a refusé.

J’ai retourné le problème dans tous les sens pour arriver à la conclusion que même s’il faisait défaut, j’allais mener cette grossesse à terme. Je ne l’avais pas voulue, mais elle était là.
J’ai commencé à vivre dans cette perspective que je portais la vie et que j’allais avoir un enfant. J’étais sûre de mon choix : j’avais déjà avorté, je ne recommencerais pas.
Bienvenue la vie.

Je ne dirai pas ici l’étendue de l’horreur qui s’est abattue sur moi dès que j’ai prévenu les miens de ma situation et de ma décision. Mais en voici quelques bribes :
Avorte ! Tu refuses le mariage au père et tu lui fais un enfant dans le dos ?
Avorte !
Tu t’imagines qu’on va t’aider à l’élever, et quoi encore ?
Avorte !
Tu as un désir d’enfant, à ton âge c’est normal, mais cet enfant ne t’a rien demandé : avorte !
Tu oses imposer une vie sans père à un enfant ?
Avorte !
Comment peux-tu être assez égoïste pour mener à terme une grossesse alors que tu es seule et n’en as pas les moyens ?
Avorte !
Tu refuses d’épouser le père parce que c’est un salaud ? Mais ton enfant sera un enfant de salaud !
Avorte !
Égoïste !
Avorte !
Salope !
Avorte !

Ça a duré des semaines pendant lesquelles je n’ai pas dormi, me rongeant les poings, serrant les dents à me les briser, maigrissant à vue d’œil.
Mon bébé, ne t’inquiète pas, ça ira, on y arrivera. Pardon mon bébé, je ne t’abandonnerai pas. Ils vont peut-être s’adoucir. Ton père changera peut-être en te voyant. Et puis même si ce n’est pas le cas, je ne t’abandonnerai pas. On va y arriver mon bébé, on va y arriver.
Une nuit, j’ai rampé jusqu’à mon téléphone pour appeler les urgences quand j’ai senti le sang couler entre mes jambes.
Fausse-couche.
« Ils » étaient contents.
Et moi j’avais compris.

Je demande qu’on inscrive dans la Constitution le droit inaliénable des femmes de donner la vie.
Et le devoir impérieux de la société de les aider à le faire dans les meilleures conditions possibles.

“Quand le mal se déchaîne, il n’y a guère d’autres limites que l’audace de ceux qui, même très minoritaires, s’y opposent, avec la grâce de Dieu”

Information de SOS Tout-Petits :

La Marche pour la Vie vient de décider d’une manifestation à Versailles lundi 4 mars de 15 h. à 19 h., 3 rue Hoche, en protestation contre la réunion du Congrès mardi après-midi, qui doit voter l’introduction dans la Constitution de l’IVG légalisée. Ceux qui peuvent s’y rendre feront bien de le faire.

C’est un nouvel épisode d’aggravation du prétendu droit de massacrer les petits êtres humains en gestation. L’incitation à l’avortement et l’absence d’aide importante aux femmes enceintes en difficulté, comme pourrait l’être une importante prime de naissance, consacrent une politique athée, ignorante de la dignité humaine et violemment anti-sociale dont les effets dévastateurs frappent toute notre société.

C’était l’intuition de notre Président-fondateur le Docteur Dor qu’un tel massacre permanent, qui aujourd’hui a fait plus de 9 millions de morts en France depuis près de cinquante ans, appelle une protestation et une prière de réparation publique permanentes.

Nous continuons donc nos Rosaires et Chapelets.

A Paris :

  • samedi prochain 9 mars à 14 h.30 (RER B Port-Royal) près de la Maternité Port-Royal (au croisement Saint Michel-Montparnasse),
  • puis le 27 avril
  • et le 15 juin ( même lieu, même heure).

En banlieue, à 18 h. le vendredi :

  • le 22 mars à St Germain en Laye, près de l’entrée du parc du château ( sortie du RER).
  • le 5 avril à Maisons-Laffitte, en face de la mairie, avenue de Longueil ( près du RER).
  • le 3 mai à Versailles, place du Marché, au croisement de la rue de la Paroisse et de la rue du Maréchal Foch.

D’autres Rosaires SOS Tout-Petits ont lieu en province, notamment à Annecy.

Toutes les associations qui militent pour la défense de la Vie doivent être soutenues.

Il est prématuré d’énoncer les conséquences dommageables possibles de l’introduction de l’IVG dans la Constitution, avec le risque de laisser entendre que nous les jugeons inéluctables.

Quand le mal se déchaîne, il n’y a guère d’autres limites que l’audace de ceux qui, même très minoritaires, s’y opposent, avec la grâce de Dieu qui, tôt ou tard, fera son oeuvre.

Prions toujours pour que les femmes enceintes qui envisagent de se faire avorter ne le fassent pas, et que celles qui s’y sont résignées se tournent avec confiance et repentir vers la Miséricorde divine qui est immense.

Le découragement n’est pas de mise ; chaque degré d’abaissement fait approcher l’heure de la prise de conscience et du renouveau.

Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits

En Quête d’esprit : le mystère de la messe

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • le Père Joël GUIBERT
  • Sœur Thérèse-Emmanuel, sœur franciscaine
  • Claudia MESTELAN, responsable de l’association « Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire »

 

Tu ne suivras pas une majorité qui veut le mal…

Un appel de Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, à propos de l’inscription de l’avortement dans la constitution

Éric Zemmour aurait voté contre l’avortement dans la Constitution

Invité de RTL aujourd’hui, le président de Reconquête a été interrogé sur l’actualité :

 

Avortement : manifestation lundi 4 mars rue Hoche à Versailles

De Nicolas Tardy-Joubert, pour la Marche pour la Vie :

Nous invitons tous les défenseurs de notre civilisation à venir manifester :

lundi 4 mars à partir de 15h (et jusque vers 18-19h en fonction du vote), rue Hoche à Versailles, à proximité immédiate du château où aura lieu le Congrès des parlementaires, pour s’opposer à l’inscription de l’IVG dans la Constitution.

Vouloir inscrire dans le marbre constitutionnel la « liberté garantie » de pouvoir faire mourir un être humain sans défense est une ignominie.

Gardons les lampes allumées et défendons la vie envers et contre tout !

La presse étrangère s’intéresse beaucoup au sujet et sera présente. Nous devons montrer au monde qu’il y a en France des défenseurs de la vie de la conception à la mort naturelle.

Dress code : Echarpe, ou accessoire noir en signe de deuil

Venez avec une rose blanche en signe de résistance.

Diffusez et soyons nombreux ! Toutes nos associations partenaires sont mobilisées.

En union pour la Vie !

Nicolas Tardy-Joubert, pour la Marche pour la Vie

Le « chemin de Damas » d’un jeune communiste vietnamien

Le jeune Ho Ca Dau, 27 ans, compare sa conversion à celle de saint Paul. Durant dix ans, il a cherché à faire arrêter les chrétiens de son village, qu’il voyait comme une « force réactionnaire » contre le gouvernement communiste.

Ho sera baptisé à Pâque cette année. Il suit actuellement des cours de catéchisme. Le jeune Vietnamien estime que sa conversion ressemble à celle de saint Paul qui « a persécuté les chrétiens avant de tomber à terre sur la route de Damas et de choisir de suivre Jésus ». Il est né dans une famille athée. Son père, un soldat et membre du Parti communisme, lui a dit que les forces religieuses comme le christianisme étaient une insulte contre les villageois indigènes et portaient atteinte aux causes révolutionnaires. « Il n’y a pas de Dieu dans le monde, et les humains peuvent faire toutes choses », lui disait aussi son père. Ho Ca Dau a étudié dans un internat public où il a rejoint une organisation sociopolitique locale (Ho Chi Minh Communist Youth Union), formant ses jeunes membres à être fidèles aux idéaux communistes. Après avoir terminé le lycée en 2015, il s’est porté volontaire comme milicien afin de maintenir l’ordre social et la sécurité dans son village. Il a essayé de faire de son mieux afin d’être récompensé par ses supérieurs en « filant, fouinant et espionnant les gens » qui venaient au village depuis d’autres régions. Des personnes venues pour essayer de vendre du poisson séché, du sucre, du lait, de l’huile de cuisson et des vêtements, ou encore des cahiers, aux habitants du village.

« Je les suspectais de répandre illégalement le catholicisme et le protestantisme. Je les accusais de mettre en danger la sécurité sociale. » En 2016, il en a fait arrêter cinq parce qu’ils transportaient « des croix et des copies de la Bible dans leurs sacs ». Ils ont été détenus durant une journée avant d’être libérés. Il voyait la croix comme une force « mauvaise » et empêchait activement les catholiques du village de se rassembler pour prier.

En 2022, son père a été diagnostiqué d’un cancer du foie, et sa famille, qui compte quatre frères et sœurs dont Ho Ca Dau, s’est retrouvée sans rien après avoir vendu leur bétail pour couvrir le traitement médical. Toutefois, plusieurs catholiques de la région sont venus les voir afin de leur apporter un soutien psychologique et matériel pour leur père, jusqu’à son décès. Parmi ces volontaires se trouvaient les cinq personnes qui avaient été arrêtées à cause des accusations de Ho.

Ce dernier est devenu pauvre et malheureux, d’autant plus en voyant ses cultures en mauvais état. Il a essayé de trouver de quoi vivre en transportant des marchandises sur son vélo dans la ville voisine de Dong Ha.

« Un jour, je me suis évanoui à cause de la faim et j’étais allongé sur le côté de la route. Un passant catholique m’a emmené à l’hôpital et a couvert tous mes frais médicaux ».

Il a été hospitalisé durant trois jours parce qu’il souffrait d’un syndrome vestibulaire et d’hypotension.

Thaddée Vu Duc Vinh, qui l’a secouru sur la route, l’a aussi aidé à acheter une moto d’occasion et à se procurer un permis de conduire. Rapidement, il a pu travailler comme taxi moto. Thaddée Vinh, membre d’un groupe caritatif, l’a aussi invité à rester chez lui. Thaddée affirme que Ho Ca Dau était durant cette période « un homme honnête et travailleur qui essayait de s’en sortir ». Peu à peu, Ho a commencé à rejoindre les catholiques pour la prière du soir et la messe du dimanche, dans l’église locale. « Quand il a commencé à se mêler aux autres catholiques, il est devenu très intéressé par le catholicisme », raconte Thaddée Vinh. Ho explique qu’il se sentait redevable envers les catholiques pour tout leur amour et leur soutien. « Je voulais prier Dieu de les bénir », explique-t-il.

Sa propre famille et ses proches se sont mis à l’éviter et sa conversion les a mis en colère. Un de ses oncles s’est moqué de lui, en lui disant qu’il voulait devenir catholique pour obtenir de la nourriture. Mais Ho Ca Dau affirme que les catholiques sont des « bons citoyens » qui partagent leurs ressources avec les autres. « Ils ne manipulent pas la religion et ils ne poussent pas les gens à s’opposer au gouvernement ». 

Thaddée Vinh deviendra le parrain de Ho en vue de le guider dans la vie catholique, alors que le jeune homme tourne une nouvelle page de sa vie. La devise qu’il a choisie pour vivre dans la foi catholique est « aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent ». « Une fois que vous sentez la présence divine dans votre cœur, vous ne craignez plus rien au monde ».

Les Eveilleurs organisent le 25 avril le grand oral des Européennes

À l’occasion des élections européennes, les Éveilleurs organisent LA grande soirée politique de l’année : « L’Union européenne contre les nations ? ».

Les candidats aux élections européennes qui ont accepté de se soumettre à un grand oral sur cinq grands sujets majeurs débattront de la politique internationale, l’immigration, la transition écologique, l’éducation et l’agriculture.

Alors que le Salon de l’agriculture a montré toute l’actualité de ces questions, c’est à quelques encablures que nous nous retrouverons le 25 avril, dans le cadre exceptionnel de La Palmeraie (Paris XVe).

Prenez vos places pour le 25 avril 2024 !

Terres de Mission : De l’utilité des tentations

Eglise universelle : De l’utilité des tentations

De manière a priori un peu provocatrice, monsieur l’abbé de Massia a signé, dans le N° 3 844 de France catholique, un article intitulé “De l’utilité des tentations”. Après s’être d’abord interrogé sur le fait de savoir si Dieu nous tente ou s’il permet simplement que nous soyons tenté, l’abbé de Massia tire les leçons de la tentation de Jésus au désert puis nous explique comment résister aux tentations avant d’expliquer l’utilité de ces tentations.

Eglise en France : La préparation des catéchumènes aux baptêmes de Pâques

Vicaire à l’église saint Roch (Paris 1er), monsieur l’abbé Iborra prépare 55 catéchumènes aux baptêmes de la nuit de Pâques. Après avoir rappelé la nature et les effets du sacrement de baptême, il nous présente le profil type et les parcours de ces futurs baptisés : surtout des hommes d’environ 25 ans, issus de familles éclatées et en quête de repères. Il nous présente également la manière dont se déroule cette préparation au baptême.

Eglise en Marche : Credo lending – Investir au service du bien commun

Edouard Vieilfault dirige la société “Credolending” dont la mission est de proposer à des investisseurs de prêter de l’argent à des œuvres essentiellement religieuses afin de leur permettre de financer leurs projets. Il nous présente le mode de fonctionnement de ces prêts ainsi que les projets déjà menés à bien (Boulaur, Saint Wandrille, Lérins, etc.) et ceux en cours, en particulier le financement de l’agrandissement de l’école sainte Clotilde, tenue par les sœurs dominicaines de Fanjeaux, à Fontenay-le-Fleury (78).

12 stations de la CIA ont été établies en Ukraine

Lu dans le JDD :

[…] Le 25 février, le New York Times révèle que pas moins de douze stations de la CIA ont été établies en Ukraine dès le lendemain de la révolution de Maïdan. « La relation était tellement proche, atteste le quotidien, que des officiers de la CIA sont restés dans des coins reculés de l’ouest de l’Ukraine même lorsque l’administration Biden a donné la consigne d’évacuer dans les semaines précédant l’invasion. Pendant l’invasion, ils ont relayé des renseignements précieux, qui incluaient où les Russes allaient frapper et quels systèmes d’armes ils utilisaient. » Aucun doute, les Américains étaient bien là, des Carl Larson un peu partout à la manœuvre, et depuis un moment. Cité par le quotidien américain, Ivan Bakanov, chef du SBU, le service de renseignement intérieur ukrainien va même plus loin : « Sans eux, nous n’aurions eu aucun moyen de résister aux Russes, et de les battre. » À noter que, bien avant la guerre, les habitants de Kiev parlaient de manière ouverte de ce drôle d’immeuble du centre-ville avec les camionnettes blanches garées devant. « C’est la CIA ! » disaient-ils. C’était connu. Mais cette présence ne devait pas dépasser le cadre de la rumeur.

L’association entre la CIA et le renseignement ukrainien causera d’ailleurs bien des tourments aux trois administrations américaines successives qui ont eu à la gérer. Elles voulaient à tout prix éviter qu’elle paraisse comme une provocation vis-à-vis de la Russie, mais aussi que les Ukrainiens, se sentant plus forts derrière l’étiquette de la CIA, n’en profitent pour frapper le territoire de la Russie, notamment via l’unité 2245, des soldats d’élite ukrainiens formés et entraînés par Langley, en Virginie. Ils ne s’en priveront pas pour des assassinats ciblés de commandants séparatistes pro-russes du Donbass, mais ça n’ira pas plus loin.

Après l’invasion, la coopération sera renforcée encore, la CIA mettant au moins à une occasion en échec une tentative d’attentat contre le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Elle n’hésitera pas à relayer des informations qui permettront aux Ukrainiens de « liquider » des personnalités pro-russes. Elle sera déterminante dans la mise à disposition de systèmes de surveillance pour l’armée ukrainienne, mais aussi dans l’activation d’un embryon de guerre de partisans dans certaines zones d’Ukraine occupées par la Russie. D’un point de vue américain, cette alliance sur le terrain permet une surveillance accrue du vieux rival russe, de ses mouvements de troupes et de ses installations civiles et militaires. Son réseau d’espions disséminés partout dans le pays est le véritable cauchemar de Vladimir Poutine, celui de voir l’Otan espionner la Russie à ses frontières.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services