Les Belles figures de l’Histoire : Claire de Castelbajac
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent Bertrand Lethu, éditeur et auteur de Mon avent 2023 avec Claire de Castelbajac :
Mgr Strickland « miséricordié » par le pape
Le pape a relevé Mgr Joseph Strickland de la gouvernance du diocèse de Tyler (États-Unis) et a nommé Mgr Joe Vásquez d’Austin, comme administrateur apostolique du diocèse. Le diocèse avait fait l’objet d’une visite canonique, suite aux propos tenus par l’évêque sur les réseaux sociaux…
Mgr Strickland a refusé de démissionner, obligeant le pape à prendre la responsabilité de le destituer.
A Rome, quand un prélat est viré par le Souverain Pontife, ce qui arrive souvent, la coutume est désormais de dire qu’il a été « miséricordié »…
Réaction de Mgr Strickland :
Réjouissez-vous toujours que… peu importe ce que le jour vous apporte, Jésus-Christ est le Chemin, la Vérité et la Vie, hier, aujourd’hui et pour toujours. Que les saints et la Bienheureuse Vierge Marie nous incitent toujours à revenir au Christ, peu importe la façon dont nous errons dans les ténèbres. Jésus est Lumière issue de la Lumière.
Rejoice always that…no matter what the day brings Jesus Christ is the Way, the Truth and the Life, yesterday, today and forever. May the saints and the Blessed Virgin Mary always inspire us to return to Christ no matter how we may wander into darkness. Jesus is Light from Light. pic.twitter.com/BInqtESYaH
— Bishop J. Strickland (@BishStrickland) November 11, 2023
Vivent les “guerriers culturels”!
Le Cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, a fait valoir que tous n’apprécient pas les “guerriers culturels”, surtout quand ils abordent des sujets qui ne figurent pas sur notre agenda. “Nous aimons les ‘guerriers culturels’ quand ils sont de notre côté”, a-t-il déclaré. Il offre l’exemple de Saint Paul, souvent perçu comme un ‘guerrier culturel’, et rappelle combien Jésus a été loin d’être doux en prévenant ses disciples que “le monde vous haïra comme il m’a haï”.
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Le Vatican met en garde contre la présence de “faux prêtres” en Ouganda
Le Vatican met en garde les fidèles catholiques ougandais contre la présence de “faux prêtres” dans les diocèses d’Ouganda. Ces imposteurs invitent les paroissiens chez eux et dans d’autres lieux pour des prières et bénédictions. Parmi eux, un certain “père” Hillary organise des séances de prière tous les mardis et vendredis à Kakukuzi, tandis qu’un autre, Kiyemba, les organise tous les mercredis et jeudis de chaque mois à son domicile de Kakyeeka, dans la ville de Mbarara.
Les fidèles de l’église des Martyrs de l’Ouganda sont mis en garde : “Toute personne qui continue à fréquenter les domiciles et les autres lieux indiqués par ces ‘faux prêtres’ doit cesser de recevoir les saints sacrements”, a prévenu le père Kasapuri dans un communiqué. Il précise que toute personne souhaitant bénéficier de services religieux à domicile est priée d’en informer le bureau du curé. Par mesure de précaution, le prêtre a également suspendu tous les pèlerinages en dehors du diocèse, y compris les visites aux lieux saints tels que Kibeho au Rwanda, Bukalango à Kampala et Kiwamirembe à Wakiso. Cette suspension est en vigueur depuis le 5 novembre et jusqu’au 31 décembre. Le père Kasapuri demande instamment à ceux qui prévoient de faire des pèlerinages indépendants de les signaler à la paroisse.
Il convient de noter que le phénomène des individus se faisant passer pour des pasteurs touche également d’autres confessions chrétiennes en Ouganda, en particulier l’Église anglicane.
Appel du Pape François à la Paix en Terre Sainte
Le Pape François a appelé à la paix dans son discours adressé aux membres de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Il a fait part de sa profonde tristesse face à la tragédie qui se joue dans ces lieux saints, soulignant le nombre croissant de victimes innocentes. Le clergé doit partager la douleur immense de l’Eglise Mère de Jérusalem et unir ses prières pour obtenir la paix, a déclaré le Saint-Père.
Face à cette crise humanitaire grandissante au Moyen-Orient, l’Ordre, unique institution laïque du Vatican, a pour mission d’assister le Patriarcat latin de Jérusalem et soutenir la présence chrétienne en Terre Sainte. François a insisté sur la nécessité pour l’Ordre de répondre aux exigences du Seigneur à travers l’éducation et la solidarité envers les plus fragiles.
Selon lui, l’Ordre doit clairement afficher son engagement envers le prochain sous toutes ses formes, en prenant soin des plus défavorisés. «La veuve, l’orphelin et l’étranger. Nous devons prendre soin d’eux», a-t-il insisté.
Quant à la formation de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, elle devrait comporter quatre aspects : initiale, continue, pratique et spirituelle, a détaillé le Pape François. Ces aspects, symbolisés par les quatre branches de la croix, rappellent la nécessité d’une vie de prière et un service dévoué à la communauté, ancré dans les réalités du monde et visant le bien-être de chaque personne.
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Quand M. Souleymane développe son idée de la loyauté et de l’obéissance en islam
Les lecteurs attentifs du Salon beige ont déjà entendu parler de M.Vincent Souleymane. Converti formé à l’IESH (Institut Européen des Sciences Humaines), cette « université » de Château-Chinon qui forme les imams européens à l’idéologie « fréro-salafiste »), M.Souleymane est tout à la fois enseignant, référent en chari’a, imam et auteur (« Savoir lire le Coran » ; « L’islam. Le Message Suprême »). Bref, une référence.
Nous avions déjà rapporté l’un de ses propos typique du vivre-ensemble musulman :
« Par exemple, en France, un musulman ou une musulmane qui irait dans un village où il n’y a pas de musulmans, il n’y a pas de mosquée, pas de boucherie hallal, rien ! Y’a pas de cimetière. Si il meurt, y’a personne pour faire [mots en arabe]. Eh bien, ça, c’est interdit ».
En juin dernier, M.Souleymane avait légèrement défrayé la chronique car il devait traduire en direct une conférence devant être donnée par le cheikh Ad Dedew au centre islamique Tawhid (Rue Notre-Dame à Lyon, ça ne s’invente pas…) sur le thème : « L’identité musulmane, une fierté ».

Or, ce cheikh était connu notamment pour avoir soutenu l’attaque contre Charlie Hebdo. Cela faisait désordre. La conférence avait été interdite par le ministère de l’intérieur.
Voilà-t-il pas que nous sommes tombés au hasard de la navigation sur le web sur un enseignement du sieur Souleymane, mis à disposition par Instagram interposé. Avouons immédiatement n’être pas un expert de ce réseau social : nous n’avons pas trouvé le moyen de faire apparaître la durée totale de l’enregistrement (sans doute plus d’une heure ; notre esprit de sacrifice n’a pas de limite…) ni le décompte du temps (de telle sorte que nous ne sommes pas capables, pour ceux qui auraient envie de se reporter à un passage précis de la vidéo, de déterminer le moment minuté des paroles rapportées ci-après). Ci-dessous, l’écran qui apparaît avec des commentaires assez représentatifs d’une ambiance, quoique complètement déconnectés du sujet traité, allez savoir pourquoi…

En tout cas, une chose sûre, c’était le 14 décembre 2022 parce que cela commence par : « Demande pour commencer après le match. Pendant le match, j’aurais eu deux personnes » et continue ensuite pendant dix minutes en particulier pour savoir si c’est autorisé (haram, bien sûr) de se divertir en regardant un match de foot. Il s’agissait, vous l’aurez peut-être deviné, de la demi-finale du championnat du monde France Maroc.
De l’écoute attentive de ce long commentaire sur un hadith fourni en arabe, nous retirons deux idées représentatives de l’islam.
Première idée : les non-musulmans sont exclus du champ de la loyauté musulmane.
« La religion, c’est la sincérité, la loyauté. La religion c’est ça. Bien sûr donner le bon conseil à quelqu’un, ça fait partie de la sincérité. Les compagnons ont dit : « Envers qui ? ». Et le prophète a dit : « envers Allah ». Envers son livre, envers son messager, les imams et la masse des musulmans. Ca résume la religion : donner son droit à autrui, être sincère et véridique ».
On comprend alors que « autrui », ça n’inclut pas les non-musulmans. Mais on se dit qu’on a peut-être mal compris. Donc on continue d’écouter M.Souleymane qui, dans une présentation structurée, déroule son raisonnement. Il explique d’abord la loyauté envers la sunna [la tradition et les pratiques de Mahomet] qu’il faut suivre absolument. Mais le musulman peut cependant faire preuve de bon sens : « Si le prophète se déplaçait à dos de chameau, ce n’est pas parce qu’il y avait une sunna faisant partie du message prophétique. Non, c’est parce qu’à son époque, ça se faisait comme ça et c’était le meilleur moyen de traverser dans le désert… On n’est pas obligé d’avoir les mêmes goûts que le prophète ». Et de raconter ainsi que, même si le prophète a refusé un jour de manger de l’iguane [sic], ce n’est pas parce que c’est interdit mais pour une question de goût : Et « il [Mahomet] aimait l’épaule d’agneau. Eh bien celui qui n’aime pas l’épaule d’agneau, il ne le fait pas contre la sunna ».Nous sommes rassurés.
M.Souleymane parle ensuite de la loyauté à l’égard des imams, qu’il distingue en deux catégories : les savants (« Ce sont les héritiers du prophète qui nous transmettent les éléments e la révélation. Ce sont les cadres de la communauté ») et les gouverneurs.
Et il termine ainsi son enregistrement :
« Ensuite, et je vais finir avec la loyauté, envers tous les musulmans. C’est la base du comportement du musulman. Aider son frère lorsqu’il en a besoin. Envers tous les musulmans, être de bon conseil. Bref, on peut résumer : vouloir pour l’autre ce qu’on voudrait pour soi-même. Agir avec les autres comme on aimerait que les autres agissent envers nous. Et ça, c’est rapporté par le célèbre hadith : « Personne ne croira tant qu’il ne veut pas pour son frère ce qu’il veut pour lui-même ». Voilà. On va s’arrêter là pour l’explication du hadith [le hadith du tout début ayant provoqué tous les commentaires ci-dessus] ».
On ne peut pas être plus clair sur le fait que l’ « autre », le « frère », c’est un musulman. Nous avions donc bien compris. Pour les non-musulmans, oualou, en quelque sorte.
Deuxième idée : l’obéissance au gouverneur est conditionnée à son obéissance à Allah.
Revenons maintenant au passage sur ces gouverneurs, une des catégories des imams. Voilà ce qu’en dit M.Souleymane :
« Il y a unanimité sur le fait d’obéir au gouverneur qui gouverne selon les lois d’Allah. Ca n’empêche pas de le conseiller, mais l’obéissance est obligatoire. Mais celui qui ne gouverne pas est gouverné par les lois d’Allah. Ne pensez pas seulement couper la main du voleur, les peines légales, c’est pas que ça. C’est surtout qui établit la justice de l’islam. Parce qu’avant tout ça et même ces peines légales, elles sont au service de la justice. L’islam, c’est la justice sur terre. Donc qui applique vraiment les principes de l’islam. Mais si le gouverneur, il mène une politique qui ne s’inspire pas du tout des valeurs de l’islam, qui transgresse les règles, alors en théorie l’obéissance, elle ne lui est plus dûe. L’obéissance au gouverneur est conditionnée à son obéissance à Allah. ».
Et M. Souleymane de s’interroger alors sur ce qu’on doit faire si le gouverneur n’obéit pas à Allah. Eléments de réponse :
« La révolution armée ne donne jamais rien de bon. Ca donne une guerre civile, ça donne quelque chose dont le pays ne se remet pas. Regardez la Révolution française : ça a mis des années de terreur pour finalement ne pas changer grand-chose [sic]. Quelqu’un a dit : c’est possible si on est sûr d’avoir des gens qui reprennent le pouvoir derrière. Ca c’est bien en théorie mais c’est un peu difficile à appliquer ».
Ah, au fait, M.Souleymane a fait une petite remarque au cours de son enseignement : « Une minorité peut causer la perte de toute une nation », qu’il a même répétée.
Les évêques africains au synode
Alors que la crainte régnait que le document final du synode ouvre la voie à la bénédiction des couples homosexuels, les évêques africains ont rappelé avec constance leur opposition à tout changement de la doctrine catholique sur le sujet. Mgr Andrew Nkea Fuanya, président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a expliqué au synode que les évêques africains s’opposaient continuellement au mariage homosexuel. Mgr Nkea a précisé: “Nous avons insisté sur cela pour ne pas changer la théologie de la personne humaine. C’était quelque chose de très important pour nous et je pense que le synode a très bien compris que l’Afrique est différente du reste du monde. De plus, le synode a appris quelque chose de nous.” Le document final du synode ne mentionnait aucune bénédiction de couples de même sexe ni aucun effort de sensibilisation à la communauté LGBTQ. Ce qui a été une victoire pour l’Afrique, a laissé entendre Mgr Nkea. Mgr Nkea a par ailleurs déclaré au synode que l’adoration perpétuelle avait été d’une aide considérable pour cultiver la foi au Cameroun. Lui-même a demandé à chaque paroisse de construire une chapelle d’adoration perpétuelle pour promouvoir la dévotion au Saint-Sacrement. “Je ne peux pas expliquer ici combien de temps les jeunes passent devant le Saint-Sacrement.” “Je pense que si tous les diocèses du monde entier avaient ces chapelles d’adoration perpétuelle où les jeunes vont adorer Jésus, ce serait une expérience incroyable”, a-t-il ajouté.
Le cardinal Müller revient sur son éviction brutale
Le cardinal Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, est réputé tout autant pour sa parole libre que sa profonde fidélité à l’Église et au pape. Il a accepté de se livrer sans fard dans un long entretien avec le vaticaniste Franca Giansoldati.
Théologien, le cardinal allemand livre une analyse lucide et pénétrante des évènements marquants pour l’Église aujourd’hui : les caractéristiques du pontificat du pape François, son entourage qui l’influence, le renoncement de Benoît XVI, ce qu’on peut attendre du prochain pape, notre relation à l’intelligence artificielle, l’avenir de l’Église chinoise, le rôle de l’Église face aux puissances d’argent, la question féminine, les Amériques, la théologie de la libération, les abus, la question du pape émérite… Sans langue de buis, le cardinal, mis à la retraite par le pape, se confie “en toute bonne foi“. Par exemple sur son éviction brutale :
Ma mise à l’écart s’est produite en 2017. Ce fut un coup de tonnerre. La veille, c’était le 29 juin, fête solennelle de Saints-Pierre-et-Paul, et je me souviens que le pape François m’avait embrassé sur le parvis de la basilique devant tout le monde, à la fin de la messe, en me disant qu’il avait toute confiance en moi. Voilà ce qu’il m’a dit. Le lendemain, je me suis rendu au Palais apostolique à l’heure fixée pour une audience afin de lui présenter une série d’affaires en attente, un rendez-vous de routine pour un préfet de la congrégation de la Foi. A la fin de cette brève entrevue, il m’a dit succinctement : “Votre mandat s’achève. Merci pour votre travail”, sans me donner d’explications, et il n’en a pas donné non plus par la suite. Il a simplement ajouté qu’après l’été de l’année en cours, il me confierait une autre tâche. Rien ne s’est passé depuis lors.
Interrogé sur les abus, il critique sévèrement la CIASE lorsqu’on lui pose la question des commissions nationales indépendants :
Je suis favorable à ce qu’il soit analysé dans son intégralité, mais il faut éviter les erreurs grossières qui se sont produites en France, avec cette commission indépendante, la CIASE, approuvée par l’épiscopat. L’initiative a été sévèrement attaquée sur les critères de recherche et de statistiques utilisés. Peut-être fallait-il les affiner avant de les appliquer. Le résultat final est un nombre exceptionnel, exagéré, manifestement gonflé de victimes. Cela saute aux yeux. Une analyse exhaustive a besoin de règles, de personnes compétentes, et aussi d’une démarche non idéologique.
Les guerres du Haut Karabagh
De Marion Duvauchel :
Les bons livres sont rares, et les ouvrages clairs et concis le sont plus encore. L’opuscule de Jean-Marie Lorgé Les guerres du Haut Karabagh (éditions Baudelaire, 2021) présente ces deux qualités.
Pour comprendre ce conflit tragique, il convient de connaître la vision de l’échiquier international d’Erdogan, telle que l’auteur la décrit. Et nous pouvons lui faire confiance.
Erdogan ancre la Turquie dans deux socles : « Patrie bleue » et « Panturquisme ». La Patrie bleue » est une sorte de patriotisme gazier et pétrolier visant à prendre le contrôle du sud et de l’est de la mer Méditerranée et des ses ressources. Voilà qui devrait mettre l’Europe sur le qui-vive. Le pendant de cette « Patrie bleue », c’est la réalisation du grand dessein d’Enver Pacha : la coalition des régions turcophones du Bosphore aux monts Altaï, sous le leadership de la Turquie. L’Azerbaïdjan, pays à majorité musulmane, ethniquement, culturellement et linguistiquement le plus proche de la Turquie constitue le deuxième maillon de cette chaîne pontique : de la Turquie à la Kirghizie en passant par l’Azerbaïdjan, la Turkménie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan.
La première guerre du Haut Karabakh (1990) l’oppose à l’Azerbaïdjan.
La seconde guerre (2020) voit l’entrée en jeu de la Turquie. Son appui sans faille pour l’Azerbaïdjan s’inscrit dans cette politique d’Ankara. À cela s’ajoute, ce que personne n’ose dire, la haine séculaire de l’islam pour les chrétiens.
En septembre-novembre 2020, l’offensive azerbaïdjanaise « poing d’acier » a pour but immédiat de faire sauter le verrou de Chouchi, de verrouiller le corridor de Latchin (10 km de long) par où passe la seule route qui relie le Karabakh à l’Arménie ; de couper la seconde route reliant deux villes d’Arménie.
Autrement dit, il s’agit d’asphyxier le Nagorno Karabakh.
La défaite, militaire comme politique, a été alors totale. Il ne restait plus à l’Arménie que le choix entre mettre une sourdine à son désir d’occidentalisation et accepter le renforcement de ses relations politiques et militaires avec la Russie, l’Iran, la Chine ou accepter la voie esquissée par Erdogan le 10 décembre 2020 lors du défilé de la Victoire à Bakou » : un statut de vassal au sein d’une coalition régionale dominée par une Turquie ivre de son passé ottoman.
Et ce passé ottoman, nous le connaissons : il va de l’oppression islamique aux massacres et au génocide.
Il restait une troisième voie : recommencer une guerre désespérée. C’est ce qu’on a vu récemment. Avec une nouvelle débâcle.
La deuxième guerre s’inscrivait dans la vision erdoganienne d’un continuum territorial Bosphore/Altaï dont la continuité territoriale Turquie/Azerbaïdjan constituait la première étape. Pour cela il fallait faire sauter le verrou du Nagorno Karabagh. C’est fait.
Il reste encore un verrou : la Siounie, arménienne depuis deux millénaires que les Azéris revendiquent aussi mais en prenant comme point de départ les XIXe et XXe siècles. La prise de la partie centrale et méridionale de la Siounie par la Turquie, par Azerbaïdjan interposé verrait la réalisation de l’objectif politique majeur du panturquisme : une masse turco-azerbaïdjanaise avec trois fenêtres maritimes.
La troisième guerre du Haut Karabagk a bel et bien eu lieu. Mais pas celle à laquelle on pouvait s’attendre.
Cela peut vouloir dire que ce n’est pas fini.
Sur les territoires récupérés par l’Azerbaïdjan aux termes de l’accord du 9 novembre 2020, quelque 80 édifices religieux chrétiens ont été détruits. (voir mon article publié sur le site : les Églises albaniennes et la propagande musulmane).
Le Hamas n’a pas grand chose à voir avec la “cause palestinienne”
De Benoît Dumoulin dans France catholique :

Organisez une veillée pour dire un grand « Merci Marie » le 8 décembre
Dire « Merci Marie » le 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception, c’est rendre grâce pour la présence protectrice de la Sainte Vierge. En 2022, plus de 700 veillées de prière ont été enregistrées sur une carte interactive et des milliers d’autres ont été organisées partout dans le monde.
Pourquoi dire « Merci Marie » ?
La fête de l’Immaculée Conception est une occasion unique de remercier Marie pour toutes les bénédictions reçues au cours de l’année et demander des grâces. Tout le monde est invité à organiser une veillée dans son église, son école, chez soi ou dans une maison de retraite.
Comment dire « Merci Marie » ?
Tous ceux qui le souhaitent peuvent vérifier sur la carte interactive si une veillée est prévue près de chez eux et contacter l’organisateur pour participer. Si ce n’est pas le cas, organiser une veillée est très simple : il suffit de remplir ce formulaire d’inscription pour être répertorié sur la carte.
En 2022, nous avons ainsi permis l’organisation de milliers de veillées sur tous les continents, dont plus de 700 ont été recensées sur la carte interactive. Ces veillées ont réuni des dizaines de milliers de priants à travers le globe qui ont pu prier en communion les uns avec les autres.
Des centaines de photos ont été envoyées (visibles ici), des dizaines de milliers de lumignons ont été déposés au pied des statues de la Vierge avec autant d’intentions de prière. Des concerts, des processions, des veillées de louange, des accueils chaleureux à l’entrée des églises ont été organisés et animés par des personnes de tous âges, heureuses de se relayer pour accueillir et témoigner des grâces reçues !
Le kit « Merci Marie » simplifie tout !
Afin de passer un 8 décembre exceptionnel, MDNProductions.fr propose un kit pour organiser une veillée et en faire sa promotion. A l’intérieur de ce kit, se trouvent notamment :
- un livret de prière pour organiser la veillée
- un petit livre Marie et la France
- des autocollants pour les bougies
- des affiches A4 et des signets de prière « Merci Marie » des coupons d’intention de prière.
Le temps consacré à essayer de faire rentrer les « brebis blessées » dans le troupeau est du temps perdu
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Plus de deux ans après la publication du motu proprio Traditionis custodes visant à la suppression, à terme, de la célébration de la messe romaine traditionnelle, les tendances observées en 2022 se confirment en cette rentrée scolaire 2023. Ainsi les rentrées dans les séminaires diocésains représentent une centaine de personnes alors que les Français accédant aux séminaires où se célèbre la messe traditionnelle ont été 35 (FSSPX : 14, FSSP : 10, ICRSP : 5, IBP : 3, MMD : 3) auxquels on peut rajouter, sous certains aspects, 22 rentrées à la communauté Saint Martin.
Si Traditionis custodes est appliqué de façon très variable selon les diocèses, une constante majeure semble cependant apparaître chez certains évêques. Il faudrait, selon les directives du cardinal Parolin, Secrétaire d’État, aux évêques de France en novembre 2022, faire preuve de
« la plus grande sollicitude et paternité envers les personnes – en particulier les jeunes, prêtres ou laïcs – désorientées par Traditionis Custodes (…). Elles sont des brebis souvent blessées qui ont besoin d’accompagnement, d’écoute, de temps ».
En réponse à l’appel de Mgr Aillet (évêque de Bayonne, Lescar, Oloron) dans son récent livre Le temps des saints, qu’il nous soit, ici, permis « sans brutalité mais avec franchise » de rappeler quelques faits qui permettront à tout le monde de gagner du temps.
Il est en effet à craindre que le temps consacré à essayer de faire rentrer les « brebis blessées » dans le troupeau ne soit du temps perdu. Et cela pour trois raisons.
Le pape ne peut couper l’Église de sa Tradition
Tout d’abord le pape lui-même n’a ni le droit, ni le pouvoir, ni de moins en moins les moyens de tirer un trait sur la Tradition ininterrompue, en particulier liturgique, de l’Église. Par un abus de pouvoir dont l’histoire de l’Église ne montre pas de précédent le pape Paul VI a essayé d’opérer une rupture entre l’Église d’avant le concile Vatican II et l’Église qui se voulait hier conciliaire et aujourd’hui synodale. Comme l’a observé le sociologue Guillaume Cuchet : « Un observateur extérieur pourrait légitimement se demander si, par-delà la continuité d’un nom et de l’appareil théorique des dogmes, il s’agit bien toujours de la même religion » (celle d’avant 1960 et celle d’après). Peu de fidèles du bout du banc liront les savants herméneutes de la continuité, guère plus savent qui est le cardinal Roche (Préfet du dicastère pour le culte divin). Mais les uns et les autres seraient plutôt, instinctivement, d’accord avec le cardinal quand il affirme : « La théologie de l’Église a changé » (19 mars 2023). La piétaille catholique dit ce qu’elle voit et, comme Péguy, voit ce qu’elle voit !
Malgré tout le poids de son autorité et une persécution féroce des laïcs et des prêtres qui refusaient cette rupture le fait est que le pape Paul VI a échoué à supprimer, comme il le voulait, la célébration de la messe romaine traditionnelle. Les difficultés doctrinales que pose la réforme liturgique perdurent et sont, en réalité, de plus en plus apparentes. La réalité incontournable est que les communautés traditionalistes sont parmi les rares espaces de développement et de croissance dans l’Église.
Juger l’arbre à ses fruits
Ensuite, plus de cinquante années après la mise en œuvre de la réforme liturgique l’heure est venue de dresser des bilans et de juger l’arbre à ses fruits. Les anciens qui ont connu les combats des années 70 et 80 se souviennent : ils ont été chassés de leurs paroisses, marginalisés dans leurs familles, exclus de diverses associations ou œuvres de bienfaisance, etc. Le temps a passé. Les faits sont là, têtus : dans nombre de familles de vieille tradition catholique, qui à chaque génération donnaient des vocations à l’Église, ce sont les plus observants, selon l’expression de Yann Raison du Cleuziou, qui ont le mieux transmis à leurs enfants le dépôt de la foi et continuent à susciter des vocations. Juchées sur un immense désastre spirituel, les vocations taries, les séminaires intellectuellement à l’abandon, les chrétiens divisés, les enfants souillés, les pauvres au lieu d’être évangélisés couverts de leur mépris, les autorités romaines ont l’impudence, ou l’inconscience, de demander à ceux qui contre vents et marées ont résisté à l’apostasie immanente et à la sécularisation du monde de renoncer à ce qui a constitué le cœur de leur résistance : l’attachement à la messe et au catéchisme traditionnels en symbiose avec les méthodes classiques d’apostolat et de sanctification. Il faudrait être fou pour lâcher la proie pour l’ombre, surtout au spectacle d’une ombre bien éloignée des printemps qui devaient fleurir !
Préférer l’original à la copie
Enfin, ceux qui se sont convertis ou reconvertis à l’Église par l’assistance à la messe traditionnelle y ont trouvé, ou retrouvé, le sens de Dieu, la transcendance, le silence, la beauté, la sacralité, etc. qui sont, par nature, étrangers à la réforme liturgique dont l’objectif affiché était, avec le succès que l’on sait, de favoriser la participation « consciente, pieuse et active » des fidèles (cf. n°48 Sacrosanctum Concilium) aux saints mystères. Ces « convertis », souvent jeunes, ne s’attacheront pas à des liturgies qui sont aux antipodes de ce qui a motivé leur démarche personnelle. Notons à cet égard qu’il ne s’agit pas, affirmant cela, de juger, a fortiori négativement, les laïcs et les prêtres qui vivent de la liturgie conciliaire mais d’observer que sauf en étant à Solesmes il existe un abîme entre « l’atmosphère » de célébration d’une messe traditionnelle et celle d’une messe de paroisse même classique et sans innovations liturgiques incongrues. Là ne sont trop souvent qu’autocélébration de l’assemblée, bavardages, chansonnettes sirupeuses, humanisme larmoyant, fadeur, médiocrité, etc. Enfin l’expérience le montre les gens préfèrent toujours l’original à la copie. S’il s’agit de resacraliser la nouvelle messe autant aller directement à l’original et donc à la messe traditionnelle.
Les fidèles et les prêtres attachés à la liturgie romaine traditionnelle ne sont pas des chrétiens de seconde zone ou des demeurés qu’il faudrait accompagner, charitablement et patiemment, afin qu’ils reconnaissent enfin les bienfaits du Saint Concile et de la réforme liturgique. Ce sont au contraire des hommes et des femmes assoiffés de Dieu, désireux de Le connaître, de L’aimer et de Le servir en particulier par le biais d’une liturgie digne de Lui, s’épanouissant dans un vrai culte avec sa part de mystère et de beauté transcendante. Nous pourrions ainsi actualiser les célèbres propos du père Doncœur en 1924, en d’autres temps de persécution :
Nous ne trahirons pas ! Nous ne partirons pas !
Objectif 250kg de chocolat pour aider les sœurs d’Igny à refaire une partie de leur toit
Résumé de l’opération
Face à l’augmentation historique du prix de l’électricité, les sœurs chocolatières de l’abbaye du Val d’Igny ont décidé de poser au mois de décembre 2023 des panneaux photovoltaïques sur la toiture de l’abbaye. Et pour financer en partie ce projet, elles lancent une vente en ligne exceptionnelle de leurs bons chocolats ! L’objectif ? Vendre au moins 250kg avant le dimanche 19 novembre, pour une livraison avant Noël.
Infos et précommandes : https://divinebox.fr/operation-chocolat-abbaye-igny/
Praliné, ganache au café, chocolats fins… Les sœurs ont tout prévu pour régaler vos proches à Noël. Essayez donc les “bouchons d’Igny” fourrés au marc de champagne, c’est la spécialité des soeurs !
Les précommandes se feront jusqu’au dimanche 19 novembre à 23h59 (commandez vite !), et la livraison se fera avant Noël (21 décembre max) à domicile ou en point relais. Vous pouvez partager l’opération à vos proches grâce à ce lien WhatsApp (modifiable avant envoi)

La communauté de l’abbaye d’Igny © Abbaye d’Igny
Quelques infos en plus sur les soeurs d’Igny
L’histoire de l’abbaye Notre-Dame du Val d’Igny commence en 1128. Fondée par douze moines envoyés par saint Bernard de Clairvaux, l’abbaye compte jusqu’à 300 moines avant d’entrer dans une période d’épreuve entre le XVe siècle et la Révolution Française.
En 1876, les bâtiments de l’abbaye sont rachetés par l’évêque de Reims, qui y envoie alors 23 moines de l’abbaye Notre-Dame du Désert. C’est grâce à eux que la chocolaterie voit le jour ! Mais la Première Guerre Mondiale a raison de l’abbaye qui se trouve sur la ligne de front et qui est alors complètement détruite …
Et en 1929, voilà que 30 sœurs venues de l’abbaye de La Coudre (en Mayenne) s’installent à l’abbaye d’Igny après deux ans de reconstruction, c’est la renaissance d’Igny !
Aujourd’hui, les 36 sœurs trappistines y vivent et suivent la règle de saint Benoît “prie et travaille” partageant donc leur vie entre des temps de prière et de travail. Vous l’aurez compris, elles vivent d’une petite production artisanale de chocolats !

Les célèbres “gros bouchons d’Igny” fourrés au marc de Champagne © Divine Box
Chronique des cinglés
Les boîtes à camembert pourraient être interdites par une réglementation européenne actuellement à l’étude. Cette dernière vise à interdire d’ici 2030 les emballages non recyclables, y compris ceux en bois.
Le Groupe Lacroix, qui fabrique 200 millions d’emballages en bois par an, alerte sur d’éventuelles conséquences graves : 2 000 emplois en France et 45 entreprises.
Les producteurs de camembert rappellent que rien ne peut remplacer l’emballage traditionnel en bois, indispensable pour conserver le goût et la bonne tenue du fromage.
Monastère d’Azille : agrandir pour accueillir de nouvelles vocations
Les chanoinesses d’Asile ont encore besoin de 60 000€ :
La communauté compte 21 Sœurs vivant sous la Règle de Saint Augustin. Nous sommes implantées dans l’Aude, en zone rurale. Nous sommes au service de l’Eglise par notre vie fraternelle, liturgique et de nombreuses missions locales, diocésaines et au-delà…
Nous avons la grâce d’avoir un noviciat en pleine croissance. L’aile que les novices occupent compte 8 chambres d’environs 7m2, une grande salle d’étude et une salle de récréation. Or nous avons actuellement 3 postulantes, 2 novices, 2 professes temporaires. Il ne nous reste plus qu’une chambre pour accueillir les vocations qui frappent déjà pour 2024. Il nous faut donc agrandir !
Les médecins américains et l’euthanasie
Le Comité de politique de santé de l’Association médicale catholique américaine a révélé lors d’une interview exclusive avec CatholicVote les enjeux de la prochaine réunion de l’Association médicale américaine (AMA) ce samedi. L’AMA prévoit de discuter de deux importantes révisions de ses politiques concernant l’euthanasie.
La première résolution, proposée par des étudiants en médecine, demande l’arrêt de la “criminalisation” des docteurs pratiquant l’euthanasie, ainsi que des patients et familles sollicitant cette procédure. Elle propose aussi de remplacer dans la politique de l’AMA le terme “euthanasie” par “Aide Médicale à Mourir” (AMM), une formulation utilisée au Canada où l’euthanasie est légale.
Une seconde résolution demande à l’AMA d’adopter une position neutre à l’égard de l’euthanasie.
Le Dr. Tim Millea s’est exprimé à ce sujet, en déclarant que ce qui préoccupait était que “ces propositions proviennent de la jeune génération, qui n’a pas encore vraiment pratiqué la médecine”. Selon lui, des médecins expérimentés savent qu’il est possible de soigner et d’apaiser la souffrance des patients en fin de vie sans abréger leur vie.
Selon le Dr. Millea, les résolutions proposées aux États-Unis imitent celles du Canada, où l’euthanasie est légale et vue avec une certaine neutralité par les professionnels de la santé. Il met cependant en garde contre un tel changement, en citant les statistiques sur les causes de décès au Canada depuis la légalisation de l’euthanasie. Le Dr Millea s’est aussi interrogé sur les vraies motivations derrière ces propositions : “Sommes-nous intéressés par les gens ou sommes-nous intéressés par l’argent ?” a-t-il demandé.
Bruno Gollnisch conteste l’antisémitisme de Jean-Marie Le Pen et du FN
La gauche est très forte car elle a réussi à écarter du débat actuel sa propre responsabilité dans la montée de l’antisémitisme en France en raison de la folle politique d’invasion migratoire menée, avec la duplicité de la fausse droite, durant ces 40 dernières années tout en ramenant le débat autour de l’antisémitisme supposé de Jean-Marie le Pen et du FN.
Constatant que personne au RN ne semble avoi le courage de défendre le fondateur du parti, Bruno Gollnisch a pris sa plume pour commenter cette actualité :
“La répétition incessante des mêmes éléments de langage finit par accréditer comme une vérité irréfragable que le Front National, et son fondateur et Président Jean-Marie le Pen, auraient été antisémites. Cette propagande finit même par impressionner des commentateurs de bonne foi, ou de jeunes cadres et adhérents du RN, qui n’ont naturellement qu’une connaissance récente du Mouvement auquel ils doivent leur situation actuelle.
Mais cette affirmation est fausse. Être antisémite, ce n’est pas avoir tenu tel ou tel propos -toujours les mêmes, et sortis de leurs contexte- sur l’histoire de la deuxième guerre mondiale ou en réponse à un ministre malveillant. C’est vouloir nuire aux Juifs, les accuser, les discriminer, les combattre, parfois de façon violente voire atroce.
Or, que ce soit dans le programme précis et exhaustif du FN, ou dans les dizaines de milliers de pages que constituent les discours de Jean-Marie Le Pen, des dirigeants du Front National, de ses élus parlementaires nationaux, européens ou locaux, on chercherait en vain la moindre incitation à discriminer les Juifs ou à leur nuire, non plus d’ailleurs qu’à l’encontre de quelque citoyen français que ce soit en fonction de son origine ou de sa religion.
Jean-Marie Le Pen a été volontaire pour combattre aux côtés d’Israël en 1956 (affaire de Suez). Militaire, il a protégé des Juifs en Algérie. Le Front National a manifesté contre la venue de Yasser Arafat à Paris lorsque celui-ci n’avait pas encore renoncé au terrorisme. Plusieurs Compagnons de la Libération, d’innombrables médaillés de la Résistance ou de la Légion d’Honneur étaient membres du FN. Le Front National comportait un Cercle National des Français juifs, fondé par Robert Hemmerdinger, médaille de la Résistance, commandeur de la Légion d’Honneur, Conseiller Régional FN d’Île de France. Il y avait au Front national des Français juifs patriotes parmi les élus, les éditorialistes, et les dirigeants.
Certes, le Front National, diabolisé par intérêt, a été en butte à des calomnies récurrentes, qui ont culminé avec l’incroyable manipulation de Carpentras, où il a été faussement accusé d’avoir profané une tombe au cimetière juif de cette ville. Mais la répétition des mêmes mensonges n’en fait pas une vérité. Il est intéressant de constater d’ailleurs que certaines personnalités juives, de gauche ou non, qui attaquaient le FN à cause de sa position restrictive sur l’immigration, tiennent aujourd’hui un discours proche de celui qu’ils vilipendaient naguère.
En cette heure où le sectarisme de certains affaiblit la nécessaire solidarité nationale, il est plus utile que jamais de la renforcer en rétablissant la vérité.”
Trouvera-t-il encore la foi sur terre ?
Pour le huitième épisode de la saison six du Club des Hommes en noir, le père Jean-François Thomas, l’abbé Claude Barthe, l’abbé Alain Lorans et le docteur Philippe de Labriolle échangent sur une question terrible et fondamentale : Trouvera-t-Il la foi sur la terre ?
Le prétexte de cette émission tient à la parution aux éditions Via Romana d’un livre de l’abbé Barthe qui pose cette question.
Vingt siècles après sa fondation, le catholicisme semble en mauvaise posture et, plus encore, avoir largement été modifié de l’intérieur. Diagnostic juste ou erreur de perspective ? Approche franco-centrée ou réalité mondiale ? Un certain nombre de questions se posent sur l’avenir de l’Église. Mais celle de la foi reste finalement la plus fondamentale.
“Toutes les lois transgressives qui modifient notre rapport à la vie, et singulièrement celle à venir sur l’euthanasie, sont le produit de contre-vérités”
Le 8 novembre, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, a été invité par le député Olivier Falorni, président du groupe d’étude « fin de vie » de l’Assemblée nationale, à débattre face au Docteur Denis Labayle, président d’honneur de l’association Le choix et fervent défenseur de « l’aide active à mourir ». Une trentaine de députés et collaborateurs étaient présents. Gènéthique a retranscrit son intervention.
Monsieur le député, souffrez que je me permette, au préalable, une mise au point. Dans le débat qui a suivi la projection du film Mourir n’est pas tuer hier soir sur C8 (cf. Géraud Burin des Roziers enquête au cœur de la fin de vie dans son nouveau documentaire), vous avez commencé par mettre en cause la fondation Jérôme Lejeune et son président, absent du plateau, et sans d’ailleurs le citer nommément, mais dont vous avez lu une partie d’un éditorial pour le critiquer. Cette technique que vous avez utilisée, tout à fait au début de l’émission, n’avait pour but que de décrédibiliser le film en décrédibilisant son financeur.
S’attaquer au messager faute de pouvoir s’attaquer au message. Rester sur la forme pour éviter le débat de fond qui effectivement n’a pas eu lieu. Technique, classique au demeurant, mais que j’ai d’autant plus regrettée que vous m’aviez invité aujourd’hui, sans doute pour que je fasse cette mise au point, mais malheureusement sans public cette fois. J’en tire la conséquence que vos arguments en faveur d’une loi légalisant l’euthanasie ne sont peut-être pas si solides sur le fond. C’est ce que je voudrais développer maintenant.
Les « lois transgressives », le « fruit de contre-vérités »
Depuis près d’une trentaine d’années, j’assume la présidence de la fondation Jérôme Lejeune, institution reconnue d’utilité publique dans le domaine scientifique, médical et bioéthique. Année après année, je découvre que toutes les lois transgressives qui modifient notre rapport à la vie, et singulièrement celle à venir sur l’euthanasie, sont le produit de contre-vérités.
Pour réussir, le mensonge doit être énorme. C’est ainsi qu’aujourd’hui, ses promoteurs parviennent à faire croire que l’euthanasie ne tue personne. Autrement dit, depuis Hippocrate il y a 2400 ans, ce qui est un homicide, et donc un crime, peut devenir un soin, du jour au lendemain. On passerait donc des ténèbres à la lumière. A qui peut-on faire croire cela, à part à des interlocuteurs que l’on a accoutumés de longue date au mensonge ?
S’ils avaient fait leur travail d’investigation, au lieu de relayer la propagande gouvernementale, les médias auraient pu empêcher ce mensonge. Mais les médias ont été dans le sens du mensonge (cf. La promotion du suicide et de l’euthanasie en prime time sur le service public), notamment avec le documentaire de France 5 réalisé par Marina Carrère d’Encausse, la fiction de France 2 avec Line Renaud (cf. « Le prochain voyage » : quand le service public fait la promotion du suicide assisté), la publicité pour l’ADMD aussi bien dans le Figaro que dans Le Monde.
« Le travestissement de la réalité fait le lit de la légalisation de l’euthanasie »
Qu’est-ce que cela veut dire ? Fondamentalement, les citoyens considèrent que la vie est leur bien le plus précieux. Mais ils finissent par être d’accord avec les transgressions qu’on leur propose, ou qu’on leur impose au terme de manipulations devenues routinières.
C’est bien le travestissement de la réalité qui fait le lit de la légalisation de l’euthanasie comme du suicide assisté. A tel point qu’il est procédé, avant tout, à une euphémisation du vocabulaire décrivant la réalité pour bannir les mots qui gênent. Pourtant, qu’est-ce que l’euthanasie sinon un homme qui tue un autre homme ? Qu’est-ce que le suicide assisté sinon être complice d’un suicide ? Si l’on désignait simplement les choses par leur nom, nous ne serions pas là aujourd’hui parce qu’il n’y aurait pas de projet de loi. Mais le mensonge s’insinue à tous les niveaux, dans toutes les raisons invoquées, à l’appui de chaque argument.
« La première victime de l’euthanasie sera les soins palliatifs »
Ainsi en est-il de la notion de dignité préemptée par l’ADMD pour assurer sa notoriété. L’association a réussi à faire croire qu’on pouvait perdre cette dignité sous le coup de la dégradation physique, de la perte des capacités cognitives, de la dépendance. Combien de fois avons-nous entendu la comparaison de la personne en fin de vie avec « un légume ».
Pour reprendre pied, les partisans de l’euthanasie nous répondent que ce sont les conditions de fin de vie qui sont parfois indignes. Peut-être, mais si les conditions de vie indignes justifient l’euthanasie de ceux qui en sont victimes, alors il faut aussi supprimer les pauvres pour supprimer la pauvreté. Il s’agit bien d’un mensonge de dire que l’euthanasie aurait la moindre influence sur l’indignité de certaines situations de fin de vie. Au contraire, avec l’euthanasie, on peut être certain que ces conditions ne seront jamais corrigées à l’hôpital ou dans les EHPAD. La première victime de l’euthanasie sera les soins palliatifs.
On peut faire la même observation sur la souffrance. C’est le même mécanisme. Jamais la médecine n’a été plus capable de traiter la souffrance, qu’elle soit physique ou psychique. Et pour les souffrances réfractaires, direz-vous ? Il reste la sédation qui n’est en rien, je le rappelle, une invention de Jean Léonetti, mais que la médecine utilise de manière proportionnée depuis longtemps. L’euthanasie n’abrège pas la souffrance, elle tue celui qui souffre pour qu’il ne souffre plus. Tuer ne sera jamais un soin. C’est cela la vérité qu’on n’a plus le droit de dire.
« La loi qui autorisera l’euthanasie va ouvrir le temps de la méfiance de tous contre tous »
Enfin, arrêtons-nous sur la liberté, qui est probablement l’argument préféré des promoteurs de l’euthanasie parce qu’il figure au fronton de nos édifices publics. Cette liberté ultime n’oblige personne, dit-on. Mais de quoi parle-t-on ? La liberté de demander la mort pour certains, c’est l’obligation de la donner pour d’autres. Et je ne vois aucune raison d’imposer cette obligation de donner la mort aux médecins, aux soignants, aux prescripteurs, aux pharmaciens, aux directeurs d’hôpitaux, à l’assurance maladie, et finalement aux cotisants que nous sommes. Pour une liberté, cela fait beaucoup d’obligations tout de même, et pour beaucoup de personnes.
La liberté est un mot qui réclame surtout un contenu. A l’évidence, ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi, chacun en convient. D’ailleurs, le contrat social est basé sur la protection de la vie, et sur une invitation de chacun à restreindre sa liberté pour éviter la guerre de tous contre tous. Au contraire, la loi qui autorisera l’euthanasie va ouvrir le temps de la méfiance de tous contre tous. La liberté n’est certainement pas la valeur suprême, ni l’arbitre de l’intérêt général. Elle ne fonctionne qu’avec la vérité de l’acte posé, c’est à dire sa conformité au bien de la personne, qu’il s’agisse du patient ou du médecin, et sa conformité à l’intérêt général de la société.
Il est intéressant de noter que l’ultima ratio auquel vous avez recouru dans l’émission d’hier soir sur C8 pour défendre la liberté de demander l’euthanasie a été la liberté de demander l’avortement. Comme si l’avortement était la « clé idéologique » qui permettait d’ouvrir toutes les portes. C’est intéressant, parce que cela signifie que vous privilégiez l’idéologie à la réalité du terrain. Pas besoin de savoir si notre pays mérite une loi mortifère de plus. Il suffit de brandir le passeport de toutes les transgressions. Dans ces conditions, effectivement, on se passe de débat sur le fond, c’est plus facile.
Des conceptions « périmées »
En conclusion, il me semble que l’euthanasie est un projet qui est très « daté » des années 70 avec une conception « périmée » de la liberté, perçue comme le critère absolu l’emportant sur tous les autres. Il est interdit d’interdire. Mais, nous voyons bien que nous prenons le chemin inverse avec l’écologie. Il n’est pas question de faire ce qu’on veut.
Un projet qui a aussi une conception « périmée » de la technique souveraine qui offre une solution à tout. On le redécouvre aujourd’hui encore avec l’écologie. Il n’y a pas de solution technique à la folie des hommes. La médecine offre une réponse avant la mort, et cela s’appelle les soins palliatifs. Après la mort, il n’y a pas de « solution technique ». La devancer par l’euthanasie, en dépossédant l’individu de ce moment et en l’abandonnant à son désespoir, ne règle pas les inquiétudes suprêmes.
Enfin, un projet qui a une conception « périmée » de l’Etat-providence, qui distribue à l’envi des droits-libertés qui deviennent des droits-créances, mais dont l’Etat peine à s’acquitter car, par définition, une loi générale et impersonnelle ne peut répondre à toutes les situations, pas plus celle de l’euthanasie que les autres.
Une « inquiétude particulière »
Au titre de président de la fondation Jérôme Lejeune, qui a créé une consultation spécialisée pour les personnes porteuses de handicap mental de tous âges, j’ajouterai une inquiétude particulière.
La fondatrice et théoricienne de l’ADMD en France, Odette Thibault, avait écrit dans son livre La maîtrise de la mort, paru en 1975, que « tout individu ne possédant plus ces facultés [intellectuelles] peut être considéré dans un état sous-humain dans le cas du débile profond ». « Dès lors, beaucoup d’individus sont des morts-vivants bien avant la fin de leur vie organique». « Prolonger cette déchéance est, à mon avis, une des plus grandes atteintes qu’on puisse porter à la dignité humaine ». Voilà le fond culturel qui inspire la législation à venir.
« Aucune loi transgressive n’est restée dans les cadres qu’elle s’était fixés »
Il y a une grande différence entre mourir et être tué, entre le geste qui tue et le geste qui soigne. Nous avons tout à redouter d’un pays qui estompe cette ligne de démarcation. Je ne crois pas au fantasme de la régulation par la loi.
Mon expérience de 30 ans de lois bioéthiques m’a montré que la loi, en ces matières, ne régule rien, elle régularise. Il n’y a aucun contre-exemple. Prétendre que la loi ne sera qu’une exception, qu’elle ne s’appliquera ni aux enfants, ni aux malades psychiatriques, ni aux personnes porteuses de handicap est évidemment un leurre. Aucune loi transgressive n’est restée dans les cadres qu’elle s’était fixés. Parce qu’une loi qui transgresse un principe fondateur, par définition, n’a pas de limite.
Je n’ose pas penser que la loi sur l’euthanasie est un remède à la faillite des services publics, ni une solution économique au vieillissement de la population, ni une variable d’ajustement politique pour « réenchanter » les Français. Mais ce que je sais, c’est que la loi que vous allez voter n’est pas un progrès, elle est un catafalque social.
Crimes nazis : le « devoir de mémoire » des médecins pour leur apprendre à s’opposer à des directives posant des dilemmes éthiques
Lu sur Gènéthique :
Les efforts visant à renforcer la formation des professionnels de la santé et l’éthique médicale doivent s’appuyer sur « une solide compréhension du rôle de la médecine au sein du régime nazi », affirme un nouveau rapport de la Commission Lancet sur la médecine, le nazisme et l’Holocauste : Historical Evidence, Implications for Today, Teaching for Tomorrow [1]. Ces travaux sont le fruit du travail d’une vingtaine d’experts internationaux réunis pour la première fois afin d’aborder l’histoire de la médecine. Ils ont publié leur rapport dans The Lancet [2].
« En apprenant comment et pourquoi de telles atrocités ont été commises, les générations de médecins et de professionnels de la santé seront mieux à même de faire face aux dilemmes médicaux moraux et éthiques et à leurs propres préjugés, de s’opposer au pouvoir et de protéger les populations et les patients vulnérables », jugent les auteurs du rapport.
Des programmes eugénistes, d’euthanasie et des « expériences humaines brutales »
En effet, le corps médical a joué un « rôle central » dans les crimes des nazis, affirment-ils. « En 1945, de 50 à 65 % des médecins allemands non juifs avaient rejoint le parti nazi ». « Les crimes n’ont pas été commis uniquement par des médecins extrémistes » ou « sous la contrainte ».
Les programmes eugénistes, d’euthanasie et les « expériences humaines brutales » déployés dans un cadre médical ont causé « au moins 230.000 morts » de personnes handicapées, de patients juifs et de déportés. Parmi eux, on recense de « 7.000 à 10.000 enfants ». En outre, 300.000 stérilisations forcées environ ont été pratiquées.
Un « devoir de mémoire »
« Contrairement aux idées reçues », « la médecine dans l’Allemagne nazie n’était pas une pseudo-science » soulignent les auteurs du rapport. La « recherche nazie » a même pu devenir « partie intégrante du canon de la connaissance médicale ». Il en est ainsi par exemple de la compréhension actuelle des effets du tabac et de l’alcool sur le corps, qui a été alimentée par ces recherches.
En conséquence, les auteurs préconisent que ces faits historiques fassent partie des cursus de formation des professionnels de santé. Il est « souvent surprenant de constater à quel point leurs connaissances » sont « limitées aujourd’hui, hormis peut-être une vague notion des expériences de Josef Mengele à Auschwitz », notent-ils.
« Reconnaître l’humanité et la dignité de chaque patient »
Grâce à ce « devoir de mémoire » les médecins pourront « apprendre à s’opposer à des directives posant des dilemmes éthiques ». Parmi les problématiques, le rapport mentionne « les soignants encadrant les interrogatoires de terroristes », ceux pratiquant un tri dans les hôpitaux « lors d’afflux massifs de patients », ou encore les questions de fin de vie. « Un large éventail de débats que nous observons actuellement en médecine – de la question de savoir qui devrait recevoir des soins lors d’un événement catastrophique, aux soins de fin de vie et aux nouveaux développements en génétique, pour n’en citer que quelques-uns – montre à quel point la médecine et la science sont liées à la politique, aux croyances personnelles et aux facteurs socio-économiques, a déclaré le professeur Herwig Czech, de l’université médicale de Vienne, coprésident de la Commission. Les professionnels de la médecine et les chercheurs en sciences biologiques doivent être conscients de ces influences et de leurs multiples implications pour les patients et les participants aux études ».
« Nous devons nous élever contre l’antisémitisme, le racisme et les autres formes de discrimination, soutenir et défendre une médecine centrée sur la personne et fondée sur les droits de l’homme, protéger les personnes vulnérables, servir les personnes marginalisées et reconnaître l’humanité et la dignité de chaque patient », a appelé de son côté le Dr Hildebrandt, en résumant les conclusions des travaux de la Commission au cours des trois dernières années.
Crise politique en Espagne
Un lecteur nous informe que l’Espagne vit des jours noirs : le Premier ministre Pedro Sánchez est arrivé à un accord avec les indépendantistes catalans, pour réussir à se maintenir au pouvoir. Cela représente, d’après des associations de juges d’Espagne, la dissolution de l’état de droit.
Depuis lundi dernier et pour réagir à cela, les gens se rassemblent par milliers dans les rues de Madrid pacifiquement (il y a aussi des familles avec enfants et des personnes âgées). Les deux derniers jours, la police a jeté du gaz piment, des balles de gomme et a frappé les gens.
Hier, un attentat a visé le fondateur de Vox (Alejo Vidal-Quadras) d’une balle dans la tête. Heureusement il a tourné instinctivement la tête en voyant le pistolet et la balle a cassé la mâchoire.
Le président de Vox Santiago Abascal a déclaré :
« Une période noire commence dans l’histoire de l’Espagne, aujourd’hui un coup d’État contre la Nation a été lancé ».
Le ministre de l’Intérieur Fernando Malaska est accusé d’avoir férocement réprimé une manifestation organisée par Vox afin de protester contre l’amnistie des indépendantistes catalans dans le cadre d’accords électoraux qui devraient permettre au gouvernement socialiste de se maintenir au pouvoir. Le bilan de la soirée fait état de 29 blessés dont 19 policiers. Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont riposté à coup de grenades lacrymogènes. Mais la manifestation est loin d’être un cas isolé. Depuis une dizaine de jours, plusieurs milliers de personnes se réunissent devant les sièges locaux du Parti socialiste espagnol. Grenade, Séville, Santander, Madrid… sont le théâtre de manifestations dégénérant parfois en affrontements.
Dénonçant les accointances de Sanchez avec les indépendantistes basques (Bildu) et catalans (Junts per Catalunya), Santiago Abascal accuse le premier ministre de « fomenter un coup d’Etat ».
La liberté religieuse : un remède aux divisions mondiales
Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États et les Organisations Internationales, a déclaré lors d’une conférence en Australie que “la liberté religieuse n’est pas seulement un droit de l’homme, mais aussi une voie transcendante et pratique pour guérir les divisions, promouvoir le dialogue et forger une communauté mondiale plus paisible et harmonieuse”.
Selon lui, lorsque les individus sont libres d’adorer et de participer à des activités religieuses sans interférence, il devient plus facile pour les autres de constater que les différences religieuses ne font pas intrinsèquement de quelqu’un un ennemi. Cette allocution vient compléter, mettre en évidence ou rectifier les détails du discours originel.
Des évêques appellent à la libération du militant pro-démocratie Jimmy Lai à Hong Kong
Une lettre signée par une dizaine d’évêques catholiques, dont deux cardinaux, provenant du Royaume-Uni, des États-Unis, de la Lituanie, du Nigeria et de l’Inde, entre autres, appelle les autorités chinoises à libérer le militant catholique et homme d’affaires Jimmy Lai, emprisonné à Hong Kong.
Jimmy Lai, 75 ans, est un fervent partisan du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, écrivain, éditeur, et propriétaire du Apple Daily, autrefois le journal indépendant chinois le plus populaire de Hong Kong, désormais fermé de force par les autorités. Il est la cible répétée du Parti communiste chinois (PCC) et des autorités de la RAS de Hong Kong depuis 1990, lorsqu’il a lancé son entreprise de médias, avec une orientation pro-démocratie et anti-corruption.
Parmi les signataires de la lettre figurent l’évêque Robert Barron, évangéliste influent et apologiste de la foi, le cardinal Timothy Dolan de New York, l’archevêque Timothy Broglio, et l’évêque John Wilson de Southwark, dans le sud de Londres.
Les évêques de l’Ohio face à la culture de mort
Alors que les électeurs de l’Ohio ont approuvé par 57% des voix contre 43% l’inscription de l’avortement dans la constitution de l’État, les évêques de l’Etat ont qualifié cette journée tragique pour les femmes, les enfants et les familles de l’Ohio, et exprimé leur tristesse face à la duplicité d’une culture de mort qui occulte la dignité de la vie humaine. Ils ont promis de prier pour une conversion des cœurs et des esprits à l’évangile de la vie, tout en se réengageant à défendre les enfants à naître et à soutenir les femmes dans le besoin.
Source
Le canton de Zurich se prépare à interdire les “thérapies de conversion”
Le gouvernement du canton de Zurich a été chargé d’élaborer un projet de loi interdisant les “thérapies de conversion” dans un délai de deux ans. Cette motion a été adoptée le 6 novembre par 90 voix pour, 74 voix contre et 5 abstentions. Les partis favorable à cette interdiction comprennent tous les partis de la gauche jusqu’au centre. En revanche, les partis de l’UDC, de l’UDF et du PLR ont voté contre. Ils estiment qu’un processus législatif est déjà en cours au niveau fédéral, le Conseil national ayant adopté une motion pour interdire ces thérapies en décembre 2022. D’autres cantons, tels que Vaud, Genève, Berne et le Jura, ont également entamé ce processus. Le canton de Neuchâtel a été le premier à adopter une loi contre ces pratiques.
17e centenaire de la basilique Saint-Jean de Latran
La basilique Saint-Jean de Latran, cathédrale du Pape, fête son 1700e anniversaire en 2024. Le cardinal Angelo De Donatis, vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, a présenté dernièrement les événements qui se dérouleront pour cet anniversaire, visant à rappeler le rôle central de la basilique de Latran en tant que “mater et caput”, mère et guide de l’Église de Rome et de l’Église universelle. La basilique a été consacrée en 324 par le Pape Sylvestre Ier et fut le premier lieu de rassemblement de la communauté chrétienne de Rome.Les fidèles auront l’opportunité de recevoir l’indulgence plénière à cette occasion. L’objectif est d’ouvrir les portes de la basilique pour que les Romains puissent mieux la connaître et s’en approcher.
Deux diocèses de l’Oklahoma devant la Cour suprême pour défendre la liberté religieuse
Deux diocèses catholiques de l’Oklahoma ont engagé une bataille devant la Cour suprême des États-Unis pour obtenir le droit de lancer une école catholique en ligne. Le procureur général de l’Oklahoma, Gentner Drummond, a récemment intenté une action en justice contre les archidiocèses de Tulsa et Oklahoma City afin de mettre un terme aux efforts visant à créer l’école virtuelle catholique Saint Isidore de Séville. Un organisme de la Faculté de droit de Notre-Dame University spécialisé dans La Défense de la liberté religieuse représente les diocèses dans cette affaire. Lancée dans le but de rendre l’éducation catholique largement accessible, en particulier aux membres des communautés défavorisées de l’État, l’école Saint Isidore de Séville devrait ouvrir à l’automne 2024. L’école fournira également des ressources supplémentaires aux élèves “qui trouvent l’école traditionnelle difficile” ou qui ont des difficultés d’apprentissage.
Avortement dans la Constitution : les évêques de France appellent les élus à avoir le courage de faire avancer, par leur vote, la culture de vie
Déclaration des évêques de France, réunis en Assemblée générale à Lourdes, à propos de l’inscription dans la Constitution de la liberté d’accès à l’avortement :
Le Président de la République a annoncé récemment sa décision d’entamer le processus devant aboutir à l’inscription dans la Constitution de la liberté d’accès à l’interruption volontaire de grossesse. Évêques de France, nous voulons dire notre inquiétude devant ce que signifierait cette inscription. Nous le réaffirmons : toute vie est un don pour ce monde, un don fragile et précieux, infiniment digne, à accueillir et à servir depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle.
En 2022, il y a eu 723 000 naissances en France et plus de 234 000 avortements. C’est un triste record dans l’Union européenne, un chiffre qui ne diminue pas et, même, augmente. Cette réalité dramatique dépasse la seule question d’un droit pour les femmes. Elle n’est pas un progrès. Notre société devrait y voir surtout le signe de son échec dans l’éducation, l’accompagnement et le soutien social, économique et humain de celles et ceux qui en ont besoin. Elle devrait s’inquiéter de son avenir en constatant la baisse prévisible de sa population.
Le commandement biblique « Tu ne tueras pas » inscrit dans toutes les consciences, au-delà de celles des seuls croyants, signifie que tout être humain est confié à la sollicitude de tous les autres. Nous ne devons pas affaiblir la force d’un tel repère. Ces enfants à naître, nous en sommes d’une certaine façon tous responsables. Ainsi, le vrai progrès réside dans la mobilisation de tous, croyants et non-croyants, pour que l’accueil de la vie soit davantage aidé et soutenu. La vraie urgence est d’aider au moins les couples ou les femmes qui, aujourd’hui, n’ont pas réellement le choix et estiment ne pouvoir garder leur enfant en raison des contraintes sociales, économiques, familiales qui pèsent sur eux ou sur elles, et trop souvent sur les femmes seules.
Nous reprenons les mots du pape François qui, toujours au côté des plus pauvres, écrivait en 2013 :
« cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré (…) dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. (…). Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment » (La joie de l’Evangile, 213).
Les droits des femmes doivent être davantage promus et garantis. La réelle égalité salariale, la protection contre les violences, dans la vie sociale et dans l’intimité des familles, le soutien social à leur rôle dans l’éducation des enfants, surtout pour les femmes seules, sont des progrès hautement désirables pour nos sociétés. Est-il légitime de mettre l’avortement sur le même plan que ces droits fondamentaux ? L’inscrire parmi les droits fondamentaux serait abîmer tout l’équilibre de ceux-ci.
Aux côtés d’autres croyants, d’hommes et de femmes de bonne volonté, les catholiques se sentent appelés à servir ces droits et cette dignité des plus faibles. Ils prient pour les couples et les femmes confrontés au drame de l’avortement. Nous redisons notre reconnaissance à celles et ceux qui se mobilisent pour écouter, accompagner, soutenir, consoler sans jamais juger, ainsi qu’à tous les élus qui auront le courage – par leur vote et leur engagement – de « faire avancer la culture de la vie » (Pape François, audience du 5/02/2017)
Des organes des Nations unies sur les droits de l’homme continuent de violer leurs mandats
Les experts des Nations unies en matière de droits de l’homme n’ont pas le pouvoir de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils modifient leurs lois. Mais ils le font. Et ils deviennent de plus en plus agressifs. Les récentes sessions de plusieurs organes de surveillance des traités des Nations unies relatifs aux droits de l’homme le démontrent, en particulier sur des questions telles que l’avortement, l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
Le Comité des droits de l’homme, qui surveille le respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, a ordonné aux États-Unis de “fournir un accès légal, efficace, sûr et confidentiel à l’avortement” et d’harmoniser leurs lois et politiques avec les directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’avortement.
La commission s’en est prise aux États-Unis pour les restrictions imposées au niveau des États sur les “soins de santé visant à affirmer le genre pour les personnes transgenres” et les discussions sur ces sujets dans les écoles, en particulier parmi les jeunes étudiants. Les soins de santé visant à affirmer le genre font référence à l’ablation chirurgicale des seins et des pénis sains.
Aucun des principaux traités des Nations unies relatifs aux droits de l’homme ne mentionne l’avortement, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, et toute référence à ces sujets aurait été rejetée car leurs textes ont été soigneusement négociés par les gouvernements du monde entier. Néanmoins, les organes associés à tous ces traités ont eu recours à d’autres comités pour réécrire des traités de droit contraignant qui ont été négociés par des États souverains. Par exemple, en ordonnant aux États-Unis de libéraliser leurs lois sur l’avortement, le Comité des droits de l’homme a fait référence à l’examen récent des États-Unis par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale. Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a fait part de son intention de devenir plus agressif en matière d’avortement. L’avortement ne figure pas dans ce traité.
Le Comité des droits de l’homme a également exercé récemment des pressions sur l’Iran, le Koweït et Trinité-et-Tobago en ce qui concerne l’homosexualité, et sur le Venezuela et la République de Corée en ce qui concerne l’avortement. Dix-neuf gouvernements ont été examinés par le comité en 2023. Tous, sauf un, ont fait l’objet de pressions sur les questions sexuelles.
Le Comité des droits de l’homme n’est pas le seul. Le comité chargé du suivi de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a demandé au Guatemala, qui est devenu la “capitale pro-vie de l’Amérique latine”, de légaliser l’avortement. Le Bhoutan, la Jamaïque, le Malawi, le Nicaragua et les Philippines ont également été invités à dépénaliser l’avortement. L’Uruguay a été invité à garantir que l’objection de conscience à l’avortement par les prestataires de soins de santé “n’empêche pas les femmes d’accéder à des services d’avortement sûrs” et à supprimer les exigences en matière de conseil pour les femmes souhaitant avorter. Même la France, dont le président Emmanuel Macron cherche à ajouter l’avortement à sa constitution, a été critiquée par le Comité CEDAW pour l’absence “d’un nombre minimum de professionnels de santé pratiquant des avortements dans certaines parties de l’État partie”.
Le Comité CEDAW a demandé à l’Albanie, au Bhoutan, au Guatemala et au Nicaragua de veiller à ce que les étudiants reçoivent une éducation sexuelle complète, et à l’Uruguay de rendre cette éducation obligatoire.
Sur les vingt-cinq pays examinés par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes en 2023, tous sauf deux ont subi des pressions pour libéraliser leurs lois sur l’avortement, et dix-sept ont subi des pressions sur les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre.
Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a également conclu récemment une session au cours de laquelle il a demandé au Qatar de dépénaliser l’homosexualité, à la Palestine de dépénaliser l’avortement et au Brésil d’adopter des normes antidiscriminatoires complètes, y compris sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.
Contrairement aux textes des traités eux-mêmes, les communications des organes de traités ne sont pas juridiquement contraignantes.
La censure des conservateurs, une caractéristique de la conception et du développement de l’intelligence artificielle
Le président Biden a dévoilé de vastes projets de réglementations nationale et internationale de l’intelligence artificielle qui permettront de censurer les conservateurs.
Le décret “Safe, Secure, and Trustworthy Development and Use of Artificial Intelligence” (développement et utilisation sûrs et fiables de l’intelligence artificielle), signé par le président Biden la semaine dernière, définit en détail la manière dont les agences fédérales doivent utiliser et réglementer l’intelligence artificielle (IA), notamment en promouvant des normes mondiales pour modérer les contenus en ligne.
Les nouveaux outils destinés à réduire au silence les conservateurs sont créés sous la rubrique des “garanties” contre la discrimination, les préjugés et la désinformation et de la promotion d’approches “respectueuses des droits” dans les technologies numériques. Le décret indique :
“Les systèmes de renseignement déployés de manière irresponsable ont reproduit et intensifié les inégalités existantes, provoqué de nouveaux types de discrimination préjudiciable et exacerbé les préjudices en ligne et physiques”.
Il appelle à une “réglementation rigoureuse” aux États-Unis afin de responsabiliser les entreprises technologiques et les développeurs.
Le décret ordonne au secrétaire d’État américain et à d’autres agences fédérales d’inciter les pays étrangers et les organismes internationaux à exporter ces mêmes normes afin de créer “des cadres internationaux solides pour gérer les risques et exploiter les avantages de l’IA”.
Le décret apporte un soutien au régime de censure déjà existant, qui a été mis en lumière aux États-Unis lors de la pandémie de COVID-19 et de l’élection de 2020. Les dossiers Twitter, en particulier, ont révélé l’existence d’un appareil complexe de contrôle social destiné à coordonner les messages et la censure entre le gouvernement fédéral et les gouvernements des États, l’industrie privée, ainsi que les médias traditionnels et les nouveaux médias. Cet appareil couvre toutes les questions, y compris la santé, le climat et les élections. Une grande partie de ces activités est automatisée au moyen d’algorithmes. Tout cela se fait sous le couvert d’objectifs légitimes, notamment la lutte contre la “désinformation” et les “discours de haine”.
Le décret appelle à l’élaboration de “normes volontaires” internationales pour les entreprises technologiques afin de lutter contre la discrimination, les préjugés et la désinformation, sur le modèle des normes élaborées par l’administration Biden à huis clos avec des entreprises technologiques aux États-Unis. Cette directive s’inscrit directement dans le cadre des négociations en cours aux Nations unies en vue de l’élaboration d’un Pacte mondial pour le numérique (Global Digital Compact). L’administration Biden est à l’origine de plusieurs initiatives visant à faire de la censure des conservateurs une caractéristique permanente de la conception et du développement de l’IA par le biais de l’accord international attendu l’année prochaine.
Le dernier décret de Biden s’inscrit dans le prolongement des politiques précédentes d’Obama et de Biden. Un décret intitulé “Faire progresser l’équité raciale et le soutien aux communautés mal desservies par le gouvernement fédéral”, signé par Biden au début de l’année, ordonnait à toutes les agences fédérales de veiller à ce que leur utilisation de l’intelligence artificielle soit conforme aux politiques “interdisant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre et les caractéristiques sexuelles dans tous les programmes fédéraux”.
En 2021, l’administration Biden avait publié un document intitulé “Blueprint for an AI Bill of Rights”, qui explique comment les entreprises technologiques ont l’obligation d’empêcher la “discrimination algorithmique”. De même, au début de cette année, l’administration a supervisé la publication d’un manuel sur le “cadre de gestion de l’intelligence artificielle”, qui décrit comment la discrimination et d’autres impacts de l’IA devraient être mesurés à un niveau technique. Un livre blanc de l’administration Obama sur le big data, les algorithmes et leurs implications pour les droits civils en 2016 a été le premier à suggérer cette possibilité.
