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Qui nous enseigne, puisqu’on y passera tous, à nous préparer sereinement à la mort ?

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Dante et sa Divine comédie rencontreraient-ils le même succès aujourd’hui ? Chef-d’œuvre de la littérature mondiale, divisé en trois parties, l’ouvrage maître du poète florentin narre un voyage dans l’éternité : l’Enfer, le Purgatoire, le Paradis. Mais qui croit encore à ces trois réalités qui appartiennent à la foi et à l’enseignement constant de l’Église catholique ?

De Brassens fredonnant « un p’tit coin de parapluie contre un coin de paradis » à l’iconique Cruella d’enfer dans le dessin animé de Disney les 101 Dalmatiens, les images ou formules évocatrices liées à notre devenir après la mort continuent pourtant de nous rattraper. L’Enfer, le Purgatoire, le Paradis font partie de notre patrimoine culturel. Mais pour ce qui est de notre patrimoine civilisationnel, jusqu’à quand ? « Ce pour quoi tu acceptes de mourir, c’est cela seul dont tu peux vivre », écrivait Antoine de Saint-Exupéry. La façon dont nous intégrons la réalité de la mort permet effectivement de mesurer le degré d’intensité de notre manière de croquer la vie.

La mort s’invite sur le plateau de Pascal Praud

L’universitaire Guillaume Cuchet, dans sa remarquable étude Comment notre monde a cessé d’être chrétien (Seuil, 2018), voyait justement dans la disparition, depuis les années 1960, de l’évocation des fins dernières dans la prédication des prêtres l’un des motifs majeurs de l’effondrement du christianisme. Ce qui s’est passé lors de l’émission de l’Heure des pros, le 1er  novembre dernier, est à cet égard tout à fait évocateur de cette perte du sens de l’éternité qui modifie dangereusement nos repères civilisationnels.

Mercredi matin dernier, en effet, la thématique de la vie après le trépas s’est invitée sur le plateau. Séphane Allix, auteur de La mort n’existe pas (Harper Collins) venait en effet présenter le fruit d’une longue enquête sur les expériences de mort imminente, la question de la conscience et les phénomènes inexpliqués dans les services hospitaliers. Sa thèse essentielle pourrait se résumer en une phrase : la mort n’est pas la fin de la vie. Devant une telle assertion, Pascal Praud sent ses invités mal à l’aise et les interroge : « Croyez-vous en la vie éternelle ? » Si Gauthier Le Bret garde le silence, Dominique Jamet montre aux téléspectateurs l’image d’Épinal du cartésien : ne croyant que ce qu’il voit, sa réponse est négative.

Éric Naulleau estime de son côté que l’enfer, le purgatoire et le paradis ne sont que « des fables pour enfants » et évoque le bricolage des religions sur le sujet. Seul Vincent Hervouët affirmera avec une sérénité déconcertante : « En ce jour de la Toussaint, je tiens à dire que je crois en tous les saints et en la vie éternelle. Alleluia ! » Cette profession de foi, claire, déterminée et tranquille provoquera un rire gêné parmi les chroniqueurs, ne sachant s’il plaisante ou s’il est vraiment sérieux. Voilà donc où nous en sommes. La mort est si occultée, si oubliée, qu’y penser apparaît suspect, y être confronté ébranle comme jamais, évoquer une vie après elle devient curieux. La mort, devenue gênante, finit par tétaniser. “Cachez cette mort que je ne saurais voir…”

Entre divertissement et dédramatisation

Cette désertion intellectuelle et spirituelle devant l’au-delà interroge. De Descartes aux Lumières, l’ère de la modernité s’était attachée à reléguer Dieu dans le domaine privé pour l’y cantonner. La postmodernité, depuis la révolution technique, sexuelle puis numérique de ces soixante dernières années, s’évertue quant à elle à arracher aux hommes le désir même de Dieu. Nous voici divertis de l’enjeu déterminant de notre destinée. L’occultation de la mort et le dédain de l’examen de sa conscience sur les comptes qu’elle devra rendre sont parmi les drames du monde actuel.

Les publicités, les réseaux sociaux, les émissions télévisées, les campagnes informatives du gouvernement, les coachs divers et variés abordent de très nombreux sujets : on nous apprend à manger des fruits et des légumes, à faire du sport, à bien dormir, à respecter la planète, l’importance de trier nos déchets… Mais qui a la véritable ambition de nous apprendre à “bien mourir” ? Qui nous enseigne, puisqu’on y passera tous, à nous préparer sereinement à la mort ?

La question de la mort, chevillée à l’âme de tout homme, finit toujours par le tarauder et même parfois par le tourmenter. Aussi, à défaut de poser une réflexion religieuse sur le sujet de la destinée éternelle, les médias évoquent l’au-delà en recourant à des artifices sensationnels : les fameuses émissions en deuxième partie de soirée… « Paranormal, normal », « Voyants, astrologues : disent-ils l’avenir ? », « Ils ont fait l’expérience de la mort et en sont sortis ». Loin de répondre aux questions existentielles des hommes, ces documentaires cherchent à surfer sur des titres accrocheurs pour doper l’audimat.

Que la question de la mort soit abordée sous le registre du divertissement et de la dédramatisation, l’angoisse métaphysique de l’éternité demeure, quoi qu’essaient de nous faire croire les indifférents. « Les mortels que nous sommes n’ont pas moins soin d’ensevelir les pensées de la mort que d’enterrer les morts eux-mêmes », grinçait déjà le grand prédicateur Bossuet. Pourtant, au XVIIe  siècle, trois générations partageaient habituellement le même toit. Tous étaient pétris de l’idée de mort et vivaient avec elle dès le plus jeune âge. Les morts étaient veillés et l’on portait le deuil en communauté. Que dirait Bossuet aujourd’hui sur le plateau de Pascal Praud !

Le sens chrétien de la mort

Le mot célèbre de sainte Thérèse de Lisieux, « je ne meurs pas, j’entre dans la Vie », dit quelque chose du sens de la mort chrétienne. Pour le véritable disciple du Christ, la mort n’a pas le même sens que pour le mondain. Elle lui apparaît comme l’actualisation de son baptême : « mort avec le Christ » de manière sacramentelle par le baptême, le chrétien est appelé à mourir au péché chaque jour plus. Le jour de la mort devient ainsi pour lui le dies natalis. Ces combats spirituels à mener face aux défis de l’existence et à la perspective de la mort constituent alors autant de motifs pour ne pas se laisser aller et s’efforcer de mener droitement sa vie. Ou le moins maladroitement, c’est selon.

« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière », formule le prêtre lors de la cérémonie de l’imposition des cendres à l’ouverture du carême. Cette conscience de notre finitude et du fait que nous aurons un jour à rendre des comptes sur nos actions permettrait non pas de faire le paradis ici-bas, mais contribuerait au moins à ce que l’enfer déborde un peu moins.

Croisades, Inquisition… l’Église est-elle coupable ?

L’abbé Matthieu Raffray reçoit l’historien Jean Sévillia pour parler de l’histoire de l’Eglise : croisades, inquisition, guerres de religion, colonisation, Pie XII et les juifs… faut-il demander pardon ? L’Église est-elle coupable ? Comment répondre aux accusations, comment défendre l’honneur de l’Eglise, comment comprendre et interpréter les faits que l’on reproche, parfois avec raison, aux chrétiens dans l’histoire ?

  • 01:42 – Méthodologie : La juste attitude de l’historien
  • 04:19 – l’objectivité en histoire existe-t-elle ?
  • 08:45 – Les croisades
  • 14:18 – La mythologie autour des croisades
  • 14:36 écrire en sous-titre “Kingdom of Haeven”, film de Ridley Scott (2005)
  • 18:20 – La croisade, démarche spirituelle
  • 21:26 – Le sac de Constantinople
  • 22:43 – Le bilan des croisades
  • 25:02 – L’amour des musulmans
  • 27:14 – L’inquisition
  • 30:10 – La lutte contre l’hérésie
  • 33:50 – Comment fonctionne l’inquisition ?
  • 36:00 – L’inquisition a inventé le droit à la défense
  • 37:55 – L’inquisition, combien de morts ?
  • 43:34 – Les critiques de l’inquisition
  • 44:59 – La mythologie autour de l’inquisition
  • 47:21 – Les guerres de religion
  • 52:16 – La Saint-Barthélémy
  • 54:34 – La conquête des Amériques
  • 57:42 – L’Église a défendu les indigènes
  • 59:49 – Les chrétiens ont-ils pillé Mexico ?
  • 1:01:18 – La mission civilisatrice du Christianisme
  • 1:05:02 – Colonisation et évangélisation
  • 1:06:19 – Colonisations catholique et protestante
  • 1:08:31 – Pie XII et les Juifs
  • 1:12:08 – La stratégie de Pie XII
  • 1:14:45 – Conclusion : L’histoire comme science

Que savons-nous de l’Evangéliaire de Saint-Mihiel ?

L’Université Catholique de Lille a récemment vendu l’Evangéliaire dit de st Mihiel (XIe siècle) a Paul Getty image dont on peut supposer que l’intérêt intellectuel du manuscrit n’est pas sa préoccupation majeure mais bien la commercialisation des 15 miniatures contenues dans le manuscrit. Jean Heuclin, Professeur émérite d’histoire médiévale, vice-président de la Commission historique du Nord et Président de la fédération des Sociétés Savante du Nord de la France, a réalisé une synthèse des travaux et découvertes à partir des notes et publications du père Platelle qui avait suivi de près les recherches des Professeurs Dubrulle, Schmid et Kuder et entretenu une correspondance avec ces savants allemands.

Le manuscrit fut acheté en 1830 à un libraire de Saint-Mihiel par un ecclésiastique du lieu, l’abbé Charles Didiot (1797-1866) qui devint évêque de Bayeux (1856-1866). C’est son neveu, Charles Didiot, doyen de la faculté de Théologie, qui, en 1881, l’offrit à la Bibliothèque de l’Université Catholique, précieusement conservé dans un coffre, puis dans une salle dédiée au fond patrimonial depuis 2010 selon les normes de température et d’hygrométrie de la BNF.

L’abbé Chrétien Dehaisnes dès 1882, signale l’originalité de ce manuscrit, suivi en 1923 par l’abbé Henry Dubrulle, puis en 1977, par l’abbé Gérard Mathon (avec la collaboration de JL Decherf) qui dans un catalogue d’exposition décrit l’Evangéliaire de Saint-Mihiel avec ses 254 feuillets de parchemin et ses 15 miniatures. Il est répertorié en 1979 dans les Monumenta Poetae Latini de l’époque ottonienne comme appartenant au cercle de l’école de Reichenau . Ce manuscrit ancien de haute qualité a ainsi suscité l’attention accrue de la science historique allemande.

En 1982, le professeur Karl Schmidt de l’université de Münster s’est efforcé d’identifier le couple de donateurs, Irmengard et Werner, connus par une miniature et une inscription, et interrogé leur geste de piété dans le contexte religieux, politique et social de l’époque qui lui donne tout son sens.

En 1998, le professeur Ulrich Kuder de l’université d’Osnabrück, s’est penché à son tour sur le document pour proposer de nouvelles hypothèses de travail sur la datation et l’identification des personnages. Le professeur H. Platelle de l’Université Catholique a suivi attentivement ces travaux et entretenu une correspondance avec leurs auteurs qui étaient venus consulter sur place le manuscrit. H. Platelle en a souligné, pour sa part, la portée spirituelle par une communication en 1989 au congrès de Maubeuge sur la « Femme au Moyen Age » présidé par l’académicien Georges Duby, intitulée « l’épouse gardienne aimante de la vie et de l’âme de son mari ».

Le professeur Louis Ridez (1930-2020), historien de l’art à la Faculté de Théologie a de son côté comparé l’ensemble des illustrations (15) du manuscrit lillois avec celles (51) de l’évangéliaire d’Egbert de Trèves (980-993) élaboré l’un et l’autre dans la tradition de la Reichenau, considérant l’art, notamment ottonien influencé par Byzance, comme un moyen exceptionnel de transmission de la foi chrétienne, y compris de nos jours. Ce dernier aspect a été mis en évidence en 2008 par l’exposition des originaux des deux évangéliaires dans les locaux de l’Université Catholique complétée par les fac-similés des éditions Faksimile-Luzern aimablement prêtés par M Kramer, ouvrant ainsi la perspective d’une reproduction de l’évangéliaire de Saint-Mihiel. Cette manifestation vint en complément du colloque « Parole et Lumière autour de l’An mil » avec les interventions remarquées des spécialistes allemands et suisses tels M. Embach, W. Lentzen-Deis, F. Ronig, G. Franz de l’Université de Trèves.

La notoriété publique ainsi acquise par l’Evangéliaire de Saint-Mihiel au niveau de la recherche codicologique et du contexte social et religieux ouvre sur une série de questionnements pour sa datation et ses commanditaires.

Le contenu du manuscrit.

L’Evangéliaire est donc un livre liturgique contenant les passages d’évangile destinés aux dimanches, fêtes et fériés. Ce découpage était fixe jusque Vatican II de sorte que l’identité est parfaite entre l’usage attesté de ce manuscrit et celui du missel romain de 1950. Le document se présente sur 254 feuillets, de dimension 223mm sur 193mm. Sur chacune des pages le texte se déroule uniformément écrit sur 15 lignes en minuscule caroline, cette belle écriture mise au point par l’abbaye de Corbie au VIIIe siècle et répandue par Charlemagne pour tous les documents administratifs et liturgiques du IXe au XIIIe siècle. L’originalité de notre évangéliaire, ce sont les quinze miniatures souvent groupées deux par deux en vis-à-vis, outre un belle lettre ornée au f° 119. En tête de la liste des représentations figure les quatre évangélistes ( f°1 r° au f°4 r°), puis Noël en deux scènes séparées : la Nativité et l’Annonce aux bergers (f°5 v° et 6 r°), Pâques en deux scènes étroitement associées : les saintes femmes en route vers le tombeau et l’ange du tombeau vide ( f°117 v° et 118 r°) ; l’Ascension et la Pentecôte en vis-à-vis ( f°142 v° et 143 r°) ;le miracle de saint Michel au Mont-Gargan (f° 210 r°) ; l’Annonciation étalée en deux feuillets ou se répondent la Vierge et l’Ange Gabriel (f°235 v° et f° 236 r°) ; enfin, sur deux volets l’offrande de l’évangéliaire au christ et à saint Michel (f° 253 v° et 254 r°). Ce dernier élément est le point de départ de la recherche.

Après Dubrulle en 1923, K. Schmidt et U. Kuder constatent que ces miniatures sont étroitement attachées à l’école de Reichenau, monastère qui fut aux Xe et XIe siècles, un centre culturel extrêmement brillant d’où sortirent l’évangéliaire d’Otton III (Munich), le livre des péricopes d’Henri II (Munich), l’Apocalypse de Bamberg. Les miniatures lilloises rappellent parfaitement celles des manuscrits impériaux cités : par les couleurs, les bandes vertes figurant la terre, la manière de représenter les montagnes, les mains si caractéristiques, les traits des visages, le style des draperies. Si nous ne sommes plus aux environs immédiats de l’an Mil – mais plutôt vers 1050-060 – avec des traces de négligence dans la calligraphie en fin de volume, la réalisation en est encore fort belle.

L’identification du couple de donateurs : « l’Image de la dédicace. »

Cet élément clef renvoie aux origines du manuscrit et au contexte politique, social et religieux de ce geste de piété et à la place de la femme au Moyen Age.

L’achat par le chanoine Didiot à un libraire de Saint-Mihiel et la place privilégiée donnée dans la décoration à saint Michel ont naturellement conduit l’abbé Dehaisnes à rattacher ce document à l’ancien monastère de Saint-Mihiel (monasterium sancti Michaelis). Cette hypothèse se trouva confortée en 1977 par G. Mathon qui fit remarquer que la feuille de garde qui avait servi à renforcer la reliure au XVIIIe siècle, portait au dos une sentence de la Haute Cour de Nancy en date du 7 mai 1768. Ceci confirme bien que notre Evangéliaire se trouvait sous l’Ancien Régime dans le ressort de cette cour de justice – Saint-Mihiel se trouvant à une cinquantaine de kilomètres de Nancy. U. Kuder devait apporter une information majeure en signalant qu’en 1696, le célèbre mauriste Dom Ruinart (1657-1709) , ami et collaborateur de Jean Mabillon (1632-1707), avait rencontré lors d’un voyage d’étude en Lorraine, ce manuscrit alors dans la bibliothèque de l’abbaye de Saint-Mansuy, dans la banlieue de Toul. Son récit imprimé et ses notes manuscrites conservées à Paris à la Bibliothèque Nationale, décrit avec une extrême précision « l’image de la dédicace » :

« Cette Dame est représentée avec son mary, qui etoit mort et presente ce livre à Nostre Seigneur qui est peint de l’autre costé avec saint Michel portant un sceptre terminé par une espèce de fleur de Lys. Cette Dame a un grand couvre-chef de toile blanche qui lui pend des deux costés jusquà la poitrine. Elle a une espèce de manteau blanc qui luy pend par derrière en forme d’un demi-scapulaire. Son mary est représenté avec une barbe fourchue, avec des cheveux courts ayant un manteau attaché sur l’épaule droite avec une veste qui lui vient jusqu’aux genoux, et des souliers ou brodequins blancs qui viennent jusqu’au milieu de la jambe » (p. 370-371).

Il parait plausible qu’avec la disparition du monastère à la Révolution, le manuscrit vendu parmi d’autres Biens Nationaux soit parvenu chez un libraire de Saint-Mihiel à une quarantaine de kilomètres. Si la question de la localisation du manuscrit parait résolue, elle ouvre des voies nouvelles pour identifier la donatrice et son mari, non plus sur Saint-Mihiel mais dans le réseau de l’abbaye de Saint-Mansuy (Mansuetus).

« L’image de la dédicace »

Sur la double miniature qui clôt le volume, sur le feuillet de gauche apparait deux personnages intimement liés. L’homme est en avant en costume d’apparat, la femme derrière en robe longue avec le voile de veuve soutient de sa main tendue les mains de son mari dans une sorte d’offrande commune du livre au Christ.

Sur le feuillet de droite, le Christ, jeune et imberbe, assis sur son trône, fait de sa main droite un geste d’accueil et de réception tandis que de sa main gauche, il tient debout contre sa cuisse le « Livre de vie ». A son côté debout se tient l’archange saint Michel en habit liturgique qui fait lui de sa main droite un geste d’acceptation, tout en portant un sceptre de sa main gauche.

L’unité des deux miniatures est réalisée par une inscription de 7 vers en latin répartis sur les deux pages nous donnant les noms des donateurs et le sens de leur démarche dont voici la traduction :

« Pour l’amour de ta gloire, ô Saint archange Michel
Ce cadeau préparé par les soins d’Irmengarde
Reçois-le et présente-le à Dieu pour Werner
Qui fut jadis son époux alors qu’il vivait dans son corps
Fais que maintenant son âme ait à perpétuité une paix bienheureuse
Et si quelqu’un par une fourberie broyait ce livre
Pour le nom du Christ, je réclame qu’il meure ou l’abandonne»

Cette dédicace avec sa clause comminatoire de malédiction s’inscrit dans un genre appelé par les Allemands le dedikationbild, l’offrande d‘un livre ou d’une maquette d’église ou de ville à Dieu ou à un souverain. Le genre remonte à l’Antiquité influencé par le christianisme et se prolonge au-delà du Moyen Age. Par comparaison, la miniature de la première Bible de Charles le Chauve (846) sur laquelle l’empereur assis reçoit la bible apportée par des moines aux mains voilées ou le duc Philippe le Bon recevant la traduction des Chroniques de Hainaut de Jacques de Guise (1448).
L’identification des personnages.

Le Professeur K. Schmid a le premier tenté d’identifier les deux protagonistes du don à travers chroniques et obituaires dans une enquête généalogique de la famille comtale de Souabe au XIe siècle. Ce duché du sud-ouest de l’Allemagne avait pour centre le lac de Constance (le Bodensee) dont l’un des centres spirituels, implanté sur une île du lac, était le monastère de la Reichenau ainsi que celui d’Einsielden. L’historiographie allemande désigne cette famille comme celle « des comtes Werner », nom donné sur cinq générations. Un Werner Ier est signalé comme porte-étendard de Conrad II qui mourut au cours d’une guerre en Bohème en 1040, menée par l’empereur Henri III. Il était marié avec Irmengarde de Nellenburg – parente du pape Léon IX. Le couple eut un fils Werner II, tué en 1053 à la bataille de Civitate, engagée par Léon IX contre les Normands. Cette illustre famille pourrait se rattacher aux Carolingiens et à d’autres grands lignages comtaux. K. Schmid avec beaucoup de prudence laisse suggérer que le manuscrit offert pourrait être postérieur à 1040.

Cette hypothèse fut remise en cause par U.Kuder qui s’engagea d’abord dans une étude approfondie des 15 miniatures qui selon lui, n’avaient jamais été examinées de près ni datées. La directrice de la section des manuscrits de la bibliothèque royale de La Haye, Mme A.S Korteweg avait proposé d’abord de les dater entre 1030 et 1050, puis ultérieurement entre 1050 et 1070. M Kuder entreprit de comparer le manuscrit lillois avec d’autres documents artistiques provenant de la Reichenau et observa que les miniatures lilloises présentaient une chute en qualité avec une raideur géométrique des formes et une évolution du style, l’amenant à repousser leur datation aux environs de 1100, date où l’on voit apparaitre ces caractéristiques dans la postérité de l’art ottonien.

Il fit une seconde découverte importante de codicologie en remarquant que les miniatures avaient été ajoutées après coup dans le manuscrit achevé.

Sur les 15 miniatures, onze sont en effet ajoutées sur des feuillets non utilisés des cahiers primitifs composant le manuscrit. Dans 7 cas, il s’agit d’une feuille simple, dans 4 autres cas d’une feuille double mais les dos des miniatures étaient vierges à l’origine . Les 4 dernières miniatures ont été appliquées sur des feuillets appartenant aux cahiers originaux car ceux-ci étaient lignés, c’est-à-dire n’étaient pas destinés à recevoir une peinture mais un texte dont la longueur avait été surestimée. Il semblerait donc qu’Irmengarde ait pu acheter un évangile manuscrit déjà entièrement écrit et qu’elle l’a fait transformer en y insérant une coûteuse et splendide parure picturale, issue de la même école. Ceci expliquerait que la dédicace ait été placée à la fin et non en tête de l’ouvrage comme de coutume. De fait le texte du manuscrit s’achève avant la fin du dernier cahier, laissant libre trois pages pourtant marquée de lignes en vue de la transcription du texte. Irmengarde pourrait avoir saisi cette opportunité pour y faire peindre son offrande du livre, qui, involontairement prend une valeur de signature.

Cette importante découverte conduit à réviser le système de datation jusque-là admis. En accord avec K Schmid et d’autres spécialistes venus sur place consulter le document, le texte du manuscrit avec les initiales aurait été copié vers 1050, par contre les miniatures, ajoutées après coup, seraient datées des années 1100. Cette hypothèse remet en cause l’identification d’Irmengarde et Werner proposée par K. Schmid. U. Kuder découvre ainsi dans la documentation, vers 1091 parmi les milites d’une charte, un certain Warnarius et une Irmengarde (dont le nom apparait vers 1120) de Colw, petite ville près d’Hirsau dans la sphère d’influence de l’abbaye de Saint-Mansuy. Cette dernière aurait pu être veuve vers 1091, avoir commandé des miniatures à insérer dans un manuscrit plus ancien et avoir remis l’ensemble à l’abbaye de Saint-Mihiel. La difficulté est que rien ne prouve qu’ils fussent mari et femme laissant la porte ouverte à de nouvelles recherches. En dehors de cela, il semble acquis que le manuscrit du texte de l’évangile serait des années 1040-1050 auquel on ajouta vers 1100 des miniatures qui traduisent l’influence de Reichenau.

L’archange saint Michel et le miracle du Monte Gargano.

L’hypothèse de U. Kuder s’appuie sur la curieuse miniature qui illustre et met en évidence la fête de saint Michel , le 29 septembre (f° 210 r°). Il s’agit du miracle légendaire du Monte Gargano qui se serait produit en 505, connu par des récits du IXe siècle, il fut rapporté en occident par les pèlerins et croisés au XIe siècle. Cette illustration renverrait aux origines de la fondation du monastère de Saint-Mansuy en 965 par l’évêque Gérard (+ 994) sur une éminence dénommée Mons Barrus (Monbard) ou Mont Saint Michel. Un petit prieuré y fut d’abord élevé dont la propriété par l’abbaye de Saint-Mansuy s’effectua par la production de fausses attestations. La légende de st Michel au Monte Gargano servirait ici de justificatif à la construction du prieuré au Monbard, à moins de considérer Werner comme l’alter ego de Gargan ?

K. Schmid a souligné le fait que l’archange jouait ici le double rôle d’intermédiaire et d’intercesseur, il accueille favorablement le don du livre pour le transmettre à Dieu et introduire l’âme du défunt Werner dans une bienheureuse paix perpétuelle. Saint Michel se présente ici comme grand officier de la Cour céleste et avocat du défunt. Schmidt et Kuder ont fait remarquer un aspect insolite de la miniature, comme si on avait voulu particulièrement attirer l’attention. En effet Gargan et son escorte ne se présente pas comme un propriétaire accompagné de ses valets mais à l’instar de Werner comme un chef de guerre (miles), il porte sur la tête trois petites couronnes empilées comme celles que portent les rois mages dans le livre des péricopes d’Henri II conservé à Munich, tout comme la manière de représenter la montagne avec des écailles entassées dans la scène de l’annonce aux bergers. K. Schmid y voyait une identification de Gargan avec Werner, Kuder, pousse l’investigation en insistant sur l’aspect royal ou impérial du personnage. En effet dans son escorte, on relève la présence au premier rang de son escorte d’un personnage tenant une lance et un bouclier d’apparat, comme le dignitaire debout près du trône d’Otton III dans l’évangéliaire de cet empereur conservé à Munich.

Par ailleurs très curieusement, l’artiste a représenté le thème du miracle du taureau, alors que celui-ci ne figure pas sur les portes de bronze du sanctuaire du Mont-Gargan fabriquées en 1076. Notre miniature constituerait la plus ancienne représentation connue de la légende du taureau.

Autre particularité, sur notre miniature lilloise, la flèche vengeresse atteint le tireur à l’arc dans l’œil, détail qui ne figure pas de façon aussi spécifique dans la légende. Or selon Kuder, la flèche dans l’œil est le châtiment des traitres et des parjures. C’est ainsi qu’en 1066 périt Harold à Hastings. Cette scène conduit à une identification avec un roi couronné traitre, le roi-empereur Henri IV (+1106) grand adversaire de la papauté qui souleva des haines inexpiables dont beaucoup souhaitait la mort par un châtiment exemplaire.

L’ensemble de ces éléments vise à conforter l’idée que les miniatures peintes et insérées dans le manuscrit le furent à une époque tardive sans doute vers 1100. L’avenir dira si les chercheurs confirment cette hypothèse. Quant à l’identification du couple la démonstration de K Schmid reste compatible avec celle de Kuder. L’ensemble du manuscrit avec les illustrations s’inscrirait dans la période 1050 – 1080 /1100.

L’amour conjugal et la prière pour les morts.

L’instigatrice de tout ceci reste une femme, Irmengarde. Brutalement veuve comme cela arrivait fréquemment dans les familles nobles engagées dans de multiples combats, en dépit des jeux d’alliances matrimoniales et des différences d’âges entre les époux , Irmengarde a cherché de toute la force de son amour conjugal à assurer le salut éternel du défunt. Elle déploie une activité étonnante. Elle fait transcrire et peindre un évangéliaire qui doit désormais servir à la prière constante dans un monastère au profit de l’âme de son défunt mari.

Elle s’y fait représenter avec son mari dans l’attitude de donateur et fait rédiger une inscription pour bien souligner la portée de son geste. Elle se présente dans la vie comme dans la mort le soutien de son époux qu’elle pousse en avant vers le royaume des cieux dans l’espérance de l’y retrouver. Le livre précieux que Werner tend vers le Christ et saint Michel pour appeler récompense ou miséricorde, apparait comme la dernière marque de sollicitude conjugale d’une épouse aimante.

Sous cet angle, notre manuscrit devient un riche document historique susceptible d’éclairer de nouvelles problématiques en lien avec d’autres études sur le genre. Irmengarde s’inscrit au côté de Dhuoda (800-845), cette aristocrate carolingienne qui rédigea en 841-843 pour son fils Guillaume, âgé de seize ans un manuel destiné à lui servir de guide. Elle lui append à prier pour son père Bernard de Septimanie (795-844), pour tous ses parents défunts qu’elle énumère avec précision ; dans cette intercession doivent s’associer prière, aumône et offrande su saint sacrifice. D’autres exemples, proche de l’époque d’Irmengarde peuvent être pris dans Thietmar de Mersebourg (+ 1018), ainsi une certaine Godila, veuve en 1003, dont il nous dit que durant les quatre années de son veuvage, elle ne cessa d’accomplir tout le bien religieux qu’elle pouvait accomplir pour le souvenir de son époux (pro memoria ejusdem), inversement, une autre dame Liutgarde décédée en 1012 et qui fut amèrement pleurée par son mari, Thietmar nous assure qu’elle « avait été, pour son époux la gardienne aimante de sa vie et de son âme, (vitae ejus et animae diligens custodia »songeant plus à lui qu’à elle-même, elle s’était livrée avec une extrême rigueur au service divin s’astreignant par des jeunes hivernaux, effectuant une prière continuelle et des aumônes, elle l’avait ainsi protégé des embûches de ses ennemis ». K. Schmid signale encore dans le même ordre d’idée les noms de Roduna qui conserva allumée une lampe au-dessus du corps de son défunt mari à l’abbaye de Saint-Riquier ; la matrone Perachtswind pour son mari Sarhilus, sa sœur Gundarada, Gotsadius sont citées dans un poème de Walafrid Stabon et divers autres encore dans le psautier d’Egbert dont les similitudes sont grandes avec le manuscrit lillois. Les pistes de recherches sont encore dans ce domaine largement ouvertes pour éclairer l’univers affectif médiéval, la place et le rôle de la femme et des enfants, enfin, la présence des morts dans la pensée religieuse des vivants. L’étude d’E Santinelli s’appuyant sur ces éléments a montré la place de choix des veuves dans la transmission de la mémoire : aux prières et donations pour le salut de l’époux défunt, s’ajoute la participation à la memoria familiale par des fondations dynastiques pieuses. Les veuves sont aussi sollicitées par leurs affins pour jouer le rôle d’intercesseur spirituel et d’intermédiaires entre les générations. Ces femmes témoignent d’un pouvoir réel d’intervention au sein de la société et de la sphère politique inspiré par une affection profonde et sincère.

L’évangéliaire lillois de Saint-Mihiel reste donc un maillon important pour la recherche dans les domaines généalogiques, codicologiques, des mentalités religieuses, politiques, sociales et des échanges de l’histoire médiévale en Europe. L’étude des autres miniatures reste à faire et à en comprendre la signification eu égard à la spiritualité de la donatrice et des moines bénéficiaires de ce précieux manuscrit dans le cadre notamment de la fête des morts instaurée par Cluny.

Jean Heuclin

Peut-on poser un choix dans la mort ?

Lu sur Claves :

Malgré l’enseignement clair et définitif de l’Écriture et du Magistère[1], le statut de la mort reste une question disputée même dans les cercles catholiques, où certains affirment qu’un choix pour ou contre Dieu demeure ouvert pour l’âme après le décès.

Revenons sur les principales raisons de maintenir et affirmer l’enseignement classique de l’Église[2].

La mort : séparation du corps et de l’âme

La mort n’est pas d’abord un phénomène médical, mais relève bien de la philosophie, puisqu’elle est la séparation du corps (matériel) et de l’âme (immatérielle). Cette dernière est faite pour être unie à un corps, elle en a besoin pour se perfectionner : il est l’interface par lequel elle peut interagir avec son environnement.

C’est ainsi que saint Thomas d’Aquin peut affirmer qu’après cette vie, l’homme ne peut plus changer son orientation vers sa fin dernière, que l’âme ne peut atteindre que moyennant le corps. Tant que l’âme demeure unie au corps, la volonté peut faire des choix, les corriger et se rectifier. En revanche après la mort cette possibilité disparaît.

L’immutabilité de la volonté après la mort

Allons plus loin en observant que le désir de l’âme se fixe toujours sur un objet déterminé : la volonté est attirée par le bien[3]. Celui que l’on choisit pour fin ultime est désiré avec la plus grande intensité, il est voulu comme un choix définitif (c’est pourquoi on parle de « fin dernière »). Pour que l’âme revienne sur une telle option, il faudrait que soit modifiée la disposition qui a fait naître ce désir (ce qui l’a conduit à juger que telle chose était bonne pour elle, hic et nunc).

Or tant qu’elle reste unie au corps, elle obtient par lui de nombreuses informations et stimulations issues du monde sensible : la disposition qui lui fait désirer telle ou telle fin dernière peut donc encore varier. En revanche, une fois séparée du corps et privée de ses puissances sensibles, cette disposition n’est plus sujette au changement et l’orientation vers la fin dernière devient définitive.

Ainsi, de par la nature même de la volonté, la possibilité de conversion (au sens propre de changement de l’orientation ultime) cesse avec la mort.

On peut dire que la mort dévoile ce qu’il y a d’éternel dans nos décisions actuelles : l’éternité commence déjà sur cette terre dans nos décisions, car l’âme, en son fond, vit au-delà du temps.

Une option finale dans la mort ?

La doctrine catholique, appuyée par ces éléments de philosophie, confirme donc la certitude de l’immutabilité de l’âme après la mort. Il ne saurait donc y avoir d’option finale après la mort. Certains arguent cependant d’une possibilité qui demeurerait pour l’âme de faire évoluer son choix fondamental dans le moment de sa mort : c’est l’hypothèse de l’option finale dans la mort – un choix pour ou contre Dieu à l’instant même du passage. On voudrait ainsi que tout homme se voie proposer un choix en connaissance de cause (même ceux qui n’ont jamais connu la Révélation) et en pleine liberté (alors que les conditions du parfait libre arbitre ne peuvent être réunies en cette vie).

Mais cette hypothèse – invérifiable en soi et qui ne correspond pas à l’enseignement de l’Église – se heurte elle aussi à de profondes difficultés.

  1. D’abord elle revient à considérer que l’homme ne serait pleinement lui-même qu’au moment où il quitte son corps, dans un état quasi-angélique… On retrouve malheureusement là une tendance de fond de la pensée contemporaine, le dualisme, face auquel l’Église doit continuer à affirmer que le corps n’est pas une prison de l’âme (qui entraverait sa liberté) mais que les deux sont unis comme les éléments essentiels du sujet humain (l’âme est « forme» du corps, son principe de vie).
  2. Cette idée implique en outre un instant dans lequel l’homme serait à la fois apte à poser un choix fondamental et déjà placé face à Dieu. Cela revient à affirmer qu’en ce moment l’âme serait à la fois dans son état antérieur d’union au corps (pour pouvoir choisir) et déjà séparée (jouissant de la clairvoyance des esprits). Le seul moyen d’éviter la contradiction serait de postuler un état intermédiaire, qui ne soit ni avant, ni après la mort, mais dans la mort. Or c’est cette conception rencontre une impossibilité métaphysique : le temps est un continuum qui n’admet pas une séparation en instants absolument distincts et indépendants. En fait le moment de la mort est le premier où l’âme se trouve séparée du corps[4]. De l’autre côté on ne peut assigner un dernier instant de la vie terrestre : disons schématiquement que notre existence (ici-bas) est terminée au point de vue de la durée par la borne ouverte « [ » du langage mathématique[5].
  1. Notons que si cette thèse est impossible d’un point de vue métaphysique, elle peut en outre s’avérer désastreuse sur le plan spirituel : car si le choix est possible jusque dans la mort, les œuvres de cette vie perdent toute valeur (celles-là même en vertu desquelles sont canonisés les saints). Or ce sont elles qui, sous l’influence de la grâce, initient pour nous la vie éternelle.
  2. Cette thèse manifeste ainsi un manque de confiance en la puissance de la grâce en cette vie, ou une vision trop matérielle du salut : la doctrine catholique affirme au contraire que Dieu donne à chaque homme les moyens suffisants et surabondants de son salut. La liberté humaine est seconde par rapport à la grâce qui la prévient et la porte, témoin le cas des saints innocents ou des petits enfants morts avec le baptême, qui jouissent de la béatitude parfaite sans avoir posé aucun acte de libre arbitre.

En dépit de certaines théories en vogue, il faut donc affirmer avec l’Eglise que la destinée éternelle de chaque âme est immuablement fixée au moment de sa mort dans le jugement particulier.

La mort met fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ. […] Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours[6].

En 20 ans, 30% des maternités ont fermé et le nombre d’avortements n’a jamais été aussi élevé

Macron veut faire entrer l’avortement dans la Constitution et continue de ferme des maternités. Prochainement, celle des Lilas dans le 93.

En 20 ans,  30% des maternités ont fermé. Un rapport remis à l’Académie de médecine recommande la fin des accouchements dans les petites maternités, au profit d’un renforcement des plus grosses structures. 30% des maternités ont déjà fermé sur les vingt dernières années en France, faute de personnel.

Le nombre d’avortement est à son plus haut niveau depuis 30 ans en France.

Ainsi va la culture de mort.

Des laïcs électeurs du pape au Conclave ?

Diane Montagna, journaliste de The Remnant, toujours bien renseignée, révèle qu’un document du Vatican est actuellement examiné par le Pape François qui réformerait le conclave pour

  • exclure les cardinaux âgés de plus de quatre-vingts ans de sa phase préparatoire,
  • remodelerait radicalement les Congrégations Générales,
  • et révolutionnerait potentiellement l’élection du Pape en faisant en sorte que les laïcs et les religieuses représentent vingt-cinq pour cent des votes.

Une série de réunions auraient eu lieu depuis la fin du printemps entre le pape François et le cardinal jésuite canoniste italien Gianfranco Ghirlanda visant à réformer la constitution apostolique de 1996 du pape Jean-Paul II sur la vacance du siège apostolique et l’élection du pontife romain, Universi Dominici Gregis.

Le document à l’étude exclurait des congrégations générales précédant le début d’une élection papale tous les cardinaux sans droit de vote, c’est-à-dire tous les cardinaux ayant atteint l’âge de quatre-vingts ans.

Le document modifierait aussi radicalement les procédures et l’organisation des congrégations générales, en éliminant les sessions plénières (où tous les cardinaux se réunissent en tant que corps) et en établissant de petits groupes de travail avec un chef pour guider les discussions, comme pour l’assemblée synodale d’octobre 2023.

Le Cardinal Ghirlanda cherche à convaincre le Pape François de faire en sorte que les cardinaux-électeurs représentent soixante-quinze pour cent des votes, tandis que les vingt-cinq pour cent restants seraient constitués de laïcs, de femmes et de religieuses, nommés par le Pape François avant que le Siège Apostolique ne devienne vacant.

Un tribunal reconnaît l’incompatibilité d’un hadith avec la loi française

C’est une première, relevée par Charlotte d’Ornellas dans le JDD :

Les hadiths ne sont pas l’apanage des islamistes. Ils font partie intégrante de la tradition islamique tout court. Or ce n’est pas la première fois que l’un d’eux est à l’origine d’un procès. En 2022, l’imam de la grande mosquée de Toulouse, Mohamed Tataiat, avait été condamné en appel à quatre mois de prison avec sursis, cinq ans après un prêche sur le « combat final » entre juifs et musulmans, pendant lequel il avait récité par cœur la phrase suivante – ne se sachant peut-être pas filmé :

« Le jour du jugement n’arrivera que quand les musulmans combattront les juifs. Les juifs se cacheront derrière les pierres et les arbres, et les pierres et les arbres diront : “Ô musulman, ô serviteur d’Allah, un juif se cache derrière moi, viens et tue-le.” »

L’imam en question n’est pas un esprit faible non plus, il est même titulaire d’un doctorat en théologie de l’université du Caire, réputée dans le monde sunnite.

Les avocats de l’accusé, maîtres William Bourdon et Vincent Brengarth, avaient interrogé le tribunal :

« Appartient-il au juge de dire si tel ou tel hadith peut être utilisé ou non par un imam ? »

Question cruciale. Le procureur avait contourné l’affrontement :

« Vous êtes à la barre non parce que vous êtes imam, ou que vous avez cité un texte sacré, mais parce que vous l’avez fait dans des conditions à engendrer la haine. »

L’avocate de l’Organisation juive européenne, Andréa Assor-Doukhan, partage l’analyse :

« Il ne s’agit pas de demander au tribunal d’apprécier le bien-fondé d’un texte religieux mais de constater que sous couvert du caractère religieux d’un écrit, cet imam a diffusé un texte appelant au meurtre des juifs dans un contexte inflammable, et que le caractère religieux du texte ne peut faire obstacle à la juste application de la loi pénale. »

Interrogé en marge du procès de l’imam toulousain, le recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, avait contesté l’usage de ce hadith, jugeant qu’il aurait du « rester dans l’oubli ».

Le problème est que le hadith en question n’est pas tombé dans l’oubli puisqu’il figure dans les deux recueils majeurs de hadiths du sunnisme, ainsi que dans Les Jardins des vertueux, sorte de compilation de versets du Coran et de hadiths, qui s’enorgueillit d’être « l’ouvrage religieux le plus lu dans le monde » après le Coran.

Nombre de musulmans adoptent sans doute une lecture critique de ces hadiths. Mais l’écrit demeure, intact, dans la littérature proposée aux fidèles, voire dans les prêches qu’ils entendent. Or, avec ou sans contexte, la phrase contrevient objectivement à l’interdiction de l’appel à la haine contenue dans les lois françaises. Ce que vient à nouveau de rappeler un tribunal.

Terrorisme : ce génocide qui vient

Dans Monde & Vie, l’abbé de Tanouärn met en rapport l’actualité en Arménie, en Palestine et chez nous. Extrait :

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Guillaume de Thieulloy – Actions culturelle et politique : les deux mamelles du combat pour la France

Guillaume de Thieulloy anime avec Jean-Pierre Maugendre l’émission “Terre de Mission” sur TVLibertés. Ce Zoom permet de découvrir d’autres facettes du personnage : de l’assistant parlementaire de Jean-Claude Gaudin au directeur du Salon beige, de l’éditeur de Jean-Marie Le Pen au rédacteur en chef des 4 Vérités : 26 minutes pour parler d’un parcours atypique.

Opération Asgard : un roman d’espionnage dans la grande Histoire

Officiers saint-cyriens, les commandants Saint Calbre et La Raudière viennent de publier un roman d’espionnage, accessible aux adolescents, qui se déroule en Ecosse au cours de la Seconde Guerre Mondiale : Opération Asgard.

En 1940, Duncan McCorquodale, un brillant étudiant d’Oxford patriote et francophile, est recruté par le S.O.E. (Special Operations Executive). Il entreprend alors une formation exigeante qui éprouve ses limites physiques et morales jusqu’à faire de lui une arme redoutable. Pendant ce temps, en Allemagne nazie, le fidèle du Führer Rudolf Hess prépare une mission secrète de déstabilisation de l’Europe. Duncan parviendra-t-il à devenir « semblable à la nuit » comme dans l’Iliade d’Homère ? Quels mystères recèlent les falaises des Highlands où l’on aperçoit la nuit d’étranges lumières au large ? Tel est le cadre imprévisible et haletant de cette première aventure clandestine qui exigera de son héros humilité et volonté d’acier, avec pour égérie l’élégante et intrigante Deborah Stuart !

« Voyons, dit-il enfin, te souviens-tu du premier chant de l’Iliade ?
— Bien sûr, Père. Je m’en souviens presque par cœur : “Le cœur enflammé de colère, il descend des sommets de l’Olympe portant sur son dos l’arc et le carquois ; dans sa course, les flèches retentissent sur ses épaules. Il s’avance, semblable à la nuit, s’arrête non loin des navires et lance un de ses traits : l’arc d’argent rend un son éclatant et terrible.”

Des images déclassées de la CIA révèlent l’existence de 400 forts romains au Moyen-Orient

Intéressant :

Récemment rendues publiques, des photographies prises au Moyen-Orient par des satellites espions de la guerre froide ont révélé ce qui pourrait être des centaines de forts romains jusqu’alors inconnus dans les déserts de Syrie et d’Irak, une découverte qui suggère que l’ancienne frontière qui séparait les Romains et leurs ennemis de l’est était en réalité un lieu d’échange culturel, et non un lieu de guerre permanent.

Jusqu’à présent, dans cette région, les chercheurs ne connaissaient les vestiges que d’une centaine de forts, principalement construits par l’armée romaine aux 2e et 3e siècles de notre ère, grâce à des photographies aériennes prises par Antoine Poidebard dans les années 1920 et 1930. Ce missionnaire, pilote et pionnier de l’archéologie constata en effet que les vestiges des forts qu’il voyait depuis son biplan formaient une ligne défensive du nord au sud, qui, selon lui, constituait une barrière militaire fixe contre les raids des Perses et des tribus nomades de la région.

Les photographies déclassifiées, prises entre 1960 et 1986 par les satellites américains Corona et Hexagon, révèlent près de 400 autres forts potentiels, répartis selon un modèle qui suggère qu’ils étaient utilisés non pas pour ne servir qu’à des fins de défense, mais aussi pour faciliter le commerce caravanier, les mouvements de troupes ainsi que la communication à travers la région.

« L’idée selon laquelle ces forts délimitaient une frontière entre deux endroits est manifestement erronée », explique Jesse Casana, archéologue au Dartmouth College et auteur principal d’une étude de Dartmouth sur les découvertes des satellites espions et sur leurs implications pour l’Histoire ancienne, publiée dans la revue Antiquity.

Dieu est-il vraiment Notre Père ?

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • Abbé Philippe de MAISTRE, curé de la paroisse Saint-André-de-l’Europe
  • Père Carme Didier-Marie GOLAY
  • Steven GUNNELL, auteur et réalisateur

 

Le recteur Chems-eddine Hafiz : de la crédibilité douteuse d’une parole musulmane

Le recteur Hafiz Chems-eddine est un homme important de l’islam en France. Né à Alger et franco-algérien, il est recteur de la Grande Mosquée de Paris depuis le 11 janvier 2020 et membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Avocat de formation, il s’était spécialisé dans le droit international des affaires et a créé l’Association Euro-Maghreb des avocats de droit d’affaires dont il est président d’honneur.

Déjà officier dans l’ordre national du Mérite depuis 2012 ce qui n’est pas rien, il est promu le 14 juillet 2022 au rang d’officier de la Légion d’honneur par M. Emmanuel Macron, pour lequel, c’est vrai, il avait appelé à voter trois mois plus tôt. Et le même M.Macron le décore lors d’une visite à la grande mosquée le 19 octobre 2022.

Par communiqué du 24 octobre 2023, M.Hafiz a rappelé que

« L’exportation de produits carnés en Algérie soumise à la certification Halal de la Mosquée de Paris. Depuis le 1er janvier 2023, la Grande Mosquée de Paris dispose en effet d’un mandat exclusif, délivré par les autorités Algériennes, pour certifier la licéité Halal des produits consommables et non consommables exportés vers l’Algérie ».

Avocat d’affaires un jour, avocat d’affaires toujours. Et le halal, c’est bon pour le communautarisme et c’est bon pour le bizness.

Cet homme important est bien sûr l’objet de sollicitations médiatiques.

Le 30 octobre 2023, il était interrogé par TSA, journal électronique algérien basé à Alger. Ses propos sont entièrement conformes à la doxa algérienne, ne contiennent aucune condamnation des attentats et massacres du 7 octobre ni bien sûr le terme « terrorisme » ; presqu’au contraire puisqu’il parle de guerre :

« Le lendemain du 7 octobre 2023, j’ai publié un communiqué demandant l’arrêt de cette guerre terrible et de faire la paix dans cette région du monde ».

Dans cet entretien, Chems-Eddine Hafiz revient sur l’appel à la paix qu’il a lancé avec le Grand Rabbin M.Haïm Korsia (« Avec le Grand Rabbin, nous avons déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une guerre de religion, opposant les juifs aux musulmans »), fustige la « guerre sainte » du premier ministre israélien Benyamine Netanyahou et regrette l’impact du conflit sur les musulmans de France. Il évoque par ailleurs « une politique [israélienne] de relégation, si ce n’est de disparition du peuple palestinien ».

C’est dans ce cadre, et « pour entendre des paroles d’apaisement et de paix » comme l’introduisait le présentateur, que le Live TOUSSAINT réunissait, le 26 octobre sur BFMTV le recteur de la grande mosquée de Paris et le grand rabbin de France.

De bien belles paroles sont échangées, bien sûr. La prestation de M.Korsia est restée de bonne courtoisie. Interrogé par M.Toussaint : « Est-ce qu’on est face à une guerre de religion ? Est-ce que c’est ça au fond qu’on ne veut pas dire », il répond (9’) :

« C’est faux. Parce ce je voudrais voir quelle religion demande d’égorger des enfants et des femmes. Si on imagine un instant que ce serait une guerre de religion, alors, dîtes-moi quelle religion prônerait ça ? Donc, ce n’est pas une guerre de religion ».

Et quand on lui parle de la montée des faits antisémites, il rappelle curieusement « cette augmentation des faits antisémites qu’on avait détectée aussi au moment du covid » (11’30).

Ceci étant, et à propos de l’accès des personnes aux lieux saints de Jérusalem, M.Korsia rappelle que (15’)

« quand les lieux saints de Jérusalem étaient sous administration jordanienne, les juifs avaient accès de façon incroyablement parcimonieuse au mur des Lamentations. Quand Israël a récupéré tous les lieux saints, la première chose qu’il a faite, c’est d’interdire aux Juifs de monter sur l’esplanade du Temple, il a permis l’accès à tous les lieux de culte ».

M.Hafiz se croyant alors obligé de rappeler que « c’est le cas du troisième calife de l’islam, Omar ; lorsqu’il est entré à Jérusalem » (bon ça remonte quand même à 634-644…). De même, M.Korsia a rappelé qu’il y avait zéro juif dans la bande de Gaza et 20% d’arabes (dont sans doute une forte proportion de musulmans) en Israël.

Concernant M.Hafiz et beaucoup de ses propos, nous avouons ressentir comme un léger sentiment de gêne. Une gênance comme on dit paraît-il maintenant parfois.

Reprenons quelques propos en question après qu’il a, comme souvent, replacé la religion musulmane dans la lignée d’ « Abraham, l’ancêtre de tous nos monothéismes », un peu comme pour en être gratifié d’une quelconque légitimité.

A partir de 5’50’’, verbatim :

« Il est anormal qu’un musulman soit antisémite. Ce n’est pas possible. Parce que notre livre sacré, le coran, notre prophète Mahomet a toujours déclaré que Moïse, Moussa, est son frère en religion. C’est-à-dire qu’on ne peut pas aujourd’hui, lorsque nous tournons les pages du coran, lorsque nous lisons les versets coraniques, lorsqu’à chaque page, dans chaque verset, pratiquement on cite tous les grands prophètes israélites, comment aujourd’hui Mohamed peut s’attaquer à Haïm ? Ce n’est pas normal, ce n’est pas possible. Et on voit dans l’histoire depuis quatorze siècles aujourd’hui, depuis que l’islam a été révélé, il n’y a pas eu des actes antisémites je dirais « organisés » même dans les pays musulmans. Nous venons tous les deux d’Algérie. Est-ce qu’il y a eu des progroms dans ce pays ? Est-ce qu’il y a eu, je dirais, des attaques contre les juifs ? [tentative avortée de M.Korsia d’en placer une] Il y en a eu peut-être mais du fait de la guerre d’Algérie [M.Korsia arrive à dire : « à Oran, c’est le principal »].

Le recteur de corriger :

« A Oran, il n’y en a pas eu. Voilà l’essentiel [en arrière-fond, M.Korsia récidive mais faiblement : « Mais il y en a eu »]. Donc aujourd’hui, moi je voudrais quand même attirer l’attention de notre communauté ici en France, puisque nous sommes des citoyens, je voudrais qu’en tant que citoyens, on ne puisse pas aujourd’hui dire que juifs et musulmans s’opposent. Moi personnellement, je me battrai tous les jours pour que l’antisémitisme ne passe pas par les mosquées ».

Décortiquons un peu et commençons par Moïse (Moussa en arabe) : son nom figurant dans le coran serait ainsi une grande marque d’impossibilité pour l’islam d’en vouloir aux juifs. En réalité, Moussa, dans le coran, est (comme indiqué d’ailleurs par le recteur) le frère en religion de Mahomet ; c’est-à-dire musulman. Cela ne veut pas dire, âme naïve, que Mahomet considère qu’un juif est le frère en religion de Mahomet. Et lorsque M. Hafiz dit encore  « lorsqu’à chaque page, dans chaque verset, pratiquement on cite tous les grands prophètes israélites », tous ces noms le sont car ils sont considérés comme musulmans. Donc encore frères en religion. Pour l’islam, le monde est musulman depuis sa création par Allah. Ce sont les juifs qui ensuite ont corrompu l’œuvre d’Allah et la figure de Moïse pour en faire un prophète juif. Et c’est d’ailleurs pour redresser cette corruption que le coran a été « révélé » à Mahomet, pour revenir aux fondamentaux musulmans.

On retrouve exactement le même usage de la même confusion volontaire quand (8’20’’) M.Hafiz indique :

« Ce n’est pas possible aujourd’hui d’aller puiser dans notre religion pour attaquer un juif. Ce n’est pas possible. Il y a simplement un hadith, je le rappellerai, c’est la parole du Prophète, qui dit : « Ne me préférez pas à nos grands frères Jésus et Moïse ». C’est quand même un mot très fort et que j’aimerais rappeler à tout un chacun ».

Encore une fois, quand Mahomet cite Jésus et Moïse, il cite des prophètes 100% musulmans.

Quant au « Ce n’est pas possible aujourd’hui d’aller puiser dans notre religion pour attaquer un juif », il nous semble que tout récemment M. Yassin El Himar, le sémillant imam de Beaucaire, a publié sur son compte Facebook un autre hadith rapporté par al-Boukhari (un auteur fort réputé de hadiths) :

«Vous combattrez les juifs et aurez le dessus sur eux de sorte que la pierre dira: ô musulman ! Voici un juif caché derrière moi… Viens le tuer.»

C’est ballot. D’autant plus que ce texte pourrait donner un commencement de réponse à l’interrogation de M.Korsia sur une éventuelle guerre de religion.

Au fait, coïncidence parfaite, M.Gilles Kepel, dans le numéro de novembre 2023 du mensuel Causeur, cite ce même hadith en réponse à la question

« L’antijudaïsme musulman qui est antérieur à l’histoire d’Israël est-il constitutif de l’islam ? » : « Tout dépend de l’interprétation, comme dans toutes les religions. Vous avez ce fameux hadith attribué à Mahomet et très souvent cité selon lequel, à la fin des temps, il n’y aura plus qu’un musulman et un juif ; le juif se cachera derrière un arbre, et l’arbre dira : « Oh musulman, le juif est caché derrière moi. Viens et tue-le ! ». Des gens qui prennent des choses pareilles au pied de la lettre sont parfaitement motivés à commettre des massacres comme ceux du Hamas ».

Passons maintenant à la phrase sur la soi-disant absence d’actes antisémites organisés dans les pays musulmans « depuis que l’islam a été révélé ». Reportons nous juste (et on aurait pu reprendre d’autres sources historiques) au livre de l’historienne Bet Ye’Or  Le dhimmi. Profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du nord depuis la conquête arabe (Les Provinciales, 2017, pp. 34/35). On rappellera que Mahomet est parti de La Mecque pour s’installer à Médine en 622 où il y avait plusieurs tribus juives :

« En 624, fort d’un nombre accru d’adhérents, Muhammed somme l’une des tribus juives de Médine, les Qaynuqa, de reconnaitre sa mission prophétique. Comme ils refusaient, il les assiégea. L’intercession de leur protecteur, converti à l’Islam, sauva la vie des vaincus ; ils furent toutefois expulsés de Médine tandis que les Musulmans s’appropriaient leurs maisons et tous leurs biens. L’année suivante, la tribu juive Banu Nadir subit un sort semblable ; Muhammed incendia et rasa leurs palmeraies, puis confisqua tous leurs biens au bénéfice de la communauté des Croyants.

En 627, des Mecquois se coalisèrent et vinrent assiéger les Musulmans à Médine. Un soir d’orage, ils repartirent sans livrer bataille. Conduit par l’ange Gabriel, Muhammed se tourna alors contre la tribu juive restante, les Qurayza, qui avaient observé une correcte neutralité. Les Juifs refusant de se convertir, Muhammed les assiégea et remporta la victoire. Des tranchées furent alors creusées sur la place du marché à Médine et les Juifs -600 à 900 selon les sources musulmanes- amenés par fournées, y eurent la tête tranchée. Tous les hommes furent ainsi exterminés, excepté un converti à l’Islam…. »

Encore ballot !

Pour ce qui s’est passé ensuite, nous ne ferons pas une exégèse exhaustive, à considérer le nombre de siècles et le nombre de régions concernées. Par facilité, nous nous reportons à quelques commentaires réunis par M.Ferghane Azihari dans un texte paru sous Twitter. A propos de la prétendue absence totale d’actes antisémites, il cite en particulier l’historien Georges Bensoussan et son livre Juifs en pays arabes : « « Le premier basculement dans la condition des Juifs de l’Orient musulman a lieu au XIIe siècle en Afrique du Nord avec la poussée almohade et à l’est avec la percée des Mamelouks ». C’est dans ce contexte de persécution religieuse que le célèbre philosophe juif Maïmonide écrira avec emphase : « Vous savez déjà, mes frères, qu’en raison de nos péchés, Dieu nous a placés parmi ces membres de la nation d’Ismaël qui nous persécutent avec sévérité et qui inventent toujours de nouvelles façons de nous faire du mal et de nous humilier ». Ainsi persiste dans le monde musulman ce que M.Bensoussan nomme une « rage d’humilier »… Aussi, contrairement à ce que raconte le recteur de la grande mosquée, l’amateur en histoire peut recenser des pogroms et de nombreuses violences sporadiques dans la longue histoire du monde musulman. Citons par exemple le massacre de Grenade en 1066 où la population juive fut massacrée [NDLR : mais comment ? On nous avait pourtant vanté la douceur du vivre-ensemble dans Al Andalus… !], le pogrom de Fès en 1465… »

Bet Ye or déjà citée relève aussi ce massacre de 1066 en précisant environ 3000 victimes, et y ajoute un autre à Fez en 1033 (« plus de 6000 Juifs furent massacrés ») et termine par :

« Au Maroc, en Algérie, au Yemen, durant les périodes d’instabilité et aux changements de règne, les quartiers juifs étaient pillés, les hommes massacrés, les femmes enlevées et rançonnées par la soldatesque ou les tribus descendues des montagnes » (p. 54).

Et finalement,

« ce système d’oppression et d’avilissement [le dhimmi] couvrit un espace et une période immenses. Le mépris pénétra les mœurs, modela les traditions, les modes de pensée, les comportements. Les habitudes s’instaurèrent sans qu’il y eût peut-être loi spécifique ». (p.68)

Continuons le décorticage : concernant « Moi personnellement, je me battrai tous les jours pour que l’antisémitisme ne passe pas par les mosquées » , retenons qu’apparemment M. Hafiz a du boulot parce que le même M. Azihari dans sa note indiquait qu’en 2022, une étude de la Fondapol estimait que « 61% des musulmans qui se rendent à la mosquée toutes les semaines estiment que les Juifs ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et de la finance contre 40% parmi les non-pratiquants ». En effet, les mosquées ne sont pas seulement des lieux de prière mais aussi d’enseignement et de prêches souvent à portée politique. C’est d’ailleurs M.Chems-eddine Hafiz qui écrivait tout récemment :

« J’ai personnellement écrit le prêche du dernier vendredi, lu par 150 imams de la Grande Mosquée de Paris dans toute la France, priant Allah de libérer nos frères à Gaza, de les soutenir et demandant justice et la fin de l’agression, rappelant les valeurs de l’islam en ces moments difficiles. Dans ce prêche que j’ai écrit, j’ai considéré la résistance du peuple palestinien comme légitime pour obtenir ses droits fondamentaux ».

Allons plus avant dans les propos du recteur lors de la même émission  :

“On n’est pas là pour jeter de l’huile sur le feu. Mais moi, je vais vous dire que l’islam, l’islam, déjà avant les lois sur la guerre, le Prophète de l’islam, le premier calife avaient donné les règles d’un conflit : ne jamais s’attaquer à des civils, ne jamais les prendre en otage, avoir une certaine forme de bienveillance à l’égard des prisonniers, jusqu’à dire ne pas arracher les arbres parce que à l’époque, la vie était sacrée ».

Reconnaissons que les bras nous sont un peu tombés puisque justement, plus haut, nous avions cité Mme Bet Ye’Or  et sa description de l’attaque de la tribu juive Banu Nadir, dont, nous dit-elle, Muhammad « rasa leurs palmeraies ». Et d’ailleurs, juste après et sans doute pour faire bonne mesure, le récit continue :

« En 628, profitant d’un traité de non-belligérance avec les Mecquois, Muhammed attaqua Khaibar, oasis cultivée par des Juifs. Les assaillants arrivèrent la nuit devant l’oasis et attaquèrent au matin les paysons qui allaient aux champs, la pelle sur l’épaule et chargés de paniers. Les palmiers furent incendiés et rasés. Au bout d’un mois et demi de siège, les agriculteurs juifs capitulèrent aux termes d’un pacte, la dhimma. Par la suite, toutes les communautés juives et chrétiennes d’Arabie se soumirent aux Musulmans au termes d’une dhimma semblable à celle de Khaibar » (Bet ye or, id. p. 35).

Toujours ballot.

Pour finir sur cette émission et la prestation de M.Hafiz, relevons qu’il n’hésite pas à déclarer que Jérusalem est « cet espace qui est le berceau de notre monothéisme » (16’), ce qui est bien sûr faux puisque le berceau de l’islam est La Mecque voire aussi bien sûr à Médine (même si Jérusalem est pour l’islam une ville sainte, avec en particulier un voyage nocturne attribué à Mahomet, et caractère que nous ne lui dénions en rien).

Ca fait quand même un peu beaucoup.

Et d’autant plus que Mme Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue et auteur d’un récent « Le Frérisme et ses réseaux. L’enquête », qui lui vaut le besoin d’une protection policière ce qui est bien normal quand on traite d’un sujet de paix et d’amour, remarquait lors d’un tweet le 1er novembre :

Extrait de ce « Communiqué de presse du Recteur de la grande mosquée de Paris, Chemeddine Hafiz en réaction aux critiques qui lui ont adressées [sic] suite à son passage sur BFM TV en compagnie du grand rabbin de France Haim Korsia » :

« Cette fois-ci, je suis la cible d’une campagne mensongère, menée par des parties louches, motivées par des règlements de compte honteux et des conspirations visant à ternir l’image de la Grande Mosquée de Paris et à diffamer ma personne…. Mon objectif en participant à cette émission était de convaincre l’opinion publique et les politiciens français de la nécessité urgente de la paix à Gaza, de l’arrêt immédiat des tirs, de mettre fin aux bombardements meurtriers sur cette ville martyre, de protéger tous les civils… Deuxièmement, je n’ai jamais commenté la nature terroriste du Hamas ou non [sic !]… La bataille que nous devons mener ensemble comporte deux aspects : surmonter la peur et la haine envers les musulmans en Europe et convaincre l’opinion publique du terrorisme meurtrier que subissent les Palestiniens… Cette mission est un serment que je prends devant vous en tant qu’homme appartenant à une famille révolutionnaire qui a payé un lourd tribut pendant la guerre de libération en Algérie. Votre frère Chemseddine Mohammed Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris ».

Intéressante, l’allégeance algérienne. Elle nous a fait penser à ce speech du même M.Hafiz, introductif à une journée d’étude théologique donné à la grande mosquée de Paris le 23/12/2020. L’assistance ? Quelques dizaines d’hommes, sans doute tous imams et sans doute nombreux à être franco-algériens.  M. le recteur termine ainsi :

« La France n’a pas d’imam. Les imams, c’est vous. C’est ça également votre mission. Vous êtes mis à la disposition de l’état algérien, vous êtes mis à la disposition de l’état français. L’état français, c’est vous les imams cet état. Il faut également que vous puissiez prendre en considération cette mission de travail actuelle de la GMP. Et l’honneur de l’Algérie, ne l’oubliez surtout pas ».

C’est peut-être un peu compliqué, la double nationalité, parfois… Mais pour un décoré de l’ordre national du Mérite et de l’ordre de la Légion d’honneur…

Alors, d’autres aspects de M.Hafiz reviennent en mémoire. Il était, en France, président du comité de soutien à M.Bouteflika pour sa campagne présidentielle de 2014. Rappelons que la république algérienne ne reconnait pas Israël. Avocat, en 2002, pour le compte de la Grande Mosquée de Paris, il assigne devant le tribunal de grande instance de Paris l’écrivain Michel Houellebecq pour « complicité de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes en raison de son appartenance à une religion » et « injure ». En 2006, il assigne l’hebdomadaire Charlie Hebdo qui a publié les caricatures de Mahomet parues dans le Jyllands-Posten et traitant de façon satirique le prophète de l’Islam.

Le 23 octobre 2021,  M.Hafiz avait organisé dans son institution parisienne un concours de mémorisation. Là où d’autres font apprendre Le corbeau et le renard, M. le recteur fait, lui, apprendre les hadiths d’Al-Nawawi qui s’ornent des quelques extraits suivants, parfaitement fraternels, bienveillants voire inclusifs :

  • Le hadith 8 « Le caractère sacré du musulman» : « L’Envoyé de Dieu a dit : « il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent l’aumône. S’ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu’ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l’Islam, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies) ».
  • Le hadith 14 « L’inviolabilité du sang du musulman» [où il faut peut-être aussi comprendre que le sang des non-musulmans n’est pas si inviolable que ça] : « Il n’est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s’il s’agit d’un des trois coupables que voici : le marié qui commet l’adultère, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l’apostat qui se sépare de la communauté musulmane ».
  • Le hadith 17 « La généralité du bel-agir» : « Selon Aboû Yala Chaddâd ben Aoûs, l’Envoyé de Dieu a dit : « Allan a prescrit le bel-agir dans toute chose. Quand vous tuez, faites-le de façon parfaite. Quand vous égorgez une bête, faites-le de la manière la plus douce : aiguisez bien votre lame et accordez à la victime le temps suffisant pour mourir ». Où l’on comprend que parler du bel-agir semble renvoyer ipso facto au fait de tuer.

La lumière de ces hadiths, si importants qu’il faut que les petits musulmans les sachent par cœur, éclaire étrangement cette phrase extraite d’un entretien accordé par M.Hafiz à la revue Décideurs Magazine en mars 2022. Interrogé sur la façon de contrer les discours radicaux, M. le recteur (qui met carrément sur le même plan les musulmans radicaux voire terroristes et M.Zemmour qui les dénonce : « Éric Zemmour et les islamistes sont les deux faces d’une même pièce et se renforcent mutuellement »), explique sa solution :

« En revenant aux fondamentaux des préceptes coraniques et en affirmant que tous les versets et les hadiths parlent de paix, de bienveillance, d’égalité, de vivre ensemble et d’humilité ».

Vraiment trop ballot.

Rappelons, pour faire bonne mesure, que le 13 août 2022, au lendemain de la tentative d’assassinat de Salman Rushdie (dans la foulée de la fatwa lancée contre lui par l’imam Khomeini), Chems-Eddine Hafiz avait publié le tweet suivant : « Les Croyants se prosterneront alors que les mécréants ne le pourront guère, leur dos restera raide et lorsque l’un deux souhaitera se prosterner, sa nuque partira dans le sens inverse comme faisaient les mécréants dans ce monde, contrairement aux Croyants », ce qui n’avait généralement pas été interprété comme un soutien franc et massif à l’écrivain…

Allez, une petite cerise sur le gâteau : vous vous rappelez les épisodes si pacifiques de Mahomet au moment de son installation à Médine avec les tribus juives ? Eh bien, sachez que le 7 octobre 2023, des recteurs de mosquée, imams et autres présidents d’associations islamiques européens, réunis pour créer une nouvelle association AMMALE (Alliance of Mosques, Muslim Associations and Leaders in Europe), ont adopté une résolution finale. Dans cette résolution, outre bien évidemment la réécriture de l’histoire européenne à la sauce musulmane (« nous ne pouvons pas oublier les musulmans bâtisseurs qui ont contribué à construire cette belle et tolérante Europe… Il est important de rappeler que les citoyens musulmans en Europe constituent une partie intégrante e son passé… »), on trouve cette comparaison si engageante : « AMMALE s’inspire du modèle de la première mosquée de l’histoire de l’islam, celle de Médine, bâtie par le Prophète Muhammad, premier noyau de la société musulmane, avec tout ce que cela implique comme missions tant sur le plan religieux, culturel et social, comme de relations pacifiques avec d’autres communautés de croyance ». « Pacifiques » ! Mais où vont-ils chercher tout ça ?

Et vous savez qui cette assemblée générale constitutive (d’ailleurs réunie à la grande mosquée de Paris) a nommé comme président du conseil de coordination AMMALE ? M.Chems-eddine Hafiz, qui y milite d’ailleurs pour une société française multiculturelle (La mission d’AMMALe « est de chercher comment le discours religieux islamique et le comportement d’un musulman peut intégrer les spécificités de la société française et de toute autre société multiculturelle »).

Alors, avec tous ces biais, ces escamotages et ces contre-vérités, comment accorder la moindre confiance aux dires de M. le recteur même éventuellement empreints de la plus grande charité ?

Terres de Mission – Le chevalier de Limoëlan : de terroriste à prêtre catholique

Terres de Mission reçoit l’abbé Viot qui poursuit la présentation de son livre sur les Papes et la France en évoquant les relations de Rome avec la France postrévolutionnaire.

René d’Ambrières présente ensuite l’attachante figure du chevalier de Limoëlan, connue pour avoir été l’un des chefs chouans qui ont tenté d’assassiner Bonaparte avec la fameuse “machine infernale” mais qui, ensuite, s’est converti et devint prêtre aux Etats-Unis.

Enfin, Guillaume de Thieulloy présente trois ouvrages : “Le Trésor de la Sainte Messe”, magnifique album illustré sur la messe traduit de l’anglais ; “Sur les bords des fleuves de Babylone”, le nouveau roman de Michael O’Brien et “Les merveilleux mystères de la foi chrétienne”, du P. Descouvemont.

Vingt-troisième dimanche après la Pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver en cette fin d’année liturgique. Dans le Missel tridentin de 1962 que nous suivons dans ces émissions, l’Antiphonaire grégorien n’assigne que 24 dimanches à la période qui s’étend de la Pentecôte à l’Avent. Mais comme la durée de ce cycle dépend de la date de Pâques, si l’on a dû omettre quelques dimanches après l’Épiphanie, leurs collectes et lectures sont reprises après le XXIIIe dimanche après la Pentecôte. Les chants de ce dernier dimanche du cycle d’automne sont alors répétés à chacune de ces messes dominicales supplémentaires.

La messe assignée au XXIVe dimanche conserve néanmoins son privilège de précéder immédiatement le cycle de l’Avent. Aussi les messes intercalaires doivent-elles se placer entre le XXIIIe et le XXIVe dimanche. C’est pour cette raison que ce XXIVe dimanche a dans le Missel le titre de dernier après la Pentecôte.

Dom Guéranger nous donne les explications suivantes:

Quoi qu’il en soit, et en tout état de cause, l’Antiphonaire se termine aujourd’hui ; l’Introït, le Graduel, l’Alléluia, l’Offertoire et la Communion ci-après, devront être repris en chacun des dimanches qui peuvent se succéder encore plus ou moins nombreux, suivant les années, jusqu’à l’Avent. On se rappelle qu’au temps de saint Grégoire, l’Avent étant plus long que de nos jours, ses semaines avançaient dans la partie du Cycle occupée maintenant par les derniers dimanches après la Pentecôte. C’est une des raisons qui expliquent la pénurie de composition des Messes dominicales après la vingt-troisième.

Introït  Dicit Dominus

Nous avions observé depuis plusieurs semaines que la pensée de l’Église se tournait de plus en plus vers la fin des temps ; c’est la période dans laquelle nous sommes en ce moment, même s’il doit s’écouler un certain nombre de siècles avant le retour du Seigneur, ce que nous ignorons. C’est un temps d’angoisse et d’incertitude, nous nous en apercevons : la foi s’est refroidie sur terre, de faux prophètes surgissent, les hommes sont désemparés. Aussi la liturgie de ces dimanches est-elle pleine d’appels angoissés vers le Seigneur, notamment par l’emploi du psaume 129 De profundis, qui était déjà celui de l’Introït du vingt-deuxième dimanche, et que nous allons retrouver cette fois à l’Alléluia et à l’Offertoire.

Mais en réponse à ces appels nous trouvons aussi des paroles du Seigneur pleines de paix et d’espérance : si nous sommes fidèles, et si nous mettons en lui notre confiance, nous n’aurons rien à craindre. Ainsi dans l’Introït de ce vingt-troisième dimanche, Dieu s’adresse à nous par la bouche du prophète Jérémie, qui se trouve à Jérusalem alors que la plus grande partie du peuple d’Israël est en captivité à Babylone, et le moral de ces captifs n’est évidemment pas brillant ; ils sont tentés par le désespoir, des prophètes de malheur leur annoncent toutes sortes de calamités… Aussi Jérémie s’efforce-t-il de les rassurer et de les inciter à la confiance en Dieu, qui veut leur bien et qui les délivrera, en leur envoyant ce message :

Dicit Dominus : ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis : invocabitis me, et ego exaudiam vos : et reducam captivitatem vestram de cunctis locis.
Voici ce que dit le Seigneur : mes pensées sont des pensées de paix et non de malheur. Vous m’invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous lieux.

Jérémie annonçait ainsi aux exilés leur prochain retour, qu’il prophétisait d’ailleurs d’une façon plus précise dans la suite de ce passage. Ce texte est tout à fait d’actualité : nous aussi nous sommes dans un temps d’épreuves et d’inquiétude, mais le Seigneur nous invite à garder en Lui notre confiance, et il nous délivrera de la captivité du péché qui nous retient prisonniers.

La mélodie de cet Introït est pleine de calme et de paix, avec une certaine solennité : c’est Dieu qui parle. On remarquera le bel élan sur le mot pacis, puis une invitation pressante sur invocabitis me, et beaucoup de douceur sur exaudiam vos, toute la fin étant de plus en plus paisible et assurée.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 84, dans lequel le peuple d’Israël remerciait le Seigneur pour le retour de captivité annoncé par Jérémie :

Benedixisti Domine terram tuam : avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre (c’est-à-dire votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité.

Graduel : Liberasti nos

Le texte du Graduel du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 43, dans lequel le peuple d’Israël rappelait à Dieu tous les bienfaits dont il l’avait comblé dans le passé pour le supplier de ne pas l’abandonner maintenant dans sa détresse. Nous avons trouvé cette supplication finale dans l’Introït du dimanche de la Sexagésime ; les deux versets qui figurent ici expriment la reconnaissance et la louange de tout le peuple pour les victoires d’autrefois :

Liberasti nos, Domine, ex affligentibus nos : et eos qui nos oderunt, confudisti. In Deo laudabimur tota die, et nomini tuo confitebimur in sæcula.
Vous nous avez délivrés, Seigneur, de nos persécuteurs, et vous avez confondu ceux qui nous haïssaient. En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons votre nom à jamais.

Nous pouvons faire nôtres les sentiments de reconnaissance exprimés ici, en nous souvenant des grâces répandues par Dieu sur son Église, sur notre pays, et sur chacun de nous individuellement, et nous y puiserons une plus grande confiance au milieu des épreuves présentes. La deuxième partie nous invite même à prolonger notre regard avec espoir, par-delà le jugement dernier, vers la bienheureuse éternité qui nous attend si nous sommes fidèles.

Cette perspective donne à ce Graduel un caractère de louange joyeuse et enthousiaste, traduite par de grandes vocalises légères montant et descendant avec souplesse et élégance.

Alléluia : De profundis

Après les paroles apaisantes du Seigneur dans l’Introït du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte, et dans le Graduel les élans d’enthousiasme et d’espoir des élus enfin délivrés du péché et louant éternellement le Seigneur dans le ciel, nous allons retrouver dans les deux chants suivants de cette messe l’ambiance d’angoisse et d’incertitude de la fin des temps avec le psaume 129 De profundis dont le premier verset constitue le texte de l’Alléluia et de l’Offertoire :

De profundis clamavi ad te, Domine : Domine exaudi vocem meam.
Du fond de l’abîme je crie vers vous, Seigneur, Seigneur écoutez ma voix.

Un Alléluia n’est pas toujours joyeux, nous l’avons déjà vu à propos de celui du dix-septième dimanche, dont celui d’aujourd’hui, texte et mélodie, est très proche, mais plus développé. La vocalise de l’Alléluia est assez longue et très suppliante, avec un motif répété deux fois et amorcé une troisième. Le verset, comme celui du dix-septième dimanche, comporte deux grandes montées très expressives, ici sur les deux verbes clamavi et exaudi, avant de retrouver la longue vocalise de l’Alléluia.

Offertoire : De profundis

Le texte de l’Offertoire du vingt-troisième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du verset alléluiatique, avec cependant une petite différence, le mot vocem étant remplacé par orationem ; au lieu de : écoutez ma voix, on a : exaucez ma prière. Les dons que nous présentons à Dieu doivent être enveloppés du parfum de l’humiliation. Nous offrons à Dieu de suis donis ac datis sans que rien puisse être vraiment nôtre. De plus Dieu n’a pas besoin de nos dons et de nos adorations, mais nous, suprême misère, nous avons un ineffable besoin de Lui.

La mélodie est en rapport avec ce changement ; ce n’est plus comme dans l’Alléluia la voix qui fait entendre sa supplication d’une façon extérieure, intense et vibrante. On a ici une prière encore très expressive, mais plus intérieure et plus retenue, comme c’est d’ailleurs généralement le cas dans les Offertoires. On voit comment la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

Comme celui du seizième dimanche, cet Offertoire a la forme d’un triptyque, la troisième phrase reprenant identiquement la première ; elles encadrent une deuxième phrase nettement plus longue, avec sur le mot meam une grande vocalise qui semble ne pas vouloir finir.

Communion : Amen dico vobis

L’antienne pour la Communion est tirée de saint Marc (XI, 24) Il s’agit d’une parole prononcée par Notre Seigneur le Mardi Saint, après l’épisode du figuier stérile et l’allusion à la foi capable de transporter les montagnes, et peu avant l’annonce de la ruine de Jérusalem et de la fin du monde. Mais elle doit être hors de place. Dans l’Antiphonaire grégorien venait le premier verset du psaume 129. « Je vous dis en vérité : Quand vous priez, croyez avec une foi vive que vous obtiendrez ce que vous demandez, et cela vous sera accordé. »

C’est une petite antienne assez courte.

Amen dico vobis, quidquid orantes petitis, credite quia accipietis, et fiet vobis.
En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous arrivera.

C’est donc encore, comme l’Introït, une réponse divine très encourageante aux appels angoissés de cette fin des temps ; mais la mélodie est beaucoup plus légère, c’est un simple petit récitatif où tous les mots sont bien mis en valeur, seule la fin et fiet vobis est une affirmation un peu plus solennelle. Ainsi les chants de cette messe, et ceux de toute l’année liturgique, s’achèvent dans une ambiance de paix, de confiance et d’espérance, où la méditation des textes liturgiques doit toujours nous maintenir, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser.

Démonstrations islamistes

Tranquilles :

39 Français sont morts dans les attaques du Hamas en Israël, selon un nouveau bilan.

Tentative d’assassinat par euthanasie

La famille d’un malade hospitalisé à Lons-le-Saunier (Jura) a déposé plainte pour « tentative d’assassinat par usurpation d’identité » après avoir découvert qu’un certificat avait été demandé par une personne non identifiée pour réaliser une euthanasie en Suisse.

Il semblerait qu’un médecin ait délivré ce certificat à la demande du patient hospitalisé pour un cancer. Pourtant, selon un frère et une sœur du malade, celui-ci ne souhaitait pas recourir à une euthanasie. C’est même lui qui a alerté les membres de sa famille, en découvrant le document, qui fixait son euthanasie en Suisse au 10 octobre 2023.

Le médecin a indiqué avoir été victime d’une usurpation d’identité lorsqu’il a délivré un « certificat de bonne santé psychique en vue d’une euthanasie en Suisse » à un « imposteur » le 19 septembre. L’obtention de ce courrier semblait viser à euthanasier le patient.

Une mesure de protection du patient est mise en place et le juge des tutelles est saisi.

Qu’en pensent les militants de l’ADMD ?

Les prévisions du GIEC sont beaucoup plus politiques que scientifiques

Entretien avec Jacques Laurentie, auteur de Climat de peur. D’autres questions de cet entretien peuvent être retrouvées sur les 4 Vérités.

 

Vous venez de publier “Climat de peur”, dénonçant l’alarmisme. Vous qualifieriez-vous de “climato-sceptique”?

Il est intéressant de noter que ce qualificatif de sceptique est aujourd’hui employé par une partie de la presse et certains intervenants scientifiques, pour dénigrer les personnes qui ont l’outrecuidance de s’interroger. Intéressant, car, et ce depuis des siècles, le doute est un des piliers de la science. En fait, le scepticisme est la meilleure des démarches scientifiques. Je me souviens que lorsque j’étais élève ingénieur, l’intégralité de nos professeurs nous enjoignaient à ne jamais faire confiance par défaut aux résultats d’un calcul ou d’une mesure. Qu’il fallait toujours avoir un doute à l’esprit, afin de cerner si le résultat auquel nous arrivions était cohérent, et si sa cause ne pouvait pas avoir d’autres raisons. Un ingénieur, un scientifique, se doit d’être par nature sceptique. Ne pas l’être revient à être dogmatique, à faire de la politique et non pas de la science. Ne pas l’être implique dans certains domaines, comme l’aéronautique ou le nucléaire, une prise de risque irresponsable.
De plus, la nature humaine étant ce qu’elle est, il n’est pas rare, malheureusement, que des scientifiques « bricolent » des données pour arriver à un but, souvent politique. Par exemple, le Climategate de 2009, qui a vu la publication de milliers d’emails de la part d’intervenants du GIEC, a démontré que des consignes étaient données pour orienter les résultats vers un réchauffement de nature anthropique, quitte pour cela à trafiquer des données ou écarter les études qui ne vont pas dans le sens voulu. Ces révélations quant au fonctionnement interne du GIEC aboutiront à la démission d’un de ses plus hauts cadres (Phil Jones, directeur du Climate Research Unit). Mais, depuis, rien n’a changé…
Alors, pour répondre sans détour à votre question, oui je me qualifie de sceptique et aussi de réaliste. Sceptique pour les raisons que je viens de vous donner, et réaliste afin de distinguer le dogmatisme ambiant avec la réalité des faits. C’est pour cela que le sous-titre de mon livre est : « De l’alarmisme aux faits ». Et, comme le rappelle le naturaliste et philosophe de Buffon : « La seule vraie science est la connaissance des faits. » Si les faits vous donnent tort, alors, votre science ne vaut rien. En l’occurrence, je démontre dans mon livre, me fondant sur des sources publiques et ouvertes, que de très nombreux faits donnent tort au GIEC.
On notera par ailleurs, que les climato-sceptiques sont soi-disant mis à l’index face au consensus qui serait de 97% quant aux théories du GIEC. Sauf, que ce consensus sur lequel pas grand monde s’est interrogé, est un trucage fondé sur les travaux d’une doctorante qui a posé deux questions par emails à des chercheurs triés parmi ceux favorables à la thèse anthropique. Je consacre un chapitre du livre à ce fameux et fumeux consensus. En réalité il n’y a aucun consensus, même le tout dernier prix Nobel de physique, le Pr Clauseur, a vertement critiqué les rapports du GIEC, et a signé la lettre ouverte à l’ONU « There is no climate emergency », initié par l’association scientifique américaine CLINTEL, dont je suis aussi un des signataires pour la France.
Enfin, il y a un petit phénomène amusant qui s’empare depuis quelques mois des juges cathodiques à même de qualifier de climato-sceptiques les opposants au discours qu’il est convenu d’accepter sans réfléchir : en effet, comme je viens de vous l’expliquer le scepticisme est une démarche scientifique, ce qui n’est pas sans poser problème lorsque  vous prétendez fonder vos politiques sur la science, dès lors, le terme, injurieux pour certains, de climato-sceptique, est maintenant de plus en plus remplacé par climato-denialiste. Ainsi, pour les thuriféraires de la cause alarmiste anthropique, nous (ceux osant s’interroger, voire contrôler les calculs) serions dans le déni. Cela pourrait être, comme je le disais, amusant, si cela n’était pas en fait pathétique…
Vous critiquez les prévisions du GIEC. Pourquoi?
Par ce qu’elles ont un caractère éminemment politique et peu scientifique !
Tout d’abord, voici ce que dit le GIEC lui-même dans ses rapporte : « Dans la recherche et la modélisation du climat, nous devons reconnaître que nous avons affaire à un système chaotique non linéaire couplé, et donc que la prédiction à long terme des états climatiques futurs n’est pas possible. », rapport AR3  -climate change- GIEC, chapitre 14.2.2.2. (page 774). Le GIEC nous propose donc des prévisions qualifiées d’impossible, et les législateurs construisent des politiques sur ces prévisions… il semble donc, logique, utile et nécessaire d’avoir un regard critique !
Ensuite, le GIEC (IPCC en anglais) est une émanation de l’ONU fondée en 1988, à la seule fin de permettre à l’Angleterre et aux USA de maîtriser les très puissants syndicats de mineurs. Dans les années 60 – 90, ces pays tiraient leur énergie électrique presque exclusivement de centrales alimentées par du charbon. Or, et l’on pourra se rapporter pour cela à la terrible grève de 1984 – 1985 en Angleterre, les syndicats de mineurs tenaient les Etats à la gorge. Dès lors, les gouvernements de Thatcher et Reagan souhaitant rééquilibrer le rapport de force initièrent une politique de transition vers le Nucléaire. Mais, à ces époques, le Nucléaire avait très mauvaise presse, de plus, l’incident de Tchernobyl en 1986, avait fini par enterrer toute possibilité de convaincre les populations. Que cela ne tienne, comme je l’explique dans mon livre, toute une campagne de communication a été mise en œuvre pour faire basculer les opinions publiques. Et, ces campagnes avaient comme barycentre le pouvoir nocif du CO2, massivement produit par le charbon, et pas par le Nucléaire… C’est là, l’origine de tout ce qui allait suivre. Mais une partie allait échapper aux fondateurs du GIEC, dont l’effondrement de l’URSS communiste à compter de 1989 qui allait donner naissance à de très puissants mouvements écologistes noyautés et pilotés par l’international communiste orphelin.
D’ailleurs, il est intéressant de noter que l’objet officiel du GIEC n’est absolument pas l’étude du climat d’une façon générale, mais bien une étude orientée… Ainsi son objet social est : « Il a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au réchauffement climatique d’origine humaine. » Cette définition de sa mission implique donc de facto qu’il y a réchauffement climatique, et qu’il est d’origine humaine, puisque c’est ce que l’ONU demande d’étudier à cet organisme. Ce parti-pris n’est pas sans poser problème !
Personnellement j’ai commencé à me poser des questions au cours de l’année 2014, quand le gouvernement Ayraud a initié la mise en œuvre de la Taxe Carbone, appelée Contribution Climat-Énergie, on notera la coquetterie sémantique à appeler les taxes des « contributions ». En ces mêmes années, on a vu fleurir les notions de bilan carbone, d’objet bas-carbone, de décarbonation, etc. Et ce simultanément dans tous les pays occidentaux, il était évident que le mouvement avait été lancé depuis une même et unique source. En fait, cette focalisation sur le carbone, plus exactement le dioxyde de carbone (CO2), comme étant la source de tous les maux climatiques m’est apparue comme plus qu’étrange eu égard mes connaissances en la matière. Cependant, j’ai appliqué mon scepticisme à mon propre savoir et me disant que je commettais peut-être une erreur d’interprétation. Je me suis donc penché sur les rapports du GIEC. J’ai lu en quelques jours le compte rendu aux décideurs, ainsi que les rapports d’évaluation de la cinquième publication. Et là, plusieurs choses me sont apparues comme très approximatives. Je me suis alors renseigné quant à des rapports contradictoires, et j’ai trouvé des très nombreuses publications, américaines essentiellement qui s’opposait aux théories du GIEC, ainsi que plusieurs associations scientifiques nationales qui manifestaient une autre approche des données. Par la suite, en quelques années, j’ai tiré le fil, et suis arrivé à la même conclusion que de très nombreux organismes scientifiques : à savoir que le GIEC filtre les études retenues, oriente ses résultats, et surtout fonde ses théories sur des projections mathématiques bancales. Bancales dans le sens où en fonction du réglage des équations on peut obtenir tout et son contraire, et que systématiquement les réglages en question sont a priori opérés pour obtenir un réchauffement anthropique. Je dis a priori, car contrairement aux règles qui prévalent en matière de publications scientifiques, le GIEC ne donne jamais les réglages en question. Beaucoup de choses sont opaques ! Le Climatgate dont je parlais précédemment, à mis à jour des échanges d’emails, où le responsable demande à ses équipes de systématiquement effacer les données, et ce afin d’éviter que des tiers puissent avoir l’idée de reproduire les calculs !
Enfin, comme je le montre dans mon livre, les prévisions du GIEC sont soit totalement fantaisistes quand on les compare aux mesures réelles, soit dans la fourchette basse. Ainsi, en 2017, même le CNRS et le journal Nature, ont dû publier des articles mettant en cause les prévisions du GIEC en indiquant que les modèles utilisés « chauffaient », dit autrement, orientaient des données à la hausse… Ces erreurs de modèles sont dénoncées depuis des décennies par divers laboratoires / universités dans le monde, à commencer par un de nos meilleurs mathématiciens contemporains, Benoît Rittaud, qui a fondé l’Association des Climato Réalistes, afin de faire entendre une science non dogmatique. Vous trouverez sur leur site (https://www.climato-realistes.fr/) de très nombreuses publications scientifiques officielles qui vont à contre-courant du GIEC. Et il est intéressant et pour tout dire nécessaire d’avoir différentes sources de données…
N’est-il pas vrai que les phénomènes climatiques “extrêmes” se multiplient ces dernières années ?
Le GIEC et le monde médiatique sont suffisamment malins pour jouer à la fois sur les référentiels, et sur la méconnaissance de ces sujets par le grand public et les politiques.
Quand vous entendez que « l’année 2023 a été la plus chaude de l’humanité », c’est tout simplement un mensonge. Car, en fait, personne n’en sait rien, et qu’il est au contraire très probable que cela ne soit pas la plus chaude, loin de là… J’explique naturellement pourquoi dans le livre, mais en quelques mots, il faut comprendre que le thermomètre moderne est inventé par M.  Fahrenheit au XVIIIe siècle, et qu’il commencera à se répandre de façon officielle qu’à la fin de ce siècle. Que des mesures organisées sur quelques zones / villes remontent au mieux vers 1850, et qu’enfin, les mesures satellitaires ne sont connues que depuis les années 1980 environ. Même pour l’année 1900, obtenir une valeur fiable de la température mondiale moyenne est impossible, la marge d’erreur est conséquente. De nos jours, si nous avons de nombreuses stations de mesures, il s’avère que 75% de la surface du globe (les océans) ne sont quasiment pas couverts. Les études portent donc sur des estimations mathématiques avec tout ce que cela implique. Il est en l’état de nos connaissances strictement impossibles de comparer 2023 avec des valeurs fiables avant approximativement 1990 ou 2000, et encore, si on ne tient pas compte des océans ! Ensuite, sur les deux milles dernières années, notre planète a connu deux optimum, un romain av. J.-C., et un dit médiéval vers le XIe. Or, de nombreuses données nous laissent à penser que ces deux optimums étaient plus chauds que ce que nous connaissons…
Concernant les catastrophes naturelles, là aussi, les chiffres doctement publiés sont biaisés… Les organismes les plus au fait des catastrophes sont les compagnies d’assurance. Et je publie dans mon livre le rapport public 2021 d’une des plus grandes, le groupe AON. Nous voyons clairement qu’il n’y a aucune variation en 30 ans, avec environ 400 catastrophes par an. Pire, alors que la population a augmenté, et que des constructions se font dans des zones sensibles, le nombre de morts a été divisé par 2,5 en 50 ans passant de 50 000 à 20 000 (chiffres ONU)! Bref, à ce jour, aucune donnée opposable ne permet d’indiquer que notre monde connaît une augmentation des catastrophes naturelles. C’est juste que les médias font un focus plus soutenu. Alors que le nombre est stable, si je vous en parle tous les jours, vous aurez une impression d’augmentation. CQFD.
Enfin, si certains glaciers reculent bien, ils ne font que revenir à des valeurs connues à d’autres époques, découvrant au passage des restes de nos ancêtres qui vivaient sur des zones que notre XXe siècle a toujours connues recouvertes de glace, mais ce qui était une exception. Les glaciers reculent, l’Angleterre va pouvoir exploiter de la vigne, le Groenland redevient vert, et alors ? Il s’agit là de situations naturelles rencontrées par nos ancêtres. C’est comme si notre civilisation, convaincue d’être technique et de détenir la vérité absolue, ne supportait pas que le climat ne lui obéisse pas…

Père Michel Viot : Les papes et la France

Conférence prononcée le 4 octobre à Annecy :

Lettre ouverte de l’abbé Pagès à Mgr de Moulins-Beaufort

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.


« Si, grâce à Jésus-Christ, nous ne décidons pas librement de mourir pour participer à Sa passion, Sa vie n’est pas en nous. »
(St Ignace d’Antioche, 16ème Mardi du T.O.)

Abbé Guy Pagès

03.11.2023

A l’attention de Monseigneur de Moulins-Beaufort,
Président de la Conférence des Évêques en France,
58 avenue de Breteuil, 75007 Paris

Objet : Compensations financières des actes pédo-criminels commis par des ecclésiastiques
et des laïcs en mission ecclésiale

Loué soit Jésus-Christ !

Excellence,

Le temps passe, et bien que je me sois déjà exprimé à ce sujet, des réflexions et questions me reviennent sans cesse, que plus d’un fidèle ou confrère, ai-je remarqué, continuent aussi à se poser, et d’autres en dehors de l’Église. Aussi, comme il en va du bien de l’Église, permettez-moi de vous les poser publiquement. Elles concernent les compensations financières que la plupart des épiscopats ont décidé d’octroyer aux victimes des actes pédo-criminels perpétrés par certains membres de l’Église, ministres ordonnés ou religieux et laïcs en mission ecclésiale.

Outre que l’argent apparaît comme une compensation en soi inadéquate pour le mal subi (mais dans notre système juridique et notre culture, indispensable), que le statut de victime peut être mensongèrement obtenu, comme on en a de nombreux exemples, et que seules des victimes reconnues comme telle par un tribunal canonique ou laïc qui condamne leurs agresseurs (et non par quelque commission qui s’érige en tribunal) peuvent à la rigueur être indemnisées du pretium doloris, il reste une question de fond : pourquoi les personnes auteurs des actes coupables ne sont-elles pas seules tenues à réparation ? Et s’il advient que la responsabilité d’un supérieur ou d’un évêque est dûment prouvée, pourquoi n’est-il pas tenu personnellement à réparation ? Le droit naturel, le droit ecclésiastique et le droit français n’obligent à réparation que des coupables de dommages et personne d’autre. Pourquoi les communautés de croyants innocents sont-elles mises à contribution ? Voudrait-on revenir à un système de responsabilité collective ou à celui où les fils payent pour les fautes de leurs pères (cf. Ez 18. 1-20) ? Saint Paul n’a-t-il donc pas enseigné que « chacun rendra compte à Dieu pour soi-même » (Rm 14, 12) ? Et si la faute morale n’est pas transmissible, pourquoi sa compensation financière le serait-elle ? La justice ne voudrait-elle pas que seuls les coupables, diacre, prêtre ou évêque, payent de leur poche ces compensations financières, et non les diocèses et communautés de croyants, innocents des actes commis par quelques ministres individuels ?

Que je sache, personne n’a jamais demandé des compensations financières à l’administration de l’Éducation nationale ou à toute autre administration pour des faits criminels commis par tel ou tel de leurs agents, tant du point de vue du droit français cette responsabilité morale d’une institution – qui n’existe en réalité que par des associations cultuelles -, est une sorte de monstruosité juridique. Concrètement elle s’analyse 1/ en la responsabilité présumée d’une institution que le droit français ne connaît pas comme telle ; et 2/ en un don gratuit à des victimes d’agressions par un fonds national censé représenter cette institution. Or, ce fonds national est alimenté par les associations cultuelles contrairement à la loi et à leurs statuts, puisque ces versements n’ont rien à voir de près ou de loin avec le culte …

Les effets de cette « bienfaisance » sont catastrophiques. En effet, verser ces compensations financières en puisant dans la caisse commune, souvent exsangues du fait du fait de la baisse du nombre des fidèles, et en certains cas en raison d’une gestion indéfendable, voire immorale (je pense à des investissements et opérations financières ou immobilières hasardeux, ou, pire, aux versements obstinés de subventions à des groupements soutenant l’avortement, la normalisation de l’immoralité sexuelle, aux contributions pour la construction de mosquées, etc.). N’est-ce pas porter le coup de grâce à la survie de certains diocèses ou instituts religieux ? Et surtout, comment cette solidarité financière ne ferait-elle pas passer l’Église pour solidaire des crimes commis ? Les a-t-elle jamais demandés qu’elle doive en payer le prix ? « Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? (2 Co 6.15) » Jusqu’où doit aller l’auto-démolition de l’Église dénoncée en son temps par le pape Paul VI (07.12.1968) ? Les ennemis de l’Église pouvaient ils rêver d’une alliée plus zélée que cette politique qui couvre d’opprobre l’Épouse du Christ, la rend haïssable, en sorte que personne ne veuille plus y entrer, sinon par miracle, et que beaucoup la quittent pour ce motif ?

La malédiction du Christ à l’adresse des serviteurs de Dieu chargeant autrui de fardeaux insupportables (Lc 11.46), et celle adressée aux scribes et pharisiens condamnant les crimes de leurs pères assassins des prophètes dont ils bâtissaient et ornaient les tombeaux, mais qui nourrissaient de pareilles intentions criminelles à Son égard (Lc 11.47-48), ne touchent-elles pas aujourd’hui ceux qui dénoncent les actes des pédo-criminels dans l’Eglise tout en œuvrant à sa ruine morale et financière ? Plus d’un fidèle se pose la question. C’est pourquoi il m’a semblé devoir humblement vous la poser.

En vous remerciant de votre bienveillante attention, et vous assurant de ma prière pour votre fidélité à la grave mission que vous avez reçue, je vous prie, Excellence, de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur,

Abbé Guy Pagès

C.C. Mgr Celestino Migliore, Nonciature, 10 Av. du Président Wilson, 75116 Paris

« Si les gens savaient qu’ils vont en enfer, ils changeraient de vie. »

cf. https://www.islam-et-verite.com/lettre-ouverte-a-monseigneur-de-moulins-beaufort/

Jusqu’à quand les politiciens vont-ils persister dans cette posture anti-sociale?

Communiqué des Chrétiens Protestants & Évangéliques pour le Respect de la Vie à propos de la constitutionnalisation de l’avortement:

Il est à nouveau question de sacraliser l’avortement dans la Constitution, afin de rendre ce droit « irréversible ». Le peuple est malheureusement écarté du débat et du vote. Toutefois, il n’est pas écrit que plus des deux tiers des parlementaires aillent au terme d’une démarche à la finalité obscure. Le texte s’effacera à mesure que la lumière augmentera. Est-il utile de rappeler que la grande majorité des femmes avortent à contre-cœur, sous pression, socio-économique ou autres ? Jusqu’à présent des lois existent pour les aider à assumer une maternité annoncée comme compromise. Elles peuvent s’en saisir si on les informe diligemment. Mais qu’en sera-t-il lorsqu’on ne leur proposera essentiellement que la suppression de leur enfant « dans l’œuf » ? Nos responsables politiques persisteront-ils dans cette posture anti-sociale, sacrifiant à une pure chimère idéologique ?
Les Chrétiens Protestants et Evangéliques tiennent à faire savoir que diverses associations sont à l’écoute de ces femmes en vue de connaître leurs besoins, même si les appels sont rares depuis l’instauration de l’avortement à domicile.

Le Président, Pasteur Jean Pira.

22% d’islamistes en France

Un sondage de l’institut CSA pour CNEWS (réalisé par questionnaire auto-administré en ligne, du 31 octobre au 2 novembre, auprès d’un échantillon représentatif de 1.013 personnes âgées de 18 ans et plus selon la méthode des quotas) révèle que 78% des Français estiment que l’islamisme constitue une menace pour la France.

À l’inverse, plus d’un Français sur cinq (22%) considère qu’il ne s’agit pas d’une menace réelle pour le pays. Les statistiques ethniques étant interdites en France, il est permis de penser que 100% des Français estiment que l’islamisme constitue une menace pour la France… Si la France compte 66 millions d’habitants, alors ils aurait près de 15 millions d’islamistes occupant la France…

Et ces islamistes sont plutôt jeunes puisque 87% des personnes de plus de 65 ans estiment que l’islamisme est une menace pour la France, contre 66% des moins de 35 ans.

La droite considère à 92% l’islamisme comme une menace, tandis que 61% des personnes interrogées qui se réclament de gauche sont d’accord avec cette affirmation. Le score le plus faible revient à la France insoumise (44%), et le score le plus élevé au parti Les Républicains (98%).

Pologne : la coalition de gauche pas certaine de s’accorder sur l’avortement

Les trois partis d’opposition désireux de former un nouveau gouvernement en Pologne ont formé une équipe de négociation qui travaille sur un accord de coalition incluant des augmentations de salaires dans le secteur public et le remboursement de la fécondation in vitro, et ce sans mentionner l’avortement.

La coalition civique de Donald Tusk (Coalition civique, Parti populaire européen/Verts), le bloc de la Troisième voie (Renew/Parti populaire européen) et la gauche (Alliance progressiste des socialistes et démocrates) sont divisés sur de nombreuses questions, notamment les mesures relatives à l’État providence, promues par la gauche, mais aussi sur l’avortement.

Au cours de leur campagne électorale, la gauche et la Coalition civique ont promis de légaliser l’avortement jusqu’à la douzième semaine de grossesse, bien que la Troisième voie souhaite revenir au compromis de 1993, en vertu duquel l’avortement était légal dans trois cas : lorsque le fœtus est gravement et irréversiblement endommagé, lorsque la vie de la mère est en danger et lorsque la grossesse est le résultat d’un viol.

Selon M. Wieczorek, le projet de loi sur le droit à l’avortement sera probablement présenté en 2024 après discussion au sein de la coalition.

Bien que le PiS soit arrivé en tête des élections du 15 octobre, la Coalition civique, la Troisième voie et la gauche ont remporté plus de 54 % des voix et se sont assurés une majorité de 248 sièges au Sejm, la chambre basse du parlement, qui en compte 460. Alors que l’opposition négocie l’accord, c’est le président Andrzej Duda qui nommera le nouveau Premier ministre. Il y a deux candidats pour ce poste : M. Tusk pour l’opposition et M. Mateusz Morawiecki du PiS.

La Pologne refuse l’immigration

Le gouvernement polonais a annoncé jeudi 2 novembre la prolongation jusqu’au 22 novembre des contrôles aux frontières mis en place début octobre pour lutter contre l’immigration clandestine. Ses voisins slovaque et tchèque ont pris la même décision mercredi.

Cette mesure avait été introduite le 4 octobre, initialement pour dix jours, en Pologne, en République tchèque ainsi qu’en Autriche. Les trois pays avaient ensuite prolongé une première fois ce dispositif, jusqu’à ce jeudi 2 novembre. Le vice-ministre de l’Intérieur polonais Maciej Wasik souligne que depuis un mois, “ces contrôles ont donné des résultats”.

Lundi, le nouveau gouvernement slovaque a envoyé des centaines de policiers et de soldats supplémentaires à sa frontière avec la Hongrie pour lutter contre l’augmentation de l’immigration clandestine. Début septembre, le pays avait déjà pris une mesure similaire en procédant au déploiement de 500 soldats à cette même frontière hongroise jusqu’à la fin de l’année.

Début juillet, les européistes s’indignaient que le gouvernement polonais organise un référendum sur le programme de relocalisation des migrants de l’Union européenne. Ce vote a eu lieu en même temps que les élections législatives, qui ont vu la défaite du PIS au pouvoir. Néanmoins, les Polonais se sont prononcés contre ce programme de délocalisation des immigrés et, étonnamment, la presse n’en parle pas…

Formation “Cultur’Elle” par les chanoinesses de la Mère de Dieu

Une chanoinesse d’Azille (Aude) a été interrogée dans France catholique :

La stratégie du chaos

Roger Brands, entrepreneur et ancien diplomate, est interrogé dans L’Homme nouveau sur le conflit israélo-palestinien. Extrait :

[…] Quel pouvait être l’intérêt du Hamas à lancer une offensive d’une telle brutalité ?

Les deux questions qui devraient retenir notre attention sont : pourquoi une telle ampleur (en comparaison avec les pratiques terroristes du Hamas observées depuis le départ de Tsahal de la bande de Gaza en 2005) ? Et pourquoi à ce moment-ci ? Outre l’horreur, l’ampleur dit quelque chose de l’intention. Comme si le Hamas et ses funestes soutiens et affidés avaient choisi de pulvériser « toutes les limites », d’atteindre un point de non-retour, pour rompre avec toute forme imaginable de négociation. Alain Juillet, ex-directeur de la DGSE, expliquait en septembre dernier que la rivalité entre les grandes puissances sunnites et chiites – l’Arabie Saoudite et l’Iran – semblait avoir trouvé une voie de coopération opportune au travers de discussions discrètes mais possiblement efficientes avec l’État hébreux. Était-ce une forme de prolongement des accords d’Abraham de 2020 (signés à la Maison Blanche sous l’administration Trump entre Israël, les Émirats arabes unis et le Bahreïn) ? Étaient-ils en bonne voie pour parvenir à une solution acceptable pour les Palestiniens ? Récupérer par la même occasion la gestion de l’esplanade et de la mosquée du Dôme du Rocher aujourd’hui dévolue à la Jordanie ? Toutes perspectives de normalisation et de résolution que le Hamas ne saurait approuver, au risque de voir s’évanouir son « prétexte » politique (pour autant bien réel, celui de la situation improbable des Palestiniens) et demeurer avec sa seule et originelle idéologie : l’antisémitisme à tout prix. Plausible ou non, l’attaque du Hamas interdit – et pour un temps très long – le début du frémissement d’un espoir de paix.

Quel aurait donc été l’objectif d’une telle opération ?

Depuis que les urnes palestiniennes de la bande de Gaza l’ont porté au pouvoir en 2007, le Hamas a méthodiquement éradiqué toute forme d’opposition politique palestinienne, structurée ou non. Enlèvements, assassinats, menaces, harcèlements, violences, chantages et autres joyeusetés auxquelles il convient d’ajouter l’enrichissement de ses dirigeants, la corruption à tous
les étages et la mise en coupe réglée de la moindre initiative. On est bien loin de la pureté radicale recherchée et promue par les Frères musulmans, inventeurs et pilotes du Hamas. Des terroristes doublés de bandits de grand chemin. Ce dernier aura donc réduit à néant ses concurrents, pris soin, le 7 octobre, de devenir définitivement infréquentable aux yeux du monde, à l’exception de ses soutiens salafistes et/ou islamo-gauchistes, poussé Israël dans ses retranchements de sorte qu’il lance des représailles et partant s’affaiblisse politiquement, anéanti durablement les manœuvres diplomatiques en cours. En forme de résumé, il n’est pas exagéré de dire que l’objectif recherché est le chaos. […]

Qu’est-ce que l’onction des malades ?

L’onction des malades est à différencier de l’extrême onction donnée aux personnes qui se préparent à mourir. L’onction des malades -réalisée avec de l’huile consacrée par l’évêque – existe depuis très longtemps mais, c’est à l’époque de Charlemagne que l’onction faite aux personnes malades est devenue l’onction des mourants. Elle s’accompagna alors d’une confession et devint alors plus tournée vers une guérison spirituelle que corporelle.

Depuis Vatican II, l’onction des malades est de nouveau un sacrement proposé aux personnes malades ou affaiblies par la vieillesse (et non uniquement mourantes), pour vivre la grâce du réconfort et du courage dans ce qu’elles traversent. Il peut s’agir tant de malades souffrant dans leur corps que psychiquement, ou même de personnes se préparant à une grave opération chirurgicale.

Le sacrement de l’onction des malades peut être célébré à l’hôpital, chez la personne malade si elle ne peut se déplacer mais il est aussi vécu de façon communautaire et proposé lors de messes dominicales. A travers les mains du prêtre, c’est Jésus qui vient toucher les malades avec douceur, compassion et tendresse. Se préparer à ce sacrement et le recevoir permet aussi de retrouver un sentiment d’apaisement envers son corps malade ou affaibli, et de renouveler son espérance envers Dieu pour qui chaque vie a une valeur infinie.

Alice Ollivier pour Hozana.org

Ile de Ré : la statue de la Vierge ne sera déplacée que de quelques mètres

Comme pour la statue de l’archange Saint-Michel aux Sables d’Olonne, celle de la sainte Vierge à La Flotte-en-Ré sera décalée de quelques mètres en arrière, dans un jardin privé.

La municipalité a décidé, à l’occasion de son conseil municipal du 2 novembre, de la donner à une association qui a l’ambition de la réinstaller dans le jardin privé situé juste derrière le muret en arrière de la statue.

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