“Ce qui a été constitutionnalisé est à mon sens problématique et va potentiellement amener des dérives”
Le député LR Patrick Hetzel nous explique pourquoi il a voté contre la constitutionnalisation de l’avortement :
La question qui était posée au constituant n’était pas pour ou contre l’IVG mais la question de la constitutionnalisation de ce droit (et uniquement ce droit).
Permettez moi de vous donner les raisons de mon vote: elles sont bien précises.
Il ne porte pas sur l’IVG mais sur le fait que le contexte qui nous était proposé, contrairement à ce que disent certains, n’est pas une reprise de la loi Veil mais d’une seule et petite partie de cette loi. Uniquement le droit à l’IVG alors que la loi Veil est une loi d’équilibre entre trois droits: le droit des femmes à disposer de leur corps, le droit à l’objection de conscience pour les professionnels de santé et enfin la protection de la vie à naître.
D’ailleurs, dès le lendemain du vote à Versailles, des parlementaires du groupe LFI ont déclaré que le combat devait continuer et qu’il fallait désormais supprimer la clause de conscience pour les professionnels de santé dans la loi ordinaire.
Constitutionnaliser l’un des trois éléments sans les deux autres me pose un vrai problème de conscience car on a créé un déséquilibre entre les trois éléments constitutifs de la base même de la loi Veil. D’autant que je pense que l’on ne peut pas obliger un professionnel de santé à pratiquer un avortement s’il ne le souhaite pas. Un observateur attentif des débats à l’Assemblée nationale pourra constater que j’ai tenté avec d’autres collègues de mon groupe parlementaire de faire en sorte que l’on constitutionnalise toute la loi Veil, c’est à dire le triptyque d’équilibre. Constitutionnaliser le droit à l’IVG sans en faire autant pour la clause de conscience des professionnels de santé (rappelons ici que la loi Veil a prévu une clause de conscience spécifique à l’acte d’IVG) ni pour la protection de la vie à naître, c’est juridiquement créer un déséquilibre puisque le premier principe (le droit à l’IVG) étant dans la loi fondamentale, il devient supérieur aux deux autres principes qui ne sont que dans la loi ordinaire. C’est donc bien la création d’un déséquilibre juridique susceptible de fragiliser les deux principes qui sont uniquement dans la loi ordinaire par rapport à celui qui est dans la constitution. L’équilibre qui avait été créé par la loi Veil a donc bien été rompu par le texte qui nous a été proposé.
C’est donc en mon âme et conscience que j’ai rejeté le texte qui nous était proposé car ce qui a été constitutionnalisé est à mon sens problématique et va potentiellement amener des dérives comme par exemple la suppression de la clause de conscience en s’appuyant d’ailleurs sur la hiérarchie des normes juridiques pour dire que ce qui est dans la constitution doit justifier une telle modification de la loi ordinaire.
Les fanatiques de l’avortement
Emmanuel Macron promet une nouvelle fois d’ajouter l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Le Parlement européen avait déjà fait cette demande en juillet 2022. Cette vidéo explique que cette promesse de Macron est impossible à réaliser juridiquement. Elle sera sans lendemain.
Par ailleurs, le ministre de la Santé et du Travail, Catherine Vautrin, a annoncé un assouplissement des conditions de réalisation des IVG instrumentales par les sages-femmes dès la fin mars. Cette mesure doit ainsi revenir sur un décret paru en décembre, qui imposait la présence de quatre médecins superviseurs. Les syndicats avaient déploré des “garde-fous non prévus pour les autres professionnels médicaux”, qui font des femmes “les premières victimes de ces entraves”.
Rions de l’idéologie progressoïde
Malgré les tentatives de censure et les pressions politiques de la gauche parisienne, la quinzième cérémonie des Bobards d’Or 2024 a été un succès. Darmanin a été couronné pour son mensonge « Kévin et Mathéo » lors des émeutes tandis que Patrick Cohen est le champion des médias pour son récit lunaire du drame de Crépol.
Voici l’intervention d’ouverture à la cérémonie des Bobards d’Or par Jean-Yves Le Gallou :
Cette année, comme les précédentes, nous devions nous réunir au beau théâtre du Gymnase. Mais sa nouvelle direction nous a retiré la salle à la suite de pressions reçues de la maire du Xe arrondissement de Paris, de la CGT spectacle, des antifas et de Ian Brossat, adjoint d’Anne Hidalgo, et sénateur communiste de Paris. Qui est ce censeur ?
C’est un militant LGBTQ sous casaque communiste. Il a rassemblé 2 % des voix aux élections européennes de 2019 mais bénéficie d’une très grosse présence médiatique. Il a milité à la LCR dès l’âge de 5 ans en accompagnant ses parents à des manifestations. Il a publié un livre L’enfant et l’espion sur son grand père, un israélien condamné à 20 ans de prison pour espionnage au profit du KGB et de l’Union soviétique.
Ian Brossat est un petit bonhomme emblématique de l’idéologie dominante : idéologie antiraciste, idéologie LGBTQ+, idéologie de rupture avec toutes les traditions, idéologie de déni du réel, idéologie de culpabilisation des origines, du moins lorsqu’elles sont européennes. Avec lui, malheur aux hommes hétérosexuels blancs, malheur à ceux qui aiment la vie et les choses de la vie, malheur à ceux qui respectent la nature et aiment la beauté.
Et cette idéologie, les hommes du système veulent nous l’imposer par la propagande, par la censure, par la contrainte et par la délation. Cette idéologie de déconstruction, il faut lui donner un nom – retenez le – c’est l’idéologie progressoïde, c’est à dire une idéologie progressiste, de rupture avec les lois de la vie et du réel, en même temps qu’une idéologie imposée par des méthodes totalitaires, des méthodes soviétoïdes.
L’idéologie progressoïde est aujourd’hui la principale menace pour les libertés et l’identité française.
Mais ce soir nous allons essayer d’en rire. Dans l’esprit des bobards pour cette quinzième cérémonie.
Avec deux nouveautés :
- une séquence sur les pubards consacrée aux meilleures publicités racistes anti blanches ;
- une séquence sur les Darmarinades, ces mensonges à répétition des hommes politiques qui ne sont possibles que par la complaisance des médias.
Enfin, il y aura une séquence consacrée au terrible meurtre raciste anti-blanc de Crépol. Mais à voir la manière dont le jeune Thomas et ses amis ont été traités dans certains médias de service public, je me demande s’il ne faudrait pas délivrer aussi des Salopards d’Or. Ce sera au jury d’en décider.
Mais rions malgré tout,
La séance commence vers la 30e minute :
Oui, la Marche pour la vie est utile et efficace
Les lendemains de défaite donnent à certains la gueule de bois et l’envie de tout envoyer balader. S’il peut être utile de s’interroger parfois sur les méthodes du combat pour la vie, la désespérance et l’abandon de tout militantisme ne sont certainement pas des options. Dans L’Homme nouveau, Thomas Lassernat revient sur la dernière campagne des Survivants, qui a provoqué la censure de leur site internet, pour mettre en cause tout le combat pro-vie. La réflexion part d’une bonne intention :
La loi Veil date de 1975. Après presque cinquante années de combat pour la vie, une tentative de bilan de l’action en général ne semble pas illégitime.
Mais ensuite, l’auteur s’enferme dans une déclaration stérile :
Ce combat ne s’est-il pas finalement cloisonné à traiter les effets sans remonter aux causes ? La cause première de l’IVG c’est le Système lui-même. Un Système oligarchique et mondialiste, coercitif, basé sur une échelle de valeurs autoproclamée, aux mains d’apostats idéologues et individualistes. Lutter contre l’IVG sans s’attaquer directement à sa cause revient à combattre une hydre. Décapitez une tête, il en repousse deux. Loin de mourir, l’hydre augmente de férocité.
Comment l’auteur compte-t-il s’attaquer au “Système oligarchique et mondialiste” ? Nous ne le saurons pas. Il se contente d’attaquer ceux qui oeuvrent (c’est plus simple) :
Paradoxalement les luttes provie n’auront fait que renforcer le système. Le militantisme de rue en lui-même devrait poser question. N’est-ce pas un dernier créneau laissé aux citoyens dans le but de les canaliser ? N’est-ce pas un moyen de contrôle par un semblant de liberté ? Malgré la sincérité et la bonne volonté des participants, la Marche pour la Vie ne déplace plus que quelques gendarmes clairsemés. Les catholiques ne font plus peur à personne. Nous étions un million à Paris contre le « mariage pour tous » : aucun résultat. Mais nous devons pousser l’analyse plus loin. Prendre un créneau dans la rue entre une manifestation LGBT et un rassemblement syndicaliste, c’est accepter et participer à ce Système. C’est le nourrir. Par là nous acceptons le rôle qu’on nous a assigné, même s’il est à la droite de l’hémicycle, et nous entrons dans la dialectique prévue pour nous. Pensons encore au peu de temps que chacun d’entre nous possède pour vaquer au militantisme. Se faire vampiriser ce temps par de telles actions inutiles et sans effet depuis cinquante ans vaut-il davantage la peine que de se mettre réellement au travail pour changer ce Système par le haut, en prenant réellement part à la politique ?
Qu’est-ce que prendre “réellement part à la politique” ? L’auteur ne le précise pas non plus et l’article demeure désespérant pour le lecteur qui se demande ce qu’il doit faire.
Il est donc opportun de rappeler que la Marche pour la vie est une manifestation utile et que nos opposants, loin de nous “canaliser”, seraient bienheureux qu’elle disparaisse. Si nous arrêtons de manifester pendant plusieurs années, le jour où nous chercherons à manifester à nouveau, ils ne l’autoriseront pas. C’est ce qui s’est passé en 2000, pour les 25 ans de la loi Veil. Il a fallu batailler pour qu’enfin, en 2005, la Marche pour la vie regagne ce droit et cette visibilité.
Objection N°1 : “Ce serait plus utile d’aider les femmes enceintes que de manifester”
Cette objection est très commune, mais est plus souvent un sophisme qu’un argument sincère – elle est pratiquement toujours jetée par des personnes qui ne manifestent pas… mais n’aident pas non plus les femmes enceintes en difficulté.
Si la question se posait dans les termes : “vous pouvez soit manifester, soit aider les femmes enceintes“, on devrait convenir que oui, il vaut mieux aider les femmes enceintes. Mais la question ne se pose pas dans ces termes… c’est même l’inverse :
- Les personnes qui ont oeuvrent dans une association d’aide ont bien plus de chances de participer à la Marche pour la Vie que les personnes qui n’y oeuvrent pas. Et une personne qui participe à la manifestation a plus de chances, de fil en aiguille et si elle y est appelée, de s’engager dans une association d’aide qu’une personne qui n’y participerait pas.
- Mais tout le monde n’est pas appelé à s’engager dans une association d’aide. Pour la grande majorité, le choix n’est pas entre “manifester” et “aider les femmes enceintes”, mais entre “manifester” et “rester chez soi.” Non que ces manifestants soient oisifs par ailleurs : beaucoup ont des engagements associatifs légitimes et nécessaires (scoutisme, écoles hors contrat etc.), qu’ils ne doivent pas abandonner au profit d’un militantisme pro-vie exclusif. Mais tous peuvent consacrer une demi-journée par an à la cause pro-vie, et ont raison de le faire.
Manifester dynamise tout le mouvement pro-vie. La grande force du mouvement pro-vie américain est la densité de son tissu associatif : pas une ville moyenne américaine qui n’ait, par exemple, son centre d’aide aux femmes enceintes en difficulté. Il serait intéressant (mais illusoire !) de chercher à dénombrer combien de ces initiatives sont nées dans les cars qui emmenaient des sympathisants de leur petite ville à leur capitale d’Etat ou à Washington pour manifester. Le même effet peut raisonnablement être attendu de la Marche pour la Vie : dans le car qui emmène à Paris les sympathisants d’une ville de province, qui souvent ne se connaissaient pas entre eux, les contacts se nouent, les projets naissent. Et chacun, parisien ou provincial, revient de la Marche “regonflé à bloc”.
Objection N°2 : “demander l’abolition est déraisonnable, il faut d’abord convaincre les gens”
Cette objection est circulaire : il ne faudrait réclamer l’abolition que quand les gens en seront convaincus… mais ils n’en seront convaincus que si les arguments en faveur de l’abolition sont défendus publiquement ! Notamment à l’occasion de la Marche pour la Vie…
Manifester pour l’abolition, ce n’est pas être adepte du “tout ou rien”. La grande majorité des manifestants sait qu’il faudra sans doute procéder par étapes (les premières peut-être très modestes, comme le rétablissement de l’obligation d’informer les femmes enceintes des alternatives avant un avortement).
Mais la Marche pour la Vie doit indiquer le cap en défendant l’abolition de l’avortement, seule situation conforme à la Justice. Sans quoi le mouvement pro-vie s’effilochera, et n’obtiendra ni l’abolition, ni des améliorations par étapes.
Objection N°3 : “les médias sont trop hostiles, manifester fait plus de mal que de bien”
C’est une objection plus sérieuse que la première – mais qui ne nous paraît pas tenir, dans la balance, face aux avantages.
Le choix qui se présente, c’est entre un traitement médiatique hostile et une disparition complète de la scène publique. Or, contrairement à certaines idées reçues sur les Etats-Unis, c’est également face à des médias presque unanimement hostiles que s’est développé le mouvement pro-life américain – avec les succès que l’on sait.
Certes, ces dernières années, la donne médiatique a changé aux Etats-Unis, rendant les arguments pro-vie plus audibles – mais cela renforce notre conviction que, parallèlement au mouvement pro-vie, il faut développer nos contre-médias.
Manifester en nombre est le seul moyen de voir le discours pro-vie réapparaître sur la scène publique
Des causes plus médiatiques que la cause pro-vie n’ont pas besoin de manifester : elles ont en permanence “antenne ouverte” dans les médias. Pour les pro-vie, il n’y a pas de raccourci : pour exister, il faut être dans la rue, et être assez nombreux pour ne plus pouvoir être ignorés.
Beaucoup de nos concitoyens pensent que plus personne, ou presque, ne se bat contre l’avortement légal. Manifester en nombre est le seul moyen de briser ce consensus par défaut. Quelques dizaines de secondes au 20 heures tous les ans suffisent pour que la conscience collective réalise que des dizaines de milliers de personnes, souvent jeunes, réclament l’abolition de l’avortement.
Montrer que l’abolition est défendue publiquement est le premier pas pour que les arguments pour l’abolition redeviennent audibles.
Et les effets d’une telle mobilisation dépassent largement les reportages qui lui seront consacrés : tout au long de l’année, les associations pro-vie réagissent à l’actualité (bioéthique, téléthon…) en publiant des communiqués – qui seront d’autant plus cités par les médias si les pro-vie font régulièrement une “démonstration de force” dans la rue.
De même, tout au long de l’année, des associations pro-vie contactent des politiques – qui les prendront d’autant plus au sérieux si elles prouvent qu’elles représentent des dizaines de milliers de personnes motivées.
Objection N°4 : “regardez les manifestations contre le PACS ou la loi Taubira : ça n’a rien arrêté…”
Cette critique est sans doute marquée par le sentiment d’échec ressenti après l’adoption du PACS et de la loi Taubira, malgré les mobilisations pro-famille massives.
Ces mobilisations n’ont pas été des échecs : à l’époque, elles ont eu un effet palpable sur l’UMP/LR, qui n’avait connu que très peu de “défections”. Sans mobilisation pro-famille, il ne fait pas de doute que davantage auraient voté avec la gauche.
Mais une manifestation isolée ne sert pas à grand chose. Dès que la pression pro-famille retombe, des élus commencent à regretter leur vote. C’est pour cela que la Marche pour la Vie doit être annuelle, afin que le mouvement pro-vie récolte, dans la durée, des fruits.
Depuis 2005, et pour la première fois depuis la loi Veil, le mouvement pro-vie français a établi avec succès un grand rendez-vous unitaire annuel, qu’il ne tient qu’à nous de développer. L’exemple américain montre qu’il pourrait être un atout décisif dans l’évolution du combat pour le respect de la vie : signe d’unité du mouvement, arme pour percer le silence médiatique, et vecteur pour dynamiser le tissu associatif pro-vie. La réussite de la Marche pour la Vie est un signe d’espoir. Elle mérite le soutien de tous les partisans du respect de la vie – ou à tout le moins qu’ils lui accordent le bénéfice du doute.
Marcher pour la Vie, cela signifie que nous ne nous satisfaisons pas de l’état d’injustice actuel dans lequel notre pays se trouve et plus encore nous nous y opposons. La marche ne constitue pas une fin en soi mais un moyen, parmi d’autres pour parvenir à un réveil des consciences, pour réussir à lever le tabou que constitue la question de l’avortement.
Marcher pour la Vie c’est proclamer que l’avortement ne constitue jamais une solution, c’est promouvoir l’accueil de la Vie et croire que chaque être humain est unique et digne de respect.
Mgr Aillet l’exprimait ainsi :
“Je crois qu’aujourd’hui, pour sensibiliser les citoyens à tel ou tel sujet de société ou de préoccupation de société, la manifestation demeure un des moyens privilégiés (…) Je trouve qu’il y a une attitude très altruiste dans une manifestation pour la Vie (…) Là en l’occurence, il s’agit de défendre les intérêts de ceux qui n’ont pas de voix, de ceux qui ne peuvent pas s’exprimer, de ceux qui ne peuvent pas se défendre”.
Enfin, il existe encore un dernier endroit où l’avortement n’est pas banalisé, c’est dans la conscience des avorteurs. Et nous avons vu que c’est l’objectif prochain des militants de l’avortement. En effet, pour ceux qui ont côtoyé ces praticiens de la mort, il apparaît qu’ils ont encore mauvaise conscience de leurs actes, et qu’ils sont de moins en moins nombreux à pratiquer l’avortement. C’est pourquoi il importe de les maintenir dans ces remords, c’est ce que vous pouvez faire en donnant une large publicité à cette manifestation par votre présence nombreuse.
“Ces silences sont eux aussi coupables, qui ont laissé les fidèles bien seuls”
Le père Louis-Marie Guitton, prêtre du diocèse de Toulon, signe une tribune dans La Croix sur l’attitude de l’Église vis-à-vis du sujet délicat de l’avortement. Extrait :
[…] Pardon pour les silences ecclésiaux. Depuis 1975, la voix de l’Église s’est parfois faite discrète, résignée. Était-ce le temps des « chiens muets » ? Était-ce la peur de paraître dépassés par l’évolution inéluctable des mœurs ? Était-ce le souci de plaire au monde ? Ces silences sont eux aussi coupables, qui ont laissé les fidèles bien seuls. La défense de la vie par certains a été considérée comme une obsession ou une lubie, en tout cas le signe d’un repli identitaire moralisant. Le pape François, sans en faire un refrain, a eu des mots extrêmement fermes pour dénoncer « un mal absolu ». Il affirme que
« la défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement… Ce n’est pas un progrès de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine ».
Pardon pour les divisions coupables. Le dernier pardon à demander est très lié au monde catholique français. Les plus mobilisés sur la question de la vie sont aussi les plus divisés, chacun pensant que l’unité devra se faire autour de sa propre initiative. Les tenants de l’action politique ignorent parfois les associations de terrain, qui ont choisi l’engagement auprès des personnes. Celles-ci au contraire critiquent les marches ou autres démonstrations publiques, qui seraient inutiles et contre-productives.
Il y a enfin ceux qui considèrent que ce n’est jamais le moment de parler de cette question, que l’Église n’en a ni la légitimité ni les compétences. Mais s’il faut attendre d’être irréprochable pour nous exprimer, nous risquons fort de ne plus rien dire sur aucun sujet. Humblement, conscients de nos limites et de nos contre-témoignages toujours possibles, nous ne pouvons pourtant pas nous réjouir de voir l’IVG devenu une « liberté garantie » par la constitution de notre pays, liberté que certains considèrent comme un droit.
S’interroger avant de mettre un smartphone dans les mains d’enfants et d’adolescents
Priscille Kulczyk, Chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), signe une tribune dans La Croix sur les dangers de la pornographie. Extraits :
Les enfants et les adolescents sont trop largement exposés à la pornographie : les chiffres montrent qu’ils sont toujours plus nombreux, de plus en plus jeunes et qu’ils visionnent de tels contenus de manière de plus en plus intensive. En France, selon une étude de l’Arcom publiée en mai 2023, 2,3 millions d’enfants visitent chaque mois des sites « adultes », soit une progression de 36 % en cinq ans. […]
C’est précisément à l’aide du smartphone, dont l’usage est de plus en plus répandu chez les mineurs, que ces derniers accèdent le plus souvent aux contenus pornographiques. […]
Concernant le sexting ou textopornographie, le smartphone est là aussi très largement coupable. Cette pratique consiste à envoyer ou recevoir, notamment par texto, des messages sexuellement explicites, souvent avec des photos ou vidéos, et s’avère fréquente chez les jeunes : en Pologne, le rapport Nask précité a révélé que près du quart des adolescents de 16 ans interrogés ont reconnu avoir déjà partagé ainsi leurs propres contenus intimes. Cela génère des problèmes d’exploitation ou d’abus sexuels, ainsi que d’extorsion et de coercition sexuelle en ligne.
De telles données doivent pousser à s’interroger avant de mettre un smartphone dans les mains d’enfants et d’adolescents, peu importe que la décision soit prise par conviction ou plutôt par résignation. Elle doit impliquer à tout le moins une certaine vigilance, notamment quant aux risques d’exposition à la pornographie. En la matière, le rôle des parents, premiers éducateurs de leurs enfants, est en effet fondamental. Dès 1993, dans une résolution sur la pornographie, le Parlement européen rappelait que l’intervention des pouvoirs publics n’est que subsidiaire et que le primat de la responsabilité incombe à la famille. […]
L’avortement est un «meurtre» et les partisans de sa légalisation des «assassins»
Alors qu’Emmanuel Macron va célébrer publiquement la liberté garantie du meurtre de l’enfant à naître dans la Constitution, le président argentin Javier Milei a déclaré dans un discours mercredi 6 mars devant des collégiens et des lycéens que l’avortement est un «meurtre» et les partisans de sa légalisation des «assassins».
«Je peux vous le prouver d’un point de vue mathématique, philosophique et libéral».
En Argentine, la loi sur l’avortement a été adoptée en décembre 2020 et mise à l’œuvre en janvier 2021 après un débat agité. Elle prévoit la possibilité d’avorter jusqu’à 14 semaines de grossesse sans avoir à en expliquer les raisons.
Chauve qui peut
Le député LIOT Olivier Serva propose de co-signer une proposition de loi visant à reconnaitre et à sanctionner toute discrimination tenant à la coupe, la couleur, la longueur ou la texture des cheveux d’un individu. Inscrite en semaine de l’Assemblée, elle sera examinée en commission des lois le 20 Mars et en séance le 28 Mars.
Pour ajouter un sou dans la machine des fous, sachez que le ministre délégué chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, à savoir l’inénarrable Aurore Bergé a annoncé qu’
“une mission a été lancée pour construire les indicateurs d’un budget genré : les crédits de l’Etat seront évalués à l’aune de leur incidence sur les inégalités entre les femmes et les hommes, pour engager une réflexion sur l’impact de l’ensemble des politiques publiques en ce domaine”.
Elle a évoqué l’instauration dès le prochain projet de loi de finances de budgets dédiés à l’égalité dans chaque ministère.
Mais que vont en penser ceux qui pensent n’être ni un homme ni une femme ?
Un beau modèle de dissidente pour la Journée des femmes : Joan Andrews-Bell
De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :
Pour cette sinistre Journée des femmes du 8 mars 2024 qui suit et accompagne en France l’inscription de la « liberté » d’avorter dans la Constitution, qu’il nous soit permis de rendre hommage à une femme digne de ce nom. Pour affirmer que tuer l’enfant conçu et à naître n’est pas un droit, elle n’a pas craint pour sa part de perdre sa liberté, d’aller des mois et des années en prison. C’est cette femme emblématique qui, dans les années 80-90, fut l’initiatrice des opérations-sauvetage (rescue) en Amérique : Joan Andrews. Mariée en 1991 à Christopher Bell, elle a eu depuis des enfants, dont un garçon gravement handicapé qu’ils ont adopté. Épouse et mère, elle demeure une exemplaire militante « prolife » encourant aujourd’hui encore de fortes peines d’enfermement comme une indomptable « prisonnière politique », sans doute moins médiatique que Navalny en Occident. Par son action prophétique de témoin de la vie, elle aura certainement permis outre-atlantique ce renversement des esprits jusqu’à celui de l’arrêt Roe c. Wade par la Cour suprême des États-Unis en 2022. Nous réitérons, à peu près dans les mêmes termes, le salut que nous lui adressions dans Le Livre noir de la culture de mort (Renaissance catholique, 2007) en espérant que son courage fasse école en France, en vue d’un même retournement.
Il y eut saint Jean de Mattha et les trinitaires pour le rachat des captifs. Il y eut saint Vincent de Paul et les filles de la charité pour le secours des pauvres. Il y eut saint Jean de Dieu et les hospitaliers pour nos seigneurs les malades. Et tant d’autres serviteurs de la charité (1) ! Il faudra bien que d’autres saints se lèvent et des vocations pour la défense de ceux qui peuvent aujourd’hui le moins se défendre, les plus minuscules parmi les petits, les plus vulnérables parmi les plus faibles : ces millions d’enfants à naître condamnés par la « (dé)civilisation de l’avortement ». Oui, il faudra bien aussi de sacrés boucliers pour nos frères humains trop oubliés : les embryons et les fœtus destinés à l’abominable “IVG”. Il faudra des porte-voix pour faire entendre leur cri silencieux. L’amplifier. Le faire retentir dans le monde aux oreilles des avorteurs et des prochoice de tout acabit jusqu’à leur honte et, Dieu aidant, leur repentir. Comme ce fameux docteur Nathanson et bien d’autres ouvriers de la dernière heure…
Aux États-Unis, Joan Andrews a montré la voie de cette nouvelle sorte de chevalerie si nécessaire :
« Je m’emploierai à faire cesser l’holocauste jusqu’à la fin de mes jours, à moins qu’il ne prenne fin de mon vivant. »
Il faut la saluer comme le professeur Lejeune ou le docteur Dor en France, avec tous les « sauveteurs » et les apôtres de la vie qui ont suivi. Le livre qui lui a été consacré en 1990 chez Téqui, Avortement : le cri(me) étouffé, Lettres de prison de Joan Andrews, avec une préface du cardinal Gagnon, donnait à cet égard une dimension nouvelle à tout le mouvement pour la vie.
Quels sont les faits ? En 1986, cette jeune femme catholique du Tennessee, devenue un symbole de la lutte contre l’avortement, est condamnée à cinq ans de prison pour avoir tenté de débrancher une machine à succion dans un avortoir et avoir refusé d’exprimer le moindre remords :
« Je ne pourrais pas promettre de ne pas sauver la vie d’un enfant, pour moi c’est quelque chose de scandaleux », répondit-elle au juge.
Du coup, ce dernier lui infligea le maximum de la peine, le double de ce que prévoit la jurisprudence, plus que certains grands criminels… Le cri(me) étouffé, ce sont ses lettres de prison. Un bouleversant témoignage de foi et de courage :
« Être ici en tout premier lieu à cause de l’humanité que nous partageons avec les enfants à naître, et avoir le privilège de faire pénitence pour le péché d’avortement est matière à action de grâce permanente. »
Le « cri silencieux » que Joan veut répercuter jusqu’au sacrifice de sa liberté, voire de sa vie, c’est celui de cet enfant qu’on avorte, photographié et filmé pour l’histoire, à l’heure de son supplice par Nathanson ; et de tous ceux à son image, auxquels on refuse malgré tout le droit de vivre (2). En effet, indignée par l’absence ou l’insuffisance de réactions des autorités religieuses depuis la légalisation de l’avortement, Joan Andrews a décidé de se vouer au sauvetage de ces enfants avec lesquels elle s’identifie, acceptant d’être maltraitée à l’exemple du bébé tué dans le sein de sa mère :
« Les petits êtres qui meurent aujourd’hui sont intimement liés aux souffrances, à la mort de notre Sauveur. Il y a là un lien qui ne doit pas être négligé. »
Mystère de la communion des saints.
Face au déni d’humanité, elle a ainsi adopté la stratégie de ce qu’elle appelle la « non coopération » avec la justice (jusqu’en prison), gardant la prière comme seule arme, avec le sourire :
« Nous ne nous attendons pas à ce que les tribunaux fassent justice. Bien plus, nous n’en voulons pas pour nous-mêmes alors qu’elle est refusée à nos bien-aimés frères et sœurs à naître. C’est pourquoi je plaide en faveur d’une vulnérabilité complète et totale en salle d’audience, en refusant de me défendre et d’utiliser toute argumentation légale pour protéger ma propre personne (…). Nous prenons simplement fait et cause à leur place en étant leurs suppléants, selon une logique irrésistible et douloureuse. Ils sont morts pours avoir commis le crime de devoir naître sans être désirés. Nous n’attendons aucune justice d’un système judiciaire qui décrète une telle barbarie et d’un gouvernement qui l’autorise (3). Si le fait d’être indésirable est un crime passible de la peine de mort, le fait d’aimer les indésirables et d’agir en vue de les protéger devrait peut-être être un crime passible de mort. »
Finalement graciée et libérée après deux ans et demi de prison, et une campagne de soutien, elle sera réemprisonnée peu après. Deux semaines plus tard, elle participait de nouveau à un sauvetage à Toronto au Canada. Elle sera arrêtée ensuite de nombreuses fois. Dans les années 90, Claire Fontana, en France, avec La Trève de Dieu, s’inspira de son apostolat, organisant plusieurs sauvetages avec notamment des prêtres, des religieux (Dom Gérard) et même un évêque (émérite), mais aussi des témoins malades du sida (Philippe Humbert, Dominique Morin). Sans, hélas, le même suivi et élan qu’aux USA…
« Par les “opérations-sauvetage”, écrivait Joan Andrews, nous manifestons que nous venons vraiment au secours des personnes en danger de mort. Nous risquons le tout pour le tout, car nos frères et nos sœurs sont menacés… »
Sur un plan plus religieux :
« Notre seule présence convainc souvent une mère ou un père de ne pas tuer leur enfant. Et de plus, notre présence apporte la consolation au Cœur amèrement blessé de Jésus et aux âmes des petits bébés mourants. Il se peut que nous ne puissions pas leur sauver la vie, mais ne pouvons-nous pas plaider en leur faveur ? Et s’ils viennent à mourir comme c’est souvent le cas (que Dieu nous pardonne !), élever en leur nom notre cœur vers Dieu tout-puissant… Ce sera le seul amour humain qu’ils connaîtront sur terre… Prenez l’engagement, je vous en supplie, de consacrer chaque semaine au moins une heure à la prière et au jeûne, dans un camp de la mort. Me voici Seigneur ! Envoyez-moi ! J’irai ! »
Ses lettres de prison sont véritablement un levier pour les âmes affaissées par la terrible banalisation officielle de l’“IVG” légalisée, remboursée et maintenant « sacralisée » dans la Constitution française comme un droit « garanti » pour les femmes et donc un devoir pour le personnel médical, malgré ses multiples répugnances (4) !
« Combien de fois, est-il dit en exergue, un emprisonnement n’a-t-il pas radicalement changé la direction des affaires nationales ou mondiale ? Si l’on effaçait de l’histoire les noms de tous les nobles prisonniers, il n’y aurait plus assez d’énergie spirituelle pour gouverner le monde »,
selon les mots du cardinal Jaime Sin, archevêque de Manille. On songe bien sûr à Mandela sous l’apartheid, mais aussi à Jägerstäter, aux condamnés de La Rose blanche sous le nazisme, à Soljénitsyne, Ogorodnikov, Benda, Havel ou bien ces clercs asiatiques… tous ces héros dissidents des régimes communistes, dont nous parle notamment Rod Dreher dans son livre plus que jamais d’actualité : Résister au mensonge, vivre en chrétiens dissidents (Artège, 2021). Ou encore au cardinal Wyszinski préparant de sa cellule la grande neuvaine nationale qui devait aboutir à la célébration du millénaire de la Pologne catholique et à un véritable printemps spirituel d’où jaillira saint Jean-Paul II…
Puissent l’exemple, le témoignage et le sacrifice de Joan Andrews donner au combat eschatologique pour la vie quelque chose de cette conversion des cœurs qui soulève les montagnes. Il dépend de chacun de nous d’y coopérer en amplifiant comme il se doit ce cri à la fois silencieux et étouffé : « Ce cri vient de Dieu, il faut l’entendre. »
Rémi Fontaine
(1) On pense aussi au cri de détresse de l’abbé Pierre : https://lesalonbeige.fr/ivg-mes-amis-au-secours/
(4) https://lesalonbeige.fr/novembre-dernier-ivg-les-etats-dame-dun-bourreau-ou-dun-abuseur/
Chaque jour, 4 enseignants sont menacés par une arme
Un rapport issu d’une commission d’enquête lancée après l’assassinat de Samuel Paty pointe une «école de la République en danger». 38 recommandations ont été formulées par deux sénateurs.
Les deux sénateurs co-rapporteurs, François-Noël Buffet (LR) et Laurent Lafon (Union centriste) tirent la sonnette d’alarme après plusieurs mois d’enquête, 45 auditions et de nombreux déplacements. Les deux hommes ont déploré une «montée de la violence» dans les établissements scolaires privés et publics, tout en pointant un «décalage entre les chiffres de l’Éducation nationale et la réalité du terrain».
«La façon dont sont présentés les chiffres constitue une minimisation de la réalité». «Les chiffres de l’Éducation nationale nous disent que 0,2% des enseignants des collèges et lycées déclarent avoir été menacés par une arme sur une année scolaire (en 2021-2022, NDLR). Ça peut paraître très faible mais c’est près de 900 enseignants. Soit 4 par jour.»
François-Noël Buffet cite de multiples «formes de pressions et d’agressions», de l’«insulte misogyne» à l’agression physique. En sciences naturelles comme en histoire, de nombreux professeurs font le choix de l’autocensure, face à des parents et des élèves contestant leur enseignement.
«Les chefs d’établissement sont pris à partie directement par les parents, qui surgissent de manière inopinée dans leurs bureaux». «(Il y a aussi) les Conseillers principaux d’éducation (CPE) face à qui les élèves et de plus en plus leurs parents contestent le bien-fondé des sanctions – certains même viennent en rendez-vous avec leurs avocats.»
Autre point soulevé par les sénateurs, l’islam radical, qui «est en train de se banaliser». Ils ont ainsi constaté la multiplication
«de l’usage par certains élèves de la menace proférée à un enseignant de lui “faire une Paty”». «J’ai vu un professeur à la fin de sa journée, (qui s’est réjoui de) “ne pas avoir subi de Paty” aujourd’hui». «Voilà la situation telle qu’elle existe. La montée des revendications identitaires et communautaires, et la manifestation de l’islam radical et de certaines nouvelles formes de spiritualité ne doit pas être ignorée».
Les deux sénateurs ont prôné 38 recommandations, qui sont des pansements sur une jambe de bois (enseignement de la laïcité, tenues, caméras, signature d’une charte…). Il serait peut-être temps de dénoncer l’islam et l’immigration.
« On naît femme… et on le devient »
A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2024, Le Syndicat de la Famille célèbre la femme et affiche le slogan : « On naît femme… et on le devient »
Pour ce 8 mars 2024, Le Syndicat de la Famille lance une campagne de communication qu’il dédie à la femme et rappelle une vérité de base : « on naît femme… et on le devient ».
Faisant allusion et renversant avec humour la célèbre citation de Simone de Beauvoir « on ne naît pas femme, on le devient », Le Syndicat de la Famille souligne que si la femme s’épanouit en effet au fil des années, elle est bien de sexe féminin dès avant sa naissance.
La petite fille devient femme et la société ne peut que se réjouir tant la femme, différente de l’homme, est cruciale pour son équilibre. La femme et l’homme sont égaux et différents. Une affirmation qui doit être rappelée avec insistance.
Le Syndicat de la Famille invite aussi les Français à donner leur avis en participant à la consultation publique « Qui est la femme ? ».
Etre une femme dans l’armée espagnole
Le 16 février 2023, l’Espagne a voté la “loi trans” qui consacre “l’autodétermination du genre”. Depuis, toute personne souhaitant changer de sexe sur ses papiers d’identité peut désormais le faire par simple déclaration administrative, sans avoir à fournir de rapport médical ni apporter la preuve d’un traitement hormonal.
Cette nouvelle législation a été introduite en même temps que les avantages sociaux ont été augmentés pour rendre les carrières dans les forces militaires et de sécurité plus attractives pour les femmes.
Ce qui fait que plusieurs soldats espagnols ont changé de sexe, passant d’homme à femme, pour bénéficier de certains avantages réservés aux femmes : augmentation de salaire de 15%, chambre privée dans la caserne avec une salle de bains privée.
Quel avenir pour Ursula von der Leyen ?
Jeudi à Bucarest, en Roumanie, se tenait le congrès annuel du PPE, premier groupe politique européen, auquel appartient LR. Ursula von der Leyen, seule candidate en lice, a décroché l’investiture de son groupe pour rempiler à la tête de la Commission européenne.
Sur 801 votants déclarés, le scrutin a décompté 499 votes, dont 400 pour et 89 contre, parmi lesquels les 23 élus LR. C’est à se demander pourquoi LR n’a pas présenté un candidat alternatif.
François-Xavier Bellamy a réagi :
«Ce vote est un signe clair : la parole que j’ai tenue n’est pas isolée au sein du PPE, et cela dit aussi que cette parole comptera à l’avenir. Je l’avais annoncé. Il faut savoir aussi que parmi les votes favorables exprimés aujourd’hui, beaucoup attendent de voir ce qui va se passer. Tout se jouera après l’élection européenne, en juin».
L’eurodéputé français et sa délégation de 23 membres, qui étaient la seule à ne pas se lever jeudi à la fin du discours d’Ursula von der Leyen, se considère comme le porte-voix des membres du PPE sceptiques à l’égard de la présidente de la Commission. Néanmoins on voit mal les élus LR soutenir un autre candidat à la tête de la Commission en juin prochain.
Par conséquent le scrutin des européennes en juin pèsera de manière déterminante sur l’avenir de la candidate allemande. Néanmoins, il ne faut pas lui donner plus d’importance qu’elle n’en a réellement : sa politique est guidée par le Conseil européen qui réunit les chefs d’État ou chefs de gouvernement des vingt-sept États membres de l’Union européenne, quatre fois par an, dont deux en juillet et décembre, à la fin de chaque présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Ces sommets entre exécutifs des États membres ont pour but de définir les grands axes de la politique de l’Union européenne. Ils servent également tous les cinq ans à la nomination, à la majorité qualifiée, du président de la Commission européenne, décision ensuite validée par un vote du Parlement européen.
I-Média – Russie/Otan : la guerre des trolls de l’information
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur l’unanimité médiatique concernant la constitutionnalisation de l’avortement.
Le dossier du jour est une étude de la guerre hybride et informationnelle entre les russes et les occidentaux, avec l’usage des trolls, ces faux profils se diffusant sur internet.
Enfin, les pastilles de l’info abordent :
1) La pub de la semaine : Les résultats des Bobards d’Or
2) Les ciseaux de la censure : L’audition de CNews au Sénat
3) Le coup de gueule : L’affiche des JO sans la France
4) Le bon point mainstream : Le succès de la série Shogun
5) Carton rouge : Les clandestins de Mayotte ont la vie de château !
6) Le coup de chapô : Polémique avec Marion Maréchal, Boursorama ne faillit pas !
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Matthieu Lartot.
“L’IVG comme l’euthanasie participent d’une culture de mort.” “Il n’y a pas de liberté dans le mensonge”
Dans le JDD, Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, revient sur les dérives qui entourent la constitutionnalisation de l’avortement :
Sous la bannière de la liberté, toutes les lois sociétales sont aujourd’hui présentes et promues : la liberté garantie par la constitution pour pratiquer l’IVG, la liberté de (se) donner la mort avec l’euthanasie, la liberté de changer d’identité sexuelle… le libéralisme économique investit désormais l’anthropologie. La liberté devient une métaphysique, voire dictature puisqu’il lui revient de décider qui a le droit de vivre ou pas.
Principe d’humanité et droit fondamental, la liberté doit être en premier lieu formée par l’éducation dans son exercice grâce à la connaissance de soi-même et à la transmission de principes de socialité et d’humanité ; et en second lieu, bornée par le droit afin de respecter la liberté d’autrui et l’intérêt général. « Les rives sont la chance du fleuve pour qu’il ne devienne pas marécage » (Holderling). Sans ce cadre, la liberté personnelle peut devenir liberticide pour autrui et soutenir l’inconcevable de mettre fin à la vie d’autrui.
« La Vérité vous rendra libres », dit Jésus dans l’Evangile. Cette Vérité qu’incarne le Christ est celle de la charité. « L’amour est le contenu de toute liberté » (Nicolas Berdiaeff), sa finalité.
N’y a-t-il pas dévoiement de la liberté quand celle-ci justifie la mort de l’enfant à naître ou la liquidation de la personne fragilisée par l’âge ou la maladie ! La liberté génère le mensonge lorsqu’elle s’écarte de son fondement qui est l’amour.
La qualité morale d’une société se juge à l’aune de la place qu’elle offre aux plus vulnérables, et à la défense de la vie humaine depuis son commencement jusqu’à son terme. La liberté ne peut s’arroger le pouvoir de décider qui doit mourir et qui doit vivre. Il n’y a pas de liberté dans le mensonge et la négation de la vie.
Ce mensonge devient un voile épais qui recouvre les réalités de ces deux actes qui attentent à la vie : l’interruption volontaire de grossesse et l’euthanasie. Le refus de considérer les offenses à la vie s’érige alors en droit et taxe de délit toute remise en cause. L’IVG comme l’euthanasie participent d’une culture de mort.
Notre société moderne, toujours prompte à moraliser, se rend-elle compte de la dérive éthique qu’elle produit ? Que dit notre société au plus fragile, aux femmes isolées ou aux malades ?
Il n’y a pas de liberté dans le mensonge, qui veut faire croire que celle-ci transcende et gomme les réalités existantes. La liberté ne peut s’inscrire que dans un regard juste, exigeant, respectueux et compatissant sur ce qui existe. Le mensonge, lui, cache ou maquille le scandale pour le rendre acceptable.
La prétention d’agir librement ne doit pas laisser croire que les actes mortifères sont moralement bons. Si tant de lois sociales destructrices d’humanité sont d’actualité, c’est que notre monde sombre dans le désespoir et que la banalité de l’existence prévaut sur sa beauté.
Seule la vérité nous rendra notre liberté.
La vérité requiert d’abord un regard profond et juste sur ce qu’est la vie humaine, grâce à un œil compatissant sur les plus fragiles, les plus vulnérables et toutes les détresses. La vérité considère par principe que toute vie humaine est inaliénable.
La liberté n’est pas un symbole ou simplement une devise républicaine. Prétendre à la liberté ne suffit pas à la faire advenir. Elle constitue une exigence personnelle pour chacun de nous. Aucune liberté n’existe en dehors de notre disposition à agir pour ce qui est bien, juste, fondé sur la charité et le respect d’autrui.
Une telle liberté porte alors la vie comme une espérance. Comme le dit Charles Péguy,
« L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Dans le futur du temps et de l’éternité. »
Que notre liberté soit exigeante pour admirer et respecter ce qui est. Que notre liberté serve la beauté de la vie et non sa destruction. Que notre liberté aime, protège et espère.
Que notre liberté soit !
Narcotrafic : terrible audition des magistrats du tribunal judiciaire de Marseille au Sénat
Intégralité :
Narcotrafic : l’audition des magistrats du tribunal judiciaire de Marseille au Sénat dans son intégralité pic.twitter.com/rNey8KAY7j
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 7, 2024
Extraits :
Nicolas Bessone (procureur de Marseille) : “le très important recrutement d’immigrés en situation irrégulière par les dealers est un phénomène qui nous inquiète ” pic.twitter.com/SOWURAGzZV
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 7, 2024
“Marseille est devenue une narco-ville” : les magistrats réclament un « plan Marshall » face à un « risque de délitement de l’Etat de droit »https://t.co/dRP3iHDUoO pic.twitter.com/pzVqguUCh3
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 7, 2024
Marion Maréchal : “Je suis l’archétype de l’enfant qui aurait dû être avorté”
Marion Maréchal a donné un entretien à Boulevard Voltaire :
Guerre en Ukraine : Macron, « l’ennemi de la France » (Général André Coustou)
Armel Joubert des Ouches, journaliste reporter au magazine Nexus, a interrogé le général (2S) André Coustou.
L’armée peut-elle désobéir à l’ordre d’un chef d’État ? Qui veut mourir pour l’Ukraine ? Le général André Coustou revient sur les récentes déclarations d’Emmanuel Macron. Le 27 février dernier, en effet, devant les représentants des 27 pays de l’UE, le chef de l’État n’excluait pas l’envoi de troupes françaises sur le sol ukrainien pour tenter de contrer l’avancée de l’armée russe. Cette déclaration avait provoqué un tollé au sein de l’Otan. Pour le général Coustou, cette question de l’envoi de troupes françaises pose la question de la légalité ou non d’une telle opération. C’est ce qu’il fait savoir dans une lettre ouverte publiée sur le site Place d’armes. Pour le général André Coustou, l’ennemi n’est pas Vladimir Poutine mais Emmanuel Macron…
La philosophie scolastique ou la véritable philosophie thomiste oubliée depuis 60 ans
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
A l’heure où l’on se rappelle des 750 ans de la mort de saint Thomas d’Aquin (7 mars 1274), il est important aussi de rappeler l’importance de la philosophie scolastique. Dans les milieux où l’on s’intéresse à la philosophie thomiste, surtout dans les milieux catholiques, il s’est produit un phénomène particulier dans les années 1940 ou 1950. En effet, une partie des philosophes se disant « thomistes » ont abandonné la pratique rigoureuse de cette philosophie, ce qui a causé de la confusion dans l’esprit de 2 ou 3 générations de gens intéressés par le thomisme.
Le but de ce texte est de mettre en garde contre les contrefaçons de philosophie thomiste qu’on pourrait présenter.
Quelle est la vraie nature de la philosophie aristotélico-thomiste ?
Depuis 900 ans, la philosophie aristotélico-thomiste et scolastique se présente sous forme systématique, avec des parties de base comme la logique qu’il faut étudier avant d’entamer le reste. Mais cette manière de présenter la philosophie inspirée d’Aristote est beaucoup plus ancienne et remonte même à Aristote.
En effet, après 3 ou 4 siècles de développement de la philosophie en Grèce, Aristote arrive à une définition précise de la philosophie qui est « la philosophie est la science des premiers principes et premières causes » (cf. Aristote, « Métaphysique », Livre A) et y distingue des parties pour lesquels il a consacré des livres entiers :
• Logique
• Métaphysique
• Psychologie
• Cosmologie
• Ethique
• Politique, etc.
Voici la liste complète des oeuvres d’Aristote :
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92uvres_d%27Aristote
Cette définition et ces parties sont le résultat de 3 ou 4 siècles de réflexions philosophiques. Cela ne vient pas du hasard. Aristote a corrigé ce qu’il a pu chez ses prédécesseurs depuis Thalès de Milet jusqu’à Platon et a laissé pour la postérité un système assez complet, quoique bien sûr pas parfait. Et sa méthode de présentation est « scolastique », dans le sens où elle se présente de manière « scolaire ».
Après Aristote, et pendant 2300 ans, son système a été perfectionné, notamment par des philosophes comme Alexandre d’Aphrodise, Avicenne, Saint Albert le Grand ou Saint Thomas d’Aquin, pour ne citer que les plus importants.
Saint Thomas d’Aquin a aussi suivi l’ordre systématique car il a commenté la plupart des livres d’Aristote :
Après Saint Thomas d’Aquin, cette systématicité a toujours été pratiquée dans les milieux thomistes jusqu’au XXIe siècle.
Il y a deux manières d’étudier la scolastique : l’une professionnelle, et l’autre non-professionnelle. Pour être un professionnel de la scolastique, il faut de toute façon passer par l’université et étudier la philosophie grecque, médiévale, les autres philosophies non-thomistes et après la scolastique contemporaine. Pour ceux qui ne veulent pas devenir des professionnels de la scolastique mais qui en ont besoin pour leur métier, notamment la médecine, le droit et la théologie, il y a soit des cours dans des écoles et instituts, soit les fameux « manuels » de philosophie scolastique.
Que disent ceux qui s’opposent à la méthode scolastique ?
Depuis des siècles, malheureusement, on a critiqué cette méthode qu’on qualifie de « artificielle », « rigide », etc.
Ils affirment qu’avec le temps on se serait éloigné de ce que disaient vraiment Aristote, Thomas d’Aquin, etc. Alors ils proposent de « revenir » à Aristote ou à Saint Thomas d’Aquin, le tout, parfois, sans « tout lire », en suivant « l’esprit » de Thomas et d’Aristote… D’ailleurs souvent ils ne proposent plus d’étudier toutes les parties du système…
Peut-on éviter la présentation scolastique et les manuels?
En réalité on ne peut pas éviter la scolastique. L’une des raisons est tirée de la comparaison avec d’autres disciplines, comme les mathématiques. A l’école, on ne penserait pas faire étudier aux élèves l’arithmétique et la géométrie à partir des textes d’Euclide. Pourquoi ? Parce que ce serait trop compliqué et parce que depuis plus de 2000 ans des manières plus simples et pédagogiques ont été développées… De plus, après Euclide il y a eu d’autres découvertes arithmétiques et géométriques. Il y a donc les fameux « manuels » d’arithmétique et de géométrie qui expliquent de manière méthodique en tenant compte des dernières découvertes. On peut dire la même chose de l’algèbre, car on ne lit pas à l’école les textes d’Al-khwarizmi… Cela n’êmpêche pas de lire Euclide et Alkhwarizmi après pour approfondir nos connaissances mathématiques.
Il en est de même en chimie, physique, droit, etc. La méthode « scolaire » est partout… pourquoi la philosophie échapperait-elle à cette règle ?
On peut lire Aristote, mais cela demande beaucoup de connaissances pour bien le comprendre et il faut des années d’études. Le texte d’Aristote est rude et, quoique assez organisé, contient plein de questions pas résolues. Après Aristote et avant Saint Thomas d’Aquin il y a eu 1300 ans de recherches aristotéliciennes pour interpréter et améliorer son système. Il a fallu plusieurs cultures pour le faire : des Grecs, de Romains, des Juifs, des Arabes. Pour introduire à la philosophie, on ne pouvait pas lire d’un seul coup toutes ces recherches, il fallait donc des manuels qui résument les point essentiels. Bien sûr, si on fait de la philosophie professionnellement, on doit lire aussi ces commentaires aux textes d’Aristote.
Après Saint Thomas d’Aquin, il y a eu encore 900 ans d’améliorations du système et, pour le présenter… il fallait comme ailleurs recourir à des manuels…
Tout ceci était assez naturel et acquis depuis deux millénaires, sauf bien sûr pour les humanistes et autres philosophes qui abandonnèrent complètement le thomisme dès le XVIe siècle. C’est seulement vers 1940 ou 1950 que, étonnement, certains thomistes ont affirmé que la scolastique était un « frein » au développement, qu’il fallait s’ »ouvrir », qu’il fallait « revenir à Aristote », etc… A cause de ces étranges affirmations, 2 ou 3 générations de gens intéressés par le thomisme ont cru qu’on pouvait faire de la philosophie thomiste sans méthode systématique… Ce qui a créé de la confusion chez nombre de gens.
Or, il est très important d’apprendre la philosophie thomiste dans l’ordre!! Sinon, c’est comme si on voulait étudier les mouvements des planètes sans mathématiques préalables…
Que dit le Magistère de l’Eglise Catholique ?
Jusqu’à présent je me suis basé sur des faits historiques et philosophiques que tout un chacun peut vérifier. Et en fait, le Magistère de l’Eglise, se basant aussi sur ces faits, rappelle aussi qu’il faut étudier le thomisme d’une manière systématique, en suivant des chapitres de base comme la logique, la métaphysique, etc. Vous pouvez lire par exemple « Fides et Ratio » de Saint Jean Paul II ou « Humani Generis » de Pie XII pour les plus récentes.
Qu’arrive-t-il si l’on n’étudie pas la philosophie thomiste dans l’ordre ?
Malheureusement cela conduit à énormément de confusions. D’abord, si l’on n’étudie pas bien la logique au départ, qui explique comment faire des démonstrations, on aura de la peine à comprendre et à expliquer la métaphysique, l’éthique, etc.
Depuis les années 1960, une bonne partie des catholiques intéressés par la philosophie ou plus précisément par le thomisme ont eu une approche incomplète voir déformée de la philosophie. Elle a été allégée et on a fait croire à beaucoup qu’on pouvait l’apprendre sans systématicité.
Un exemple malheureux est le cas du Père Marie-Dominique Philippe, fondateur de plusieurs congrégations et dont a beaucoup parlé ces dernières années à causes de certains abus. Il a eu aussi beaucoup d’influence dans le monde philosophique mais malheureusement il a rejeté la méthode scolastique (cf. Lafon M.-C., «Marie-Dominique Philippe – Au coeur de l’Église du XXe siècle», Desclée de Brouwer, https://www.exultet.net/eshop/media/ebooks_samples/L000403-01s.pdf) ce qui a créé énormément de confusion chez nombre de personnes intéressées par le thomisme.
Comment étudier la philosophie scolastique ? Le rôle des manuels :
Le fait le but des “manuels” est d’introduire à la philosophie aristotélico-thomiste à ceux qui étudient la philo de manière non professionnelle, tout en tenant compte des avancées des sciences de leur époque. Ils peuvent aussi aider ceux qui étudient professionnellement la philosophie thomiste. Une fois qu’on les a étudiés, comme le rappellent par exemple les pères Farges et Barbedette dans leur «Cours de philosophie scolastique», on peut toujours explorer les textes d’Aristote et de Saint Thomas d’Aquin, entre autres. Ces manuels sont pas, bien sûr, parfaits.
Pour ceux qui veulent apprendre la philosophie scolastique sans pour autant devenir des professionnels, il y a plusieurs manuels intéressants comme le “Manuel de philosophie thomiste” de Henri Collin.
Le “Manuale di Filosofia Sistematica” du Père Mondin est, à ma connaissance, le dernier manuel aristotélico-thomiste en date. Il a été écrit entre la fin des années 1990 et 2008 à peu près. Il présente le thomisme en tenant compte de la post-modernité, de la bioéthique, de l’informatique, de l’intelligence artificielle et même de la mécanique quantique. C’est une œuvre remarquable, malheureusement n’existant qu’en italien pour l’instant. Le Père Mondin a commencé à l’écrire vers l’âge de 70 ans, après une longue carrière où il a étudié le thomisme, les philosophies non-thomiste et les sciences particulières (exactes et humaines).
En ce qui concerne les manuels en français, les derniers datent d’il y a quelques décennies mais l’essentiel n’a pas changé pour la plupart des sujets: logique, métaphysique, psychologie, éthique, etc. Ils tenaient déjà compte de la science du XXe siècle. Vous pouvez donc encore les lire. Ils sont encore utilisés pour l’enseignement.
Il y a par exemple, en ligne, le Précis de philosophie; en harmonie avec les Sciences modernes de F.-J., Thonard, A.A
Conclusions :
Ce petit texte est là pour vous prévenir afin que vous ne vous fassiez pas avoir par des gens qui vous proposent des philosophies « thomistes » sans rigueur intellectuelle. Lorsqu’on vous propose de telles choses, renseignez-vous bien : si la personne est à la tête d’une organisation et propose de la « philosophie thomiste », a-t-elle vraiment étudié cela à l’université ? Et si oui, la pratique-t-elle de manière systématique ? Connaît-elle la logique, la cosmologie ?
Et même dans les milieux théologiques catholiques, quand on vous propose des « doctrines » et enseignements de type philosophique inspirées du thomisme, posez-vous et posez les mêmes questions…
Abbaye de Cîteaux : 1000 fromages en exclusivité chez Divine Box
Habituellement, à Cîteaux, les moines croulent sous la demande et n’arrivent pas à fournir tous leurs clients (restaurants et crèmeries spécialisées)… Mais ce mois-ci, ils ont quelques fromages en rab, et proposent donc exceptionnellement une vente en exclusivité chez Divine Box.
Objectif : 1000 fromages vendus en ligne, pour une livraison garantie avant Pâques !
Retrouvez les infos et précommandes (jusqu’au mardi 12 mars) sur le site de Divine Box. Vous pouvez aussi partager l’opération à vos proches grâce à ce lien WhatsApp (modifiable avant envoi).
Quelques infos sur le fromage de l’abbaye de Cîteaux
Le fromage de Cîteaux est un fromage 100% monastique, fabriqué par les moines trappistes au sein de leur abbaye, grâce au bon lait de leurs 80 vaches de race Montbéliarde (une des rares races à pouvoir fournir le lait pour les vrais reblochons AOP !).
C’est un fromage de type « Reblochon » (un peu moins gras), moelleux et crémeux, avec un bon parfum de lait et de beurre frais, et un fruité assez développé à dominante florale. L’affinage est de 2 mois minimum dans les caves de l’abbaye, mais les amateurs de fromages de caractère apprécient le laissent volontiers évoluer encore quelques semaines de plus à la maison !
Pour le déguster, il est parfait sur un beau plateau de fromage avec du pain aux noix (ou aux pistaches), ou bien en « Cîteauxflette » ! Et si vous cherchez un vin qui s’accorde parfaitement, on vous recommande le « Lux » blanc ou « Pax » rouge de l’abbaye du Barroux.
Le fromage de Cîteaux a été élu meilleur fromage au concours international de Tokyo, et a obtenu la médaille d’argent au Concours International de Lyon 2020. Bref, c’est du costaud !

Le fromage de l’abbaye de Citeaux “type Reblochon”. © Divine Box
Quelques mots sur l’histoire de l’abbaye de Cîteaux
Tout commence en 1098, quand saint Robert fonde le monastère de Cîteaux, pour lancer une grande réforme monastique qui remet le travail manuel au centre de la journée du moine. Cîteaux, en latin, se dit “Cistercius” : c’est la naissance des… cisterciens ! Pour autant, au départ, c’est un échec…
Il faut attendre 1112 pour qu’arrivent enfin de nouvelles recrues, comme saint Bernard dont l’incroyable charisme suscite des vocations à la pelle. Ils sont ainsi 500 moines en 30 ans, et initient des fondations dans toute l’Europe !
Mais à la Révolution, l’abbaye est démantelée avant de reprendre vie en 1898, grâce à des moines de l’abbaye de Sept-Fons. La communauté devient alors “trappiste”. Aujourd’hui, ils sont 15 moines sur place, à vivre de prières et de travail manuel, avec évidemment la fromagerie à faire tourner et ce, depuis 1925 !

Les moines de l’abbaye de Cîteaux ! ©Ph Maupetit
Affaire Palmade : que cache-t-on derrière la « grossesse » que l’on « interrompt volontairement »
Dans le JDD, Charlotte d’Ornellas analyse le réquisitoire définitif du parquet de Melun dans l’enquête sur l’accident provoqué par Pierre Palmade. Le ministère public réclame le renvoi de l’humoriste devant le tribunal correctionnel pour y être jugé des faits d’« homicide et blessures involontaires aggravés ».
[… ] Dans la voiture brutalement accidentée par le comédien, il y a eu plusieurs personnes gravement blessées et une seule mort : celle d’un fœtus de six mois et demi. Ce fœtus qui d’habitude s’efface dans le débat sur l’avortement, derrière le seul droit des femmes à disposer de leur corps.
Mais derrière les discussions, il y a des vies : invisible dans le débat, cette réalité ne l’est certainement pas dans l’expérience de la plupart des femmes qui ont recours à l’avortement la mort dans l’âme, qui en pleurent ou se murent dans le silence parce que cette douleur ne trouve aucune oreille pour s’exprimer. Car ces femmes existent aussi, sans que personne s’en soucie jamais, en pensant pourtant les défendre.
Cette femme, victime de Pierre Palmade, n’a aucun doute : elle a perdu sa « fille ». Personne, dans ce moment de compassion et d’émotion, n’a eu l’idée de confondre ce petit être niché en son sein avec son propre corps de femme, personne n’a osé lui répondre qu’il n’y avait pas de vie, ou qu’elle venait de perdre un amas de cellules… Palmade lui-même n’élude pas cette réalité devant le juge d’instruction :
« Je suis responsable de la mort d’un enfant […] Mon accident a tué ce bébé dans son ventre. Qu’il soit mort avant ou après l’accouchement, le résultat est le même, c’est de ma faute. »
C’est sans doute la raison pour laquelle le parquet a décidé de poursuivre pour « homicide involontaire aggravé ». Au risque de provoquer des débats interminables. Parce que la défense de l’avortement exige une prudence terrible en matière de droit : une expertise médicale, réclamée pendant l’instruction, avait conclu à la mort de l’enfant in utero, avant l’accouchement que l’accident avait provoqué. Et cela le prive, au moins selon la jurisprudence actuelle, du statut juridique d’être vivant, et donc de victime potentielle d’homicide volontaire ou involontaire.
Le parquet le sait d’ailleurs, et le précise :
« en application de la jurisprudence de l’assemblée plénière de la Cour de cassation, l’incrimination prévue par l’article 221-6 du Code pénal et réprimant l’homicide involontaire d’autrui devrait être écartée. »
Mais le parquet insiste pourtant en évoquant la « viabilité » de l’enfant à naître, son poids, et le lien direct entre l’accident et la mort in utero de l’enfant.
« Les observations déposées par le conseil [de la mère] et relatives à l’octroi de la personnalité juridique à l’enfant viable, statut lui permettant d’être protégé par le droit pénal, méritent un débat devant la juridiction de jugement », développe en effet le parquet de Melun, faisant droit à une demande déposée par l’avocat des victimes, maître Mourad Battikh. Et de rappeler qu’un tribunal du sud de la France avait déjà condamné un chauffard pour homicide involontaire, dans les mêmes circonstances et malgré la jurisprudence de la Cour de cassation.
Si la décision finale sur la qualification des faits revient désormais à la juge d’instruction, le débat s’impose pourtant à chaque conscience. Et il n’est pas nouveau. Qu’est-ce que l’embryon ? Comment définir un fœtus ? Interrogée à ce sujet par une mère avortée par erreur, et contre son gré, la CEDH avait répondu en 2004
« qu’il n’est ni souhaitable, ni même possible actuellement de répondre dans l’abstrait à la question de savoir si l’enfant à naître est une “personne” au sens de l’article 2 de la Convention ».
À l’inverse, la Cour de cassation accorde depuis 2008 la possibilité de déclarer les fœtus nés sans vie à l’état civil, indépendamment du terme et de la viabilité. Mais qu’inscrit-on à l’état civil sinon une personne ? Un être ? Une vie ? Un être en puissance ? Une « pièce anatomique », comme le disait auparavant le droit ? Rien ? Quelque chose ?
La justice peine à répondre à cette mère avortée par erreur, à ces parents qui pleurent de l’inexistence de leur enfant après une fausse couche, à cette mère qui perd son enfant dans un accident de voiture, parce qu’elle sait que la réponse aura des conséquences. Si elle reconnaît l’homicide involontaire sur un fœtus, alors qu’est-ce que l’avortement ? La seule « viabilité » définit-elle une nature ou un degré de développement ? Peut-on raisonnablement parler de vie et de personne dans un cas, et nier leur existence dans l’autre ? Peut-on croire que la réalité biologique de ce qu’est l’embryon ou le fœtus dépend uniquement du désir de la mère sur lui ?
En 1975, Simone Veil a affronté cette réalité. C’est pourquoi elle parlait de « drame » qu’il fallait à tout prix « éviter », et qu’elle espérait que les « générations futures » se battraient pour choisir la « vie ». C’est pourquoi aussi, elle accordait une clause de conscience au personnel médical qui ne devrait « jamais » être obligé de poser un tel acte contre sa propre conscience. Au fil des années, la réalité du drame s’est effacée devant la revendication progressiste de l’émancipation de la femme : le drame est devenu droit, droit fondamental, droit constitutionnel.
Mais une question demeure, qui hante des consciences, affaiblit ou détruit des couples, indispose des médecins, épuise des gynécologues, blesse des infirmières, fait pleurer des mères : que cache-t-on derrière la « grossesse » que l’on « interrompt volontairement » ? Quelle différence fondamentale y a-t-il entre un fœtus de 12 ou de 14 semaines ? Voire de 15 ou 22 dans le pays d’à côté ? Pourquoi est-ce interdit d’avorter à 32 semaines, à moins qu’un handicap soit décelé ? Pourquoi est-ce émouvant de montrer une échographie à une future mère et maltraitant de le faire avec celle qui a décidé d’avorter ? Quelle différence de réalité ?
Est-ce vraiment libérer la femme que d’interdire ce débat et de la laisser seule en face d’une réalité que tout son être décèle pourtant ? Il est inutile de nous déclarer libres et fiers si nous sommes incapables d’affronter ces questions et d’y répondre comme des adultes : en assumant nos responsabilités.
“Tout le monde devra participer au redressement des comptes publics”, sauf les nantis du régime
“Tout le monde devra participer au redressement des comptes publics”, a assuré Bruno Le Maire à l’Assemblée nationale.
Tout le monde sauf…
- l’Elysée qui va garder ses 11% d’augmentation pour cette année.
- l’Assemblée nationale qui va conserver ses 6% de hausse.
- le Sénat (+2%)
- le Conseil constitutionnel (+34%)
Les députés et les sénateurs se sont récemment octroyés une rallonge mensuelle de 300€ et de 700€…
Une austérité “pour tout le monde” bien sélective tandis que les droits se réduisent et la précarité augmente.
Le gouvernement veut réduire les dépenses liées à la Sécurité sociale, ce qui inquiète les patients souffrant d’affection longue durée pic.twitter.com/ymcOZKw5Md
— BFMTV (@BFMTV) March 7, 2024
La future légalisation de l’euthanasie entre dans cette logique d’économies…
Le député Véronique Besse porte plainte après avoir été insultée en raison de son vote sur l’avortement
Véronique Besse, élue divers droite en Vendée, a annoncé entamer une procédure judiciaire après un tweet injurieux concernant sa position contre l’inscription de l’avortement dans la Constitution.
Dans un message publié sur X (ex-Twitter), elle a expliqué les raisons de son vote. Parmi elle, «le droit à l’avortement n’est pas du tout remis en cause dans notre pays», ou encore «parce que la Constitution n’a pas vocation à inscrire l’ensemble des libertés dont on dispose dans la loi». Cette prise de position lui a valu cette remarque :
«Je dis pas que les guerres de Vendée ont été un franc succès, mais l’extinction de certaines lignées aurait été profitable».
Haine en ligne et atteinte à la mémoire vendéenne : j’ai décidé d’entamer une procédure judiciaire.
Cette incitation à la haine ne doit pas rester impunie ! pic.twitter.com/TtNskps5QS
— Véronique Besse (@veroniquebesse) March 5, 2024
«Il sous-entend que je n’aurais jamais dû naître», déplore auprès du Figaro la parlementaire. Elle se dit d’autant plus offusquée qu’elle s’est renseignée sur son identité. «On sait qui c’est. C’est un avocat fiscaliste». Ces propos, supprimés depuis par son auteur, vont conduire Véronique Besse à engager une action en Justice.
«La liberté d’expression, bien que droit inaliénable, doit se pratiquer dans le respect d’autrui et n’autorise en aucun cas les attaques personnelles dont les élus sont trop souvent victimes, ni les outrages qui bafouent notre mémoire collective».
«C’est un affront à la mémoire du génocide vendéen, qui est quand même une période douloureuse pour la Vendée». «On ne peut pas insulter la mémoire des Vendéens».
Les vieux ne comptent pas pour des prunes
Face au jeunisme ambiant, y compris dans l’Eglise, Natalie Saracco vient de publier un ouvrage sur cette dernière étape de la vie, celle où tout se joue.
Après les Tables de la Loi inscrite dans le marbre de la foi, voici “l’étable” de la fange inscrite dans la constitution d’une France qui renie Dieu. Petit problème, c’est qu’en voulant “tuer” Dieu, l’Homme s’assassine lui-même. C’est pourquoi il est essentiel que tous les chrétiens (et les hommes et femmes de bonne volonté) soient solidaires pour défendre la vie coûte que coûte et cela, à toutes les étapes de l’existence : De l’embryon dans le ventre de la maman en passant par l’âge “adulte” jusqu’à la fin de vie. La défense de la Vie concerne chaque période de celle-ci. Aujourd’hui, il s’agit de l’avortement, “du massacre des innocents”, demain, ça sera l’euthanasie pour tous et particulièrement pour les vieux, les handicapés et tous ceux que la société fait passer pour être un poids au regard d’une humanité déshumanisée, désenchantée, complètement paumée. Une humanité qui se cherche à l’envers (ou plutôt, qui se fuit). Avec en prime, afin d’ “agrémenter la culture de mort”, le suicide assisté. Bref, “Dame Faucheuse” mange à tous les râteliers ! En protégeant nos ainés, c’est toute la chaine de la Vie que nous protégeons. En commençant par la fin. Ou plutôt, par “le commencement” : Sans papa, sans maman et sans pépé et mémé, nous ne serions pas.
Tous ensemble pour la Vie et contre l’hérésie du monde !
En avant les vieux et les pas vieux.
Le gouvernement et la grande majorité des parlementaires transforment les essais de l’extrême gauche
Philippe Fontana, avocat au barreau de Paris, écrit dans Valeurs Actuelles :
Le symbole est la source productrice du pacte entre les vivants. Mais comment lui trouver une place dans un texte qui régit l’organisation des pouvoirs publics ? L’esprit originel de la Constitution de 1958, défini par le général de Gaulle, notamment dans sa conférence de presse du 31 janvier 1964, était « la nécessité d’assurer aux pouvoirs publics l’efficacité, la stabilité et la responsabilité ». Les objectifs de la Constitution semblent avoir aujourd’hui changé, notamment du fait de ceux qui en sont les gardiens. La finalité que lui assigne le Conseil constitutionnel sur son site l’illustre :
« La Constitution n’a pas pour unique objet de déterminer la forme de l’État, d’organiser les institutions et de déterminer les règles de production des normes. La Constitution est un acte fondateur par lequel une société se constitue une identité et décide de l’ordre sociétal voulu. »
À cette aune, la liberté d’avorter, voire le “droit à l’IVG”, trouve sa place dans une Constitution revisitée par l’air du temps. L’adoption à une écrasante majorité, le 4 mars 2024, par le Congrès (réunissant l’Assemblée nationale et le Sénat) du projet de loi constitutionnel sur l’IVG en est la preuve. L’article unique de ce texte ajoute à l’article 34 de la Constitution (qui énumère les matières réservées au législateur) que « la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Non avenu, le rapport sénatorial qui estimait cette constitutionnalisation « inopportune et inutile ». Évanouis, les propos du président du Sénat pour qui « la loi fondamentale n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux ». Oublié, le fait que Simone Veil, en sa qualité de présidente du comité de réflexion sur le préambule de la Constitution réuni en 2008, n’avait pas souhaité amender la Constitution en matière sociétale.
Qu’importe si aucun des partis politiques représentés au Parlement ne veut remettre en cause la loi de 1975. Celle-ci a été modifiée dans un sens toujours plus libéral par des majorités toujours plus conséquentes. En 2014, la notion de “détresse de la femme”, pilier du texte de 1975, disparaît. Depuis 2001, une mineure peut recourir à l’IVG sans l’autorisation d’un adulte. Son remboursement est total depuis 2013. Le délai obligatoire de réflexion d’une semaine est supprimé en 2016. Le délai de gestation au-delà duquel une IVG devient illégale est sans cesse repoussé : en 2001 il passe de dix à douze semaines ; en 2022, à quatorze semaines.
La formulation adoptée par le Congrès, malgré l’ambiguïté introduite par le mot “garantie” , va beaucoup moins loin que les précédentes propositions de loi constitutionnelles, déposées par La France insoumise et les écologistes en 2022 et 2023, qui instituaient un droit inconditionnel à l’IVG. La liberté garantie à la femme de recourir à l’IVG devrait donc être conciliée avec les autres exigences constitutionnelles, notamment la clause de conscience des personnels soignants et la dignité de la personne humaine (laquelle interdit un avortement de convenance passé un certain stade de gestation).
La nouvelle disposition constitutionnelle consacre néanmoins la victoire du symbole. En ce sens, le gouvernement et la grande majorité des parlementaires transforment, en mars 2024, les essais de l’extrême gauche depuis deux ans.
L’OQTF du jour
Un passager du TER reliant Strasbourg à Bâle a agressé une femme au couteau, lui reprochant… les pleurs de son bébé (si l’Etat constitutionnalise l’avortement c’est pour éviter d’entendre les pleurs des bébés, n’est-ce pas ?). Un autre occupant, ayant voulu s’interposer lors de l’agression, a également été touché.
L’agresseur est un Palestinien de 54 ans en situation irrégulière. Il a été interpellé mardi 5 mars à proximité de la gare de Mulhouse et placé en cellule de dégrisement en attendant sa garde à vue.
Avortement : “malgré ce revers, nous avons encore beaucoup de choses à faire”
Discours de Jean-Frédéric Poisson à la manifestation contre la constitutionnalisation de l’avortement à Versailles :
L’Etat cherche à faire des économies mais augmente le tarif des avortements
Alors que le ministre délégué aux Comptes publics est venu à l’Assemblée nationale présenter l’annulation de dix milliards d’euros de crédits de l’Etat pour 2024 et a annoncé qu’en 2025 il faudra faire des économies d’« au moins 20 milliards d’euros », et non pas 12 comme envisagé jusqu’ici, le gouvernement s’est engagé « en même temps » à donner 3 milliards d’euros à l’Ukraine en 2024.
Par ailleurs, le ministre de la Santé a annoncé une augmentation de 25 % du tarif de l’avortement pour les soignants afin de les encourager à pratiquer cet acte qui n’a rien de médical. Un arrêté, publié samedi 2 mars, avait été signé pour revaloriser de 25 % les tarifs de l’IVG, remboursés par l’Assurance maladie. Ce pourcentage n’avait pas évolué depuis 2016.
Programme d’éducation sexuelle : les parents encore oubliés
Le syndicat pour la famille a analysé le projet de l’Education nationale :
Le projet rendu public par le Conseil supérieur des programmes ce 5 mars 2024 comporte des améliorations sur un sujet sensible et qui mérite la plus grande prudence. Cependant, pour lever le caractère ambigu du texte, l’implication renforcée du lien entre l’école et les familles sera indispensable pour respecter la mission d’éducation propre aux parents. Les Français y sont particulièrement attachés puisque, selon un récent sondage Ifop[1], 6 sur 10 estiment que c’est aux parents que revient d’abord la responsabilité de parler d’amour et de sexualité aux enfants. Seuls 8% des Français pensent que c’est le rôle de l’école.
Le projet de programme a le bon sens d’être progressif, en prévoyant une éducation affective et relationnelle du CP au CE2,avant d’y ajouter une éducation à la sexualité à partir du CM1.Cependant, cette distinction nouvelle ne précise pas suffisamment qu’aucun contenu sexuel stricto sensu ne doit être abordé jusqu’en fin de CM2. En outre, compte-tenu des étapes du développement de l’enfant et des différences importantes de maturité d’un enfant à l’autre, le CM1 est clairement trop précoce pour y commencer une forme d’éducation à la sexualité. 70% des Français considèrent de fait que la sexualité ne doit être abordé à l’école qu’à partir de 13 ans.
Le texte comporte néanmoins des notions constructives très importantes pour les élèves : respect de l’intimité, respect de soi et de l’autre, sens des corps féminin et masculin, acceptation des bouleversements lors de la puberté, capacités procréatives, réflexion sur les sentiments, distinction entre l’amitié et l’amour, sens des responsabilités, maîtrise de ses pulsions, etc. Enprolongeant et précisant la circulaire de 2018 sur l’éducation à la sexualité, le texte apporte donc des éléments positifs et réduit moins la sexualité à un simple exercice physique et des dangerssanitaires.
Les parents, grands oubliés du projet
Pour Le Syndicat de la Famille, les parents sont les grands oubliés. Leur rôle n’est qu’évoqué en quelques mots, alors même que l’éducation affective et relationnelle et à la sexualité est avant tout de leur ressort. Les parents sont les premières « personnes de confiance » pour les enfants. Ce sont eux qui disposent de l’autorité parentale qu’ils délèguent, en partie, à l’école. Le code civil et le code de l’éducation rappelle à maintes reprises l’obligation du respect de l’éducation parentale. L’article 111-1 du Code de l’éducation, al. 1er, précise ainsi que « l’école se construit avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale. Elle s’enrichit et se conforte par le dialogue et la coopération entre tous les acteurs de la communauté éducative ».
Assumer la différence des sexes
Il est en outre recommandé, dès la moyenne section de maternelle, d’expliciter « les assignations de rôle et les stéréotypes perceptibles ». Il est même demandé de faire « réfléchir sur leur possible inversion, en lien avec les modèles exprimés par les enfants »[2].
Au lieu de cette approche complexe et négative, potentiellement déstabilisatrice pour les tout-petits, il serait beaucoup plus efficace pour l’égalité des sexes, et bien moins caricatural et idéologique, de mettre en valeur les filles et les garçons, de s’en tenir à ce qu’ils ont en commun et à ce qui est différent, de valoriser chacun d’eux.
Hélas, la façon globale et systématiquement dénonciatrice d’aborder les stéréotypes de genre constitue une pression délétère sur la construction de l’imaginaire chez les tout-petits par sa condamnation de tous les signes extérieurs de féminité et de masculinité.
Cette approche contre-productive se retrouve malheureusement tout le long du projet de programme.
Eviter tout risque de dérives
Le Syndicat de la Famille s’inquiète également qu’une marge de manœuvre très importante soit laissée pour la mise en œuvre du programme : les acteurs (directeurs d’établissement, enseignants, CPE, infirmières scolaires, associations agréées…) ne sont pas des spécialistes du développement cognitif, affectif et psychique de l’enfant, autant de connaissances et compétences pourtant incontournables en la matière. Le projet de programme laisse la porte est ouverte à de graves dérives consistant à imposer aux élèves une vision et des préoccupations d’adultes et ce, par définition, sans leur consentement, puisque cette éducation affective et relationnelle et à la sexualité est obligatoire.
S’engager clairement contre la pornographie et ses ravages
En ce qui concerne les réseaux sociaux, dont l’impact négatif sur les enfants et les adolescents est relevé chaque jour davantage par le corps médical, Le Syndicat de la Famille salue un effort réel de ce projet de programme pour en dénoncer les dangers. En revanche, le désastre de la pornographie, son image avilissante de la relation amoureuse et de la femme, n’est abordé qu’en classe de 4e, beaucoup trop tardivement. Il est pourtant de notoriété publique que les élèves y sont confrontés nettementplus jeunes et que les scènes visionnées constituent un véritable traumatisme et abîment fortement leurs futures relations amoureuses.
