Aux armes, chrétiens !
Du père Danziec dans L’Homme Nouveau :
[…] L’occasion nous est donnée en ce mois de nous rappeler que le Rosaire est une « arme ». Qu’il peut créer des brèches de lumière insoupçonnées parmi les nuages noirs qui menacent l’Église et la France. Prière litanique, elle permet à l’âme de prier quasi instinctivement, presque sans le savoir. La répétition d’une formule appartient à l’art de prier de tous les temps. Telle une houle qui berce autant qu’elle accompagne le navire qui cingle vers le large, le Rosaire stimule en même temps qu’il apaise et le cœur, et le corps, et l’esprit.
Ainsi, l’enchaînement des Ave Maria se fixe pour objectif de nous rendre victorieux dans la bataille de l’existence. Dom Gérard aimait à dire à ses moines que « la récitation du Rosaire consiste moins à instruire qu’à capter et soutenir un mouvement de l’âme ». Du jeune clerc au vieux prélat, du chômeur au chef d’entreprise, de l’écolier à l’étudiant : le Rosaire unit tous les baptisés. Surtout il a pour grande vertu de maintenir le regard de chacun vigilant sur les dangers et l’esprit de tous combatif sur le terrain. Aux armes, donc. À nos chapelets !
Henri d’Anselme, le héros d’Annecy pousuit son tour de France des cathédrales
Quelques jours après avoir fait une pause dans son périple, à l’occasion de la soirée des Eveilleurs, Henri d’Anselme, le « héros d’Annecy », est interrogé sur RCF et Radio Fidélité, lors de son passage à Angers dans le cadre de son tour de France des cathédrales. Interrogé sur l’évènement d’Annecy auquel il a été confronté, l’homme au sac à dos ne parle ni d’héroïsme ni de courage mais d’une « disposition d’esprit » forgé par l’éducation reçue de ses parents et par le scoutisme. Un magnifique témoignage plein de courage, de beauté, de foi et d’espérance sur les radios chrétiennes des Pays de la Loire.
L’avortement au cœur de la campagne électorale en Pologne
Le 15 octobre se tiendront les élections législatives en Pologne. L’opposition libérale conteste la politique du gouvernement de droite au pouvoir depuis 2015. Parmi les promesses de l’opposition, menée par Donald Tusk, ancien Premier ministre et ex-président du Conseil européen : faciliter l’avortement. En effet, depuis 2020, le gouvernement polonais a restreint les conditions d’accès à l’avortement aux seuls cas de viol, inceste et danger pour la santé ou la vie de la mère. Donald Tusk a déclaré vouloir rétablir l’autorisation de l’avortement jusqu’à douze semaines. Le scrutin prendra des airs de référendum.
Les Polonais éliront les 460 députés qui composent la Chambre basse du parlement, la Diète, ainsi que 100 sénateurs. Les élections voient s’opposer cinq grandes coalitions :
- Le parti national-conservateur Droit et justice (PiS), qui domine la coalition nommée Droite unie et dirige actuellement le gouvernement polonais
- la Coalition civique (KO), dont le principal parti est la Plateforme civique (PO), présidée par Donald Tusk, ancien Premier ministre polonais et président du Conseil européen.
- la Gauche se présente comme une coalition social-démocrate,
- la Troisième voie est une autre formation centriste avec quelques divergences par rapport à la KO.
- Confédération est une alliance protéiforme de droite, anti-système.
Des sondages donnent 38 % des suffrages à la coalition Droite unie, devant la Coalition civique (KO), donnée à 30 %. Suivent les trois autres coalitions, dans un mouchoir de poche : la Gauche (10 %), la Troisième voie (10 %) et Confédération (9 %).
CEDH : la Turquie a exproprié illégalement un monastère édifié au IVe siècle
De Nicolas Bauer sur l’ECLJ :
Le monastère Mor Gabriel (Saint-Gabriel) est l’un des plus anciens monastères du monde, situé à Midyat (Sud-Est de l’Anatolie) où il fut édifié au IVe siècle. Il conserve notamment une bibliothèque de manuscrits anciens exceptionnelle. Il est géré par une fondation syriaque orthodoxe. Le monastère, dont le domaine s’étendait autrefois sur un territoire très vaste, a été progressivement spolié. Les autorités turques l’ont notamment exproprié d’une partie d’un cimetière syriaque orthodoxe, situé à une trentaine de kilomètres du monastère. Cette parcelle a fait l’objet d’une longue procédure judiciaire entamée en 2008.
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a enfin tranché en faveur du monastère, dans l’arrêt Fondation du monastère de Mor Gabriel à Midyat c. Türkiye (n°13176/13), rendu le 3 octobre 2023. La CEDH, à l’unanimité, a condamné la Turquie pour violation du droit de propriété de cette fondation. Elle a toutefois refusé d’examiner séparément les griefs fondés sur le droit à la liberté de religion, l’interdiction de la discrimination et le droit à un procès équitable.
Cette expropriation par la Turquie est un symbole. La communauté syriaque orthodoxe a enterré ses morts dans ce cimetière. Elle avait notamment été meurtrie par le génocide assyrien, qui a fait des centaines de milliers de morts entre 1915 et 1918. Ce génocide a eu lieu dans l’Empire ottoman dans le même contexte que le génocide arménien et celui des Grecs pontiques. Ces génocides sont niés par l’actuel Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdoğan.
Une victoire en demi-teinte à la CEDH
Le jugement de la CEDH est certes une nouvelle victoire pour les communautés chrétiennes de Turquie, mais une victoire en demi-teinte car la CEDH ne condamne pas la Turquie à restituer la parcelle de cimetière, comme le demandait le Monastère, ni même à l’indemniser. La CEDH se limite à « [considérer] que le moyen le plus approprié de redresser [cette violation] serait, en principe, la tenue d’un nouveau procès ou une réouverture de la procédure ». Autant dire que cette condamnation de la Turquie revient en pratique à condamner le Monastère à retourner dans les méandres infinis de la justice turque, dont la procrastination et la mauvaise volonté sont légendaires lorsque les droits des chrétiens sont en jeu.
L’ECLJ a suivi cette affaire depuis le début et soutient la Fondation du monastère de Mor Gabriel. Il sera attentif à l’exécution de ce jugement par la Turquie.
Un vieux cimetière syriaque orthodoxe
La Fondation du monastère Mor Gabriel possédait d’une manière effective et ininterrompue le cimetière litigieux. Cependant, cette possession n’a jamais été formellement reconnue ni par un titre de propriété, ni par une décision cadastrale car elle était bien antérieure à l’existence de l’État turc et du cadastre (qui reste très imparfait). D’une part, avant 1913, le système juridique ottoman en vigueur interdisait aux fondations non musulmanes de posséder un bien en leur nom propre. Il fallait donc que ces biens soient enregistrés comme propriétés d’individus (laïcs) membres de ces communautés. D’autre part, en 1985, un acte administratif a inscrit le cimetière au registre foncier comme appartenant au Trésor public. Malgré les démarches juridiques et judiciaires menées depuis un siècle, la fondation syriaque orthodoxe n’a jamais obtenu que la propriété lui soit reconnue sur l’ensemble du cimetière.
La CEDH s’est contentée de porter son analyse, et son jugement, sur le seul volet procédural du droit de propriété. Elle a considéré que « le tribunal du cadastre ne s’est pas penché sur la destination que la parcelle [litigieuse] avait (…), ni sur la question de savoir si [la Fondation du monastère de Mor Gabriel] avait ou non exercé une possession continue sur ce bien » (§ 59). Or, « les témoignages recueillis (…) indiquaient notamment que les quatre biens en question constituaient initialement un tout et qu’ils étaient utilisés par la fondation requérante comme cimetière pour la communauté syriaque de la région » (§ 59). La CEDH a fait le même reproche aux autres juridictions turques s’étant penchées sur ce litige.
La CEDH a constaté une violation du volet procédural du droit de propriété et ordonné à la Turquie de verser 5 000 euros pour dommage moral et 7 000 euros au titre des frais et dépens à la Fondation du monastère Mor Gabriel. La Turquie devra aussi surtout, en exécution de cet arrêt, rouvrir la procédure judiciaire dans le respect des garanties procédurales exigées par la CEDH.
Une violation systémique des droits des chrétiens
Il est regrettable que la CEDH ait refusé d’examiner l’affaire sous l’angle de l’article 14 de la Convention européenne, qui interdit les discriminations. La Fondation du monastère de Mor Gabriel estimait que son expropriation était discriminatoire, en raison de sa religion chrétienne. Il aurait été intéressant que la Cour se penche sur cet aspect du problème, d’autant que ce n’est pas la première fois que la CEDH condamne la Turquie pour des expropriations de communautés chrétiennes.[1] Ces violations révèlent plus profondément un but inavoué et constant de l’État turc : confisquer les biens des chrétiens.
Plus globalement, bien que la Constitution turque reconnaisse officiellement la Turquie en tant qu’État laïc, les non-musulmans sont dans la pratique traités par l’administration comme des citoyens de seconde zone, par diverses discriminations. À titre d’illustration, les exigences imposées aux églises concernant la construction de lieux de culte sont discriminatoires. Ainsi, contrairement aux musulmans, les chrétiens sont en général tenus d’acheter au moins 2 500 m2 de terrain pour construire une église et ils n’ont pas l’autorisation d’avoir des lieux de culte en certains lieux. Par ailleurs, les églises sont régulièrement l’objet d’actes de vandalisme dont les auteurs sont rarement recherchés et poursuivis.
En outre, les patriarcats orthodoxes ne sont pas reconnus comme personnes morales. Ils sont donc à la recherche d’une reconnaissance juridique et de droits propres en tant que patriarcats et non par le biais de la création de fondations[2]. L’absence de personnalité morale des communautés religieuses est en pratique une discrimination contre les religions non-musulmanes.
La surveillance de l’exécution du jugement
Le précédent jugement de la CEDH condamnant la Turquie pour l’expropriation d’une fondation chrétienne date de novembre 2022 (Fondation de l’Eglise Grecque Orthodoxe Taksiarhis de Arnavutköy c. Turquie, n°27269/09). La CEDH avait donné raison à une fondation de la communauté orthodoxe grecque de Constantinople dans une affaire dans laquelle l’ECLJ était tierce-partie. Ce précédent jugement n’a pas encore été suivi d’effets. Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe attend toujours que la Turquie lui envoie son plan ou bilan d’action. Dès réception, le Comité des Ministres pourra remplir sa mission de surveillance de l’exécution de ce jugement de la CEDH. L’ECLJ aidera alors le Comité des Ministres dans cette mission, en intervenant dans la procédure.
À la suite de l’arrêt Fondation du monastère de Mor Gabriel à Midyat c. Türkiye, l’enjeu est le même pour l’ECLJ : s’assurer que la Turquie exécutera le jugement. Le Comité des Ministres considère actuellement que 459 arrêts contre la Turquie sont non-exécutés ou partiellement exécutés, dont 129 rendus il y a plus de dix ans. La Turquie est l’État le plus condamné par la CEDH, suivi de près par la Russie. L’arrêt donnant raison à la Fondation du monastère de Mor Gabriel s’ajoute à la liste d’environ 3 500 condamnations de la Turquie depuis la fondation de la CEDH en 1959.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’exécution de l’arrêt du 3 octobre 2023 n’est pas un combat perdu d’avance. Il s’agira cependant d’être patient. C’est la conclusion que l’on peut tirer de l’exécution de cinq arrêts condamnant la Turquie entre 2007 et 2010 pour avoir violé le droit de fondations chrétiennes au respect de leurs biens. C’est seulement en décembre 2019, soit une dizaine d’années après, que le Comité des Ministres a considéré que ces cinq arrêts avaient été exécutés. L’ECLJ, engagé depuis longtemps sur ce sujet, était intervenu en 2008 en tant que tierce-partie dans l’une de ces affaires à la CEDH : Fener Rum Patrikliği (Patriarcat œcuménique) c. Turquie.
La Turquie sortira-t-elle de la CEDH ?
La relation entre la Turquie et le Conseil de l’Europe s’est néanmoins dégradée depuis les années 2010, du fait de la dérive islamiste du régime de Recep Tayyip Erdoğan. La Turquie a réduit drastiquement sa contribution au budget du Conseil de l’Europe, favorisant sa crise financière, tout en construisant un consulat monumental juste à côté de la CEDH. M. Erdoğan, dans son discours d’ouverture de la session du Parlement turc le 1er octobre 2023, a indiqué sa volonté de ne plus « respecter » les décisions de la CEDH, ni même de les lire.[3] Certains observateurs considèrent que la Turquie pourrait bientôt quitter le Conseil de l’Europe, et donc aussi la CEDH.
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[1] CEDH, Fener Rum Erkek Lisesi Vakfi c. Turquie, n° 34478/97, 9 avril 2007 ; Yedikule Surp Pirgiç Ermeni Hastanesi Vakfi c. Turquie, n° 36165/02, 16 mars 2009 ; Samatya Surp Kevork Ermeni Kilisesi c. Turquie, n° 1480/03, 16 mars 2009 ; Bozcaada Kimisis Teodoku Rum Ortodoks Kilisesi Vakfi c. Turquie, n° 37639/03, 3 juin 2009 ; Bozcaada Kimisis Teodoku Rum Ortodoks Kilisesi Vakfi c. Turquie n°2, n° 37646/03, 6 janvier 2010 ; La Fondation de l’Église grecque orthodoxe Taksiarhis de Arnavutköy c. Türkiye, n° 27269/09, 15 novembre 2022.
[2] Département d’État des États-Unis, “2017 Report on International Religious Freedom – Turkey”, 29 mai 2018, en ligne
[3] https://www.economist.com/europe/2023/10/03/turkeys-president-picks-a-fight-with-the-council-of-europe
Chronique du grand remplacement
A Plainfaing (88), une trentaine de migrants, arrivés de Lampedusa, débarquent dans ce petit village des Vosges et seront logés dans un centre de vacances.
Migrants de Lampedusa à Paris : que les frontières ne soient pas hermétiques ne relève pas vraiment de la surprise. Il n’empêche: le seuil d’acceptabilité des populations occidentales a été atteint depuis longtemps. pic.twitter.com/8SXZLfjePK
— Tugdual Denis (@TugdualDenis) October 6, 2023
Le Pecq (78) : Un étudiant de 18 ans a été séquestré, violenté, menacé de viol chez lui pendant des heures par un migrant clandestin.
Avec l’arrivée de nouveaux migrants dans le nord de Paris, en provenance de Lampedusa, certains riverains s’inquiètent.
A Limoges, deux voleurs à la roulotte en situation irrégulière ont été interpellés. L’un est un immigré algérien qui avait été expulsé en septembre 2022, avant de revenir en France trois mois plus tard.
Stop ou encore ?
Mettre en œuvre un concile : l’exemple du concile de Trente
Vidéo de la conférence donnée à l’université d’été de Renaissance Catholique par Guillaume Bergerot, docteur en Histoire du Droit, maître de conférences à l’Université Catholique de l’Ouest (UCO) .
Un an après sa création, le lycée Saint-Augustin organise ses portes ouvertes
Nous avons interrogé le directeur de l’établissement lyonnais, Stéphane Besson :
Un an après sa création, que devient le lycée Saint-Augustin ?
Le Lycée Saint-Augustin poursuit sa croissance : deuxième année de fonctionnement avec l’ouverture de la classe de Première, de nouveaux élèves, une augmentation du nombre d’enseignants, toujours aussi engagés, la mise en œuvre des spécialités, la poursuite des projets spécifiques… Quelle joie ! Joie de voir ces jeunes qui nous ont rejoints. Le développement du lycée accompagne celui des garçons, et nous avons mis en place cette année un Comité Orientation qui s’implique dans la problématique Post-Bac pour chacun des élèves.
Quelles sont justement les spécialités et options que vous proposez ?
Afin d’offrir une formation authentiquement catholique, le Lycée Saint-Augustin propose :
- Des cours de Philosophie dès la classe de Seconde.
- Une solide formation spirituelle, avec des cours hebdomadaire de catéchisme, d’apologétique et de chant grégorien. Sans compter bien sûr l’accès aux sacrements.
- Une étude approfondie des langues anciennes : Latin et Grec. « Un lycéen qui connaît le Latin et le Grec est un élève qui a les outils pour réfléchir, une culture pour comparer et une aisance lexicale pour s’exprimer », précise notre professeur de langues anciennes.
- Un apprentissage solide des langues vivantes, notamment l’Anglais via les cours Hattemer avec le passage de l’examen de Cambridge à la fin de l’année.
-
Des cours de Culture Générale pour nourrir et construire sa pensée, et développer son esprit critique : Actualité/Géopolitique, Histoire de la musique, Savoir-Vivre / Savoir-écrire / Savoir-parler ou encore Doctrine sociale de l’Eglise.
Vous avez mis en place un parcours Esto Vir. De quoi s’agit-il ?
Ce parcours en pleine nature est un outil pour la formation humaine et les choix d’orientation. Il propose aux jeunes de mieux se connaître, développer leur caractère, mieux comprendre le travail d’équipe.
Avec des ateliers théoriques et pratiques répartis sur 3 ans, ils pourront ainsi avoir tous les outils nécessaires pour “offrir le meilleur de soi et permettre aux autres d’en faire autant”.
Chaque année, ils ont 10h pour:
- Se confronter au réel et sortir de leurs zones de confort pour mieux se connaître
- Collaborer avec les autres avec des ateliers sur la gestion d’urgence en équipe et la communication
- Devenir des leaders vertueux en prenant des positions de chef dans l’action, écouter, piloter et anticiper en équipe.
Un beau programme qui les aide à s’accomplir.
Quelles sont les autres spécificités de votre lycée ?
Notre principale spécificité, et la plus importante, est que nous voulons aider nos élèves à devenir des hommes, heureux, libres et responsables.
- Heureux par les amitiés solides et saines qu’ils vont se construire, par la joie d’une vie exigeante mais équilibrée. Heureux, par la découverte et la contemplation de la vérité, par une plus grande union personnelle et amicale avec le Christ.
- Libres par l’éducation de la volonté, par le détachement des modes (vêtements, portables, réseaux sociaux…), par le développement de l’intelligence et de l’esprit critique.
- Responsables par l’apprentissage du leadership, par la formation de la conscience morale et de la force de caractère pour s’engager et durer.
Nous osons le dire : au Lycée Saint-Augustin nous ne visons rien de moins que d’aider vos garçons à devenir des saints ! Vous partagez cette ambition avec nous ? Nous avons des portes ouvertes ce samedi 7 octobre dans nos locaux de Francheville ! Venez et voyez !
La culture de mort porte aussi atteinte à la santé
Alors que l’avortement reste remboursé à 100%, les soins de santé sont de moins en moins couverts :
Dès le 1er octobre, les frais d’honoraires des chirurgiens-dentistes et les actes de soins dentaires seront pris en charge à hauteur de 65 % ou 55 % du tarif conventionnel de l’assurance maladie, contre 70 % actuellement (décret n° 2023-701 du 31 juillet 2023).
Chacun a la responsabilité du destin de son impôt sur le revenu (IR)
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
La fin de l’année est la période privilégiée pour les dons. La fiscalité française est très favorable pour les associations. Les œuvres catholiques en bénéficient beaucoup. Mais l’effort pourrait être amplifié.
Un trésor : 1000 euros par personne en moyenne
L’IR représente en moyenne environ 1000 euros par personne. Certes, c’est très inégal, selon les personnes. Mais une paroisse de 1000 personnes (enfants compris) représente donc environ 1 million d’euros d’IR.
Rappel des règles fiscales
Une association (d’intérêt général) donne un reçu fiscal, déduisant 34% du don, si vous payez l’IR. Ainsi, pour un don de 1000 euros, vous « perdez » 340 euros (les 34%), l’Etat « perd » 660 euros, et l’association « gagne » 1000 euros.
Quand vous donnez régulièrement, demandez à faire baisser votre « prélèvement à la source » : cela simplifiera votre effort de trésorerie.
Enfin, votre « capacité de dons » ne dépend pas des « crédits d’impôt » : ceux-ci seront versés dans tous les cas, même si votre IR est annulé par vos dons. Une simulation sur le site des impôts vous le montrera.
« Rendez à César ce qui est à César » ?
Certains pensent que cette parole du Christ « empêche de faire trop de dons ».
En réalité, c’est l’Etat lui-même qui donne le choix : vous décidez du destin de votre IR. Comme pour l’IFI (impôt sur la fortune immobilière).
Pour les autres impôts et taxes, pas le choix : cela ira à l’Etat (TVA, etc.).
Responsabilité et obligation morale
Chacun a donc la responsabilité de la direction de son IR.
Certes, l’Etat dépense en partie pour le Bien commun : Défense, routes, etc. Mais il dépense aussi pour l’Education Nationale, pour des œuvres contraires à la morale chrétienne, etc.
Ne doit-on pas de diriger ce qui est possible vers de bonnes œuvres, donc l’IR ?
Le vrai problème : la « perte » des 34%
Le problème est qu’il faut « perdre » 34%.
C’est un gros effort. Mais il faut en voir les conséquences, en raisonnant en tant que « communauté ». Prenons l’exemple d’une école avec un budget de 100 000 euros par an : sans aide via l’IR, « la communauté » perd 100 000 euros ; avec une aide maximale, elle perd 34 000 euros (via des dons IR), et l’Etat donne 66 000 euros. Cela change tout !
Réfléchissons à cela, dans la durée. Un jeune professionnel est imposable ? L’école se fortifie, pour ses futurs enfants. Un retraité est imposable ? L’école peut être utile à ses petits-enfants. Ou bien nous viendrons tondre sa pelouse, en remerciement. Les « riches » sont imposables ? euh… peut-être pourront-ils payer les 34% ? ! … Que chacun aide l’autre comme il peut.
Quand une bonne école existe, la vie familiale est simplifiée, la communauté grandit. En allégeant le budget « scolarité » des familles, nous avons plus de marge pour aider ailleurs : lobbying, associations, aide au Salon Beige !, etc.
C’est un des enjeux majeurs actuels. Pour les écoles, et pour tant d’autres œuvres.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent [email protected]
Les anthropologues bannis au nom de l’idéologie du gender
Bienvenue chez les cinglés : 5 anthropologues se sont vus interdire de colloque au Canada. Leur panel s’intitulait « Let’s Talk about Sex, Baby : Why biological sex remains a necessary analytic category in anthropology » (« Parlons sexe et procréation : pourquoi le sexe biologique demeure une catégorie analytique nécessaire en anthropologie ») – et devait se tenir en novembre à Toronto. Il s’agit du Congrès annuel 2023 de l’American Anthropological Association (AAA) et de la Société Canadienne d’Anthropologie (CASCA) sur le thème des « Transitions ». Mais les conseils d’administration de ces deux instances les ont « déprogrammées » au motif que
« l’expression des idées avancées pouvait nuire aux membres trans et LGBTQI de la communauté anthropologique et au-delà ».
L’AAA estime que le fait de soutenir l’utilisation des catégories de sexe biologique (mâle et femelle, homme et femme) mettrait en péril la sécurité de la communauté LGBTQI.
70 personnalités signent une tribune, afin de rappeler les principes de la liberté scientifique. Ils écrivent notamment :
[…] Non seulement cette décision interdit d’emblée le débat d’idées, mais ce processus d’exclusion ressemble fort au phénomène Lyssenko (ce biologiste et généticien de l’URSS qui s’est acharné jusqu’à l’aberration à faire coller la science aux principes du régime stalinien), exemple de perversion de la science par l’idéologie avec le blanc-seing de la communauté scientifique. Plus grave encore, l’intention affichée pour l’AAA et la CASCA de « se renforcer et s’unifier » en introduisant dans le futur « une évaluation approfondie des processus d’évaluation des soumissions aux colloques annuels, avec la participation des conseils d’administration » ressemble plus aux pratiques totalitaires que nous avons connues lors des dictatures communistes ou fascistes.
La soumission de sociétés savantes à l’idéologie du genre, du wokisme ou de l’intersectionnisme, est consternante. Pour mémoire, les totalitarismes prospèrent grâce aux lâches, aux opportunistes et aux faibles d’esprit, ce qui doit nous faire comprendre que l’heure est grave.
Certains anthropologues parmi les signataires ont grandi et vécu dans les pays communistes d’Europe de l’Est, et sont profondément outrés et choqués par ce type de censure et d’exclusion. Ils se rappellent avoir reçu de telles lettres durant le totalitarisme, les accusant de « non-respect pour les valeurs, la sécurité et la dignité des membres » du Peuple ou d’attenter à « l’intégrité scientifique du programme » du Parti.
Le Parlement européen avance vers l’interdiction de la GPA dans tous les États membres
« Une bonne nouvelle pour les droits des femmes et des enfants » selon Le Syndicat de la Famille :
Deux semaines après avoir entrouvert la porte de la GPA, le Parlement européen vient de la refermer après l’adoption par les Commissions LIBE et FEMM d’une directive sur la traite des êtres humains. Une victoire pour les droits des femmes rendue possible par la mobilisation de parlementaires, et en particulier de François-Xavier Bellamy. Ce dernier est l’auteur d’un amendement qui inclut la GPA dans les cas de traite humaine.
Le vote de ce jour au Parlement européen est donc un pas important vers l’interdiction de la GPA dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne. C’est la voie unique pour parvenir à éradiquer cette pratique indigne qui exploite les femmes, tout spécialement les plus vulnérables, et qui considère l’enfant comme une simple marchandise. L’abolition universelle de la GPA est la seule réponse face à ce scandale international auquel il est urgent de mettre un terme. En parlant d’une seule voix, le Parlement européen envoie aujourd’hui un message très fort à tous les pays qui tolèrent en fermant les yeux ou autorisent l’exploitation des femmes par la GPA.
Malgré cette « bonne nouvelle pour les droits des femmes et des enfants », Le Syndicat de la Famille reste vigilant sur un autre texte, actuellement examiné par différentes commissions du Parlement européen, portant sur le projet de « certificat européen de filiation ». Ce cheval de Troie de la GPA illustre comment les lobby pro-GPA cherchent à faciliter l’essor d’un business aussi sordide que lucratif.
Parlement européen : la GPA considérée comme de la traite d’êtres humains
Les commissions des droits des femmes et des libertés civiles du Parlement européen ont adopté un projet de position sur des règles révisées pour lutter contre la traite des êtres humains et aider les victimes.
Pour lutter contre la traite des êtres humains, qui touche au moins 7000 victimes en Europe chaque année, les nouvelles propositions donneraient aux services répressifs de l’UE de nouveaux outils pour démanteler les organisations criminelles en ajoutant de nouvelles catégories de crimes, y compris le mariage forcé et l’adoption illégale, dans le cadre existant de l’UE, et en améliorant les rapports et les statistiques pour créer une meilleure compréhension des crimes liés à la traite. En outre, les députés souhaitent inclure dans le champ d’application de la loi la gestation pour autrui à des fins d’exploitation reproductive et l’exploitation d’enfants dans des institutions résidentielles.
Ce projet a été adopté jeudi par 69 voix pour, aucune contre, et 22 abstentions. Les négociations avec le Conseil ont été approuvées par 86 voix pour, aucune contre et 4 abstentions. Les députés souhaitent qu’un certain nombre de modifications soient apportées à la proposition de la Commission afin d’assurer une protection plus efficace des victimes. Ils veulent:
- veiller à ce que les victimes de la traite qui ont également besoin d’une protection internationale bénéficient d’un soutien et d’une protection appropriés, et que leur droit d’asile soit respecté ;
- criminaliser l’utilisation de services fournis par une victime d’une infraction relative à la traite des êtres humains ;
- introduire des sanctions pour les entreprises reconnues coupables de traite, y compris en les excluant des procédures d’appel d’offres et du remboursement des aides publiques ou des subventions ;
- veiller à ce que les victimes ne soient pas poursuivies pour des actes criminels qu’elles ont été contraintes de commettre, et qu’elles reçoivent un soutien, qu’elles coopèrent ou non aux enquêtes ;
- garantir le soutien aux victimes en utilisant une approche sensible au genre, au handicap et à l’enfant et basée sur une approche intersectionnelle ;
- garantir les droits des personnes handicapées et un soutien approprié aux enfants non accompagnés ;
- inclure des mesures de lutte contre la traite dans les plans d’intervention d’urgence en cas de catastrophes naturelles, d’urgences sanitaires ou de crises migratoires.
La traite des êtres humains comprend désormais “le mariage forcé, l’adoption illégale, la GPA à des fins d’exploitation reproductive”, grâce à un certain nombre d’amendements votés.
Une fois que le projet de position aura été approuvé en session plénière, les négociations avec le Conseil sur la forme finale de la loi pourront commencer.
La #GPA incluse dans les formes de traite des êtres humains : victoire des députés ID pour les femmes ! pic.twitter.com/VAuopFet89
— Annika Bruna (@Bruna_Annika) October 5, 2023
Belle victoire ce matin : la proposition que j’ai déposée, avec le soutien de plusieurs collègues, pour interdire la #GPA dans toute l’Union européenne, a été adoptée par une majorité de voix, de droite comme de gauche. Une étape essentielle pour la dignité des plus vulnérables. pic.twitter.com/cOpOTG6mpZ
— Fx Bellamy (@fxbellamy) October 5, 2023
I-Média : Mondialisation, tiers-mondisation, ce qu’on vous cache sur les punaises de lit
Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur les punaises de lit, un parasite qui a agité la sphère médiatique comme la sphère politique en inquiétant Français et étrangers à un an des Jeux Olympiques. Des JO qui, décidément, se profilent sous de mauvais augure…
Pour l’image du jour, Emmanuel Macron s’est amusé à se mettre en scène aux cotés de gendarmes, avec un radar de vitesse. Une image médiatique maladroite qui évoque la société de surveillance pour contrôler et réprimer, une nouvelle fois, les Français.
Sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour consacré à Julien Pain, le “fact-checkeur” de Vrai ou “Fake”.
Synode : “la postmodernité n’est pas un simple paganisme. Elle est foncièrement postchrétienne”
Le philosophe Thibaud Collin signe une tribune dans Famille chrétienne. Extrait :
[…] Synode et méthode renvoient à la même étymologie, hodos qui signifie chemin en grec. A ceux qui pourraient s’étonner que l’Instrumentum laboris porte aussi sur des contenus bien concrets, en l’occurrence ceux qui intéressent le plus les médias (les femmes, les homosexuels, les hommes mariés ordonnés prêtres, etc.), il faut répondre que dans une telle perspective la méthode finit par déterminer la doctrine.
En effet, rappelons les présupposés de la démarche énoncés, dans La Croix L’Hebdo en janvier dernier, par le cardinal Hollerich, ancien missionnaire jésuite au Japon et rapporteur général du synode. Le monde vit, dit-il, une «révolution anthropologique» qui apporte un «changement de civilisation». Dès lors l’expression du message de l’Église est devenue «incompréhensible» pour la plupart de nos contemporains. Si l’Église veut être médiatrice du Christ, il faut qu’elle accepte de «s’adapter» à cette nouvelle donne anthropologique. Il lui faut commencer par «écouter» en dialoguant «humblement» avec ceux qui ne viennent pas dans les églises et avec ceux qui sont «aux marges» de l’institution, «sans exclusion». De cette écoute naîtra un nouveau «langage» rendant davantage crédible le message évangélique. Ce changement de paradigme théorisé également par le cardinal allemand Walter Kasper au début d’un autre processus synodal, celui sur la famille en 2014, consiste à inculturer l’Evangile dans le monde postmoderne.
Le risque d’une telle démarche vient du fait que la postmodernité n’est pas un simple paganisme. Elle est foncièrement postchrétienne, c’est-à-dire qu’elle prétend avoir « digéré » les valeurs chrétiennes et en être l’aboutissement. Dès lors, vouloir annoncer l’Evangile en l’inculturant à un tel monde ne peut que l’altérer. La doctrine pourra certes être déclarée inchangée, puisque de toute façon elle est perçue comme un idéal, ce qui importe est d’initier de nouvelles pratiques, un nouveau style compatible avec les exigences de la culture postmoderne. On comprend que, dans une telle perspective, il convienne de décrocher pratiquement la foi et la morale chrétiennes d’une anthropologie déclarée incompréhensible, frein à toute « évangélisation ».
Nouvelle atteinte à la liberté d’expression
Le sinistre Darmanin, faible avec les forts et fort avec les faibles, vient d’annoncer la dissolution de Civitas, lors du Conseil des ministres :
L’association « Civitas » a été dissoute ce matin en conseil des ministres, conformément aux instructions du Président de la République. Incitation à la haine, antisémitisme, homophobie…Les valeurs portées par ce mouvement n’ont pas leur place dans notre République.
Le décret… pic.twitter.com/1MaHnoMa75— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) October 4, 2023
Réaction d’Alain Escada, Président de Civiats et de Civitas International :
La dissolution de Civitas est un abus de droit. Aujourd’hui, c’est nous, demain c’est vous ! Nous allons bien sûr déposer des recours. Non à la dissolution de la liberté d’opinion !
C’est la fin de l’abondance. Mais pas pour tous
Emmanuel Macron déclarait en août 2022 que nous vivions la fin de l’abondance :
On apprend aujourd’hui, via les annexes au projet de loi de finances 2024, que la présidence de la République a explosé son budget 2023. L’Elysée avait prévu un budget pour l’année en cours de 115 millions d’euros. Finalement, les “prévisions d’atterrissage budgétaire à fin 2023” s’élèvent plutôt à 127,4 millions d’euros. Soit un trou dans les caisses de plus de 12 millions d’euros.
Si les prix de l’énergie (+ 1,1 million) et la hausse du point d’indice (+ 1,2 million) peuvent justifier une rallonge, le Palais met aussi en avant “la très forte activité présidentielle” (+ 8 millions) pour motiver le dérapage.
La République reste ce qu’elle a toujours été : une fausse religion, une fausse royauté
D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
[…] La société ecclésiale, surtout en Occident, comme la société française, se délite. La cause en est évidente, mais qui veut la voir ? Avec de pareilles autorités au sommet, il n’y a plus d’autorité nulle part et c’est un drame affreux qui s’étend partout dans les villes, les villages, les familles, les écoles. Comment s’imaginer que plus de police rétablira l’ordre ? L’ordre est une question de principe. Il n’y a plus de principe. Les voyous sont les maîtres en bas tandis que des voyous de la politique règnent au sommet. La politique est devenue une affaire de saltimbanques et la religion a tendance sous le pontificat de François à devenir une diseuse de bonne aventure dans une foire à tous les désirs.
Et comme la République avec sa laïcité érigée en religion niaise et absolue – qui ne fut conçue que dans une lutte acharnée contre la France catholique, faut-il le rappeler ? – manque de sens du sacré, Macron a profité du voyage d’État du roi Charles III pour se faire une publicité facile. Le dîner à Versailles en fut le sommet le plus prestigieux. On a beau dire, et malgré tous les jugements sévères portés sur la couronne d’Angleterre, le roi et la reine avaient de l’allure, « de la gueule » comme on disait. Ils savaient se tenir. Le roi était roi et la reine, reine. Question de fonction et d’habitude de fonction. Macron avec sa bande d’invités où on ne reconnaissait pas un seul vrai Français digne de ce nom, à deux ou trois exceptions près, – pas un officier, pas de personnalités dévouées à la France et aux Français, personne qui ait risqué sa vie, que des gens à fric et à spectacle, des truands parvenus – s’est comporté comme un goujat, tripotant comme à son habitude son hôte et jouissant d’une mise en scène qui le mettait en valeur grossièrement. N’est pas roi qui veut. Il y a quelque chose de ridicule et d’inconvenant dans ce simulacre de royauté où s’essayent nos républicains forcenés. Versailles prête son cadre éblouissant à ce qui n’apparaît que trop comme une mascarade. La République ne sait pas faire. Elle n’a jamais su faire. En dépit qu’elle en ait, elle reste ce qu’elle a toujours été : une fausse religion, une fausse royauté. La République macronienne encore plus que toutes les autres. Elle n’échappera pas à son sort qui est de finir misérablement. Comme toutes les autres.
Prochain numéro des cahiers Saint Raphaël sur les soins palliatifs (publication de l’ACIM)
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
EDITORIAL
Guérir parfois Dr P. de Geofroy
DOSSIER
Meurt-on indignement en 2023 ? Bref aperçu des soins palliatifs Dr P. Cuchet
Soins palliatifs et acte à double effet Abbé F. Knittel
Témoignage d’une infirmière sur la fin de vie V. Pedroni
Le dessin d’Ignace
Le Brémien Notre-Dame Les soins palliatifs dans un EHPAD catholique Dr J-P. Sivignon
Le “pansement Schubert” Quand la musique rencontre le soin en fin de vie C. Oppert
A Cantugas, de modestes mais précieux soins palliatifs F. de Geofroy
Vivre chrétiennement la souffrance Abbé G. Gaud
La première Croix-Rouge Camille de Lellis, un saint thaumaturge au chevet des agonisants F. de Geofroy
ETHIQUE
Face au choix du moindre mal G. Lafargue
ACTUALITES
Vrac de brèves
LIVRES
Manuel sur l’euthanasie de la Fondation Lejeune
MISSION PHILIPPINES
Mission Chinampas “Les Tribulations” d’Arnaud et Jean à Cantugas
ABONNEMENT
Abonnement aux Cahiers Saint Raphaël ou commande au numéro
Abonnement simple : 25€
Abonnement de soutien : 30€
Réabonnement : 25€ / Religieux, étudiants : 20€
A.C.I.M. 2, route d’Equihen – 62360 Saint-Etienne-au-Mont
Courriel : [email protected]
Immigrés : Le préfet a bien menti sur Menton
Le 18 septembre :
FAKE NEWS#Prefet06 dément catégoriquement tout projet de création d’un camp de migrants à Menton.
Il est prévu d’augmenter temporairement les capacités du local de police pour les étrangers en situation irrégulière interpellés,avant leur remise aux autorités italiennes.— Préfet des Alpes-Maritimes🇫🇷 (@prefet06) September 18, 2023
Le 3 octobre :
C’est officiel, un ancien centre de vacances de Menton accueillera des mineurs isoléshttps://t.co/L7mfLDn46u pic.twitter.com/lo12AEHOLa
— France 3 Côte d’Azur (@F3cotedazur) October 3, 2023
La défaite de l’école
C’est Anne Hidalgo qui l’illustre :
"Je n'ai plus de voiture donc je ne sais pas à quel Midas vous faites allusion", répond #AnneHidalgo à #DavidAlphand qui la comparait à un anti-Midas changeant l'or en plomb. pic.twitter.com/1OCKpSVKTB
— Enzo Morel (@mtwit75) October 4, 2023
Objectif 3000 bouteilles de vin pour aider les sœurs de Solan à acheter un bras articulé pour leurs vignes
Résumé de l’opération en cours
Les sœurs du monastère de Solan ont besoin d’acheter d’ici quelques semaines un bras articulé pour couper l’herbe autour des ceps de leur excellent vignoble bio. Pour financer cet achat important, elles libèrent de leur cave des bouteilles de leurs meilleures cuvées, élevées un an en barrique et très prisées des clubs privés de dégustation. Le défi est d’en vendre au moins 3000 d’ici dimanche 8 octobre à minuit !
Infos et précommandes : https://divinebox.fr/operation-vin-monastere-solan/
En plus d’être excellents, les deux vins proposés sont BIO, élevés un an en barrique et avec au moins 6 ans de potentiel de garde. C’est du costaud ! Regardez plutôt :
- Cuvée « Saint-Ambroise » 2020. Composée de syrah à 35%, de grenache noir à 35% et de pinot noir à 30%, elle a des notes de fruits rouges, de fruits noirs et d’épices et se marie très bien avec les viandes rôties et fromages au lait cru (ex : Saint-Nectaire).
- Cuvée « Saint-Porphyre » 2019. Composée de cabernet franc à 50%, de pinot noir à 30% et de syrah à20%, elle a des notes de fruits noirs, de café et d’épices et se déguste plutôt avec des viandes à cuisson longue (ex : daube provençale ou bœuf bourguignon), des plats épicés, et des fromages bien affinés.
Les précommandes se feront jusqu’au dimanche 8 octobre à 23h59 (commandez vite !), et la livraison se fera entre le 13 et le 21 octobre à domicile ou en point relais. Vous pouvez partager l’opération à vos proches grâce à ce lien Whatsapp (modifiable avant envoi)

Embouteillage de la cuvée Saint-Ambroise 2020 par soeur N. © Monastère de Solan
En savoir un peu plus sur les soeurs de Solan
L’histoire du monastère de Solan commence en 1981 avec la fondation près de Grenoble d’une communauté issue du Mont Athos, en Grèce. En 1991, la communauté des sœurs s’agrandit, et elles décident alors de s’installer à Solan et de restaurer une vieille ferme et les terres aux alentours.
Aujourd’hui, les 18 sœurs orthodoxes suivent les préceptes de saint Basile entre prière (deux prières le matin, et deux le soir) et travail manuel pour subvenir à leurs besoins. Elles occupent une partie de leurs journées avec les travaux des champs, au potager, dans les vignes et au verger.
À Solan tout est bio ! Au-delà du label “Agriculture Biologique” que les produits ont évidemment, les sœurs font surtout un superbe travail pour préserver leur terre et la Terre plus généralement, avec des habitudes simples et agroécologiques. Par exemple, elles tassent l’herbe dans les allées des vignes pour retenir la rosée et la pluie, et ainsi protéger les terres de la sécheresse qui sévit dans leur région (Gard).
Côté vignoble, même s’il est plutôt récent (1992), leur exigence est rare. Les sœurs vendangent ainsi à la main et trient les meilleurs raisins directement sur la parcelle pour un rendement d’environ 35 hectolitres par hectare, ce qui est digne des grands domaines ! Certains vins sont ensuite élevés un an en barrique avant d’être mis en bouteilles. Le tout, fait sur place au monastère, et par les sœurs. Pas mal, non ?

Les soeurs en pleines vendanges dans leurs vignes © Monastère de Solan
Face à l’euthanasie : la charte des personnels de la santé du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé
L’Église a toujours perçu le service des malades comme « partie intégrante de sa mission », associant « la prédication de la Bonne Nouvelle à l’assistance et au soin des malades ».
Le texte de la « Nouvelle Charte des personnels de la santé » du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé constitue une révision et une mise à jour de la première édition de ce document (de 1994) tout en conservant sa structure originale, centrée sur la vocation des travailleurs de la santé en tant que ministres de la vie. Cette nouvelle édition date de 2021. On ne la trouve pas sur le site du Conseil pontifical, mais vous pouvez la télécharger ici : CHARTE-FR
Outre les progrès des sciences médicales et leurs éventuelles répercussions sur la vie humaine, sont abordées des questions de nature médico-légale et socio-sanitaire.
A partir de la page 130 est abordé le thème de la mort et on trouve ces paragraphes sur l’euthanasie :

A quand un vaccin contre les pervers ?
Avec toutes les incitations à la débauche que propose notre société (politiques, médias, publicités, écoles…), l’Etat s’aperçoit de la propagation du virus du papillomavirus (HPV). Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente. Ce virus se transmet par contact cutané direct, le plus souvent lors de rapports sexuels.
Plutôt que de cesser d’inciter les collégiens à la débauche, le sinistre de la santé demande que le vaccin contre le HPV soit proposé dans tous les collèges publics (dès la classe de 5e). La participation des collèges privés ne se fait que sur la base du volontariat; Or, le sinistre s’perçoit qu’une minorité n’organise pas la vaccination.
Cette campagne, qui a démarré lundi 2 octobre, a été érigée en chantier prioritaire, en matière de prévention, par Emmanuel Macron. 1 500 collèges privés comptent s’engager, sur un total de 1 660 en France.
Alliance entre l’OMS et du lobby parlementaire européen du planning familial mondial en vue du contrôle de la population
Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ, analyse dans Valeurs Actuelles le récent accord de l’Organisation mondiale de la santé et du Forum parlementaire européen pour la population et le développement (EPF) :
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le lobby parlementaire européen du planning familial mondial ont officialisé leur alliance le 25 août 2023. L’OMS souhaite ainsi bénéficier du savoir-faire et du réseau de ce lobby pour promouvoir le contrôle démographique auprès des parlementaires. En contrepartie, ce lobby bénéficie du prestige et de la légitimité politique de l’OMS. Plus précisément, le protocole d’accord engage le Programme de reproduction humaine (HRP) de l’OMS et le Forum parlementaire européen pour la population et le développement (EPF). Cette actualité met une nouvelle fois en lumière le projet et la stratégie de l’OMS pour le contrôle démographique et ses liens historiques avec la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF). De la création de normes scientifiques se voulant neutres jusqu’à leur imposition aux États au nom des droits de l’homme, ces organisations travaillent ainsi à étendre dans le monde les méthodes de réduction de la fertilité.
Une instrumentalisation de la science en faveur du contrôle démographique
Créé en 2000, l’EPF est une émanation directe de l’IPPF. Il ne s’agit pas d’un groupe du Parlement européen mais d’un lobby agissant comme une plate-forme de coopération pour parlementaires européens engagés dans la promotion de l’avortement et de la contraception en Europe et dans le monde. L’EPF promeut ainsi les intérêts de l’IPPF au sein des institutions européennes. Le HRP est quant à lui plus ancien. Il a été créé en 1970 au sein de l’OMS pour produire des données scientifiques dans un but de réduction démographique. Cet objectif était prôné par l’Onu dès les années 1950 pour des motifs économiques et de développement. L’IPPF est membre permanent de l’organe de décision du HRP depuis 1977, alors qu’une collaboration informelle entre l’EPF et le HRP date quant à elle de 2014.
Le HRP, structure publique internationale, a ainsi décidé de formaliser son alliance avec l’EPF, un lobby privé de droit belge. Ces structures sont toutes les deux financées de manière importante par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). Ce dernier s’est associé au HRP en 1988 ; il est l’un de ses principaux contributeurs financiers, avec plus de 68 millions d’euros versés depuis sa création. Le FNUAP est aussi devenu le principal financeur de l’EPF avec plus de 250 000 euros versés en 2021. L’EPF est également financé par la fondation Bill et Melinda Gates, l’OMS et l’IPPF.
Le rôle du HRP est de publier des données scientifiques. Ces différents lobbys les diffusent ensuite auprès des décideurs au nom de la “science”. Or, sans contester les résultats scientifiques en eux-mêmes, il apparaît qu’au cours de son histoire, le programme de recherche du HRP a été influencé par un nombre restreint d’États et d’acteurs privés qui étaient ses principaux financeurs et administrateurs. De plus, dans un contexte d’essoufflement de la recherche depuis 2000, la recherche fondamentale biomédicale menée au sein du HRP a cédé la place aux sciences humaines et à la communication. Le Programme n’en garde pas moins son influence, car les États interprètent ses recommandations à l’aune de l’autorité scientifique que l’OMS lui confère.
Dans cet accord, l’EPF et l’OMS n’annoncent pas vouloir contrôler la démographie, ils disent plutôt vouloir « renforcer le pont entre la science et la politique afin de faire progresser la santé et les droits sexuels et reproductifs pour tous ». Il s’agit en réalité d’un discours “marketing” visant à faire passer le message démographique du HRP auprès des politiques. En effet, pour des raisons stratégiques, ces organisations ont commencé à arrêter de parler officiellement de contrôle démographique en 1994 lors de la Conférence sur la population au Caire pour faire face au rapport de force engagé par le Saint-Siège et les pays pauvres. Le discours y était devenu plus consensuel et davantage centré sur les droits de l’homme : “avortement” et “contraception” étaient alors devenus synonymes de “santé des femmes” et de “droits sexuels et reproductifs”.
Derrière la “santé” et les “droits sexuels et reproductifs” : le contrôle démographique
Derrière ce discours, le projet de contrôle et de réduction de la population mondiale reste inchangé. Il était encore possible de lire dans un article publié par l’OMS le 8 février 2018 que « la planification familiale est essentielle pour ralentir une croissance démographique non durable et les effets négatifs qui en résultent sur l’économie, l’environnement et les efforts de développement nationaux et régionaux ». Cet article a été modifié en 2020 et cette mention a été supprimée. Dans la même logique, en 2022, l’EPF “pour la population et le développement” a officiellement changé de nom pour adopter celui d’EPF “pour les droits sexuels et reproductifs”. Il s’agit d’une stratégie marketing visant à dissimuler leurs objectifs de contrôle démographique.
Cette stratégie s’est vérifiée en 2020 lors de la publication par l’OMS de la mise à jour de ses lignes directrices sur l’avortement. Au nom de la “santé” et des “droits sexuels et reproductifs”, ce document promeut une libéralisation complète de l’avortement sans précédent dans le monde. Il recommande, entre autres, la légalisation de l’avortement à la demande et sans condition jusqu’au terme de la grossesse. Or, comme l’a révélé l’ECLJ, ce document a été rédigé par des militants et par de grandes fondations et organisations pro-avortement. Ainsi, sur les 142 personnes qui ont travaillé sur les lignes directrices, 91 ont un profil d’activiste (64 %). Malgré ce travail militant, ce document est présenté aux États comme prétendument scientifique et neutre. Il ne reste plus qu’à des lobbys, comme l’EPF, à promouvoir et imposer ces lignes directrices auprès des politiques.
L’EPF est aussi très engagé dans un combat contre les organisations chrétiennes, pro-vie et/ou conservatrices, dont l’ECLJ, qu’il présente comme formant un réseau secret mondial (qui n’est autre, en fait, que l’Église). Les publications de l’EPF s’emploient à dénoncer le Vatican et plus généralement toutes les organisations chrétiennes qui défendent la vie humaine, car ils fomenteraient une forme de conspiration mondiale contre les “droit sexuels et reproductifs”. Les méthodes employées par l’EPF sont indignes et à la limite de la légalité, en ce qu’elles s’attaquent aux personnes plutôt qu’à leurs arguments. Déjà en 2012, l’EPF avait publié une “liste noire” des personnalités pro-vie (dont Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ), dévoilant des détails sur leur vie privée, notamment religieux et familiaux, y compris relatifs à leurs enfants.
Chronique des cinglés au Parlement européen
J’apprends qu’il y a désormais une “Journée du Coming Out” pour “créer un lieu de travail inclusif”.
Une table ronde est organisée dans le cadre de la journée du Coming Out, le mercredi 11 octobre sur comment créer un lieu de travail inclusif. Magda STĘGA, consultante en diversité, équité et inclusion (sic), parlera de son expérience personnelle du coming out et donnera des conseils sur comment rendre nos lieux de travail plus inclusifs.
L’événement réunira des représentants de haut niveau des institutions participantes, parmi lesquels :
- Kim VAN SPARRENTAK, député européen et co-présidente de l’intergroupe LGBTI
- Stefano SANNINO, secrétaire général du SEAE (Service européen d’action extérieure)
- Kristian KNUDSEN, directeur général du personnel, Parlement européen
- Barbara LEVEEL, directrice générale des ressources humaines, BEI (Banque européenne d’investissement )
Emmanuel Macron affirme sa volonté d’inscrire l’avortement dans la Constitution
Face au Conseil constitutionnel, à l’occasion du 65e anniversaire de la promulgation de la Constitution, le chef de l’État s’est dit favorable mercredi 4 octobre l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution.
Parmi les quelques pistes envisagées pour réformer la Constitution de la Ve République, le chef de l’État a également cité une extension du champ du référendum et une simplification du recours au référendum d’initiative partagée.
Emmanuel Macron a aussi promis une révision de la Constitution pour changer le corps électoral en Nouvelle-Calédonie et inscrire la Corse dans la Constitution.
Depuis 65 ans, la Nation est dotée de la Constitution la plus stable de notre Histoire, d’une République capable de répondre de son destin. Défendons-les. pic.twitter.com/vnfERosh5n
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) October 4, 2023
De son côté, Elisabeth Borne a rendu hommage à la secte de la République :
Indivisible, laïque, démocratique, sociale : ce sont les principes sur lesquels repose notre République.
Avec Guillaume @Trichard, nouveau Grand Maître du @GODFOfficiel, nous avons échangé sur l’importance de les préserver pour lutter contre les discours des extrêmes. pic.twitter.com/qnJ4CaId2G
— Élisabeth BORNE (@Elisabeth_Borne) October 3, 2023
Une majorité de jeunes opposée à une nouvelle loi sur la fin de vie
Communiqué du Syndicat de la famille :
53% des jeunes de moins de 35 ans sont favorables au renforcement de la loi actuelle et opposés à la légalisation du suicide assisté ou de l’euthanasie. Si une majorité de Français reste néanmoins favorable à une nouvelle loi (57%), le sondage Ifop révèle que l’état de l’opinion est beaucoup plus partagé sur cette question sensible de la fin de vie que ne le laissent entendre les militants pro-euthanasie. Les Français soulignent par ailleurs l’importance de la présence de la famille pour accompagner les personnes en fin de vie.
Les résultats de l’enquête réalisée par l’Ifop bousculent de nombreuses idées reçues sur l’acceptation de l’aide médicale au suicide (euthanasie et suicide assisté). La différence tient sans doute à l’intitulé de la question posée car sur de tels sujets, il est indispensable d’être précis. En l’occurrence, un peu moins d’un Français sur deux (43%) estime qu’il faut « renforcer la loi actuelle pour garantir que l’Etat mette en œuvre rapidement et de manière pérenne l’accès aux soins palliatifs pour tous, c’est-à-dire sur tout le territoire dans les établissements de santé et à domicile (avec des unités mobiles de soins palliatifs à domicile) ; le développement des formations et des mesures d’attractivité de la filière soins palliatifs pour les médecins et les infirmiers ». Et 57% souhaitent « appliquer la loi actuelle et, en plus, légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté ». On est bien loin des sondages qui affirment sans sourciller que 90% des Français sont pour l’euthanasie et que le sujet ne mérite pas de débat. Dans le détail, on observe que 57% des habitants de l’Ile de France sont opposés à l’euthanasie ou au suicide assisté. Il est vraisemblable qu’ils pensent que la région IDF est suffisamment dotée en unités de soins palliatifs, ce qui est donc le vrai sujet de préoccupation.
De manière cohérente, les trois quarts des Français (74%) souhaitent un référendum sur la légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide assisté alors que 15% seulement y sont opposés. Ce large consensus fait écho aux prises de position d’élus de tous bords qui se sont déclarés favorables au recours à un référendum, en particulier Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale. Le sondage Ifop montre aussi que la souffrance est la première raison avancée pour justifier une demande d’euthanasie, ce qui implique de renforcer l’offre médicale pour soulager la douleur. Les facteurs qui conduisent à renoncer à l’euthanasie ou au suicide assisté sont eux plus nombreux. Il s’agit bien d’un ensemble de réponses à apporter pour soulager et redonner l’envie de vivre aux patients. L’importance de la présence de la famille et des amis est fortement soulignée par l’enquête (28%, et 38% des jeunes). Le caractère irremplaçable de la famille se retrouve à chaque période de la vie, et bien évidemment à son terme aussi. Les aidants, c’est-à-dire la famille proche dans l’immense majorité des cas, sont là pour accompagner les derniers instants. Il est indispensable de renforcer cette présence par des dispositifs de soutien.
Alors que les militants pro-euthanasie, ADMD en tête, ne cessent de parler de mourir dans la dignité, près de 3 Français sur 4 se déclarent mal à l’aise avec cette approche brutale. 72% considèrent que les personnes dépendantes, malades ou handicapées ne sont pas moins dignes que les personnes en bonne santé. Seuls 17% sont d’un avis contraire.
Au cœur des autres
Les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) ont lancé un appel à grève, mardi 3 octobre, pour protester contre leurs conditions de travail. Ces accompagnants d’élèves en situation de handicap, pourtant indispensables pour garantir l’inclusion à l’école, dénoncent un “métier précaire”, et réclament notamment une revalorisation salariale ainsi que la reconnaissance d’un “véritable statut professionnel”.
Dans l’enseignement privé, c’est pire : ces AESH sont entièrement à la charge des famille. Ainsi trois enfants de l’école Saints Louis et Zélie Martin ont besoin d’une AESH pour continuer leur scolarité. Ces AESH étant entièrement à la charge des familles dans les écoles indépendantes, l’association ” Au cœur des autres “, ayant pour vocation d’aider ces familles à choisir librement de scolariser leur enfant dans l’école la plus adaptée pour lui, lance une grande campagne de dons.
Le climat qui rend fou
Physicien, professeur émérite à l’Université de Tours, François Gervais a été directeur d’un laboratoire du CNRS (UMR 6157) et expert reviewer des rapports AR5 et AR6 (2022) du GIEC. Ancien conseiller scientifique du Pôle de compétitivité Sciences et Systèmes de l’Energie Electrique (S2E2), il est médaillé du CNRS en thermodynamique et lauréat du Prix Ivan Peyches de l’Académie des sciences.
Il vient de publier un ouvrage sur Le déraisonnement climatique. Selon les calculs du GIEC, la planète s’est réchauffée de 0,4°C depuis 1945, date de l’accélération des émissions de CO2 dues à la combustion de ressources fossiles et, à ce jour, toujours selon les évaluations du GIEC, la France serait responsable d’une hausse annuelle de la température du globe de 0,00007°C. Or, sur la base de ces estimations reconnues, nos dirigeants aiguillonnés par l’ONU ont décidé d’atteindre le « zéro carbone » en 2050, impliquant des bouleversements radicaux de nos modes de vie et en particulier la transition vers le tout électrique, alors que 80% de l’énergie produite aujourd’hui est d’origine fossile. Au-delà de l’interdiction complète des véhicules thermiques, décidée à l’horizon 2035, les réflexions portent désormais, entre autres, sur la limitation du nombre de vols intercontinentaux, sur des restrictions à la consommation de viande, une limitation des constructions de maisons individuelles et bien sûr une démultiplication des installations d’éoliennes et de champs photovoltaïques. Tout ceci financé par de la dette. François Gervais passe en revue, secteur par secteur, les incohérences et les contradictions qui nous conduisent, à brève échéance si nous ne revenons pas à une attitude scientifique normale, vers des lendemains de très grave précarité énergétique.
A propos du fameux “dérèglement” climatique, il souligne que
Parler de dérèglement suppose qu’un ordre établi, justement réglé comme du papier à musique, aurait prévalu de longue date et qu’il serait en passe d’être détérioré. Lorsqu’on observe les trois cent soixante ans d’enregistrement mensuel de température du plus ancien thermomètre du monde, on constate effectivement une hausse de température moyenne depuis le dernier petit âge glaciaire. Le recul des glaciers de montagne initié depuis plus de trois siècles peut s’expliquer par une telle hausse. Le minimum de Maunder observé de 1645 à 1715 était corrélé à une absence prolongée de taches solaires, cause de froid, de mauvaises récoltes et de famines historiquement documentés. En revanche, les fluctuations de températures de part et d’autre de la moyenne ont de tous temps été de fréquence et d’amplitude similaires de sorte que l’on serait bien en peine de discerner un “règlement” et de repérer le début d’un quelconque “dérèglement”.
8 huit après Laudato Si, le pape publie une nouvelle exhortation apostolique, Laudate Deum, un texte de 26 pages dans lequel il ne craint pas d’affirmer :
Nous avons beau essayer de les nier, de les cacher, de les dissimuler ou de les relativiser, les signes du changement climatique sont là, toujours plus évidents. […] Si nous pouvions jusqu’à maintenant connaître quelques vagues de chaleur par an, que se passera-t-il avec une augmentation de la température globale de 1,5 °C, ce dont nous sommes proches ? De telles vagues de chaleur seront beaucoup plus fréquentes et plus intenses. Si l’on dépasse 2 °C, les couches de glace du Groenland fondront complètement et une bonne partie de celles de l’Antarctique, ce qui aura des conséquences énormes et très graves pour tous.
François Gervais écrit pourtant dans son livre :
Les 3000 balises Argos immergées dans tous les océans de la planète, opérationnelles depuis 2002, les laboratoires spécialisés dans la mesure de la température e la Terre, les mesures de températures de la troposphère par satellite, tous concluent à une stagnation, voire une légère diminution, de la température de la planète depuis le pic de 1998. Les sites internet de laboratoires spécialisés, dispersés aux quatre coins du monde, publient les mesures en temps réel, permettant à chacun de vérifier et de suivre l’évolution. Parallèlement, le niveau des océans, qui était monté d’une vingtaine de centimètres au cours du XXe siècle, semble se stabiliser et avec lui le taux de méthane qui, lui, avait doublé.
Le pape écrit aussi, au n°11 de son exhortation :
On ne peut plus douter de l’origine humaine, – “anthropique” – du changement climatique.
Serait-ce un nouveau dogme ? François Gervais rappelle à ceux qui ont la mémoire courte :
Le numéro 633 de juin 1970 de Science & Vie annonçait à la une “Plus de vie dans 50 ans”. 1970 + 50 ans = 2020, c’est le passé récent, aisé à vérifier. “La température de l’atmosphère s’élèvera de 9° durant le prochain demi-siècle et le niveau des eaux de 3 mètres.” A la même époque, dans The Cooling, Lowell Ponte écrivait : “Ce refroidissement a déjà tué des centaines de milliers de personnes. S’il continue, et qu’aucune action vigoureuse n’est entreprise, il va causer une famine mondiale, un chaos mondial, une guerre mondiale et tout ceci pourrait arriver avant l’an 2000.” Le 9 juillet 1971, le Washington Post écrivait : “Dans les cinquante prochaines années, la poussière (comprenez les aérosols) émise dans l’atmosphère par combustion des ressources fossiles va tellement voiler la lumière solaire que la température de la Terre va chuter de 6°. Cinq à dix années d’émissions pourraient être suffisantes pour déclencher un âge glaciaire.”
