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Mgr Strickland : “l’Église ne peut offrir la Sainte Communion à une personne qui s’engage activement dans une relation homosexuelle”

Après sa lettre pastorale du 22 août sur le synode, Mgr Joseph Strickland, évêque de Tyler au Texas vient de publier, le 12 septembre, une nouvelle lettre pastorale, cette fois sur l’eucharistie :

Mes chers fils et filles dans le Christ

Je vous écris aujourd’hui pour approfondir la deuxième vérité fondamentale dont j’ai parlé dans ma première lettre pastorale, publiée le 22 août 2023 :

“L’Eucharistie et tous les sacrements sont divinement institués, et non développés par l’homme. L’Eucharistie est vraiment le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité du Christ, et le recevoir dans la Communion de façon indigne (c’est-à-dire dans un état de péché grave et impénitent) est un sacrilège dévastateur pour l’individu et pour l’Église”. (1 Co 11, 27-29).

Les sacrements sont des éléments essentiels de la plénitude de la vie en Christ et sont, avant tout, une histoire d’amour divine. Les sacrements sont les canaux de la grâce divine de Dieu qui jaillit du Christ lui-même, l’amour incarné parmi nous, et qui sanctifie chacun d’entre nous sur notre chemin vers le Ciel. Ils sont les signes visibles de l’amour de Dieu pour nous. Par la réception digne des sacrements, la grâce surnaturelle de Dieu se manifeste sous une forme visible et tangible, et l’œuvre du salut de Dieu se manifeste en chacun de nous. Comme l’affirme le Catéchisme de l’Église catholique :

“Les sacrements sont des signes efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiés à l’Église, par lesquels la vie divine nous est dispensée. Les rites visibles par lesquels les sacrements sont célébrés signifient et rendent présentes les grâces propres à chaque sacrement. Ils portent du fruit chez ceux qui les reçoivent avec les dispositions requises”. (CEC 1131).

L’Église catholique compte sept sacrements : Le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la réconciliation (confession), l’onction des malades, le mariage et les ordres sacrés. Les sacrements ne sont pas isolés les uns des autres, mais sont au contraire tissés ensemble dans une unité de vie divine qui reflète et nous relie au ministère de Jésus-Christ et de son Église. Les saints et les docteurs de l’Église nous ont donné de nombreuses et belles réflexions à méditer sur l’origine des sacrements. Saint Thomas d’Aquin a dit que du côté transpercé du Christ “ont jailli les sacrements de l’Église, sans lesquels il n’y a pas d’entrée dans la vie qui est la vraie vie”. C’est ce sang qui a été versé pour la rémission des péchés ; c’est cette eau qui compose la coupe salutaire”.

L’Eucharistie est au centre même de notre vie sacramentelle parce que l’Eucharistie EST la Présence réelle du Christ lui-même. Dans cette lettre, j’ai l’intention de parler principalement de l’Eucharistie et de l’importance de ne pas recevoir Notre Seigneur dans la Communion de façon indigne. Je parlerai plus en détail des autres sacrements dans de futures lettres pastorales.

L’Eucharistie : En termes simples, l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne. C’est le corps et le sang, l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, sa présence réelle parmi nous. Lorsque nous consommons l’Eucharistie, nous sommes incorporés au Christ d’une manière surnaturelle, et nous sommes également liés à tous les autres membres du Corps du Christ.

La Sainte Communion est une rencontre intime avec Jésus-Christ. Jésus a dit :

“Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé et que j’ai la vie par le Père, de même celui qui se nourrit de moi aura la vie par moi. Voici le pain qui est descendu du ciel. Contrairement à vos ancêtres qui mangeaient et mouraient, celui qui mange ce pain vivra éternellement”. (Jn 6, 53-58).

L’un des innombrables récits de l’histoire de l’Église fournit un magnifique message sur le pouvoir de l’Eucharistie. Saint Damien de Molokai, un prêtre belge du milieu du XIXe siècle, a été envoyé dans les champs missionnaires d’Hawaï où il a passé sa vie à soigner et à servir les personnes atteintes de lèpre. Pendant de nombreuses années, Saint Damien a aimé la léproserie et s’en est occupé seul, répondant aux besoins physiques et spirituels de tous les membres de la communauté. On peut se demander ce qui aurait pu lui donner la force spirituelle nécessaire pour une mission aussi difficile et déchirante, une mission qui s’est terminée par le fait qu’il a contracté la maladie et qu’il en est mort. Saint Damien nous donne la réponse ; il a dit que c’était l’Eucharistie. Damien a écrit :

“Sans la présence constante de notre Divin Maître dans notre humble chapelle, je n’aurais pas pu persévérer à partager le sort des affligés de Molokai… L’Eucharistie est le pain qui donne la force… Elle est à la fois la preuve la plus éloquente de son amour et le moyen le plus puissant de faire naître son amour en nous. Il se donne chaque jour pour que nos cœurs, comme des charbons ardents, embrasent les cœurs des fidèles”.

L’Eucharistie était la force spirituelle de Saint Damien, et le Seigneur veut qu’elle soit aussi notre force.

Vivre une vie sacramentelle en tant que membres de l’Église catholique, le Corps mystique du Christ, dépend de la croyance en la Présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie. Depuis les débuts de l’Église jusqu’à aujourd’hui, des saints et des martyrs ont vécu et sont morts pour leur croyance en la Présence réelle ; des rois et des roturiers se sont agenouillés côte à côte dans leur croyance en la Présence réelle ; et d’innombrables miracles eucharistiques à travers le monde continuent de témoigner de la Présence réelle de Notre Seigneur dans l’Eucharistie. Au fil des siècles, l’Église est parvenue à une compréhension de plus en plus profonde de ce mystère sacré que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de dogme de la transsubstantiation. La transsubstantiation est le mot que l’Église utilise pour décrire le changement qui se produit à chaque messe lorsque le prêtre prononce les mots de la consécration : “Ceci est mon Corps” : “Ceci est mon corps”. “Ceci est mon sang.” Lorsque le prêtre prononce ces paroles sacrées, la substance du pain et du vin est transformée par Notre Seigneur en son corps et son sang, et seules les apparences (c’est-à-dire les propriétés physiques) du pain et du vin demeurent. Nos sens ne peuvent pas percevoir ce changement, mais à ce moment sacré où le Ciel et la Terre se rencontrent, le Christ ressuscité est réellement présent pour nous à chaque messe, comme il nous l’avait annoncé : “Et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde”. (Mt 28, 20).

En tant que catholiques, nous sommes joyeusement tenus de croire que le Christ est réellement présent dans l’Eucharistie.

Dans sa première lettre aux Corinthiens, saint Paul nous dit :

“C’est pourquoi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. L’homme doit s’examiner lui-même, et c’est ainsi qu’il mange le pain et boit la coupe. Car quiconque mange et boit sans discerner le corps, mange et boit un jugement sur lui-même. (1 Cor 11, 27-29).

À chaque messe, immédiatement avant de recevoir le corps du Christ dans la communion, nous prions : “Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; dis seulement une parole et mon âme sera guérie.” En récitant cette prière, nous reconnaissons que nous sommes tous pécheurs et donc indignes de recevoir le corps et le sang du Seigneur de notre propre chef, mais nous reconnaissons que son œuvre suprême de miséricorde nous en rend dignes – si nous choisissons d’accepter sa grâce et de conformer notre vie à la sienne. L’appel essentiel est que chacun d’entre nous fasse de son mieux pour rechercher la sainteté et s’assure que tout péché mortel dont il est conscient a été confessé sacramentellement avant de recevoir la Sainte Communion. Recevoir l’Eucharistie en ignorant un péché mortel non repenti dans notre vie ou sans discerner la présence réelle de notre Seigneur entraîne une destruction spirituelle plutôt qu’une vie plus profonde dans le Christ.

Un péché mortel est tout péché dont la matière est grave et qui a été commis volontairement et en pleine connaissance de sa gravité. Ces matières graves comprennent (mais ne sont pas limitées à) : le meurtre, l’avortement ou la participation à un avortement, les actes homosexuels, les relations sexuelles en dehors du mariage ou dans un mariage invalide, le fait d’avoir délibérément des pensées impures, l’utilisation de la contraception, etc. Si vous avez des questions concernant les péchés ou la nécessité d’une confession sacramentelle, je vous invite à en parler à votre curé ; et si vous avez commis un péché mortel, je vous implore de vous confesser avant de recevoir l’Eucharistie.

Le Code de droit canonique de 1983 déclare :

“Une personne consciente d’un péché grave ne doit pas … recevoir le corps du Seigneur sans confession sacramentelle préalable, à moins qu’il n’y ait une raison grave et qu’il n’y ait pas de possibilité de confession ; dans ce cas, la personne doit être consciente de l’obligation de faire un acte de contrition parfaite, y compris l’intention de se confesser le plus tôt possible”. (CIC 916).

Cet enseignement se trouve également dans la Didaché, un document des premiers chrétiens datant d’environ 70 après Jésus-Christ. Ces documents, écrits à près de 2 000 ans d’intervalle, mettent en évidence la compréhension constante par l’Église de l’importance d’être conscient de nos péchés et de rechercher la confession sacramentelle lorsqu’elle est nécessaire. Si nous vivons intentionnellement d’une manière qui va à l’encontre de l’enseignement de la foi catholique et si nous nous accrochons obstinément à des croyances qui contredisent la vérité enseignée par l’Église, nous nous plaçons dans un état de grave danger spirituel. Nous pouvons nous consoler en pensant qu’il est possible d’y remédier puisque l’abondante miséricorde de Dieu est toujours à notre disposition, mais nous devons humblement nous repentir et confesser nos péchés pour recevoir son pardon.

Cela m’amène à un autre point que j’aimerais aborder, car il sera probablement discuté lors du prochain Synode sur la synodalité. On a beaucoup parlé des personnes qui s’identifient comme membres de la communauté LGBTQ et qui cherchent à recevoir la Sainte Communion. Je pense qu’il est important d’affirmer ce qui suit dans cette lettre pastorale : L’Église offre amour et amitié à toutes les personnes LGBTQ, comme le Christ l’offre à chacun d’entre nous, et l’Église cherche à permettre à chaque personne de vivre l’appel authentique à la sainteté que Dieu lui destine. Nous devons cependant être clairs : l’Église ne peut offrir la Sainte Communion à une personne qui s’engage activement dans une relation homosexuelle ou qui ne vit pas comme le sexe pour lequel Dieu l’a formée lors de sa conception et de sa naissance. L’Église enseigne que les personnes qui éprouvent des sentiments d’attirance pour le même sexe ou de dysphorie de genre ne pèchent pas simplement parce qu’elles éprouvent de tels sentiments, mais qu’agir librement en fonction de ces sentiments est un péché et n’est pas conforme au dessein de Dieu pour ses enfants. Pour ceux qui éprouvent ces sentiments, il s’agit en effet d’un chemin difficile. Je vous encourage donc à rechercher le soutien spirituel et émotionnel de votre prêtre paroissial, de votre famille et de vos amis croyants qui peuvent vous aider à discerner et à vivre l’appel authentique à la sainteté que Dieu a prévu pour vous. J’aimerais aussi vous dire ceci : peu importe qui nous sommes, nous devons toujours nous rappeler que suivre Jésus signifie suivre le chemin de la Croix. Ce sera difficile, mais soyez assurés qu’il marche avec nous si nous le lui demandons.
En outre, je tiens à affirmer clairement que l’Église n’a jamais toléré et ne tolérera jamais qu’un catholique qui persiste dans une union adultère reçoive l’Eucharistie. Une personne doit d’abord se repentir du péché d’adultère et recevoir l’absolution sacramentelle, et aussi avoir la ferme résolution d’éviter ce péché à l’avenir. En d’autres termes, l’adultère doit cesser pour que la personne puisse recevoir la Sainte Communion. Pour ceux qui ont déjà été mariés, qui ont divorcé et qui cherchent maintenant à se remarier, je vous conseille vivement de parler à votre curé afin qu’il puisse vous conseiller et vous aider dans votre situation spécifique.

En tant que membres du corps du Christ, nous devons nous rappeler que tous les hommes sont des enfants de Dieu ; le Christ a versé son sang pour chacun d’entre eux. Nous aimons et accueillons nos frères et sœurs non catholiques, et nous devrions chercher à les inviter dans la plénitude de l’Église une, sainte, catholique et apostolique chaque fois que cela est possible. Je vous encourage à partager votre foi et à les inviter à assister à la Sainte Messe avec vous, même s’ils ne sont pas en mesure de recevoir la Communion. En partageant votre foi, je vous demande de leur expliquer pourquoi l’Eucharistie est si spéciale et pourquoi elle n’est réservée qu’aux catholiques en état de grâce (sans péché mortel) et en pleine communion avec l’Église.

Les grands saints qui ont parlé et écrit avec éloquence sur la beauté, la puissance et l’efficacité spirituelle de l’Eucharistie ne manquent pas, qu’il s’agisse des premiers Pères de l’Église comme saint Justin Martyr et saint Ignace d’Antioche, des docteurs de l’Église comme saint Augustin et saint Thomas d’Aquin, ou des saints des temps plus modernes comme saint Pierre Julian Eymard et le pape saint Pie X. Je vous encourage tous à vous engager à apprendre de ces saints fidèles afin d’approfondir notre amour et notre appréciation de notre Seigneur eucharistique qui a donné son corps et son âme à l’humanité entière. Peter Julian Eymard et le pape St. Pie X. J’encourage chacun à s’engager à apprendre des saints fidèles tels que ceux-ci afin d’approfondir notre amour et notre appréciation de notre Seigneur eucharistique qui a donné son corps et son sang, son âme et sa divinité dans un sacrifice parfait pour le salut du monde.

La beauté des sacrements, en particulier de l’Eucharistie, nous appelle à une relation toujours plus profonde avec Jésus-Christ, vivant et présent parmi nous. Cherchons à approfondir notre foi dans le fait que Jésus-Christ, qui a marché parmi nous il y a deux mille ans, reste avec nous comme il l’a promis. Les sacrements sont le Christ parmi nous, nous appelant à vivre son amour sacrificiel dans toutes nos interactions avec les autres membres de son corps, l’Église.

Que Notre Seigneur vous bénisse et que Notre Sainte Mère intercède pour vous alors que vous continuez à grandir dans la foi, l’espérance et la charité.

Je reste votre humble père et serviteur,

Mgr Joseph E. Strickland
Évêque de Tyler, Texas

Mgr Schneider soutient Mgr Strickland

Mgr Joseph Strickland a partagé avec LifeSiteNews une lettre que lui a envoyée Mgr Athanasius Schneider l’encourageant et le remerciant pour son témoignage en faveur de la foi catholique. Mgr Schneider affirme que c’est à cause de cette foi que Mgr Strickland est désormais menacé d’être expulsé de son diocèse de Tyler, au Texas, mais insiste sur le fait que les futurs papes le remercieront pour sa fidélité. Lettre complète, datée du 2 août 2023 :

Votre Excellence, Mgr Strickland, cher et estimé frère dans l’épiscopat !

C’est pour moi un privilège et une joie de vous exprimer toute ma gratitude et mon estime pour votre dévouement intrépide à garder, transmettre et défendre sans compromis la foi catholique, que les apôtres ont transmise à l’Église et avec laquelle toutes les générations de catholiques, en particulier nos ancêtres, nos pères et mères, nos prêtres et religieuses catéchistes, ont été eux-mêmes nourris. En toute vérité, nous pouvons vous appliquer, cher Mgr Strickland, ce que saint Basile avait déclaré en son temps : « La seule accusation qui est désormais sûre d’entraîner une punition sévère est le respect soigneux des traditions des Pères. » (Ép . 243)

Permettez-moi de partager avec vous les paroles suivantes, très actuelles, du même grand et saint évêque :

« Les doctrines de la vraie religion sont renversées. Les lois de l’Église sont devenues confuses. L’ambition des hommes, qui n’ont aucune crainte de Dieu, les précipite vers les postes élevés de l’Église, et ces fonctions élevées sont maintenant publiquement connues comme le prix de l’impiété. Le résultat est que plus un homme blasphème, plus les gens le considèrent comme un bon évêque. La dignité cléricale appartient au passé. Il y a un manque total d’hommes qui font paître le troupeau du Seigneur avec connaissance. Les hommes d’Église en position d’autorité ont peur de parler, car ceux d’entre eux qui ont accédé au pouvoir par intérêt humain sont les esclaves de ceux à qui ils doivent leur avancement. La foi est incertaine ; les âmes sont plongées dans l’ignorance parce que les adultères de la parole imitent la vérité. La bouche des vrais croyants est muette, tandis que toute langue blasphématoire s’agite librement ; les choses saintes sont foulées aux pieds. (Ép. 92) »

Nous vivons en effet à une époque telle que la décrit saint Basile avec une similitude frappante.

Les paroles de saint Basile dans sa Lettre au pape saint Damase, dans laquelle il demandait l’aide et l’intervention efficace du pape, sont pleinement applicables à notre situation actuelle :

« La sagesse de ce monde remporte les plus hauts prix dans l’Église et a rejeté la gloire de la croix. Les bergers sont bannis et à leur place sont introduits des loups cruels qui font chuter le troupeau du Christ. Les maisons de prière n’ont personne pour s’y rassembler ; les lieux déserts sont remplis de foules qui se lamentent. Les anciens se plaignent lorsqu’ils comparent le présent avec le passé. Les plus jeunes méritent encore plus de compassion, car ils ne savent pas de quoi ils ont été privés. (Ép . 90) »

Cher Mgr Strickland, contrairement à saint Basile qui s’est adressé au pape Damase, vous n’avez malheureusement pas la possibilité réelle de vous adresser au pape François pour qu’il vous aide à conserver avec zèle les saintes traditions du passé. Au contraire, le Saint-Siège vous met maintenant sous surveillance et vous menace d’intimidations et de privation du soin épiscopal de vos ouailles à Tyler, essentiellement pour la seule raison que vous, comme saint Basile, saint Athanase et bien d’autres confesseurs-évêques dans l’histoire gardez les traditions des Pères ; seulement parce que vous ne passez pas sous silence la vérité, seulement parce que vous ne vous comportez pas comme bon nombre d’évêques de notre époque, qui – pour reprendre les mots de saint Grégoire de Nazianze –

« servent les temps et les revendications des masses, laissant leur bateau au vent qui souffle en ce moment, et tels des caméléons savent donner à leurs mots des sens différents », De vita sua (Carmina) 2, 11).

Cependant, cher Mgr Strickland, vous avez le bonheur que tous les papes du passé, tous les courageux confesseurs-évêques du passé, tous les martyrs catholiques qui, selon les paroles de sainte Thérèse d’Avila, étaient « résolus à subir mille morts pour un seul article du credo » (Vie de Thérèse de Jésus, 25 : 12), vous soutiennent et vous encouragent. De plus, les petits de l’Église prient pour vous et vous soutiennent ; il s’agit d’une armée toujours croissante, mais petite, de fidèles laïcs – aux États-Unis comme dans le monde entier – qui ont été rejetés aux périphéries par des ecclésiastiques de haut rang, même au Vatican, dont les principales préoccupations semblent être de plaire au monde, de promouvoir leur agenda naturaliste et d’approuver le péché de l’activité homosexuelle sous couvert d’accueil et d’inclusion.

Cher Mgr Strickland, merci d’être résolu « à servir le Seigneur et non le temps », comme l’a un jour demandé saint Athanase aux évêques (Ep. ad Dracontium ). Je prie pour que davantage d’évêques de nos jours puissent, comme vous, élever leur voix pour défendre la foi catholique, fournissant ainsi une nourriture spirituelle et une consolation à de nombreux catholiques, qui se sentent souvent abandonnés comme des orphelins.

Les futurs papes vous remercieront certainement pour votre fidélité intrépide à la foi catholique et à ses saintes traditions, par lesquelles vous avez contribué à l’honneur du Siège apostolique, en partie assombri et souillé en notre funeste époque.

Que Saint Joseph, votre patron, le « bon et fidèle serviteur », soit toujours à vos côtés et que la Bienheureuse Vierge Marie, notre douce Mère céleste, destructrice de toutes les hérésies, soit votre force et votre refuge.

Avec une profonde estime, unis dans le saint combat pour la Foi et dans la prière,

Le processus synodal : une boîte de pandore

Selon le livre de livre de Loredo et Ureta, préfacé par le cardinal Burke et désormais traduit en français.

Mme Michu : Le synode sur la synodalité approche à grands pas.

M. Ravi : C’est normal ! Synoder consiste précisément à « marcher ensemble ».

Père Candide : Certes les amis, mais sans négliger « d’élargir l’espace de sa tente » !

On peut rire ou pleurer de ce qui est en train d’advenir, je ne sais, c’est selon les heures. On doit surtout prier. Mais on doit aussi comprendre quelle est la largeur, la longueur, la profondeur, la hauteur de cette opération de manipulation gigantesque. On doit aussi affiner et vérifier notre juste compréhension, sous le regard de la foi reçue des apôtres et enseignée par l’Église, de ce qu’est réellement l’infaillibilité, ce qu’est un synode, ce qu’est le sensus fidei

Contrairement à mon introduction bouffonne et caricaturale, Julio Loredo et José Antonio Ureta ont publié un remarquable travail sur le prochain synode en 100 questions et réponses. Très pédagogique, très abordable, très bien construit, très complet, très sourcé, très mesuré, très pénétrant est ce petit ouvrage de combat, traduit en plusieurs langues, et préfacé par le cardinal Burke.

Une citation du père Gérald E. Murray (canoniste américain) puisée dans l’ouvrage résume l’enjeu présent :

« Il y a manifestement dans l’Église aujourd’hui, une révolution en marche, une tentative de nous convaincre que l’acceptation de l’hérésie et de l’immoralité n’est pas un péché, mais plutôt une réponse à la voix de l’Esprit Saint qui s’exprime à travers des personnes qui se sentent marginalisées par une Église qui, jusqu’à présent, a été infidèle à sa mission. »

Aucune excuse pour ne pas lire ce livre. Il est librement téléchargeable en version digitale (format PDF) ici https://synod2023.info/books/%5bFR%5d Processus Synodal une boite de Pandore.pdf ou encore disponible gratuitement en écrivant à :

TFP, 6 avenue Chauvard, 92600 Asnières-sur-Seine

Cyril Farret d’Astiès

« Être aux cent coups » : une expression monastique

Aujourd’hui, direction le Moyen-Âge pour découvrir une expression toute imprégnée de racines chrétiennes : « être aux cent coups ». Vous voulez connaître sa signification ? Son origine ? Allez c’est parti, Divine Box vous dit tout !

Que veut dire « être aux cent coups » ?

Le saviez-vous ? L’expression « être aux cent coups » signifie arriver à la dernière minute, ou au dernier coup de cloche, et en ayant dû se presser. Mais de nos jours, « être aux cent coups » veut aussi dire être stressé ou angoissé. Bien que l’expression soit peu utilisée aujourd’hui, elle vous donnera l’occasion de briller lors d’un déjeuner familial !

Quelle est son origine ?

L’expression « être aux cent coups » s’inspire de la vie monastique, et fait référence aux coups des cloches, qui rythment la vie des moines !

En effet, avant chaque office, les cloches sonnent afin de prévenir les moines de l’heure, notamment pour les offices. Il y a deux séries de coups de cloches. La première quinze ou vingt minutes avant le début de l’office signifie qu’il faut arrêter toutes activités pour se diriger vers l’église. La deuxième commence juste avant que l’office ne démarre. Les sons de cloches sont alors plus rapprochés que pendant la première série, pour presser les derniers arrivants !

Mais alors pourquoi cent coups ? C’est simple ! Au XVe siècle, la tradition veut que l’on sonne cent coups pour prévenir de l’office des vêpres (l’office du soir, un des plus importants de la journée). He oui, sonner cent coups permet ainsi de marquer la solennité de ce temps de prière, mais aussi de faire comprendre que le retard n’est pas permis ! Avec autant de sons de cloche, aucune excuse pour arriver en retard !

Procession des soeurs de Wisques pour aller à un office © Diocèse d’Arras

La ponctualité : une règle d’or chez les religieux

Vous vous demandez peut-être pourquoi les moines ont une telle discipline ? Saint Benoît, dans sa règle, a voulu cadrer assez clairement les choses.

D’une part pour aider chaque moine à vivre sa vie monastique, car en réalité, dans les monastères, les tentations sont grandes de se disperser à telle ou telle tâche… L’équilibre entre prière et travail n’est pas simple !

Mais c’est aussi pour le bien collectif. En effet, arriver en retard à un office peut être vu comme un manque de respect envers le reste de la communauté, et peut donc entâcher la communion fraternelle. On parle beaucoup de prière et de travail dans la vie monastique, mais la dimension vie communautaire et fraternelle est tout aussi importante !

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’expression ”être aux cent coups”, et notamment sur les passages de la règle de saint Benoît qui évoquent la ponctualité ! (chapitre 43)

En résumé

L’expression « être aux cent coups », qui signifie se presser, tire donc son origine des sonneries de cloches qui régissent la vie monastique et en particulier pour annoncer l’office de vêpres. Amusant, non ? Et pour vous remettre d’une arrivée aux cent coups, allez donc savourer des bières trappistes ou déguster des produits monastiques sur le site de Divine Box !

SACERDOCE, le premier film sur les prêtres au cinéma le 18 octobre

Depuis des siècles, les prêtres accompagnent de nombreuses personnes dans leur vie, dans les moments de joie comme d’épreuve. Alors que le scandale des abus a entaché l’Église ces dernières années, les prêtres demeurent un mystère. A l’approche du synode, quelques voix se font entendre, y compris au sein d’un clergé déboussolé, pour réclamer, encore, la fin du célibat ecclésiastique.

Plus qu’un simple métier, leur fonction exige un style de vie radical, celui du célibat, de l’abandon de la paternité et de la sobriété. Antoine, prêtre vagabond, ancien rider, sillonne l’Ariège avec sa caravane pour écouter les villageois. Gaspard, prêtre montagnard, pousse les jeunes à se dépasser, à contempler la création, et à se débarrasser de leurs addictions. François, prêtre parisien expérimenté, apporte son regard empreint de sagesse sur la nature profonde du sacerdoce. Paul souhaite remporter le championnat de France du clergé à vélo. Le Père Matthieu emmène Jésus en procession dans les quartiers chauds des Philippines et vient en aide aux enfants des rues.

A travers leurs vies données au monde s’esquissent les enjeux de leur engagement et de la prêtrise au XXIe siècle.

12ème pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

Pour la 12ème foi, le Pèlerinage Summorum Pontificum processionnera dans les rues de Rome. Partant de Saint-Celse, il empruntera le pont Saint-Ange, remontera la via della Conciliazione, et entrera dans la Basilique Saint-Pierre, du Prince des apôtres.

Les pèlerins seront bien là pour représenter les laïcs catholiques de plus de 100 pays de la planète, dans la prière lors de l’adoration à Saint-Celse, par les chants et litanies tout au long de la procession, en chantant le Credo à l’entrée de la Basilique, lors de la vénération du Tombeau de l’Apôtre, et en célébrant l’office de Sexte à l’autel de la Chaire.

Ces trois journées commenceront le vendredi 27 octobre au Panthéon, puis le samedi 28 octobre de Saint Celse à Saint Pierre et le dimanche 29 octobre à la Trinité des pèlerins, sous la conduite spirituelle de :

  • Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, au Panthéon,
  • le père Antonius Maria Mamsery, supérieur des Missionnaires de la Sainte Croix, pour la procession et la fonction liturgique à Saint Pierre
  • Monseigneur Marco Agostini, cérémoniaire du pape, pour la messe de clôture du pèlerinage, à la Trinité-des-Pèlerins.

Et pour ceux qui le pourront, avant l’ouverture du pèlerinage, se déroulera la 8ème Rencontre Pax liturgica, le vendredi 27 octobre, dans le grand amphithéâtre de l’Augustinianum où, sous la présidence du professeur Rubén Peretó, des orateurs aussi prestigieux que Mgr Schneider, Jean-Pierre Maugendre, Joseph Shaw et Joao Silveira, s’adresseront aux congressistes de notre Rencontre.

Pour plus de renseignements https://site.summorum-pontificum.org/

21 janvier 2024 : Marche pour la vie

Communiqué de la Marche pour la vie :

Chers amis,

Comment peut-on accepter 220 000 avortements tous les ans, sans rien dire ni rien faire ?

Depuis un an, par un soi-disant débat démocratique qui n’est qu’une mascarade, le gouvernement envisage de légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté.Début 2024 devrait avoir lieu l’examen au Parlement d’un projet de loi « Fin de vie ». Nous demandons 100% de soins palliatifs, mais 0% de ce qu’ils appellent “l’aide à mourir”. L’interdit de tuer doit rester absolu !

Nous étions des milliers à Paris en janvier 2023. Cette année encore, mobilisons-nous d’avantage en Janvier pour défendre la Vie !

Réservez dès aujourd’hui la date de la prochaine Marche pour la vie dans vos agendas et communiquez-la largement autour de vous : Dimanche 21 janvier 2024.

Avec votre aide, nous serons encore et toujours plus nombreux dans les rues de Paris !

enmarchepourlavie.fr

UE : les députés RN votent contre le règlement autorisant le trafic d’embryons

De Mathilde Androuët, député RN français au Parlement européen, membre de la commission environnement santé publique et sécurité alimentaire :

Ce mardi, le Parlement européen a voté un texte qui s’inscrit comme un jalon important dans le cadre de la construction de l’Europe de la santé. Forte de son expérience de la gestion de la pandémie de Covid, l’UE se prend désormais à rêver d’une compétence exclusive dans le domaine de la santé, ce qui la laissera seule maîtresse des politiques sanitaires en Europe. Or, ce règlement ne changera rien aux défaillances du système de santé français. Il rajoutera formulaires et normes bureaucratiques ; il n’améliorera pas les conditions de travail du personnel médical, mais il contraindra les établissements de santé à se conformer à des normes édictées loin du peuple.

Le règlement voté aujourd’hui, avec l’assentiment de la gauche, du centre et d’une majorité de la droite, est donc un pas de plus vers l’harmonisation des législations européennes. En effet, il reconnaît un statut européen unique aux institutions chargées de prélever, transformer, diffuser ou administrer le sang, les tissus humains ou les cellules humaines, dont les cellules reproductrices. A l’heure où un certificat européen de parentalité viendra bientôt reconnaître de facto les enfants nés par GPA dans tous les pays, y compris ceux qui interdisent cette pratique, nous constatons que ce texte contraindra les États membres à faciliter la GPA, dans la mesure où les substances d’origine humaine ne connaîtront plus de frontières. Par ailleurs, il n’est rien dit des conditions de transport de ces substances alors que cela reste un sujet central. On pourrait croire que ce texte souhaite favoriser une certaine autonomie européenne mais il n’en est rien. Le mot ne figure pas dans la proposition de la Commission. Les substances en question pourront donc être exportées.

De notre côté, nous avons défendu la Convention d’Oviedo signée par tous les États membres, qui porte sur la protection du corps humain et de toutes ses parties, prévoyant également un statut de l’embryon que ce règlement ne respecte pas. Notre amendement a été rejeté, y compris par le groupe LR auquel appartient le rapporteur de ce règlement, Mme Nathalie Colin-Oesterlé, témoignant là des habituelles compromissions de ce parti politique.

Contre cette Europe de la santé qui se dessine sous nos yeux, les élus du Rassemblement national sont les seuls à vouloir préserver les intérêts éthiques et le respect du corps humain. En juin 2024, portons ensemble ces mêmes valeurs à travers la liste portée par Jordan Bardella.

La NUPES brise l’unité sportive

Ancien député LREM et ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari témoigne dans Valeurs Actuelles, dont le numéro de cette semaine est consacré au rugby :

France Télévisions a visiblement perdu ses repères journalistiques

Nicolas de Villiers est interrogé dans Valeurs Actuelles suite à l’émission Complément d’enquête à charge diffusée sur France 2. Extraits :

J’ai été abasourdi, stupéfait par un tel reportage, un tel tissu de mauvaise foi et de mensonges sous-entendus par l’emploi d’un conditionnel qui le rend inattaquable mais qui, malheureusement, instille le doute. J’ai été on ne peut plus triste de constater que la chaîne publique, qui porte ce nom de France Télévisions, puisse ainsi tirer contre son propre camp – c’est-à-dire contre la France.

Comptez-vous tout de même attaquer France Télévisions en diffamation ?

Nous étudions cette possibilité. Ils ont été juridiquement bien conseillés, avec des avocats financés par l’argent du contribuable : ils ont employé le conditionnel à peu près tout au long de l’émission. Leurs propos en deviennent des insinuations, jamais des affirmations. Ce n’est pas un travail très journalistique. Notre devoir, c’est de faire savoir à l’Arcom, l’ex-CSA, l’institution qui gère ce genre de problématiques, que nous n’avons pas été traité de manière juste, normale, eu égard à ce qui est la forme classique du journalisme dans notre pays.

[…] Cela étant dit, France Télévisions a visiblement perdu ses repères journalistiques. Cette émission, en effet, exprime là un mépris profond pour les Français qui nourrissent notre culture par le bénévolat. Le Puy de Fou ne fait pas figure d’exception : ils sont très nombreux dans les festivals, dans les événements culturels… sans oublier le monde sportif, qui vit grandement grâce au bénévolat. En ce moment, la Coupe du monde de rugby fait appel à 7 000 bénévoles : ça ne choque personne, quand bien même cette compétition crée de la richesse ! Ce modèle n’est pas réprochable, il est tout aussi noble, tout aussi méritant dans le sport que dans la culture.

Seulement voilà, il y a une forme d’incompréhension de cet univers-là, faisant par ailleurs oublier que le bénévolat crée de l’emploi : il a été l’impulsion de départ grâce à laquelle nous avons pu faire naître, puis grandir l’aventure du Puy du Fou. Je rappelle à toutes fins utiles qu’économiquement le Puy de Fou n’est absolument pas en risque si le bénévolat venait à s’arrêter. Pour être clair : la survie économique et financière du Puy du Fou ne repose certainement pas sur ce modèle.

En revanche, la disparition du bénévolat aurait pour conséquence de faire perdre son âme au Puy, cet esprit de fraîcheur et d’entraide gratuite, qui consiste à bâtir collectivement une œuvre simplement pour le sens qu’elle porte, et non pas pour des raisons pécuniaires. C’est, à mon sens, ce que le groupuscule de journalistes de cette émission de France Télévisions ne comprend pas. Ils ont vraiment perdu toute forme d’enthousiasme ; ils n’acceptent donc pas que d’autres Français, différents d’eux, puissent avoir cette envie d’exprimer leur liberté par le bénévolat.

[…] Le bilan est surprenant, tout à fait inattendu : à peu près 100% des remarques qui ont fusé sur les réseaux sociaux à la suite de l’émission sont extrêmement favorables au Puy du Fou, très enthousiastes à notre endroit. Cela signifie, sans doute, que l’émission nous a rendu un grand service : celui d’avoir démontré que des journalistes qui sont financés par nos impôts utilisent les moyens qu’ils ont pour chercher à détruire plutôt qu’à construire, à jeter l’opprobre plutôt qu’à féliciter. Ça n’est pas nous qui l’avons voulu – on s’en serait bien passé ! – mais ce sont ces gens-là qui se sont fourrés dans cette situation d’eux-mêmes. Je leur ai ouvert toutes les portes ; par conséquent, je n’ai jamais cherché à entraver la bonne marche de leur enquête. Et voilà qu’ils démontrent, par un propos tout à fait inefficace et flou, qu’ils n’avaient en réalité rien à se mettre sous la dent.

Par a priori, ils ont décidé de venir simplement pour nous détruire, coûte que coûte, quand bien même nous apportions les preuves de notre bonne foi et d’un fonctionnement extrêmement clair, transparent, public. Ils font allusion à certaines “cachoteries”, disent-ils : mais tout est sur notre site Internet ! Notre organisation juridique, l’association “Puy du Fou Stratégie”, tout cela est en ligne depuis des années, trouvable en trois clics. Il suffit d’aller sur puydufou.com, sur la page “Le Puy du Fou n’est pas une affaire d’argent” : on y décrit tout notre modèle dans le détail. Tous nos bénévoles et responsables sont parfaitement au fait de cela. Ils prétendent que le Puy manque de transparence ? Tous les comptes de toutes nos filiales sont publiés ; nous ne faisons pas partie de ces nombreuses entreprises qui payent une taxe pour s’affranchir de dévoiler leurs comptes. Mais disons-le : il ne sert à rien de se justifier quand on voit le peu de professionnalisme qui se trouve en face. […]

La dimension internationale du pèlerinage de Chrétienté

Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, est interrogé dans Paix Liturgique :

Depuis les premières années, le pèlerinage de Chartres a accueilli des pèlerins étrangers. De mémoire, d’abord des chrétiens orientaux – venus du Liban de Syrie et d’Egypte) étant donné la proximité historique du Centre Henri et André Charlier avec eux. Et, avec les années, tout cela a continué et s’est même amplifié. Nous conservons toujours de gros chapitres avec des chrétiens d’Orient, des chapitres marcheurs et non marcheurs avec SOS Chrétiens d’Orient.

La présence de pèlerins/Chapitres étrangers est-elle une composante importante ?

Cette année, nous étions plus de 16000 au total dont près de 1700 étrangers (soit plus de 10%) incorporés dans des chapitres spécifiquement étrangers mais sans doute beaucoup plus car de nombreux pèlerins étrangers venus en « individuels » ont préféré marcher avec des amis dans des chapitres français. C’était leur grand retour depuis les années Covid. Ces pèlerins étaient regroupés dans 42 chapitres venus de 21 pays différents et de 4 continents.

Mais avez-vous du freiner les inscriptions des pèlerins étrangers comme vous l’avez fait pour les pèlerins français ?

Pour les mêmes raisons puisque nous avions atteint les limites du possible pour l’organisation et la sécurité… je dirais même que nous avons – malheureusement été plus stricts et durs avec les étrangers qu’avec les pèlerins français qui par beaucoup d’aspects nous apparurent comme davantage prioritaires. Je tiens d’ailleurs à signaler que les deux pèlerinages amis vers Covadonga en Espagne et vers Lujan en Argentine ont été confrontés à la même obligation que nous de stopper leurs inscriptions plus de deux semaines avant le déroulement des pèlerinages, ce qui atteste bien d’un mouvement général d’engouement pour nos pèlerinages.

Avez-vous, pour vos pèlerins étrangers, développé ce qui est désormais bien connu en France : les chapitres d’anges gardiens ?

Tout à fait car à coté de nos 1700 « marcheurs étrangers » nous développons les « non marcheurs » que nous appelons « anges gardiens ». Ils étaient plus de 6000 en 2023 dont environ un millier d’étrangers.

Parmi vos pèlerins étrangers y-a-t-il ce que j’appellerais des étrangers « improbables » ?

JOui et de plusieurs types : prenons par exemple les pèlerins venus cette année du monde pacifique. ils vinrent surtout car le célébrant prévu le lundi de Pentecôte était le cardinal Pell qui a été rappelé à Dieu, il y a quelques mois. En l’honneur de ce grand cardinal, de nombreux australiens sont venus cette année. Des néo-zélandais étaient également présents avec un couple notamment dont le mari était en fauteuil roulant. Ils ont assisté à la Sainte Messe du lundi dans la cathédrale au premier rang.

D’autres exemples.

Je serais tenté de dire que tous les pèlerins étrangers qui viennent des zones extra périphériques sont des » improbables ». Parmi eux comment ne pas signaler des pèlerins venus d’Ethiopie, d’Arménie, d’Irak ou du Burkina-Faso. Mais comment oublier le pèlerins de l’ile Maurice ou venus du septentrion de l’Europe : Polonais, lituanien et suédois et bien sûr il y a les gros contingents américains ou allemands et nos amis gabonais et tant d’autres que j’oublie sans doute.

La croissance des pèlerins étrangers va-t-elle s’amplifier ?

Jean de Tauriers : Je le pense, nous avons déjà de nombreuses demandes pour notre pèlerinage à Chartes de 2024. A l’heure où je vous parle, nous ne savons pas encore exactement comment nous allons faire pour accueillir tout cet enthousiasme l’an prochain et au cours des prochaines années.

Des solutions ?

Le développement de nos chapitres anges gardiens est une des solutions ainsi que les pèlerinages frères qui se sont développés à l’étranger et qui parfois s’appellent « Chartres pilgrimage » comme celui d’Australie (Christus Rex Pilgrimage dans l’état du Victoria).

Elles se mettent déjà en place par la mise en place de pèlerinages de Chrétienté locaux (exemples de l’Espagne de l’Argentine, etc…)

Des représentants américains (Three Hearts Pilgrimage, en Oklahoma autour de l’abbaye de Clear Creek) et espagnols (Nuestra Señora de la Christiandad, de la cathédrale d’Oviedo au sanctuaire de Covadonga) étaient venus cette année pour développer des partenariats avec Notre-Dame de Chrétienté. Nous sommes très heureux de ces liens et bien sûr disposés à aider autant que de possible logistiquement.

Depuis longtemps nous avons également un lien particulier avec le pèlerinage argentin de Lujan. Nos amis argentins nous ont d’ailleurs dit qu’un pèlerinage allait se mettre en place au Paraguay. Beaucoup d’autres pèlerinages existent comme au Portugal, au Rwanda. Nous les aiderons si nous le pouvons. Tous ces pèlerins ont vocation à devenir des anges gardiens et à créer cette chaîne spirituelle de la communion des saints. Je voudrais que nos pèlerins de Chartres fassent de même pour tous nos amis étrangers.

Je vois derrière toutes ces initiatives le signe d’une chrétienté florissante, missionnaire et unie autour des valeurs de notre pèlerinage Tradition, Chrétienté, Mission.

26 nouveaux séminaristes pour la Fraternité Saint-Pierre à Wigratzbad

Le Séminaire Saint-Pierre, séminaire européen de la Fraternité Saint-Pierre à Wigratzbad (Allemagne), compte en cette rentrée 108 séminaristes dont 26 séminaristes en première année (17 francophones et 9 germanophones). Le séminaire a rouvert ses portes le dimanche 10 septembre.

Les deux sections ont commencé par un pèlerinage, à Kevelaer pour la section germanophone et à Tournus pour les francophones.

Une nouvelle génération se lève de gens qui viennent d’un peu partout et découvrent la messe traditionnelle

Le 23 septembre aura lieu le colloque intitulé « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? » organisé par Renaissance Catholique et 4 autres associations. Interrogé dans L’Homme Nouveau, Jean-Pierre Maugendre, Président de Renaissance Catholique et organisateur du colloque, déclare :

[…] Une nouvelle génération se lève de gens qui viennent d’un peu partout et découvrent la messe traditionnelle. Ils sont touchés par sa beauté, son sens du sacré, mais ils n’ont pas les fondements intellectuels et doctrinaux nécessaires face aux nouveautés liturgiques. Ce colloque a donc pour but de réexpliquer les raisons de notre attachement à cette messe traditionnelle, en apportant à ces personnes des éléments intellectuels pour les aider à conforter le premier mouvement, instinctif et parfois sentimental, qui a été le leur.  

Nous nous y sommes pris plus tôt cette année pour la communication. Nous espérons donc qu’il y aura plus de participants qui pourront se nourrir des enseignements donnés lors de cette deuxième édition, qui se tiendra le samedi 23 septembre prochain, à la maison de la chimie, de 10h à 18h. Des stands présenteront les cinq associations organisatrices, tandis qu’une librairie proposera de très nombreux livres religieux, historiques et liturgiques. 

Quels seront les différents enseignements proposés ?

Le programme de la journée est maintenant disponible sur le site de Renaissance catholique. Plusieurs types d’enseignements seront proposés. Un enseignement doctrinal d’abord, avec les conférences du père Danziec sur « La messe, acte de religion par excellence » et de Cyril Farret d’Astiès sur la réédition du Bref examen critique du nouvel ordo missae. S’ensuivra une présentation de la situation actuelle dans les diocèses, par Philippe Darantière.

Nous souhaitions également proposer un enseignement plus factuel, à travers des tables rondes et des témoignages. Un adage scolastique dit que contra factum, non fit argumentum : contre les faits, aucun argument ne tient. Ainsi, nous souhaitons donner la parole à des associations locales qui redonnent vie à des piétés populaires anciennes avec la messe traditionnelle. Et, toujours dans la volonté de juger l’arbre à ses fruits, nous laisserons des nouveaux baptisés témoigner de leur conversion grâce à la messe traditionnelle.

Vous rendrez, quant à vous, un hommage à Jean Madiran…

Effectivement. Jean Madiran a écrit un très beau livre, Une civilisation blessée au cœur, dans lequel il estime que le drame majeur de la société dans laquelle nous vivons, c’est l’abandon de la piété, cette capacité de rendre hommage à nos pères pour ce qu’ils nous ont apporté. Tandis que nous fêtons cette année les 10 ans de la mort de Jean Madiran, il nous a semblé opportun d’exercer cette vertu de piété à son égard, en hommage à ses actions importantes pour la défense de la messe traditionnelle.  

Ce colloque est donc un événement pour manifester une résistance face au Motu proprio Traditionis Custodes. Pourquoi estimez-vous devoir mener un tel combat ? 

La situation à laquelle nous sommes confrontés est unique dans l’Histoire de l’Église. À aucun moment, lors de développements liturgiques, le pape n’avait jamais décidé de supprimer tout ce qui avait été fait avant lui. En 1570, lors de la publication de la bulle Quo primum tempore, introduisant le missel romain, tous les rites anciens de plus de 200 ans avaient encore droit de cité. Seules les nouveautés liturgiques récentes étaient supprimées.

Aujourd’hui, c’est un héritage vieux de 2000 ans que l’on veut mettre de côté. C’est du jamais vu ! Nous souhaitons donc résister à cet abus de pouvoir afin que soit rendue aux fidèles et aux prêtres la liberté de se sanctifier grâce aux sacrements qui sanctifièrent leurs pères, dans le but que la liberté puisse de nouveau être accordée à la célébration des sacrements selon la liturgie traditionnelle.

Nous vous attendons nombreux, et nous permettons de solliciter votre générosité pour financer cet événement, les frais engagés étant importants, en particulier ceux de la location de l’amphithéâtre et de la salle qui permettra de proposer une garderie pour les enfants. 

Lien pour s’inscrire.

Le président à la messe

A quelques jours de la présentation du projet de loi destiné à légaliser l’euthanasie, Emmanuel Macron ne craint pas de venir assister à la messe qui sera célébrée à Marseille lors de la visite du pape François. La gauche laïcarde, qui défend le port de l’abaya, la nourriture halal…, s’offusque et Vincent Trémolet de Villers rappelle la laïcité à la française n’interdit pas l’assistance du président de la République à la messe :

 

Edouard Philippe voulait dénaturer Notre-Dame de Paris

Dans son livre à la lecture de Des lieux qui disent (Lattès), Edouard Philippe évoque ses ambitions présidentielles. Par ailleurs, il se désole que Macron ait fini par renoncer au grand concours international d’architecture qu’il avait appelé de ses vœux pour remplacer la fameuse flèche de Notre-Dame de Paris, ajoutée par Viollet-le-Duc au XIXe siècle au sommet de la cathédrale.

«Notre-Dame n’est pas un objet figé, baigné dans le formol protecteur».

Son histoire millénaire est «une aventure continue de réappropriation et de réinvention». Structure en béton à Reims après la Première Guerre mondiale, flèche en métal à Rouen au XIXe siècle : l’histoire des cathédrales n’a jamais été, insiste-t-il, «une histoire de conservation». Pour Philippe, Macron aurait mieux fait de s’inspirer d’André Malraux. Assailli de critiques pour avoir décidé de confier à Chagall la peinture d’un nouveau plafond pour l’opéra Garnier, le ministre des Affaires culturelles de De Gaulle n’avait, lui, «pas cédé».

 «En nous attachant à la reconstruire dans un état qu’elle avait déjà connu, je ne sais pas si nous avons complètement rendu hommage à son âme».

Sic

I-Média : Ces journalistes qui détestent la France

Cette semaine, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’ouverture de la Coupe du monde de rugby, pleine de symboles, façon carte postale de la France. Une France rance selon Libération.

Le dossier du jour est consacré aux méthodes du magazine Complément d’enquête sur le Puy du Fou, un numéro qui aura généré une contre-offensive anti-diabolisation. Avec une interview exclusive de Philippe de Villiers qui revient pour nous, sur le déroulé de ce reportage.

Enfin, la météo de l’info est porteuse de bonnes nouvelles, sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour consacré à Anna Cabana !

La France “rance” face à la gauche woke

Réaction de Jean Dujardin sur Instagram suite à la polémique lancée par la gauche woke concernant la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de rugby :

Mgr Michel Aupetit : enquête classée pour absence d’infraction

La procédure ouverte pour agression sexuelle sur personne vulnérable après un signalement du diocèse de Paris visant l’ancien archevêque de Paris Michel Aupetit a été classée sans suite le 23 août pour absence d’infraction, a indiqué jeudi le parquet.

“Mgr Aupetit avait abordé cette enquête avec sérénité parce qu’il était certain qu’elle ne pouvait que se terminer par un classement sans suite. Il peut continuer à agir dans sa mission pastorale sans qu’il y ait une quelconque difficulté dorénavant”, a déclaré son avocat.

Conférence de S.E. le cardinal Burke sur la Corédemption

S.E. Raymond, cardinal Burke, archevêque émérite de Saint-Louis du Missouri, a donné hier une conférence à Saint-Eugène (Paris IX) sur la Corédemption de la Vierge Marie :

Il y célèbrera samedi matin une messe pontificale à l’occasion du 10e anniversaire de l’association SOS Chrétiens d’Orient.

L’immigration décime le Sénégal

Selon cet article de la presse sénégalaise :

Le Fr. Augustin-Marie Aubry élu Prieur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier

Communiqué de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier :

Le Chapitre général de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier a élu le mercredi 6 septembre 2023 le Fr. Augustin-Marie Aubry Prieur de la Fraternité. Il succède au Fr. Louis-Marie de Blignières.

Toute la communauté exprime sa gratitude et sa reconnaissance au Prieur sortant pour le mandat accompli et demande des prières et des sacrifices pour le fruit spirituel et apostolique du nouveau mandat.

Que Notre-Dame du Rosaire et saint Dominique, Patriarche des Prêcheurs, intercèdent sans cesse pour notre Fraternité auprès du Dieu trois fois saint.

La croyance en une vie après la mort diminue, la croyance en la réincarnation augmente…

Selon une enquête Ifop, publiée ce jeudi 14 septembre, au cours des 50 dernières années, la croyance en une vie après la mort chez les Français a diminué. Ils étaient 37% à y croire en 1970, contre 31% en 2023.

La croyance en la réincarnation a grimpé de 10 points en neuf ans, passant de 22% en 2004 à 32% en 2023. Une progression portée par les jeunes générations puisque les moins de 35 ans sont plus de 4 sur 10 (43%) à répondre positivement à cette question.

Si la croyance au paradis et l’enfer n’a pas disparu, 32% des personnes interrogées y croient encore, en baisse de 5 points depuis 2004.

Les croyances en la vie éternelle et la résurrection ont respectivement perdu 2 et 4 points depuis 2004.

La proportion de personnes qui souhaitent une cérémonie religieuse lors de leurs obsèques a considérablement baissé depuis 2008, passant de 55% à 40%.

Le prochain pèlerinage de Pentecôte à Chartres aura pour thème les fins dernières. Un peu de boulot en perspective.

Une équivalence inacceptable entre les embryons et les fœtus et de simples cellules de peau ou du plasma sanguin

Le Parlement européen a donc adopté mardi un projet de règlement concernant l’utilisation des « substances d’origine humaine », également appelé « SoHO », (sang, plasma, tissus, cellules, lait maternel, …).

Le texte a été approuvé par une large majorité, avec 483 voix pour, 52 contre et 89 abstentions. Avant son vote en séance plénière, la proposition avait été amendée, le 18 juillet dernier, par la Commission Environnement, santé publique et sécurité alimentaire (ENVI).

Un règlement unique

Afin de favoriser les échanges de « substances d’origine humaine » entre les Etats membres, le texte abroge les deux directives actuellement existantes [1], et les remplace par un règlement unique qui sera applicable de la même manière dans tous les Etats.

Jusque-là, la règlementation européenne laissait aux Etats une marge de manœuvre dans sa mise en œuvre. « Un même produit peut être considéré comme une substance, un dispositif médical ou une thérapie innovante, selon les règles nationales » déplore notamment Nathalie Colin-Oesterlé, eurodéputée française (groupe PPE), et rapporteur du texte.

Désormais, les différentes normes nationales de qualité et de sécurité seront harmonisées.  « La santé reste un domaine réservé des Etats et l’Union ne vient qu’en appui » précise toutefois la rapporteur.

Neutralité financière du don

Les eurodéputés ont par ailleurs rappelé « le principe du don volontaire et non rémunéré ». Une compensation pourra cependant être proposée au donneur « pour les pertes ou les dépenses encourues au cours du processus de don », mais sans que cela ne constitue une « incitation ». Elle devra « respecter la neutralité financière du don et empêcher la réalisation d’un profit par le donneur » explique Nathalie Colin-Oesterlé.

Le texte prévoit en outre d’instaurer une « liste européenne des substances d’origine humaine critiques »[2], et d’imposer aux Etats membres de disposer de plans d’urgence nationaux pour ces substances.

Désormais, des négociations avec la Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne vont être engagées afin d’aboutir au texte définitif qui devrait être soumis au vote des eurodéputés avant juin 2024.

Une fois adopté, le règlement entrera en vigueur, mais la plupart de ses dispositions ne s’appliqueront que deux ans après.

Un texte qui « dégrade la dignité et la valeur de la vie humaine »

Dans une déclaration commune publiée le 12 septembre, la Commission des épiscopats de l’Union européenne (Comece) et le Katholisches Büro de Berlin [3] ont exprimé leurs inquiétudes face à cette proposition de règlement. Ils mettent en garde contre les potentielles dérives d’une régulation qu’ils considèrent trop « laxiste ».

Selon eux, l’utilisation du terme « substance d’origine humaine » est trop flou. « Le danger réside dans la possibilité qu’une telle définition dégrade la dignité et la valeur de la vie humaine, en créant une équivalence inacceptable entre les embryons et les fœtus et de simples cellules de peau ou du plasma sanguin » alerte le Père Manuel Barrios Prieto, secrétaire général de la Comece.

L’absence de différentiation écrite entre les différentes « substances d’origine humaine » risque d’influencer le « développement des droits pharmaceutiques et reproductifs » à l’avenir prévient également la déclaration.

En outre, la Comece et le Katholisches Büro estiment que le texte doit être plus clair sur les droits des Etats membres à réglementer ce domaine hautement éthique. « Chaque Etat membre doit conserver la possibilité de refuser l’autorisation d’une préparation SoHO [ainsi que] sa reconnaissance » insistent-ils.

Plus de 25 millions de transfusions sanguines, et près d’un million de cycles de PMA

Chaque année, plus de 25 millions de transfusions sanguines, mais aussi près d’un million de cycles de procréation médicalement assistée (PMA), et 35.000 greffes de cellules souches sont réalisées en Europe, selon le Parlement européen. La demande ne cesse d’augmenter.

L’Europe continue en outre à importer certaines substances, et notamment 40% de ses besoins en plasma. Ces importations proviennent de pays « où les donneurs sont rémunérés » souligne Nathalie Colin-Oesterlé.

Source : Gènéthique

Suicide civilisationnel : l’Espagne valide l’euthanasie

La Cour constitutionnelle espagnole a confirmé pour la deuxième fois la loi ayant dépénalisé l’euthanasie en 2021.

Après avoir rejeté le recours du parti Vox, elle vient de faire de même avec celui introduit par le Partido Popular (PP). Dans ce nouvel arrêt, la Cour limite en outre l’objection de conscience aux seuls professionnels de santé, à l’exclusion des personnes morales. Deux juges, Enrique Arnaldo et Concepción Espejel, ont émis une opinion dissidente.

Pas de remise en cause du droit à la vie

Dans son recours, le PP soutenait que la loi avait été « traitée de manière erronée » car elle était passée par un projet de loi organique du groupe majoritaire qui soutient le gouvernement, ce qui visait à « restreindre le débat parlementaire » selon lui. Un argument rejeté par la Cour.

L’autre point de contestation concernait l’incompatibilité de la loi avec le droit à la vie. L’arrêt y répond en trois points. « L‘euthanasie ou l’aide à mourir repose sur certaines valeurs, certains principes et certains droits fondamentaux consacrés par le texte constitutionnel » considèrent les juges. En outre, le droit à la vie « n’impose pas non plus à son titulaire l’obligation de rester en vie », estiment-ils. Enfin, « le fondement constitutionnel de l’euthanasie explique qu’elle ne peut être limitée, comme le prétendent les requérants, aux cas des malades en phase terminale ».

La décision rejette également les accusations d’inconstitutionnalité de la loi en ce qui concerne les personnes handicapées et leur accès à l’euthanasie, comme cela avait été le cas avec le recours précédent.

Source : Gènéthique

Propagande sur le gender dans un cahier de grammaire

Dans le livret canadien Missions 1re secondaire – Cahier d’apprentissage (incluant le code grammatical, le fascicule de mise à niveau et les exercices interactifs et Extras), on trouve ceci :

Ces nostalgiques du Figaro…

Lapsus révélateur :

Non seulement Benoît XVI est mort, mais la messe n’est pas un évènement populaire et festif… Ils ont confondu avec un match de rugby. Il faudra d’ailleurs signaler à Macron qu’il ne pourra pas prendre le micro pendant l’homélie, et pas seulement à cause des sifflets…

De France, ils s’engagent au service de la jeunesse du Liban [Addendum]

De notre envoyé spécial Antoine Bordier :

Depuis la nuit des temps, ou presque, depuis saint Louis et le temps des Croisades, la France et le Liban vivent une amitié des plus fidèles. Gérard Guise et Maroun Hobeika sont amis, et ils en sont convaincus : La France a un rôle important, premier, à jouer au Liban. Dans le pays du Cèdre, depuis 2020, ils agissent pour sauver l’école Saint-Pierre de Baskinta. Pour la soutenir, le 7 octobre prochain, à Antony, ils organisent un évènement caritatif exceptionnel sur le thème : La Francophonie au Liban, Vecteur de Paix. Interview.

Maroun Hobeika et Gérard Guise, vous faites partie du Rotary Club Antony-Sceaux, qui organise cette soirée exceptionnelle du 7 octobre. Pourquoi un tel sujet au moment où la Francophonie serait en berne et où on parle de moins en moins du Liban ?

Gérard Guise : Comme vous le savez le Rotary est apolitique, et, donc, les projets que nous développons sont soit sensibles à une cause locale pour nos villes, où nous rayonnons, soit sensibles à une cause internationale. Le sauvetage de la Francophonie, pour notre club, fait partie de nos projets clés. Nous l’avons compris grâce à Maroun, qui est né à Baskinta et qui a appris que son école francophone allait fermer par manque de moyens financiers à cause de la crise économique qui sévit, encore, dans ce pays. Après avoir réuni les membres de notre club et après avoir eu les explications sur la situation locale, nous avons retenu en 2020 comme action internationale de permettre à cette école, Saint-Pierre de Baskinta, et ses 550 élèves (à la rentrée prochaine), de poursuivre sa mission. Depuis, notre club, aidé de nombreux autres contributeurs, des entreprises et des donateurs privés, essaye par tous les moyens de maintenir cette école en vie. Ce n’est pas facile. Mais, la mission n’est pas impossible. L’objectif de cette soirée du 7 octobre consiste, ainsi, à poursuivre le travail engagé depuis 3 ans et à donner un avenir durable et paisible à l’école et aux familles de ce village. Surtout aux enfants !

Maroun Hobeika : Pour répondre à votre question, il faut se replonger dans l’histoire. Le système éducatif libanais a commencé à se construire au 15è-16è siècle. Au 19è et au 20è siècle, il était principalement francophone. Aujourd’hui, en raison de la crise, toute la question de son avenir, de l’avenir de la Francophonie et de l’avenir du Liban, se pose. La pérennité de l’éducation francophone au Liban, c’est le dernier capital du pays. Je peux vous le garantir. Parce que si l’on perd ce trésor, la qualité et les valeurs qu’elle porte (comme la liberté, l’égalité, la fraternité, la justice, le développement), alors cela veut dire qu’on perd le vivre ensemble, on perd l’éducation au Liban, et on perdra, à terme, le Liban.

Revenons au sujet qui nous anime : la Francophonie et le Liban. Vous vous êtes rendus plusieurs fois au Liban. Est-ce que cela ne vous étonne pas à l’heure de la mondialisation, où la culture anglo-saxonne semble dominer, que le Liban soit encore autant francophone ?

Maroun : Le Liban, dès le Moyen-Âge a eu, dans ses montagnes, des écoles ouvertes par des prêtres, des imams, des rabbins, etc. Puis, très tôt, avant même la Révolution française, il s’est doté, sous l’impulsion de l’église maronite, d’un réseau d’écoles modernes et structurées. Au 18è siècle, l’enseignement au Liban était gratuit, et obligatoire pour les filles et les garçons. A partir du 19è siècle, le Liban assiste à la naissance et à la multiplication des écoles confessionnelles. Ici, je souligne le rôle fondateur de l’Église maronite, puis des Congrégations religieuses, catholiques, protestantes, françaises ou anglaises, dans la structuration du système éducatif libanais. Le système éducatif francophone s’est développé grâce à une concurrence entre les différentes Congrégations religieuses de la France, de l’Angleterre et de l’Amérique. L’enseignement public a commencé à émerger après l’indépendance. Son essor a été stoppé à cause de la guerre du Liban, en 1975. Depuis, il n’a, malheureusement, jamais repris son envol, percuté par d’autres réalités liées à son histoire.

La Francophonie au Liban est une exception éducative, mais elle est, surtout, une exception à généraliser dans le monde entier. Elle est un exemple incroyable : 63 établissements francophones sont homologués par la France (et Baskinta travaille pour être le 64è), 70 % des établissements privés sont francophones, près de 50 % des élèves sont scolarisés en français. Cela n’existe nulle part ailleurs. L’un des paradoxes du Liban : la plus grande mixité sociale et religieuse se trouve au sein même de ses écoles francophones. Le Liban est un grand laboratoire pour la Francophonie !

Gérard : J’ai découvert le Liban en octobre 2021, en visitant pour la première fois l’école Saint-Pierre de Baskinta. Nous avions rencontré les parents, les élèves, les professeurs, des villageois. C’est à ce moment-là, que j’ai compris la force de la Francophonie dans cette région du monde où l’on apprend en français et où l’on chante la Marseillaise, avec fierté. Vraiment, cela m’a donné et me donne encore une vraie leçon de vie. La Francophonie au Liban est un exemple à soutenir et à suivre. C’est comme un phare culturel…qui éclaire le monde et nous rappelle notre mission de transmettre.

Au Liban, vous aidez particulièrement, et depuis 2020, l’école Saint-Pierre de Baskinta. Racontez-nous cette aventure, qui ressemble à un conte merveilleux.

Maroun : Effectivement, c’est l’histoire d’une rencontre, d’un hasard et d’une destinée. En août 2019, à Baskinta, je fais la connaissance de Monsieur Antoine Mdawar, le directeur de l’école. Il me propose de la visiter. A la fin de la visite, il me dit : « Tu sais Maroun, la situation économique de l’écoleest très difficile : 70% des parents n’arrivent plus à payer les frais de scolarité de leurs enfants. Et, depuis 2016, l’Etat ne paie plus la subvention à l’école. La charge est devenue trop lourde pour les Frères. Si la situation ne s’améliore pas, la décision est prise de fermer. Nous ne pouvons plus assurer la pérennité de l’école, sans l’aide des anciens. » J’ai été très touché par son discours, et je ne vous cache pas, qu’il a réveillé en moi le petit Maroun, l’écolier que j’étais, ici-même, à Baskinta. Mais que pouvais-je faire ? Parrainer un enfant, était-ce la solution ? Par la suite, l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, m’a poussé, malgré ma charge de travail, à proposer un projet à mes amis rotariens. Il était basé sur le constat suivant, où un alignement des planètes pouvait s’opérer : L’éducation est l’un des axes majeurs du Rotary International, les Libanais de la montagne sont très vulnérables, car éloignés des grands centres de décision. Le collège Saint-Pierre forme des élèves francophones et existe depuis 1906. Il a reçu en août 2020 le LabelFranceEducation.

Pour aider l’école nous avions la possibilité d’emmener dans cette aventure : l’Oeuvre d’Orient et l’Institution Sainte-Marie d’Antony le plan de sauvetage du collège et développer les liens amicaux. Les parties prenantes étaient là. Il ne fallait plus que travailler sur une solution commune. L’idée de Gérard était de développer, en partenariat avec l’Œuvre d’Orient, le parrainage de la scolarité pour tous les enfants. Pour paraphraser Saint-Exupéry et son Petit Prince, je dirai : « Cette école est très fragile, essayons de ne pas la détruire, protégeons-là, protégeons-nous ».

Gérard : Maroun vous a tout raconté, en effet si les professeurs continuent à enseigner au lieu de quitter le pays pour une meilleure vie, c’est parce que le Rotary Club d’Antony Sceaux avec tous ses amis, d’autres Rotary clubs, des partenaires et l’Œuvre d’Orient, a apporté une lueur d’espoir, une solution durable. De nouveau la lumière a jailli en octobre 2020 et s’est renforcée depuis avec toute nos actions multiples (installation de panneaux solaires, modernisation du CDI, le Centre de documentation et d’information, par l’apport de nouveaux livres et dictionnaires, modernisation de l’Informatique). L’école est encore debout. Mais, elle est, toujours, menacée par la crise, par l’inflation, par la pauvreté. Il nous faut amplifier notre action en assurant la gratuité de scolarité des 550 enfants de l’école.

Évoquons cette soirée exceptionnelle du 7 octobre. Quel est le programme et qui sont les invités ?

Gérard : Cette soirée porte de fortes ambitions, qui consistent tout simplement à assurer le long terme à cette école, malgré la crise économique dont personne ne connaît la fin. Deux grands sujets y seront abordés : La Francophonie au Liban, Vecteur de Paix, et l’Optimisme. Le premier sujet sera traité sous la forme d’une table-ronde avec d’éminents intervenants : un ancien ministre de l’Education nationale au Liban, Marwan Hamadé, le président de l’Amicale du Rotary pour la Francophonie, Jean-Philippe Baur, et, Amal Nader, journaliste à RMC Moyen-Orient.

Les conclusions de cette table-ronde seront proposées par Fouad Assoun, conférencier, écrivain et entrepreneur. A l’âge de 17 ans, il survit à un attentat qui lui a coûté la vue. Il y a 3 ans, il lançait son association Phoenix semeurs de Paix pour venir en aide au Liban, après les explosions du port de Beyrouth et des environs, le 4 août 2020.

Le deuxième sujet est sous la forme d’une conférence avec un professionnel hors-du-commun, Jean-Philippe Ackermann. Pendant toute sa vie, il a remonté des sociétés qui étaient en perte de vitesse. Avec talent et empathie, il a réussi à transformer ces sociétés en success story. Il est maintenant un conférencier professionnel sur l'”Optimisme”.

Notre objectif est de transformer cette idée (pas si simple) du sauvetage de l’école en une success story sur le long terme, pour offrir aux enfants du village et aux nombreuses familles un avenir.

Maroun : Oui, je dirai même plus : notre seul objectif est de préserver l’éducation francophone dans la montagne libanaise. Parce que la Francophonie, c’est l’expression d’une éthique respectueuse de la liberté de chacun et de valeurs ton j’ai parlé. C’est la paix, c’est la pérennité pour tous, c’est le vivre ensemble.

Au cours de cette soirée, il y a un troisième moment très important : nous organisons une levée de dons pour assurer la gratuité de l’éducation francophone de l’année 2023/2024 à tous les élèves de la montagne libanaise. Cette levée servira, également, à financer les projets d’investissement de l’école.

Concluons, sur l’optimisme qui est, également, votre sujet du 7 octobre. Votre soirée est un appel, une invitation au vivre ensemble autour de vos 5 sujets : l’Education, la Francophonie, le Liban, l’Optimisme et la Paix…C’est ça en résumé ?

Gérard et Maroun : Oui, aidez-nous à construire ce beau projet, à le fidéliser. Car le vivre ensemble est le centre de notre construction. Cela nous concerne tous, finalement. L’éducation, la Francophonie, la liberté et la paix forment les quatre pierres d’angle. La beauté et la force de notre action est notre optimisme. Le Rotary est une belle et immense collectivité, de plus de 1 400 000 membres, présente dans quasiment tous les pays du monde. Ce sont plus de 34 000 clubs, qui agissent et développent des projets autour de la paix, de l’éducation, de la santé, du soutien à l’économie locale, de l’accès à l’eau potable, de la prévention des maladies et de l’environnement. Ces projets sont financés par nous, mais, également, par le grand public et nos partenaires. Sans eux, nous ne pouvons rien faire.

Cette année 2023 est sous le signe “créons de l’espoir dans le monde“. Alors, quoi de mieux que d’imaginer de poursuivre avec l’ensemble des gens qui nous aident ce magnifique projet de soutien de l’école francophone de Baskinta. Finalement, ces enfants font partie de notre famille.

C’est vrai, nous laissons une grande part à l’optimisme. Car, nous sommes optimistes. Grâce à la qualité de cette soirée, grâce à nos réseaux, grâce à vous lecteurs, grâce à nos partenaires, grâce au public, nous réussirons ce beau projet.

En sauvant l’école sur le long terme, vous sauvez les familles, vous sauvez les enfants. Nous vous donnons rendez-vous le 7 octobre. Ensemble sauvons cette école !

Pour en savoir plus sur Baskinta et le Rotary, parrainer les élèves et faire un don :

https://rotary-action-francophonie-college-baskinta-liban.fr

Pour vous inscrire à la soirée du 7 octobre à Antony :

https://www.billetweb.fr/francophonie-au-liban-rotary-antony-sceaux

 

Interview réalisée par Antoine BORDIER

Copyright des photos A. Bordier et Rotary Club Antony-Sceaux

Addendum :  : un lecteur nous fait remarquer que le Rotary reste une prote d’entrée dans la Franc maçonnerie et en bien des points une secte. Source. Michel Janva

“La seule réponse à l’hiver démographique en Europe, c’est de soutenir les familles”

Réponse de François-Xavier Bellamy à Ursula von der Leyen, à l’occasion du discours sur l’état de l’Union :

Madame la Présidente, En évoquant le bilan de la Commission, vous parlez de la force de l’Europe, de son efficacité… Mais où est passée la réalité ? Au moment où nous nous parlons, le Secours populaire annonce que 20% des français vit à découvert. Dans toute l’Europe, une personne sur trois se prive d’un repas pour tenir. Des millions de foyers, d’artisans, d’entreprises, n’arrivent plus à payer leur énergie. Vous parlez de prospérité, mais malgré ce retour de la pauvreté, la Commission n’aura cessé de multiplier les contraintes sur ceux qui travaillent et produisent en Europe. La directive énergétique sur les bâtiments aggravera la crise du logement. La stratégie farm to fork fait baisser la production alimentaire. La taxonomie accélère le décrochage industriel. Vous avez longuement parlé d’électricité pour accélérer encore l’implantation d’éoliennes, mais toujours pas un mot sur le nucléaire, première source d’énergie décarbonée et accessible en Europe. Vous promettez de réduire les normes : elles n’auront pourtant cessé de s’empiler ces dernières années, jusqu’à ce projet dit “Restauration de la nature” que nous avons combattu. La multiplication des contraintes ne protège pas l’environnement, elle nous rend seulement dépendants des autres pays du monde qui n’assument pas les mêmes coûts. Nous ne sauverons pas la planète en achetant des voitures électriques en Chine (; de même que nous ne sauverons pas la démocratie avec les ukrainiens en achetant du gaz à la dictature azérie qui veut écraser les arméniens.) De même, nous ne relancerons pas notre économie en augmentant une “immigration qualifiée”, comme vous le dites, mais en qualifiant ces millions de jeunes qui sont encore aujourd’hui loin de l’emploi. La seule réponse à l’hiver démographique en Europe, c’est de soutenir les familles, non de déstabiliser plus encore nos pays. En nous appuyant sur elles, sur les talents de nos pays, sur le savoir, la culture des citoyens en Europe : oui, nous pouvons retrouver la prospérité et l’élan de notre continent mais cela suppose d’ouvrir les yeux sur la réalité.

Cardinal Müller : De faux prophètes ont annoncé qu’ils transformeraient l’Église catholique en une organisation d’aide pour l’Agenda 2030

L’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Müller, a été interrogé sur Infovaticana à propos du prochain synode. Extraits :

Je prie pour que tout cela soit une bénédiction et non un préjudice pour l’Église. Je suis également attaché à la clarté théologique afin que l’Église rassemblée autour du Christ ne devienne pas une danse politique autour du veau d’or de l’esprit agnostique de l’époque. […]

Avez-vous réfléchi au message que vous transmettrez au cours de l’Assemblée ?

Je voudrais surtout dire, au vu des nombreuses déceptions des jeunes de Lisbonne : une Église qui ne croit pas en Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, n’est plus l’Église de Jésus-Christ. Chaque participant devrait d’abord étudier le premier chapitre de Lumen Gentium, qui traite du mystère de l’Église dans le plan de salut du Dieu trinitaire. L’Église n’est pas le terrain de jeu des idéologues de “l’humanisme sans Dieu” ou des stratèges des conférences des partis empêchés.

La volonté universelle de salut de Dieu, qui se trouve dans le Christ, seul Médiateur entre Dieu et l’homme, historiquement et eschatologiquement réalisée, est le programme futur de Son Eglise et non la Grande Réinitialisation de l'”élite” athée-mondialiste des banquiers milliardaires qui cachent leur enrichissement personnel impitoyable sous le masque de la philanthropie.

Que pensez-vous de la mesure visant à rendre inacceptable pour les journalistes de suivre ce qui se passe en direct ?

Je ne connais pas l’intention derrière cette mesure, mais 450 participants ne vont certainement pas garder les choses fermées. Beaucoup d’entre eux exploiteront les journalistes à leur profit ou vice-versa. C’est la grande heure de la manipulation, de la propagande d’un agenda qui fait plus de mal que de bien à l’Église.

Certaines voix ont critiqué la présence des laïcs dans cette Assemblée synodale.

Les évêques participent à leur fonction en exerçant une responsabilité collégiale pour l’ensemble de l’Église avec le pape. Si les laïcs y participent avec le droit de vote, il ne s’agit plus d’un synode d’évêques ou d’une conférence ecclésiastique qui n’a pas l’autorité d’enseignement apostolique du collège épiscopal. Parler d’un Concile Vatican III ne peut venir que d’un ignorant, car un synode romain d’évêques n’est pas d’emblée un concile œcuménique, que le pape ne pourrait déclarer ensuite sans méconnaître le droit divin des évêques à un Concile Vatican III, qui pourrait fonder une nouvelle Église en dépassant ou en complétant celle qui aurait stagné au Concile Vatican II.

Chaque fois que des effets populistes font pencher la balance vers de telles décisions spontanées, la nature sacramentelle de l’Église et de sa mission est obscurcie, même si l’on tente par la suite de la justifier par le sacerdoce commun de tous les croyants et de niveler la différence de substance par rapport au sacerdoce ordonné sacramentellement (Lumen Gentium 10).

Les évêques et les fidèles sont de plus en plus nombreux à s’inquiéter de ce qui pourrait se passer lors de ce Synode, y a-t-il quelque chose à craindre ?

Oui, les faux prophètes (idéologues de la nébuleuse) qui se présentent comme progressistes ont annoncé qu’ils transformeront l’Église catholique en une organisation d’aide pour l’Agenda 2030. Selon eux, seule une Eglise sans Christ a sa place dans un monde sans Dieu. De nombreux jeunes sont revenus de Lisbonne déçus que l’accent ne soit plus mis sur le salut en Christ, mais sur une doctrine mondaine du salut. Apparemment, il y a même des évêques qui ne croient plus en Dieu comme origine et fin de l’homme et sauveur du monde, mais qui, d’une manière pan-naturaliste ou panthéiste, considèrent la soi-disant terre mère comme le début de l’existence et la neutralité climatique comme le but de la planète terre.

Pensez-vous que des changements en matière de foi et de doctrine peuvent être approuvés comme le prétendent certains groupes et mouvements au sein de l’Église ?

Personne sur terre ne peut changer, ajouter ou retrancher quoi que ce soit à la Parole de Dieu. En tant que successeurs des apôtres, le pape et les évêques doivent enseigner au peuple ce que le Christ terrestre et ressuscité, le seul maître, leur a ordonné de faire. Et c’est seulement dans ce sens que s’applique la promesse que l’armée et la tête de son corps restent toujours avec ses disciples (Mt 28, 19s). Les gens confondent, ce qui n’est pas surprenant étant donné le manque de formation théologique de base, même parmi les évêques, le contenu de la foi et sa plénitude insurpassable dans le Christ avec la réflexion théologique progressive et la croissance de la conscience de la foi de l’Église à travers la tradition ecclésiastique (DEI verbum 8-10). L’infaillibilité du Magistère ne s’étend qu’à la conservation et à l’interprétation fidèle du mystère de la foi confié une fois pour toutes à l’Église (depositum fidei ou saine doctrine, enseignement des Apôtres). Le pape et les évêques ne reçoivent pas de nouvelle révélation (Lumen gentium 25, DEI verbum 10 ).

Que se passerait-il si, par exemple, l’Assemblée synodale approuvait la bénédiction des couples homosexuels, le changement de la morale sexuelle, l’élimination du caractère obligatoire du célibat sacerdotal ou l’autorisation du diaconat féminin ? L’accepteriez-vous ?

Le célibat sacerdotal doit être retiré de cette liste, car le lien entre le sacrement de l’Ordre et le charisme de la renonciation volontaire au mariage n’est pas dogmatiquement nécessaire, bien que cette ancienne tradition de l’Église latine ne puisse être arbitrairement abolie d’un trait de plume, comme l’ont expressément souligné les Pères conciliaires lors du Concile du Vatican (Presbyterorum Ordines 16). Et les agitateurs bruyants se préoccupent rarement des préoccupations de salut des communautés sans prêtres, mais plutôt d’attaquer ce conseil évangélique, qu’ils considèrent comme anachronique ou même inhumain à une époque sexuellement éclairée. Bénir le comportement immoral de personnes du même sexe ou du sexe opposé est une contradiction directe avec la parole et la volonté de Dieu, un blasphème gravement pécheur. Le sacrement de l’ordre aux niveaux de l’épiscopat, du presbytérat et du diaconat peut fournir la puissance divine.

Seule une personne baptisée dont la vocation a été vérifiée par l’Église quant à son authenticité peut recevoir ce droit. De telles exigences avec un vote à la majorité seraient a priori obsolètes. Elles ne pourraient pas non plus être mises en œuvre dans le droit canonique par l’ensemble du collège des évêques avec le pape ou par le pape seul, car elles contredisent la révélation et la confession claire de l’Église.

L’autorité formelle du pape ne peut être séparée du lien substantiel avec la Sainte Écriture, la Tradition apostolique et les décisions dogmatiques du Magistère qui l’ont précédé. Sinon, comme Luther a mal compris la papauté, il se mettrait à la place de Dieu, qui est le seul auteur de sa vérité révélée, au lieu de simplement témoigner fidèlement, avec l’autorité du Christ, de la foi révélée de manière intégrale et non falsifiée et de la présenter authentiquement à l’Église.

Dans une telle situation extrême, dont Dieu peut nous sauver, tout fonctionnaire ecclésiastique aurait perdu son autorité et aucun catholique n’est plus obligé d’obéir religieusement à un évêque hérétique ou schismatique (Lumen Gentium 25 ; cf. la réponse des évêques à l’interprétation erronée de Bismarck). du I. Vatican, 1875). Vatican, 1875). […]

Tout au long de l’histoire de l’Église, chaque fois que les papes se sont sentis ou se sont comportés comme des politiciens, les choses ont mal tourné. En politique, il s’agit du pouvoir du peuple sur le peuple, dans l’Église du Christ, il s’agit du service du salut éternel des hommes, pour lequel le Seigneur a appelé des hommes à être ses apôtres. Le Pape est assis sur la Chaire de Pierre. La façon dont Simon Pierre est présenté dans le Nouveau Testament, avec ses hauts et ses bas, devrait être une source d’inspiration et un avertissement pour chaque pape. Au Cénacle, avant sa Passion, Jésus dit à Pierre : “Quand tu te seras converti, affermis tes frères” (Lc 22,32), c’est-à-dire dans la foi au Christ, le Fils du Dieu vivant (Mt 16,16). Ce n’est qu’ainsi qu’il devient le roc sur lequel Jésus construit son Église, sans que les portes de l’enfer ne puissent être franchies.

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