« L’Europe se perd si elle n’assume pas son identité et ses valeurs »
Laurent Wauquiez répond à Famille chrétienne :
"Comment entendez-vous agir pour que la liberté de conscience soit défendue par l’Europe auprès de ses partenaires extérieurs ?
Cette question s’inscrit dans une problématique européenne plus large, qui est la même que lorsque je me suis battu quand la Commission a sorti l’agenda dans lequel elle avait oublié les fêtes chrétiennes. La défense des chrétiens d’Orient est du même ressort. L’enjeu est de secouer une langue de bois politiquement correcte qui nous empêche d’assumer notre identité européenne et nos valeurs. Nous n’avons pas à marcher la tête basse et à nous excuser d’être ce que nous sommes.
De mon point de vue, l’ouverture aux autres ne se construit pas sur une identité refoulée, mais sur une identité assumée. Ce n’est pas brusquer l’islam que d’affirmer les racines chrétiennes de l’Europe. Ce n’est pas encourager un conflit de civilisations que de prôner le maintien de la tolérance en Orient. L’Europe se perd si elle n’assume pas son identité et ses valeurs, qui sont sa raison d’être dans le monde. […]
Êtes-vous prêt à rappeler aux gouvernements de ces pays que les chrétiens sont discriminés chez eux et qu’ils n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens ?
Il va de soi que nous devons pouvoir dénoncer ces sujets. De la même manière, d’ailleurs, que certains pays arabes ne se privent pas de défendre leurs positions lorsque le respect dû à la religion musulmane est en jeu en Europe ! Pourquoi n’accepteraient-ils pas la même chose, au nom de la défense de la diversité des religions, lorsque les minorités, chrétiennes ou autres, sont opprimées chez elles ? […]
Prenons un exemple. Est-ce que l’UE peut faire comprendre au Pakistan qu’il se met au ban des nations civilisées avec la loi anti-blasphème ?
La loi anti-blasphème au Pakistan est du ressort des Nations unies. Notamment au regard de ce que peut entreprendre le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Dans cette enceinte, la France, l’Union européenne et d’autres pays mènent depuis plusieurs années un combat contre le concept de diffamation des religions, inspiré de la criminalisation du blasphème. C’est un concept dangereux qui peut servir de façade légale pour justifier des atteintes aux libertés fondamentales."
La pratique du « bébé-médicament » nécessite d’être évaluée
Lu sur Gènéthique :
"Jean-René Binet, professeur de droit privé à l'université de Franche-Comté et membre de l'Institut universitaire de France, rappelle que la pratique du "bébé-médicament", autorisée à titre expérimental depuis 2004, nécessite d'être évaluée avant d'être pérennisée ainsi que le propose le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale […]
Le premier enfant conçu par double DPI en France n’étant venu au monde que quelques jours avant le débat parlementaire sur le projet de loi relatif à la bioéthique, Jean-René Binet interroge : comment le législateur "peut-il être certain de son choix sans disposer des données que seule une évaluation aurait pu fournir ?" Alors que tout indique qu'il faudrait prendre le temps de la réflexion, ce choix n'est guère raisonnable. Enfin, si la collecte du sang de cordon n'est pas assez développée actuellement, la France se donne pour objectif un fort accroissement du nombre de greffons stockés. Avec une plus grande diversité de greffons disponibles, ne peut-on espérer qu'une "réponse positive pourra être donnée à tout patient et finira par réduire à néant l'intérêt du recours à la pratique du double DPI ?"
Des médecins pour l’information systématique sur le dépistage prénatal
Lu sur Gènéthique :
"Lors du débat parlementaire sur le projet de loi relatif à la bioéthique, les députés ont adopté un amendement modifiant l'article 9 sur le dépistage prénatal (DPN) : des professionnels de santé s'opposent à cette mesure qu'ils jugent contraire au droit d'information du patient. Initialement, l'article concernant les examens de dépistage prénatal disposait que ces examens "sont proposés à toute femme enceinte au cours d'une consultation médicale". Sa nouvelle version, modifiée par l'amendement, précise que les examens sont proposés "si les conditions médicales le nécessitent".
Présenté par Jean Leonetti, cet amendement a pour objectif d’éviter le caractère systématique du DPN et les dérives eugéniques qui peuvent en découler. Selon plusieurs professionnels (gynécologues, obstétriciens, échographistes, etc.), ce texte va à l'encontre du droit à l'information du patient. Ils estiment qu’il s’agit d’"une grave entrave au droit des patients alors soumis à la seule décision, aux seules convictions, du professionnel de santé de délivrer ou non une information". Ils lancent un "appel national" pour s'opposer à cette modification de l'article."
Les sondages de l’Elysée sous enquête
Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, a été ouverte le 15 février dans l'affaire des sondages de l'Elysée, donnés sans appel d'offre à une société dirigée par le journaliste Patrick Buisson.
L’Elysée censure Khadafi
Lu dans Le Monde :
"des blogueurs — mais aussi des internautes sur Twitter, dont des socialistes comme le responsable Web du PS, Valerio Motta — ont laissé entendre que le site de la présidence de la République avait fait disparaître des photographies de cette visite très controversée, alors que la polémique monte autour de la répression sanglante des manifestations en Libye. […] De fait, quand on fait une recherche sur le moteur de recherches photos et vidéos d'Elysée.fr, on ne trouve sur le site de l'Elysée aucune photographie de la venue de Mouammar Kadhafi à Paris, ni de la poignée de main avec Nicolas Sarkozy. L'Elysée précise qu'"on diffuse sur le site beaucoup moins de contenus sur les visites de chefs d'Etat à Paris que l'inverse". Et pointe pour preuve les nombreuses photographies que l'on trouve sur Elysée.fr du voyage de Nicolas Sarkozy en Libye, en juillet 2007. Sur le site de la présidence, on trouve tout de même des photographies d'officiels étrangers en visite à Paris : celles du premier ministre marocain, avec Nicolas Sarkozy, en juillet 2010, par exemple ; ou avec le premier ministre du Québec, en juin dernier.
Un détail : comment expliquer qu'il n'y ait aucun texte concernant la visite d'Etat de Kadhafi en décembre 2007, quand on fait une recherche sur Elysée.fr ? "Le site de l'Elysée a beaucoup changé avec sa nouvelle version en mars 2010. Auparavant, il y a avait beaucoup moins de contenus, on ne couvrait pas tout", précise l'Elysée, qui affirme avoir aujourd'hui l'un des sites de chef d'Etat les plus riches en contenu. Dans les archives de l'ancien site de l'Elysée, la fameuse visite de Mouammar Kadhafi reste mentionnée dans l'agenda. Et celle-ci est mentionnée dans une vidéo en page d'accueil du site, le 17 décembre 2007, rapportant une conférence de presse assurée par l'ancien porte-parole de l'Elysée David Martinon."
Ce fou de Mouammar Kadhafi a menacé les "rebelles" d'une riposte similaire à celles qui ont eu lieu à Tiananmen, en Chine en 1989 et a averti qu'il purgerait la Libye "maison par maison".
Le lien entre baptême et carême
Extrait du message de Benoît XVI pour le carême, dont le titre est tiré de l'épître aux Colossiens: "Ensevelis avec le Christ lors du baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui":
"Le fait que le baptême soit reçu le plus souvent en bas-âge, nous indique clairement qu'il est un don de Dieu. Nul ne mérite la vie éternelle par ses propres forces. La miséricorde de Dieu, qui efface le péché et nous donne de vivre notre existence avec les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus, est communiquée à l'homme gratuitement… Le baptême n'est donc pas un rite du passé, il est la rencontre avec le Christ qui donne forme à l'existence toute entière du baptisé, lui transmet la vie divine et l'appelle à une conversion sincère, mue et soutenue par la grâce, lui permettant ainsi de parvenir à la stature adulte du Christ. Un lien spécifique unit le baptême au carême en tant que période favorable pour expérimenter la grâce qui sauve… En effet, dès ses origines, l'Eglise a uni la veillée pascale et la célébration du baptême… Ce don gratuit doit être constamment ravivé en chacun de nous, et le carême nous offre un parcours analogue à celui du catéchuménat qui, pour les chrétiens de l'Eglise primitive comme pour ceux d'aujourd'hui, est un lieu d'apprentissage indispensable de foi et de vie chrétienne. Ils vivent vraiment leur baptême comme un acte décisif pour toute leur existence".
Les politiques publiques et sociales atteignent rarement leurs objectifs
Edouard Chanot, rédacteur en Chef du Bulletin d'Amérique est interrogé sur Nouvelles de France à l'occasion du centenaire de la naissance de Ronald Reagan (le 6 février 1911). Extraits :
"Les idées de Ronald Reagan ne se limitaient pas au capitalisme. D’ailleurs, il est davantage célébré aujourd’hui pour son combat implacable, moral, contre l’URSS. Pour ce qui est de l’économie, on se rappelle sa formule «L’Etat n’est pas la solution à notre problèmes, il est le problème.» Il faut néanmoins rappeler qu’on oublie bien souvent le début de sa phrase : «Dans cette crise, l’Etat n’est pas la solution à notre problème, etc.». Il n’était pas un anarchiste ! […] Cependant, son constat s’applique aussi aujourd’hui, alors que la crise des subprimes a été générée par un Etat fédéral trop bien intentionné, qui a voulu accorder un logement à tous, même aux individus insolvables, incitant ainsi à la spéculation. Reagan l’avait compris : les politiques publiques en général et sociales en particulier atteignent rarement leurs objectifs et obtiennent bien souvent un résultat contraire à celui qui était espéré. Il comprenait que l’économie était avant tout une affaire d’action humaine, non de planification centralisée. […]
Cinquante ans plus tard, le mouvement Tea Party montre que l’instinct conservateur est encore vivace. Rappelons néanmoins que la dernière conférence annuelle du mouvement conservateur a tourné, il y a quelques jours, au vinaigre… Le Reaganisme était l’héritier d’un « fusionnisme » capable de fédérer l’ensemble des tendances d’un mouvement en réalité très hétérogène. Les intellectuels Frank Meyer et Bill Buckley furent les instigateurs de ce concept. En effet, paléoconservateurs, néoconservateurs, libertariens et traditionnalistes religieux s’écharpent bien souvent et le fusionnisme prend alors des allures de mélange explosif. Par exemple, les libertariens se prononcent aujourd’hui en faveur du mariage homosexuel et pour l’immigration, tandis que les conservateurs plaident en faveur de la famille et comptent parmi leurs rangs de nombreux natalistes. Les paléoconservateurs sont identitaires et isolationnistes tandis que les Néoconservateurs sont universalistes et interventionnistes. Bien sûr, il reste les consensus du recul de l’Etat fédéral, des charges fiscales, du constitutionnalisme, de l’exceptionnalisme américain et de la souveraineté populaire. Même si ce dernier principe est aussi remis en cause : on assiste à un problème vertical, entre un establishment partisan de la représentativité, plus proche d’une tradition « whig », et un mouvement populaire. L’issue reste donc incertaine… En conclusion, on peut répéter que le phénomène politique a pris une dimension nouvelle aux Etats-Unis. La droite américaine mais aussi le pays dans son ensemble se sont réapproprié le Politique, alors qu’on croyait ce dernier dédaigneux des luttes idéologiques."
Baisse du nombre d’adoptions en France
Plus de 20 000 familles sont en attente d'un enfant et seulement 726 enfants ont été adoptés en 2008. Le rapport de l'Académie de médecine constate : entre 1985 et 2008, le nombre d'adoptions nationales a chuté de 1749 à 726, tandis que, dans le même temps, l'adoption internationale passait de 960 à 3160, avec un pic de 4136 en 2005.
A quand l'adoption comme alternative à l'avortement ?
Des dizaines d’adhérents CGT au FN
Fabien Engelmann, secrétaire général du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange (Moselle) et candidat FN aux cantonales de mars, a été interrogé sur Nouvelles de France. Extraits :
"si vous saviez le nombre d'adhérents de la CGT qui sont au Front National ou qui votent pour ! […] Dans une, voire deux semaines, des dizaines d'adhérents de la CGT vont faire leur "coming out". Ce sera du "jamais vu" ! Comme moi, ils ont compris que le FN n'était pas le diable et que Marine Le Pen a un discours plus social qu'Olivier Besancenot. […]
Comment passe-t-on aujourd'hui du NPA au FN ? De l'internationalisme au nationalisme ?
L'internationalisme est un bien grand mot. Interrogez un militant de base du NPA et vous verrez qu'il n'est pas plus internationaliste que ça ! Le déclic "NPA", je l'ai eu comme beaucoup en réaction aux inégalités scandaleuses. Mais les régulations de sans-papiers, je n'ai jamais été pour. Vous remarquerez qu'à chaque manifestation de soutien aux sans-papiers, il y a deux militants de la CGT, 3 du NPA, etc. C'est lors des manifestations contre la réforme des retraites qui réunissent des dizaines de milliers de personnes qu'il faudrait demander aux adhérents présents s'ils sont internationalistes et pour la régulation des sans-papiers… Et là, vous auriez des surprises !"
Une église profanée dans la Sarthe
Lu dans Ouest-France :
"Très peu fréquentée dans l'année, la petite église de Briosne-les-Sables, implantée dans le cimetière du hameau des Sables, a été vandalisée samedi. Le ou les auteurs se sont introduits dans l'église après avoir fracturé la porte. Endommageant celle-ci. Les pierres de taille de l'autel ont été entièrement descellées, prêtes à être emportées. Le préjudice des dégâts n'a pas encore été estimé. Claude Trouillet, maire de Briosne-les-Sables, et le père Jean-Marc, prêtre de la paroisse, ont porté plainte auprès de la brigade de Marolles-les-Braults."
Loppsi 2 contre la liberté d’expression sur internet
Minute de demain analyse la loi Loppsi 2 (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure). Extraits :
"L’une des cibles prioritaires de ce texte est en effet Internet. En quelques années, la toile est devenue l’un des derniers espaces de liberté dans les démocraties occidentales et un véritable contrepoids face aux intoxications médiatiques. Alors Sarkozy, avec Loppsi 2 qui vient s’additionner à la loi Hadopi, réalise un peu plus son rêve de «civiliser» internet. Et sous couvert de lutte contre la pédopornographie «en augmentation constante sur internet», l’Etat essaie un peu plus de contrôler la toile. Ainsi, si on peut se féliciter de l’obligation faite aux fournisseurs d’accès de bloquer les images à caractère pédophile, il ne faut pas être naïf. Au-delà des sites pédophiles, il s’agit avant tout d’une «reprise en main politique d’Internet» comme le souligne l’organisation à la pointe de la lutte contre Loppsi 2, la Quadrature du Net. La manière dont sera appliqué l’article 4 de Loppsi laisse en effet songeur: les sites incriminés le seront par une «autorité administrative», comme l’Office de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication, et ceci sans aucune décision préalable d’un juge! La « liste noire » des sites à filtrer restera secrète, et rien ne garantira que seuls les sites pédopornographiques y figureront et que l’Etat ne profitera de cette mesure pour censurer quelques sites politiques trop véhéments à son encontre.
Car ce qui inquiète de nombreux professionnels d’internet, c’est que l’article 4 de Loppsi 2 modifie l’article 6 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN). Ce dernier oblige les «personnes dont l’activité est d’offrir un accès à des services de communication au public en ligne» à «concourir à la lutte contre la diffusion» de contenus faisant «l’apologie des crimes contre l’humanité, de l’incitation à la haine raciale ainsi que de la pornographie enfantine». Et là, sans décision judiciaire on tombe dans l’arbitraire le plus total, car en refilant la patate chaude de la gestion des contenus illicites, non plus à la justice, mais aux fournisseurs d’accès et aux «autorités administratives», les abus de censure risquent d’être nombreux! Et il y a fort à parier que les sites tout simplement politiquement incorrects seront les premières victimes (comme récemment Fdesouche et Novopress).
Pour les fournisseurs d’accès à internet, l’équation est simple: tout ce qui ne va pas dans le sens de la pensée unique sera suspect et donc susceptible d’être interdit. D’ailleurs, l’article 34 de Loppsi 2 permet désormais aux enquêteurs de participer «sous un pseudonyme aux échanges électroniques», en clair d’infiltrer les forums de discussion et d’échanger des courriels avec les auteurs de messages faisant l’apolo gie d’actes terroristes sur Internet ou «incitant au racisme, à la discrimination, au sexisme ou à l’homophobie». Les enquêteurs auront tout pouvoir pour traquer les auteurs de tels messages et les faire condamner."
Le terrorisme antiraciste près de sa fin ?
De Guillaume de Thieuloy dans Les 4 Vérités à propos de la condamnation d'Eric Zemmour :
"cette condamnation de Zemmour est sans doute la condamnation de trop. Je remarque en particulier que, pratiquement pour la première fois, un certain nombre de députés et ministres l’ont publiquement critiquée. C’est ainsi que le secrétaire d’État Thierry Mariani a déclaré qu’elle risquait «d’inciter une gauche morale durablement discréditée à imposer un climat permanent de chasse aux sorcières». Lorsque l’on peut parler ouvertement de la chasse aux sorcières, celle-ci n’est plus très éloignée de prendre fin. Cette condamnation de Zemmour montre à quel point le «politiquement correct» pèse lourd dans notre pays. Les réactions montrent, quant à elles, que ce «politiquement correct» est de moins en moins bien supporté. Va-t-on enfin assister à un réveil des Français ? Et, si la parole se «libère», va-t-on enfin pouvoir prendre des mesures pour lutter enfin sérieusement contre l’immigration et contre la délinquance ?"
Egypte : le pire serait l’arrivée des Frères musulmans au pouvoir
Le père Antonio est Egyptien et copte. A Rome, il est en charge de la communauté copte. Il répond à Minute. Extraits :
"Voilà plusieurs années que les chrétiens subissent au quotidien des discriminations en matière d’études ou de travail. Par exemple, un chrétien ne peut pas suivre certains parcours universitaires, notamment la gynécologie… Dans l’armée, il ne peut pas devenir officier, du fait de sa religion. Il n’y a aucune politique d’«intégration» des chrétiens, devenus minoritaires au fil des siècles, mais plutôt une volonté de les exclure de la société musulmane. Au sud de l’Egypte, les persécutions étaient – et demeurent – régulières. De nombreux villages sont privés d’églises et lorsque les musulmans voient des chrétiens se réunir pour prier, ils les agressent, cassent leurs vitres, leur lancent des pierres, les insultent, les agressent en pleine rue… Le gouvernement de Moubarak a toujours traité ces attaques comme des «accidents individuels», non pas comme des discriminations et des persécutions religieuses. La police ne défendait pas les chrétiens, prenant systématiquement le parti des agresseurs musulmans, même en dépit du bon sens.
On ne peut pas dire, alors, que Moubarak, dont la femme est copte, protégeait les chrétiens et que ceux-ci soutenaient le gouvernement?
On peut dire qu’il les protégeait un peu dans le sens où il n’a pas permis aux Frères musulmans d’arriver au gouvernement, car ceux-ci auraient imposé la charia et les choses auraient considérablement empiré. Mais c’est à peu près tout. […]
Que peut-il se passer maintenant ?
C’est difficile à dire… Le pire serait évidemment l’arrivée au pouvoir d’un régime islamique dirigé par les Frères musulmans. Mais le pire n’est pas toujours certain. Nous avons l’espoir qu’arrive un gouvernement civil – jusqu’alors, les dirigeants étaient tous des militaires –, respectant les principes démocratiques et assurant la cohésion socioreligieuse de l’Egypte, notamment en protégeant les minorités persécutées. C’est possible, car beaucoup de manifestants étaient favorables à cette évolution et, pour l’instant, il semble qu’il sera interdit à des partis religieux de se présenter aux élections. […]
Je ne pense pas qu’il soit bon que la diplomatie du Saint-Siège intervienne directement car cela peut rapidement devenir pire que mieux. Les islamistes, sans doute suivis par une bonne partie de la population, accuseraient alors les chrétiens de constituer un Etat dans l’Etat, une minorité de traîtres, de vendus à l’Occident, etc. Il vaut mieux que les chrétiens d’Egypte règlent leurs problèmes en interne avec les autorités égyptiennes. […] Vivre dans un pays musulman est très dur, pour un non musulman, car l’islam est une totalité. Le système est ainsi conçu que les minorités ont vocation à disparaître au fil des siècles – l’islam a tout son temps. Si les gens veulent vivre normalement, ne plus subir de brimades, d’injures, d’exclusion, bénéficier de la plénitude de leurs droits, ils doivent peu à peu renoncer à leur identité et devenir musulmans. C’est ainsi qu’en quatorze siècles, les chrétiens du Proche-Orient sont passés de 100% de la population à 8% en moyenne."
Les effets de la diplomatie à la Sarkozy
Hugues Kéraly, rédacteur de Sed Contra, fait cette confidence :
J’en parlais hier tard dans la nuit avec un vieil ami, jeune ancien ministre du Président Felipe Calderon. Il m’a déclaré ceci :
Florence Cassez ? On l’aurait bien laissé partir en France avant le printemps 2011, conformément à la convention de Strasbourg que nous avons imprudemment signée. Mais Sarkozy nous insulte. Delanoë nous conspue. Alliot-Marie en rajoute des tonnes face à son Parlement. Ce sont eux et personne d’autre qui viennent de condamner la petite Française à perpétuité !"
Le FMI veut aider un pays performant
Lu dans Minute :
"«Le Fonds Monétaire International est prêt à aider l’Egypte, et d’autres pays dans la même situation, à reconstruire leur économie», a indiqué son directeur général Dominique Strauss-Kahn dans le journal suisse « Le Matin ». On se demande bien pourquoi. Il y a moins d’un an, en mars 2010, les experts du FMI avaient été très élogieux envers le gouvernement égyptien: «Les directeurs exécutifs saluent le management macroéconomique solide des autorités ainsi que les réformes inaugurées en 2004 qui ont renforcé la résilience de l’économie égyptienne face à la crise financière globale.» Et DSK, alias le nouveau meilleur économiste de la planète, avait même salué «l’impressionnante performance économique du pays des pharaons» et «félicité Hosni Moubarak»".
Quelques chiffres sur l’immigration
Hier, lors d'une conférence de presse, Marine Le Pen a donné ces chiffres :
"En 2010, 198 604 titres de séjour ont été accordés en France, soit 13,2% de plus qu’en 2009, et 75% de plus qu’en Allemagne. Ce chiffre dépasse de 40 000 la moyenne du même chiffre sous Lionel Jospin. Parmi ces 198 604, l’immigration professionnelle a progressé de 4,8% à 25 432. […]
Pour le reste, le seul chiffre en baisse dans le bilan 2010 de l’immigration concerne le nombre d’éloignements, c’est-à-dire de reconduites à la frontière de clandestins : 28 087, soit 4,5% de moins qu’en 2009… […]
Le vrai « chiffre mystère » est celui du nombre de régularisations de clandestins. Sur ce sujet, c’est l’opacité la plus totale qui règne.[…] le nombre de régularisations s’est établi aux alentours de 25 000 en 2010 […]
Le nombre d’accès à la nationalité a ainsi grimpé de 7,8% sur un an, pour atteindre 116610. […] Notons dans ce chiffre la hausse très forte du nombre d’accès à la nationalité par mariage : +34% en un an, à 21865. Dans le même temps, nous apprenons que le nombre de filières de faux mariages démantelées en 2010 s’est élevé à…7 ! Tableau récapitulatif (sources : chiffres de ministère en charge de l’immigration) :
Catégorie Chiffres 2010 Evolution par rapport à 2009 Titres de séjour 198 604 +13,2% Dont immigration professionnelle 25 432 +4,8% Dont immigration familiale 81 237 +7,5% Demandeurs d’asile 52 408 +10% Reconduites à la frontière 28 087 -4,5% Régularisations de clandestins 25 000 (estimation) ? Naturalisations 116 610 +7,8%
Pour Devedjian, il ne faut pas de débat sur l’islam
Patrick Devedjian, député et président du conseil général des Hauts-de-Seine, écrit sur son blog, dans une note du 19 février intitulée "un débat inutile et dangereux", que
"La France assure la liberté de culte, […] elle le fait avec son histoire, et trouve petit à petit le bon équilibre : prêts de salles, baux emphytéotiques pour la construction de mosquées, carrés musulmans, viande sans porc dans les cantines scolaires, constitution du Conseil Français du Culte Musulman… La religion musulmane trouve sa place dans la laïcité à la française et nous nous en félicitons tous […]"
Patrick Devedjian a-t-il oublié qu'il était le fils d'un immigré fuyant le génocide des Arméniens chrétiens perpétrés par les musulmans turcs ?
Le tournant politique du Maghreb, comparable à la chute du Mur de Berlin
Benoît-et-moi a traduit un article à propos de Mario Mauro, chef du PDL (Popolo della Libertà) au Parlement européen et co-président du MESEURO, centre de coordination des fondations qui travaillent pour la zone Europe-Méditerranée, qui voit avec inquiétude l'évolution de la situation au Maghreb et au Proche-Orient. Extraits :
"L'UE devrait convoquer immédiatement un sommet des chefs d'État et de gouvernement. Que, dans une situation de ce genre, on n'ait pas pensé à une évaluation politique uniformisée de ce qui se passe en Méditerranée est absolument ridicule". […]
"Nous sommes confrontés à un tournant historique, comparable à l'effondrement du mur de Berlin en 1989 – dit Mauro – il est impensable que les pays européens avancent en ordre dispersé, et surtout en se bornant, comme ils l'ont fait jusqu'à présent, à exprimer une préoccupation générale. Nous avons besoin d'une évaluation politique de ce qui se passe". […]
"La migration est une conséquence […] la véritable urgence est politique, nous sommes confrontés à un tournant historique, et il est très probable que nous avons devant nous des années d'instabilité dans la région. Il faut se poser la question."
Le ministre italien des Affaires étrangères Frattini craint pour Libye la venue d'un Etat islamique :
"Le risque est réel, en témoigne la position prise aujourd'hui par les oulémas en Libye, appelant à la guerre sainte contre Kadhafi. Il faut faire très attention à l'évolution, notamment parce qu'un État islamique en Libye aurait des conséquences, et peut également suisciter des émeutes dans d'autres pays. […] Ce n'est pas seulement un problème qui concerne la Libye, si on regarde ce qui s'est passé ces derniers mois, il est évident que chaque révolte a pris les observateurs par surprise. Rappelons-nous que l'ambassadeur français en Tunisie a dû rentrer à Paris parce que le troisième journée des manifestations, il avait rassuré la France en disant que Ben Ali avait la situation sous contrôle. La vérité est que nous ne savons rien de ces pays".
Les législatures sont faites d’élus fonctionnaires
Jacques Garello s'inquiète du nombre croissant de fonctionnaires parmi les députés :
"Leur progression incite à poser cette question : en 1946, ils étaient 1 sur 7, en 1981 1 sur 2, et aujourd’hui plus encore. De plus, les fonctionnaires en question sont pour la majorité d’entre eux (deux tiers) des enseignants – leur part a légèrement fléchi en 2007.
Depuis plusieurs décennies, les législatures successives sont faites d’élus qui n’ont jamais connu les problèmes quotidiens de millions de Français. Ces élus sont salariés sans doute, mais avec une totale sécurité d’emploi et une rémunération confortable et sans surprise. Ces élus n’ont jamais subi le harcèlement fiscal, social et réglementaire que subissent les employeurs, les patrons et les professionnels. Ils ne connaissent bien souvent la vie économique et sociale qu’à travers des stéréotypes, voire des idéologies.
Dans ces conditions, ils peuvent donc laisser libre champ à leur imagination, à leur créativité législative, à leurs « bons sentiments ». Ils instaurent la solidarité, mais ils ne seront pas solidaires. Ils prescrivent l’égalité, mais ils garderont leurs privilèges.
Je me laisse aller, et je verse peut-être dans l’injustice. Car d’une part ce ne sont pas eux qui sont à blâmer, ce sont nos institutions qui sont à réformer. D’autre part, c’est toute la classe politique française qui s’est progressivement écartée des réalités, parce qu’elle est faite de professionnels de la politique. En cela le contraste est frappant avec les députés de nos trois précédentes républiques. Depuis les Etats Généraux jusqu’à la deuxième guerre mondiale, la représentation des citoyens a été faite de gens d’expérience, de « notables », de toutes opinions et de tous milieux d’ailleurs, qui connaissaient les gens et les choses avant d’aller légiférer. Maintenant, on entre en politique un peu avant la trentaine, et on y passe la vie.
C’est en fait le procès de la démocratie représentative qu’il conviendrait de faire. Il y a, dans la plupart des démocraties, une rupture entre le « pays réel » et le « pays légal » (expressions maurassiennes). Pour éviter les dérives de la démocratie représentative, il faut d’une part lui adjoindre des doses importantes de démocratie directe (référendaire, comme en Suisse ou aux Etats-Unis), d’autre part réduire le rôle de l’Etat et du législateur à ce qui est dans leur mission subsidiaire : protéger la liberté et la propriété des citoyens."
La CGT veut que Zemmour soit exclu de France Télévision
Les journalistes et techniciens CGT de France Télévisions ont estimé qu'Eric Zemmour n'avait «pas sa place sur les antennes» de la télévision publique. Ils ont demandé au président Rémy Pfimlin «de tirer toutes les conclusions de cette décision de justice qui ne peut rester sans suite».
«Si nous ne voulons pas qu'un racisme affiché ou même rampant continue à pouvoir s'exprimer à France Télévisions, il faut faire cesser l'impunité audiovisuelle qui semble s'être installée dans cette maison».
Quartiers sensibles
Témoignage d'un policier dans Le Figaro :
"Dans certains quartiers, le moindre contrôle d'identité peut partir en vrille. Si nous ne sommes pas un minimum d'effectif, on ne contrôle personne. Quand on a une fiche de recherche sur un individu et qu'on le croise par hasard sur la dalle de la cité avec ses potes, s'il n'y pas 2 ou 3 équipages avec nous on ne l'interpelle pas, on le laisse filer. C'est comme ça. Sinon, on risque de ne pas ressortir du quartier".
Brigitte Bardot attaque 2 ministres en justice
Brigitte Bardot a annoncé qu’elle attaquait le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux et le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire en justice, pour ne pas avoir retiré l’agrément à certains abattoirs qui pratiquent des abattages rituels (halal et casher).
Une fatwa pour l’assasinat de Kadhafi
En Libye, où la contestation a été réprimée dans le sang, le très influent théologien qatari d'origine égyptienne cheikh Youssef Al-Qardaoui, 85 ans, a émis une fatwa, appelant sur la chaîne Al-Jazira l'armée libyenne à assassiner Mouammar Kadhafi :
"Que quiconque de l'armée libyenne peut tirer une balle sur Mouammar Kadhafi pour en débarrasser la Libye, le fasse".
La « Femme-Loire » déplacée
La Femme-Loire, statue géante de femme nue qui devait être installée en surplomb de Marmoutier près de Tours, sera finalement érigée sur un autre terrain, a annoncé le maire de Tours Jean Germain. Elle sera toujours visible de l'autoroute A10 Paris-Bordeaux, mais plus de l'abbaye de Marmoutier.
Le réchauffement climatique est une religion
Et les climato-sceptiques sont des "hérétiques". Sic.
Le chiffre du jour
L'Etat est propriétaire de 137 507 appartements. Leur valeur locative est de 1,4 milliard d’euros et ils sont loués pour 30 millions d’euros seulement.
Un secrétaire général de la CGT candidat FN aux cantonales
Le secrétaire général du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange, en Moselle, Fabien Engelmann, ancien de LO et du NPA, est candidat du Front national aux élections cantonales de mars. Indignée, la fédération CGT des services publics a voulu le suspendre. Mais les 26 adhérents du syndicat de Nilvange ont majoritairement refusé de désavouer leur secrétaire général. Alors, la fédération a décidé la suspension immédiate de l’affiliation du syndicat de Nilvange.
3 trafiquants de drogue relâchés
La décision d'un juge des libertés et de la détention de Draguignan soulève l'ire des policiers. Ce dernier a remis en liberté trois trafiquants de drogue d'origines uruguayenne, espagnole et dominicaine, interpellés quelques jours plus tôt avec 1,3 kg de cocaïne dans leur véhicule.
Cette mesure a clôturé une audience qui ne s'était pas déroulée comme prévu. Ils n'ont pas été jugés en comparution immédiate en raison d'un lourd dossier d'homicide involontaire impliquant un médecin, qui a retenu toute l'attention des magistrats. À 20h45, ces derniers ont décidé ne pas prolonger l'audience et de ne juger aucune comparution immédiate.
Les trafiquants auraient pu rester détenus comme l'avait requis le parquet. Mais le JLD a décidé de relâcher le trio avec une convocation pour une audience à une date ultérieure. S'ils viennent.
