Le débat sur l’islam contre la gauche ?
La dernière initiative de Nicolas Sarkozy n'a pas pour but le bien commun, mais une stratégie politicienne qui ne vise pas seulement le FN :
"il ne serait pas étonnant que Nicolas Sarkozy et son équipe de conseillers, en abordant ce thème de l’islam, veuillent faire exploser la gauche ! En effet, le Parti socialiste et les prétendants à l’élection présidentielle vont devoir prendre position sur les mesures prochaines annoncées après ce débat par le gouvernement. Le plan de Nicolas Sarkozy est machiavélique : le PS va montrer ses divisions idéologiques au grand jour. Ensuite, le Parti socialiste sera face à un dilemme : si le PS soutient l’islam, il se coupe de sa base militante attachée au laïcisme ; par contre, si les socialistes apparaissent comme hostile à l’islam, ils se couperont de l’électorat des quartiers de l’immigration. Le choix des éléphants socialistes va être cornélien, et ce, au pire moment : pendant l’avant campagne pour les primaires du Parti socialiste."
UE : déclaration sur l’intolérance religieuse
Fin janvier, les ministres européens des Affaires étrangères n'étaient pas parvenus à se mettre d'accord sur une déclaration contre les violences antichrétiennes. Aujourd'hui, ils se sont accordés sur une nouvelle déclaration qui "condamne fermement" les
"violences et les actes de terrorisme commis récemment, dans différents pays, contre des chrétiens et leurs lieux de culte, des pèlerins musulmans et d'autres communautés religieuses".
"Aucune région du monde n'est hélas épargnée par le fléau de l'intolérance religieuse"
"l'Union européenne est résolument attachée à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction sans aucune discrimination".
Le texte invite la Haute Représentante aux Affaires étrangères, Catherine Ashton,
"à rendre compte des mesures prises et des propositions concrètes faites pour renforcer encore l'action de l'UE en la matière".
Par ailleurs, l'UE a demandé que les assassins présumés du prêtre polonais retrouvé égorgé près de Tunis soient identifiés et traduits en justice.
Afghanistan : le soldat français a été tué là où l’Armée française avait inauguré une mosquée
Lu sur Le Mamouth, site spécialisé dans les informations militaires :
"Landakhel, où est mort hier un soldat français, est une petite bourgade située à environ 5 kilomètres au nord de Tagab, via la main supply road (MSR). La France y a inauguré, en février 2009, une mosquée, conséquence d'un chantier initié par les OMLT. Cela n'empêchera pas, cinq mois plus tard, que des Français y soient attaqué à l'ALI et au RPG, alors qu'ils viennent de découvrir une cache d'armes. Ce 22 juillet, le 3e RIMa est attaqué par une vingtaine d'insurgés, ce qui, pour l'époque, est une belle concentration de forces. Le 28 avril 2009, un SGTIA français et l'ANP avaient déjà découvert une cache d'armes à proximité de ce même village. La dernière grosse opération semble y avoir été mené par des OMLT, en janvier 2010, lors de l'opération Hope 3 Reaction. Un IED avait été relevé, aux abords du village."
Peut-on défendre Eric Zemmour ? Non, selon SOS Racisme
En défendant les propos du chroniqueur, Justine Lardon, présidente du syndicat universitaire Uni Loire, pourrait être exposée aux mêmes sanctions. La responsable stéphanoise de son comité de soutien est visée par une plainte pour provocation à la haine raciale émanant de SOS racisme Loire.
Les immigrés de Lampedusa veulent venir en France
Lu ici :
"Une partie des 5.500 migrants clandestins de l’île italienne de Lampedusa ont été en effet transférés dans des centres d’accueil de la péninsule et ne cachent pas avoir pour objectif de venir en France, notamment par Menton, près de Nice.
La CRS 58 de Perpignan a été envoyée près de Menton pour renforcer la CRS 57 de Carcassonne déjà sur place, a précisé une source syndicale au sein de la police. “Ils ont été transférés dans des centres d’accueil en Italie, pour des raison sanitaires, et maintenant ils sortent au fur et à mesure. Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a dit craindre devant des responsables de la majorité que de nombreux prisonniers tunisiens en fuite ne se dissimulent parmi ces migrants."
La Grande Loge De France s’installe à Villeurbanne
La Grande Loge De France a quitté ses locaux de la rue Franklin à Lyon (2e), qu’elle occupait depuis 1960, pour s'installer à Villeurbanne, au 2 rue Edouard Aynard, avec 6 temples disposés sur deux niveaux. Contrairement à la désinformation sur la division de la maçonnerie, les cinq autres grandes obédiences maçonniques – Grand Orient de France, Fédération française du Droit Humain, Grande Loge Nationale de France, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra – auront droit de cité dans cette enceinte. Preuve qu'elles communient toutes dans une même idéologie, toujours condamnée par l'Eglise :
"Il faut rappeler en premier lieu que la communauté des «maçons libres» et ses obligations morales se présentent comme un système progressif de symboles d’un caractère comportant un strict engagement. La discipline rigide de l’occulte qui y règne renforce par ailleurs le poids de l’interaction de signes et d’idées. Ce climat de secret comporte par dessus tout pour les inscrits le risque de devenir l’instrument de stratégies qui leur demeurent inconnues. Même si l’on affirme que le relativisme n’est pas assumé en tant que dogme, on propose cependant en réalité une conception symbolique relativiste et, ainsi, la valeur relativisante d’une telle communauté morale-rituelle, loin de pouvoir être éliminée, apparaît au contraire déterminante. […]
Toutefois, pour un chrétien catholique, il ne lui est pas possible de vivre sa relation avec Dieu de deux façons, c’est-à-dire en la scindant sous une forme humanitaire: supraconfessionnelle, et sous une forme interne: chrétienne. Il ne peut entretenir de relations de deux sortes avec Dieu, ni exprimer son rapport avec le Créateur par des formes symboliques de deux natures. Ceci représenterait quelque chose de totalement différent de cette collaboration, évidente pour lui, avec tous ceux qui sont engagés dans l’accomplissement du bien, même à partir de principes différents. D’autre part, un chrétien catholique ne peut pas, simultanément, participer à la pleine communion de la fraternité chrétienne et considérer son frère chrétien, par ailleurs, selon l’optique maçonnique, comme un «profane».
Même, comme on l’a déjà dit, s’il n’y avait pas obligation explicite de professer le relativisme en tant que doctrine, la force relativisante d’une telle fraternité, en raison de sa logique intrinsèque elle-même a cependant en soi la capacité de transformer la structure de l’acte de foi si radicalement qu’elle ne serait plus acceptable pour un chrétien «auquel sa foi est chère» (Léon XIII). Ce bouleversement de la structure fondamentale de foi s’opère en outre, en général, de manière atténuée et sans que l’on s’en aperçoive: la solide adhésion à la vérité de Dieu, révélée dans l’Église, devient simple appartenance à une institution considérée comme une forme expressive particulière à côté d’autres formes expressives – également plus ou moins possibles et valables – de l’orientation de l’homme vers l’éternel.
La tentation d’aller dans cette direction est aujourd’hui d’autant plus forte en raison du fait qu’elle correspond entièrement à certaines convictions qui prévalent dans la mentalité contemporaine. L’opinion que la vérité ne peut être connue est une caractéristique typique de notre époque et, en même temps, un élément essentiel de sa crise générale. C’est précisément en considérant tous ces éléments que la Déclaration de la S. Congrégation affirme que l’inscription aux associations maçonniques «demeure interdite par l’Église» et que les fidèles qui s’y inscrivent «sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la Sainte Communion»."
La loge a été inaugurée samedi par le Grand-Maître Alain-Noël Dubard en compagnie du maire de Lyon Gérard Collomb et de Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne. Il y avait également le père Payen, représentant le cardinal Barbarin !
Entre euthanasie et refus de l’acharnement thérapeutique : choisir le bon terme
Lu sur Canal Académie :
"Devant l’Académie des sciences morales et politiques réunie en séance le lundi 31 janvier 2011, le Pr André Vacheron a exposé sa conviction relativement à la délicate question de la fin de vie et de l’euthanasie. […] Puis le Pr Vacheron rappelle la définition précise de l’euthanasie : un acte qui provoque la mort d’un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie. […] Cinq types d’action médicale sont possibles en fin de vie. En allant de ceux qui posent le moins de problèmes à ceux qui en posent le plus, ce sont :
L’administration d’analgésiques à doses élevées et croissantes qui peuvent accélérer le décès ; La limitation ou l’abstention des traitements actifs ou de réanimation ; L’arrêt des dispositifs de survie artificielle : par exemple le débranchement d’un respirateur ; L’aide au suicide assisté ; L’injection d’une substance létaleLes trois premières modalités ont été qualifiées d’euthanasie passive. En fait, il ne s’agit pas véritablement d’euthanasie puisque l’objectif est de soulager le malade et de laisser évoluer spontanément vers la mort une maladie incurable ; les deux dernières modalités sont parfois qualifiées d’euthanasie active, ce qui constitue un pléonasme puisque l’euthanasie est un acte délibéré pour provoquer la mort. Réfuter l’emploi du mot euthanasie quand il s’agit du refus d’une thérapeutique déraisonnable est couramment taxé d’hypocrisie : débrancher un respirateur ou faire une injection létale, c’est pareil pour les défenseurs de l’euthanasie. Non ce n’est pas pareil : le refus d’obstination thérapeutique déraisonnable va laisser survenir la mort naturellement. Le médecin assume la limite de son pouvoir médical alors que dans l’euthanasie il l’utilise pour arrêter la vie. Soigner et faire mourir ne sont pas des gestes équivalents."
Il termine ainsi :
"Il n’existe aucun droit à la mort mais un droit de la mort. La dignité de l’homme est de l’accepter à son heure, celle du soignant de l’accompagner sans la provoquer".
L’affaire Zemmour symbolise trois dangereuses attitudes de notre société :
Selon Polémia :
La force manipulatrice de la plupart des médias qui ne savent guère mettre en place des débats où puissent s’exprimer des idées argumentées. Elles alimentent ainsi l’opinion au détriment de la réflexion et transforment en « clichés » des questions fondamentales. Certains médias exacerbent des réactions pavloviennes en jouant sur un affectif (on aime ou on n’aime pas Eric Zemmour) qui n’a pas lieu d’être.
- Il est fréquent de rencontrer des individus qui vont jusqu’à le haïr, nous touchons là un autre danger, celui de déstabiliser un être humain et sa famille. Notons que ces propos haineux viennent principalement des bien-pensants de gauche si attachés au respect de la personne.
- Enfin, et c’est peut-être le plus dramatique, une telle attitude prouve l’immaturité de notre société et nous force au pessimisme en ce qui concerne la progression monstrueuse du mondialisme qui avance là ses pions sous les sourires angéliques des défenseurs utopiques du multiculturalisme.
La diplomatie est devenue émotionnelle comme la politique
Aymeric Chauprade se désole :
"L’instrumentalisation du sentiment s’est désormais complètement substituée, dans tous les domaines (sécurité, justice, économie…), à la vraie politique, laquelle consisterait à traiter en profondeur la racine des problèmes. Nos gouvernants ne savent plus que larmoyer, devant des micros, tout en s’agrippant aux caméras des familles de victimes. […]
Contrairement aux partis dominants qui, à l’unisson, semblent vouloir faire de Florence Cassez un nouveau Dreyfus, nous ne voulons pas être définitifs sur cette affaire. La reconstitution spectaculaire devant les caméras de la télévision mexicaine, au lendemain de l’arrestation, en 2005, obéissait sans doute à une volonté de la part du gouvernement mexicain de médiatiser son action de répression de ce qui est un véritable fléau au Mexique : les enlèvements de personnes privées avec demande de rançon et mutilations. N’oublions pas que le président mexicain est confronté à des gangs criminels et des cartels qui, depuis 2006, ont fait plus de 30.000 morts dans ses forces de sécurité. Il s’agit d’une véritable guerre, et c’est la raison pour laquelle le petit caprice émotionnel du Tout-Paris n’impressionne guère les Mexicains. Il n’en demeure pas moins que cette reconstitution a contribué à ternir la procédure judiciaire mexicaine ; mais il faut raison garder : elle ne doit pas en effacer le contenu.
La vérité, c’est que le Mexique, grand pays membre de l’ALENA, et puissance importante de l’Amérique latine, dispose d’un vrai système judiciaire, et que les faits sont accablants pour Florence Cassez. Les témoignages sont là, et il est difficile par ailleurs (simple remarque de bon sens) de faire croire que Florence Cassez ait pu vivre pendant autant de temps dans un ranch où s’activaient une bande de tueurs, avec des armes et des munitions partout, des otages cachés et souvent torturés, ceci sans n’avoir jamais rien remarqué ! […]
Cette affaire me fait penser à celle des deux Françaises, Sarah Zaknoun et Cécile Faye, emprisonnées en 2008 en République dominicaine pour trafic de drogue, et graciées en décembre 2009 par le président dominicain à la suite d’une campagne médiatique puis politique, depuis Paris. Je suis personnellement bien placé pour savoir que dans cette affaire, le même impératif médiatique et émotionnel faisait office de politique et écrasait le fond du dossier. Heureusement pour les deux gentilles « vacancières », le président dominicain voulait faire plaisir à la France et à son président. Mais la justice dominicaine n’avait pourtant pas été prise d’hallucination collective, pas plus que celle du Mexique et des victimes qui ont témoigné ! […]
Je pense aussi à l’affaire Cesare Battisti, ce terroriste italien d’extrême gauche, que les médias français s’étaient mis en tête de faire libérer, au mépris de la justice italienne et des relations avec ce pays ami. On y a retrouvé les traditionnelles leçons de morale françaises, le mépris pour nos voisins et amis, le déni de justice et de souveraineté d’un partenaire de l’Union européenne. Je pense aussi à la gestion de l’affaire Bétancourt (la première, celle d’Ingrid), qui fut lamentable pour nos relations avec la Colombie.
Nous avons tout faux dans ces affaires ! […] nous affichons devant le monde entier une arrogance sans nom, un mépris pour la justice et la souveraineté de ces pays, comme si d’ailleurs notre justice et notre démocratie étaient exemplaires ! […] Cette politique émotionnelle, «du coup médiatique», qui contamine jusqu’à notre politique étrangère, est devenue absolument insupportable ; elle finira d’ailleurs par se montrer contre-productive pour ceux qui en usent. Car si les Français ont des émotions et peuvent tomber dans ce genre de piège, ils comprennent par ailleurs de plus en plus que le pays est gouverné dans l’instant, sans vision stratégique, et que sa tête se pose de moins en moins la question du Bien commun."
Etats-Unis : le planning familial privé de subventions ?
Lu sur Nouvelles de France :
"Vendredi après-midi, la Chambre de Représentants du 112ème Congrès a voté à une large majorité (240 voix contre 185), l’amendement n°11 au projet de loi HR 1 d’autorisation de finance pour 2012, déposé par le député Républicain Mike Pence, supprimant toute subvention fédérale à Planned Parenthood jusqu’au moins le 30 septembre prochain (fin de l’année fiscale 2011).
Planned Parenthood est l’avorteur n°1 aux États-Unis : plus de 300 000 enfants à naître ont été avortés dans ses officines l’an passé. Cette association “à but non lucratif” a tout de même engrangé 63 millions de $ de profits l’année dernière en se livrant à son abominable activité. Le gouvernement fédéral lui a accordé en 2010 une subvention de 350 millions de $. Bien que la loi fédérale interdise le financement direct d’organisations qui procurent l’avortement à la demande, les subventions fédérales à Planned Parenthood sont réparties par cet organisme à ses nombreuses officines, un “truc” qui semblait devoir la protéger. La Chambre des Représentants en a décidé autrement, et les députés ont été ulcérés des dernières nouvelles sur Planned Parenthood révélées par les médias : la preuve ayant été faite, ces deux dernières semaines, que ses filiales acceptaient très volontiers d’avorter des jeunes filles mineures supposées se livrer à la prostitution, au mépris des lois américaines. […]
La question désormais posée est de savoir si le Sénat suivra la Chambre basse dans l’adoption de cet amendement."
L’enjeu bioéthique est l’un des plus cruciaux pour l’avenir de l’humanité
De Tugdual Derville :
"L’enjeu bioéthique est l’un des plus cruciaux pour l’avenir de l’humanité : il concerne le traitement de l’homme par l’homme. Les frontières du savoir qui, jadis, situaient l’Indien d’Amérique au centre des questionnements éthiques (cf. la célèbre controverse de Valladolid) se sont assurément déplacées au tout premier commencement de la vie."
La théologie de la libération, toujours active en Amérique latine
"Quand on parle de l’Amérique latine comme d’un continent catholique, il faut distinguer. Deux religions largement antagonistes y partagent en effet la même appellation : l’une mariale-nationaliste, où communient encore la majorité des fidèles ; l’autre sociale-révolutionnaire, où s’engagent les militants de gauche, des fractions importantes du clergé et les grosses têtes pensantes des “bureaux de l’épiscopat”, très actifs sur tout le continent.
On ne peut guère comprendre ce qui se passe en Amérique latine – y compris dans “l’affaire Cassez” – hors de cet affrontement. La fameuse “théologie de la libération”, dont Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger ont dénoncé la forfaiture dès les années quatre-vingt, sert de couverture doctrinale aux manipulations du clergé. C’est le dossier le plus brûlant de tous ceux qu’on puisse ouvrir, en matière d’Ostpolitik, dans l’histoire de l’Eglise contemporaine ; car il concerne 600 millions de baptisés, près de la moitié des catholiques romains, et le destin politique de tout un continent.
La partie reste très inégale, sur le terrain, en raison de la puissante installation sociologique des multiples bureaux, conseils et conférences de l’épiscopat latino-américain ; installation qui profite encore du vieux ressort clérical d’un continent entré dans l’histoire du monde, voici cinq siècles, par l’évangélisation… […]"
Les évêques de Suisse demandent la protection des chrétiens de Turquie
La Conférence des évêques catholiques et la Fédération des Églises protestantes ont uni leurs voix pour appeler à la protection des chrétiens harcelés en Turquie :
"C’est avec consternation que la Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS et la Conférence des évêques suisses CES observent les graves attaques contre les chrétiens en divers pays. Les tentatives répétées des autorités turques d’attaquer le cloître orthodoxe syrien de Mor Gabriel, au moyen de procédures douteuses en sont un exemple frappant. La situation s’est encore aggravée ces dernières semaines.
Le 26 janvier 2011 à Ankara, la Cour de Cassation a décidé l’expropriation d’éléments importants du domaine du cloître. Elle a justifié cette décision par le fait que la communauté se serait approprié indûment ce terrain. Or le cloître a été fondé en 397 déjà, et il peut attester de sa qualité de propriétaire du sol par des actes officiels valides, que l’instance précédente avait encore reconnus comme des preuves de propriété.
Nous constatons avec préoccupation que ce cloître vieux de 1600 ans est menacé par des forces visiblement gênées par des symboles de vie chrétienne. Des allégations sans fondement font le procès du chef de l’Église orthodoxe syrienne, l’archevêque Mor Timotheos Samuel Aktas. Nous soutenons la direction du cloître dans sa décision de faire recours contre le jugement de la Cour de Cassation.
Nous appelons le gouvernement turc à reconnaître tous les groupes ethniques chrétiens dans le pays et à leur garantir le droit à la liberté religieuse. Au nom des Églises catholique romaine et protestantes en Suisse, nous appelons le gouvernement turc, en sa qualité d’exécutif du pays présidant actuellement le Conseil de l’Europe et candidat à l’adhésion à l’Union européenne, à contrer résolument ces atteintes aux droits de l’homme. À nos Églises et à nos paroisses, nous demandons de suivre avec attention les développements en Turquie. Nous appelons les chrétiennes et chrétiens en Suisse à intercéder pour leurs frères et soeurs en Turquie."
La belle histoire du jour
Racontée par Jeanne Smits :
"Victoria Webster, 33 ans, déjà maman d'un petit Lewis âgé de 4 ans, a appris qu'elle était atteinte de leucémie alors qu'elle était enceinte de 21 semaines. Le diagnostic avait été posé très tôt : avec un traitement chimiothérapique agressif, lui dirent les médecins, elle avait de bonnes chances de s'en sortir. Oui, mais… ce traitement-là risquait de tuer la petite fille qu'elle portait. Les médecins lui demandaient de faire un choix. Ils la suppliaient même d'avorter d'abord, rapporte LifeSite.
Alors, héroïquement, Victoria Webster a décidé de dire non. «Pour moi, il n'y avait pas de décision à prendre. J'avais déjà des liens forts avec mon bébé alors qu'elle grandissait en moi, et en tant que sa maman, j'étais obligée de la protéger.» Et son mari, Martyn, l'a soutenue sans faillir. La jeune femme a opté pour un traitement anti-leucémique moins agressif, attendant la naissance par césarienne de sa petite Jessica, en avril dernier, pour se mettre à la chimiothérapie lourde. Elle semble bien répondre au traitement et espère une rémission complète.
«C'est la meilleure décision que j'ai jamais prise. Je ne peux imaginer ma vie sans ma fille», dit-elle. Sa plus grosse crainte pendant la fin de sa grossesse ? Que l'enfant subisse tout de même des conséquences néfastes du fait des médicaments qu'elle prenait, mais le bébé est né en parfaite santé. […] C'est maintenant une jeune femme radieuse."
François Billot de Lochner, Général (2S) François Legrier
Présentation de la 5e mesure par François Billot de Lochner:
L’éducation de la jeunesse revêt une importance considérable dans la vie de la nation, car sur elle repose largement le sentiment d’appartenance à une communauté nationale fondée sur un pacte social et un socle culturel commun. Or cette éducation est malmenée par la défaillance des familles, l’action souvent destructrice de l’éducation nationale, ainsi que sur la place majeure et si influente des médias.
Décider de suspendre le Service militaire, comme l’a fait Jacques Chirac en 1996, était une erreur. Le rétablir serait un moyen de réunir la jeunesse dans un creuset commun, et de remettre en valeur la notion du service et de l’action désintéressée.
Je propose de demander aux candidats de 2012 de s’engager à rétablir un service national de 12 mois. Il serait obligatoire pour les garçons et ouvert aux jeunes filles volontaires. Son organisation serait confiée aux forces armées mais, outre une composante militaire, il intègrerait des volets civil (consacré à des travaux d’utilité publique), social (en France ou dans des pays sous-développés), et de sécurité publique (10.000 volontaires qui entreraient dans le cadre de la troisième mesure).
François Billot de Lochner est l’auteur de 12 mesures pour 2012 et l’initiateur d’Audace 2012.
Commentaire de François Legrier:
Héritière de la « levée en masse » décrétée par la Convention, la conscription est devenue universelle en 1905, face au danger allemand, puis maintenue en raison de la menace soviétique. Sa fonction éducative n’est qu’indirecte et d’ailleurs discutable. Les effets positifs indéniables sont liés à l’exercice des vertus militaires, sens de l’effort et dépassement de soi, discipline, dévouement au bien commun jusqu’au sacrifice ; très liés également à la valeur du corps d’encadrement, officiers et sous-officiers.
Le rétablissement d’un service national obligatoire ne saurait être écarté par principe, mais il me semble aujourd’hui relever plus de la magie des mots que d’une solution réaliste au problème posé ; il semble surtout devoir être apprécié à l’aune de sa finalité première, la défense du pays. Prendre les mesures propres à rétablir sans délais le service militaire en cas de besoin, disposant notamment de réserves entrainées, est de bon sens, mais le rétablissement préconisé, sans même aborder les objections pratiques, reste très incertain quant à l’objet qu’il poursuit.
La description pertinente des causes du désastre éducatif permet en revanche d’en déduire des remèdes sans doute mieux adaptés qu’un service national au relent jacobin. C’est la famille, d’abord, qu’il faut restaurer dans la plénitude de sa responsabilité, l’école qu’il convient de libérer du joug idéologique, l’influence néfaste des médias qui doit être neutralisée. Rendons cette justice à François Billot de Lochner de n’avoir pas négligé ces domaines qui font l’objet de mesures proposées par ailleurs.
François LEGRIER, officier général en deuxième section, est président du Mouvement Catholique des Familles.
Vols et dégradations dans une église
A Rieux-Minervois (près de Carcassonne), des vols et des dégradations dans l'église ont obligé les habitants à fermer le grand portail d'entrée. La rotonde n'est accessible que par la petite porte. Une solution était proposée, celle de laisser l'église fermée et de l'ouvrir à la demande et uniquement pour les visites accompagnées (concernant les gens de passage). Solution abandonnée car, « il ne faut pas oublier que le monument classé est avant tout une église paroissiale où se célèbre le culte. Fermer l'église pour les personnes pratiquantes posait problème… ».
Saint Pierre, maître et pasteur
Extrait des paroles du Pape lors de l'Angélus de ce jour :
"De quelle manière pouvons-nous imiter Jésus ? Jésus lui-même dit : «Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ». Celui qui accueille le Seigneur dans sa vie et l'aime de tout son cœur, est capable d'un nouveau commencement. Il réussit à accomplir la volonté de Dieu : réaliser une nouvelle forme d'existence animée par l'amour et destinée à l'éternité. L'apôtre Paul ajoute : «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?». Si nous sommes vraiment conscients de cette réalité, et si notre vie en est profondément pétrie, notre témoignage devient alors clair, éloquent et efficace. Un auteur médiéval écrivait : «Lorsque l'entier être de l'homme on est, pour ainsi dire, mélangé à l'amour de Dieu, alors la splendeur de son âme se reflète même sur son aspect extérieur» (Jean Climaque, Échelle du Paradis, XXX : PG 88, 1157 B), dans la totalité de sa vie. «L'amour est une grande chose – lisons-nous dans le livre de l'Imitation du Christ -, un bien qui rend légère chaque chose lourde et supporte tranquillement chaque chose difficile. L'amour aspire à monter vers le haut, en étant entravé par rien de terrestre. Il naît de Dieu et seulement en Dieu peut trouver le repos » (III, V, 3).
Chers amis, après-demain, le 22 février, nous célébrerons la fête de la chaire de Saint-Pierre. C'est à lui, le premier des Apôtres, que le Christ a confié la tâche de Maître et pasteur comme guide spirituel du Peuple de Dieu, afin qu'il puisse s'élever jusqu'au Ciel. Par conséquent, j'exhorte tous les pasteurs « à assimiler ce "nouveau style de vie" qui a été inauguré par le Seigneur Jésus et qui est devenu précisément celui des Apôtres». Invoquons la Vierge Marie, la Mère de Dieu et de l'Église, pour qu'elle nous enseigne à nous aimer les uns les autres et à nous accepter comme frères, fils du même Père céleste."
L’ambassadeur d’Egypte près le Saint-Siège retourne à son poste
L'ambassadeur d'Egypte auprès du Vatican, rappelée pour consultations en janvier après une crise entre Le Caire et le Saint-Siège, va retourner à son poste cette semaine.
L'Egypte avait reproché au pape Benoît XVI son ingérence, alors qu'il avait réclamé la protection des chrétiens d'Orient. L'institution d'Al-Azhar au Caire, autorité influente de l'islam sunnite, avait décidé de suspendre ses rencontres avec le Vatican, considérant des déclarations du pape sur les chrétiens d'Orient comme des "attaques répétées contre l'islam".
Depuis, Moubarak a démissionné.
Tunis : messe en mémoire du prêtre polonais assassiné
Environ 200 Tunisiens, Polonais, Africains ont assisté dimanche à une messe célébrée à La Goulette (près de Tunis) à la mémoire du prêtre catholique polonais Marek Rybinski, 34 ans, retrouvé égorgé près de la capitale.
Les autorités ont attribué son meurtre à des "extrémistes (…) compte tenu de la façon dont il a été assassiné", laissant entendre qu'il s'agissait d'islamistes.
Justin Bieber, une star incorrecte
Justin Drew Bieber, né le 1er mars 1994, à Stratford, en Ontario (Canada), est un chanteur pop et R&B. Ses premiers albums, My World et My World 2.0, se sont vendus à plus de quatre millions de copies.
Le jeune chanteur a fait la une de Rolling Stone. Voilà comment un journal entièrement financé par la pub, 20 minutes version suisse, raconte l'affaire :
La journaliste du magazine a (…) jugé pertinent d'interroger l'adolescent de 16 ans, sur le sujet de l'avortement, du viol et du système de protection sociale. « Je ne crois pas vraiment à l'avortement », a déclaré ainsi Justin Bieber, qui en rajoute une couche : « c'est comme tuer un bébé ».
Cela n'a pas plu à la rédaction de 20 minutes, et certains jugent que cette revue pose des questions inconvenantes à un gosse de 16 ans.
Mgr Centène et la christianophobie
Jeanne Smits publie un reportage sur la marche du diocèse de Vannes d'hier.
Erreur de procédure
Un surveillant d'école mis en examen pour des agressions sexuelles sur deux enfants a été récemment remis en liberté à la suite d'erreurs de procédure.
Des magistrats y seraient-ils pour quelque chose ?
Notre-Dame de Chrétienté présente le thème de son prochain pèlerinage
Le thème choisi pour le Pèlerinage des les 11, 12 et 13 juin 2011 est "l'Evangile de la Vie", le premier des points non-négociables. Thème qui répond aux appels répétés de Jean-Paul II, bientôt béatifié, en particulier dans son encyclique prophétique Evangelium Vitae (1995). Et de Benoît XVI, comme il l'a montré au monde entier en faisant organiser dans l'Eglise universelle les veillées de prière pour la vie naissante le 27 novembre dernier. Pour citer Jean Raspail (préface de la réédition du "Camp des Saints") :
"La minorité catholique se bat, le dos au mur – Le nombre de ses fidèles ne diminuera plus – La tendance s’inverse – les jeunes prêtres sont peu nombreux, mais intensément “motivés” ! Là aussi, le retournement s’amorce, comme aux temps barbares, au moyen âge, dans leurs abbayes, leurs prieurs, les moines et les moniales veillent et prient – et chez eux, les vocations affluent. Si l’on croit à la grâce de Dieu, à la réciprocité des mérites et à la communion des saints, la chrétienté en France voit se lever l’aube de sa renaissance !"
La diffusion du préservatif aggrave le fléau du Sida
Ce livre est un pavé dans la mare de la bien-pensance. Dans L'Amour face au Sida (sortie le 17 mars aux Editions de L'Oeuvre), Matthew Hanley et Jokin de Irala, spécialisés dans la santé publique, armés d'une bibliographie scientifique imposante, lancent un appel à mettre de côté les préjugés afin d'affronter au mieux le grave problème du Sida. Mgr Marc Aillet a bien résumé la situation dans la postface dont voici un extrait :
"Deux conceptions différentes s'affrontent dans la lutte contre le Sida : l'une de réduction des risques, qui consiste à dire : Faites ce que vous voulez, mais prenez des précautions techniques pour réduire les risques de contamination ; et l'autre, celle d'abstention des risques, qui dit : Changez vos comportements afin d'éviter une éventuelle contamination.
En substance, ce livre montre que la réduction des risques (c'est-à-dire principalement la diffusion du préservatif), qui est la politique de lutte contre le Sida adoptée aujourd'hui par l'immense majorité des instances officielles, est une fausse solution qui, loin de faire régresser le fléau, le propage et l'aggrave. […] C'est en partie une conséquence de la loi des probabilités : si l'on dit aux personnes qu'elles peuvent faire ce que bon leur semble, moyennant une simple précaution technique, les comportements dits à risque se multiplieront ou ne diminueront pas".
Le crédit
Dernière partie de La Lettre de Saint Maur, sur le crédit :
"Le crédit est considéré comme un levier de développement. Avec ou sans intérêt, c'est un prêt qui vise à acquérir un bien, plus rapidement que ne le permettrait l'épargne. Le crédit n'est donc ni juste ni injuste, il dépend de son rapport à l'objet que l'on veut acquérir et de notre capacité effective à le rembourser sans hypothéquer le budget familial ou celui de l'entreprise. Ai-je besoin de ce bien et en ai-je besoin tout de suite ? Il est certain qu'attendre 30 ans pour avoir une maison plus grande alors que l'on a une famille qui grandit, justifie de vouloir devancer l'épargne. Avoir la dernière voiture à la mode est déjà moins évident. Ce crédit me permet-il de maintenir une épargne et la gratuité ? Si la réponse est négative, il faut considérer la durée de cette impossibilité. Quelques années restent encore justifiables, mais 10 à 20 ans…. Or le crédit est bien souvent le mode de consommation ordinaire et au lieu d'être une source de développement c'est un engrenage de décadence.
Je ne développerai pas ici les formes de crédit, ni leurs mécanismes, ce qui m'intéressait était de le situer dans une logique de développement de la personne et je pense que ces quelques rappels suffisent. Pour une fois, les conclusions sont simples.
Il me faut considérer mon budget et le proportionner dans un discernement responsable, afin d'une part, de déployer au mieux ce qui relève du bien de ma famille (et de mes salariés), à savoir les besoins de développement de la personne humaine, y compris la place de l'épargne et d'autre part de rendre effective la part de charité qui me revient. Une fois ce budget établi, discerner les modalités de ma charité (dons et/ou investissements) La charité est un acte responsable qui n’est pas simplement émotif […] C'est le thème de Caritas in Veritate. La charité doit considérer le bien effectif du destinataire de ma charité. Enfin, rares sont ceux, dans nos pays, qui ne disposent pas des moyens de la charité, une fois la consommation mise en ordre. (Ce qui ne minimise pas non plus le fait qu'il y ait quand même beaucoup de gens en-dessous du seuil de pauvreté ou en situation précaire. Il y a néanmoins „l'obole de la veuve" sous une forme ou une autre. Mais la question n‟est plus tout à fait la même. Mais il appartient aussi à la charité de permettre aux autres d’avoir les moyens d'être charitables."
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L’investissement
Suite de la Lettre de Saint Maur, sur l'investissement :
"Si l'épargne à un but elle peut avoir plusieurs formes. Le bas de laine est une forme d'épargne. Mais placer son argent aussi. Mais attention l'épargne ne peut être placée à risque. La forme livret A est une forme d'épargne qui travaille mais sans risque. Car l'épargne doit être garantie. Son but n'est pas de rapporter de l'argent mais de le conserver pour acquérir un bien. Un bien qui peut être un service, comme financer les études des enfants, s'offrir des vacances. Investir son épargne dans une entreprise est possible si la garantie de récupérer la totalité de sa mise est assurée. L'investissement proprement dit ne peut donc s'entendre que dans le surplus. Il est donc clairement de l'ordre de la gratuité, même si ce service est payant. Fondamentalement l'investissement, du particulier entendons, est fondé sur la charité et doit alimenter la charité. En effet, utiliser l'investissement comme source de revenu devient un moyen de constituer son revenu et il obéit à d'autres règles qui sont celles du revenu. C'est-à-dire de proportionner le risque en vue de la fin voulue.
Il y a donc deux types d'investissement : L'investissement, disons professionnel, celui qui permet de répondre à ses besoins et qui subit les règles de l'ensemble de l‟économie (que je ne vais donc pas développer ici). Et l'investissement de gratuité qui suit les règles de la charité. En cela nous retrouvons l'appel de Benoît XVI dans Caritas in Veritate, pour une économie de la gratuité. Alors focalisons-nous sur cette forme d'investissement.
Qui dit investissement dit retour sur investissement, ce qui peut paraître contradictoire avec la gratuité. Alors interrogeons-nous sur la gratuité. Est gratuit, ce qui est fait sans attendre de retour, indépendamment du retour. Celui qui donne gratuitement accepte donc de perdre quelque chose. J'avais et je n'ai plus. Objectivement c'est un manque par rapport à mon avoir précédent. Ce n'est là que l'aspect matériel de la gratuité. Il y a un sens plus spirituel de la gratuité qui consiste à poser un acte non pour soi, mais pour le bien des autres. […]J'ai un peu d'argent (ce surplus de mon revenu) et je le place non pour qu'il me rapporte à moi, mais parce que ce placement à taux raisonnable est avant tout un service. Le rapport de cet investissement (plus-value) pour être effectivement gratuit doit lui-même servir la charité. Alors pourquoi ne pas faire simplement un don ? D'abord parce que le don est d'une autre nature et s'adresse à d'autres situations. L'investissement de gratuité est une forme de don, mais un don de service. J'offre le service que peut rendre mon argent pour telle ou telle cause. Ensuite, toutes les situations ne justifient pas un don en argent. Le risque est grand dans ce domaine de tomber dans l'assistanat. Aider une personne ou un pays par un investissement est autrement plus responsabilisant que par un simple don passif. Et en cela plus respectueux de la personne humaine. Il y a des domaines d'intervention de la gratuité qui peuvent s'autofinancer parce que ce domaine, avec des investissements raisonnables, est rentable. D'autres au contraire ne le sont pas, ou nécessitent une aide d'urgence. Il n'est donc pas juste de faire un simple don là où l'investissement est suffisant, car ce don se fait alors au détriment de situations qui elles ont effectivement besoin d'un don gratuit en argent. Il appartient donc aux structures caritatives de proposer ces alternatives et aux donateurs de les proportionner dans le discernement. Il peut donc exister des fonds d'investissements caritatifs, éthiques et du reste certaines initiatives tendent à se mettre en place. Ces fonds alimentent un cercle vertueux puisque l'argent est sans cesse réinvesti, ainsi que ses bénéfices, auquel du reste l'investisseur peut au nom de la gratuité renoncer. Nous tombons là alors dans le domaine du prêt et du crédit."
