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Mgr Delmas démonte les arguments pro-euthanasie

Dans une longue note (pdf, 2 pages), Mgr Delmas, évêque d'Angers, réagit aux propositions de loi sur l'euthanasie. Extraits :

D "La position de l’Église catholique est constante à ce sujet : l’interdit du meurtre demeure fondateur. […] Cette tradition repose sur la dignité inaliénable de la personne. Son âme, son corps, son travail, son agir, tout doit être mis sous le regard de la dignité et tout doit être respecté en tant que tel. Ainsi, devons-nous interroger et même refuser les pratiques d’acharnement thérapeutique. […] Si la mort s’annonce proche, nous devons d’autant plus concentrer nos efforts sur les soins palliatifs […].

Lorsqu’il est question de l’euthanasie, quelques éléments sont souvent avancés dans la réflexion de ceux qui y sont favorables. […] Tout d’abord, on entend souvent que c'est au nom de sa liberté à disposer de lui même que la personne atteinte d’une maladie incurable a le droit de décider elle-même des conditions ultimes de sa vie. Dans ce sens, ce ne serait pas aux soignants de décider à la place du mourant. Cet avis, souvent entendu, repose cependant sur de redoutables équivoques. Si le souci légitime de la liberté et de l’autonomie est respectable, il ne peut tout justifier. En particulier on ne peut pas nier qu’il existe des actes de libre disposition de soi-même qui représentent une perte objective pour l'humanité. C’est ainsi, qu’en respectant la liberté de chacun, nos sociétés ne peuvent légitimer en droit et donc encourager en fait le suicide, la prostitution, la vente d'organes, la location d'utérus, et ainsi de tout ce qui nie l'humanité et la dignité du corps humain.

[…] L’argument de la compassion revient fréquemment chez les partisans de l’euthanasie. Pour séduisante qu’elle soit, cette façon d’envisager les choses, ne résiste pas à l’analyse : Tout d’abord, nous avons à nous méfier des émotions et plus encore des décisions qui sont prises sous le coup d’une émotion. Ensuite, même devant la souffrance ou le dégoût de la vie, la compassion ne dicte pas de réponse concrète évidente. Notre sentiment premier doit donc être éclairé par une réflexion et une position éthiques. Cette position éthique, à tenir en collégialité, consiste à ne pas affaiblir l'interdit du meurtre, et à ne pas conforter celui qui souffre, ou qui appréhende de souffrir, dans l'image négative qu'il se fait de lui-même. Telle est l'authentique compassion, celle qui refuse avec une énergie égale, et la souffrance et le meurtre d'autrui.

[…] L’euthanasie permettrait de mourir dans la dignité. Cette expression est lourde d’équivoques. […] c’est donc à chacun d’évaluer, pour lui-même ce qui est sa propre dignité. Ceci est contraire à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 qui affirme que la dignité est une valeur absolue accordée à chaque homme en sa singularité, quelle que soit l'idée qu'autrui ou lui-même se fait de cette dignité. Ici, la dignité n’est en rien liée à la décence, à la bravoure ou encore à la maîtrise de soi. Pour le cas où ils manquent, ils ne peuvent donc en aucun cas donner droit à l’euthanasie. Au contraire même : mourir dans la dignité signifie l’inverse puisqu'en provoquant la mort d'une personne dont on estime qu'elle a perdu sa dignité, on la conforte dans la dépréciation d'elle-même et l'on nie sa dignité."

Les catholiques doivent dénoncer les lois pro-mort

L'archevêque de Paris a publié une tribune dans Le Figaro de ce jour, à propos des lois bioéthiques et des projets de loi sur l'euthanasie. On y lit notamment :

V "Ce qui est en jeu, c’est le respect imprescriptible de la dignité humaine. Ne pas reconnaître cette dignité, par un manque de lucidité ou de sérieux, c’est immanquablement faire le jeu destructeur de la violence. […] Des résultats sérieux semblent montrer que la recherche sur les cellules souches adultes ou reprogrammées est la voie des véritables découvertes thérapeutiques : notre pays ne devrait-il pas concentrer ses énergies sur ces recherches et devenir davantage une terre d’excellence dans ce domaine ? De même, la prise en charge médicale de la douleur a beaucoup progressé depuis quelques années et les soins palliatifs ont inauguré une nouvelle forme de rapport aux malades et à leur environnement : quels sont les moyens à mettre en oeuvre aujourd’hui pour progresser aussi bien dans le traitement de la souffrance que dans l’accompagnement social des pathologies les plus lourdes et de la dépendance ?

Se laisser aller à la tentation de l’eugénisme, en stigmatisant qui plus est la population déjà fragile des personnes trisomiques et de leurs familles, considérer la recherche sur l’embryon, avec les destructions qui l’accompagnent, comme normale, voire nécessaire, céder aux pressions financières et commerciales qui se cachent parfois sous le masque d’un scientisme naïf, ne rien offrir d’autre que la mort aux malades qui attendent de l’aide, serait à proprement parler suicidaire pour notre société. Pour nous catholiques […] ne pas dénoncer cette tentation suicidaire serait de la non-assistance à société en danger."

Le Pape rappelle l’importance de la famille aux autorités romaines

Ce matin, pour l'échange des voeux de bonne année, le Saint-Père a reçu le Conseil municipal de Rome, le Conseil provincial de Rome et le Conseil régional du Latium. Benoît XVI a d'abord rappelé que la famille,

P "cellule base de la société, est constituée par le mariage d'un homme et d'une femme, desquels les enfants reçoivent l'éducation et les valeurs chrétiennes qui permettent une insertion sociale constructive et pacifique. C'est en famille qu'on apprend la solidarité entre générations, le respect des règles, le pardon et l'accueil de l'autre".

C'est pourquoi

"la famille doit être soutenue par des politiques adaptées…qui tendent à un renforcement et à un développement accompagnant une bonne action éducative… L'approbation de formes d'union qui dénaturent l'essence et la finalité de la famille finit par pénaliser qui, souvent avec difficulté, s'engage dans des liens affectifs stables, juridiquement garantis et publiquement reconnus. L'Eglise considère donc avec faveur toutes les initiatives tendant à enseigner aux jeunes comment vivre l'amour dans le don de soi et une sexualité oblative. Pour ce, il faut une convergence des différentes composantes de la société afin que l'éducation à l'amour humain ne soit pas réduit à produit de consommation, mais perçu et vécu comme l'expérience qui donne son sens et sa finalité à l'existence".

Puis le Pape a évoqué les nombreux couples désireux d'avoir d'autres enfants mais sont contraints à l'attente.

"Il faut soutenir concrètement la maternité et garantir aux femmes qui travaillent la possibilité de concilier emploi et famille… L'ouverture à la vie étant au coeur du développement véritable, le grand nombre d'avortements pratiqués dans notre région ne peut laisser indifférent. Par le biais de maisons familiales et de centre d'assistance à la vie, l'Eglise soutient les femmes en difficultés face à l'accueil d'une nouvelle vie. Les pouvoirs publics doivent apporter leur appui afin que les consulteurs familiaux puissent efficacement aider ces femmes à rejeter les raisons pouvant les pousser à l'avortement".

Manifestation contre l’euthanasie à Bordeaux

Lu sur Infos-Bordeaux :

E "La Place Pey-Berland a connu à l'heure du déjeuner une surprenante animation. Des militants hostiles à la légalisation de l'euthanasie ont effectués un "happening" pour dénoncer la proposition de loi qui sera examinée le 25 janvier 2011 au Sénat. Ces membres de l'Alliance pour les Droits de la Vie étaient allongés sur le sol, enroulés dans des draps blancs.

Pour Raphaël de Bourayne délégué de la Gironde pour l’Alliance pour les Droits de la Vie, «Trop de Français croient encore que la seule façon d’échapper à l’acharnement thérapeutique est l’euthanasie. Beaucoup ignorent la réalité des soins palliatifs, qui permet d’éviter ces deux excès. Certains imaginent que l’on pourrait légaliser une euthanasie d’exception. C’est une illusion comme le révèle, avec quelques années de recul, la réalité des rares pays étrangers l’ayant mise en œuvre». Par cette démonstration symbolique, ces militants bordelais veulent "susciter une prise de conscience sur ce que serait vraiment la société de l’euthanasie"."

Récitation du chapelet pour ceux qui veulent à la Marche pour la vie

Communiqué de l'association Laissez-les-vivre :

MPLV "Comme chaque année, les manifestants de la Grande Marche Nationale pour la Vie ont la faculté de se joindre à la récitation du chapelet en seconde partie de cortège. Pour la 7° Marche, dimanche 23 janvier, (rendez-vous à 14 h 30 place de la République), l’Association Catholique des Infirmières, Médecins et professions de santé, l’Institut du Bon Pasteur et Notre-Dame de Chrétienté vous invitent à rejoindre Laissez-Les-Vivre SOS Futures Mères, Renaissance Catholique et SOS Tout Petits, associations membres du collectif «En Marche Pour la Vie» pour la récitation de ce chapelet animé cette année par le Révérend Père Argouarc’h (Sainte Croix de Riaumont), M. l’Abbé Laguérie (Institut du Bon Pasteur) et M. l’Abbé Le Coq (Notre-Dame de Chrétienté). Il est rappelé que les forces de police présentes durant toute la Marche assurent une solide sécurité et qu’aucun incident n’a jamais été déploré depuis la création de cette marche en 2005. En conséquence, TOUS les enfants, jeunes ou moins jeunes, en poussette ou à pied, sont les bienvenus avec leurs parents et grand-parents. Compte tenu de la clémence de ce mois de janvier, VENEZ TOUS EN FAMILLE !"

Ce n’est pas le Salon Beige qui a inventé les points non négociables

F …contrairement à ce que semble croire un journaliste de France soir, qui m'a interrogé la semaine dernière. Et Osservatore vaticano rappelle pour l'occasion l'un des nombreux textes de Benoît XVI sur ce sujet. Quant à la liberté scolaire, elle ne se réduit pas à l'école privée.

De son côté, Christophe Saint-Placide critique l'assimilation faite par ce journaliste, Tugdual Denis, entre catholiques forcément tradis et adhérents du FN (et j'avais bien pris soin de lui indiquer que le Salon Beige ne se revendique que comme catholique, au-delà des légitimes attachements liturgiques) :

"Bardé de certitudes acquises à la lecture de Pif Gadget et du Journal de Mickey, le journaliste de France Soir a trouvé des « méchants » encore plus « méchants » que les « méchants » : les catholiques favorables à la forme extraordinaire. Il les a conviés dans un débat politique qui ne les regarde pas spécialement, sauf pour ceux qui sont membres du Front national. La dialectique est savoureuse d’ailleurs. Si ces catholiques sont membres du Front national, ils sont considérés comme les « durs » du parti. S’ils n’en sont pas membres, c’est qu’ils sont encore « plus durs » ou alors tellement bourgeois qu’ils méprisent le peuple. De toute façon, ils ont tort. Que ces catholiques essayent de vivre de leur foi le mieux possible ; qu’ils tirent les conséquences pratiques de leur appartenance à l’Église ; qu’ils entendent suivre le magistère et qu’ils veulent se nourrir de la richesse de l’antique messe latine, autant d’aspects qui visiblement n’ont pas traversé l’esprit du journaliste de France Soir. Dans une querelle politique, il a invité la question liturgique qui n’a rien avoir avec le problème. Il a juste sécularisé une question religieuse. Ce n’est pas grave, on a l’habitude."

Quant à sous-entendre que je m'en prend à la vie privée de Marine Le Pen, c'est totalement faux. Je lui avais pourtant bien indiqué que je me fiche de la vie privée des politiques et ce qui m'intéresse, ce sont leurs propositions. Bref, contrairement au titre de l'article, les "cathos" ne sont pas là pour "aimer" ou non Marine Le Pen. Ils analysent de façon critique, notamment en regard des points non négociables, ses propositions, comme celles de tout politicien.

Bruno Gollnisch se désolidarise de l’interdiction de congrès faite à Minute

Dans un communiqué :

G "Lors de l'enregistrement de mon interview sur LCI (11/01/2011, 9h) M. Michel Field a fait état d’une interdiction générale faite aux journaux Minute et Rivarol d’accéder au Congrès du Front National.
Cette information émane aussi d’une dépêche AFP.
Si une décision générale d’une telle portée existe, je n’y ai pas participé ni n’en ai été informé. Je ne m’y serais d’ailleurs pas associé."

Soeur Marie Simon Pierre, la miraculée de Jean-Paul II

Le pape Benoît XVI annonce ce matin la béatification de Jean-Paul II qui aura lieu le 1er mai prochain. Le miracle retenu pour cette béatification est la guérison d'une Petite Sœur des Maternités Catholiques, Sœur Marie Simon Pierre, qui était atteinte de la maladie de Parkinson et n'en a plus aucun symptôme depuis le 02 juin 2005.

Dans un entretien exclusif à la chaîne KTO et à la Rai Vaticano, la religieuse raconte sa proximité avec le Pape Jean-Paul II. A voir en entier sur le site de la chaîne en suivant ce lien.

Dans l'extrait ci-dessous, Sœur Marie Simon Pierre explique pourquoi elle a été « choisie » :

Les relations entre Minute et le FN

Interrogé dans Présent, Jean-Marie Molitor, directeur de Minute, évoque les relations avec le FN :

M "Depuis le début de la campagne interne pour la présidence, Minute a donné la parole autant à Marine Le Pen qu’à Bruno Gollnisch, équitablement. En juillet dernier, j’ai personnellement proposé à Marine Le Pen d’organiser chaque semaine un débat dans Minute où chacun répondrait à la même série de questions. Elle paraissait trouver l’idée bonne. Vingt-quatre heures plus tard, j’ai reçu une fin de non-recevoir.

En octobre, nous avons publié l’organigramme réel du Front national en cas de victoire de Marine Le Pen, qui ne laisse guère de place aux partisans de Bruno Gollnisch. Il n’a pas été contesté, nous n’avons pas été poursuivis : au contraire il a été pour ainsi dire reconnu par Jean-Marie Le Pen qui a accusé Minute de «faire les poubelles du FN».

Arrive l’affaire COTELEC. C’est Minute qui l’a «sortie», en rendant public le fait de l’existence de cette association destinée à récolter des fonds pour soutenir le Front. Silence-radio, côté FN. Aucun communiqué ne viendra réagir à l’information. Mais Marine Le Pen nous fait dire qu’elle ne veut plus parler à Minute – la «transparence», c’est bon pour les autres ! Pour autant nous avons pris sa défense dans l’affaire de « l’Occupation »… […]

Mais le fond du problème n’est-il pas la question du financement du FN ?

Oui. Nous n’avons parlé de COTELEC qu’une fois de manière ironique, car c’est un micro-parti dont le président est, et restera Jean-Marie Le Pen – or ne peuvent voter pour le nouveau président du FN que ceux qui n’adhèrent pas à un autre parti. Les gens ne savent pas que c’est un système qui existe pour financer le Front national qui à son tour en est débiteur à coups de millions d’euros. Tout cela est légal, mais il n’est pas indifférent pour les adhérents du Front de savoir que si Jean-Marie Le Pen passe la main, il garde néanmoins les manettes financières. Quel que soit le vainqueur. Il pourra à tout moment demander le remboursement des sommes prêtées au FN.

Tout cela est parfaitement légal, mais cela gêne-t-il Le Pen que le grand public le sache ?

Il n’en parle pas et ne veut pas qu’on le dise. Quand on le fait, il est furieux. D’où l’arbitraire de son interdiction, qui vient de ce qu’il n’est pas d’accord avec ce qu’a dit Minute, alors qu’il accepte tous les autres : on est en pleine soviétisation des esprits […] Nous sommes pour l’union des droites nationales. On peut considérer que le FN en est le vaisseau amiral. Nous continuerons de couvrir l’actualité du Front national, en émettant des critiques lorsque nous ne sommes pas d’accord. Hostiles au Front ? Non ! Mais il ne faudrait pas nous pousser trop loin quand même. Et le Front hostile à Minute ? Pour en revenir à l’«hostilité illégitime», je pourrais citer un site internet très proche du FN, dirigé par un ancien responsable du Front national qui, en permanence, attaque ou insulte Minute."

La laïcité n’est pas une arme efficace contre l’islam

Lu dans Monde & Vie du 8 janvier :

I "brandir la laïcité comme étendard face à l’islam est une erreur. La meilleure arme, celle qui à terme sera la plus efficace reste la défense de l’identité chrétienne de la France et de l’Europe. Si les musulmans rejettent notre société, c’est notamment par ce qu’ils la considèrent sous son aspect le plus visible : celle d’une société de consommation, extrêmement relativiste. Or le fondement même de la laïcité militante, c’est l’antichristianisme. Nos « laïcs républicains » feront demain interdire nos processions au même titre que les prières publiques musulmanes si, n’ayons par peur des mots, cela peut calmer leur phobie anti-islamique. Si les chrétiens peuvent partager certains de leurs constats, ils auraient tort de se laisser contaminer par leur rationalisme et leur laïcisme exacerbé. Notre confrère journaliste de France Catholique, Gérard Leclerc, résume bien la situation :

« Il y a toujours danger chez nous de passer de "notre laïcité publique" (Émile Poulat), qui est la mise en pratique d’une attitude prudentielle pour assurer autant l’autonomie de l’État que la liberté religieuse, à une culture laïque qui est bien autre chose. Si celle-ci tend à être une « Weltanschauung », elle risque de s’ériger en idéologie officielle, opposant sa propre intolérance à celle qu’elle entend combattre.»

Il ne faudrait pas que demain, sous prétexte de lutter contre le poids sans cesse croissant de l’Islam en France nous réarmions idéologiquement un laïcisme moribond mais toujours à l’oeuvre dans notre pays. Ce laïcisme sera toujours plus « efficace » contre le christianisme que contre l’islam, puisqu’il a été forgé dans un but antichrétien. Attention donc à ne pas nous leurrer sur nos adversaires. Pour paraphraser Maurras, il existe une « laïcité religieuse » qui est fort néfaste, car elle nie de façon militante toute forme de transcendance et de loi naturelle. La vraie réponse à l'inquiétante pression islamique dans notre pays sera la prudence, cette vertu aristotélicienne qui nous fait d’ores et déjà craindre que les plus excités des islamophobes ne décrédibilisent la réaction politique nécessaire face à l'islamisme militant. Notre réaction, aussi identitaire soit-elle, doit se garder d’en appeler aux « valeurs » républicaines et laïcardes au nom desquelles la Foi chrétienne a, dans un passé pas si lointain, été si durement combattue dans notre pays."

La liberté revendiquée d’un malade qui souffre n’existe pas

De Pierre-Olivier Arduin :

"Le Sénat débattra le 25 janvier prochain de l’opportunité de légaliser l’euthanasie et le suicide médicalement assisté. Les trois propositions de loi communiste, socialiste et UMP qui seront discutées en séance publique revendiquent la liberté des malades à bénéficier d’une « aide active à mourir » lorsqu’ils jugent leur état incompatible avec la dignité humaine. Une manipulation idéologique des mots lourde de conséquences.

E Dans l’exposé des motifs de sa proposition de loi, le sénateur communiste Guy Fischer fait de l’euthanasie volontaire « la dernière liberté à conquérir » après la contraception, l’interruption volontaire de grossesse, la procréation médicalement assistée et la stérilisation. Même son de cloche dans celle d’Alain Fouché (UMP) […] Et bien sûr dans la proposition de loi de la quarantaine d’élus socialistes qui font découler le « droit » à l’euthanasie du « principe de liberté fondement de notre République». La thèse avancée pour autoriser l’euthanasie est donc celle qui consiste à dire qu’elle serait un droit fondamental de l’individu dès lors qu’elle est librement choisie par un adulte en pleine possession de ses facultés. À ceci nous pouvons émettre deux objections.

La première est que ce pseudo-argument oublie complètement que l’euthanasie ou le suicide médicalement assisté ne sont et ne seront jamais le lieu d’exercice d’une liberté purement individuelle. En effet, […] les promoteurs de l’euthanasie se focalisent sur la demande et les procédures garantissant le bien-fondé du consentement libre de la démarche du malade, oubliant l’autre moitié du contrat : la réponse qu’il faut apporter à cet appel. Autrement dit, en faisant peser sur des tiers, en l’occurrence les médecins, l’obligation de rendre effectif un droit à mourir, on se retrouve devant le paradoxe d’une liberté qui a besoin de l’autre et qui n’est finalement que l’expression de l’impuissance d’un individu qui a besoin de la puissance d’agir des autres pour être effective. […]

La deuxième objection est que la liberté revendiquée d’un malade qui souffre n’existe tout simplement pas. La demande de mort n’est la plupart du temps que l’expression d’un appel désespéré, d’un appel au secours. […]

Deuxième thèse mise en avant pour légitimer l’euthanasie : la perte de la dignité. Le sénateur UMP Alain Fouché, rejoint par les argumentaires de ses collègues communistes et socialistes, le dit en termes lapidaires : «Toute personne en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable ou placée dans un état de dépendance qu’elle estime incompatible avec sa dignité peut demander à bénéficier d’une assistance médicale à mourir.» L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) aurait-elle rédigé les trois propositions de loi sénatoriales ?

Quoi qu’il en soit, on y retrouve la rhétorique éculée de cette association qui ne voit la dignité qu’à travers le seul prisme du regard de l’autre et qui la fait dépendre de facteurs extérieurs comme l’âge, la santé, la beauté, la productivité. La permission légale de l’euthanasie reviendrait in fine à inscrire dans la loi le caractère relatif de la dignité humaine. Pour les partisans de l’euthanasie, il y a des situations où la dignité de la vie humaine peut être mise en doute, mesurable à l’aune de critères variables. […]"

L’objectif des islamistes : réaliser l’unité de l’Oumma

Dans Monde & Vie, Joël Prieur s'interroge sur l'existence d'une stratégie mondiale de l'islamisme. Extraits :

O "L’attentat d’Alexandrie marque certainement une date dans l’histoire du terrorisme islamique. Pour la première fois, on a l’impression d’une stratégie concertée, qui a un passé et un avenir. Il ne s’agit pas seulement d’une magistrale mise en scène, comme a pu être la destruction des Twin Towers un certain 11 septembre. Il y a eu un premier attentat à Bagdad le 1er novembre, fête de la Toussaint. Il y en a un second le 31 décembre, occurrence liturgique importante pour les Coptes parce qu’elle marque l’entrée dans le temps de Noël. Al Qaïda avait prévenu que les troupes de l’islam radical (qui peuvent très bien être des troupes égyptiennes) s’en prendraient aux Coptes. Cela invite à ne pas prendre à la légère les menaces actuelles contre la communauté copte en France. En tout état de cause, il y a un processus. Il y a des objectifs.

[…] On parle beaucoup d’Al Qaïda, mais « la base » est une coquille vide, qui pourrait bien cacher les ambitions de ces complotistes dans l’âme que sont les Frères musulmans. Leur fondateur Al Banna (« le Maçon ») est d’origine égyptienne et leurs réseaux dans ce pays sont parfaitement opérationnels. On comprend le choix de l’Egypte. Hosni Moubarak est un président vieillissant dont la succession à ce jour est mal assurée. Ce sont les coptes qui jouent le rôle classique du bouc émissaire. Mais on imagine volontiers les islamistes profiter du désordre dans lequel la lutte anti-coptes pourrait plonger l’Egypte pour s’emparer des commandes. Pour l’instant Moubarak fait semblant de croire que les organisateurs de l’attentat viennent de l’étranger. […]

Mais la stratégie islamiste ne s’arrête pas à l’Egypte. Elle prend manifestement une ampleur internationale. S’il est question d’atteindre la diaspora copte en France, contre laquelle les menaces pleuvent, comme nous l’avons souligné, c’est parce que les ambitions de l’idéologie islamique se focalisent sur notre Pays et sur l’Europe de Schengen, cette extraordinaire passoire. […] L’idée semble bien être – en s’en prenant à ces mal aimés que sont les chrétiens d’Orient – de banaliser le terrorisme dans les esprits, ce qui interdirait toute véritable lutte contre les terroristes, libres ensuite d’imposer leur terreur. Comme le soulignait, au cours d’une Conférence extraordinaire le 8 décembre 2005, l’Organisation de la Conférence Islamique, «il ne faut pas lutter contre le terrorisme… pour ne pas répondre à la violence par la violence»! D’après l’article 10 du Document final de cette Conférence, mis au jour par la juive égyptienne Bat Yé’or, il importe plutôt… d’étudier et de comprendre les raisons des terroristes afin de leur donner satisfaction, en les empêchant ainsi de recourir à la violence. Rappelons que ce document a été signé par 56 pays… Quelle est la revendication des terroristes ? Elle n’est pas dite ouvertement. Lorsque Al Qaïda avait annoncé l’attentat d’Alexandrie, peu de temps après celui de Bagdad, rappelez-vous, c’est une sombre histoire de musulmanes emprisonnées dans des couvents chrétiens qui avait été mise en avant. Leur objectif semble bien être, au-delà de tel ou tel faux prétexte, de réaliser à tout prix (au prix du sang) l’unité de l’Oumma en se présentant eux-mêmes comme un mondialisme alternatif, un mondialisme peint en vert. Le Djihad a de beaux jours devant lui !"

Restez zen

Trouvé dans Monde & Vie, qui a fouillé le Journal Officiel :

B "Il n’est pas de semaine où le ministre de l’intérieur ne signe un décret entérinant la disparition d’une congrégation religieuse. Quelle ne fut donc pas notre joie, en ouvrant le journal officiel du 28 décembre, d’apprendre que le ministre reconnaissait par décret une nouvelle congrégation. Malheureusement, il s’agit de la congrégation bouddhiste zen de la Falaise verte, en Ardèche.Comme quoi, les importations chinoises ne sont pas toujours là où l’on croit…"

L’éducation « familiale » version Roselyne Bachelot

Lu dans Monde & Vie :

B "Notre ministre des solidarités vient de signer un «arrêté relatif à la formation des personnels intervenant dans les centres de planification ou d’éducation familiale et dans les établissements d’information, de consultation ou de conseil familial». Le texte prévoit deux types de formation: «Education à la vie» et «Conseil conjugal et familial». Ce «conseil» promeut le sexe à tous les étages et l’IVG jour et nuit. Quant à l’éducation à la vie, elle évite avec tact l’avortement mais rendrait suicidaire les plus optimistes. Le programme se résume à étudier: d’abord, «le développement psychoaffectif de la personne» (à travers notamment « le corps et la sexualité» ; ensuite, «l’évolution des modèles familiaux: la question du genre (sic), père-mère, couple conjugal, couple parental, couple mixte…» ; puis la «structure familiale et la société : travail, chômage, pauvreté, maladie, handicap, isolement, toxicomanie, vieillissement, maladies sexuellement transmissibles»; et enfin les «dysfonctionnements de la personne, du couple et de la famille: rupture, séparation, divorce, violence, dépression…». Qui informera le ministre que la famille peut aussi engendrer bonheur, épanouissement et équilibre?"

Marche pour la vie : des cars partiront de Paray-le-Monial

MPLV La Coordination pour la Vie de Saône et Loire et les AFC de Paray le Monial organisent un car au départ de Paray le Monial.

Plusieurs arrêts seront effectués: Montceau les Mines, Le Creusot, Autun et/ou Châlon. Coût: 35€ par personne.

Pour tout renseignement: 03 85 81 16 65 ou 06 22 19 01 73

Agendas de la Commission : Mgr Vingt-Trois écrit au ministre pour demander réparation

L'archevêque de Paris a écrit hier à Laurent Wauquiez, ministre chargé des affaires européennes, pour s'indigner de ces agendas sans aucune référence chrétienne. Extrait :

V "L'émotion suscitée par cette affaire, qui paraît, à première vue, à peine croyable, tant elle constitue un déni de notre culture européenne, de ses racines et une atteinte à la Foi de centaines de millions de personnes sur notre continent, est très vive.

J'ai lu la réponse du Commissaire européen, Monsieur John Dalli, qui me parait pour le moins laconique et minimaliste, bien en deça de ce que l'on est en droit d'attendre.

Je voudrais savoir quelles sont les démarches entreprises par le gouvernement français auprès de la Commission européenne pour manifester votre désapprobation devant une telle atteinte aux convictions des chrétiens de notre pays (en pleine opposition avec les traités régissant l'Union européenne) et pour obtenir une réparation morale de ce qui est perçu légitimement comme un scandale."

Laurent Wauquiez a déclaré :

"Dans cet agenda, on parle de beaucoup de choses sauf de notre identité européenne. On parle de Ghandi, de la découverte de la tomate au Pérou ou de l'Antarctique, mais on ne parle pas de ce qu'est l'identité européenne. L'Europe, ce n'est pas une coquille creuse, c'est une communauté de valeurs, de grands personnages de l'Histoire, de grandes dates. Assumons cette identité.

Dans cet agenda, "il y a beaucoup de fêtes religieuses qui sont mentionnées, ce n'était pas obligatoire. Des fêtes indoues, des fêtes chinoises, musulmanes et aucune fête chrétienne. A quoi ca rime? On a honte de notre identité chrétienne? On a honte que l'Europe des clochers a été constitutive de notre identité européenne?"

Le pape ne devrait pas faire de « politique » !

Lu sur le nouveau blog Réponses catholiques, qui répond chaque jour, brièvement, à une question :

P "La question est formulée ainsi : face au «monde», à ses fausses valeurs, à son rejet de la foi, comment le pape peut-il donner l’impression qu’il pactise avec les puissants, avec l’erreur et, parfois même, avec le mensonge ? Son rôle, comme le Christ ne devrait-il pas être de s’opposer jusqu’au sacrifice de la Croix, sans chercher des accommodements ?

La question est compréhensible ; elle n’est pas neuve. Face au «monde», que faire ? Deux axes de réflexions, à défaut d’une réponse toute faite. Premièrement, la provocation et l’agitation ne sont pas forcément les façons les plus authentiques d’affronter l’Adversaire. Il y a bien de l’ambigüité spirituelle à se lancer dans la lutte extérieure, avec ostentation. Constatons aussi que la force des doux est généralement plus puissante que l’agitation de certains « va-t-en guerre ». Il est facile de pousser les autres au martyr sans être bien sûr de ses propres capacités. D’autant que le martyr a toujours été considéré dans l’Église comme une grâce et non une décision personnelle.

Deuxièmement, n’oublions pas non plus que le pape tient dans l’Église le rôle du Bon Pasteur, à l’image du Christ. Quels efforts ne doit-il pas déployer pour aller chercher la brebis égarée et la ramener au bercail ! À l’image du Bon Pasteur, son maître, le pape « mange avec les pécheurs » si l’annonce de la Bonne Nouvelle est en cause. Il s’adresse aux « hommes de bonne volonté » pour n’en perdre aucun. Là aussi, l’histoire de l’Église nous montre qu’il y a eut plus de martyrs authentiques chez les hommes de paix et de dialogue que chez les pourfendeurs de moulins à vent."

Le décret de béatification de Jean-Paul II bientôt signé

J Les préparatifs semblent s'accélérer au Vatican en vue de la béatification de Jean Paul II, dont l'annonce pourrait intervenir dès cette semaine. Des travaux sont en cours à la basilique Saint-Pierre, dans la chapelle Saint-Sébastien, située entre celle de la Pietà de Michel-Ange et celle du Saint-Sacrement, dans le bas-côté droit de la nef. Or la tradition veut qu'après leur béatification, les dépouilles des papes soient transférées de la crypte de la basilique à l'étage principal.

Demain, Benoît XVI reçoit Mgr Angelo Amato, préfet de la congrégation pour la Cause des saints, qui a validé mardi à l'unanimité le miracle requis. Benoît XVI pourrait signer le décret de béatification de son prédécesseur. Deux dates circulent pour la béatification : le dimanche 3 avril, lendemain du sixième anniversaire de la disparition du pape polonais, et le dimanche 16 octobre, jour où il a été élu souverain pontife, date plus probable, étant donné l'importance des préparatifs requis pour cette cérémonie qui se déroulera au Vatican. Certains parlent aussi du 1er mai, dimanche de la Miséricorde, institué par Jean-Paul II.

Il reste à savoir si la cause de Pie XII suivra le même chemin.

Rome a enfin un représentant au Vietnam

G Benoît XVI a nommé Mgr Leopoldo Girelli représentant du Vatican pour le Vietnam, ce qui constitue un progrès important dans la normalisation des rapports entre les deux Etats qui n'ont pas de relations diplomatiques.

Mgr Girelli était jusqu'à présent nonce apostolique en Indonésie. Le prélat devient à la fois nonce à Singapour, délégué apostolique en Malaisie et à Brunei, et représentant pontifical non résident pour le Vietnam.

L'Eglise catholique vietnamienne compte la communauté la plus importante d'Asie du Sud-Est après celle des Philippines, avec au moins 6 millions de fidèles sur 86 millions d'habitants. Elle est très contrôlée par le régime et affiche de nombreuses revendications, en premier lieu la restitution de terres.

La création d’un ordinariat pour les ex-Anglicans est imminente

Lu sur Osservatore vaticano :

A "le premier Ordinariat destiné aux anciens anglicans souhaitant la pleine communion de l’Église tout en maintenant une partie de leur patrimoine propre, sera érigé par décret de la Congrégation pour la doctrine de la foi au plus tard le 15 janvier et, en principe à la même date, sera connu le nom du premier Ordinaire nommé par le Saint Père".

« L’ONU nuit gravement à la santé »

C'était le thème de la conférence donnée à l'occasion de la veillée pour la vie naissante le 27 novembre à Liège. Elle est en ligne. Extrait :

O "Les nombreuses réunions qui ont eu lieu après la Conférence de Pékin [1995] continuent à insister sur la stabilisation de la population mondiale, l'accès de tous, y compris des adolescents, à la planification familiale, l'avortement sans risques, la sauvegarde de la planète (Gaïa a besoin que certains de ses enfants avortent), la lutte contre l'image stéréotypée de la femme réduite à son rôle traditionnel de mère (théorie du gender).

Dans plusieurs textes récents publiés par l’OMS, nous trouvons l’idée selon laquelle l’OMS a résolu de développer une stratégie en vue de faire progresser la santé reproductive. Il faut par exemple fournir des services d’avortement dans les soins de santé de base. […] C'est la raison pour laquelle l'OMS finance depuis des années des recherches sur l'avortement, par exemple sur les "bons" dosages à employer en cas d'avortement médicamenteux. Des chercheurs effectuent également des recherches sur l'implantation de l'embryon dans l'utérus afin de mettre au point des abortifs précoces qui empêcheraient la nidation et le développement de l'embryon. Une étude est en cours afin d'étudier les effets de certaines hormones sur la fixation d'embryons. Pour effectuer cette recherche, les collaborateurs de l'OMS utilisent des embryons humains (embryons surnuméraires ou embryons congelés depuis 5 ans ou plus) et provoquent leur nidation sur des tissus d'endomètre reconstitués in vitro. Des dosages sont effectués afin de voir si les tissus utérins acceptent ou non les embryons, ceci bien sûr afin de mettre au point des agents anti-implantation! […]

Dans tous les pays, spécialement là où la contraception n’est guère utilisée (ex. : certains pays d’Afrique), il faut renforcer les services de planning familial. Il faut revoir, et si nécessaire modifier, les lois et les politiques afin qu'elles facilitent l'accès à la santé reproductive et sexuelle. Il faut aussi, dans la mesure où la loi le permet, que l’on fournisse des services d’avortement dans les soins de santé de base. Pour mener à bien cette stratégie, l’OMS continuera à renforcer son partenariat avec d’autres organisations au sein du système des Nations Unies (en particulier avec le FNUAP, l’UNICEF et l’UNAIDS), la Banque mondiale, les associations de professionnels de la santé, les ONG et d’autres partenaires. Si l’OMS met en exergue la santé reproductive, le FNUAP met l’accent sur le contrôle démographique; l’UNICEF sur l’éducation des adolescents ; l’UNAIDS sur le sida. La Banque mondiale aborde les mêmes problèmes du point de vue économique et financier."

Pie XII sur Dieu Merci !

L'émission du vendredi 14 janvier sur Direct 8 à 9h00 sera consacrée à Pie XII et son action face au nazisme. Noël 1942, le New York Times commente :

« La voix de Pie XII est bien seule dans le silence et l’obscurité qui enveloppe l’Europe ce Noël… Il est à peu près le seul dirigeant restant sur le Continent européen qui ose tout simplement élever la voix. »

F Injustement surnommé « le pape du silence », Pie XII n'a cessé de condamner le nazisme et a déployé une action formidable pour sauver des centaines de milliers de vies. Quelle fut la véritable action du souverain pontife contre les crimes de guerre de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste ?

François Foucart, journaliste, chroniqueur judiciaire et informateur religieux français sera l’invité de Guillaume Zeller pour faire place à la vérité sur l’action de Pie XII face au nazisme. 

Agendas amnésiques de l’UE : Jacques Chirac responsable

Dans Valeurs actuelles, Guillaume Roquette revient sur les agendas édités par la Commission européenne :

"La Commission européenne vient de faire imprimer 3 millions d’agendas pour les offrir aux lycéens des 27 pays membres. Cet aimable présent mentionne les fêtes hindoues, juives, musulmanes, sikhes… mais pas chrétiennes.

E On aurait tort d’en faire le reproche à nos amis de Bruxelles : ils ne font après tout qu’appliquer les consignes des chefs d’État (Chirac en tête), qui ont récusé en 2004 les racines chrétiennes de l’Europe. Ce déni de racines est d’ailleurs une marque de fabrique de l’Union : même nos billets de banque sont couverts de ponts virtuels et de monuments imaginaires. Au nom d’un multiculturalisme de bon aloi, l’Europe a fait table rase de son passé sans réaliser qu’elle se vidait du même coup de sa substance pour ne plus être aujourd’hui, aux yeux des peuples du continent, qu’une grande épicerie qui fait de moins en moins crédit."

La laïcité anticléricale en France

Valeurs actuelles relaie les propos de deux prêtres, que nous avions rapportés il y a quelques semaines :

Les élèves infirmiers découvrent les rites musulmans à la mosquée

Cela va faire partie de l'apprentissage indispensable. Extrait du reportage du Parisien :

H "Une trentaine d’étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) de l’hôpital Emile-Roux (AP-HP), à Limeil-Brévannes, [étaient mardi] à la mosquée de Créteil. Après une visite de l’édifice, ces futurs infirmiers et infirmières, appelés à côtoyer des patients de différentes confessions religieuses, ont suivi une conférence conduite par l’Union des associations musulmanes de Créteil (UAMC), qui gère la mosquée, sur le thème : «Le milieu hospitalier et l’islam». Avant cette sensibilisation, les étudiants s’étaient déjà rendus chez les bouddhistes à la pagode de Joinville, à la synagogue de Créteil rencontrer la communauté juive ou encore à l’église orthodoxe de Paris. […]

Avant d’engager les discussions, Ibrahim, de l’UAMC, remercie les étudiants. «Aller vers l’autre pour mieux se connaître, pour dissiper les malentendus, les préjugés, est très important pour nous.» Les étudiants ont multiplié les questions. «Il paraît qu’un non-musulman ne peut pas toucher un Coran écrit en arabe. Comment fait-on si un patient hospitalisé le laisse tomber du lit?» demande une étudiante. Réponse : «Vous pouvez le ramasser avec une couverture, il faut que quelque chose fasse barrière.» «Si un patient ne peut pas entrer en contact avec l’eau, pour des raisons médicales, comment peut-il faire ses ablutions avant la prière ?» interroge un autre étudiant. «Ne soyez pas étonné si vous voyez une pierre dans sa chambre, il peut en effet passer cette pierre pour se purifier s’il ne peut pas utiliser l’eau», indique l’intervenant."

La phrase du jour

S Elle est du député UMP Jean-Pierre Soissons :

"La difficulté que nous avons aujourd’hui, c’est la menace de peuples venant du sud mais qui ne pratiquent pas la même religion que nous"

Appels à prier pour les chrétiens d’Orient

Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval et Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, appellent à la prière le 17 janvier en faveur des chrétiens du Moyen-Orient. Extrait :

P "Le 17 janvier 1871 à Pontmain dans la Mayenne, en réponse à la prière persévérante pour la Paix des chrétiens de la paroisse, avec leur curé, le Père Guérin, le ciel s’est ouvert et l’apparition de la Vierge Marie a coïncidé avec l’arrêt de la guerre. Voici le message de Pontmain :

«Mais priez, mes enfants. Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher.»

Si Dieu a exaucé la prière des chrétiens de la paroisse de Pontmain, pourquoi n’écouterait-il pas nos prières aujourd’hui pour qu’advienne la Paix au Moyen-Orient, et que nos frères chrétiens soient protégés et puissent vivre en sécurité dans leur pays ? En communion avec les 5000 pèlerins qui prieront Notre-Dame de la Paix au sanctuaire de Pontmain, nous invitons tous les chrétiens qui le désirent à organiser des temps de prière simple dans toutes les paroisses ou communautés religieuses."

De son côté, le supérieur de l'IBP propose de "ressusciter l'Angélus" :

"Le pape Urbain II en 1090, lorsqu’il met en marche la première croisade, ordonne que toute la chrétienté, au triple son de la cloche, matin et soir, récite trois fois la salutation angélique. Il s’agit de soutenir la marche des croisés…"

Le taux d’avortements aux Etats-Unis

Lu sur Americatho :

A "L’année 1973 fut une année noire pour la vie des enfants à naître aux États-Unis, puisque c’est celle ou la Cour suprême promulgua son abominable arrêt Roe vs Wade, créant de toute pièce un impossible “droit” constitutionnel à l’avortement et rendant, de fait, ce “droit” applicable sur les neuf mois de la grossesse… Entre 1973 et 1981, le nombre des avortements aux États-Unis grimpa en flèche : 16,3 ‰ en 1973 (16,3 avortements pour 1 000 femmes en âge de procréer – 15 à 44 ans), 26,4 ‰ en 1977, et atteignit son “sommet” en 1981 avec un taux de 29,3 ‰.

Puis, sans doute sous le double effet d’un contexte économique convenable et des efforts du mouvement pro-vie, le taux d’avortement s’infléchit régulièrement chaque année pour tomber, en 2005, à 19,4 ‰. Or, cette tendance à la baisse régulière s’est inversée depuis 2006, année où, selon le très pro-avortement Guttmacher Institute cité par Catholic Online, le nombre d’avortements s’est remis à croître. Les études de cet Institut – beaucoup plus sérieuses que les approximations des agences gouvernementales américains – sur les années 2005 et 2008 le démontrent. En 2008, dernière année faisant l’objet d’une étude du Guttmacher Institute, dont les résultats ont été communiqués cette semaine, le taux est remonté à 19,6 ‰, soit le sacrifice de 1,21 million d’enfants à naître."