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L’Eglise en pleine croissance en Ouganda

Lu sur le site de l'AED :

O "1130 jeunes hommes se préparent actuellement dans les quatre séminaires nationaux du pays, ainsi que le séminaire des vocations tardives, à devenir un jour prêtres. Les séminaires sont surchargés, il est fréquent que les séminaristes soient obligés d’être jusqu’à sept par chambre. Et le nombre des vocations augmente d’année en année.

Malgré cela, il y a encore bien trop peu de prêtres en Ouganda. Car il y a chaque année 400.000 nouveaux baptisés dans ce pays de l’est africain où presque 13 millions des quelque 28 millions d’habitants sont catholiques. Si l’on regarde la moyenne nationale, il y a aujourd’hui 7.000 fidèles par prêtre, mais il y a aussi des régions, comme le diocèse de Lira au nord de l’Ouganda, dans lesquelles un seul prêtre doit s’occuper de 28.000 fidèles."

Les salles de shoot dépassent les clivages politiques

Profitant de la sortie d'une étude télécommandée, des élus locaux de droite, de gauche et centristes ont demandé, lors d'une conférence de presse commune à la mairie de Paris, que l'Etat adopte les mesures juridiques permettant l'ouverture, "au moins à titre expérimental", de salles de consommation de drogue en France. Patrick Padovani, médecin et adjoint UMP au sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, Bertrand Delanoë, font partie des élus favorables à cette dépénalisation masquée.

77 députés et sénateurs UMP ont rendu publique une "Charte des élus contre les drogues", estimant que

"les débats sur la dépénalisation et la mise en place de centres d'injection nuisent à la lisibilité du message de prévention".

Dans un communiqué, Christine Boutin explique :

"Ces salles d’injection encouragent l'augmentation de la consommation par la présence rassurante de personnel médical et accompagnent la dépendance au lieu de l’arrêter. Elles légitiment tacitement l’usage de substances pourtant illégales et envoient des signaux contraires à la politique de prévention qui est celle de la France depuis de nombreuses années !

Les niches fiscales constituent une atténuation de la spoliation fiscale

Pascal Salin, professeur émérite à l'université Paris-Dauphine, revient sur le rabotage des niches fiscales :

F "Il existe bien des raisons de critiquer les niches fiscales et de souhaiter leur diminution ou leur disparition. Mais en sens inverse, il faut reconnaître qu'elles offrent aux contribuables, dans un des pays les plus imposés au monde, un moyen d'échapper partiellement au poids excessif des prélèvements obligatoires. De ce point de vue, elles portent bien leur nom car elles évoquent la protection qu'obtient ainsi le citoyen par rapport à l'Etat-Leviathan. Leur existence est au fond la reconnaissance implicite du caractère excessif du fardeau fiscal : elles n'existeraient pas s'il n'y avait qu'un très petit nombre d'impôts avec des taux très faibles.

On entend souvent dire que les niches fiscales "coûtent" 75 milliards à l'Etat et qu'il conviendrait donc de diminuer l'énorme cadeau ainsi fait aux contribuables. En fait, il conviendrait d'inverser le raisonnement et de dire que les niches fiscales, loin de constituer un cadeau de l'Etat, ne constituent qu'une atténuation de la spoliation fiscale. Elles permettent à certains contribuables de conserver une petite partie de ce qui leur appartient légitimement et qu'ils ont obtenu par leurs propres efforts. […] La réforme fiscale qu'il conviendrait de faire de manière urgente en France consisterait donc à supprimer ou à raboter les niches fiscales, mais en donnant par ailleurs un énorme coup de rabot à la fiscalité, plus particulièrement en diminuant considérablement ou même en supprimant la progressivité de l'impôt sur le revenu et en supprimant des impôts aussi absurdes et destructeurs que l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)."

Scandaleuse désinformation sur les Objectifs du Millénaire

MLe Monde titre son compte-rendu du Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement à l'ONU : "La mère et l'enfant, nouvelle priorité des Nations unies". Sic. Voici de quoi il s'agit :

"Les Etats-Unis, l'Australie, le Royaume-Uni et la Fondation Bill et Melinda Gates, les principaux donateurs, se sont fixés de faire accéder 100 millions de femmes à des "méthodes modernes de planning familial" d'ici à 2015."

Les "méthodes modernes de planning familial" consistent, pour faire bref, à répandre la contraception et l'avortement. On lit ainsi :

"L'ONU espère que ce nouveau programme permettra […] d'éviter 33 millions de grossesses non désirées".

33 millions d'enfants avortés, voilà la tête du "développement" ! La priorité de l'ONU quant à l'enfant ? Son élimination. Comme le disait le cardinal Turkson à la tribune de l'ONU, éliminer la pauvreté, ce n'est pas éliminer les pauvres.

Une pseudo-messe anglicane dans une paroisse parisienne ?

Demain à 10 h serait prévue en l’église Saint-Jacques du haut pas à Paris, une « messe » célébrée par un « prêtre » anglican qui est aussi « prêtre » de l’Union d’Utrecht. On ne sait pas ce qu’il en est en vérité, si c’est vraiment dans l’église catholique de ce nom ou dans une salle tout près, si le diocèse de Paris est au courant :

"La Fraternité Saint-Vincent de Lérins rassemble des groupes anglicans, épiscopaliens et vieux-catholiques. Ces derniers sont membres de l’Union catholique internationale d’Utrecht qui regroupe depuis 1870 des schismatiques qui refusent le dogme de l’infaillibilité pontificale et la juridiction universelle de l’évêque de Rome. Or, cette Fraternité organise une journée culturelle et spirituelle dans Paris, samedi 25 septembre 2010. Et cette journée dbutera par «la célébration de l’Eucharistie vieille-catholique dans la paroisse St Jacques du Haut-Pas«. Or il s’agit d’une paroisse catholique du diocèse de Paris (rue Saint Jacques dans le 5e arrondissement) ! Les Vieux-catholiques ont en effet une admiration pour les Jansénistes, et Angélique Arnaud, abbesse de Port-Royal, foyer du mouvement janséniste, quand elle a installé en 1625 rue du Faubourg-Saint-Jacques, une annexe du monastère, des liens très étroits se sont noués avec la paroisse de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, laquelle jouera un rôle important dans la diffusion du jansénisme."

A l’origine de la crise économique : l’absence de natalité

Gotti Tedeschi, président de l'IOR, vient de publier un livre sous le titre : "Argent et paradis. Les catholiques et l'économie mondiale". Le livre s’ouvre sur une préface du cardinal Bertone. Et il s’achève sur un long chapitre consacré à l’analyse de "Caritas in veritate". En voici un extrait :

T "S’il n’y a pas de respect pour la vie, qu’est-ce qui mérite le respect ? Je crois que le message de fond de "Caritas in veritate", c’est ceci : un outil – l’économie, la science et la technique sont des outils – ne peut et ne doit pas revendiquer d’autonomie morale ; cela entraînerait des dégâts irréparables pour l’homme, comme c’est effectivement arrivé. Et cela se produit quand l’homme oublie la signification du vrai et soumet la vérité à sa liberté qui, selon l’optique catholique, est désordonnée. L’autonomie morale d’un outil est un symptôme de confusion et de perte de la vérité. Il en découle que la vie humaine elle-même perd de sa signification, la dignité humaine perd sa valeur et l’homme devient un moyen de production, de consommation, d’épargne. En niant la vie ou en la subordonnant à d’autres valeurs présumées, on produit vraiment des dégâts irréparables. C’est pourquoi j’affirme clairement que l’origine de la crise actuelle est surtout morale et qu’elle est bien due à la négation de la vie. […]

Si la population d’un pays riche et coûteux cesse de s’accroître, la conséquence est que le nombre de jeunes qui accèdent à la phase de productivité diminue progressivement ; en revanche les gens qui abandonnent les activités productives sont de plus en plus nombreux et ils en viennent à constituer un coût pour la collectivité. Celle-ci perd donc à la fois des effectifs et des ressources. […] A ce point du parcours, la réaction la plus naturelle est d’augmenter la productivité (ce qui revient, en pratique, à augmenter le nombre d’heures de travail) mais cela comporte une limite physique. Bien sûr, on peut recourir à des systèmes tendant à accroître le pouvoir d’achat par réduction des coûts (par exemple en transférant bon nombre de productions en Asie). Mais, quand cela ne suffit pas, il ne reste qu’un moyen, l’endettement, ou plus exactement la consommation par endettement, qui aboutit aux excès que nous connaissons. Le fait est que l’expansion anormale du crédit et le mauvais usage des instruments financiers ont été des effets, non des causes. L’origine des déséquilibres économiques actuels doit être recherchée ailleurs : dans le non-respect de la vie humaine. […]"

L’action contre l’IOR vise à en empêcher la réforme interne

Sandro Magister apporte sa contribuation contre la désinformation à l'égard de la banque du Vatican :

T "Il y a un an, Ettore Gotti Tedeschi était appelé par la secrétairerie d’état et par le pape à la présidence de l'Istituto per le Opere di Religione, IOR, la banque du Vatican. Depuis lors il a, selon ses propres paroles, consacré tous ses efforts à "rendre toutes les opérations plus transparentes et en ligne avec les standards internationaux". Mais le 21 septembre dernier a été pour lui un "mardi noir". Au moment même où son essai sur la manière de faire de l’économie en s’inspirant de critères moraux chrétiens sortait en librairie, Gotti Tedeschi a fait l’objet d’une enquête du parquet de Rome pour non-respect des procédures de lutte contre le blanchiment de l’argent sale, sur un compte IOR ouvert dans une banque italienne. […]

On sait que, depuis que Gotti Tedeschi est président, beaucoup de comptes d’une transparence douteuse ont été fermés et que beaucoup d’autres ont été régularisés. Mais l'incident judiciaire de ces jours-ci – comme d’autres irrégularités découvertes il y a quelques mois dans des comptes IOR ouverts à l'agence de la banque Unicredit de la via Conciliazione, à Rome – a révélé que des zones obscures subsistent. Dans le déroulement de l’affaire judiciaire qui touche maintenant Gotti Tedeschi en tant que président de l’IOR – et Paolo Cipriani en tant que directeur général – des failles évidentes dans le fonctionnement de la banque du Vatican apparaissent en effet. C’est comme si, dans cette banque, l’action de certains systèmes et individus perturbait et freinait encore maintenant le travail de nettoyage et de rationalisation effectué par le nouveau président. Il faut rappeler que Gotti Tedeschi, quand il est arrivé à l’IOR il y a un an, n’a amené avec lui aucun nouveau collaborateur : le personnel avec lequel il travaille était déjà présent à la banque du Vatican avant son arrivée."

Sandro Magister détaille ensuite les affaires en cause. Il apparaît que l'attaque vise le nouveau directeur Tedeschi, pour des opérations qu'il est en train de nettoyer.

Chine : la politique de l’enfant unique ruinera-t-elle la croissance ?

Deux informations successives sur le blog de Jeanne Smits montrent que la drastique politique anti-nataliste entraîne un vieillissement de la population. Cela pourrait miner la forte croissance économique, que nos politiques regardent avec admiration, dans la mesure où les actifs de demain ne pourront pas nourrir les retraités. A moins de les euthanasier :

C "Le 25 septembre 1980 entrait en vigueur dans la Chine communiste la politique draconienne de l'enfant unique. Trente ans plus tard, le pays le plus peuplé du monde vieillit vite et tente d'assouplir le contrôle des naissances. Sans lui, la population chinoise, de 1,3 milliard d'habitants, compterait 400 millions d'âmes en plus aujourd'hui, selon la Commission nationale du planning familial. C'est dire si cet interventionnisme coercitif a façonné la société actuelle, avec des foyers dans une configuration "4-2-1" fréquente, c'est-à-dire qu'un enfant unique cohabite avec ses deux parents et ses quatre grands-parents."

"Si la tendance n'est pas inversée, la population vieillira encore de manière significative au détriment de la population active, assure la commission de la population et du planning familial à Shanghai. Au manque d'enfants s'ajoute l'allongement de la durée de vie qui atteint désormais une moyenne de 81,73 ans. Les plus de 60 ans représentent déjà 22,5 % de la population enregistrée dans la ville, soit 3,16 millions de personnes. La proportion passera à 28,1 % en 2015, 34,1 % en 2020 et 38 % en 2030."

Marseille veut devenir un port de référence pour le marché Halal

M Mercredi, les directeurs généraux du Port de Marseille Fos et de Port Kelang (Malaisie), ont signé un accord qui marque le lancement d'un réseau mondial de plateformes de distribution de produits halal. Le développement économique de la filière halal connaît une progression de 15% par an depuis 1998 atteignant 150 milliards de dollars à l'échelle mondiale et plus de 5 milliards d'euros en France.

Sur ce marché, le Grand Port Maritime de Marseille peut prétendre servir plus de 220 millions de consommateurs. Il entend, d'ailleurs, devenir le hub de référence de l'Europe et de la Méditerranée pour la distribution de produits halal.

Cela signifie-t-il qu'il n'y aura plus de produits non halal passant par le port de Marseille, afind e garantir l'intégrité des produits halal ?

Un catholique indien mutilé par des musulmans

K Quelques mois après avoir distribué à ses élèves leur sujet d'examen de ponctuation où se glissait le nom "Muhammad", Thenganakunnel Joseph, professeur dans un collège catholique du Kerala, un Etat du sud de l'Inde, a été violemment agressé. Sa main droite a été mutilée, ses bras et jambes fracturés.

Le professeur s'inspira d'un dialogue entre un fou et Dieu, tiré d'un film local. Mais c'est le fou qu'il choisit d'appeler "Muhammad", le nom du Prophète de l'islam. Quelques semaines plus tard, le 4 juillet, des hommes l'ont attaqué à coups de haches et de barres de fer à la sortie de la messe. La police soupçonne le Front populaire indien, un groupuscule islamiste local.

Plutôt que de venir au secours de son professeur, le collège, placé sous protection policière à la suite de manifestations de musulmans, a préféré le renvoyer, l'accusant d'avoir porté atteinte au sentiment religieux de la communauté musulmane. Le professeur assure :

"Je me suis déjà excusé et je ne voulais offenser quiconque en utilisant le nom "Muhammad"".

Début septembre, des façades d'églises ont été vandalisées. Le Kerala sombre dans les tensions interreligieuses. En 2004 et 2005, des villages côtiers ont été le théâtre de violentes émeutes entre musulmans et catholiques. Depuis, le puissant conseil interéglises du Kerala a recommandé aux familles chrétiennes de n'envoyer leurs enfants que dans les écoles de leur confession pour préserver "les valeurs chrétiennes attaquées".

Addendum : l'information avait été rapportée dès le 06 juillet par Yves Daoudal… et le 19 juillet dans ce Salon.

Dieu Merci ! et le protestantisme

V L'émission catholique du vendredi 24 septembre sur Direct 8 aura pour thème :

Les idées de la réforme, une tentation toujours d’actualité ?

Avec comme invité, l'Abbé Michel Viot, ancien évêque luthérien converti au catholicisme et ancien dignitaire franc-maçon (déjà connu des lecteurs).

Dieu Merci ! c'est tous les vendredi à 9h et visible tous les jours sur internet.

Des indemnités de 11000 euros par mois

E 17 anciens commissaires européens touchent encore des indemnités d'au moins 96.000 euros par an, bien qu'ils aient depuis longtemps un emploi. L'un de ces heureux gagnants est l'ancien commissaire à la concurrence Charlie McCreevy. Cet Irlandais continuerait de toucher une indemnité provisoire d'environ 11.000 euros par mois, en plus de ses émoluments de membre du conseil de surveillance de la compagnie aérienne Ryanair, qu'il a rejoint après son départ de Bruxelles, et qui sont estimés à quelque 47.000 euros par an. L'ancien commissaire à la pêche Joe Borg a reconnu recevoir également 11.000 euros par mois, alors qu'il travaille pour un groupe de pression européen, Fipra.

Et d'où vient cet argent à votre avis ?

Russie : l’Etat veut rendre les biens volés à l’Eglise, les conservateurs de musée non

E Un projet de loi approuvé mercredi en première lecture au Parlement russe vise à restituer à l'Eglise orthodoxe des églises et monastères souvent transformés en musée à l'époque communiste.

Mais les conservateurs de musée s'inquiètent. Déjà, suite à des débats houleux, le texte ne prévoit plus de redonner à l'église des icônes, manuscrits et objets de culte qui se trouvent actuellement dans des musées.

L'Union des musées de Russie et le comité russe d'ICOM (International Council of Museums) demandent qu'une soixantaine de monastères et églises, notamment ceux qui figurent sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO, ne soient pas restitués à l'Eglise orthodoxe.

Le projet de loi porte sur la la restitution de 6.584 sites religieux, dont 6.402 sites concernant l'Eglise orthodoxe.

Les idéologues ne comprennent pas que la contraception mène à l’avortement

C Il faut dire que le marché de la contraception est particulièrement juteux.

C'est pourquoi, alors que la France est le pays où la contraception est la plus répandue (77% des Françaises en âge de procréer ont aujourd'hui recours à une méthode de contraception), la 4e Journée mondiale de la contraception aura lieu dimanche 26 septembre.

Méthode Coué avec l’islam

Le professeur turc Ekmeleddin Ihsanoglu, 66 ans, le secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique, déclare sans rire dans Le Monde :

I "Les gens n'ont rien à craindre de l'islam. Ce n'est une menace pour personne ni pour aucune civilisation. L'islam a contribué au progrès de l'humanité. Il est, tel que je le comprends, compatible avec la vie moderne, avec la démocratie."

Sans blague. Le plus incompréhensible, ce sont Sylvain Cypel et Corine Lesnes, les journalistes, qui ne prennent pas la peine de lui demander pourquoi cette vision idyllique ne semble pas régner dans les différents pays musulmans.

IOR : Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège écrit au Financial Times

Le P.Federico Lombardi, Directeur de la Salle-de-Presse, a écrit au Financial Times, à propos du IOR:

F "Le caractère international de l'activité du IOR et la réputation de son président dans le monde de la finance justifient mon intervention pour que des informations inexactes ne continuent pas à pénaliser l'activité de l'institut et la dignité de ses dirigeants. Au sens strict de la parole, le IOR n'est pas une banque mais un organisme gérant internationalement les fonds des institutions catholiques à finalité d'apostolat et de charité. Implanté sur le territoire de l'Etat de la Cité du Vatican, il n'est pas soumis à la juridiction des Banques nationales. Son statut particulier fait que son insertion dans le système financier international et ses règles nécessitent une série d'accords, notamment en vertu des nouvelles normes fixées par l'Union Européenne pour la prévention du terrorisme et du recyclage de capitaux, ainsi que pour envisager les procédures permettant au Saint-Siège d'entrer dans la White List".

"Le Président du IOR, M.Ettore Gotti Tedeschi, a pour mission de garantir la transparence des activités du IOR et le respect des normes d'accès du Saint-Siège à la White List. Il s'y consacre depuis sa nomination sur mandat des autorités vaticanes et du Conseil de surveillance de l'institut. C'est pourquoi sont en cours d'intenses contacts avec la Banque d'Italie, l'Union Européenne, l'OCDE et le GAFI. C'est pourquoi, alors même que ces efforts et contacts sont en cours afin de parvenir au plus tôt à une solution, la Secrétairerie d'Etat a exprimé par son communiqué de mardi son étonnement et sa perplexité devant l'enquête du Parquet de Rome. La nature et le but des opérations incriminées pouvaient être expliqués simplement et rapidement, car il s'agissait d'opérations de trésorerie dont le IOR était lui même le destinataire par le biais de comptes dont il dispose près de certaines banques. L'incident résulte donc d'un malentendu, actuellement en voie d'explication, entre le IOR et l'institut ayant reçu l'ordre de transfert. Par conséquent, le Saint-Siège confirme sa totale confiance dans les dirigeants du IOR, ainsi que sa volonté de pleine transparence d'opérations bancaires menées en harmonie avec les normes et procédures de la finance internationale".

Selon un vaticaniste, cette affaire, qui tombe comme par hasard au lendemain de la visite du Pape en Grande-Bretagne, est la note envoyée à l'Eglise pour le succès de la visite de Benoît XVI.

Au Chili, le système de retraite par capitalisation est bénéficiaire

L'ancien ministre chilien, José Pinera, frère de l'actuel président, avait déclaré :

P "Un spectre hante le monde : celui de la faillite du système de retraite de l’État. Le système de retraite par répartition qui règne en suprématie à travers la plus grande partie de ce siècle a un défaut fondamental enraciné dans une fausse conception sur le comportement de l’être humain : il détruit à un niveau individuel le lien essentiel entre l’effort et la récompense. En d’autres termes, entre les responsabilités personnelles et les droits individuels. Chaque fois que cela se produit à grande échelle et sur une longue période, le résultat est désastreux." (Une solution à la crise des retraites : le système chilien)".

La DSE insiste notamment sur la complémentarité entre le travail et le capital. En ce jour de grève  en raison de la réforme des retraites, c'est l'occasion de se pencher sur le cas du Chili, où la retraite par capitalisation est loin d'être un tabou.

C Au Chili, en 1981, fut offerte aux travailleurs la possibilité de continuer à cotiser à la caisse générale publique des pensions ou bien de placer leurs économies dans des institutions financières privées. Les cotisants peuvent investir dans 5 types de fonds de pension et choisir entre différents gestionnaires ou modalités de paiement. Cela signifie qu'ils usent de leur liberté, contraiement aux Français. À leur mort, la famille continue de percevoir la pension ou le montant total en héritage. La couverture sociale est supérieure à ce qu’elle était du temps du monopole du système public de pension. Les salariés, qui sont légalement obligés d’épargner 10% de leur salaire, sont affiliés à 97% à un système privé qui leur coûte moins que le système par répartition (19%). Et la démographie du Chili n'est que de 2 enfants par femme.

Toutefois, à l’occasion de la crise économique mondiale, nombreux furent ceux qui mirent en doute les garanties offertes par le système de pension par capitalisation. En 2008, ces fonds de pension avaient bien connu une forte chute suite à la crise économique mondiale et à la baisse des bourses. Mais à la fin de 2009, les fonds ont enregistré des bénéfices record, épongeant toutes les pertes de l’année 2008. Depuis son implantation en 1981, la rentabilité moyenne du fonds principal est de 9,19% par an. La réforme démontre que les gens savent défendre leurs intérêts mieux que l’État et que l’entreprise privée est plus efficace que le secteur public.

Peu à peu, l’expérience chilienne fructifie dans d’autres pays. Les Suédois l’ont déjà adopté, après la faillite de leur système public dans les années ’90 et les Allemands l’étudient. Au total, le système privé de pension par capitalisation a été introduit totalement ou partiellement dans près de 30 pays. Le système de pension par répartition, parée du terme de 'solidarité', est en réalité une transaction qui frise l’escroquerie. Durant des décennies, le travailleur apporte une partie non négligeable de son salaire à l’État. Mais à partir de ce moment, il perd tout contrôle sur son ancien bien. Il ne peut décider qui va l’administrer, ni comment. Il ne peut modifier l’institution. Dans le système par répartition, si le travailleur décide d’arrêter de travailler, il ne peut récupérer son argent. S’il meurt célibataire avant d’arriver à la pension, cet argent n’ira pas à sa famille, mais sera confisqué par l’État. S’il meurt marié, son conjoint recevra bien la pension, mais pas ses enfants adultes.

Retraite des mères : pousser les femmes à travailler plutôt qu’à s’occuper des enfants

Jeanne Smits, dans Présent, revient sur le refus du gouvernement de maintenir à 65 ans l'âge garantissant une retraite à taux plein pour les mères de 3 enfants :

"Une injustice envers les femmes, que l’exigence d’une même durée de cotisation que les hommes pour bénéficier automatiquement d’une retraite à taux plein ? Sans aucun doute : c’est même tellement gros que la HALDE s’en est émue pour dire que la réforme annoncée par le gouvernement «risque de pénaliser les femmes plus que les hommes». Parce qu’elles sont plus nombreuses que ces derniers à avoir eu des carrières professionnelles discontinues. En clair : parce que celles qui élèvent des enfants sont obligées ou font le choix de ne pas travailler pendant plusieurs années. 50% des mères de trois enfants ne travaillent pas pendant que leurs enfants sont jeunes […].

M Or Eric Woerth […] s’était montré lundi soir particulièrement intraitable sur le sujet : «Ces bornes d‘âge sont non négociables car elles sont essentielles à l‘équilibre du système.» […] Le discours officiel est le suivant : si les femmes sont pénalisées, c’est parce qu’elles souffrent avant tout de l’inégalité des salaires (revenus moyens inférieurs à 17% par rapport à ceux des hommes), et c’est là qu’il faut agir. […] Donc : pousser davantage les femmes au travail comme le veulent les objectifs européens – la fameuse stratégie de Lisbonne – et imposer aux entreprises des augmentations de rémunération. Du point de vue du système de la répartition (mécanisme à la Madoff puisqu’on redistribue les cotisations en promettant d’hypothétiques reversements futurs sur l’apport des nouvelles générations), c’est du « tout bénef » : plus de femmes au travail, une assiette de cotisations plus importante, et moins de frais pour la politique familiale puisque les femmes ne peuvent à la fois s’investir totalement dans leur carrière et élever de nombreux enfants.

Ce jeudi matin, Laurence Parisot, présidente du MEDEF, a d’ailleurs défendu l’idée que la réforme n’est pas discriminatoire pour les femmes […] assurant que laisser partir les femmes à la retraite avant les hommes, «cela équivaut à entériner cette inégalité». « Inégalité » féconde pourtant, par laquelle celle qui met les enfants au monde est aussi la mieux placée pour s’occuper d’eux pendant leurs jeunes années… Cette célibataire sans enfants, héritière par ailleurs du premier groupe industriel du meuble en France, ne se place pas, on le comprend, dans une perspective familiale. […]"

« L’espérance de l’Église ne repose pas sur les lecteurs de journaux »

Aymeric Pourbaix écrit dans Famille chrétienne :

"Avant même d’atterrir en Écosse, le pape avait prévenu les journalistes, dubitatifs quant à la réussite de ce voyage: «Une Église qui chercherait surtout à être attirante ferait déjà fausse route», parce qu’elle «ne travaille pas pour augmenter le nombre de ses fidèles ou son pouvoir», mais pour servir le Christ. […] «L’espérance de l’Église ne repose pas sur les lecteurs de journaux [mais] sur des hommes réfléchis», rappelait Newman […]

Réfléchi, Benoît XVI a maintes fois prouvé qu’il l’était. Dans un discours historique à Westminster Hall, devant l’élite de la nation britannique, il a affirmé aux démocraties occidentales que «la religion n’est pas un problème à résoudre, mais une contribution vitale au dialogue national». Ovationné, le pape a pourtant gardé dans le regard une réserve, celle d’un homme qui n’est pas dupe des honneurs de la foule, conscient aussi que l’essentiel est ailleurs."

L'hebdomadaire a aussi enquêté auprès des Anglicans résidant en France, lesquels se déclarent satisfaits de ce voyage :

W "Le révérend Nick Clarke, 53 ans, […] glisse dans la langue de Molière : «C’est une bonne visite». Et, utilisant à nouveau sa langue maternelle, ajoute : «J’admire le théologien qu’est Benoît XVI. L’une des mes inquiétudes était qu’il ne soit pas compris par le plus grand nombre. Or, il a réussi à adopter un discours audible du plus grand nombre» se réjouit le pasteur qui voit dans le pape «le premier des représentants des chrétiens, un homme influent». Nick Clarke a apprécié la détermination affichée par le pape de traiter les problèmes «dans sa propre Église» et sa volonté de ramener la question de Dieu au cœur du débat public."

Les « Etats Généraux du christianisme »

G «Notre époque a-t-elle besoin de Dieu ?» C'est le thème des Etats Généraux du Christianisme qui vont s'ouvrir ce soir, à Lille. Près de 3000 personnes sont déjà inscrites à la manifestation qui se déroulera dans les locaux de l'université catholique de Lille. Deux jours et demi de débats, d'échange et de prière sont prévus, pour permettre aux chrétiens de se rencontrer et d'affirmer la «vitalité du christianisme » aujourd'hui, au-delà des sphères des différentes Eglises. Jean-Pierre Denis, le directeur de rédaction de « La Vie » est à l'origine de la proposition. Yves Daoudal pointe certaines de ses déclarations :

"L'idée de ces Etats généraux est donc de montrer que le christianisme n'est pas réduit au pape et à ses gaffes. Il faut qu'une société civile chrétienne émerge. […] Les catholiques sont encore écrasés par le mythe de l'unité de l'Eglise. […] Le discours de l'Eglise sur le célibat des prêtres ou sur le divorce est aujourd'hui incompréhensible pour la majorité de la population, catholiques compris."

L'évènement peut être suivi en direct. Si on peut regretter qu'il n'y ait pas un membre des journaux catholiques comme Famille chrétienne, France catholique, L’Homme Nouveau, Monde et Vie, La Nef, etc., qui ait été invité, il y aura néanmoins un débat samedi (de 11h30 à 13h00) sur Changer l'église, oui, mais dans quel sens ? avec Christine Pedotti, du Comité de la jupe et l'abbé Vincent Ribeton, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre.

La liturgie n’est pas un supplément esthétique à la vie chrétienne mais son coeur vivant

Dans son hebdomadaire, Yvaes Daoudal évoque le voyage du Pape en Grande-Bretagne sous l'angle de la musique liturgique :

M "Les évêques avaient demandé à
James MacMillan de mettre en musique
les principales partie de la messe en anglais

: c’est la «Newman Mass», qui fut
chantée à Glasgow et à Birmingham.
James MacMillan est le plus grand
compositeur écossais et britannique de
notre temps
. Il est catholique, et même
tertiaire dominicain (ainsi que sa
femme). Le choix était donc judicieux,
d’autant qu’il compose souvent des
pièces liturgiques (il dirige la chorale de
l’église Saint-Colomba de Glasgow,
tenue par les dominicains). Sa «Newman
mass» est d’ailleurs typique de
cette production, qui n’est pas le meilleur
de ce qu’il fait, car pour être interprété
par des amateurs il simplifie son langage
à l’excès et cède un peu à la facilité,
voire à la tradition très anglaise du genre
«pomps and circonstances». Toutefois
son Agnus Dei ne laisse pas indifférent.

Mais MacMillan n’est pourtant pas
vraiment sur la même longueur d’onde
que les évêques en matière liturgique
.
Lorsque l’on a appris que le pape célébrerait
partiellement en latin, il s’en est
publiquement félicité, prenant ouvertement
le contrepied de ceux qui s’en désolaient.
Dès janvier, il écrivait au Herald:

"Beaucoup soupçonnent qu’il y a
dans l’Eglise certains milieux qui ont
perdu la vision et l’espérance que la
liturgie et les sacrements apportent
au monde. Depuis les années 70, et
jusqu’à nos jours, il y a des gens qui
tentent de se convaincre eux-mêmes
et de convaincre les autres qu’en introduisant
des liturgies “folk” émotionnelles
et sympas
(« touchy-feelysmiley
») ils feraient en sorte que les
jeunes continuent d’aller à l’église,
alors qu’en réalité cela les a repoussés
en masse.
Notre liturgie sacrée a
été dévaluée, et traitée comme un
supplément esthétique à la vie chrétienne,
et non comme son coeur vivant.
L’esprit de la vraie réforme a été
trahi par la mauvaise direction délibérée
d’activistes liturgistes."

Appliquer le doute cartésien aux médias

Henri Hude, à propos de la façon dont nos médias traitent de l'actualité américaine :

M "La première chose à bien faire comprendre aux jeunes, selon moi, c’est que le pouvoir et tout ce qui y touche ne sont pas, sauf rarement, ce qu’ils paraissent être, quand ils sont aperçus à travers le prisme des médias d’aujourd’hui, qu’on imagine naïvement n’être qu’une fenêtre ouverte sur le monde. Le « doute », selon Descartes, consiste à s’habituer à penser, méthodiquement, que ce qu’on voit n’existe pas comme on le voit. Ce que nous voyons ne serait jamais la même chose que ce qui existe. C’est là souvent une exagération sans nuances, car la raison sensée est au contraire réaliste. Il faut savoir douter du "doute cartésien", si l’on veut être un esprit critique. J'ai expliqué cela en détail dans mon livre de 2009, Prolégomènes. Les Choix humains. Ceux qui s’imaginent douter de tout sans douter aussi du « doute », sont en réalité des gens qui ne doutent de rien. Leur « doute » n’est qu’une matrice à préjugés.

Pourtant, il y a un domaine dans lequel il y a vraiment lieu d’appliquer le doute cartésien dans toute sa rigueur : c’est celui de nos relations avec les médias, surtout avec les grands canaux de télévision. "Qui dirige les opinions des hommes, disait Hobbes, dirige leurs actions". Il conditionne leur confiance ainsi que leur obéissance. Cette obéissance et cette confiance maintiennent les pouvoirs en place. Ces pouvoirs détiennent la clé de la bourse commune de la société. Ils contrôlent l'attribution d'une infinité de places et de contrats. C'est par l'intermédiaire des médias (jusqu'à ce jour) qu'ils gardent ou perdent le pouvoir. Et les médias sont aussi un immense pouvoir. Les uns et les autres, rivaux et solidaires, ont donc tant d'intérêt à mentir, et ils sont si souvent vagues et inexacts, qu'on aura toujours du mal à les croire, par suspicion légitime, par simple prudence, tant qu'ils ne donneront pas plus de signes non équivoques de leur sérieux intellectuel et moral, de leur désintéressement et de leur sens du bien commun. C’est un pouvoir réel, et très réel, que celui de produire de l’illusion, de l’émotion et de la réaction, par la projection d’une image qui active surtout la part infra-rationnelle de l’homme. Au lieu de réagir à l’image médiatique d’un pouvoir (comme un taureau au chiffon rouge), la bonne méthode est de douter presque systématiquement de cette image, de comprendre comment et pourquoi elle a été fabriquée, par quel pouvoir, en vue de quels effets."

On reparle du passage de la Mer Rouge par les Hébreux

M On apprend dans Le Figaro que des scientifiques ont établi que l'épisode du passage de la Mer Rouge (qui en fait ne serait pas la Mer Rouge, mais le delta du Nil, ça commence bien…) par les Hébreux, relaté dans l'Ancien Testament, serait du à un phénomène d'origine naturelle (le vent). Sous-entendu : il n'y a pas eu de miracle surnaturel (alors que la coïncidence entre l'arrivée des Hébreux et la création du passage est en soi déjà un miracle). Mais cela me rappelle une histoire drôle :

Un intellectuel de renom longe une église d'où il entend un groupe de croyant chanter et prier à forte voix. Intrigué, il entre pour s'informer.

– "Nous louons notre Dieu parce qu'il a ouvert les eaux de la Mer Rouge au peuple d'Israël et lui a permis ainsi d'échapper à l'armée égyptienne qui voulais sa perte" lui explique-t'on.

Immédiatement, notre intellectuel intervient publiquement pour expliquer comment les choses se sont vraisemblablement passées :

– "Il n'y a pas eu de miracle. C'était la mer des joncs qui était peu profonde. Moïse, connaissant les bons passages, a guidé le peuple, etc., etc."

L'enthousiasme de l'assemblée est du coup totalement refroidie. Notre intellectuel sort de l'église, heureux d'avoir contribué à éclairer ces gens sur la compréhension des Saintes Écritures.

Cependant, à peine sorti, il entend la communauté reprendre de plus belle. De retour dans l'église, il les interroge à nouveau.

– "Et ben, nous louons notre Dieu parce que, malgré la faible profondeur de l'eau, il a arrêté toute l'armée de Pharaon qui s'est noyée dans la mer !"

En garde à vue pour avoir montré la réalité de l’avortement

Cela s'est passé au Royaume-Uni :

A "L'image qu'ils brandissaient le mois dernier auprès d'un avortoir à Brighton (Angleterre) leur a valu une garde à vue de 15 heures : Andy Stephenson et Kathryn Sloane s'étaient permis de brandir une bannière de 2 m de large montrant la photo d'un fœtus avorté à 8 semaines, soit bien en deça de la limite légale au Royaume-Uni (24 semaines) et même en France (12 semaines de gestation). Image terriblement dure… Tellement insoutenable que les responsables du British Pregnancy Advisory Service, organisme public qui procure des avortements aux frais des contribuables, a appelé la police, affirmant que leurs patientes étaient «traumatisées et mal à l'aise» à la vue de cette image. Les deux militants pro-vie, dont l'action se limite à tenir l'image à la vue du public, silencieusement, ont été sommés de remballer leur « visuel », ce qu'ils ont fait – remplaçant immédiatement celui-ci par une photo d'un fœtus avorté à dix semaines. Ils ont alors été embarqués au poste et placés en cellule pour n'être interrogés que vers minuit et relâchés encore trois heures plus tard. Ils devraient prochainement apprendre s'ils feront l'objet de poursuites pour avoir «harassé, alarmé ou causé de la détresse» aux termes de la loi sur l'ordre public, chose que ces deux chrétiens convaincus récusent absolument puisqu'ils estiment n'avoir transgressé aucune loi.

Quoi que l'on puisse penser par ailleurs de leur choix militant de montrer des photos de l'avortement, cette affaire est très révélatrice. Elle montre que les fournisseurs d'avortement ne veulent pas que la réalité de cet acte soit montrée à leurs patientes : pour ne pas les «traumatiser», disent-ils. […] Les deux militants britanniques qui risquent désormais un procès ont fait le choix de choquer de manière encore plus directe. S'ils avaient fait l'équivalent il y a quelque 70 ans en Allemagne pour montrer des images  des gens torturés et mis à mort dans les camps, nul doute qu'ils eussent été aussi incarcérés – avec moins de ménagements qu'au pays de l'habeas corpus. Mais on les traiterait en héros aujourd'hui… Leur organisation, Abort '67,  a mis en ligne des films de procédures d'avortement. Attention, ils vous sautent à la figure dès quelques secondes après l'ouverture du site (ici). Elles sont totalement insoutenables."

Il n'y a pas besoin de voir des images insoutenables pour être traumatisé : le syndrome post-avortement est une dure réalité que le lobby abortif masque également.

Elections aux Etats-Unis : les Républicains veulent abroger la réforme de la santé

R Le parti républicain, qui pourrait prendre le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections du 2 novembre, promet dans son programme de réduire la dépense publique, d'arrêter les hausses d'impôts et d'abroger la réforme de la santé.

Le programme prévoit aussi de privatiser les géants du refinancement de crédits immobiliers Fannie Mae et Freddie Mac, que le gouvernement a sauvé par d'énormes plans de refinancement.

Pour en savoir plus sur l'ObamaCare, on pourra se reporter à cette conférence (pdf, 11 pages) donnée par Daniel Hamiche.

Fidélité homosexuelle : un mythe

Alors qu'une cour d'appel américaine a jugé hier que la loi de l'Etat de Floride, qui interdit aux homosexuels d'adopter des enfants, est inconstitutionnelle, permettant ainsi de confier à un homosexuel la garde de deux garçons de quatre ans et quatre mois, rappelons que  94% des homosexuels dénombrent plus de 15 partenaires tandis que 47% des homosexuels ont déjà eu entre 100 et 999 partenaires.

Outre le droit inaliénable d'un enfant d'être éduqué par un père et une mère, cette réalité ne milite pas en faveur de l'adoption par les homosexuels. Car, outre le besoin d'altérité pour se construire, l'enfant doit grandir dans un univers le plus stable possible.

Brice Hortefeux s’indigne des profanations des lieux chrétiens

A propos de la profanation d'un cimetière hier près de Niort, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a publié un communiqué :

H "Je viens d'apprendre, avec stupeur et consternation, que près de cinquante tombes catholiques ont été profanées dans un cimetière de Frontenay-Rohan-Rohan, dans les Deux-Sèvres. Je tiens à exprimer ma solidarité et ma sympathie aux familles des défunts, ainsi qu'à tous les croyants légitimement choqués par ces actes révoltants. Cette nouvelle atteinte à des tombes chrétiennes est intolérable. Depuis le début de l'année, 323 agressions envers des sites chrétiens ont été recensées sur notre territoire : 140 cimetières et 183 lieux de cultes ont été profanés. Lorsqu'une église, une synagogue, une mosquée, un temple ou tout autre lieu de culte sont attaqués, lorsqu'une tombe est profanée, c'est l'ensemble de la communauté nationale qui s'en trouve offensée. J'ai demandé à ce que tous les moyens soient mis en œuvre pour en identifier les auteurs, les interpeller et les déférer sans délai à la justice. Les coupables ne resteront pas impunis."

Le Figaro s'est procuré une note de la direction générale de la gendarmerie nationale, qui indique que pas moins de 184 dégradations de sépultures ont été recensées l'année dernière :

"Depuis 2005, un lieu sacré est violé tous les deux jours. «Les faits perpétrés dans les cimetières sont pour l'essentiel des dégradations de stèles, d'ornementations et des inscriptions» , note le rapport, qui précise que les profanations recensées par les gendarmes – qui couvrent 95 % du territoire – touchent «très majoritairement des tombes chrétiennes ou des églises». Dans les campagnes et en zones périurbaines, quelque 122 cimetières communaux et 34 lieux de culte catholique et 18 monuments aux morts ont été visés en 2009. Pas moins de cinq violations de tombeaux, dont deux exhumations ont été à déplorer. […] les profanateurs passent plus volontiers à l'action le 30 avril qui est à la fois l'anniversaire d'Adolf Hitler et de la fondation de l'Église de Satan aux États-Unis. Des pics sont aussi observés le 31 octobre, fêtes d'Halloween et jour de l'An sataniste, mais aussi lors des dates des solstices et d'équinoxes."

Xavier Lemoine qualifie l’attitude des politiques face à l’islam de « Munich intellectuel »

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, est interrogé dans Riposte Laïque. Après avoir longuement rappelé les racines chrétiennes de l'Europe (c'est à lire… sur un site laïciste), il dénonce la conception forgée par l'islam :

L "Le Dieu du Coran n’est pas un Dieu personnel. C’est
pourquoi l’islam ignore le concept de « personne »
. Il reconnaît certes
l’existence d’individus – une évidence – mais cet individu ne réalise
pas sa dignité à partir de sa nature d’être créé à l’image et à la
ressemblance de Dieu. La dignité de l’homme lui vient de son état de musulman,
mot signifiant « soumis » à Dieu. […] L’homme réalise aussi sa dignité grâce à son
appartenance à l’Oumma (la communauté des « vrais croyants ») qui
prévaut sur lui
. L’étymologie du mot arabe Oumma est intéressante de ce
point de vue. Sa racine est « oum » qui veut dire mère ou matrice.
L’Oumma enferme le musulman dans un système fraternel qui le protège et
le rassure, certes, mais où il n’est pas vraiment libre et responsable
. […]

Pour ma part, j’identifie trois sujets pour lesquels
les divergences d’appréciation posent de graves problèmes.

1. L’inexistence de la Laïcité en Islam, ce dernier
étant en même temps Foi, Loi, Culture et Etat régissant tous les détails
de la vie et des rapports humains. Doit-on rappeler que c’est le
Christianisme qui a apporté au monde la distinction entre l’Ordre
Spirituel et l’Ordre Temporel, ce qui s’appelle Laïcité, même si la mise
en œuvre concrète de cette dernière a considérablement évolué au cours
du temps. Attention cependant à ne pas promouvoir à son insu le laïcisme
qui n’est qu’un athéisme militant déguisé. […]

2. L’égalité de dignité entre l’Homme et la Femme. Si
nos codes matrimoniaux ne sont pas nécessairement en tout point des
exemples, je les préfère très largement aux codes matrimoniaux en
vigueur dans les pays musulmans, même si l’on doit saluer les évolutions
courageuses de certains pays à ce sujet ( je pense notamment au Maroc
ou à la Tunisie).

3. La liberté de conscience, notion tout à fait absente
de l’Islam
. Bien plus, les peines les plus sévères (mort) peuvent
toujours être appliquées à l’encontre des musulmans qui quittent
l’Islam. A défaut de mort physique c’est au minimum une mort sociale
avec rejet immédiat de et par la communauté du fauteur et de sa famille
proche. Cela se constate également chez nous.

Vous avez récemment évoqué les intimidations qu’exercent les plus radicaux des
musulmans contre leurs voisins : poubelles fouillées, contrôle chez les
habitants, dans la journée, lors du ramadan
, etc. […]

[…] Combien de faits semblables sont restés
inconnus avant qu’ils ne parviennent enfin à la connaissance des
autorités ? […] Il y a
trop d’ignorances historiques chez bon nombre d’hommes politiques,
doublées d’un manque de courage.[…] Quant à la présence du Premier Ministre à l’inauguration
de la Mosquée d’Argenteuil, j’estime que ce n’est pas tant sa présence
qui peut faire débat, car la République est partout en France chez elle,
mais bien hélas le contenu du discours que je qualifie de Munich
intellectuel
. […] Il faut savoir qu’il n’y a
aucune hiérarchie
(hors le chiisme) qui puisse engager les pratiques des
musulmans. Bien plus, un musulman ne peut en aucun cas désavouer ni
désapprouver les faits et gestes d’un autre musulman
dès lors que ce
dernier peut se justifier par « l’observance » d’une prescription du
Coran. De là les condamnations très rares et timides des actes
terroristes, par exemple."

Nice veut honorer Jean-Paul II contre l’avis du PS

E Le conseil municipal de Nice dirigé par Christian Estrosi a adopté vendredi
une délibération prévoyant l'installation de trois statues dans la
commune : le Général de Gaulle, Albert Camus et Jean-Paul II. Le socialiste Patrick Allemand s'est insurgé :

"Vous n'êtes pas un maire comme les autres, vous êtes un
ministre. Plus que tout autre maire, vous êtes tenu à respecter
l'essence même des principes républicains
. […] Il s'agit d'une entorse
importante aux principes de la laïcité
. Nous vous demandons de dissocier
l'installation du buste de Jean-Paul II de cette délibération afin que
nous puissions la voter.

Mais la délibération a été adoptée telle quelle
par l'UMP. Le buste du défunt pape devrait donc être prochainement installé sur la place publique faisant
face au monastère de Cimiez. Christian Estrosi n'a pas manqué de railler l'opposition :

"Monsieur Delanoë a pourtant nommé le parvis de
Notre-Dame-de-Paris “Jean-Paul II” [qui n'avait rien coûté aux Parisien, NDMJ]. Je suis sans doute plus proche de
lui que vous !"

Le PS va tenter de faire annuler la délibération. La jurisprudence existe : on se souvient de l'affaire de Ploërmel. Ces élus sont plus complaisants quand il s'agit de financer l'islam. La municipalité niçoise ne compte pas se laisser faire :

"Le pape Jean-Paul II est une personnalité marquante du
XXe siècle incarnant les valeurs universelles. Il a eu la volonté durant
son pontificat -qui a été un des plus longs de l'histoire de l'Eglise-
de rapprocher les religions, d'œuvrer pour la défense de la dignité
humaine et de promouvoir les droits de l'Homme. Il est considéré à ce
titre, comme l'un des leaders politiques les plus influents du XXe."