Travail dominical : pas d’effet positif
Lu sur le blog de Denis Sureau :
"Après une année d’application de la
loi sur le travail du dimanche, la Cftc a tiré un premier bilan de sa
mise en œuvre et des conséquences pour notre société
. La centrale d'origine chrétienne constate d'abord que l'absence de
généralisation massive des ouvertures dominicales montre l’attachement
des Français au dimanche. Elle regrette ensuite
l'instauration d'une discrimination entre salariés, puisqu'à
compétence, diplôme, ancienneté équivalents, deux salariés de la même
entreprise pourront être payés du simple au double et travailler
sur la base du volontariat ou non. La discrimination frappe aussi
les enseignes respectueuses des lois de la République par rapport à
celles qui ouvraient illégalement le dimanche et ont obtenu
une dérogation au repos dominical. La Cftc dénonce aussi les
promesses non tenues, notamment le paiement double et le volontariat – à
l’exception marginale des PUCE. Enfin, aucune étude n'a été
réalisée concernant les effets sur l’emploi, la vie de famille
(notamment le problème des gardes d'enfants) et le commerce de
proximité."
40 days for life dans l’Illinois
Daniel Hamiche suit sur Americatho les 40 jours pour la vie qui se déroulent actuellement aux Etats-Unis.
Un lecteur du Salon Beige, qui a marché pour la vie hier, avec la nièce de Martin Luther King,
l'évêque du diocèse de Springfield Mgr Thomas John, avec Father David Hoefler de la
paroisse de Blessed Sacrament, nous raconte que, avant de marcher vers le Planned Parenthood avec
chants et prières, bénédiction, l'évêque, debout dans sa magnifique cathédrale, a dit :
Soyons clair: Le Christ est le Prince de la Paix et de la Vie.
L'avortement est un esclavage. Abrahama Lincoln (président assasiné, de
Springfield) a combattu pour mettre un terme à l'esclavage. La
culture d'aujourd'hui : fumer est interdit dans de nombreuses places
publiques, alors qu'il y a peu d'années, on fumait partout. Nous devons
mettre un terme à cette culture de mort. L'avortement est l'oeuvre du diable! C'est le Prince de la mort et le Père du mensonge.
Puis,
devant les lieux où la pilule abortive a fait son entrée dans la
ville, l'évêque a dit :
"Que Planned Parenthood dise la vérité et montre les enfants à
leurs mères avant de les tuer."
Robert Spaemann et la doctrine mauvaise du moindre mal
L'Homme nouveau consacre un dossier à Robert Spaemann, philosophe de renom en Allemagne et
dans une grande partie de l’Europe,
proche du Pape Benoît XVI, au point de
participer chaque année au séminaire
estival réuni autour du Souverain Pontife. Extrait :
"C’est certainement dans l’affaire des bureaux
de consultation pour l’avortement que Robert
Spaemann a pris le plus de risques. L’avortement
se met en place en Allemagne la même année
qu’en France mais la loi de dépénalisation est
cassée par la Cour constitutionnelle au motif que
l’embryon est une personne distincte et qu’à ce titre
il n’appartient pas à la femme. En 1976 est votée
une nouvelle loi qui prévoit une dépénalisation de
l’avortement dans quatre cas : indication médicale
(danger vital pour la femme enceinte), eugénique,
criminelle (cas de viol) ou cas de détresse.
Les femmes devant consulter préalablement à un
avortement, c’est à cette époque que se constituent
les premières officines de consultation. Encouragées
par l’État, les Églises, dans ce climat de l’après-Concile marqué par une forme d’optimisme naïf
vis-à-vis du monde, s’engagent donc dans cette
mission de consultation. L’objectif est de sauver des
vies mais si la femme maintient son désir d’avorter
à l’issue de la consultation, le consulteur est
dans l’obligation de lui remettre un « laissez-passer
» pour l’avortement.
C’est contre cette complicité active à l’avortement
de la part de l’Église que Robert Spaemann
s’est battu à la fin des années quatre-vingt. En 1988,
Spaemann dénonce cette pratique dans un texte
intitulé «Responsables de ceux qui vont naître»
et, une dizaine d’années plus tard, il réitère cette
dénonciation dans un grand article de la Frankfurter
Allgemeine Zeitung intitulé «La doctrine mauvaise
des bonnes fins». En arrière-plan de ce débat,
on trouve bien sûr la question du moindre mal, mais
ce qui est également en cause, c’est le système allemand
de laïcité ouverte dans laquelle l’Église s’est
engagée en tant qu’«experte en humanité» et qui
l’oblige à accompagner la dégradation des moeurs.
La théorie justificative de l’ensemble est le conséquentialisme
qui met en balance le bien et le mal
et qui décide d’accepter un mal s’il peut avoir pour
conséquence de produire un peu de bien.
Sur ce sujet, Robert Spaemann s’est battu seul
contre les théologiens et la hiérarchie catholiques
et son combat s’est révélé prophétique, puisque
Jean-Paul II, sous l’impulsion du cardinal Ratzinger,
lui a donné raison dix ans plus tard. Depuis, l’Église
allemande s’est officiellement désengagée et
seule Donum Vitæ, une organisation de catholiques
indépendante de l’Église, continue ce travail de
consultation."
Les Bienheureux Martyrs de l’Ile Madame
Nous avions évoqué la fête de ces martyrs de la Révolution. KTO a effectué un reportage sur le pèlerinage diocésain de La Rochelle en mémoire des prêtres martyrs de l’Ile Madame, qui a eu lieu le 31 août (durée 6mn36) :
La DSE, une manne d’inspiration pour 2012
Dans la lettre de septembre de Saint Maur, Cyril Brun, responsable de l’observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon, écrit :
"Ce qui est déroutant, c’est qu’aucun des grands mouvements politiques ne semble avoir de source d’inspiration pour un projet d’avenir. Qu’ils soient de gauche, de droite ou encore du centre, les responsables politiques cherchent un créneau porteur. Signe des temps et de la crise, ils ne puisent plus leur inspiration au coeur de leurs convictions, de leur idéologie ; ils se marchent les uns sur les autres, en quête d’originalité ou de consensus, dans une course qui relève plus du marketing que du militantisme, laissant le combat d’idées aux extrêmes et aux minorités soigneusement étouffées au passage. Où sont les joutes idéologiques qui animaient l’hémicycle de la Troisième République ? Où sont les débats d’opinion qui enflammaient la presse ? […] Les hommes politiques sont englués dans la gestion du quotidien, dans l’immédiateté des problèmes, incapables de relever la tête pour voir plus loin, incapables d’avancer au large. […]
Pour qui étudie de près la doctrine sociale de l’Église, une évidence se fait jour page après page. Forte de ses principes bibliques, la doctrine sociale de l’Église offre une formidable source d’inspiration de laquelle se dégage naturellement un véritable ‘programme politique’. Bien sûr, il convient d’incarner les grands axes qui émergent, mais ils sont une véritable manne d’inspiration. Alors que le monde politique est à la recherche d’un nouvel élan, de nouveaux fondements, n’est-ce pas le moment, pour nous chrétiens, de devenir une force de proposition ? […] Aux économistes, philosophes, sociologues chrétiens, aux spécialistes de doctrine sociale, aux prêtres et évêques, aux chrétiens engagés, aux chefs d’entreprise, aux représentants syndicaux inspirés par l’Évangile, j’aimerais faire passer la conviction que nous sommes en train de vivre un tournant important de notre société (comme le soulignait Benoît XVI dans sa dernière encyclique) et qu’il nous faut être acteurs de ce monde en construction car avec ou sans nous, ce monde se construira.
Nous avons un message sur l’homme et pour l’homme. Dans le vide et le nihilisme actuel, nous avons une parole originale à exprimer. Depuis des décennies, nous avons construit une pensée économique et sociale chrétienne exprimée récemment dans le Compendium de doctrine sociale de l’Église. […] Face au désarroi visible du monde politique à l’approche des échéances présidentielles, nous pouvons être une force de proposition à l’intention de l’ensemble des acteurs sociopolitiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, syndicaux ou patronaux."
Seuls les sourds résistent à la Techno parade
"Aujourd'hui, notre bonne ville de Paris voit couler dans certaines de
ses rues la merveilleuse cohorte des "raveurs" par la grâce de la techno
parade… et au même moment un rassemblement a lieu place de la
République : la journée mondiale des sourds.Un phénomène de vases communicants, certainement."
Définition concise de la mondialisation
Lue sur Polémia :
"Question : Quelle définition concise pour la mondialisation ?
Réponse : La mort de la Princesse Diana.
Question : Comment est-elle survenue ?
Réponse : Une princesse
anglaise en compagnie de son boyfriend égyptien a un accident de
voiture dans un tunnel français, circulant dans un véhicule allemand
équipé d’un moteur hollandais, conduite par un chauffeur belge qui avait
abusé du whisky écossais et suivie de près par des paparazzi sur des
motos japonaises, puis soignée par un médecin américain à l’aide de
médicaments brésiliens.Commentaire du correspondant australien de Polémia auteur de l’envoi :
«Cette définition vous est envoyée par
un Canadien, grâce à internet inventé par un Britannique utilisant la
technologie de l’Américain Bill Gates, et que vous lisez sur votre
ordinateur probablement doté de puces provenant de Taiwan et d’un
moniteur coréen, assemblé par des ouvriers du Bangladesh dans une usine
de Singapour, transporté par des chauffeurs de camions indiens, récupéré
par des Indonésiens, déchargé par des débardeurs siciliens et acheminé
jusqu’à chez vous par camions conduits par des clandestins mexicains.»
Des cardinaux mexicains, accusés d’homophobie, résistent
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"Le conseil national de prévention de la discrimination (CONAPRED),
saisi par de multiples plaintes après des déclarations de cardinaux
mexicains sur le mariage homosexuel et l'avortement légalisés à Mexico, a
décidé
que l'un d'entre eux s'était rendu coupable d'un délit et que l'autre
devait entrer dans une procédure de conciliation avec l'instance. […] Sur plainte du collectif gay et lesbien, le CONAPRED a jugé que ses
propos «peuvent promouvoir l'homophobie et avoir des répercussions sur
l'exercice des droits et des libertés dans des conditions d'égalité».
Il ajoutait que le cardinal Sandoval avait refusé ses demandes
d'informations et ses invitations à la conciliation. La procédure devrait donc suivre son cours.De leur côté le cardinal Norberto Rivera Carrera, archevêque de Mexico
et primat du Mexique, ainsi que le porte-parole de l'archidiocèse, le P.
Hugo Valdemar Romero, sont invités par le CONAPRED à entrer en «
dialogue » avec lui et à publier un communiqué pour clarifier l'attitude
des prélats à l'égard du mariage gay et pour rappeler le respect dû à
toute personne, sans discrimination.Ce qu'avait dit le cardinal Rivera – qui
récuse fermement toute accusation de «discrimination» – relève du
jugement moral fondé sur la doctrine de l'Eglise. De multiples plaintes
ont visé auprès du CONAPRED son communiqué déclarant que la
reconnaissance du mariage homosexuel constitue une «réforme légale
immorale» en rappelant que l'Eglise catholique ne peut cesser «d'appeler le mal, mal». «Une telle activité immorale ne peut jamais
constituer l'équivalent de l'expression sexuelle de l'amour conjugal,
parce que cela met en péril la dignité et les droits de la famille qui
constitue le bien commun de la société». Dans sa réponse au CONAPRED, le cardinal
Rivera et le père Valdemar ont maintenu leurs positions et refusé «de
participer au processus de conciliation» par la loi. Ils estiment ne
pas avoir violé le «droit à la non discrimination» et avoir exercé
leur propre droit à liberté d'expression et à la liberté religieuse. Ils
ont accepté en revanche le principe du dialogue et de la publication
d'un communiqué."
La citation du jour
Elle est d'Edouard Balladur :
"L'Europe à 27 est vouée à la confusion à et l'échec. Elle souffre de défauts que le traité de Lisbonne n'a pas corrigés…"
L’école hors-contrat en pleine croissance
Challenges consacre un article aux écoles hors-contrat. Extraits :
"Statistiquement, ces établissements hors contrat ne pèsent pas lourd
au regard de la masse du système scolaire. Le ministère évalue leur
poids à « moins de 1 %
». La Fondation pour l'école, qui regroupe l'essentiel du réseau
des « écoles indépendantes », estime qu'il existe aujourd'hui environ
460 écoles hors contrat (Montessori incluses), accueillant près de 47
000 élèves. Et cela ne cesse de croître. Une quarantaine d'écoles
s'ouvriraient chaque année en marge du système classique. […] Débordée,
désorganisée, l'Education nationale peine à remplir son rôle. Les
chiffres sont connus : un enfant sur trois ne sait pas bien lire en
sixième. Une réalité qui a d'abord profité aux établissements privés
sous contrat. Mais limités par l'Etat dans leur capacité à ouvrir de
nouvelles classes, ces établissements voient leur liste d'attente
s'allonger. Les « hors contrat » bénéficient de ce trop-plein d'élèves. […]Anne Coffinier [laïc catholique 2007 de ce blog, NDMJ], 33 ans, directrice de la Fondation pour l'école [explique que] le privé sous contrat a perdu son âme : «Les écoles
sous contrat n'ont qu'une obsession : vouloir à tout prix préserver la paix
scolaire, au point de perdre toute leur spécificité»,
analyse-t-elle en regrettant au passage que dans certaines écoles catho
l'enseignement religieux soit devenu facultatif. […] La force des
écoles hors contrat, c'est leur autonomie. Une conception aux antipodes
des méthodes centralisatrices de l'Education nationale qui, signe des
temps, teste pour cette rentrée, dans 106 établissements, le recrutement
de professeurs sur profil. […] Le problème du hors contrat, c'est, évidemment, son financement. A 150
euros de cotisation par enfant et par mois, l'équilibre budgétaire d'une
école primaire hors contrat se situe autour de 80 élèves et de 150 pour
un collège. Nombre d'établissements n'y parviennent pas. Les familles
seules ne peuvent les faire tourner. D'où l'idée de structurer le
secteur en créant une fondation habilitée à recueillir des fonds. Le
carnet d'adresses d'Anne Coffinier a fait le reste. Et près de la moitié
des patrons des sociétés du CAC 40 ont sorti leur carnet de chèques."Ils partagent le même constat avec nous : l'école
publique n'assure même plus le minimum, au point qu'ils sont obligés de rajouter
des cours d'orthographe dans les programmes de formation de leurs cadres"
[…] Mère de trois enfants, Anne Coffinier veut réformer l'Education
nationale. […] Grande gueule, catho convertie sur les bancs de l'ENA, […] [s]on premier grand combat sera la remise en
cause de la lecture globale en CP. Elle inonde de notes ses copains du
cabinet du ministre de l'Education nationale de l'époque, Gilles de
Robien. L'entrée de ses enfants à l'école finit de la convaincre de la
nécessité d'agir. Elle abandonne alors sa carrière au Quai d'Orsay pour
se consacrer à son projet : faciliter la création d'écoles modèles. Son
site Créer-son-école.com est une boîte à outils pour les parents ou
enseignants désireux de fonder leur établissement."
On apprend par ailleurs que l'école sous-contrat est de moins en moins financée par l'Etat.
L’Eglise copte condamnée pour son refus du divorce
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"Un tribunal administratif égyptien vient de donner tort au pape copte,
Shenouda III, poursuivi par un homme d'affaires, Magdi William, qui lui
reproche de ne pas lui avoir fourni un certificat de mariage en vue
d'une nouvelle union après son divorce de l'actrice Hala Sedki (Le Chaos).
Le chef spirituel des Coptes d'Egypte s'est vu condamné à des
dommages-intérêts de 19.500 livres égyptiennes environ au titre du
préjudice subi par le demandeur. […]Il est impossible de ne pas voir dans cette affaire une tentative de
nivellement du droit, et plus exactement d'alignement de la minorité
chrétienne sur le droit de la majorité musulmane qui possède le droit de
divorce et de remariage. La logique n'est pas laïciste : il s'agit
plutôt de rendre les chrétiens « sharia compliant » pour reprendre le
terme qui définit – par exemple – toute opération bancaire ou autre
conforme aux règles de la loi islamique. Shenouda III, jusqu'ici, a tenu bon."
Les musulmans adeptes du langage orwellien
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"Les «principaux représentants de l’Islam de France», comme dit Reuters, ont été reçus à déjeuner jeudi à l’Elysée. A la sortie, Mohammed Moussaoui a notamment déclaré :
“Il faut supprimer du langage courant le terme islamiste pour désigner des terroristes. Nous préférons ‘terroristes’ et ‘criminels’, nous n’acceptons pas que le terme islam, la religion islam, soient associés à des actes de terrorisme.”
Donc, quand des attentats sont commis au nom de l’islam, éventuellement avec des citations du Coran et des rappels de la charia, il faudrait censurer ces références. Pour en faire des attentats « laïques » ? Voyons, M. Moussaoui, un peu de sérieux…
Cela dit, je me souviens qu’en Grande-Bretagne une instance plus ou moins gouvernementale avait recommandé aux médias de bannir l’expression « terrorisme islamiste », comme offensante pour les musulmans. On va y venir aussi…"
Repenser le travail en faveur de la famille
Lu sur Osservatore vaticano :
"Dans sa lettre pour la VIIe rencontre mondiale des familles (en juin
prochain) présentée hier par le cardinal Antonelli, président du conseil
pontifical pour la Famille, Benoît XVI écrit notamment ceci – qui
trouvera sans doute un écho dans la politique française (et la récente
levée de l’interdiction du travail dominical):
«Malheureusement, l’organisation du travail est
envisagée en fonction du marché, de la concurrence et du profit, tandis
que la fête devient une occasion d’évasion et de consommation au dam de
la famille et de la communauté. En les désagrégeant, elle favorise
l’individualisme. Il convient donc de soutenir une réflexion et une
action tendant à concilier…temps de travail et temps de la famille, afin
de retrouver le juste sens de la fête, en particulier du dimanche,
pâque hebdomadaire, jour du Seigneur mais aussi de l’homme, de la
famille et de la solidarité. La prochaine rencontre des familles sera
une excellente occasion de repenser le travail et la fête en faveur
d’une famille unie et ouverte à la vie, socialement et ecclésialement
bien insérée, attentive à la qualité relationnelle comme au bon
fonctionnement familial.»
Des Hommes et des dieux : la palme de l’audience
Avec un million de spectateurs en deux semaines, le film de Xavier
Beauvois dépasse les espérances des
professionnels. Bien que lancée avec peu de copies sur les écrans
français le 10 septembre, l'histoire des moines de Tibéhirine, enlevés
et assassinés en Algérie en 1996, s'est d'emblée installée en tête du
box-office. Fort de cet accueil, le distributeur, Mars Distribution,
laisse 424 copies en circulation en troisième semaine et attend
désormais le deuxième million de spectateurs.
Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours, a écrit :
"Ce film n’a pas obtenu la Palme d’Or... pourtant s’il est une reconnaissance qui aurait été des plus fortes c’est bien celle là. La palme est en effet symbole du Martyre, du témoignage de l’amour qui va jusqu’à l’extrême, jusqu’au don de sa vie…"
New Jersey : privé de subvention, le Planning familial ferme
Lu sur le blog de Daniel Hamiche :
"L’excellent gouverneur Républicain du New Jersey, Chris Christie, élu l’an passé, est un catholique conséquent et un défenseur de la vie à naître. Et il vient d’obtenir une notable victoire en contraignant à la fermeture l’avortoir de Cherry Hill (New Jersey) de Planned Parenthood. Le gouverneur avait mis son veto à une subvention de 160 000 $ pour cette usine à tuer les enfants à naître, votée par le législateur de l’État. Après une longue bataille juridique, le Sénat du New Jersey s’est rendu aux arguments du gouverneur dont le veto a désormais force de loi. En conséquence, Planned Parenthood plie bagage. Pas d’argent public pour l’avortement de complaisance. Le principe moral et politique est simple. Chris Christie vient tout simplement de l’appliquer."
Il percevait l’aide au logement en prison
Condamné 13 fois pour vols et violences, il a touché le RMI en prison, ainsi que l'aide personnalisée au logement.
Small is beautiful : une apologie de la subsidiarité
De Joseph Pearce dans L'Homme Nouveau :
"L’expression «small is beautiful» fut inventée, ou tout au moins popularisée, par l’économiste E.F. Schumacher qui la choisit comme titre de son livre publié en 1973 […]. Le sous-titre du livre de Schumacher, «Une société à la mesure de l’homme», traduit l’insistance de l’auteur sur le fait que la question de la taille dans la vie économique ne devrait pas – et véritablement du point de vue moral ne peut pas – être séparée de la dignité fondamentale de la personne humaine. La tendance que manifeste l’économie moderne à se prosterner devant Mammon au nom de forces du marché quasi mystérieuses et à ignorer la dignité de la personne humaine, n’est absolument pas, au bout du compte, une question économique. C’est une question morale. Aussi, nous ne devrions pas être surpris que toute cette affaire ait préoccupé l’Église catholique depuis plus d’un siècle.
Ce qui demeure sans doute de l’héritage de Schumacher, c’est d’illustrer le fait que la «subsidiarité», l’essence de la doctrine sociale de l’Église […], possède une attirance populaire universelle et, d’une manière plus significative, constitue une alternative pratique et viable aux concepts du « laisser-faire » en économie. Schumacher met en garde contre l’imminence de la catastrophe si le consumérisme galopant et l’expansionnisme économique n’étaient pas freinés par une attention à l’homme et à l’environnement. […]
En termes pratiques, Schumacher opposait l’idolâtrie du gigantisme à la beauté de ce qui est petit. Les gens, soutenait-il, ne peuvent se sentir chez eux que dans un environnement à taille humaine. Si les structures – économiques, politiques ou sociales – deviennent trop grandes, elles deviennent aussi impersonnelles et ne répondent pas aux besoins et aspirations des hommes. Dans ces conditions, les individus se sentent fonctionnellement inutiles, dépossédés, privés de voix et de pouvoir, exclus et aliénés. […] Le fait est que le rêve du globaliste est le cauchemar du réaliste. […] Grevée par le matérialisme et le mécanisme, l’humanité s’est rendue esclave de la férule des Géants. En économie, les entreprises multinationales font la loi avec l’aide des institutions financières internationales comme le F.M.I et la Banque mondiale. Les petites entreprises luttent pour survivre dans un système qui penche injustement du côté des Géants. En politique, le pouvoir continue à être centralisé dans des entités de plus en plus grandes et qui s’éloignent de plus en plus des besoins et des aspirations des gens ordinaires et des familles."
Le débat concernant la recherche sur les cellules embryonnaires est actif aux Etats-Unis
Pierre Olivier revient pour L'Homme Nouveau sur l'interdiction de la recherche sur les cellules souches embryonnaires décidées par un juge aux Etats-Unis :
"Pour comprendre le noeud de l’affaire, il faut remonter à l’année 1996, date à laquelle le Congrès américain vote l’amendement Dickey-Wicker interdisant que des fonds publics subventionnent des projets de recherche impliquant la destruction directe d’embryons humains. Lorsque George W. Bush devient président des États-Unis en 2001, il étend cette interdiction à la recherche sur les cellules souches embryonnaires proprement dites. C’est ce dernier dispositif qui a été annulé par le décret du 9 mars 2009 signé par le nouveau locataire de la Maison-Blanche. Autrement dit, si l’emploi de fonds fédéraux alloués à la destruction d’embryons restait strictement interdit du fait de l’amendement Dickey-Wicker toujours en vigueur, le financement par l’argent du contribuable de travaux scientifiques portant sur les lignées cellulaires cultivées à partir de cette destruction devenait possible. C’est justement cette distinction artificielle qu’a rejetée Royce Lamberth dans l’étude qu’il a rendue pour défendre sa décision :
«Si le Congrès avait voulu limiter l’interdit de l’amendement Dickey-Wicker aux actes entraînant en eux-mêmes la destruction d’embryon, il l’aurait rédigé ainsi. Or, il ne l’a pas fait (…). Si une étape du processus de recherche implique la destruction d’embryon, l’ensemble de la recherche ne peut recevoir de financement public».
L’argumentation est donc bien la suivante : parce que le processus de dérivation de cellules souches embryonnaires résulte directement de la désagrégation d’un embryon, l’ensemble de la recherche est entaché d’illégalité sans qu’aucune des étapes ne puisse être séparée sur le plan moral. Le raisonnement du juge Lamberth fait écho à celui que l’on trouve au n. 35 de Dignitas personæ qui se penche sur le cas de figure de chercheurs qui utiliseraient du matériel biologique d’origine illicite produit en dehors de leur centre de recherche ou qui se trouverait dans le commerce. C’est exactement le cas des cellules souches embryonnaires disponibles sur catalogue et mises à disposition des chercheurs du monde entier. Un scientifique ne pourrait- il pas entreprendre des expériences sur ces cellules en faisant valoir son indépendance vis-à-vis de celui qui a fabriqué les embryons et de celui qui les a fait mourir ? Ce à quoi les auteurs de l’Instruction répondent que
«le critère d’indépendance ne suffit pas pour éviter une contradiction dans l’attitude de celui qui dit ne pas approuver l’injustice commise par d’autres, mais qui, dans le même temps, accepte pour son travail le “matériel biologique” que d’autres obtiennent par le biais de cette injustice».
Pour conforter son réquisitoire, le juge Royce Lamberth a eu l’audace de se positionner sur le propre terrain des scientifiques. Il donne ainsi raison à deux chercheurs qui se plaignaient que les subsides fédéraux dédiés aux cellules embryonnaires concurrencent leurs propres travaux sur des cellules souches adultes plus performantes et ne soulevant aucun problème éthique. Il rappelle en outre que son jugement ne nuit pas aux malades, contrairement à ce qu’affirme l’administration Obama, «puisque aucune preuve médicale d’un quelconque bienfait sur la santé humaine n’est pour l’instant à porter au crédit des expériences sur les cellules embryonnaires»."
Malgré cela, la cour d'appel fédérale de Washington a suspendu, en référé, l'interdiction de la recherche publique sur les cellules souches embryonnaires. Cela ne représente pas un jugement sur le fond, mais cela permet la poursuite du financement.
La Marche de prière pour la vie est complémentaire à la Marche nationale pour la vie
Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, présente la prochaine marche de prière pour la vie le 16 octobre :
"Dès le début, notre intuition était que le combat pour la défense de la Vie ne pouvait pas ne revêtir qu'une dimension naturelle. Qui a vu de ses yeux le comportement des contre-manifestants lors des rosaires publics organisés par SOS Tout-Petits et le docteur Dor, ne peut plus ignorer le caractère satanique de ce déferlement de la culture de mort. […] Derrière les flots de sang et les océans de larmes versés depuis cinquante ans, au nom de la libération de la femme –surtout libération de la braguette–, se cache, de plus en plus mal, « celui qui est homicide depuis le commencement ». Tout cela nous semblait exiger plus qu'une simple protestation publique, si légitime fut-elle, mais en plus une expiation, une réparation et une intercession publiques. Il nous semble que s'applique à la Culture de mort ce paragraphe de l'Ecriture sainte : «Cette sorte de démon ne se vainc que par la prière et le jeûne» (Marc IX, 29).
Cette Marche a-t-elle toujours sa raison d'être alors que celle de « 30 ans ça suffit ! » en janvier, bien que plus récente que la vôtre, rassemble sensiblement plus de monde ?
Nous nous sommes effectivement posé la question. Dès le début, nous avons apporté notre soutien à cette Marche car nous faisons partie du Collectif qui l'organise. La démarche du Collectif se veut à la fois aconfessionnelle et apolitique. Il est cependant un fait que la seule institution qui défende l'intégralité de la loi naturelle contenue dans le décalogue, est l'Église catholique, et sans doute, l'Église orthodoxe. Les seuls pays où une opposition vigoureuse à la Culture de mort se manifeste (Etats-Unis, Espagne, …) sont ceux dans lesquels la hiérarchie catholique s'est publiquement investie dans ce combat. De plus, n'oublions pas que l'immense majorité des marcheurs est catholique. Si certains craignent la confessionnalisation du débat, d'autres redoutent la récupération politique.
Notre démarche à nous est clairement confessionnelle et politique. Un prêtre bénit les marcheurs et leurs cierges au départ et nous achevons notre démarche par un Salut du saint-Sacrement dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Plusieurs cardinaux, évêques ou supérieurs de communautés religieuses, ont rejoint le Comité d'honneur ou soutiennent la Marche. L'an dernier Mgr Fisichella, alors président de l'Académie pontificale pour la Vie, nous avait transmis un beau message d'encouragement. Tous les élus politiques sans distinctions sont les bienvenus. Si ce sont des lois que nous déplorons et condamnons, il nous paraît heureux que s'associent à notre protestation tous ceux qui d'une manière ou d'une autre travaillent à l'élaboration des lois ou à leur application à quelque échelon que ce soit : Union européenne, France, région, département, commune… On ne peut pas souhaiter « Des élus pour la vie » et bouder ceux qui se déplacent, en oubliant que l'état de l'opinion publique étant ce qu'il est en France, ces élus n'ont pas une voix à gagner dans cette démarche mais en ont beaucoup à perdre.
Certains opposent le côté festif et joyeux, musicalement très animé, de la Marche de janvier à celui plus austère, de celle d'octobre.
[…] la gravité des faits en cause et leur nature ne nous incitent guère à faire la fête : 200 000 avortements chirurgicaux annuels, sans compter les victimes de la pilule du lendemain et du stérilet, 1 mariage sur 2 qui se solde par un divorce, 1 famille sur 5 qui est monoparentale… Cette longue litanie des victimes de la Culture de mort nous incite plus à la gravité et à la dignité qu'aux manifestations festives. Il y a un temps pour tout ! […] La vérité est que le réel, même effrontément nié, refait toujours surface. Tous les acteurs du drame sont conscients à un moment ou à un autre qu'un avortement chirurgical, ce n'est pas une opération de l'appendicite. La médiatisation du syndrome post-avortement sera sans doute d'ailleurs un des axes majeurs du combat pour la vie dans les années à venir."
Rendez-vous à 17h45 devant la basilique Notre-Dame-des-Victoires, place des Petits-Pères, Paris 2e.
Le laïcisme poussé à l’absurde révèle son visage antichrétien
Le Conseil régional du Limousin, présidé par le socialiste Jean-Paul Denanot, avait versé des subventions à diverses organisations
catholiques pour les Ostensions des reliques des saints du Limousin.
Un Arrêt du Tribunal
Administratif de Limoges avait déclaré illégales ces subventions. Jean-Paul Denanot a interjeté l'appel auprès de la Cour
Administrative de Bordeaux, et a osé poser une Question Prioritaire de
Constitutionnalité (QPC) qui demande aux magistrats de saisir le Conseil
d’Etat afin de déclarer ”discriminatoire” la loi de séparation des
religions et de l’Etat votée le 9 décembre 1905.
Le groupe PCF, Parti de Gauche, Europe Ecologie et NPA de la Région appuyé par Martine Aubry et le PS local demandent au président de Région de retirer son Appel, donc la QPC. Ces gens-là sont moins regardants lorsque les subventions sont versées à des musulmans.
Avec cette affaire, on s'aperçoit que toute association, toute organisation peut recevoir une subvention de l'Etat, sauf les catholiques (à moins de remettre en cause la loi de 1905), même si c'est pour leur permettre d'organiser une procession traditionnelle qui rassemble beaucoup de monde.
Le Planning Familial s’inquiète du Tea Party
Lu sur Nouvelles de France :
"Lundi dernier, le plus gros pourvoyeur d’avortements aux États-Unis, Planned Parenthood Federation of America, appelait au secours contre le Tea Party. La raison en est assez simple : outre que ce mouvement s’oppose avec force aux dépenses inconsidérées de l’administration Obama – et donc aux grasses subventions dont bénéficie Planned Parenthood – et qu’il lutte contre l’État tentaculaire, il est aussi fondamentalement pro-vie et pour la défense de l’enfant à naître. Planned Parenthood n’a pu que constater que lors des primaires du parti Républicains, le mouvement Tea Party a largement contribué à mettre hors course des Républicains dits “pro choix” (c’est-à-dire non hostiles et même favorables à l’avortement), comme Lisa Mukowski, Mike Castle, Charlie Chris ou Arlen Specter, et a permis la victoire, dans ces primaires du parti Républicain, et dans sept États, de candidats au Sénat résolument pro-vie. D’où la panique de Planned Parenthood : «Ils sont partout, ils accumulent de l’argent et des soutiens. Il faut les combattre, il faut les arrêter, il faut les battre.»
Le drapeau français provoque les musulmans
Christine Tasin, présidente de Résistance Républicaine, déclare :
"A Strasbourg, il est arrivé quelque chose d'hallucinant : un
policier est venu demander à des militants de Riposte laïque de replier
leur drapeau français (le seul autorisé à nos rassemblements) parce
qu'il y avait un mariage de musulmans à côté et qu'ils allaient prendre
cela pour de la provocation… Par contre, les centaines de drapeaux algériens sur les Champs-Elysées les soirs de match, ça ne dérange personne… […] J'ai reçu des menaces dont une m'annonçant qu'une fatwa avait
été lancée contre moi. Je n'ai pas eu droit a un démenti des autorités
musulmanes. C'est le silence total."
L’immigration ne doit pas priver les pays d’origine de leurs cerveaux
Extrait d'un communiqué de la de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l'Eglise, à propos du prochain projet de loi sur l'immigration :
"Dans le domaine de l'immigration, le gouvernement est amené à procéder à
la régulation des flux migratoires, prenant en compte le bien commun. […] Il serait regrettable que notre pays contribue à ce qu'on appelle la «
fuite des cerveaux », dont les pays en voie de développement ont le
plus grand besoin."
« Etats-Généraux » : la génération de 68 réunie à Lille
Lu sur Nouvelles de France, un premier compte-rendu des Etats-Généraux du christianisme :
"Une assemblée plutôt âgée, et très souvent lectrice de La Vie, inquiète du décalage entre l'Église actuelle et sa propre foi. "Humanae Vitae (encyclique de Paul VI sur l'avortement et la contraception, publié en 1968 NDLR) marque un retrait par rapport au Concile", déplore par exemple Jean-Pierre Mignard, avocat qui plaide pour "un nouveau concile partant de la base". "Il faudra bien qu'un jour l'Église reconnaisse qu'elle s'est trompée sur la sexualité, comme elle l'a fait pour Valladolid", continue le catholique socialiste, applaudi par une grande part de l'assemblée. "J'ai
connu une femme qui avait été violée et qui se trouvait enceinte. Et
pour moi c'est une grande question. Une grande question…"
s'interroge Jean-Marie Devulder, diacre qui vient au secours des
sans-papiers de Calais. Dans l'amphi, les intervenants sont plus francs :
"Je ne suis pas d'accord avec monsieur Tugduall Derville, comment pouvez-vous être certain de détenir la vérité ?"
demande un participant au délégué national de l'Alliance pour les
Droits de la Vie, association pour la dignité de l'embryon, pendant le
débat "un chrétien peut-il se mettre hors-la-loi ?". "Nous
les jeunes, on ne se pose pas du tout ces questions. Moi, je suis
d'accord avec Benoît XVI… Je ne me reconnais pas dans l'assemblée",
se plaint à la sortie un étudiant à un professeur de théologie à
l'Iifac, une structure rattachée à la Catho, qui lui répond : "C'est une génération qui a été marquée par Mai 68. Mais n'hésitez pas à vous exprimer, pour montrer justement un autre visage de l'Église…"Mais la jeunesse
brille par son absence. […] "C'est La Vie qui organise, ça me donne tout de suite moins envie d'y aller", explique Jean-François, jeune professionnel proche du Chemin Neuf. "Les lecteurs de La Vie, pour moi, c'est ces cathos qui se retrouvent le soir mais ne vont pas à la Messe le dimanche", poursuit-il. En quittant une conférence, Pauline, étudiante en Master d'Histoire, est très remontée : "Ce
sont des gens qui ont un malaise dans leur foi, et veulent adapter
l'Eglise à eux plutôt que le contraire. Ils n'y connaissent absolument
rien et ils veulent s'exprimer quand-même. Valladolid, par exemple… Et
puis ils se plaignent que l'Eglise ne bouge pas, mais c'est eux qui ont
du mal à bouger !" […] Tout ça fait plutôt sourire Gabriel, étudiant lui aussi, de sensibilité plutôt traditionnelle : "Fallait-il
attendre autre chose? La simple proposition "d'Etats-Généraux du
christianisme", organisés à l'initiative d'un simple journal
franco-français au bord du dépôt de bilan fait un peu sourire…""
A ceux qui croient que l’on peut réformer l’islam
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"Lors d'une réunion avec l'ambassadeur égyptien à Chypre, Mgr Bishoy, secrétaire du Saint-Synode de l'Eglise copte, a émis l’hypothèse que certains versets anti-chrétiens du Coran avaient pu été ajoutés après la mort de Mahomet, par l'un de ses successeurs.
On pourrait y voir un geste destiné à arranger les relations entre musulmans et chrétiens, mais pour l’islam une telle proposition est un véritable blasphème : tout le Coran est parole incréée de Dieu. De ce fait, la polémique est vive, et à Al Azhar on est en « colère »…
Le gouvernement lui-même s’en est mêlé, par la voix de Salem Abdel Geleel, vice-ministre des Biens religieux, qui a déclaré dans un communiqué :
«La foi des musulmans constitue une ligne rouge qui, en aucun cas, ne peut être discutée par un non-musulman. »
Les 3 moments du voyage papal
L'abbé de Tanoüarn fait remarquer que le processus, en 3 phases, est désormais bien connu :
AVANT : les médias prédisent la catastrophe, soit en terme d'assistance (il n'y aura personne) soit en termes d'opposition (le pape va rencontrer des adversaires implacables). L'Angleterre n'est pas un pays catholique, comme chacun sait. Et c'est un pays travaillé en profondeur par la propagande irreligieuse issue, avant même les Lumières, de la diversité des sectes chrétiennes qui s'affrontent. Le consumérisme agressif ne trouve en face de lui comme force organisée que l'Eglise catholique. il est naturel que le pape paraisse cristalliser les opposition.
PENDANT : La douceur du pape, l'intelligence du pape, l'autorité tranquille de sa parole conquièrent tout le monde. Le voyage tourne au triomphe. Souvenez vous, c'était le scénario africain ou, plus anciennement, turc. Et dans une moindre mesure, on retrouvait cela au Portugal. Cette fois la visite se déroule dans un grand pays de la Vieille Europe. Le scénario est le même qu'en Turquie, le même qu'en Afrique…
APRES : Il reste les textes. Puissants. Que l'on a entendu et que l'on garde sous le coude pour les méditer.
Pour la première fois au Royaume Uni, un pape était reçu devant les deux Chambre le 17 septembre à Westminster Hall. Il en a pris occasion pour décrire les relations entre l'Eglise et l'Etat. Il se fonde sur deux propositions apparemment antithétique : 1-L'Eglise catholique doit avoir un rôle public ou elle n'est plus l'Eglise. 2-Mais la politique des Etats est en elle-même purement laïque. Il n'y a pas de politique spécifiquement chrétienne. C'est l'accès au Bien commun qui est la mesure de l'opportunité politique. Rôle public de l'Eglise, laïcité de l'Etat et de son action. […] Benoît XVI parle de "rôle correctif" de l'Eglise, parce que la foi, issue de la Parole de Dieu, peut, ici ou là, corriger la raison enfermée en elle-même et dans ses calculs. Le calcul rationnel, à court terme n'est pas infaillible, les plus grands politiques l'ont souvent expérimenté. Une vraie politique se laisse pénétrer des principes fondamentaux de la religion chrétienne, dans l'esprit du pape, avant tout le principe de fraternité : nous sommes tous frères parce que Dieu est notre Père et Jésus Christ notre Frère. Constatez que ce "principe de fraternité" est ici intrinsèquement religieux. Avec cette idée, développée par le pape, de "correction" de la raison par les principes de la foi, on retrouve le thème du péché originel et le vieux thème chrétien selon lequel la raison ne suffit jamais, à elle toute seule, pour fixer et déterminer le bien humain."
Prochaine étape : l'Espagne les 6 et 7 novembre à Santiago de Compostela et à Barcelone.
Un projet liberticide au Conseil de l’Europe
François de Lacoste Lareymondie analyse l'offensive contre le droit à l'objection de conscience. Extraits :
"Un projet de résolution européenne visant à contrôler et limiter le recours à l’objection de conscience à l’avortement sera débattu et soumis au vote de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, à Strasbourg, le 7 octobre prochain. Son titre : «L’accès des femmes à des soins médicaux légaux : le problème du recours non réglementé à l’objection de conscience.» Un projet liberticide exorbitant, qui a déjà été approuvé par la Commission des Affaires sociales, de la santé et de la famille. Ce texte constitue une étape décisive de l’offensive lancée par les lobbies pro-avortement à l’encontre du droit à l’objection de conscience. Ce qui est en cause, c’est le statut des lois qui portent atteinte aux principes fondateurs et non-négociables de la vie sociale, notamment celles qui autorisent l’avortement, mais aussi l’euthanasie ou, par ricochet juridique, le mariage homosexuel. […]
L’enjeu du vote est très important. Certes, objectera-t-on, cette recommandation n’aurait pas de valeur juridiquement contraignante. Mais en réalité, il s’agit d’un moment décisif dont il faut bien mesurer les répercussions. Le Conseil de l’Europe est une organisation intergouvernementale, distincte de l’Union européenne, créée par le traité de Londres en 1949 et qui siège à Strasbourg. Elle compte aujourd’hui 45 membres dont plusieurs pays non européens. Elle est spécialisée dans la protection des droits de l’homme et a servi de cadre à l’adoption d’une série de conventions internationales dont la plus connue et la plus importante est la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. Les violations de cette convention peuvent faire l’objet de recours juridictionnels devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), juridiction internationale dont les décisions s’imposent aux États qui ont accepté sa compétence, parmi lesquels se trouve la France.
Cette cour a acquis un réel leadership en matière de libertés publiques, au point que la Cour de justice de l’Union européenne (qui siège à Luxembourg) s’y réfère directement. Ce leadership vient d’être renforcé par l’adhésion de l’Union européenne en tant que telle (et non plus seulement par l’entremise de ses États membres) à la Convention de sauvegarde, en application du traité de Lisbonne qui le lui a permis. Le sens du vote, n’en doutons pas, inspirera directement la CEDH dans l’interprétation qu’elle donnera de ladite Convention de sauvegarde, et notamment de l’article 9 qui protège la liberté de pensée, de conscience et de religion."
Un curé de Paris, heureux de célébrer selon la forme extraordinaire
3 ans après le Motu proprio Summorum pontificum, Famille chrétienne a interrogé l'abbé Matthieu Rougé, curé de la paroisse Sainte-Clotilde à Paris (VIIe) et ancien secrétaire particulier du cardinal Lustiger, qui célèbre une fois par semaine la messe selon la forme extraordinaire du rite romain :
"La demande m’a été adressée par des fidèles. Après avoir consulté mon conseil pastoral et quelques paroissiens, cela m’a semblé opportun d’y accéder. Cette requête venait de personnes qui étaient heureuses de pouvoir assister aussi à la messe selon la forme extraordinaire. J’ai également été sensible au fait que ces personnes ont souhaité que ce soit moi, le curé, qui la célèbre. Je l’ai fait volontiers. Entre quinze et trente-cinq fidèles viennent donc toutes les semaines à cette messe. La plupart travaillent dans le quartier, c’est pourquoi nous avons choisi l’horaire de 12 h 45 chaque lundi. […] J’avais déjà assisté plusieurs fois à la messe selon la forme extraordinaire, mais je ne l’avais pas célébrée. Je m’y suis donc formé. Cela a demandé un peu de travail, mais j’en suis très heureux.
Quelle expérience personnelle en tirez-vous ?
Tout d’abord, je n’avais pas le sentiment d’être en terre inconnue. Comme le dit très bien le Motu proprio, il s’agit de deux formes de l’unique rite romain. Une fois habitué, on y trouve des qualités de recueillement et de structuration de la prière qui sont bienfaisantes. Cela me renvoie aussi aux sources de la liturgie selon la forme ordinaire. C’est très fructueux."
