Un remaniement avant le 14 juillet ?
C'est ce qu'annonce l'Observatoire du Parlement :
"Le remaniement annoncé pour l'automne aurait finalement lieu avant le 14 juillet.
Il s'agirait d'une véritable lessive et de la mise en place d'un gouvernement resséré. Seuls paraissaient intouchables Brice Hortefeux, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde. D'autres devraient changer de poste.
Selon notre analyse, comme nous l'annoncions ce matin, les gaffes de Roselyne Bachelot et son conflit ouvert avec les milieux catholiques devraient lui coûter sa place.
Par ailleurs, le Député-Maire de Coulommiers, Franck Riester devrait être nommé secrétaire d'Etat.
Libération d’un évêque en Chine
Le Vatican a
annoncé la libération de Mgr Giulio Jia
Zhiguo, 75 ans, évêque de Zhengding, dans le Hebei près de Pékin, arrêté le 31
mars 2009.
Un député socialiste mis en examen
Pendant que l'affaire Bettencourt agite les médias, le député PS des Bouches-du-Rhône, Sylvie Andrieux, a été mis en examen, jeudi à Marseille, dans le cadre d'une affaire de détournements présumés de fonds de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), dans laquelle 23 personnes étaient déjà mises en cause.
Mme Andrieux, 48 ans, député depuis 1997 et ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, est la première élue impliquée dans ce dossier au long cours.
Elle a été mise en examen pour complicité de tentative d'escroquerie et complicité de détournement de fonds publics. Elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer les autres protagonistes de l'affaire.
L'enquête, ouverte à la mi-2007 après le signalement par TRACFIN de flux financiers suspects entre juin 2005 et janvier 2007, porte sur le détournement de quelque 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par la région. Ces détournements viseraient à acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires du Nord de Marseille, où l'élue a son fief, pour la campagne des législatives de 2007.
Le Festival d’Avignon dans la cathophobie
Et si ce festival s'était permis de "rire" de l'islam et des musulmans ?
Non, trop dangereux. Les cathos font bien l'affaire.
La Cour de cassation reconnaît l’adoption homosexuelle contractée à l’étranger
La Cour de cassation a rendu aujourd'hui un arrêt par lequel elle admet un lien de filiation entre un enfant et la compagne de sa mère biologique. En ordonnant l'exequatur – c'est-à-dire la reconnaissance juridique sur le sol français – d'une décision prise plus tôt par un tribunal américain, la Cour laisse entendre qu'un enfant peut avoir juridiquement deux parents du même sexe.
Médecin française exerçant aux Etats-Unis, Mme B. et Mme N., médecin elle aussi, de nationalité américaine, ont (dans le sens de possèdent… car il s'agit bien de cela) une fille, conçue en 1999, à Atlanta, grâce à une insémination artificielle avec donneur anonyme. Mme B. a réclamé et obtenu de la justice américaine d'être reconnue comme le second parent de l'enfant. Le tribunal du comté de DeKalb, en Géorgie, avait estimé que la demande d'adoption était "dans le meilleur intérêt de l'enfant." Un nouvel acte de naissance a donc été établi indiquant que la mère était Mme N. et le second parent Mme B.
Si la justice américaine a autorisé l'adoption, le tribunal de grande instance de Paris a rejeté la demande en 2007, refusant de traduire en droit français la décision prise par un tribunal américain. Un refus réitéré par la cour d'appel en octobre 2008. C'est cette décision sur laquelle est revenue aujourd'hui la Cour de cassation.
Dangereuse porte ouverte et pauvre enfant.
Anecdote significative de l’inconscience face à l’islam
Lu sur le blog de Daoudal :
"« A l’hôpital, les aumôniers catholiques ont de nouveaux collègues »
C’est le titre d’un article de La Croix. Bien sûr, les nouveaux collègues, ce sont les aumôniers musulmans. Et c’est très chouette. A Beaujon, l’équipe de l’aumônerie catholique est «très heureuse» de l’arrivée du collègue musulman. Cela permet «de mieux inscrire l’aumônerie dans le paysage», dit le Frère Joseph. Pour les malades, on a réalisé un carton en commun, avec les coordonnées de l’un et de l’autre. Et on a ajouté celles du rabbin et du pasteur des environs. « Avant, on aurait semblé privilégier un culte par rapport à un autre», explique le frère du Sacré-Cœur…
En revanche, après avoir un temps envisagé de transformer la chapelle pour l’ouvrir davantage aux croyants musulmans – certains viennent déjà y prier –, la petite équipe de l’aumônerie catholique a finalement décidé de ne rien changer. « Un soignant musulman m’a mis en garde en me disant que nous risquerions de perdre le contrôle du projet."Il a fallu que ce soit un musulman qui explique à l’aumônier catholique que s’il ouvrait la chapelle aux musulmans elle deviendrait une mosquée…
L’anecdote est tristement significative. Elle a hélas valeur de parabole pour la quasi totalité du clergé, à commencer par les évêques. Sauf qu’il y a rarement un musulman pour expliquer le danger…"
Equilibre toujours précaire à la Cour suprême des Etats-Unis
La Cour suprême a acquis, au cours des dernières décennies, un
pouvoir exorbitant, et unique en Occident, sur l'évolution de la société
américaine. C'est notamment elle qui a imposé aux 50 Etats la
légalisation de l'avortement en 1973, dans le fameux arrêt Roe vs
Wade. La composition de cette cour est donc l'un des enjeux les plus
importants de la politique américaine. Les juges y sont désignés par le
Président, et doivent être "confirmés" par le Sénat.
Daniel Hamiche décrit l'équilibre actuel de cette cour :
"Barack Hussein Obama entend placer à la Cour suprême des États-Unis des idéologues qui correspondent à ses préjugés politiques mais qui ne sont pas des juristes. Après la pseudo catholique et vraie pro-avortement Sonia Sotomayor, le chef de l’exécutif voudrait voir ratifiée par le Sénat la canditature de son poulain Elena Kagan, israélite mais aussi pro-avortement. La Cour suprême se compose désormais de neuf juges : six catholiques, dont quatre “orthodoxes”, une dissidente Sotomayor et un catholique indécis Anthony Kennedy. Ce dernier, qui vient d’entrer dans sa 74ème année, est celui qui peut faire pencher la majorité de la Cour d’un côté ou d’un autre. S’il s'est trouvé en 2007 dans la majorité sur l’affaire Gonzales v. Carhart qui maintenait la prohibition de l’abominable avortement par naissance partielle, il se trouva du mauvais côté dans l’arrêt Planned Parenthood v. Casey qui confirmait Roe v. Wade. Toutefois, Kennedy est excédé contre les préjugés idéologiques d’Obama et il vient de faire savoir qu’il ne ferait valoir ses droits à la retraite que quand Obama ne serait plus président pour empêcher ce dernier de nommer un nouveau juge conforme à sa doxa à la Cour suprême."
Egypte : victoire juridique des Coptes
Lu sur le blog de Daoudal :
"La Haute Cour constitutionnelle d’Egypte a annulé hier le jugement ordonnant à l'Eglise copte d'autoriser les remariages. Pourtant la Haute Cour administrative avait débouté l’Eglise qui avait fait appel. Dans une déclaration à l'agence Mena, un représentant de l'Eglise copte, Hani Aziz Amina, en a pris acte : cette décision "réjouit les dirigeants de l'Eglise qui croient et respectent la justice égyptienne pour sa capacité à corriger les jugements incohérents" (une formule qui en dit long à la fois sur les obligations de la dhimmitude, et sur l'espoir qu'un tel jugement fait naître)."
Un catholique battu à mort au Vietnam
Lu ici :
"Parmi la série d’agressions contre l’Eglise catholique au Vietnam, notons celle d’un laïc catholique battu à mort par la police pour avoir protesté contre la confiscation du cimetière de sa paroisse par les autorités. Nam Nguyen, un paroissien de Con Dau, est mort le 3 juillet après avoir été très violemment battu par la police à Da Nang. Il était un des paroissiens arrêtés le 4 mai lorsque la police avait empêché une procession funéraire de pénétrer dans le cimetière de la paroisse (en chargeant le cortège et en faisant usage de matraques et de gaz lacrymogènes!) dont le terrain a été confisqué par le gouvernement pour en faire une « zone urbaine écologique ». Depuis cet incident, une action judiciaire a été entamée contre six paroissiens. Des agents de la Sécurité surveillent, contrôlent et interrogent les membres du groupe responsable de l’organisation du cortège funéraire. Les interrogatoires sont fréquents et accompagnés de violences physiques et d’humiliations. Après sa libération, Nam a été arrêté de nouveau samedi 3 juillet dernier vers 11h chez lui. Il lui a été demandé de témoigner contre des membres de sa paroisse. Il a refusé, a tenté de s’enfuir et a été battu sous les yeux de sa femme avant d’être relâché de nouveau. Nam est mort des suites de ses blessures peu de temps après son retour dans son foyer, après avoir fait part de ses dernières volontés à son épouse."
Un journaliste de Sud-Ouest condamné pour avoir dégradé la vitrine d’une librairie catholique
Lu ici :
"A la suite de la diffusion de l'émission "Les Infiltrés" sur France 2, qui prétendait dénoncer les dérives du milieu catholique bordelais, le journal Sud Ouest s'en était donné à cœur joie. […] On aurait donc pu s'attendre à ce que ledit Sud-Ouest se fasse l'écho de l'audience qui s'est tenue le mardi 6 juillet devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Deux "jeunes" étaient poursuivis pour avoir, quelques jours à peine après la diffusion de l'émission "Les Infiltrés", dégradé à grands coups de pavés la vitrine de la librairie catholique située face à l'Eglise Saint-Eloi. La sentence fut d'une clémence surprenante. De quoi permettre aux deux prévenus de ressortir le sourire aux lèvres et le casier judiciaire blanc comme neige, de quoi faire un petit article en encart dans le grand journal régional […] . Mais rien, silence radio. Lapidez, y’a rien à voir.
Et pourtant, Sud-Ouest avait bien un envoyé spécial à l’audience. Car si l'un des deux jeunes, dénommé Matthieu Rouxel, est un moniteur d'auto-école parfaitement inconnu, l'autre, baptisé Clément Beuselinck-Doussin, qui se présente comme étudiant en sciences humaines est surtout… collaborateur du journal Sud-Ouest, dans lequel il signe régulièrement des articles ! Grand amateur de déontologie journalistique, Beuselinck-Doussin a reconnu à la barre s'être interrogé sur la validité des méthodes employées par l'émission "Les Infiltrés", avant d'aller, accompagné de son comparse, balancer une bonne quinzaine de pavés sur la vitrine d'une librairie, avec une violence telle que le verre feuilleté anti-effraction n'a pas résisté. […]
Défendus par Me Pierre Landete, avocat habituel de réseaux d’étrangers clandestins, ils ont reconnu avoir agi sous l'emprise de l'alcool. Aucun rapport avec l'émission, diffusée quelques jours avant ? Ils en avaient parlé, mais étaient surtout ivres : les Imbibés avaient pris le relais des Infiltrés. […] ils ont demandé pardon au propriétaire de la librairie et proposé de le dédommager. Au point d’attendrir le tribunal qui, intimant à l'avocat de la partie civile de limiter sa plaidoirie aux seuls dommages-intérêts, a finalement déclaré Beuselinck-Doussin et Rouxel coupables… tout en les dispensant de peine (même pas un petit stage de citoyenneté !), et a limité la condamnation au seul remboursement des dégâts (qui avaient déjà été remboursés par l'assurance). Pas de préjudice moral, pas de trouble à l'ordre public. Une condamnation a minima qui aurait sans doute suscité l'indignation de Sud-Ouest si la librairie avait vendu moins de Bibles et plus de Corans. La partie civile n'exclut pas de faire appel."
9050 signatures pour l’abrogation de la loi anti-blasphème au Pakistan
9050 internautes ont répondu à l'appel de l'AED pour l'abrogation de la loi anti-blasphème au Pakistan en signant la pétition. C'est une aide précieuse pour le combat que mène l'AED aux côtés de Mgr Coutts pour l'abrogation de la loi anti-blasphème au Pakistan. En effet, cette loi continue de faire des victimes ! Le 20 juin dernier, Rehmat Masih, 73 ans, a été incarcéré par la police de Faisalabad pour « blasphème ». Il avait été accusé par Sajid Hameed, son voisin musulman, d'avoir insulté le prophète Mahomet. Pour le père Khalid Rashi Asi, vicaire général du diocèse de Faisalabad, « l'accusation portée contre Rehmat Masih est mensongère, le cas a été monté pour camoufler un différent foncier ».
Les signatures viennent appuyer la résolution européenne du 20 mai 2010 qui invite « le gouvernement pakistanais à revoir en profondeur les lois sur le blasphème et leur application actuelle (…) ».
Le projet de loi sur la burqa va-t-il aussi permettre de voir clair ?
Alors que le projet de loi sur le voile intégral devrait être voté le 13 juillet, le groupe salafiste Sharia4Belgium, qui dépend d’un mouvement plus large appelé Muslimrise, entend manifester à Paris, avec des musulmans de toute l’Europe. Une manifestation similaire aurait du se dérouler à Bruxelles le 22 mai 2010 : elle a été interdite. Dans une vidéo de ce groupe, on peut entendre :
«l’islam est venu ici pour rester et pour dominer. (…) Celui qui n’accepte pas le hijab ou le niqab, qu’il aille ailleurs dans un pays où il n’y a pas de foulard. Inchallah, on va conquérir ce pays, on va faire de la Belgique un Etat islamique (…) pour faire dominer la charia et le califat islamique ici et dans le monde entier".
"Dans quelques jours, nous allons organiser une manifestation à Paris avec la participation des musulmans de toute l’Europe. Parce qu’on voit que Sarkozy, après avoir lancé le combat contre nos frères militaires, veut maintenant combattre nos sœurs en France. Inchallah, on va partir pour régler nos comptes là-bas aussi".
Voilà un discours qui pourrait ouvrir les yeux de certains islamophiles.
Le chiffre du jour
65 % des produits de mer consommés proviennent de pays tiers, hors d'Europe. Des eurodéputés commencent à s'inquiéter :
«Il faut réguler. Si on ne fait rien, dans dix ans, il n'y aura plus ni pêche ni pêcheurs dans l'Union européenne».
Les eurodéputés vont demander l'instauration d'un droit de douane sur les produits de la pêche et d'aquaculture venus de l'étranger. Difficilement défendable au regard du commerce international.
Crise au ministère des Affaires étrangères
Le ministère manquerait de moyens : ses effectifs ont été réduits de 11%, de 1997 à 2007, ses moyens financiers de 20 %. Jean-Christophe Rufin, qui représentait la France au Sénégal, déclare :
"C'est un ministère sinistré, les diplomates sont dans le désarroi le plus total car ils ne se sentent pas défendus."
Alain Juppé et Hubert Védrine parlent dans une tribune du Monde d'un "affaiblissement disproportionné" et mettent en garde :
"L'effet est dévastateur : l'instrument est sur le point d'être cassé."
Jean-Christophe Rufin a aussi mis en cause le fonctionnement de la diplomatie française. Il conteste ouvertement Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée, qui gère souvent directement les dossiers les plus sensibles. Ainsi, sur bon nombre de sujets, les décisions échappent totalement au contrôle du ministre, Bernard Kouchner.
Avec 160 ambassades et un réseau unique d'établissements scolaires, le réseau diplomatique français est, par sa taille, le deuxième au monde, juste après les États-Unis. Mais peut-être que certains pensent que ce réseau fait doublon…
Addendum : la France n'est certainement pas le 2e réseau diplomatique puisque le Saint-siège a 178 nonciatures et plusieurs représentations auprès d'instances internationales (ONU, UNESCO, FAO, UE, etc.).
Roselyne Bachelot cumule les bourdes et les collaborateurs
Lu sur l'Observatoire du Parlement :
"Roselyne Bachelot est actuellement sur la sellette: il faut dire que, de sa gestion désastreuse de l'épidémie de grippe porcine à sa brillante performance sudafricaine et footballistique, notre ministre de la Santé et des Sports n'en loupe pas une. Mais prenant un malin plaisir à ouvrir de nouveaux fronts, Mme Bachelot vient de déclarer la guerre aux médecins et aux cathos. Comment ? Tout simplement, en déclarant que le nombre d'avortements serait désormais le critère essentiel de notation des Agences régionales de santé. Voilà qui va plaire aux radiologues et autres cardiologues ! Et voilà qui lui vaut une belle pétition sur le site Riposte catholique. On ne s'étonnerait pas de voir Mme Bachelot, malgré sa grande amitié pour François Fillon, figurer dans la prochaine charette des ministres démissionnés. Fidèle à sa mission, notre petit blog a profité de cette actualité pour s'intéresser au cabinet de cette ministre à la réussite si éclatante ! Eh bien, le résultat vaut le coup d'oeil : alors que François Fillon vient de fixer un plafond à 20 collaborateurs de cabinet, Mme Bachelot n'a pas moins de 34 collaborateurs ! aux frais du contribuable. Comme quoi l'inefficacité de l'action publique n'est pas toujours une question de moyens… "
Vers une persécution judiciaire contre l’Eglise
Lu sur Sandro Magister :
"[Q]ue, tôt ou tard, une cour s’arroge le droit de définir selon ses critères propres ce qu’est l’Église et quelles relations la hiérarchie a avec ses "employés" n’est plus une hypothèse à exclure absolument. Les perquisitions ordonnées par la magistrature belge – qualifiées de "brutales" par le ministre belge de la justice, Stefaan De Clerck, lui-même – ne sont pas rassurantes du tout. Dans ce cas, l’Église a été considérée comme un clan mafieux.
En Belgique et aux États-Unis, mais aussi un peu partout, se manifeste une tendance croissante à juger la nature et l'organisation de l’Église en ne tenant pas compte de ce qu’elle est et de son organisation originale et particulière, qui est également entrée dans la meilleure culture juridique et a été reconnue par des accords de valeur internationale. Le souhait exprimé plusieurs fois par les autorités de l’Église, que la justice civile et la justice canonique opèrent chacune dans son domaine pour lutter contre les abus sexuels commis par le clergé, ne se traduit donc pas toujours par une coopération pacifique et fructueuse.
L’Église, depuis quelque temps et surtout grâce à l’impulsion de Joseph Ratzinger cardinal et pape, fait beaucoup pour corriger ses fautes et omissions. Mais la justice civile doit elle aussi faire mieux. Ses essais en ce domaine ont souvent été décevants au cours des dernières décennies. Mais si aujourd’hui elle abusait de son pouvoir en s’attribuant des compétences et des rôles qui ne lui reviennent pas et en agissant en conséquence, elle ferait pire encore."
"[L]’actuelle attaque juridique contre l’Église de Rome a un présupposé sociologique, selon lequel l’Église serait une entité qui ne serait qu’empiriquement significative (fidèles, influence politique, poids économique : autant de dimensions considérées comme vulnérables) mais sa nature ne serait pas différente de celle d’une quelconque association volontaire. […] Dans les organisations mondiales comme dans les institutions de la société, en anthropologie et en bioéthique comme dans le choix de celui qui gouverne, une nouvelle vague de juristes "révolutionnaires" agit aujourd’hui, les uns consciemment et les autres non, et on ne sait pas ce qui est le pire. Beaucoup d’analystes ne se rendent pas compte que, parmi les effets pervers de la modernité tardive, c’est l’un des plus pernicieux."
La France demande la légalisation des unions homos au Pérou
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"La presse gay de Lima rapporte que les ambassades d'Australie, de Belgique, des Etats-Unis d'Amérique, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la République Tchèque, de la Suède et de la France, ainsi que les représentants officiels du Programme commun des Nations unies sur le VIH-sida (ONUSIDA) ont publié un communiqué conjoint pour apporter leur soutien à la célébration de la Gay Pride au Pérou, et demander la légalisation des unions de personnes du même sexe."
De quoi je me mêle ?
Recherche sur l’embryon : l’engrenage dialectique se met en place
A quelques mois de la révision de la loi de bioéthique de 2004, les députés et les sénateurs de l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques (Opecst) ont présenté hier un rapport. Les deux rapporteurs, Alain Claeys (PS) et Jean-Sébastien Vialatte (UMP), se démarquent de la mission parlementaire d’information sur les lois de bioéthique, dirigée par le député Jean Leonetti, qui recommandait de maintenir le principe de l’interdit de la recherche sur l’embryon, assorti d’une dérogation. Ce qui est déjà une atteinte à la dignité humaine.
Les parlementaires de l’Opecst se prononcent pour autoriser cette même recherche – sous réserve de strictes conditions d’application. Cela revient à lever le moratoire de 5 ans sur la recherche mis en place en février 2006 et à légiférer pour que l’Agence de biomédecine puisse délivrer les autorisations de recherche à partir de février 2011. Ils proposent que les recherches sur les cellules souches embryonnaires ne soient plus obligatoirement «à visée thérapeutique», préférant retenir comme critère d’autorisation «la finalité et la pertinence scientifique et médicale du projet de recherche». Alors que la recherche sur l'embryon est scientifiquement décevante !
Nous avons, comme d'habitude, deux propositions, qui portent toutes deux atteintes au respect de la vie, mais dont la seconde est pire que la première. C'est une façon d'obliger les récalcitrants à se rallier à la première proposition en leur faisant peur avec la seconde. Engrenage infernal de la logique dialectique.
A côté du G8, le D8
Le D8 (le D vient de l’anglais « developing countries ») tient son septième sommet aujourd'hui, au Nigeria. Lancée en 1997 à Istanbul sur le modèle du G8, l’organisation regroupe les huit pays musulmans les plus peuplés : le Bangladesh, l’Égypte, l’Indonésie, l’Iran, la Malaisie, le Nigeria, le Pakistan et la Turquie. Oui, la Turquie, celle-là même qui veut entrer dans l'UE.
Le sommet porte sur «le renforcement de la coopération dans les investissements au sein du D8».
Les objectifs du D8 sont de développer les liens économiques entre les différents pays membres et d’améliorer leur coordination au sein des organisations internationales.
JF Poisson appelle les chrétiens à solder les comptes sur le travail dominical et à voter pour lui
Jean-Frédéric Poisson répond à e-deo :
"La forte minorité chrétienne pratiquante de Rambouillet a toujours en travers de la gorge votre vote relatif au travail dominical…
ça fait 150 fois qu'on me parle de ça. Il appartient aux chrétiens de Rambouillet de savoir s'ils préfèrent un député de droite ou un député d'extrême-gauche. Je ne sais pas combien de fois on va me faire payer ça… Il fallait faire quoi ? Laisser des entreprises payer 50 000 euros d'astreintes par dimanche ouvert ? Continuer à enrichir Force Ouvrière qui gagnait systématiquement devant les tribunaux ? Il n'y avait pas de bonne solution. Quand j'en ai demandé une, personne ne me l'a fourni…
Joseph Thouvenel [CFTC] parle d'une "prime à la délinquance" pour les magasins qui bafouaient la loi...
L'accord final que nous avons trouvé est un bon accord. Il y avait 180 exceptions avant le vote de la loi. Je sais que ça ne justifie rien mais trois millions et demi de Français travaillent le dimanche. Voilà la réalité ! Et puis il n'y a pas ce déferlement annoncé par certains. Peut-être que l'histoire, les années à venir me rendront justice… [ce n'est pas l'avis de Michel Fauquier qui, s'il n'a pas manqué d’apprécier l’intérêt de ce compromis, le juge insuffisant. Comment ne pas voir les difficultés qui vont se présenter dans les cinq à dix ans à venir avec son «phénomène de tache d’huile» qu’il ne manquera pas d’initier ? NDMJ]
Mais vous savez bien que dans ces cas-là, on commence à instaurer des exceptions qui deviennent dans les faits et progressivement la règle. Un peu comme la loi Veil réaffirmait le droit à la vie mais posait des exceptions…
Le cadre légal est en l'espèce complètement clair. Bien sûr, cela requiert pour marcher correctement une culture patronale un peu différente. Car je sais bien que certains patrons ne respectent pas toujours leurs salariés. Vous savez, j'ai répondu 100 fois sur ce sujet. Je suis allé au bout de ce que je pouvais faire sur ce texte de loi. Et les députés de droite hostiles au travail dominical n'auraient de toutes les façons pas voté avec la gauche. On a fait en sorte que le gouvernement s'aligne sur notre positionnement comme je l'ai écrit dans Valeurs Actuelles. Traiter la situation ne signifiait pas faire fermer des entreprises alors qu'on traverse une période de crise. Après, il n'est pas question que le dimanche ne devienne un jour comme les autres car il ne l'est pas. Je pense qu'avec ce texte de loi, on a atteint une forme d'équilibre à l'origine pas forcément envisageable au départ. Vous savez, je suis prêt à rencontrer tous ceux qui souhaitent des explications sur mon vote relatif à l'exception de travail dominical. Les chrétiens m'ont déjà fait payer la note en septembre dernier, il faut savoir solder les comptes… […]
Que pensez-vous des propos récents de Roselyne Bachelot (le 15 juin au Sénat) ("l’IVG est présentée comme un mal nécessaire. Je ne m’associe pas à cette présentation négative. La loi de 2001 a adapté l’IVG mais il reste à s’assurer de son application. Le rapport de l’Igas, rédigé à ma demande, indique que la France est au premier rang mondial pour la couverture contraceptive. L’IVG reste stable et notre taux de fécondité est parmi les plus hauts en Europe : nous n’avons pas donc de culpabilité à avoir.")
C'est l'opinion majoritaire en France qui déborde dans de plus en plus de formations politiques. Ma position est claire sur ces sujets : je me suis battu contre l'extension du DPI à la trisomie 21 et ai voté contre le rapport de la mission portant sur la révision des lois de bioéthique. Je me suis opposé à la proposition de loi de Manuel Valls qui visait à légaliser l'euthanasie, etc
Je profite de cette rencontre par téléphone pour vous remercier pour vos prises de position courageuses contre la christianophobie de certains groupes invités à se produire au Hellfest malgré les appels au meurtre contre les chrétiens et aux profanations qu'ils ont l'habitude de lancer…
Sur ce sujet, sachez que je vais demander aux autres communautés religieuses comment elles comptent réagir par rapport à ces insultes et à ces menaces proférées contre leurs frères chrétiens. Je vous tiens au courant…"
La corruption : pétrole du Politiquement correct
Lu sur Polémia :
"Depuis près de trente ans les majorités
au pouvoir (PS ou UMP, peu importe) imposent contre vents et marées
mondialisation de l’économie et immigration de masse. Pourtant les faits
montrent que ces politiques débouchent sur la baisse des salaires, la
montée du chômage et l’explosion de l’insécurité. Ces politiques sont
donc manifestement contraires aux intérêts du peuple et en particulier
des classes moyenne et populaire. Néanmoins les partis dits de
gouvernement –simples relais de la superclasse mondiale – les proposent
et les imposent. Et ils le font grâce à des campagnes de communication
massives.Or la communication cela coûte cher :
les partis et les candidats à l’élection présidentielle ont donc besoin
de toujours plus d’argent. Les lois de financement des années 1980/1990
ont partiellement réglé la difficulté en autorisant les grandes
entreprises et les grands intérêts à effectuer des dons ; ce qui
revenait à légaliser la corruption : car pourquoi un promoteur
immobilier ou une grande surface commerciale financerait une campagne
politique s’ils n’en attendaient pas des avantages en retour ? Mais,
comme l’argent « légal » ne suffit pas, la pratique des « enveloppes » a
manifestement continué à perdurer, d’autant plus que
l’internationalisation de l’économie l’a rendue plus facile. Résultat :
la démocratie française s’est transformée, sur le modèle américain, en
ploutocratie où les intérêts et les lobbies dominants font les lois et
financent les campagnes électorales."
Sévices sociaux
Le début de l'affaire des enfants de Gouvieux
remonte à novembre dernier quand les services sociaux décident de
récupérer 2 enfants placés en famille d'accueil depuis 5 ans
pour les placer dans un foyer. Motif : la famille d'accueil outrepasse
son rôle en donnant trop d'amour. Sic. Une centaine de parents d'élève, épaulé par
le maire, se mobilise pour empêcher
cette décision. Devant leur détermination, les services
sociaux cèdent mais un mois plus tard la justice
confirme le placement en foyer des 2 enfants.
La Cour d'appel d'Amiens a rendu son jugement ce matin : les 2 enfants de 6 et 11 ans vont pouvoir retourner
dès demain dans leur famille d'accueil. Seule nuance, la famille aura désormais le titre de tiers de confiance
mais plus de famille d'accueil.
Oui, cette affaire se passe en France.
Démission du préfet de Seine-Saint-Denis face aux voyous
"AFP : "Le préfet de Seine-Saint-Denis a demandé aux policiers du département de ne pas poursuivre les conducteurs de deux roues, du genre des mini-motos ou des quads, mais plutôt de les identifier pour les interpeller ultérieurement, a-t-on appris mercredi auprès de la préfecture. L'objectif est d'éviter les accidents lors de ces courses-poursuites."
Comment fait-on pour identifier des véhicules sans immatriculation ? Comment fait-on pour identifier une capuche ? Comment fait-on pour interpeller celui qui était sous la capuche et qui affirmera qu’il n’y était pas ? C’est une pure et simple démission."
Fausse dénonciation contre un prêtre
Un prêtre italien, accusé par une femme d'avoir abusé
d'elle lorsqu'elle était mineure, va être réintégré dans ses fonctions
après avoir été jugé innocent par le Vatican et son diocèse. Don Giorgio Carli, 48 ans, qui a toujours clamé son
innocence, avait été acquitté en première instance, puis condamné en
appel à sept ans et demi de prison. En 2009, la Cour de Cassation a jugé
les faits prescrits.
La Congrégation pour la Doctrine de la foi a examiné ce cas "en respectant
rigoureusement les règles canoniques" et a conclu à "l'acquittement" du
prêtre.
FN : les adhérents n’ont pas choisi, contrairement aux médias
Lu dans Minute :
"Pour la plupart des analystes de la vie politique française, il n’y a pas d’incertitude sur la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du FN. La seule inconnue réside dans le score que Marine Le Pen, présidente du FN à partir de janvier 2011, réalisera au printemps 2012 au premier tour de l’élection présidentielle à laquelle elle sera naturellement candidate. C’est omettre un tout petit détail : les adhérents du Front national n’ont pas encore choisi qui, de Bruno Gollnisch ou de Marine Le Pen, ils veulent placer à la présidence du parti. Et ce sont bien eux qui vont décider, et non l’électorat, ni même les sympathisants du FN.
Ni bien sûr un «sociologue et politologue spécialiste de l’extrême droite» tel Erwan Lecoeur qui, le 30 juin, a donné au JDD.fr, l’édition électronique du « JDD », le plus surréaliste des entretiens. A la question déjà d’une rare intelligence : «Quel est le score idéal pour Marine Le Pen ?», Lecoeur répond : «Si elle accepte de se contenter d’un score “démocratique“, de l’ordre de 53 ou 54 %, l’élection pourrait être contestée et elle perdrait un peu de son pouvoir. Si elle gagne de beaucoup, la minorité pourrait faire une scission, qui serait nuisible à cette grande famille. Marine Le Pen doit éviter un nouveau grand départ. Elle doit gagner clairement, pour imposer sa vision, sa légitimité, sans écraser la minorité. Dans les eaux des 70 % contre 30 %, ce serait le juste milieu pour elle.» Et donc ? Y’a plus qu’à bourrer savamment les urnes pour faire plaisir au « politologue » ? Ni trop ni trop peu ? Le score de 53 à 54 % pour Marine Le Pen contre Bruno Gollnisch est pourtant une hypothèse sérieuse. C’est même ce qui est aujourd’hui envisagé par le camp mariniste, où l’on évoque un « triomphe » si elle réalisait ce score, tout en envisageant qu’il puisse être bien plus serré, à 51 contre 49 par exemple… Autant dire que, pour Gollnisch, tous les espoirs sont permis.
Et Jean-Marie Le Pen le sait, ce qui explique sa récente interview à «France Soir» où, pour la première fois, il a pris ouvertement position pour sa fille – et cela sans aucune délicatesse pour celui qu’il désignait depuis toujours comme son successeur. Son but : faire pencher les «lepénistes» en faveur de Marine, une Le Pen pour succèder à Le Pen. Jusqu’alors, la candidate du changement, c’était Marine. Depuis la déclaration de Le Pen, ce pourrait être Gollnisch. Tout dépendra quelle est l’aura que Jean-Marie Le Pen possède encore auprès des adhérents…"
Le blog de soutien à Marine Le Pen doit ressentir cette inquiétude puisque, sous des prétextes fallacieux, il refuse de diffuser une conférence de presse de Bruno Gollnisch. Une question subsiste : quel intérêt ont les médias (ceux habituellement hostiles au FN) à mettre en avant Marine Le Pen plutôt que Bruno Gollnisch ? Est-ce vraiment juste une affaire d'audience ?
Législative partielle : Jean-Frédéric Poisson va-t-il conserver son siège ?
Suite au résultat serré du premier tour, la première secrétaire du PS Martine Aubry et la numéro un des Verts Cécile Duflot sont venus soutenir Anny Poursinoff, candidate des Verts à la législative de Rambouillet, dont le second tour a lieu dimanche. La gauche se mobilise car, en pleine tourmente "Woerth-Bettencourt", cette élection est l'occasion de gagner une circonscription traditionnellement acquise à l'UMP.
Jean-Frédéric Poisson peut en effet s'inquiéter. Le député du Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin a déstabilisé une bonne partie de ses électeurs par ses atermoiements autour du travail dominical. Alors qu'il était à la pointe de l'opposition contre le projet du gouvernement, il avait fini par rallier le gouvernement et par voter la loi, sous prétexte qu'elle était moins destructrice du repos dominical que le premier projet. Une décision qui s'apparentait à une trahison, ce que les électeurs lui ont fait comprendre en ne l'élisant qu'à une voix d'avance, écart tellement faible que le Conseil constitutionnel a annulé l'élection. D'où cette législative partielle. Mais Jean-Frédéric Poisson a-t-il su regagner la confiance des électeurs ?
Liberté, volonté et intelligence
Benoît XVI a consacré sa catéchèse à l'évocation du bienheureux Jean Duns Scott, né en Ecosse en 1266. Le Pape a souligné combien Duns Scot avait travaillé sur le rapport entre liberté, volonté et intelligence.
"L'idée d'une liberté innée et absolue, résident dans la volonté avant l'intelligence, en Dieu comme dans l'homme, conduirait à celle d'un Dieu non lié à la vérité et au bien… Originelle, la liberté aide à bâtir la civilisation lorsque l'homme se réconcilie avec la vérité. Détachée de la vérité, la liberté devient un principe tragique de destruction de l'harmonie intérieure de l'être, et la source des pires prévarications et souffrances".
La liberté "grandit et se renforce, selon Duns Scot, lorsque l'homme s'ouvre à Dieu…lorsqu'on se met à l'écoute de la Révélation, de la Parole. Alors se manifeste le message qui remplit de lumière et d'espérance la vie et nous libère vraiment. Le bienheureux Jean Duns Scot enseigne que l'essentiel dans la vie est de croire que Dieu nous est proche et qu'il nous aime en Jésus-Christ. Il faut donc cultiver un amour profond du Seigneur et de l'Eglise, et en témoigner ici bas".
Si liberté et vérité sont indissociables, on doit en conclure que la liberté religieuse, qui a fait couler beaucoup d'encre, n'a de sens que si la religion est vraie.
Travail : le modèle monastique
Philippe Maxence prend l'exemple de l'abbaye cistercienne de Sept-Fons :
"L’abbaye de Sept-Fons est notamment connue pour ses produits alimentaires, principalement pour la Germalyne, un produit lancé en 1930, bien avant la mode du bio, et qui est à base de germe de blé. Je viens de recevoir un dépliant de Sept-Fons qui présente plusieurs produits de l’abbaye. Ce dépliant était accompagné d’un mot du Père M.-Alexis, cellérier, qui explique le lien entre cette production et la vie religieuse. Au-delà de la démarche publicitaire, cette lettre du frère cellérier a l’avantage de donner une idée de ce qu’une certaine vision de la vie économique incrustée […] dans une vie sociale plus large et plus riche, permet de produire. […] Le frère cellérier rappelle […] que c’est sous l’abbatiat du célèbre Dom Chautard, auteur de L’âme de tout apostolat, que fut lancée la Germalyne, comme reconstituant général de l’organisme. […] Le frère cellérier explique ensuite :
«Fidèles à la règle de S.Benoît, nous nous efforçons de maintenir l’équilibre entre la prière, l’étude et le travail, notamment le travail manuel.»
Après avoir souligné cet équilibre d’une vie qui ne repose pas uniquement sur la dimension du travail (donc de l’économie) mais qui l’intègre à un ensemble, l’auteur de la lettre précise le style de vie mené à Sept-Fons :
«Connaissez-vous la vie que nous menons ? Nous nous levons bien avant le soleil, à 3h15. Quand le monde alentour commence à s’activer, les moines ont déjà consacré à la vie intérieure un tiers de leur journée. Jusqu’au soir où ils s’endorment vers vingt heures, ils alternent travail, office liturgiques, prière personnelle et études. Par leur existence à la fois laborieuse et priante mais qui n’est pas exempte de problèmes, les moines témoignent qu’il est possible de construire un avenir où la dimension spirituelle de l’homme demeure à la place qui lui revient, la première».
Le drame de nos sociétés modernes est justement de refuser cette place et de mettre des idoles à sa place. Il établit alors un premier lien – qualitatif – entres les produits de l’abbaye et son style de vie […] Il poursuit en invitant à commander les produits de l’abbaye, au moins pour deux raisons :
1°) «vous bénéficiez de produits de qualité» ;
2°) «vous aidez une communauté de moines à vivre et à poursuivre sa mission de prière».
Il ajoute finement : «Voilà, à mon sens, une excellente forme de “commerce équitable”». Pour nous qui vivons dans le monde, il ne s’agit évidemment pas d’adopter le rythme monastique, mais de s’en inspirer, en redéfinissant la finalité première de notre existence et en redonnant à l’économie sa véritable place, en l’incrustant dans une vie sociale plus large qu’elle doit servir et non anéantir et remplacer. Il s’avère ainsi nécessaire de réfléchir aux conditions du bien commun qui subordonne l'économie au politique."
Liberté scolaire : l’exemple suédois
D'Anne Coffinier dans La Nef :
"La Suède est un cas intéressant pour la France à deux titres : le système éducatif suédois est unanimement salué comme l’un des plus performants et des plus équitables du monde. De plus, on ne peut accuser la Suède d’être réactionnaire, ultralibérale, manipulée par les lobbies de l’Église catholique ou peu soucieuse des défavorisés. Or c’est cette Suède volontiers prise en exemple par les politiques qui a mis en place dès 1992 le chèque éducation pour « améliorer la qualité de son système, diversifier l’offre scolaire en libéralisant le choix de l’école par les parents », précise le député du parti centriste suédois, Mats Gerdau. Les municipalités financent toutes les écoles référencées en fonction du nombre d’enfants scolarisés. Toutes les écoles, publiques ou privées, laïques ou confessionnelles, sont gratuites de 3 à 20 ans grâce à ce système. Ce modèle s’étend de la maternelle jusqu’aux jeunes de 20 ans.
Les établissements scolaires indépendants sont rémunérés par les municipalités à parité avec les établissements publics. Ils doivent respecter les mêmes objectifs généraux et le même cadre juridique que l’enseignement public, mais peuvent présenter des profils divers, qu’ils soient culturels, ethniques, pédagogiques ou religieux. L’expérience est très concluante. Les évaluations montrent que la concurrence entre les écoles a contribué à améliorer la qualité même dans les écoles publiques, du moins dans les zones où se trouvent des écoles libres.
Ce système, introduit par un gouvernement de centre-droit, a perduré sous le gouvernement social-démocrate car ses alliés écologistes sont favorables aux écoles indépendantes. L’opposition sociale-démocrate juge aujourd’hui que ces nouvelles écoles indépendantes « sont là pour durer ». Voilà de quoi inciter nos politiques, en mal d’idées pour sauver l’école, à faire preuve d’audace en misant sur le chèque éducation ou son équivalent fiscal, le crédit d’impôt. Une telle réforme permettrait en outre à notre pays de réaliser d’appréciables économies car un enfant dans le public coûte à la nation environ 7000 euros par an tandis que la scolarisation dans l’enseignement libre (hors contrat) coûte actuellement 3000 euros."
Le projet de légalisation du « mariage » gay semble enterré en Argentine
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
"Huit sénateurs argentins de la commission des lois qui en compte 15, ont rejeté le projet instituant le « mariage » gay et l'adoption homosexuelle déjà voté par la chambre basse. C'est un revers pour le gouvernement argentin et un désaveu pour les kirchneristes qui soutenaient le projet, leur ex-représentante, la sénatrice Bongiorno, ayant rejeté le projet contre toute attente, en compagnie d'un autre kirchneriste. L'un des autres kirchneristes présents, Guillermo Jenefes, a voté pour alors qu'il y est personnellement hostile. Si le projet de légalisation du « mariage » gay semble donc devoir être enterré, puisque c'est la décision de rejet qui sera d'abord soumise au vote des sénateurs le 14 juillet prochain. Si ce rejet emporte l'adhésion de la majorité, plusieurs projets proposant l'institution d'unions civiles seront examinés. "
